samedi 18 novembre 2017

Saint NOÉ, patriarche

Noè

Noè che manda una colomba

Noah. Mosaic in Basilica di San Marco, Venice


Noé

Patriarche de l'Ancien Testament

Livre de la Genèse, chap. 7 

01  Le Seigneur dit à Noé: «Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car tu es le seul juste que je vois dans cette génération.

02  De tous les animaux purs, tu prendras sept couples de chaque espèce; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple de chaque espèce;

03  et des oiseaux du ciel, sept couples de chaque espèce pour en perpétuer la race sur toute la terre.

04  Car il ne reste plus que sept jours, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits, pour effacer de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits.»

05  Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait commandé.

10  Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.

Le Déluge (Gn 6-9) Dieu renouvelle la surface de la terre et fait Alliance avec tous les hommes!

(source: Interparole - diocèse de Versailles)

Livre de la Genèse: 9, 8-15

Après le déluge, Dieu dit à Noé et à ses fils: «Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec tous vos descendants, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous: les oiseaux, les animaux domestiques, toutes les bêtes sauvages, tout ce qui est sorti de l’arche pour repeupler la terre. Oui, j’établis mon alliance avec vous: aucun être vivant ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre.» Dieu dit encore: «Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous, pour toutes les générations à venir: Je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc-en-ciel paraîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tous les êtres vivants, et les eaux ne produiront plus le déluge, qui détruit tout être vivant.»

Dieu bénit Noé et ses fils. Il dit : "Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre." Gn. 9, 1

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/79/Noe.html

Noè

Mosaici del duomo di Monreale.- Fascia inferiore dei mosaici della parete sud della navata

Cathedral of Monreale, Sicily, Italy. Mosaics of the south side of the nave.

Cathédrale de Monreale, Sicile, Italie. Mosaïques du côté sud de la nef.





Livre de la Genèse

Chapitre 5

01 Voici le livre de la descendance d’Adam. Le jour où Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu ;

02 il les créa homme et femme ; il les bénit et il leur donna le nom d’« Homme », le jour où ils furent créés.

03 Adam vécut cent trente ans, puis il engendra un fils à sa ressemblance et selon son image ; il l’appela du nom de Seth.

04 Après qu’Adam eut engendré Seth, la durée de sa vie fut encore de huit cents ans, et il engendra des fils et des filles.

05 Adam vécut en tout neuf cent trente ans ; puis il mourut.

06 Seth vécut cent cinq ans, puis il engendra Énosh.

07 Après avoir engendré Énosh, Seth vécut encore huit cent sept ans et engendra des fils et des filles.

08 Seth vécut en tout neuf cent douze ans ; puis il mourut.

09 Énosh vécut quatre-vingt-dix ans, puis il engendra Qénane.

10 Après avoir engendré Qénane, Énosh vécut encore huit cent quinze ans et engendra des fils et des filles.

11 Énosh vécut en tout neuf cent cinq ans ; puis il mourut.

12 Qénane vécut soixante-dix ans, puis il engendra Mahalalel.

13 Après avoir engendré Mahalalel, Qénane vécut encore huit cent quarante ans et engendra des fils et des filles.

14 Qénane vécut en tout neuf cent dix ans ; puis il mourut.

15 Mahalalel vécut soixante-cinq ans, puis il engendra Yèred.

16 Après avoir engendré Yèred, Mahalalel vécut encore huit cent trente ans et engendra des fils et des filles.

17 Mahalalel vécut en tout huit cent quatre-vingt-quinze ans ; puis il mourut.

18 Yèred vécut cent soixante-deux ans, puis il engendra Hénok.

19 Après avoir engendré Hénok, Yèred vécut encore huit cents ans et engendra des fils et des filles.

20 Yèred vécut en tout neuf cent soixante-deux ans ; puis il mourut.

21 Hénok vécut soixante-cinq ans, puis il engendra Mathusalem.

22 Après avoir engendré Mathusalem, Hénok marcha encore avec Dieu pendant trois cents ans et engendra des fils et des filles.

23 Hénok vécut en tout trois cent soixante-cinq ans.

24 Il avait marché avec Dieu, puis il disparut car Dieu l’avait enlevé.

25 Mathusalem vécut cent quatre-vingt-sept ans, puis il engendra Lamek.

26 Après avoir engendré Lamek, Mathusalem vécut encore sept cent quatre-vingt-deux ans et engendra des fils et des filles.

27 Mathusalem vécut en tout neuf cent soixante-neuf ans ; puis il mourut.

28 Lamek vécut cent quatre-vingt-deux ans, puis il engendra un fils.

29 Il l’appela du nom de Noé, en disant : « Celui-ci nous soulagera de nos labeurs et de la peine qu’impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur. »

30 Après avoir engendré Noé, Lamek vécut encore cinq cent quatre-vingt-quinze ans et engendra des fils et des filles.

31 Lamek vécut en tout sept cent soixante-dix-sept ans ; puis il mourut.

32 Noé était âgé de cinq cents ans quand il engendra Sem, Cham et Japhet.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/5

Noè

Aurelio Luini (1530–1593), Arca di Noè, 1556 circa, affresco,  chiesa di San Maurizio al Monastero Maggiore, Milano


Livre de la Genèse

Chapitre 6

01 Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et qu’ils eurent des filles,

02 les fils des dieux s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient distinguées.

03 Alors le Seigneur dit : « Mon souffle n’habitera pas indéfiniment dans l’homme : celui-ci s’égare, il n’est qu’un être de chair, sa vie ne durera que cent vingt ans. »

04 En ces jours-là, et même plus tard, il y avait des géants sur la terre. Les fils des dieux s’approchaient des filles des hommes et elles en avaient des enfants : ce sont les héros du temps jadis, des hommes de renom.

05 Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.

06 Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit :

07 « Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me repens de les avoir faits. »

08 Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.

09 Voici l’histoire de Noé. Parmi ses contemporains, Noé fut un homme juste, parfait. Noé marchait avec Dieu.

10 Il engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet.

11 Mais la terre s’était corrompue devant la face de Dieu, la terre était remplie de violence.

12 Dieu regarda la terre, et voici qu’elle était corrompue car, sur la terre, tout être de chair avait une conduite corrompue.

13 Dieu dit à Noé : « Je l’ai décidé, c’est la fin de tout être de chair ! À cause des hommes, la terre est remplie de violence. Eh bien ! je vais les détruire et la terre avec eux.

14 Fais-toi une arche en bois de cyprès. Tu la diviseras en cellules et tu l’enduiras de bitume à l’intérieur et à l’extérieur.

15 Tu la feras ainsi : trois cents coudées de long, cinquante de large et trente de haut.

16 Tu feras à l’arche un toit à pignon que tu fixeras une coudée au-dessus d’elle. Tu mettras l’entrée de l’arche sur le côté, puis tu lui feras un étage inférieur, un deuxième étage et un troisième.

17 Et voici que moi je fais venir le déluge, les eaux recouvriront la terre ; ainsi je détruirai, sous les cieux, tout être de chair animé d’un souffle de vie. Tout ce qui vit sur la terre expirera.

18 Mais, avec toi, j’établirai mon alliance. Toi, tu entreras dans l’arche et, avec toi, tes fils, ta femme et les femmes de tes fils.

19 De tout ce qui vit, tout ce qui est de chair, tu feras entrer dans l’arche un mâle et une femelle, pour qu’ils restent en vie avec toi.

20 De chaque espèce d’oiseaux, de chaque espèce d’animaux domestiques, de chaque espèce de reptiles du sol, un couple t’accompagnera pour rester en vie.

21 Et toi, procure-toi de quoi manger ; fais-en provision. Ce sera ta nourriture et la leur. »

22 Noé fit ainsi. Tout ce que Dieu lui avait ordonné, il le fit.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/6

Noè

Frescos in abbey church of Saint-Savin-sur-Gartempe ; Noah's Ark in paintings


Livre de la Genèse

Chapitre 7

01 Le Seigneur dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste.

02 De tous les animaux purs, tu prendras sept mâles et sept femelles ; des animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;

03 et de même des oiseaux du ciel, sept mâles et sept femelles, pour que leur race continue à vivre à la surface de la terre.

04 Encore sept jours, en effet, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits ; j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. »

05 Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.

06 Noé avait six cents ans quand eut lieu le déluge, c’est-à-dire les eaux sur la terre.

07 Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, à cause des eaux du déluge.

08 Des animaux purs et des animaux impurs, des oiseaux et de tout ce qui va et vient sur le sol,

09 un couple – un mâle et une femelle – entra dans l’arche avec Noé, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.

10 Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.

11 L’an six cent de la vie de Noé, le deuxième mois, le dix-septième jour du mois, ce jour-là, les réservoirs du grand abîme se fendirent ; les vannes des cieux s’ouvrirent.

12 Et la pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits.

13 En ce jour même, Noé entra dans l’arche avec ses fils Sem, Cham et Japhet, avec sa femme et les trois femmes de ses fils.

14 Y entrèrent aussi tous les animaux selon leur espèce, tous les bestiaux selon leur espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, et tous les oiseaux selon leur espèce, tout ce qui vole, tout ce qui a des ailes.

15 Couple par couple, tous les êtres de chair animés d’un souffle de vie entrèrent dans l’arche avec Noé.

16 Ceux qui entraient, c’était un mâle et une femelle de tous les êtres de chair, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. Alors le Seigneur ferma la porte sur Noé.

17 Et ce fut le déluge sur la terre pendant quarante jours. Les eaux grossirent et soulevèrent l’arche qui s’éleva au-dessus de la terre.

18 Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la terre, et l’arche flottait à la surface des eaux.

19 Les eaux montèrent encore beaucoup, beaucoup sur la terre ; sous tous les cieux, toutes les hautes montagnes furent recouvertes.

20 Les eaux étaient montées de quinze coudées au-dessus des montagnes qu’elles recouvraient.

21 Alors expira tout être de chair, tout ce qui va et vient sur la terre : oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui foisonne sur la terre, et tous les hommes.

22 Parmi tout ce qui existait sur la terre ferme, tout ce qui avait en ses narines un souffle de vie mourut.

23 Ainsi furent effacés de la surface du sol tous les êtres qui s’y trouvaient, non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel ; ils furent effacés de la terre : il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l’arche.

24 Et les eaux montèrent au-dessus de la terre pendant cent cinquante jours.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/7

Noè

An early Christian depiction showing Noah giving the gesture of orant as the dove returns

Representación paleocristiana que muestra a Noé haciendo el gesto del orante al regresar la paloma.

Prikaz Noe i golubice koja se s maslinovom grančicom vraća u arku nakon povlačenja voda, ranokršćanske katakombe (2. – 4 st.)


Livre de la Genèse

Chapitre 8

01 Dieu se souvint de Noé, de toutes les bêtes sauvages et de tous les bestiaux qui étaient avec lui dans l’arche ; il fit passer un souffle sur la terre : les eaux se calmèrent.

02 Les sources de l’abîme et les vannes du ciel se fermèrent, la pluie des cieux s’arrêta.

03 Par un mouvement de flux et de reflux, les eaux se retirèrent de la surface de la terre. Au bout de cent cinquante jours, les eaux avaient baissé

04 et, le dix-septième jour du septième mois, l’arche se posa sur les monts d’Ararat.

05 Les eaux continuèrent à baisser jusqu’au dixième mois ; le premier jour du dixième mois, les sommets des montagnes apparurent.

06 Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait construite,

07 et il lâcha le corbeau ; celui-ci fit des allers et retours, jusqu’à ce que les eaux se soient retirées, laissant la terre à sec.

08 Noé lâcha aussi la colombe pour voir si les eaux avaient baissé à la surface du sol.

09 La colombe ne trouva pas d’endroit où se poser, et elle revint vers l’arche auprès de lui, parce que les eaux étaient sur toute la surface de la terre ; Noé tendit la main, prit la colombe, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.

10 Il attendit encore sept jours, et lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.

11 Vers le soir, la colombe revint, et voici qu’il y avait dans son bec un rameau d’olivier tout frais ! Noé comprit ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre.

12 Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui, cette fois-ci, ne revint plus vers lui.

13 C’est en l’an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier jour du mois, que les eaux s’étaient retirées, laissant la terre à sec. Noé enleva le toit de l’arche, et regarda : et voici que la surface du sol était sèche.

14 Au deuxième mois, le vingt-septième jour du mois, la terre était sèche.

15 Dieu parla à Noé et lui dit :

16 « Sors de l’arche, toi et, avec toi, ta femme, tes fils et les femmes de tes fils.

17 Tous les animaux qui sont avec toi, tous ces êtres de chair, oiseaux, bestiaux, reptiles qui rampent sur la terre, fais-les sortir avec toi ; qu’ils foisonnent sur la terre, qu’ils soient féconds et se multiplient sur la terre. »

18 Noé sortit donc avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils.

19 Tous les animaux, tous les reptiles, tous les oiseaux, tout ce qui va et vient sur la terre, sortirent de l’arche, par familles.

20 Noé bâtit un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et tous les oiseaux purs, des victimes qu’il offrit en holocauste sur l’autel.

21 Le Seigneur respira l’agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Jamais plus je ne maudirai le sol à cause de l’homme : le cœur de l’homme est enclin au mal dès sa jeunesse, mais jamais plus je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait.

22 Tant que la terre durera, semailles et moissons, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit jamais ne cesseront. »

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/8

Noè

 ; Narthex of St. Mark's Basilica (Venice) ; Noah in mosaics

Noè

Noah making wine, Drunken Noah ; Narthex of St. Mark's Basilica (Venice) ; Noah in mosaics


Livre de la Genèse

Chapitre 9

01 Dieu bénit Noé et ses fils. Il leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre.

02 Vous serez la crainte et la terreur de tous les animaux de la terre, de tous les oiseaux du ciel, de tout ce qui va et vient sur le sol, et de tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains.

03 Tout ce qui va et vient, tout ce qui vit sera votre nourriture ; comme je vous avais donné l’herbe verte, je vous donne tout cela.

04 Mais, avec la chair, vous ne mangerez pas le principe de vie, c’est-à-dire le sang.

05 Quant au sang, votre principe de vie, j’en demanderai compte à tout animal et j’en demanderai compte à tout homme ; à chacun, je demanderai compte de la vie de l’homme, son frère.

06 Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé. Car Dieu a fait l’homme à son image.

07 Et vous, soyez féconds, multipliez-vous, devenez très nombreux sur la terre ; oui, multipliez-vous ! »

08 Dieu dit encore à Noé et à ses fils :

09 « Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous,

10 et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous : les oiseaux, le bétail, toutes les bêtes de la terre, tout ce qui est sorti de l’arche.

11 Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »

12 Dieu dit encore : « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais :

13 je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.

14 Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,

15 je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair.

16 L’arc sera au milieu des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance éternelle entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre. »

17 Dieu dit à Noé : « Voilà le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et tout être de chair qui est sur la terre. »

18 Les fils de Noé qui sortirent de l’arche sont Sem, Cham et Japhet. Cham est le père de Canaan.

19 Tels sont les trois fils de Noé, et à partir d’eux toute la terre fut repeuplée.

20 Noé, homme de la terre, fut le premier à planter la vigne.

21 Il en but le vin, s’enivra et se retrouva nu au milieu de sa tente.

22 Cham, le père de Canaan, vit que son père était nu et il en informa ses deux frères qui étaient dehors.

23 Sem et Japhet prirent le manteau, le placèrent sur leurs épaules à tous deux et, marchant à reculons, ils en couvrirent leur père qui était nu. Comme leurs visages étaient détournés, ils ne virent pas la nudité de leur père.

24 Noé, ayant cuvé son vin, se réveilla et apprit ce qu’avait fait son plus jeune fils.

25 Il dit : « Maudit soit Canaan ! Il sera pour ses frères l’esclave des esclaves. »

26 Et il ajouta : « Béni soit le Seigneur, le Dieu de Sem ! Que Canaan soit son esclave !

27 Que Dieu mette Japhet au large ! Qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave. »

28 Après le déluge, Noé vécut encore trois cent cinquante ans.

29 En tout, il vécut neuf cent cinquante ans, puis il mourut.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Gn/9

Noè

Cathédrale Saint-Maurice d'Angers (Maine-et-Loire, France) : chaire. Détail : Noé

Saint Maurice cathedral of Angers (Maine-et-Loire, France) : pulpit. Detail : Noah


Livre de Ben Sira le Sage

Chapitre 44

01 Faisons l’éloge de ces hommes glorieux qui sont nos ancêtres.

02 Le Seigneur a créé la gloire à profusion ; il manifeste sa grandeur depuis toujours.

03 C’étaient des souverains de royaumes, des hommes renommés pour leur puissance, des conseillers clairvoyants, des messagers de prophéties,

04 des guides du peuple par leurs conseils, leur compétence à l’instruire et les sages paroles de leur enseignement.

05 Ils inventaient des chants mélodieux et mettaient par écrit des récits poétiques.

06 C’étaient des hommes riches et influents, qui vivaient, paisibles, dans leurs domaines.

07 Tous ceux-là ont connu la gloire en leur temps et, de leur vivant, ils ont été à l’honneur.

08 Il y en a, parmi eux, qui ont laissé un nom ; ainsi peut-on faire leur éloge.

09 Il y en a d’autres dont le souvenir s’est perdu ; ils sont morts, et c’est comme s’ils n’avaient jamais existé, c’est comme s’ils n’étaient jamais nés, et de même leurs enfants après eux.

10 Il n’en est pas ainsi des hommes de miséricorde, leurs œuvres de justice n’ont pas été oubliées.

11 Avec leur postérité se maintiendra le bel héritage que sont leurs descendants.

12 Leur postérité a persévéré dans les lois de l’Alliance, leurs enfants y sont restés fidèles grâce à eux.

13 Leur descendance subsistera toujours, jamais leur gloire ne sera effacée.

14 Leurs corps ont été ensevelis dans la paix, et leur nom reste vivant pour toutes les générations.

15 Les peuples raconteront leur sagesse, l’assemblée proclamera leurs louanges.

16 Hénok fut agréable au Seigneur qui l’a retiré de ce monde ; c’est un exemple pour que se convertissent toutes les générations.

17 Noé fut trouvé juste, parfait ; au temps de la colère, il a été l’instrument de la réconciliation. Grâce à lui, un reste fut épargné sur la terre, lorsque le déluge arriva.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Si/44

Noè

Lorenzo Monaco (1370 circa–1425 circa), Noè, 1408, circa, 58.1  x 43.2, Metropolitan Museum of Art


Livre d'Ezekiel

Chapitre 14

12 La parole du Seigneur me fut adressée :

13 « Fils d’homme, si un pays péchait contre moi en commettant l’infidélité, si j’étendais la main contre lui, détruisais sa réserve de pain, lui envoyais la famine, en retranchais hommes et bêtes,

14 et si dans ce pays il y avait ces trois hommes, Noé, Daniel et Job, alors eux, par leur justice, sauveraient leur vie – oracle du Seigneur Dieu.

15 Si je faisais passer des bêtes féroces dans ce pays pour le priver de ses enfants et qu’il devienne un lieu désolé où nul ne passe, à cause de ces bêtes,

16 si dans ce pays il y avait ces trois hommes, alors, par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – ils ne pourraient sauver ni fils ni filles : eux seuls seraient sauvés, et le pays deviendrait un lieu désolé.

17 Ou bien, si je faisais venir l’épée contre ce pays, si je disais : “Que passe l’épée dans ce pays, qu’elle en retranche hommes et bêtes”,

18 et si dans ce pays il y avait ces trois hommes, alors, par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – ils ne pourraient sauver ni fils ni filles : eux seuls seraient sauvés.

19 Ou bien, si j’envoyais la peste contre ce pays, si je déversais ma fureur contre lui pour en retrancher dans le sang hommes et bêtes,

20 et si dans ce pays il y avait Noé, Daniel et Job, alors, par ma vie – oracle du Seigneur Dieu – ils ne pourraient sauver aucun fils ni aucune fille, mais eux, par leur justice, sauveraient leur vie. »

21 Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Même si j’ai envoyé mes quatre terribles châtiments, épée, famine, bêtes féroces et peste, contre Jérusalem pour en retrancher hommes et bêtes,

22 voilà qu’en elle subsiste un reste. On a fait sortir de la ville des fils et des filles ; les voici qui sortent vers vous. Vous pourrez voir leur conduite et leurs actes ; alors vous vous consolerez du malheur que j’ai fait venir sur Jérusalem, de tout ce que j’ai fait venir contre elle.

23 Ils vous consoleront, car vous verrez leur conduite et leurs actes. Alors vous saurez que ce n’est pas en vain que j’ai accompli tout ce que j’ai fait dans la ville – oracle du Seigneur Dieu. »

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Ez/14

Noè

The Earth was corrupt before God and filled with violence, as in Genesis 6:5: "And God saw that the wickedness of man was great in the earth, and that every imagination of the thoughts of his heart was only evil continually."; illustration from the 1728 Figures de la Bible; illustrated by Gerard Hoet (1648–1733) and others, and published by P. de Hondt in The Hague; image courtesy Bizzell Bible Collection, University of Oklahoma Libraries


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

Chapitre 24

34 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.

35 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.

36 Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le Fils, mais seulement le Père, et lui seul.

37 Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.

38 En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;

39 les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.

40 Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé.

41 Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.

42 Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Mt/24

Noè

The Earth was corrupt before God and filled with violence (right plate); as in Genesis 6:5: "And God saw that the wickedness of man was great in the earth, and that every imagination of the thoughts of his heart was only evil continually."; illustration from the 1728 Figures de la Bible; illustrated by Gerard Hoet (1648–1733) and others, and published by P. de Hondt in The Hague; image courtesy Bizzell Bible Collection, University of Oklahoma Libraries


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Chapitre 17

20 Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.

21 On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »

22 Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.

23 On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.

24 En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.

25 Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.

26 Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.

27 On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.

28 Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;

29 mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ;

30 cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.

31 En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.

32 Rappelez-vous la femme de Loth.

33 Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.

34 Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.

35 Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »

37 Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Lc/17

Noè

William de Brailes (–1260), Noah's Ark, circa 1250, 13,2 x 9, 5, Walters Art Museum


Première lettre de saint Pierre Apôtre

Chapitre 3

14 Mais s’il vous arrivait de souffrir pour la justice, heureux seriez-vous ! Comme dit l’Écriture : N’ayez aucune crainte de ces gens-là, ne vous laissez pas troubler.

15 Honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ;

16 mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.

17 Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal.

18 Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit.

19 C’est en lui qu’il est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité.

20 Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.

21 C’était une figure du baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,

22 lui qui est à la droite de Dieu, après s’en être allé au ciel, lui à qui sont soumis les anges, ainsi que les Souverainetés et les Puissances.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/1P/3

Noè

Bible Pictures and What They Teach Us. Containing 400 illustrations from the Old and Testament with brief descriptions by Charles Foster, author of the Story of the Bible. Published in 1897 by W.A. Foster. Drawings by F.B. Schell and others. First edition 1873.


Lettre aux Hébreux

Chapitre 11

06 Or, sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu ; car, pour s’avancer vers lui, il faut croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent.

07 Grâce à la foi, Noé, averti de choses encore invisibles, accueillit cet oracle avec respect et construisit une arche pour le salut de sa famille. Sa foi condamnait le monde, et il reçut en héritage la justice qui s’obtient par la foi.

SOURCE : https://www.aelf.org/bible/He/11

Noè

Domenico Morelli (1823–1901), L’Arche de Noé, 1901, 27,5 x 40


Quelles sont les premières étapes de la révélation de Dieu?

54-58
70-71

Dès l’origine, Dieu s’est manifesté à nos premiers parents, Adam et Ève, et il les a invités à une communion intime avec Lui. Après leur chute, il n’a pas interrompu sa révélation et il a promis le salut pour toute leur descendance. Après le déluge, il a conclu avec Noé une alliance entre Lui et tous les êtres vivants.

Compendium du catéchisme de l'Église catholique

Extrait du catéchisme de l'Église catholique :

54. II. Les étapes de la Révélation

Dès l’origine, Dieu se fait connaître

" Dieu qui a créé et conserve toutes choses par le Verbe, donne aux hommes dans les choses créées un témoignage incessant sur Lui-même ; voulant de plus ouvrir la voie d’un salut supérieur, Il se manifesta aussi Lui-même, dès l’origine, à nos premiers parents " (DV 3) Il les a invités à une communion intime avec Lui-même en les revêtant d’une grâce et d’une justice resplendissantes.

55. Cette Révélation n’a pas été interrompue par le péché de nos premiers parents. Dieu, en effet, " après leur chute leur promit une rédemption, leur rendit courage en les faisant espérer le salut ; sans arrêt, Il montra sa sollicitude pour le genre humain, afin de donner la vie éternelle à tous ceux qui par la constance dans le bien cherchent le salut " (DV 3).

Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de Toi, tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort. (...) Tu as multiplié les alliances avec eux (MR, prière eucharistique IV, 118).

56. Une fois l’unité du genre humain morcelée par le péché, Dieu cherche tout d’abord à sauver l’humanité en passant par chacune de ses parties. L’alliance avec Noé d’après le déluge (cf. Gn 9, 9) exprime le principe de l’Économie divine envers les " nations ", c’est-à-dire envers les hommes regroupés " d’après leurs pays, chacun selon sa langue, et selon leurs clans " (Gn 10, 5 ; cf. 10, 20-31).

57. Cet ordre à la fois cosmique, social et religieux de la pluralité des nations (cf. Ac 17, 26-27) est destiné à limiter l’orgueil d’une humanité déchue qui, unanime dans sa perversité (cf. Sg 10, 5), voudrait faire par elle-même son unité à la manière de Babel (cf. Gn 11, 4-6). Mais, à cause du péché (cf. Rm 1, 18-25), le polythéisme ainsi que l’idolâtrie de la nation et de son chef menacent sans cesse d’une perversion païenne cette économie provisoire.

58. L’alliance avec Noé est en vigueur tant que dure le temps des nations (cf. Lc 21, 24), jusqu’à la proclamation universelle de l’Évangile. La Bible vénère quelques grandes figures des " nations ", tels qu’ " Abel le juste ", le roi-prêtre Melchisédech (cf. Gn 14, 18), figure du Christ (cf. He 7, 3) ou les justes " Noé, Daniel et Job " (Ez 14, 14). Ainsi, l’Écriture exprime quelle hauteur de sainteté peuvent atteindre ceux qui vivent selon l’alliance de Noé dans l’attente que le Christ " rassemble dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés " (Jn 11, 52)

70 Au delà du témoignage que Dieu donne de Lui-même dans les choses créées, Il s’est manifesté Lui-même à nos premiers parents. Il leur a parlé et, après la chute, leur a promis le salut (cf. Gn 3, 15) et leur a offert son alliance.

71 Dieu conclut avec Noé une alliance éternelle entre Lui et tous les êtres vivants (cf. Gn 9, 16). Elle durera tant que dure le monde. (https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__PJ.HTM)

SOURCE : https://www.foicatholique.com/compendium/sujet/noe

Noè

Noah's Arc at sea. An image from a set of 8 extra-illustrated volumes of A tour in Wales by Thomas Pennant (1726-1798)


253. Comment le baptême est-il préfiguré dans l’Ancienne Alliance?

1217-1222

Dans l’Ancienne Alliance, on trouve diverses préfigurations du Baptême : l’eau, source de vie et de mort, l’arche de Noé, qui sauve par l’eau, le passage de la Mer Rouge, qui a délivré Israël de la servitude en Égypte, la traversée du Jourdain, qui fait entrer Israël dans la terre promise, image de la vie éternelle.

Compendium du catéchisme de l'Église catholique

Extrait du catéchisme de l'Église catholique :

Le Baptême dans l’économie du salut

Les préfigurations du Baptême dans l’Ancienne Alliance

1217 Dans la liturgie de la Nuit Pascale, lors de la bénédiction de l’eau baptismale, l’Église fait solennellement mémoire des grands événements de l’histoire du salut qui préfiguraient déjà le mystère du Baptême :

Par ta puissance, Seigneur, tu accomplis des merveilles dans tes sacrements, et au cours de l’histoire du salut tu t’es servi de l’eau, ta créature, pour nous faire connaître la grâce du Baptême (MR, Vigile pascale 42 : bénédiction de l’eau baptismale).

1218 Depuis l’origine du monde, l’eau, cette créature humble et admirable, est la source de la vie et de la fécondité. L’Écriture Sainte la voit comme " couvée " par l’Esprit de Dieu (cf. Gn 1, 2) :

Dès le commencement du monde, c’est ton Esprit qui planait sur les eaux pour qu’elles reçoivent en germe la force qui sanctifie (MR, Vigile pascale 42 : bénédiction de l’eau baptismale).

1219 L’Église a vu dans l’Arche de Noé une préfiguration du salut par le Baptême. En effet, par elle " un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvés par l’eau " (1 P 3, 20) :

Par les flots du déluge, tu annonçais le Baptême qui fait revivre, puisque l’eau y préfigurait également la mort du péché et la naissance de toute justice (MR, Vigile pascale 42 : bénédiction de l’eau baptismale).

1220 Si l’eau de source symbolise la vie, l’eau de la mer est un symbole de la mort. C’est pourquoi il pouvait figurer le mystère de la Croix. De par ce symbolisme le baptême signifie la communion avec la mort du Christ.

1221 C’est surtout la traversée de la Mer Rouge, véritable libération d’Israël de l’esclavage d’Égypte, qui annonce la libération opérée par le Baptême :

Aux enfants d’Abraham, tu as fait passer la mer Rouge à pied sec pour que la race libérée de la servitude préfigure le peuple des baptisés (ibid.).

1222 Enfin, le Baptême est préfiguré dans la traversée du Jourdain, par laquelle le peuple de Dieu reçoit le don de la terre promise à la descendance d’Abraham, image de la vie éternelle. La promesse de cet héritage bienheureux s’accomplit dans la nouvelle Alliance. (https://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P3D.HTM)

SOURCE : https://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html

Noè

Noach verlaat de ark. Schilderingen in de Loggia van Rafaël (serietitel). La Sacra Genesi (serietitel), prentmaker: Francesco Villamena, 1626


Noé: un déluge d'interprétations

Aronofsky a récement réalisé un film qui nous présente une sorte de fable dans laquelle il place Noé dans des situations dramatiques qui ne se retrouvent pas dans le récit de la Bible. Ainsi, son Noé permet de faire une réflexion sur des thématiques actuelles comme l’écologie ou la responsabilité des humains dans leur propre destruction. 

Ce réalisateur a produit ce que la tradition juive appelle un midrash. C’est une méthode d’interprétation qui utilise des paraboles, des allégories ou des métaphores pour produire des commentaires d’un récit biblique réactualisé. Un midrash a l’avantage de garder vivants les personnages et les traditions de la Bible, mais il a le désavantage de donner aux lecteurs des récits qui s’éloigne de plus en plus du texte biblique de départ. Plusieurs personnes reprochent au film sur Noé de ne pas s’en tenir au récit de la Bible. Pourtant son objectif n’est pas de proposer une interprétation littérale, mais plutôt une réécriture de ce passage pour aujourd’hui.

La plupart des gens l'ignorent, mais l’histoire de la rédaction du récit de Noé dans le livre de la Genèse a aussi connu plusieurs étapes. Le texte qui nous est parvenu a donc connu quelques rédactions successives,  parce que les rédacteurs voulaient adapter le récit à leurs préoccupations. Un peu comme le cinéaste aujourd'hui.

Atrahasis, le Noé mésopotamien

L’épopée de Gilgamesh est un texte provenant de la Mésopotamie ancienne qui a manifestement inspiré le récit biblique du déluge.  Comme cette région est située entre deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate, il n'est pas étonnant qu'elle soit à l'origine de récits de déluges! Dans ce texte ancien, Gilgamesh recherche le secret de l’immortalité. Dans sa quête, il rencontre Atrahasis  - le nom de ce personnage varie selon les sources –, devenu immortel après avoir échappé au grand déluge. Voici quelques-uns des éléments de ce récit qui se retrouvent aussi dans celui transmis par la Bible : un déluge provoqué par la divinité, un homme qui construit un bateau et y loge des animaux, des précisions sur la dimension de l’embarcation, une longévité exceptionnelle pour un, l'immortalité pour l'autre, etc. 

Par ailleurs, les Hébreux n’ont pas fait que copier le récit de Gilgamesh. Un peu comme pour le film de Noé, ils ont pris des éléments principaux de l’histoire pour raconter une histoire qui leur faisait sens. Ce qui explique les nombreuses différences entre ces deux textes au sujet du rôle de Dieu et des hommes.

Deux récits en un

Le récit de Noé était si populaire que chez les Hébreux qu’il était même raconté de deux façons différentes. Une lecture attentive des chapitres 6 à 9 de la Genèse montre plusieurs incohérences, démontrant qu’il y a eu deux récits amalgamés en un seul :

•    Deux ordres divins différents sont donnés pour charger les animaux dans l’arche (Gn 6,19 et 7,2-3).

•    Dans un premier passage, le déluge commence sept jours après l’entrée dans l’arche (Gn 7, 7-10) alors qu'un peu plus loin, il débute le jour de l’entrée dans l’arche (Gn 7, 13-15).

•    Il y a aussi deux versions différentes de la durée du déluge : « quarante jours et quarante nuits » ou 150 jours selon les versets. 

•    Dieu demande à Noé de prendre avec lui un couple de chaque espèce animale (Gn 6,19-20); ailleurs, Dieu lui demande de prendre sept couples d’animaux purs et un couple d’animaux impurs (7,2).

À l’origine, chacune des deux histoires amalgamées dans ce récit avait sa propre façon de raconter les événements. Il s'agissait de  faire ressortir ce qui était jugé important pour le groupe qui la racontait. 

On voit bien que le film de 2014 au sujet de Noé n’est pas la première interprétation créative de ce récit. Depuis le récit mésopotamien, l’histoire de Noé a été réinterprétée par différents groupes avant d’être fixée dans le texte que nous donne le livre de la Genèse. C’est maintenant à notre tour de faire comme le film d’Aronofsky et de raconter cette histoire avec de nouveaux accents pour qu’il nous permette une réflexion sur les enjeux actuels. 

Signification de son nom : Repos ou consolation

Noms de ses fils : Sem, Cham et Japhet

Première action en retournant sur la terre ferme : Offrir un animal en sacrifice (C’est un peu ironique qu’il ait survécu au déluge pour être sacrifié à la fin du récit)

Signe de son alliance avec Dieu : L’arc-en-ciel

Durée de vie : 950 ans

Pire moment de son histoire personnelle : En plantant une vigne, Noé est le premier agriculteur. Il est aussi le premier à s’enivrer jusqu’à se retrouver nu et inconscient. (Gn 9, 20-27)

Une question insolite :  les poissons? Pourquoi sont-ils épargnés de la destruction lors du déluge?

Sébastien Doane

SOURCE : https://www.exegese-biblique.ftsr.ulaval.ca/articles/portraits-bibliques/noe-un-deluge-dinterpretations

Noè

Fresco of Prophet Noah, 1547, Dionysiou Monastery


L’arche de Noé

Publié le 16 avril 2024

Par Julia Itel – Publié le 13/06/2023

L'histoire de l'arche de Noé, que l’on trouve dans le livre de la Genèse, raconte comment Noé et sa famille ont été sauvés du déluge grâce à l'arche qu'ils avaient construite selon les instructions de Dieu. En éradiquant volontairement la corruption régnant parmi les hommes, Dieu établit avec Noé une nouvelle alliance avec l'humanité, lavée de ses péchés.

Quelle est l’histoire de l’arche de Noé ?

L'histoire de l'arche de Noé est relatée dans le livre biblique de la Genèse (chapitres 6 à 9), dans l'Ancien Testament. Selon ce récit, l'humanité s'est éloignée de Dieu et est devenue corrompue. Voyant cela, Dieu, désolé et en colère, décide de punir les hommes. Dans un premier temps, il raccourcit le temps de longévité qu’il raccourcit à 120 ans. Constatant que cette punition ne suffit pas, Dieu opte pour une option plus radicale : il planifie la destruction du monde.

« Et l’Éternel dit : ‘’J’exterminerai de la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu'au bétail, aux reptiles, et aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits’’. » (Gn 6, 7) 

Seul Noé, un homme juste et intègre, trouve grâce aux yeux de Dieu. Noé est un descendant d’Adam. Son père, Lamek, indique que son fils « nous soulagera de nos labeurs et de la peine qu’impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur. » (Gn 5, 29). En d’autres termes, il voit la naissance de Noé comme une consolation pour son peuple. Dieu révèle ainsi à Noé son plan de destruction et lui ordonne de construire une arche pour sauver sa famille, composée de son épouse, de ses trois fils et belles-filles, ainsi qu’un couple de chaque espèce animale. Afin de survivre au déluge, Dieu donne à Noé des instructions détaillées sur la construction de l'arche spécifiant sa taille, sa structure et son agencement.

Noé et sa famille se mettent à l'œuvre et construisent l'arche permettant d'accueillir toutes les espèces animales. Lorsque celle-ci est terminée, Dieu ordonne à Noé d'entrer dans l'arche avec sa famille et d'embarquer également les animaux. Une fois ceux-ci tous à bord, Dieu scelle la porte de l'arche. 

Alors, le déluge commence et la pluie tombe sur la terre pendant 40 jours et 40 nuits : 

« Les eaux montèrent encore beaucoup, beaucoup sur la terre ; sous tous les cieux, toutes les hautes montagnes furent recouvertes. Les eaux étaient montées de quinze coudées au-dessus des montagnes qu’elles recouvraient. Alors expira tout être de chair, tout ce qui va et vient sur la terre : oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui foisonne sur la terre, et tous les hommes. […] il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l’arche. » (Gn 7, 19-23)

Une fois la pluie cessée et les eaux baissées, l’arche se pose sur le mont Ararat. Noé, ne sachant pas si les eaux se sont pleinement retirées, envoie d'abord un corbeau. S’il ne revient pas, c'est qu’il s’est posé quelque part. Mais celui-ci retourne sur l’arche. Noé envoie ensuite une colombe qui revient portant, dans son bec, un rameau d'olivier. Au bout de sept jours, la colombe est encore envoyée mais cette fois, elle ne revient plus. À présent, la terre est sèche. 

Dieu ordonne à Noé et à sa famille de sortir de l’arche. Noé construit un autel et offre des animaux purs en sacrifice à Dieu afin de lui exprimer sa gratitude. Celui-ci reçoit les sacrifices avec gratitude et promet de ne plus jamais mettre en péril l’humanité tout entière. Alors, Dieu scelle son alliance avec l’homme sauvé des eaux en offrant un somptueux arc-en-ciel, symbole de l’alliance renouée après la rupture avec l’humanité et la création : 

« Dieu dit encore : ‘’Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais : je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair. L’arc sera au milieu des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance éternelle entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre.’’ Dieu dit à Noé : ‘’Voilà le signe de l’alliance que j’ai établie entre moi et tout être de chair qui est sur la terre.’’ » (Gn 9, 12-17)

Le mythe du déluge

Un mythe mésopotamien

Le mythe du déluge n'est pas propre au récit biblique. En effet, les récits de déluge affluent dans les mythologies de nombreuses civilisations. Mais c'est principalement aux versions provenant de la mythologie mésopotamienne que l’histoire de l’arche de Noé ressemble le plus : le mythe sumérien d’Atrahasis, qui date du 17e siècle avant J.-C., et le récit d’Utanapisti trouvé dans l'Épopée de Gilgamesh (7e siècle avant J.-C.). 

Les auteurs de l’Ancien Testament et, plus spécifiquement, du livre de la Genèse ont eu des contacts avec la culture mésopotamienne après la conquête d’Israël par les Assyriens et l’exil des Hébreux en Mésopotamie.  Il est donc fort probable que ces derniers aient été imprégnés des mythes locaux et que l’on trouve les traces de cette influence dans la Bible. 

Ces différents récits partagent plusieurs éléments communs comme la décision divine de détruire l’humanité en raison de sa corruption ou de son manque de respect envers les dieux (comme faire trop de bruit dans le cas sumérien), le choix de sauver un personnage vertueux en lui annonçant à l’avance la catastrophe prochaine et en lui donnant des instructions pour construire un bateau, l’embarcation de cette personne, de sa famille et des animaux, le déluge lui-même, et enfin la survie des passagers et le repeuplement de la terre. 

Le mythe de la recréation du monde

Repose alors l’idée qu’après la destruction vient une deuxième création, un recommencement, incarné par l’individu juste et sa descendance. Protégé dans son arche, du latin arca (« coffre ») et qui symbolise le réceptacle d’une promesse de vie, Noé devient après Adam l’ancêtre de tout un peuple, le héros civilisateur. En effet, ses fils et leurs descendants, installés aux quatre coins du monde méditerranéen, réensemencent la terre d’une nouvelle lignée humaine.

Plus tard, Dieu demande à Moïse, un descendant de Noé, de construire l’arche d’alliance, un coffre en bois, permettant de contenir les Tables de la Loi. Ce coffre doit pouvoir être porté à dos d’homme afin qu’il puisse être déplacé aisément. Symboliquement, cette arche – comme celle de Noé – accompagne les hommes tout au long de leur chemin, à travers les générations.

Les tablettes de la foi : l’Alliance

L’alliance évoque immédiatement pour nous la bague de mariage mais quand l’Église parle d’Alliance, de quoi parle-t-elle ? De la Torah aux Évangiles, retour sur la relation que Dieu a initié avec son peuple pour lui donner vie et bonheur en échange de sa foi et de sa fidélité.

Le déluge a-t-il existé ?

La question de l'existence historique du déluge est un sujet débattu parmi les chercheurs et les experts. Du point de vue scientifique, il n'existe pas de preuves géologiques ou archéologiques solides soutenant l'idée d'un déluge mondial cataclysmique tel que décrit dans les récits bibliques et mythologiques.

Cependant, il est possible que les récits du déluge aient été basés sur des événements locaux ou régionaux réels qui se sont produits dans différentes parties du monde et qui ont été amplifiés et mythifiés au fil du temps. Les inondations régionales importantes (les civilisations du Proche-Orient étaient souvent situées au bord de fleuves comme l’Euphrate et le Nil) qui étaient fréquentes dans certaines régions, ont pu inspirer ces histoires de déluges et laisser une trace dans la mémoire collective de ces différentes sociétés. 

L’arche de Noé et le christianisme

Dans plusieurs passages du Nouveau Testament, un parallèle est créé entre le déluge et la venue de Jésus, comme dans l’évangile selon Matthieu : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. » (24, 37-39).

L’arche, sauvant à son bord Noé et sa famille, symbolise le baptême qui purifie et sauve les hommes du péché. Dans la première lettre de saint Pierre, on peut lire : « Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en lui qu’il est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité. Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l’eau. C’était une figure du baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ » (18-22)

SOURCE : https://www.lejourduseigneur.com/bible/arche-de-noe

Noè

Building Noah's Arc, engraving. An image from a set of 8 extra-illustrated volumes of A tour in Wales by Thomas Pennant (1726-1798)


ANNE CATHERINE EMMERICK, LES  MYSTERES  DE  L'ANCIENNE  ALLIANCE. Texte intégral recueilli par Clémens Brentano. Traduit et présenté par Jean-Joachim Bouflet. Librairie Pierre Téqui  82, Rue Bonaparte, 75006 Paris

Chapitre 5 Caïn - les enfants de Dieu -  Les géants 

J'ai vu que c'est au Mont des Oliviers que Caïn forma le projet de tuer Abel. et que c'est là  qu'il revint. affolé et saisi de crainte. Il plantait des arbres et les arrachait aussitôt. Alors je vis l`apparition d'un homme sévère, lumineux, qui demanda : "Caïn, où est ton frère Abel ?"

D'abord. Caïn ne le vit pas puis il se tourna vers lui et dit : "Je ne sais pas : il n'a pas été confié à ma garde ! "Lorsque Dieu dit que le sang d'Abel en appelait à Lui de la terre. Caïn eut encore plus peur je vis qu'il discuta pourtant un long moment avec Dieu. Dieu lui dit également qu'il serait maudit sur la terre. que celle-ci ne lui donnerait plus son fruit et qu'il devrait fuir. Alors Caïn protesta que partout on chercherait à le tuer. Il y avait déjà beaucoup d`hommes sur la terre. Caïn était déjà très âgé et avait des enfants. ainsi qu'Abel. et il y avait encore bien d'autres frères et soeurs. Mais Dieu dit que non. que celui qui le frapperait serait puni sept fois il avait fait aussi un signe sur lui, afin qu'on ne le mit pas à mort. Ses descendants furent des hommes de couleur. Cham également eut des enfants qui furent plus bruns que ceux de Sem. Plus les hommes étaient nobles. plus ils étaient blancs. Ceux qui étaient marqués du signe avaient des enfants comme eux et, par l`hérédité croissante. le signe s'étendit finalement sur tout le corps. si bien que les hommes devinrent de plus en plus sombres. Mais au commencement il n`existait pas d'hommes complètement noirs ; ils le devinrent seulement peu à peu.

Dieu lui indiqua également une région ou il devait fuir. Et comme Caïn disait : "Ainsi vas-tu me laisser mourir de faim, puisque la terre m'est malédiction !" Dieu dit que non, qu'il devait manger la chair des animaux. et qu'un peuple serait issu de lui, et qu'il en sortirait aussi du bien. Auparavant. les hommes ne mangeaient pas de viande.

Alors Caïn s'exila, et il a bâti une ville à laquelle il a donné le nom de son fils. Hénoch.

Abel fut tué dans la vallée de Josaphat' au flanc du mont du Calvaire. Par la suite, il y eut encore à cet endroit toutes sortes de meurtres et de malheurs. Caïn abattit Abel avec une sorte de massue, avec laquelle il écrasait les pierres tendres et les mottes de terre au cours des cultures. Elle était probablement en pierre, avec un manche en bois, car elle était recourbée

On ne doit pas s'imaginer le pays avant le Déluge comme maintenant. La Terre Sainte n'était pas accidentée, avec ses vallées et ses ravins et de loin ! Les plaines étaient bien plus étendues et les rares montagnes avaient des pentes bien plus douces. Le Mont des Oliviers n'était en ce temps qu'une hauteur médiocre aux pentes molles. La grotte de la Nativité, près de Bethléem. existait aussi, grotte sauvage dans les rochers mais les environs étaient différents. Les hommes étaient plus grands, mais pas difformes : maintenant. on les regarderait avec étonnement, mais pas avec crainte. Et ils étaient encore plus beaux dans leurs constructions sous les antiques statues de marbre que je vois dans plusieurs lieux, allongées dans des chambres souterraines, il y a encore de ces figures.

Caïn entraîna tous ses enfants et petits-enfants dans la région qui lui avait été attribuée par Dieu, et ils se multiplièrent encore. Je n'ai plus vu de choses horribles sur Caïn même et son tourment fut de s'épuiser très rudement au travail, car rien ne voulait prospérer pour lui personnellement. Je l'ai vu aussi injurié et méprise par ses enfants et petits-enfants, et surtout en butte à leurs mauvais traitements pourtant, ils le suivaient en tout comme leur maître, mais en même temps comme un maudit. J'ai vu que Caïn n'est pas damné. mais qu'il a dé expier très rudement.

Un de ses descendants fut Tubalcam c'est de lui que vinrent des arts variés, c'est de lui aussi que sortirent les géants. J'ai vu souvent qu'au moment de la chute des anges un certain nombre d'entre eux eurent un moment de regret et ne tombèrent pas aussi bas que les autres plus tard, ils obtinrent un séjour sur une très grande montagne isolée et inaccessible, qui est devenue une mer au cours du Déluge, je crois que c'est la Mer Noire. Ces anges rebelles avaient la liberté d'agir sur les hommes dans la mesure où ceux ci s'éloignaient de Dieu. Après le Déluge, ces anges ont disparu de ce lieu et se sont dispersés dans les airs ce n'est qu'au jugement dernier qu'ils seront précipités en enfer.

Je vis les descendants de Caïn devenir toujours plus impies et sensuels. Ils s'approchèrent toujours plus de cette montagne, et les anges déchus possédèrent beaucoup de leurs femmes et les dominèrent et leur enseignèrent tous les arts de la séduction. Leurs enfants étaient très grands, avaient toutes sortes de dons et d'aptitudes, et se rendirent complètement les instruments des mauvais esprits. C'est ainsi que naquit sur cette montagne et loin aux alentours une race perverse, qui chercha à entraîner la descendance de Seth dans son monde de vices, en usant de la force et de la séduction. C'est alors que Dieu annonça le Déluge à Noé, qui eut à subir d'épouvantables tourments de la part de ce peuple, pendant qu'il construisait l'Arche.

J'ai vu beaucoup de choses sur ce peuple des géants : comment ils traînaient très facilement d'énormes rochers jusqu'au sommet de la montagne, comment ils montaient de plus en plus haut, comment ils accomplissaient les choses les plus étonnantes. Ils grimpaient en courant le long des parois ou des troncs d'arbres, comme je l'ai vu faire par d'autres possédés. Ils pouvaient faire toutes sortes de choses, et les plus étonnantes. mais uniquement des simulacres et des artifices, qui se produisent avec l'aide du diable. C'est pour cela que tous les tours de prestidigitation et tous les arts divinatoires me sont aussi insupportables. Ils pouvaient faire toutes sortes de figures de pierre et de métal mais de la science de Dieu, ils n'avaient plus aucun vestige et cherchaient n'importe quoi à adorer. J'ai vu qu'ils se mettaient soudain à tirer une statue de la première pierre adéquate et à l'adorer, ou bien n importe quelle bête horrible, ou bien même quelque chose qui ne représentait rien. Ils savaient tout, voyaient tout, préparaient du poison, se livraient à la sorcellerie et à tous les vices. Les femmes découvrirent la musique je les ai vu vagabonder pour séduire les races meilleures et les attirer dans leurs dépravations. J'ai vu qu'ils n'avaient pas de maisons d'habitation m de villes, mais qu'ils se construisaient de grosses tours rondes en pierre semblable à du mica, au pied desquelles s'adossaient des constructions plus petites qui conduisaient à de vastes cavernes où ils célébraient leurs orgies. On pouvait se promener sur le toit de ces bâtiments et en faire le tour, et ils montaient au sommet des tours pour observer le lointain à travers des tubes ce n'était pas comme avec des télescopes mais par un procédé satanique. Ils voyaient ou se situaient les autres contrées et s'y rendaient, détruisant tout, libérant tout, en abolissant toutes lois : et c'est cette liberté qu'ils instauraient partout. J'ai vu qu'ils sacrifiaient des enfants en les enterrant vivants. Dieu a détruit cette montagne pendant le Déluge.

Hénoch, l'ancêtre de Noé (Gen. 5. 18-24) a enseigné contre eux. Il a aussi beaucoup écrit et il était un homme très bon, très tourné vers Dieu. En beaucoup d'endroits, il a dressé en pleins champs des autels de pierre, là  où les cultures étaient abondantes, pour rendre grâce à Dieu et lui offrir des sacrifices.

C'est lui particulièrement qui transmit la religion dans la famille de Noé. Il est établi dans le Paradis et repose à la Porte de la Sortie, ainsi qu'un autre (Elie), et il en reviendra avant le Jugement dernier.

Les descendants de Cham également ont eu après le Déluge de semblables accointances avec les esprits mauvais. et c est pourquoi il y eut parmi eux tant de possédés.

 de magiciens et de puissants de ce monde, et aussi de nouveau des hommes très grands sauvages et mauvais. Sémiramis 3 également est issue de l'union de deux possédés : elle pouvait tout sauf devenir sainte !

C'est ainsi qu'apparurent d'autres humains qui furent plus tard tenus pour des dieux par les païens les premières femmes qui se laissèrent ainsi posséder par les mauvais esprits le firent en toute connaissance de cause : mais les autres non : elles avaient cela en elles comme la chair et le sang. comme le péché originel.

Chapitre 6 Noé et sa descendance.

Les fondateurs de lignées Hom et Djemschid

J'ai vu Noé, petit vieillard candide habillé d'un long vêtement blanc, qui se promenait dans un verger et ébranchait les arbres avec un couteau recourbé. une nuée apparut devant lui, dans laquelle se tenait une silhouette humaine. Noé se prosterna, et, comme je le vis. il apprit que Dieu voulait tout exterminer et que lui, Noé, devait bâtir une arche. Je le vis afflige par cette révélation et priant pour obtenir miséricorde. Il n'entreprit pas tout de suite son travail, et Dieu lui apparut encore deux fois pour lui ordonner de se mettre à l'oeuvre' sans quoi il serait lui aussi anéanti.

Je le vis alors quitter son pays et se rendre avec sa famille dans la contrée où vécut plus tard Zoroastre, l'étoile étincelante.

Zoroastre, ou Zarathustra, était un prophète de la Perse antique l'époque de son existence et les dates de sa vie sont inconnues. Il fut réputé comme législateur et vécut dans une région élevée, très boisée et isolée, au milieu d'un peuple de nomades qui dormaient sous la tente. Il avait également fait édifier un autel devant lequel il présentait l'offrande.

Noé et sa famille ne bâtirent pas de maison de pierre car ils croyaient en l'annonce du Déluge mais le peuple païen qui les entourait avait déjà  des bâtiments ceints de remparts. des fondations d'épaisses murailles et toutes sortes de constructions bâties pour durer et résister.

C'était l'époque d'une effroyable dépravation sur la terre : les hommes se livraient à tous les vices, en particulier les plus monstrueux. Chacun volait et pillait ce qu'il convoitait, ils se détruisaient mutuellement maisons et champs, enlevaient femmes et jeunes filles. Plus les hommes apparentés à Noé par leur commune origine s'étaient multipliés, plus ils étaient devenus pervers et méchants, et ils le pillaient et s'en prenaient à lui aussi. Pourtant, les hommes n'avaient pas sombré dans ces coutumes néfastes parce qu'ils étaient frustes ou sauvages. mais par goût du vice : en effet, ils vivaient très confortablement. avec beaucoup d'organisation. Mais ils se livraient à la plus scandaleuse idolâtrie. chacun se faisant une idole de ce qui lui plaisait le plus. Ils cherchèrent. par des procédés diaboliques. à dépraver les enfants de Noé.

C'est ainsi qu'ils débauchèrent Mosoch. fils de Japhet et petit-fils de Noé, en lui faisant boire le jus d'une plante qui l'enivra. alors qu'il travaillait aux champs. Ce n était pas du vin. mais le suc d'une plante. qu'ils absorbaient en petite quantité au cours de leurs travaux. et dont ils mastiquaient aussi les feuilles et les fruits. Et Mosoch devint père d'un fils que l'on nomma Hom.

Note : 1. Hom est un personnage légendaire (il y a certainement une base historique a la légende) dont le baron d'Ow. dans son ouvrage " Hom. le faux-prophète du temps noachique" (1906), a révélé et explique l'influence. Selon les traditions de l'Inde, Hom fut le plus important fondateur de religion après Jésus-Christ. Il est reconnu comme le père jusque-là  inconnu du brahmanisme de récents travaux archéologiques et historiques ont permis d'établir l'existence de son culte, lié à la plante "haoma ". chez les anciens Perses et dans une grande partie de l'Asie Mineure (Afghanistan, Inde occidentale, Irak et Iran en particulier). L'enseignement attribué à Hom est un homothéismeëla divinisation de l'hommeëqui, depuis la plus haute antiquité, s'est développé en face du monothéisme. Cet enseignement aurait fortement influence le manichéisme. et par là  la gnose. le catharisme etc. (cf. l'ouvrage du Professeur Johann Niessen : "Les charismes et visions d'Anne Catherine Emmerick". 1918, p. 220-225). (NdT)

Note : 2. Haoma (ou hom) est une plante (légendaire ?) qui donna son nom au faux prophète Hom (cf. note ci-dessus). Elle était utilisée comme stupéfiant et narcotique. Il s'agit Peut-être d'une sorte de chanvre indien ? ( NdT)

Lorsque l'enfant fut né, Mosoch demanda à son frère Thubal de le prendre comme le sien, afin que sa faute restât cachée. Et Thubal accepta, par affection pour son frère. La mère déposa l'enfant devant la tente de Thubal, avec une tige bourgeonnante de la plante hom 2. Sa mère espérait ainsi obtenir un droit sur son héritage mais le Déluge vint peu après, et la femme y mourut.

Thubal recueillit l'enfant et le fit élever dans sa maison, sans trahir son origine : c'est ainsi que cet enfant entra dans l'Arche. Thubal lui donna le nom de la plante hom, parce que c'était le seul signe qu'il trouva auprès de l'enfant. Celui-ci fut nourri de cette plante, et non de lait. Lorsque cette plante pousse, elle atteint bien la hauteur d'un homme mais si on la fait ramper, elle se développe par pousses aux bourgeons tendres, comme des asperges, et la souche est dure. Elle sert de nourriture et remplace le lait. Elle germe à partir d'un bulbe ou d'un oignon, avec une petite couronne de quelques feuilles brunes au ras du sol. Sa tige devient passablement grosse, et on utilise sa moelle comme farine : on la cuit en bouillie, on la hache finement, on peut en faire du pain. Dans les endroits où sa culture prospère, elle foisonne sur des lieues à la ronde. J'ai vu cette plante dans l'Arche.

Il y eut un temps bien long jusqu'à ce que la construction de l'Arche fût achevée. Noé interrompait souvent son travail pendant plusieurs années, et Dieu revint trois fois l'avertir de nouveau alors Noé reprenait des aides, puis laissait le travail se ralentir toujours plus. dans l'espérance que Dieu ferait miséricorde mais finalement il mena l'oeuvre à terme.

J'ai vu que pour l'Arche, comme pour la Croix, quatre sortes de bois furent utilisées : du palmier, de l'olivier, du cèdre et du cyprès. Je les voyais abattre les arbres et les tailler sur place Noé lui-même portait les planches sur ses épaules jusqu'au chantier, comme Jésus porta sa Croix.

Le chantier était une colline entourée d'une vallée. D'abord, on assembla les éléments de la quille. en bas : l'Arche était arrondie en arrière, la quille avait la forme d'une auge et était enduite de poix. l'Arche avait deux ponts, les mats étaient disposés par deux, l'un au-dessus de l'autre. Ils étaient creux : ce n'étaient pas des troncs d'arbres ronds, ils avaient une section quelque peu ovale et renfermaient une moelle blanche qui devenait fibreuse. formant des couches concentriques à partir du coeur. Ces troncs avaient comme des cannelures ou des écailles. les grandes feuilles poussaient tout autour directement. sans branches, comme des joncs (c'était vraisemblablement une espèce de palmier). Je vis que les ouvriers faisaient couler la sève à l'aide d'un poinçon ils coupaient tout le reste en fines planches. Lorsque Noé eut tout transporté sur le chantier et tout disposé, ils commencèrent à construire : la quille fut assemblée et enduite de poix, puis la première rangée de mâts fut dressée et on boucha avec de la poix les trous dans lesquels ils étaient plantés. Ensuite vint le premier pont, avec une nouvelle rangée de mâts, puis le second pont et le toit. Les espaces entre les mâts furent délimités par de fines cloisons de bois brunâtre et jaunâtre disposées en croix. et toutes les fentes et fissures furent colmatées avec des fibres végétales et une mousse blanche qui poussait en abondance autour de certains arbres : puis tout fut enduit de poix. à l'intérieur comme à l'extérieur.

L'Arche était également arrondie sur le dessus : au milieu du flanc du bâtiment, au-dessus de la mi-hauteur. il !' avait la porte. avec une fenêtre de chaque côté. et une ouverture carrée au milieu du toit. Lorsque l'Arche fut complètement enduite de poix. elle brilla comme un miroir sous le soleil.

Puis Noé travailla encore longtemps tout seul à l'intérieur. pour aménager les compartiments réservés aux animaux : et chaque espèce eut un espace délimité. comme une stalle. séparé des autres. Il y avait deux allées qui coupaient l'Arche au milieu. Dans la partie arrière arrondie. il y avait un autel de bois dont la table avait la forme d'un demi-cercle. avec tout autour des tentures qui l'isolaient. Devant l'autel, il y avait un récipient de charbon comme combustible. Il y avait aussi à droite et à gauche des cloisons délimitant les couchettes. Noé et les siens portèrent toutes sortes d'ustensiles et de caisses dans l'Arche. Ainsi que diverses semences. des pousses de plantes et des arbustes dans des pots de terre disposés le long des parois de l'Arche. qui en devinrent toutes verdoyantes. Je les ai vu aussi introduire de la vigne dans l'Arche. avec de lourdes grappes dorées aussi longues que le bras.

On ne peut dire combien Noé. pendant toute la construction de l'Arche. eut à souffrir de la méchanceté et de la malice des ouvriers, qu'il rémunérait en bétail. Ils le méprisaient. se moquant de lui de mille façons et le traitant de vieux fou ils travaillaient contre un bon salaire. et pourtant ne cessaient de critiquer. Personne ne savait pour qui Noé construisait cette Arche. si bien qu'il dut subir mille railleries à cause de cela. Je l'ai vu rendre grâce. Lorsque tout fut achevé : Dieu lui apparut alors et lui dit d'appeler les animaux des quatre coins de l'horizon en soufflant dans une flute pour les rassembler.

Plus le jour du jugement approchait, plus le ciel s'assombrissait d'une effroyable terreur gagnait toute la terre : le soleil ne brillait plus et de terribles roulements de tonnerre ébranlaient sans relâche le ciel. Je vis Noé faire quelques pas en direction de chacune des quatre régions du monde, tirant quelques notes d'un pipeau : ~ et je vis alors les animaux arriver par couples. mâle et femelle, et pénétrer en ordre dans l'Arche. par une passerelle appuyée à la porte, que l'on retira ensuite : les gros animaux. éléphants blancs et chameaux. venaient les premiers. Toutes les pauvres bêtes étaient terrorisées comme à l'approche d'un orage : elles défilèrent pendant plusieurs jours avant d'être toutes entrées dans l'Arche. Les oiseaux entraient en volant par la lucarne du toit. mais les oiseaux aquatiques prirent place dans la quille du vaisseau : les mammifères étaient au premier pont et les oiseaux sous le toit. perchés sur des baguettes ou nichés dans des cages. Il y avait toujours sept couples de chaque espèce de bétail.

Note : 3.      L histoire de Noé n est pas sans rappeler le mythe homérien d Orphec :histoire réelle a Peut-être été transmise au monde grec par les envahisseurs doriens. originaires d Asie centrale (Caucasie). La Bible fait des grecs les descendants de Jawan. petit-fils de Noé (cf. Gen. 10.2) : Jawan désigne soit les Ioniens d Asie Mineure, soit les Doriens d Asie centrale. (NdT)

Lorsqu'on voyait de loin l'Arche terminée reposer sur la colline. elle était étincelante et bleuâtre, comme si elle était venue des nuages. Je vis que le temps du Déluge était proche. Noé l'avait déjà  annoncé aux siens : il prit avec lui Sem. Cham et Japhet. avec leurs femmes et leur descendance les petits-enfants avaient déjà  de cinquante à quatre-vingts ans, et leurs propres enfants, petits et grands, se trouvaient également dans l'Arche. Tous ceux qui avaient travaillé à la construction de l'Arche. en restant bons et éloignés de l'idolâtrie. entrèrent dans l'Arche. Il y avait plus de cent personnes. ce qui était bien nécessaire à cause des nombreux animaux qu'il fallait nourrir chaque jour et dont on devait nettoyer les stalles. Je ne peux pas dire autre chose que ce que je vois constamment. c'est-à-dire qu'il y avait aussi les enfants de Sem. Cham et Japhet dans l'Arche : je vois beaucoup de jeunes filles et de jeunes garçons, tous les descendants de Noé qui étaient bons. Dans l'Ecriture on ne parle pas non plus d'enfants d'Adam en dehors de Caïn, Abel et Seth, et pourtant j'en ai vu bien d'autres, toujours par deux, fille et garçon. De même, dans la première épître de saint Pierre, 3, 20, il n'est fait mention que de huit personnes qui se seraient trouvées dans l`Arche. c'est-à-dire les quatre couples qui devaient repeupler la terre après le Déluge. Je vis également Hom dans l'Arche. Cet enfant était couché dans un berceau d`écorce et recouvert d'une peau qui l'y maintenait. J ai vu beaucoup d'enfants déposés ainsi dans des nacelles d écorce qui flottaient sur les eaux du Déluge 4.

Lorsque l'Arche commença à s'élever sur l'eau, Noé et les siens étaient déjà  à l'intérieur beaucoup d hommes gémissaient aux alentours, s'étant réfugiés au sommet des montagnes et dans de grands arbres. Les eaux se mirent à charrier des cadavres et des troncs. même lorsque Noé fut entré dans l'Arche avec son épouse. ses trois fils et leurs femmes, il supplia encore Dieu de faire miséricorde. Ils retirèrent la passerelle derrière eux et fermèrent les ouvertures. Il abandonna tout, même de proches parents et leurs petits enfants. qui s'étaient éloignés de lui pendant la construction de l'Arche.

Un effroyable orage éclata, les éclairs frappaient la terre comme des colonnes de feu et les trombes d'eau étaient aussi denses que des ruisseaux. La colline sur laquelle était l'Arche devint bien vite une île. La détresse était si grande que j'espère que beaucoup d'hommes se seront convertis à ce moment. Je vis un démon noir d'apparence hideuse, avec une gueule pointue et une longue queue, qui volait dans l'orage et cherchait à pousser les hommes au désespoir. Des crapauds et des serpents venaient se réfugier clandestinement dans l'Arche. Je n'ai vu ni mouches ni vermine : ces bestioles ont été suscitées plus tard, comme châtiment pour les hommes.

Note : 4.      Dans les cavernes et dans les fondations de pierre des tentes, il y avait des niches de maçonnerie dans lesquelles on gardait les berceaux d'écorce : les couches des adultes étaient également des alcôves disposées en rangées dans les murs. comme les sépultures des juifs. (Note d'A. C. Emmerick )

Dans l'Arche, je vis Noé faire des offrandes d'encens son autel était recouvert de motifs blancs sur fond rouge. Il avait dans une cassette arrondie plusieurs ossements d'Adam, qu'il posait sur l'autel pendant la prière et les sacrifices. Je vis aussi au-dessus de l'autel le Calice de la Cène, qui avait été apporté à Noé pendant la construction de l'Arche par trois personnages vêtus de longues robes blanches, semblables aux trois hommes qui vinrent voir Abraham pour lui annoncer la naissance d'un fils. Ils venaient d'une ville qui fut détruite par le Déluge et dirent à Noé qu'il était un homme si glorieux qu'ils voulaient lui confier cet objet mystérieux, afin qu'il ne disparut pas au cours du Déluge. Dans le Calice étaient un grain de froment aussi gros qu'un pépin de tournesol, s et un surgeon de vigne. Noé piqua ces deux germes dans une pomme jaune qu'il déposa dans le Calice celui-ci n'avait pas de couvercle. Le surgeon de vigne devait pousser. Après la dispersion de la tour de Babel, j'ai vu ce Calice chez un descendant de Sem qui fut l'ancêtre des Samanes, dans le pays de Sémiramis les Samanes furent établis en Canaan par Melchisedech et y emportèrent ce Calice.

Note : 5.       Fleur de soleil. (NdT)

J'ai vu l'Arche flotter, entourée de nombreux cadavres à la dérive. Elle s'échoua sur une haute montagne vers l'orient, plus bas que la Syrie. Elle resta longtemps sur cette montagne isolée et très découpée 6. Je voyais déjà des terres émerger, recouvertes de boue, avec de la verdure comparable à de la moisissure.

Dans les premiers temps après le Déluge, Noé et les siens mangèrent des poissons et des coquillages puis ensuite du pain, et des oiseaux lorsque ceux-ci se furent suffisamment reproduits. Ils aménagèrent des jardins, et le sol était si fécond que le blé qu'ils plantaient avait des épis aussi vigoureux que ceux du mais ils cultivèrent également la plante haoma. La tente de Noé, comme plus tard celle d'Abraham, était dressée dans la plaine, avec toutes les tentes de ses fils autour dans la région.

Je vis la malédiction de Cham7 mais Sem et Japhet reçurent la bénédiction de Noé, agenouillés devant lui, comme je vis plus tard Isaac la recevoir d'Abraham Quant à la malédiction prononcée par Noé sur Cham, Je la vis comme une nuée noire qui descendit sur le malheureux et l'enveloppa de ténèbres. Il n'était plus aussi blanc qu'auparavant. Sa faute était comparable à un sacrilège contre un sacrement, faute d'un homme qui voulait pénétrer de force dans l'Arche d'Alliance. J'ai vu une race très corrompue issue de Cham : elle s'enfonçait toujours davantage dans les ténèbres Les peuplades noires, païennes et complètement arriérées me sont montrées comme des descendants de Cham, et leur couleur de peau n'est pas un effet du soleil, mais la conséquence de l'origine obscure de leur race maudite.

Note : 6.       Gen. 8. 4. 7. Gen. 9, 18-27.

Il m'est impossible d'exprimer comment je vis les peuples se multiplier et croître de toutes sortes de façons et sombrer toujours plus dans l'obscurcissement. et comment il y avait au milieu d'eux quelques lignées plus lumineuses qui aspiraient à la lumière

Lorsque Thubal, le fils de Japhet, se fit attribuer par Noé la contrée où il devait s'établir avec ses enfants et ceux de son frère Mosoch, g le groupe comptait quinze tribus. Les enfants de Noé vivaient tout alentour et assez loin, et les familles de Thubal et de Mosoch étaient fort éloignées de Noé. Mais lorsque la descendance de Noé s'accrut et se dispersa, Thubal voulut se retirer encore plus loin, afin de se séparer des enfants de Cham, qui pensaient déjà  à la construction de la Tour de Babel Lorsque Thubal et les siens furent conviés à participer à l'édification de cette Tour, ils refusèrent de répondre, tout comme les descendants de Sem

Thubal se rendit donc avec toute sa descendance devant la tente de Noé, afin que celui-ci leur désignât un territoire Noé habitait sur une montagne entre le Liban et le Caucase Il pleura, car il aimait cette famille, la meilleure et la plus pieuse de toutes. Il leur attribua une région vers le nord-est, et leur recommanda d'observer la loi de Dieu et les rites d'offrande, puis leur fit promettre qu'ils préserveraient la pureté de leur origine et éviteraient toute union avec les descendants de Cham.

Note : 8.       Cf. Gen. 10,2 (Tubal : Toubal) (Mosoch : Mécheek)

Il leur remit des ceintures et des scapulaires qu'il avait conservés dans l'Arche, afin que les chefs de dans les revêtissent lors du service divin et à l'occasion des mariages, afin d'être préservés de tout malheurs et d'une postérité perverse. Le service divin institué par Noé pour le sacrifice me faisait penser au saint sacrifice de la messe il consistait en versets et répons Noé évoluait autour de l'autel et s'inclinait parfois.

Il leur confia également un sac de cuir renfermant un coffret d'écorce dans lequel se trouvait un récipient d'or en forme d'oeuf ce récipient contenait lui-même trois petits vases. Ils reçurent également les tubercules ou bulbes de la plante haôma, ainsi que des rouleaux d'écorce ou de parchemin couverts d'écriture, et des bâtons arrondis sur lesquels étaient gravés des signes.

Ces gens-là  étaient très beaux, avec le teint lumineux et de couleur jaune-ocre. Ils portaient des vêtements de peaux de bêtes et de toisons de montons, retenus par des ceintures seuls leurs bras étaient découverts. Je vis qu'ils revêtaient ces peaux aussitôt après en avoir dépouillé les animaux, alors qu'elles étaient encore toutes sanglantes, et ils les portaient si ajustées que je crus tout d'abord que c'était une race velue. Lorsqu'ils émigrèrent vers les hautes terres du nord-est, ils n'avaient pas beaucoup de bagages avec eux, hormis des graines Je n'ai pas vu de chameaux dans leurs troupeaux, mais des chevaux, des ânes, et des animaux aux longues cornes semblables à des cerfs. Ils s'établirent près d'une haute montagne, vivant en communautés dans de longues cabanes basses, construites comme des tonnelles à flanc de sommet. Tout autour de leurs maisons, ils creusaient, plantaient et aménageaient de grandes rangées d'arbres. L'autre versant était glacial, et, par la suite, le climat se refroidit dans toute la région, si bien qu'un petit-fils de Thubal nommé Djemschid, 9 chef de la tribu, fit émigrer celle-ci vers le sud-ouest. Au moment de cette migration, tous ceux qui avaient connu Noé et avaient pris congé de lui étaient morts dans cette région montagneuse, et tous ceux qui suivirent Djemschid y étaient nés, sauf quelques vieillards, rares survivants contemporains de Noé, qu'ils emmenèrent avec eux, les portant avec beaucoup de soins dans de grands couffins.

Lorsque Thubal quitta Noé avec sa famille, je vis dans le groupe ce fils de Mosoch nommé Hom, qui avait été recueilli dans l'Arche. C'était déjà  un adulte. Je l'ai vu par la suite, très différent des autres, d'une taille gigantesque, très farouche et grave il portait un long manteau et ressemblait à un prêtre mais il vivait en retrait et passait de nombreuses nuits entières seul au sommet des montagnes : il observait les étoiles et s'adonnait à la magie le diable lui inspirait des visions dont il tira une doctrine codifiée qui dénatura l'enseignement d'Hénoch. Les mauvais instincts de sa mère se mêlaient en lui à la pure hérédité d'Hénoch et de Noé, et à l'influence de leurs enseignements, auxquels les enfants de Thubal restaient fidèles. Mais par ses visions et ses révélations, Hom introduisit dans l'antique vérité de fausses notions et des interprétations erronées. Il raisonnait subtilement et étudiait. observait les étoiles et avait des visions qui lui révélaient des interprétations de la vérité falsifiées par le démon et qui, par leur ressemblance avec la vérité firent de son enseignement et de son idolâtrie la source de toutes les hérésies.

Note : 9.       Djemschid : ancêtre et chef des Indo-iraniens. (NdT)

Thubal était un homme bon : les pratiques et l'enseignement de Hom lui déplurent, et il éprouva une grande douleur à voir un de sec fils, le père de Djemschid. se convertir aux doctrines de Hom. J'ai entendu Thuhal se lamenter "Mes enfants sont désunis, je désirais et aurais dé rester auprès de Noé ! "

Hom capta deux sources dans la montagne prés de laquelle ils vivaient il les canalisa et les réunit en un seul cours d'eau qui devint bientôt un fleuve assez large : 10 j'ai vu les descendants de Thubal franchir ce fleuve lorsqu'ils émigrèrent sous la conduite de Djemschid. Hom fut bientôt vénéré comme une divinité il leur enseignait que Dieu se trouvait dans le feu il faisait également une large place à l'eau et surtout à la racine de la plante haôma, dans sa doctrine pernicieuse il organisa la culture de cette planté dont il tirait son nom, et la distribuait solennellement comme une nourriture sacrée et un remède, si bien que cela donna naissance à un commerce religieux il portait sur lui le suc ou la pulpe de cette plante, dans un récipient brun semblable à un mortier. Les piquets de tente de la tribu étaient faits du même métal que le récipient et forgés par les membres d'une autre peuplade qui s'était établie assez loin d'eux, dans une région montagneuse, et qui avait basé son industrie sur l'art du feu je les ai vus prés de monts qui, tantôt d'un côté et tantôt d'un autre, crachaient du feu et je pense que le récipient porté par Hom avait été fabriqué avec du métal ou de la lave en fusion qu'ils avaient coulé dans un moule.

Hom ne se maria point et ne vécut pas très vieux. Il publia beaucoup de révélations sur sa mort, comme plus tard Derketô 11. Lui-même et ses fidèles attachaient foi à ces élucubrations, mais je le vis mourir d'une façon si effroyable qu'il ne resta rien de lui. car l'Adversaire (le diable) l'emporta avec lui. Aussi ses sectateurs crurent-ils qu'il avait été comme Hénoch. enlevé dans un endroit sacré. Il avait désigné le père de Djemschid comme son successeur et lui avait légué son esprit, afin qu'il poursuivit son enseignement. Djemschid lui-même devint, grâce à sa sagesse, le chef de la tribu, qui c'était rapidement accrue et qui formait un véritable peuple lorsque Djemschid la conduisit vers le sud.

Il avait reçu une éducation fort soignée et l'enseignement de Hom. D'un dynamisme et d'une rapidité remarquables, il était bien meilleur et plus actif que Hom, celui-ci étant très hautain et sombre. C'est lui qui fixa définitivement la religion et l'enseignement de Hom, en y ajoutant divers détails : il s'adonnait également à l'astrologie. Le peuple dont il était le chef possédait déjà  le feu sacré 12 et pratiquait le tatouage, usant d'un signe qui lui était propre. Les hommes se tenaient alors à l'écart les uns des autres, regroupés suivant les tribus, et n'avaient pas de relations les uns avec les autres comme aujourd'hui. Djemschid veilla tout particulièrement à la pureté et à l'intégrité des tribus : il mariait ou séparait selon les normes qui lui paraissaient les meilleures. Les hommes étaient tout à fait libres, et pourtant fort soumis à des lois strictes.

Les races primitives, que je vois encore à présent dans des pays lointains et des îles, ne peuvent en rien être comparées, pour la beauté, la noblesse, la simplicité et la force, à ces premiers peuples issus de Noé. Elles sont loin d'en avoir l'habileté, la vigueur et l'adresse.

Au cours de ses pérégrinations, Djemschid construisit de longues routes de pierre, établit les fondations de cités et de campements qu'il entoura de champs. et installa en divers endroits de nombreuses familles, avec leurs troupeaux, leurs plantes et leurs arbres. il parcourait à cheval de grandes étendues de territoire et fichait l'instrument qu'il tenait toujours en main dans un point précis du sol où ses sujets se regroupaient et se mettaient aussitôt à creuser et à bâtir. à défricher et à élever des enceintes. Il était d'une sévérité et d'une inflexibilité étonnantes. Je l'ai vu comme un grand vieillard maigre, à la peau ocrée, chevauchant un étonnant animal au pelage rayé de noir et de jaune, qui ressemblait à un âne aux pattes grêles et qui était très rapide 13. Il délimitait les territoires en les parcourant au galop, comme les pauvres gens de chez nous, sur la lande, qui font le tour des champs pendant la nuit pour rechercher des endroits propices à la construction. à des endroits précis, il faisait halte silencieusement et enfonçait son sceptre ou une perche dans la terre c'est là  que l'on s'établissait. L'instrument qu'il utilisait et que l'on nomma plus tard le soc d'or de Djemschid, ressemblait à une croix latine aux longues branches, garnie d'une lame lorsque la lame était sortie, l'ensemble formait une équerre. Il traçait un sillon dans la terre avec la lame.

Il portait également un signe représentant cet instrument sur le côté de son vêtement, à l'endroit où il y a d'habitude la poche. Cela ressemblait à l'insigne que Joseph et Aseneth portaient toujours sur eux, en Egypte et avec lequel ils délimitaient également les territoires mais leur instrument ressemblait davantage à une croix, garnie au sommet d'un anneau dans lequel elle pouvait être repliée 4.

Djemschid portait un grand manteau rejeté en arrière de la ceinture aux genoux pendaient quatre pièces de cuir, deux devant et deux derrière, qui étaient cousues sur les côtés et entre les genoux 15. Les pieds étaient chaussés de cuir et entourés de lacets. Il portait une cuirasse d'or sur le torse il avait de nombreuses cuirasses de ce genre, qu'il changeait suivant les occasions et les fêtes. Sa couronne était un cercle d'or garni de pointes, avec cependant une sorte d'éperon plus haut à l'avant, comme une corne, au bout duquel il y avait comme un petit drapeau.

Il parlait beaucoup d'Hénoch et savait qu'il avait été enlevé de la terre et n'était pas mort. Il enseignait qu'Hénoch avait révélé à Noé toute vérité et tout bien et appelait ce dernier le père et le dispensateur de tout bien. Djemschid conservait Précieusement un récipient d'or en forme d'oeuf dans lequel il gardait, disait-il, le bien que Noé avait emporté avec lui dans l'Arche et qu'il lui avait légué. A l'endroit où sa troupe faisait halte, le récipient était fixé au sommet d'une colonne abritée par une tente semblable à un petit temple, dont les piquets étaient finement ciselés et représentaient toutes sortes de figures. Ce récipient avait comme couvercle une couronne évidée, et lorsque Djemschid faisait du feu, il en prenait quelque chose qu'il jetait dans les flammes. Ce récipient avait effectivement servi à Noé à conserver le feu, lorsqu'il était dans l'Arche. Il était devenu l'idole de Djemschid et de son peuple. Lorsqu'on l'exposait, on allumait des feux tout autour, et le peuple adorait le feu et offrait des sacrifices d'animaux. Djemschid enseignait que le dieu suprême se trouvait dans le feu et dans la lumière, et qu'il était servi par des divinités inférieures et des esprits.

Tout le peuple se soumit à lui il établissait ça et là  des hommes et des femmes avec leurs troupeaux, et leur donnait ordre de construire et de cultiver la terre. Ils n'avaient pas le droit de se marier selon leurs désirs, il les traitait comme du bétail et accordait à chaque homme les femmes qu'il lui choisissait. Lui-même avait plusieurs épouses, notamment une très belle jeune fille de la meilleure tribu, qui lui donna un fils, son successeur. Il fit bâtir aussi de grandes tours rondes que l'on gravissait grâce à des marches et qui servaient à observer les astres. Les femmes, qui vivaient à l'écart et étaient totalement soumises aux hommes, portaient des jupes courtes et des corsets de courroies tressées sur la poitrine et les épaules en arrière pendait une sorte de pièce d'étoffe, et une écharpe aux extrémités arrondies entourait leur cou et descendait jusqu'aux genoux elle était décorée, sur les épaules et la poitrine, de toutes sortes de signes ou de lettres. Djemschid ordonna de tracer des routes directes, à partir de chaque pays qu'il avait fondé, jusqu'à Babel.

Il n'y avait encore personne dans les territoires où il s'établit il n'eut pas à déloger de peuples, tout se fit de façon pacifique : ce fut un établissement et un peuplement' et non une conquête. Sa race était rouge-jaunâtre de peau, avec un teint lumineux comme l'ocre c'était un beau spécimen de l'humanité. Toutes les tribus furent tatouées, de façon à ce que l'on reconnut les souches pures et les familles de sang mêlé. Djemschid réussit à escalader avec son peuple une haute montagne couverte de glaciers je ne sais comment ils y arrivèrent, avec assez de chance mais beaucoup moururent au cours de cette entreprise. Ils avaient des chevaux ou des ânes, mais Djemschid montait un animal au pelage raye, de petite taille. un changement de climat les contraignit à quitter leur territoire, car il y faisait trop froid actuellement, le climat s'est réchauffé, là -bas. Il rencontra au cours de ses pérégrinations plusieurs tribus livrées à elles-mêmes, soit qu'elles se fussent soustraites à la tyrannie d'un chef, soit qu'elles eussent été frappées par le malheur elles recherchaient un chef et se soumirent volontiers à lui, car il était doux et leur procurait de la nourriture et des bénédictions. Il y avait aussi de pauvres fugitifs qui avaient été chassés de leurs terres après avoir été, comme Job, dépouillés de leurs biens et persécutés. J'en vis qui se trouvaient sans feu et devaient faire cuire leur pain sur des pierres exposées au soleil. Djemschid rencontra également une tribu qui pratiquait les sacrifices d'enfants, lorsque ceux-ci ne leur paraissaient pas assez beaux ou avaient un défaut. Il fit abolir cette pratique, confia ces enfants aux soins des femmes et les fit élever dans un campement plus tard, il en fit ses serviteurs.

Djemschid s'était tout d'abord dirigé vers le sud-ouest la montagne des prophètes se trouvait sur la gauche. au sud par la suite, il poussa plus avant vers le sud, et la montagne se trouva Dès lors vers l'Orient. Je crois qu'il a franchi plus tard le Caucase. à cette époque, tandis que dans ces régions l'humanité s'étendait et commençait ses activités, il n'y avait dans nos pays que des régions désertiques, des forêts et des tourbières vers l'est, ça  et là , un tout petit groupe s'égarait parfois.

L'Etoile resplendissante (Zoroastre), qui vint bien plus tard à cette époque, était un descendant d'un fils de Djemschid dont il rénova la doctrine. Djemschid écrivit toutes sortes de commandements sur des tablettes de pierre ou d'écorce une seule lettre allongée signifiait parfois toute une phrase. Cette langue fait partie des langues originelles, elle a des relations avec la nôtre. Djemschid vivait au temps de Derketô, et de sa fille Sémiramis. Mais il ne vint jamais à Babel.

J'ai vu l'histoire d'Hom et de Djemschid lorsque Jésus enseignait devant les philosophes païens de Lanifa, dans l'île de Chypre ceux-ci avaient parlé de Djemschid devant Jésus, le représentant comme un très ancien roi d'une grande sagesse, qui se serait établi loin au-delà  de l'Inde, vers le nord, et qui aurait délimité de nombreux pays, à l'aide d'un poignard d'or que Dieu lui aurait donné, pour les peupler et y répandre partout la bénédiction. Ils posèrent à Jésus toutes sortes de questions sur lui et sur les miracles que lui attribuait la légende. Jésus leur dit que Djemschid était un homme naturellement habile et d'une grande sagesse, qu'il avait dirigé des peuples, qu'il avait pris la tête d'une tribu à la suite de la confusion de la Tour de Babel et l'avait conduite dans des régions qu'ils avaient peuplées successivement il dit également qu'il y avait eu d'autres chefs comparables à lui. mais qu'ils avaient conduit des entreprises plus mauvaises que les siennes, parce que sa race à lui n'était pas aussi dépravée que la leur. Mais il leur montra aussi combien de fables avaient été écrites à partir de lui, et comment il apparaissait comme une caricature médiocre du Prêtre et Roi Melchisedech. Il leur dit de porter leur intérêt plutôt sur Melchisédech et sur la race d'Abraham car lorsque les peuples commencèrent à se disperser, Dieu avait envoyé Melchisedech aux familles les plus pieuses, afin qu'il les guidât et les unit, et qu'il leur préparât des territoires et des endroits où ils pussent s'établir et devenir, suivant leurs oeuvres et leur pureté, de plus en plus dignes de la grâce du Salut. Il leur dit qu'ils devaient chercher à savoir qui était Melchisedech, car il était bien vrai qu'il était la préfiguration de la grâce de la Promesse, désormais si proche de son accomplissement' et que son offrande du pain et du vin devait à présent s'épanouir pleinement et s'achever pour demeurer jusqu'à la fin du monde.

SOURCE : https://livres-mystiques.com/partieTEXTES/CatherineEm/Alliance.html#Noe

Noè

The World as known to the Hebrews. A map from Historical Textbook and Atlas of Biblical Geography (1854) by Lyman Coleman


Simone Weil, Attente de Dieu, Paris, La Colombe, 1950

LES TROIS FILS DE NOÉ ET L’HISTOIRE DE LA CIVILISATION MÉDITERRANÉENNE

La tradition au sujet de Noé et de ses fils jette une éclatante lumière sur l’histoire de la civilisation méditerranéenne. Il faut en retrancher ce que les Hébreux y ont ajouté par haine. Leur interprétation est étrangère à la tradition elle-même, cela saute aux yeux, puisqu’ils imputent une faute à Cham et font tomber la malédiction sur un de ses fils nommé Canaan. Les Hébreux se vantaient d’avoir entièrement exterminé quantité de cités et de peuples sur le territoire de Canaan, quand Josué les menait. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Qui l’a noyé plus encore. On ne reçoit pas contre la victime le témoignage du meurtrier.

Japhet est l’ancêtre des peuples errants, dans lesquels on a reconnu ce que nous nommons les Indo-Européens. Sem est l’ancêtre des Sémites, Hébreux, Arabes, Assyriens et autres ; on range aujourd’hui parmi eux les Phéniciens, pour des motifs linguistiques qui ne sont pas probants ; certains même, sans scrupule à l’égard des morts qui doivent tout supporter, et modelant le passé sur leurs visées présentes, assimilent Phéniciens et Hébreux. Les textes bibliques ne font allusion à aucune affinité des deux peuples, au contraire. On voit dans la Genèse que les Phéniciens sont issus de Cham. Il en est de même pour les Philistins, que l’on regarde aujourd’hui comme des Crétois et par suite comme des Pélasges ; pour la population de Mésopotamie antérieure à l’invasion sémitique, c’est-à-dire apparemment les Sumériens à qui les Babyloniens empruntèrent plus tard leur civilisation ; pour les Hittites ; enfin pour l’Égypte. Toute la civilisation méditerranéenne qui précède immédiatement les temps historiques est issue de Cham. Cette liste est celle de tous les peuples civilisateurs.

La Bible dit « L’Éternel vit que le produit des pensées du cœur de l’homme était uniquement, constamment mauvais… et il s’affligea. » Mais il y avait Noé. « Noé fut un homme juste, irréprochable entre ses contemporains ; il se conduisit selon Dieu. » Avant lui, depuis le début de l’humanité, seuls avaient été justes Abel et Hénoch.

Noé sauva le genre humain de la destruction. Une tradition grecque attribuait ce bienfait à Prométhée. Deucalion, le Noé de la mythologie grecque, est fils de Prométhée. Le même mot grec désigne l’arche de Deucalion et, dans Plutarque, le coffre où fut enfermé le corps d’Osiris. La liturgie chrétienne fait un rapprochement entre l’arche de Noé et la Croix.

Noé, le premier apparemment, comme Dionysos, planta la vigne. « Il but de son vin et s’enivra, et se mit à nu au milieu de sa tente. » Le vin se trouve aussi, avec le pain, dans les mains de ce Melchisédech, roi de justice et de paix, prêtre du Dieu suprême, à qui Abraham s’est soumis en lui payant la dîme et en recevant sa bénédiction ; au sujet duquel il est dit dans un psaume : « L’Éternel a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite… Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech » ; au sujet duquel saint Paul écrit « Roi de la paix, sans père, sans mère, sans généalogie, sans origine à ses Jours, sans terme à sa vie, assimilé au Fils de Dieu, demeurant prêtre sans interruption. »

Le vin était interdit au contraire aux prêtres d’Israël dans le service de Dieu. Mais le Christ, du début à la fin de sa vie publique, but du vin parmi les siens. Il se comparait au cep de la vigne, résidence symbolique de Dionysos aux yeux des Grecs. Son premier acte fut la transmutation de l’eau en vin ; le dernier, la transmutation du vin en sang de Dieu.

Noé, enivré de vin, était nu dans sa tente. Nu comme Adam et Ève avant la faute. Le crime de désobéissance suscita en eux la honte de leur corps, mais davantage la honte de leur âme. Nous tous qui avons part à leur crime avons part aussi à leur honte, et prenons grand soin de maintenir toujours autour de nos âmes le vêtement des pensées charnelles et sociales ; si nous l’écartions un moment nous devrions mourir de honte. Il faudra pourtant le perdre un jour, si l’on en croit Platon, car il dit que tous sont jugés, et que les juges morts et nus contemplent avec l’âme elle-même les âmes elles-mêmes, toutes mortes et nues. Seuls quelques êtres parfaits sont morts et nus ici-bas, de leur vivant. Tels furent saint François d’Assise, qui avait toujours la pensée fixée sur la nudité et la pauvreté du Christ crucifié, saint Jean de la Croix qui ne désira rien au monde sinon la nudité d’esprit. Mais s’ils supportaient d’être nus, c’est qu’ils étaient ivres de vin ; ivres du vin qui coule tous les jours sur l’autel. Ce vin est le seul remède à la honte qui a saisi Adam et Ève.

« Cham vit la nudité de son père et alla dehors l’annoncer à ses deux frères. » Mais eux ne voulurent pas la voir. Ils prirent une couverture, et, marchant à reculons, couvrirent leur père.

L’Égypte et la Phénicie sont filles de Cham. Hérodote, confirmé par beaucoup de traditions et de témoignages, voyait dans l’Égypte l’origine de la religion et dans les Phéniciens les agents de transmission. Les Hellènes reçurent toute leur pensée religieuse des Pélasges, qui avaient presque tout reçu d’Égypte par l’intermédiaire des Phéniciens. Une page splendide d’Ézéchiel confirme aussi Hérodote, car Tyr y est comparée au chérubin qui garde l’arbre de vie dans l’Éden, et l’Égypte à l’arbre de vie lui-même — cet arbre de vie auquel le Christ assimilait le royaume des cieux, et qui eut comme fruit le corps même du Christ suspendu à la Croix.

« Entonne une élégie sur le roi de Tyr. Tu lui diras : … Tu étais le sceau de la perfection… Tu étais dans l’Éden, le jardin de Dieu… Tu étais le chérubin d’élection qui protège… Au milieu des pierres de feu tu circulais. Tu fus irréprochable dans ta conduite depuis le jour où tu fus créé jusqu’à ce que la perversité se rencontrât en toi… »

« Dis au Pharaon : … À quoi es-tu comparable ?… Il était un cèdre aux belles branches… Sa cime perçait les nuages. Les eaux l’avaient fait croître. Dans ses branches nichaient tous les oiseaux du ciel, et sous ses rameaux mettaient bas toutes les bêtes des champs. À son ombre demeuraient toutes les grandes nations. Il était beau dans sa grandeur, par la longueur de ses racines, car sa racine baignait dans de grandes eaux… Aucun arbre du jardin de Dieu ne l’égalait en beauté… Tous les arbres d’Éden qui étaient au jardin de Dieu le jalousaient… Je l’ai répudié. Ils l’ont coupé, les étrangers, les plus violents des peuples, ils l’ont jeté là… Sur sa ruine habitaient tous les oiseaux du ciel… J’ai fait mener le deuil ; à cause de lui j’ai recouvert la source profonde… J’ai enténébré pour lui le Liban. »

Si seulement les grandes nations se trouvaient encore à l’ombre de cet arbre ! Jamais depuis l’Égypte on n’a trouvé ailleurs des expressions d’une douceur aussi déchirante pour la justice et la miséricorde surnaturelles envers les hommes. Une inscription vieille de quatre mille ans met dans la bouche de Dieu ces paroles : « J’ai créé les quatre vents pour que tout homme puisse respirer comme son frère ; les grandes eaux pour que le pauvre puisse en user comme le fait son seigneur ; j’ai créé tout homme pareil à son frère. Et j’ai défendu qu’ils commettent l’iniquité, mais leurs cœurs ont défait ce que ma parole avait prescrit. » La mort faisait de tout homme riche ou misérable un Dieu pour l’éternité, un Osiris justifié, s’il pouvait dire à Osiris « Seigneur de la vérité, je t’apporte la vérité. J’ai détruit le mal pour toi. » Pour cela, il fallait qu’il pût dire : « Je n’ai jamais mis en avant mon nom pour les honneurs. Je n’ai pas exigé qu’on fît pour moi un temps supplémentaire de travail. Je n’ai fait punir aucun esclave par son maître. Je n’ai fait mourir personne. Je n’ai laissé personne affamé. Je n’ai causé de peur à personne. Je n’ai fait pleurer personne. Je n’ai pas rendu ma voix hautaine. Je ne me suis pas rendu sourd à des paroles justes et vraies. »

La compassion surnaturelle pour les hommes ne peut être qu’une participation à la compassion de Dieu, qui est la Passion. Hérodote vit le lieu sacré où, près d’un bassin rond en pierre empli d’eau, on célébrait chaque année la fête qu’on nommait mystère et qui représentait le spectacle de la Passion de Dieu. Les Égyptiens savaient qu’il n’est donné à l’homme de voir Dieu que dans l’Agneau sacrifié. Il y a à peu près vingt mille ans, s’il faut en croire Hérodote, un être humain, mais saint et peut-être divin, qu’il nomme Héraclès, qui peut-être est identique à Nemrod, petit-fils de Cham, voulut voir Dieu face à face et le supplia. Dieu ne voulait pas, mais, ne pouvant résister à la prière, il tua et dépouilla un bélier, prit sa tête pour masque, revêtit sa toison, et se montra ainsi. En souvenir de cela, une seule fois chaque année on tuait à Thèbes un bélier et on revêtait la statue de Zeus de sa dépouille pendant que le peuple menait le deuil ; puis le bélier était enseveli dans une sépulture sacrée.

La connaissance et l’amour d’une seconde personne divine, autre que le Dieu créateur et puissant et en même temps identique, à la fois sagesse et amour, ordonnatrice de tout l’univers, institutrice des hommes, unissant en soi par l’incarnation la nature humaine à la nature divine, médiatrice, souffrante, rédemptrice des âmes ; voilà ce que les nations ont trouvé à l’ombre de l’arbre merveilleux de la nation fille de Cham. Si c’est là le vin qui enivrait Noé quand Cham le vit ivre et nu, il pouvait bien avoir perdu la honte qui est le partage des fils d’Adam.

Les Hellènes, fils de Japhet qui avait refusé de voir la nudité de Noé, arrivèrent ignorants sur la terre sacrée de la Grèce. Cela est manifeste par Hérodote et bien d’autres témoignages. Mais les premiers arrivés d’entre eux, les Achéens, burent avidement l’enseignement qui s’offrait à eux.

Le dieu qui est autre que le Dieu suprême et en même temps identique à lui est chez eux dissimulé sous un grand nombre de noms qui ne le voilerait pas à nos yeux si nous n’étions aveuglés par le préjugé ; car quantité de rapports, d’allusions, d’indications souvent très claires montrent l’équivalence de tous ces noms entre eux et avec celui d’Osiris. Quelques-uns de ces noms sont Dionysos, Prométhée, Amour, Aphrodite céleste, Hadès, Coré, Perséphone, Minos, Hermès, Apollon, Artémis, Âme du monde. Un autre nom qui eut une merveilleuse fortune est Logos, Verbe ou plutôt Rapport, Médiation.

Les Grecs eurent aussi la connaissance, sans doute aussi reçue d’Égypte, puisqu’il n’y avait pas pour eux d’autre source, d’une troisième personne de la Trinité, rapport entre les deux autres. Elle apparaît partout dans Platon, et déjà dans Héraclite ; l’hymne à Zeus du stoïcien Cléanthe, inspiré d’Héraclite, nous met la Trinité sous les yeux :

… Telle est la vertu du serviteur que tu tiens sous tes invincibles mains,

La chose à double tranchant, la chose de feu, l’éternel vivant, la foudre…

Par elle tu diriges tout droit l’universel Logos à travers toutes choses…

Lui, engendré si grand, roi suprême dans l’univers.

Sous plusieurs noms aussi, tous équivalents à Isis, les Grecs ont connu un être féminin, maternel, vierge, toujours intact, non identique à Dieu et pourtant divin, une Mère des hommes et des choses, une Mère du Médiateur. Platon en parle clairement, mais comme à voix basse, avec tendresse et frayeur, dans le Timée.

D’autres peuples issus de Japhet ou de Sem ont reçu tardivement, mais avidement l’enseignement qu’offraient les fils de Cham. Ce fut le cas des Celtes. Ils se soumirent à la doctrine des Druides, certainement antérieure à leur arrivée en Gaule, car cette arrivée fut tardive, et une tradition grecque indiquait les druides de Gaule comme une des origines de la philosophie grecque. Le Druidisme devait donc être la religion des Ibères. Le peu que nous savons de cette doctrine les rapproche de Pythagore. Les Babyloniens absorbèrent la civilisation de Mésopotamie, Les Assyriens, ce peuple sauvage, restèrent sans doute à peu près sourds. Les Romains furent complètement sourds et aveugles à tout ce qui est spirituel, jusqu’au jour où ils furent plus ou moins humanisés par le baptême chrétien. Il semble aussi que les peuplades germaniques n’aient reçu qu’avec le baptême chrétien quelque notion du surnaturel. Mais il faut sûrement faire exception pour les Goths, ce peuple de justes, sans doute thrace autant que germain, et apparenté aux Gètes, ces nomades follement épris de l’immortalité et de l’autre monde.

À la révélation surnaturelle Israël opposa un refus, car il ne lui fallait pas un Dieu qui parle à l’âme dans le secret, mais un Dieu présent à la collectivité nationale et protecteur dans la guerre. Il voulait la puissance et la prospérité. Malgré leurs contacts fréquents et prolongés avec l’Égypte, les Hébreux restèrent imperméables à la foi dans Osiris, dans l’immortalité, dans le salut, dans l’identification de l’âme à Dieu par la charité. Ce refus rendit possible la mise à mort du Christ. Il se prolongea après cette mort, dans la dispersion et la souffrance sans fin.

Pourtant Israël reçut par moments des lueurs qui permirent au christianisme de partir de Jérusalem. Job était un Mésopotamien, non un Juif, mais ses merveilleuses paroles figurent dans la Bible ; et il y évoque le Médiateur dans cette fonction suprême d’arbitre entre Dieu même et l’homme qu’Hésiode attribue à Prométhée. Daniel, le premier en date parmi les Hébreux dont l’histoire ne soit pas souillée par quelque irait atroce, fut initié dans l’exil à la sagesse chaldéenne et fut l’ami des rois mèdes et perses. Les Perses, dit Hérodote, écartaient toute représentation humaine de la divinité, mais ils adoraient, à côté de Zeus, l’Aphrodite céleste sous le nom de Mithra. C’est elle sans doute qui apparaît dans la Bible sous le nom de Sagesse. Pendant l’exil aussi la notion du juste souffrant, venue de Grèce, d’Égypte ou d’ailleurs, s’infiltra dans Israël. Plus tard l’hellénisme submergea un moment la Palestine. Grâce à tout cela le Christ put avoir des disciples. Mais combien il dut longuement, patiemment et prudemment les former ! Au lieu que l’eunuque de la reine d’Éthiopie, le pays qui apparaît dans l’Iliade comme la terre d’élection des dieux, où selon Hérodote on adorait uniquement Zeus et Dionysos, dans lequel d’après le même Hérodote la mythologie grecque plaçait le refuge où fut caché et préservé Dionysos enfant, cet eunuque n’eut besoin d’aucune préparation. Dès qu’il eut entendu le récit de la vie et de la mort du Christ il reçut le baptême.

L’Empire romain était alors vraiment idolâtre. L’idole était l’État. On adorait l’empereur. Toutes les formes de vie religieuse devant être subordonnées à celle-là, aucune d’elles ne pouvait s’élever au-dessus de l’idolâtrie. On massacra absolument tous les Druides de Gaule. On tua et emprisonna les fervents de Dionysos en les accusant de débauche, motif assez peu vraisemblable étant donné la quantité de débauche publiquement tolérée. On pourchassa les pythagoriciens, les stoïciens, les philosophes. Ce qui restait était vraiment de la basse idolâtrie, et ainsi les préjugés d’Israël transmis aux premiers chrétiens se trouvaient vérifiés par coïncidence. Les mystères grecs étaient depuis longtemps avilis, ceux importés d’Orient avaient à peu près autant d’authenticité qu’aujourd’hui les croyances des théosophes.

Ainsi put s’accréditer la notion fausse de paganisme. Nous ne nous rendons pas compte que si les Hébreux de la bonne époque ressuscitaient parmi nous, leur première idée serait de tous nous massacrer, y compris les enfants dans leurs berceaux, et de raser nos villes, pour crimes d’idolâtrie. Ils nommeraient le Christ un Baal et la Vierge une Astarté.

Leurs préjugés infiltrés dans la substance même du christianisme ont déraciné l’Europe, l’ont coupée de son passé millénaire, ont établi une cloison étanche, infranchissable entre la vie religieuse et la vie profane, celle-ci étant tout entière héritée de l’époque dite païenne. L’Europe ainsi déracinée s’est plus tard déracinée davantage en se séparant, dans une large mesure de la tradition chrétienne elle-même sans pouvoir renouer aucun lien spirituel avec l’antiquité. Un peu plus tard elle est allée dans tous les autres continents du globe terrestre les déraciner à leur tour par les armes, l’argent, la technique, la propagande religieuse. Maintenant on peut peut-être affirmer que le globe terrestre tout entier est déraciné et veuf de son passé. Cela parce que le christianisme naissant n’a pas su se séparer d’une tradition qui avait pourtant abouti au meurtre du Christ. Et cependant ce n’était pas contre l’idolâtrie que le Christ avait lancé le feu de son indignation, c’était contre les pharisiens, artisans et adeptes de la restauration religieuse et nationale juive, ennemis de l’esprit hellénique. « Vous avez enlevé la clef de la connaissance. » A-t-on jamais saisi la portée de cette accusation ?

Le christianisme, étant éclos en Judée sous la domination romaine, porte en lui à la fois l’esprit des trois fils de Noé. On a pu voir ainsi des guerres entre chrétiens où l’esprit de Cham était d’un côté, celui de Japhet de l’autre. Ce fut le cas de la guerre des Albigeois. Ce n’est pas vainement qu’il se trouve à Toulouse des sculptures romanes de style égyptien. Mais si l’esprit des fils qui ont refusé leur part de l’ivresse et de la nudité a pu se trouver parmi des chrétiens, combien davantage chez ceux qui repoussent le christianisme et reprennent ouvertement la couverture de Sem et de Japhet !

Tous ceux qui ont une part grande ou petite, directe ou indirecte, consciente ou implicite, mais authentique, au vin de Noé et de Melchisédech, au sang du Christ, tous ceux-là sont frères de l’Égypte et de Tyr, fils adoptifs de Cham. Mais aujourd’hui les fils de Japhet et ceux de Sem font beaucoup plus de bruit. Les uns puissants, les autres persécutés, séparés par une haine atroce, ils sont frères et ils se ressemblent beaucoup. Ils se ressemblent par le refus de la nudité, par le besoin du vêtement, fait de chair et surtout de chaleur collective, qui protège contre la lumière le mal que chacun porte en soi. Ce vêtement rend Dieu inoffensif, il permet indifféremment de le nier ou de l’affirmer, de l’invoquer sous des noms faux ou vrais ; il permet de le nommer par son nom sans avoir à craindre que l’âme soit transformée par le pouvoir surnaturel de ce nom.

L’histoire des trois frères, dont le plus jeune, comme dans tous les contes, reçut l’aventure merveilleuse, a-t-elle aussi une portée loin des bords de la Méditerranée ? C’est difficile à deviner. On peut seulement penser que la tradition hindoue, si extraordinairement semblable dans le centre même de son inspiration à la pensée grecque, n’est vraisemblablement pas d’origine indo-européenne ; sans quoi les Hellènes l’auraient possédée en arrivant en Grèce et n’auraient pas eu tout à apprendre. D’autre part, d’après Nonnos, il est question deux fois de l’Inde dans la tradition dionysiaque ; Zagreus aurait été élevé près d’un fleuve indien nommé l’Hydaspe, et Dionysos serait allé faire une expédition en Inde. Soit dit en passant, il aurait rencontré au cours de ce voyage un roi impie qui aurait lancé son armée sur lui alors qu’il se trouvait sans armes, au sud du mont Carmel, et l’aurait forcé à se réfugier dans la mer Rouge. L’Iliade parle aussi de cet incident, mais sans le situer. S’agit-il d’Israël ? Quoi qu’il en soit, la parenté de Dionysos avec Vishnou est évidente, et Dionysos se nomme aussi Bacchus. On ne peut rien dire de plus de l’Inde. On ne peut probablement rien dire du reste de l’Asie, ni de l’Océanie, ni de l’Amérique, ni de l’Afrique noire.

Mais pour le bassin méditerranéen la légende des trois frères est la clef de l’histoire. Cham a réellement subi une malédiction, mais qui lui est commune avec toutes les choses, tous les êtres qu’un excès de beauté et de pureté destine au malheur. Beaucoup d’invasions se sont succédées au cours des siècles. Toujours les envahisseurs étaient issus des fils volontairement aveugles. Chaque fois qu’un peuple envahisseur s’est soumis à l’esprit du lieu, qui est celui de Cham, et en a bu l’inspiration, il y a eu civilisation. Chaque fois qu’il a préféré son ignorance orgueilleuse, il y a eu barbarie, et des ténèbres pires que la mort se sont étendues pour des siècles.

Puisse l’esprit de Cham fleurir bientôt de nouveau au bord de ces vagues.

Addendum.

Il y a encore une autre preuve que Noé a reçu une révélation. C’est qu’il est dit dans la Bible que Dieu a fait un pacte avec l’humanité dans la personne de Noé, pacte dont l’arc-en-ciel fut le signe. Un pacte de Dieu avec l’homme ne peut être qu’une révélation.

Cette révélation a un rapport avec la notion de sacrifice. C’est en respirant l’odeur du sacrifice de Noé que Dieu résolut qu’il n’aurait plus jamais la pensée de détruire l’humanité. Ce sacrifice fut rédempteur. On pourrait presque croire qu’il s’agit du sacrifice du Christ pressenti.

Les chrétiens appellent sacrifice la messe, qui répète tous les jours la Passion. La Baghavat-Gîta, qui est antérieure à l’ère chrétienne, fait dire elle aussi à Dieu incarné : « Le sacrifice, c’est moi-même présent dans ce corps. » La liaison entre l’idée de sacrifice et celle d’incarnation est donc probablement très ancienne.

La guerre de Troie fut un des exemples les plus tragiques de la haine des deux frères contre Cham. Ce fut un attentat de Japhet contre Cham. On ne trouve du côté des Troyens que des peuples qui procèdent de Cham ; on n’en trouve aucun de l’autre côté.

Il y a une exception apparente qui est une confirmation. Ce sont les Crétois. La Crète fut une des perles de la civilisation issue de Cham. Dans l’Iliade nous voyons les Crétois aux côtés des Achéens.

Mais Hérodote nous apprend que c’étaient de faux Crétois. C’étaient des Hellènes qui avaient peuplé peu auparavant l’île devenue presque déserte. Néanmoins, à leur retour, Minos irrité contre eux à cause de leur participation à cette guerre les frappa d’une peste. Au ve siècle la Pythie de Delphes interdit aux Crétois de se joindre aux Grecs dans les guerres médiques.

Cette guerre de Troie était bien l’entreprise de destruction de toute une civilisation. L’entreprise réussit.

Homère appelle toujours Troie « la sainte Ilion ». Cette guerre fut le péché originel des Grecs, leur remords. Par ce remords les bourreaux méritèrent d’hériter en partie de l’inspiration de leurs victimes.

Mais il est vrai aussi qu’excepté les Doriens, les Grecs étaient un mélange d’Hellènes et de Pélasges, mélange où les Hellènes étaient l’élément envahisseur, mais où en fait les Pélasges dominaient. Les Pélasges sont issus de Cham. Les Hellènes ont tout appris d’eux. Les Athéniens notamment, étaient presque de purs Pélasges.

Si on admet, selon une des deux hypothèses entre lesquelles se partagent les érudits, que les Hébreux sortirent d’Égypte au xiiie siècle, le moment de leur sortie est proche de l’époque de la guerre de Troie telle qu’elle est indiquée par Hérodote.

Dès lors une supposition simple se présente à l’esprit. C’est que le moment où Moïse jugea, avec ou sans inspiration divine, que les Hébreux avaient suffisamment erré dans le désert et pouvaient entrer en Palestine fut celui où le pays avait été vidé de ses guerriers par la guerre de Troie, les Troyens ayant appelé à l’aide des peuples même assez lointains. Les Hébreux, conduits par Josué, purent massacrer sans peine et sans avoir besoin de beaucoup de miracles des populations sans défenseurs. Mais un jour les guerriers partis pour Troie revinrent. Alors les conquêtes s’arrêtèrent. Même, au début du Livre des Juges, on voit les Hébreux beaucoup moins avancés qu’à la fin du Livre de Josué ; et on les voit aux prises avec des populations que sous Josué ils disaient avoir entièrement exterminées.

On comprend ainsi que la guerre de Troie n’ait laissé aucune trace dans la Bible, et la conquête de la Palestine par les Hébreux aucune trace dans les traditions grecques.

Pourtant le silence total d’Hérodote sur Israël reste très énigmatique. Il faut que ce peuple ait été regardé à cette époque comme sacrilège, comme quelque chose dont il ne fallait pas faire mention. Cela se conçoit si c’est lui qui était désigné sous le nom de Lycourgos, le roi qui se jeta en armes sur Dionysos désarmé. Mais après le retour d’exil et la reconstruction du temple, il y eut sûrement un changement.

SOURCE : https://fr.wikisource.org/wiki/Attente_de_Dieu/Les_trois_fils_de_No%C3%A9_et_l%E2%80%99histoire_de_la_civilisation_m%C3%A9diterran%C3%A9enne

Noè

Sculpture of Noah on the Astor Cross in Trinity Church (Manhattan)


Noah the Patriarch

Also known as

Noe

Nuh

Memorial

18 November

Profile

Son of Lamech, and ninth patriarch of the Sethite line, who, with his family, was saved in the Ark from the Deluge, dying 350 years later at the age of 950. Father of Sem, Cham and Japhet. Many non-Catholics maintain that the Bible narrative is derived from a Babylonian epic, but numerous and important discrepancies render this untenable. The scriptural story is a parallel independent form of a common tradition.

Name Meaning

rest – Hebrew

Canonized

Pre-Congregation

Additional Information

Catholic Encyclopedia: Noah

Catholic Encyclopedia: Noah’s Ark

Catholic Encyclopedia: The Deluge

Mother Stories from the Bible

New Catholic Dictionary

My Bible History

The Ark of Noe

The Great Flood

Practical Commentary on Holy Scripture, by Bishop Friedrich Justus Knecht

The Deluge

other sites in english

Communio

Jewish Encyclopedia

Wikipedia

video

YouTube PlayList

fonti in italiano

Cathopedia

Santi e Beati

MLA Citation

“Noah the Patriarch“. CatholicSaints.Info. 6 March 2022. Web. 18 September 2026. <https://catholicsaints.info/noah-the-patriarch/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/noah-the-patriarch/

Noè

P. Troschel, Kupferstich Noah', aus: Johann Michael Dilherr, Tugendschaz, Und Lasterplaz. Das ist: Christliche Anweisung zu Gottseliger Betrachtung Des Lebens und Wandels der heiligen Erzvätter, dapferer Helden, und fürtreflicher Königen Alten Testaments, Nürnberg, Christoph Gerhard, (1659)


Noah

[Hebrew Nôah, "rest"; Greek Noah; Latin Noah].

The ninth patriarch of the Sethite line, grandson of Mathusala and son of Lamech, who with his family was saved from the Deluge and thus became the second father of the human race (Genesis 5:25-9:29).

The name Noah was give to him because of his father's expectation regarding him. "This same", said Lamech on naming him, "shall comfort us from the works and labours of our hands on [or more correctly "from", i.e. "which come from"] the earth, which the Lord hath cursed." Most commentators consider Lamech's words as an expression of a hope, or as a prophecy, that the child would in some way be instrumental in removing the cursepronounced against Adam (Genesis 3:17 sqq.). Others rather fancifully see in them a reference to Noah's future discovery of wine, which cheers the heart of man; whilst others again, with greater probability, take them as expressing merely a natural hope on the part of Lamech that his son would become the support and comfort of his parents, and enable them to enjoy rest and peace in their later years.

Amid the general corruption which resulted from the marriages of "the sons of God" with "the daughters of men" (Genesis 6:2 sqq.), that is of the Sethites with the Cainite women, "Noah was a just and perfect man in his generations" and "walked with God" (6:9). Hence, when God decreed to destroy men from the face of the earth, he "found grace before the Lord". According to the common interpretation of Genesis 6:3, Noah first received divine warning of the impending destruction one hundred and twenty years before it occurred, and therefore when he was four hundred and eighty years old (cf. 7:11); he does not seem, however, to have received at this time any details as to the nature of the catastrophe.

After he reached the age of five hundred years three sons, Sem, Cham, and Japheth, were born to him (6:10). These had grown to manhood and had taken wives, when Noah was informed of God's intention to destroy menby a flood, and received directions to build an ark in which he and his wife, his sons and their wives, and representatives, male and female, of the various kinds of animals and birds, were to be saved (6:13-21). How long before the Deluge this revelation was imparted to him, it is impossible to say; it can hardly have been more than seventy-five years (cf. 7:11), and probably was considerably less.

Noah had announced the impending judgement and had exhorted to repentance (2 Peter 2:5), but no heed was given to his words (Matthew 24:37 sqq.; Luke 17:26, 27; 1 Peter 3:20), and, when the fatal time arrived, no one except Noah's immediate family found refuge in the ark. Seven days before the waters began to cover the earth, Noah was commanded to enter the ark with his wife, his three sons and their wives, and to take with him seven pairs of all clean, and two pairs of all unclean animals and birds (7:1-4). It has been objected that, even though the most liberal value is allowed for the cubit, the ark would have been too small to lodge at least two pairs of every species of animal and bird. But there can be no difficulty if, as is now generally admitted, the Deluge was not geographically universal (see DELUGE; ARK).

After leaving the ark Noah built an altar, and taking of all clean animals and birds, offered holocausts upon it. Godaccepted the sacrifice, and made a covenant with Noah, and through him with all mankind, that He would not waste the earth or destroy man by another deluge. The rainbow would for all times be a sign and a reminder of this covenant. He further renewed the blessing which He had pronounced on Adam (Genesis 1:28), and confirmedthe dominion over animals which He had granted to man. In virtue of this dominion man may use animals for food, but the flesh may not be eaten with the blood (8:20-9:17).

Noah now gave himself to agriculture, and planted a vineyard. Being unacquainted with the effects of fermented grape-juice, he drank of it too freely and was made drunk. Cham found his father lying naked in his tent, and made a jest of his condition before his brothers; these reverently covered him with a mantle. On hearing of the occurrence Noah cursed Chanaan, as Cham's heir, and blessed Sem and Japheth.

He lived three hundred and fifty years after the Deluge, and died at the age of nine hundred and fifty years (9:20-29). In the later books of Scripture Noah is represented as the model of the just man (Sirach 44:17;Ezekiel 14:14, 20), and as an exemplar of faith (Hebrews 11:7). In the Fathers and tradition he is considered as the type and figure of the Saviour, because through him the human race was saved from destruction and reconciled with God (Ecclus., 44:17,18). Moreover, as he built the ark, the only means of salvation from theDeluge, so Christ established the Church, the only means of salvation in the spiritual order.

The Babylonian account of the Deluge in many points closely resembles that of the Bible. Four cuneiform recensions of it have been discovered, of which, however, three are only short fragments. The complete story is found in the Gilgamesh epic (Tablet 11) discovered by G. Smith among the ruins of the library of Assurbanipal in 1872. Another version is given by Berosus. In the Gilgamesh poem the hero of the story is Ut-napishtim (or Sit-napishti, as some read it, surnamed Atra-hasis "the very clever"; in two of the fragments he is simply styled Atra-hasis, which name is also found in Berosus under the Greek form Xisuthros. The story in brief is as follows: Acouncil of the gods having decreed to destroy men by a flood, the god Ea warns Ut-napishtim, and bids him build a ship in which to save himself and the seed of all kinds of life. Ut-napishtim builds the ship (of which, according to one version, Ea traces the plan on the ground), and places in it his family, his dependents, artisans, and domestic as well as wild animals, after which he shuts the door. The storm lasts six days; on the seventh the flood begins to subside. The ship steered by the helmsman Puzur-Bel lands on Mt. Nisir. After seven days Ut-napishtim sends forth a dove and a swallow, which, finding no resting-place for their feet return to the ark, and then a raven, which feeds on dead bodies and does not return. On leaving the ship, Ut-napishtim offers a sacrificeto the gods, who smell the godly odour and gather like flies over the sacrificer. He and his wife are then admitted among the gods. The story as given by Berosus comes somewhat nearer to the Biblical narrative. Because of the striking resemblances between the two many maintain that the Biblical account is derived from the Babylonian. But the differences are so many and so important that this view must be pronounced untenable. The Scripturalstory is a parallel and independent form of a common tradition.

Sources

HUMMELAUER, Comm. in Gen. (Paris, 1895), 257 sqq.; HOBERG, Die Genesis (Freiburg, 1908), 74 sqq.; SELBST, Handbuch zur bibl. Gesch. (Freiburg, 1910), 200 sqq.; SKINNER, Critic. and Exeg. Comm. on Gen. (New York, 1910), 133 sqq.; DILLMANN, Genesis, tr., I (Edinburgh, 1897), 228 sqq.; DHORME, Textes religieux assyro-babyl. (Paris, 1907), 100 sqq.; VIGOUROUX, La bible et les decouv. mod., I (6th ed., Paris, 1896), 309 sqq.; SCHRADER, Die Keilinschrift. u. das A. T. (2nd ed., Giessen, 1882), 55 sqq.; JENSEN in SCHRADER, Keilinschriftl. Bibliothek, VI, i, (Berlin 1889-), 228 sqq.; VIGOUROUX, Dict. de la Bible, s. vv. Ararat, Arche, and Noe; HILPRECHT, The earliest version of the Babylonian deluge story (Philadelphia, 1910).

Bechtel, Florentine. "Noah." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton Company, 1911. 18 Nov. 2017<http://www.newadvent.org/cathen/11088a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Sean Hyland.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. February 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/11088a.htm

Noè

Прав. Ной. Фреска церкви Св. Троицы. Сопочаны. Сербия. 1263-1268 годы.


Noah's Ark

The Hebrew name to designate Noah's Ark, the one which occurs again in the history of Moses' childhood, suggests the idea of a box of large proportions, though the author of Wisdom terms it a vessel (Wisdom 14:6). The same conclusion is reached from the dimensions attributed to it by the Bible narrative: three hundred cubits in length, fifty in breadth, and thirty in height. The form, very likely foursquare, was certainly not very convenient for navigation, but, as has been proven by the experiments of Peter Jansen and M. Vogt, it made the Ark a very suitable device for shipping heavy cargoes and floating upon the waves without rolling or pitching. The Ark was constructed of gofer wood, or cypress, smeared without and within with pitch, or bitumen, to render it water-tight. The interior contained a certain number of rooms distributed among three stories. The text mentions only one window, and this measuring a cubit in height, but there existed possibly some others to give to the inmates of the Ark air and light. A door had also been set in the side of the Ark; God shut it from the outside when Noahand his family had gone in. Apart from Noah's family, the Ark was intended to receive and keep animals that were to fill the earth again (Genesis 6:19-20; 7:2-3) and all the food which was necessary for them. After the Flood, the Ark rested upon the mountains of Armenia (Genesis 8:4 — according to Vulgate and Douay, the mountains of Ararat, according to Authorized Version). Tradition is divided as to the exact place where the Ark rested. Josephus(Ant., I, iii, 6), Berosus (Eusebius, Praep. Ev., IX, ii, P.G., XXI, 697), Onkelos, Pseudo-Jonathan, St. Ephrem, locate it in Kurdistan. Berosus relates that a part of Xisuthrus's ship still remained there, and that pilgrims used to scrape off the bitumen from the wreck and make charms of it against witchcraft. Jewish and Armenian traditionadmitted Mount Ararat as the resting place of the Ark. In the first century B.C. the Armenians affirmed that remnants of it could yet be seen. The first Christians of Apamea, in Phrygia, erected in this place a convent called the monastery of the Ark, where a feast was yearly celebrated to commemorate Noah's coming out of the Arkafter the Flood.

Suffice it to remark that the text of Genesis 8:4 mentioning Mount Ararat is somewhat lacking in clearness, and that nothing is said in the Scripture concerning what became of the Ark after the Flood. Many difficulties have been raised, especially in our epoch, against the pages of the Bible in which the history of the Flood and of theArk is narrated. This is not the place to dwell upon these difficulties, however considerable some may appear. They all converge towards the question whether these pages should be considered as strictly historicalthroughout, or only in their outward form. The opinion that these chapters are mere legendary tales, Easternfolklore, is held by some non-Catholic scholars; according to others, with whom several Catholics side, they preserve, under the embroidery of poetical parlance, the memory of a fact handed down by a very old tradition. This view, were it supported by good arguments, could be readily accepted by a Catholic; it has, over the age-long opinion that every detail of the narration should be literally interpreted and trusted in by the historian, the advantage of suppressing as meaningless some difficulties once deemed unanswerable.

Souvay, Charles. "Noah's Ark." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 18 Nov. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/01720a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to Sean Mazza.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/01720a.htm

Noè

Hans Baldung (1484–1545), Deluge, 1516, 81,9  x 65,2, State Gallery in the New Residence Bamberg


Deluge

Deluge is the name of a catastrophe fully described in Genesis 6:1-9:19, and referred to in the following passages of Sacred Scripture: Wisdom 10:4; 14:6-7; Eccliasticus 16:8, 44:17-19; Isaiah 54:9; Matthew 24:37-39; Luke 17:26-27; Hebrews 11:7; 1 Peter 3:20-21; 2 Peter 2:5. In the present article we shall consider:

I. The Biblical Account;

II. Its Historicity;

III. The Universality of the Flood;

IV. Collateral Questions.

Biblical account of the Deluge

The Book of Genesis gives the following brief account of the Deluge: God sees the wickedness of men, and determines to destroy them excepting Noah and his family (vi, 1-8). He reveals his decree to Noah and instructs him how he may save himself and the seed of all animal life by means of an ark to be built according to certain dimensions (vi, 9-22). Seven days before the Flood, God commands the patriarch to enter the ark (vii, 1-5). Noah completes his entrance into the ark on the very day on which the Flood begins; the rain falls for forty days and nights; all living things outside the ark are destroyed; the waters prevail upon the earth a hundred and fifty days (vii, 6-24). The waters decrease, the earth dries up; Noah ascertains its condition by means of a raven and a dove sent out from the ark (viii, 1-14). Noah obeys the Divine command to leave the ark, builds an altar, offers sacrifice, makes a covenant with God, and begins to be a husbandman (ix, 1-27).

Simple as this account seems to be, the Biblical critics maintain that it is a mosaic made up of two Flood stories, differing in authorship and in contents. They assign one to the Yahwistic writer usually designated by the letter J; the other, to the post-exilic priestly writer generally known as P. According to Kautzsch, the sections vi, 1-8; vii, 1-5, 7-10, 12, 16b-17, 22-23; viii, 2b-3a, 6-12, 13b, 20-22; ix, 18-27, belong to J, while P claims vi, 9-22; vii, 6, 11, 13-16a, 18-21; vii, 24-viii, 2a; viii, 3b-5, 13a, 14-19; ix, 1-17. This division of the text is based on the following grounds:

J uses the divine name Yahweh, P employs Elohim;

J and P narrate the same series of events;

J and P differ in language;

J and P disagree in their statements.

The composite character of the Flood story does not conflict with its Mosaic authorship. The most conservative Bible student will grant that Moses was not an eye-witness of the Deluge. Prescinding from Divine revelation, he must have derived his information about the event either from tradition or from written documents. If Biblical criticism has succeeded in restoring the main sources utilized by Moses in his history of the Flood, it has rendered a most signal service to exegesis. Happily we are in the position to be able to control the value of the critical conclusions by means of the Babylonian or Akkadian account of the Deluge. Without delaying over its form as contained in the fragments of Berosus which are of comparatively recent date, we find that the version given in a cuneiform inscription on tablets preserved in the British Museum, and first deciphered by George Smith in 1872, contains a combination of the P and J elements of the Flood story. This version is said by experts to date back at least to about 3000 B.C. It is certain, therefore, that the so-called P and J documents reconstructed by the critics were combined long before the Biblical text was put in writing. This fact is confirmed by a Deluge story contained in Scheil's recently discovered fragment, which cannot be dated much later than 2140 B.C. Critics can no longer deny the existence of a Flood tradition similar to the history contained in the Book of Genesis, antedating our Biblical account. In order to uphold their division of the inspired text into the so-called J and P documents, they maintain that the Akkadian story was copied partially in the J and partially in the P documents, and that the Biblical "Redactor" reunited these two partial accounts into one. This series of assumptions, however, is at best an awkward attempt to explain away a fact which stands in the way of their theory. But we are prepared to admit the critical division of the Flood account in spite of its disagreement with the results of recent discoveries, if the critical arguments are really cogent.

(1) We are told the J uses the Divine name Yahweh, while P employs Elohim. But the following considerations must be kept in mind: First, we are hardly sufficiently sure of the use of the Divine names in the primitive inspired text to build a solid argument on their occurrence in the present text-form. Secondly, in the present text-form Elohim occurs twice in the Yahwistic document, vi, 2, and vii, 9. Thirdly, six passages in the section vii, 16-viii, 20, are assigned to the Yahwistic writer, though the name Yahweh does not occur once. Fourthly, the variation of the Divine names in the Deluge story can be explained satisfactorily without resorting to the violent measure of dividing up the text between two distinct writers.

(2) It is alleged that J and P report the same events. If we examine the two documents as reconstructed by the critics, in the light of this contention, we find that they are fragmentary and that they do not contain two series of events. J passes from God's determination to destroy the world (vi, 1-8) to the Divine command that Noah should enter the ark without telling him where to find or how to procure an ark (vii, 1-5). Noah builds an altar and offers burnt offerings without leaving the ark (viii, 20). P does not inform us of the real nature of the corruption of all flesh (vi, 9-12); he knows of God's order to save the animals, but knows nothing of God's command concerning Noah and his family (vi, 17-22; vii, 13); even eleven months after the beginning of the Flood and two months after the appearance of the tops of the mountains, he knows of no attempt on the part of Noah to ascertain the condition of the earth (viii, 13 sq.); finally, he gives no ethical motive for the Divine blessing bestowed on Noah (ix, 1, sqq.). The critics are aware of these gaps in the two documents, and explain them by supposing that the "Redactor", who had the original Flood stories before him, did not insert their complete text into the Biblical account. But if the "Redactor" omitted certain parts of the original documents in order to avoid repetitions, why did he not omit the repetitions discovered by the critics? Or are we to assume that he introduced certain repetitions, while he carefully avoided others? Is it not more likely that he considered the repetitions alleged by the critics as mere rhetorical devices, as recapitulary transitions, e.g. (vi, 9-12). or gradations (vii, 17-20; vii, 21-23), or amplifications (vii, 7, 13-16a)?

(3) J and P are said to differ in language; but the critical division being what it is, it would be strange if the two documents did not differ in language. The sections which contain chronological, systematic, and scientific material are attributed to P, the rest is left to J. Is it surprising that J does not describe the measurements of the ark, seeing that the critics do not give him any ark to describe? Or is it remarkable that P lacks the poetic style found in J's description of the raven and the dove, seeing that no section is assigned to him, which would admit such a treatment? The care with which only set subjects and determined expressions are assigned to J and P respectively is well illustrated by the fact that in spite of their minute dissection of the Flood story, the critics must remove part of vi, 7; vii, 3, 7, 17, 22, 23; ix, 18, 22, 23, 26; and the whole of vii, 8, 9, from the J document, and part of vi, 17; vii, 6; ix, 4, from the P document, in order not to allow inconsistencies in their sources.

(4) Finally, J and P are said to disagree with regard to the animals to be taken into the ark, as to the duration of the flood, and as to God's behaviour towards man after the Flood. In vi, 19, indeed, P records God's command, "thou shalt bring two of a sort into the ark"; but is it inconsistent with this, if 120 years later, when Noah is about to enter the ark, J relates the more accurate Divine specification, "of all clean beasts take seven and seven ... but of the beasts that are not clean two and two" (vii, 2, 3)? It cannot be said that the fulfilment shows that only two of every kind were taken into the ark; both vii 9 and vii, 15, 16, read "two and two... male and female", so that they express couples fit for generation rather than any absolute number. The discrepancy as to chronology between J and P is more artificial than true; there is no inconsistency in the chronology of the Biblical account of the Flood, so that the discrepancy between the documents, if there be one, is of critical manufacture. Besides, a simple reading of the J document taken separately will show that its chronology is not satisfactory. Finally, if in ix, 15, P knows of a Divine covenant which according to J is the result of the self-deliberation of Yahweh in consequence of the patriarch's sacrifice (viii, 21-22), the two documents are rather supplementary than contradictory; J supplies the ethical motive for God's action as described by P.

Historicity of the biblical Deluge account

It has been contended that the Flood story of the Bible and the Flood legends of other peoples, looked at from a merely historical point of view, stand on a similar footing, the Biblical account being a mere late variant of one of them. And on inquiring into their origin, we find that four theories have been advanced:

The Flood story is a mere product of fancy. This theory contradicts the analogy of similar legends among all peoples.

The Deluge story is by others considered as a nature-myth, representing the phenomena of winter, which in Babylonia especially is the time of rain. This nature-myth again is by some writers believed to have grown out of an archaic ether-myth, according to which the sun was imagined as a man voyaging on a boat in the heavenly ocean. The fact that the sea was to be found on the earth, not in heaven, and the damage wrought by the incessant winter-rain and the inundation of great rivers, transferred the myth from heaven to earth, changing the ether-myth into a nature-myth. But this theory, too, neglects the numerous Flood stories existing among many nations, which do not lend themselves to a similar explanation.

Connected with the preceding theory is the explanation which makes the Deluge story a cosmogonic fable. It has been seen that the hero rescued in the ship must have been the sun-god (cf. the ether-myth). Thus the Deluge becomes ultimately a variant of the Babylonian creation-myth. It is for this reason that the mythological text published by Peiser calls the time of the Deluge "the year of the great serpent". For this "great serpent" is the personified ocean which on old Babylonian maps encircles Babylonia, just as leviathan is the world-encircling ocean personified as a serpent; it is the same monster which is a central figure in the Creation story. We need not add that this theory too leaves the great bulk of the existing Flood traditions unexplained.

It has been inferred from the improbability of the preceding theories, that the Flood story must be a poetical or legendary presentation of some natural occurrence. Furthermore, it is maintained that the immediate basis of the legend is a local disturbance. It may have been a great inundation caused by an overflow of the Tigris and Euphrates, or the incursion of a tidal wave resulting from an earthquake south of the mouth of the two rivers. But however terrible the ruin wrought by such inundations may be, this theory does not account for the universality of the Flood tradition, unless we suppose that the ruin affected the ancestors of all human races.

Thus far we have considered the Biblical Flood story from a merely historical point of view. But the student who believes in the inspiration of the Sacred Scriptures and admits the value of tradition in their exegesis can hardly rest satisfied with the results thus far obtained. It will not even be enough to grant that the ancient Flood legend became the vehicle of religious and spiritual truth by means of a divinely guided religious feeling and insight of the inspired writer. The Deluge is referred to in several passages of Scripture as a historical fact; the writings of the Fathers consider the event in the same light, and this view of the subject is confirmed by the numerous variants under which the Flood tradition lives in the most distant nations of the earth.

(a) The following are some of the New Testament passages which imply that the Deluge was a real historical event: "And as in the days of Noah, so shall also the coming of the Son of man be. For as in the days before the flood, they were eating and drinking, marrying and giving in marriage, even till that day in which Noah entered into the ark, and they knew not. till the flood came, and took them all away; so also shall the coming of the Son of man be" (Matthew 24:37-39). In these words Christ regards the Flood with its circumstances as being not less real than the last days will be of which He speaks in the passage. The same view concerning the Flood, Christ implies in Luke 17:26-27. In the Epistle to the Hebrews (xi, 7) the inspired writer is not less clear about the historicity of the Flood: "By faith, Noah having received an answer concerning those things which as yet were not seen, moved with fear, framed the ark for the saving of his house, by the which he condemned the world; and was instituted heir of the justice which is by faith." St. Peter (1 Peter 3:20) too refers to the ark and the Flood as historical facts: "When they waited for the patience of God in the days of Noah, when the ark was a building: wherein a few, that is, eight souls, were saved by water". He returns to the same teaching in II Peter, ii, 5. We might appeal to Isaiah 54:9; Nah., i, 8; Ezekiel 14:14; Sirach 44:18 sq.; Psalm 28:10; 31:6; but what has been said sufficiently shows that the Bible urges the historicity of the Deluge story.

(b) As to the view of Christian tradition, it suffices to appeal here to the words of Father Zorell who maintains that the Bible story concerning the Flood has never been explained or understood in any but a truly historical sense by any Catholic writer (cf. Hagen, Lexicon Biblicum). It would be useless labour and would exceed the scope of the present article to enumerate the long list of Fathers and Scholastic theologians who have touched upon the question. The few stray discordant voices belonging to the last fifteen or twenty years are simply drowned in this unanimous chorus of Christian tradition.

(c) The historicity of the Biblical Flood account is confirmed by the tradition existing in all places and at all times as to the occurrence of a similar catastrophe. F. von Schwarz (Sintfluth und Völkerwanderungen, pp. 8-18) enumerates sixty-three such Flood stories which are in his opinion independent of the Biblical account. R. Andree (Die Flutsagen ethnographisch betrachtet) discusses eighty-eight different Flood stories, and considers sixty-two of them as independent of the Chaldee and Hebrew tradition. Moreover, these stories extend through all the races of the earth excepting the African; these are excepted, not because it is certain that they do not possess any Flood traditions, but because their traditions have not as yet been sufficiently investigated. Lenormant pronounces the Flood story as the most universal tradition in the history of primitive man, and Franz Delitzsch was of opinion that we might as well consider the history of Alexander the Great a myth, as to call the Flood tradition a fable. It would, indeed, be a greater miracle than that of the Deluge itself, if the various and different conditions surrounding the several nations of the earth had produced among them a tradition substantially identical. Opposite causes would have produced the same effect.

Universality of the Deluge

The Biblical account ascribes some kind of a universality to the Flood. But it may have been geographically universal, or it may have been only anthropologically universal. In other words, the Flood may have covered the whole earth, or it may have destroyed all men, covering only a certain part of the earth. Till about the seventeenth century, it was generally believed that the Deluge had been geographically universal, and this opinion is defended even in our days by some conservative scholars (cf. Kaulen in Kirchenlexikon). But two hundred years of theological and scientific study devoted to the question have thrown so much light on it that we may now defend the following conclusions:

The geographical universality of the Deluge may be safely abandoned

Neither Sacred Scripture nor universal ecclesiastical tradition, nor again scientific considerations, render it advisable to adhere to the opinion that the Flood covered the whole surface of the earth.

 (a) The words of the original text, rendered "earth" in our version, signify "land" as well as "earth"; in fact, "land" appears to have been their primary meaning, and this meaning fits in admirably with Genesis 4, 5 and 10; why not adhere to this meaning also in Genesis 6:9, or the Flood story. Why not read, the waters "filled all on the face of the land", "all flesh was destroyed that moved in the land", "all things wherein there is the breath of life in the land died", "all the high mountains under the whole heaven (corresponding to the land) were covered"? The primary meaning of the inspired text urges therefore a universality of the flood covering the whole land or region in which Noah lived, but not the whole earth.

(b) As to the cogency of the proof from tradition for the geographical universality of the Flood, it must be remembered that very few of the Fathers touched upon this question ex professo. Among those who do so there are some who restrict the Deluge to certain parts of the earth's surface without incurring the blame of offending against tradition.

The earthly paradise, e.g., was exempted by many, irrespective of its location on the top of a high mountain or elsewhere;

the same must be said of the place in which Mathusala must have lived during the Flood according to the Septuagint reading;

St. Augustine knows of writers who exempted the mountain Olympus from the Flood, though he himself does not agree with them;

Pseudo-Justin hesitatingly rejects the opinion of those who restrict the Flood to the parts of the earth actually inhabited by men;

Cajetan revived the opinion that the Flood did not cover Olympus and other high mountains, believing that Genesis spoke only of the mountains under the aerial heaven;

Tostatus sees a figure of speech in the expression of the Bible which implies the universality of the Flood; at any rate, he exempts the earthly Paradise from the Deluge, since Henoch had to be saved.

If the Fathers had considered the universality of the Flood as part of the body of ecclesiastical tradition, or of the deposit of faith, they would have defended it more vigorously. It is true that the Congregation of the Index condemned Vossius's treatise "De Septuaginta Interpretibus" in which he defended, among other doctrines, the view that the Flood covered only the inhabited part of the earth; but theologians of great weight maintained that the work was condemned on account of its Protestant author, and not on account of its doctrine.

(c) There are also certain scientific considerations which oppose the view that the Flood was geographically universal. Not that science opposes any difficulty insuperable to the power of God; but it draws attention to a number of most extraordinary, if not miraculous phenomena involved in the admission of a geographically universal Deluge.

First, no such geological traces can be found as ought to have been left by a universal Deluge; for the catastrophe connected with the beginning of the ice-age, or the geological deluge, must not be connected with the Biblical.

Secondly, the amount of water required by a universal Deluge, as described in the Bible, cannot be accounted for by the data furnished in the Biblical account. If the surface of the earth, in round numbers, amounts to 510,000,000 square kilometres, and if the elevation of the highest mountains reaches about 9000 metres, the water required by the Biblical Flood, if it be universal, amounts to about 4,600,000,000 cubic kilometres. Now, a forty days' rain, ten times more copious than the most violent rainfall known to us, will raise the level of the sea only about 800 metres; since the height to be attained is about 9000 metres, there is still a gap to be filled by unknown sources amounting to a height of more than 8000 metres, in order to raise the water to the level of the greatest mountains.

Thirdly, if the Biblical Deluge was geographically universal, the sea water and the fresh water would mix to such an extent that neither the marine animals nor the fresh-water animals could have lived in the mixture without a miracle.

Fourthly, there are serious difficulties connected with the animals in the ark, if the Flood was geographically universal: How were they brought to Noah from the remote regions of the earth in which they lived? How could eight persons take care of such an array of beasts? Where did they obtain the food necessary for all the animals? How could the arctic animals live with those of the torrid zone for a whole year and under the same roof?

No Catholic commentator will repudiate an explanation merely for fear of having to admit a miracle; but no Catholic has a right to admit Biblical miracles which are not well attested either by Scripture or tradition. What is more, there are traces in the Biblical Flood story which favour a limited extent of the catastrophe: Noah could have known the geographical universality of the Deluge only by revelation; still the Biblical account appears to have been written by an eye-witness. If the Flood had been universal, the water would have had to fall from the height of the mountains in India to the level of those in Armenia on which the ark rested, i.e. about 11,500 feet, within the space of a few days. The fact that the dove is said to have found "the waters . . . upon the whole earth", and that Noah "saw that the face of the earth was dried", leaves the impression that the inspired writer uses the word "earth" in the restricted sense of "land". Attention has been drawn also to the "bough of an olive tree, with green leaves" carried by the dove in her mouth on her second return to the ark.

The Deluge must have been anthropologically universal, i.e. it must have destroyed the whole human race

After limiting the extent of the Flood to a part of the earth, we naturally ask whether any men lived outside the region covered by its waters. It has been maintained that not all men can have perished in the Flood for the following reasons: Tribes which certainly sprang from Noah were preceded in their earliest settlements by other tribes whose origin is unknown to us: the Dravidic tribes preceded the Aryans in India; the proto-Medians preceded the Medians; the Akkadians preceded the Cushites and Semites in Chaldea; the Chanaanites were preceded in Palestine by other races. Besides, the oldest Egyptian monuments present the Negro race just as we find it today, so that even at that remote age, it was wholly different from the Caucasian race. Again, the languages of the races springing from Noah are said to be in a state of development different from that in which we find the languages of the peoples of unknown origin. Finally, the Biblical account of the Flood is said to admit a restriction of its anthropological universality as readily as a limitation of its geographical completeness; for if "land" be substituted in our translation for earth, the Book of Genesis speaks only of the men inhabiting a certain district, and not of the men of the whole earth, as being the victims of the waters. Considerations like these have induced several Catholic writers to regard as quite tenable the opinion that the Deluge did not destroy all men outside the ark.

But if the reason advanced for limiting the Flood to a certain part of the human race be duly examined, they are found to be more specious than true. The above scientific arguments do not favour a partial destruction of the human race absolutely, but only in so far as the uninterrupted existence of the various races in question gives them more time for the racial development and the historical data that have to be harmonized with the text of Genesis. Those who urge these arguments grant, therefore, implicitly that the allowance of a proper length of time will explain the facts on which their arguments are based. As there is nothing in the teaching of the Bible preventing us from assigning the Flood to a much earlier date than has usually been done, the difficulties urged on the part of science against the anthropological universality of the Flood may be easily evaded. Nor can the distribution of the nations as described in the tenth chapter of Genesis be appealed to, seeing that this section does not enumerate all races of the earth, but confines itself probably to the Caucasian.

Science, therefore, may demand an early date for the Deluge, but it does not necessitate a limitation of the Flood to certain parts of the human race. The question, whether all men perished in the Deluge, must be decided by the teaching of the Bible, and of its authoritative interpreter. As to the teachings of the Bible, the passage which deals ex professo with the Flood (Genesis 6-9), if taken by itself, may be interpreted of a partial destruction of man; it insists on the fact that all inhabitants of the "land", not of the "earth", died in the waters of the Deluge, and it does not explicitly tell us whether all men lived in the "land". It may also be granted, that of the passages which refer incidentally to the flood (Wisdom 10:4; 14:6; Sirach 44:17 sqq., and Matthew 24:37 sqq., may be explained, more or less satisfactorily, of a partial destruction of the human race by the inundation of the Deluge; but no one can deny that the prima facie meaning of 1 Peter 3:20 sq., 2 Peter 2:4-9, and 2 Peter 3:5 sqq., refers to the death of all men not contained in the ark. The explanations of these passages, offered by the opponents of the anthropological universality of the Deluge, are hardly sufficient to remove all reasonable doubt. We turn, therefore, to authority in order to arrive at a final settlement of the question. Here we are confronted, in brief, with the following facts: Up to the sixteenth and seventeenth centuries the belief in the anthropological universality of the Deluge was general. Moreover, the Fathers regarded the ark and the Flood as types of baptism and of the Church; this view they entertained not as a private opinion, but as a development of the doctrine contained in 1 Peter 3:20 sq. Hence, the typical character of both ark and Flood belongs to the "matters of faith and morals" in which the Tridentine and the Vatican Councils oblige all Catholics to follow the interpretation of the Church.

Collateral questions

These may be reduced to the time of the Deluge, its place, and its natural causes.

Time of the Deluge

Genesis places the Deluge in the six-hundredth year of Noah; the Masoretic text assigns it to the year 1656 after the creation, the Samaritan to 1307, the Septuagint to 2242, Flavius Josephus to 2256. Again, the Masoretic text places it in B.C. 2350 (Klaproth) or 2253 (Lüken), the Samaritan in 2903, the Septuagint in 3134. According to the ancient traditions (Lüken), the Assyrians placed the Deluge in 2234 B.C. or 2316, the Greeks in 2300, the Egyptians in 2600, the Phoenicians in 2700, the Mexicans in 2900, the Indians in 3100, the Chinese in 2297, while the Armenians assigned the building of the Tower of Babel to about 2200 B.C. But as we have seen, we must be prepared to assign earlier dates to these events.

Place of the Flood

The Bible teaches only that the ark rested on a mountain in Armenia. Hence the Flood must have occurred in a place whence the ark could be carried towards this mountain. The Babylonian tradition places the Deluge in the lower valley of the Tigris and Euphrates.

Natural causes of the Flood

Scripture assigns as the causes of the Deluge the heavy forty days' rains, the breaking up of the fountains of the great deep, and the opening of the flood-gates of heaven. This does not exclude the opinion that certain natural forces were at play in the catastrophe. It has been suggested that the axis of the earth was shifted on account of the earth's collision with a comet, or that powerful volcanic eruptions raised new mountains in the sea, or that an earthquake caused a tidal wave to overrun certain portions of the dry land. Thus, Süss speaks of the frequency of earthquakes and of storms in the Gulf of Persia; but this would enclose the Flood within too narrow limits both of space and of time. Another conjecture has been proposed by von Schwartz. He supposes that an inland Mongolian sea, in size about equal to the Mediterranean, situated at a height of about 6000 feet above the level of the ocean and 5000 feet above the surrounding Aralo-Caspian plain, at the time of an earthquake broke through one of its walls, and sent its 3,000,000 cubic kilometres of water into the region north of Persia, Armenia, and the Caucasus, covering the whole plain, until the waters were drained by way of the Black Sea and the Mediterranean into the Atlantic Ocean. Here we have the breaking of the bonds of the great deep, we have an outflow of water lasting for several months, and we find that the ark must have been carried westward by the general drift of the waters till it rested on the mountains of Armenia. But not to mention the improbability of the supposition urged by several scientists, we do not understand why the tops of the mountains should not have been visible even after the mooring of the ark. A number of other hypotheses have been proposed in order to explain by natural causes the phenomena implied in the Biblical account of the Deluge, but thus far they have not satisfied the various details given in the Book of Genesis.

Sources

Complete bibliographies may be found in VON HUMMELAUER, Commentarius in Genesim (Paris, 1895); MANGENOT in Vig., Dict. de la Bible (Paris 1899) II; CORNELY, Introductio (2nd ed. Paris, 1887), II, Pt. I, 161; HAGEN, Lexicum Biblicum (Paris, 1907), II; DE RÉGNON, Le déluge biblique et les races antédiluviennes; SCHÖPFER, Geschichte d. A. T. (3rd ed. Brixen, 1902); WOODS, Dict. of the Bible (New York, 1900), II; LÜKEN, Die Traditionen des Menschengeschlechts (Münster, 1869); ANDREE, Die Flutsagen ethnographisch betrachtet (Brunswick, 1891); VON SCHWARZ, Sintfluth und Völkerwanderungen (Stuttgart. 1894); PRESTWICH, On Certain Phenomena Belonging to the Close of the Last Geological Period (New York, 1895); SÜSS, Das Antlitz der Erde (Prague, 1883); MILLER, Testimony of the Rocks, 1858; KAULEN in Kirchenlexikon; REUSCH, Bibel und Natur (4th ed., Bonn, 1876); The Tablet (London, 1884), flles.

Maas, Anthony. "Deluge." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton Company, 1908. <https://www.newadvent.org/cathen/04702a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Douglas J. Potter. Dedicated to the Sacred Heart of Jesus Christ.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/04702a.htm

Noè

Narthex of St. Mark's Basilica (Venice) ; Mosaics of Noah's Ark


My Bible History, OT 07 – The Ark of Noe

When Adam and Eve learned how Cain had murdered Abel, they were very sad. God, taking pity on them, sent them another son. Whom they called Seth. This son grew up to be a good man. The children of Seth honored God and lived according to His commands. Because of their goodness, they were called children of God.

The children of Cain, however, grew up full of wickedness. They neither sought God, nor wished to serve Him. After a while the children of Cain began to marry the children of God. Then the sons and daughters born to these parents also became wicked. At last most of the men on earth turned evil, because of the children of Cain.

When God saw how men forgot and disobeyed Him, He was full of sorrow. He said, “I am sorry that I ever created the earth. Now men are unclean because of sin. I will destroy them all, and all other living creatures. I will wipe every living thing from the face of the earth.”

Among the wicked people there lived a good man. Noe, who still loved God. So God said to him. “Men have turned away from Me, and have defiled themselves and the good earth that I created. They no longer seek Me nor obey My commands. I will destroy them. I will send rain for forty days. A great flood shall rise to wipe away every living creature from the face of the earth. But because you honor and obey Me, I shall spare you. Go, therefore, and build an ark of wood. When it is finished, take your wife, your sons, and their families, and enter the ark that you may be saved.”

Noe did all that God had commanded. He built an ark of wood. It was three stories high. and was divided into little rooms. It took Noe over one hundred years to build it. Then, with his family, Noe entered the Ark. God also told him to carry enough food, and to take with him seven pairs of certain animals, and two pairs of the other animals. When all of them had entered, the door was closed and fastened.

What a fearful thing sin must be, that God should have wished to punish it in such a terrible manner!

– from My Bible History in Pictures, by Bishop Louis LaRavoire Morrow, D.D., 1934; it has the Imprimatur of Archbishop Michael J O’Doherty of Manila, Philippines

SOURCE : https://catholicsaints.info/my-bible-history-ot-07-the-ark-of-noe/

Noè

A stone carving that depicts Noah and the Rainbow Covenant, a story from the Book of Genesis, in the archway of the Great West Door of York Minster.


My Bible History, OT 08 – The Great Flood

After the closing of Noe’s Ark. God sent the rain in torrents upon the earth. For forty days and forty nights heavy rain fell and flooded the land.

The waters rose higher and higher till even the mountains were covered. Every living thing – bird, beast and man – was drowned. All living things died except those who were in the Ark.

After forty days the rain stopped, but the waters remained on the earth for one hundred and fifty days. Then a wind blew over the earth. and the flood went down. The waters sank away from the earth, until one day the Ark stood still. It had come to rest on the top of a mountain.

Noe waited forty days. Then he opened the window of the Ark and sent out a raven. The raven flew back and forth over the waters, but did not return to the Ark.

Then Noe sent out a dove. Finding no place on which to alight, the dove returned to the Ark. After another week. Noe again sent out the dove. In the evening it returned with a green olive branch in its beak. By this Noe knew that the waters were leaving the earth.

After one more week, Noe sent forth the dove a third time. It did not return, and Noe knew that the waters were no longer covering the earth. And so Noe with his wife, his sons, their families, and all living creatures went forth out of the Ark on to the dry land.

Noe was very grateful to God. He built an altar, and upon it offered a sacrifice of thanksgiving to God. God was pleased with Noe and promised, “The waters will never again become a flood to destroy all living things. This is the sign of our agreement: I will put the rainbow in the sky. Whenever the rainbow appears, I will remember My promise.”

Then God blessed Noe and all the other creatures that had been saved. He said, “Increase and multiply, and replenish the earth.”

The Ark of Noe was the figure of the Catholic Church founded by Our Lord Jesus Christ, the one place of refuge in which We may find salvation.

– from My Bible History in Pictures, by Bishop Louis LaRavoire Morrow, D.D., 1934; it has the Imprimatur of Archbishop Michael J O’Doherty of Manila, Philippines

SOURCE : https://catholicsaints.info/my-bible-history-ot-08-the-great-flood/

Noè

Michelangelo (1475–1564), il Diluvio Universale, 1509, 280 x 570, dalla volta della Cappella Sistina


Practical Commentary on Holy Scripture – The Deluge

Genesis 5 to 7

Adam lived nine hundred and thirty years. He had many sons and daughters to whom he announced the law of God and the coming of the Redeemer1. His immediate descendants also lived to a very great age. Mathusala, the oldest of them, lived nine hundred and sixty-nine years. The people became very numerous. Some were herdsmen and lived in tents; others built cities and became mechanics2 and musicians. The descendants of the pious Seth3, whom God had given to Adam instead of Abel, were good, feared God, and hence were called the children of God. The descendants of Cain, however, turned away from God4, were wicked, and were called the children of men.

Henoch,5 one of the children of God, was noted for his faith and piety, and was taken up6 alive to heaven. Unhappily, the children of God began to associate7 with the children of men, and soon they themselves became wicked. Then God said: “My spirit shall not remain in man for ever, because he is flesh, and his days shall be one hundred and twenty years.”

“And seeing that the wickedness of men was great on the earth and that all the thought of their heart was bent upon evil at all times, God repented8 that He had made man on earth, and He said: I will destroy man, whom I have created, from the face of the earth.”

But among these wicked men there was one just and virtuous man, who was called Noe. Noe found favour9 with the Lord, and the Lord said to him: “Make thee an ark10 of timber-planks; thou shalt make little rooms in the ark, and thou shalt pitch it within and without with bitumen. The length of the ark shall be three hundred cubits, and the breadth of it fifty cubits, and the height of it thirty cubits.11 Thou shalt make a window in the ark, and a door in its side; and thou shalt divide the ark into lower, middle, and third12 stories. Behold, I will bring the waters of a great flood upon the earth, to destroy all flesh wherein is the breath of life. But I will establish my covenant13 with thee. Thou shalt enter into the ark, thou and thy sons, and thy wife and the wives of thy sons with thee. And of every living creature,14 of all flesh, thou shalt bring two of a sort into the ark that they may live with thee. Thou shalt take unto thee of all food which may be eaten, and thou shalt lay it up with thee.”

Noe did all that the Lord had commanded him to do. He spent a hundred years in building15 the ark, during which time he preached16 penance to the people. But men heeded not the warning. They ate, drank, and were married just as before, without a thought of the terrible punishment that was to come upon them. Then the Lord said to Noe: “Go in, thou and all thy house, into the ark; and after seven days I will cause rain to fall upon the earth for forty days and forty nights, and I will destroy every substance that I have made, from the face of the earth.” Noe entered into the ark, with all his family, taking with him all the beasts17 that the Lord had commanded him, and the Lord shut him in on the outside.

And when the seven days were passed, the fountains of the great deep18 were broken up, and the flood-gates19 of heaven were opened, and the rain fell upon the earth for forty days and forty nights. The waters continued to increase till they rose fifteen cubits above the highest mountains. Thus every living being was destroyed, that moved upon the earth, both of fowl, of cattle, of beasts, and all men. Noe only remained, and they that were with him in the ark.

Commentary

The terror of God’s judgment. Picture to yourself the horror of this terrible judgment of God. In sixteen hundred years the human race had increased to millions of beings, and now all were destroyed! Many of them were drowned when the Flood first began, while others saved themselves for a time in high trees or on the roofs of houses. But the houses were swept away and the trees uprooted, and all who were on them were swallowed up in the waters. Many fled to the mountains, but the flood followed them there. With deadly fear they watched the waters rising higher and higher, till the very mountain-tops were’ swallowed up, and one by one those who had sought safety on them were engulfed in the roaring waves. Mothers saw their children, brothers their sisters, husbands their wives, drowning before their eyes, and were powerless to help them. Black clouds covered the sky, and the earth was wrapped in darkness. Beasts roared, and men wailed and cried aloud to heaven for mercy. But the day of mercy was past; the day of retribution had come. And, behold, while the storm raged fiercer and fiercer, and the waters rose above the highest mountains, burying all mankind in a watery grave, the ark floated securely on the top of the horrible flood, protected by the hand of God, neither injured by the fallen trees which were hurled against it, nor dashed to pieces against the sunken rocks.

The four last things. The patriarchs lived to a great age, but they had to die at last. Of each one, with the exception of Henoch, it is said that he lived to such and such an age, and then died. By this they fulfilled the words of God: “Dust thou art, and into dust thou shalt return.” So it is with man still, and so it will be till the end of the world: all men must die, because they are the inheritors of Adam’s curse. “It is appointed unto men once to die, and after this the judgment” (Hebrews 9:27). The four last things are death, judgment, heaven, hell.

The sons of God and the sons of men. The opposition between the sons of God and the sons of men continues to this day, and will continue to the end of the world. The children of men are those who either have no faith, or who do not live up to their faith, but follow the desires of their own corrupt hearts, and without shame transgress God’s commandments. They love the world above all things, as if it were their God. They struggle after the honours, pleasures, and riches of this life, and do not trouble themselves about eternal life. But who are the children of God? They are those who do God’s will, who live in the grace and love of God, and who strive after heavenly things. As Christians, we are all children of God. Let us live as such, and try to do the will of our Father, who is in heaven.

The long life of the Patriarchs. As the earth before the Flood produced larger plants and larger beasts than it does now, so men in primeval times were taller and stronger than the men of later ages. They lived a simple, temperate life, and therefore reached a great age. This long life of the patriarchs was ordained by God to serve several ends. The first was that they might have a great many children, and that the human race might multiply and spread itself. Another was that the patriarchs might be able to transmit the divine revelation of the history of creation, of the original state and fall of man, the promise of the Saviour, the story of Cain and Abel etc., to later generations, pure and unfalsified. Adam himself was able to teach these truths to his descendants down to the time of Lamech, who at the time of Adam’s death was fifty years old. Lamech was the father of Noe, and died a few years before the Deluge. He instructed Noe (who lived 950 years) and Sem, the son of Noe. Sem (who lived 600 years) was able to instruct his descendants down to the time of Jacob. Jacob transmitted the divine revelation to his descendants, one of whom was Moses, who wrote the first five books of Holy Scripture, containing the revelation of God from the Creation onwards. There was no Holy Scripture between the time of Adam and that of Moses; the faith being preserved and spread by means of oral tradition and living witnesses.

The Forbearance of God. Although all men, with the exception of Noe and his family, had become impious and vicious, God gave them a hundred and twenty years in which to repent, before He let loose His wrath upon them. We call God long-suffering, because He waits such a long time before He will punish a sinner. Good men often complain thus: Why does God put up so long with impiety? Why does He not punish the sinner who defies Him? Almighty God is patient, because He is eternal. He waits for the sinner to repent; but if he will not repent, the punishment falls upon him at last, if not in this world, then in the world to come.

God’s Holiness and Justice shine forth most clearly in this story. The sins of men are powerless to hurt the Lord God, or disturb His infinite peace and happiness. Why then did He repent of having made man? Because He is holy, and, sin being opposed to His very essence, He could no longer endure the wickedness of man. He also wished, by this destruction of sinful man, to reveal His detestation of sin to all future generations, and thereby to keep them from sinning. Because God is holy, He is also just, as is shown by His reward of the righteous Noe, and His punishment of the wicked.

The Mercy of God. God reveals to us His mercy as well as His justice in this story of the Deluge. He did not allow the Flood to come suddenly, but by degrees. When the rain began to fall, it is probable that many believed in Noe’s warnings of the coming judgment and began to pray and repent of their sins, and cried to God for pardon. Such as did this were saved, and were not cast into hell, but sent to Limbo (1 Peter 3:19).

“Others do the same thing.” Sinners often speak thus in excuse for themselves. But the Deluge teaches us that such words avail nothing with God. Sin remains sin, and mortal sin remains mortal sin, whether committed by few or many. When everybody was wicked, as in the days of Noe, everybody was punished. At the Last Day we shall not be judged according to the opinions and easy-going principles of the world, but according to the holy Commandments of God and of His Church.

The fortitude of Noe. Among all his other virtues we must admire this the most. He remained virtuous in the midst of a corrupt world, and did only that which was pleasing to God. The wicked people around him did all in their power to lead him astray. They mocked him, because he did not do as they did; but he did not let himself be moved to do evil. He firmly resisted the attractions of the wicked world, and remained true to what was right.

Noe’s love of his neighbour. For a hundred and twenty years he laboured for the salvation of the souls of his fellow-creatures, who were walking on the road to ruin. His love of his neighbour was real, practical, and entire.

The Ark a type of the Catholic Church. All those who were in the ark, were saved from death: whosoever is a true child of the Catholic Church, will be saved from everlasting death. There was only one ark of safety: so is there only one true Church in which there is salvation. The ark was designed and built according to God’s directions; so was the Church founded by our Lord. The ark did not sink amid the storms of the Deluge, being protected and guided by God; even so the Catholic Church does not sink amid the storms of persecution, being invisibly protected and governed by God the Holy Ghost.

The Last Judgment. The terrors of the Deluge are a type of the Last Day, for our Lord has said (Matthew 24:37): “As in the days of Noe, so shall also the coming of the Son of man be” (i.e. when He comes again to judge the world). Great were the fear and lamentation when the Deluge broke forth, but greater far will be the terror felt at the approach of the Last Day. “There shall be then great tribulation such as hath not been from the beginning of the world until now” (Matthew 24:21). And yet many men behave about the Last Judgment precisely as those of Noe’s time behaved about the Deluge, passing their lives in frivolity, and fearing nothing. The very same thing which happened to these last will happen to them. The men of Noe’s time would not listen to his warnings: they scoffed at him and refused to believe in the judgment that was to overtake them. But when the Flood came, and certain destruction lay before them, they cursed their folly and frivolity, and bitterly envied Noe’s safety in the ark. So will it be with men when the Last Day comes. “Then will they say within themselves, repenting and groaning for anguish of spirit: These are they whom we had some time in derision, and for a parable of reproach. We fools esteemed their life madness, and their end without honour. Behold, how they are numbered among the children of God, and their lot is among the saints.” (Wisdom 5:3-5)

Application

You became children of God by holy Baptism. Have you always lived as such? Have you always prayed willingly and devoutly, and hated sin? Think very often about God, who is everywhere, and sees into your hearts. Henoch took delight in meditating about God. Wherever he went, and whatever he was doing, he had God before his eyes. Each time today that you hear the clock strike, or the bell ring, make short acts of faith, hope and charity.

The children of God became corrupt, because they mixed with the children of the world. Man, being naturally inclined to evil, follows bad example very easily. “Evil communications corrupt good manners.” One bad apple taints a hundred sound ones, but a hundred sound apples cannot make the bad one good again. Beware, in future, of bad companions. They are not true friends, but the enemies of your soul. Seek the company of pious, God fearing people. “My son, if sinners shall entice thee, consent not to them” (Proverbs 1:10).

Noe’s preaching was all in vain, because the frivolous people heard him indeed with their ears, but did not take to heart what he said. In what way do you listen to sermons and instructions?

Noe feared God, but did not fear the impious world. Very often you fear men more than God. Have you never been ashamed to make the sign of the cross, or to kneel down to say your prayers, or to take holy water? Do not ever again be so cowardly! Pay no attention to the scoffs of bad people, but be strong, and fearlessly confess your faith! Pray earnestly to God the Holy Ghost for the gifts of fortitude and holy fear!

Footnotes

1 Redeemer. According to the promise that the seed of the woman would overcome sin and the devil.

2 Mechanics. They practised various arts and trades, such as building, stone-cutting, carpentering, weaving, forging, and the making of musical instruments.

3 Seth. Seth, being just and holy like Abel, was a compensation to his parents for his loss. God chose Seth to be the heir of the promises, and the forefather of the people of God, and later on of the Redeemer Himself who, according to Saint Luke (3:38), was, as Man, descended from Seth.

4 From God, i.e. they did not seek God or serve Him. They were called sons of men, or of this world, in contradistinction to the children of the just Seth, who were called the sons of God, because they loved and honoured God as their Lord and Father.

5 Henoch. He “walked with God”, i.e. lived in God’s presence, prayed without ceasing, and was united to God by the most intimate love. He was the saint of the primitive ages. His zeal for the glory of God, and his sincere love of his neighbour, urged him to convert sinners, so as to save them from eternal loss.

6 Taken up. He did not die, but was translated to paradise with his body and soul, as happened later on to the prophet Elias. He, too, was a holy preacher of penance, and was translated without dying.

7 Associate. In the course of centuries, the children of God intermarried with the children of men, and let themselves be led into their godless ways, so that impiety increased, and at last became general. Then God resolved to exterminate the human race, which was now living so shamelessly in accordance with its own evil passions. But He gave them a hundred and twenty years for repentance and amendment.

8 Repented. This is a human way of speaking of God who, because He foresees all, does not change or regret His plans. But in order to express that God felt in His divine heart the terrible ingratitude of man and that it deserved punishment, the sacred writer says beautifully “it repented Him that He had made man”.

9 Found favour. It was God’s will to spare him, and not punish the just with the unjust.

10 Ark. A great house, resting on a sort of raft made of wood, shaped and fitted together.

11 Cubits. The Hebrew cubit was about 18 inches.

12 Third, i.e. upper.

13 Covenant. Of what did this bond or covenant consist? Almighty God promised to save Noe in the ark; and Noe, on his part, undertook to serve God faithfully with his family.

14 Every living creature. Of clean beasts he was to take seven pair. Those beasts were styled clean which lived on herbage; and especially domestic animals were thus classed. Only clean beasts could be offered in sacrifice. Unclean beasts included (besides swine) all beasts of prey (because they shed blood), all vermin and creeping things.

15 Building. With the help of his sons.

16 Preached. Foretelling the coming punishment. The building of the ark ought to have confirmed his words, for each person must have said to himself: “Surely Noe would never have undertaken this great and laborious work if he did not believe in this coming judgment.” But they would not allow any serious thoughts to interfere with their impious frivolity, and went on with their pleasure, refusing to believe Noe’s words, and scoffing at his warnings. Thus they let the hour of grace go by without profiting by it.

17 Beasts. God made the animals to flock into the ark in the same way that He gathered them together to be named by Adam, and in the same way that He still draws the birds of passage every year towards the south.

18 Great deep. That is, the waters under the earth came to the surface.

19 Flood-gates. The water which was gathered in the air, and which God kept back, as it were, by flood-gates, broke loose and poured on to the earth. Many of you have seen flood-gates or sluices in a mill-stream, and you know what the water does when they are opened. In the same way, the water burst out of the clouds, and poured unceasingly on to the earth for forty days.

– from Practical Commentary on Holy Scripture, by Bishop Friedrich Justus Knecht

SOURCE : https://catholicsaints.info/practical-commentary-on-holy-scripture-the-deluge/

Noè

Giuseppe Milani, Noè (dal ciclo con Storie e personaggi dell'Antico Testamento), 1773 - 1774, affresco; Cesena, Abbazia di Santa Maria del Monte


San Noè Patriarca

18 novembre

Desterà forse un po’ di sorpresa il fatto che il santo oggi in questione non solo non sia cristiano, ma neppure ebreo come i patriarchi ed i profeti biblici. Analogo caso è però costituito dal re-sacerdote San Melchisedech.

Il patriarca Noè è infatti una figura nota, seppur sotto diversi nomi, ad altri popoli mesopotamici e la storia del diluvio a lui connessa è narrata anche da vari antichissimi testi babilonesi, quali per esempio l’Epopea di Ghilgamesh ed il Poema di Atrakhasis. Il fatto storico che probabilmente ispirò questo racconto leggendario sta in un catastrofico evento verificatosi forse nell’area dei due maestosi fiumi Tigri ed Eufrate, le cui inondazioni opportunamente incanalate si rivelarono sempre fonti di benessere, ma con le loro piene eccessive furono talvolta causa di devastazioni.La figura di Noè è così nota da rendere incompleto ogni possibile tentativo di riproporre così in breve la sua vicenda, narrata per esteso nei capitoli 6-9 del libro della Genesi, pur con qualche incongruenza, dovuta all’intrecciarsi di due differenti tradizioni. L’arca tratteggiata nel racconto biblico con misure esorbitanti, lunga 156 metri, alto 30, larga 26, con la capacità di 65/70.000 metri cubi, desta da secoli lo stupore degli artisti, che cercano di raffigurarla, e degli archeologi, che invano tentano di scovarne eventuali resti, nonostante le discordanze sulla suo possibile collocazione.Noè costituisce comunque un emblema dei giusti presenti indubbiamente anche nel mondo pagano: Abramo verrà infatti parecchi secoli dopo. Dio stabilì già con Noè un’alleanza anticipatrice di quella che stipulò poi con Israele sul monte Sinai. Questo è dunque l’atto culminante del racconto del diluvio, cioè il Signore che nella sua giustizia irrompe per colpire il male dilagante con le acque impetuose, simbolo per l’antico Vicino Oriente del nulla e del caos. Ma Dio si fa portatore di salvezza nei confronti di tutti i giusti, incarnati in Noè, “uomo giusto e integro” in una “terra corrotta e piena di violenza” (Gn 6,9.11).L’arcobaleno sfolgorante nel cielo divenne segno non solo del giudizio divino ormai ottemperato, ma anche della nuova alleanza cosmica intersorsa tra Dio e l’intera creazione. Tuttavia il male non fu così del tutto estirpato, riaffiorando infatti nel finale del racconto della storia di Noè, più precisamente nella mancanza di rispetto che Cam, uno dei tre figli di Noè, ebbe nei confronti di suo padre, qualora “vide il padre scoperto e raccontò la cosa ai due fratelli” (Gn 9,22).

Fu così evidente che purtroppo, anche nell’umanità appena rinnovata, il germe del male era già pronto a risorgere tra gli uomini e trovare nuovo vigore.

Autore: Fabio Arduino

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92468

Noè

Giovanni Battista Gaulli (1639–1709), The Sacrifice of Noah, circa 1660, 249 x 137, National Museum of Art, Architecture and Design,  Oslo, Norway


NOÈ

di Alberto Vaccari

Enciclopedia Italiana (1934)

Eroe della Bibbia (Genesi, V, 28-IX, 29), decimo nella serie dei più antichi patriarchi della linea di Set (ibid., V, 1-29) a cavaliere fra due età del mondo, prima e dopo il diluvio. Nella figura di N. quale ci è presentata dal racconto della Genesi vanno distinti tre aspetti: il giusto salvato dal diluvio, il padre della nuova umanità, l'inventore della viticoltura; il primo è di gran lunga il più importante.

Il giusto salvato dal diluvio. - Essendosi il genere umano sprofondato in un'insanabile corruzione morale, Dio decide di affogarlo in una generale inondazione, risparmiandone soltanto N. con la sua famiglia, che si era mantenuta intatta dall'universale corruzione; perciò ordina a N. di costruirsi un'ampia nave (l'arca) dove riparare dall'inevitabile catastrofe sé e la famiglia con una o più coppie d'ogni specie animale. N., sempre ubbidiente agli ordini divini, eseguisce ogni cosa, e così salva sé e i suoi dall'universale sterminio.

Sotto questo aspetto il N. biblico ha il suo riscontro nell'Utnapishtim dell'epopea babilonese di Gilgamesh, l'Atraḥasis di altre redazioni, in sumerico Ziusudra, donde lo Xisutros di Beroso. Ma ci son pure almeno due notevoli differenze. Utnapishtim scampato al diluvio passa a vita immortale nelle isole fortunate in compagnia degli dei; N. invece resta mortale e riprende la sua vita di prima. Inoltre, ed è più grave, a Utnapishtim il singolare favore è accordato soltanto per il cieco affetto d'un dio subalterno per lui, senza alcun suo merito personale, a N. invece è premio della sua virtù. Questo tratto morale è tanto spiccato nella Genesi, che presso gli altri scrittori biblici N. passa per il tipo dell'uomo giusto (Ezechiele, XIV, 14) anzi banditore della giustizia (II Pietro, II, 5), modello di fede in Dio e viva prova della Provvidenza (Sap., X, 4), il cui esempio fu una tacita predicazione e una condanna del mondo incredulo (Ebrei, XI, 7; Ecclesiastico, XLIV, 17). Gesù stesso nel suo grande discorso escatologico (Matteo, XXIV, 37 segg.; Luca, XVII, 26 segg.) mette in parallelo il mondo quale fu ai giorni di N. e quale sarà al ritorno del figlio dell'uomo, cioè alla sua seconda venuta.

Il secondo padre del genere umano. - Dai tre figli di N. scampati con lui nell'arca, Sem, Cam e Iafet, provengono, secondo la Genesi (X, 1-32), tutti i popoli della terra, almeno quelli che entravano nell'ambito dell'albero genealogico dei popoli a quel punto della storia, secondo il piano seguito dall'autore della Genesi: da Iafet gli Indoeuropei; da Sem i popoli dell'Asia anteriore, che appunto da lui ebbero il nome di Semiti; da Cam gli altri, segnatamente gli Africani. Sotto questo aspetto nessun riscontro con N. presenta la leggenda babilonese; ma qualche cosa di simile ha il mito greco dì Deucalione, che con la moglie Pirra dopo il diluvio ripopola la terra gettandosi le pietre dietro le spalle. Come nuovo padre del genere umano N. riceve da Dio (Genesi, IX, 1-7) una legge che rinnova e amplifica la prima già data ad Adamo (ibid., I, 28). Con le nuove concessioni (incutere terrore agli animali e mangiarne le carni, purché dissanguate) la Bibbia vuole certo segnalare una tappa nel cammino dell'umanità, la prevalenza della caccia e del regime carnivoro. Anche nel governo divino segna un'epoca di maggiore tolleranza l'assicurazione data a N. che il genere umano non sarà più distrutto dal diluvio; segno sensibile della divina promessa è l'arcobaleno (Genesi, IX, 6-17).

L'agricoltore. - Altro aspetto che nella figura di N. accenna alla marcia dell'umanità, riguarda i progressi dell'agricoltura. A N. fa risalire la Bibbia la coltura della vite e l'arte di trarne il vino (Genesi, IX, 20 seg.); ma presentandoci, insieme con la prima invenzione, anche il lato pericoloso con l'ebbrezza (sebbene inconscia) di N., vuole mettere discretamente in guardia dagli abusi. Nella nota scena che chiude l'incidente (Cam schernisce, Sem e Iafet pudibondi velano la nudità del padre) realismo e moralità, fierezza etnica e storia mondiale si fondono insieme. L'espansione di Iafet, il suo passaggio alla religione di Sem, il servaggio di Cam sotto i primi due, sono i tre punti del messaggio di N. (Genesi, IX, 24-26) e dànno in compendio la storia millenaria dei tre continenti, Europa, Asia e Africa.

Nome, etimologia. - A questo carattere d'innovatore dell'agricoltura sembra annodarsi il motivo dell'imposizione del nome Noè, espresso, secondo un uso frequente nella Bibbia e nell'antico Oriente, con un'assonanza etimologica. Lamec, padre di Noè (si legge in Genesi, V, 28 segg.) "ebbe un figlio e lo chiamò Noè, dicendo: Questi ci ristorerà dal nostro lavoro, e dalle fatiche delle nostre braccia per il suolo maledetto da Dio" (cfr. Genesi, III, 17). L'accenno all'agricoltura è chiaro, e l'allusione all'effetto esilarante del vino è almeno probabile (v. Salmo, CIV, 15; Proverbi, XXXI, 6 seg.; Geremia, XVI, 7); ma l'assonanza del nome Noè (ebr. Noaḥ) col verbo "ristorare" o "confortare" (ebr. naḥem) non va che per metà. Correggere questo verbo in quello di nûaḥ "riposare", della stessa radice che Noah, è arrischiato. Forse qui si fonde insieme l'eco di due tradizioni. In un frammento dell'epopea di Gilgamesh in lingua Harri (parte dell'impero hittita) trovato recentemente a Boğazköy l'eroe scampato al diluvio si chiama Naḥmuliel, formato cioè precisamente con la radice naḥem (v. E. Burrows, in Journal of the Royal Asiatic Society, 1925, p. 281 segg).

Non farà meraviglia che la riflessione religiosa e l'immaginazione popolare abbiano poi, specialmente presso i Giudei, ingrandito, ampliato e abbellito la figura di Noè con leggende, che si possono vedere riassunte in The Jewish Encyclopedia, IX, p. 319-323. Nell'epoca romana la leggenda di Noè s'era localizzata ad Apamea nella Frigia, dove furono coniate (sec. III d. C.) anche monete con la figura di Noè nell'arca; v. Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, I, 11. coll. 2501-2522.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/noe_(Enciclopedia-Italiana)/

KTO – le déluge : https://www.ktotv.com/video/00413441/le-deluge et https://www.youtube.com/watch?v=drxfZQ2ARR8

Histoire de Noé, 19/10/2024 : https://www.ktotv.com/video/00443201/histoire-de-noe

ECDQ, Église catholique de Québec -  La véritable histoire de Noé! : https://ecdq.tv/la-veritable-histoire-de-noe/

Que représente l’Arche de Noé : histoire et signification : https://www.holyart.fr/blog/articles-religieux/que-represente-larche-de-noe-histoire-et-signification/

L’Église catholique à Paris - Juillet - Célébrer l’Alliance avec Noé : https://dioceseparis.fr/juillet-celebrer-l-alliance-avec.html

Noé Fiche théologique pour adultes : https://catechese-par-la-parole.catholique.fr/images/catechese/fichiers-pdf/09noe/reperes/No%C3%A8_Fiche_th%C3%A9ologique_No%C3%A9_Site_interparole.pdf

Commentaire Genèse 13/16 ─ L’alliance avec Noé (Gen 8, 20 - 9, 17), par Arnaud Dumouch / https://www.youtube.com/watch?v=IktCdn_RgNc

Église catholique en Yvelines, À Coignères, Noé figure du Christ ressuscité : https://www.catholique78.fr/2018/03/23/noe-figure-christ-ressuscite-coignieres/

Noe (Noah). The ninth patriarch of the Sethite line, grandson of Mathusala and son of Lamech : https://www.catholic.com/encyclopedia/noe-noah