mercredi 15 novembre 2023

Bienheureuse MARIE de la PASSION (HÉLÈNE MARIE PHILIPPINE de CHAPPOTIN de NEUVILLE), vierge religieuse et fondatrice de l'Institut des Franciscaines Missionnaires de Marie

Еле́на Ма́рия де Шаппоте́н (фр. Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, монашеское имя — Мария Страданий Господних) — блаженная Римско-Католической Церкви, монахиня, основательница женской монашеской конгрегации «Францисканки Миссионерки Марии».


Bienheureuse Marie de la Passion

Fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie (+ 1904)

Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, en religion Marie de la Passion, naît le 21 mai 1839 à Nantes dans une noble famille chrétienne. Dès l'enfance, elle manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde...

Elle est la fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie.

Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 octobre 2002 - (biographie sur le site du Vatican)

"Une vie toute entière associée à l'aventure missionnaire: Tout au long de sa vie, Marie de la Passion, mystique et réaliste, s'est passionnée pour la Mission universelle de l'Église, avec une disponibilité intuitive et créatrice. Sa vie et son œuvre semblent avoir une place à part dans le panorama missionnaire de la fin du XIXe siècle, et un sens prophétique pour aujourd'hui.

En fondant l'institut des Franciscaines Missionnaires de Marie, elle concrétise quelques grandes intuitions:

* II n'y a pas de frontières pour la mission... puisque l'amour de Dieu est sans limites. - L'Eucharistie célébrée et adorée est au cœur de la vie quotidienne des sœurs, comme source et force de leur vie missionnaire.

* Les femmes ont un rôle spécifique et irremplaçable à jouer dans l'activité apostolique de l'Église, et la Vierge Marie inspire leur disponibilité missionnaire.

* Travailler à plus de justice et de paix, s'engager aux côtés des plus petits, 'lépreux' et 'exclus' de notre temps, dans un esprit franciscain de fraternité, de respect et de service, c'est proclamer 'le Royaume de Dieu est tout proche'

* Les moyens de communication sont une chance à saisir pour annoncer la Bonne Nouvelle, et pour renforcer l'unité fraternelle entre les sœurs dispersées de par le monde."

(Hélène de Chappotin - Marie de la Passion - diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier)

- fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie

À San Remo en Ligurie, l'an 1904, la bienheureuse Marie de la Passion (Hélène de Chappotin de Neuville), vierge. Née à Nantes et saisie au fond du cœur par l'humilité et la simplicité de saint François d'Assise, elle fonda l'Institut des Sœurs franciscaines missionnaires de Marie, avec le souci constant de la condition féminine en terres de mission.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10076/Bienheureuse-Marie-de-la-Passion.html



Bienheureuse Marie de la Passion CHAPPOTIN DE NEUVILLE

Nom: CHAPPOTIN DE NEUVILLE

Prénom: Hélène-Marie

Nom de religion: Marie de la Passion

Pays: France

Naissance: 21.05.1839  à Nantes

Mort: 15 11.1904  à Sanremo

Etat: Religieuse - Fondatrice

Note: 1864 entre dans la Société de Marie Réparatrice. Fait ses vœux en Inde et devient supérieure. 1876 doit se séparer de la Société avec 19 sœurs et fonde les Missionnaires de Marie avec noviciat à Saint-Brieuc, puis ouvre une maison à Rome (1882). Les Franciscaines Missionnaires de Marie sont présentes dans le monde entier.

Béatification: 20.10.2002  à Rome  par Jean Paul II

Canonisation:

Fête: 15 novembre

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2002 n.43 p.1-3  -  n.44 p.6

Réf. dans la Documentation Catholique:

Notice brève

Hélène de Chappotin naît en 1839 à Nantes (Bretagne). En 1860 elle entre chez les Clarisses et dit à ce propos : “Je devins Fille de Saint François et n’ai jamais cessé de l’être.” Mais sa santé l’oblige à quitter et à rentrer dans sa famille qui d’ailleurs ne croit pas à sa vocation. Après quelques années, elle réussit à entrer chez les Sœurs Réparatrices, à Toulouse, où elle prend le nom de Sœur Marie de la Passion. Elle est envoyée en Inde où elle devient supérieure locale, puis provinciale. Elle a une âme profondément missionnaire et avec 20 religieuses, elle désire former un groupement purement missionnaire. C’est la naissance, avec la bénédiction de Pie IX, des “Missionnaires de Marie”. Elle a la joie d’être admise avec ses Sœurs dans le Tiers-Ordre franciscain sous le nom de “Franciscaines Missionnaires de Marie”. Elle retrouve ainsi sa vocation franciscaine. Après avoir connu bien des épreuves, elle meurt en 1904, laissant plus de 2'000 religieuses réparties sur 4 continents.

Notice développée

Hélène de Chappotin naît le 21 mai 1839 à Nantes, d'une famille chrétienne en vue. Dès l'enfance, elle manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde. En avril 1856, alors qu'elle suit les exercices spirituels, elle fait une première expérience de Dieu qui l'appelle à une vie de donation totale. La mort imprévue de sa mère en retarde cependant la réalisation. En décembre 1860, avec le consentement de l'évêque de Nantes, elle entre au monastère des Clarisses, nouvellement implantés dans la ville, où l'attire l'idéal de simplicité et de pauvreté de Saint François. "Je devins fille de Saint François, dit-elle, et n'ai pas cessé de l'être." Le 23 janvier 1861, encore postulante, elle fait une profonde expérience de Dieu qui l'invite à s'offrir en victime pour l'Église et pour le Pape. Cette expérience marquera toute sa vie. Peu de temps après, elle tombe gravement malade et doit quitter le monastère. Elle revient dans sa famille qui ne croit pas à sa vocation, mais Dieu seul est "capable de combler la soif de vérité qui l'habite" (Jean Paul II). Cédant à sa passion de la lecture, elle met à profit le temps providentiel de calme qui lui est donné pour dévorer les livres de la bibliothèque du château familial: Écriture Sainte, Pères de l'Église, notamment Saint Augustin, auteurs spirituels du 17e siècle. Elle accumule ainsi un riche patrimoine qui lui servira grandement plus tard.

Quand son rétablissement est complet, son confesseur l'oriente vers la Société de Marie Réparatrice. Admise en mai 1864, elle reçoit, le 15 août de la même année, à Toulouse, l'habit religieux avec le nom de Marie de la Passion. Toutefois elle garde au cœur la nostalgie de sa première famille franciscaine, et la pensée de ses sœurs Clarisses lui 'brise l'âme'.

En mars 1865, encore novice, elle est envoyée en Inde dans le Vicariat apostolique du Maduré, confié à la Compagnie de Jésus. C'est là qu'elle prononce ses vœux temporaires. Ses dons et ses vertus la font désigner comme supérieure locale, puis, en juillet 1867, comme supérieure provinciale des trois couvents de Réparatrices. Elle a 28 ans! Sous sa direction les œuvres d'apostolat se développent, la paix – troublée par des tensions antérieures – est rétablie, la ferveur et la régularité refleurissent dans les communautés.

En 1874 elle fonde une nouvelle maison à Ootacamund, dans le vicariat de Coimbatore. Cependant, au Maduré, des divergences d'opinion se font jour au sujet de la Mission, au point qu'en juin 1876 vingt religieuses, parmi lesquels Marie de la Passion, se voient obligées de se séparer de la Société de Marie Réparatrice. Elle se réunissent à Ootacamund. Et Marie de la Passion se rend à Rome pour régulariser la situation des vingt sœurs séparées et obtient de Pie IX l'autorisation de fonder un nouvel Institut, exclusivement destiné aux missions, sous le nom de Missionnaires de Marie. Cette autorisation est donnée le 6 janvier 1877 en la fête de l'Épiphanie, fête éminemment missionnaire. Marie de la Passion écrira dans l'une de ses Méditations: "Réjouissons-nous que notre Institut missionnaire soit né en cette fête de l'Épiphanie. Bénissons Saint François qui au même jour nous a donné la promesse de nous abriter toujours sous son manteau." Quelques jours après, le Pape, lors d'une audience, encourage la fondatrice et lui impose les mains comme pour confirmer par ce geste la mission qu'il vient de lui donner au nom de Dieu.

Un noviciat est ouvert à Saint-Brieuc, en France; il accueille très vite de nombreuses vocations. A deux reprises Marie de la Passion se rend à Rome pour résoudre les difficultés qui menacent d'entraver la stabilité et la croissance du jeune Institut. C'est dans cette ville qu'elle retrouve providentiellement son orientation franciscaine initiale. En effet, le 4 octobre 1882, dans l'église d'Aracœli, elle est reçue dans le Tiers Ordre de Saint François. Elle entre alors en relation avec le Serviteur de Dieu, le Père Bernardin de Portogruaro, ministre général de l'Ordre des Frères Mineurs, qui, par la suite, la soutiendra dans ses épreuves. Les années 1882 à 1884 sont douloureuses. En mars 1883, Marie de la Passion est destituée de sa fonction de Supérieure de l'Institut, à cause de fortes oppositions. Mais le Ministre Général des Franciscains et l'évêque de Saint-Brieuc plaident en sa faveur. A la suite de l'enquête ordonnée par Léon XIII, son innocence est pleinement reconnue et elle est réélue au chapitre de l'année suivante.

L'Institut des Missionnaires de Marie, ou Franciscaines Missionnaires de Marie, commence alors à se développer rapidement. Le zèle missionnaire de la fondatrice ne connaît pas de limites pour répondre aux appels des pauvres et des abandonnés. La promotion de la femme et la question sociale l'intéressent particulièrement. Avec intelligence et discrétion, elle offre aux pionniers en ce domaine une collaboration qu'ils apprécient grandement. Son intense activité puise son dynamisme dans la contemplation des grands mystères de la foi. "Au cœur de l'engagement missionnaire, dit le Pape, elle place l'oraison et l'Eucharistie, car pour elle adoration et mission se fondent en une même démarche." Elle ouvre à son Institut les horizons de la mission universelle qui s'accomplit avec l'esprit évangélique de François d'Assise. Elle trouve le temps de rédiger de nombreux écrits de formation, tandis que, par une fréquente correspondance, elle suit ses sœurs missionnaires dispersées dans le monde, les invitant avec insistance à une vie de sainteté. En 1900 l'Institut reçoit le sceau du martyre avec 7 Sœurs victimes de la persécution des Boxers. Elles font partie du groupe des 120 martyrs de Chine canonisés au cours du Grand Jubilé de l'an 2000. Ce martyre est pour Marie de la Passion, en même temps qu'une grande douleur, "la joie d'avoir maintenant 7 vraies Franciscaines Missionnaires de Marie" reprenant à son compte l'action de grâce de son Père Saint François lorsqu'il apprit le martyre des 5 premiers Frères Mineurs au Maroc.

Usée par les fatigues des incessants voyages et du labeur quotidien, Marie de la Passion, après une brève maladie, meurt à Sanremo (Ligurie) le 15 novembre 1904, laissant plus de 2'000 religieuses et 86 maisons insérées en quatre continents. Aujourd'hui (en 2002) elles sont 7'700 Sœurs dans 77 pays.

SOURCE : https://www.bibliotheque-monastique.ch/bibliotheque/bibliotheque/saints/hagiographie/fiches/f0594.htm

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 6 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II

Dimanche 20 octobre 2002


1. "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit" (Mt 28, 19).

Jésus ressuscité quitte ainsi les Apôtres, avant de retourner au Père: "Allez!". Sa dernière parole est une invitation à la mission, qui est dans le même temps une promesse, un testament et un engagement. Le Christ confie aux disciples son message de salut et leur demande de le diffuser et de le témoigner jusqu'aux extrémités de la terre.

Telle est la signification de la Journée mondiale des Missions d'aujourd'hui. Par une coïncidence providentielle, c'est précisément en cette journée que sont proclamés plusieurs nouveaux bienheureux, qui ont accompli de façon singulière le mandat d'annoncer et de témoigner l'Evangile. Il s'agit de Daudi Okelo et Jildo Irwa, Andrea Giacinto Longhin, Marcantonio Durando, Marie de la Passion et Liduina Meneguzzi.

Dans le contexte de la Journée mondiale des Missions, leur béatification nous rappelle que le premier service à rendre à la mission est la recherche sincère et constante de la sainteté. Nous ne pouvons pas témoigner avec cohérence de l'Evangile si, auparavant, nous ne le vivons pas fidèlement.

2. Mes pensées se tournent avant tout vers les deux jeunes catéchistes d'Ouganda, Daudi Okelo et Jildo Irwa. Ces deux témoins courageux n'étaient que des enfants lorsque, avec simplicité et foi, ils versèrent leur sang pour le Christ et son Eglise. Avec un enthousiasme juvénile pour leur mission et l'enseignement de la foi à leurs concitoyens, ils partirent en 1918 pour le Nord de l'Ouganda. C'est là, alors que l'évangélisation venait juste de commencer dans cette région, qu'ils décidèrent d'embrasser la mort plutôt que d'abandonner la région et faillir à leurs devoirs de catéchistes. Nous pouvons véritablement voir dans leur vie et dans leur témoignage qu'ils étaient "aimés et choisis de Dieu" (cf. 1Th 1, 4).

Daudi et Jildo sont élevés aujourd'hui à la gloire des autels. Ils sont présentés à la communauté chrétienne tout entière comme exemples de sainteté et de vertu, et comme modèles et intercesseurs pour les catéchistes à travers le monde, en particulier dans les lieux où les catéchistes souffrent en raison de leur foi, et doivent parfois affronter l'exclusion sociale et même le danger personnel. Puissent la vie et le témoignage de ces deux serviteurs dévoués de l'Evangile inspirer de nombreux hommes et femmes - en Ouganda, en Afrique, et partout ailleurs - à répondre avec générosité à l'appel à devenir catéchistes, en transmettant la connaissance du Christ aux autres et en renforçant la foi des communautés qui ont récemment reçu l'Evangile du salut.

3. "Je t'ai appelé par ton nom" (Is 45, 4). Les paroles avec lesquelles le prophète Isaïe indique la mission confiée par Dieu à ses élus expriment bien la vocation d'Andrea Giacinto Longhin, l'humble capucin qui a été pendant trente-deux ans Evêque du diocèse de Trévise, au début du siècle dernier, du XX siècle. Il a été un pasteur simple et pauvre, humble et généreux, toujours disponible envers son prochain, selon la plus authentique tradition capucine.

On l'appelait l'Evêque des choses essentielles. A une époque marquée par des événements dramatiques et douloureux, il s'est révélé un père pour les prêtres et un pasteur zélé de son peuple, toujours présent aux côtés de ses fidèles, en particulier dans les moments de difficulté et de danger. Il anticipait ainsi ce que devait souligner le Concile oecuménique Vatican II, en indiquant dans l'évangélisation "l'un des principaux devoirs des Evêques" (Christus Dominus, n. 12; cf. Redemptoris missio, n. 63).

4. "Nous nous rappelons [...] l'activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance" (1 Th 1, 2-3). Les paroles de l'Apôtre dessinent le portrait spirituel du Père Marcantonio Durando, de la Congrégation de la Mission et digne fils de la terre piémontaise. Il vécut de la foi et d'un ardent élan spirituel, en refusant toute forme de compromis ou de tiédeur intérieure.

A l'école de saint Vincent de Paul, il sut reconnaître dans l'humanité du Christ l'expression la plus grande, et dans le même temps la plus accessible et désarmante, de l'amour de Dieu envers chaque homme. Aujourd'hui encore, il nous indique le mystère de la Croix comme le moment culminant où nous est révélé le mystère insondable de l'amour de Dieu.

5. "Nous le savons frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui" (1 Th 1, 4). Marie de la Passion s'est laissée saisir par Dieu, capable de combler la soif de vérité qui l'habitait. Fondant les Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie, elle brûlait de communiquer les flots d'amour qui bouillonnent en elle et veulent se répandre sur le monde. Au coeur de l'engagement missionnaire, elle place l'oraison et l'Eucharistie, car pour elle adoration et mission se fondent en une même démarche. Nourrie de l'Ecriture et des Pères de l'Eglise, mystique et active, passionnée et intrépide, elle se donne avec une disponibilité intuitive et audacieuse à la mission universelle de l'Eglise. Chères soeurs, à l'école de votre fondatrice, en communion profonde avec l'Eglise, accueillez l'invitation à vivre, dans une fidélité renouvelée, les intuitions de votre charisme fondateur, pour que nombreux soient ceux qui découvrent Jésus, celui qui nous fait entrer dans le mystère d'amour qui est Dieu.

6. "Rapportez à Yahvé, familles des peuples, rapportez à Yahvé gloire et puissance" (Ps 95, 7). Les paroles du Psaume responsorial expriment bien l'aspiration missionnaire, qui a envahi soeur Liduina Meneguzzi, des Soeurs de saint François de Sales. Au cours de son existence, brève mais intense, soeur Liduina se prodigua en faveur de ses frères les plus pauvres et qui souffraient, en particulier à l'hôpital de la mission de Dire-Dawa, en Ethiopie.

Avec un zèle apostolique fervent, elle cherchait à faire connaître à chacun notre unique Sauveur, Jésus. A l'école de celui qui est "doux et humble de coeur" (cf. Mt 11, 29), elle apprit à diffuser la charité, qui naît d'un coeur pur, en surmontant toute médiocrité et inertie intérieure.

7. "Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde" (Mt 28, 20). Telle est la promesse que le Christ fit à ses disciples, en s'apprêtant à quitter le monde pour revenir au Père.

Je suis avec vous pour toujours! Je suis avec toi, dit Jésus, Eglise qui est en pèlerinage dans le monde. Je suis avec vous, jeunes communautés ecclésiales en terres de mission. N'ayez pas peur d'établir un dialogue avec tous. Apportez à chacun le message du salut! Soyez courageux!

Que Marie, Etoile de l'évangélisation, et les nouveaux bienheureux protègent et accompagnent vos pas sur les routes du monde. Amen!

© Copyright 2002 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021020_beatification.html



Marie de la Passion (1839-1904)

Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, en religion Marie de la Passion, naît le 21 mai 1839 à Nantes, en France, d'une noble famille chrétienne. Dès l'enfance, elle manifesta des dons naturels éminents et une foi profonde.

En avril 1856, alors qu'elle suit les exercices spirituels, elle fait une première expérience de Dieu qui l'appelle à une vie de donation totale. La mort imprévue de sa mère en retarde cependant la réalisation. En décembre 1860, avec le consentement de l'évêque de Nantes, elle entre au monastère des Clarisses où l'attire l'idéal de simplicité et de pauvreté de Saint François.

Encore postulante, le 23 janvier 1861, elle fait une profonde expérience de Dieu qui l'invite à s'offrir en victime pour l'Église et pour le Pape. Cette expérience marquera toute sa vie. Peu de temps après, elle tombe gravement malade et doit quitter le monastère. Quand son rétablissement est complet, son confesseur l'oriente vers la Société de Marie Réparatrice. Admise en mai 1864, elle reçoit, le 15 août de la même année, à Toulouse, l'habit religieux avec le nom de Marie de la Passion.

En mars 1865, encore novice, elle est envoyée en Inde dans le Vicariat apostolique du Maduré, confié à la Compagnie de Jésus. Là les Réparatrices travaillent à la formation des sœurs d'une congrégation autochtone, ainsi qu'à d'autres activités apostoliques. C'est donc au Maduré que Marie de la Passion prononce ses vœux temporaires le 3 mai 1866.

Ses dons et ses vertus la font désigner comme supérieure locale, puis, en juillet 1867, comme supérieure provinciale des trois couvents des Réparatrices. Sous sa direction les œuvres d'apostolat se développent, la paix — troublée par des tensions antérieures — est rétablie, la ferveur et la régularité refleurissent dans les communautés.

En 1874 elle fonde une nouvelle maison à Ootacamund, dans le vicariat de Coimbatore, confié aux Missions Etrangères de Paris. Cependant, au Maduré les dissensions s'aggravent au point qu'en juin 1876 vingt religieuses, parmi lesquelles Marie de la Passion, se voient obligées de se séparer de la Société de Marie Réparatrice. Elles se réunissent à Ootacamund sous la juridiction du Vicaire apostolique de Coimbatore, Mgr Joseph Bardou, M.E.P.

En novembre 1876, Marie de la Passion se rend à Rome pour régulariser la situation des vingt sœurs séparées et obtient de Pie IX, le 6 janvier 1877, l'autorisation de fonder un nouvel Institut, spécifiquement destiné aux missions, sous le nom de Missionnaires de Marie.

Suivant une suggestion de Propaganda Fide, Marie de la Passion ouvre à Saint-Brieuc, en France, un noviciat qui accueille très vite de nombreuses vocations. En avril 1880, puis en juin 1882, la Servante de Dieu se rend à Rome pour résoudre les difficultés qui menacent d'entraver la stabilité et la croissance du jeune Institut. Le dernier voyage, en juin 1882, marque une étape importante dans sa vie: elle est autorisée à ouvrir une maison à Rome et, par des circonstances providentielles, retrouve l'orientation franciscaine que Dieu lui avait indiquée vingt-deux ans plus tôt. En effet, le 4 octobre 1882, dans l'église d'Aracœli, elle est reçue dans le Tiers Ordre de Saint François. Elle entre alors en relation avec le Serviteur de Dieu, Père Bernardin de Portogruaro, ministre général de l'Ordre des Frères Mineurs, qui, par la suite, la soutiendra dans ses épreuves, avec une paternelle sollicitude.

En mars 1883, Marie de la Passion est destituée de sa fonction de Supérieure de l'Institut, à cause de fortes oppositions. Mais, à la suite de l'enquête ordonnée par Léon XIII, son innocence est pleinement reconnue et elle est réélue au chapitre de juillet 1884.

L'Institut des Missionnaires de Marie commence alors à se développer rapidement: le 12 août 1885 est émis le Décret de louange et celui d'affiliation à l'Ordre des Frères Mineurs; les constitutions sont approuvées ad experimentum le 17 juillet 1890 et définitivement le 11 mai 1896. Et, au-delà de tout obstacle et de toute frontière, des missionnaires ne cessent d'être envoyées jusqu'aux terres les plus lointaines et périlleuses.

Le zèle missionnaire de la fondatrice ne connaît pas de limites pour répondre aux appels des pauvres et des abandonnés. La promotion de la femme et la question sociale l'intéressent particulièrement; avec intelligence et discrétion, elle offre aux pionniers en ce domaine une collaboration qu'ils apprécient grandement.

Son intense activité puise son dynamisme dans la contemplation des grands mystères de la foi. Tout, pour Marie de la Passion, se ramène à l'Unité-Trinité de Dieu, Vérité-Amour, qui se donne à nous à travers le mystère pascal du Christ. Unie à ces mystères, elle vit sa vocation d'offrande dans une dimension ecclésiale et missionnaire. Jésus Eucharistie est pour elle «le grand missionnaire» et Marie, dans la disponibilité de son «Ecce», trace la voie de la donation sans réserve à l'œuvre de Dieu. Elle ouvre ainsi à son Institut les horizons de la mission universelle qui s'accomplit avec l'esprit évangélique de François d'Assise dans la simplicité, la pauvreté et la charité.

Elle a grand soin, non seulement de l'organisation extérieure des œuvres, mais aussi et surtout de la formation spirituelle de ses religieuses. Douée d'une extraordinaire capacité de travail, elle trouve le temps de rédiger de nombreux écrits de formation, tandis que, par une fréquente correspondance, elle suit ses missionnaires dispersées dans le monde, les invitant avec insistance à une vie de sainteté. En 1900, l'Institut reçoit le sceau du sang dans le martyre de sept Franciscaines Missionnaires de Marie, béatifiées en 1946 et canonisées au cours du Grand Jubilé de l'an 2000. Ce martyre est pour Marie de la Passion, en même temps qu'une grande douleur une immense joie, une émotion intense d'être la mère spirituelle de ces missionnaires qui ont su vivre l'idéal de leur vocation jusqu'à l'effusion du sang.

Usée par les fatigues des incessants voyages et du labeur quotidien, Marie de la Passion, après une brève maladie, meurt à Sanremo le 15 novembre 1904, laissant plus de deux mille religieuses et quatre-vingt six maisons insérées en quatre continents. Sa dépouille mortelle repose dans un oratoire privé de la maison généralice de l'Institut des Franciscaines Missionnaires de Marie à Rome.

En février 1918 s'ouvre à Sanremo le Procès informatif pour la Cause de Béatification et Canonisation. En 1941 est promulgué le Décret sur les écrits et, dans les années suivantes, de très nombreuses lettres postulatoires sont adressées au Saint-Siège de toutes les parties du monde en faveur de la Cause de la Servante de Dieu. Après le vote unanimement favorable des Consulteurs, le Décret pour l'In-troduction de la Cause est publié, avec l'approbation de S. S. Jean- Paul II, le 19 janvier 1979.

Le 28 juin 1999, est solennellement promulgué, par le Souverain Pontife Jean-Paul II, le Décret sur l'héroïcité des vertus de Mère Marie de la Passion.

La guérison d'une religieuse atteinte de «TBC pulmonaire et vertébrale, maladie de Pott», est reconnue le 5 mars 2002 comme étant un miracle accordé par Dieu à l'intercession de la Vénérable. Et le 23 avril 2002, en présence du Souverain Pontife Jean-Paul II, est promulgué le Décret ouvrant la voie à la Béatification de la Vénérable Servante de Dieu.

Mère Marie de la Passion a été Béatifié, le 20 Octobre 2002, par Saint Jean Paul II 

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_marie-passion_fr.html

Une vie toute entière associée à l’aventure Missionnaire.

Le 20 Octobre 2002, le Pape Saint Jean Paul II Béatifie:

Hélène de Chappotin, Marie de la Passion, Fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie

Les intuitions Missionnaires de Marie de la Passion

Tout au long de sa vie, Marie de la Passion, Mystique et réaliste, s’est passionnée pour la Mission universelle de l’Église, avec une disponibilité intuitive et créatrice. Sa vie et son œuvre semblent avoir une place à part dans le panorama Missionnaire de la fin du XIXe siècle, et un sens prophétique pour aujourd’hui.

En fondant l’institut des Franciscaines Missionnaires de Marie, elle concrétise quelques grandes intuitions :

II n’y a pas de frontières pour la Mission… puisque l’Amour de Dieu est sans limites. - L’Eucharistie Célébrée et Adorée est au cœur de la vie quotidienne des Sœurs, comme source et force de leur Vie Missionnaire.

Les femmes ont un rôle spécifique et irremplaçable à jouer dans l’activité apostolique de l’Église, et la Vierge Marie inspire leur disponibilité Missionnaire.

Travailler à plus de justice et de paix, s’engager aux côtés des plus petits, « lépreux » et « exclus » de notre temps, dans un esprit Franciscain de fraternité, de respect et de service, c’est proclamer « le Royaume de Dieu est tout proche »

Les moyens de communication sont une chance à saisir pour annoncer la Bonne Nouvelle, et pour renforcer l’unité fraternelle entre les Soeurs dispersées de par le monde.

Biographie

Hélène de Chappotin est née le 21 Mai 1839 à Nantes, au foyer de Charles de Chappotin et de Sophie Galbaud du Fort.

A 21 ans, attirée par St François d’Assise, elle entre chez les Clarisses de Nantes où elle vit une expérience Mystique décisive. Mais sa santé précaire ne lui permet pas d’y rester au-delà de quelques mois. Cette courte étape sera cependant déterminante tout au long de sa vie spirituelle et Missionnaire.

En 1864, elle est admise chez les Sœurs de Marie Réparatrice.

Elle y prend l’habit religieux sous le nom de Marie de la Passion. Dès l’année suivante, elle est envoyée en Inde, au Maduré, où elle restera 11 années, assumant très vite la responsabilité des quatre Communautés de cette région.

En 1876, à la suite de graves difficultés vécues dans cette mission, elle vient à Rome chercher un éclairage pour elle et pour ses Sœurs restées en Inde.

En 1877, le pape Pie IX approuve le nouvel Institut fondé à travers épreuves et contradictions, pour le service de l’Église universelle.

Affilié au Tiers-Ordre franciscain, celui-ci prendra le nom de Franciscaines Missionnaires de Marie.

La rapidité de l’expansion à travers le monde est étonnante pour cette époque. Elle ouvre un noviciat à Saint Brieuc.

A la mort de Marie de la Passion, le 15 Novembre 1904, les Franciscaines Missionnaires de Marie sont déjà envoyées dans 24 pays de 4 continents.

SOURCE : https://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/novembre/bienheureuse-marie-de-la-passion-fondatrice-des-franciscaines-missionnaires-de-marie-1839-1904-fete-le-15-novembre.html

Statue représentant Hélène de Chappotin de Neuville, Stella Maris College Quezon City


Blessed Hélène-Marie-Philippine de Chappotin de Neuville

Also known as

Marie of the Passion

Marie de la Passion de Chappotin

Memorial

15 November

Profile

The death of two sisters and a cousin led Hélène to look for meaning in life, which led to her discerning a call to religious life. Her mother died when Hélène was 20 years old, and she put the religious life on hold to run her family home and help raise her younger siblings. In December 1860, having a great devotion to Saint Francis of Assisi, she was finally able to follow the call and joined the Poor Clares, but health problems forced her to return home. When she recovered, her confessor directed her to the Society of Marie Reparatrice which she joined in 1864, making her profession in Toulouse, France on 15 August 1865, taking the name Mary of the Passion. Missionary to India in March 1865. Provincial superior of three Reparatrice houses in July 1867. In the mid-1870‘s, she became embroiled in disputes among missionary houses in India which led to going to the Vatican to seek help settling the issue. On 6 January 1877 she obtained permission from Pope Pius IX to found the Franciscan Missionaries of Mary. Worked with Servant of God Father Bernardin de Portogruaro. Due to internal politics and dissension, she was removed from her position as superior of the Order in March 1883; an inquiry by Pope Leo XIII cleared her of all allegations and she was re-elected to the position of Superior in July 1884. Today the Missionaries continue their good work with 2,000 sisters at 86 houses on four continents.

Born

21 May 1839 in Nantes, Loire-Atlantique, France

Died

15 November 1904 in San Remo, Imperia, Italy of natural causes

interred in a private oratory at the general house of the Franciscan Missionaries of Mary in Rome, Italy

Venerated

28 June 1999 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

20 October 2002 by Pope John Paul II

her beatification miracle involving the healing of a religious sister who suffered from “pulmonary and vertebral TBC, Pott’s Disease”

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“Blessed Hélène-Marie-Philippine de Chappotin de Neuville“. CatholicSaints.Info. 7 July 2023. Web. 15 November 2023. <https://catholicsaints.info/blessed-helene-marie-philippine-de-chappotin-de-neuville/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-helene-marie-philippine-de-chappotin-de-neuville/

Mary of the Passion (1839-1904)

Foundress of the Franciscan Missionaries of Mary

Born on 21st May 1839 in Nantes, France, into a noble Christian family, Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, in religion Mary of the Passion, showed from childhood eminent natural gifts and a deep faith.

In April 1856, during a retreat, she first experienced a call from God to a life of total consecration. The unforeseen death of her mother delayed its realisation. In December 1860, with the consent of the Bishop of Nantes, she entered the Poor Clares whose ideal of the simplicity and poverty of Saint Francis attracted her.

On 23rd January 1861, while still a postulant, she had a profound experience of God who invited her to offer herself as a victim for the Church and the Pope. This experience marked her for life. A short time after, having become seriously ill, she had to leave the monastery. When she was well again, her confessor directed her towards the Society of Marie Reparatrice. She entered with them in 1864 and on the following 15th August, in Toulouse, she received the religious habit with the name of Mary of the Passion.

In March 1865, while still a novice, she was sent to India, to the Apostolic Vicariate of Madurai, confided to the Society of Jesus. The Reparatrice sisters there had the task of formation of sisters of an autochthonous congregation as well as being involved in other apostolic activities. It was there, that she pronounced her temporary vows on 3rd May 1866.

Because of her gifts and virtues, she was nominated local superior and then, in July 1867, she was named provincial superior of the three convents of the Reparatrice. Under her guidance, the works of the apostolate developed, peace which had been some-what disturbed by tensions which were already existing in the mission, was re-established and fervour and regularity flourished again in the communities.

In 1874, a new house was founded in Ootacamund in the Vicariate of Coimbatore, confided to the Paris Foreign Mission Society. However in Madurai the dissensions became exacerbated to such an extent that, in 1876 some religious, among them Mary of the Passion, were driven to leave the Society of Marie Reparatrice, reuniting, at Ootacamund under the jurisdiction of the Vicar Apostolic of Coimbatore, Monsignor Joseph Bardou MEP.

In November 1876, Mary of the Passion went to Rome to regularize the situation of the twenty separated sisters and, on 6th January 1877, obtained the authorization from Pius IX to found a new Institute which was to be specifically missionary and was to be called the Missionaries of Mary.

On the suggestion of the Congregation of Propaganda Fide, Mary of the Passion opened a novitiate in Saint-Brieuc in France, where very soon numerous vocations came along. In April 1880, and in June 1882, the Servant of God went to Rome to resolve the difficulties which were threatening to hinder the stability and growth of the young Institute. This latter journey, on June 1882, marked an important stage in her life: in fact she was authorized to open a house in Rome and, through providential circumstances, she rediscovered the Franciscan direction which God had indicated to her twenty-two years previously. On 4th October 1882, in the Church of the Aracoeli, she was received into the Third Order of Saint Francis and thus began her relationship with the Servant of God, Fr. Bernardin de Portogruaro, Minister General, who with paternal solicitude would support her in her trials.

In March 1883, due to latent opposition, Mary of the Passion was deposed from her office of Superior of the Institute. However, after an inquiry ordered by Leo XIII, her innocence was fully acknowledged and at the Chapter of July 1884 she was re-elected.

The Institute of the Missionaries of Mary then began to develop rapidly. On 12th August 1885 the Laudatory Decree, and that of affiliation to the Order of Friars Minor were issued. The Constitutions were approved ad experimentum on 17th July 1890 and definitively on 11th May 1896. Missionaries were sent regularly to the most perilous and distant places overcoming all obstacles and boundaries.

The zeal of the Foundress knew no bounds in responding to the calls of the poor and the abandoned. She was particularly interested in the promotion of women and the social question: with intelligence and discretion she offered collaboration to the pioneers who were working in these spheres, which they appreciated very much.

Her intense activity drew its dynamism from contemplation of the great mysteries of faith. For Mary of the Passion, all led back to the Unity-Trinity of God Truth-Love, who communicates Himself to us through the paschal mystery of Christ. It was in union with these mysteries that, in an ecclesial and missionary dimension, she lived her vocation of offering. Jesus in the Eucharist was for her, "the great missionary" and Mary, in the disponibility of her «Ecce», traced out for her the path of unconditional donation to the work of God. Thus she opened her Institute to the horizons of universal mission, accomplished in Francis of Assisi's evangelical spirit of simplicity, poverty and charity .

She took great care, not only of the external organization of the works, but above all of the spiritual formation of the religious. Gifted with an extraordinary capacity for work, she found time to compose numerous writings on formation, whilst by frequent correspondence she followed her missionaries dispersed throughout the world, relentlessly calling them to a life of holiness. In 1900 her Institute received the seal of blood through the martyrdom of seven Franciscan Missionaries of Mary, who were beatified in 1946 and canonised during the Great Jubilee of the year 2000. To be the spiritual mother of these missionaries who had known how to live to the shedding of their blood, the ideal proposed by her, was for Mary of the Passion, both a great sorrow, a great joy and a time of great emotion.

Worn out by the fatigue of incessant journeys and daily labour, Mary of the Passion, after a brief illness, died peacefully in San Remo on 15th November 1904, leaving more than 2,000 religious and eighty-six houses scattered about the four continents. Her mortal remains repose in a private oratory of the General House of the Institute of the Franciscan Missionaries of Mary in Rome.

In February 1918, in San Remo, the Informative Process was opened for the Cause of Beatification and Canonization. In 1941, the Decree on the writings was promulgated and, during the following years, numerous postulatory letters were addressed to the Holy See from all parts of the world in favour of the Cause of the Servant of God. After the Consultors had voted unanimously in its favour, the Decree for the Introduction of the Cause was published on 19th January 1979, with the approbation of His Holiness John Paul II. On 28th June 1999 the Sovereign Pontiff John Paul II solemnly promulgated the Decree on the heroicity of the virtues of Mother Mary of the Passion

On 5th March 2002, the healing of a religious, suffering from "pulmonary and vertebral TBC, Pott's Disease", was recognized as a miracle granted by God through the intercession of the Venerable Mary of the Passion. On 23rd April 2002, in the presence of the Sovereign Pontiff John Paul II, the Decree opening the path for the Beatification of the Venerable Servant of God was promulgated.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_marie-passion_en.html

CAPPELLA PAPALE FOR THE BEATIFICATION OF 6 SERVANTS OF GOD

HOMILY OF JOHN PAUL II

World Mission Sunday

Sunday, 20 October 2002

Dear Brothers and Sisters in the Lord,

1. "Go therefore and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit" (Mt 28,19).

The Risen Lord took his leave of the Apostles in this way before returning to the Father, "Go". His last word is an invitation to the mission, that is at the same time a promise, a testament and a duty. Christ entrusts his message of salvation to his disciples and asks them to spread it and to witness to it to the ends of the earth.

This is the meaning of today's World Mission Sunday. By a providential coincidence, on this very day, we proclaim new Blesseds who in an extraordinary way fulfilled the commandment of proclaiming and witnessing to the Gospel. They are Daudi Okelo and Jildo Irwa, Andrea Giacinto Longhin, Marcantonio Durando, Mary of the Passion and Liduina Meneguzzi.

Their Beatification on the very day of World Mission Sunday reminds us that the primary service we can give to the mission is the sincere and constant quest for holiness. We cannot witness to the Gospel genuinely, if first of all we do not live it faithfully.

2. My thoughts turn first of all to the two young catechists from Uganda, Daudi Okelo and Jildo Irwa. These two courageous witnesses were no more than boys when, with simplicity and faith, they shed their blood for Christ and his Church. With youthful enthusiasm for their mission of teaching the faith to their fellow countrymen, they set out in 1918 for northern Uganda. It was there, as evangelization was just beginning in that region, that they chose to embrace death rather than abandon the area and forsake their duties as catechists. Truly, in their lives and witness we can see that they were "beloved by God and chosen by him" (cf. I Thes 1,4).

Daudi and Jildo are today raised to the glory of the altar. They are given to the entire Christian community as examples of holiness and virtue, and as models and intercessors for catechists throughout the world, especially in those places where catechists still suffer for the faith, sometimes facing social marginalization and even personal danger. May the life and witness of these two dedicated servants of the Gospel inspire many men and women - in Uganda, in Africa and elsewhere - to answer with generosity the call to be a catechist, bringing knowledge of Christ to others and strengthening the faith of those communities that have recently received the Gospel of salvation.

3. "I have called you by name" (Is 45,4). The words which the prophet Isaiah uses to show the mission entrusted by God to his elect express well the vocation of Andrea Giacinto Longhin, the humble Capuchin who for 32 years was Bishop of the Diocese of Treviso at the beginning of the twentieth century. He was a simple, poor, humble, generous Pastor always available for his neighbour, in accord with the genuine tradition of the Capuchins.

They called him the Bishop of essential things. In an age that was noted for tragic and painful events, he was outstanding as a father for his priests and a zealous pastor of the people, always close to the people, especially in moments of difficulty and danger. In this way he anticipated what the Second Vatican Council emphasized when it taught that evangelization was "one of the principal duties of bishops" (Christus Dominus, n. 12; cf. Redemptoris missio, n. 63).

4. "Remembering ... your work of faith, and labour of love and your steadfastness of hope" (I Thes 1,2-3). The words of the Apostle draw the spiritual portrait of Father Marcantonio Durando, of the Congregation of the Mission and worthy son of the Piedmont region. He lived the faith and a burning spiritual zeal, shunning every kind of compromise or interior tepidity.

At the school of St Vincent de Paul, he learned how to recognize in the humanity of Christ the greatest, most accessible and disarming expression of the love of God for every human being. Still today he indicates to us the mystery of the Cross as the culminating moment in which the unsearchable mystery of God's love is revealed.

5. "We know, brethren beloved of God, that you were chosen by him" (I Thes 1,4). Mary of the Passion let herself be seized by God who was able to satisfy the thirst for truth that motivated her. Founding the Franciscan Missionaries of Mary, she burned to communicate the torrents of love that sprang up in her and wished to extend them over the world. At the heart of the missionary commitment, she placed prayer and the Eucharist because for her adoration and mission blended to become the same work. Drawing on Scripture and the Fathers of the Church, combining a mystical and an active vocation, passionate and intrepid, she gave herself with an intuitive and bold readiness to the universal mission of the Church. Dear Sisters, learn from your Foundress, in profound communion with the Church, and welcome the invitation to live, with renewed fidelity, the intuitions of your founding charism, so that the number of those who discover Jesus, who makes us enter into the mystery of the love that is God, may be more abundant.

6. "Give to the Lord, families of peoples, give to the Lord glory and power" (Ps 95 [96],7). The words of the responsorial Psalm express well the missionary yearning, that permeated the heart of Sr Liduina Meneguzzi, of the Sisters of St Francis de Sales. In the course of her brief but intense life, Sr Liduina poured herself out for her poorer and suffering brothers, particularly at the hospital of the mission of Dire Dawa in Ethiopia.

With fervent apostolic zeal, she sought to make known to everyone the only Saviour Jesus. At the school of Him who was "meek and humble of heart" (cf. Mt 11,29), she learned to spread the charity that flows from a pure heart, overcoming mediocrity and inner inertia.

7. "Behold, I am with you all days even to the end of the world" (Mt 28,20). This is the promise that Christ made to his disciples as he prepared to leave the world to return to his Father.
I am with you all days! Jesus says, I am with you, pilgrim Church in the world. I am with you, young ecclesial communities in missionary lands. Do not be afraid to enter into dialogue with everyone. Take the message of salvation to everyone. Take courage.

May Mary, Star of evangelization, and the new Blesseds protect and accompany your steps on the highways of the world. Amen.

© Copyright 2002 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021020_beatification.html

Plaque commémorative sur la maison natale d'Hélène de Chappotin de Neuville, rue Clemenceau à Nantes


Beata Maria della Passione (Elena Maria De Chappotin de Neuville) Religiosa, fondatrice

15 novembre

21 maggio 1839 - Sanremo, 15 novembre 1904

Fondatrice dell'Istituto delle Suore Francescane Missionarie di Maria (+ 1904). Inviata a Madurè (India). Il suo istituto si occupa soprattutto di migliorare la condizione della donna nei paesi di missione. Alla sua morte l'istituto contava 9 mila religiose, 86 missionari e 7 suore martiri in Cina (1900).

Martirologio Romano: A Sanremo in Liguria, beata Maria della Passione (Elena) di Chappotin de Neuville, vergine, che, rapita nell’intimo dalla semplicità di san Francesco, istituì le Suore Francescane Missionarie di Maria e prestò sempre grande cura alla difesa della condizione della donna nelle terre di missione.

Maria della Passione, al secolo Hèléne de Chappotin, fondatrice delle Francescane Missionarie di Maria, nasce il 21 maggio 1839 da una famiglia di antiche origini lorenesi e bretoni.

Ha un carattere volitivo, turbolento e una forza trascinatrice che con il passare del tempo si ammorbidisce. La attirano i grandi ideali e i successivi lutti familiari la fanno maturare. Nel 1860 entra fra le Clarisse di Nantes e inizia il suo cammino nella spiritualità francescana. Si ammala e deve lasciare il monastero. Iniziano anni di prova e di maturazione che la faranno decidere di entrare nella Società di Maria Riparatrice e riceve il nome da religiosa, Maria della Passione.

Ancora novizia si imbarca a Marsiglia per giungere nel Maduré, in India. A 28 anni è Superiora provinciale delle tre case che la congregazione ha aperto nel subcontinente. Questo incarico, esercitato per nove anni, le darà una vasta esperienza della vita e dei problemi missionari. Nel 1874 il suo campo missionario si allarga ulteriormente attraverso la fondazione di una nuova casa a Ootacamund, nelle montagne del Nilgiris. Nel 1876 una serie di circostanze dolorose e contraddittorie la portano a lasciare la congregazione di Maria Riparatrice insieme a una ventina di religiose del Maduré. Questa rottura sarà il punto di partenza della sua opera nella Chiesa. Verso la fine dello stesso anno, con due sue compagne, parte alla volta di Roma per sottoporre a Papa Pio IX il desiderio di continuare ad essere religiose, fondando la congregazione delle Missionarie di Maria. Il 6 gennaio 1877, Pio IX fa sapere che autorizza la fondazione e le invita a cercare un noviziato in Francia. Nel 1882 ha luogo la fondazione della casa di Roma e la redazione delle prime costituzioni. Dopo un altro doloroso periodo di difficoltà, in cui la sua opera è nuovamente messa in discussione, tanto da essere sospesa dall'incarico di superiora generale, viene reintegrata e l'Istituto è autorizzato a svilupparsi nella famiglia francescana. Risalgono a quest'epoca di contrasti alcuni dei suoi testi spirituali e mistici più belli.

Sotto la sua guida, circa tremila religiose sono da lei inviate in 86 fondazioni, sparse in quattro continenti, che la vedono presente su tutti i fronti: apostolico, sociale, ecclesiale, spirituale. Maria della Passione muore a Sanremo il 15 novembre 1904.

Le suore Francescane Missionarie di Maria

Al di là di ogni frontiera, le suore di Maria della Passione si distinguono, fin dagli inizi, per la loro internazionalità. Attente alla cultura del Paese in cui intendono radicarsi, si mettono con la massima discrezione al servizio dei poveri, degli ultimi e dei perseguitati. Ad ogni latitudine si adattano alla lingua e agli usi del posto, adottandone anche l'abito: il sari in India, il pagne in Africa. Questa internazionalità delle comunità vuole riflettere l'universalità della Chiesa. Non c'è popolo che non possa capire il carisma delle suore, le quali hanno nell'Eucaristia il loro centro e la loro ragione d'essere. Tutto infatti, parte dalla contemplazione di Cristo incarnato che continua a essere presente nella Chiesa.

Maria della Passione è stata definita “maestra di spiritualità missionaria”: ha lasciato alle suore una quantità di scritti: legislativi, meditativi, liturgici, preghiere e meditazioni. Donna profondamente radicata nella fede, maturata dalle difficoltà della vita pratica, comprende il mistero di Dio e vuole entrarvi attraverso il dono totale di sé e il sacrificio.

Oggi le Francescane Missionarie di Maria sono più di settemila, di 74 nazionalità e distribuite in 76 Paesi. L'incontro fra il Vangelo e le diverse culture è la loro sfida, “al servizio del dialogo” e con i “lontani”. La minorità francescana dà l'impronta umile ed essenziale al loro stile di vita di cui colpisce l'approccio caloroso e immediato. Come Francesco desiderano condividere la bellezza della creazione nell'annuncio profetico del Vangelo con ogni fratello e sorella che sul loro cammino ha bisogno di istruzione, cure, consigli. Con l'inserimento in ambiti di altre religioni e di diverse confessioni cristiane, le sorelle vivono l'amore universale come segno di comunione tra i popoli.

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91157

CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI 6 SERVI DI DIO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 20 ottobre 2002


1. "Andate, dunque, e ammaestrate tutte le nazioni, battezzandole nel nome del Padre e del Figlio e dello Spirito Santo" (Mt 28,19).

Gesù risorto si congeda così dagli Apostoli, prima di fare ritorno al Padre: "Andate!". L'ultima sua parola è un invito alla missione, che è al tempo stesso una promessa, un testamento e un impegno. Cristo affida ai discepoli il suo messaggio di salvezza e chiede loro di diffonderlo e testimoniarlo sino agli estremi confini della terra.

E' questo il significato dell'odierna Giornata Missionaria Mondiale. Per una provvidenziale coincidenza, proprio in questa giornata vengono proclamati alcuni nuovi Beati, che hanno compiuto in modo singolare il mandato di annunciare e testimoniare il Vangelo. Essi sono Daudi Okelo e Jildo Irwa, Andrea Giacinto Longhin, Marcantonio Durando, Marie de la Passion, Liduina Meneguzzi.

La loro beatificazione nel contesto della Giornata Missionaria Mondiale ci ricorda che il primo servizio da rendere alla missione è la ricerca sincera e costante della santità. Non possiamo testimoniare con coerenza il Vangelo, se prima non lo viviamo fedelmente.

2. My thoughts turn first of all to the two young catechists from Uganda, Daudi Okelo and Jildo Irwa. These two courageous witnesses were no more than boys when, with simplicity and faith, they shed their blood for Christ and his Church. With youthful enthusiasm for their mission of teaching the faith to their fellow countrymen, they set out in 1918 for northern Uganda. It was there, as evangelization was just beginning in that region, that they chose to embrace death rather than abandon the area and forsake their duties as catechists. Truly, in their lives and witness we can see that they were "beloved by God and chosen by him" (cf. 1 Thes 1:4).

Daudi and Jildo are today raised to the glory of the altar. They are given to the entire Christian community as examples of holiness and virtue, and as models and intercessors for catechists throughout the world, especially in those places where catechists still suffer for the faith, sometimes facing social marginalization and even personal danger. May the life and witness of these two dedicated servants of the Gospel inspire many men and women - in Uganda, in Africa and elsewhere - to answer with generosity the call to be a catechist, bringing knowledge of Christ to others and strengthening the faith of those communities that have recently received the Gospel of salvation.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in lingua inglese: 

[2. Rivolgo i miei pensieri prima di tutto ai due giovani catechisti ugandesi, Daudi Okelo e Jildo Irwa. Questi due coraggiosi testimoni erano poco più che ragazzi quando, con fede e umiltà, versarono il proprio sangue per Cristo e per la Sua Chiesa. Con gioioso entusiasmo per la propria missione di insegnamento della fede ai loro concittadini, nel 1918 partirono per l'Uganda settentrionale. Fu lì, poiché l'evangelizzazione era appena agli inizi in quella regione, che scelsero di abbracciare la morte piuttosto che abbandonare l'area e i loro doveri di catechisti. Realmente nella loro vita e nella loro testimonianza possiamo appurare che erano "amati da Dio ed eletti da Lui" (cfr 1 Ts 1, 4).

Oggi Daudi e Jildo vengono elevati agli onori degli altari. Vengono offerti a tutta la comunità cristiana quali esempi di santità e virtù e quali modelli e intercessori per i catechisti di tutto il mondo, in particolare in luoghi nei quali i catechisti soffrono ancora per la fede, subendo a volte l'emarginazione sociale e correndo persino rischi personali. Che la vita e la testimonianza di questi due devoti servi del Vangelo ispirino molti uomini e molte donne in Uganda, in Africa e ovunque, a rispondere con generosità alla chiamata a essere catechisti, portando la conoscenza di Cristo agli altri e rafforzando la fede di quelle comunità che hanno ricevuto di recente il Vangelo della salvezza.]

3. "Ti ho chiamato per nome" (Is 45,4). Le parole con le quali il profeta Isaia indica la missione affidata da Dio ai propri eletti esprimono bene la vocazione di Andrea Giacinto Longhin, l'umile cappuccino che per 32 anni è stato Vescovo della Diocesi di Treviso, all'inizio del secolo scorso. E' stato un Pastore semplice e povero, umile e generoso, sempre disponibile verso il prossimo, secondo la più genuina tradizione cappuccina.

Lo chiamavano il Vescovo delle cose essenziali. In un'epoca segnata da eventi drammatici e dolorosi, si è dimostrato padre per i preti e pastore zelante della gente, sempre accanto ai suoi fedeli, specialmente nei momenti di difficoltà e di pericolo. Anticipava così ciò che avrebbe sottolineato il Concilio Ecumenico Vaticano II, indicando nell'evangelizzazione "uno dei principali doveri dei Vescovi" (Christus Dominus, 12; cfr Redemptoris missio, 63).

4. "Memori... del vostro impegno nella fede, della vostra operosità nella carità e della vostra costante speranza" (1 Ts 1,2-3). Le parole dell'Apostolo delineano il ritratto spirituale del Padre Marcantonio Durando, della Congregazione della Missione e degno figlio della terra piemontese. Egli visse di fede e di ardente slancio spirituale, disdegnando ogni forma di compromesso o di tiepidezza interiore.

Alla scuola di san Vincenzo de' Paoli, egli seppe riconoscere nell'umanità di Cristo l'espressione più grande, e al contempo più accessibile e disarmante, dell'amore di Dio verso ogni uomo. Ancora oggi egli ci indica il mistero della Croce come il momento culminante in cui viene rivelato il mistero insondabile dell'amore di Dio.

5. "Nous le savons frères biens-aimés de Dieu, vous avez été choisi par lui" (1Th 1,4). Marie de la Passion s’est laissée saisir par Dieu, capable de combler la soif de vérité qui l’habitait. Fondant les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, elle brûlait de communiquer les flots d’amour qui bouillonnent en elle et veulent se répandre sur le monde. Au cœur de l’engagement missionnaire, elle place l’oraison et l’Eucharistie, car pour elle adoration et mission se fondent en une même démarche. Nourrie de l’Écriture et des Pères de l’Église, mystique et active, passionnée et intrépide, elle se donne avec une disponibilité intuitive et audacieuse à la mission universelle de l’Église. Chères Sœurs, à l’école de votre fondatrice, en communion profonde avec l’Église, accueillez l’invitation à vivre, dans une fidélité renouvelée, les intuitions de votre charisme fondateur, pour que nombreux soient ceux qui découvrent Jésus, celui qui nous fait entrer dans le mystère d’amour qui est Dieu.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in lingua francese: 

[5. "Noi ben sappiamo, fratelli amati da Dio, che siete stati eletti da lui" (1 Ts 1,4). Marie de la Passion si è lasciata prendere da Dio, capace di appagare la sete di verità che l'abitava. Nel fondare le Sorelle Francescane Missionarie di Maria, ardeva di comunicare i flutti d'amore che gorgogliavano in lei e volevano diffondersi nel mondo. Al centro dell'impegno missionario, pose la preghiera e l'Eucaristia, poiché per lei adorazione e missione si fondano in uno stesso atto. Alimentata dalla Scrittura e dai Padri della Chiesa, mistica e attiva, appassionata e intrepida, si dedicò con una disponibilità intuitiva e audace alla missione universale della Chiesa. Care Sorelle, nella scuola della vostra fondatrice, in comunione profonda con la Chiesa, accogliete l'invito a vivere, in una fedeltà rinnovata, le intuizioni del vostro carisma fondatore, affinché numerosi siano coloro che scoprono Gesù, colui che ci ha fatto entrare nel mistero d'amore che è Dio.]

6. "Date al Signore, o famiglie dei popoli, date al Signore gloria e potenza" (Sal 95,7). Le parole del Salmo responsoriale ben esprimono l'anelito missionario, che ha pervaso suor Liduina Meneguzzi, delle Suore di san Francesco di Sales. Nel breve, ma intenso, corso della sua esistenza, suor Liduina si prodigò a favore dei fratelli più poveri e sofferenti, in particolare nell'ospedale della missione di Dire Dawa, in Etiopia.

Con fervente zelo apostolico, cercava di far conoscere a tutti l'unico nostro Salvatore, Gesù. Alla scuola di Colui che è «mite e umile di cuore» (cfr Mt 11,29), ella imparò a diffondere la carità, che sgorga da un cuore puro, superando ogni mediocrità ed inerzia interiore.

7. "Ecco, io sono con voi tutti i giorni, fino alla fine del mondo" (Mt 28,20). Questa è la promessa che Cristo fece ai suoi discepoli, apprestandosi a lasciare il mondo per fare ritorno al Padre.

Sono con voi tutti i giorni! Sono con te, dice Gesù, Chiesa pellegrina nel mondo. Sono con voi, giovani comunità ecclesiali nelle terre di missione. Non temete di entrare in dialogo con tutti. Portate a ciascuno il messaggio della salvezza! Abbiate coraggio!

Maria, Stella dell'evangelizzazione, e i nuovi Beati proteggano e accompagnino i vostri passi sulle vie del mondo. Amen!

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021020_beatification.html



Maria della Passione (1839-1904)

Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville

Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, in religione Maria della Passione, nasce il 21 maggio 1839 a Nantes, in Francia, da nobile e cristiana famiglia. Fin dall'infanzia manifesta eminenti doti naturali e fede profonda.

Nell'aprile 1856, durante un corso di esercizi spirituali, ha una prima esperienza di Dio che la chiama ad una vita di totale consacrazione. La morte improvvisa della madre ne ritarda la realizzazione. Nel dicembre 1860, con il consenso del Vescovo di Nantes, entra nelle Clarisse, attratta dall'ideale di semplicità e di povertà di S. Francesco.

Ancora postulante, il 23 gennaio 1861, fa una profonda esperienza di Dio che la invita ad offrirsi vittima per la Chiesa e il Papa. Questa esperienza segnerà tutta la sua vita. Caduta gravemente malata, qualche tempo dopo deve lasciare il monastero. Ristabilitasi, è indirizzata dal suo confessore verso la Società di Maria Riparatrice: ammessa nel maggio 1864, riceve l'abito con il nome di Maria della Passione a Tolosa il 15 agosto seguente.

Nel marzo 1865, ancora novizia, è inviata in India, nel Vicariato Apostolico del Maduré, affidato alla Compagnia di Gesù, dove le Riparatrici hanno per compito primario la formazione delle religiose di una congregazione autoctona, insieme ad altre attività apostoliche. Là emette i suoi voti temporanei il 3 maggio 1866.

Le sue doti e le sue virtù la fanno designare come superiora locale e in seguito, nel luglio 1867, come provinciale dei tre conventi delle Riparatrici. Sotto la sua direzione le opere di apostolato si sviluppano, la pace, alquanto turbata dalle tensioni già esistenti nella missione, è ristabilita, il fervore e la regolarità rifioriscono nelle comunità.

Nel 1874, fonda una nuova casa ad Ootacamund nel Vicariato di Coimbatore, affidato alle Missioni Estere di Parigi. Ma nel Maduré i dissensi si aggravano a tal punto che, nel 1876, venti religiose, fra cui Maria della Passione, si vedono costrette a separarsi dalla Società di Maria Riparatrice, riunendosi ad Ootacamund sotto la giurisdizione del Vicario Apostolico di Coimbatore, Mons. Giuseppe Bardou.

Nel novembre 1876, Maria della Passione si reca a Roma per regolarizzare la situazione delle venti suore separate, ottenendo dal Papa Pio IX, il 6 gennaio 1877, l'autorizzazione di fondare un nuovo Istituto specificatamente missionario, sotto il nome di Missionarie di Maria.

Dietro suggerimento della Congregazione di Propaganda Fide, Maria della Passione apre a Saint-Brieuc, in Francia, un noviziato, dove ben presto giungono numerose vocazioni. Nell'aprile 1880 e successivamente nel giugno 1882, la Serva di Dio si reca a Roma per risolvere le difficoltà che minacciano di ostacolare la stabilità e la crescita del giovane Istituto. L'ultimo viaggio, nel giugno 1882, segna una tappa importante nella sua vita: infatti è autorizzata a fondare una casa in Roma e, condotta da circostanze provvidenziali, ritrova l'orientamento francescano indicatole da Dio ventidue anni prima. Il 4 ottobre 1882, nella chiesa di Santa Maria in Aracoeli, è ricevuta nel Terz'Ordine di San Francesco ed entra in relazione con il Servo di Dio Padre Bernardino da Portogruaro, ministro generale, che con paterna sollecitudine la sosterrà poi nelle prove.

Nel marzo 1883 Maria della Passione è destituita dall'ufficio di Superiora dell'Istituto a causa di forti opposizioni. Ma in seguito all'inchiesta ordinata a questo proposito da Leone XIII, è riconosciuta pienamente innocente e rieletta nel capitolo del luglio 1884.

L'Istituto inizia allora il suo rapido sviluppo: il 12 agosto 1885 viene emesso il Decreto di lode e quello di affiliazione all'Ordine dei Frati Minori; le costituzioni sono approvate ad experimentum il 17 luglio 1890 e definitivamente l'11 maggio 1896. E l'invio di missionarie, anche nei posti più lontani e pericolosi, è senza soste, al di là di ogni ostacolo e di ogni frontiera.

Lo zelo missionario della fondatrice non conosce limiti per rispondere agli appelli dei poveri e degli abbandonati. Anche la promozione della donna e la questione sociale la interessano particolarmente: con intelligenza e discrezione offre ai pionieri che lavorano in questo campo una collaborazione, da essi molto apprezzata.

La sua intensa attività attinge il suo dinamismo nella contemplazione dei grandi misteri della fede. Tutto per Maria della Passione rimanda all'Unità-Trinità di Dio Verità-Amore, che si comunica a noi attraverso il mistero pasquale di Cristo. Nell'unione a questi misteri vive la sua vocazione di offerta in una dimensione ecclesiale e missionaria. Gesù nell'Eucaristia è per lei «il grande missionario» e Maria, nella disponibilità dell'«Ecce», traccia la via della donazione senza riserva all'opera di Dio. Così apre al suo Istituto gli orizzonti della missione universale, compiuta nello spirito evangelico di semplicità, povertà e carità di Francesco d'Assisi.

Ha grande cura, non solo dell'organizzazione esteriore delle opere, ma soprattutto della formazione spirituale delle religiose. Dotata di una straordinaria capacità di lavoro, trova il tempo di redigere numerosi scritti di formazione, mentre con una frequente corrispondenza segue le sue missionarie sparse nel mondo, invitandole con insistenza a una vita di santità. Nel 1900, l'Istituto riceve il sigillo del sangue nel martirio in Cina di sette Francescane Missionarie di Maria, beatificate nel 1946 e canonizzate nell'anno del Grande Giubileo 2000. Questo è per Maria della Passione, insieme ad un grande dolore, una grande gioia e commozione per essere la madre spirituale di queste missionarie, che hanno saputo vivere fino all'effusione del sangue l'ideale da lei proposto.

Affranta dalle fatiche degli incessanti viaggi e del diuturno lavoro, Maria della Passione muore serenamente, dopo una breve malattia, a San Remo, il 15 novembre 1904, lasciando più di duemila religiose e ottantasei case sparse in quattro continenti. La sua salma riposa in un oratorio privato della casa generalizia dell'Istituto a Roma.

Nel febbraio 1918 si apre a San Remo il Processo informativo per la Causa di Beatificazione e Canonizzazione. Nel 1941 viene pubblicato il Decreto sugli scritti e negli anni seguenti numerosissime lettere postulatorie giungono da tutte le parti del mondo alla Santa Sede in favore della Causa della Serva di Dio. Dopo il voto unanimemente favorevole dei Consultori, il Decreto per l'Introduzione della Causa viene pubblicato, con l'approvazione di Sua Santità Giovanni Paolo II, il 19 gennaio 1979.

Il 28 giugno 1999 viene solennemente promulgato dal Sommo Pontefice Giovanni Paolo II il Decreto sull'eroicità delle virtù di Madre Maria della Passione.

Il 5 marzo 2002, viene riconosciuto nella guarigione di una religiosa affetta da «TBC polmonare-vertebrale; Morbo di Pott», un miracolo concesso da Dio per l'intercessione della Venerabile. Il 23 aprile 2002, in presenza del Sommo Pontefice Giovanni Paolo II, viene promulgato il Decreto che apre la via alla Beatificazione della Venerabile Serva di Dio.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_marie-passion_it.html

Marie de la Passion

(1839-1904)

Beatificazione:

- 20 ottobre 2002

- Papa  Giovanni Paolo II

Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 15 novembre

Vergine, che, rapita nell’intimo dalla semplicità di san Francesco, istituì le Suore Francescane Missionarie di Maria e prestò sempre grande cura alla difesa della condizione della donna nelle terre di missione

Noi ben sappiamo, fratelli amati da Dio, che siete stati eletti da lui (1 Ts 1,4)

Marie de la Passion, al secolo Hélène Marie de Chappotin de Neuville, nasce il 21 maggio 1839 a Nantes, in Francia, da nobile e cristiana famiglia. Fin dall'infanzia manifesta eminenti doti naturali e fede profonda.

Nell'aprile 1856, durante un corso di esercizi spirituali, ha una prima esperienza di Dio che la chiama ad una vita di totale consacrazione. La morte improvvisa della madre ne ritarda la realizzazione. Nel dicembre 1860, con il consenso del Vescovo di Nantes, entra nelle Clarisse, attratta dall'ideale di semplicità e di povertà di S. Francesco.

Ancora postulante, il 23 gennaio 1861, fa una profonda esperienza di Dio che la invita ad offrirsi vittima per la Chiesa e il Papa. Questa esperienza segnerà tutta la sua vita. Caduta gravemente malata, qualche tempo dopo deve lasciare il monastero. Ristabilitasi, è indirizzata dal suo confessore verso la Società di Maria Riparatrice: ammessa nel maggio 1864, riceve l'abito con il nome di Maria della Passione a Tolosa il 15 agosto seguente.

Nel marzo 1865, ancora novizia, è inviata in India, nel Vicariato Apostolico del Maduré, affidato alla Compagnia di Gesù, dove le Riparatrici hanno per compito primario la formazione delle religiose di una congregazione autoctona, insieme ad altre attività apostoliche. Là emette i suoi voti temporanei il 3 maggio 1866.

Le sue doti e le sue virtù la fanno designare come superiora locale e in seguito, nel luglio 1867, come provinciale dei tre conventi delle Riparatrici. Sotto la sua direzione le opere di apostolato si sviluppano, la pace, alquanto turbata dalle tensioni già esistenti nella missione, è ristabilita, il fervore e la regolarità rifioriscono nelle comunità.

Nel 1874, fonda una nuova casa ad Ootacamund nel Vicariato di Coimbatore, affidato alle Missioni Estere di Parigi. Ma nel Maduré i dissensi si aggravano a tal punto che, nel 1876, venti religiose, fra cui Maria della Passione, si vedono costrette a separarsi dalla Società di Maria Riparatrice, riunendosi ad Ootacamund sotto la giurisdizione del Vicario Apostolico di Coimbatore, Mons. Giuseppe Bardou.

Nel novembre 1876, Maria della Passione si reca a Roma per regolarizzare la situazione delle venti suore separate, ottenendo dal Papa Pio IX, il 6 gennaio 1877, l'autorizzazione di fondare un nuovo Istituto specificatamente missionario, sotto il nome di Missionarie di Maria.

Dietro suggerimento della Congregazione di Propaganda Fide, Maria della Passione apre a Saint-Brieuc, in Francia, un noviziato, dove ben presto giungono numerose vocazioni. Nell'aprile 1880 e successivamente nel giugno 1882, la Serva di Dio si reca a Roma per risolvere le difficoltà che minacciano di ostacolare la stabilità e la crescita del giovane Istituto. L'ultimo viaggio, nel giugno 1882, segna una tappa importante nella sua vita: infatti è autorizzata a fondare una casa in Roma e, condotta da circostanze provvidenziali, ritrova l'orientamento francescano indicatole da Dio ventidue anni prima. Il 4 ottobre 1882, nella chiesa di Santa Maria in Aracoeli, è ricevuta nel Terz'Ordine di San Francesco ed entra in relazione con il Servo di Dio Padre Bernardino da Portogruaro, ministro generale, che con paterna sollecitudine la sosterrà poi nelle prove.

Nel marzo 1883 Maria della Passione è destituita dall'ufficio di Superiora dell'Istituto a causa di forti opposizioni. Ma in seguito all'inchiesta ordinata a questo proposito da Leone XIII, è riconosciuta pienamente innocente e rieletta nel capitolo del luglio 1884.

L'Istituto inizia allora il suo rapido sviluppo: il 12 agosto 1885 viene emesso il Decreto di lode e quello di affiliazione all'Ordine dei Frati Minori; le costituzioni sono approvate ad experimentum il 17 luglio 1890 e definitivamente l'11 maggio 1896. E l'invio di missionarie, anche nei posti più lontani e pericolosi, è senza soste, al di là di ogni ostacolo e di ogni frontiera.

Lo zelo missionario della fondatrice non conosce limiti per rispondere agli appelli dei poveri e degli abbandonati. Anche la promozione della donna e la questione sociale la interessano particolarmente: con intelligenza e discrezione offre ai pionieri che lavorano in questo campo una collaborazione, da essi molto apprezzata.

La sua intensa attività attinge il suo dinamismo nella contemplazione dei grandi misteri della fede. Tutto per Maria della Passione rimanda all'Unità-Trinità di Dio Verità-Amore, che si comunica a noi attraverso il mistero pasquale di Cristo. Nell'unione a questi misteri vive la sua vocazione di offerta in una dimensione ecclesiale e missionaria. Gesù nell'Eucaristia è per lei «il grande missionario» e Maria, nella disponibilità dell'«Ecce», traccia la via della donazione senza riserva all'opera di Dio. Così apre al suo Istituto gli orizzonti della missione universale, compiuta nello spirito evangelico di semplicità, povertà e carità di Francesco d'Assisi.

Ha grande cura, non solo dell'organizzazione esteriore delle opere, ma soprattutto della formazione spirituale delle religiose. Dotata di una straordinaria capacità di lavoro, trova il tempo di redigere numerosi scritti di formazione, mentre con una frequente corrispondenza segue le sue missionarie sparse nel mondo, invitandole con insistenza a una vita di santità. Nel 1900, l'Istituto riceve il sigillo del sangue nel martirio in Cina di sette Francescane Missionarie di Maria, beatificate nel 1946 e canonizzate nell'anno del Grande Giubileo 2000. Questo è per Maria della Passione, insieme ad un grande dolore, una grande gioia e commozione per essere la madre spirituale di queste missionarie, che hanno saputo vivere fino all'effusione del sangue l'ideale da lei proposto.

Affranta dalle fatiche degli incessanti viaggi e del diuturno lavoro, Maria della Passione muore serenamente, dopo una breve malattia, a San Remo, il 15 novembre 1904, lasciando più di duemila religiose e ottantasei case sparse in quattro continenti. La sua salma riposa in un oratorio privato della casa generalizia dell'Istituto a Roma.

Nel febbraio 1918 si apre a San Remo il Processo informativo per la Causa di Beatificazione e Canonizzazione. Nel 1941 viene pubblicato il Decreto sugli scritti e negli anni seguenti numerosissime lettere postulatorie giungono da tutte le parti del mondo alla Santa Sede in favore della Causa della Serva di Dio. Dopo il voto unanimemente favorevole dei Consultori, il Decreto per l'Introduzione della Causa viene pubblicato, con l'approvazione di Sua Santità Giovanni Paolo II, il 19 gennaio 1979.

Il 28 giugno 1999 viene solennemente promulgato dal Sommo Pontefice Giovanni Paolo II il Decreto sull'eroicità delle virtù di Madre Maria della Passione.

Il 5 marzo 2002, viene riconosciuto nella guarigione di una religiosa affetta da «TBC polmonare-vertebrale; Morbo di Pott», un miracolo concesso da Dio per l'intercessione della Venerabile. Il 23 aprile 2002, in presenza del Sommo Pontefice Giovanni Paolo II, viene promulgato il Decreto che apre la via alla Beatificazione della Venerabile Serva di Dio.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/marie-de-la-passion.html

EUCHARISTIEFEIER MIT SELIGSPRECHUNG VON 6 DIENERN GOTTES

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

Sonntag, 20. Oktober 2002


1. »Darum geht zu allen Völkern, und macht alle Menschen zu meinen Jüngern; tauft sie auf den Namen des Vaters und des Sohnes und des Heiligen Geistes« (Mt 28, 19). 

Bevor Jesus zum Vater zurückkehrt, verabschiedet er sich so von den Aposteln: »Geht!« Sein letztes Wort ist eine Einladung zur Mission, die zugleich auch eine Verheißung, ein Vermächtnis und eine Verpflichtung ist. Christus vertraut den Jüngern seine Heilsbotschaft an und bittet sie, diese zu verbreiten und zu bezeugen bis an die Grenzen der Erde. 

Hierin liegt die Bedeutung des heutigen Weltmissionssonntages. Die Vorsehung hat es so gefügt, daß gerade am heutigen Tag einige Menschen seliggesprochen werden, die in einzigartiger Weise den Auftrag erfüllt haben, das Evangelium zu verkünden und zu bezeugen. Es sind Daudi Okelo und Jildo Irwa, Andrea Giacinto Longhin, Marcantonio Durando, Marie de la Passion, Liduina Meneguzzi. 

Ihre Seligsprechung im Kontext des Weltmissionssonntages erinnert uns daran, daß der erste Dienst an der Mission im echten und unablässigen Streben nach Heiligkeit besteht. Wir können das Evangelium nicht konsequent bezeugen, wenn wir es zuerst nicht auch treu leben. [Der Papst wechselte von der italienischen zur polnischen Sprache: ]

2. Meine Gedanken gehen zuerst zu den beiden jungen Katecheten aus Uganda, Daudi Okelo und Jildo Irwa. Diese beiden mutigen Zeugen waren noch sehr jung, als sie demütig und gläubig ihr Blut für Christus und seine Kirche vergossen haben. Voll jugendlicher Begeisterung angesichts ihrer Aufgabe, ihre Landsleute im Glauben zu unterrichten, begaben sie sich 1918 in den Norden Ugandas. Dort, zu einer Zeit, als die Evangelisierung in dieser Gegend eben erst begonnen hatte, zogen sie es vor, eher in den Tod zu gehen, als die Gegend zu verlassen und ihre Pflichten als Katecheten aufzugeben. Wir können in ihrem Leben und ihrem Zeugnis wahrhaftig erkennen, daß sie »von Gott geliebt und erwählt« waren (1 Thess 1, 4). 

Daudi und Jildo werden heute zur Ehre der Altäre erhoben. Sie werden der ganzen Christenheit als Beispiele der Heiligkeit und Tugend geschenkt und als Vorbilder und Fürsprecher für die Katecheten in der ganzen Welt, besonders an den Orten, an denen Katecheten noch immer für den Glauben leiden und manchmal sozialer Ausgrenzung und auch Gefahren für ihre Person ausgesetzt sind. Möge das Leben und Zeugnis dieser beiden hingebungsvollen Diener des Evangeliums viele Männer und Frauen dazu anspornen – in Uganda, in Afrika und anderswo –, großherzig auf den Ruf, Katechet zu werden, zu antworten, indem sie anderen helfen, Christus kennenzulernen, und den Glauben der Gemeinden stärken, die erst vor kurzem das Evangelium des Heils empfangen haben. [Der Papst fuhr auf italienisch fort:] 

3. »Ich habe dich bei deinem Namen gerufen« (Jes 45, 4). Die Worte, mit denen der Prophet Jesaja den Erwählten die ihnen von Gott anvertraute Mission aufzeigt, bringen gut die Berufung von Andrea Giacinto Longhin zum Ausdruck, jenes demütigen Kapuziners, der zu Beginn des letzten Jahrhunderts 32 Jahre lang Bischof der Diözese Treviso war. Er war ein einfacher und armer Hirte, demütig und großherzig, immer hilfsbereit gegenüber dem Nächsten, entsprechend der charakteristischen Tradition der Kapuziner. 

Sie nannten ihn den Bischof des »Wesentlichen«. In einer von dramatischen und schmerzhaften Ereignissen gezeichneten Epoche hat er sich als Vater für die Priester und eifriger Hirte des Volkes erwiesen, immer an der Seite seiner Gläubigen, besonders in Augenblicken der Schwierigkeiten und Gefahren. Er nahm so das vorweg, was das II. Vatikanische Konzil hervorheben sollte, das der Evangelisierung »den Vorrang unter den hauptsächlichen Aufgaben der Bischöfe« zusprach (Christus Dominus, 12; vgl. Redemptoris missio, 63). 

4. »Unablässig erinnern wir uns vor Gott, unserem Vater, an das Werk eures Glaubens, an die Opferbereitschaft eurer Liebe und an die Standhaftigkeit eurer Hoffnung« (1 Thess 1, 3). Die Worte des Apostels zeichnen das geistliche Porträt von Pater Marcantonio Durando aus der Kongregation der Lazaristen, der ein würdiger Sohn des Piemont war. Er lebte aus seinem Glauben und seinem brennenden geistlichen Eifer, der jede Form des Kompromisses und der inneren Lauheit verschmähte. 

In der Schule des hl. Vinzenz von Paul verstand er es, in der Menschlichkeit Christi den höchsten – und zugleich am leichtesten zugänglichen und entwaffnendsten – Ausdruck der Liebe Gottes zu jedem Menschen zu erkennen. Auch heute weist er uns auf das Geheimnis des Kreuzes als den Höhepunkt hin, an dem das unerforschliche Geheimnis der Liebe Gottes offenbar wird. [Der Heilige Vater sagte in französischer Sprache:]

5. »Wir wissen, von Gott geliebte Brüder, daß ihr erwählt seid« (1 Thess 1, 4). Marie de la Passion hat sich von Gott ergreifen lassen, der den Durst nach Wahrheit, von dem sie erfüllt war, stillen konnte. Durch die Gründung der Franziskaner-Missionarinnen Mariens wollte sie die Ströme der Liebe, die in ihr flossen und sich auf die Welt ausbreiten wollten, den anderen weitergeben. In den Mittelpunkt ihres missionarischen Einsatzes stellt sie das Gebet und die Eucharistie, denn für sie vereinen sich Anbetung und Mission zu ein und demselben Weg. Gestärkt durch die Heilige Schrift und die Kirchenväter, mystisch und aktiv, leidenschaftlich und furchtlos, widmet sie sich mit einer intuitiven und mutigen Hingabe an die universale Mission der Kirche. Liebe Schwestern, nehmt in der Nachfolge eurer Gründerin, die in einer tiefen Gemeinschaft mit der Kirche stand, die Einladung an, in neuer Treue den Geist ihres Gründungscharismas zu leben, damit viele Menschen Jesus entdecken können, der uns in das Geheimnis der Liebe, die Gott ist, eintreten läßt. [Der Papst fuhr auf italienisch fort:]

6. »Bringt dar dem Herrn, ihr Stämme der Völker, bringt dar dem Herrn Lob und Ehre!« (Ps 95, 7). Die Worte aus dem Antwortpsalm bringen gut die missionarische Sehnsucht zum Ausdruck, von der Schwester Liduina Meneguzzi von den Schwestern des hl. Franz von Sales durchdrungen war. Auf ihrem kurzen, aber intensiven Lebensweg opferte sich Schwester Liduina für die ärmsten und am meisten leidenden Brüder und Schwestern auf, vor allem im Missionskrankenhaus von Dire Dawa in Äthiopien. 

Mit glühendem apostolischen Eifer setzte sie sich dafür ein, daß alle Menschen unseren einzigen Erlöser Jesus kennenlernen können. In der Schule dessen, der »sanft und demütig von Herzen« (vgl. Mt 11, 29) ist, lernte sie, die Nächstenliebe zu verbreiten, die aus einem reinen Herzen kommt und jede Mittelmäßigkeit und innere Trägheit überwindet. 

7. »Ich bin bei euch alle Tage bis zum Ende der Welt« (Mt 28, 20). Das ist die Verheißung, die Jesus seinen Jüngern gab, als er sich anschickte, diese Welt zu verlassen, um zu seinem Vater zurückzukehren. 

Ich bin bei euch alle Tage! Ich bin bei dir, sagt Jesus, bei dir, Kirche auf deinem Pilgerweg in der Welt. Ich bin bei euch, den jungen Kirchengemeinden in den Missionsländern. Fürchtet euch nicht davor, mit allen in einen Dialog einzutreten. Bringt jedem die Botschaft des Heils! Habt Mut! 

Maria, der Stern der Evangelisierung, und die neuen Seligen mögen eure Schritte auf den Wegen dieser Welt behüten und begleiten. Amen!

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Copyright © Dikasterium für Kommunikation

Der Heilige Stuhl

SOURCEV : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021020_beatification.html

MISA DE BEATIFICACIÓN DE SEIS SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II

Domingo 20 de octubre de 2002

1. "Id, pues, y haced discípulos a todas las gentes, bautizándolas en el nombre del Padre y del Hijo y del Espíritu Santo" (Mt 28, 19).

Jesús resucitado se despide así de los Apóstoles, antes de volver al Padre:  "¡Id!". Su última palabra es una invitación a la misión, que es, al mismo tiempo, una promesa, un testamento y un compromiso. Cristo confía a los discípulos su mensaje de salvación y les pide que lo difundan y lo testimonien hasta los confines de la tierra.

Este es el significado de la Jornada mundial de las misiones, que celebramos hoy. Por una providencial coincidencia, precisamente en esta jornada se proclaman algunos nuevos beatos, que cumplieron de modo singular el mandato de anunciar y testimoniar el Evangelio. Son David Okelo y Gildo Irwa, Andrés Jacinto Longhin, Marco Antonio Durando, María de la Pasión y Liduina Meneguzzi.

Su beatificación en el marco de la Jornada mundial de las misiones nos recuerda que el primer servicio que hay que prestar a la misión es la búsqueda sincera y constante de la santidad. No podemos  testimoniar  con  coherencia el Evangelio si antes no lo vivimos fielmente.

2. Mi pensamiento va ante todo a los dos jóvenes catequistas de Uganda, David Okelo y Gildo Irwa. Estos dos valientes testigos eran casi adolescentes cuando, con sencillez y fe, derramaron su sangre por Cristo y por su Iglesia. Con gran entusiasmo por su misión de enseñar la fe a sus paisanos, partieron en 1918 hacia el norte de Uganda. Allí, precisamente en el momento en que comenzaba la evangelización en esa región, prefirieron la muerte antes que abandonar la zona y renunciar a sus deberes de catequistas. Verdaderamente, en su vida y en su testimonio podemos comprobar que fueron "amados y elegidos por Dios" (cf. 1 Ts 1, 4).

David y Gildo son elevados hoy a la gloria de los altares. Se presentan a toda la comunidad cristiana como ejemplos de santidad y virtud, y como modelos e intercesores para los catequistas de todo el mundo, especialmente en los lugares donde los catequistas sufren aún a causa de la fe, afrontando a veces la marginación social e incluso peligros personales. Quiera Dios que la vida y el testimonio de estos dos abnegados servidores del Evangelio impulsen a muchos hombres y mujeres en Uganda, en África y por doquier, a responder con generosidad a la llamada a ser catequistas, llevando el conocimiento de Cristo a los demás y fortaleciendo la fe de las comunidades que han recibido recientemente el Evangelio de la salvación.

3. "Te llamé por tu nombre" (Is 45, 4). Las palabras con las que el profeta Isaías indica la misión que Dios confía a sus elegidos expresan bien la vocación de Andrés Jacinto Longhin, el humilde capuchino que durante 32 años fue obispo de la diócesis de Treviso, al inicio del siglo pasado, el siglo XX. Fue un pastor sencillo y pobre, humilde y generoso, siempre disponible hacia el prójimo, según la más genuina tradición capuchina.

Lo llamaban el obispo de las cosas esenciales. En una época marcada por acontecimientos dramáticos y dolorosos, actuó como padre para los sacerdotes y pastor celoso para la gente, siempre al lado de sus fieles, especialmente en los momentos de dificultad y peligro. Así anticipó lo que subrayaría el concilio ecuménico Vaticano II, al señalar que la evangelización es "una de las principales funciones del obispo" (Christus Dominus, 12; cf. Redemptoris missio, 63).

4. "Recordamos (...) la actividad de vuestra fe, el esfuerzo de vuestro amor y la constancia de vuestra esperanza" (1 Ts 1, 2-3). Las palabras del Apóstol esbozan el retrato espiritual del padre Marco Antonio Durando, de la Congregación de la Misión y digno hijo de la tierra piamontesa. Vivió de fe y de ardiente impulso espiritual, desdeñando toda forma de componenda o de tibieza interior.

Siguiendo el ejemplo de san Vicente de Paúl, supo reconocer en la humanidad de Cristo la expresión más grande y, al mismo tiempo, más accesible y desarmante, del amor de Dios a todo hombre. Aún hoy nos indica el misterio de la cruz como el momento culminante en el que se revela el misterio insondable del amor de Dios.

5. "Bien sabemos, hermanos amados de Dios, que él os ha elegido" (1 Ts 1, 4). María de la Pasión se dejó conquistar por Dios, capaz de calmar la sed de verdad que sentía. Al fundar la congregación de Franciscanas Misioneras de María, ardía en deseos de comunicar el gran amor que la impulsaba y tendía a difundirse por el mundo. En el centro del compromiso misionero puso la oración y la Eucaristía, pues para ella adoración y misión se fundían en una misma actividad. Alimentada con la Escritura y con los Padres de la Iglesia, mística y activa, apasionada e intrépida, se entregó con una disponibilidad intuitiva y audaz a la misión universal de la Iglesia. Queridas hermanas, siguiendo el ejemplo de vuestra fundadora, en comunión profunda con la Iglesia, acoged la invitación a vivir, con una fidelidad renovada, las intuiciones de vuestro carisma fundador, para que sean numerosos los que descubran a Jesús, que nos hace entrar en el misterio de amor que es Dios.

6. "Familias de los pueblos, aclamad al Señor, aclamad la gloria y el poder del Señor" (Sal 95, 7). Las palabras del Salmo responsorial expresan bien el anhelo misionero que impulsó a sor Liduina Meneguzzi, de las religiosas de San Francisco de Sales. En su breve pero intensa existencia, sor Liduina se prodigó en favor de los hermanos más pobres y dolientes, particularmente en el hospital de la misión de Dire Dahua, en Etiopía.

Con ferviente celo apostólico trataba de dar a conocer a todos a nuestro único Salvador, Jesús. Siguiendo el ejemplo de Cristo, "manso y humilde de corazón" (cf. Mt 11, 29), aprendió a difundir la caridad, que brota de un corazón puro, superando toda mediocridad e inercia interior.

7. "He aquí que yo estoy con vosotros todos los días hasta el fin del mundo" (Mt 28, 20). Esta es la promesa que Cristo hizo a sus discípulos, al prepararse para dejar el mundo y volver al Padre.

¡Estoy con vosotros todos los días! Estoy contigo —dice Jesús—, Iglesia peregrina en el mundo. Estoy con vosotros, comunidades eclesiales jóvenes en tierras de misión. No tengáis miedo de entrar en diálogo con todos. Llevad a cada uno el mensaje de la salvación. ¡Tened valor!

Que María, Estrella de la evangelización, y los nuevos beatos protejan y acompañen vuestros pasos por los caminos del mundo. Amén.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021020_beatification.html

BEATIFICAÇÃO DE SEIS SERVOS DE DEUS
NO DOMINGO DEDICADO
AO DIA MISSIONÁRIO MUNDIAL

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 20 de Outubro de 2002


1. "Portanto, ide e fazei com que todos os povos se tornem meus discípulos, baptizando-os em nome do Pai, do Filho e do Espírito Santo" (Mt 28, 19).

Jesus ressuscitado despede-se dos Apóstolos com estas palavras, antes de voltar para o Pai: "Ide!". A sua última palavra é um convite à missão e, ao mesmo tempo, uma promessa, um testamento e um compromisso. Cristo confia aos discípulos a sua mensagem de salvação e pede-lhes que a difundam e dêem testemunho da mesma até aos extremos confins da terra.

Eis o significado deste Dia Missionário Mundial! Por uma providencial coincidência, precisamente neste dia são proclamados alguns novos Beatos, que realizaram de maneira exemplar o mandato de anunciar e de dar testemunho do Evangelho. Eis os seus nomes: David Okelo e Jildo Irwa, André Jacinto Longhin, Marcos António Durando, Maria da Paixão e Liduína Meneguzzi.

A sua beatificação, no contexto do Dia Missionário Mundial, recorda-nos que o primeiro serviço a prestar à missão é a procura sincera e constante da santidade. Não podemos testemunhar o Evangelho de maneira coerente, se antes não o vivermos com fidelidade.

David Okelo e Jildo Irwa

2. O meu pensamento volta-se, em primeiro lugar, para os dois jovens catequistas de Uganda, David Okelo e Jildo Irwa. Estas duas testemunhas corajosas eram ainda muito novos quando, com simplicidade e fé, derramaram o seu sangue por Cristo e pela sua Igreja. Com o entusiasmo juvenil pela sua missão de transmissão da fé aos seus compatriotas, em 1918 decidiram partir para o Norte de Uganda. Foi ali que, quando a evangelização ainda começava a espalhar-se nessa região, eles decidiram abraçar a morte em vez de abandonar essa área e renunciar aos seus deveres de catequistas. Verdadeiramente, nas suas vidas e nos seus testemunhos, podemos ver que eram "amados por Deus, e por Ele foram escolhidos" (cf. 1 Ts 1, 4).

Hoje, David Okelo e Jildo Irwa são elevados às honras dos altares. São entregues a toda a comunidade cristã como exemplos de santidade e de virtude, e como modelos e intercessores pelos catequistas no mundo inteiro, especialmente naqueles lugares em que os catequistas ainda sofrem pela fé, às vezes enfrentando a marginalização social e até mesmo o perigo pessoal. Que a vida e o testemunho destes dois servos do Evangelho inspirem muitos homens e mulheres em Uganda, na África e noutras partes a responderem com generosidade à vocação de serem catequistas, levando o conhecimento de Cristo aos outros e revigorando a fé daquelas comunidades que só recentemente receberam o Evangelho da salvação.

André Jacinto Longhin

3. "Chamei-te pelo nome" (Is 45, 4). As palavras com que o profeta Isaías indica a missão confiada por Deus aos seus próprios eleitos exprimem bem a vocação de André Jacinto Longhin, humilde capuchinho que, durante 32 anos, foi Bispo da Diocese de Treviso, no alvorecer no século passado, do século XX. Ele foi um Pastor simples e pobre, humilde e generoso, sempre disponível para com o próximo, segundo a mais autêntica tradição capuchinha.

Chamavam-lhe o Bispo das coisas essenciais. Numa época assinalada por acontecimentos dramáticos e dolorosos, mostrou-se como um pai para os sacerdotes e como um pastor zeloso pelas pessoas, pondo-se sempre ao lado dos seus fiéis, especialmente nos momentos de dificuldade e de perigo. Assim, antecipou aquilo que o Concílio Vaticano II havia de realçar, indicando na evangelização "um dos principais deveres dos Bispos" (Christus Dominus, 12; cf. também Redemptoris missio, 63).

Marcos António Durando

4. "Lembramo-nos de vós... da fé activa, do amor capaz de sacrifícios e da firme esperança" (1 Ts 1, 2-3). As palavras do Apóstolos delineiam o retrato espiritual do Padre Marcos António Durando, da Congregação da Missão, digno filho da terra do Piemonte. Ele viveu da fé e de um ardente impulso espiritual, desprezando qualquer forma de compromisso ou de tibieza interior.

Na escola de São Vicente de Paulo, ele soube reconhecer na humanidade de Cristo a maior e, ao mesmo tempo, a mais acessível e desarmante expressão do amor de Deus por todos os homens. Ele indica-nos ainda hoje o mistério da Cruz, como o momento culminante em que é revelado o mistério imperscrutável do amor de Deus.

Maria da Paixão

5. "Irmãos amados por Deus, fostes escolhidos por Ele" (1 Ts 1, 4). Maria da Paixão deixou-se arrebatar por Deus, capaz de saciar a sede de verdade que a impregnava. Fundando as Irmãs Franciscanas Missionárias de Maria, ela apaixonava-se pela vontade de comunicar os jorros de amor que nela gorgolhavam e que queriam espalhar-se pelo mundo inteiro. No centro do compromisso missionário, colocava a oração e a Eucaristia, dado que para ela a adoração e a missão se fundiam numa única iniciativa. Alimentada pela Escritura e pelos Padres da Igreja, mística e activa, apaixonada e intrépida, consagrou-se com uma disponibilidade intuitiva e audaciosa à missão universal da Igreja. Queridas Religiosas, na escola da vossa fundadora e em profunda comunhão com a Igreja, acolhei o convite a viver com renovada fidelidade as intuições do vosso carisma fundador, para que sejam numerosas as pessoas capazes de descobrir Jesus, Aquele que nos faz entrar no mistério de amor existente em Deus.

Liduína Meneguzzi

6. "Famílias dos povos, aclamai ao Senhor! Aclamai a glória e o poder do Senhor!" (Sl 96 [95] 7). As palavras do Salmo responsorial exprimem muito bem a aspiração missionária, que invadia a Irmã Liduína Meneguzzi, das Religiosas de São Francisco de Sales. No breve mas intenso período da sua existência, a Irmã Liduína dedicou-se aos irmãos mais pobres e vítimas do sofrimento, em particular no hospital da missão de Dire-Dawa, na Etiópia.

Com ardente zelo apostólico, procurava fazer com que todos conhecessem o nosso único Salvador, Jesus Cristo. Na escola daquele que era "manso e humilde de coração" (cf. Mt 11, 29), ela aprendeu a defender a caridade, que brota de um coração puro, ultrapassando toda a mediocridade e a inércia interiores.

7. "Eis que Eu estarei sempre convosco, até ao fim do mundo" (Mt 28, 20). Esta é a promessa que Cristo fez aos seus discípulos, ao preparar-se para deixar o mundo e voltar para o Pai.

Estarei sempre convosco! Estarei contigo, diz Jesus, Igreja peregrina no mundo. Estarei convosco, jovens comunidades eclesiais em terras de missão. Não tenhais medo de entrar em diálogo com todos. Levai a mensagem da salvação a cada um! Tende coragem!

Maria, Estrela da Evangelização, juntamente com os novos Beatos, proteja e acompanhe os vossos passos pelos caminhos do mundo. Amen!

Agradeço cordialmente ao venerado Irmão, Cardeal Bernardin Gantin, Decano do Colégio Cardinalício, que me quis renovar os bons votos pela passagem do aniversário da minha eleição ao Sólio de Pedro, fazendo-se assim intérprete também das numerosas pessoas e comunidades que, nos últimos dias e de várias maneiras, me quiseram enviar as suas mensagens.

As vossas orações e a vossa proximidade são um apoio e uma ajuda no meu serviço a Cristo e à Igreja, como Sucessor de Pedro.

Por isso, agradeço-vos e continuo a confiar na vossa recordação junto do Senhor, enquanto asseguro a todos e a cada um a minha oração a Cristo, Senhor do universo e da história.

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A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021020_beatification.html

Franciscan Missionaries of Mary, Province of Australia,  Our Founding Story : http://www.fmm.org.au/history.aspx

The Life of Blessed Mary of the Passion : https://www.fmmphilippines.org/blessed-mary-of-the-passion-helene-de-chappotin/

Blessed Mary of the Passion Foundress of the Franciscan Missionaries of Mary : https://web.archive.org/web/20200803184617/http://www.fmm.glauco.it/fmm/allegati/422/ANG.%20A%20path%20in%20the%20Sp.pdf