Portrait
de Thomas a Kempis. Estampe. Description : Thomas a Kempis est assis dans une
cellule ; il porte un châle sur les épaules et tient un livre entre ses mains.
L'image s'inscrit dans un ovale et s'accompagne d'une légende en latin. Sous le
portrait figure une citation tirée de son œuvre majeure, *De Imitatione
Christi*. Auteur : graveur : Frederick Bloemaert (nom indiqué sur l'objet),
d'après un dessin de : Abraham Bloemaert, éditeur : Theodorus Mensinck (nom
indiqué sur l'objet). Lieu de production : Utrecht. Date : 1719. Caractéristiques
physiques : gravure. Matériau : papier. Technique : gravure (procédé
d'impression). Dimensions : coup de planche : h 290 mm × l 203 mm. Note : Utilisé
pour : Hugo F. van Heussen, *Historia episcopatuum Foederati Belgii*, Leyde,
1719.
Bienheureux Thomas a
Kempis
Frère de la Vie
commune (+ 1471)
D'origine modeste, il
entra chez les Frères de vie commune à seize ans et passa pratiquement toute sa
vie dans le monastère du Mont-Sainte Agnès, près de Zwolle dans les Pays Bas.
Il fut sous-prieur et maître des novices. Mais son œuvre la plus extraordinaire
fut la reprise des textes de méditation du mystique flamand Gérard Groote dont
il en recopia les textes et en recomposa la disposition pour en faire le livre
qui, durant des siècles connut les plus forts tirages après la Bible :
"L'Imitation de Jésus-Christ" dont il existe soixante-dix traductions
françaises.
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1737/Bienheureux-Thomas-a-Kempis.html
Thomas a Kempis, l’auteur
catholique le plus lu au monde
Comment cet obscur moine
hollandais a-t-il pu écrire "l’Imitation de Jésus-Christ", l’œuvre
catholique la plus lue au monde ? Ce guide pratique pour suivre le Christ est
assurément inspiré de l’Esprit saint. L’Église, qui a béatifié Thomas, le fête
le 25 août.
publié le 24/08/23|
Connaissez-vous Thomas
Hemerken, également appelé Thomas von Kempen, ou en latin Thomas a Kempis ?
Probablement pas. En revanche, vous avez sûrement lu, feuilleté ou au moins
entendu parler de l’Imitation de Jésus-Christ, le livre le plus vendu au monde après la Bible. Eh bien, selon toute
vraisemblance, Thomas en est l’auteur. Tout écrivain rêve d’écrire un ouvrage
qui traversera les siècles, passera de génération en génération en conservant
son charme et sa puissance, et transmettra son nom à la postérité. Ce rêve,
l’auteur de l’Imitation l’a atteint, comme personne peut-être ni
avant ni après lui, mais dans l’anonymat car cet authentique et profond
mystique n’a jamais recherché la gloire telle que ce monde la donne et,
s’agissant de lui, nous en sommes donc réduits aux spéculations. Faisons le
point.
Une profondeur
psychologique surprenante
Vers 1380, près de Cologne, naît Thomas ; précocement pieux, séduit par les Mystiques rhénans, école spirituelle tendue vers l’amour divin, la contemplation de la sainte humanité du Christ, des souffrances endurées afin de nous sauver et de l’Eucharistie, thèmes de la devotio moderna, la dévotion moderne qui renouvelle le catholicisme de la fin du Moyen Âge, Thomas décide de rejoindre une communauté nouvelle justement tournée vers ces pratiques, les Frères de la Vie commune. Il est reçu à leur noviciat en 1395, avant de gagner le couvent du Mont-Sainte-Agnès, près de Zwolle, aux Pays-Bas dont son frère aîné, Jean, est prieur. Thomas n’en bougera plus, ce qui convient à un homme qui écrira :
En toutes choses, j’ai
cherché la paix et ne l’ai point trouvée, sinon dans les livres et le retrait.
Avec une profondeur
psychologique surprenante si l’on songe que Thomas s’est enfermé au monastère à
15 ans, il médite sur la brièveté de la vie et de ses plaisirs trompeurs, les
continuelles déceptions et souffrances qu’elle réserve à ceux qui placent de ce
côté de la réalité toutes leurs ambitions, sur les fins dernières, le bonheur
éternel promis à ceux qui choisissent Dieu plutôt que le monde et son prince,
sur les moyens d’y parvenir, en trouvant un avant-goût dans la recherche de
l’intimité de l’âme avec le Christ.
S’effacer derrière son
œuvre
Pour l’heure, cette
méditation écrite par tranches, à l’origine autonomes les unes des autres,
tardivement rassemblées en un volume, reste sous le boisseau. Au sein de son
monastère, frère Thomas a d’autres tâches. Copiste, il consacre l’essentiel de
son temps à recopier et enluminer des Bibles, en réalisera cinq, travail énorme
et inlassable. L’un de ces exemplaires est conservé à Darmstadt. Il poursuit
ses études de philosophie et de théologie, est ordonné prêtre en 1413, élu
sous-prieur en 1429, avant de devenir maître des novices.
Plus l’âme chrétienne se
détourne des plaisirs mondains décevants, plus elle se rapproche de Dieu et des
vrais biens.
En parallèle, il rédige
les biographies de quelques grandes figures de cette école rhénane qu’il
aime : Gérard Groote, Florent Rodenyms, Lidwine de Scheedam. Précieux pour
les renseignements qu’ils donnent, ces travaux sont laborieux, ne laissant pas
supposer quel auteur est en germe derrière ces pensums. Au point que, lorsque
les premiers exemplaires de l’Imitation, sans doute terminée en 1427,
commencent à circuler dans la chrétienté, sans nom d’auteur, personne ne songe
à l’obscur frère Thomas au fond de son couvent hollandais. Au demeurant, cela
ne le dérange absolument pas, car ce qu’il souhaite, c’est s’effacer derrière
son œuvre, ou plutôt derrière Celui qui l’a lui a dictée.
Un guide pratique pour
suivre le Christ
En épigraphe, frère
Thomas a placé cette citation évangélique : "Celui qui me suit ne
marchera pas dans les ténèbres", ce qui fait de son livre
une sequella Christi, un guide pratique pour suivre le Christ et L’imiter.
Plus l’âme chrétienne se détourne des plaisirs mondains décevants, dans
une fuga mundi, une fuite loin du monde, plus elle se rapproche de Dieu et
des vrais biens. Certes, ce ne sera pas sans souffrances ni déchirement, mais
la récompense promise sera à la hauteur des sacrifices consentis et se charger
de la croix semblera finalement facile à ceux qui se souviendront que le Fils
de Dieu l’a portée avant eux et pour eux. D’ailleurs, pour se soutenir sur la
route, l’Eucharistie apporte le réconfort nécessaire.
Tout cela est exprimé
avec une clarté, une simplicité, une profondeur qui dépasse le talent humain.
S’il est loisible de lire l’ouvrage de bout en bout, il l’est aussi de l’ouvrir
au hasard, en quête d’une vérité à méditer, d’une consolation, d’un conseil.
Tout cela s’offre à coup sûr. Car l’Imitation est le fruit d’une
inspiration du Saint-Esprit plus que des efforts de son auteur.
L’Église a reconnu sa
paternité
Et cela explique le
trouble des spécialistes, gens très savants qui se pencheront sur ce texte
inclassable et peineront à croire que Thomas a Kempis ait écrit cet improbable
et absolu chef d’œuvre. Des universitaires français, parce que dans le contexte
de l’époque, accorder la paternité de ce livre admirable à un Allemand blesse
leur patriotisme, attribueront l’Imitation à l’un des plus grands
théologiens parisiens du XVe siècle, Jean Gerson, ce qui flatte,
évidemment, notre côté cocardier. D’autres auront tôt fait de démontrer que
l’on ne rencontre rien dans le livre à même de l’attribuer à Gerson : ni
son style ni les thèmes qui l’intéressent. Des Italiens proposeront un quasi
homonyme, Gersen de Verceil. Là encore, rien ne tient. Il faut en revenir à
Thomas, qui s’éteint dans son couvent le 24 juillet 1471, très âgé, ignorant le
succès de son livre et c’est très bien comme cela. Quant aux disputes qui
l’entourent, il en aurait souri.
L’Église ne lui a pas
disputé la paternité de son chef d’œuvre, reflet magnifique de l’élévation de
son âme ; elle l’a béatifié. On le fête le 25 août. Profitez de cette date
pour lire ou relire l’Imitation et remercier l’humble frère Thomas de
nous l’avoir donnée.
Découvrez aussi les
pensées de grands saints sur le désir de Dieu :
« L’Imitation
de Jésus-Christ », ce livre qui a marqué les grands hommes
Histoire
d’une âme : ce qui se cache derrière le best-seller mondial de sainte
Thérèse
SOURCE : https://fr.aleteia.org/2023/08/24/thomas-a-kempis-lauteur-catholique-le-plus-lu-au-monde/
Tom
Waterreus, Thomas á Kempis, 2001, gevelbeeld op een hoek van het
Dominicanerklooster in Zwolle.
25 juillet 1471 ; Thomas
a Kempis
Thomas a Kempis
(1379- 25 juillet 1471)
Thomas a Kempis
est parti de Kempen, près de Cologne, en Allemagne, et il est
arrivé à Deventer, en Hollande, s’attendant à ce que son frère John le reçoive
chaleureusement, mais il découvre que son aîné était
parti deux ans ! Thomas a dû parcourir encore une grande distance jusqu’à
Windesheim pour le rejoindre. John s’est arrangé pour que Thomas étudie avec
les Frères de la vie commune à Deventer.
Les Frères de la Vie
Commune ont chaleureusement accueilli Thomas dès son arrivée. Ecœurés par la
corruption du catholicisme de leur époque, ils avaient développé une forme de
discipline connue sous le nom de « nouvelle dévotion ». Leur objectif était de
vivre le plus possible comme les premiers chrétiens. Ils exaltaient le Christ,
travaillaient pour subvenir à leurs propres besoins et contribuer à un fonds
commun. Ils ne prononçaient aucun vœu, mais volontairement choisissaient la
pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Certains vivaient à la maison, tandis
que d’autres vivaient dans des communautés. C’est parmi ces gens humbles et
dévots que Thomas a été formé.
Sous leur tutelle, Thomas
devient prêtre. Il montra une aptitude à copier des manuscrits et cela devint
sa vocation. Il a transcrit la Bible à quatre reprises– une entreprise
énorme quand on considère qu’elle contient plus de 800 000 mots.
Parallèlement, il rédige ses propres écrits, dont des biographies de
saints et une chronique de sa communauté, le monastère Augustinien de Mont
Sainte Agnès, près de Zwolle. Cependant, le livre le plus étroitement lié à son
nom est un classique de dévotion : L’Imitation du Christ.
L’Imitation de Jésus
Christ, un petit livre de spiritualité chrétienne qui marque profondément le
christianisme de la fin du moyen âge (« La dévotion moderne ») et prépare à sa
manière la Réforme (centrée entièrement sur la relation personnelle au Christ,
tout en relativisant l’église et même les sacrements).
Puisqu’il l’a publié de
manière anonyme, il a été attribué à de nombreuses autres personnes.
Certains chercheurs contestent encore sa paternité, mais la plupart
l’acceptent. L’utilisation de mots inhabituels dans le livre ressemble à celle
des autres manuscrits d’A Kempis. Des copies existent avec son nom, et
plusieurs personnes qui l’ont connu personnellement ont parlé de lui en
tant qu’auteur.
Comme on pouvait s’y
attendre de la part de quelqu’un élevé dans la Nouvelle Dévotion, L’Imitation
du Christ encourageait la dévotion mystique au Sauveur. Par exemple, dans son
chapitre intitulé « Du zèle dans la réforme de nos vies », il écrit :
« Le baptême représente
votre profession, qui est de suivre l’exemple de notre Sauveur et d’être rendu
semblable à lui ; et pourtant, après avoir été appelé chrétien pendant tant
d’années, vous êtes encore trop loin de l’être, si « mourir au péché et
vivre pour la justice », comme votre Jésus est mort et ressuscité pour
vous, est ce qui fait un chrétien et le distingue des autres hommes ».
Thomas a Kempis mourut
le 25 juillet 1471, après avoir mené une vie tranquille et utile. C’était
ce qu’il voulait, car il est cité comme ayant dit : « « en
toutes choses j’ai cherché la paix et ne l’ai point trouvée, sauf dans les
livres et le retrait du monde ».
John Stott dans son livre
« Le Christ incomparable » (LLB 2004, p 127s), pose la question : Que
manquait-il dans le livre de Thomas a Kempis ?
1. « En premier lieu, Thomas avait-il saisi l’essence de l’invitation de l’Evangile qui ne constitue pas une invitation à faire de bonnes œuvres en imitation de Christ, mais d’abord à mettre sa confiance dans la crucifié reconnu comme Sauveur ?
Il ne semble pas avoir eu une quelconque assurance d’être accepté par Dieu, car il a vécu dans la crainte perpétuelle du Jugement, du purgatoire et de l’enfer.
De plus, ses références à l’amour en relation avec le Christ sont presque
toujours celles de son amour pour Christ plutôt que de l’amour du Christ pour
lui. Il ne cite jamais ces grandes affirmations : « L’amour du Christ nous
presse » (2 corinthiens 5.14) ou « Rien ne peut nous séparer de l’amour du
Christ (Romains 8.35-39).
2. Ensuite, Thomas avait-il compris le chemin de la sainteté ?
Qui ne consiste pas à imiter Christ mais à être uni avec lui. Il s’agit moins
de vivre comme Christ que d’avoir le Christ vivant en moi. Comme James Stalker
l’a dit : « Tout l’enseignement de Paul tourne autour de deux pôles
; la justice par la mort du Christ pour nous et la sainteté par la vie du
Christ en nous ».
3. De plus, Thomas avait-il saisi le contexte de l’éthique chrétienne ?
Pour citer à nouveau Stalker, disons que le contexte de Thomas était celui du « petit monde monotone du cloître ». Mais dans le contexte du Nouveau Testament, la vie chrétienne est l’arène bruyante, provocatrice, stressante, des lieux de travail et du marché. Il est vrai que « nous sommes étrangers e voyageurs sur la terre (une affirmation de 1 Pierre 2.11 que Thomas cite à plusieurs reprises), mais cela n’impose pas le retrait que suppose Thomas.
« Désire seulement la communion de Dieu, écrit-il, « et de ses
saints anges ; évite les relations humaines ».
Ou encore « Fuis les passions et le tumulte du monde autant que tu le peux ». il voit les chrétiens « complètement immergés », non dans le monde, mais « en Dieu ». car à ses yeux ; les plus grands saints se soustraient à la société des hommes, et choisissent de vivre plutôt pour Dieu dans la solitude. Il ajoute : « … comme fit Jésus ».
Nous sommes ici devant un désaccord complet ou une incompréhension profonde.
Jésus a effectivement cherché la solitude pour se reposer ou prier… mais dans
le seul but de retourner fortifié, vers les exigences de son ministère
public.
4. Enfin, Thomas avait-il saisi les implications de l’Imitation ?
L’Imitation de Jésus-Christ est le titre populaire qui a probablement beaucoup contribué à sa popularité. Mais celui qui en commence la lecture en est rapidement déçu parce qu’il ne traite pas le sujet comme le fait le Nouveau Testament.
Pour parler de suivre Jésus, Thomas s’y réfère seulement en parlant de charger sa croix et d’endurer les souffrances en imitation de Jésus. Où donc est une quelconque référence :
– à l’humilité du Christ dans son incarnation et sa mort (Philippiens 2. 5-8) ;
-d’aimer les autres comme le Christ nous aime (Ephésiens 5.2) ;
-ou de pardonner aux autres comme Dieu nous a pardonnés en Christ (Ephésiens 4.32) ;
-de nous purifier nous-mêmes comme lui-même est pur (1 Jean 3.3) ;
-de suivre ses pas en supportant les afflictions imméritées sans représailles (1 Pierre 2.18-21) ;
-ou d’aller dans le monde en mission, comme il a été envoyé par le Père (Jean
17.18 ; 20.21) ?
Les grands thèmes du
Nouveau Testament qui établissent ce que signifie imiter Jésus sont absents du
livre de Thomas, ce qui l’appauvrit d’une manière considérable.
On souhaiterait que
Thomas se soit tenu plus étroitement à l’enseignement du Nouveau Testament sans
dissocier Christ le Sauveur et Christ l’exemple (1 Pierre 2.2, 2’), Christ pour
nous et Christ en nous, l’appel à suivre Jésus à al fois dans le retrait et
dans l’engagement ».
SOURCE : https://www.croirepublications.com/nos-blogs/un-jour-dans-lhistoire/25-juillet-1471-thomas-a-kempis/
Vitrail de Platon et Thomas a Kempis, 1900, Rijksmuseum, Amsterdam
Vitrail de Platon et Thomas a Kempis, 1900, Rijksmuseum, Amsterdam
Thomas a Kempis
(1380-1471) et « L’Imitation de Jésus-Christ »
Après Maître Eckhart,
Jean Tauler et Henri Suso, place à l'étude d'un quatrième mystique rhénan en la
personne de Thomas a Kempis, auteur d'un best-seller qui a traversé les
époques, le célèbre « Imitatio Christi » (L'imitation du Christ). Une petite
présentation s'impose avant d'entrer dans l'analyse de l'oeuvre dans les
prochains billets.
Publié le 24 janvier 2019
Écrit par Martine
Petrini-Poli
Biographie
Thomas van Kempen, en
latin Thomas a Kempis, est né vers 1380 à Kempen, en Rhénanie du
Nord-Westphalie, près de Düsseldorf, en Allemagne, sous le nom de Thomas
Hemerken. En 1395, il fut envoyé dans la ville hanséatique de Deventer, à
l’école des Frères de la vie commune. Il devint un copiste talentueux, capable
de subvenir à ses besoins. En 1399, il fut admis au couvent des Augustiniens du
Mont Sainte-Agnès (Agnietenberg) près de Zwolle, aux Pays-Bas, où son frère
Jean l’avait précédé et avait été élevé à la dignité de prieur. Thomas fut
ordonné prêtre en 1413 et fut nommé sous-prieur entre 1425 et 1429. Cette
fonction, qu’il assumera jusqu’à 1447, incluait, entre autres choses, la charge
de maître des novices. Thomas a Kempis est décédé le 25 juillet 1471 dans ce
monastère où il vivait depuis l’âge de dix-neuf ans. Il a été enterré dans le
sanctuaire de l’église Saint-Michel (Sint Michaëlskerk) à Zwolle. Thomas a
Kempis a été béatifié par l’Église catholique.
Le 11 novembre 1897, un
monument fut érigé à sa mémoire en l’église Saint-Michel de Zwolle, aujourd’hui
démolie. Son reliquaire est orné de trois têtes d’anges et d’une banderole
portant l’inscription Reliquiae Pii Thomae a Kempis. En 2006, ses reliques
ont été transférées à la basilique Notre-Dame de l’Assomption à
Zwolle.
Œuvre
Thomas a Kempis
appartenait à l’école des mystiques qui s’étendait sur les rives du Rhin, de la
Suisse à la Hollande, en passant par Strasbourg et Cologne. Yann Sordet,
chartiste, directeur de la Bibliothèque Mazarine, écrit dans une communication
à l’Académie des inscriptions et Belles Lettres en 2012 : L’oeuvre de l’Imitatio
Christi (Imitation de Jésus-Christ) est l’un des cas les plus complexes,
dans l’histoire littéraire occidentale, de tradition abondante avec
pluriattribution. On s’accorde cependant aujourd’hui à considérer que les
réseaux germano-flamands de la Devotio moderna, au début du XVe siècle,
ont constitué le terreau le plus vraisemblable de sa composition, et plus
exactement que Thomas a Kempis est l’auteur fort probable des quatre traités
qui, réunis vers 1427, lui ont donné naissance (…). L’Imitatio est à la
fois un best-seller et un long-seller sans concurrence sur le temps long de
l’Ancien Régime typographique (XVe-XIXe siècle).
Dès le XVIIe siècle, le
jésuite et traducteur Antoine Girard s’étonnait du succès éditorial de l’œuvre
: Après la Bible, il ne s’en trouve point qui ait tant de vogue, qui ait
tant de fois roulé sous la presse, ny esté traduit en tant de langues, ny tant
contribué au salut & à la perfection des ames, ny qui soit approuvé d’un si
général consentement de tout le monde.
De fait, près de 800
manuscrits médiévaux contenant l’Imitatio Christi ont été conservés ; ce
corpus est considérable ; il n’est guère dépassé que par celui des textes
bibliques. On estime à plusieurs millions le nombre d’exemplaires ayant circulé
en Europe entre le XVe et le XIXe siècle.
Composition de
l’Imitation de Jésus-Christ
Les quatre livres,
d’inégale longueur, composant l’Imitation Christi disposent chacun de leur
titre propre :
• Livre I Avertissements utiles à la vie spirituelle (Admonitiones ad vitam spiritualem utiles) : 25 chapitres
• Livre II Avertissements entraînant à la vie intérieure (Admonitiones ad interna trahentes) : 12 chapitres
• Livre III Livre de la consolation intérieure (Liber internae consolationis) : 59 chapitres
• Livre IV Exhortation à la sainte communion (Exhortatio ad sacram
communionem) : 18 chapitres
Cependant, une certaine
unité de doctrine et de style permet de postuler un auteur unique. Le thème
central est l’exemplarité christique, l’union mystique aux souffrances du
Christ, la spiritualité intérieure et personnelle. Le plan final adopté par
l’auteur présente une réelle gradation, un passage nuancé du problème ascétique
de l’acquisition des vertus à l’amour de la Croix et au dialogue intérieur avec
le Christ.
On peut penser que Thomas
a Kempis, maître des novices, a conçu cet ouvrage pour sa communauté de moines,
incitant à la piété individuelle. Cependant la simplicité du texte lui a gagné,
dès le XVe siècle, un vaste public laïc.
Thomas
a Kempis on Mount Agnes, 17th century, 92 x 123, Stedelijk Museum
Zwolle
La Prière de Thomas a
Kempis pour demander la Grâce de la dévotion « Seigneur mon Dieu,
remplissez mon cœur de Votre Grâce » :
« Seigneur mon Dieu, Vous êtes tout mon bien : et que suis-je pour
oser Vous parler ? Je suis le plus pauvre de vos serviteurs, et un abject
ver de terre, beaucoup plus pauvre et plus méprisable que je ne sais et que je
n'ose dire. Souvenez-vous cependant, Seigneur, que je ne suis rien, que je n'ai
rien, que je ne puis rien. Vous êtes seul bon, juste et saint; vous pouvez
tout, vous donnez tout, vous remplissez tout, hors le pécheur que vous laissez
vide. Souvenez-vous de vos miséricordes, et remplissez mon cœur de votre Grâce,
vous qui ne voulez point qu'aucun de vos ouvrages demeure vide. Comment
puis-je, en cette misérable vie, porter le poids de moi-même, si votre
miséricorde et votre grâce ne me fortifient ? Ne détournez pas de moi
votre visage ; ne différez pas à me visiter : ne me retirez point
votre consolation, de peur que, privée de Vous, mon âme ne devienne comme une
terre sans eau. Seigneur, apprenez-moi à faire votre volonté :
apprenez-moi à vivre d'une vie humble et digne de vous. Car vous êtes ma
sagesse, vous me connaissez dans la vérité, et vous m'avez connu avant que je
fusse au monde, et avant même que le monde fût. Ainsi soit-il. »
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-Croix-de-Jesus-Christ
La « Prière du
Chrétien avant la Sainte Communion » de Thomas a Kempis :
« Seigneur, lorsque je considère votre Grandeur et ma bassesse, je suis
saisi de frayeur et je me confonds en moi-même. Car, si je ne m'approche de
Vous, je fuis la Vie ; et si je m'en approche indignement, j'irrite Votre
colère. Que ferai-je donc, mon Dieu, mon Protecteur, mon Conseil dans tous mes
besoins ? Montrez-moi la voie droite, enseignez-moi quelque court exercice
pour me disposer à la Sainte Communion. Car il m'est important de savoir avec
quelle ferveur et quel respect je dois préparer mon cœur, pour recevoir avec
fruit Votre Sacrement, ou pour Vous offrir ce Grand et Divin Sacrifice. Ainsi
soit-il. »
Thomas A Kempis (1380-1471) - Prière du Chrétien avant la Sainte
Communion
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-du-Chretien-avant-la-Communion
La Prière de Thomas a
Kempis pour obtenir d'être délivré des mauvaises pensées « Mon Dieu,
hâtez-Vous de me secourir » :
« Seigneur mon Dieu, ne Vous éloignez pas de moi. Mon Dieu, hâtez-Vous de
me secourir, car une foule de pensées diverses m'ont assailli, et de grandes
terreurs agitent mon âme. Comment traverserai-je tant d'ennemis sans recevoir
de blessures ? Comment les renverserai-je ? Je marcherai devant vous,
dit le Seigneur, et j'abattrai les puissants de la terre. J’ouvrirai les portes
de la prison, et je vous montrerai les issues les plus secrètes. Faites,
Seigneur, selon votre parole; et que toutes les pensées mauvaises fuient devant
Vous. Mon unique espérance, ma seule consolation dans les maux qui me pressent
est de me réfugier vers Vous, de me confier en Vous, de Vous invoquer du fond
de mon cœur et d'attendre avec patience votre secours. Ainsi soit-il. »
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-etre-delivre-des-mauvaises-pensees
La Prière de Thomas a
Kempis pour demander à Dieu la lumière « Éclairez-moi intérieurement,
ô bon Jésus ! » :
« Éclairez-moi intérieurement, ô bon Jésus ! Faites luire votre
lumière dans mon cœur, et dissipez toutes ses ténèbres. Arrêtez mon esprit qui
s'égare, et brisez la violence des tentations qui me pressent. Déployez pour
moi votre bras, et domptez ces bêtes furieuses, ces convoitises dévorantes,
afin que je trouve la paix dans votre force, et que sans cesse vos louanges
retentissent dans votre sanctuaire, dans une conscience pure. Commandez aux
vents et aux tempêtes ; dites à la mer : .Apaise-toi ; à
l'aquilon : Ne souffle point, et il se fera un grand calme. Envoyez votre
lumière et votre vérité, pour qu'elles luisent sur la terre; car je ne suis
qu'une terre stérile et ténébreuse jusqu'à ce que vous m'éclairiez. Répandez
votre grâce d'en haut, versez sur mon cœur la rosée céleste, épanchez sur cette
terre aride les eaux fécondes de la piété, afin qu'elle produise des fruits
bons et salutaires. Relevez mon âme abattue sous le poids de ses péchés, transportez
tous mes désirs au ciel, afin qu'ayant trempé mes lèvres à la source des biens
éternels, je ne puisse plus sans dégoût penser aux choses de la terre.
Enlevez-moi, détachez-moi de toutes les fugitives consolations des créatures,
car nul objet créé ne peut satisfaire ni rassasier pleinement mon cœur.
Unissez-moi à vous par l'indissoluble lien de l'amour car vous suffisez seul à
celui qui vous aime, et tout le reste sans vous n'est rien. Ainsi
soit-il. »
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-demander-a-Dieu-la-lumiere
La Prière de Thomas a Kempis
« Qui consolera mon âme ? » :
'' « Qui consolera mon âme ? J'ai rencontré beaucoup de désolateurs
qui me racontent des fables : quelle différence avec ta loi,
Seigneur ! Ô Consolateur excellent, doux hôte de l'âme, doux refuge qui
remplis de bénédiction tout ce qui vit, ouvre ta main et verse ta rosée sur ma
terre ardente. Entends-moi tout de suite ! Où irais-je sans toi ?
Auprès de qui me réfugier ? Seigneur, tu es mon Dieu, ne rejette pas ma
prière. Je te montre ma misère, ne détourne pas tes yeux. J'ai péché, ne me
condamne pas. Je t'ouvre mon cœur ; mon visage te cherche, ne m'abandonne
pas. Tu désires nous consoler, tu l'as dit toi-même : « Venez à moi
vous tous qui peinez sous le fardeau, et moi je vous referai des forces ». Mon
âme a soif de toi, ma chair soupire après toi. C'est dans une terre déserte et
sans chemin et sans eau que je dois habiter, Seigneur; tu m'as donné une terre
desséchée, verse d'en haut la pluie qui l'arrose. Ne te fâche pas contre
moi ! J'étouffe et ce n'est pas de murmure que mes paroles sont pleines,
mais de douleur. Je répands la prière en ta présence et je te dis mon
affliction. C'est une consolation de confier sa souffrance à un ami. Je te
confie ma cause, ô Père des miséricordes. Ainsi soit-il. » ''
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-de-consolation
La Prière de Thomas a
Kempis lors de la Sainte Communion pour « exposer ses besoins à
Jésus-Christ et lui demander sa grâce » :
« Seigneur, plein de tendresse et de bonté, que je désire recevoir en ce
moment avec un pieux respect, vous connaissez mon infirmité et mes pressants
besoins ; vous savez en combien de maux et de vices je suis plongé,
quelles sont mes peines, mes tentations, mes troubles et mes souillures. Je viens
à vous chercher le remède pour obtenir un peu de soulagement et de consolation.
Je parle à Celui qui sait tout, qui voit tout ce qu'il y a de plus secret en
moi, et qui seul peut me secourir et me consoler parfaitement. Vous savez quels
biens me sont principalement nécessaires, et combien je suis pauvre en vertu.
Voilà que je suis devant vous, pauvre et nu, demandant votre grâce, implorant
votre miséricorde. Rassasiez ce mendiant affamé, réchauffez ma froideur du feu
de votre amour, éclairez mes ténèbres par la lumière de votre présence. Changez
pour moi toutes les choses de la terre en amertume ; faites que tout ce
qui m'est dur et pénible fortifie ma patience ; que je méprise et que
j'oublie tout ce qui est créé, tout ce qui passe. Élevez mon cœur à vous dans
le ciel, et ne me laissez pas errer sur la terre. Que, de ce moment et à
jamais, rien ne me soit doux que vous seul, pace que vous seul êtes ma
nourriture, mon breuvage, mon amour, ma joie, ma douceur et tout mon bien.
Oh ! Que ne puis-je, enflammé, embrasé par votre présence, être transformé
en vous, de sorte que je devienne un même esprit avec vous, par la grâce d’une
union intime, et par l'effusion d'un ardent amour ! Ne souffrez pas que je
m'éloigne de vous sans m'être rassasié et désaltéré ; mais usez envers moi
de la même miséricorde dont vous avez souvent usé avec vos saints, d'une
manière si merveilleuse. Qui pourrait s'étonner qu'en m'approchant de vous, je
fusse entièrement consumé de votre ardeur, puisque vous êtes un feu qui brûle
toujours et ne s'éteint jamais, un amour qui purifie les cœurs et qui éclaire
l'intelligence ! Ainsi soit-il. »
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-lors-de-la-Sainte-Communion
La Prière de Thomas A Kempis
« Ô Vierge Marie, nous devons grandement Te vénérer » :
« Ô Vierge Marie, nous devons grandement Te vénérer : Tu es à la fois
la Mère et la Fille du Roi éternel ; Tu mérites d'être bénie par toutes
les voix, Tu es digne de recevoir les plus grands honneurs. Toi, la plus pure
en ta virginité, la plus profonde en ton humilité, en ta charité, la plus
fervente, la plus douce en ta patience. Toi, la plus riche en ta miséricorde,
la plus ardente en ta prière, la plus lucide en ta méditation, la plus élevée
en ta contemplation. Toi, la plus sensible en ta compassion, la plus proche,
dans ton union à ton Fils, la plus puissante par ton secours..., Tu es le Salut
des malades et la Maman des orphelins. Tu nous offres les récompenses
éternelles... Dès lors, nous nous réfugions auprès de Toi, comme des petits
enfants dans le giron de leur mère. Protège-nous contre tous les maux par tes
Mérites et par tes Prières. Amen. »
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-Mariale-de-Thomas-A-Kempis
La Prière du Chanoine Thomas a Kempis
« Ô Vierge Marie, que toute bouche Vous
bénisse ! » :
« Ô Vierge souverainement Vénérable, ô Marie, Mère et Fille du Roi
éternel, que toute bouche Vous bénisse, que tout honneur, que tout hommage Vous
soient rendus ; Vous possédez au plus haut degré la blancheur de la
virginité, la profondeur de l'humilité, la ferveur de la charité, la douceur de
la patience, la plénitude de la miséricorde, la dévotion de l'oraison, la
pureté de la méditation, la sublimité de la contemplation, la tendresse de la
compassion, la prudence du conseil, la puissance de la protection ; Vous
êtes le Palais de Dieu, la porte du ciel, le paradis de délices, le puits de
grâce, la gloire des anges, la joie des hommes, la règle des mœurs, la
splendeur des vertus, le flambeau de la vie, l'espoir des indigents, le salut
des infirmes, la mère des orphelins. Ô Vierge des Vierges, pleine de charmes et
de suavité, étincelante comme l'étoile, vermeille comme la rose, brillante
comme la perle, éclatante comme le soleil et la lune au ciel et sur la
terre ; ô Vierge douce et innocente comme la jeune brebis, simple comme la
colombe, prudente comme la noble princesse, active comme l'humble servante. Ô
sainte Racine, cèdre élevé, vigne féconde, figuier d'une ravissante douceur,
palmier d'une admirable étendue ; en Vous se trouvent tous les biens, par
Vous nous sont données les éternelles récompenses. C'est donc près de Vous que
tous pendant le temps de notre vie nous devons nous réfugier, comme des enfants
dans le sein de leur mère, comme des orphelins dans la maison de leur père,
afin que vos glorieux Mérites et vos Prières nous garantissent de tous les
maux. Ainsi soit-il. »
Thomas A Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-du-Chanoine-Thomas-a-Kempis-a-Marie
La Prière de Thomas a Kempis
« Seigneur, Tu sais tout » :
« Seigneur, Tu sais tout, Tu sais ce qui m'est bon. Je suis Ton serviteur,
qu'il me soit fait selon ta Parole. Tous Tes jugements sont vrais et
droits ; Tu abaisses l'un, Tu élèves l'autre, tout l'univers est dans tes Mains.
Seigneur Tu es juste, ton Jugement est droit, Tu es fidèle, tu es Saint en tout
ce que Tu fais. Dans ta Volonté sont toutes les choses, il n'y a personne qui
puisse Te résister. Tu es le Maître de tout. Entre tes Mains je remets mon
esprit. Tu es mon Rédempteur, c'est Toi qui me délivres des ennemis qui sont
mes passions et mes vices. C'est Toi qui me consoles dans les angoisses.
Seigneur, la patience m'est nécessaire, c'est elle qui me défend. J'ai dit à la
patience : « tu es ma sœur » ; à la pauvreté : « tu es
mon amie » ; à l'humilité : « tu es ma maîtresse et ma mère ».
Toutes trois vous êtes aimées du Seigneur et bénies des paroles de sa Bouche.
Je Vous en conjure, demeurez avec nous jusqu'à la fin de notre vie ! Si
vous restez avec nous, nous sommes sûrs d'aller auprès du Seigneur. Ainsi
soit-il. »
Thomas a Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-des-3-Tabernacles
Thomas
à Kempis, prent historieprent. Omschrijving: Thomas à Kempis, zittend
schrijvend onder een boom. Prentmaker: Johann Heinrich Maria Hubert Rennefeld,
naar schilderij van: Isaac Israels. Plaats vervaardiging: Nederland. Datering: 1865
– 1870. Fysieke kenmerken: staalgravure. Materiaal: papier. Techniek: staalgravure.
Afmetingen: h 190 mm × b 240 mm. Toelichting
Illustratie voor: J. van Lennep en W. Moll en J. ter Gouw, Nederlands
geschiedenis en volksleven in schetsen, A.W. Sijthoff, Leiden ca. 1870.
Staalgravures naar de schilderijen van de Historische Galerij der Maatschappij
Arti en Amicitiae.
Thomas
a Kempis, estampe historique. Description : Thomas a Kempis, assis et en train
d'écrire sous un arbre. Graveur : Johann Heinrich Maria Hubert Rennefeld,
d'après une peinture de : Isaac Israels. Lieu de production : Pays-Bas. Date :
1865–1870. Caractéristiques physiques : gravure sur acier. Matériau : papier. Technique
: gravure sur acier. Dimensions : H 190 mm × L 240 mm. Notes : Illustration
pour : J. van Lennep, W. Moll et J. ter Gouw, *Nederlands geschiedenis en
volksleven in schetsen* [Histoire et vie populaire aux Pays-Bas en esquisses],
A.W. Sijthoff, Leyde, vers 1870. Gravures sur acier d'après des peintures
issues de la galerie historique de la société *Arti et Amicitiae*.
La Prière de Thomas Haemmerlein
« Seigneur, j'espère en ta Parole » :
« Seigneur, Tu me fais entendre le tonnerre de Tes jugements, Tu secoues
tous mes os de crainte et de terreur, et mon âme est dans une grande épouvante.
Je demeure foudroyé en considérant que le Ciel même est impur à Tes yeux. Si Tu
as trouvé du mal dans Tes anges et ne les as pas épargnés, qu'en sera-t-il de
moi ? Les étoiles sont tombées du ciel, et moi, poussière, à quoi puis-je
prétendre ? Ceux dont les œuvres paraissaient dignes de louange sont
tombés au plus bas, et ceux qui mangeaient le pain des anges, je les ai vus
faire leurs délices de ce que mangent les porcs. Il n'y a donc pas de sainteté,
Seigneur, si Tu retires Ta main ; la sagesse ne sert de rien, si Tu cesses
de la gouverner ; la force est impuissante, si Tu ne la soutiens plus.
Abandonnés, nous coulons, nous périssons ; si Tu nous regardes, nous nous
relevons, nous vivons. Oui, nous sommes chancelants, mais Tu nous
affermis ; nous sommes tièdes, mais Tu nous embrases. Toute vaine gloire
s'engloutît dans la profondeur de Tes jugements sur moi. Qu'est-ce que toute
chair devant Toi ? L'argile va-t-elle se glorifier en face de Celui qui
l'a modelée ? Comment peut-il avoir des paroles prétentieuses, celui dont
le cœur est sincèrement soumis à Dieu ? Le monde entier ne donnera pas
d'orgueil à celui dont la vérité a fait son serviteur; il ne se laissera
émouvoir par aucune louange, celui qui a établi en Dieu son espérance. Oui,
ceux-là mêmes qui parlent ne sont absolument rien ; car ils disparaîtront
avec le fracas de leurs paroles. Mais la Vérité du Seigneur demeure pour
toujours. »
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ »
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-sur-le-Jugement-de-Dieu
La Prière de Thomas A Kempis
« Aimable et doux Jésus, donnez-moi de me reposer en Vous plus
que dans la santé, la beauté, les honneurs et la gloire » :
« En tout et par-dessus tout repose-toi en Dieu, ô mon âme, parce qu'il
est le Repos éternel des saints. Aimable et doux Jésus, donnez-moi de me
reposer en Vous plus qu'en toutes les créatures ; plus que dans la santé,
la beauté, les honneurs et la gloire ; plus que dans toute puissance et
dignité ; plus que dans la science, les richesses, les arts ; plus
qu'en tout mérite et en tout désir, plus même que dans Vos dons et toutes les
récompenses que Vous pouvez nous prodiguer ; plus que dans l'allégresse et
dans les transports que l'âme peut concevoir et sentir ; plus enfin que dans
les Anges et les Archanges, et dans toute l'Armée des cieux ; plus qu'en
toutes les choses visibles et invisibles, plus qu'en tout ce qui n'est pas
Vous, ô mon Dieu ! Car Vous seul êtes infiniment Bon... Ainsi tout ce que
Vous me donnez hors de Vous, tout ce que Vous me découvrez de Vous-même est
trop peu et ne me suffit pas, si je ne Vous vois, si je ne Vous possède
pleinement, en me reposant uniquement en Vous. Ainsi soit-il. »
Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ »
(l. III, c. 21 II)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-sur-la-vie-eternelle
La Prière du Bienheureux Thomas a Kempis
« Ô Père des Miséricordes,
j'ai besoin d'être fortifié et consolé par Vous » :
« Je Vous bénis, Père céleste, Père de Jésus-Christ, mon Seigneur, parce
que Vous avez daigné Vous souvenir de moi, pauvre créature. Ô Père des
Miséricordes et Dieu de toute consolation, je Vous rends grâce de ce que, tout indigne
que j'en suis, Vous voulez bien cependant quelquefois me consoler. Je Vous
bénis à jamais, et je Vous glorifie avec votre Fils unique et l'Esprit
consolateur, dans les siècles des siècles. Ô Seigneur mon Dieu, saint objet de
mon amour ! Quand Vous descendrez dans mon cœur, toutes mes entrailles
tressailliront de joie. Vous êtes la gloire et la joie de mon cœur. Vous êtes
mon espérance et mon refuge au jour de la tribulation. Mais parce que mon amour
est encore faible, et ma vertu chancelante, j'ai besoin d'être fortifié et
consolé par Vous ; visitez-moi donc souvent, et dirigez-moi par Vos
divines Instructions. Délivrez-moi des passions mauvaises, et retranchez de mon
cœur toutes ces affections déréglées, afin que, guéri et purifié intérieurement,
je devienne propre à Vous aimer, fort pour souffrir, ferme pour persévérer.
C'est quelque chose de grand que l'Amour, et un bien au-dessus de tous les
biens. Seul il rend léger ce qui est pesant, et fait qu'on supporte avec une
âme égale toutes les vicissitudes de la vie. Il porte son fardeau sans en
sentir le poids, et rend doux ce qu'il y a de plus amer. L'Amour de Jésus est
généreux ; il fait entreprendre de grandes choses, et il excite toujours à
ce qu'il y a de plus parfait. L'Amour aspire à s'élever, et ne se laisse
arrêter par rien de terrestre. L'Amour veut être libre et dégagé de toute
affection du monde, afin que ses regards pénètrent jusqu'à Dieu sans obstacle,
afin qu'il ne soit ni retardé par les biens, ni abattu par les maux du temps.
Rien n'est plus doux que l'Amour ; rien n'est plus fort, plus élevé, plus
étendu, plus délicieux ; il n'est rien de plus parfait ni de meilleur au
ciel et sur la terre, parce que l'Amour est né de Dieu, et qu'il ne peut se
reposer qu'en Dieu, au-dessus de toutes les créatures. Celui qui aime, court,
vole ; il est dans la joie, il est libre, et rien ne l'arrête. Il donne
tout pour posséder tout, et il possède tout en toutes choses, parce
qu'au-dessus de toutes choses il se repose dans le seul Être souverain, de qui
tout bien procède et découle. Il ne regarde pas aux dons, mais il s'élève
au-dessus de tous les biens, jusqu'à Celui qui donne. L'Amour souvent ne
connaît point de mesure, mais, comme l'eau qui bouillonne, il déborde de toutes
parts. Rien ne lui pèse, rien ne lui coûte, il tente plus qu'il ne peut, jamais
il ne prétexte l'impossibilité, parce qu'il se croit tout possible et tout
permis. Et à cause de cela, il peut tout, et il accomplit beaucoup de choses
qui fatiguent et qui épuisent vainement celui qui n'aime point. L'Amour veille
sans cesse; dans le sommeil même il ne dort point. Aucune fatigue ne le lasse,
aucuns liens ne l'appesantissent, aucunes frayeurs ne le troublent ; mais,
tel qu'une flamme vive et pénétrante, il s'élance vers le ciel, et s'ouvre un sûr
passage à travers tous les obstacles. Ainsi soit-il. »
Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ », Livre
III, Chap. V
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-Misericorde-de-Dieu
La Prière de Thomas A Kempis
« Seigneur Jésus, plein de confiance je m'approche de Vous en
m’abaissant pour Vous recevoir » :
« Plein de confiance en votre Bonté et votre grande Miséricorde, je
m'approche de Vous, Seigneur ; malade, je viens à mon Sauveur ;
consumé de faim et de soif, je viens à la Source de la vie ; pauvre, je
viens au Roi du ciel ; esclave, je viens à mon Maître ; créature, je
viens à Celui qui m'a fait ; désolé, je viens à mon tendre Consolateur.
Vous connaissez votre serviteur et Vous savez qu'il n'y a en lui aucun bien qui
mérite votre Grâce. Je confesse donc ma bassesse, je reconnais votre Bonté, je
bénis votre Miséricorde, et je Vous rends grâce à cause de Votre immense
Charité. Ô tendre et bon Jésus ! Quel respect, quelles louanges
perpétuelles ne Vous devons-nous pas pour la réception de Votre sacré Corps, si
élevé au-dessus de tout ce que peut exprimer le langage de l'homme ! Mais
que penserai-je en Le recevant, en m'approchant de mon Seigneur, que je ne puis
révérer autant que je le dois, et que cependant je désire ardemment
recevoir ? Quelle pensée meilleure et plus salutaire que de m'abaisser
profondément devant Vous et d'exalter votre Bonté infinie pour moi ! Vous
êtes le Saint des saints, et moi le rebut des pécheurs. Vous vous inclinez vers
moi, qui ne suis pas digne de lever les yeux sur Vous. Vous venez à moi, Vous
voulez être à moi, Vous m'invitez à votre Table. Vous voulez me donner à manger
un aliment céleste, le pain des Anges, qui n'est autre que Vous-même, ô Pain
vivant ! Qui êtes descendu du ciel, et qui donnez la vie au monde. Voilà
la Source de l'amour et le triomphe de votre Miséricorde. Que ne Vous doit-on
pas d'actions de grâces et de louanges pour ce Bienfait ! Que vos Œuvres
sont admirables, Seigneur ! Que votre Puissance est grande ! Que
votre Vérité est ineffable ! Vous avez dit et tout a été fait, et rien n'a
été fait que ce que Vous avez ordonné. Chose merveilleuse, que nul homme ne
saurait comprendre mais que tous doivent croire, que Vous, Seigneur mon Dieu,
vrai Dieu et vrai homme, Vous soyez contenu tout entier sous la moindre partie
des espèces du pain et du vin, et que sans être consumé, Vous soyez mangé par
celui qui Vous reçoit. Souverain Maître de l'univers, Vous qui, n'ayant besoin
de personne, avez cependant voulu habiter en nous par votre Sacrement,
conservez sans tache mon âme et mon corps afin que je puisse plus souvent
célébrer Vos saints Mystères avec la joie d'une conscience pure, et recevoir
pour mon salut éternel ce que Vous avez institué principalement pour votre
Gloire, et pour perpétuer à jamais le souvenir de votre Amour. Réjouis-toi, mon
âme, et rends grâce à Dieu d'un don si magnifique, d'une si ravissante
consolation, qu'Il t'a laissée dans cette vallée de larmes. Ainsi
soit-il. »
Thomas a Kempis (1380-1471) - « L'Imitation de Jésus-Christ », Livre
IV, chap. II
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-la-Ste-Communion-de-Thomas-A-Kempis
La Prière de Thomas A Kempis
« Ô Cœur de Jésus, nous Te consacrons nos familles » :
« Ô Cœur de Jésus, Toi qui T'es consacré au Père par Amour pour nous, nous
voulons, dans le Souffle de Ton Esprit Saint, nous consacrer à Toi par amour
pour Toi ; Te consacrer nos vies et nos familles, les enfants que le Père
nous a donnés et ceux qu'il voudrait nous donner encore. Nous Te consacrons nos
maisons, notre travail et nos gestes les plus simples. Nous Te consacrons nos
épreuves et nos joies pour que l'amour dont Tu nous as aimés nous garde en Toi
et demeure en nous à jamais ; pour que le Feu de Ton amour embrase le
monde entier et que les fleuves d'eau vive de Ton Cœur jaillissent jusqu'en vie
éternelle ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-de-consecration-de-nos-familles
La Prière de Thomas Haemmerlein A Kempis
« Pénètre, ô mon âme, dans le Cœur de ton
Seigneur crucifié » :
« Pénètre, ô mon âme, dans le Côté de ton Seigneur crucifié. Par la
Blessure sacrée, pénètre jusque dans le Cœur très aimant de Jésus, qui a voulu
être transpercé par amour, et tu y trouveras ton repos, loin des agitations du
monde, comme la colombe « au creux du rocher » (Cant. 2, 14).
Approche-toi, ô mon âme, de ce Cœur très noble, de ce Cœur caché, de ce Cœur
silencieux, de ce Cœur divin qui t'ouvre Ses portes. Élu de Dieu, pénètre dans
ce Cœur : pourquoi restes-tu au dehors ? La Source de vie est ouverte
pour toi, la voie du salut, l'arche céleste dont émane un parfum abondant.
Voici la Source du Fleuve divin qui apaise la soif des âmes altérées. Puise,
toi aussi, à cette Source du Sauveur, le breuvage d'amour. Puise au côté de
Jésus un doux réconfort pour ta vie afin que tu ne vives plus en toi, mais en
Celui qui a été blessé pour toi. Donne ton cœur à Celui qui t'ouvre son
Cœur. »
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-au-Coeur-de-Jesus
La Prière de Thomas A Kempis
« Louange et gloire Vous soient rendues à jamais, Seigneur
Jésus » :
« Louange et gloire Vous soient rendues à jamais, Seigneur Jésus, qui,
pour un pécheur tel que moi, avez daigné descendre des cieux, et monter sur
l'arbre de la Croix, afin de satisfaire à la divine justice, pour mes
péchés ! Là, dépouillé de Vos vêtements, et couvert de blessures en tout
Votre corps, Vous avez été suspendu entre deux larrons, comme le plus infâme
voleur, Vous le plus beau des enfants des hommes, Vous le vrai Fils de Dieu,
Vous le Roi des rois et le Seigneur des anges ! Soyez environné de
bénédictions, de splendeurs, d'actions de grâces, et de cantiques de louanges,
ô Agneau de Dieu, modèle de douceur ! Car il n'y a pas d'honneurs que Vous
n'ayez mérités par votre Passion et votre Mort, et par les ignominies de toutes
sortes que Vous avez endurées sur la Croix. Recevez donc cet humble tribut de
louanges, ces dévotes actions de grâces, ces adorations de mon esprit, ces
pieux hommages de ma bouche, pour la souveraine charité, l'immense charité que
Vous m'avez témoignée en votre Passion. Oh ! Combien donc m'avez-Vous estimé,
pour me racheter à si haut prix ? Vous avez donné certes ce que Vous aviez
de plus précieux, car est-il rien de plus précieux que Votre personne
sacrée ? Et Vous vous êtes livré tout entier pour moi ! C'est
pourquoi, je Vous en conjure, ô doux Jésus, source de bonté, de charité, ne
permettez pas que j'en perde jamais le souvenir ; faites que l'image de
Votre corps attaché à la Croix brille sans cesse à mes yeux, et que chacune de
Vos cicatrices imprime profondément votre Amour en mon cœur. Ainsi soit-il. »
Thomas a Kempis (1380-1471)
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Louanges-de-Thomas-A-Kempis
La Prière de Thomas a Kempis
« Seigneur, je me glorifierai en Toi et non en moi-même »
:
« Grâces Te soient rendues, Seigneur, à Toi de qui provient tout le bien
qui m'arrive toutes les fois que les choses tournent à mon avantage. Mais moi,
je ne suis que vanité et néant devant Toi, inconstant et faible. De quoi pourrais-je
me glorifier, et pourquoi ce désir d'être reconnu ? N'est-ce pas pour mon
néant ? Et voilà bien la vanité suprême ! Oui, la vaine gloire est
une terrible maladie, la plus grande des vanités, car elle retire de la Gloire
véritable et prive de la Grâce céleste : tant que l'homme se complaît en
lui-même, il Te déplaît, et tant qu'il aspire à la louange des hommes, il est
privé des vertus véritables. La Gloire véritable et la sainte Exultation, c'est
de se glorifier en Toi, et non en soi-même ; de se réjouir en ton Nom, et
non en sa propre vertu, et de ne pas se délecter en quelque créature que ce
soit, sinon à cause de Toi. Que ton Nom soit loué, et non le mien ; que
ton Œuvre soit exaltée, et non la mienne ; que ton saint Nom soit béni,
mais que rien ne me soit attribué par la louange des hommes. Tu es ma gloire et
l'exultation de mon cœur ; sans cesse en Toi je me glorifierai et
j'exulterai ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - Traduction inédite de Max de Longchamp pour
Magnificat N° 321 du Dimanche 4 août 2019
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-contre-la-vanite
Statua in stucco raffigurante il
Venerabile Tommaso da Kempis, canonico regolare di S. Agostino
Thomas a Kempis in art ; Sant'Agostino (Palermo) -
Statue
La Prière de Thomas à Kempis
« Ô Croix de Jésus-Christ qui as eu l'honneur de porter le Roi
des Cieux » :
« Ô Croix de Jésus-Christ ! Croix vraiment heureuse, qui as eu
l'honneur de porter le Roi des Cieux, qui as procuré à tout l'univers la joie
du Salut ! Par Toi les démons sont mis en fuite, les infirmes guéris, les
timides fortifiés, les vicieux purifiés, les paresseux stimulés ; par Toi
les orgueilleux s'humilient, les endurcis se pénètrent de componction, et les
âmes dévotes s'inondent de leurs larmes. Ô Arbre de la Vie, dont la Tige noble
et précieuse a été plantée au milieu de l'Eglise pour fournir le remède à tous
les maux de l'âme ! Ô Jésus de Nazareth, Jésus crucifié, c'est Vous qui
déliez les chaines des pécheurs ; mettez en liberté l'âme des Saints,
humiliez le front des superbes, brisez la puissance des pervers, fortifiez les
fidèles, mettez en fuite les incrédules, sauvez du danger les âmes pieuses,
châtiez les endurcis, abattez les rebelles, relevez les blessés, arrachez aux
tyrans les opprimés, frappez les persécuteurs, défendez les innocents,
chérissez les véridiques, détestez les imposteurs, méprisez les partisans de la
chair, favorisez les hommes spirituels, recevez ceux qui viennent à Vous,
donnez asile à ceux qui se réfugient vers Vous, exaucez ceux qui Vous
invoquent, réjouissez ceux qui Vous visitent, secourez ceux qui Vous cherchent,
fortifiez ceux qui Vous réclament, honorez ceux qui Vous honorent, louez ceux
qui Vous louent, aimez ceux qui Vous aiment, glorifiez ceux qui Vous adorent,
bénissez ceux qui Vous bénissent, exaltez ceux qui Vous exaltent, donnez le
baiser à ceux qui Vous le donnent, embrassez ceux qui Vous embrassent, et
conduisez au Ciel ceux qui Vous suivent ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XX : porter sa croix
chaque jour dans l'ordre religieux que l'on a embrassé » dans le Tome
88, pages 109-111, de la Collection intégrale et universelle des Orateurs
sacrés de Jacques-Paul Migne, aux Ateliers Catholiques du Petit-Montrouge, 1866
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-Croix-de-Jesus-Christ
La Prière de Frère Thomas à Kempis
« Ô Père Très-Clément, regardez l’Holocauste de votre Fils
unique, que Lui-même Vous offre pour nous » :
« Des profondeurs de Votre sanctuaire et de Votre sublime demeure des
deux, jetez les yeux, Père Très-Clément, sur ce Sacrifice qui Vous est d'une
agréable odeur. Regardez l’Holocauste trois fois Saint de votre Fils unique,
que Lui-même Vous offre pour nous. Car Il est le souverain Prêtre et le
véritable Pontife ; Il n'a pas offert une hostie étrangère, mais Il a
donné Sa propre Chair pour être immolée sur l'autel de la Croix, pour la Vie du
monde. Par les Mérites de cette Victime salutaire, soyez donc aujourd'hui
propice à moi, pauvre pécheur. Exaucez-moi, pauvre homme infirme, bien fragile
et bien coupable, qui ne suis pas digne de regarder le Ciel et de fouler la
terre ; parce que je Vous ai offensé bien souvent, trop souvent, mon
Créateur, par des actions, par des paroles, par des pensées irrévérentes et
insensées, et contraires à Vos commandements, qui m'ont fait justement encourir
Votre indignation la plus profonde, et ont chargé ma tête de l'inimitié de
toutes les créatures. Car, par un jugement plein d'équité, toutes les créatures
deviennent aussitôt les ennemis du pécheur qui a osé Vous offenser et Vous
mépriser. Mais, Seigneur Tout-Puissant, Dieu de toute consolation, ayez pitié
de Votre serviteur qui se repent et se lamente du fond de son cœur.
Hélas ! Créé de rien, conçu dans le péché, homme fragile, je suis
tombé : pardonnez-moi, Seigneur, pardonnez-moi ! Ouvrez la porte à
l'enfant prodigue qui revient à Vous des champs où il a mangé les siliques des
pourceaux ; le voici debout devant le Trône de votre Gloire demandant le
secours de votre Miséricorde, depuis le matin jusqu'au soir. Oh ! Laissez
descendre la rosée de la Grâce et les ondées consolatrices sur la terre de mon
cœur, toute desséchée, toute brûlée, à cause de la multitude de mes péchés. A
cause de Vous-même, inclinez, mon Dieu, Votre oreille vers moi, et écoutez mes
paroles : faites éclater les merveilles de votre Miséricorde, Vous qui
sauvez ceux qui espèrent en Vous. Je sais bien que Vous ne le ferez pas à cause
de mes œuvres, si tant est qu'on en remarque quelqu'une, mais, Seigneur, à
cause de votre Bonté que l'on proclame immense. Mais surtout exaucez-moi par
les Mérites singuliers de Votre très aimé et très doux Fils Jésus-Christ, qui a
été crucifié et est mort pour les pécheurs, afin d'effacer tous les péchés par
sa Passion. »
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Les Trois Tabernacles », p. 1-3
traduit par Sigismond Ropartz chez la Société de Saint Nicolas à Paris en 1843
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-A-Kempis-durant-le-Saint-Sacrifice-de-la-Messe
La Prière de Thomas Haemmerlein de Kempis
« Je Vous rends grâces, ô bon Jésus, pour
toutes les blessures sanglantes dont Vous êtes couvert depuis la plante des
pieds jusqu'à la tête » :
« Maintenant je Vous rends grâces, ô bon Jésus, pour toutes Vos douleurs
et Vos opprobres, pour toutes les blessures sanglantes dont Vous êtes couvert
depuis la plante des pieds jusqu'à la tête, afin de me réconcilier avec votre
Père, et de me ramener à Votre gloire éternelle. Mais, hélas ! Seigneur,
je ne puis Vous en rendre dignement Grâces ! Car votre Passion sacrée est
si excellente et si précieuse que, quand même j'aurais toutes les vertus de
toutes les créatures, je ne suffirais jamais à Vous en remercier pleinement.
Elle excède les mérites et les vœux de tous les hommes ; Elle surpasse la
dignité de toutes les créatures. Cependant, pour n'être pas tout a fait ingrat,
je veux au moins Vous remercier un peu de Votre si grande Charité et de votre
Passion si amère par de dévotes prières et de pieuses méditations que Vous
m'inspirerez, et que Vous ferez sentir à mon cœur ; faites que mon âme en
goûte les fruits surabondants, et qu'elle puisse Vous chanter l'éternel
Cantique d'actions de Grâces dans les transports du parfait Amour. Ayez pitié
de moi dans votre Royaume, Seigneur Jésus-Christ, qui du haut de votre Croix
avez répondu au larron repentant : Aujourd'hui vous serez avec moi dans le
Paradis. »
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Les Trois Tabernacles », p. 12-13
traduit par Sigismond Ropartz chez la Société de Saint Nicolas à Paris en 1843
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-Haemmerlein-A-Kempis
La Prière de Thomas Haemmerlein à Kempis
« Ô Seigneur, demeurez avec nous jusqu'à la fin
de notre vie » :
« Seigneur, Vous connaissez tout, Vous savez ce qui m'est le plus
convenable. Voilà que je suis Votre serviteur, qu'il me soit fait selon votre
Parole. Tous Vos jugements sont vrais et équitables ; Vous humiliez
celui-ci, Vous élevez celui-là, parce que toutes les extrémités de la terre
sont dans votre Main. Vous êtes juste, Seigneur, et votre Jugement est
équitable ; Vous êtes Fidèle et Saint dans toutes vos Œuvres, tout est
placé sous votre Volonté et il n'est personne qui puisse Vous résister. Car
c'est Vous qui avez fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu'environne la
ceinture des cieux, Vous êtes le Seigneur de toutes choses. C'est pourquoi je
remets mon esprit entre vos Mains, parce que Vous êtes mon Rédempteur. Vous êtes
mon Libérateur, vous m'arracherez des mains de mes irréconciliables ennemis,
mes passions et mes vices. Vous êtes mon Refuge dans les tribulations, mon
Consolateur dans les innombrables angoisses qui m'ont environné de toutes
parts. Seigneur, la patience m'est nécessaire, la patience mon unique défense.
J'ai dit à la patience : vous êtes ma sœur ; à la pauvreté :
vous êtes mon amie ; à l'humilité : vous êtes ma maîtresse et ma
mère. Vous êtes toutes les bien-aimées du Seigneur, et sa Bouche vous a bénies.
Plut au ciel que moi et tous ses serviteurs, nous Vous aimassions, nous Vous
chérissions autant qu'il Vous chérit ! Je Vous en prie, je Vous en
conjure, je Vous en supplie, demeurez avec nous jusqu'à la fin de notre
vie ; car nous irons sans péril au Seigneur, si nous ne nous séparons pas
de Vous. »
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Les Trois Tabernacles », p. 155-157,
traduit par Sigismond Ropartz chez la Société de Saint Nicolas à Paris en 1843
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-a-Dieu-de-Thomas-Haemmerlein-a-Kempis
La Prière de Thomas a Kempis
« Ô Jésus et Marie, accordez-moi le Secours de votre
Clémence » :
« C'est à Vous, Seigneur Jésus, et à Votre sainte Mère, la Vierge Marie,
que je confie la garde de mon âme et de mon corps, pour la Vie éternelle. Ô mon
unique espérance, Jésus et Marie, accordez-moi, dans toutes mes tribulations et
mes angoisses, le Secours de votre Clémence ! Vous êtes les plus puissants
Protecteurs, et Vous méritez d'être aimés par-dessus tous les Saints. Pauvre et
voyageur en ce monde, je ne possède point, parmi mes plus intimes confidents,
d'amis aussi chers et aussi fidèles que Vous, en qui réside toute ma confiance
».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XXII sur l’éloge du doux
Nom de Jésus, et de Marie, sa douce Mère » dans la Collection
intégrale et universelle des Orateurs sacrés de Jacques-Paul Migne, page 131,
aux Ateliers Catholiques, 1866
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-a-Jesus-et-Marie
La Prière de Thomas à
Kempis pour la Chasteté de l'âme et du corps « Ô doux Seigneur Jésus,
Fleur de toutes les Vertus, chaste Amant des Vierges » :
« Ô doux Seigneur Jésus, Fleur de toutes les Vertus, chaste Amant des
Vierges, puissant Vainqueur des démons, Destructeur rigoureux des vices,
regardez d'un œil propice ma fragilité, et, par l'intercession de la Bienheureuse
Vierge Marie, votre Mère, et de votre épouse chérie, Sainte Agnès, vénérable
Vierge et Martyre, accordez-moi le secours de la Vertu d'en Haut, afin que
j'apprenne à mépriser tous les biens de la terre et à aimer Ceux du Ciel ;
à combattre les vices et à ne jamais céder aux tentations ; à m'attacher
fortement à la Vertu, à fuir les honneurs, à m'éloigner des délices, à pleurer
les péchés passés, à éviter les occasions dangereuses, à renoncer aux mauvaises
habitudes, à converser avec les bons, et à persévérer dans le bien : en
sorte que, par le Don de votre Grâce, je mérite de posséder à jamais, dans
votre Royaume, avec Sainte Agnès et avec tous les Saints, la Couronne de la Vie
éternelle ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XXVII de la Couronne d'or
placée sur la tête de Sainte Agnès, Vierge et Martyre » dans le Tome
88, page 160, de la Collection intégrale et universelle des Orateurs sacrés de
Jacques-Paul Migne, aux Ateliers Catholiques du Petit-Montrouge, 1866
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-pour-la-Chastete-de-l-ame-et-du-corps-de-Thomas-a-Kempis
La Prière de Thomas À Kempis
« Ô Jésus, mon doux Sauveur, entrez dans la maison de mon
âme » :
« Ô Jésus, mon doux Sauveur, ô ma Miséricorde et mon Refuge en toutes mes
tribulations et mes angoisses, ah ! Daignez, quelque jour, environné d'une
céleste Lumière, et accompagné des Saints anges entrer dans la maison de mon
âme, et, avec l'encensoir d'or rempli d'aromates, encenser tout mon
intérieur ; daignez consacrer mon cœur pour en faire un temple du
Saint-Esprit, marquez-le du Signe sacré de la Croix ; faites-y les
Onctions avec l’Huile de la Grâce ; placez-y l’Urne d'or qui renferme la
manne ; et appliquez fixement à mon côté le Livre de votre Loi, afin que
je L'étudie, et que j'y apprenne, nuit et jour, Vos célestes et divins
Commandements, tout le temps de mon séjour en cette terre d'exil ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Sermon XXX sur les quatre
conditions requises pour l'édification et la décoration de la Maison de
Dieu » dans le Tome 88, page 180, de la Collection intégrale et
universelle des Orateurs sacrés de Jacques-Paul Migne, aux Ateliers Catholiques
du Petit-Montrouge, 1866
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-a-Jesus-pour-consacrer-son-coeur
La Prière de Thomas a Kempis
« Si Vous tardez à venir, ô mon Sauveur, je persévèrerai dans
la prière jusqu'à ce que Vous reveniez me visiter » :
« Ô divin Jésus, qui êtes également Sage et Bon dans toutes Vos
voies ! Souvent il m'arrive d'être privé de votre Présence, et alors,
destitué de votre Grâce, abandonné à ma propre indigence, je suis dans la
tristesse et ne puis que gémir. Oh ! Que longue est votre Absence et
cruelle l'heure où mon âme est sans ferveur et sans consolations divines, parce
que Vous n'êtes point avec moi, ô Jésus, mon bien-aimé, mon consolateur, et je
ne sais quand Vous reviendrez ! Voilà, Seigneur, que cette heure est venue
pour moi. Que ferai-je maintenant, et où irai-je pour Vous trouver ? Dans
quel lieu chercherai-je mon Bien-Aimé ? Ô mon Dieu, qu'il est funeste à
mon âme, qu'il est douloureux pour mon cœur de Vous avoir perdu !
Hélas ! Seigneur, que puis-je faire de mieux à cette heure que de
m'humilier devant Vous, de confesser que je suis coupable et digne de
châtiments plus grands ? Car je n'ai pas gardé mon cœur avec assez de
vigilance, et la tiédeur m'a fait perdre la Grâce de Jésus. Qui me La rendra,
cette Grâce céleste, si Vous ne daignez, ô mon Dieu, avoir pitié de Votre
pauvre serviteur, qui crie maintenant vers Vous ? J'implore aussi votre
Clémence, ô Marie, Mère de mon Dieu, secourez-moi dans mon malheur ;
aidez-moi, Vierge Sainte, qui m'êtes très chère ; aidez-moi, je Vous en
prie : je cherche soulagement à ma peine, et c'est à Vous que je le
demande. Ah ! Mieux que tout autre, Vous savez combien il est douloureux
d'avoir perdu Jésus ; s'il me reste encore quelque espérance de Le
retrouver, donnez-moi Vos conseils, et dites-moi ce qu'il faut faire et je le
ferai. Mais, ô Marie, ma Reine, ma Consolation, ma Joie après Jésus ! Je
sais ce que je dois faire, et déjà Vous me l'avez dit. Je ferai ce que Vous
avez fait Vous-même : j'irai en toute hâte Le chercher dans le temple, je
veux dire dans le temple de mon cœur. Je bannirai de moi toute défiance, et je
ne laisserai point le trouble entrer dans mon âme. Je prierai sans cesse, je
fuirai les consolations de la terre, je me ferai une solitude au dedans de
moi-même, et là, dans le secret, je pleurerai amèrement les fautes qui m'ont
fait perdre mon Jésus, et je Le retrouverai, je Le chercherai dans les
gémissements, parce que je L'ai perdu en voulant contenter mes désirs. Je Le
garderai avec grand soin, parce que c'est par ma négligence que je L'ai perdu.
Je Le supplierai avec crainte et tremblement ; je Le rappellerai avec
humilité, puisque c'est mon orgueil qui m'a privé de sa Présence. Et si Vous
tardez à venir, ô mon Sauveur, je ne laisserai pas l'oraison, mais je
persévèrerai dans la prière jusqu'à ce que Vous reveniez me visiter, ô mon
Dieu, car je sais que Vous ne rejetez pas un cœur contrit et humilié, et que
celui qui persévère obtient ce qu'il demande ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Heures Catholiques d'Ars :
prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux
pèlerins d'Ars », pages 451-453, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-sur-la-perseverance-dans-la-priere
La Prière de Thomas À Kempis
« Invoquez Marie, honorez-La, glorifiez-La » :
« Invoquez Marie, et vous obtiendrez la Victoire ; honorez Marie, et
vous mériterez la Récompense éternelle. Rappelée souvent à la mémoire, la Vie
Sainte de Marie vous offre deux avantages principaux : Elle vous apprend,
dans le bonheur et la prospérité, à louer Dieu du fond du cœur ; et dans
les revers, à conserver persévéramment la patience. Comme Elle n'a cessé de
rendre à Dieu de sublimes Louanges pour les Bienfaits excellents par Lesquels Il
avait daigné L'élever au-dessus des autres créatures, ainsi a-t-Elle su montrer
une douceur inaltérable, au milieu des dures épreuves de ce siècle, et choisir
l'abjection de préférence à la prospérité. Invoquez Marie, honorez-La,
glorifiez-La. Dans la joie, dans les larmes, soyez avec Marie; travaillez avec
Marie, veillez avec Marie, priez avec Marie, récréez-vous avec Marie,
reposez-vous dans Marie, surtout cherchez Jésus avec Marie, enfin désirez vivre
et mourir avec Jésus et avec Marie ».
Ainsi soit-il.
Thomas a Kempis (1380-1471) - « Vie de la Très-Sainte
Vierge » par M l'abbé Blaise Caillet, page 581, chez Dangien, 1876
SOURCE : https://site-catholique.fr/?Priere-de-Thomas-a-Kempis-pour-invoquer-Marie
Article
A Canon
Regular, his principal occupation was copying works
of piety, particularly the Bible. Author of
the “Imitation of Christ”.
Born
1471 at
Mount Saint Agnes, Zwolle, Switzerland of
natural causes
Writings
Prayer
for Faithful and Prepared Lives
Prayer
for Love of God and His Laws
Prayer
for My Salvation and My Redemption
Prayer for
Your Will to be Done
Prayer to
Let Your Will Be Mine
Saint
Lydwine of Schiedam, Virgin, by Thomas a Kempis
The
Imitation of Christ, by Thomas, à Kempis, Book One – Thoughts Helpful in the
Life of the Soul
The
Imitation of Christ, by Thomas, à Kempis, Book Three – Internal Consolation
The
Imitation of Christ, by Thomas, à Kempis, Book Two – The Interior Life
Additional
Information
The
Following of Christ, by Thomas a Kempis, translated by Bishop Richard
Challoner
audio
Alleluia Audio Books: Homilies on the Passion and Palm
Sunday by Thomas a Kempis
Alleluia Audio Books: Homilies on the Resurrections,
Ascension, Pentecost and the Primitive Church by Thomas a Kempis
Maria Lectrix: The Imitation of
Christ
video
YouTube PlayList: The Imitation of Christ
YouTube PlayList: Other Works
MLA
Citation
“Thomas à
Kempis“. CatholicSaints.Info. 5 December 2019. Web. 24 August 2026.
<https://catholicsaints.info/thomas-a-kempis/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/thomas-a-kempis/
Monument
voor Thomas a Kempis bij de uitgang van Begraafplaats Bergklooster in Zwolle.
Thomas à Kempis
Author of the "Imitation of
Christ", born at Kempen in the Diocese of Cologne, in
1379 or 1380; died 25 July, 1471.
His parents, John and
Gertrude Haemerken, were of the artisan class; it is said that Gertrude kept
the village school,
and most probably the father worked in metals, a common calling in Kempen, whence
perhaps the surname Haemerken, or Haemerlein, Latinized Malleolus (a
little hammer). We have certain information of only two children, John, the
senior by about fourteen years, and Thomas. Thomas was only thirteen when he
set out for the schools of
Deventer, in Holland.
His brother had preceded him thither by ten or twelve years, and doubtless
Thomas expected to find him still there. On his arrival, however, he learned
that he had gone two years since with five other brothers of the Common Life to
lay the foundations of a new congregation of Canons Regular at Windesheim, about twenty
miles from Deventer, where he then went and was lovingly received by his
brother who provided him with a letter of introduction to the superior of
the Brothers of the
Common Life at Deventer, Florentius Radewyn. Radewyn gave a warm
welcome to the young brother of John Haemerken of Kempen, placed him for the
time being in the house and under the maternal care of "a certain noble
and devout lady", presented him to the rector of the schools, and paid his
first fees, though the master returned the money when he learned whence it
came. These particulars we have from the pen of Thomas himself in the
biographies, written in his old age, of Gerard Groote, Florentius Radewyn, and
their followers (see "The Founders of the New Devotion", London,
1905). For seven years he remained at Deventer, numbered from the first among
the disciples of Radewyn,
and for a good portion of the time living in his house under his immediate care.
It is impossible to exaggerate the influence of those years in the formation of
his character. The "new devotion", of which Deventer was then the
focus and center, was a revival in the Low Countries in the fourteenth century
of the fervour of the primitive Christians at Jerusalem and
Antioch in the first. It owed its inception to the fervid preaching of
the Deacon Gerard
Groote, its further organization to the prudence and
generous devotedness of Florentius Radewyn. Its
associates were called the "Devout Brothers and Sisters", also
the "Brothers
and Sisters of the Common Life". They took no vows, but lived a life
of poverty, chastity, and obedience, as far as was compatible with their state,
some in their own homes and others, especially clerics, in community.
They were forbidden to beg, but all were expected to earn their living by the
labour of their hands; for the clerics this meant
chiefly the transcribing of books and the instruction of the young. All
earnings were placed in a common fund, at the disposal of the superior; the
one ambition of
all was to emulate the life and virtues of the first Christians, especially
in the love of God and the
neighbour, in simplicity, humility, and devotion.
Furthermore, partly to provide the Devout Brothers and Sisters with effective
protectors and experienced guides, partly to afford an easy transit to the
religious state proper for those of their number who should desire it, Gerard Groote conceived
the idea of
establishing a branch of the canonical order, which should always maintain the
closest relations with the members of the new devotion. This scheme was carried
into effect after his untimely death, at the early age of forty-three, by the
foundation of the congregation of Windesheim, as it was afterwards called from
the tract of land where the first priory was
established (1386). These details are given as helpful to a better
understanding of the life and character of à Kempis, a typical and exemplary
Brother, and for seventy-two years he was one of the most distinguished of
the Canons Regular.
At Deventer Thomas proved an apt
pupil, already noted for his neatness and skill in transcribing manuscripts. This was a
life-long labour of love with
him; in addition to his own compositions he copied numerous treatises from the
Fathers, especially St.
Bernard, a Missal for
the use of his community, and the whole Bible in four large volumes still
extant. After completing his humanities at Deventer, in the autumn of 1399,
with the commendation of his superior, Florentius Radewyn,
Thomas sought admission among the Canons Regular of
Windesheim at Mount St. Agnes, near Zwolle, of which monastery his
brother John was then prior. The house had been established only the previous
year, and as yet there was no claustral buildings, no garden, no benefactors,
no funds. During his term of office, which lasted nine years, John à Kempis
built the priory and
commenced the church. In these circumstances we find the explanation of the
fact that Thomas was not clothed as a novice until 1406,
at which date the cloister was
just completed, nor ordained priest until 1413,
the year after the church was consecrated. The point
is worth noting, as some writers in their eagerness to discredit the claims of
à Kempis to the authorship of the "Imitation" have actually fastened
upon the length of this period of probation to insinuate that he was a dullard
or worse. Thomas was himself, to within a few months of his death, the
chronicler of Agnetenberg. The story which he tells of the earthly struggles of
the priory on
the mount, its steady progress, and eventual prosperity is full of charm and
edification ("The Chronicle of the Canons Regular of Mount St.
Agnes", London, 1906). These records reveal to us the simplicity and holiness of his
religious brethren. He was twice elected subprior, and once he was made procurator. The reason
assigned by an ancient biographer for the latter appointment is one that
does honour both
to Thomas and his brethren, his love for the poor.
However, we can scarcely imagine the author of the "Imitation" a good
business manager, and after a time his preference for retirement, literary
work, and contemplation prevailed with the Canons to relieve him of the burden.
The experience thus gained he made use of in a spiritual treatise, "De
fideli dispensatore".
His first tenure of
office as subprior was interrupted by the exile of the community from
Agnetenberg (1429), occasioned by the unpopular observance of the Canons of
Windesheim of an interdict laid
upon the country by Martin
V. A dispute had arisen in connexion with an appointment to the vacant See
of Utrecht and
an interdict was
upon the land. The Canons remained in exile until the question was settled
(1432). The community of Mount St. Agnes had dwelt meanwhile in a canonry of
Lunenkerk, which they reformed and affiliated to Windesheim. More than a year
of this trying period Thomas spent with his brother John in the convent of Bethany,
near Arnheim, where he had been sent to assist and comfort his brother, who was
ailing. He remained until his death (November, 1432). We find record of his
election as subprior again in 1448, and doubtless he remained in office until
age and infirmity procured him release. It was part of the subprior's duties to train the
young religious, and to this fact no doubt we owe most
of his minor treatises, in particular his "Sermons to the Novices
Regular" (tr. London, 1907). We also know from early
biographers that Thomas frequently preached in the church attached to the priory. Two similar
series of these sermons are extant (tr. "Prayers and Meditations on the
Life of Christ" and "The Incarnation and Life of Our Lord",
London, 1904, 1907). They treat of à Kempis' favourite subjects, the mystery of
our Redemption, and the love of Jesus Christ as
shown in His words and works, but especially in the sufferings of His Passion. In person Thomas is
described as a man of middle height, dark complexion and vivid colouring, with
a broad forehead and piercing eyes; kind and affable towards all, especially
the sorrowful and the afflicted; constantly engaged in his favourite
occupations of reading, writing, or prayer; in time of
recreation for the most part silent and recollected, finding it difficult even
to express an opinion on matters of mundane interest, but pouring out a ready
torrent of eloquence when the conversation turned on God or the concerns
of the soul. At
such times often he would excuse himself, "My brethren", he would
say, "I must go: Someone is waiting to converse with me in my cell."
A possibly authentic portrait, preserved at Gertruidenberg, bears as his motto
the words: "In omnibus requiem quaesivi et nusquam inveni nisi in een
Hoecken met een Böcken" (Everywhere I have sought rest and found it
nowhere, save in little nooks with little books). He was laid to rest in the
eastern cloister in
a spot carefully noted by the continuator of his chronicle. Two centuries after
the Reformation,
during which the priory was
destroyed, the holy remains were transferred to Zwolle and enclosed in a
handsome reliquary by
Maximilian Hendrik, Prince-Bishop of Cologne. At present they
are enshrined in St. Michael's Church, Zwolle, in a magnificent monument
erected in 1897 by subscriptions from all over the world and inscribed:
"Honori, non memoriae Thomae Kempensis, cujus nomen perennius quam
monumentum" (To the honour not to the
memory of Thomas à Kempis, whose name is more enduring than any monument). It
is interesting to recall that the same Maximilian Hendrik, who showed
such zeal in
preserving and honouring the relics of à Kempis,
was also eager to see the cause of his beatification introduced
and began to collect the necessary documents;
but little more than a beginning was made when he died (1688) and since
that date no
further steps have been taken.
A few words on Thomas'
claim, once disputed but now hardly so, to the authorship of the "Imitation of
Christ". The book was first issued anonymously (1418) and was soon
accorded a wide welcome, copied by different scribes, and attributed to various
spiritual writers, among others St. Bernard, St. Bonaventure, Henry de Kalkar, Innocent III, Jean Charlier de Gerson,
and John à Kempis. In 1441 Thomas completed and signed his name to a codex
still extant (Royal Library, Brussels, 5855-61),
containing the four books of the "Imitation" and nine minor
treatises. Then for two hundred years no serious attempt was made to dispossess
à Kempis of his title; but early in the seventeenth century a fierce and
prolonged controversy was commenced with the object of establishing the claim
of either Jean
Charlier de Gerson, Chancellor of Paris, or of his Italian
variant, Giovanni Gerson, alleged Benedictine Abbot of Vercelli. At one period
an Englishman, Walter
Hilton, Canon
Regular of Thurgarton, the author of the "Scale (Ladder) of
Perfection", was brought forward, but his claim was not long maintained.
Incredible as it may sound, the very existence of Giovanni Gerson of Vercelli is yet to
be proved.
Of Jean Charlier de
Gerson the following facts have been established and they may be found
demonstrated at length in such works as Cruise, "Thomas à Kempis",
and Kettlewell, "The Authorship of the De Imitatione Christi". Not a
single contemporary witness is found in Gersen's favour; not a single manuscript during
his life or for thirty years after his death ascribes the work to him; internal
evidence, style, matter, etc. are in every respect unfavourable. On the other
hand we find the title of à Kempis proved by the
following: several contemporary witnesses of unimpeachable authority, including
members of his own order, name Thomas as the author; contemporary manuscripts, including one
autograph codex, bear his name; internal evidence is wholly favourable. Sir
Francis Cruise summarizes this last item under three headings:
identity of style,
including peculiarities common to the "Imitation" and other
undisputed works of à Kempis, viz.: barbarisms, Italianized words, Dutch idioms,
systematic rhythmical punctuation, and the word devotus as used primarily of
associates of the new devotion;
The "Imitation"
breathes the whole spirit of the Windesheim school of mysticism;
it is impregnated
throughout with the Scriptures and the writings of the Fathers,
especially St.
Augustine and St. Bernard, all favourite founts of inspiration for à
Kempis and his fellow Canons of Windesheim.
The "Imitation"
itself, the best known and the first in order of merit of his original
writings, comprises in bulk about one-tenth of the works of à Kempis. Many were
originally instructions for the novices and junior
Canons of whom, as subprior, Thomas had charge; others are spiritual treatises
of wider application and some of these indeed, as the "Oratio de
elevatione mentis in Deum", rise to sublime heights of mysticism. There are
numerous prayers of
sweet devotion and quaint Latin hymns of simple
rhythm and jingling rhyme. One work, of which Thomas was editor rather than
author, is a "Life of (St.) Lydwine, Virgin". The best complete
edition so far of the "Opera Omnia" of à Kempis is that of the Jesuit Somalius,
published by Nut of Antwerp,
1607; even this does not contain the "Chronicon Montis Sanctae
Agnetis", which was edited by H. Rosweyd, S.J., and published in one
volume with the "Chronicon Windesemense" (Antwerp, 1621). Of the
innumerable editions of the "Imitation", doubtless by far the most
interesting is a facsimile from the 1441 codex, published in London, 1879. A splendid
critical edition of the "Opera Omnia" was published by Herder under the
able editorship of Dr. Pohl early in the twentieth century. Perhaps in this
connexion we may quote the enthusiastic commendation of Prior Pirkhamer
addressed to Peter Danhausser, the publisher of the first edition of Thomas à
Kempis' works, 1494: "Nothing more holy, nothing more honourable, nothing
more religious, nothing in fine more profitable for the Christian commonweal
can you ever do than to make known these works of Thomas à Kempis."
Scully,
Vincent. "Thomas à Kempis." The Catholic
Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton
Company, 1912. <https://www.newadvent.org/cathen/14661a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Marie Jutras.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated
to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/14661a.htm
Thomas à Kempis (ca.
1380-1471), priest, monk and writer
Thomas, whose family name
was Hammercken, was born in the Rhineland town of Kempen near Düsseldorf in
Germany. The school he attended at nearby Deventer in Holland had been started
by Gerard Groote, founder of the Brothers of the Common Life. These were men
devoted to prayer, simplicity, and union with God. Thomas of Kempen, as he was
known at school, was so impressed by his teachers that he decided to live his
own life according to their ideals. When he was 19 he entered the monastery of
Mount St. Agnes, which the Brothers had recently started near Zwolle in Holland
and which was then being administered by his older brother John. He spent the
rest of his long life behind the walls of that monastery.
The pattern of Thomas's
life remained the same over the years. He devoted his time to prayer, study,
copying manuscripts, teaching novices, offering Mass, and hearing the
confessions of people who came to the monastery church. From time to time
Thomas was given a position of authority in the community of monks, but he
consistently preferred the quiet of his cell to the challenge of
administration. He was pleasant but retiring. The other monks eventually
recognized Thomas's talent for deep thought and stopped troubling him with
practical affairs.
Thomas wrote a number of
sermons, letters, hymns, and information about the lives of the saints. He
reflected the mystical spirituality of his times, the sense of being absorbed
in God. The most famous of his works by far is The Imitation of Christ, a
charming instruction on how to love God. This small book, free from
intellectual pretensions, has had great appeal to anyone interested in probing
beneath the surface of life. "A poor peasant who serves God," Thomas
wrote in it, "is better than a proud philosopher who … ponders the courses
of the stars." The book advised the ordering of one's priorities along
religious lines. "Vain and brief is all human comfort. Blessed and true is
that comfort which is derived inwardly from the Truth." Thomas advised
where to look for happiness. "The glory of the good is in their own consciences,
and not in the mouths of men." The Imitation of Christ has come
to be, after the Bible, the most widely translated book in Christian
literature. Thomas died in the same monastic obscurity in which he had lived,
on July 25, 1471.
SOURCE : https://www.ccel.org/ccel/kempis
Reliquaire
de Thomas a Kempis à la Basilique
Notre-Dame-de-l'Assomption de Zwolle, Pays-Bas,1897
De
schrijn van Thomas a Kempis in de Basiliek
van Onze Lieve Vrouwe Tenhemelopneming te Zwolle.
El relicario con
las reliquias de
Tomás de Kempis en cuya iglesia hay escrito: HONORI, NON MEMORIAE THOMAE
KEMPENSIS, CUJUS NOMEN PERENNIUS QUAM MONUMENTUM
Will Thomas à Kempis ever
be canonized a saint?
published on 10/25/25|
Thomas à Kempis, widely
known for his book 'The Imitation of Christ,' was never canonized a saint, even
though his spiritual book has been highly influential.
It is stated that The
Imitation of Christ is the most influential Catholic devotional book
outside of the Bible. The book has been read by many different saints, such
as St. Ignatius Loyola, St. Thomas More, St. Teresa of Avila and St.
Thérèse of Lisieux.
Furthermore, the book has
also been read by such historical figures as John Newton, Vincent
Van Gogh, Dietrich Bonhoeffer and Oscar Wilde.
Even though the book has
been extremely influential and is considered to contain a wealth of spiritual
lessons, the author, Thomas à Kempis, has never been canonized a saint,
Why is that?
A holy life
Born in Germany, Kempis,
according to the Catholic Encyclopedia, "sought admission among
the Canons Regular of Windesheim at Mount St. Agnes, near Zwolle, of
which monastery his brother John was then prior."
He was ordained a priest
in 1413 and elected as subprior in 1429. It was during this time that he
instructed novices and did much work as a copyist.
He also compiled The Imitation
of Christ, which originally contained various instructions for his novices.
Kempis lived a long a
holy life, dying at the age of 90 in 1471.
Questions surrounding his
death
Various sources claim
that a cause for his canonization was started, but that Church officials had
questions about his death.
UCatholic provides the following narrative,
"Thomas’s path to sainthood was unexpectedly derailed when his body was
exhumed 200 years after his death. According to tradition, scratch marks were
discovered on the inside of his coffin, along with splinters under his
fingernails — suggesting he may have been buried alive. The Church
reportedly hesitated, reasoning that no saint would fight death so desperately
rather than embrace it willingly, and his cause for canonization was
eventually abandoned."
This piece of information
is sometimes labeled as a legend with no historical truth behind it.
Potentially the Vatican
could re-open his cause and a full investigation could be conducted to find the
truth of the matter.
If that never happens,
the only way we will know is when (hopefully) we reach Heaven and can see
Kempis ourselves.
He may never be an
"official" saint on earth, but God knows him and knew the great work
that he did during his life. That certainly will not go unnoticed.
12
Historical figures who read ‘The Imitation of Christ’
5
Saints whose lives were changed by ‘The Imitation of Christ’
SOURCE : https://aleteia.org/2025/10/25/will-thomas-a-kempis-ever-be-canonized-a-saint/
The
manuscript of De Imitatione Christi. Koninklijke Bibliotheek, Brussel.
Het
eigenhandig door Thomas à Kempis geschreven exemplaar van De Imitatione
Christi. 1441, Koninklijke Bibliotheek, Brussel.
Thomas à Kempis and the
Modern Devotion
What makes a spiritual
classic such as The Imitation of Christ so timeless and enduring?
The Imitation of Christ is
among the most widely read and best-loved religious books in the world. As
early as 1450, more than 250 manuscript copies had been produced; by 1779, no
less than 1,800 editions and translations existed; and today it is inestimable
how many have been circulated.
A #2 all-time spot in
history (behind only the Bible, no less) for a book that is six hundred years
old is nothing to sneeze at. But what makes a spiritual classic such as The
Imitation so timeless and enduring?
Even more curious is that
while we typically vet works through their authorship (St. Thomas Aquinas with
the Summa, St. Augustine with his Confessions, St. Teresa with The
Interior Castle, etc.), Thomas à Kempis is a rather obscure figure in
history, and his religious monument in The Imitation seems to stand
confidently on its own two feet apart from his authorship. He is not recognized
as a canonized saint—and yet his insight into and expositions on the Christian
spiritual life has formed countless others who have been crowned with glory in
the Church Triumphant. “That others may become holier than I, provided that I
may become as holy as I should,” as prayed in the Litany of Humility.
Born in Kempen, Germany,
Thomas Haemerken entered religious life at the monastery of Mount St. Agnes
near Zwolle in 1406 and was ordained a priest seven years later at the age of
forty-three. But prior to this period, he had, as a young boy of twelve, become
associated with a community of believers known as “The Brothers of the Common
Life,” followers of what was referred to as the modern devotion. This was
not a religious order but an association of the faithful determined to live
their lives in imitation of the lives of the early Christians; followers lived
in their own homes and their chief aim was to deepen the religious life and promote
sound learning as a cure for the religious laxity of the day. They also
referred to their way of life as the “modern devotion” to distinguish it from
the pretentious mysticism adopted by many during this period.
In some interesting
parallels, religious life and culture in Germany in the 15th century was not
too different from our own today—confusing, tumultuous, and rife with
dissensions both in the Church, replete with anti-popes, and the monasteries
alike. Utrecht was under interdict by Pope Martin V because of episcopal
appointment disputes between the citizenry and the Holy See. Thomas’ order
chose exile rather than disobedience to the pope and relocated to Harlingen in
1429.
The influence of
the modern devotion of Thomas à Kempis was not without criticism.
Though approved by Pope St. Gregory XI in 1376, they were regarded as dangerous
reformers by some who were threatened by their sincere way of life. It is also
reminiscent of the situation of Fr. Jean Pierre de Caussade, who, in the early
18th century, seemed to flirt dangerously close in Abandonment to Divine
Providence with the heresy of Quietism concerning his idea of the
“sacrament of the present moment.” The potential for censure of Caussade’s
writing was compounded by the fact that the Jesuit Miguel de Molinos wrote The
Spiritual Guide in a similar vein a few decades prior and yet actually did
fall into this error (unlike de Caussade) and was jailed by the Inquisition for
practicing heretical doctrines.
Others saw the vision and
way of life of the Brotherhood of modern devotion as overemphasizing piety
while downplaying doctrine and even intellectualism, so that there was, as Fr.
Philip Hughes notes in A History of the Church “nothing
specifically, necessarily, Catholic” about this piety. He goes on to add,
Once the direction of so
delicate a thing as the devotio moderna passes into the hands of those
unlearned in theology, all manner of deviation is possible. It can become a
cult of what is merely naturally good, a thing no worse—but no more
spiritual—than, say, the cult of kindness, courtesy, tidiness and the like. And
what the master, unwittingly, is soon really teaching is himself; he is the
hero his disciples are worshipping.
Perhaps this is the grace given
to à Kempis, for The Imitation of Christ is far from elevating
the self or the teaching of the author above the work. If anything, the fact
that everyone knows The Imitation but so few know anything about its
author is perhaps a testament to this divine shrouding from a cult of personality.
It may also be why The Imitation has such widespread appeal to
religious believers of all walks of faith: though thoroughly Catholic (and
written for monks, by a monk), the intentional emphasis is on distrust of self,
piety, and devotion—backed up with over 850 scriptural passages—rather than a
narrow doctrinal or overtly Catholic framework. Like Abandonment to Divine
Providence and its practical, every day mysticism, The Imitation of
Christ places its emphasis on the fundamentals at the expense of other
things that are no less important but, yet, are not given primacy of place.
This does not make it less Catholic or less orthodox, though one could critique
it on those grounds.
I’m sometimes criticized
in my writing for either being too trad-centric or not traditional enough. I
find, like à Kempis and Caussade, that it can be a tenuous needle to thread and
a tough tightrope to walk in the current culture in the Church today where you
can get dangerously close to the edge of an abyss. Many in our own day and age,
otherwise good and orthodox Catholics, have inadvertently fallen into heresy
and error when it comes to what they espouse about the pope, the papacy, and
authority. Others have gone overboard in mystical and apparitional deception,
while others have just straight up walked away from the Faith. It’s not the
14th century, and our circumstances and challenges may be different, but they
are no less difficult to navigate; and not just for me, but for all of us.
We have to remember that
the vast majority of believers in the Church today are not theologians or
professional religious or mystics. They are layfolk trying to navigate during
confusing times in both the world and the Church when both orthodoxy and
Catholic identity are in crisis. We need a kind of modern devotion for
our age which does not center on cults of personality or esoteric movements but
gets to the heart and root of things, which is not beyond any of us—a devoted
prayer life, the Sacraments, works of charity, scriptural reading, reverent
worship, deep trust, and bold witness. It is modern because we live in the
modern world while living out an ancient faith and imitation. It is devotional
because of the One we serve.
The Imitation of Christ and Abandonment
to Divine Providence are different spiritual classics, obviously, but both
are written with a similar ethos. If I could only have two books on my
bookshelf, it would be these two. More than any other works, they speak to me
in my state of life, and there is a reason why I go back to both of these books
again and again. I’m just a common layperson here on the ground, but I know the
hope of Heaven is not beyond me. They also help to remind me more, in my own
writing, to try to get out of the way as much as possible. I’m not always good
about that, but I’m learning and trying hard. After all, the work is what
endures and becomes the monument, even after the author has passed away.
Author
Rob Marco is a married
father of three. He holds a MA in Theology from Villanova University. Rob has
appeared on EWTN’s “The Journey Home” and his writing has been featured at
OnePeterFive, Catholic World Report, SpiritualDirection.com, and other Catholic
publications. He is the author of Wisdom
and Folly: Collected Essays on Faith, Life, and Everything in Between and Coached
by Philip Neri: Lessons in Joy.
SOURCE : https://crisismagazine.com/opinion/thomas-a-kempis-and-the-modern-devotion
Thomas a Kempis -
L’Imitation de Jésus-Christ, KTO, Télévision catholique, 24/03/2019 : https://www.ktotv.com/video/00254935/thomas-a-kempis-limitation-de-jesus-christ
et https://www.youtube.com/watch?v=Se7uDR2wCWk
THE IMITATION OF CHRIST by Thomas à Kempis TRANSLATED FROM THE LATIN INTO MODERN ENGLISH THE BRUCE PUBLISHING COMPANY MILWAUKEE iv Nihil
obstat: H. B. Ries, Censor liborum Imprimatur: +Moyses E. Kiley,
Archiepiscopus Milwaukiensis November 5, 1940 : https://www.ccel.org/ccel/kempis/imitation.all.html
Thomas à Kempis, Priest and Teacher of the Faith, 1471 : https://classic.dailyoffice2019.com/commemorations/06af94b9-25bb-4521-a385-951f1f63d799