samedi 7 novembre 2026

Bienheureux AUGUSTO RAFAEL RAMÍREZ MONASTERIO, prêtre franciscain et martyr

 

Bienheureux Augusto Rafael Ramírez Monasterio

Prêtre et martyr guatémaltèque (+ 1983)

- Léon XIV approuve le décret reconnaissant le martyre du père guatémaltèque Augusto Rafael Ramírez Monasterio, VaticanNews 22 janvier 2026

- promulgation des décrets du 22 janvier 2026 (en italien)

Augusto Rafael Ramírez Monasterio est né à Guatemala City le 5 novembre 1937, dans une famille nombreuse et très catholique. Ayant discerné une vocation religieuse, il a commencé son noviciat franciscain à Jumilla, en Espagne, où, après avoir terminé ses études de philosophie et de théologie, il a été ordonné prêtre le 18 juin 1967. En 1978, il fut curé de la paroisse San Francisco el Grande à Antigua au Guatemala (GoogleMaps), se consacrant à la vie pastorale de la paroisse, aux pauvres et aux sans défense, alors que le pays était déchiré par la guerre civile.

Arrêté le 2 juin 1983, il a été torturé puis relâché, mais placé sous surveillance spéciale. Il a reçu de nombreuses menaces de mort. Le 7 novembre 1983, il a de nouveau été arrêté par des soldats et tué pendant son transfert vers la périphérie de la ville. Le décret reconnaît qu'il a été tué en raison de sa foi.

- La persécution particulière dont il fut victime était motivée par la volonté de lui soutirer des informations sur ce qu'il avait entendu pendant la confession. biographie en italien

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13748/Bienheureux-Augusto-Rafael-Ram%C3%ADrez-Monasterio.html

Léon XIV approuve les décrets concernant deux nouveaux bienheureux

Ce jeudi 22 janvier, le Pape a reçu en audience le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des causes des saints, et a autorisé la promulguation des décrets reconnaissant le martyre du père Augusto Rafael Ramírez Monasterio, prêtre de l'Ordre des Frères Mineurs, et un miracle attribué à l'intercession de sœur Maria Ignazia Isacchi, fondatrice de la Congrégation des Ursulines du Sacré-Cœur de Jésus d'Asola. Tous deux seront donc proclamés bienheureux.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

Le Pape Léon XIV a approuvé les décrets concernant les causes des saints et reconnaît le martyre du père guatémaltèque Augusto Rafael Ramírez Monasterio et de Mère Maria Ignazia Isacchi, ouvrant ainsi la voie à leur béatification. Il a également reconnu les vertus héroïques de Nerino Cobianchi, laïc, et des sœurs Crocifissa Militerni, Maria Giselda Villela et Maria Tecla Antonia Relucenti, qui ont été proclamées vénérables.

Prêtre et martyr guatémaltèque

Augusto Rafael Ramírez Monasterio est né à Guatemala City le 5 novembre 1937, dans une famille nombreuse et très catholique. Ayant discerné une vocation religieuse, il a commencé son noviciat franciscain à Jumilla, en Espagne, où, après avoir terminé ses études de philosophie et de théologie, il a été ordonné prêtre le 18 juin 1967. En 1978, il fut curé de la paroisse San Francisco el Grande à Antigua, au Guatemala, se consacrant à la vie pastorale de la paroisse et aux pauvres et aux sans défense, alors que le pays était déchiré par la guerre civile.

Arrêté le 2 juin 1983, il a été torturé puis relâché, mais placé sous surveillance spéciale. Il a reçu de nombreuses menaces de mort. Le 7 novembre 1983, il a de nouveau été arrêté par des soldats et tué pendant son transfert vers la périphérie de la ville. Le décret reconnaît qu'il a été tué en raison de sa foi.

Supérieure générale italienne des Sœurs Ursulines de Somasca

Maria Ignazia Isacchi, née Angela Caterina et connue sous le nom d’«Ancilla», est née le 8 mai 1857 à Stezzano, dans la province italienne de Bergame, et est entrée chez les Sœurs Ursulines de Somasca à l'âge de vingt ans. Élue supérieure générale, elle a transféré la maison mère à Asola et a continué à diriger l'institut jusqu'en 1924, date à laquelle, pour des raisons de santé, elle a été contrainte de démissionner; elle a néanmoins reçu le titre de «supérieure générale à vie ad honorem».

Elle est décédée le 19 août 1934 à Seriate et a été déclarée vénérable en 2022. On attribue à son intercession la guérison miraculeuse, en 1950, de sœur Maria Assunta Zappella, qui souffrait de douleurs abdominales sévères dues à une «entérocolite probablement de nature tuberculeuse». Le dernier jour d'une neuvaine, la sœur s'est soudainement sentie mieux; le lendemain, une radiographie thoracique a montré une régression de la maladie, et les médecins traitants ont constaté une amélioration inattendue et soudaine, avec une progression rapide et une guérison complète quelques jours plus tard.

Nouveaux vénérables italiens et brésiliens

Nerino Cobianchi, déclaré vénérable jeudi, est né dans la province italienne de Pavie le 25 juin 1945, dans une famille d'agriculteurs profondément religieuse. Après avoir déménagé avec sa famille à Cilavegna en 1974, il s'est impliqué dans la communauté paroissiale, s'est consacré aux jeunes et a fait partie des fondateurs d'un groupe scout.

Il a organisé des groupes de prière, s'est porté volontaire après le tremblement de terre d'Irpinia en 1980 et a mené de nombreuses initiatives caritatives, les étendant à d'autres pays de la région du Sahel. Diagnostiqué d'un cancer du pancréas en octobre 1996, il a poursuivi ses initiatives jusqu'à sa mort, le 3 janvier 1998. Sa vie a été marquée par une intense activité caritative enracinée dans une foi solide, nourrie par la prière, la messe quotidienne, la lecture de la Bible et la récitation du rosaire.

Crocifissa Militerni (née Teresa) est née le 24 décembre 1874 à Cetraro, dans la région italienne de Calabre, et a manifesté dès son plus jeune âge une forte vocation pour la prière et l’apostolat auprès des jeunes. Elle contribua à la création de l'école maternelle «Princesse Mafalda» et se consacra au soin des malades, à l'aide aux pauvres, aux personnes âgées et aux mourants. Humble et détachée des biens matériels, elle affronta avec sérénité les souffrances causées par de graves problèmes de santé et mourut le 25 mars 1925.

Maria Giselda Villela, née au Brésil le 12 janvier 1909, a affronté la maladie et est devenue prieure du Carmel de Pouso Alegre. Surnommée Mãezinha («petite mère») pour son accueil et sa gentillesse, elle est devenue une référence spirituelle pour beaucoup. Bien que vivant cloîtrée, elle a su s'ouvrir au monde, accueillant ceux qui frappaient à la porte du parloir pour trouver réconfort ou conseil. Elle est décédée le 20 janvier 1988, animée d'une grande foi et d'une grande confiance en la Divine Providence.

Maria Tecla Antonia Relucenti, née dans la ville italienne d'Ascoli Piceno le 23 septembre 1704, a embrassé le projet de fonder la Congrégation des Sœurs ouvrières pieuses de l'Immaculée Conception et a été nommée supérieure à vie le 8 décembre 1744. Elle se consacra à l'éducation et à la formation, collabora à la rédaction des Constitutions et mourut le 11 juillet 1769, restant dans les mémoires pour sa foi inébranlable et son esprit de charité.

SOURCE : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-01/leon-xiv-decrets-causes-des-saints.html

Léon XIV rappelle les béatifications du 7 novembre : frère Augusto Ramírez au Guatemala et 80 martyrs à Santander

Le Pape les a mentionnées lors de l'audience générale du mercredi, avant de partir pour l'Uruguay, l'Argentine et le Pérou ; le cardinal Semeraro présidera la cérémonie à la cathédrale de Cantabrie.

León XIV a rappelé ce mercredi 4 novembre, lors de l’audience générale, les deux béatifications qui auront lieu le samedi 7 : celle du frère franciscain guatémaltèque Augusto Rafael Ramírez Monasterio, à Antigua Guatemala, et celle du prêtre Francisco González de Córdova et de ses 79 compagnons martyrs, dans la cathédrale de Santander. En évoquant les martyrs espagnols, le Pape a affirmé qu’« ils n’ont pas craint de verser leur sang par amour pour le Christ » pendant la persécution religieuse des années trente, et a parlé des nouveaux bienheureux comme d’une « nouvelle pièce » de la « multitude immense des amis du Seigneur ».

Dans les salutations finales, le Pontife a également demandé des prières pour le voyage apostolique qu’il entreprendra en Uruguay, en Argentine et au Pérou entre le 6 et le 17 novembre.

Guatemala : un frère assassiné pour avoir gardé le secret de la confession

Frère Augusto Ramírez Monasterio, prêtre de l’Ordre des Frères Mineurs, a été assassiné en 1983, en pleine guerre civile interne du Guatemala, il y a maintenant 43 ans. León XIV a autorisé le 22 janvier 2026 le décret reconnaissant son martyre par haine de la foi, comme l’avait annoncé InfoVaticana lors de la publication du décret. La cérémonie de béatification aura lieu à Antigua Guatemala et sera présidée, en tant que délégué du Pape, par le cardinal Francisco Robles Ortega.

La Conférence épiscopale du Guatemala a publié le 3 novembre un communiqué exprimant sa joie à l’approche de la béatification. Les évêques rappellent qu’à cette époque, ceux qui détenaient le pouvoir voyaient dans le travail évangélisateur, humanitaire et social de l’Église une menace pour leurs projets de soumission de la population. Selon l’épiscopat, frère Augusto a défendu la foi et la dignité des personnes dans un contexte de violence et accueillait au sacrement de la réconciliation tous ceux qui le cherchaient, sans discrimination, pour les guider dans leur conversion. Les évêques le proposent comme exemple pour de nombreux prêtres de son temps.

Santander : 80 martyrs de 1936 et 1937

La béatification de Santander aura lieu le samedi 7 à 11 h 00 dans la cathédrale et sera présidée, au nom du Pape, par le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les Causes des Saints. Le diocèse a programmé une veillée de prière le vendredi 6 et une messe d’action de grâce dans la cathédrale le dimanche 8.

León XIV a signé le décret de martyre le 22 mai, quelques semaines avant sa visite en Espagne, comme l’a publié InfoVaticana. Le groupe est composé du propre González de Córdova et de 79 compagnons : 67 prêtres diocésains, trois carmes, trois séminaristes et sept laïcs, qui sont morts pour leur foi dans le diocèse pendant la persécution religieuse de ces années.

Avec ces deux cérémonies, qui coïncident le même jour de part et d’autre de l’Atlantique, l’Église élève aux autels des martyrs du XXe siècle de deux pays unis par la langue et par la foi. Les deux sont célébrées à la veille du voyage du Pape en Amérique du Sud.

SOURCE : https://infovaticana.com/fr/2026/11/05/leon-xiv-rappelle-les-beatifications-du-7-novembre-frere-augusto-ramirez-au-guatemala-et-80-martyrs-a-santander/

Venerable Augusto Rafael Ramírez Monasterio, OFM

22 January 2026On the 22nd January, 2026, Pope Leo XIV received in audience Cardinal Marcello Semeraro, Prefect of the Dicastery for the Causes of Saints, and authorized the publication of the Decree concerning the martyrdom of the Servant of God Augusto Rafael Ramírez Monasterio, professed priest of the Order of Friars Minor, born in Guatemala City on the 5th November, 1937, and killed there in odium fidei (hatred of the faith) on the 7th November, 1983.

The martyrdom of the Venerable Augusto Rafael Ramírez Monasterio is part of the climate of violence that was established in Guatemala during the years of military rule and the consequent civil war. Since 1978 the Servant of God was parish priest and guardian in "San Francisco el Grande" in the city of Antigua, Guatemala. By preaching and example he bore witness to the Gospel and the liberating power of faith. He promoted truth and justice and was in solidarity with the poor and oppressed. By his example, he encouraged the faithful to follow Christ.

The pretext for eliminating him presented itself in June 1983 when, in the exercise of the ministry of confession, he welcomed a peasant involved with the guerrillas. He was accused of being himself a sympathiser of the left, whilst in reality he had always remained extraneous to politics, nor did he preach anything but Christ and the doctrine of the Catholic Church. Fr Augusto was kidnapped and tortured, with the intention of extorting information received in confession, then he was released. He, faithful to his ministry, courageously remained at his post, without accepting the suggestions of those who proposed that he leave the country. 

In the following months, threats and tailings by the State police multiplied. Finally, on the 7th  November, he was kidnapped a second time and shot dead on the outskirts of Guatemala City, whilst trying to save himself by fleeing from the vehicle that was transporting him. His body, tortured and riddled with bullets, was recognized in the mortuary the next day by a family member. He was the thirteenth priest assassinated in Guatemala since 1978.

Fr Augusto belonged to the Custody of the Holy Name of Jesus in Guatemala dependent on the Province of the Friars Minor of Cartagena. For this reason, in his youth, he had received religious and theological formation and priestly ordination in Spain.

The cause of beatification, supported by the Province of Our Lady of Guadalupe in Central America, began in 2008 at the Curia of Guatemala City.

SOURCE : https://ofm.org/en/venerable-augusto-rafael-ramirez-monasterio-ofm.html

Guatemala’s ‘Fray Augusto’ is a martyr of the confessional, vice postulator says

A smiling official photo of Venerable Augusto Ramírez Monasterio, known as “Fray Augusto,” hides a brutal truth.

The image, taken in June 1983, shows the Guatemalan Franciscan moments after he endured hours of military torture. His martyrdom was formally recognised by Pope Leo XIV on 22 January.

Franciscan Father Edwin Alvarado, vice postulator of the cause, told OSV News the friar was tortured for refusing to break the seal of confession during Guatemala’s violent civil war.

After being forced to sign a statement claiming he was “treated well,” Fray Augusto posed for the photo with his burned hands hidden inside his habit.

Born in 1937, Fray Augusto was known for his joy, humor, love for youth, and long hours in the confessional.

In November 1983, after months of surveillance and threats, he was kidnapped, tortured and killed by government forces.

The tomb of Venerable Augusto Ramirez Monasterio at the Church of San Francisco El Grande in Antigua Guatemala, Guatemala. Pope Leo XIV recognized Father Augusto’s martyrdom Jan. 22, 2026. (OSV News photo/courtesy Franciscan Father Edwin Alvarado Segura)

His witness, Father Alvarado said, underscores the sacredness – and cost – of protecting confession.

“For us priests, for the people, it says a lot about how a priest can guard one’s confession to the point of giving his life,” he said. The beatification date for Father Augusto is not set yet, but it likely could be 7 November, the anniversary of his martyrdom.

SOURCE : https://catholicweekly.com.au/guatemalas-fray-augusto-is-a-martyr-of-the-confessional-vice-postulator-says/

- Venerabile Servo di Dio -

Augusto Rafael Ramírez Monasterio

(† 1983)

Beatificazione:

- 07 novembre 2026

- Papa  Leone XIV

- Antigua Guatemala – Guatemala

Celebrazione

Sacerdote professo dell’Ordine dei Frati Minori; consapevole del pericolo che correva, acuito dopo il sequestro e le torture già subite, fu posto sotto stretto controllo dei militari, ricevendo molteplici minacce di morte. Il sacrificio della vita rappresentò il culmine di un percorso coerente e consapevole di impegno apostolico. Il martirio risulta nell’intenzione delle forze armate governative di colpire in lui un esponente della Chiesa cattolica guatemalteca che aveva denunciato apertamente le forti ingiustizie sociali vigenti nel Paese, adoperandosi per promuovere il dialogo e la collaborazione

Il particolare accanimento nei suoi confronti fu mosso dall’intenzione di carpirgli informazioni su quanto ascoltato in confessione

Augusto Rafael Ramírez Monasterio nacque a Città del Guatemala il 5 novembre 1937. Battezzato il 19 dicembre 1937 e cresimato l’8 aprile 1945, crebbe in una numerosa e fervente famiglia cattolica, frequentò la scuola primaria in Guatemala e quella secondaria in Nicaragua presso il Collegio Serafico dei Frati Minori di Diriamba.

Maturata la vocazione religiosa, il 25 dicembre 1958 iniziò il noviziato francescano a Jumilla, in Spagna, e l’anno successivo, il 26 dicembre 1959, emise la professione temporanea. Rimase nel Paese iberico fino al 1967 compiendo studi di filosofia e teologia e il 18 giugno 1967 ricevette l’ordinazione sacerdotale.

Rientrato nell’America centrale divenne formatore presso il Collegio Serafico di Diriamba fino al 1972, quando tornò in Spagna per completare gli studi universitari a Salamanca, dove restò fino al 1977. In seguito assunse il ruolo di Guardiano e parroco di San Francisco el Grande nella città di Antigua Guatemala, dedicandosi totalmente alla vita pastorale della parrocchia e ponendosi a fianco dei poveri e degli indifesi in un periodo storico tormentato dalla guerra civile che infiammava il Guatemala.

Il 2 giugno fu arrestato per avere aiutato un campesino a ottenere l’amnistia e venne trattenuto per dodici ore nella base militare di Chimaltenago subendo torture. Dopo il rilascio affrontò un periodo di sorveglianza speciale, ricevendo numerose minacce di morte, sempre più violente, fino al 7 novembre di quell’anno, quando venne assassinato lungo l’Avenida Elena alla periferia di Città del Guatemala.

Nel 1964, con un Colpo di Stato, i militari presero il potere in Guatemala avviando una sistematica persecuzione nei confronti dei gruppi militanti della sinistra politica. Il timore del comunismo fu il pretesto per giustificare azioni di forza e privare i cittadini dei loro diritti. La pastorale della Chiesa cattolica, mossa e orientata dal messaggio evangelico, e l’impegno di molti sacerdoti e religiosi a favore della promozione umana e della difesa dei diritti, erano considerati pericolosi e temuti come conniventi con l’ideologia comunista.

Molti presbiteri cattolici si fecero carico della situazione di ingiustizia dei poveri, entrando pertanto in conflitto con gli interessi dei latifondisti e delle multinazionali che appoggiavano i militari. Padre Augusto aveva svolto in quegli anni opera di mediazione tra proprietari terrieri e i campesinos che vedevano minacciati i loro terreni.

Nel giugno 1983 prestò aiuto al campesino Fidel Coroy Alvarez che, dopo aver aderito alla guerriglia armata, desiderava riscattarsi beneficiando dell’amnistia concessa dal governo. Dopo averlo confessato, lo accompagnò alla polizia, ma sia il sacerdote che il campesino vennero condotti nella base militare di Chimaltenago dove entrambi furono interrogati e malmenati. Il particolare accanimento nei confronti del presbitero era mosso dall’intenzione di carpirgli informazioni su quanto ascoltato in confessione.

Il martirio materiale avvenne nel pomeriggio del 7 novembre 1983 quando fu catturato e torturato da alcuni militari. Mentre veniva trasportato in una vettura della polizia speciale alla periferia di Città del Guatemala, approfittando di un semaforo rosso all’incrocio con Avenida Elena, il presbitero tentò di fuggire dal veicolo correndo a piedi nudi, ma raggiunto dai militari fu colpito dai proiettili e ucciso.

Il martirio ex parte persecutoris risulta evidente nell’intenzione delle forze armate governative di colpire in lui un esponente della Chiesa cattolica guatemalteca che aveva denunciato apertamente le forti ingiustizie sociali vigenti nel Paese, adoperandosi per promuovere il dialogo e la collaborazione.

L’odium fidei è stato dunque la causa prevalente della sua uccisione, rimasto fedele ai valori evangelici che lo avevano indotto a difendere i poveri e tutti coloro che subivano ingiustizie. È stato inoltre rilevato come sia rimasto fedele al ministero sacerdotale che gli imponeva il sigillo della Confessione, malgrado le violenze subite affinché riferisse quello che aveva udito.

Riguardo al martirio ex parte Servi Dei, padre Augusto era consapevole del pericolo che correva, acuito dopo il sequestro e le torture subite nel giugno 1983, quando fu posto sotto stretto controllo dei militari, ricevendo molteplici minacce di morte. Il sacrificio della vita rappresentò quindi il culmine di un percorso coerente e consapevole di impegno apostolico.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/augusto-rafael-ramirez-monasterio.html