Statues
de Pepin de Landen et Saint Remacle, Palais Provincial, Liège,
West façade of the provincial palace in Liège, Belgium Here the 19th-century statues of Pepin of Landen and Saint Remacle.
Saint Pépin de Landen
Maire du palais
d'Austrasie sous Clotaire II et Dagobert I (+ 640)
Confesseur.
Duc du Brabant, maire du
palais sous Clotaire II et Dagobert, il était fidèle à son roi qui lui
accordait toute sa confiance. Dans la corruption des plaisirs de son époque, il
sut faire les nécessaires remontrances à son souverain. Ce "conducteur des
rois", comme il fut surnommé, laissa un tel souvenir de sainteté qu'il fut
considéré comme un saint bien qu'il n'ait été ni moine, ni prêtre, ni évêque,
ni ermite. Par sa fille sainte Begge, il est l'ancêtre de Charlemagne.
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/680/Saint-Pepin-de-Landen.html
Saint Pépin de Landen
Duc de Brabant
(580-640)
Il se confessait
fréquemment
Pépin de Landen nous
montre d'une manière admirable, en sa personne, que la sainteté n'est point
incompatible avec les plus hautes dignités de ce monde. Fils de prince, il fut
maire du palais sous plusieurs rois de France, et se conduisit, dans cette
haute charge, presque égale à la dignité royale elle-même, avec une prudence
remarquable.
Souvent les rois ont à se
plaindre de leurs sujets, et les sujets ont lieu de murmurer contre les rois:
Pépin obligé par ses fonctions à maintenir l'ordre et la justice, agit avec une
loyauté si parfaite, que jamais on ne le vit montrer de partialité, ni pour le
roi, ni pour le peuple, et qu'il sut réprimer sans faiblesse les excès du
peuple comme les excès de son roi.
Le roi Clotaire II ne se
contenta pas de donner à ce noble prince la première charge de son royaume, il
l'honora de toute sa confiance et mit entre ses mains l'éducation de son fils
Dagobert. Pépin n'omit rien de ce qui pouvait imprimer au coeur du jeune prince
la crainte de Dieu et l'amour de la justice. Il lui mettait souvent sous les yeux
cette belle parole de nos Saints Livres: Le trône d'un roi qui rend justice aux
pauvres ne sera jamais ébranlé.
Plus tard, le prince
devenu roi de France, ayant oublié les leçons de son illustre maître, le fidèle
et invincible Pépin ne craignit pas de lui en faire des reproches sévères; si
bien que de vils flatteurs en profitèrent pour inspirer au roi de mettre à mort
ce censeur gênant; mais Dagobert, d'abord irrité de cette leçon, rentra en
lui-même, et il montra plus que jamais une vénération profonde pour le mérite
et la vertu d'un si grand ministre.
Quand Pépin mourut, il
fut pleuré à l'égal du meilleur des rois. Il laissa la réputation d'un saint,
et chacun rappelait avec douceur et reconnaissance qu'il avait toujours été le
gardien des lois, le soutien des faibles, l'ennemi des divisions, l'ornement de
la cour, l'exemple des grands, le père de la patrie. A cette époque, estimée
aujourd'hui barbare, la grâce de Dieu et la droiture naturelle ont fait de
Pépin de Landen un ministre comme on en chercherait en vain aujourd'hui.
Abbé L. Jaud, Vie
des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950
SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_pepin_de_landen.html
PÉPIN DE LANDEN
Duc, Maire du Palais,
Bienheureux
+ 647
Le bienheureux Pépin,
premier de ce nom, était Teuton de nation, issu d'une très noble maison, fils
de Carloman, maire du palais en Austrasie sous le roi Clotaire II. Sa mère
s'appelait Emegarde. La jeunesse de notre Pépin fut accompagnée de toutes les
vertus possibles, principalement à un jeune homme de sa qualité. Il la passa en
la cour du roi Clotaire, qui le reconnaissant homme de bon jugement et d'une
vie sans reproche, lorsqu'il donna le royaume d'Austrasie à son fils Dagobert,
il le lui donna aussi pour le conseiller et le conduire en ses affaires, et le
fit maire de sou palais, ainsi que l'avait été Carloman son père, auparavant en
l'an 628.
Cette qualité de maire du
palais était peu différente de la royale; d'autant que tout le gouvernement et
toute la disposition du royaume était entre les mains des maires du palais.
C'était donc une chose admirable de voir avec quelle prudence il se comportait
en l'administration des affaires du royaume ; il se montrait courageux et
vaillant en temps de guerre, faisant voir combien sa force et sa puissance
étaient grandes, et rendait en temps de paix la justice à un chacun, tenant la
main à ce qu'elle fût étroitement gardée par tout le royaume.
L'intégrité de sa vie
était telle qu'il était très fidèle au service du roi, et nullement dissimulé
pour ce qui concernait le bien du peuple; conservant également le droit de l'un
et de l'autre, sans se laisser corrompre par le peuple, où il y allait de
l'intérêt du roi ; ni par la faveur de sa majesté, à la ruine et à l'oppression
du pauvre peuple. Il avait ton jours devant les yeux le commandement de Dieu,
qui veut que l'on honore la personne du roi, et que l'on rende la justice au
peuple ; aussi conformait-il toutes les sentences qu'il donnait en jugement au
niveau de la justice divine, rendant au peuple ce qui était au peuple, et au
roi ce qui lui appartenait.
Véritablement c'était un
homme juste en toutes choses. Mais aussi s'était-il associé en ses conseils et
en ses affaires un grand homme d'État, et très vertueux personnage, aimant et
craignant Dieu, saint Arnould, évêque de Metz, que le roi Clotaire avait aussi
donné à Dagobert, son fils, pour la conduite de ses affaires. De sorte que la
communication et la grande équité d'un tel conseiller lui eût même donné de la
retenue, quand il eût voulu négliger de rendre la justice ou abuser de la
puissance royale. Après la mort de saint Arnould, il eut encore la
communication d'un autre non moins vertueux personnage, saint Combert,
archevêque de Cologne, que le roi avait appelé auprès de lui pour se servir de
son conseil, en la place de saint Arnould. Prenez garde, s'il vous plaît, que
ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il y a des prélats dans le gouvernement de
l'État.
Nous pouvons facilement
juger de quel zèle et de quelle affection il se portait à conserver le droit de
tout le monde, et à rendre la justice promptement et équitablement à ceux qui
la demandaient, ayant pour conseillers des personnes si circonspectes et d'une
telle intégrité de vie. Et en cela le bienheureux Pépin est d'autant plus
louable de s'être servi du conseil de si saints personnages; parce que ses
intentions étaient saintes et honnêtes, ayant en horreur la corruption, qui se
rencontre trop souvent en vœux qui ont le gouvernement de l'État.
Le bienheureux Pépin eut
pour femme Yduberge, surnommée Itte, princesse vertueuse, qui pour ses vertus a
mérité d'être mise au rang des saints, sous le nom de la bienheureuse Itte:
elle était sœur de saint Modoald, archevêque de Trêves. De cette femme il eut
trois enfants : un fils, nommé Grimoald, et deux tilles, savoir : Gertrude et
Beggue. Celle-là prit l'habit de religieuse, et vécut en grande sainteté ;
celle-ci se maria, et épousa Ansegise, fils de saint Arnould, qui fut depuis
évêque de Metz : elle vécut aussi saintement, et de ce mariage est venu Pépin
le Jeune, neveu du bienheureux Pépin. Pépin le Jeune eut ensuite un fils,
appelé Charles, surnommé Martel, qui eut aussi trois fils, Charles, Carloman le
Jeune et Pépin, troisième du nom, qui fut depuis roi de France.
Le bienheureux Pépin,
après avoir longtemps gouverné la maison royale et la Basse-Austrasie, dont il
était duc, l'honneur et la gloire des Teutons, le miroir et la règle des
Brabançons, et le modèle des saintes mœurs, passa de cette vie en l'autre, au
grand regret de toute l'Austrasie, le 21 février, l'an de Notre-Seigneur 647.
Sa mort fut grandement
regrettée tant par toute l'Austrasie que par nos rois, qui s'en attristèrent
fort. Car il est vrai que sa vie était sans aucun reproche; c'était le temple
de la sagesse, le trésor des conseils, la défense des lois, l'auteur de la
paix, la force et le boulevard de la patrie, l'honneur de la cour, la joie des
ducs, et la discipline des rois ; et il est vrai que s'il l'eût voulu, il eût
pu s'attribuer à juste titre ce qui est dit dans la Sagesse, et dire : Les rois
règnent et la justice s'exerce par moi.
Son corps fut
honorablement inhumé en la ville de Landen, mais depuis il a été transporté à
Nivelles pour être plus magnifiquement, et il est dans une châsse auprès des
reliques de sainte Gertrude, sa fille. Tous les ans, aux Rogations, on le porte
en procession par la ville. Une chose vraiment miraculeuse arriva le jour de sa
translation. C'est que bien que les villes de Landen et de Nivelles soient
éloignées l'une de l'autre, pas un seul cierge, dont il y en avait quantité, ne
s'éteignit par le chemin.
Le cardinal Baronius
rapporte, touchant son insigne piété et sa grande dévotion, que quand il allait
à confesse il se déchaussait, et qu'il y allait nu-pieds. C'était là vraiment
un grand signe de pénitence et une insigne dévotion d'un bon exemple, et
d'autant plus édifiante qu'elle venait d'une personne si relevée.
Pedro de Ribadeneyra
: Les vies des saints et fêtes de toute l'année, Volume 2 ; traduction :
Timoléon Vassel de Fautereau.
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/pepin_de_landen.htm
Vie de Pépin le Vieux,
dit de Landen, maire du palais en Austrasie
Notice sur la vie de pépin le Vieux
La vie de Pépin le Vieux appartient à une époque postérieure (à celle des Gesta
Regum Francorum) ; on s'accorde à en placer l'auteur entre le neuvième et
le onzième siècles. Mais indépendamment de son extrême brièveté, elle nous a
paru de quelque intérêt ; d'abord, parce qu'elle est évidemment puisée dans des
documents plus anciens, entre autres dans les Gesta Regum Francorum,
ensuite parce qu'elle contient, sur la famille d'où les rois Carlovingiens sont
issus, quelques détails plus moraux, il est vrai, qu'historiques, mais qui sont
présentés avec assez de naïveté et de vie. La peinture du veuvage d'Itta et des
motifs qui, après la mort de son mari, la portèrent à se consacrer à Dieu, fait
assez bien connaître la grossièreté des mœurs du temps, et quelques unes des
causes qui donnaient au clergé tant d'influence sur les esprits capables de
sentiments un peu plus élevés et plus purs.
Ce petit ouvrage a pour
titre : Vie du bienheureux duc Pépin, maire du Palais d'Austrasie, sous
les puissants rois Clotaire, Dagobert et Sigebert. On ne s'étonnera pas d'y
rencontrer le ton du panégyrique ; c'est celui de tous les historiens depuis la
fin du septième siècle ; les descendants de Pepin régnaient.
François Guizot
Vie de Pépin le Vieux,
dit de Landen, maire du palais en Austrasie
IL est bien connu et
généralement répandu que Pépin a été le père de la bienheureuse et bien-aimée
de Dieu, vierge Gertrude. Mais de lui, sauf son nom, ses actions et les autres
choses de sa vie demeurent presque inconnues de ceux qui ignorent nos
histoires. Nous en avons recueilli le peu de faits que nous avons trouvés épars
çà et la dans les faits et gestes des Francs, et avons pris soin d'en composer
une narration suivie, que nous voulons faire servir d'exorde à l’œuvre projetée
par nous [i], afin que si quelqu'un désire connaître la race de cette noble
vierge, il cherche plus naturellement à l'apprendre ici dans la vie de son
père, qu'en aucun autre lieu. Pépin, fils de Carloman, fut duc et maire du
palais, sous les très puissants rois Clotaire, Dagobert et Sigebert. Dans cette
dignité, peu différente de la suprême grandeur des rois, il gouvernait toutes
choses par les ordres les plus sages, et excellait en courage dans la guerre
comme en justice durant la paix. Il conservait envers le roi une entière
fidélité, envers le peuple une équité inflexible ; ferme à maintenir, d'un
esprit judicieux, ce qui appartenait à l'un et à l'autre, sans jamais
s'attacher, pour l'avantage du peuple, à entreprendre sur le droit des rois, ni
s'appliquer à étouffer, en faveur des rois, la justice due au peuple ; car il
préférait le Seigneur, roi souverain, aux rois des hommes, et savait que sa
volonté défend d'adorer la face des puissants, et de tenir compte, dans les
jugements, de la pauvreté ou de la richesse ; en sorte qu'il défendait pour le
peuple ce qui était au peuple, et rendait à César ce qui était à César. Dans
tous ses jugements, il s'étudiait à conformer ses arrêts aux règles de la
divine justice ; chose attestée non seulement, comme nous le dirons ci-après,
par le témoignage de tout le peuple, mais aussi et plus encore par le soin
qu'il prit d'associer à tous ses conseils et à toutes ses affaires le
bienheureux Arnoul, évêque de Metz, qu'il savait être éminent dans la crainte
et l'amour de Dieu ; car s'il arrivait que, par ignorance des lettres, il fût
moins en état de juger des choses, celui-ci, fidèle interprète de la divine
volonté, la lui faisait connaître avec exactitude. Arnoul était homme en effet
à expliquer le sens des saintes Écritures, et avant d'être évêque, il avait
exercé sans reproche les fonctions de maire du palais. Soutenu d'un pareil
appui, Pépin imposait au roi lui-même le frein de l'équité, lorsque, négligeant
la justice, il voulait abuser de la puissance royale. Après la mort d'Arnoul,
il fut attentif à s'adjoindre dans l'administration des affaires le bienheureux
Chunibert, évêque de Cologne, également illustre par la renommée de sa
sainteté. On peut juger de quelle ardeur d'équité était enflammé celui qui
donnait à sa conduite des surveillants si diligents et de si incorruptibles
arbitres. Ainsi, ennemi de toute méchanceté, il vécut soigneusement appliqué à
la pratique du juste et de l'honnête, et, par les conseils des hommes saints,
demeura constant dans l'exercice des saintes oeuvres.
Cet illustre prince,
d'abord maire du palais sous le roi Clotaire, père de Dagobert, jouit auprès de
lui d'un rare pouvoir et de la plus haute considération ; car le roi
connaissait et sa droite piété envers le Seigneur notre Dieu, et son fidèle
dévouement envers lui. Lorsqu'il se proposa de couronner son fils Dagobert roi
d'une partie de ses vastes États, comme il ne se fiait point à son âge trop
faible encore et à son esprit trop peu mûri, ce fut de Pépin qu'il fit choix
entre tous les grands pour diriger l'âge tendre du jeune roi, et pourvoir à
l'administration de son royaume [en 629]. L'adolescent lui fut donc remis entre
les mains, et envoyé en Austrasie, pour y régner avec l'appui des conseils et
de l'habileté d'un très sage gouverneur. Pépin s'appliqua non moins à inculquer
au jeune homme dont il s'était chargé la crainte de Dieu et l'amour de la
justice, qu'à l'orner d'habitudes excellentes, lui enseignant ce qui est écrit
: Lorsqu'un roi juge les pauvres dans la vérité, son trône s'affermira pour
jamais [ii]. Par sa sagesse, non seulement Dagobert gouverna heureusement cette
partie du royaume de son père, mais, après la mort de celui-ci, il parvint à
régner sur tous ses États qui étaient fort étendus. Son frère Charibert et
plusieurs autres princes s'opposèrent à lui avec de grands efforts, chacun
combattant pour faire tomber sur lui-même la puissance royale. Mais leur
faction fut bientôt vaincue par les salutaires conseils du très habile duc [en
626]. Dagobert donc, bientôt affermi sur le trône, s'attacha étroitement tous
ses sujets par sa libéralité, sa justice, sa douceur, et toutes les autres
vertus qui conviennent à un roi. En sorte qu'il surpassa en noble renommée tous
les rois ses prédécesseurs, et que tous le célébrèrent avec des louanges
infinies. Il marcha dans cette royale voie, dans cette vertueuse direction,
aussi longtemps qu'il conserva les saines doctrines de son très sage
précepteur, et ne s'entoura pas de ministres choisis selon ses passions.
Heureux si, selon l'avis du sage, entre ses mille fidèles, il n'eût pris qu'un
seul conseiller ! Mais, à l'exemple de Salomon, il laissa enfin corrompre son
cœur par les femmes ; et, comme une grande abondance et une liberté sans bornes
inclinent d'ordinaire la nature humaine à consentir au péché, parvenu à
l'affluence des richesses, et toutes choses lui tournant favorablement, le roi
se détourna du bien et de l'honnête vers le mal, et ferma l'oreille aux avis
salutaires. Il commença à s'enflammer d'avarice aussi bien que de luxure, et
outre ses concubines, dont le nombre était fort considérable, il abusa, contre
la loi canonique et la décence royale, des embrassements de trois épouses. De
quoi Pépin, ému de douleur, le réprimandait avec une grande liberté de langage,
lui reprochant son ingratitude aux grands bienfaits de Dieu. Mais lui, plus
soumis à ses sales désirs qu'à de sages avis, aurait mieux aimé, comme un
insensé qu'il était, faire périr d'une manière quelconque le médecin que de
guérir de la fureur de son mal ; grandement excité au crime par les suggestions
perverses d'hommes réprouvés, méchamment envieux des vertus de Pépin. Mais,
semblable au saint animal qui porte des yeux devant et derrière, Pépin voyait
de tous côtés autour de lui, et se conduisait prudemment avec tous. Cependant,
pour me servir des propres expressions de l'histoire des Francs, l'amour de la
justice et la crainte de Dieu qu'il aimait le délivrèrent du mal. Il n'y a pas
lieu de s'étonner si, corrompu par une si éclatante situation, le roi, encore
mal affermi dans la voie du Seigneur, se laissa choir de son obéissance dans la
maison de fornication et dans les désirs homicides, puisque David, choisi selon
le coeur de Dieu, et qui avait reçu l'enseignement de ses prophètes, aussitôt
que vint à lui manquer le poids des afflictions, emporté par la légèreté d'un
esprit lascif, se précipita dans les embrassements illicites de la femme
d'autrui ; puis, pour couvrir l'infamie du crime qu'il avait commis, fit périr
un soldat dévoué à son service, ajoutant ainsi le meurtre à l'adultère. Mais le
Dieu très bon qui lava David de son crime par la pénitence, conserva, par une
circonstance inespérée, le roi Dagobert innocent du sang du juste ; car, voyant
qu'il ne pouvait faire tomber Pépin dans ses piéges, et considérant en même
temps, par de plus sages réflexions, que sa dignité serait ébranlée s'il
faisait périr un homme noble, puissant, agréable au peuple par sa fidélité et
sa justice, il changea insensiblement de dessein, et commença à porter plus de
respect à l'illustre duc.
Enfin la haine que le roi
avait conçue s'apaisa et fut changée en bienveillance, tellement qu'il envoya
sans aucune méfiance son fils Sigebert régner en Austrasie [en 633], sous la
tutelle de celui dont la fidélité et l'utile habileté éprouvées par lui-même
avaient, du vivant de son père, fait prospérer sous ses lois l'administration
de cette partie de son royaume, et par qui, après la mort de celui-ci, tous ses
ennemis vaincus, il était parvenu à la possession générale de ses États. Par
les très sages conseils du même guide, la même prospérité passa à son fils, et
durant le règne de Sigebert, mais sous la régence de Pépin et avec son secours,
les Austrasiens défendirent vigoureusement leurs frontières contre les barbares
qui jusqu'alors avaient coutume de les fatiguer de leurs incursions. Après la
mort de Dagobert, Pépin aurait fait transférer à Sigebert tout le royaume des
Francs [en 638], si, après une division de ce royaume, faite du temps de
Dagobert, Sigebert ne s'était engagé envers son père à se contenter de
l'Austrasie, et à laisser la France à son jeune frère Clovis. Cependant les
riches trésors de Dagobert étaient demeurés tout entiers en la puissance de
Clovis et de sa mère, la reine Nantéchilde. Pépin en réclama le partage avec
l'évêque Chunibert, l'obtint comme il le souhaitait, reçut la part légitimement
due au roi Sigebert, et la lui fit porter à Metz. Mais l'année accomplie, cet
illustre chef, ce véritable père de la patrie, sortit des choses de ce monde
[en 639]. Sa mort accabla l'Austrasie d'une telle douleur qu'elle en fit
paraître un deuil dont n'approche point le deuil de la mort des rois ; car
ç'avait été un homme de vie très honnête, très pur de renommée, demeure de
sapience, trésor de sages avis, gardien des lois, borne ou se terminaient les
querelles, rempart de la patrie, honneur des conseils, le modèle des ducs et
l'instruction des rois, qui, si à l'exemple du saint homme Job, il eût voulu
célébrer ses propres louanges, aurait pu, en toute vérité et exempt de blâme,
dire, au nom de la sagesse. dont il était abondamment rempli : Les rois règnent
par moi, et c'est par moi que les législateurs ordonnent ce qui est juste
[iii]. »
Afin qu'on ne prenne pas
ces faits de la vie du bienheureux duc pour quelque composition nouvelle, il ne
sera pas hors de propos de rassembler ici, sous les yeux du lecteur, en
témoignage de sa sainteté, les expressions textuelles insérées en divers lieux
dans les faits et gestes des Francs. Les voici telles qu'elles sont. Depuis le
moment où Dagobert commença à régner jusqu'au temps dont je parle, usant des
conseils de Pépin, maire du palais, et du bienheureux Arnoul, évêque de la
ville de Metz, il conduisit avec tant de bonheur l'administration des affaires
du royaume d'Austrasie, qu'il obtenait de tous les peuples des louanges
infinies. Et un peu plus loin : Après la mort du bienheureux Arnoul, il usa
encore des conseils de Pépin, maire du palais, et de Chunibert, évêque de la
ville de Cologne, et par eux vaillamment averti de son devoir, il gouverna, plein
de prospérité et d'amour de la justice, tous les peuples qui lui étaient
soumis, en telle sorte qu'aucun des rois Francs ses prédécesseurs ne l'avait
surpassé en louable renommée.» Puis après avoir parlé des trois femmes et des
concubines de Dagobert : Pépin voyant cela, comme il était plus prudent que
tous les autres, très fécond en bons conseils, et tout rempli de fidélité, il
se fit aimer de tous par son amour pour la justice dans lequel il avait conduit
Dagobert tant que celui-ci avait pris ses conseils. Et sans mettre jamais pour
son propre compte la justice en oubli, ni s'écarter des voies de l'honnêteté,
lorsqu'il approchait de Dagobert, il agissait prudemment en toutes choses, et
se montrait en tout rempli de circonspection. Les Austrasiens u s'armèrent
contre lui d'une violente jalousie, tellement qu'ils s'efforcèrent de le rendre
odieux à Dagobert, afin qu'il le fit périr ; mais l'amour de la justice, et la
crainte de Dieu auquel il s'était dévoué, le délivrèrent du péril. Et un peu
plus loin : Dagobert étant venu à la ville de Metz, par le conseil des évêques
et des grands, éleva son fils Sigebert au trône d'Austrasie, et établit pour
gouverneur du royaume l'évêque Chunibert, le duc Adalgise, et Pépin, maire du
palais, par les efforts desquels furent, comme on sait, défendus avec succès,
contre les Wénèdes, les frontières de l'Austrasie et le royaume des Francs. Et
peu après: Après la mort de Dagobert, Pépin, maire du palais, et les autres
grands d'Austrasie s'étant d'un consentement unanime réunis à Sigebert, Pépin
et Chunibert liés déjà d'une amitié mutuelle, et qui récemment s'étaient
engagés à conserver à jamais entre eux une solide alliance, attirèrent à eux,
par prudence et douceur, tous les Leudes d'Austrasie, et gouvernèrent
bénignement. Et ensuite : L'évêque Chunibert et Pépin, maire du palais, envoyés
par Sigebert, vinrent à la ville de Compiègne, où par l'ordre de Nantéchilde et
de Clovis, le trésor du roi Dagobert fut présenté devant eux et partagé
également. Chunibert et Pépin firent conduire à Metz la part de Sigebert ; elle
fut présentée à Sigebert, qui en fit faire l'inventaire. Enfin l'historien
finit en ces termes l'éloge de cette très louable et très honorable vie : Après
la révolution des années, Pépin mourut, et ce ne fût pas une petite douleur que
celle qui naquit de sa mort dans toute l'Austrasie, parce qu'il lui « était
cher, à cause de son amour pour la justice et de sa vertu. Quels témoignages
pourrait-on désirer de plus de son habileté, de sa puissance et de sa vertu ?
Maintenant que nous avons rapporté ces choses et la vie du très illustre duc
Pépin, nous en redirons aussi quelque peu de sa femme et de ses enfants et
petits enfants.
Sa femme Itta [iv] était
issue d'une famille des plus nobles d'Aquitaine, comme nous le savons
certainement par le transport qui nous a été fait de ses propriétés, que
posséda notre église tant que fleurit la paix, et dont nos collecteurs avaient
coutume d'apporter chaque année de fortes sommes d'argent. Mais les désordres
des guerres devenant plus violents, comme cette propriété était éloignée et
qu'on n'y pouvait aller sans danger, on commença peut à peu à la négliger,
jusqu'à ce qu'enfin elle tombât en d'autres mains. Ce sera dire assez quelle
fut cette femme pieuse que de raconter comment elle vécut après la mort de son
pieux époux, afin que, par la manière dont elle usa de sa liberté, on connaisse
combien elle se comporta religieusement sous le pouvoir de son mari. Veuve de
la société de son pieux époux, la bienheureuse Itta résolut de ne pas recevoir
d'autre amant qui pût la détourner de son premier attachement, et l'entraîner à
de nouvelles coutumes et de nouvelles amours. Elle embrassa le projet d'une
sainte continence, afin que si elle n'avait pu gagner la palme plus glorieuse
de la pureté virginale, elle obtînt du moins le mérite de la viduité, qui
touche et même égale presque celui de la virginité. Mais considérant avec
prudence de combien de manières a coutume d'être attaquée la fermeté d'un vœu
si saint, soit lorsque la femme, vaincue intérieurement par la concupiscence de
nature, est contrainte de désirer l'homme ; soit lorsque, libre au dedans, elle
est extérieurement forcée par la concupiscence de l'homme a subir ses
embrassements, elle voulut se retrancher cette double occasion de tentations,
tant intérieures qu'extérieures, celle-là en mortifiant la chair, celle-ci en
se couvrant du voile sacré. Depuis longtemps cependant elle avait éteint la
flamme de la concupiscence intérieure par une habituelle abondance de larmes.
Mais la défense de sa chasteté contre les tentatives des hommes lui apportait
plus de sollicitudes. Car quelques-uns la recherchaient à cause de l'honnêteté
de ses mœurs, quelques autres à cause de la grande noblesse de sa race,
d'autres aussi à cause de la grande quantité de champs qu'elle possédait, et de
son nombreux domestique. Mais, selon le conseil de l'apôtre, la sainte femme,
dégagée des liens d'un homme, ne voulait pas en prendre de nouveaux, elle qui
avait eu un mari comme n'en ayant point, et avait usé de ce monde comme n'en
usant point [v]. Tandis que d'une pensée assidue elle s'appliquait à résister,
il arriva que le saint évêque Amand, vraiment digne de l'amour de Dieu et des
hommes, se dirigea vers sa maison pour venir la consoler. Cet évêque, d'une
éminente sainteté, était issu des plus nobles de l'Aquitaine. Conduit à Rome
par le désir de la prière, il reçut dans une vision, du bienheureux Pierre,
prince des apôtres, l'ordre de passer dans les Gaules, et de féconder dans les
cœurs encore incultes des Gaulois, la semence de la parole céleste. Aussitôt
obéissant humblement à cet ordre, il se transporta dans ces environs, et comme
il accomplissait avec fidélité et dévotion la mission de prêcher qui lui avait
été imposée, la renommée de ses saints travaux parvenue à la cour l'y fit
appeler, et par l'ordre du roi Dagobert, il fut sacré évêque de Maëstricht.
Ainsi la bienheureuse Itta reçut avec une grande joie le saint homme qui venait
chez elle. Déjà du vivant de son mari, elle avait coutume de recevoir les pauvres
dans sa maison, de laver les pieds des saints, de secourir ceux qu'affligeaient
les tribulations, et d'exercer les autres oeuvres de piété que l'apôtre enjoint
aux saintes veuves. Elle s'ouvrit au pieux consolateur des saintes résolutions
de son âme, et sollicita de sa main le voile sacré en signe de chaste viduité
et de dévote continence. Alors, élevant les mains et les yeux tournés vers le
ciel, il bénit le Seigneur qui avait jeté dans l'esprit de sa servante un si
saint désir qu’elle prévenait les exhortations qu'il était venu lui apporter.
Je rends grâce à Dieu, dit-il, et à Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a rende la
gloire du monde méprisable à tes yeux ; au prix de son amour, et, chassant de
ton cœur les attachements de la concupiscence charnelle, y a fixé les racines
de sa sainte dilection. Accomplis, sainte femme, ce que tu as commencé par
l'inspiration divine. Le temps des embrassements est passé, le temps est venu
de se tenir éloignée des embrassements, car la figure de ce monde passe. C'est
pourquoi tu as choisi un très sage conseil, ô mère sainte, de vouloir devenir
l'épouse du Christ, et demeurer exempte de tous liens. Car, selon le témoignage
de l'apôtre, la femme qui n'est point mariée s'occupe du soin des choses du
Seigneur, afin d'être sainte de corps et d'esprit, mais celle qui est mariée
s’occupe du soin des choses du monde, et de ce qu'elle doit faire pour plaire à
son mari [vi] ; et le jugement que, tu en fais ne vient pas plus des paroles de
l'apôtre, que de ce que tu as appris par ta propre expérience. Mets donc à fin,
bienheureuse veuve, ce que ton esprit a conçu, et la miséricorde de Dieu, venue
au devant de toi pour t'inspirer la volonté. de vivre dans la continence,
t'accompagnera de son secours pour te donner le pouvoir de garder ton vœu dans
toute sa pureté.
Affermie par les
exhortations de cet homme vénérable dans le dessein qui la tournait vers Dieu,
et encore plus animée à prononcer son vœu, Itta non seulement aliéna sa propre
personne au service de Dieu, mais, par une libéralité encore plus grande, elle
dévoua au Seigneur tout ce qu'elle pouvait avoir. Ainsi donc ses propres toits,
après avoir reçu la consécration, furent changés en églises qu'elle dota de
champs et embellit de divers genres d'ornements ; ensuite, avec toute la
solennité des prières, elle reçut, des mains du vénérable pontife, le voile
sacré et l'habit de religieuse ; puis, se rangeant au nombre des religieuses
que, de ses propres biens, elle avait consacrées au service de Dieu, elle
soumit sa noble tête au joug plus noble du divin servage : femme vraiment
admirable et très digne d'être célébrée par des louanges infinies, qui, élevée
à de telles gloires du monde qu'elles l'égalaient aux femmes des rois, sut les
rejeter d'une âme si ferme qu'elle se fit la compagne de celles que, dans la
grandeur de son premier état, elle aurait pu dédaigner pour ses servantes.
C'est ainsi qu’elle ôta, à ceux qui désiraient s'unir avec elle en mariage,
tonte espérance de l'épouser. Mais comme les persécutions qu'elle eut à souffrir
à cause de son saint vœu de religion lui furent communes avec sa fille, la
bienheureuse Gertrude, je les détaillerai plus au long lorsque, sous la
conduite de la miséricorde divine, j'en viendrai à raconter la vie de cette
glorieuse vierge.
Aussi longtemps qu'elle
vécut dans cet état de sainteté, Itta ne cessa de servir Dieu. Elle était
patiente dans son espérance, large dans sa charité, sublime dans sa foi,
soumise dans son humilité, longuement appliquée au jeûne et à l'oraison,
constamment assidue à la méditation des psaumes, et douée de la grâce éminente
d'une continuelle abondance de larmes. Elle avait toujours devant les yeux
sainte Anne en qui a commencé, dans le nouveau Testament, la continence du
veuvage, et qui, dans sa viduité, ne quitta point le temple jusqu'à l'âge de
quatre-vingts ans, observant jour et nuit le jeûne et l'oraison. Elle portait
ainsi en son corps la mortification de Jésus, évitant avec un soin extrême
l'infamie de l'arrêt prononcé par l'apôtre : La veuve qui vit dans les délices
est morte [vii]. Dans la libéralité de ses aumônes, dans l'hospitalité qu'elle
accordait aux pèlerins, elle ne suivait d'autre règle que de faire participer
les pauvres à ses richesses, autant qu'elle avait de richesses à leur partager
; car celle qui avait donné à Dieu tous ses biens ne devait rien regarder comme
lui appartenant plutôt qu'aux indigents. La perfection de toutes les vertus se
trouvait en elle tellement accumulée que les soeurs en avaient commencé, dès
les années de leur enfance, à user de son angélique entretien, observaient sa
vie d'un esprit attentif, et en prirent un vivant exemple de sainteté. Elle
parcourut, infatigable pendant douze ans après la mort de son pieux époux, le
sentier des bonnes œuvres ; ensuite, la carrière de cette vie accomplie, elle
reçut le prix de la félicité éternelle, et, passant à Dieu dans la soixantième
année de son âge, elle reçut soixante fois le fruit dû à une viduité sainte.
Elle fut ensevelie dans la basilique du bienheureux apôtre Pierre, et pleurée
par la religieuse dévotion des fidèles comme la véritable et pieuse mère de ses
frères et sœurs, des veuves et des orphelins, des aveugles, des boiteux, et de
toutes les sortes de pauvres et d'infirmes. Après avoir dit ceci de la vie du
bienheureux Pépin et de la bienheureuse Itta son épouse, nous allons,
accompagnés de la grâce divine, passer à leurs enfants et petits-enfants.
Leurs enfants furent
Grimoald et Begga et la vierge Gertrude, épouse choisie du roi des anges.
Grimoald s'unit d'une étroite amitié avec l'évêque saint Chunibert. Comme
c'était un homme fort et habile, et, ainsi que son père, aimé de beaucoup de
gens, il fut maire du palais du roi Sigebert, et le gouvernement d'Austrasie
fut fortement affermi dans sa main. Un certain Othon, son rival, qui, gonflé
d'orgueil, s'efforçait, par une aveugle ambition, de lui enlever cette dignité
et de la faire passer sur sa tête, fut tué pour l'amour de lui par Leuthaire,
duc des Allemands [en 642]. Ce qui d'ailleurs peut faire juger tant de son pouvoir
parmi les hommes que de sa dévotion envers Dieu, c'est qu'il ordonna, de
concert avec Sigebert, qu'on élevât en l'honneur de Dieu deux illustres
églises, le monastère de Stavelo et celui de Malmédi. Élevées et ornées par ses
soins de toute la beauté possible, après leur dédicace et la célébration des
offices de l'église, le maire du palais Grimoald les remit entre les mains du
pontife Rémacle pour qu'il y établît une règle monastique. Le saint homme,
saisissant cette occasion de fuir le tumulte des choses du siècle pour vaquer à
Dieu seul, remit les fonctions épiscopales au bienheureux Théodard, ensuite
martyr, et se retira en ce lieu, où il se dévoua à une vie de plus de
continence et discipline, et plus avancée dans l'exercice de la vertu.
Grimoald, appliqué à la sainte société, se sentant profiter chaque jour par sa
doctrine et ses exemples, lui concéda, pour l'usage des frères consacrés en ce
lieu au service de Dieu, les terres environnantes, cultivées et incultes, sur
la longueur de douze lieues et autant de large, et revêtit cette concession du
sceau du roi.
En voilà assez sur
Grimoald ; mais le mérite respectable des vertus paternelles et maternelles,
transmis avec plus d'abondance aux filles de Pépin, rapporta des fruits plus
nombreux d'une génération tant charnelle que spirituelle ; car, sans compter
pour le présent Gertrude, la glorieuse épouse du Christ, sa soeur Begga, unie
d'un heureux mariage avec le duc Anségise, fut mère d'une généreuse famille et
des plus illustres rois ; car d'elle naquit Pépin le Jeune [viii] qu'une vie de
toute honnêteté rendit semblable à son aïeul, d'actes et de mœurs aussi bien
que de nom. Le roi Childéric, sous lequel le bienheureux Lambert brilla par une
éminente sainteté, étant mort sans enfants [en 673], Pépin, sans avoir le nom
de roi, commença à régner en Austrasie avec la puissance royale, fit la guerre
à Théodoric, roi des Francs, et le vainquit clans un grand combat avec son duc
Berthaire [en 687]. Peu de temps après, Berthaire ayant été tué par les siens,
Pépin força le roi par un traité de paix à lui céder sa principauté, et, la
faisant passer à son fils Drogon, retourna vainqueur en Austrasie ; ensuite il
fit beaucoup d'autres guerres contre Ratbod, duc païen, et d'autres princes,
contre les Suives et plusieurs autres nations, dans lesquelles guerres il fut
toujours vainqueur. Celui qui désirera en être plus complètement instruit doit
les chercher écrites plus au long dans les faits et gestes des Francs. Il remit
très honorablement dans son siége Lambert, chassé par la faction de Pharamond.
Ce Pépin laissa pour
héritier [en 714], non seulement de sa dignité, par préférence à ses fils
aînés, mais aussi de ses vertus, son fils Charles, guerrier herculéen, chef
invaincu et même très victorieux, qui, dépassant les limites où s'étaient
arrêtés ses pères, et ajoutant aux victoires paternelles de plus nobles
victoires, triompha honorablement des chefs et des rois, des peuples et des
nations barbares, tellement que, depuis les Esclavons et les Frisons jusqu'aux
Espagnols et aux Sarrasins, nul de ceux qui s'étaient levés contre lui ne
sortit de ses mains que prosterné sous son empire et accablé de son pouvoir. Il
vainquit deux fois le roi des Francs, et imposa à la France un roi de son
choix, jugeant plus glorieux de dominer ceux qui possédaient les royaumes que
de les posséder lui-même. Les Sarrasins, trois de leurs rois vaincus,
succombèrent sous lui avec un grand carnage. Vainqueur des Goths, il leur
enleva leurs très fameuses villes de Narbonne et de Bordeaux, brûla les maisons
et renversa les murailles jusqu'aux fondements. Après beaucoup d'autres et
insignes victoires que je passe sous silence pour éviter l'ennui de la
prolixité, il partagea le royaume entre ses deux fils ; après quoi reposa en
paix ce prince très belliqueux et très victorieux.
Il eut pour fils Carloman
et Pépin. Carloman, après plusieurs guerres et de nobles triomphes, quitta la
milice. du siècle, et, devenu moine au Mont-Cassin, s'engagea parmi les soldats
de Dieu [en 747] ; mais Pépin garda le pouvoir ; et Childéric, le dernier des
rois de la race de Clovis qui ait régné sur la France, ayant été déposé, Pépin,
par l'autorité et le jugement du pape Zacharie, le premier de sa famille,
obtint le nom de roi [en 752], après avoir, tant lui que les autres, exercé le
pouvoir et les fonctions de la royauté, sans en avoir le titre. Il reçut donc
le premier l'onction royale de la main du bienheureux Boniface, archevêque de
Mayence et martyr ; et ensuite, tant lui que sa femme et ses enfants furent
confirmés à une nouvelle onction.
GRÉGOIRE DE TOURS. Vie de Pépin le Vieux, dit de Landen, maire du palais en Austrasie. Texte numérisé et mis en page par François-Dominique FOURNIER
SOURCE : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/gregoire/pepin.htm
Also
known as
Pepin the Elder
Pepin I
Pippin
Pipino
Profile
Duke of Brabant. Married to Saint Ida
of Nivelles. Father of Saint Gertrude
of Nivelles and Saint Begga
of Ardenne. Described as “a lover of peace and the constant defender of
truth and justice”.
Born
c.646 at
Landen, Brabant, Belgium of
natural causes
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
fonti
in italiano
MLA
Citation
“Saint Pepin of
Landen“. CatholicSaints.Info. 18 February 2023. Web. 4 April 2025.
<https://catholicsaints.info/saint-pepin-of-landen/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-pepin-of-landen/
Book of Saints –
Pepin of Landen
Article
(Blessed)
(February
21) (7th
century) A powerful prince, ancestor of the Carolingian dynasty of French kings.
He was the father of Saint Gertrude
and of Saint Begga,
and appears to have been a wise and magnanimous ruler. He died A.D. 640.
His body is enshrined at
Nivelle with that of Saint Gertrude,
and he has always been in local veneration as a Saint.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate. “Pepin
of Landen”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
14 September 2016. Web. 4 April 2025.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-pepin-of-landen/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-pepin-of-landen/
Bl. Pepin of Landen
Feastday: February 21
Birth: 580
Death: 640
Frankish mayor of the
palace, duke of Brabant, and the chief political figure during the reigns of
the Frankish kings Clotaire
II, Dagobert I, and Sigebert TI . The husband of Blessed Ita, he was a close
ally of Bishop Arnulf
of Metz with
whom he overthrew Queen Brunhilda of Austrasia. He was soon appointed mayor of
the palace for his role. Following an incident in which he reprimanded King
Dagobert I for his adulterous life, he was exiled from the court and went into
retirement near Aquitaine. Re called to serve as tutor to Dagobert’s three year
old son, Pepin once more became the chief figure of the king dom until his
death. Pepin earned a reputation for defending the interests of the Church,
promoting the spread of Christianity, and working to have only truly
worthy bishops appointed
to Frankish sees. While never canonized, he is listed as a saint in some old
martyrologies. He was an ancestor of Charlemagne; his grandson, Pepin of
Heristal, founded the Carolingian dynasty.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5293
Blessed Pepin of Landen
(AC)
(also known as Pippin)
Died February 21, c. 646.
Pepin was, perhaps, the most important, powerful person in the empire during
his age. As duke of Brabant and mayor of the palace (first minister) of kings
Clotaire II, Dagobert I, and Sigebert III, he determined much of the policy of
the Franks. Pepin, the ancestor of the Carolingian dynasty of French kings, was
the husband of Blessed Itta and father Grimoald, of Saint Gertrude of Nivelles
and Saint Begga. He is described as "a lover of peace and the constant
defender of truth and justice," though it may not seem that way at first
glance.
Pepin and Bishop Arnulf
of Metz aided King Clotaire II of Neustria in overthrowing Queen Brunhilda of
Austrasia in 613. In recognition of the important roles they played, Clotaire
appointed them mayors of the palace to rule Austrasia for Clotaire's son
Dagobert I from 623. When Pepin rebuked Dagobert (who had succeeded his father
about 629) for his licentious life, Dagobert discharged him and he retired to
Aquitaine. Dagobert still respected him enough to appoint him tutor of his
three-year-old son Sigebert before his death in 638, and Pepin returned and
ruled the kingdom until his own death the following year.
Pepin worked to spread
the faith throughout the kingdom, defended Christian towns from Slavic
invaders, and chose responsible men to fill vacant sees. The marriage of his
daughter, Begga, and Bishop Arnulf's son, Segislius, produced Pepin of Herstal,
the first of the Carolingian dynasty in France. Pepin of Landen was buried at
Landen, but his relics were later translated to Nivelle, where they are now
enshrined with those of his wife and daughter Gertrude. Here is feast is kept.
Pepin was never canonized but is listed as a saint in some of the old Belgic
martyrologies and a litany published by the authority of the archbishop of
Mechlin (Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0221.shtml
February 21
B. Pepin of Landen [Mayor of the Palace to the Kings Clotaire II.Dagobert, and Sigebert.]
HE was
son of Carloman, the most powerful nobleman of Austrasia, who had been mayor to
Clotaire I. son of Clovis I. He was grandfather to Pepin of Herstal, the most
powerful mayor, whose son was Charles Martel, and grandson Pepin the Short,
king of France, in whom begun the Carlovingian race. Pepin of Landen, upon the
river Geete, in Brabant, was a lover of peace, the constant defender of truth
and justice, a true friend to all servants of God, the terror of the wicked,
the support of the weak, the father of his country, the zealous and humble
defender of religion. He was lord of a great part of Brabant, and governor of
Austrasia, when Theodebert II. king of that country was defeated by Theodoric
II. king of Burgundy, and soon after assassinated in 612: and Theodoric dying
the year following, Clotaire II. king of Soissons, reunited Burgundy, Neustria,
and Austrasia to his former dominions, and became sole monarch of France. For
the pacific possession of Austrasia he was much indebted to Pepin, whom he
appointed mayor of the palace to his son Dagobert I. when, in 622, he declared
him king of Austrasia and Neustria. The death of Clotaire II. in 628, put him
in possession of all France, except a small part of Aquitain, with Thoulouse,
which was settled upon his younger brother, Charibert. When king Dagobert,
forgetful of the maxims instilled into him in his youth, had given himself up
to a shameful lust, this faithful minister boldly reproached him with his
ingratitude to God, and ceased not till he saw him a sincere and perfect
penitent. This great king died in 638, and was buried at St. Deny’s. He had
appointed Pepin tutor to his son Sigebert from his cradle, and mayor of his
palace when he declared him king of Austrasia, in 633. After the death of
Dagobert, Clovis II. reigning in Burgundy and Neustria, (by whom Erchinoald was
made mayor for the latter, and Flaochat for the former,) Pepin quitted the
administration of those dominions, and resided at Metz, with Sigebert, who
always considered him as his father, and under his discipline became himself a
saint, and one of the most happy amongst all the French kings. Pepin was
married to blessed Itta, of one of the first families in Aquitain, by whom he
had a son called Grimoald, and two daughters, St. Gertrude, and St. Begga. The
latter, who was the elder, was married to Ansigisus, son of St. Arnoul, to whom
she bore Pepin of Herstal. B. Pepin, of Landen, died on the 21st of February,
in 640, and was buried at Landen; but his body was afterwards removed to
Nivelle, where it is now enshrined, as are those of the B. Itta, and St.
Gertrude in the same place. His name stands in the Belgic Martyrologies, though
no other act of public veneration has been paid to his memory, than the
enshrining of his relics, which are carried in processions. His name is found
in a litany published by the authority of the archbishop of Mechlin. See
Bollandus, t. 3. Febr. p. 250, and Dom Bouquet, Recueil des Hist. de France, t.
2. p. 603.
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-ii-february/b-pepin-of-landen
San Pipino il
Vecchio (o di Landen) Duca di Brabante
Festa: 21 febbraio
575 – Landen (Brabante,
Belgio), 21 febbraio 640
Nato nel 575, fu maestro
di palazzo sotto i re Clotario II, Dagoberto I e Sigeberto II. Fu un uomo di
grande saggezza e virtù, che governò con giustizia e sapienza, promuovendo la
pace e la prosperità del suo regno. Fu un grande protettore dei deboli e un nemico
delle divisioni. Morì nel 640
Pipino di Landen, detto anche “il Vecchio”, duca di Brabante, nacque nel 575, figlio del principe Carlomanno e della principessa Ermengarda. Fu maestro di palazzo sotto i re di Francia Clotario II, Dagoberto I e Sigeberto II, esercitando questo grande incarico, un po' differente dall'autorità reale, con una rara prudenza. Si contraddistinse particolarmente per la sua fedeltà al re e per il suo amore per il popolo. Egli abbracciò con costanza ineguagliabile i giusti interessi dell'uno e dell'altro, senza temere di dover far torto ai diritti reali in favore del popolo. Con ammirabile equilibrio si prodigò nell'evitare che, usando come pretesto i diritti del re, si opprimesse e si prostrasse il popolo, preferendo così la volontà divina a quella umana, che proibisce di favorire i potenti a scapito dei deboli. Inoltre, era solito rendere al popolo ciò che secondo la giustizia gli spettava ed a Cesare solamente ciò che apparteneva legittimamente a Cesare. Associò a sé al potere Sant'Arnoldo, vescovo di Metz e poi suo con suocero: non faceva niente senza il suo consiglio, conoscendo la sua eminente virtù e la sua grande capacità nel governo dello stato. Alla morte di Arnoldo gli successe nell'amministrazione degli affari un altro grande santo, Cuniberto, arcivescovo di Colonia. Ciò può bastare a giudicare con quale ardore egli abbracciasse la giustizia in ogni sua sfaccettatura, scegliendo degli uomini così eccellenti ed incorruttibili per essere fedeli consiglieri di ogni sua azione.
Ma il re dei Franchi Clotario II non si limitò a mettergli tra le mani la prima carica dello stato, nominandolo maestro di palazzo, e decise dunque di onorarlo di tutta la sua confidenza donandogli tutto il potere che un grande ministro può sperare. Associato il suo figlio primogenito Dagoberto ad una parte della sua potenza e messolo in possesso del regno d'Austrasia, Clotario scelse nel 622 fra tutti i grandi della corte proprio Pinino, uomo ammirabile, per conferirgli interamente la guida del giovane neosovrano.
Pipino esercitò degnamente questa nuova carica, non dimenticando niente di ciò che poteva imprimere nello spirito di Dagoberto il timor di Dio e l'amore per la giustizia, mettendogli sovente davanti agli occhi queste belle parole del Vangelo: “Il trono di un re che rende giustizia ai poveri non sarà mai rovesciato”.
Fu proprio grazie alla prudenza di Pipino che Dagoberto I poté governare bene e fortunatamente, anche quando alla morte del padre ne ereditò il potere sugli altri stati del suo regno. La fazione di suo fratello Cariberto e di vari altri dissidenti fu presto dissipata grazie al valore di Pipino, che si dimostrò valoroso nella guerra, ma soprattutto giusto e saggio nella pace. Dagoberto, riservatosi esclusivamente i diritti che gli erano propri, si guadagnò il cuore di tutto il popolo per la sua libertà, la sua giustizia, la sua dolcezza e tutte le altre qualità degne di un grande re, eguagliando e sorpassando la reputazione dei più illustri dei suoi predecessori. Il suo regno fu uno dei più belli, essendo stato sempre guidato dai consigli di un santo ed abile maestro quale fu Pipino.
Ma, come niente è più difficile che conservare lo spirito puro nel mezzo della corruzione del secolo, ed il corpo casto tra i piaceri che accompagnavano la prosperità e la sovrana potenza, il re Dagoberto si tuffo ad un certo punto nella voluttà, facendo ricorso a metodi ingiusti per soddisfare le sue spese folli e disordinate. Il cuore di Pipino non poté che sentirsi trafitto dal dolore , lo riprese severamente e gli fece notare la sua ingratitudine verso Dio. Ma il giovane non sopportò i suoi rimproveri e meditò di ucciderlo, spinto anche da qualche cortigiano che odiava il santo ed invidiava la sua virtù. Ma Dio, che è il protettore dei giusti, liberò Pipino da questo pericolo. Il re comprese infine la giustezza delle sue rimostranze e tornò a manifestare più venerazione che mai nei suoi confronti. Per dargli una prova non equivoca pose tra le sue mani il suo figlio Sigeberto, che nel 633 inviò a regnare in Austrasia sotto la sua guida. Il giovane fu in realtà re solo di nome, poiché l'effettivo governo del regno fu in realtà completamente in mano a Pipino. Proprio in tale periodo l'Austrasia si trovò liberata dalle grandi incursioni dei barbari, repressi e confinati nel loro paese, che aveva subito sino ad allora. Dopo la morte del re Dagoberto I, Pipino avrebbe desiderato mettere Sigeberto II in possesso di tutti i suoi stati, se suo padre non lo avesse precedentemente obbligato ad accontentarsi dell'Austrasia ed a lasciare il regno di Francia a Clodoveo, figlio secondogenito.
La morte del santo duca Pipino, avvenuta il 21 febbraio 640 nel suo castello di Landen, nel Brabante, fece piombare l'intera Austrasia in una profonda afflizione, che lo pianse quale fosse stato uno dei suoi migliori re, ricordandone la sua vita impregnata di santità, la sua reputazione senza macchia, la sua saggezza e la sua condotta ammirabili. Egli fu sempre giustamente considerato quale protettore delle leggi, sostegno dei deboli, nemico delle divisioni, ornamento della corte, esempio per i grandi, guida dei re e padre della patria.
Il suo corpo, subito deposto nel luogo della morte, fu in seguito trasferito nel monastero di Nivelle.
E' da precisare che il personaggio in questione, Pipino di Landen, non è assolutamente da confondere con altri due suoi omonimi i cui nomi sono assai più celebri suoi nostri libri di storia: il primo è Pipino di Héristal, anch'egli maestro di palazzo e padre di Carlo Martello, mentre il secondo è Pipino il Breve, figlio appunto di Carlo Martello e primo re francese appartenente alla seconda dinastia, cioè quella poi definita carolingia. Il nostro santo, invece, più antico di entrambi, fu antenato di Pipino di Héristal tramite sua figlia Begga, che sposò il figlio del vescovo sant'Arnoldo, da quest'ultimo donatole per il bene della Francia ed il sostegno della sua grande ed illustre monarchia.
Si può dunque come constatare come la famiglia di Pipino sia stata una famiglia di grandi santi e sante. Sua moglie Itta, nome italianizzato in Ida, sorella dell'arcivescovo di Trèves san Modoaldo, dopo aver vissuto santamente la realtà matrimoniale, si prodigò anche da vedova in ogni sorta di buone opere e ricevette il velo di benedettina del celebre monastero di Nivelles. Qui trascorse il resto dei suoi giorni, offrendo alle altre religiose un raro esempio di perfezione e di virtù. Alla sua morte anche il corpo di Pipino fu ricongiunto a lei in questo monastero da loro fondato. Ida è venerata come santa l'8 maggio.
Pipino e Ida possono dunque essere considerati i capostipiti della dinastia dei Pipinidi, detta poi “carolingia” in onore del primo Sacro Romano Imperatore Carlo Magno.
Dopo il primogenito Grimoldo, che successe al padre Pipino, nacquero due figlie
La primogenita, la grande ed illustre Santa Geltrude, ancora giovanissima dichiarò dinnanzi alla corte franca di scegliere la vita religiosa e di preferire l'obbedienza al Creatore piuttosto che l'autorità regia. Pare infatti che il re Dagoberto stesse ipotizzando un matrimonio con lei. Entrata nel monastero di Nivelles, ne venne eletta prima badessa all'età di appena vent'anni per le sue eccezionali qualità. Fu eminente in santità, a tal punto da poter essere considerata come uno dei più bei lumi della cristianità.
Sua sorella Santa Begga, invece, ebbe l'onore di essere la radice da cui nacque la seconda dinastia dei re di Francia, come già spiegato precedentemente.
Pipino di Landen lasciò dunque dietro di sé una tale scia di santità tanto da essere considerato subito un santo pur senza essere stato ne monaco, ne prete, ne vescovo, bensì un semplice laico. E' venerato il 21 febbraio, anniversario della sua nascita al cielo.
Autore: Fabio Arduino