mercredi 13 février 2013

Saint GASTON d'ARRAS (VEDAST, VAAST), évêque et confesseur

L'ordination de saint Vaast.


Saint Gaston

Waast ou Vaast, évêque d'Arras (+ 540)

Évêque d'Arras, catéchiste de Clovis.

Voir sur le site internet du diocèse d'Arras:

...patron de l'Église qui est à Arras. 73 églises comme celle de Troisvaux portent son nom. Il est fêté le 6 février... C'est jour de fête pour tous ceux et celles qui participent à porter l'Évangile du Christ aux quatre coins du diocèse...

"Vers l'an 500, l'évangélisation devait être reprise à zéro. L'évêque de Reims, Rémi  envoie le jeune Vaast dans la région. Il est difficile de savoir l'étendue des territoires de Cambrai et Arras qui lui sont confiés."

St Vaast: + 540 (?) (Liste des évêques - diocèse de Cambrai et Arras)

histoire des saints, chanoine Laurent, diocèse de Saint-Dié

Un internaute nous signale qu'il est le saint patron des catéchistes dans le Pas-de-Calais.

A lire: Saint Vaast, Évêque d'Arras - Apôtre de l'Artois - document en pdf envoyé par un internaute.

À Arras, en 540, saint Vaast (Gaston), évêque. Prêtre de Toul, il catéchisa le roi Clovis, fut envoyé par saint Remi comme évêque à Arras, où il restaura cette Église ruinée après l'invasion d'Attila, la gouverna pendant une quarantaine d'années et poursuivit l’œuvre d'évangélisation des peuples encore païens de la région.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/2123/Saint-Gaston.html

Saint Vaast ou Waast, évêque

Originaire de la partie occidentale de la Gaule, il décide de quitter le monde pour s’installer comme ermite dans la région de Toul. L’évêque le prend à son service et l’ordonne prêtre. En 496, le roi Clovis, de passage à Toul, demande à être instruit de la foi chrétienne. Désigné pour cette mission, Vaast se joint au cortège royal qui chemine vers Reims. Tout au long du voyage, il prodigue ses enseignements à Clovis. Sous son influence, alors qu’il a été nommé évêque d’Arras, les populations reviennent graduellement au christianisme. En 510, saint Rémi lui confie le soin de gouverner un second diocèse, celui de Cambrai (453- 539).

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/06/4495/-/saint-vaast-ou-waast-eveque

Saint Vaast (Waast, Gaston)

Évêque et confesseur

A l’époque où les francs étaient encore païens, Waast nait dans une famille noble gallo-romaine. Il se sent appelé à devenir moine-ermite. Il vit retiré dans la région de Toul. Mais il vient en aide aux malades qui le sollicitent. C’est ainsi qu’il se retrouve appelé à une vie publique comme prêtre à Toul. Quand Clovis passe à Toul pour se rendre à Reims, on l’invite à rencontrer Waast. C’est ainsi qu’il donne au chef des Francs les premiers enseignements sur la foi chrétienne. La guérison d’un aveugle par le saint, sur la route de Reims, impressionne Clovis et l’ouvre encore plus à la foi chrétienne. C’était après la victoire de Tolbiac, où Clovis avait fait de vœu de se convertir au Dieu de Clothilde son épouse, s’il gagnait la bataille.

A Reims, saint Rémy demande à ce prêtre toulois de continuer l’éducation chrétienne de Clovis. Éducateur de la foi et conseiller du pouvoir se font ensemble. Devenu chrétien, Clovis se préoccupa de l’évangélisation de son royaume et trouva en saint Waast un précieux auxiliaire. Consacré évêque par saint Rémi, saint Waast fut envoyé à Arras où il a laissé le souvenir d’un intrépide missionnaire.

Arras était un pays mal géré, pillé et ravagé par les barbares. Saint Martin vers l’an 350 avait déjà évangélisé l’Artois et Arras, capitale des Celtes Atrébates. Mais sur ces premières communautés chrétiennes s’abattit l’ouragan barbare. Vers l’an 500, l’évangélisation devait être reprise à zéro. L’histoire rapporte que Waast entrant dans les ruines d’une église se trouve face à un ours. Waast le fait reculer et retourner dans la forêt, image du paganisme. Il guérit aveugles et boiteux. Il apporte la vérité chrétienne à toute une population broyée dans la misère du paganisme. Elle devient capable de voir la vraie lumière et de marcher dans la foi.

Son apostolat dura quarante ans environ et on s’accorde pour placer sa mort en 540, le 6 février.

Saint Waast fut le patron d’une des plus anciennes paroisses de Toul, voisine de la cathédrale, à l’endroit où une tradition tardive veut qu’il ait eu sa maison.

Sa fête était célébrée le jour de sa mort, 6 février, jusqu’à ce que la fête de saint Tite, compagnon de saint Paul, soit fixée ce jour là. Depuis, nous fêtons saint Waast le 13 février.

« Clovis vint en la ville de Toul, où il savait que Vaast servait Dieu dans une louable sainteté et pour jouir des doux fruits de la vie contemplative. Il le prit pour compagnon ; et ensuite il s’empressa d’aller auprès de Rémi, un très célèbre prêtre du Christ, dans la ville de Reims, afin qu’éduqué par les saines leçons de chaque, initié dans les fermes fondements de la Foi de l’Église, et préparé par la foi et la connaissance de la vertu, il puisse être spirituellement lavé aux fonts baptismaux par un si grand prêtre, et encouragé par les dons célestes de l’autre, car cet homme, marchant devant la divine miséricorde, était le début de la prédication de l’Évangile. L’un mena le roi à se hâter vers la fontaine de la Vie ; l’autre (Rémi) l’y lava. Les 2 pères étaient égaux en piété ; l’un (Vaast), par les doctrines de la Foi, l’autre, (Rémi) par les eaux baptismales : tous deux offrirent comme don acceptable au Roi éternel un roi temporel. Ces hommes sont 2 oliviers, 2 candélabres lumineux, par lesquels le roi prémentionné, éduqué dans les voies de Dieu, par la miséricorde de Dieu, étant entré par le portail de la Lumière perpétuelle et croyant en Christ avec son très puissant peuple Franc, firent d’un peuple élu une nation sainte, de sorte que les vertus de ce Dieu Qui les avait appelés des ténèbres à Sa merveilleuse Lumière puissent être manifestées en eux. » (Vie de Saint Vaast écrite vers 800 par le bienheureux Alcuin)

SOURCE : http://www.introibo.fr/Saint-Vaast-Waast-Gaston-eveque-et

SAINT VAST*

Vast ou Vedaste, vere dans aestus, parce qu'il se donne vraiment des ardeurs d'affliction et de pénitence. Vast, viendrait encore de voeh distans, malheur éloigné, parce que le voeh éternel est éloigné de lui. En effet toujours les damnés diront : Malheur; d'avoir offensé Dieu! Malheur, d'avoir obéi au démon! Malheur, d'être né! Malheur, de ne pouvoir mourir! Malheur, pour être tourmenté si fort ! Malheur, parce que jamais je ne serai délivré.

Saint Vast fut ordonné évêque d'Arras par saint Remi. Quand il arriva â la porte de la ville, il y trouva deux pauvres, demandant l’aumône, l’un aveugle, l’autre boiteux, et il leur dit : « Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j'ai, je vous le donne. » Il fit ensuite une prière et les guérit l’un et l’autre.

Un loup avait fait sa demeure d'une église abandonnée et couverte par des ronces ; Vast lui demanda d'en sortir et de n'oser plus y rentrer : ce qui arriva. Enfin, après avoir converti un grand nombre de personnes par ses paroles et ses oeuvres, la quarantième année de son épiscopat, il vit une colonne de feu descendre du ciel jusque sur sa maison : il comprit alors que sa fin était proche et peu de temps après, il mourut en paix, vers l’an du Seigneur 550.

Comme on faisait la translation de son corps, Omer, aveugle de vieillesse, chagrin de ne pouvoir contempler le corps du saint, recouvra la vue à l’instant, mais peu après, selon son désir, il redevint aveugle.

* Alcuin a écrit en meilleur style une vie ancienne de ce saint. Cette légende n'a rien qui n'y soit conforme.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/042.htm

Saint Vaast, évêque d'Arras (+ 540), par le bienheureux Alcuin

L'évêque Vigile règnait sur le siège de l'Église du Christ à Rome, et Childebert 1er était roi des Francs, lorsque saint Vaast acheva ici bas son ministère sacré de pontife de l'Église du Christ à Arras. Moins connu que saint Rémi de Reims, saint Vaast (Gaston en français, Foster en anglais), fut pourtant d'une importance capitale dans la conversion de Clovis 1er, et par la suite du peuple Franc, au Christianisme Orthodoxe. Car à l'époque, en Europe, en dehors du Christianisme Celtique, seuls les Francs seront Orthodoxes. Et c'est tant aux prières de sainte Clothilde qu'à la catéchèse mystagogique de saint Vaast que ce peuple devra son Salut. Voici une Vita certes tardive, certes poétique mais ne manquant pas d'intérêt par les parallèles bibliques et encouragements évanégliques lancés par Alcuin à ses lecteurs, ceux d'antan comme ceux d'aujourd'hui.

A Dieu soit la gloire, en tout et pour tout.

JM

Alcuini epistola 74

Dümmler, Ernst: Epistolae Karolini aevi (II), Berlin 1895, M.G.H.

http://www.mgh.be

Vie de Saint Vaast

écrite vers 800 par le bienheureux Alcuin

Alcuinus Radoni abbati Vedastino vitam Sancti Vedasti emendatam mittit eumque et monachos eius ad morum honestatem cohortatur.

Au bien-aimé fils de l'abbé Radonis, Alcuin [Albinus], humble moine, envoie ses meilleures salutations.

Suivant avec amour l'ordre de votre grandeur, j'étais dans l'ardent désir de publier la vie de saint Vaast, votre père et notre intercesseur, non pas que je me sois considéré en quoi que ce soit comme digne de ses si excellentes vertus, mais parce que j'ai pensé qu'il ne me convenait pas de manquer au moindre des ordres de votre révérence. Dès lors, honorer ou censurer ces lettres n'appartient qu'à vous. J'espère que quel que soit le sort qui leur adviendra, elles vous seront agréables, à vous et aux frères. Je vous supplie dès lors de daigner me payer pour mes efforts par le réconfort de vos prières; afin que je puisse mériter d'être un des vôtres dans la charité commune; toujours soucieux de garder le commandement de Celui Qui a dit "Voici Mon Commandement, c'est que vous vous aimiez les uns les autres" (Jn 15,12). Car le Salut de tous se trouve dans ce précepte; tous le savent nécessaire par dessus tout, en particulier pour ceux qui entreprennent de diriger le troupeau du Christ. Dès lors vous, très bien-aimé, qui avez entrepris de diriger le troupeau, vous devez vous efforcer d'enseigner diligemment par l'amour fraternel et la sainte admonition, et vous aurez les mains occupées à guider le troupeau à travers les pâturages de la vie. Vous avez l'assistance du Christ et saint Vaast pour intercesseur pour toute votre bonne oeuvre. Par votre grand effort, vous avez une maison de Dieu magnifiquement ornée et dotée de généreux dons. Dès lors, dirigez vos serviteurs pour qu'ils s'ornent eux-mêmes des bonnes oeuvres, et qu'ils s'assemblent pour l'Office divin. Et puisque les Anges sont sans cesse à l'office dans le Ciel, qu'il en soit de même à l'église pour les frères. A vous d'ordonner, à eux d'obéir. A vous de guider, à eux de suivre. Et ainsi la volonté de tous doit être une, de sorte qu'il y aura une récompense dans le Royaume de Dieu.

N'ôtez rien des heures canoniques de divine louange, de peur que par quelque négligence, la place que quelqu'un soit vacante à la vue de Dieu; et que les paroles de Dieu offertes dans les églises visent à toucher le coeur au plus profond; et que les Offices soient célébrés avec grande révérence envers le Dieu tout puissant; que tout dans le service de Dieu soit accomplit avec humilité et dévotion. Que l'obéissance soit fidèlement et vigoureusement observée par tous, même au milieu des nécessités de ce monde. Certainement, que règne entre tous la plus harmonieuse paix, et la sainte charité et la dévotion à la vie de la Règle. Que l'ancien enseigne le plus jeune par le bon exemple et l'admonition diligente – que les anciens les aiment tels des fils, et que les fils honorent leurs anciens tels des pères, obéissant à leurs préceptes avec tout empressement. En effet, votre révérence, votre conversation devrait être un exemple de rectitude. Veillez à ne scandaliser personne par la moindre partie de votre vie, mais édifiez-les et renforcez-les sur le chemin de la vérité, parce que votre récompense dépendra de leur bon parcours. Les cheveux blancs annoncent la venue du dernier jour. Pour cette raison, soyez prêt à tout moment pour vous endormir dans le Seigneur Dieu. Vous devriez vous préparer une échelle pour monter au Ciel construite grâce à l'amour fraternel, la charité envers les pauvres, et par une vie chaste. Préparez vous avec diligence pour une éternité de jours heureux. Vous avez l'honneur de ce monde, qui vous deviendra spirituellement abondant.

Que la Parole de Dieu soit prêchée au peuple venant à l'église les jours de fêtes; et où que vous alliez, que les clercs accomplissent complètement le service de Dieu; que ceux qui vous accompagnent soient sobrement vêtus et ne s'adonnent pas à l'hilarité; que la respectabilité de leurs vies soit une leçon de Salut pour les autres. Et où que vous alliez, vous devriez toujours avoir le plus grand soin pour les pauvres, les veuves et les orphelins, afin qu'ayant en plus accomplit d'autres oeuvres charitables, vous puissiez entendre du Seigneur Christ au Jour redoutable "ce que tu as fait au plus petit d'entre ceux-là, c'est à Moi que tu l'as fait" (Mt 25,40). Soit tel un père pour les pauvres, et examine soigneusement toutes les plaintes qui te sont présentées, et épargne ceux qui pèchent contre toi, afin que Dieu puisse t'épargner tes péchés. Soit juste dans tes jugements, et miséricordieux dans les dettes. Soit un maître de vertu, aux manières irréprochables, agréable en parole, digne de louange dans ta manière de vivre, pieux dans toutes les oeuvres de Dieu. Exhorte aussi les frères à lire très consciencieusement les saintes Écritures. Ils ne devraient pas croire pour avoir ouï dire, mais par connaissance de la vérité, afin qu'ils soient eux aussi à même de résister à ceux qui parlent contre la vérité. Nous sommes en des temps dangereux, comme les Apôtres l'avaient prédit, car nombre de faux docteurs surgissent, introduisant de nouvelles doctrines, brillants pour souiller la pureté de la Foi de l'Église par de mauvaises affirmations (2 Tim. 3,1; 2 Pi 2,1). Dès lors, il est nécessaire pour l'Église d'avoir nombre de gardiens qui, non seulement par la sainteté de vie, mais aussi par la doctrine de la vérité, sont capables de défendre bravement la forteresse de Dieu.

J'ai rédigé cette brève missive de pieuse admonition non pas comme si adressée à un peuple ignorant, mais afin de montrer la Foi et la vraie charité dans mon coeur. Que fait un ami s'il ne se montre pas tel en paroles? Si le riche ne refuse pas le petit présent que lui ferait un pauvre, pourquoi les flots de votre sagesse devraient-ils repousser les ruisselets de notre intelligence? Car les grands fleuves se forment des petites rivières s'écoulant en eux, et le Seigneur Lui-même loua les 2 piècettes de la veuve qui, d'une main généreuse, offrit à Dieu tout ce qu'elle possédait dans sa pauvreté (Lc 21,2). Et moi, bien que pauvre en connaissance, j'ai cependant composé ces pieux petits présents avec amour, adressés à votre fidèle fraternité, vous implorant de les considérer comme dignes d'être pris en considération par l'humilité de la fraternité, puisque nous avons été pressé de rédiger cette charitable dévotion de nous pour vous.

Puisse le Dieu tout puissant vous faire prospérer, vous et vos frères, en toutes bonnes choses, et qu'Il daigne vous permettre de parvenir à la béatitude de la gloire éternelle.

Chapitre I - Dans lequel saint Vaast explique la doctrine Chrétienne au roi Clovis.

Lorsque notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ vint du Ciel en ce monde, (naissant) du sein virginal, afin de rechercher la brebis perdue (Lc 15,4), et que toute Son alliance et notre Salut furent accomplis en leur plénitude, et lorsqu'Il repartit en triomphe au Siège de la paternelle Majesté, afin de chasser les terribles ténèbres de l'ignorance loin de toute la terre, Il dispersa à travers le monde entier les nombreuses lumières des saints érudits, brillants de la radieuse lumière de la sainte prédication de l'Évangile, de sorte que de même que le ciel est orné des étoiles brillantes bien qu'éclairées par un unique soleil; de la même manière, le vaste espace de toutes les terres puisse devenir clair et radieux par les saints enseignants qui sont cependant illuminés par l'éternel Soleil. Afin qu'ils puissent éclairer par l'illumination et le glorieux Nom du Christ les sombres ténèbres de l'ignorance face à la vraie Foi, de sorte que ceux qui ont faim depuis le début des temps puissent être rassasiés au banquet de la Vie éternelle. D'entre eux sorti le saint prêtre de Dieu et exceptionnel enseignant, Vaast, au temps des très puissants rois des Francs – au temps de Clovis – qui vint en ces régions, dirigé par la Grâce divine, pour le Salut d'une multitude, de sorte que soutenu par l'aide céleste, il puisse libérer ces peuples égarés par les fraudes diaboliques et pris au filet du piège de l'erreur, et les ramener sur le chemin de l'éternel Salut et de la vérité qui n'est qu'en Christ. Mais afin que cela soit réalisable devait d'abord advenir, selon ce que l'Apôtre autrefois déclara, "le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut" (2 Co 6,2), pour que le Seigneur Jésus, Qui désire qui désire que tous les hommes soient sauvés, répande la compétence en Son disciple afin qu'il puisse être un ministre efficace de la Parole de Dieu.

Et il advint ainsi que Clovis, roi des Francs, livrait guerre contre les Alamans, qui avaient à l'époque leur propre gouvernance: mais il ne les trouva pas non-préparés, bien qu'il l'aurait aimé. Ayant rassemblé une très forte armée, ils se dirigèrent en grand nombre pour venir à la rencontre du roi près des rives du Rhin, afin de défendre leur patrie avec une vertu toute martiale, ou pour mourir pour leur patrie en hommes libres. Et le combat fit rage dans les 2 camps; les uns afin de ne pas perdre la gloire d'un triomphe, et les autres afin de ne pas perdre la liberté de leur patrie; ils s'affrontèrent ainsi dans un massacre mutuel. Alors le roi, profondément frappé de terreur lorsqu'il vit que l'ennemi combattait bien plus fort et que ses propres hommes étaient à se faire exterminer, commença à désespérer, pensant plus à trouver l'échappatoire que la victoire. Il s'empressa pour demander l'aide du Christ, mais faut-il préciser, non pas par désir de renaître en Christ, mais par une pressante nécessité. Et parce que la reine, nommée Clothilde, était pieuse et illuminée par le Sacrement du Baptême, il s'écria, levant les yeux au ciel : "O Dieu de toute puissance et de la plus grande majesté, que la reine Clothilde adore et célèbre, à qui elle se confie, donne-moi ce jour victoire sur mes ennemis. Car à partir de ce jour-ci, Toi seul sera mon Dieu et Ta puissance sera vénérée. Donne-moi le triomphe et je Te promet une éternité de service." Aussitôt, par l'oeuvre de la divine compassion, les Allamans se détournèrent, et la victoire échu au roi et aux Francs. Ô merveilleuse miséricorde du Dieu tout puissant, ô ineffable bonté, qui écoute et jamais n'abandonne ceux qui espèrent en Lui! C'est avec grande Foi que les Chrétiens doivent invoquer Sa compassion, quand on voit comment un roi païen obtint par une simple prière une si grande victoire. A qui, dans les temps anciens, devrions-nous comparer l'aide de cette divine assistance, si ce n'est à celle accordée au roi Ezechias, qui en un moment de larmes obtint un même fameux triomphe; qui dans un océan de périls obtint, par une seule prière, que non seulement il verrait la ville défendue par la protection divine contre une imminente dévastation, mais de plus en cette même nuit en laquelle il avait élevé des prières vers les divines oreilles, joyeux et libéré, vit 185.000 ennemis tués (2 Rois 19)?

En vérité, cette victoire du roi et de son peuple, au sujet de laquelle nous parlions juste avant, fut cause de Salut éternel; et de peur qu'on ne maintienne cette lampe, à savoir saint Vaast, cachée sous le boisseau, plaçons-la sur un candélabre, illuminant la maison de Dieu par l'exemple de sa prédication, afin de guider nombre de peuples hors de l'erreur de l'idolâtrie et de l'opacité de l'ignorance, les amenant sur le chemin de la vérité. Aussi donc, ses ennemis ayant été vaincus, les choses s'arrangèrent paisiblement, et les Allamans soumis à son règne élevèrent des louanges pour son triomphe, et le roi rentra dans sa patrie. Et afin que Celui Qui lui avait accordé une telle victoire soit manifesté aux fidèles, il se hâta pour être instruit par les saintes paroles des serviteurs du Christ, et être lavé et purifié par le saint Sacrement du Baptême. Et il vint en la ville de Toul, où il savait que Vaast servait Dieu dans une louable sainteté et pour jouir des doux fruits de la vie contemplative. Il le prit pour compagnon; et ensuite il s'empressa d'aller auprès de Rémi, un très célèbre prêtre du Christ, dans la ville de Reims, afin qu'éduqué par les saines leçons de chaque, initié dans les fermes fondements de la Foi de l'Église, et préparé par la foi et la connaissance de la vertu, il puisse être spirituellement lavé aux fonts baptismaux par un si grand prêtre, et encouragé par les dons célestes de l'autre, car cet homme, marchant devant la divine miséricorde, était le début de la prédication de l'Évangile. L'un mena le roi à se hâter vers la fontaine de la Vie; l'autre (Rémi) l'y lava. Les 2 pères étaient égaux en piété; l'un (Vaast), par les doctrines de la Foi, l'autre, (Rémi) par les eaux baptismales: tous deux offrirent comme don acceptable au Roi éternel un roi temporel. Ces hommes sont 2 oliviers, 2 candélabres lumineux, par lesquels le roi prémentionné, éduqué dans les voies de Dieu, par la miséricorde de Dieu, étant entré par le portail de la Lumière perpétuelle et croyant en Christ avec son très puissant peuple Franc, firent d'un peuple élu une nation sainte (1 Pi 2,9), de sorte que les vertus de ce Dieu Qui les avait appelés des ténèbres à Sa merveilleuse Lumière puissent être manifestées en eux.

Chapitre II – Les miracles et vertus de saint Vaast – le Baptême du roi Clovis

Par l'autorité des Évangiles, l'histoire sainte nous raconte que lorsque le Seigneur Jésus vint à Jéricho afin d'encourager les coeurs des gens présents à avoir la Foi en Sa majesté, le peuple cria après Lui afin qu'Il rende la vue à un aveugle (Lc 8), de sorte qu'à travers la chair de ce seul aveugle, le coeur d'une foule soit spirituellement illuminé. Et ainsi de même Vaast, ayant été donné par le Christ Dieu, par le miracle de la vue rendue à un aveugle, renforça le coeur du roi dans cette Foi qu'il lui avait prêchée en paroles, de sorte que le roi comprenne que la lumière du coeur lui était aussi nécessaire à lui que ne l'était l'ouverture des yeux pour l'aveugle, et que la Grâce divine était à l'oeuvre à travers les prières de Ses serviteurs, oeuvrant sur les yeux fermés par les ténèbres de la nuit. Ceci afin que par la parole de son serviteur et par la puissance à l'oeuvre à travers lui, il puisse être parfait par la connaissance de la lumière spirituelle allumée en son coeur. A présent, alors que la très distinguée cour d'une très noble compagnie, avec une très grande multitude de gens, suivait son chemin à travers ces champs, elle parvint en un certain district que les les gens de ce pays ont coutume d'appeler Vungise, près de la villa de Regulia, qui se trouve sur les rives fleuries de l'Axona. Et voilà qu'alors un groupe d'hommes avec le roi parmi eux s'apprêtait à traverser ladite rivière par un pont, un aveugle, privé de la lumière du soleil depuis longtemps – non pas aveugle par sa faute mais afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées à travers lui et qu'à travers son illumination les coeurs des nombreux présents puissent être spirituellement illuminés – voilà cet aveugle qui les arrêta sur leur chemin un long moment. Lorsqu'il apprit que Vaast, le saint serviteur du Christ, était en leur compagnie, il cria "Vaast, saint et élu de Dieu, ait pitié de moi et supplie puissamment Dieu en ton coeur aimant, afin que tu puisse me relever de ma misère. Je ne demande ni or ni argent, mais que la sainteté de tes prières rende la lumière à mes yeux." Et ainsi le saint de Dieu libéra la puissance présente en lui, non pas tant pour l'aveugle mais plus pour le peuple présent; il se plongea entièrement dans de saintes prières, confiant en la divine miséricorde, et avec le Signe de la Croix, plaça sa main droite sur les yeux de l'aveugle en disant : "Seigneur Jésus, Toi Qui est la vraie Lumière, Qui ouvrit les yeux de l'aveugle de naissance qui criait vers Toi, ouvre aussi les yeux de cet homme, afin que ce peuple ici présent puisse comprendre que Toi seul es Dieu, Qui accomplit les merveilles au Ciel et sur terre." La vue de l'homme fut aussitôt restaurée, et il s'en alla son chemin dans la joie. Par la suite, une église fut construite en cet endroit par des hommes pieux, en témoignage de ce miracle, église dans laquelle les dons divins sont jusqu'à nos jours accordés à ceux qui prient et croient.

Alors le roi, tout imprégné des doctrines évangéliques par l'homme de Dieu et fermement renforcé dans la Foi par le miracle présent, ne tarda plus en chemin, ni n'hésita en sa foi, mais avec grand empressement en son âme et avec grande hâte il se dépêcha pour aller voir le très saint évêque de Reims, de sorte qu'avec le Saint Esprit à l'oeuvre à travers ce saint ministère, il puisse être lavé dans les eaux vives du Baptême catholique [*] pour la rémission de ses péchés et l'espérance de la vie éternelle. Il fut cependant retardé en cela pendant plusieurs jours, afin de se soumettre à la règle ecclésiastique, afin d'être d'abord lavé dans ses larmes de repentance, suivant le précepte donné par saint Pierre, prince des Apôtres : "Repentez-vous et que chacun d'entre vous soit ensuite baptisé au Nom de Jésus-Christ" (Actes 2,38). Et ainsi il fut prêt à recevoir le Baptême au Nom du divin mystère de la Sainte Trinité. A cet effet, le bienheureux pontife, sachant que l'Apôtre Paul a dit "que tout se passe dignement et en bon ordre" (1 Co 14,40), fixa le jour où le roi devrait entrer dans l'église pour y recevoir le Sacrement de la divine bonté. La joie de l'Église du Christ était telle que la sainte joie de Dieu lorsqu'on vt le roi de Ninive qui, à la prédication de Jonas, descendit de son trône de majesté et se coucha dans la cendre de pénitence et plaça sa tête sous la paternelle main droite du prêtre de Dieu afin de s'humilier plus encore (Jon. 3,3). Et ainsi, le roi fut baptisé avec nobles et son peuple, qui se réjouit en acceptant le Sacrement par lequel la Grâce divine venait en ce bain du Salut.

Ayant obtenu à la fois la victoire sur ses ennemis et son propre Salut assuré par sa promesse, il rentra pour prendre la direction et la gouvernance avec le sceptre du royaume, et confia saint Vaast aux soins du bienheureux pontife Rémi. Il y resta et devint célèbre par les exemples des vertus de sa vie, et il devint aimé et vénéré de tous. Car il était religieux en dignité, distingué dans la charité, d'un profond amour fraternel, exceptionnel dans la vertu d'humilité, sans cesse veillant en prière, modeste en discours, chaste de corps, sobre dans le jeûne, un consolateur pour les souffrant. Ne pensant pas à demain, mais toujours confiant dans la compassion de Dieu ,et tous ceux qui venaient à lui, il en prenait soin avec la nourriture de la vie éternelle. Il ne méprisait personne qui était dans la détresse, mais par de pieuses paroles de consolation, il relevait les affligés. Il ne blessait personne en paroles, mais par un amour fraternel, il s'occupait toujours à quelque bonne oeuvre. Il était souvent visité par des personnes empressées, car par sa conversation, quiconque pouvait recevoir en son affliction la consolation de sa sollicitude, et pouvait entendre de sa bouche toute la vérité sur l'enseignement de l'Église. Et ainsi, par le moyen de sa pieuse admonition, nombreux furent délivrés des pièges du démon, et avec l'aide de la miséricorde divine, furent amenés sur le chemin de la Vie éternelle.

C'est ainsi donc que, comme nous l'avons dit plus haut, nombre de de personnes, tant nobles que du peuple, venaient visiter l'homme de Dieu du fait de sa si grande réputation de sainteté, afin de pouvoir être consolés par la grâce qui abondait sur ses lèvres, et parce que sa bouche répandait l'abondance des biens de son coeur (Mt 12,34), et parce qu'il était plein d'amour fraternel pour quiconque venait à lui, se montrant affable envers tous. Considérant que le Salut d'autrui, tel était sa richesse, il ne fut pas avare face à cette richesse, il n'enterra pas les talents du Seigneur, mais s'efforça de les multiplier quotidiennement, ne voulant pas que son Seigneur paraissant, Il ne le trouve indigne d'être en Sa présence.

C'est ainsi qu'un homme noble et pieux vint en compagnie visiter le serviteur du Christ, afin de pouvoir recevoir de lui le rafraîchissement du céleste enseignement. Et comme son discours de si douces et consolantes paroles s'était tant prolongé, le soleil passa au delà de l'horizon et se cacha derrière les ombres croissantes, et l'homme de Dieu ne voulut point renvoyer son hôte sans lui avoir charitablement donné provision pour le voyage. Il ordonna à un garçon d'apporter une coupe de vin à son cher ami, afin qu'il rentre chez lui tant avec l'âme rafraîchie que le corps réconforté. Mais du fait de la foule d'hôtes du jour et de la grande générosité de l'homme de Dieu envers tous, qui n'était pas avare en oeuvres dans la charité du Père, le garçon trouva vide la cruche avec laquelle il était habitué de servir le vin. Aussitôt il s'en affligea, et il murmura doucement ce fait aux paternelles oreilles. Vaast rougit de honte; cependant, par la douceur de la charité abondant en son coeur et ayant confiance dans les divines faveurs, il fit silencieusement élever des prières vers Dieu, ne doutant pas de l'aide divine ni de l'effet de ses requêtes, mais croyant fermement en la miséricorde de Celui Qui, de pierres sèches abreuva un peuple assoiffé par une source d'eau vive (Ex. 17, Nb 20); et à Cana de Galilée changea l'eau en un vin merveilleux (Jn 2). Il dit au garçon "va, confiant dans la bonté de Dieu, et ne tarde pas à nous rapporter quoi que ce soit que tu trouveras dans la cruche." Obéissant prestement à cet ordre paternel, il se pressa et retrouva la cruche remplie du meilleur des vins. Rendant grâce à Dieu en son âme pour le rapide et fructueux retour du garçon, Vaast restaura son ami qui, doublement restauré en esprit comme en coeur, repartit auprès des siens. Mais le serviteur du Christ, de crainte qu'il ne se trouve vainement glorifié par de creuses paroles et rumeurs du peuple, ordonna au garçon, et sous serment, de garder silence sur ce miracle tant qu'il vivrait, désirant plutôt être connu de Dieu seul que des autres hommes. Il savait avec certitude que la véritable garde de la vertu en toutes choses était dans l'humilité, et que telle était l'échelle de charité avec laquelle il pourrait gravir les célestes échelons vers le Royaume des Cieux, la Vérité Elle-même ayant déclaré "quiconque s'abaisse sera exalté" (Mt 23,12).

[* ndt & rappel historique : à l'époque, catholique est rigoureusement synonyme d'orthodoxe. Car "catholique" est un terme théologique forgé par le très Orthodoxe saint Ignace d'Antioche (+ 110) à une époque où il n'y avait encore nul pape à Rome et où l'Église n'avait pas encore été répandue sur toute la terre. Dans les textes d'avant le Schisme, il signifie exclusivement "selon la plénitude" et il était alors sans la moindre connotation confessionnelle. Car l'Église est Une, et la Foi de saint Rémi et saint Vaast était authentiquement Orthodoxe.]

Chapitre III – saint Vaast, évêque d'Arras

L'excellente réputation de cet homme de Dieu se répandit cependant, et l'abondante charité de charité de sa vie, et la puissance de la parole de Dieu en lui furent acclamées par tous et au loin. Le très bienheureux pontife Rémi vit qu'il serait plus approprié de placer une aussi radieuse lumière du Christ sur un candélabre de sorte que la splendeur de sa sainteté puisse briller plus loin et illuminer le chemin du Salut pour nombre de peuples, plutôt qu'être quasiment limité en un seul lieu. Aussi donc, par divine inspiration et suivant les bonnes recommandations du clergé, il l'ordonna évêque, et lui assigna la tâche de prêcher la Parole de Vie. Il l'envoya dans la ville d'Arras, afin que le peuple qui s'y trouvait, ployant depuis si longtemps dans les antiques erreurs et dans les coutumes maléfiques, aidé par Dieu par l'infatigable exhortation de la sainte prédication, puisse être par lui guidé sur le chemin de la Vérité et de la connaissance du Fils de Dieu. Ayant accepté le rang d'évêque et le ministère de prédication, il fut encouragé à partir et rejoindre cette ville; mais comme gage de future prospérité et Salut, à travers le témoignage de certains miracles, Dieu annonça l'arrivé de Vaast aux citoyens du lieu.

A la porte de la ville, deux mendiants infirmes se tenaient, l'un aveugle et l'autre muet, l'arrêtant en chemin et demandant de leur voix pitoyable l'aumône à l'homme de Dieu. Sentant immédiatement toute la profondeur de leur misère, le prêtre du Christ considéra ce qu'il pourrait leur offrir. Et réalisant qu'il n'avait plus d'argent en sa besace, se confiant en la miséricorde de Dieu et conforté par l'exemple des saints Apôtres Pierre et Jean, le prédicateur apostolique dit : "Je n'ai ni or ni argent avec moi; cependant, ce que j'ai, ce sont les responsabilités de la charité et des pieuses prières adressées à Dieu, et je n'hésite pas à les offrir pour vous" (cfr Act. 3,6). Et après ces paroles, l'homme de Dieu, touché en son fors intérieur par leur misère, répandit larmes sur larmes, et d'un coeur pur, demanda une divine intervention pour leurs corps et pour la santé spirituelle du peuple présent. De telles prières aussi profondes et pieuses n'auraient pu rester sans réponse, mais selon Celui Qui dit à travers le prophète Isaïe "Au temps de la faveur Je t’ai exaucé, au jour du Salut Je t’ai secouru" (Is. 49,8). Aussitôt et face à la multitude, ils reçurent tout deux cette santé depuis si longtemps désirée; l'un reçu la pureté de la vue, et l'autre se réjouit de recouvrer l'usage de ses jambes. Ils rentrèrent chez eux, rendant grâce à la miséricorde divine, emportant avec eux de bien plus grandes choses que l'argent qu'ils avaient escompté. Mais aussi, ce miracle de leur guérison fut la cause du Salut éternel pour beaucoup, car voyant la vertu céleste se répandre à la suite des paroles du prêtre de Dieu, abandonnant leurs infectes idolâtries et croyant en Christ, ils furent purifiés dans les eaux vivifiantes du saint Baptême.

En effet, grâce au témoignage du miracle prémentioné, l'homme de Dieu, soutenu par la faveur du peuple, parcouru les places désertes de la ville, l'une après l'autre, cherchant parmi les ruines des bâtiments pour voir s'il n'y trouverait les restes d'une église. Il savait que dans les très anciens temps, la religion de la sainte Foi avait fleurit en ces lieux, mais à cause du péché des habitants du pays, le jugement caché mais très juste de Dieu avait été rendu, et cette terre ainsi que les autres cités des Gaules et de Germanie avaient été livrées à Attila, le perfide roi païen des Huns, afin qu'elles soient toutes ruinées. Dans la sauvagerie de son coeur, Attila ordonna qu'il ne faudrait pas non plus honorer les prêtres de Dieu, ni respecter les églises du Christ, mais plutôt, tel une monstrueuse tempête, il fit tout détruire par le feu et par l'épée. Ensuite, à la ressemblance de la dévastation de Jérusalem par le cruel roi de Babylone, les Goths envahirent le patrimoine de Dieu, et de leurs maisons souillées, ils profanèrent les saints sanctuaires du Christ, répandant le sang des serviteurs de Dieu autour des Autels du Roi Très-Haut (2 Rois 25). Il ne fit pas cela à cause de la force des païens, mais à cause de ce que les péchés du peuple Chrétien lui avait mérité de recevoir. Enfin, le serviteur du Christ découvrit les ruines d'une ancienne église, avec des nids de vipères installés entre les pans de ses murs. Là où autrefois s'élevaient les hymnes des choeurs, à présent se trouvait le repère de bêtes sauvages, et le lieu abondait tant de détritus et saletés qu'on en distinguait difficilement le restant des murs. Voyant tout cela, il gémit de tristesse dans son fors intérieur, disant : "Ô Seigneur, tout ceci nous est survenu car nous avons péché avec nos pères, nous avons agit avec injustice, nous avons commis de mauvais actes." Pendant qu'il en était à répandre ses larmes amères, soudain un ours sortit d'un trou dans les ruines. L'homme de Dieu, indigné, lui ordonna de se retirer dans un coin sauvage et d'y chercher un repaire adéquat dans les profondeurs de la forêt, et de ne plus refranchir les bancs de la rivière. Aussi vite, l'ours s'en alla, effrayé de l'admonition, et nul ne le revit plus jamais en ces parages. Ô merveilleux pouvoir du Dieu tout-puissant en Ses saints, que même les plus féroces bêtes se mettent à leur obéir! Ô inconséquence des misérables humains qui ne craignent pas de condamner les paroles salvatrices prêchées devant eux par de saints enseignants. L'obéissance aux préceptes du saint par une bête privée de raison est bien plus utile que la raison humaine : en effet, un homme créé à l'image de Dieu, avant de recevoir la rationalité, ne comprend pas cet honneur, et par vertu de cette raison, est comparable à la folie d'un âne, et lui ressemble (Ps 49,3).

En effet, quand l'homme de Dieu eut découvert toutes les églises du Christ abandonnées, et les coeurs du peuple infectés par les erreurs de l'idolâtrie, et aveuglés par les ténèbres de l'ignorance, soupirant, il se voua à l'oeuvre pieuse. Par d'assidus efforts, il guida le peuple à la connaissance de la véritable Lumière; il éleva les églises au plus haut degré d'honneur, et plaça prêtres et diacres en divers services d'églises pour être ses assistants, et là où auparavant se trouvaient les repères de bandits, là il construisit des maisons de prière. Il voulut qu'elles soient ornées de louanges divines, plutôt que d'être ornées des richesses de ce monde. En effet, il était généreux pour le pauvre, affable envers le riche au point que soit par la générosité de ses actes, soit par la douceur de ses paroles, il en vienne à guider tout le monde sur le chemin de la vérité. Sachant qu'il n'était pas possible de faire plier le fier cou des nobles sous l'humilité de la foi Chrétienne, sauf par le moyen d'admonitions pieuses et persuasives, instruit par l'exemple apostolique, il fit toutes choses pour tous (1 Co 9,12), afin de pouvoir tous les gagner, redoublant d'efforts d'honneur auprès des anciens, admonestant les jeunes d'un paternel amour, ne cherchant nulle part son intérêt dans les oeuvres de charité, mais tout ce qui était pour Dieu. Suivant les pas du Christ, il ne dédaigna pas les banquets des puissants, non pas par intérêt pour le luxe, mais pour l'opportunité d'y prêcher, de sorte que dans l'harmonie de la familiarité, il puisse plus facilement remplir les coeurs des convives avec la Parole de Dieu.

C'est ainsi qu'il advint qu'un certain Franc de noble naissance, connu pour sa puissance, appelé Ocinus, invita à diner le roi Clotaire, fils du roi prémentionné, Clovis, qui régnait avec le sceptre du royaume. Il le fit venir pour un banquet qu'il avait préparé avec grande pompe en sa demeure, pour le roi et ses nobles. Et saint Vaast fut aussi invité au banquet. Entrant dans la maison, selon son habitude, il éleva son bras droit et salua tout le monde avec la bannière de la sainte Croix. Là se trouvaient quelques verres de bière, mais à cause des maudites erreurs des païens, ils avaient reçu un sort démoniaque. Aussitôt, ils éclatèrent, détruits par la puissance de la sainte Croix, et répandirent tout liquide qu'ils avaient contenu sur le sol. Alors le roi et ses accompagnants, terrifiés à la vue de ce miracle, demandèrent à l'évêque la raison de cette manifestation inattendue et effrayante. Le saint évêque répondit : "A cause d'une incantation proférée par des maléfiques, la puissance diabolique reposait en ces breuvages, afin de captiver les âmes des convives, mais terrifiée par la puissance de la Croix du Christ, elle fuit invisiblement la demeure, alors que visiblement vous avez vu le liquide se répandre sur le sol." Cet événement fut salutaire pour beaucoup, car, libérés des chaînes cachées de la tromperie diabolique, ayant rejeté la vanité des augures, renonçant à leurs traditions d'incantations magiques, ils accoururent tous ensemble vers la pureté de la vraie religion. Par la visible efficacité de ce Signe, ils surent que la puissance divine demeurait en leur compagnon, et que nulle machination de l'antique serpent ne pourrait prévaloir contre sa sainteté. Et de même que cet antique serpent en égara beaucoup sur les chemins de la perdition, Vaast en guida beaucoup sur le chemin de la rédemption par la Grâce du Christ.

Chapitre IV – Mort et funérailles de saint Vaast

Et ainsi, avec l'aide de la divine Grâce, le prêtre de Dieu dirigea l'Église du Christ quarante ans durant, avec une grande dévotion pour la prédication de l'Évangile et un grand amour de la piété. Et durant ce temps, par le dogme catholique, il mena une multitude de gens à la sainteté de la Foi Chrétienne. Partout, cette Église fut renommée pour sa reconnaissance de la divine Loi, le très saint Nom du Christ étant sur les lèvres de tous. Sa réputation accrut du fait de sa vie très chaste, et l'amour de notre Père céleste brûlait dans le coeur de chacun des fidèles. Les Fêtes de notre Sauveur étaient célébrées avec force réjouissances, aux jours prévus. Les aumônes charitables étaient répandues dans les demeures à l'entour, en particulier celles des pauvres, et la Parole de Dieu était prêchée tous les jours au peuple, en divers lieux, et les choeurs dans les églises chantaient les hymnes de louange à Dieu aux heures canoniques. Comme l'ont dit, "Heureux le peuple où c’est ainsi, heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu!" (Ps 144,15). Car tout était tranquille, dans la beauté de la paix; ils se réjouissaient dans la connaissance de la Vérité, et ils étaient joyeux dans la sainteté de la Foi Chrétienne.

Plus tard, cependant, ce consciencieux prédicateur et saint prêtre de Dieu, riches en vertus et comblé d'années par la miséricorde de Dieu, fut destiné à recevoir le prix de ses labeurs. Il fut frappé par une forte fièvre, en cette même ville d'Arras, par la grâce de Dieu, de sorte qu'en ce lieu où il avait tant oeuvré au service de Dieu, il puisse parvenir à la palme de l'éternelle béatitude, et afin qu'il puisse remettre son âme entre les mains de son Créateur tout en étant au milieu de ses enfants bien-aimés. Et il advint que Dieu voulut montrer la mort de Son serviteur, et une colonne de la plus brillante lumière fut aperçue pendant deux heures cette nuit-là, partant du sommet du toit de la maison dans laquelle gisait le saint prêtre, s'élevant jusqu'au plus haut du ciel. Lorsqu'on rapporta cela à l'homme de Dieu, il comprit aussitôt que ce signe indiquait son proche repos. Dès lors, il fit appeler ses enfants à lui, de sorte qu'accompagné de la prière des fidèles, il puisse recommander son âme au Créateur. Après ses douces admonitions de piété paternelle et ses dernières paroles de charité, ayant communié aux saints Dons (sacrosanct viaticum) du Corps et du Sang du Christ, il rendit son esprit, entre les bras de ceux qui pleuraient pour lui. Ô jour bienheureux pour ce saint prêtre, mais quelle affliction pour tout ce peuple dont le berger venait soudain de quitter la vie corporelle, sans cependant jamais devoir les oublier dans l'intercession spirituelle, s'ils restaient fidèles à suivre ses paroles d'admonitions et l'exemple de sa vie sans tache!

Et ainsi nombre de clercs, laïcs, évêques, prêtres et diacres d'autres Églises se rassemblèrent pour rendre les derniers honneurs à l'homme vénéré. Mais voilà que parmi les voix affligées chantant des psaumes ici sur terre, qu'on entendit de célestes voix religieuses se joindre; et lorsque la bière sur laquelle reposait le corps fut prête au milieu du divin office, nul ne parvint à la déplacer. De fait, ils étaient dans le doute sur ce qu'ils devaient faire et ne savaient vers qui se tourner. Un certain Scopilion, archiprêtre et homme très religieux vivant en conversation avec le saint Dieu, leur demanda si l'un d'entre eux se rappelait de Vaast ayant parlé de ses funérailles, craignant que ce qui se passait leur arrivait parce qu'ils se proposaient de l'enterrer dans l'enceinte de la ville. Ce à quoi quelqu'un répondit qu'il l'avait souvent entendu dire que nul ne devrait être enterré entre les murs de la ville, car la ville devait être un lieu pour les vivants, pas pour les morts. De ce fait, ils se proposèrent de l'enterrer dans l'église de la sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, d'où il présidait depuis le siège épiscopal. En effet, il était notoire qu'il avait arrangé son enterrement dans l'oratoire, qui était presqu'entièrement construit, en bois, près de la rive du Crientionis. Il souhaitait que ce qui convenait pour lui soit accomplit dans l'humilité qui lui était coutumière. Mais tous ceux qui étaient présent, vu l'étendue de ses vertus, pensait qu'il n'était pas digne que le corps d'un tel homme soit enterré dans un lieu si humble, en particulier parce que l'endroit n'était ni approprié pour un monument à sa mémoire, ni accessible à beaucoup, étant situé dans un marais.

Pendant qu'ils discutaient entre eux de tout cela, le vénérable Scopilion, formé dans la puissance de la prière, décida de prestement faire appel à ce à quoi il était habitué, de sorte que par la pieuse prière il puisse obtenir ce que nombre d'hommes n'étaient pas capables de réussir par la force humaine. Ému par l'affliction en son coeur et répandant les larmes, il appela tout le monde à prier. Ensuite il commença à prier par dessus le très saint corps reposant face à eux : "Hélas," dit-il, "ô bienheureux père! Par quelle puissance pourrais-je agir, voyant que le jour décline et que naît le soir, et que tous ceux qui se sont rassemblés à tes funérailles sont prêts à rentrer chez eux. Permet-moi, je t'en implore, de t'emporter au lieu qui se tient préparé pour toi par les soins de tes enfants." Et ayant dit cela, ils empoignèrent la bière sur laquelle reposait le corps sans vie du saint, ne sentant nul poids, et ils la portèrent sur leurs épaules, l'esprit vif, vers le lieu de son enterrement. Et ils l'ensevelirent dans l'église de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, à droite de l'Autel, cachant un noble trésor sous le siègne où auparavant il avait accomplit son office d'évêque. En ce lieu, il reposa quelques années durant, jusqu'à ce que Dieu révèle le lieu où à présent sa mémoire brille radieusement, lieu où eu lieu sa bienheureuse translation par les saints évêques Aubert et Omer.

A présent, que ce qui a été vu digne de se souvenir en cet évêque après sa mort soit ici exposé. Il advint que la petite maison dans laquelle le bien-aimé de Dieu était mort un jour s'enflamma soudain, et commença à brûler. Mais une femme fort pieuse, appelée Abita, vit Vaast arriver et chasser les flammes hors de sa maison, et de sorte elle resta intacte, ainsi que la couche sur laquelle le saint homme de Dieu avait élevé son âme jusqu'au céleste Royaume, de sorte que tous puissent savoir à quel point il était bienheureux dans le Ciel, celui dont même la petite chambre sur terre ne pouvait brûler.

Chapitre V – Translation du corps de saint Vaast

Il reposa donc au même endroit jusqu'au temps du bienheureux Aubert, qui lui succéda comme 7ème évêque sur le siège épiscopal. Afin que nous puissions connaître par la répétition de beaucoup, et que cela puisse être chanté par les bouches d'innomrables hommes, et parce que nous pourrions éprouver cet acte avec nos yeux, un certain jour, après l'hymne des Matines, se tenant sur les murs de la ville, avec l'aube se levant, faisant face à l'Est, Aubert vit à distance au delà de la rivière appelée Crientionis, un homme radieux tenant un bâton en ses mains, occupé à tracer la mesure d'une cathédrale. Par une révélation de Dieu, il comprit qu'il voyait là un Ange, et cela lui signifiait que le bienheureux Vaast, avec l'approbation du Christ, sans aucun doute devait recevoir translation. Renforcé par cette révélation, il invita à l'aider en cette tâche le bienheureux Omer, qui était à l'époque évêque de la ville de Tarvenna, chez les Morins, et était tenu pour éminent dans les choses de Dieu. Omer, il faut le dire, était déjà ployant sous le poids de l'âge, et affaiblit par la perte de la vue, mais cependant, ayant un esprit tel un arc tendu grâce à sa force spirituelle, il fut aussitôt prêt. Son chemin protégé par le Christ, il se hâta auprès du vénérable Aubert. Afin qu'Aubert puisse se décider, et afin que quelque chose puisse leur être montré providentiellement, par volonté égale et commun conseil et avec la grande joie du peuple qui se rassemblait de toutes parts, ils transportèrent le bienheureux Vaast jusqu'à l'endroit désigné. Au cours de cette translation, le bienheureux Omer recouvra la vue, mais par les prières qu'il offrit, il la perdit à nouveau, volontairement. Bien entendu, la vue des yeux de la chair importait peu à ceux qui avaient acquis la vision des citoyens célestes.

Cependant, les miracles qui furent constatés depuis les temps anciens et à présent se sont accomplis depuis presque 160 ans par la merveilleuse intercession du bienheureux Vaast, n'ont pas été transmis à la mémoire par la plume, mais par les paroles de l'Antienne qui est chantée par les chantres de la manière suivante :

Ici repose le bienheureux Vaast,

Dont le temple fut bâtit par les hommes sur l'ordre des Anges.

Cet endroit n'est pas loin de cette ville, qui par sa noblesse était auparavant appelée Nobiliacus. Mais le temps passant, la tombe de saint Vaast devint si éminente que c'est ainsi qu'on nomma la ville, qui à présent a disparu pour n'être plus qu'une masse de ruines. Ce lieu est embelli par la générosité des fidèles et remplit de la multitude des moines et autres dévots de Dieu. Ici, les Offices divins sont célébrés sans interruption, et ici, des actions célestes et des signes miraculeux ont fréquemment eu lieu et encore à présent, et ceux-là sont mieux attesté par la bouche des témoins et consignés par la plume. En effet, heureuse est la ville d'Arras, défendue par un si excellent patron! Même si ses murs sont réduits en ruines, cependant, elle brille par la gloire de sa noblesse. Et du fait de l'intercession de sa sainteté, que tout le peuple se réjouisse, et qu'ils élèvent d'incessantes louanges au Dieu tout puissant, qui leur a accordé un si illustre enseignant, par les prédications duquel ils ont appris le chemin de la Vérité. Et par les prières duquel, s'ils demeurent constamment dans la fermeté de la Foi et la sainteté de leur vie, ils seront préservés de toute adversité, et atteindront la parfaite gloire de la béatitude, par le don de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint Esprit, vit et règne, Dieu Un, pour les siècles des siècles. Amen.

Une version anglaise de ce texte des MGH est sur la page suivante:

http://www.mtholyoke.edu/courses/cstraw/PrimaryDocuments/thelifeofsaintvedastus.html

cependant avec quelques erreurs, nottament dans des références scripturaires, etc.

Achevé de traduire et publié en ce jour de grâce où nous fêtons aussi saint Jacut, saint Amand, saint Photius, de même que saint Maël (qui consacra par erreur sainte Brigitte de Kildare avec le sacrement d'épiscopat au lieu de celui d'abbesse), et tant d'autres saintes et saints ami(e)s du Christ Sauveur. A Lui soit la gloire, à jamais.

SOURCE : http://stmaterne.blogspot.ca/2008/02/saint-vaast-vque-darras-540-par-le.html

Statue de saint Vaast dans l'église Saint-Vaast de Wambrechies.


Saint Vaast of Arras

Also known as

Foster

Gaston

Gastone

Vaat

Vedast

Vedasto

Vedastus

Memorial

6 February

2 January (discovery of relics)

7 February (enshrinement of relics)

15 July (translation of relics in Cambrai)

1 October (translation of relics)

Profile

Hermit. Worked with Saint Remigius to convert the FranksPriestInstructed King Clovis in the faith. His miraculous healing of the blind helped convince some of Clovis’s pagan court of the power of God (and led to Vaast’s patronage against eye trouble). First bishop of ArrasFrance in 499Bishop of CambraiFrance c.510. On the night he died, the locals saw a luminous cloud ascend from his house, apparently carrying away Vaast’s soul.

Born

c.453 at Limoges, France

Died

539540 at ArrasFrance of natural causes

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

against eye diseases

children

children late learning to walk

disabled people

ArrasFrance, city of

Arras, Boulogne and Saint-OmerFrancediocese of

Representation

bishop raising to life a goose which a wolf has brought to him

wolf bringing a goose to a bishop; Vaast will use it to feed the poor

with a child or children at his feet (represents the people brought to the faith in his area)

chasing a bear out of a church (represents replacing a rough paganism with Christianity)

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia: Abbey of Saint Vaast

Golden Legend, by Blessed Jacobus de Voragine

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Oxford Dictionary of Saints, by David Hugh Farmer

other sites in english

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Catholic Online

Wikipedia

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Santi e Beati

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Ökumenisches Heiligenlexikon

sitios en español

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Santi e Beati

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Svetniki

MLA Citation

“Saint Vaast of Arras“. CatholicSaints.Info. 16 November 2023. Web. 23 January 2026. <https://catholicsaints.info/saint-vaast-of-arras/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-vaast-of-arras/

Book of Saints – Vedastus

Article

(Vaast, Foster) (SaintBishop (February 6) (6th century) A distinguished fellow-worker with Saint Remigius in the conversion of the Franks. To him were committed the Dioceses of Cambrai and Arras, in the latter of which cities he died (A.D. 539) after nearly forty years of fruitful Episcopate.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Vedastus”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 3 February 2017. Web. 23 January 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-vedastus/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-vedastus/

St. Vedast

Feastday: February 6

Birth: 453

Death: 540

Vaast was leading the hidden life of a hermit in Toul, France when the bishop of the city, discovering the young man’s virtues, resolved to ordain him to the priesthood. In 496, as the Frankish pagan king Clovis I was passing through Toul, he asked to be provided with a priest to begin instructing him in the Christian faith. Vaast was chosen for this important task, and joined the king’s retinue on their journey toward Reims. As they were crossing the Aisne River, a blind man on the bridge begged Vaast to heal him. Vaast thereupon prayed for the man and made the sign of the cross on his eyes. Immediately, the man’s eyesight was restored. This miracle confirmed Clovis in his decision to become a Christian. In Reims, Clovis was baptized by the city’s bishop, Saint Remigius, who upon meeting Vaast recruited him for his diocese. Thereafter, Vaast was consecrated bishop of the city of Arras, where he encountered a populace that had abandoned the Christian faith. Vaast succeeded in restoring Christianity to this region. He is said to have rescued a poor family’s goose from the jaws of a wolf that had seized it.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5998

St. Vedast

Feastday: February 6

Birth: 453

Death: 540

Known also as Vaast, Foster, and Gaston, St. Vedast, a native of western France, is best-known as the catechist of Clovis, King of the Franks. Ordained at Toul, Vedast met Clovis when the king required a learned man to accompany him to Rheims after the battle of Tolbiac (496); upon their arrival, Clovis recommended his companion to Archbishop Remigius, who was to baptize the king after his wife, Clotilde had converted him to Christianity. The two clerics evangelized the Franks, and in 499, Vedast was named bishop of Arras and Cambrai, dioceses that had returned to paganism after the raids of Atilla. During his forty-year tenure, Vedast restored the faith of his people and the churches in which they worshipped.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=839

Vedast of Arras B (AC)

(also known as Foster, Gaston, Vat, Vaast, Waast)


Born in western France, died February 6, 539; other feasts at Arras are celebrated on July 15 and October 1.

When he was still very young, Vedast had left his home and led a holy life concealed from the world in the diocese of Toul, where the bishop, charmed with his virtue, consecrated him to the priesthood. Vedast, a fellow-worker with Saint Remigius in the conversion of the Franks, was instrumental in the conversion of Clovis I to Christianity.

The occasion of Clovis's conversion was a victory over the Alemanni in 496. He had already been influenced by Saint Clothilde, whom he had married four years earlier. After his victory, he was heading to Rheims to receive baptism at the hands of Remigius, but at Toul he requested the help of a priest who might instruct and prepare him for the holy sacrament as he travelled. Vedast was presented to his majesty for this purpose. When Vedast restored the sight of a blind man along the Aisne River with a prayer and the sign of the cross, Clovis was strengthened in his resolve to become a Christian and some of his courtiers converted immediately.

After being consecrated in 499 as bishop of Arras (united with Cambrai in 510) by Remigius, Vedast ruled the united sees of Arras- Cambrai for about 40 years. Upon his arrival in Arras, he restored sight to a blind man, and cured another who was lame. These miracles excited the attention, and disposed the hearts of many to open themselves to receive the Gospel. Although the region had been Christianized during the Roman occupation, the repeated incursion of Vandals and Alans had virtually destroyed any remnant of the faith. At the beginning of episcopacy, the only vestige of Christianity in his see was a ruined church. Though nearly discouraged at the ravages done to the faith, Vedast's patience, meekness, charity, and most especially prayers, allowed God to triumph over superstition and lust, and the faith was restored throughout that area.

Vedast was buried in the cathedral, but 128 years later Bishop Saint Aubertus changed a little chapel which Vedast had built in honor of St. Peter into an abbey, and translated the Vedast's relics into this new church, leaving a small portion of them in the cathedral. The great abbey of Saint Vedast was finished by Bishop Saint Vindicianus and endowed by king Theodoric or Thierry, who lies buried in the church with his wife Doda.

Many sites through Arras, Cambrai, and Belgium commemorate his name, as do three ancient church in England (in London, Norwich, and Tathwell in Lincolnshire). Although it is unlikely that Vedast ever visited England, his cultus there dates to the 10th century, which was heightened in the 12th century by the presence of Arrouaise Augustinians in the country. In England, he is sometimes known as Saint Foster, which is the derivation of that family name.

The feast of Vedast was included in the Benedictional of Saint Ethelwold, the Missal of Robert of JumiŠges, and the Leofric missal, as well as the calendars of Sarum, York, and Hereford. Blessed Alcuin wrote a vita for Vedast, as well as an Office and Mass in his honor for usage at Arras. In a letter to the monks of Arras in 769, Alcuin calls Vedast his protector (Benedictines, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).

As in the stained glass image in the church of Blythburgh, Suffolk, Saint Vedast is pictured as a bishop with a wolf carrying a goose in its mouth (Roeder) (which had been rescued by Vedast for its poor owners). Other attributes include a child at his feet or a bear (Farmer). He is invoked on behalf of children who walk with difficulty, and for diseases of the eyes (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0206.shtml#veda

Abbey of Saint Vaast

Situated at Arras, the ancient capital of Artois, Department of Pas-de-Calais, France; founded in 667. St. Vaast, or Vedast, was born in western France about 453; and died at Arras in 540. Having lived for some years as a recluse in the Diocese of Toul, he was ordained priest by St. Remi (Remigius), Archbishop of Reims, who deputed him to prepare Clovis for the reception of the Sacrament of Baptism. After this he remained at Reims and acted as archdeacon for St. Remi. In 499 that prelate consecrated him first Bishop of Arras, and his labours in planting the faith in those parts were blessed by many miracles. Ten years later St. Remi committed to him the care also of the Diocese of Cambrai, and these two sees remained united until the eleventh century. At the death of St. Remi he was chosen to succeed him but declined the honour. His own death occurred in 540 and he was buried in his cathedral at Arras. In 667 St. Auburt, the seventh bishop of that see, commenced to build an abbey for Benedictine monks on the site of a little chapel which St. Vedast had erected in honour of St. Peter. St. Vedast's relics were transferred to the new abbey, which was completed by St. Auburt's successor and munificiently endowed by King Theodoric, who together with his wife was afterwards buried there. This Abbey of St-Vaast flourished for many centuries and held an important position amongst the monasteries of the Low Countries. It was ruled by many distinguished abbots, a list of whom, numbering seventy-nine, is given in "Gallia christiana". It was exempt from episcopal jurisdiction and maintained its independence until 1778 when it was aggregated to the Congregation of Cluny. At the Revolution it was suppressed and the conventual buildings became first a hospital and then a barrack. In 1838 the barrack was purchased by the town, a portion being used as a museum and archivium, and the rest becoming the residence of the bishop. The church, which had been desecrated and partially destroyed, was rebuilt and consecrated in 1833 and now serves as the cathedral.

Alston, George Cyprian. "Abbey of Saint Vaast." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New York: Robert Appleton Company,1912. 6 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/15248a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Christine J. Murray.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/15248a.htm

Golden Legend – Life of Saint Vedaste

Article

Here next followeth the Life of Saint Vedaste. Saint Vedaste was ordained Bishop of Arras by the hand of Saint Remigius. And Saint Vedaste was of much great holiness and cleanness: for when he came to the gate of Arras he found there two poor men of whom that one was lame and that other blind. These two poor men demanded of him some alms. And Saint Vedaste answered to them and said: I have neither gold nor silver, but this that I have I give to you. Then he made them both whole by virtue of his prayer. It happed on a time he came into a church destroyed, and found there a wolf among the bushes; and he commanded him that he should go his way, and anon he obeyed to him and fled, so that sith that time he was not seen. At the last, when he had converted much people, by his word and predication, to the faith of God, and also by good examples showed evidently to the people, in the fortieth year of his bishopric, he saw a dove of fire that came from heaven to his house. And by that he understood well that he should finish and pass out of this world, and so he did, for he died anon after, about the year of our Lord five hundred and fifty. When his body should be translated, Saint Omer which was blind for age, was sorry that he might not see the body of Saint Vedaste and anon our Lord enlumined him, and rendered to him his sight. And he saw the body of Saint Vedaste, but anon after, he was blind again as he had been tofore. Let us pray to him, etc.

SOURCE : https://catholicsaints.info/the-golden-legend-the-life-of-saint-vedaste/

February 6

St. Vedast, Bishop of Arras, Confessor

From a very short life of his, written soon after his death, and another longer, corrected by Alcuin, both published by Henschenius, with remarks, p. 782. t. 1. Febr. See Alcuin’s Letter ad Monachos Vedastinos, in Martenne, Ampl. Collectio, t. 1. p. 50. Gallia Christ. Nova, t. 3. p. 3.

A.D. 539.

ST. VEDAST left his own country very young, (which seems to have been in the west of France,) and led a holy life concealed from the world in the diocess of Toul, where the bishop, charmed with his virtue, promoted him to the priesthood. Clovis I., king of France, returning from his victory over the Alemanni, hastening to Rheims to receive baptism, desired at Toul some priest who might instruct and prepare him for that holy sacrament on the road. Vedast was presented to his majesty for this purpose. Whilst he accompanied the king at the passage of the river Aisne, a blind man begging on the bridge besought the servant of God to restore him to his sight: the saint divinely inspired, prayed, and made the sign of the cross on his eyes, and he immediately recovered it. The miracle confirmed the king in the faith, and moved several of his courtiers to embrace it. St. Vedast assisted St. Remigius in converting the French, till that prelate consecrated him bishop of Arras, that he might reestablish the faith in that country. As he was entering that city in 499, he restored sight to a blind man, and cured one that was lame. These miracles excited the attention, and disposed the hearts of many infidels to a favourable reception of the gospel, which had been received here when the Romans were masters of the country: but the ravages of the Vandals and the Alans having either dispersed or destroyed the Christians, Vedast could not discover the least footsteps of Christianity, save only in the memory of some old people, who showed him without the walls a poor ruinous church, where Christians used to hold their religious assemblies. He sighed to see the Lord’s field so overgrown with bushes and brambles, and become the haunt of wild beast; whereupon he made it his most earnest supplication to God, that he would in his mercy vouchsafe to restore his worship in that country. A national faith is so great a blessing, that we seldom find it granted a second time to those, who, by imitating the ingratitude of the Jews, have drawn upon themselves the like terrible chastisement. St. Vedast found the infidels stupid and obstinate; yet persevered, till by his patience, meekness, charity, and prayers, he triumphed over bigoted superstition and lust, and planted throughout that country the faith and holy maxims of Christ. The great diocess of Cambray, which was extended beyond Brussels, was also committed to the care of this holy pastor, by St. Remigius, in 510, and the two sees remained a long time united. St. Vedast continued his labours almost forty years, and left his church flourishing in sanctity at his decease, on the 6th of February, in 539. He was buried in the cathedral, which is dedicated to God, under the patronage of the Blessed Virgin; but a hundred and twenty-eight years after, St. Aubertus, the seventh bishop, changed a little chapel which St. Vedast had built in honour of St. Peter, without the walls, into an abbey, and removed the relics of St. Vedast into this new church, leaving a small portion of them in the cathedral. This great abbey of St. Vedast was finished by St. Vindicianus, successor to St. Aubertus, and most munificiently endowed by King Thodoric or Thierry, who lies buried in the church with his wife Doda. Our ancestors had a particular devotion to St. Vedast, whom they called St. Foster, whence descends the family name of Foster, as Camden takes notice in his Remains. Alcuin has left us a standing monument of his extraordinary devotion to St. Vedast, not only by writing his life, but also by compiling an office and mass in his honour, for the use of his monastery at Arras, and by a letter to the monks of that house, in 769, in which he calls this saint his protector. See this letter in Martenne, Ampliss. Collect. t. 1. p. 50.

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-ii-february/st-vedast-bishop-of-arras-confessor

San Vedasto (Gastone) di Arras Vescovo

Festa: 6 febbraio

Nacque nella seconda metà del sec V. a Perigueux o nella regione. Dopo aver lasciato i suoi genitori, un giorno si trova a Toul dove incontrò Clodoveo I. Il re desideroso di ricevere il battesimo gli chiese di istruirlo. Insieme si misero in cammino per Reims, dove san Remigio amministrò al re il battesimo. Nel 500 venne consacrato vescovo dello stesso Remigio. Ad Arras si svolse gran parte dell’episcopato di S. Vedasto, dove si mise all’opera per organizzare la sua diocesi e procedette a numerose conversioni durante i suoi viaggi apostolici che estese fino a Cambresis . Mantenne per tutta la sua vita l’amicizia con Clodoveo e della regina Clotilde. Spirò il 6 febbraio 540 o 541 dopo quaranta anni di episcopato. Le sue reliquie sono venerate nella cattedrale di Arras.

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: Ad Arras nella Gallia belgica, oggi in Francia, san Vedasto, vescovo, che, mandato da san Remigio vescovo di Reims nella città devastata, catechizzò il re Clodoveo, ristabilì la Chiesa e la resse per circa quarant’anni e portò a termine l’opera di evangelizzazione presso i popoli ancora pagani della regione.

Il nome originale è il latino Vedastus, in francese Vaast, tramutato anche in Gaston, in italiano Gastone, trattasi di un francesismo.

Nativo della regione di Périgueux, nella seconda metà del secolo V, lasciò da giovane i suoi genitori e intraprese una vita ascetica; nei pressi di Toul incontrò casualmente il re Clodoveo I che dopo aver sconfitto i Germani, ritornava nel suo Paese.

Il re già desideroso di ricevere il battesimo, chiese a Vedasto di essere istruito nella religione cristiana e insieme proseguirono il viaggio per Reims, colà giunti, il vescovo s. Remigio amministrò il Battesimo al re; alla sua partenza Clodoveo raccomandò il suo istruttore al vescovo, il quale conosciute le doti ascetiche, morali e teologiche di Vedasto, nell’anno 500 lo consacrò vescovo di Arras.

Questa città in un primo momento era stata saccheggiata dagli Unni e la popolazione, già cristiana perché evangelizzata nel IV secolo, si era dispersa, in seguito si era ripopolata ma i suoi abitanti erano praticamente ritornati al paganesimo.

Il nuovo vescovo intraprese con coraggio la sua opera missionaria, riorganizzando la sua diocesi, convertendo numerosi fedeli nei suoi molti viaggi apostolici nel vastissimo territorio affidatagli.

Restò amico del re Clodoveo e della regina Clotilde per tutta la vita e nel contempo operò sempre collegato a s. Remigio che divenne il suo consigliere e guida.

Governò la diocesi per 40 anni, morì il 6 febbraio del 540 o 541.

Le notizie che lo riguardano, narranti svariati miracoli e prodigi da lui operati, si sono susseguite nei secoli con la stesura di ben tre ‘Vitae’ tutte influenzate dalla narrativa dell’epoca e dalla nazionalità degli estensori, quindi bisogna tenerne conto molto cautamente.

Il suo corpo ebbe molti spostamenti dovuti all’invasione normanna della città di Arras nel sec. IX, nel dicembre 880, la città fu incendiata e i suoi abitanti massacrati, le reliquie poterono però essere messe in salvo a Beauvais che era fortificata. I resti, nei secoli successivi restarono in possesso dell’abbazia di St.-Vaast fino alla Rivoluzione Francese, in quel periodo l’abbazia fu saccheggiata ma le reliquie restarono intatte; in seguito furono trasferite nella cattedrale di Arras, dove sono tuttora.

Il suo culto sin dall’antichità è diffusissimo in tutta la Francia, viene riportato nelle litanie dei santi insieme a s. Amando, viene considerato il fondatore della sede episcopale di Arras, per cui ne è il patrono principale.

Gastone proviene dal germanico ‘gastiz’ che vuol dire ‘straniero’, in francese significa ‘abitante della Guascogna’, molto usato nell’Ottocento ed in Francia.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/39680