mercredi 9 septembre 2020

Bienheureux PIERRE BONHOMME, prêtre missionnaire et fondateur


Bienheureux Pierre Bonhomme

Fondateur de la Congrégation de Notre-Dame du Calvaire (+1861)

Prêtre, qui, au lendemain des tourmentes de la Révolution française, travailla d'une manière admirable aux missions populaires et à l'évangélisation des campagnes. Il fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire, à qui il confia le soin des jeunes, des malades et des nécessiteux. Missionnaire du Quercy, c'est au pied de Notre Dame de Rocamadour qu'il va puiser force et inspiration. Après dix années consacrées au renouveau et à l'évangélisation des campagnes, en 1848, au cours de la Mission de Puy l'Évêque, un village du Lot, il perd définitivement la voix et doit renoncer à la prédication. Le Missionnaire diocésain n'est plus mais reste le Fondateur et pendant les dernières années de sa vie, il va continuer à œuvrer pour sa Congrégation et par elle. Il chantera la Gloire de Dieu en rejoignant le ciel à Gramat, dans son pays natal.


Pierre Bonhomme (1803-1861) - biographie - site du Vatican

A l'exemple du nouveau bienheureux, nous pouvons redire:  "Mon modèle ce sera Jésus-Christ, on se plaît à ressembler à celui qu'on aime".

L'abbé Pierre Bonhomme est né à Gramat le 4 juillet 1803: c'est de sa ville natale qu'il deviendra curé en 1832, mais surtout il travaillera à restaurer le pèlerinage de Rocamadour et y réunira autour de lui une communauté de jeunes femmes qui deviendront les Sœurs de Notre Dame du Calvaire. Il a été béatifié par le Pape Jean-Paul II le 20 mars 2003. (diocèse de Cahors)

À Gramat dans le Quercy, en 1861, le bienheureux Pierre Bonhomme, prêtre, qui travailla d'une manière admirable aux missions populaires et à l'évangélisation des campagnes et qui fonda la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire, à qui il confia le soin des jeunes, des malades et des nécessiteux.


Martyrologe romain


Pierre Bonhomme (1803-1861)

En 1803, lorsque naît Pierre Bonhomme à Gramat, au foyer d'un artisan coutelier, le Causse du Quercy est encore marqué par les bouleversements de la période révolutionnaire: ce qui reste du clergé a vieilli, le Grand Séminaire n'a pas encore rouvert ses portes et les besoins apostoliques sont immenses dans ce département qui compte alors plus de 250.000 habitants.

Très tôt, pour le jeune Pierre Bonhomme, passionné pour Jésus Christ et motivé par l'ampleur de la tâche à accomplir pour «sauver les âmes», la décision est prise: il sera prêtre. C'est, avec le diplôme de bachelier acquis au Collège Royal de Cahors, qu'il entre au Grand Séminaire pour être ordonné en 1827.

Dès ce moment, il fait preuve d'un dynamisme extraordinaire:

– à Gramat il ouvre un Collège de Garçons et l'année suivante, un autre à Prayssac;

– il apporte une aide efficace aux vieux curés des 2 paroisses de Gramat et crée le groupe de «Enfants de Marie», mouvement de spiritualité pour les filles.

C'est là son premier chantier, tellement il est persuadé de la nécessité de l'instruction et de l'éducation humaine et spirituelle pour les jeunes alors que rien n'existe sur les lieux.

– Bientôt nommé Curé de Gramat, il découvre la misère des pauvres, vieillards et malades et la précarité des moyens pour leur venir en aide. Il invite les jeunes à se mettre à leur service par des visites, des soins, des secours matériels et spirituels ...et très vite, en accord avec le Bureau de Bienfaisance de la ville, il décide de bâtir un Hospice...

– De cette entreprise va naître la Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Calvaire!

A cette époque-là, c'est une communauté religieuse qui est habituellement requise pour faire fonctionner un hospice.

Le Père Bonhomme, n'en trouvant pas et voyant la ferveur et le dévouement des jeunes de son groupe d'Enfants de Marie, va les solliciter et les former pour être ces religieuses. Par cette proposition il vient au-devant de leur désir de se consacrer à Dieu.

Quatre gramatoises: Hortense et Adèle Pradel, Cora et Mathilde Rousset sont les premiers maillons d'une chaîne ininterrompue à ce jour.

A Rocamadour, haut-lieu de pélerinage marial en Quercy, elles font une retraite de discernement de huit jours qui se termine par leur premier engagement. Après quelques mois de stage à Cahors, pour leur formation, dans diverses congrégations, elles rentrent à Gramat pour y vivre en communauté et se mettre au service des pauvres et des enfants.

En 1833 elles prononcent leurs premiers vœux ...et 30 ans plus tard, à la mort du Père Fondateur, elles sont plus de 200 et les communautés se sont multipliées dans le Lot et au-delà, au service:

des enfants et des jeunes (catéchèse, instruction et éducation...)

- des paroisses

- des pauvres et des malades (soins à domicile, œuvres sociales...)

- des marginaux de l'époque (Sourds muets, malades mentaux...)

Et pendant ce temps, le Père Bonhomme, de son côté, déploie une activité débordante au service des paroisses. Il prêche de nombreuses missions dans le Lot et le Tarn-et-Garonne: une soixantaine en dix ans. Ces missions durent de une à trois semaines et connaissent un succès remarquable si on en juge par la fréquentation des fidèles, le nombre des confessions et des conversions.

C'est là que se bâtit sa réputation de grand orateur populaire qui, à partir d'un contenu très classique: les grandes vérités (mort, jugement, péché, enfer et paradis et aussi les dix commandements) sait émouvoir, faire pleurer mais surtout convertir et conduire à l'engagement chrétien nombre de paysans de bonne volonté et des jeunes filles pour sa Congrégation. Il prêche en patois, avec fougue, et par tous les temps. Il se révèle un extraordinaire ministre de la Réconciliation.

Missionnaire du Quercy, c'est au pied de Notre Dame de Rocamadour qu'il va puiser force et inspiration. C'est par son intercession qu'il obtient sa guérison alors qu'il se trouve complètement aphone pendant une retraite qu'il prêche dans sa paroisse de Gramat.

C'est là aussi, qu'à la demande de l'Abbé Caillau, Prêtre des Missions de France et restaurateur du Pélerinage, il inaugure, en 1835, les Semaines Mariales de Septembre.

Avant d'entreprendre ce travail missionnaire, le Père Bonhomme a pris le temps de la réflexion. Soucieux d'être fidèle à l'appel du Seigneur, il fait en 1836, une retraite à la Trappe de Mortagne. Il se sent lui-même attiré par la vie religieuse et plus particulièrement par l'Ordre des Carmes; Il voudrait y entraîner deux confrères pour y faire un noviciat et si possible revenir à Gramat avec une communauté de Carmes... Mais l'Evêque de Cahors, Monseigneur d'Haupoul s'oppose à ce projet. Le Pére Bonhomme, obéissant, se soumet et collabore loyalement et activement avec le groupe des missionnaires diocésains, établi à Rocamadour et auquel le nouvel Evêque, Monseigneur Bardou, a donné un autre Supérieur: l'Abbé Jouffreau.

Après dix années consacrées au renouveau et à l'évangélisation des campagnes, en 1848, au cours de la Mission de Puy l'Evêque, un village du Lot, il perd définitivement la voix et doit renoncer à la prédication.

Le Missionnaire diocésain n'est plus mais reste le Fondateur et pendant les dernières années de sa vie, il va continuer à œuvrer pour sa Congrégation et par elle, contribuer encore à étendre le Royaume de Dieu car, attentif aux signes de l'Esprit, il a un sens aigu des appels et des besoins de son temps.

La Congrégation compte alors 61 religieuses réparties en plusieurs communautés implantées dans les paroisses rurales pour l'éducation des enfants et le soin des malades.

En 1844, il avait envoyé une communauté vivre au service de l'Hôpital Psychiatrique du Département, à Leyme, et dans cette tâche difficile il a soutenu les Sœurs par de nombreuses visites. Il a pris conscience du sort des malades mentaux que la médecine n'arrive pas à traiter comme aujourd'hui et lorsqu'à Paris, il rencontre le Docteur Falret, médecin de la Salpêtrière qui lui demande des Sœurs pour tenir un «ouvroir», asile de jour pour «aliénées convalescentes et indigentes», il est prêt à faire cette fondation. Les Sœurs arrivent à Grenelle (Paris) le 1er juillet 1856. Par sa maladie du larynx, privé de voix, le Père Bonhomme éprouve tous les jours les difficultés de communication avec son entourage. Pendant les missions il a découvert dans les villages des infirmes, sourds-muets, privés de communication, d'instruction et souvent mis à l'écart. Son infirmité le rend très sensible à leur handicap. Il souhaite faire quelque chose pour eux, il veut, avant tout, les faire «entendre» pour les rendre accessibles à la Parole, pour leur faire connaître l'Amour de Dieu.

En octobre 1854, il ouvre la première école pour l'éducation des sourds à Mayrinhac-Lentour (Lot) et en 1856, il envoie des Sœurs à Paris, rue des Postes, fonder un asile pour sourdes-muettes, ceci à la demande de l'Abbé Lambert, aumônier de l'Institut Impérial des Sourds.

Pendant cette dernière période de sa vie, le Père Bonhomme travaille à la rédaction de la Règle de l'Institut qu'il a mis sous la protection de Notre Dame du Calvaire, lui donnant Marie au pied de la Croix pour Mère et pour Modèle.

Il fait précéder le texte des Constitutions par un commentaire des Béatitudes Lui-même a fondé sa vie sur l'Evangile et écrit: «Mon modèle sera Jésus-Christ; on se plaît à ressembler à celui qu'on aime».

Ce passionné de Jésus-Christ subit l'épreuve de la persécution dans son village natal où certains ne lui ménagent ni critiques, ni calomnies, ni moqueries pendant les premières années de son ministère. Cette souffrance le marque profondément, lui qui est un grand sensible, délicat dans l'amitié et compatissant dans les peines. Il est en communion avec la Passion de Jésus qu'il célèbre par le Chemin de la Croix. Au cours de ses missions il en a fait ériger par dizaines dans les églises paroissiales.

Sa confiance filiale envers Marie le conduit souvent en pèlerin sur la route de Rocamadour, le chapelet à la main. «Mon appui, mon tout auprès de Dieu, c'est vous Sainte Vierge Marie... Je remets mon salut entre vos mains...»; telle est sa prière et sans doute celle du dernier rendez-vous, dans ce Sanctuaire Marial où, trois jours avant sa mort, il est venu à pied!

Au soir du 9 septembre 1861 c'est pour lui l'heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie!... Bienheureux Pierre Bonhomme, témoin de Jésus-Christ!

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030323_bonhomme_fr.html

Bienheureux Pierre Bonhomme - Le missionnaire du Quercy

ARTICLE | 04/09/2004 | Numéro 1390 | Par Marie-Christine Lafon

Le Père Pierre Bonhomme est désormais totalement aphone et malade, il ne prêchera plus. Finie, son activité débordante au service des paroisses alentour de Gramat (Lot). Terminées, ses missions dans le Quercy, qui, durant une à trois semaines, voyaient affluer de nombreux fidèles, suscitaient confessions et conversions. Conclues, ses prédications pleines de fougue et de talent, en patois, et par tous les temps.
Alors, à partir de 1848, le Père Bonhomme se consacre totalement à la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire. Éprouvant tous les jours des difficultés pour communiquer, il devient d'autant plus sensible au handicap des sourds-muets, souvent privés d'instruction et mis à l'écart. Voulant leur permettre d'"entendre" la Parole de Dieu, il ouvre pour eux, en 1854, la première école à Mayrinhac-Lentour (Lot). Par ailleurs, il suscite d'autres fondations de la congrégation, notamment en faveur des malades mentaux.
Sous son impulsion, cette congrégation au service des jeunes, des malades, des indigents et des marginaux de l'époque est née à Gramat en 1833. A l'époque, le jeune prêtre, âgé de 30 ans (1), fait preuve d'un dynamisme extraordinaire ; la tâche apostolique, dans le Causse du Quercy marqué par la Révolution, est immense. Il ouvre un collège de garçon à Gramat et à Prayssac (Lot). Il crée les Enfants de Marie, mouvement de spiritualité pour les filles. Et, découvrant la misère des pauvres, des vieillards et des malades, il invite des jeunes à leur rendre visite, à leur donner des soins, des secours matériels et spirituels. Bientôt, avec l'aide de la ville, il fait bâtir un hospice. Et en 1833, quatre des Gramatoises qui font fonctionner l'hospice prononcent leurs premiers voeux. Leur mission de révéler au monde la tendresse de Dieu se poursuit aujourd'hui encore.
Pierre Bonhomme a travaillé aussi au renouveau du pèlerinage à Rocamadour ; jusqu'à sa mort survenue en 1861, il s'y rendit à pied régulièrement, pour puiser force et inspiration auprès de Notre-Dame.
Marie-Christine Lafon
(1) Pierre Bonhomme est né à Gramat en 1803, et a été ordonné prêtre en 1827 à Cahors. A sa mort, les Soeurs de Notre-Dame du Calvaire seront plus de deux cents.


Blessed Pierre Bonhomme


Profile

Pierre was known as a pious and studious child who early felt a call to the priesthood. He entered seminary at Montfaucon, France in November 1818 at age 15. While a deacon he opened a school for boysOrdained on 23 December 1827 at age 24, and served in the diocese of CahorsFrance.

He opened a seminary preparatory school in 1831. Founded the Children of Mary to help provide for the spiritual and mundane needs of girls in Gramat, France. He urged the young people in his groups and schools to visit and help the poor elderly who were effectively abandoned. He established a home for the indigent, and to staff it he founded the Congregation of Sisters of Our Lady of Calvary dedicating to teaching children, helping the poorsickelderly, and disabled.

As part of his parish work, Pierre preached missions in the region, and became known as a excellent preacherconverting many. He had a special devotion to Our Lady of Rocamadour. Once while preaching a retreat, he completely lost his voice; through prayer to Our Lady of Rocamadour he was miraculously healed and finished the retreat. Father Pierre felt a desire to become a Carmelite, but his bishop insisted that he continue his work as a missioner, and gave him a new group of missioners to work with. Pierre obeyed, preaching until 1848 when larynx disease forced him to stop.

His mission vocation over, Pierre turned his attention to the Congregation, expanding their work into care for the deaf and mute in 1854, and the mentally ill in 1856. His last years were spent in spiritual guidance of the Sisters, writing their Rule, and expanding the areas of their good works. Today the Congregation has sisters working in FranceBrazilArgentina, Guinea, Ivory Coast and the Philippines.

Born

Fr Pierre Bonhomme (1803-1861)

Pierre Bonhomme (1803-1861), Founder of the Congregation of the Sisters of Our Lady of Calvary. He was born on 4 July 1803 in Gramat, France. As a child, Pierre showed an inclination for study, a deep piety, and generousity to his parents and sister. He felt called to be a priest from an early age and was attracted to a life of simplicity and poverty.

He completed his studies at the Royal College and entered the major seminary of Cahors in November 1818. On 23 December 1827 he was ordained a priest. From that time, he demonstrated an extraordinary ability to help others, both spiritually and materially. While still a deacon, he opened an elementary and middle school for boys. In 1831 he opened a school to prepare students for the major seminary. He also founded the spiritual group "Children of Mary" for young girls in Gramat, convinced of the need to give youth both human and spiritual guidance when there was nothing else of the kind for them in the area.

Shortly after his appointment as parish priest of Gramat, Fr Bonhomme came into contact with the wretchedness and neglect suffered by so many of the poor, elderly and sick. He longed to help them and was undaunted by the scarcity of the available means. He urged "his young people" to visit them, bringing material aid and spiritual comfort. A little later, Fr Bonhomme received permission to establish a home for the needy. He understood that to run this charitable institution a religious congregation was indispensable, and that its members must be women who would give all of themselves for the good of the poor and the suffering. He believed that the young members of the "Daughters of Mary", so generous in the gift of themselves and in love for God, might have this vocation. It was this that inspired Fr Bonhomme to found the Congregation of the Sisters of Our Lady of Calvary in Gramat. They were dedicated to educating children and to providing assistance to the poor, sick, elderly, deaf-mutes and the seriously mentally and physically disabled.

Hortense and Adèle Pradel and Cora and Mathilde Roussot, all of whom lived in Gramat, became the first members. They felt called to be consecrated to God in his service, and began their formation under Fr Bonhomme and at several religious institutes in Cahors.

Fr Bonhomme continued his parish activity and was known for the many missions he preached in nearby Lot and Tarn-et-Garonne. He acquired a reputation as a gifted preacher, converting many and attracting other young women to his newly-founded congregation. Scorching heat and bitter cold did not deter him from preaching with the same zeal to save souls. He had a special devotion to Our Lady of Rocamadour, in Gramat, and through her sought the strength and inspiration he needed. On one occasion, while preaching a retreat he completely lost his voice. It was through prayer to Our Lady of Rocamadour that he received a miraculous cure, recovered his voice and was able to go on speaking.

In 1836, Fr Bonhomme made a brief retreat in the Trappist monastery of Mortagne, feeling the need to discern God's will for him in deeper prayer and reflection. He felt a growing desire to become a Carmelite, and to found a Carmelite community in Gramat. However, the Bishop of Cahors did not accept this proposal and encouraged him to continue his missionary activities and to collaborate  with the group of newly-established diocesan missionaries in Rocamadour. Fr Bonhomme obeyed and threw himself into this new project with all his energy and enthusiasm.

In 1848, during a mission in Lot, Fr Bonhomme was once again unable to speak; but this time he was obliged to give up preaching and a disease of the larynx was diagnosed. The priest did not despair; he trusted in God's providence and believed that this would afford him the opportunity to dedicate himself to the flourishing congregation he had founded; it already had 61 religious members in various communities in the rural parishes who were dedicated to educating children and caring for the sick. In 1844, Fr Bonhomme sent a community to serve a psychiatric hospital in Leyme and paid frequent visits to "his daughters" there to encourage them in their difficult mission. In 1856, he opened another community in Paris, dedicated to serving "mentally ill, convalescent poor" persons.


His own disability, due to the disease that deprived him of his voice, made him particularly sensitive to the disabled, especially deaf-mutes. In 1854 he opened a school for deaf-mute children in Mayrinhac-Lentour, Lot, and in 1856 he sent sisters to Paris to found a home for deaf-mutes.

In his last years, Fr Bonhomme devoted all his time and energy to forming the sisters and to writing the Rule of his institute which he put under the protection of Our Lady of Calvary, who became Mother and Model of the Congregation.

Fr Bonhomme died in Gramat on 9 September 1861. Today the Congregation of the Sisters of Our Lady of Calvary consists of 250 religious who work in France, Brazil, Argentina, Guinea, Ivory Coast and the Philippines.


“Then will the eyes of the blind be opened, the ears of the deaf be cleared; then will the lame leap like a stag, then the tongue of the mute will sing” (Is 35.5-6).

“Preach the Gospel at all times,” St. Francis is supposed to have said. “When necessary, use words.” There’s no hard evidence that the Troubadour of Assisi actually uttered this pithy phrase, but it’s the kind of thing you’d expect him to say, for Francis was all about putting faith into action.

But tradition also has it that Francis was ordained a deacon, which meant that he was trained to preach, and preach he did. He preached to the public, he preached to his followers, he even preached to the birds when nobody else would listen. Clearly St. Francis saw the value of preaching with words. He just matched those words with deeds.
Francis’s model for this, of course, was our Lord himself. Jesus spoke about healing and reconciliation, and he brought them about. It’s what we see in this Sunday’s readings. Isaiah had anticipated that the Messiah would do things like give sight to the blind, hearing to the deaf, and speech to the mute – and Jesus proclaimed his fulfillment of Isaiah’s predictions (cfLk 4.21).

In today’s Gospel, Jesus backs up those claims with results. A deaf man with impaired speech is brought to the Lord for healing, Jesus responds decisively, and “immediately the man’s ears were opened, his speech impediment was removed, and he spoke plainly” (Mk 7.35). The Jewish crowd, well versed in messianic prophecy, caught the Isaiah associations immediately. “He has done all things well,” they started saying to each other. “He makes the deaf hear and the mute speak.”

There’s a deeper meaning here beyond the fulfillment of prophecy however. By restoring hearing and speech to the man, Jesus also presumably restored to him his place in the social order and his ability to be gainfully employed – that is, Jesus also healed the man’s dignity as a human person. Even deeper still, however, there’s this: The healing that the man in today’s Gospel received would allow him to hear the Good News and then respond by proclaiming it himself, and in that he is a model for us today. We, too, want to hear all that Jesus would have us hear in the Word, and we, too, want to be full-throated witnesses to that effect.

Such was also the ardent desire of Bl. Pierre Bonhomme, a French priest, evangelist, and founder whose feast is ordinarily observed today (September 9). Born and raised in Gramat in the Diocese of Cahors, Fr. Bonhomme returned to his hometown after his ordination in 1827. He was a devoted pastor and tireless preacher, but he also extended himself to those at the fringes of society, particularly the sick, the elderly, and the poor. He established charitable and educational institutions, and recruited others to assist him in these works. In time, he succeeded in founding a religious community of women dedicated to such efforts, the Congregation of the Sisters of Our Lady of Calvary.

So, here’s Bl. Pierre, following in the footsteps of his Lord and Master, striving to match word with deed, and suddenly he lost his voice – right in the middle of preaching a retreat. He prayed for relief through the intercession of Our Lady of Rocamdour, to whom he had a special devotion, and he received a miraculous cure – just like the man in today’s Gospel.

Yet later, in 1848, he lost his voice again, and this time no amount of prayer brought it back. He was “obliged to give up preaching,” reads the Vatican’s biography, but the “priest did not despair; he trusted in God’s providence and believed that this would afford him the opportunity to dedicate himself to the flourishing congregation he had founded.” That is, like the Franciscan aphorism, Fr. Bonhomme kept right on preaching, even though he’d been deprived of words. In fact, his experience gave him a special awareness of the needs of the disabled, which resulted in his fostering new institutions to serve the deaf-mute population.

Fr. Bonhomme died in 1861, and Pope St. John Paul II beatified him in 2003. The Congregation he founded still thrives today, with sisters serving communities around the world, and they look to Bl. Pierre as their patron. Additionally, and maybe ironically, he is also deemed a patron of preachers, despite the fact that he lost his voice – not once, but twice.

And here’s another irony: In between those two periods of involuntary silence, Bohomme sampled self-imposed speechlessness on retreat with the Trappists and then resolved to seek quiet seclusion as a way of life with the Carmelites. “However, the Bishop of Cahors did not accept this proposal,” according to his Vatican profile, “and encouraged him to continue his missionary activities.”
Cloistered communities dedicated to prayer, like the Trappists and Carmelites, are a great gift to the Church and certainly have their place – indeed, a privileged place. But most of us, like Bl. Pierre, are called to remain active in the world, preaching the Gospel daily, one way or another, loud and clear.
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A version of this reflection appeared in the bulletin of St. Joseph Church, Mishawaka, Indiana.


Beato Pierre Bonhomme Sacerdote, Fondatore

Gramat, Cahors, 4 luglio 1803 - Gramat, 9 settembre 1861

Francese della diocesi di Cahors, nato nel 1803, è il fondatore dell'Istituto di Nostra Signora del Calvario, nato per l'educazione dei bambini e l'assistenza ai poveri, agli anziani e ai portatori di handicap. Curato a Gramat, vi aprì una scuola per ragazzi e educò i giovani al servizio verso i più poveri. E' ricordato anche come predicatore instancabile nelle parrocchie. Morì nel 1861.

Martirologio Romano: Nella città di Gramat nel territorio di Cahors in Francia, beato Pietro Bonhomme, sacerdote, che si adoperò mirabilmente per le missioni al popolo e l’evangelizzazione delle campagne e fondò la Congregazione delle Suore di Nostra Signora del Monte Calvario, a cui affidò la cura delle necessità dei giovani, dei malati e dei poveri.

Dubbi sulla propria vocazione? Incertezze sul proprio futuro? Profonde titubanze sulla propria chiamata al sacerdozio? Chiedetelo a Pierre Bonhomme, beatificato da Giovanni Paolo II il 23 marzo 2003, lui che di incertezze ne ha avute più di una, combattuto com’era tra l’indiscutibile chiamata al sacerdozio e l’inclinazione notevole al gioco, allo svago ed al divertimento. Nasce nel 1803 in Francia, a Gramat, nella diocesi di Cahors dalla quale in pratica non si sposterà mai. In lui le migliori qualità: tendenza allo studio, facilità di apprendimento, profondo sentimento religioso, inclinazione alla povertà ed alla semplicità di vita. Ma anche propensione per il gioco e per lo svago, che fino all’ultimo tengono in bilico la sua decisione di farsi sacerdote. Limpido ed onesto, anche: rinuncia ad una borsa di studio che la scuola gli metterebbe a disposizione per diventare sacerdote, perché non è sicuro della chiamata e per non togliere questo beneficio ad un’altra vocazione più sicura della sua. Esce dal seminario minore, frequenta una scuola pubblica ed ottiene il baccellierato a pieni voti, favorito com’ è dalla sua fervida intelligenza. Solo a 21 anni, quando sente maggiore luce sul suo futuro, ritorna in seminario. Una vocazione “adulta”, la sua, o perlomeno sofferta e messa alla prova da tentazioni innocenti ma comunque non confacenti alla vocazione sacerdotale, visto anche l’alto concetto che egli ha del sacerdozio. Sciolte le incertezze e compiuto il grande passo, comunque, tutto fila liscio come l’olio. Anzi, intraprendente e fervoroso come ha sempre dimostrato di essere, apre una scuola prima ancora di essere ordinato prete e un’altra ancora appena tre anni dopo l’ordinazione, per preparare gli allievi al seminario maggiore: evidentemente ha sperimentato sulla propria pelle le difficoltà che si prospettano per chi vuole far maturare la propria vocazione. Ma il cuore di Pierre, come quello di tutti i cristiani autentici, sa battere anche altrove e sa imboccare ogni strada che sappia di carità. Dopo essersi dedicato all’educazione dei giovani ed all’istruzione dei “ragazzi di strada” senza futuro, ecco che la sua attenzione si concentra sulle persone sofferenti, sull’educazione dei bambini e sull’assistenza dei poveri, sugli anziani soli e i malati di mente, come anche sui sordomuti e gli handicappati in genere: un prete all’avanguardia, a quell’epoca, che sa organizzare i suoi sforzi e le sue intuizioni. Per far funzionare la sua prima istituzione gli basterebbero tre suore, che va a mendicare presso le congregazioni all’epoca esistenti. Dato che non gliene danno neppure una, decide così di “mettersi in proprio”, fondando nel 1831 la Congregazione delle Figlie di Maria che un anno dopo si trasforma nell’Istituto di Nostra Signora del Calvario: un’intuizione, la sua, che il tempo collauda e valorizza. Sentendosi nascere dentro la vocazione per il convento, dà le dimissioni dal suo incarico di parroco e si prepara ad entrare tra i Carmelitani Scalzi. Il suo vescovo lo ferma appena in tempo e Pierre, ubbidiente, rimane al servizio della diocesi: non più come parroco, però, ma come predicatore itinerante. Di suo egli mette la devozione, la vasta cultura, la soda preparazione e la voce, da sempre flebile, ma sempre in grado di operare prodigi di conversione. Il resto lo fa il Signore, che gli permette con la predicazione di scuotere le coscienze e infiammare i fedeli. Tutto questo fino al 1848, quando la voce se ne va definitivamente e Pierre, nel silenzio, continua a pregare e ad essere di esempio per la sua devozione, la sua pietà, il suo calore umano, la sua delicatezza. Ha così più tempo da dedicare alle sue suore, che intanto sono cresciute di numero ed hanno bisogno di una guida saggia e paziente. A dicembre 1860 un primo ictus lo blocca; dopo una ripresa, un secondo, a settembre dell’anno successivo, lo stronca definitivamente. Spira dolcemente il 9 settembre 1861, ma la sua Congregazione, con alcune centinaia di religiose, è oggi presente con una cinquantina di case in Francia, Costa d’Avorio, Guinea, Filippine, Argentina, Paraguay e Brasile.


Autore: Gianpiero Pettiti


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91477

Pierre Bonhomme (1803-1861)

Pierre Bonhomme nacque a Gramat, nella diocesi di Cahors, il 4 luglio 1803 e nello stesso giorno ricevette il battesimo. Da fanciullo anticipò quelle stesse disposizioni che si manifestarono pienamente in età matura: tendenza allo studio, facilità di apprendere e di esprimersi, un profondo sentimento religioso, la tendenza alla semplicità ed alla povertà. Nel 1813 ricevette la Prima Comunione.

Dal 1815 al 1818 Pierre Bonhomme frequenta la scuola di Reilhac, quindi nel novembre 1818 è accolto in seminario ed a 20 anni entra nel collegio reale di Cahors per studiare lettere, dove nel 1824 consegue il diploma di Baccelliere. Nel novembre di quello stesso anno entra nel seminario maggiore di Cahors dove rimane fino al 1827, anno nel quale riceve il suddiaconato. Sempre in questo stesso anno, nel mese di novembre, riceve a Montauban il diaconato ed il 23 dicembre viene ordinato sacerdote a Cahors.

Un atto che dimostra la nobiltà del suo cuore fu il rifiuto di una borsa di studio messa a sua disposizione dalla direzione del liceo a titolo di alunno ecclesiastico: Pierre Bonhomme, essendo ancora indeciso sul suo futuro, per non togliere il posto a qualche vocazione sicura, preferì rifiutare una tale proposta. Aveva infatti fin da allora un alto concetto della vocazione sacerdotale, per cui nutrendo ancora un'inclinazione piuttosto forte per i giochi, i divertimenti e lo svago, preferì attendere di dominare queste tendenze prima di intraprendere con zelo e responsabilità la strada del sacerdozio. A questo proposito è singolare il fatto che, per avere un periodo di maturazione non passò direttamente dal piccolo seminario di Montauban al seminario maggiore di Cahors, ma preferì frequentare il Collegio Reale, conseguendovi il Baccellierato in lettere.

Durante il periodo degli studi il suo contegno fu eccellente: le testimonianze ci dicono che egli seppe attirarsi la stima dei maestri e di tutti i suoi compagni. In famiglia fu ritenuto un modello di amore, di rispetto, di aiuto verso i genitori, mentre per sua sorella Elisabetta fu non solo un fratello affettuosissimo, ma anche una guida spirituale, che seppe aprirle il cuore all'amore di Dio, alla preghiera e ad un'intensa vita ascetica.

Dopo l'ordinazione sacerdotale iniziò quel ministero apostolico per la gloria di Dio ed il bene spirituale e materiale dei fratelli che, sotto molteplici forme e con un ritmo quasi frenetico, caratterizzò da una parte la sua vita e, dall'altra, anche le sue virtù e la sua spiritualità. Dal suo zelo apostolico nacque un istituto religioso che è ancor'oggi molto florido: l'11 agosto 1827, quando ancora era solamente diacono, Bonhomme aprì a Gramat una scuola per studi primari e secondari; nel 1831 diede vita a Praysac ad una scuola preparatoria per inviare gli allievi al seminario maggiore e poi, sotto il suo impulso, nacque poi nel 1832 la Congregazione delle Figlie di Maria. Proprio quando era titolare della parrocchia di Notre-Dame fondò l'Istituto di Nostra Signora del Calvario che aveva come scopi principali l'educazione dei bambini, l'assistenza ai poveri, agli anziani, ai sordomuti, agli alienati mentali e ad altre categorie di handicappati gravi.

Quest'attività, così varia e molteplice, getta luce sulla particolare personalità di Bonhomme, sulla sua capacità di lavoro, sulle dimensioni del suo orizzonte spirituale ed ecclesiale, e ci fa capire quali virtù dovevano caratterizzarlo maggiormente. Emerge la figura di un apostolo pieno di zelo per la gloria di Dio, votato interamente al bene materiale e morale dei fratelli, specie quelli più bisognosi, tutto aperto, sia per sé che per gli altri, alla ricerca della santità, il Signore l'aveva dotato di qualità eccellenti: fervida intelligenza, capacità di lavoro e ricchezza di valori umani. Spiritualmente alieno da ogni ricerca e da ogni interesse personale, convinto ed esperto dei valori della preghiera, tra una generale fama di santità concluse il suo cammino terreno il 9 settembre 1861 a Gramat.


CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI CINQUE SERVI DI DIO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

III Domenica di Quaresima, 23 marzo 2003

1. " Dio ha tanto amato il mondo da dare il suo Figlio unigenito; chi crede in lui ha la vita eterna" ( Canto al Vangelo cfr Gv 3,16). Queste parole della Liturgia dell'odierna terza domenica di Quaresima ci invitano a contemplare, con gli occhi della fede, il grande Mistero che celebreremo a Pasqua. E' il dono pieno e definitivo dell'amore di Dio realizzato nella morte e nella risurrezione di Gesù.

Il Mistero della redenzione, al quale tutti i fedeli sono chiamati a partecipare, è stato vissuto in modo singolare dai nuovi Beati, che ho la gioia di elevare oggi alla gloria degli altari: Pierre Bonhomme, presbitero, fondatore della Congregazione delle Suore di Nostra Signora del Calvario; María Dolores Rodríguez Sopeña, vergine, fondatrice dell'Istituto Catechista Dolores Sopeña; María Caridad Brader, vergine, fondatrice della Congregazione delle Suore Francescane di Maria Immacolata; Juana María Condesa Lluch, fondatrice della Congregazione delle Ancelle di Maria Immacolata; László Batthyány-Strattmann, laico, padre di famiglia.

2. "I comandi del Signore sono limpidi, danno luce agli occhi" (Sal 18, 9). Ciò si applica in modo naturale a Padre Pierre Bonhomme, che trovò nell'ascolto della Parola di Dio, in particolare delle Beatitudini e dei racconti della Passione del Signore, l'orientamento per vivere in intimità con Cristo e per imitarlo, guidato da Maria. La meditazione della Scrittura fu la fonte ineguagliabile della sua attività pastorale, soprattutto della sua attenzione verso i poveri, i malati, i sordomuti e le persone disabili, per i quali fondò l'Istituto delle "Suore di Nostra Signora del Calvario". Sull'esempio del nuovo Beato, possiamo ripetere:  "Il mio modello sarà Gesù Cristo, ci si compiace di rassomigliare a colui che si ama". Possa Padre Bonhomme incoraggiarci a conoscere a fondo la Scrittura, per amare il Salvatore e per essere suoi instancabili testimoni attraverso la parola e la vita!

3. "Io sono il Signore, tuo Dio, che ti ho fatto uscire dal paese d'Egitto, dalla condizione di schiavitù" (Es 20, 2). La grande rivelazione del Sinai ci mostra Dio che riscatta e libera da ogni schiavitù, portando poi alla pienezza questo disegno nel mistero redentore del suo Figlio Unigenito, Gesù Cristo. Come non far giungere questo sublime messaggio soprattutto a quanti non lo sentono nel proprio cuore perché ignorano il Vangelo?

Dolores Rodríguez Sopeña percepì questo bisogno e volle rispondere alla sfida di rendere presente la redenzione di Cristo nel mondo del lavoro. Per questo si propose come meta "fare di tutti gli uomini una sola famiglia in Cristo Gesù" (Costituzioni del 1907).

Questo spirito si cristallizzò nelle tre entità fondate dalla nuova Beata:  Il Movimento dei Laici Sopeña, l'Istituto delle Dame Catechiste e l'Opera Sociale e Culturale Sopeña. Attraverso di esse, in Spagna e in America Latina, si prosegue una spiritualità che promuove l'edificazione di un mondo più giusto, annunciando il messaggio salvifico di Gesù Cristo.

4. "Sei giorni faticherai e farai ogni tuo lavoro; ma il settimo giorno è il sabato in onore del Signore, tuo Dio" (Es 20, 9-10). La lettura dell'Esodo che abbiamo ascoltato ci ricorda il dovere di lavorare, per collaborare con il nostro sforzo all'opera del Creatore e costruire così un mondo migliore e più umano. Tuttavia, nel XIX secolo, l'inserimento della donna nel mondo del lavoro retribuito al di fuori del focolare domestico fece aumentare i rischi per la sua vita di fede e per la sua dignità umana. Di ciò si rese conto la Beata Juana Condesa Lluch, mossa dalla sua squisita sensibilità religiosa. Nella sua gioventù fu profondamente cristiana:  assisteva alla Messa ogni giorno nella chiesa del Patriarca e rafforzava la sua fede con la preghiera assidua. Così si preparò a dedicarsi completamente all'amore di Dio, fondando la Congregazione delle Ancelle di Maria Immacolata che, fedele al suo carisma, continua a impegnarsi nella promozione della donna lavoratrice.

5. "Noi predichiamo Cristo crocifisso... potenza di Dio e sapienza di Dio" (1 Cor 23-24). Nella seconda lettura di oggi, san Paolo racconta come annunciava Gesù Cristo, anche dinanzi a quanti si aspettavano piuttosto prodigi o sapienza umana. Il cristiano deve annunciare sempre il suo Signore, senza fermarsi di fronte alle difficoltà, per quanto grandi siano.

Nel corso della storia molti uomini e donne hanno annunciato il Regno di Dio in tutto il mondo. Tra questi occorre menzionare Madre Caridad Brader, fondatrice delle Suore Francescane di Maria Immacolata.

Dall'intensa vita religiosa nel convento di Maria Hilf, nella sua patria svizzera, un giorno la nuova Beata partì per dedicarsi, prima in Ecuador e poi in Colombia, interamente alla missione ad gentes. Con illimitata fiducia nella Divina Provvidenza, fondò scuole e istituti, soprattutto nei quartieri poveri, e diffuse così una profonda devozione eucaristica.

Sul punto di morire disse alle sue consorelle:  "Non abbandonate le buone opere della Congregazione, le elemosine e molta carità verso i poveri, molta carità fra le sorelle, adesione ai Vescovi e ai sacerdoti". Bella lezione di una vita missionaria al servizio di Dio e degli uomini!

6. "Ciò che è debolezza è più forte degli uomini" (1 Cor 1, 25). Queste parole del Santo Apostolo Paolo rispecchiano la devozione e lo stile di vita del Beato Lázló Batthyány-Strattmann, che fu padre di famiglia e medico. Egli utilizzò la ricca eredità dei suoi nobili antenati per curare gratuitamente i poveri e per costruire due ospedali. Il suo interesse più grande non erano i beni materiali, né tanto meno il successo e la carriera furono gli obiettivi della sua vita. Insegnò e visse tutto ciò nella sua famiglia divenendo  così  il  miglior  testimone  della  fede per  i  suoi  figli.  Traendo  la sua forza spirituale dall'Eucaristia, mostrò a quanti la Divina Provvidenza portava a lui la fonte della sua vita e della sua missione.

Il Beato László Batthyány-Strattmann mai antepose le ricchezze della terra al vero bene che è nei cieli. Il suo esempio di vita familiare e di generosa solidarietà cristiana sia incoraggiamento per tutti a seguire fedelmente il Vangelo.

7. La santità dei nuovi Beati ci stimola a tendere anche noi alla perfezione evangelica, mettendo in pratica tutte le parole di Gesù. Si tratta certamente di un itinerario ascetico impegnativo, ma possibile per tutti.
La Vergine Maria, Regina di tutti i Santi, ci sostenga con la sua materna intercessione.

Questi nuovi Beati siano nostre guide sicure verso la santità. Amen!

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