Еле́на Ма́рия де Шаппоте́н (фр. Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, монашеское имя — Мария Страданий Господних) — блаженная Римско-Католической Церкви, монахиня, основательница женской монашеской конгрегации «Францисканки Миссионерки Марии».
Bienheureuse Marie de la
Passion
Fondatrice des
Franciscaines Missionnaires de Marie (+ 1904)
Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, en religion Marie de la Passion, naît le 21 mai 1839 à Nantes dans une noble famille chrétienne. Dès l'enfance, elle manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde...
Elle est la fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie.
Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 octobre 2002 - (biographie sur le site du Vatican)
"Une vie toute entière associée à l'aventure missionnaire: Tout au long de sa vie, Marie de la Passion, mystique et réaliste, s'est passionnée pour la Mission universelle de l'Église, avec une disponibilité intuitive et créatrice. Sa vie et son œuvre semblent avoir une place à part dans le panorama missionnaire de la fin du XIXe siècle, et un sens prophétique pour aujourd'hui.
En fondant l'institut des Franciscaines Missionnaires de Marie, elle concrétise quelques grandes intuitions:
* II n'y a pas de frontières pour la mission... puisque l'amour de Dieu est sans limites. - L'Eucharistie célébrée et adorée est au cœur de la vie quotidienne des sœurs, comme source et force de leur vie missionnaire.
* Les femmes ont un rôle spécifique et irremplaçable à jouer dans l'activité apostolique de l'Église, et la Vierge Marie inspire leur disponibilité missionnaire.
* Travailler à plus de justice et de paix, s'engager aux côtés des plus petits, 'lépreux' et 'exclus' de notre temps, dans un esprit franciscain de fraternité, de respect et de service, c'est proclamer 'le Royaume de Dieu est tout proche'
* Les moyens de communication sont une chance à saisir pour annoncer la Bonne Nouvelle, et pour renforcer l'unité fraternelle entre les sœurs dispersées de par le monde."
(Hélène de Chappotin - Marie de la Passion - diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier)
- fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie
À San Remo en Ligurie, l'an 1904, la bienheureuse Marie de la Passion (Hélène
de Chappotin de Neuville), vierge. Née à Nantes et saisie au fond du cœur par
l'humilité et la simplicité de saint François d'Assise, elle fonda l'Institut
des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie, avec le souci constant de la
condition féminine en terres de mission.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10076/Bienheureuse-Marie-de-la-Passion.html
Bienheureuse Marie de la
Passion CHAPPOTIN DE NEUVILLE
Nom: CHAPPOTIN DE
NEUVILLE
Prénom: Hélène-Marie
Nom de religion: Marie de
la Passion
Pays: France
Naissance:
21.05.1839 à Nantes
Mort: 15
11.1904 à Sanremo
Etat: Religieuse -
Fondatrice
Note: 1864 entre dans la
Société de Marie Réparatrice. Fait ses vœux en Inde et devient supérieure. 1876
doit se séparer de la Société avec 19 sœurs et fonde les Missionnaires de Marie
avec noviciat à Saint-Brieuc, puis ouvre une maison à Rome (1882). Les Franciscaines
Missionnaires de Marie sont présentes dans le monde entier.
Béatification:
20.10.2002 à Rome par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 15 novembre
Réf. dans l’Osservatore
Romano: 2002 n.43 p.1-3 - n.44 p.6
Réf. dans la
Documentation Catholique:
Notice brève
Hélène de Chappotin naît
en 1839 à Nantes (Bretagne). En 1860 elle entre chez les Clarisses et dit à ce
propos : “Je devins Fille de Saint François et n’ai jamais cessé de
l’être.” Mais sa santé l’oblige à quitter et à rentrer dans sa famille qui
d’ailleurs ne croit pas à sa vocation. Après quelques années, elle réussit à
entrer chez les Sœurs Réparatrices, à Toulouse, où elle prend le nom de Sœur
Marie de la Passion. Elle est envoyée en Inde où elle devient supérieure
locale, puis provinciale. Elle a une âme profondément missionnaire et avec 20
religieuses, elle désire former un groupement purement missionnaire. C’est la
naissance, avec la bénédiction de Pie IX, des “Missionnaires de Marie”. Elle a
la joie d’être admise avec ses Sœurs dans le Tiers-Ordre franciscain sous le
nom de “Franciscaines Missionnaires de Marie”. Elle retrouve ainsi sa vocation
franciscaine. Après avoir connu bien des épreuves, elle meurt en 1904, laissant
plus de 2'000 religieuses réparties sur 4 continents.
Notice développée
Hélène de Chappotin naît
le 21 mai 1839 à Nantes, d'une famille chrétienne en vue. Dès l'enfance, elle
manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde. En avril 1856, alors
qu'elle suit les exercices spirituels, elle fait une première expérience de
Dieu qui l'appelle à une vie de donation totale. La mort imprévue de sa mère en
retarde cependant la réalisation. En décembre 1860, avec le consentement de
l'évêque de Nantes, elle entre au monastère des Clarisses, nouvellement
implantés dans la ville, où l'attire l'idéal de simplicité et de pauvreté de
Saint François. "Je devins fille de Saint François, dit-elle, et n'ai pas
cessé de l'être." Le 23 janvier 1861, encore postulante, elle fait une
profonde expérience de Dieu qui l'invite à s'offrir en victime pour l'Église et
pour le Pape. Cette expérience marquera toute sa vie. Peu de temps après, elle
tombe gravement malade et doit quitter le monastère. Elle revient dans sa
famille qui ne croit pas à sa vocation, mais Dieu seul est "capable de
combler la soif de vérité qui l'habite" (Jean Paul II). Cédant à sa
passion de la lecture, elle met à profit le temps providentiel de calme qui lui
est donné pour dévorer les livres de la bibliothèque du château familial:
Écriture Sainte, Pères de l'Église, notamment Saint Augustin, auteurs
spirituels du 17e siècle. Elle accumule ainsi un riche patrimoine qui lui
servira grandement plus tard.
Quand son rétablissement
est complet, son confesseur l'oriente vers la Société de Marie Réparatrice.
Admise en mai 1864, elle reçoit, le 15 août de la même année, à Toulouse,
l'habit religieux avec le nom de Marie de la Passion. Toutefois elle garde au
cœur la nostalgie de sa première famille franciscaine, et la pensée de ses
sœurs Clarisses lui 'brise l'âme'.
En mars 1865, encore
novice, elle est envoyée en Inde dans le Vicariat apostolique du Maduré, confié
à la Compagnie de Jésus. C'est là qu'elle prononce ses vœux temporaires. Ses
dons et ses vertus la font désigner comme supérieure locale, puis, en juillet
1867, comme supérieure provinciale des trois couvents de Réparatrices. Elle a
28 ans! Sous sa direction les œuvres d'apostolat se développent, la paix –
troublée par des tensions antérieures – est rétablie, la ferveur et la
régularité refleurissent dans les communautés.
En 1874 elle fonde une
nouvelle maison à Ootacamund, dans le vicariat de Coimbatore. Cependant, au
Maduré, des divergences d'opinion se font jour au sujet de la Mission, au point
qu'en juin 1876 vingt religieuses, parmi lesquels Marie de la Passion, se voient
obligées de se séparer de la Société de Marie Réparatrice. Elle se réunissent à
Ootacamund. Et Marie de la Passion se rend à Rome pour régulariser la situation
des vingt sœurs séparées et obtient de Pie IX l'autorisation de fonder un
nouvel Institut, exclusivement destiné aux missions, sous le nom de
Missionnaires de Marie. Cette autorisation est donnée le 6 janvier 1877 en la
fête de l'Épiphanie, fête éminemment missionnaire. Marie de la Passion écrira
dans l'une de ses Méditations: "Réjouissons-nous que notre Institut
missionnaire soit né en cette fête de l'Épiphanie. Bénissons Saint François qui
au même jour nous a donné la promesse de nous abriter toujours sous son
manteau." Quelques jours après, le Pape, lors d'une audience, encourage la
fondatrice et lui impose les mains comme pour confirmer par ce geste la mission
qu'il vient de lui donner au nom de Dieu.
Un noviciat est ouvert à
Saint-Brieuc, en France; il accueille très vite de nombreuses vocations. A deux
reprises Marie de la Passion se rend à Rome pour résoudre les difficultés qui
menacent d'entraver la stabilité et la croissance du jeune Institut. C'est dans
cette ville qu'elle retrouve providentiellement son orientation franciscaine
initiale. En effet, le 4 octobre 1882, dans l'église d'Aracœli, elle est reçue
dans le Tiers Ordre de Saint François. Elle entre alors en relation avec le
Serviteur de Dieu, le Père Bernardin de Portogruaro, ministre général de
l'Ordre des Frères Mineurs, qui, par la suite, la soutiendra dans ses épreuves.
Les années 1882 à 1884 sont douloureuses. En mars 1883, Marie de la Passion est
destituée de sa fonction de Supérieure de l'Institut, à cause de fortes
oppositions. Mais le Ministre Général des Franciscains et l'évêque de
Saint-Brieuc plaident en sa faveur. A la suite de l'enquête ordonnée par Léon
XIII, son innocence est pleinement reconnue et elle est réélue au chapitre de
l'année suivante.
L'Institut des
Missionnaires de Marie, ou Franciscaines Missionnaires de Marie, commence alors
à se développer rapidement. Le zèle missionnaire de la fondatrice ne connaît
pas de limites pour répondre aux appels des pauvres et des abandonnés. La
promotion de la femme et la question sociale l'intéressent particulièrement.
Avec intelligence et discrétion, elle offre aux pionniers en ce domaine une
collaboration qu'ils apprécient grandement. Son intense activité puise son
dynamisme dans la contemplation des grands mystères de la foi. "Au cœur de
l'engagement missionnaire, dit le Pape, elle place l'oraison et l'Eucharistie, car
pour elle adoration et mission se fondent en une même démarche." Elle
ouvre à son Institut les horizons de la mission universelle qui s'accomplit
avec l'esprit évangélique de François d'Assise. Elle trouve le temps de rédiger
de nombreux écrits de formation, tandis que, par une fréquente correspondance,
elle suit ses sœurs missionnaires dispersées dans le monde, les invitant avec
insistance à une vie de sainteté. En 1900 l'Institut reçoit le sceau du martyre
avec 7 Sœurs victimes de la persécution des Boxers. Elles font partie du groupe
des 120 martyrs de Chine canonisés au cours du Grand Jubilé de l'an 2000. Ce
martyre est pour Marie de la Passion, en même temps qu'une grande douleur,
"la joie d'avoir maintenant 7 vraies Franciscaines Missionnaires de Marie"
reprenant à son compte l'action de grâce de son Père Saint François lorsqu'il
apprit le martyre des 5 premiers Frères Mineurs au Maroc.
Usée par les fatigues des
incessants voyages et du labeur quotidien, Marie de la Passion, après une brève
maladie, meurt à Sanremo (Ligurie) le 15 novembre 1904, laissant plus de 2'000
religieuses et 86 maisons insérées en quatre continents. Aujourd'hui (en 2002)
elles sont 7'700 Sœurs dans 77 pays.
CHAPELLE PAPALE POUR LA
BÉATIFICATION DE 6 SERVITEURS DE DIEU
HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL
II
Dimanche 20 octobre 2002
1. "Allez donc, de
toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils
et du Saint Esprit" (Mt 28, 19).
Jésus ressuscité quitte
ainsi les Apôtres, avant de retourner au Père: "Allez!". Sa dernière
parole est une invitation à la mission, qui est dans le même temps une
promesse, un testament et un engagement. Le Christ confie aux disciples son
message de salut et leur demande de le diffuser et de le témoigner jusqu'aux
extrémités de la terre.
Telle est la
signification de la Journée mondiale des Missions d'aujourd'hui. Par une
coïncidence providentielle, c'est précisément en cette journée que sont
proclamés plusieurs nouveaux bienheureux, qui ont accompli de façon singulière
le mandat d'annoncer et de témoigner l'Evangile. Il s'agit de Daudi Okelo et
Jildo Irwa, Andrea
Giacinto Longhin, Marcantonio Durando, Marie
de la Passion et Liduina Meneguzzi.
Dans le contexte de la
Journée mondiale des Missions, leur béatification nous rappelle que le premier
service à rendre à la mission est la recherche sincère et constante de la
sainteté. Nous ne pouvons pas témoigner avec cohérence de l'Evangile si,
auparavant, nous ne le vivons pas fidèlement.
2. Mes pensées se
tournent avant tout vers les deux jeunes catéchistes d'Ouganda, Daudi Okelo et
Jildo Irwa. Ces deux témoins courageux n'étaient que des enfants lorsque, avec
simplicité et foi, ils versèrent leur sang pour le Christ et son Eglise. Avec
un enthousiasme juvénile pour leur mission et l'enseignement de la foi à leurs
concitoyens, ils partirent en 1918 pour le Nord de l'Ouganda. C'est là, alors
que l'évangélisation venait juste de commencer dans cette région, qu'ils
décidèrent d'embrasser la mort plutôt que d'abandonner la région et faillir à
leurs devoirs de catéchistes. Nous pouvons véritablement voir dans leur vie et
dans leur témoignage qu'ils étaient "aimés et choisis de Dieu" (cf. 1Th
1, 4).
Daudi et Jildo sont
élevés aujourd'hui à la gloire des autels. Ils sont présentés à la communauté
chrétienne tout entière comme exemples de sainteté et de vertu, et comme
modèles et intercesseurs pour les catéchistes à travers le monde, en
particulier dans les lieux où les catéchistes souffrent en raison de leur foi,
et doivent parfois affronter l'exclusion sociale et même le danger personnel.
Puissent la vie et le témoignage de ces deux serviteurs dévoués de l'Evangile
inspirer de nombreux hommes et femmes - en Ouganda, en Afrique, et partout
ailleurs - à répondre avec générosité à l'appel à devenir catéchistes, en
transmettant la connaissance du Christ aux autres et en renforçant la foi des
communautés qui ont récemment reçu l'Evangile du salut.
3. "Je t'ai appelé
par ton nom" (Is 45, 4). Les paroles avec lesquelles le prophète Isaïe
indique la mission confiée par Dieu à ses élus expriment bien la vocation d'Andrea
Giacinto Longhin, l'humble capucin qui a été pendant trente-deux ans Evêque du
diocèse de Trévise, au début du siècle dernier, du XX siècle. Il a été un
pasteur simple et pauvre, humble et généreux, toujours disponible envers son
prochain, selon la plus authentique tradition capucine.
On l'appelait l'Evêque
des choses essentielles. A une époque marquée par des événements dramatiques et
douloureux, il s'est révélé un père pour les prêtres et un pasteur zélé de son
peuple, toujours présent aux côtés de ses fidèles, en particulier dans les
moments de difficulté et de danger. Il anticipait ainsi ce que devait souligner
le Concile oecuménique Vatican II, en indiquant dans l'évangélisation
"l'un des principaux devoirs des Evêques" (Christus
Dominus, n. 12; cf. Redemptoris
missio, n. 63).
4. "Nous nous
rappelons [...] l'activité de votre foi, le labeur de votre charité, la
constance de votre espérance" (1 Th 1, 2-3). Les paroles de l'Apôtre
dessinent le portrait spirituel du Père Marcantonio Durando, de la Congrégation
de la Mission et digne fils de la terre piémontaise. Il vécut de la foi et d'un
ardent élan spirituel, en refusant toute forme de compromis ou de tiédeur
intérieure.
A l'école de saint
Vincent de Paul, il sut reconnaître dans l'humanité du Christ l'expression la
plus grande, et dans le même temps la plus accessible et désarmante, de l'amour
de Dieu envers chaque homme. Aujourd'hui encore, il nous indique le mystère de
la Croix comme le moment culminant où nous est révélé le mystère insondable de
l'amour de Dieu.
5. "Nous le savons
frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui" (1 Th 1, 4).
Marie de la Passion s'est laissée saisir par Dieu, capable de combler la soif
de vérité qui l'habitait. Fondant les Soeurs Franciscaines Missionnaires de
Marie, elle brûlait de communiquer les flots d'amour qui bouillonnent en elle
et veulent se répandre sur le monde. Au coeur de l'engagement missionnaire,
elle place l'oraison et l'Eucharistie, car pour elle adoration et mission se
fondent en une même démarche. Nourrie de l'Ecriture et des Pères de l'Eglise,
mystique et active, passionnée et intrépide, elle se donne avec une
disponibilité intuitive et audacieuse à la mission universelle de l'Eglise.
Chères soeurs, à l'école de votre fondatrice, en communion profonde avec
l'Eglise, accueillez l'invitation à vivre, dans une fidélité renouvelée, les intuitions
de votre charisme fondateur, pour que nombreux soient ceux qui découvrent Jésus,
celui qui nous fait entrer dans le mystère d'amour qui est Dieu.
6. "Rapportez à
Yahvé, familles des peuples, rapportez à Yahvé gloire et puissance" (Ps
95, 7). Les paroles du Psaume responsorial expriment bien l'aspiration
missionnaire, qui a envahi soeur Liduina Meneguzzi, des Soeurs de saint
François de Sales. Au cours de son existence, brève mais intense, soeur Liduina
se prodigua en faveur de ses frères les plus pauvres et qui souffraient, en
particulier à l'hôpital de la mission de Dire-Dawa, en Ethiopie.
Avec un zèle apostolique
fervent, elle cherchait à faire connaître à chacun notre unique Sauveur, Jésus.
A l'école de celui qui est "doux et humble de coeur" (cf. Mt 11, 29),
elle apprit à diffuser la charité, qui naît d'un coeur pur, en surmontant toute
médiocrité et inertie intérieure.
7. "Et voici que je
suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde" (Mt 28, 20). Telle
est la promesse que le Christ fit à ses disciples, en s'apprêtant à quitter le
monde pour revenir au Père.
Je suis avec vous pour
toujours! Je suis avec toi, dit Jésus, Eglise qui est en pèlerinage dans le
monde. Je suis avec vous, jeunes communautés ecclésiales en terres de mission.
N'ayez pas peur d'établir un dialogue avec tous. Apportez à chacun le message
du salut! Soyez courageux!
Que Marie, Etoile de
l'évangélisation, et les nouveaux bienheureux protègent et accompagnent vos pas
sur les routes du monde. Amen!
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pour la Communication
Marie de la Passion (1839-1904)
Hélène Marie Philippine
de Chappotin de Neuville, en religion Marie de la Passion, naît le 21 mai 1839
à Nantes, en France, d'une noble famille chrétienne. Dès l'enfance, elle
manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde.
En avril 1856, alors
qu'elle suit les exercices spirituels, elle fait une première expérience de
Dieu qui l'appelle à une vie de donation totale. La mort imprévue de sa mère en
retarde cependant la réalisation. En décembre 1860, avec le consentement de
l'évêque de Nantes, elle entre au monastère des Clarisses où l'attire l'idéal
de simplicité et de pauvreté de Saint François.
Encore postulante, le 23
janvier 1861, elle fait une profonde expérience de Dieu qui l'invite à s'offrir
en victime pour l'Église et pour le Pape. Cette expérience marquera toute sa
vie. Peu de temps après, elle tombe gravement malade et doit quitter le
monastère. Quand son rétablissement est complet, son confesseur l'oriente vers
la Société de Marie Réparatrice. Admise en mai 1864, elle reçoit, le 15 août de
la même année, à Toulouse, l'habit religieux avec le nom de Marie de la
Passion.
En mars 1865, encore
novice, elle est envoyée en Inde dans le Vicariat apostolique du Maduré, confié
à la Compagnie de Jésus. Là les Réparatrices travaillent à la formation des
sœurs d'une congrégation autochtone, ainsi qu'à d'autres activités
apostoliques. C'est donc au Maduré que Marie de la Passion prononce ses vœux
temporaires le 3 mai 1866.
Ses dons et ses vertus la
font désigner comme supérieure locale, puis, en juillet 1867, comme supérieure
provinciale des trois couvents des Réparatrices. Sous sa direction les œuvres
d'apostolat se développent, la paix — troublée par des tensions antérieures —
est rétablie, la ferveur et la régularité refleurissent dans les communautés.
En 1874 elle fonde une
nouvelle maison à Ootacamund, dans le vicariat de Coimbatore, confié aux
Missions Etrangères de Paris. Cependant, au Maduré les dissensions s'aggravent
au point qu'en juin 1876 vingt religieuses, parmi lesquelles Marie de la
Passion, se voient obligées de se séparer de la Société de Marie Réparatrice.
Elles se réunissent à Ootacamund sous la juridiction du Vicaire apostolique de
Coimbatore, Mgr Joseph Bardou, M.E.P.
En novembre 1876, Marie
de la Passion se rend à Rome pour régulariser la situation des vingt sœurs
séparées et obtient de Pie IX, le 6 janvier 1877, l'autorisation de fonder un
nouvel Institut, spécifiquement destiné aux missions, sous le nom de
Missionnaires de Marie.
Suivant une suggestion de
Propaganda Fide, Marie de la Passion ouvre à Saint-Brieuc, en France, un
noviciat qui accueille très vite de nombreuses vocations. En avril 1880, puis
en juin 1882, la Servante de Dieu se rend à Rome pour résoudre les difficultés
qui menacent d'entraver la stabilité et la croissance du jeune Institut. Le
dernier voyage, en juin 1882, marque une étape importante dans sa vie: elle est
autorisée à ouvrir une maison à Rome et, par des circonstances providentielles,
retrouve l'orientation franciscaine que Dieu lui avait indiquée vingt-deux ans
plus tôt. En effet, le 4 octobre 1882, dans l'église d'Aracœli, elle est reçue
dans le Tiers Ordre de Saint François. Elle entre alors en relation avec le
Serviteur de Dieu, Père Bernardin de Portogruaro, ministre général de l'Ordre
des Frères Mineurs, qui, par la suite, la soutiendra dans ses épreuves, avec
une paternelle sollicitude.
En mars 1883, Marie de la
Passion est destituée de sa fonction de Supérieure de l'Institut, à cause de
fortes oppositions. Mais, à la suite de l'enquête ordonnée par Léon XIII, son
innocence est pleinement reconnue et elle est réélue au chapitre de juillet
1884.
L'Institut des
Missionnaires de Marie commence alors à se développer rapidement: le 12 août
1885 est émis le Décret de louange et celui d'affiliation à l'Ordre des Frères
Mineurs; les constitutions sont approuvées ad experimentum le 17
juillet 1890 et définitivement le 11 mai 1896. Et, au-delà de tout obstacle et
de toute frontière, des missionnaires ne cessent d'être envoyées jusqu'aux
terres les plus lointaines et périlleuses.
Le zèle missionnaire de
la fondatrice ne connaît pas de limites pour répondre aux appels des pauvres et
des abandonnés. La promotion de la femme et la question sociale l'intéressent
particulièrement; avec intelligence et discrétion, elle offre aux pionniers en
ce domaine une collaboration qu'ils apprécient grandement.
Son intense activité
puise son dynamisme dans la contemplation des grands mystères de la foi. Tout,
pour Marie de la Passion, se ramène à l'Unité-Trinité de Dieu, Vérité-Amour,
qui se donne à nous à travers le mystère pascal du Christ. Unie à ces mystères,
elle vit sa vocation d'offrande dans une dimension ecclésiale et missionnaire.
Jésus Eucharistie est pour elle «le grand missionnaire» et Marie, dans la
disponibilité de son «Ecce», trace la voie de la donation sans réserve à
l'œuvre de Dieu. Elle ouvre ainsi à son Institut les horizons de la mission
universelle qui s'accomplit avec l'esprit évangélique de François d'Assise dans
la simplicité, la pauvreté et la charité.
Elle a grand soin, non
seulement de l'organisation extérieure des œuvres, mais aussi et surtout de la
formation spirituelle de ses religieuses. Douée d'une extraordinaire capacité
de travail, elle trouve le temps de rédiger de nombreux écrits de formation,
tandis que, par une fréquente correspondance, elle suit ses missionnaires
dispersées dans le monde, les invitant avec insistance à une vie de sainteté.
En 1900, l'Institut reçoit le sceau du sang dans le martyre de sept
Franciscaines Missionnaires de Marie, béatifiées en 1946 et canonisées au cours
du Grand Jubilé de l'an 2000. Ce martyre est pour Marie de la Passion, en même
temps qu'une grande douleur une immense joie, une émotion intense d'être la
mère spirituelle de ces missionnaires qui ont su vivre l'idéal de leur vocation
jusqu'à l'effusion du sang.
Usée par les fatigues des
incessants voyages et du labeur quotidien, Marie de la Passion, après une brève
maladie, meurt à Sanremo le 15 novembre 1904, laissant plus de deux mille
religieuses et quatre-vingt six maisons insérées en quatre continents. Sa
dépouille mortelle repose dans un oratoire privé de la maison généralice de l'Institut
des Franciscaines Missionnaires de Marie à Rome.
En février 1918 s'ouvre à
Sanremo le Procès informatif pour la Cause de Béatification et Canonisation. En
1941 est promulgué le Décret sur les écrits et, dans les années suivantes, de
très nombreuses lettres postulatoires sont adressées au Saint-Siège de toutes
les parties du monde en faveur de la Cause de la Servante de Dieu. Après le
vote unanimement favorable des Consulteurs, le Décret pour l'In-troduction de
la Cause est publié, avec l'approbation de S. S. Jean- Paul II, le 19 janvier
1979.
Le 28 juin 1999, est
solennellement promulgué, par le Souverain Pontife Jean-Paul II, le Décret sur
l'héroïcité des vertus de Mère Marie de la Passion.
La guérison d'une
religieuse atteinte de «TBC pulmonaire et vertébrale, maladie de Pott», est
reconnue le 5 mars 2002 comme étant un miracle accordé par Dieu à
l'intercession de la Vénérable. Et le 23 avril 2002, en présence du Souverain
Pontife Jean-Paul II, est promulgué le Décret ouvrant la voie à la Béatification
de la Vénérable Servante de Dieu.
Mère Marie de la Passion
a été Béatifié, le 20 Octobre 2002, par Saint Jean Paul II
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_marie-passion_fr.html
Une vie toute entière
associée à l’aventure Missionnaire.
Le 20 Octobre 2002, le
Pape Saint Jean Paul II Béatifie:
Hélène de Chappotin, Marie de la Passion, Fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie
Les intuitions
Missionnaires de Marie de la Passion
Tout au long de sa vie,
Marie de la Passion, Mystique et réaliste, s’est passionnée pour la Mission
universelle de l’Église, avec une disponibilité intuitive et créatrice. Sa vie
et son œuvre semblent avoir une place à part dans le panorama Missionnaire de
la fin du XIXe siècle, et un sens prophétique pour aujourd’hui.
En fondant l’institut des
Franciscaines Missionnaires de Marie, elle concrétise quelques grandes
intuitions :
II n’y a pas de
frontières pour la Mission… puisque l’Amour de Dieu est sans limites. -
L’Eucharistie Célébrée et Adorée est au cœur de la vie quotidienne des Sœurs,
comme source et force de leur Vie Missionnaire.
Les femmes ont un rôle
spécifique et irremplaçable à jouer dans l’activité apostolique de l’Église, et
la Vierge Marie inspire leur disponibilité Missionnaire.
Travailler à plus de
justice et de paix, s’engager aux côtés des plus petits, « lépreux »
et « exclus » de notre temps, dans un esprit Franciscain de
fraternité, de respect et de service, c’est proclamer « le Royaume de Dieu
est tout proche »
Les moyens de
communication sont une chance à saisir pour annoncer la Bonne Nouvelle, et pour
renforcer l’unité fraternelle entre les Soeurs dispersées de par le monde.
Biographie
Hélène de Chappotin est née le 21 Mai 1839 à Nantes, au foyer de Charles de Chappotin et de Sophie Galbaud du Fort.
A 21 ans, attirée par St François d’Assise, elle entre chez les Clarisses de
Nantes où elle vit une expérience Mystique décisive. Mais sa santé précaire ne
lui permet pas d’y rester au-delà de quelques mois. Cette courte étape sera
cependant déterminante tout au long de sa vie spirituelle et Missionnaire.
En 1864, elle est admise chez les Sœurs de Marie Réparatrice.
Elle y prend l’habit religieux sous le nom de Marie de la Passion. Dès l’année suivante, elle est envoyée en Inde, au Maduré, où elle restera 11 années, assumant très vite la responsabilité des quatre Communautés de cette région.
En 1876, à la suite de graves difficultés vécues dans cette mission, elle vient à Rome chercher un éclairage pour elle et pour ses Sœurs restées en Inde.
En 1877, le pape Pie IX approuve le nouvel Institut fondé à travers épreuves et contradictions, pour le service de l’Église universelle.
Affilié au Tiers-Ordre franciscain, celui-ci prendra le nom de Franciscaines Missionnaires de Marie.
La rapidité de l’expansion à travers le monde est étonnante pour cette
époque. Elle ouvre un noviciat à Saint Brieuc.
A la mort de Marie de la Passion, le 15 Novembre 1904, les Franciscaines
Missionnaires de Marie sont déjà envoyées dans 24 pays de 4 continents.
Statue
représentant Hélène de Chappotin de
Neuville, Stella Maris College Quezon City
Blessed
Hélène-Marie-Philippine de Chappotin de Neuville
Also
known as
Marie of the Passion
Marie de la Passion de
Chappotin
Profile
The death of
two sisters and a cousin led Hélène to look for meaning in life, which led to
her discerning a call to religious life. Her mother died when
Hélène was 20 years old, and she put the religious life on hold to run her
family home and help raise her younger siblings. In December 1860,
having a great devotion to Saint Francis
of Assisi, she was finally able to follow the call and joined the Poor
Clares, but health problems forced
her to return home. When she recovered, her confessor directed her to the Society
of Marie Reparatrice which she joined in 1864,
making her profession in Toulouse, France on 15
August 1865,
taking the name Mary of the Passion. Missionary to India in
March 1865.
Provincial superior of three Reparatrice houses in July 1867.
In the mid-1870‘s,
she became embroiled in disputes among missionary houses
in India which
led to going to the Vatican to seek help settling the issue. On 6
January 1877 she
obtained permission from Pope Pius
IX to found the Franciscan Missionaries of Mary. Worked with
Servant of God Father Bernardin
de Portogruaro. Due to internal politics and dissension, she was removed from
her position as superior of the Order in March 1883;
an inquiry by Pope Leo
XIII cleared her of all allegations and she was re-elected to the
position of Superior in July 1884.
Today the Missionaries continue their good work with 2,000 sisters at
86 houses on four continents.
Born
21
May 1839 in
Nantes, Loire-Atlantique, France
15
November 1904 in San
Remo, Imperia, Italy of
natural causes
interred in
a private oratory at
the general house of the Franciscan Missionaries of Mary in Rome, Italy
28
June 1999 by Pope John
Paul II (decree of heroic
virtues)
20
October 2002 by Pope John
Paul II
her beatification miracle involving
the healing of a religious sister who suffered from “pulmonary and vertebral
TBC, Pott’s Disease”
Additional
Information
other
sites in english
Franciscan Missionaries of Mary
Franciscan
Missionaries of Mary, Australia
images
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
MLA
Citation
“Blessed
Hélène-Marie-Philippine de Chappotin de Neuville“. CatholicSaints.Info. 7
July 2023. Web. 15 November 2023.
<https://catholicsaints.info/blessed-helene-marie-philippine-de-chappotin-de-neuville/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-helene-marie-philippine-de-chappotin-de-neuville/
Mary of the Passion (1839-1904)
Foundress of the Franciscan Missionaries of Mary
Born on 21st May 1839 in
Nantes, France, into a noble Christian family, Hélène Marie Philippine de
Chappotin de Neuville, in religion Mary of the Passion, showed from childhood
eminent natural gifts and a deep faith.
In April 1856, during a
retreat, she first experienced a call from God to a life of total consecration.
The unforeseen death of her mother delayed its realisation. In December 1860,
with the consent of the Bishop of Nantes, she entered the Poor Clares whose
ideal of the simplicity and poverty of Saint Francis attracted her.
On 23rd January 1861,
while still a postulant, she had a profound experience of God who invited her
to offer herself as a victim for the Church and the Pope. This experience
marked her for life. A short time after, having become seriously ill, she had
to leave the monastery. When she was well again, her confessor directed her
towards the Society of Marie Reparatrice. She entered with them in 1864 and on
the following 15th August, in Toulouse, she received the religious habit with
the name of Mary of the Passion.
In March 1865, while
still a novice, she was sent to India, to the Apostolic Vicariate of Madurai,
confided to the Society of Jesus. The Reparatrice sisters there had the task of
formation of sisters of an autochthonous congregation as well as being involved
in other apostolic activities. It was there, that she pronounced her temporary
vows on 3rd May 1866.
Because of her gifts and
virtues, she was nominated local superior and then, in July 1867, she was named
provincial superior of the three convents of the Reparatrice. Under her
guidance, the works of the apostolate developed, peace which had been some-what
disturbed by tensions which were already existing in the mission, was
re-established and fervour and regularity flourished again in the communities.
In 1874, a new house was
founded in Ootacamund in the Vicariate of Coimbatore, confided to the Paris
Foreign Mission Society. However in Madurai the dissensions became exacerbated
to such an extent that, in 1876 some religious, among them Mary of the Passion,
were driven to leave the Society of Marie Reparatrice, reuniting, at Ootacamund
under the jurisdiction of the Vicar Apostolic of Coimbatore, Monsignor Joseph
Bardou MEP.
In November 1876, Mary of
the Passion went to Rome to regularize the situation of the twenty separated
sisters and, on 6th January 1877, obtained the authorization from Pius IX to
found a new Institute which was to be specifically missionary and was to be
called the Missionaries of Mary.
On the suggestion of the
Congregation of Propaganda Fide, Mary of the Passion opened a novitiate in
Saint-Brieuc in France, where very soon numerous vocations came along. In April
1880, and in June 1882, the Servant of God went to Rome to resolve the
difficulties which were threatening to hinder the stability and growth of the
young Institute. This latter journey, on June 1882, marked an important stage
in her life: in fact she was authorized to open a house in Rome and, through
providential circumstances, she rediscovered the Franciscan direction which God
had indicated to her twenty-two years previously. On 4th October 1882, in the
Church of the Aracoeli, she was received into the Third Order of Saint Francis
and thus began her relationship with the Servant of God, Fr. Bernardin de
Portogruaro, Minister General, who with paternal solicitude would support her
in her trials.
In March 1883, due to
latent opposition, Mary of the Passion was deposed from her office of Superior
of the Institute. However, after an inquiry ordered by Leo XIII, her innocence
was fully acknowledged and at the Chapter of July 1884 she was re-elected.
The Institute of the
Missionaries of Mary then began to develop rapidly. On 12th August 1885 the
Laudatory Decree, and that of affiliation to the Order of Friars Minor were
issued. The Constitutions were approved ad experimentum on 17th July
1890 and definitively on 11th May 1896. Missionaries were sent regularly to the
most perilous and distant places overcoming all obstacles and boundaries.
The zeal of the Foundress
knew no bounds in responding to the calls of the poor and the abandoned. She
was particularly interested in the promotion of women and the social question:
with intelligence and discretion she offered collaboration to the pioneers who
were working in these spheres, which they appreciated very much.
Her intense activity drew
its dynamism from contemplation of the great mysteries of faith. For Mary of
the Passion, all led back to the Unity-Trinity of God Truth-Love, who
communicates Himself to us through the paschal mystery of Christ. It was in
union with these mysteries that, in an ecclesial and missionary dimension, she
lived her vocation of offering. Jesus in the Eucharist was for her, "the
great missionary" and Mary, in the disponibility of her «Ecce», traced out
for her the path of unconditional donation to the work of God. Thus she opened
her Institute to the horizons of universal mission, accomplished in Francis of
Assisi's evangelical spirit of simplicity, poverty and charity .
She took great care, not
only of the external organization of the works, but above all of the spiritual
formation of the religious. Gifted with an extraordinary capacity for work, she
found time to compose numerous writings on formation, whilst by frequent
correspondence she followed her missionaries dispersed throughout the world,
relentlessly calling them to a life of holiness. In 1900 her Institute received
the seal of blood through the martyrdom of seven Franciscan Missionaries of
Mary, who were beatified in 1946 and canonised during the Great Jubilee of the
year 2000. To be the spiritual mother of these missionaries who had known how
to live to the shedding of their blood, the ideal proposed by her, was for Mary
of the Passion, both a great sorrow, a great joy and a time of great emotion.
Worn out by the fatigue
of incessant journeys and daily labour, Mary of the Passion, after a brief
illness, died peacefully in San Remo on 15th November 1904, leaving more than
2,000 religious and eighty-six houses scattered about the four continents. Her mortal
remains repose in a private oratory of the General House of the Institute of
the Franciscan Missionaries of Mary in Rome.
In February 1918, in San
Remo, the Informative Process was opened for the Cause of Beatification and
Canonization. In 1941, the Decree on the writings was promulgated and, during
the following years, numerous postulatory letters were addressed to the Holy
See from all parts of the world in favour of the Cause of the Servant of God.
After the Consultors had voted unanimously in its favour, the Decree for the
Introduction of the Cause was published on 19th January 1979, with the
approbation of His Holiness John Paul II. On 28th June 1999 the Sovereign
Pontiff John Paul II solemnly promulgated the Decree on the heroicity of the
virtues of Mother Mary of the Passion
On 5th March 2002, the
healing of a religious, suffering from "pulmonary and vertebral TBC,
Pott's Disease", was recognized as a miracle granted by God through the
intercession of the Venerable Mary of the Passion. On 23rd April 2002, in the
presence of the Sovereign Pontiff John Paul II, the Decree opening the path for
the Beatification of the Venerable Servant of God was promulgated.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_marie-passion_en.html
CAPPELLA PAPALE FOR THE
BEATIFICATION OF 6 SERVANTS OF GOD
HOMILY OF JOHN PAUL II
Dear Brothers and Sisters
in the Lord,
1. "Go therefore and
make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of
the Son and of the Holy Spirit" (Mt 28,19).
The Risen Lord took his
leave of the Apostles in this way before returning to the Father, "Go".
His last word is an invitation to the mission, that is at the same time a promise,
a testament and a duty. Christ entrusts his message of salvation to his disciples
and asks them to spread it and to witness to it to the ends of the earth.
This is the meaning of
today's World Mission Sunday. By a providential coincidence, on this very day,
we proclaim new Blesseds who in an extraordinary way fulfilled the commandment
of proclaiming and witnessing to the Gospel. They are Daudi
Okelo and Jildo Irwa, Andrea
Giacinto Longhin, Marcantonio
Durando, Mary
of the Passion and Liduina
Meneguzzi.
Their Beatification on
the very day of World Mission Sunday reminds us that the primary service we can
give to the mission is the sincere and constant quest for holiness. We cannot
witness to the Gospel genuinely, if first of all we do not live it faithfully.
2. My thoughts turn first
of all to the two young catechists from Uganda, Daudi Okelo and Jildo Irwa.
These two courageous witnesses were no more than boys when, with simplicity and
faith, they shed their blood for Christ and his Church. With youthful enthusiasm
for their mission of teaching the faith to their fellow countrymen, they set
out in 1918 for northern Uganda. It was there, as evangelization was just
beginning in that region, that they chose to embrace death rather than abandon
the area and forsake their duties as catechists. Truly, in their lives and
witness we can see that they were "beloved by God
and chosen by him" (cf. I Thes 1,4).
Daudi and Jildo are today
raised to the glory of the altar. They are given to the entire Christian
community as examples of holiness and virtue, and as models and intercessors
for catechists throughout the world, especially in those places where
catechists still suffer for the faith, sometimes facing social marginalization
and even personal danger. May the life and witness of these two dedicated
servants of the Gospel inspire many men and women - in Uganda, in Africa and
elsewhere - to answer with generosity the call to be a catechist, bringing
knowledge of Christ to others and strengthening the faith of those communities
that have recently received the Gospel of salvation.
3. "I have called
you by name" (Is 45,4). The words which the prophet Isaiah uses to show
the mission entrusted by God to his elect express well the vocation of Andrea
Giacinto Longhin, the humble Capuchin who for 32 years was Bishop of the
Diocese of Treviso at the beginning of the twentieth century. He was a simple,
poor, humble, generous Pastor always available for his neighbour, in accord
with the genuine tradition of the Capuchins.
They called him the
Bishop of essential things. In an age that was noted for tragic and painful
events, he was outstanding as a father for his priests and a zealous pastor of
the people, always close to the people, especially in moments of difficulty and
danger. In this way he anticipated what the Second Vatican Council emphasized
when it taught that evangelization was "one of the principal duties of
bishops" (Christus
Dominus, n. 12; cf. Redemptoris
missio, n. 63).
4. "Remembering ...
your work of faith, and labour of love and your steadfastness of hope" (I
Thes 1,2-3). The words of the Apostle draw the spiritual portrait of Father Marcantonio
Durando, of the Congregation of the Mission and worthy son of the Piedmont
region. He lived the faith and a burning spiritual zeal, shunning every kind of
compromise or interior tepidity.
At the school of St
Vincent de Paul, he learned how to recognize in the humanity of Christ the
greatest, most accessible and disarming expression of the love of God for every
human being. Still today he indicates to us the mystery of the Cross as the
culminating moment in which the unsearchable mystery of God's love is revealed.
5. "We know,
brethren beloved of God, that you were chosen by him" (I Thes 1,4). Mary
of the Passion let herself be seized by God who was able to satisfy the thirst
for truth that motivated her. Founding the Franciscan Missionaries of Mary, she
burned to communicate the torrents of love that sprang up in her and wished to
extend them over the world. At the heart of the missionary commitment, she
placed prayer and the Eucharist because for her adoration
and mission blended to become the same work. Drawing on
Scripture and the Fathers of the Church, combining a mystical and an active
vocation, passionate and intrepid, she gave herself with an intuitive and bold
readiness to the universal mission of the Church. Dear Sisters, learn from your
Foundress, in profound communion with the Church, and welcome the invitation to
live, with renewed fidelity, the intuitions of your founding charism, so that
the number of those who discover Jesus, who makes us enter into the
mystery of the love that is God, may be more abundant.
6. "Give to the
Lord, families of peoples, give to the Lord glory and power" (Ps 95
[96],7). The words of the responsorial Psalm express well the missionary
yearning, that permeated the heart of Sr Liduina Meneguzzi, of the Sisters of
St Francis de Sales. In the course of her brief but intense life, Sr Liduina
poured herself out for her poorer and suffering brothers, particularly at the
hospital of the mission of Dire Dawa in Ethiopia.
With fervent apostolic
zeal, she sought to make known to everyone the only Saviour Jesus. At the
school of Him who was "meek and humble of heart" (cf. Mt 11,29), she
learned to spread the charity that flows from a pure heart, overcoming
mediocrity and inner inertia.
7. "Behold, I am
with you all days even to the end of the world" (Mt
28,20). This is the promise that Christ made to his disciples as he prepared to
leave the world to return to his Father.
I am with you all days! Jesus says, I am with you, pilgrim Church in the world.
I am with you, young ecclesial communities in missionary lands. Do not be
afraid to enter into dialogue with everyone. Take the message of salvation to
everyone. Take courage.
May Mary, Star of
evangelization, and the new Blesseds protect and accompany your steps on the
highways of the world. Amen.
© Copyright 2002 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastery for
Communication
Plaque
commémorative sur la maison natale d'Hélène de Chappotin de
Neuville, rue Clemenceau à Nantes
Beata Maria della
Passione (Elena Maria De Chappotin de Neuville) Religiosa, fondatrice
21 maggio 1839 - Sanremo,
15 novembre 1904
Fondatrice dell'Istituto
delle Suore Francescane Missionarie di Maria (+ 1904). Inviata a Madurè
(India). Il suo istituto si occupa soprattutto di migliorare la condizione
della donna nei paesi di missione. Alla sua morte l'istituto contava 9 mila
religiose, 86 missionari e 7 suore martiri in Cina (1900).
Martirologio
Romano: A Sanremo in Liguria, beata Maria della Passione (Elena) di
Chappotin de Neuville, vergine, che, rapita nell’intimo dalla semplicità di san
Francesco, istituì le Suore Francescane Missionarie di Maria e prestò sempre
grande cura alla difesa della condizione della donna nelle terre di missione.
Maria della Passione, al secolo Hèléne de Chappotin, fondatrice delle Francescane Missionarie di Maria, nasce il 21 maggio 1839 da una famiglia di antiche origini lorenesi e bretoni.
Ha un carattere volitivo, turbolento e una forza trascinatrice che con il passare del tempo si ammorbidisce. La attirano i grandi ideali e i successivi lutti familiari la fanno maturare. Nel 1860 entra fra le Clarisse di Nantes e inizia il suo cammino nella spiritualità francescana. Si ammala e deve lasciare il monastero. Iniziano anni di prova e di maturazione che la faranno decidere di entrare nella Società di Maria Riparatrice e riceve il nome da religiosa, Maria della Passione.
Ancora novizia si imbarca a Marsiglia per giungere nel Maduré, in India. A 28 anni è Superiora provinciale delle tre case che la congregazione ha aperto nel subcontinente. Questo incarico, esercitato per nove anni, le darà una vasta esperienza della vita e dei problemi missionari. Nel 1874 il suo campo missionario si allarga ulteriormente attraverso la fondazione di una nuova casa a Ootacamund, nelle montagne del Nilgiris. Nel 1876 una serie di circostanze dolorose e contraddittorie la portano a lasciare la congregazione di Maria Riparatrice insieme a una ventina di religiose del Maduré. Questa rottura sarà il punto di partenza della sua opera nella Chiesa. Verso la fine dello stesso anno, con due sue compagne, parte alla volta di Roma per sottoporre a Papa Pio IX il desiderio di continuare ad essere religiose, fondando la congregazione delle Missionarie di Maria. Il 6 gennaio 1877, Pio IX fa sapere che autorizza la fondazione e le invita a cercare un noviziato in Francia. Nel 1882 ha luogo la fondazione della casa di Roma e la redazione delle prime costituzioni. Dopo un altro doloroso periodo di difficoltà, in cui la sua opera è nuovamente messa in discussione, tanto da essere sospesa dall'incarico di superiora generale, viene reintegrata e l'Istituto è autorizzato a svilupparsi nella famiglia francescana. Risalgono a quest'epoca di contrasti alcuni dei suoi testi spirituali e mistici più belli.
Sotto la sua guida, circa tremila religiose sono da lei inviate in 86
fondazioni, sparse in quattro continenti, che la vedono presente su tutti i
fronti: apostolico, sociale, ecclesiale, spirituale. Maria della Passione muore
a Sanremo il 15 novembre 1904.
Le suore Francescane Missionarie di Maria
Al di là di ogni frontiera, le suore di Maria della Passione si distinguono,
fin dagli inizi, per la loro internazionalità. Attente alla cultura del Paese
in cui intendono radicarsi, si mettono con la massima discrezione al servizio
dei poveri, degli ultimi e dei perseguitati. Ad ogni latitudine si adattano alla
lingua e agli usi del posto, adottandone anche l'abito: il sari in India, il
pagne in Africa. Questa internazionalità delle comunità vuole riflettere
l'universalità della Chiesa. Non c'è popolo che non possa capire il carisma
delle suore, le quali hanno nell'Eucaristia il loro centro e la loro ragione
d'essere. Tutto infatti, parte dalla contemplazione di Cristo incarnato che
continua a essere presente nella Chiesa.
Maria della Passione è stata definita “maestra di spiritualità missionaria”: ha lasciato alle suore una quantità di scritti: legislativi, meditativi, liturgici, preghiere e meditazioni. Donna profondamente radicata nella fede, maturata dalle difficoltà della vita pratica, comprende il mistero di Dio e vuole entrarvi attraverso il dono totale di sé e il sacrificio.
Oggi le Francescane Missionarie di Maria sono più di settemila, di 74
nazionalità e distribuite in 76 Paesi. L'incontro fra il Vangelo e le diverse
culture è la loro sfida, “al servizio del dialogo” e con i “lontani”. La
minorità francescana dà l'impronta umile ed essenziale al loro stile di vita di
cui colpisce l'approccio caloroso e immediato. Come Francesco desiderano
condividere la bellezza della creazione nell'annuncio profetico del Vangelo con
ogni fratello e sorella che sul loro cammino ha bisogno di istruzione, cure,
consigli. Con l'inserimento in ambiti di altre religioni e di diverse
confessioni cristiane, le sorelle vivono l'amore universale come segno di
comunione tra i popoli.
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91157
CAPPELLA PAPALE PER LA
BEATIFICAZIONE DI 6 SERVI DI DIO
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 20 ottobre 2002
1. "Andate, dunque,
e ammaestrate tutte le nazioni, battezzandole nel nome del Padre e del Figlio e
dello Spirito Santo" (Mt 28,19).
Gesù risorto si congeda
così dagli Apostoli, prima di fare ritorno al Padre: "Andate!".
L'ultima sua parola è un invito alla missione, che è al tempo stesso una promessa,
un testamento e un impegno. Cristo affida ai discepoli il suo messaggio di
salvezza e chiede loro di diffonderlo e testimoniarlo sino agli estremi confini
della terra.
E' questo il significato
dell'odierna Giornata Missionaria Mondiale. Per una provvidenziale coincidenza,
proprio in questa giornata vengono proclamati alcuni nuovi Beati, che hanno
compiuto in modo singolare il mandato di annunciare e testimoniare il Vangelo.
Essi sono Daudi
Okelo e Jildo Irwa, Andrea
Giacinto Longhin, Marcantonio
Durando, Marie
de la Passion, Liduina
Meneguzzi.
La loro beatificazione
nel contesto della Giornata Missionaria Mondiale ci ricorda che il primo
servizio da rendere alla missione è la ricerca sincera e costante della
santità. Non possiamo testimoniare con coerenza il Vangelo, se prima non lo
viviamo fedelmente.
2. My thoughts turn first
of all to the two young catechists from Uganda, Daudi Okelo and Jildo Irwa.
These two courageous witnesses were no more than boys when, with simplicity and
faith, they shed their blood for Christ and his Church. With youthful
enthusiasm for their mission of teaching the faith to their fellow countrymen,
they set out in 1918 for northern Uganda. It was there, as evangelization was
just beginning in that region, that they chose to embrace death rather than
abandon the area and forsake their duties as catechists. Truly, in their lives
and witness we can see that they were "beloved by God and chosen by him"
(cf. 1 Thes 1:4).
Daudi and Jildo are today
raised to the glory of the altar. They are given to the entire Christian
community as examples of holiness and virtue, and as models and intercessors
for catechists throughout the world, especially in those places where
catechists still suffer for the faith, sometimes facing social marginalization
and even personal danger. May the life and witness of these two dedicated
servants of the Gospel inspire many men and women - in Uganda, in Africa and
elsewhere - to answer with generosity the call to be a catechist, bringing
knowledge of Christ to others and strengthening the faith of those communities
that have recently received the Gospel of salvation.
Traduzione italiana
dell'omelia pronunciata in lingua inglese:
[2. Rivolgo i miei
pensieri prima di tutto ai due giovani catechisti ugandesi, Daudi Okelo e Jildo
Irwa. Questi due coraggiosi testimoni erano poco più che ragazzi quando, con
fede e umiltà, versarono il proprio sangue per Cristo e per la Sua Chiesa. Con
gioioso entusiasmo per la propria missione di insegnamento della fede ai loro
concittadini, nel 1918 partirono per l'Uganda settentrionale. Fu lì, poiché
l'evangelizzazione era appena agli inizi in quella regione, che scelsero di
abbracciare la morte piuttosto che abbandonare l'area e i loro doveri di
catechisti. Realmente nella loro vita e nella loro testimonianza possiamo
appurare che erano "amati da Dio ed eletti da Lui" (cfr 1 Ts 1, 4).
Oggi Daudi e Jildo
vengono elevati agli onori degli altari. Vengono offerti a tutta la comunità
cristiana quali esempi di santità e virtù e quali modelli e intercessori per i
catechisti di tutto il mondo, in particolare in luoghi nei quali i catechisti
soffrono ancora per la fede, subendo a volte l'emarginazione sociale e correndo
persino rischi personali. Che la vita e la testimonianza di questi due devoti
servi del Vangelo ispirino molti uomini e molte donne in Uganda, in Africa e
ovunque, a rispondere con generosità alla chiamata a essere catechisti,
portando la conoscenza di Cristo agli altri e rafforzando la fede di quelle
comunità che hanno ricevuto di recente il Vangelo della salvezza.]
3. "Ti ho chiamato
per nome" (Is 45,4). Le parole con le quali il profeta Isaia indica la
missione affidata da Dio ai propri eletti esprimono bene la vocazione di Andrea
Giacinto Longhin, l'umile cappuccino che per 32 anni è stato Vescovo della
Diocesi di Treviso, all'inizio del secolo scorso. E' stato un Pastore semplice
e povero, umile e generoso, sempre disponibile verso il prossimo, secondo la
più genuina tradizione cappuccina.
Lo chiamavano il Vescovo
delle cose essenziali. In un'epoca segnata da eventi drammatici e dolorosi, si
è dimostrato padre per i preti e pastore zelante della gente, sempre accanto ai
suoi fedeli, specialmente nei momenti di difficoltà e di pericolo. Anticipava
così ciò che avrebbe sottolineato il Concilio Ecumenico Vaticano II, indicando
nell'evangelizzazione "uno dei principali doveri dei Vescovi" (Christus
Dominus, 12; cfr Redemptoris
missio, 63).
4. "Memori... del
vostro impegno nella fede, della vostra operosità nella carità e della vostra
costante speranza" (1 Ts 1,2-3). Le parole dell'Apostolo delineano il
ritratto spirituale del Padre Marcantonio Durando, della Congregazione della
Missione e degno figlio della terra piemontese. Egli visse di fede e di ardente
slancio spirituale, disdegnando ogni forma di compromesso o di tiepidezza
interiore.
Alla scuola di san
Vincenzo de' Paoli, egli seppe riconoscere nell'umanità di Cristo l'espressione
più grande, e al contempo più accessibile e disarmante, dell'amore di Dio verso
ogni uomo. Ancora oggi egli ci indica il mistero della Croce come il momento
culminante in cui viene rivelato il mistero insondabile dell'amore di Dio.
5. "Nous le savons
frères biens-aimés de Dieu, vous avez été choisi par lui" (1Th 1,4). Marie
de la Passion s’est laissée saisir par Dieu, capable de combler la soif de
vérité qui l’habitait. Fondant les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie,
elle brûlait de communiquer les flots d’amour qui bouillonnent en elle et
veulent se répandre sur le monde. Au cœur de l’engagement missionnaire, elle
place l’oraison et l’Eucharistie, car pour elle adoration et mission se fondent
en une même démarche. Nourrie de l’Écriture et des Pères de l’Église, mystique
et active, passionnée et intrépide, elle se donne avec une disponibilité
intuitive et audacieuse à la mission universelle de l’Église. Chères Sœurs, à
l’école de votre fondatrice, en communion profonde avec l’Église, accueillez
l’invitation à vivre, dans une fidélité renouvelée, les intuitions de votre
charisme fondateur, pour que nombreux soient ceux qui découvrent Jésus, celui
qui nous fait entrer dans le mystère d’amour qui est Dieu.
Traduzione italiana
dell'omelia pronunciata in lingua francese:
[5. "Noi ben
sappiamo, fratelli amati da Dio, che siete stati eletti da lui" (1 Ts
1,4). Marie de la Passion si è lasciata prendere da Dio, capace di appagare la
sete di verità che l'abitava. Nel fondare le Sorelle Francescane Missionarie di
Maria, ardeva di comunicare i flutti d'amore che gorgogliavano in lei e
volevano diffondersi nel mondo. Al centro dell'impegno missionario, pose la
preghiera e l'Eucaristia, poiché per lei adorazione e missione si fondano in
uno stesso atto. Alimentata dalla Scrittura e dai Padri della Chiesa, mistica e
attiva, appassionata e intrepida, si dedicò con una disponibilità intuitiva e
audace alla missione universale della Chiesa. Care Sorelle, nella scuola della
vostra fondatrice, in comunione profonda con la Chiesa, accogliete l'invito a
vivere, in una fedeltà rinnovata, le intuizioni del vostro carisma fondatore,
affinché numerosi siano coloro che scoprono Gesù, colui che ci ha fatto entrare
nel mistero d'amore che è Dio.]
6. "Date al Signore,
o famiglie dei popoli, date al Signore gloria e potenza" (Sal 95,7). Le
parole del Salmo responsoriale ben esprimono l'anelito missionario, che ha
pervaso suor Liduina Meneguzzi, delle Suore di san Francesco di Sales. Nel
breve, ma intenso, corso della sua esistenza, suor Liduina si prodigò a favore
dei fratelli più poveri e sofferenti, in particolare nell'ospedale della
missione di Dire Dawa, in Etiopia.
Con fervente zelo
apostolico, cercava di far conoscere a tutti l'unico nostro Salvatore, Gesù.
Alla scuola di Colui che è «mite e umile di cuore» (cfr Mt 11,29), ella imparò
a diffondere la carità, che sgorga da un cuore puro, superando ogni mediocrità
ed inerzia interiore.
7. "Ecco, io sono
con voi tutti i giorni, fino alla fine del mondo" (Mt 28,20). Questa è la
promessa che Cristo fece ai suoi discepoli, apprestandosi a lasciare il mondo
per fare ritorno al Padre.
Sono con voi tutti i
giorni! Sono con te, dice Gesù, Chiesa pellegrina nel mondo. Sono con voi,
giovani comunità ecclesiali nelle terre di missione. Non temete di entrare in
dialogo con tutti. Portate a ciascuno il messaggio della salvezza! Abbiate
coraggio!
Maria, Stella
dell'evangelizzazione, e i nuovi Beati proteggano e accompagnino i vostri passi
sulle vie del mondo. Amen!
© Copyright 2002 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Maria della Passione (1839-1904)
Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville
Hélène Marie Philippine
de Chappotin de Neuville, in religione Maria della Passione, nasce il 21 maggio
1839 a Nantes, in Francia, da nobile e cristiana famiglia. Fin dall'infanzia
manifesta eminenti doti naturali e fede profonda.
Nell'aprile 1856, durante
un corso di esercizi spirituali, ha una prima esperienza di Dio che la chiama
ad una vita di totale consacrazione. La morte improvvisa della madre ne ritarda
la realizzazione. Nel dicembre 1860, con il consenso del Vescovo di Nantes,
entra nelle Clarisse, attratta dall'ideale di semplicità e di povertà di S.
Francesco.
Ancora postulante, il 23
gennaio 1861, fa una profonda esperienza di Dio che la invita ad offrirsi
vittima per la Chiesa e il Papa. Questa esperienza segnerà tutta la sua vita.
Caduta gravemente malata, qualche tempo dopo deve lasciare il monastero.
Ristabilitasi, è indirizzata dal suo confessore verso la Società di Maria
Riparatrice: ammessa nel maggio 1864, riceve l'abito con il nome di Maria della
Passione a Tolosa il 15 agosto seguente.
Nel marzo 1865, ancora
novizia, è inviata in India, nel Vicariato Apostolico del Maduré, affidato alla
Compagnia di Gesù, dove le Riparatrici hanno per compito primario la formazione
delle religiose di una congregazione autoctona, insieme ad altre attività
apostoliche. Là emette i suoi voti temporanei il 3 maggio 1866.
Le sue doti e le sue
virtù la fanno designare come superiora locale e in seguito, nel luglio 1867,
come provinciale dei tre conventi delle Riparatrici. Sotto la sua direzione le
opere di apostolato si sviluppano, la pace, alquanto turbata dalle tensioni già
esistenti nella missione, è ristabilita, il fervore e la regolarità
rifioriscono nelle comunità.
Nel 1874, fonda una nuova
casa ad Ootacamund nel Vicariato di Coimbatore, affidato alle Missioni Estere
di Parigi. Ma nel Maduré i dissensi si aggravano a tal punto che, nel 1876,
venti religiose, fra cui Maria della Passione, si vedono costrette a separarsi
dalla Società di Maria Riparatrice, riunendosi ad Ootacamund sotto la
giurisdizione del Vicario Apostolico di Coimbatore, Mons. Giuseppe Bardou.
Nel novembre 1876, Maria
della Passione si reca a Roma per regolarizzare la situazione delle venti suore
separate, ottenendo dal Papa Pio IX, il 6 gennaio 1877, l'autorizzazione di
fondare un nuovo Istituto specificatamente missionario, sotto il nome di
Missionarie di Maria.
Dietro suggerimento della
Congregazione di Propaganda Fide, Maria della Passione apre a Saint-Brieuc, in
Francia, un noviziato, dove ben presto giungono numerose vocazioni. Nell'aprile
1880 e successivamente nel giugno 1882, la Serva di Dio si reca a Roma per
risolvere le difficoltà che minacciano di ostacolare la stabilità e la crescita
del giovane Istituto. L'ultimo viaggio, nel giugno 1882, segna una tappa
importante nella sua vita: infatti è autorizzata a fondare una casa in Roma e,
condotta da circostanze provvidenziali, ritrova l'orientamento francescano indicatole
da Dio ventidue anni prima. Il 4 ottobre 1882, nella chiesa di Santa Maria in
Aracoeli, è ricevuta nel Terz'Ordine di San Francesco ed entra in relazione con
il Servo di Dio Padre Bernardino da Portogruaro, ministro generale, che con
paterna sollecitudine la sosterrà poi nelle prove.
Nel marzo 1883 Maria
della Passione è destituita dall'ufficio di Superiora dell'Istituto a causa di
forti opposizioni. Ma in seguito all'inchiesta ordinata a questo proposito da
Leone XIII, è riconosciuta pienamente innocente e rieletta nel capitolo del
luglio 1884.
L'Istituto inizia allora
il suo rapido sviluppo: il 12 agosto 1885 viene emesso il Decreto di lode e
quello di affiliazione all'Ordine dei Frati Minori; le costituzioni sono
approvate ad experimentum il 17 luglio 1890 e definitivamente l'11 maggio 1896.
E l'invio di missionarie, anche nei posti più lontani e pericolosi, è senza
soste, al di là di ogni ostacolo e di ogni frontiera.
Lo zelo missionario della
fondatrice non conosce limiti per rispondere agli appelli dei poveri e degli
abbandonati. Anche la promozione della donna e la questione sociale la
interessano particolarmente: con intelligenza e discrezione offre ai pionieri
che lavorano in questo campo una collaborazione, da essi molto apprezzata.
La sua intensa attività
attinge il suo dinamismo nella contemplazione dei grandi misteri della fede.
Tutto per Maria della Passione rimanda all'Unità-Trinità di Dio Verità-Amore,
che si comunica a noi attraverso il mistero pasquale di Cristo. Nell'unione a
questi misteri vive la sua vocazione di offerta in una dimensione ecclesiale e
missionaria. Gesù nell'Eucaristia è per lei «il grande missionario» e Maria,
nella disponibilità dell'«Ecce», traccia la via della donazione senza riserva
all'opera di Dio. Così apre al suo Istituto gli orizzonti della missione
universale, compiuta nello spirito evangelico di semplicità, povertà e carità
di Francesco d'Assisi.
Ha grande cura, non solo
dell'organizzazione esteriore delle opere, ma soprattutto della formazione
spirituale delle religiose. Dotata di una straordinaria capacità di lavoro,
trova il tempo di redigere numerosi scritti di formazione, mentre con una
frequente corrispondenza segue le sue missionarie sparse nel mondo, invitandole
con insistenza a una vita di santità. Nel 1900, l'Istituto riceve il sigillo
del sangue nel martirio in Cina di sette Francescane Missionarie di Maria,
beatificate nel 1946 e canonizzate nell'anno del Grande Giubileo 2000. Questo è
per Maria della Passione, insieme ad un grande dolore, una grande gioia e
commozione per essere la madre spirituale di queste missionarie, che hanno
saputo vivere fino all'effusione del sangue l'ideale da lei proposto.
Affranta dalle fatiche
degli incessanti viaggi e del diuturno lavoro, Maria della Passione muore serenamente,
dopo una breve malattia, a San Remo, il 15 novembre 1904, lasciando più di
duemila religiose e ottantasei case sparse in quattro continenti. La sua salma
riposa in un oratorio privato della casa generalizia dell'Istituto a Roma.
Nel febbraio 1918 si apre
a San Remo il Processo informativo per la Causa di Beatificazione e
Canonizzazione. Nel 1941 viene pubblicato il Decreto sugli scritti e negli anni
seguenti numerosissime lettere postulatorie giungono da tutte le parti del
mondo alla Santa Sede in favore della Causa della Serva di Dio. Dopo il voto
unanimemente favorevole dei Consultori, il Decreto per l'Introduzione della
Causa viene pubblicato, con l'approvazione di Sua Santità Giovanni Paolo II, il
19 gennaio 1979.
Il 28 giugno 1999 viene
solennemente promulgato dal Sommo Pontefice Giovanni Paolo II il Decreto
sull'eroicità delle virtù di Madre Maria della Passione.
Il 5 marzo 2002, viene
riconosciuto nella guarigione di una religiosa affetta da «TBC
polmonare-vertebrale; Morbo di Pott», un miracolo concesso da Dio per
l'intercessione della Venerabile. Il 23 aprile 2002, in presenza del Sommo
Pontefice Giovanni Paolo II, viene promulgato il Decreto che apre la via alla
Beatificazione della Venerabile Serva di Dio.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_marie-passion_it.html
Marie de la Passion
(1839-1904)
Beatificazione:
- 20 ottobre 2002
- Papa Giovanni
Paolo II
Memoria Liturgica:
- 15 novembre
Vergine, che, rapita
nell’intimo dalla semplicità di san Francesco, istituì le Suore Francescane
Missionarie di Maria e prestò sempre grande cura alla difesa della
condizione della donna nelle terre di missione
Noi ben sappiamo,
fratelli amati da Dio, che siete stati eletti da lui (1 Ts 1,4)
Marie de la Passion, al
secolo Hélène Marie de Chappotin de Neuville, nasce il 21 maggio 1839
a Nantes, in Francia, da nobile e cristiana famiglia. Fin dall'infanzia
manifesta eminenti doti naturali e fede profonda.
Nell'aprile 1856, durante
un corso di esercizi spirituali, ha una prima esperienza di Dio che la chiama
ad una vita di totale consacrazione. La morte improvvisa della madre ne ritarda
la realizzazione. Nel dicembre 1860, con il consenso del Vescovo di Nantes,
entra nelle Clarisse, attratta dall'ideale di semplicità e di povertà di S.
Francesco.
Ancora postulante, il 23
gennaio 1861, fa una profonda esperienza di Dio che la invita ad offrirsi
vittima per la Chiesa e il Papa. Questa esperienza segnerà tutta la sua vita.
Caduta gravemente malata, qualche tempo dopo deve lasciare il monastero.
Ristabilitasi, è indirizzata dal suo confessore verso la Società di Maria
Riparatrice: ammessa nel maggio 1864, riceve l'abito con il nome di Maria della
Passione a Tolosa il 15 agosto seguente.
Nel marzo 1865, ancora
novizia, è inviata in India, nel Vicariato Apostolico del Maduré, affidato alla
Compagnia di Gesù, dove le Riparatrici hanno per compito primario la formazione
delle religiose di una congregazione autoctona, insieme ad altre attività
apostoliche. Là emette i suoi voti temporanei il 3 maggio 1866.
Le sue doti e le sue
virtù la fanno designare come superiora locale e in seguito, nel luglio 1867,
come provinciale dei tre conventi delle Riparatrici. Sotto la sua direzione le
opere di apostolato si sviluppano, la pace, alquanto turbata dalle tensioni già
esistenti nella missione, è ristabilita, il fervore e la regolarità
rifioriscono nelle comunità.
Nel 1874, fonda una nuova
casa ad Ootacamund nel Vicariato di Coimbatore, affidato alle Missioni Estere
di Parigi. Ma nel Maduré i dissensi si aggravano a tal punto che, nel 1876,
venti religiose, fra cui Maria della Passione, si vedono costrette a separarsi
dalla Società di Maria Riparatrice, riunendosi ad Ootacamund sotto la
giurisdizione del Vicario Apostolico di Coimbatore, Mons. Giuseppe Bardou.
Nel novembre 1876, Maria
della Passione si reca a Roma per regolarizzare la situazione delle venti suore
separate, ottenendo dal Papa Pio IX, il 6 gennaio 1877, l'autorizzazione di
fondare un nuovo Istituto specificatamente missionario, sotto il nome di
Missionarie di Maria.
Dietro suggerimento della
Congregazione di Propaganda Fide, Maria della Passione apre a Saint-Brieuc, in
Francia, un noviziato, dove ben presto giungono numerose vocazioni. Nell'aprile
1880 e successivamente nel giugno 1882, la Serva di Dio si reca a Roma per risolvere
le difficoltà che minacciano di ostacolare la stabilità e la crescita del
giovane Istituto. L'ultimo viaggio, nel giugno 1882, segna una tappa importante
nella sua vita: infatti è autorizzata a fondare una casa in Roma e, condotta da
circostanze provvidenziali, ritrova l'orientamento francescano indicatole da
Dio ventidue anni prima. Il 4 ottobre 1882, nella chiesa di Santa Maria in
Aracoeli, è ricevuta nel Terz'Ordine di San Francesco ed entra in relazione con
il Servo di Dio Padre Bernardino da Portogruaro, ministro generale, che con
paterna sollecitudine la sosterrà poi nelle prove.
Nel marzo 1883 Maria
della Passione è destituita dall'ufficio di Superiora dell'Istituto a causa di
forti opposizioni. Ma in seguito all'inchiesta ordinata a questo proposito da
Leone XIII, è riconosciuta pienamente innocente e rieletta nel capitolo del
luglio 1884.
L'Istituto inizia allora
il suo rapido sviluppo: il 12 agosto 1885 viene emesso il Decreto di lode e
quello di affiliazione all'Ordine dei Frati Minori; le costituzioni sono
approvate ad experimentum il 17 luglio 1890 e definitivamente l'11 maggio 1896.
E l'invio di missionarie, anche nei posti più lontani e pericolosi, è senza
soste, al di là di ogni ostacolo e di ogni frontiera.
Lo zelo missionario della
fondatrice non conosce limiti per rispondere agli appelli dei poveri e degli
abbandonati. Anche la promozione della donna e la questione sociale la
interessano particolarmente: con intelligenza e discrezione offre ai pionieri
che lavorano in questo campo una collaborazione, da essi molto apprezzata.
La sua intensa attività
attinge il suo dinamismo nella contemplazione dei grandi misteri della fede.
Tutto per Maria della Passione rimanda all'Unità-Trinità di Dio Verità-Amore,
che si comunica a noi attraverso il mistero pasquale di Cristo. Nell'unione a
questi misteri vive la sua vocazione di offerta in una dimensione ecclesiale e
missionaria. Gesù nell'Eucaristia è per lei «il grande missionario» e Maria,
nella disponibilità dell'«Ecce», traccia la via della donazione senza riserva
all'opera di Dio. Così apre al suo Istituto gli orizzonti della missione
universale, compiuta nello spirito evangelico di semplicità, povertà e carità
di Francesco d'Assisi.
Ha grande cura, non solo
dell'organizzazione esteriore delle opere, ma soprattutto della formazione
spirituale delle religiose. Dotata di una straordinaria capacità di lavoro,
trova il tempo di redigere numerosi scritti di formazione, mentre con una
frequente corrispondenza segue le sue missionarie sparse nel mondo, invitandole
con insistenza a una vita di santità. Nel 1900, l'Istituto riceve il sigillo
del sangue nel martirio in Cina di sette Francescane Missionarie di Maria,
beatificate nel 1946 e canonizzate nell'anno del Grande Giubileo 2000. Questo è
per Maria della Passione, insieme ad un grande dolore, una grande gioia e
commozione per essere la madre spirituale di queste missionarie, che hanno
saputo vivere fino all'effusione del sangue l'ideale da lei proposto.
Affranta dalle fatiche
degli incessanti viaggi e del diuturno lavoro, Maria della Passione muore
serenamente, dopo una breve malattia, a San Remo, il 15 novembre 1904,
lasciando più di duemila religiose e ottantasei case sparse in quattro
continenti. La sua salma riposa in un oratorio privato della casa generalizia
dell'Istituto a Roma.
Nel febbraio 1918 si apre
a San Remo il Processo informativo per la Causa di Beatificazione e
Canonizzazione. Nel 1941 viene pubblicato il Decreto sugli scritti e negli anni
seguenti numerosissime lettere postulatorie giungono da tutte le parti del
mondo alla Santa Sede in favore della Causa della Serva di Dio. Dopo il voto
unanimemente favorevole dei Consultori, il Decreto per l'Introduzione della
Causa viene pubblicato, con l'approvazione di Sua Santità Giovanni Paolo II, il
19 gennaio 1979.
Il 28 giugno 1999 viene
solennemente promulgato dal Sommo Pontefice Giovanni Paolo II il Decreto
sull'eroicità delle virtù di Madre Maria della Passione.
Il 5 marzo 2002, viene
riconosciuto nella guarigione di una religiosa affetta da «TBC
polmonare-vertebrale; Morbo di Pott», un miracolo concesso da Dio per
l'intercessione della Venerabile. Il 23 aprile 2002, in presenza del Sommo
Pontefice Giovanni Paolo II, viene promulgato il Decreto che apre la via alla
Beatificazione della Venerabile Serva di Dio.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/marie-de-la-passion.html
EUCHARISTIEFEIER MIT
SELIGSPRECHUNG VON 6 DIENERN GOTTES
PREDIGT VON JOHANNES PAUL
II.
Sonntag, 20. Oktober 2002
1. »Darum geht zu allen
Völkern, und macht alle Menschen zu meinen Jüngern; tauft sie auf den Namen des
Vaters und des Sohnes und des Heiligen Geistes« (Mt 28, 19).
Bevor Jesus zum Vater
zurückkehrt, verabschiedet er sich so von den Aposteln: »Geht!« Sein letztes
Wort ist eine Einladung zur Mission, die zugleich auch eine Verheißung, ein Vermächtnis
und eine Verpflichtung ist. Christus vertraut den Jüngern seine Heilsbotschaft
an und bittet sie, diese zu verbreiten und zu bezeugen bis an die Grenzen der
Erde.
Hierin liegt die
Bedeutung des heutigen Weltmissionssonntages. Die Vorsehung hat es so gefügt,
daß gerade am heutigen Tag einige Menschen seliggesprochen werden, die in
einzigartiger Weise den Auftrag erfüllt haben, das Evangelium zu verkünden und
zu bezeugen. Es sind Daudi
Okelo und Jildo Irwa, Andrea
Giacinto Longhin, Marcantonio
Durando, Marie
de la Passion, Liduina
Meneguzzi.
Ihre Seligsprechung im
Kontext des Weltmissionssonntages erinnert uns daran, daß der erste Dienst an
der Mission im echten und unablässigen Streben nach Heiligkeit besteht. Wir
können das Evangelium nicht konsequent bezeugen, wenn wir es zuerst nicht auch
treu leben. [Der Papst wechselte von der italienischen zur polnischen Sprache:
]
2. Meine Gedanken gehen
zuerst zu den beiden jungen Katecheten aus Uganda, Daudi Okelo und Jildo Irwa.
Diese beiden mutigen Zeugen waren noch sehr jung, als sie demütig und gläubig
ihr Blut für Christus und seine Kirche vergossen haben. Voll jugendlicher
Begeisterung angesichts ihrer Aufgabe, ihre Landsleute im Glauben zu
unterrichten, begaben sie sich 1918 in den Norden Ugandas. Dort, zu einer Zeit,
als die Evangelisierung in dieser Gegend eben erst begonnen hatte, zogen sie es
vor, eher in den Tod zu gehen, als die Gegend zu verlassen und ihre Pflichten
als Katecheten aufzugeben. Wir können in ihrem Leben und ihrem Zeugnis
wahrhaftig erkennen, daß sie »von Gott geliebt und erwählt« waren (1 Thess 1,
4).
Daudi und Jildo werden
heute zur Ehre der Altäre erhoben. Sie werden der ganzen Christenheit als
Beispiele der Heiligkeit und Tugend geschenkt und als Vorbilder und Fürsprecher
für die Katecheten in der ganzen Welt, besonders an den Orten, an denen
Katecheten noch immer für den Glauben leiden und manchmal sozialer Ausgrenzung
und auch Gefahren für ihre Person ausgesetzt sind. Möge das Leben und Zeugnis
dieser beiden hingebungsvollen Diener des Evangeliums viele Männer und Frauen
dazu anspornen – in Uganda, in Afrika und anderswo –, großherzig auf den Ruf,
Katechet zu werden, zu antworten, indem sie anderen helfen, Christus
kennenzulernen, und den Glauben der Gemeinden stärken, die erst vor kurzem das Evangelium
des Heils empfangen haben. [Der Papst fuhr auf italienisch fort:]
3. »Ich habe dich bei
deinem Namen gerufen« (Jes 45, 4). Die Worte, mit denen der Prophet Jesaja den
Erwählten die ihnen von Gott anvertraute Mission aufzeigt, bringen gut die Berufung
von Andrea Giacinto Longhin zum Ausdruck, jenes demütigen Kapuziners, der zu
Beginn des letzten Jahrhunderts 32 Jahre lang Bischof der Diözese Treviso war.
Er war ein einfacher und armer Hirte, demütig und großherzig, immer hilfsbereit
gegenüber dem Nächsten, entsprechend der charakteristischen Tradition der
Kapuziner.
Sie nannten ihn den
Bischof des »Wesentlichen«. In einer von dramatischen und schmerzhaften
Ereignissen gezeichneten Epoche hat er sich als Vater für die Priester und
eifriger Hirte des Volkes erwiesen, immer an der Seite seiner Gläubigen,
besonders in Augenblicken der Schwierigkeiten und Gefahren. Er nahm so das
vorweg, was das II. Vatikanische Konzil hervorheben sollte, das der
Evangelisierung »den Vorrang unter den hauptsächlichen Aufgaben der Bischöfe«
zusprach (Christus
Dominus, 12; vgl. Redemptoris
missio, 63).
4. »Unablässig erinnern
wir uns vor Gott, unserem Vater, an das Werk eures Glaubens, an die Opferbereitschaft
eurer Liebe und an die Standhaftigkeit eurer Hoffnung« (1 Thess 1, 3). Die
Worte des Apostels zeichnen das geistliche Porträt von Pater Marcantonio
Durando aus der Kongregation der Lazaristen, der ein würdiger Sohn des Piemont
war. Er lebte aus seinem Glauben und seinem brennenden geistlichen Eifer, der
jede Form des Kompromisses und der inneren Lauheit verschmähte.
In der Schule des hl.
Vinzenz von Paul verstand er es, in der Menschlichkeit Christi den höchsten –
und zugleich am leichtesten zugänglichen und entwaffnendsten – Ausdruck der
Liebe Gottes zu jedem Menschen zu erkennen. Auch heute weist er uns auf das
Geheimnis des Kreuzes als den Höhepunkt hin, an dem das unerforschliche
Geheimnis der Liebe Gottes offenbar wird. [Der Heilige Vater sagte in
französischer Sprache:]
5. »Wir wissen, von Gott
geliebte Brüder, daß ihr erwählt seid« (1 Thess 1, 4). Marie de la Passion hat
sich von Gott ergreifen lassen, der den Durst nach Wahrheit, von dem sie
erfüllt war, stillen konnte. Durch die Gründung der Franziskaner-Missionarinnen
Mariens wollte sie die Ströme der Liebe, die in ihr flossen und sich auf die
Welt ausbreiten wollten, den anderen weitergeben. In den Mittelpunkt ihres
missionarischen Einsatzes stellt sie das Gebet und die Eucharistie, denn für
sie vereinen sich Anbetung und Mission zu ein und demselben Weg. Gestärkt durch
die Heilige Schrift und die Kirchenväter, mystisch und aktiv, leidenschaftlich
und furchtlos, widmet sie sich mit einer intuitiven und mutigen Hingabe an die
universale Mission der Kirche. Liebe Schwestern, nehmt in der Nachfolge eurer
Gründerin, die in einer tiefen Gemeinschaft mit der Kirche stand, die Einladung
an, in neuer Treue den Geist ihres Gründungscharismas zu leben, damit viele
Menschen Jesus entdecken können, der uns in das Geheimnis der Liebe, die Gott
ist, eintreten läßt. [Der Papst fuhr auf italienisch fort:]
6. »Bringt dar dem Herrn,
ihr Stämme der Völker, bringt dar dem Herrn Lob und Ehre!« (Ps 95, 7). Die
Worte aus dem Antwortpsalm bringen gut die missionarische Sehnsucht zum
Ausdruck, von der Schwester Liduina Meneguzzi von den Schwestern des hl. Franz
von Sales durchdrungen war. Auf ihrem kurzen, aber intensiven Lebensweg opferte
sich Schwester Liduina für die ärmsten und am meisten leidenden Brüder und Schwestern
auf, vor allem im Missionskrankenhaus von Dire Dawa in Äthiopien.
Mit glühendem
apostolischen Eifer setzte sie sich dafür ein, daß alle Menschen unseren
einzigen Erlöser Jesus kennenlernen können. In der Schule dessen, der »sanft
und demütig von Herzen« (vgl. Mt 11, 29) ist, lernte sie, die Nächstenliebe zu
verbreiten, die aus einem reinen Herzen kommt und jede Mittelmäßigkeit und
innere Trägheit überwindet.
7. »Ich bin bei euch alle
Tage bis zum Ende der Welt« (Mt 28, 20). Das ist die Verheißung, die Jesus
seinen Jüngern gab, als er sich anschickte, diese Welt zu verlassen, um zu
seinem Vater zurückzukehren.
Ich bin bei euch alle
Tage! Ich bin bei dir, sagt Jesus, bei dir, Kirche auf deinem Pilgerweg in der
Welt. Ich bin bei euch, den jungen Kirchengemeinden in den Missionsländern.
Fürchtet euch nicht davor, mit allen in einen Dialog einzutreten. Bringt jedem
die Botschaft des Heils! Habt Mut!
Maria, der Stern der
Evangelisierung, und die neuen Seligen mögen eure Schritte auf den Wegen dieser
Welt behüten und begleiten. Amen!
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MISA DE BEATIFICACIÓN DE
SEIS SIERVOS DE DIOS
1. "Id, pues, y
haced discípulos a todas las gentes, bautizándolas en el nombre del Padre y del
Hijo y del Espíritu Santo" (Mt 28, 19).
Jesús resucitado se
despide así de los Apóstoles, antes de volver al Padre: "¡Id!".
Su última palabra es una invitación a la misión, que es, al mismo tiempo, una promesa,
un testamento y un compromiso. Cristo confía a los discípulos su mensaje de
salvación y les pide que lo difundan y lo testimonien hasta los confines de la
tierra.
Este es el significado de
la Jornada mundial de las misiones, que celebramos hoy. Por una providencial
coincidencia, precisamente en esta jornada se proclaman algunos nuevos beatos,
que cumplieron de modo singular el mandato de anunciar y testimoniar el
Evangelio. Son David
Okelo y Gildo
Irwa, Andrés
Jacinto Longhin, Marco
Antonio Durando, María
de la Pasión y Liduina
Meneguzzi.
Su beatificación en el
marco de la Jornada mundial de las misiones nos recuerda que el primer servicio
que hay que prestar a la misión es la búsqueda sincera y constante de la
santidad. No podemos testimoniar con coherencia el Evangelio
si antes no lo vivimos fielmente.
2. Mi pensamiento va
ante todo a los dos jóvenes catequistas de Uganda, David Okelo y Gildo Irwa.
Estos dos valientes testigos eran casi adolescentes cuando, con sencillez y fe,
derramaron su sangre por Cristo y por su Iglesia. Con gran entusiasmo por su
misión de enseñar la fe a sus paisanos, partieron en 1918 hacia el norte de
Uganda. Allí, precisamente en el momento en que comenzaba la evangelización en
esa región, prefirieron la muerte antes que abandonar la zona y renunciar a sus
deberes de catequistas. Verdaderamente, en su vida y en su testimonio podemos
comprobar que fueron "amados y elegidos por Dios" (cf. 1 Ts 1, 4).
David y Gildo son
elevados hoy a la gloria de los altares. Se presentan a toda la comunidad
cristiana como ejemplos de santidad y virtud, y como modelos e intercesores
para los catequistas de todo el mundo, especialmente en los lugares donde los
catequistas sufren aún a causa de la fe, afrontando a veces la marginación
social e incluso peligros personales. Quiera Dios que la vida y el testimonio
de estos dos abnegados servidores del Evangelio impulsen a muchos hombres y
mujeres en Uganda, en África y por doquier, a responder con generosidad a la
llamada a ser catequistas, llevando el conocimiento de Cristo a los demás y
fortaleciendo la fe de las comunidades que han recibido recientemente el
Evangelio de la salvación.
3. "Te llamé por tu nombre"
(Is 45, 4). Las palabras con las que el profeta Isaías indica la misión que
Dios confía a sus elegidos expresan bien la vocación de Andrés Jacinto Longhin,
el humilde capuchino que durante 32 años fue obispo de la diócesis de Treviso,
al inicio del siglo pasado, el siglo XX. Fue un pastor sencillo y pobre,
humilde y generoso, siempre disponible hacia el prójimo, según la
más genuina tradición capuchina.
Lo llamaban el obispo de
las cosas esenciales. En una época marcada por acontecimientos dramáticos y
dolorosos, actuó como padre para los sacerdotes y pastor celoso para la gente,
siempre al lado de sus fieles, especialmente en los momentos de dificultad y
peligro. Así anticipó lo que subrayaría el concilio ecuménico Vaticano II, al
señalar que la evangelización es "una de las principales funciones del
obispo" (Christus
Dominus, 12; cf. Redemptoris
missio, 63).
4. "Recordamos
(...) la actividad de vuestra fe, el esfuerzo de vuestro amor y la constancia
de vuestra esperanza" (1 Ts 1, 2-3). Las palabras del Apóstol esbozan
el retrato espiritual del padre Marco Antonio Durando, de la Congregación de la
Misión y digno hijo de la tierra piamontesa. Vivió de fe y de ardiente impulso
espiritual, desdeñando toda forma de componenda o de tibieza interior.
Siguiendo el ejemplo de
san Vicente de Paúl, supo reconocer en la humanidad de Cristo la expresión más
grande y, al mismo tiempo, más accesible y desarmante, del amor de Dios a todo
hombre. Aún hoy nos indica el misterio de la cruz como el momento culminante en
el que se revela el misterio insondable del amor de Dios.
5. "Bien
sabemos, hermanos amados de Dios, que él os ha elegido" (1 Ts 1, 4). María
de la Pasión se dejó conquistar por Dios, capaz de calmar la sed de verdad que
sentía. Al fundar la congregación de Franciscanas Misioneras de María, ardía en
deseos de comunicar el gran amor que la impulsaba y tendía a difundirse por el
mundo. En el centro del compromiso misionero puso la oración y la Eucaristía,
pues para ella adoración y misión se fundían en una misma actividad. Alimentada
con la Escritura y con los Padres de la Iglesia, mística y activa, apasionada e
intrépida, se entregó con una disponibilidad intuitiva y audaz a la misión
universal de la Iglesia. Queridas hermanas, siguiendo el ejemplo de vuestra
fundadora, en comunión profunda con la Iglesia, acoged la invitación a vivir,
con una fidelidad renovada, las intuiciones de vuestro carisma fundador, para
que sean numerosos los que descubran a Jesús, que nos hace entrar en el
misterio de amor que es Dios.
6. "Familias de
los pueblos, aclamad al Señor, aclamad la gloria y el poder del Señor" (Sal
95, 7). Las palabras del Salmo responsorial expresan bien el anhelo misionero
que impulsó a sor Liduina Meneguzzi, de las religiosas de San Francisco de
Sales. En su breve pero intensa existencia, sor Liduina se prodigó en favor de
los hermanos más pobres y dolientes, particularmente en el hospital de la
misión de Dire Dahua, en Etiopía.
Con ferviente celo
apostólico trataba de dar a conocer a todos a nuestro único Salvador, Jesús.
Siguiendo el ejemplo de Cristo, "manso y humilde de corazón" (cf. Mt
11, 29), aprendió a difundir la caridad, que brota de un corazón puro,
superando toda mediocridad e inercia interior.
7. "He aquí que
yo estoy con vosotros todos los días hasta el fin del mundo" (Mt 28, 20).
Esta es la promesa que Cristo hizo a sus discípulos, al prepararse
para dejar el mundo y volver al Padre.
¡Estoy con vosotros todos
los días! Estoy contigo —dice Jesús—, Iglesia peregrina en el mundo. Estoy con
vosotros, comunidades eclesiales jóvenes en tierras de misión. No tengáis miedo
de entrar en diálogo con todos. Llevad a cada uno el mensaje de la salvación.
¡Tened valor!
Que María, Estrella de la
evangelización, y los nuevos beatos protejan y acompañen vuestros pasos por los
caminos del mundo. Amén.
Copyright © Dicasterio
para la Comunicación
HOMILIA DO PAPA JOÃO
PAULO II
Domingo, 20 de Outubro de
2002
1. "Portanto, ide e
fazei com que todos os povos se tornem meus discípulos, baptizando-os em nome
do Pai, do Filho e do Espírito Santo" (Mt 28, 19).
Jesus ressuscitado
despede-se dos Apóstolos com estas palavras, antes de voltar para o Pai: "Ide!".
A sua última palavra é um convite à missão e, ao mesmo tempo, uma promessa, um testamento
e um compromisso. Cristo confia aos discípulos a sua mensagem de salvação e
pede-lhes que a difundam e dêem testemunho da mesma até aos extremos confins da
terra.
Eis o significado deste
Dia Missionário Mundial! Por uma providencial coincidência, precisamente neste
dia são proclamados alguns novos Beatos, que realizaram de maneira exemplar o
mandato de anunciar e de dar testemunho do Evangelho. Eis os seus nomes: David
Okelo e Jildo Irwa, André Jacinto Longhin, Marcos António Durando, Maria da
Paixão e Liduína Meneguzzi.
A sua beatificação, no
contexto do Dia Missionário Mundial, recorda-nos que o primeiro serviço a
prestar à missão é a procura sincera e constante da santidade. Não podemos
testemunhar o Evangelho de maneira coerente, se antes não o vivermos com
fidelidade.
David Okelo e Jildo Irwa
2. O meu pensamento
volta-se, em primeiro lugar, para os dois jovens catequistas de Uganda, David
Okelo e Jildo Irwa. Estas duas testemunhas corajosas eram ainda muito novos
quando, com simplicidade e fé, derramaram o seu sangue por Cristo e pela sua
Igreja. Com o entusiasmo juvenil pela sua missão de transmissão da fé aos seus
compatriotas, em 1918 decidiram partir para o Norte de Uganda. Foi ali que,
quando a evangelização ainda começava a espalhar-se nessa região, eles
decidiram abraçar a morte em vez de abandonar essa área e renunciar aos seus
deveres de catequistas. Verdadeiramente, nas suas vidas e nos seus testemunhos,
podemos ver que eram "amados por Deus, e por Ele foram escolhidos" (cf.
1 Ts 1, 4).
Hoje, David Okelo e Jildo
Irwa são elevados às honras dos altares. São entregues a toda a comunidade
cristã como exemplos de santidade e de virtude, e como modelos e intercessores
pelos catequistas no mundo inteiro, especialmente naqueles lugares em que os
catequistas ainda sofrem pela fé, às vezes enfrentando a marginalização social
e até mesmo o perigo pessoal. Que a vida e o testemunho destes dois servos do
Evangelho inspirem muitos homens e mulheres em Uganda, na África e noutras
partes a responderem com generosidade à vocação de serem catequistas, levando o
conhecimento de Cristo aos outros e revigorando a fé daquelas comunidades que
só recentemente receberam o Evangelho da salvação.
André Jacinto Longhin
3. "Chamei-te pelo
nome" (Is 45, 4). As palavras com que o profeta Isaías indica a missão
confiada por Deus aos seus próprios eleitos exprimem bem a vocação de André
Jacinto Longhin, humilde capuchinho que, durante 32 anos, foi Bispo da Diocese
de Treviso, no alvorecer no século passado, do século XX. Ele foi um Pastor
simples e pobre, humilde e generoso, sempre disponível para com o próximo,
segundo a mais autêntica tradição capuchinha.
Chamavam-lhe o Bispo das
coisas essenciais. Numa época assinalada por acontecimentos dramáticos e
dolorosos, mostrou-se como um pai para os sacerdotes e como um pastor zeloso
pelas pessoas, pondo-se sempre ao lado dos seus fiéis, especialmente nos
momentos de dificuldade e de perigo. Assim, antecipou aquilo que o Concílio
Vaticano II havia de realçar, indicando na evangelização "um dos
principais deveres dos Bispos" (Christus
Dominus, 12; cf. também Redemptoris
missio, 63).
Marcos António Durando
4. "Lembramo-nos de
vós... da fé activa, do amor capaz de sacrifícios e da firme esperança" (1
Ts 1, 2-3). As palavras do Apóstolos delineiam o retrato espiritual do Padre Marcos
António Durando, da Congregação da Missão, digno filho da terra do Piemonte.
Ele viveu da fé e de um ardente impulso espiritual, desprezando qualquer forma
de compromisso ou de tibieza interior.
Na escola de São Vicente
de Paulo, ele soube reconhecer na humanidade de Cristo a maior e, ao mesmo
tempo, a mais acessível e desarmante expressão do amor de Deus por todos os
homens. Ele indica-nos ainda hoje o mistério da Cruz, como o momento culminante
em que é revelado o mistério imperscrutável do amor de Deus.
Maria da Paixão
5. "Irmãos amados
por Deus, fostes escolhidos por Ele" (1 Ts 1, 4). Maria da Paixão
deixou-se arrebatar por Deus, capaz de saciar a sede de verdade que a
impregnava. Fundando as Irmãs Franciscanas Missionárias de Maria, ela
apaixonava-se pela vontade de comunicar os jorros de amor que nela gorgolhavam
e que queriam espalhar-se pelo mundo inteiro. No centro do compromisso
missionário, colocava a oração e a Eucaristia, dado que para ela a adoração e a
missão se fundiam numa única iniciativa. Alimentada pela Escritura e pelos
Padres da Igreja, mística e activa, apaixonada e intrépida, consagrou-se com
uma disponibilidade intuitiva e audaciosa à missão universal da Igreja.
Queridas Religiosas, na escola da vossa fundadora e em profunda comunhão com a
Igreja, acolhei o convite a viver com renovada fidelidade as intuições do vosso
carisma fundador, para que sejam numerosas as pessoas capazes de descobrir Jesus,
Aquele que nos faz entrar no mistério de amor existente em Deus.
Liduína Meneguzzi
6. "Famílias dos
povos, aclamai ao Senhor! Aclamai a glória e o poder do Senhor!" (Sl 96
[95] 7). As palavras do Salmo responsorial exprimem muito bem a aspiração
missionária, que invadia a Irmã Liduína Meneguzzi, das Religiosas de São
Francisco de Sales. No breve mas intenso período da sua existência, a Irmã
Liduína dedicou-se aos irmãos mais pobres e vítimas do sofrimento, em particular
no hospital da missão de Dire-Dawa, na Etiópia.
Com ardente zelo
apostólico, procurava fazer com que todos conhecessem o nosso único Salvador,
Jesus Cristo. Na escola daquele que era "manso e humilde de coração"
(cf. Mt 11, 29), ela aprendeu a defender a caridade, que brota de um coração
puro, ultrapassando toda a mediocridade e a inércia interiores.
7. "Eis que Eu
estarei sempre convosco, até ao fim do mundo" (Mt 28, 20). Esta é a
promessa que Cristo fez aos seus discípulos, ao preparar-se para deixar o mundo
e voltar para o Pai.
Estarei sempre convosco! Estarei
contigo, diz Jesus, Igreja peregrina no mundo. Estarei convosco, jovens
comunidades eclesiais em terras de missão. Não tenhais medo de entrar em
diálogo com todos. Levai a mensagem da salvação a cada um! Tende coragem!
Maria, Estrela da
Evangelização, juntamente com os novos Beatos, proteja e acompanhe os vossos
passos pelos caminhos do mundo. Amen!
Agradeço cordialmente ao
venerado Irmão, Cardeal Bernardin Gantin, Decano do Colégio Cardinalício, que
me quis renovar os bons votos pela passagem do aniversário da minha eleição ao
Sólio de Pedro, fazendo-se assim intérprete também das numerosas pessoas e
comunidades que, nos últimos dias e de várias maneiras, me quiseram enviar as
suas mensagens.
As vossas orações e a
vossa proximidade são um apoio e uma ajuda no meu serviço a Cristo e à Igreja,
como Sucessor de Pedro.
Por isso, agradeço-vos e
continuo a confiar na vossa recordação junto do Senhor, enquanto asseguro a
todos e a cada um a minha oração a Cristo, Senhor do universo e da história.
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para a Comunicação
Franciscan Missionaries of Mary, Province of Australia, Our Founding Story : http://www.fmm.org.au/history.aspx
The Life of Blessed Mary of the Passion : https://www.fmmphilippines.org/blessed-mary-of-the-passion-helene-de-chappotin/
Blessed Mary of the
Passion Foundress of the Franciscan Missionaries of Mary : https://web.archive.org/web/20200803184617/http://www.fmm.glauco.it/fmm/allegati/422/ANG.%20A%20path%20in%20the%20Sp.pdf




