The
martyrdom of Asterius, Claudius, Neon and companions depicted in the 11th
century Menologion of Basil II.
Il
martirio dei 3 santi dal Menologio di Basilio II, XI secolo. El
martirio de Asterio, Claudio, Neón y compañeros representado en el siglo XI Menologio de Basilio II.
Мчч. Клавдий, Астерий, Неон и Феонилла Константинополь. 985 г. Миниатюра Минология Василия II.. Ватиканская библиотека. Рим.
Saints Claude, Astère,
Néon et Néonille
Martyrs à Égée, en
Cilicie (+ v. 303)
Astérios, Claude, Néon et Néonille perdirent leur mère et furent sous la tutelle de la seconde femme de leur père lorsque celui-ci mourut à son tour. Pour s'emparer des biens qui leur étaient dévolus, elle les dénonça comme chrétiens. Asterios fut flagellé puis décapité. Claude fut suspendu par les doigts à une potence et eut les pieds brûlés. Néon fut décapité et Néonille mourut la poitrine recouverte de charbons ardents.
A lire:
- Leclercq (R.P. Dom H.) - Le troisième siècle. Dioclétien. Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines jusqu'au XXe siècle.
- Histoire de l'Eglise Par Antoine Henri Berault-Bercastel (pages 408 & 409).
"Les gouverneurs suivaient impunément leurs humeurs, ou leurs haines particulières, et faisaient valoir au besoin les anciens édits.
Lysias se signala en ce genre dans son gouvernement de Cilicie. Son zèle impie le poussa jusqu'à interroger lui-même Claude, Astère et Néon, tous trois frères, et deux femmes nommées Domnine et Théonille, que le magistrat municipal d'Egée avait fait arrêter tous ensemble pour cause de religion.
Claude fut présenté le premier, et demeura inébranlable. Le proconsul le fit pendre au chevalet, ordonna qu'on lui appliquât le feu sous les pieds, qu'on lui coupât des morceaux de chair aux talons, et qu'on les lui mît sous les yeux. Il n'est point de perte affligeante, dit-il en les voyant, pour ceux qui aiment Dieu. Ces maux apparents sont les arrhes des biens éternels. Lysias commanda de le déchirer avec les ongles de fer, de frotter ses plaies avec des morceaux raboteux de pots cassés, de leur appliquer des torches ardentes. Tout fut inutile, et l'on reconduisit Claude en prison. Astère fut traité de la même manière, et marqua la même constance. Comme Néon était fort jeune, le proconsul en espéra davantage: mais la force de la grâce n'en parut qu'avec plus d'éclat. Toutes les tortures ne servant enfin qu'à couvrir le tyran de confusion, on conduisit les trois frères hors de la ville pour y être crucifiés; après quoi on amena les deux chrétiennes qu'on croyait fort épouvantées par ces spectacles où on les avait tenues présentes.
Domnine confessa la première, et fut fouettée avec tant d'indignité et de rigueur, qu'elle expira sous les coups. Théonille ne témoigna que du mépris pour les efforts et le vain espoir du persécuteur, qui ne se possédant plus de colère, dit aux bourreaux: Souffletez-la, jetez-la par terre, liez-lui les pieds; ne vous lassez point de la tourmenter. Suivez-vous vos propres lois, dit Théonille, et vous est-il permis de traiter de la sorte une étrangère de condition libre? Lysias dit: Pendez-la par les cheveux, dépouillez-la depuis les pieds jusqu'à la tête, et qu'il n'y ait aucune partie de son corps sans blessure. N'as-tu pas honte, reprit-elle, de me mettre en cet état, et ne penses-tu pas que tu outrages dans mon sexe ta mère et ton épouse? Lysias dit: Qu'on lui coupe les cheveux, afin qu'ils ne lui cachent plus le visage, et qu'elle essuie toute la honte à quoi elle paraît si sensible; qu'on lui applique des épines autour du corps en forme de ceinture; qu'on l'étende à quatre pieux; qu'on la frappe de courroies, non seulement sur le dos, mais sur toutes les parties du corps; qu'on lui mette des charbons ardents sous le ventre, et qu'elle meure ainsi. Peu après l'exécution de ces ordres barbares, le geôlier et l'un des exécuteurs vinrent dire au proconsul: Seigneur, elle a rendu l'esprit. Plus cruel que les bourreaux, et non encore satisfait: Cousez, leur dit-il, son corps dans un sac, liez-le bien, et le jetez dans l'eau; ce qui fut exécuté sur le champ."
À Égée en Cilicie, peut-être en 303, les saints martyrs Claude, Astèrius et
Néon. Sous l'empereur Dioclétien et le préfet Lysias, ces trois frères furent,
dit-on, accusés par leur belle-mère d'appartenir à la religion chrétienne et
moururent décapités.
Martyrologe romain
L'avènement de Constantin
procura dans les chrétientés de la Gaule une paix que l'Orient devait attendre
pendant de longues années encore. Les provinces de l'Auguste et du César
étaient le théâtre de scènes atroces. Les saints dont on va donner les actes
ont souffert le martyre en Cilicie, province appartenant à Maximin. C'étaient
trois jeunes hommes dénoncés par leur marâtre. Aussitôt après, une vierge et
une veuve furent condamnées à mort.
Ces actes, dit Tillemont,
sont « des actes proconsulaires, c'est-à-dire tirés du greffe, où l'on rapporte
les propres paroles du juge et des accusés telles qu'elles étaient prononcées.
Ainsi il n'y a rien de plus authentique et de plus certain que ces sortes
d'actes ».
Baronius et D. Ruinart
plaçaient ce martyre en 285. Mais cette date a été abandonnée pour l'année 303.
BOLL., 23/VIII. Aug.
IV, 567-572. — RUINART, Acta sinc. 278 et suiv. — P. ALLARD, Hist.
des Perséc., V, p. 68 et suiv. — [BARON. RUIN., 285 ; PREVSCHEN?, KRÜGER
(warhrscheinlich, 303, nicht 285) ; VAN DEN GREYN, 303 ; P. ALLARD, 306].
LE
MARTYRE DES SAINTS CLAUDE, ASTÉRE ET NÉON, ET DES SAINTES DOMNINE ET THÉONILLE.
Lysias, préfet de
Cilicie, siégeant sur son tribunal, dans la ville d'Égée, dit : « Qu'on amène
les chrétiens qui ont été livrés aux curiales de la cité. »
Le greffier Eustache : «
Selon tes ordres, Seigneur, les curiales te présentent ce qu'ils ont pu saisir,
trois jeunes gens, deux femmes et un petit enfant. L'un d'eux est debout en
présence de ton Illustration. Qu'ordonne de lui ta Noblesse? »
Lysias : « Comment
t'appelles-tu? »
L'accusé : « Claude. »
Lysias : « Ne perds pas
follement ta jeunesse. Viens, sacrifie aux dieux, conformément aux ordres de
l'Auguste, notre seigneur, afin d'échapper aux tourments qui te sont préparés.
»
Claude : « Mon Dieu n'a
que faire de tels sacrifices, il veut les aumônes et une vie pure. Vos dieux
sont d'infects démons : c'est pourquoi ils se plaisent à ces sacrifices, et
perdent les âmes de leurs adorateurs ; mais tu ne me persuaderas pas de les
honorer. »
Lysias ordonna de le lier
pour le faire battre de verges : « Je n'ai pas d'autre manière de triompher de
sa folie », dit-il.
Claude : « Tes supplices,
fussent-ils encore plus cruels, ne sauraient me faire de mal ; mais toi, tu
prépares à ton âme d'éternels tourments. »
Lysias : « Nos seigneurs
les empereurs ont ordonné que tous les chrétiens sacrifient aux dieux : ceux
qui refuseront seront punis, ceux qui obéiront seront récompensés par des
honneurs et des présents, »
Claude : « Vos
récompenses durent peu, la confession du Christ est le salut éternel. »
Lysias le fit suspendre
sur le chevalet, on lui mit du feu sous les pieds, puis on arracha la chair de
ses talons et on la lui présenta.
Claude dit : « A ceux qui
craignent . Dieu, ni le feu ni les tourments ne peuvent nuire ; au contraire,
ils leur procureront le salut éternel, puisque ces choses auront été souffertes
pour le Christ. »
Lysias le fit alors
déchirer avec des ongles de fer.
Claude : « Je veux te
faire voir que tu es partisan des démons. Tes supplices ne pourront me nuire,
et tu prépares pour ton âme un feu qui ne s'éteindra plus. »
Lysias : « Prenez des
tessons de pots très aigus et râclez-lui les côtes, ensuite approchez des
torches ardentes de ses plaies. »
Quand ce fut fini, Claude
dit : « Ce feu, ces tortures sauveront mon âme ; souffrir pour Dieu m'est un
gain, mourir pour le Christ m'est un trésor. »
Lysias, rageur, le fit
détacher du chevalet et emporter à la prison.
Eustathe, le greffier,
dit au préfet : « Seigneur, sur ton ordre j'ai amené le second des trois
frères. »
Lysias dit : « Tu as vu
le sort des désobéissants, écoute-moi donc et sacrifie. »
Astère : « Il n'y a qu'un
Dieu, lui seul doit venir un jour; il est au ciel, d'où il protège les humbles.
Mes parents m'ont appris à l'adorer et à l'aimer. Quant aux dieux que tu
honores, je ne les connais pas. Ta religion n'est pas la vérité, mais pure
invention pour la perte de tous ceux qui la reçoivent. »
Lysias le fit mettre au
chevalet : « Qu'on lui laboure les côtes, tandis que le bourreau répétera :
Crois donc et sacrifie. »
Astère : « Je suis le
frère de celui que tu interrogeais tout à l'heure. Nous avons une même âme, une
même foi. Fais ce que tu peux : tu es maître de mon corps, non de mon âme. »
Lysias : « Prenez les
tenailles, attachez-lui les pieds, et qu'il sente la souffrance jusque dans
l'âme.
— Pauvre fou ! pourquoi
me tourmentes-tu ? Ne songes-tu pas au compte que tu en devras rendre à Dieu? »
On lui mit les pieds dans
la braise enflammée, tandis qu'on le fouettait sur le dos et sur le ventre â
coups de nerfs de boeuf.
Quand ce fut fini, Astère
dit : « Aveugle, va ! Tiens, fais-moi cette grâce, ne laisse aucune partie de
mon corps sans blessure. »
Lysias : « Qu'on le garde
avec les autres. »
Le greffier : « Voici le
troisième frère, Néon. »
Lysias : « Viens, mon
enfant, sacrifie, afin de n'être pas torturé. »
Néon : « Si tes dieux ont
quelque pouvoir, qu'ils nous punissent sans ton aide. Mais tu ne vaux pas mieux
qu'eux, et moi je vaux mieux qu'eux et mieux que toi, car je ne vous obéis pas
et ne reconnais qu'un Dieu qui a fait le ciel et la terre. »
Lysias : « Souffletez-le
en lui répétant : Ne blasphème pas les dieux. »
Néon : « Je ne blasphème
pas, puisque je dis la vérité. »
Lysias : « Qu'on le
disloque, qu'on lui plonge les pieds dans la braise, et qu'on lui déchire le
dos à coups de lanière. »
Quand ce fut fini, Néon
dit : « Ce que tu fais est utile pour mon âme. Mais je ne changerai pas de
résolution. »
Lysias rendit la sentence
: « Que les trois frères soient conduits hors de la ville, sous la surveillance
du greffier Eustathe et du bourreau Archelaüs, et là, qu'ils soient crucifiés
et leurs corps abandonnés aux oiseaux. »
Le greffier : « Selon
l'ordre de ton Illustration. Voici Domnine. »
Lysias : « Tu vois,
femme, les tortures et le feu qui te sont préparés. Si tu veux y échapper,
approche et sacrifie. »
Domnine : « Pour
fuir le feu éternel et les tortures sans fin, j'adore Dieu et son Christ, qui a
fait le ciel, la terre et tout ce qu'ils contiennent. Vos dieux sont de pierre
et de bois, ouvrages de la main des hommes. »
Lysias : « Enlève-lui ses
vêtements, étends-la nue, et frappe de verges tous ses membres. »
Archelaüs, le bourreau,
dit : « Par ta Sublimité, elle est morte. »
Lysias : « Qu'on la jette
à la rivière. »
Le greffier : « Voici
Théonille. »
Lysias dit :
« Femme, tu vois le feu et les tortures préparés à ceux qui osent
désobéir. Approche, rends honneur aux dieux, sacrifie, afin d'éviter la
souffrance.
— Je crains le feu
éternel qui peut perdre l'âme et le corps, de ceux-là surtout qui ont abandonné
Dieu pour les idoles et les démons. »
Lysias : « Donnez-lui des
soufflets !... Jetez-la à terre !... liez les pieds !...
torturez-la.
— N'as-tu pas honte de
torturer ainsi une femme de naissance libre, une étrangère? Dieu voit ce que tu
fais.
— Suspendez-la par les
cheveux et souffletez-la.
— N'était-ce pas assez de
m'avoir exposée nue ? Ce n'est pas moi seule que tu outrages, c'est ta femme et
ta mère. Elles sont femmes tout comme moi. »
Lysias : « As-tu un mari,
ou es-tu veuve ?
— Il y a aujourd'hui
vingt-trois ans que je suis veuve, et à cause de mon Dieu, je suis demeurée
telle, persévérant dans le jeûne et dans la prière, depuis que j'ai abandonné
les idoles et connu Dieu. »
Lysias : « Rasez-lui la
tête et qu'elle apprenne enfin à rougir; ensuite entourez-la de ronces
sauvages, attachez-lui les mains et les pieds à quatre poteaux, puis prenez des
courroies et frappez non seulement son dos, mais tout son corps. Posez-lui de
la braise sur le ventre et qu'elle meure ainsi. »
Le greffier et Archelaüs
le bourreau dirent : « Seigneur elle est morte. »
Lysias : « Mettez son
cadavre dans un sac, fermez-le bien, et jetez-le à l'eau. »
Le greffier et le
bourreau vinrent dire : « Les ordres donnés par ton Éminence au sujet des
cadavres sont exécutés »
Le martyre de ces saints
a été consommé dans la ville d'Égée, sous l'administration de Lysias, le dix
des calendes de septembre, et le consulat d'Auguste et Aristobule.
A Dieu la gloire et
l'honneur de leurs combats et de leur triomphe.
LES MARTYRS. TOME II. LE
TROISIÈME SIÈCLE, DIOCLÉTIEN. Recueil de pièces authentiques sur les martyres
depuis les origines du christianisme jusqu'au XXe siècle TRADUITES ET
PUBLIÉES Par le B. P. DOM H. LECLERCQ, Moine bénédictin de Saint-Michel de
Farnborough. Imprimi potest FR. FERDINANDUS CABROL, Abbas Sancti Michaelis
Farnborough. Die 15 Martii 1903. Imprimatur. Pictavii, die 24 Martii 1903. +
HENRICUS, Ep. Pictaviensis.
SOURCE : https://www.bibliotheque-monastique.ch/bibliotheque/bibliotheque/saints/martyrs/default.htm
St. Astericus and
Companions
Feastday: August 23
Death: 303
Martyr with his brothers
Claudius and Neon. In the persecution conducted
by Emperor Diocletian, the brothers were denounced by their stepmother to
Lysias, the proconsul of Cilicia. The brothers were scourged to death for the
faith. Domnina, a Christian woman,
was also beaten to death, and Theonilla, a Christian widow,
was beaten and burned to death with live coals.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=1578
Santi Claudio,
Asterio e Neone Martiri
Festa: 23 agosto
† Egea in Cilicia, inizio
IV sec.
Negli Atti latini di san
Claudiano si legge che Claudio, Asterio, Neone, Domnina, e Teonilla furono
denunziati a Lisia, preside della Licia, nella città di Egea e che, dopo atroci
tormenti, furono uccisi il 23 agosto. In diversi sinassari, Claudio, Asterio,
Neone e Teonilla (o Neonilla) sono celebrati il 30 ottobre e si dice che
patirono sotto Diocleziano e Lisia; l'elogio è ripetuto al 27 gennaio. Il nome
di Teonilla non compare nel Geronimiano, mentre quello di Domnina non si legge
nei sinassari; nella memoria del Martirologio Romano, fatta al 23 agosto, il
nome di Domnina è erroneamente mutato in Donvina. In alcuni calendari
mozarabici i primi tre santi sono celebrati con Domnica, Teomile e suo figlio.
Secondo la passio, essi furono martirizzati nel primo anno del governo di
Diocleziano (285); Asterio e i suoi due fratelli furono crocifissi e le donne
morirono durante il supplizio. Il gruppo è occasionalmente ricordato anche
nella passio di Zenobio e Zenobia. Le due recensioni latine della passio
differiscono dagli elogi greci.
Etimologia: Claudio,
dal latino 'claudus', zoppo, o dalla gens Claudia; Asterio, dal greco
'asterios', stellato; Neone, dal greco 'neos', nuovo, giovane.
Emblema: Croce,
palma del martirio.
Martirologio
Romano: Ad Egea in Cilicia, nel territorio dell’odierna Turchia, santi
fratelli martiri Claudio, Asterio e Neone, che, accusati dalla matrigna per la
loro fede cristiana, si dice siano stati decapitati sotto l’imperatore
Diocleziano e il governatore Lisia.
La Cilicia, provincia romana situata nel sud-est dell'Asia Minore, era una regione vivace e strategicamente cruciale. Al suo interno spiccava la città di Egea (l'odierna Yumurtalık, in Turchia), un porto affacciato sul Golfo di Alessandretta, noto per i suoi traffici commerciali e per la presenza di un celebre santuario pagano dedicato ad Asclepio, il dio della medicina. In questo contesto multiculturale e profondamente legato ai culti tradizionali, vissero i tre fratelli Claudio, Asterio e Neone. Appartenenti a una famiglia di un certo rilievo sociale, i giovani erano stati iniziati alla fede cristiana, una religione che nell'Impero Romano era periodicamente vista con sospetto e, in determinati frangenti storici, apertamente perseguitata.
Il periodo in cui si colloca il loro martirio è tradizionalmente identificato
con il regno dell'imperatore Diocleziano, in particolare durante l'ultima e più
feroce ondata repressiva, nota come la grande persecuzione, avviata nel 303
d.C. Gli editti imperiali imponevano a tutti i cittadini di compiere sacrifici
agli dei tradizionali e al genio dell'imperatore, pena la confisca dei beni, la
tortura e la morte.
Il dramma familiare e la denuncia
Gli atti del martirio, giunti fino a noi attraverso la Passio trium fratrum, introducono un elemento narrativo di forte impatto emotivo: il conflitto generazionale e familiare. Secondo la tradizione agiografica, il padre dei tre fratelli era venuto a mancare, lasciando i figli sotto la tutela della loro matrigna. Questa donna, il cui nome non è stato tramandato con certezza, vedeva con crescente ostilità l'adesione dei figliastri al cristianesimo.
Il rifiuto di Claudio, Asterio e Neone di partecipare ai riti pagani e la loro
aperta professione di fede costituivano non solo un pericolo per la loro
incolumità, ma anche un potenziale motivo di scandalo e di rovina economica per
l'intera famiglia. Spinta da risentimento, da paura o forse dalla volontà di
appropriarsi indebitamente dell'eredità dei giovani, la matrigna decise di
denunciarli alle autorità romane. Questo dettaglio sottolinea la radicalità
della scelta cristiana: seguire Cristo poteva significare trovarsi soli,
traditi persino da chi avrebbe dovuto proteggere e amare.
Il processo e il supplizio
La denuncia condusse i tre fratelli al cospetto del governatore della provincia, indicato nei testi con il nome di Lisia. Il processo seguì l'iter consueto per i cristiani accusati di empietà e disprezzo verso le leggi imperiali: l'ingiunzione di sacrificare agli dei. Di fronte all'ostinato rifiuto di Claudio, Asterio e Neone, il preside Lisia ordinò che fossero sottoposti a varie torture per piegarne la volontà.
Tuttavia, la fermezza dei tre giovani non venne meno. Le cronache agiografiche
descrivono la loro incrollabile serenità, un tratto tipico dei resoconti martiriali
che intendeva dimostrare la forza conferita dalla fede ai testimoni di Cristo.
Poiché né le minacce né i tormenti riuscirono a farli apostatare, il
governatore emanò la sentenza capitale. La condanna fu quella della
crocifissione, un supplizio riservato agli schiavi, ai ribelli e ai nemici
dello stato, considerato il più umiliante e doloroso del mondo romano. I tre
fratelli furono condotti fuori dalle mura di Egea e inchiodati al legno,
condividendo fino all'ultimo istante non solo il sangue, ma anche la sorte e la
gloria del martirio.
Approfondimenti
La memoria di Claudio, Asterio e Neone è strettamente intrecciata, in diversi sinassari greci e martirologi latini, a quella di altre figure femminili, in particolare Domnina e la vedova Teonilla (o Neonilla). Secondo la medesima Passio, queste donne avrebbero subito il martirio nello stesso periodo e luogo, affrontando anch'esse torture efferate prima di essere uccise. La tradizione narra che i loro corpi, o ciò che ne rimaneva, furono pietosamente raccolti e sepolti dai cristiani della comunità locale, che iniziarono ben presto a venerarli come potenti intercessori.
La diffusione del loro culto è attestata dalla presenza dei loro nomi in antichi calendari liturgici orientali e nei martirologi storici di Beda e di Usuardo. Tuttavia, come accade per molti martiri dei primi secoli le cui reliquie andarono disperse durante le invasioni barbariche o le successive conquiste islamiche, non si hanno oggi tracce certe dei loro resti mortali.
Autore: Enrico Quiri