L'ordination de saint Vaast.
Saint Gaston
Waast ou Vaast, évêque
d'Arras (+ 540)
Évêque d'Arras, catéchiste de Clovis.
Voir sur le site internet du diocèse d'Arras:
...patron de l'Église qui est à Arras. 73 églises comme celle de Troisvaux portent son nom. Il est fêté le 6 février... C'est jour de fête pour tous ceux et celles qui participent à porter l'Évangile du Christ aux quatre coins du diocèse...
"Vers l'an 500, l'évangélisation devait être reprise à zéro. L'évêque de Reims, Rémi envoie le jeune Vaast dans la région. Il est difficile de savoir l'étendue des territoires de Cambrai et Arras qui lui sont confiés."
St Vaast: + 540 (?) (Liste des évêques - diocèse de Cambrai et Arras)
- histoire des saints, chanoine Laurent, diocèse de Saint-Dié
Un internaute nous signale qu'il est le saint patron des catéchistes dans le Pas-de-Calais.
A lire: Saint Vaast, Évêque d'Arras - Apôtre de l'Artois - document en pdf envoyé par un internaute.
À Arras, en 540, saint Vaast (Gaston), évêque. Prêtre de Toul, il catéchisa le
roi Clovis, fut envoyé par saint Remi comme évêque à Arras, où il restaura
cette Église ruinée après l'invasion d'Attila, la gouverna pendant une
quarantaine d'années et poursuivit l’œuvre d'évangélisation des peuples encore
païens de la région.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/2123/Saint-Gaston.html
Saint Vaast ou
Waast, évêque
Originaire de la partie
occidentale de la Gaule, il décide de quitter le monde pour s’installer comme
ermite dans la région de Toul. L’évêque le prend à son service et l’ordonne
prêtre. En 496, le roi Clovis, de passage à Toul, demande à être instruit de la
foi chrétienne. Désigné pour cette mission, Vaast se joint au cortège royal qui
chemine vers Reims. Tout au long du voyage, il prodigue ses enseignements à
Clovis. Sous son influence, alors qu’il a été nommé évêque d’Arras, les
populations reviennent graduellement au christianisme. En 510, saint Rémi lui
confie le soin de gouverner un second diocèse, celui de Cambrai (453- 539).
Saint Vaast (Waast,
Gaston)
Évêque et confesseur
A l’époque où les francs
étaient encore païens, Waast nait dans une famille noble gallo-romaine. Il se
sent appelé à devenir moine-ermite. Il vit retiré dans la région de Toul. Mais
il vient en aide aux malades qui le sollicitent. C’est ainsi qu’il se retrouve
appelé à une vie publique comme prêtre à Toul. Quand Clovis passe à Toul pour
se rendre à Reims, on l’invite à rencontrer Waast. C’est ainsi qu’il donne au
chef des Francs les premiers enseignements sur la foi chrétienne. La guérison
d’un aveugle par le saint, sur la route de Reims, impressionne Clovis et
l’ouvre encore plus à la foi chrétienne. C’était après la victoire de Tolbiac,
où Clovis avait fait de vœu de se convertir au Dieu de Clothilde son épouse,
s’il gagnait la bataille.
A Reims, saint Rémy
demande à ce prêtre toulois de continuer l’éducation chrétienne de Clovis.
Éducateur de la foi et conseiller du pouvoir se font ensemble. Devenu chrétien,
Clovis se préoccupa de l’évangélisation de son royaume et trouva en saint Waast
un précieux auxiliaire. Consacré évêque par saint Rémi, saint Waast fut envoyé
à Arras où il a laissé le souvenir d’un intrépide missionnaire.
Arras était un pays mal
géré, pillé et ravagé par les barbares. Saint Martin vers l’an 350 avait déjà
évangélisé l’Artois et Arras, capitale des Celtes Atrébates. Mais sur ces
premières communautés chrétiennes s’abattit l’ouragan barbare. Vers l’an 500,
l’évangélisation devait être reprise à zéro. L’histoire rapporte que Waast
entrant dans les ruines d’une église se trouve face à un ours. Waast le fait
reculer et retourner dans la forêt, image du paganisme. Il guérit aveugles et
boiteux. Il apporte la vérité chrétienne à toute une population broyée dans la
misère du paganisme. Elle devient capable de voir la vraie lumière et de
marcher dans la foi.
Son apostolat dura
quarante ans environ et on s’accorde pour placer sa mort en 540, le 6 février.
Saint Waast fut le patron
d’une des plus anciennes paroisses de Toul, voisine de la cathédrale, à
l’endroit où une tradition tardive veut qu’il ait eu sa maison.
Sa fête était célébrée le
jour de sa mort, 6 février, jusqu’à ce que la fête de saint Tite, compagnon de
saint Paul, soit fixée ce jour là. Depuis, nous fêtons saint Waast le 13
février.
« Clovis vint en la ville
de Toul, où il savait que Vaast servait Dieu dans une louable sainteté et pour
jouir des doux fruits de la vie contemplative. Il le prit pour compagnon ; et
ensuite il s’empressa d’aller auprès de Rémi, un très célèbre prêtre du Christ,
dans la ville de Reims, afin qu’éduqué par les saines leçons de chaque, initié
dans les fermes fondements de la Foi de l’Église, et préparé par la foi et la
connaissance de la vertu, il puisse être spirituellement lavé aux fonts
baptismaux par un si grand prêtre, et encouragé par les dons célestes de
l’autre, car cet homme, marchant devant la divine miséricorde, était le début
de la prédication de l’Évangile. L’un mena le roi à se hâter vers la fontaine
de la Vie ; l’autre (Rémi) l’y lava. Les 2 pères étaient égaux en piété ; l’un
(Vaast), par les doctrines de la Foi, l’autre, (Rémi) par les eaux baptismales
: tous deux offrirent comme don acceptable au Roi éternel un roi temporel. Ces
hommes sont 2 oliviers, 2 candélabres lumineux, par lesquels le roi
prémentionné, éduqué dans les voies de Dieu, par la miséricorde de Dieu, étant
entré par le portail de la Lumière perpétuelle et croyant en Christ avec son
très puissant peuple Franc, firent d’un peuple élu une nation sainte, de sorte
que les vertus de ce Dieu Qui les avait appelés des ténèbres à Sa merveilleuse
Lumière puissent être manifestées en eux. » (Vie de Saint Vaast écrite vers 800
par le bienheureux Alcuin)
SOURCE : http://www.introibo.fr/Saint-Vaast-Waast-Gaston-eveque-et
SAINT VAST*
Vast ou Vedaste, vere
dans aestus, parce qu'il se donne vraiment des ardeurs d'affliction et de
pénitence. Vast, viendrait encore de voeh distans, malheur éloigné, parce que
le voeh éternel est éloigné de lui. En effet toujours les damnés diront :
Malheur; d'avoir offensé Dieu! Malheur, d'avoir obéi au démon! Malheur, d'être
né! Malheur, de ne pouvoir mourir! Malheur, pour être tourmenté si fort !
Malheur, parce que jamais je ne serai délivré.
Saint Vast fut ordonné
évêque d'Arras par saint Remi. Quand il arriva â la porte de la ville, il y
trouva deux pauvres, demandant l’aumône, l’un aveugle, l’autre boiteux, et il
leur dit : « Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j'ai, je vous le donne. » Il
fit ensuite une prière et les guérit l’un et l’autre.
Un loup avait fait sa
demeure d'une église abandonnée et couverte par des ronces ; Vast lui demanda
d'en sortir et de n'oser plus y rentrer : ce qui arriva. Enfin, après avoir
converti un grand nombre de personnes par ses paroles et ses oeuvres, la
quarantième année de son épiscopat, il vit une colonne de feu descendre du ciel
jusque sur sa maison : il comprit alors que sa fin était proche et peu de temps
après, il mourut en paix, vers l’an du Seigneur 550.
Comme on faisait la
translation de son corps, Omer, aveugle de vieillesse, chagrin de ne pouvoir
contempler le corps du saint, recouvra la vue à l’instant, mais peu après,
selon son désir, il redevint aveugle.
* Alcuin a écrit en
meilleur style une vie ancienne de ce saint. Cette légende n'a rien qui n'y
soit conforme.
La Légende dorée de
Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction,
notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine
honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de
Seine, 76, Paris mdccccii
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/042.htm
Saint Vaast, évêque
d'Arras (+ 540), par le bienheureux Alcuin
L'évêque Vigile règnait
sur le siège de l'Église du Christ à Rome, et Childebert 1er était roi des
Francs, lorsque saint Vaast acheva ici bas son ministère sacré de pontife de
l'Église du Christ à Arras. Moins connu que saint Rémi de Reims, saint Vaast (Gaston
en français, Foster en anglais), fut pourtant d'une importance capitale dans la
conversion de Clovis 1er, et par la suite du peuple Franc, au Christianisme
Orthodoxe. Car à l'époque, en Europe, en dehors du Christianisme Celtique,
seuls les Francs seront Orthodoxes. Et c'est tant aux prières de sainte
Clothilde qu'à la catéchèse mystagogique de saint Vaast que ce peuple devra son
Salut. Voici une Vita certes tardive, certes poétique mais ne manquant pas
d'intérêt par les parallèles bibliques et encouragements évanégliques lancés
par Alcuin à ses lecteurs, ceux d'antan comme ceux d'aujourd'hui.
A Dieu soit la gloire, en
tout et pour tout.
JM
Alcuini epistola 74
Dümmler, Ernst: Epistolae
Karolini aevi (II), Berlin 1895, M.G.H.
Vie de Saint Vaast
écrite vers 800 par le
bienheureux Alcuin
Alcuinus Radoni abbati
Vedastino vitam Sancti Vedasti emendatam mittit eumque et monachos eius ad
morum honestatem cohortatur.
Au bien-aimé fils de
l'abbé Radonis, Alcuin [Albinus], humble moine, envoie ses meilleures
salutations.
Suivant avec amour
l'ordre de votre grandeur, j'étais dans l'ardent désir de publier la vie de
saint Vaast, votre père et notre intercesseur, non pas que je me sois considéré
en quoi que ce soit comme digne de ses si excellentes vertus, mais parce que
j'ai pensé qu'il ne me convenait pas de manquer au moindre des ordres de votre
révérence. Dès lors, honorer ou censurer ces lettres n'appartient qu'à vous.
J'espère que quel que soit le sort qui leur adviendra, elles vous seront
agréables, à vous et aux frères. Je vous supplie dès lors de daigner me payer pour
mes efforts par le réconfort de vos prières; afin que je puisse mériter d'être
un des vôtres dans la charité commune; toujours soucieux de garder le
commandement de Celui Qui a dit "Voici Mon Commandement, c'est que vous
vous aimiez les uns les autres" (Jn 15,12). Car le Salut de tous se trouve
dans ce précepte; tous le savent nécessaire par dessus tout, en particulier
pour ceux qui entreprennent de diriger le troupeau du Christ. Dès lors vous,
très bien-aimé, qui avez entrepris de diriger le troupeau, vous devez vous
efforcer d'enseigner diligemment par l'amour fraternel et la sainte admonition,
et vous aurez les mains occupées à guider le troupeau à travers les pâturages
de la vie. Vous avez l'assistance du Christ et saint Vaast pour intercesseur
pour toute votre bonne oeuvre. Par votre grand effort, vous avez une maison de
Dieu magnifiquement ornée et dotée de généreux dons. Dès lors, dirigez vos
serviteurs pour qu'ils s'ornent eux-mêmes des bonnes oeuvres, et qu'ils
s'assemblent pour l'Office divin. Et puisque les Anges sont sans cesse à
l'office dans le Ciel, qu'il en soit de même à l'église pour les frères. A vous
d'ordonner, à eux d'obéir. A vous de guider, à eux de suivre. Et ainsi la
volonté de tous doit être une, de sorte qu'il y aura une récompense dans le
Royaume de Dieu.
N'ôtez rien des heures
canoniques de divine louange, de peur que par quelque négligence, la place que
quelqu'un soit vacante à la vue de Dieu; et que les paroles de Dieu offertes
dans les églises visent à toucher le coeur au plus profond; et que les Offices
soient célébrés avec grande révérence envers le Dieu tout puissant; que tout
dans le service de Dieu soit accomplit avec humilité et dévotion. Que
l'obéissance soit fidèlement et vigoureusement observée par tous, même au milieu
des nécessités de ce monde. Certainement, que règne entre tous la plus
harmonieuse paix, et la sainte charité et la dévotion à la vie de la Règle. Que
l'ancien enseigne le plus jeune par le bon exemple et l'admonition diligente –
que les anciens les aiment tels des fils, et que les fils honorent leurs
anciens tels des pères, obéissant à leurs préceptes avec tout empressement. En
effet, votre révérence, votre conversation devrait être un exemple de
rectitude. Veillez à ne scandaliser personne par la moindre partie de votre
vie, mais édifiez-les et renforcez-les sur le chemin de la vérité, parce que
votre récompense dépendra de leur bon parcours. Les cheveux blancs annoncent la
venue du dernier jour. Pour cette raison, soyez prêt à tout moment pour vous endormir
dans le Seigneur Dieu. Vous devriez vous préparer une échelle pour monter au
Ciel construite grâce à l'amour fraternel, la charité envers les pauvres, et
par une vie chaste. Préparez vous avec diligence pour une éternité de jours
heureux. Vous avez l'honneur de ce monde, qui vous deviendra spirituellement
abondant.
Que la Parole de Dieu
soit prêchée au peuple venant à l'église les jours de fêtes; et où que vous
alliez, que les clercs accomplissent complètement le service de Dieu; que ceux
qui vous accompagnent soient sobrement vêtus et ne s'adonnent pas à l'hilarité;
que la respectabilité de leurs vies soit une leçon de Salut pour les autres. Et
où que vous alliez, vous devriez toujours avoir le plus grand soin pour les
pauvres, les veuves et les orphelins, afin qu'ayant en plus accomplit d'autres
oeuvres charitables, vous puissiez entendre du Seigneur Christ au Jour
redoutable "ce que tu as fait au plus petit d'entre ceux-là, c'est à Moi
que tu l'as fait" (Mt 25,40). Soit tel un père pour les pauvres, et
examine soigneusement toutes les plaintes qui te sont présentées, et épargne
ceux qui pèchent contre toi, afin que Dieu puisse t'épargner tes péchés. Soit
juste dans tes jugements, et miséricordieux dans les dettes. Soit un maître de
vertu, aux manières irréprochables, agréable en parole, digne de louange dans
ta manière de vivre, pieux dans toutes les oeuvres de Dieu. Exhorte aussi les
frères à lire très consciencieusement les saintes Écritures. Ils ne devraient
pas croire pour avoir ouï dire, mais par connaissance de la vérité, afin qu'ils
soient eux aussi à même de résister à ceux qui parlent contre la vérité. Nous
sommes en des temps dangereux, comme les Apôtres l'avaient prédit, car nombre
de faux docteurs surgissent, introduisant de nouvelles doctrines, brillants
pour souiller la pureté de la Foi de l'Église par de mauvaises affirmations (2
Tim. 3,1; 2 Pi 2,1). Dès lors, il est nécessaire pour l'Église d'avoir nombre
de gardiens qui, non seulement par la sainteté de vie, mais aussi par la
doctrine de la vérité, sont capables de défendre bravement la forteresse de
Dieu.
J'ai rédigé cette brève
missive de pieuse admonition non pas comme si adressée à un peuple ignorant,
mais afin de montrer la Foi et la vraie charité dans mon coeur. Que fait un ami
s'il ne se montre pas tel en paroles? Si le riche ne refuse pas le petit
présent que lui ferait un pauvre, pourquoi les flots de votre sagesse
devraient-ils repousser les ruisselets de notre intelligence? Car les grands
fleuves se forment des petites rivières s'écoulant en eux, et le Seigneur
Lui-même loua les 2 piècettes de la veuve qui, d'une main généreuse, offrit à
Dieu tout ce qu'elle possédait dans sa pauvreté (Lc 21,2). Et moi, bien que
pauvre en connaissance, j'ai cependant composé ces pieux petits présents avec
amour, adressés à votre fidèle fraternité, vous implorant de les considérer
comme dignes d'être pris en considération par l'humilité de la fraternité,
puisque nous avons été pressé de rédiger cette charitable dévotion de nous pour
vous.
Puisse le Dieu tout
puissant vous faire prospérer, vous et vos frères, en toutes bonnes choses, et
qu'Il daigne vous permettre de parvenir à la béatitude de la gloire éternelle.
Chapitre I - Dans lequel
saint Vaast explique la doctrine Chrétienne au roi Clovis.
Lorsque notre Seigneur et
Dieu Jésus-Christ vint du Ciel en ce monde, (naissant) du sein virginal, afin
de rechercher la brebis perdue (Lc 15,4), et que toute Son alliance et notre
Salut furent accomplis en leur plénitude, et lorsqu'Il repartit en triomphe au
Siège de la paternelle Majesté, afin de chasser les terribles ténèbres de
l'ignorance loin de toute la terre, Il dispersa à travers le monde entier les
nombreuses lumières des saints érudits, brillants de la radieuse lumière de la
sainte prédication de l'Évangile, de sorte que de même que le ciel est orné des
étoiles brillantes bien qu'éclairées par un unique soleil; de la même manière,
le vaste espace de toutes les terres puisse devenir clair et radieux par les
saints enseignants qui sont cependant illuminés par l'éternel Soleil. Afin
qu'ils puissent éclairer par l'illumination et le glorieux Nom du Christ les
sombres ténèbres de l'ignorance face à la vraie Foi, de sorte que ceux qui ont
faim depuis le début des temps puissent être rassasiés au banquet de la Vie
éternelle. D'entre eux sorti le saint prêtre de Dieu et exceptionnel
enseignant, Vaast, au temps des très puissants rois des Francs – au temps de
Clovis – qui vint en ces régions, dirigé par la Grâce divine, pour le Salut
d'une multitude, de sorte que soutenu par l'aide céleste, il puisse libérer ces
peuples égarés par les fraudes diaboliques et pris au filet du piège de
l'erreur, et les ramener sur le chemin de l'éternel Salut et de la vérité qui
n'est qu'en Christ. Mais afin que cela soit réalisable devait d'abord advenir,
selon ce que l'Apôtre autrefois déclara, "le voici maintenant le moment
favorable, le voici maintenant le jour du salut" (2 Co 6,2), pour que le
Seigneur Jésus, Qui désire qui désire que tous les hommes soient sauvés, répande
la compétence en Son disciple afin qu'il puisse être un ministre efficace de la
Parole de Dieu.
Et il advint ainsi que
Clovis, roi des Francs, livrait guerre contre les Alamans, qui avaient à
l'époque leur propre gouvernance: mais il ne les trouva pas non-préparés, bien
qu'il l'aurait aimé. Ayant rassemblé une très forte armée, ils se dirigèrent en
grand nombre pour venir à la rencontre du roi près des rives du Rhin, afin de
défendre leur patrie avec une vertu toute martiale, ou pour mourir pour leur patrie
en hommes libres. Et le combat fit rage dans les 2 camps; les uns afin de ne
pas perdre la gloire d'un triomphe, et les autres afin de ne pas perdre la
liberté de leur patrie; ils s'affrontèrent ainsi dans un massacre mutuel. Alors
le roi, profondément frappé de terreur lorsqu'il vit que l'ennemi combattait
bien plus fort et que ses propres hommes étaient à se faire exterminer,
commença à désespérer, pensant plus à trouver l'échappatoire que la victoire.
Il s'empressa pour demander l'aide du Christ, mais faut-il préciser, non pas
par désir de renaître en Christ, mais par une pressante nécessité. Et parce que
la reine, nommée Clothilde, était pieuse et illuminée par le Sacrement du
Baptême, il s'écria, levant les yeux au ciel : "O Dieu de toute puissance
et de la plus grande majesté, que la reine Clothilde adore et célèbre, à qui
elle se confie, donne-moi ce jour victoire sur mes ennemis. Car à partir de ce
jour-ci, Toi seul sera mon Dieu et Ta puissance sera vénérée. Donne-moi le
triomphe et je Te promet une éternité de service." Aussitôt, par l'oeuvre
de la divine compassion, les Allamans se détournèrent, et la victoire échu au
roi et aux Francs. Ô merveilleuse miséricorde du Dieu tout puissant, ô
ineffable bonté, qui écoute et jamais n'abandonne ceux qui espèrent en Lui!
C'est avec grande Foi que les Chrétiens doivent invoquer Sa compassion, quand
on voit comment un roi païen obtint par une simple prière une si grande
victoire. A qui, dans les temps anciens, devrions-nous comparer l'aide de cette
divine assistance, si ce n'est à celle accordée au roi Ezechias, qui en un
moment de larmes obtint un même fameux triomphe; qui dans un océan de périls
obtint, par une seule prière, que non seulement il verrait la ville défendue
par la protection divine contre une imminente dévastation, mais de plus en
cette même nuit en laquelle il avait élevé des prières vers les divines
oreilles, joyeux et libéré, vit 185.000 ennemis tués (2 Rois 19)?
En vérité, cette victoire
du roi et de son peuple, au sujet de laquelle nous parlions juste avant, fut
cause de Salut éternel; et de peur qu'on ne maintienne cette lampe, à savoir
saint Vaast, cachée sous le boisseau, plaçons-la sur un candélabre, illuminant
la maison de Dieu par l'exemple de sa prédication, afin de guider nombre de
peuples hors de l'erreur de l'idolâtrie et de l'opacité de l'ignorance, les
amenant sur le chemin de la vérité. Aussi donc, ses ennemis ayant été vaincus,
les choses s'arrangèrent paisiblement, et les Allamans soumis à son règne
élevèrent des louanges pour son triomphe, et le roi rentra dans sa patrie. Et
afin que Celui Qui lui avait accordé une telle victoire soit manifesté aux
fidèles, il se hâta pour être instruit par les saintes paroles des serviteurs
du Christ, et être lavé et purifié par le saint Sacrement du Baptême. Et il
vint en la ville de Toul, où il savait que Vaast servait Dieu dans une louable
sainteté et pour jouir des doux fruits de la vie contemplative. Il le prit pour
compagnon; et ensuite il s'empressa d'aller auprès de Rémi, un très célèbre
prêtre du Christ, dans la ville de Reims, afin qu'éduqué par les saines leçons
de chaque, initié dans les fermes fondements de la Foi de l'Église, et préparé
par la foi et la connaissance de la vertu, il puisse être spirituellement lavé
aux fonts baptismaux par un si grand prêtre, et encouragé par les dons célestes
de l'autre, car cet homme, marchant devant la divine miséricorde, était le
début de la prédication de l'Évangile. L'un mena le roi à se hâter vers la
fontaine de la Vie; l'autre (Rémi) l'y lava. Les 2 pères étaient égaux en
piété; l'un (Vaast), par les doctrines de la Foi, l'autre, (Rémi) par les eaux
baptismales: tous deux offrirent comme don acceptable au Roi éternel un roi
temporel. Ces hommes sont 2 oliviers, 2 candélabres lumineux, par lesquels le
roi prémentionné, éduqué dans les voies de Dieu, par la miséricorde de Dieu,
étant entré par le portail de la Lumière perpétuelle et croyant en Christ avec
son très puissant peuple Franc, firent d'un peuple élu une nation sainte (1 Pi
2,9), de sorte que les vertus de ce Dieu Qui les avait appelés des ténèbres à
Sa merveilleuse Lumière puissent être manifestées en eux.
Chapitre II – Les
miracles et vertus de saint Vaast – le Baptême du roi Clovis
Par l'autorité des
Évangiles, l'histoire sainte nous raconte que lorsque le Seigneur Jésus vint à
Jéricho afin d'encourager les coeurs des gens présents à avoir la Foi en Sa
majesté, le peuple cria après Lui afin qu'Il rende la vue à un aveugle (Lc 8),
de sorte qu'à travers la chair de ce seul aveugle, le coeur d'une foule soit
spirituellement illuminé. Et ainsi de même Vaast, ayant été donné par le Christ
Dieu, par le miracle de la vue rendue à un aveugle, renforça le coeur du roi
dans cette Foi qu'il lui avait prêchée en paroles, de sorte que le roi
comprenne que la lumière du coeur lui était aussi nécessaire à lui que ne
l'était l'ouverture des yeux pour l'aveugle, et que la Grâce divine était à
l'oeuvre à travers les prières de Ses serviteurs, oeuvrant sur les yeux fermés
par les ténèbres de la nuit. Ceci afin que par la parole de son serviteur et
par la puissance à l'oeuvre à travers lui, il puisse être parfait par la
connaissance de la lumière spirituelle allumée en son coeur. A présent, alors
que la très distinguée cour d'une très noble compagnie, avec une très grande
multitude de gens, suivait son chemin à travers ces champs, elle parvint en un
certain district que les les gens de ce pays ont coutume d'appeler Vungise,
près de la villa de Regulia, qui se trouve sur les rives fleuries de l'Axona.
Et voilà qu'alors un groupe d'hommes avec le roi parmi eux s'apprêtait à
traverser ladite rivière par un pont, un aveugle, privé de la lumière du soleil
depuis longtemps – non pas aveugle par sa faute mais afin que les oeuvres de
Dieu soient manifestées à travers lui et qu'à travers son illumination les
coeurs des nombreux présents puissent être spirituellement illuminés – voilà
cet aveugle qui les arrêta sur leur chemin un long moment. Lorsqu'il apprit que
Vaast, le saint serviteur du Christ, était en leur compagnie, il cria
"Vaast, saint et élu de Dieu, ait pitié de moi et supplie puissamment Dieu
en ton coeur aimant, afin que tu puisse me relever de ma misère. Je ne demande
ni or ni argent, mais que la sainteté de tes prières rende la lumière à mes yeux."
Et ainsi le saint de Dieu libéra la puissance présente en lui, non pas tant
pour l'aveugle mais plus pour le peuple présent; il se plongea entièrement dans
de saintes prières, confiant en la divine miséricorde, et avec le Signe de la
Croix, plaça sa main droite sur les yeux de l'aveugle en disant :
"Seigneur Jésus, Toi Qui est la vraie Lumière, Qui ouvrit les yeux de
l'aveugle de naissance qui criait vers Toi, ouvre aussi les yeux de cet homme,
afin que ce peuple ici présent puisse comprendre que Toi seul es Dieu, Qui
accomplit les merveilles au Ciel et sur terre." La vue de l'homme fut
aussitôt restaurée, et il s'en alla son chemin dans la joie. Par la suite, une
église fut construite en cet endroit par des hommes pieux, en témoignage de ce
miracle, église dans laquelle les dons divins sont jusqu'à nos jours accordés à
ceux qui prient et croient.
Alors le roi, tout
imprégné des doctrines évangéliques par l'homme de Dieu et fermement renforcé
dans la Foi par le miracle présent, ne tarda plus en chemin, ni n'hésita en sa
foi, mais avec grand empressement en son âme et avec grande hâte il se dépêcha
pour aller voir le très saint évêque de Reims, de sorte qu'avec le Saint Esprit
à l'oeuvre à travers ce saint ministère, il puisse être lavé dans les eaux
vives du Baptême catholique [*] pour la rémission de ses péchés et l'espérance
de la vie éternelle. Il fut cependant retardé en cela pendant plusieurs jours,
afin de se soumettre à la règle ecclésiastique, afin d'être d'abord lavé dans
ses larmes de repentance, suivant le précepte donné par saint Pierre, prince
des Apôtres : "Repentez-vous et que chacun d'entre vous soit ensuite
baptisé au Nom de Jésus-Christ" (Actes 2,38). Et ainsi il fut prêt à
recevoir le Baptême au Nom du divin mystère de la Sainte Trinité. A cet effet,
le bienheureux pontife, sachant que l'Apôtre Paul a dit "que tout se passe
dignement et en bon ordre" (1 Co 14,40), fixa le jour où le roi devrait
entrer dans l'église pour y recevoir le Sacrement de la divine bonté. La joie
de l'Église du Christ était telle que la sainte joie de Dieu lorsqu'on vt le
roi de Ninive qui, à la prédication de Jonas, descendit de son trône de majesté
et se coucha dans la cendre de pénitence et plaça sa tête sous la paternelle main droite du prêtre de Dieu afin de s'humilier plus encore (Jon. 3,3). Et
ainsi, le roi fut baptisé avec nobles et son peuple, qui se réjouit en
acceptant le Sacrement par lequel la Grâce divine venait en ce bain du Salut.
Ayant obtenu à la fois la
victoire sur ses ennemis et son propre Salut assuré par sa promesse, il rentra
pour prendre la direction et la gouvernance avec le sceptre du royaume, et
confia saint Vaast aux soins du bienheureux pontife Rémi. Il y resta et devint
célèbre par les exemples des vertus de sa vie, et il devint aimé et vénéré de
tous. Car il était religieux en dignité, distingué dans la charité, d'un
profond amour fraternel, exceptionnel dans la vertu d'humilité, sans cesse
veillant en prière, modeste en discours, chaste de corps, sobre dans le jeûne,
un consolateur pour les souffrant. Ne pensant pas à demain, mais toujours
confiant dans la compassion de Dieu ,et tous ceux qui venaient à lui, il en
prenait soin avec la nourriture de la vie éternelle. Il ne méprisait personne
qui était dans la détresse, mais par de pieuses paroles de consolation, il
relevait les affligés. Il ne blessait personne en paroles, mais par un amour
fraternel, il s'occupait toujours à quelque bonne oeuvre. Il était souvent
visité par des personnes empressées, car par sa conversation, quiconque pouvait
recevoir en son affliction la consolation de sa sollicitude, et pouvait
entendre de sa bouche toute la vérité sur l'enseignement de l'Église. Et ainsi,
par le moyen de sa pieuse admonition, nombreux furent délivrés des pièges du
démon, et avec l'aide de la miséricorde divine, furent amenés sur le chemin de
la Vie éternelle.
C'est ainsi donc que,
comme nous l'avons dit plus haut, nombre de de personnes, tant nobles que du
peuple, venaient visiter l'homme de Dieu du fait de sa si grande réputation de
sainteté, afin de pouvoir être consolés par la grâce qui abondait sur ses
lèvres, et parce que sa bouche répandait l'abondance des biens de son coeur (Mt
12,34), et parce qu'il était plein d'amour fraternel pour quiconque venait à
lui, se montrant affable envers tous. Considérant que le Salut d'autrui, tel
était sa richesse, il ne fut pas avare face à cette richesse, il n'enterra pas
les talents du Seigneur, mais s'efforça de les multiplier quotidiennement, ne
voulant pas que son Seigneur paraissant, Il ne le trouve indigne d'être en Sa
présence.
C'est ainsi qu'un homme
noble et pieux vint en compagnie visiter le serviteur du Christ, afin de
pouvoir recevoir de lui le rafraîchissement du céleste enseignement. Et comme
son discours de si douces et consolantes paroles s'était tant prolongé, le
soleil passa au delà de l'horizon et se cacha derrière les ombres croissantes,
et l'homme de Dieu ne voulut point renvoyer son hôte sans lui avoir
charitablement donné provision pour le voyage. Il ordonna à un garçon
d'apporter une coupe de vin à son cher ami, afin qu'il rentre chez lui tant
avec l'âme rafraîchie que le corps réconforté. Mais du fait de la foule d'hôtes
du jour et de la grande générosité de l'homme de Dieu envers tous, qui n'était
pas avare en oeuvres dans la charité du Père, le garçon trouva vide la cruche
avec laquelle il était habitué de servir le vin. Aussitôt il s'en affligea, et
il murmura doucement ce fait aux paternelles oreilles. Vaast rougit de honte;
cependant, par la douceur de la charité abondant en son coeur et ayant
confiance dans les divines faveurs, il fit silencieusement élever des prières
vers Dieu, ne doutant pas de l'aide divine ni de l'effet de ses requêtes, mais
croyant fermement en la miséricorde de Celui Qui, de pierres sèches abreuva un
peuple assoiffé par une source d'eau vive (Ex. 17, Nb 20); et à Cana de
Galilée changea l'eau en un vin merveilleux (Jn 2). Il dit au garçon "va,
confiant dans la bonté de Dieu, et ne tarde pas à nous rapporter quoi que ce
soit que tu trouveras dans la cruche." Obéissant prestement à cet ordre
paternel, il se pressa et retrouva la cruche remplie du meilleur des vins.
Rendant grâce à Dieu en son âme pour le rapide et fructueux retour du garçon,
Vaast restaura son ami qui, doublement restauré en esprit comme en coeur,
repartit auprès des siens. Mais le serviteur du Christ, de crainte qu'il ne se
trouve vainement glorifié par de creuses paroles et rumeurs du peuple, ordonna
au garçon, et sous serment, de garder silence sur ce miracle tant qu'il
vivrait, désirant plutôt être connu de Dieu seul que des autres hommes. Il
savait avec certitude que la véritable garde de la vertu en toutes choses était
dans l'humilité, et que telle était l'échelle de charité avec laquelle il
pourrait gravir les célestes échelons vers le Royaume des Cieux, la Vérité
Elle-même ayant déclaré "quiconque s'abaisse sera exalté" (Mt 23,12).
[* ndt & rappel
historique : à l'époque, catholique est rigoureusement synonyme d'orthodoxe.
Car "catholique" est un terme théologique forgé par le très Orthodoxe
saint Ignace d'Antioche (+ 110) à une époque où il n'y avait encore nul pape à
Rome et où l'Église n'avait pas encore été répandue sur toute la terre. Dans
les textes d'avant le Schisme, il signifie exclusivement "selon la
plénitude" et il était alors sans la moindre connotation confessionnelle.
Car l'Église est Une, et la Foi de saint Rémi et saint Vaast était
authentiquement Orthodoxe.]
Chapitre III – saint
Vaast, évêque d'Arras
L'excellente réputation
de cet homme de Dieu se répandit cependant, et l'abondante charité de charité
de sa vie, et la puissance de la parole de Dieu en lui furent acclamées par
tous et au loin. Le très bienheureux pontife Rémi vit qu'il serait plus
approprié de placer une aussi radieuse lumière du Christ sur un candélabre de
sorte que la splendeur de sa sainteté puisse briller plus loin et illuminer le
chemin du Salut pour nombre de peuples, plutôt qu'être quasiment limité en un
seul lieu. Aussi donc, par divine inspiration et suivant les bonnes
recommandations du clergé, il l'ordonna évêque, et lui assigna la tâche de
prêcher la Parole de Vie. Il l'envoya dans la ville d'Arras, afin que le peuple
qui s'y trouvait, ployant depuis si longtemps dans les antiques erreurs et dans
les coutumes maléfiques, aidé par Dieu par l'infatigable exhortation de la
sainte prédication, puisse être par lui guidé sur le chemin de la Vérité et de
la connaissance du Fils de Dieu. Ayant accepté le rang d'évêque et le ministère
de prédication, il fut encouragé à partir et rejoindre cette ville; mais comme
gage de future prospérité et Salut, à travers le témoignage de certains
miracles, Dieu annonça l'arrivé de Vaast aux citoyens du lieu.
A la porte de la ville,
deux mendiants infirmes se tenaient, l'un aveugle et l'autre muet, l'arrêtant
en chemin et demandant de leur voix pitoyable l'aumône à l'homme de Dieu.
Sentant immédiatement toute la profondeur de leur misère, le prêtre du Christ
considéra ce qu'il pourrait leur offrir. Et réalisant qu'il n'avait plus
d'argent en sa besace, se confiant en la miséricorde de Dieu et conforté par
l'exemple des saints Apôtres Pierre et Jean, le prédicateur apostolique dit :
"Je n'ai ni or ni argent avec moi; cependant, ce que j'ai, ce sont les
responsabilités de la charité et des pieuses prières adressées à Dieu, et je
n'hésite pas à les offrir pour vous" (cfr Act. 3,6). Et après ces paroles,
l'homme de Dieu, touché en son fors intérieur par leur misère, répandit larmes
sur larmes, et d'un coeur pur, demanda une divine intervention pour leurs corps
et pour la santé spirituelle du peuple présent. De telles prières aussi
profondes et pieuses n'auraient pu rester sans réponse, mais selon Celui Qui
dit à travers le prophète Isaïe "Au temps de la faveur Je t’ai exaucé, au
jour du Salut Je t’ai secouru" (Is. 49,8). Aussitôt et face à la
multitude, ils reçurent tout deux cette santé depuis si longtemps désirée; l'un
reçu la pureté de la vue, et l'autre se réjouit de recouvrer l'usage de ses
jambes. Ils rentrèrent chez eux, rendant grâce à la miséricorde divine,
emportant avec eux de bien plus grandes choses que l'argent qu'ils avaient
escompté. Mais aussi, ce miracle de leur guérison fut la cause du Salut éternel
pour beaucoup, car voyant la vertu céleste se répandre à la suite des paroles
du prêtre de Dieu, abandonnant leurs infectes idolâtries et croyant en Christ,
ils furent purifiés dans les eaux vivifiantes du saint Baptême.
En effet, grâce au
témoignage du miracle prémentioné, l'homme de Dieu, soutenu par la faveur du
peuple, parcouru les places désertes de la ville, l'une après l'autre,
cherchant parmi les ruines des bâtiments pour voir s'il n'y trouverait les
restes d'une église. Il savait que dans les très anciens temps, la religion de
la sainte Foi avait fleurit en ces lieux, mais à cause du péché des habitants
du pays, le jugement caché mais très juste de Dieu avait été rendu, et cette terre
ainsi que les autres cités des Gaules et de Germanie avaient été livrées à
Attila, le perfide roi païen des Huns, afin qu'elles soient toutes ruinées.
Dans la sauvagerie de son coeur, Attila ordonna qu'il ne faudrait pas non plus
honorer les prêtres de Dieu, ni respecter les églises du Christ, mais plutôt,
tel une monstrueuse tempête, il fit tout détruire par le feu et par l'épée.
Ensuite, à la ressemblance de la dévastation de Jérusalem par le cruel roi de
Babylone, les Goths envahirent le patrimoine de Dieu, et de leurs maisons
souillées, ils profanèrent les saints sanctuaires du Christ, répandant le sang
des serviteurs de Dieu autour des Autels du Roi Très-Haut (2 Rois 25). Il ne
fit pas cela à cause de la force des païens, mais à cause de ce que les péchés
du peuple Chrétien lui avait mérité de recevoir. Enfin, le serviteur du Christ
découvrit les ruines d'une ancienne église, avec des nids de vipères installés
entre les pans de ses murs. Là où autrefois s'élevaient les hymnes des choeurs,
à présent se trouvait le repère de bêtes sauvages, et le lieu abondait tant de
détritus et saletés qu'on en distinguait difficilement le restant des murs.
Voyant tout cela, il gémit de tristesse dans son fors intérieur, disant :
"Ô Seigneur, tout ceci nous est survenu car nous avons péché avec nos
pères, nous avons agit avec injustice, nous avons commis de mauvais
actes." Pendant qu'il en était à répandre ses larmes amères, soudain un
ours sortit d'un trou dans les ruines. L'homme de Dieu, indigné, lui ordonna de
se retirer dans un coin sauvage et d'y chercher un repaire adéquat dans les
profondeurs de la forêt, et de ne plus refranchir les bancs de la rivière.
Aussi vite, l'ours s'en alla, effrayé de l'admonition, et nul ne le revit plus
jamais en ces parages. Ô merveilleux pouvoir du Dieu tout-puissant en Ses
saints, que même les plus féroces bêtes se mettent à leur obéir! Ô
inconséquence des misérables humains qui ne craignent pas de condamner les
paroles salvatrices prêchées devant eux par de saints enseignants. L'obéissance
aux préceptes du saint par une bête privée de raison est bien plus utile que la
raison humaine : en effet, un homme créé à l'image de Dieu, avant de recevoir
la rationalité, ne comprend pas cet honneur, et par vertu de cette raison, est
comparable à la folie d'un âne, et lui ressemble (Ps 49,3).
En effet, quand l'homme
de Dieu eut découvert toutes les églises du Christ abandonnées, et les coeurs
du peuple infectés par les erreurs de l'idolâtrie, et aveuglés par les ténèbres
de l'ignorance, soupirant, il se voua à l'oeuvre pieuse. Par d'assidus efforts,
il guida le peuple à la connaissance de la véritable Lumière; il éleva les
églises au plus haut degré d'honneur, et plaça prêtres et diacres en divers
services d'églises pour être ses assistants, et là où auparavant se trouvaient
les repères de bandits, là il construisit des maisons de prière. Il voulut
qu'elles soient ornées de louanges divines, plutôt que d'être ornées des
richesses de ce monde. En effet, il était généreux pour le pauvre, affable
envers le riche au point que soit par la générosité de ses actes, soit par la
douceur de ses paroles, il en vienne à guider tout le monde sur le chemin de la
vérité. Sachant qu'il n'était pas possible de faire plier le fier cou des
nobles sous l'humilité de la foi Chrétienne, sauf par le moyen d'admonitions
pieuses et persuasives, instruit par l'exemple apostolique, il fit toutes
choses pour tous (1 Co 9,12), afin de pouvoir tous les gagner, redoublant
d'efforts d'honneur auprès des anciens, admonestant les jeunes d'un paternel
amour, ne cherchant nulle part son intérêt dans les oeuvres de charité, mais
tout ce qui était pour Dieu. Suivant les pas du Christ, il ne dédaigna pas les
banquets des puissants, non pas par intérêt pour le luxe, mais pour l'opportunité
d'y prêcher, de sorte que dans l'harmonie de la familiarité, il puisse plus
facilement remplir les coeurs des convives avec la Parole de Dieu.
C'est ainsi qu'il advint
qu'un certain Franc de noble naissance, connu pour sa puissance, appelé Ocinus,
invita à diner le roi Clotaire, fils du roi prémentionné, Clovis, qui régnait
avec le sceptre du royaume. Il le fit venir pour un banquet qu'il avait préparé
avec grande pompe en sa demeure, pour le roi et ses nobles. Et saint Vaast fut
aussi invité au banquet. Entrant dans la maison, selon son habitude, il éleva
son bras droit et salua tout le monde avec la bannière de la sainte Croix. Là se
trouvaient quelques verres de bière, mais à cause des maudites erreurs des
païens, ils avaient reçu un sort démoniaque. Aussitôt, ils éclatèrent, détruits
par la puissance de la sainte Croix, et répandirent tout liquide qu'ils avaient
contenu sur le sol. Alors le roi et ses accompagnants, terrifiés à la vue de ce
miracle, demandèrent à l'évêque la raison de cette manifestation inattendue et
effrayante. Le saint évêque répondit : "A cause d'une incantation proférée
par des maléfiques, la puissance diabolique reposait en ces breuvages, afin de
captiver les âmes des convives, mais terrifiée par la puissance de la Croix du
Christ, elle fuit invisiblement la demeure, alors que visiblement vous avez vu
le liquide se répandre sur le sol." Cet événement fut salutaire pour
beaucoup, car, libérés des chaînes cachées de la tromperie diabolique, ayant
rejeté la vanité des augures, renonçant à leurs traditions d'incantations
magiques, ils accoururent tous ensemble vers la pureté de la vraie religion.
Par la visible efficacité de ce Signe, ils surent que la puissance divine
demeurait en leur compagnon, et que nulle machination de l'antique serpent ne
pourrait prévaloir contre sa sainteté. Et de même que cet antique serpent en
égara beaucoup sur les chemins de la perdition, Vaast en guida beaucoup sur le
chemin de la rédemption par la Grâce du Christ.
Chapitre IV – Mort et
funérailles de saint Vaast
Et ainsi, avec l'aide de
la divine Grâce, le prêtre de Dieu dirigea l'Église du Christ quarante ans
durant, avec une grande dévotion pour la prédication de l'Évangile et un grand
amour de la piété. Et durant ce temps, par le dogme catholique, il mena une
multitude de gens à la sainteté de la Foi Chrétienne. Partout, cette Église fut
renommée pour sa reconnaissance de la divine Loi, le très saint Nom du Christ
étant sur les lèvres de tous. Sa réputation accrut du fait de sa vie très chaste,
et l'amour de notre Père céleste brûlait dans le coeur de chacun des fidèles.
Les Fêtes de notre Sauveur étaient célébrées avec force réjouissances, aux
jours prévus. Les aumônes charitables étaient répandues dans les demeures à
l'entour, en particulier celles des pauvres, et la Parole de Dieu était prêchée
tous les jours au peuple, en divers lieux, et les choeurs dans les églises
chantaient les hymnes de louange à Dieu aux heures canoniques. Comme l'ont dit,
"Heureux le peuple où c’est ainsi, heureux le peuple dont le Seigneur est
le Dieu!" (Ps 144,15). Car tout était tranquille, dans la beauté de la
paix; ils se réjouissaient dans la connaissance de la Vérité, et ils étaient
joyeux dans la sainteté de la Foi Chrétienne.
Plus tard, cependant, ce
consciencieux prédicateur et saint prêtre de Dieu, riches en vertus et comblé
d'années par la miséricorde de Dieu, fut destiné à recevoir le prix de ses
labeurs. Il fut frappé par une forte fièvre, en cette même ville d'Arras, par la
grâce de Dieu, de sorte qu'en ce lieu où il avait tant oeuvré au service de
Dieu, il puisse parvenir à la palme de l'éternelle béatitude, et afin qu'il
puisse remettre son âme entre les mains de son Créateur tout en étant au milieu
de ses enfants bien-aimés. Et il advint que Dieu voulut montrer la mort de Son
serviteur, et une colonne de la plus brillante lumière fut aperçue pendant deux
heures cette nuit-là, partant du sommet du toit de la maison dans laquelle
gisait le saint prêtre, s'élevant jusqu'au plus haut du ciel. Lorsqu'on
rapporta cela à l'homme de Dieu, il comprit aussitôt que ce signe indiquait son
proche repos. Dès lors, il fit appeler ses enfants à lui, de sorte
qu'accompagné de la prière des fidèles, il puisse recommander son âme au
Créateur. Après ses douces admonitions de piété paternelle et ses dernières
paroles de charité, ayant communié aux saints Dons (sacrosanct viaticum) du
Corps et du Sang du Christ, il rendit son esprit, entre les bras de ceux qui
pleuraient pour lui. Ô jour bienheureux pour ce saint prêtre, mais quelle
affliction pour tout ce peuple dont le berger venait soudain de quitter la vie
corporelle, sans cependant jamais devoir les oublier dans l'intercession
spirituelle, s'ils restaient fidèles à suivre ses paroles d'admonitions et
l'exemple de sa vie sans tache!
Et ainsi nombre de
clercs, laïcs, évêques, prêtres et diacres d'autres Églises se rassemblèrent
pour rendre les derniers honneurs à l'homme vénéré. Mais voilà que parmi les
voix affligées chantant des psaumes ici sur terre, qu'on entendit de célestes
voix religieuses se joindre; et lorsque la bière sur laquelle reposait le corps
fut prête au milieu du divin office, nul ne parvint à la déplacer. De fait, ils
étaient dans le doute sur ce qu'ils devaient faire et ne savaient vers qui se
tourner. Un certain Scopilion, archiprêtre et homme très religieux vivant en
conversation avec le saint Dieu, leur demanda si l'un d'entre eux se rappelait
de Vaast ayant parlé de ses funérailles, craignant que ce qui se passait leur arrivait
parce qu'ils se proposaient de l'enterrer dans l'enceinte de la ville. Ce à
quoi quelqu'un répondit qu'il l'avait souvent entendu dire que nul ne devrait
être enterré entre les murs de la ville, car la ville devait être un lieu pour
les vivants, pas pour les morts. De ce fait, ils se proposèrent de l'enterrer
dans l'église de la sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, d'où il
présidait depuis le siège épiscopal. En effet, il était notoire qu'il avait
arrangé son enterrement dans l'oratoire, qui était presqu'entièrement
construit, en bois, près de la rive du Crientionis. Il souhaitait que ce qui
convenait pour lui soit accomplit dans l'humilité qui lui était coutumière.
Mais tous ceux qui étaient présent, vu l'étendue de ses vertus, pensait qu'il n'était
pas digne que le corps d'un tel homme soit enterré dans un lieu si humble, en
particulier parce que l'endroit n'était ni approprié pour un monument à sa
mémoire, ni accessible à beaucoup, étant situé dans un marais.
Pendant qu'ils
discutaient entre eux de tout cela, le vénérable Scopilion, formé dans la
puissance de la prière, décida de prestement faire appel à ce à quoi il était
habitué, de sorte que par la pieuse prière il puisse obtenir ce que nombre
d'hommes n'étaient pas capables de réussir par la force humaine. Ému par
l'affliction en son coeur et répandant les larmes, il appela tout le monde à
prier. Ensuite il commença à prier par dessus le très saint corps reposant face
à eux : "Hélas," dit-il, "ô bienheureux père! Par quelle
puissance pourrais-je agir, voyant que le jour décline et que naît le soir, et
que tous ceux qui se sont rassemblés à tes funérailles sont prêts à rentrer
chez eux. Permet-moi, je t'en implore, de t'emporter au lieu qui se tient
préparé pour toi par les soins de tes enfants." Et ayant dit cela, ils
empoignèrent la bière sur laquelle reposait le corps sans vie du saint, ne
sentant nul poids, et ils la portèrent sur leurs épaules, l'esprit vif, vers le
lieu de son enterrement. Et ils l'ensevelirent dans l'église de la Bienheureuse
Vierge Marie, Mère de Dieu, à droite de l'Autel, cachant un noble trésor sous
le siègne où auparavant il avait accomplit son office d'évêque. En ce lieu, il
reposa quelques années durant, jusqu'à ce que Dieu révèle le lieu où à présent
sa mémoire brille radieusement, lieu où eu lieu sa bienheureuse translation par
les saints évêques Aubert et Omer.
A présent, que ce qui a
été vu digne de se souvenir en cet évêque après sa mort soit ici exposé. Il
advint que la petite maison dans laquelle le bien-aimé de Dieu était mort un
jour s'enflamma soudain, et commença à brûler. Mais une femme fort pieuse,
appelée Abita, vit Vaast arriver et chasser les flammes hors de sa maison, et
de sorte elle resta intacte, ainsi que la couche sur laquelle le saint homme de
Dieu avait élevé son âme jusqu'au céleste Royaume, de sorte que tous puissent
savoir à quel point il était bienheureux dans le Ciel, celui dont même la
petite chambre sur terre ne pouvait brûler.
Chapitre V – Translation
du corps de saint Vaast
Il reposa donc au même
endroit jusqu'au temps du bienheureux Aubert, qui lui succéda comme 7ème évêque
sur le siège épiscopal. Afin que nous puissions connaître par la répétition de
beaucoup, et que cela puisse être chanté par les bouches d'innomrables hommes,
et parce que nous pourrions éprouver cet acte avec nos yeux, un certain jour,
après l'hymne des Matines, se tenant sur les murs de la ville, avec l'aube se
levant, faisant face à l'Est, Aubert vit à distance au delà de la rivière
appelée Crientionis, un homme radieux tenant un bâton en ses mains, occupé à
tracer la mesure d'une cathédrale. Par une révélation de Dieu, il comprit qu'il
voyait là un Ange, et cela lui signifiait que le bienheureux Vaast, avec
l'approbation du Christ, sans aucun doute devait recevoir translation. Renforcé
par cette révélation, il invita à l'aider en cette tâche le bienheureux Omer,
qui était à l'époque évêque de la ville de Tarvenna, chez les Morins, et était
tenu pour éminent dans les choses de Dieu. Omer, il faut le dire, était déjà
ployant sous le poids de l'âge, et affaiblit par la perte de la vue, mais
cependant, ayant un esprit tel un arc tendu grâce à sa force spirituelle, il
fut aussitôt prêt. Son chemin protégé par le Christ, il se hâta auprès du
vénérable Aubert. Afin qu'Aubert puisse se décider, et afin que quelque chose
puisse leur être montré providentiellement, par volonté égale et commun conseil
et avec la grande joie du peuple qui se rassemblait de toutes parts, ils
transportèrent le bienheureux Vaast jusqu'à l'endroit désigné. Au cours de
cette translation, le bienheureux Omer recouvra la vue, mais par les prières
qu'il offrit, il la perdit à nouveau, volontairement. Bien entendu, la vue des
yeux de la chair importait peu à ceux qui avaient acquis la vision des citoyens
célestes.
Cependant, les miracles
qui furent constatés depuis les temps anciens et à présent se sont accomplis
depuis presque 160 ans par la merveilleuse intercession du bienheureux Vaast,
n'ont pas été transmis à la mémoire par la plume, mais par les paroles de
l'Antienne qui est chantée par les chantres de la manière suivante :
Ici repose le bienheureux
Vaast,
Dont le temple fut bâtit
par les hommes sur l'ordre des Anges.
Cet endroit n'est pas
loin de cette ville, qui par sa noblesse était auparavant appelée Nobiliacus.
Mais le temps passant, la tombe de saint Vaast devint si éminente que c'est
ainsi qu'on nomma la ville, qui à présent a disparu pour n'être plus qu'une
masse de ruines. Ce lieu est embelli par la générosité des fidèles et remplit
de la multitude des moines et autres dévots de Dieu. Ici, les Offices divins
sont célébrés sans interruption, et ici, des actions célestes et des signes
miraculeux ont fréquemment eu lieu et encore à présent, et ceux-là sont mieux
attesté par la bouche des témoins et consignés par la plume. En effet, heureuse
est la ville d'Arras, défendue par un si excellent patron! Même si ses murs sont
réduits en ruines, cependant, elle brille par la gloire de sa noblesse. Et du
fait de l'intercession de sa sainteté, que tout le peuple se réjouisse, et
qu'ils élèvent d'incessantes louanges au Dieu tout puissant, qui leur a accordé
un si illustre enseignant, par les prédications duquel ils ont appris le chemin
de la Vérité. Et par les prières duquel, s'ils demeurent constamment dans la
fermeté de la Foi et la sainteté de leur vie, ils seront préservés de toute
adversité, et atteindront la parfaite gloire de la béatitude, par le don de
notre Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint Esprit, vit et règne,
Dieu Un, pour les siècles des siècles. Amen.
Une version anglaise de
ce texte des MGH est sur la page suivante:
http://www.mtholyoke.edu/courses/cstraw/PrimaryDocuments/thelifeofsaintvedastus.html
cependant avec quelques
erreurs, nottament dans des références scripturaires, etc.
Achevé de traduire et
publié en ce jour de grâce où nous fêtons aussi saint Jacut, saint Amand, saint
Photius, de même que saint Maël (qui consacra par erreur sainte Brigitte de
Kildare avec le sacrement d'épiscopat au lieu de celui d'abbesse), et tant d'autres
saintes et saints ami(e)s du Christ Sauveur. A Lui soit la gloire, à jamais.
SOURCE : http://stmaterne.blogspot.ca/2008/02/saint-vaast-vque-darras-540-par-le.html
Statue de saint Vaast dans l'église Saint-Vaast de Wambrechies.
Also
known as
Foster
Gaston
Gastone
Vaat
Vedast
Vedasto
Vedastus
2 January (discovery
of relics)
7 February (enshrinement of relics)
15 July (translation
of relics in
Cambrai)
1 October (translation
of relics)
Profile
Hermit.
Worked with Saint Remigius to convert the Franks. Priest. Instructed King Clovis in
the faith.
His miraculous healing of
the blind helped
convince some of Clovis’s pagan court of
the power of God (and
led to Vaast’s patronage against
eye trouble). First bishop of Arras, France in 499. Bishop of Cambrai, France c.510.
On the night he died,
the locals saw a luminous cloud ascend from his house, apparently carrying away
Vaast’s soul.
Born
539–540 at Arras, France of
natural causes
children
late learning to walk
–
Arras,
Boulogne and Saint-Omer, France, diocese of
bishop raising
to life a goose which
a wolf has
brought to him
wolf bringing
a goose to
a bishop;
Vaast will use it to feed the poor
with a child or children at
his feet (represents the people brought to the faith in
his area)
chasing a bear out
of a church (represents replacing a rough paganism with Christianity)
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Catholic
Encyclopedia: Abbey of Saint Vaast
Golden
Legend, by Blessed Jacobus
de Voragine
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Oxford Dictionary of Saints, by David Hugh Farmer
other
sites in english
images
webseiten
auf deutsch
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
spletne
strani v slovenšcini
MLA
Citation
“Saint Vaast of
Arras“. CatholicSaints.Info. 16 November 2023. Web. 23 January 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-vaast-of-arras/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-vaast-of-arras/
Article
(Vaast, Foster) (Saint) Bishop (February
6) (6th
century) A distinguished fellow-worker with Saint Remigius
in the conversion of
the Franks.
To him were committed the Dioceses of Cambrai and Arras, in the latter of which
cities he died (A.D. 539)
after nearly forty years of fruitful Episcopate.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Vedastus”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
3 February 2017. Web. 23 January 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-vedastus/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-vedastus/
St. Vedast
Feastday: February 6
Birth: 453
Death: 540
Vaast was leading the
hidden life of
a hermit in Toul, France when
the bishop of
the city, discovering the young man’s virtues, resolved to ordain him to the
priesthood. In 496, as the Frankish pagan king Clovis I
was passing through Toul, he asked to be provided with a priest to
begin instructing him in the Christian faith.
Vaast was chosen for this important task, and joined the king’s retinue on
their journey toward Reims. As they were crossing the Aisne River, a
blind man on
the bridge begged Vaast to heal him. Vaast thereupon prayed for the man and
made the sign
of the cross on his eyes. Immediately, the man’s eyesight was
restored. This miracle confirmed Clovis in
his decision to become a Christian. In Reims, Clovis was
baptized by the city’s bishop, Saint Remigius, who upon meeting Vaast recruited
him for his diocese. Thereafter, Vaast was consecrated bishop of
the city of Arras, where he encountered a populace that had abandoned the Christian faith.
Vaast succeeded in restoring Christianity to
this region. He is said to have rescued a poor family’s goose from the jaws of
a wolf that had seized it.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5998
St. Vedast
Feastday: February 6
Birth: 453
Death: 540
Known also as Vaast,
Foster, and Gaston, St. Vedast, a native of western France, is best-known as
the catechist of Clovis, King of the Franks. Ordained at Toul, Vedast met Clovis when
the king required a learned man to
accompany him to Rheims after the battle of Tolbiac (496); upon their
arrival, Clovis recommended
his companion to Archbishop Remigius,
who was to baptize the king after his wife, Clotilde had converted him to
Christianity. The two clerics evangelized the Franks, and in 499, Vedast was
named bishop of Arras and
Cambrai, dioceses that had returned to paganism after
the raids of Atilla. During his forty-year tenure, Vedast restored the faith of
his people and the churches in which they worshipped.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=839
Vedast of Arras B (AC)
(also known as Foster, Gaston, Vat, Vaast, Waast)
Born in western France, died February 6, 539; other feasts at Arras are
celebrated on July 15 and October 1.
When he was still very young, Vedast had left his home and led a holy life
concealed from the world in the diocese of Toul, where the bishop, charmed with
his virtue, consecrated him to the priesthood. Vedast, a fellow-worker with
Saint Remigius in the conversion of the Franks, was instrumental in the
conversion of Clovis I to Christianity.
The occasion of Clovis's conversion was a victory over the Alemanni in 496. He
had already been influenced by Saint Clothilde, whom he had married four years
earlier. After his victory, he was heading to Rheims to receive baptism at the
hands of Remigius, but at Toul he requested the help of a priest who might
instruct and prepare him for the holy sacrament as he travelled. Vedast was
presented to his majesty for this purpose. When Vedast restored the sight of a
blind man along the Aisne River with a prayer and the sign of the cross, Clovis
was strengthened in his resolve to become a Christian and some of his courtiers
converted immediately.
After being consecrated in 499 as bishop of Arras (united with Cambrai in 510)
by Remigius, Vedast ruled the united sees of Arras- Cambrai for about 40 years.
Upon his arrival in Arras, he restored sight to a blind man, and cured another
who was lame. These miracles excited the attention, and disposed the hearts of
many to open themselves to receive the Gospel. Although the region had been
Christianized during the Roman occupation, the repeated incursion of Vandals
and Alans had virtually destroyed any remnant of the faith. At the beginning of
episcopacy, the only vestige of Christianity in his see was a ruined church.
Though nearly discouraged at the ravages done to the faith, Vedast's patience,
meekness, charity, and most especially prayers, allowed God to triumph over
superstition and lust, and the faith was restored throughout that area.
Vedast was buried in the cathedral, but 128 years later Bishop Saint Aubertus
changed a little chapel which Vedast had built in honor of St. Peter into an
abbey, and translated the Vedast's relics into this new church, leaving a small
portion of them in the cathedral. The great abbey of Saint Vedast was finished
by Bishop Saint Vindicianus and endowed by king Theodoric or Thierry, who lies
buried in the church with his wife Doda.
Many sites through Arras, Cambrai, and Belgium commemorate his name, as do
three ancient church in England (in London, Norwich, and Tathwell in
Lincolnshire). Although it is unlikely that Vedast ever visited England, his
cultus there dates to the 10th century, which was heightened in the 12th
century by the presence of Arrouaise Augustinians in the country. In England,
he is sometimes known as Saint Foster, which is the derivation of that family
name.
The feast of Vedast was included in the Benedictional of Saint Ethelwold, the
Missal of Robert of JumiŠges, and the Leofric missal, as well as the calendars
of Sarum, York, and Hereford. Blessed Alcuin wrote a vita for Vedast, as well
as an Office and Mass in his honor for usage at Arras. In a letter to the monks
of Arras in 769, Alcuin calls Vedast his protector (Benedictines, Encyclopedia,
Farmer, Husenbeth).
As in the stained glass
image in the church of Blythburgh, Suffolk, Saint Vedast is pictured as a
bishop with a wolf carrying a goose in its mouth (Roeder) (which had been
rescued by Vedast for its poor owners). Other attributes include a child at his
feet or a bear (Farmer). He is invoked on behalf of children who walk with
difficulty, and for diseases of the eyes (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0206.shtml#veda
Abbey of Saint Vaast
Situated at Arras,
the ancient capital of Artois, Department of Pas-de-Calais, France;
founded in 667. St. Vaast, or Vedast, was born in western France about
453; and died at Arras in
540. Having lived for some years as a recluse in
the Diocese of Toul, he was ordained priest by St.
Remi (Remigius), Archbishop of Reims,
who deputed him to prepare Clovis for
the reception of the Sacrament
of Baptism. After this he remained at Reims and
acted as archdeacon for St.
Remi. In 499 that prelate consecrated him
first Bishop of Arras,
and his labours in planting the faith in
those parts were blessed by many miracles.
Ten years later St. Remi committed to him the care also of the Diocese
of Cambrai, and these two sees remained united until the eleventh
century. At the death of St. Remi he was chosen
to succeed him but declined the honour.
His own death occurred in 540 and he was buried in
his cathedral at Arras.
In 667 St. Auburt, the seventh bishop of
that see,
commenced to build an abbey for Benedictine monks on
the site of a little chapel which St.
Vedast had erected in honour of St.
Peter. St. Vedast's relics were
transferred to the new abbey,
which was completed by St. Auburt's successor and munificiently
endowed by King Theodoric, who together with his wife was
afterwards buried there. This Abbey of St-Vaast flourished
for many centuries and held an important position amongst the monasteries of
the Low Countries. It was ruled by many distinguished abbots,
a list of whom, numbering seventy-nine, is given in "Gallia
christiana". It was exempt from episcopal jurisdiction and
maintained its independence until 1778 when it was aggregated to the Congregation
of Cluny. At the Revolution it
was suppressed and the conventual buildings became first a hospital and
then a barrack. In 1838 the barrack was purchased by the town, a portion
being used as a museum and archivium, and the rest becoming the residence of
the bishop.
The church, which had been desecrated and
partially destroyed, was rebuilt and consecrated in
1833 and now serves as the cathedral.
Alston, George Cyprian. "Abbey
of Saint Vaast." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New
York: Robert Appleton Company,1912. 6 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/15248a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Christine J. Murray.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. October 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/15248a.htm
Golden Legend –
Life of Saint Vedaste
Article
Here next followeth the
Life of Saint Vedaste. Saint Vedaste was ordained Bishop of Arras by the hand
of Saint Remigius. And Saint Vedaste was of much great holiness and cleanness:
for when he came to the gate of Arras he found there two poor men of whom that
one was lame and that other blind. These two poor men demanded of him some
alms. And Saint Vedaste answered to them and said: I have neither gold nor
silver, but this that I have I give to you. Then he made them both whole by
virtue of his prayer. It happed on a time he came into a church destroyed, and
found there a wolf among the bushes; and he commanded him that he should go his
way, and anon he obeyed to him and fled, so that sith that time he was not seen. At the
last, when he had converted much people, by his word and predication, to the
faith of God, and also by good examples showed evidently to the people, in the
fortieth year of his bishopric, he saw a dove of fire that came from heaven to his
house. And by that he understood well that he should finish and pass out of
this world, and so he did, for he died anon after, about the year of our Lord
five hundred and fifty. When his body should be translated, Saint Omer which
was blind for age, was sorry that he might not see the body of Saint Vedaste
and anon our Lord enlumined him, and rendered to him his sight. And he saw the
body of Saint Vedaste, but anon after, he was blind again as he had been
tofore. Let us pray to him, etc.
SOURCE : https://catholicsaints.info/the-golden-legend-the-life-of-saint-vedaste/
February 6
St. Vedast, Bishop of Arras, Confessor
From a very short life of his, written soon after his
death, and another longer, corrected by Alcuin, both published by Henschenius,
with remarks, p. 782. t. 1. Febr. See Alcuin’s Letter ad Monachos Vedastinos,
in Martenne, Ampl. Collectio, t. 1. p. 50. Gallia Christ. Nova, t. 3. p. 3.
A.D. 539.
ST. VEDAST left
his own country very young, (which seems to have been in the west of France,)
and led a holy life concealed from the world in the diocess of Toul, where the
bishop, charmed with his virtue, promoted him to the priesthood. Clovis I.,
king of France, returning from his victory over the Alemanni, hastening to
Rheims to receive baptism, desired at Toul some priest who might instruct and
prepare him for that holy sacrament on the road. Vedast was presented to his
majesty for this purpose. Whilst he accompanied the king at the passage of the
river Aisne, a blind man begging on the bridge besought the servant of God to
restore him to his sight: the saint divinely inspired, prayed, and made the
sign of the cross on his eyes, and he immediately recovered it. The miracle
confirmed the king in the faith, and moved several of his courtiers to embrace
it. St. Vedast assisted St. Remigius in converting the French, till that
prelate consecrated him bishop of Arras, that he might reestablish the faith in
that country. As he was entering that city in 499, he restored sight to a blind
man, and cured one that was lame. These miracles excited the attention, and
disposed the hearts of many infidels to a favourable reception of the gospel,
which had been received here when the Romans were masters of the country: but
the ravages of the Vandals and the Alans having either dispersed or destroyed
the Christians, Vedast could not discover the least footsteps of Christianity, save
only in the memory of some old people, who showed him without the walls a poor
ruinous church, where Christians used to hold their religious assemblies. He
sighed to see the Lord’s field so overgrown with bushes and brambles, and
become the haunt of wild beast; whereupon he made it his most earnest
supplication to God, that he would in his mercy vouchsafe to restore his
worship in that country. A national faith is so great a blessing, that we
seldom find it granted a second time to those, who, by imitating the
ingratitude of the Jews, have drawn upon themselves the like terrible
chastisement. St. Vedast found the infidels stupid and obstinate; yet
persevered, till by his patience, meekness, charity, and prayers, he triumphed
over bigoted superstition and lust, and planted throughout that country the
faith and holy maxims of Christ. The great diocess of Cambray, which was
extended beyond Brussels, was also committed to the care of this holy pastor,
by St. Remigius, in 510, and the two sees remained a long time united. St.
Vedast continued his labours almost forty years, and left his church
flourishing in sanctity at his decease, on the 6th of February, in 539. He was
buried in the cathedral, which is dedicated to God, under the patronage of the
Blessed Virgin; but a hundred and twenty-eight years after, St. Aubertus, the
seventh bishop, changed a little chapel which St. Vedast had built in honour of
St. Peter, without the walls, into an abbey, and removed the relics of St.
Vedast into this new church, leaving a small portion of them in the cathedral.
This great abbey of St. Vedast was finished by St. Vindicianus, successor to
St. Aubertus, and most munificiently endowed by King Thodoric or Thierry, who
lies buried in the church with his wife Doda. Our ancestors had a particular
devotion to St. Vedast, whom they called St. Foster, whence descends the family
name of Foster, as Camden takes notice in his Remains. Alcuin has left us a
standing monument of his extraordinary devotion to St. Vedast, not only by writing
his life, but also by compiling an office and mass in his honour, for the use
of his monastery at Arras, and by a letter to the monks of that house, in 769,
in which he calls this saint his protector. See this letter in Martenne,
Ampliss. Collect. t. 1. p. 50.
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.
San Vedasto
(Gastone) di Arras Vescovo
Festa: 6 febbraio
Nacque nella seconda metà
del sec V. a Perigueux o nella regione. Dopo aver lasciato i suoi genitori, un
giorno si trova a Toul dove incontrò Clodoveo I. Il re desideroso di ricevere
il battesimo gli chiese di istruirlo. Insieme si misero in cammino per Reims,
dove san Remigio amministrò al re il battesimo. Nel 500 venne consacrato
vescovo dello stesso Remigio. Ad Arras si svolse gran parte dell’episcopato di
S. Vedasto, dove si mise all’opera per organizzare la sua diocesi e procedette
a numerose conversioni durante i suoi viaggi apostolici che estese fino a
Cambresis . Mantenne per tutta la sua vita l’amicizia con Clodoveo e della
regina Clotilde. Spirò il 6 febbraio 540 o 541 dopo quaranta anni di
episcopato. Le sue reliquie sono venerate nella cattedrale di Arras.
Emblema: Bastone
pastorale
Martirologio
Romano: Ad Arras nella Gallia belgica, oggi in Francia, san Vedasto,
vescovo, che, mandato da san Remigio vescovo di Reims nella città devastata,
catechizzò il re Clodoveo, ristabilì la Chiesa e la resse per circa
quarant’anni e portò a termine l’opera di evangelizzazione presso i popoli
ancora pagani della regione.
Il nome originale è il latino Vedastus, in francese Vaast, tramutato anche in Gaston, in italiano Gastone, trattasi di un francesismo.
Nativo della regione di Périgueux, nella seconda metà del secolo V, lasciò da giovane i suoi genitori e intraprese una vita ascetica; nei pressi di Toul incontrò casualmente il re Clodoveo I che dopo aver sconfitto i Germani, ritornava nel suo Paese.
Il re già desideroso di ricevere il battesimo, chiese a Vedasto di essere istruito nella religione cristiana e insieme proseguirono il viaggio per Reims, colà giunti, il vescovo s. Remigio amministrò il Battesimo al re; alla sua partenza Clodoveo raccomandò il suo istruttore al vescovo, il quale conosciute le doti ascetiche, morali e teologiche di Vedasto, nell’anno 500 lo consacrò vescovo di Arras.
Questa città in un primo momento era stata saccheggiata dagli Unni e la popolazione, già cristiana perché evangelizzata nel IV secolo, si era dispersa, in seguito si era ripopolata ma i suoi abitanti erano praticamente ritornati al paganesimo.
Il nuovo vescovo intraprese con coraggio la sua opera missionaria, riorganizzando la sua diocesi, convertendo numerosi fedeli nei suoi molti viaggi apostolici nel vastissimo territorio affidatagli.
Restò amico del re Clodoveo e della regina Clotilde per tutta la vita e nel contempo operò sempre collegato a s. Remigio che divenne il suo consigliere e guida.
Governò la diocesi per 40 anni, morì il 6 febbraio del 540 o 541.
Le notizie che lo riguardano, narranti svariati miracoli e prodigi da lui operati, si sono susseguite nei secoli con la stesura di ben tre ‘Vitae’ tutte influenzate dalla narrativa dell’epoca e dalla nazionalità degli estensori, quindi bisogna tenerne conto molto cautamente.
Il suo corpo ebbe molti spostamenti dovuti all’invasione normanna della città di Arras nel sec. IX, nel dicembre 880, la città fu incendiata e i suoi abitanti massacrati, le reliquie poterono però essere messe in salvo a Beauvais che era fortificata. I resti, nei secoli successivi restarono in possesso dell’abbazia di St.-Vaast fino alla Rivoluzione Francese, in quel periodo l’abbazia fu saccheggiata ma le reliquie restarono intatte; in seguito furono trasferite nella cattedrale di Arras, dove sono tuttora.
Il suo culto sin dall’antichità è diffusissimo in tutta la Francia, viene riportato nelle litanie dei santi insieme a s. Amando, viene considerato il fondatore della sede episcopale di Arras, per cui ne è il patrono principale.
Gastone proviene dal germanico ‘gastiz’ che vuol dire ‘straniero’, in francese significa ‘abitante della Guascogna’, molto usato nell’Ottocento ed in Francia.
Autore: Antonio Borrelli
