lundi 17 novembre 2014

Saint HUGUES de LINCOLN (ou d'AVALON), évêque



HUGUES DE LINCOLN
Évêque, Saint

† 1200

Nulle part on ne jette avec plus de sûreté les fondements de la vie intérieure que dans la solitude ; nulle part on ne se prépare mieux aux fonctions de la vie active et à conserver l'esprit de piété au milieu des distractions qu'entraîné le commerce des hommes. Ce fut dans le désert de la grande Chartreuse que saint Hugues apprit à maîtriser ses penchants, et qu'il amassa ce trésor de vertu qui fit de lui un digne ministre de Jésus-Christ.

II était d'une des meilleures familles de Bourgogne, et vint au monde en 1140. Il n'avait point encore huit ans lorsqu'il perdit sa mère. On le mit alors dans une maison de chanoines réguliers, voisine du château de son père, qui avait servi avec distinction, et qui depuis se retira dans le même monastère, où ri mourut dans le saint exercice de la pénitence. Hugues avait les plus heureuses dispositions, et il fit de grands progrès dans toutes les sc1ences auxquelles il s'appliqua. L'abbé du monastère le mit spécialement sous la conduite d'un prêtre vénérable qui le dirigeait dans ses études et dans les voies de la vertu. Les leçons qu'il recevait firent sur son âme une impression profonde.

L'abbé était dans l'usage de visiter tous les ans la grande Chartreuse. Hugues, à l'âge de dix-neuf ans, fut nommé pour l'accompagner. La retraite et le silence de ce saint désert, la vie tout angélique des moines qui l'habitaient, lui inspirèrent un désir ardent d'embrasser leur institut. Les chanoines réguliers voulurent inutilement à son retour le dissuader d'exécuter la résolution qu'il avait prise ; persuadé que Dieu l'appelait à un genre de vie plus parfait, il partit secrètement pour la grande Chartreuse, et y prit l'habit. Les combats intérieurs qu'il éprouva d'abord, ne servirent qu'à purifier son âme, qu'à augmenter sa ferveur et sa vigilance. Mais au milieu de ces épreuves, il recevait quelquefois des consolations qui en adoucissaient l'amertume. Enfin, la pratique de la mortification, jointe à une prière continuelle, éteignit les traits enflammés de l'ennemi du salut.

Le temps où il devait être élevé au sacerdoce approchant, un ancien père qu'il servait, suivant l'usage des Chartreux, lui demanda s'il voulait être prêtre. Il répondit avec simplicité que c'était la chose du monde qu'il désirait le plus. Le vieillard, qui craignait que cette réponse ne vînt de présomption, et que Hugues n'estimât point assez la grandeur des fonctions sacerdotales, lui dit d'un air sévère : « Comment osez-vous aspirer à un degré où les plus saints ne se laissent élever qu'en tremblant et par contrainte ? » Hugues, saisi de frayeur, se prosterne par terre, et demande pardon avec beaucoup de larmes. Le vieillard, touché de son humilité, le console, en lui disant qu'il connaît la pureté de son désir, et il lui annonce que non-seulement il sera prêtre, mais même évêque.

Il y avait dix ans que Hugues vivait retiré dans sa cellule, lorsqu'il fut élu procureur de son monastère. Il s'acquit une grande réputation de prudence et de sainteté, qui le firent connaître par toute la France.

Henri II, Roi d'Angleterre, avait fondé à Witham, dans la province de Sommerset, la première Chartreuse qu'il y ait eu dans la Grande-Bretagne. Mais cet établissement avait souffert de grandes difficultés, et il n'avait pas été possible d'y mettre la dernière main sous les deux premiers prieurs. Henri envoya Renaud, évêque de Bath, et d'autres personnes considérables à la grande Chartreuse, pour demander le moine Hugues, qui paraissait le plus propre à gouverner le monastère de Witham. Il y eut de grands débats par rapport à cette demande ; on refusa d'abord d'y acquiescer ; mais d'après les réflexions qu'on fit sur l'étendue de la charité chrétienne, qui ne doit pas se confiner dans une seule famille, lorsque le bien général J'exige, il fut arrêté en chapitre, qu'on déférerait aux désirs du Roi d'Angleterre, et Hugues eut ordre de partir, quoiqu'il protestât que de tous ses frères, il était le moins capable de répondre à la confiance du monarque anglais.

A peine eut-il débarqué en Angleterre, qu'il prit la route de Witham, sans se présenter à la cour. Son arrivée releva le courage du petit nombre de religieux qu'il y trouva. Le Roi, l'ayant fait venir, lui donna mille marques de bonté; il lui fit divers présents, et lui fournit tout ce qui était nécessaire pour achever le monastère. Hugues ne tarda pas à mettre la dernière main aux bâtiments ; et on le vit y travailler lui-même avec les ouvriers. Son humilité, sa douceur, et la sainteté de sa vie, lui gagnèrent le cœur de ceux qui avaient le plus traversé ce saint établissement. La conduite édif1ante du prieur et de ses religieux réconcilia les esprits avec leur institut ; plusieurs même, touchés du désir de servir Dieu dans leur solitude, renoncèrent au inonde pour les imiter, en sorte que la communauté devint nombreuse et florissante en fort peu de temps.

Les historiens rapportent que le Roi, revenant avec son armée de Normandie en Angleterre, fut assailli d'une violente tempête. Le danger était si pressant, qu'on n'attendait plus rien de l'art des pilotes. Tous s'étant adressés au Ciel, Henri fit cette prière : « Grand Dieu, que le prieur » de Witham sert avec vérité, daignez, par les mérites et » l'intercession de votre serviteur, jeter un regard de pitié » sur notre triste situation. » Cette prière faite, le calme succéda à l’orage, et le reste du trajet fut heureux. Cet événement augmenta beaucoup la confiance que le Roi et la plupart de ses sujets avaient en la vertu du saint prieur de Witham.

Il y avait quelque temps que le siége épiscopal de Lincoln était vaquant : Henri n'avait point voulu permettre qu'on le remplît; mais enfin il rendit au doyen et au chapitre de la cathédrale la liberté d'élire un évêque. Le choix tomba sur le prieur des Chartreux. Hugues allégua bien des raisons pour ne pas accepter ; mais on n'y eut aucun égard, et Baudouin, archevêque de Cantorbéry, l'obligea de se laisser sacrer le 21 Septembre 1186.

Le nouvel évêque commença l'exercice de son autorité par former un conseil, où il fit entrer ce qu'il y avait dans son clergé de plus pieux et de plus éclairé. Il rétablit la discipline ecclésiastique, et réforma les abus qui avaient pu se glisser parmi les clercs. Ses discours et ses exhortations ranimèrent partout l'esprit de foi. Il savait, dans les conversations ordinaires, profiter des circonstances pour porter les autres à la vertu. Il était gai et affable ; mais il conservait toujours un fond de gravité qui lui conciliait le respect. Lorsqu'il s'agissait de faire quelque fonction importante, il s'y préparait par de longues prières et par un jeûne austère. Il faisait une exacte recherche des pauvres, afin de pouvoir les assister; il allait fréquemment les visiter, et il les consolait avec bonté. Il affectionnait surtout les lépreux, et on le vit plus d'une fois baiser leurs ulcères. Quelqu'un lui ayant dit un jour en plaisantant qu'il ne guérissait pas la chair des lépreux qu'il baisait, il fit cette réponse : « Le baiser de saint Martin guérissait la chair des lépreux, et moi je les baise pour guérir mon âme. » Lorsqu'il voyageait, il était si recueilli, qu'il ne jetait jamais les yeux sur ce qui se trouvait autour de lui. La ferveur avec laquelle il récitait les psaumes, paraissait plus qu'humaine; aussi les sentiments qu'il y puisait, donnaient-ils sans cesse à son âme une nouvelle force et une nouvelle vigueur. Sa ponctualité à réciter l'office divin était extraordinaire, et il lui arriva une fois de rester dans une auberge pour satisfaire à ce devoir, quoiqu'on l'avertît de partir promptement pour éviter la rencontre de voleurs qui infestaient le chemin par lequel il devait passer. Tous les ans il faisait au moins une retraite dans la Chartreuse de Witham. Il y suivait alors les observances de la règle, et n'était distingué des autres religieux que par les marques de la dignité épiscopale. Dans cette solitude, comme d'une tour élevée, il considérait la vanité des choses humaines, la brièveté de la vie, et les profondeurs de l'éternité. Tournant ensuite les yeux sur lui-même, il examinait avec impartialité toutes ses actions et tous les mouvements de son cœur. Il se pénétrait de toute l'étendue de ses obligations, et prenait de sages mesures pour ne pas tomber dans le précipice, sur le bord duquel il était forcé de marcher. Le goût qu'il se sentait pour la solitude, lui faisait regretter sans cesse son premier état ; il lâcha même d'obtenir du Saint-Siège la permission de quitter le gouvernement de son diocèse ; mais elle lui fut constamment refusée.

Le mépris qu'il avait pour les choses de la terre, l'élevait au-dessus de toutes les considérations du respect humain. Il ne craignait point de donner des avis au Roi, quoiqu'il n'aimât point à être contredit. Henri les recevait avec une sorte de respect ; et s'il n'en profita pas toujours, ils le disposèrent au moins à faire un bon usage des afflictions que Dieu lui envoya depuis, et à renoncer à ses passions sur la fin de sa vie.

Quelque grande que fût la douceur de l'Évêque de Lincoln, il savait être ferme dans l'occasion. Les forestiers ou officiers chargés de l'inspection des forêts du Roi, exerçaient une tyrannie barbare à la campagne. Ils mutilaient et mettaient même à mort quiconque avait tué ou blessé une bête fauve. Les paysans avaient la douleur de voir périr leurs moissons, sans pouvoir prendre des mesures pour les conserver. Sur le plus léger soupçon, on leur faisait subir l'épreuve de l'eau, si fortement proscrite par l'Eglise, et malheur à tous ceux auxquels le prétendu jugement de Dieu n'était point favorable. Les officiers du Roi faisaient valoir des coutumes ou plutôt des abus qui se trouvaient fortifiés par des lois injustes et tyranniques. Quelques-uns d'entre eux se saisirent d'un clerc, et le condamnèrent à une amende considérable. Hugues s'en plaignit, et après une triple citation, il excommunia le chef de ces officiers. Cette action déplut beaucoup au Roi. Il dissimula cependant son ressentiment. Quelque temps après, il demanda au saint évêque une prébende en faveur d'un de ses courtisans. Hugues répondit que ces places étaient pour les clercs, et non pour les courtisans, et que le Roi ne manquait pas de moyens pour récompenser ceux qui étaient attachés à son service. Henri le pressa aussi de lever l'excommunication prononcée contre l'officier ; mais il déclara qu'il ne réconcilierait le coupable, que quand il reconnaîtrait sa faute, et qu'il donnerait des marques d'un repentir sincère. Henri envoya chercher l'évêque pour se plaindre de son ingratitude, et de la manière dont il en agissait à son égard. Hugues lui représenta avec douceur qu'il n'avait cherché dans toute cette affaire que la gloire de Dieu et le salut de Sa Majesté, et que le Roi s'exposait à perdre son âme, s'il protégeait les oppresseurs de l'Eglise, ou s'il exigeait que les bénéfices fussent donnés à des personnes qui n'en étaient pas dignes. Henri, touché de ses représentations, parut satisfait. L'officier excommunié se montra pénitent, et fut absous dans la forme usitée en pareil cas. Il devint depuis fort zélé pour l'accomplissement des devoirs de la religion, et l'un des plus fidèles amis de l'évêque de Lincoln.

Il était alors d'usage que le clergé fît présent au Roi tous les ans d'un manteau précieux. On l'achetait avec les sommes qu'on levait sur le peuple, et les clercs partageaient entre eux l'argent qui restait. Hugues abolit cet usage, après avoir obtenu du Roi qu'il renoncerait au présent. Il changea aussi les peines qu'infligeait sa cour ecclésiastique, et qui consistaient principalement en amendes pécuniaires. Il en substitua d'autres qui devaient produire plus d'effet pour l'avantage de la religion. Il donnait également ses soins à la décence du culte extérieur ; il acheva sa cathédrale.

Henri II mourut en 1198, après un règne de trente-quatre ans, et Richard I lui succéda. Hugues l'exhorta, comme son prédécesseur, à réprimer ses passions, et à ne point opprimer ses sujets. Il défendit aussi avec une généreuse liberté les immunités de l'Eglise. Il tint la même conduite sous le Roi Jean, qui monta sur le trône en 1199. Ce dernier prince l'envoya, en qualité d'ambassadeur, à la cour de Philippe-Auguste, Roi de France, pour conclure la paix entre les deux couronnes ; et la réputation de sainteté dont jouissait l'évêque de Lincoln, ne contribua pas peu au succès de la négociation. Hugues, avant de quitter la France, voulut visiter la grande Chartreuse. Ayant logé durant la route dans une Chartreuse appelée Arneria, quelques moines lui demandèrent des nouvelles. Etonné de cette question , il leur répondit qu'un évêque , obligé par état de vivre dans le monde, pouvait quelquefois savoir des nouvelles et en parler, mais que cela était défendu à des religieux qui étaient morts au monde , et qui devaient ignorer ce qui s'y passait.

II arriva à Londres lorsqu'on était sur le point de faire à Lincoln l'ouverture d'un concile. Il se proposait d'y assister, mais il en fut empêché par une fièvre qui le saisit, et qui, suivant l'auteur de sa vie, était la suite de son excessive abstinence. Il prédit sa mort, et s'y prépara par les exercices de la plus fervente piété. On lui administra le saint Viatique et l'Extrême-onction le jour de saint Matthieu, mais il vécut encore jusqu'au dix-sept du mois de Novembre suivant. Ce jour il fit réciter l'office divin dans sa chambre par ses chapelains, auxquels s'étaient joints plusieurs moines et plusieurs prêtres. Voyant qu'ils pleuraient, il les consola, et les pria chacun en particulier de le recommander à la bonté divine. Enfin, il se fit étendre sur une croix de cendres bénites, qu'on avait formée sur le plancher de sa chambre ; et il expira en récitant le cantique, Nùnc dimittis, l'an 1200 de Jésus-Christ, le soixantième de son âge, et le quinzième de son épiscopat. On embauma son corps, et on le porta solennellement de Londres à Lincoln. Un grand nombre d'évêques, d'abbés et de personnes qualifiées, assistèrent à ses funérailles. Jean, Roi d’Angleterre, et Guillaume, Roi d'Ecosse, mirent le cercueil sur leurs épaules, lorsqu'on le portait à l'église. Le second de ces princes, qui avait aimé le Saint tendrement, fondait en larmes. Trois paralytiques et quelques autres malades furent guéris à son tombeau. Il fut canonisé par Honorius troisième et quatrième du nom. Il est nommé en ce jour dans le martyrologe romain.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard



Prière de Saint Hugues d'Avalon

Voici la Prière « Je suis bien coupable » de Saint Hugues d'Avalon (1140-1200) dit aussi Hugues de Lincoln, Clerc à 15 ans, Diacre à 19 ans, Prieur de la Chartreuse de Witham en Angleterre puis Évêque de Lincoln à 46 ans.

La Prière de Saint Hugues d'Avalon « Je suis bien coupable » :

« Je suis bien coupable, mais tu es le Dieu de toute miséricorde. Je me remets entre tes mains et je te conjure d'être jusqu'à la fin mon refuge et mon secours. Amen. »

Saint Hugues d'Avalon (1140-1200)


Saint Hugues D'AVALON 

évêque de Lincoln


XIIème Siècle
Hugues vient au monde en 1140 dans le Castrum d’Avalon.

En 1148, à la mort de sa mère, il est confié à l’école des chanoines de Villard-Benoît et montre de grandes dispositions pour les études.

A quinze ans, Hugues prononce ses premiers voeux religieux.

Diacre à 19 ans et chargé de la paroisse de Saint Maximin, il l’administre pendant un ou deux ans. En 1163, alors âgé de 23 ans Hugues entre à la Grande Chartreuse.

Ordonné prêtre dix ans après, il occupe la fonction de procureur pendant 7 ans.

Le roi d’Angleterre Henry II Plantagenêt, voulant se faire pardonner le meurtre de Thomas Becket, archevêque de Cantorbery, fonde en 1170 une Chartreuse à Witham dans le Somerset.

En 1180, le comte de Savoie, Humbert III, conseille au roi d’Angleterre de choisir Hugues d’Avalon comme prieur.

Le 21 septembre 1186, Hugues est sacré évêque de Lincoln. Il se montre infatigable malgré une santé fragile.

Il s’attache à reconstruire la cathédrale endommagée par un tremblement de terre en 1185.

Saint Hugues tient tête à Henry II dans plusieurs conflits.

En 1189, Richard Coeur-de-Lion succède à son père. Il trouve lui aussi un évêque intraitable. Hugues refuse de donner au roi des biens d’église ainsi que des hommes pour soutenir l’effort de guerre. Le roi est très irrité par l’attitude de l’évêque, qui est bien près de subir le même sort que Thomas Becket.


A Lincoln, Hugues est acclamé comme l’invincible défenseur de l’église.

Il assiste à la conclusion du traité du Goulet le 22 mai 1200, entre l’Angleterre et la France et meurt à Londres le 16 novembre 1200.

Suite aux nombreux miracles qui lui sont attribués, Hugues d’Avalon est déclaré saint de l’église catholique par le pape Honorius III, le 17 février 1220.

Saint Hugh of Lincoln

St. Hugh of Lincoln was the son of William, Lord of Avalon. He was born at Avalon Castle in Burgundy and was raised and educated at a convent at Villard-Benoit after his mother died when he was eight. He was professed at fifteen, ordained a deacon at nineteen, and was made prior of a monastery at Saint-Maxim. While visiting the Grande Chartreuse with his prior in 1160. It was then he decided to become a Carthusian there and was ordained. After ten years, he was named procurator and in 1175 became Abbot of the first Carthusian monastery in England. This had been built by King Henry II as part of his penance for the murder of Thomas Becket.
His reputation for holiness and sanctity spread all over England and attracted many to the monastery. He admonished Henry for keeping Sees vacant to enrich the royal coffers. Income from the vacant Sees went to the royal treasury. He was then named bishop of the eighteen year old vacant See of Lincoln in 1186 – a post he accepted only when ordered to do so by the prior of the Grande Chartreuse. Hugh quickly restored clerical discipline, labored to restore religion to the diocese, and became known for his wisdom and justice.
He was one of the leaders in denouncing the persecution of the Jews that swept England, 1190-91, repeatedly facing down armed mobs and making them release their victims. He went on a diplomatic mission to France for King John in 1199, visiting the Grande Chartreuse, Cluny, and Citeaux, and returned from the trip in poor health. A few months later, while attending a national council in London, he was stricken and died two months later at the Old Temple in London on November 16. He was canonized twenty years later, in 1220, the first Carthusian to be so honored.
Hugh of Lincoln was the son of William, Lord of Avalon. He was born at Avalon Castle in Burgundy and was raised and educated at a convent at Villard-Benoit after his mother died when he was eight. He was professed at fifteen, ordained a deacon at nineteen, and was made prior of a monastery at Saint-Maxim. While visiting the Grande Chartreuse with his prior in 1160. It was then he decided to become a Carthusian there and was ordained. After ten years, he was named procurator and in 1175 became Abbot of the first Carthusian monastery in England. This had been built by King Henry II as part of his penance for the murder of Thomas Becket.
His reputation for holiness and sanctity spread all over England and attracted many to the monastery. He admonished Henry for keeping Sees vacant to enrich the royal coffers. Income from the vacant Sees went to the royal treasury. He was then named bishop of the eighteen year old vacant See of Lincoln in 1186 – a post he accepted only when ordered to do so by the prior of the Grande Chartreuse. Hugh quickly restored clerical discipline, labored to restore religion to the diocese, and became known for his wisdom and justice.
He was one of the leaders in denouncing the persecution of the Jews that swept England, 1190-91, repeatedly facing down armed mobs and making them release their victims. He went on a diplomatic mission to France for King John in 1199, visiting the Grande Chartreuse, Cluny, and Citeaux, and returned from the trip in poor health. A few months later, while attending a national council in London, he was stricken and died two months later at the Old Temple in London on November 16. He was canonized twenty years later, in 1220, the first Carthusian to be so honored.


St. Hugh of Lincoln

Born about the year 1135 at the castle of Avalon, near Pontcharra, in Burgundy; died at London, 16 Nov., 1200. His father, William, Lord of Avalon, was sprung from one of the noblest of Burgundian houses; of his mother, Anna, very little is known. After his wife's death, William retired from the world to the Augustinian monastery of Villard-Benoît, near Grenoble, and took his son Hugh, with him. Hugh became a religious and was ordained deacon at the age of nineteen. In about the year 1159 he was sent as a prior to the cell, or dependent priory, of St-Maximin, not far from his ancestral home of Avalon, where his elder brother, William had succeeded his father. At St-Maximin, Hugh laboured assiduously in preaching and whatever parochial duties might be discharged by a deacon. Becoming more and more desirous to give himself to the complete contemplative life, he visited in company with the prior of Villard-Benoît the solitude of the Grande Chartreuse. Dom Basil was then head of the Chartreuse, and to him Hugh confided his desire of submitting to the Carthusian rule. To test his vocation the prior refused him any encouragement, and his own superior, alarmed at the idea of losing the flower of his community, took him back quickly to Villard-Benoît, and made him vow to give up his intention of joining the Carthusians. He submitted and made the promise, acting, as his historian assures us, "in good faith and purity of intention, placing his confidence in God, and trusting that God would bring about his deliverance"; his call to a higher life was yet doubtful, his obedience to one who was still his superior was a certain duty, and not a "sinful act", as thinks his modern Protestant biographer. Realizing that his vow, made without proper deliberation and under strongest emotion, was not binding, he returned to the Grande Chartreuse as a novice in 1153. Soon after his profession the prior entrusted him with the care of a very old and infirm monk from whom he received the instruction necessary to prepare him for the priesthood. He was probably ordained at thirty, the age then required by canon law. When he had been ten years a Carthusian he was entrusted with the important and difficult office of procurator, which he retained till the year 1180, leaving the Grande Chartreuse then to become prior of Witham in England, the first Carthusian house in that country. It was situated in Somerset and had been founded by Henry II in compensation for his having failed to go on the crusade imposed as a penance for the murder of St. Thomas of Canterbury. The first two priors had succumbed to the terrible hardships encountered at the new foundation, where the monks had not even a roof to cover them, and it was by the special request of the English king that St. Hugh, whose fame had reached him through one of the nobles of Maurienne, was made prior. His first attention was given to the building of the Charterhouse. He prepared his plans and submitted them for royal approbation, exacting full compensation from the king for any tenants on the royal estate who would have to be evicted to make room for the building. Long delay was occasioned by the king's parsimony, but the Charterhouse, an exact copy of the Grande Chartreuse, was at last finished. Henry placed the greatest confidence in St. Hugh, frequently visiting Witham, which was on the borders of Selwood forest, one of the monarch's favourite hunting-places. The saint was fearless in reproving Henry's faults, especially his violation of the rights of the Church. His keeping of sees vacant in order to appropriate their revenues, and the royal interference in elections to ecclesiastical posts evoked the sternest reproach from St. Hugh.

In May, 1180, Henry summoned a council of bishops and barons at Eynsham Abbey to deliberate on the affairs of the state in general. The filling of vacant bishoprics was determined on, and, among others, the canons of Lincoln, who had been without a bishop for about sixteen years, were ordered to hold an election. After some discussion, their choice fell on the king's nominee, Hugh, prior of Witham. He refused the bishopric because the election had not been free. A second election was held with due observance of canon law — this time at Lincoln, and not in the king's private chapel — and Hugh, though chosen unanimously, still refused the bishopric till the prior of the Grande Chartreuse, his superior, had given his consent. This being obtained by a special embassy in England, he was consecrated in St. Catherine's chapel, Westminster Abbey, on 21 September, 1186, by Archbishop Baldwin of Canterbury. He was enthroned in Lincoln cathedral on 29 Sept. The new bishop at once set to the work of reform. He attacked the iniquitous forest laws and excommunicated the king's chief forester. In addition to this, and almost at the same time, he refused to install a courtier whom Henry had recommended as a prebendary of Lincoln. The king summoned him to appear at Woodstock, where the saint softened the enraged monarch by his ready wit, making him approve of his forester's excommunication and the refusal of his prebend's stall. He soon became conspicuous for his unbounded charity to the poor, and it was long remembered how he used to tend with his own hands people afflicted with leprosy then so common in England. He was a model episcopate. He rarely left the diocese, became personally acquainted with the priests, held regular canonical visitations, and was most careful to chose worthy men for the care of souls; his canons were to reside in the diocese, and if not present at Lincoln were to appoint vicars to take their place at the Divine Office. Once a year he retired to Witham to give himself to prayer, far from the work and turmoil of his great diocese.

In July, 1188, he went on an embassy to the French king, and was in France at the time of Henry's death. He returned the following year and was present at Richard I's coronation; in 1191 he was in conflict with Longchamp, Bishop of Ely and justiciar, whose unjust commands he refused to obey, and in 1194-5 was a prominent defender of Archbishop Geoffrey of York, in the dispute between that prelate and his chapter. Hugh was also prominent in trying to protect the Jews, great numbers of whom lived in Lincoln, in the persecution they suffered at the beginning of Richard's reign, and he put down popular violence against them in several places. In Richard I Hugh found a more formidable person to deal with than his predecessor had been. His unjust demands, however, he was resolute in opposing. In a council held at Oxford, in 1198, the justiciar, Archbishop Hubert, asked from the bishops and barons a large grant of money and a number of knights for the king's foreign wars. Hugh refused on the ground that he was not bound to furnish money or soldiers for wars undertaken outside of England. His example was followed by Herbert of Salisbury, and the archbishop had to yield. Richard flew into one of his fits of rage, and ordered the confiscation of Hugh's property, but no one dared to lay hands on it. The saint journeyed to Normandy, met Richard at Chateau-Gaillard and, having won the monarch's forgiveness and admiration by his extraordinary courage, proceeded to rebuke him fearlessly for his faults — his infidelity to his wife, and encroachments on the Church's rights. "Truly", said Richard to his courtiers, "if all the prelates of the Church were like him, there is not a king in Christendom who would dare to raise his head in the presence of a bishop." Once more St. Hugh had to oppose Richard in his demands. This time it was claim for money from the chapter of Lincoln. Crossing again to Normandy he arrived just before the king's death, and was present at his obsequies at Fontevrault. He attended John's coronation at Westminster in May, 1199, but was soon back in France aiding the king in the affairs of state. He visited the Grande Chartreuse in the summer of 1200 and was received everywhere on the journey with tokens of extraordinary respect and love. While returning to England he was attacked by a fever, and died a few months afterwards at the Old Temple, the London residence of the bishops of Lincoln. The primate performed his obsequies in Lincoln cathedral, and King John assisted in carrying the coffin to its resting-place in the north-east transept. In 1220 he was canonized by Honorius III, and his remains were solemnly translated in 1280 to a conspicuous place in the great south transept. A magnificent golden shrine contained his relics, and Lincoln became the most celebrated centre of pilgrimage in the north of England. It is not known what became of St. Hugh's relics at the Reformation; the shrine and its wealth were a tempting bait to Henry VIII, who confiscated all its gold, silver and precious stones, "with which all the simple people be moch deceaved and broughte into greate supersticion and idolatrye". St. Hugh's feast is kept on 17 November. In the Carthusian Order he is second only to St. Bruno, and the great modern Charterhouse at Parkminster, in Sussex, is dedicated to him.

Like most of the great prelates who came to England from abroad, St. Hugh was a mighty builder. He rebuilt Lincoln cathedral, ruined by the great earthquake of 1185 and, though much of the minister which towers over Lincoln is of later date, St. Hugh is responsible for the for the four bays of the choir, one of the finest examples of the Early English pointed style. He also began the great hall of the bishop's palace. St. Hugh's emblem is a white swan, in reference to the beautiful story of the swan of Stowe which contracted a deep and lasting friendship for the saint, even guarding him while he slept.

 Sources

Magna Vita S. Hugonis Epis Linconiensis, ed. Dimock (London, 1864); Giraldus Cambrensis, Opera, VII, ed. Dimock (London, 1877); Chronicles of Henry II, Richard I and John, ed. Howlett (London, 1885); Roger of Hoveden, Historia, ed. Stubbs (London, 1870); Thurston, The Life of St. Hugh of Lincoln (London, 1898); Perry, Life of St. Hugh of Lincoln (London, 1879); Adams, Political History of England 1066-1216 (London, 1905); Stephens, History of the English Church from 1066-1272 (London, 1904).

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/07519c.htm

Hugh of Lincoln, O.Cart. B (RM)
(also known as Hugh of Avalon)


Born in Avalon Castle, Burgundy, France, c. 1140; died in London, England, on November 17, 1200; canonized 1220, the first Carthusian to be so honored. Saint Hugh had the advantage of faithful parents. His father William, lord of Avalon, was known for his works of charity. Mother Anna, who cared for lepers and the sick, died when Hugh was eight. Thereafter he was raised and educated at a convent at Villard-Benoit. He was professed at 15, ordained a deacon at 19, and was made prior of a monastery at Saint-Maxim.


While visiting Grand Chartreuse with his prior in 1160, Hugh decided to join the Carthusian Order and was ordained a priest. In 1173 he was appointed procurator (in charge of monastery business and care of guests). He became known for his love of the poor and animals, who would feed from his hands.

In 1175, King Henry II invited him to establish a monastery at Witham in Somerset, England, between Bruton and Frome (penance for murdering Saint Thomas Becket. When Hugh arrived in Witham, he found that the monastery still needed to be built.

He immediately clashed with the king over matters of justice. Hugh refused to undertake the office of prior until the king had given alternative accommodation and compensation 'to the last penny' to the peasants whose land was seized for the monastery. After interviewing his earthly sovereign, Hugh would hurry back to his prayers and his pets, including his pet swan. Hugh's reputation for holiness spread all over England and attracted many to the monastery.

He also chided Henry for keeping sees vacant to enrich the royal coffers (since income from vacant sees went to the royal treasury). Soon thereafter (1186) he was reluctantly consecrated bishop of Lincoln, the largest see in England, which had been kept vacant for more than a decade. He relented and accepted the post only when ordered to do so by the prior of Grand Chartreuse.

Hugh arrived at his consecration dressed as a shabby monk riding on a mule, which caused embarrassment to the knights. He walked barefoot into the cathedral and threw a great feast afterwards for all the poor of Lincoln, rather than for the nobility.

Saint Hugh quickly restored clerical discipline, labored to restore religion to the diocese, and became known for his wisdom and justice. He had differences with Henry over the appointment of seculars to ecclesiastical positions. He rebuilt the fire-damaged Norman cathedral and founded a famous school of theology.

He had the gift of healing and visited the sick. He brought lepers into his own rooms to minister to them. His acts of charity included feeding the poor, protecting the outcast, caring for the sick, and burying the dead. Hugh set aside one-third of his revenues for the poor.

During the pogroms (1190-91) against the 2,000 English Jews following Henry's death (during the crusades of King Richard), Hugh acted as protector to the Jews of Lincoln, repeatedly facing down armed mobs and making them release their victims. It is said that after such a showdown he would go to play with children, tend the neglected sick, or visit outlying parts of his diocese--I guess to him seeking justice was just part of another day's work for the Kingdom.

In Northampton, Hugh dealt with a cult that arose around the death of a local boy, John, who had allegedly been killed by Jews. There was evidence that John was a thief murdered by his partner. Hugh, with his own hands, tore down the shrine to John. (A similar situation arose around 'Little Saint Hugh of Lincoln' 60 years after the bishop's death--see Saints who never were.)

With all his burdens and spiritual earnestness, he was full of liveliness and gaiety, but he was easily aroused to anger by injustices of any sort. He vigorously supported the common people against the king's foresters and fought the Forest Laws, which hunted down the poor. He excommunicated one forester. (He used excommunication rather than fines in the ecclesiastical court.)

In 1197 King Richard demanded monies from bishops and barons to subsidize his war against King Philip Augustus in France. Hugh challenged that churches and religious houses are the property of God, not the crown. Hugh won the long legal battle.

Then Richard demanded 300 men. Hugh flatly refused, saying he had an obligation only to provide men for home defense. Supported by the bishop of Salisbury. Richard tried to seize property of both, but officers were afraid of excommunication. They begged Hugh to work it out with the king.

King Richard said of Hugh, "if all the prelates of the Church were like him, there is not a king in Christendom who would dare raise his head in the presence of a bishop." Though he had clashed with Henry and Richard, his leadership was such that he remained on good terms with both monarchs. Dealing with able and overbearing men is never easy but Hugh's sense of humor, even temper, and steady firmness compensated.

Hugh said of himself that he was 'peppery'; his admirers said 'he was a good man, fearless as a lion in any danger,' and his bravery was without bluster. He calmed the rage of the fierce Henry II with a joke--a daring joke at the king's expense; he calmed the rage of the fierce Richard I with a kiss--and still refused to pay taxes to finance the king's war with France: an early case of the refusal of a money-grant demanded directly by the Crown.

In 1199, Hugh went on a diplomatic mission to France for King John, and returned from the trip in poor health after visiting the Grande Chartreuse, Cluny, and Cîteaux. A few months later while attending a national council in London, he was stricken and died at the Old Temple in London.

His will gave 'everything which I appear to possess to our Lord Jesus Christ in the person of His poor.' He was so venerated during his lifetime that at his magnificent funeral the kings of England and Scotland helped carry his bier. (John Ruskin found him "The most beautiful sacerdotal figure known to me in history.") Many of the sick were healed as his funeral procession passed from London to Lincoln Cathedral (Attwater, Benedictines, Delaney, Douie, Markus, Thurston, Woolley).

His emblem in art is a 'swan,' because he had a pet wild swan that would follow him and keep watch over his bed. He sometimes holds a chalice in which the Christ Child sits, which relates to a miracle witnessed as he was celebrating Mass at Buckden when a vision of Christ was manifested as Hugh consecrated the bread and wine. At other times he may be shown (1) with the swan by his deathbed; (2) as a bearded bishop giving a blessing; (3) helping to build Lincoln Cathedral; or (4) raising a dead child to life (Markus, Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1117.shtml