dimanche 8 juin 2014

Bienheureuse MARIE du DIVIN COEUR (MARIA DROSTE ZU VISCHERING), vierge religieuse de la Charité du Bon Pasteur

Bienheureuse Sœur Marie du Divin Cœur, comtesse Droste zu Vischering et Mère Supérieure du couvent des Sœurs du Bon-Pasteur de Porto au Portugal.

Portrait of Blessed Sister Mary of the Divine Heart, Mother Superior of the Good Shepherd Convent in Porto, Portugal

Sr. Maria vom Göttlichen Herzen bei ihrem letzten Besuch in Münster 1896

Maria del Divin Cuore, al secolo Maria Droste zu Vischering (Münster8 settembre 1863 – Porto8 giugno 1899), Religiosa e Madre Superiora del Convento del Buon Pastore di Porto (Portogallo)

Retrato de la Beata María del Divino Corazón, condesa Droste zü Vischering y Madre superiora del Convento de las Hermanas del Buen Pastor de Oporto, en Portugal.


Bienheureuse Maria Droste

Religieuse à Porto au Portugal (+ 1899)

Née en 1863 à Munster en Westphalie, dans une noble famille profondément catholique, elle entra chez les Sœurs du Bon Pasteur, puis fut nommée à la tête de la communauté de Porto au Portugal. Là, avec délicatesse et patience, elle se consacra à l'apostolat auprès des femmes prostituées et des prêtres interdits.

À Oporto au Portugal, en 1899, la bienheureuse Marie du Divin Cœur de Jésus (Marie Droste zu Vischering), vierge, sœur de la Charité du Bon Pasteur, admirable promotrice de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/7231/Bienheureuse-Maria-Droste.html

MARIE DU DIVIN CŒUR

Maria Droste zu Vischering

Religieuse du Bon-Pasteur, Bienheureuse

1863-1899

« Oh Qu'il est beau de se livrer à aider les gens les plus pauvres et méprisés ! »

Maria Droste est née le 8 septembre 1863 à Münster, Allemagne. Elle est la quatrième des dix enfants du Comte Clemens Heidenreich Droste zu Vischering et son épouse, la comtesse Hélène. Elle reçoit le baptême deux jours après sa naissance avec son frère jumeau Max.

C'était une enfant espiègle, elle courait dans le jardin, jouait... Elle avait un cœur tendre, était simple, ouverte, mais elle savait aussi se mettre en colère...

Le 25 avril 1875, à l'âge de 11 ans, Maria reçoit l'Eu-charistie par la première fois et quelques semaines plus tard, la Confirmation (8 juin). « Ce jour-là j'ai entendu pour la première fois l'appel de Dieu. J'ai compris que je devais Lui consacrer ma vie.

Passionnée pour le salut des enfants et filles en difficulté, Marie est entrée dans la Congrégation du Bon-Pasteur à Münster le 21 novembre 1888 où elle a pris le nom de Marie du Divin Cœur.

Elle a prononcé ses vœux perpétuels le 29 janvier 1891 : « Seigneur j'ai tout laissé, absolument tout pour t'aimer jusqu'au dernier moment de ma vie et pour diffuser tant que possible, la vénération du Sacré-Cœur ».

Marie a travaillé comme éducatrice des jeunes filles. Elle avait une préférence pour les plus difficiles : elle disait : « Celles que j'aime le plus sont les plus marginalisées, celles qui sont dans la plus grande détresse. Elles sont mon trésor ».

En 1894 Marie est destinée à Lisbonne (Portugal). Quelques mois après, elle est nommée supérieure à porto. Elle trouve la maison dans un état pitoyable, Des vrais des bienfaiteurs et son ingéniosité, et la maison prend un nouveau départ.

Sa santé, toujours faible se ressent d'une inflammation de la moelle épinière. La paralysie est progressive...

À Porto se répand encore plus l'opinion que « la supérieure du Bon-Pasteur est une sainte » et on prie pour sa guérison.

Entre 1897 et 1899 elle demande à plusieurs reprises au Pape Léon XIII la consécration du monde au Sacré Cœur de Jésus.

Finalement, Maria apprend par les journaux que l'Encyclique « Annum sacrum », a été publiée le 25 mai 1899, dans laquelle le Pape fixe le jour où il fera la consécration du monde au Sacré Cœur.

Marie meurt le 8 juin 1899, la veille du triduum préparatoire à cette consécration.

Elle est déclarée Bienheureuse par le Pape Paul VI le 1er novembre 1975.

LA BIENHEUREUSE MARIA DROSTE ET L'AMOUR DES FEMMES EN DIFFICULTÉ

Témoignage des Religieuses du Bon-Pasteur de Porto vers 1900.

« La dévotion au Cœur de Jésus est inséparable du zèle pour le salut des âmes » (1895)

Expérience personnelle de Maria Droste :

« Le trait qui la caractérisait et qui a fait d'elle  une vraie fille de Sainte Marie Euphrasie, c'était son grand zèle pour le salut des âmes. Nos chères enfants étaient sa perpétuelle préoccupation. Tant qu'elle a été sur pied, elle allait les voir souvent.

Quel soin ne prenait-elle pas pour les savoir heureuses et contentes ? Dès que l'une ou l'autre était triste ou ennuyée, elle cherchait par mille moyens ingénieux à ramener le calme dans ces pauvres cœurs.

Nous l'avons vue passer des heures à consoler et à encourager ces chères enfants. Les plus déshéritées et les plus misérables avaient toujours sa préférence ».

Lettre de Maria Drost écrite pendant ses années à Porto.

« Les enfants sont notre unique bonheur, et il me semble que je mourrais de désolation si je devais refuser de les recevoir, voyant ces pauvres enfants qui se perdent si elles ne trouvent pas un secours chez nous. Rien ne pourrait abréger ma vie comme de m'imposer une restriction en ce qui concerne le salut des âmes. Il ne faut pas mesurer avec des mesures naturelles ce qui est vraiment surnaturel ; on n'obtiendrait rien dans la vigne de Dieu.

J'ai les mains pleines de travail, la tête pleine de soucis et le cœur plein d'amour »

CONSÉCRATION AU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS

Mon très aimable Jésus, je me consacre aujourd'hui, de nouveau et sans réserve, à votre divin Cœur.

Je vous consacre mon corps avec tous ses sens, mon âme avec toutes ses facultés, et mon être tout entier. Je vous consacre toutes mes pensées, mes paroles et mes œuvres, toutes mes souffrances et mes peines, toutes mes espérances, mes consolations et mes joies, et principalement je vous consacre mon cœur, afin qu'il vous aime.

Agréez, ô Jésus, le désir de vous appartenir pour toujours. Prenez possession de moi. Je mets en vous toute ma confiance, une confiance sans bornes, et l'espère de votre miséricorde infinie le pardon de mes péchés.

Je remets entre vos mains tous mes soucis. Je vous promets de vous aimer et de vous honorer jusqu'au dernier instant de ma vie, et de propager, autant que je le pourrai, le culte de votre Sacré-Cœur.

Pour d'autres renseignements, veuillez vous adresser à :

http://www.bonpasteur.com

SOURCE : http://irma.maria.free.fr/marie_du_divin_coeur.htm et  http://nouvl.evangelisation.free.fr/marie_du_divin_coeur_fr.htm

Sœur Marie du Divin Cœur novice


La Bienheureuse Marie du Divin Cœur et sa divine mission (1863-1899)

I. AU CŒUR DE L’ÉGLISE ET DE LA PATRIE : 1863-1895

LA comtesse Maria Droste zu Vischering naquit le 8 septembre 1863 dans une famille, dans un pays, dans une Église en pleine renaissance de Contre-Réforme et Contre-Révolution. (…)

L’enfance de Maria coïncida aussi avec une nouvelle montée de l’impérialisme prussien. La proclamation de l’Empire allemand par Guillaume Ier Hohenzollern et son chancelier Bismarck, ajoutait à cette hégémonie militaire et politique une prétention à la primauté culturelle, le Kulturkampf ou combat pour la “ civilisation ”, rationaliste, étatique, anticatholique.

Formés à l’école de deux grands papes, Grégoire XVI et Pie IX, les catholiques allemands s’unissent alors pour la défense de leurs libertés séculaires jusque sur le terrain politique en formant un parti, le Zentrum, dont l’incomparable Windthorst assure la direction. Rapidement, ils remportent d’impressionnants succès, dus à la mobilisation des masses populaires groupées en associations, au soutien de grandes familles féodales, tels les Vischering, et à l’admirable exemple du clergé, faisant bloc autour de leurs évêques persécutés par Bismarck, tels l’archevêque de Mayence, Mgr de Ketteler, grand-oncle de Maria. (…) Ce fut lui qui, avec l’appui de Rome, stimula la résistance des évêques allemands au moment des premières lois persécutrices, et qui fixa son programme au Zentrum : à leur combat pour la liberté de l’Église, ils devaient joindre un souci constant du bien moral et matériel des classes les plus défavorisées, et défendre le particularisme de chaque Land. (…)

Notre jeune sainte vit alors au château familial de Darfeld, comme déjà religieuse, cloîtrée, charitable, tout en restant très avertie des choses politiques, comme les circonstances l’y obligent. Son père, député du Zentrum, en a témoigné : «Le Kulturkampf a eu, je crois, une puissante influence sur Maria, non seulement sous le rapport de la religion, mais aussi pour la formation de son caractère. Il faut avoir expérimenté la gravité de cette lutte, comme nous l’avons fait, non seulement dans ses grands événements, mais aussi dans les petites chicanes quotidiennes, pour se faire une idée de la réaction que tout cela avait sur notre vie. Ces événements touchaient même les enfants et ont rempli, durant plusieurs années, leur existence et leurs pensées. »

Si la jeune fille participa intimement aux grandes heures du Zentrum et à sa lutte inflexible contre Bismarck, elle assista aussi à partir de 1878 à sa lente dégénérescence en raison de l'avènement d'un nouveau pape, Léon XIII. Avec lui, l’ancienne “ heureuse concertation ” pratiquée par l’Église avec les États catholiques depuis des siècles, et l’âpre mais juste combat contre les États modernes persécuteurs, devaient faire place à une politique d’entente dont le Pape escomptait les meilleurs résultats. (…)

L’ANGE DE DARFELD, ÉLUE DU SACRÉ-CŒUR (1884-1894)

C’est dans ce contexte que la comtesse Maria, passionnée pour la cause de Dieu et de son Église, va entendre l’appel du Christ.

C’est le 20 juin 1884, en la fête du Sacré-Cœur, que Notre-Seigneur vint chercher son épouse : « Je venais de communier, et toute unie à Notre-Seigneur, j’étais enivrée des délices de son Cœur, lorsqu’Il me dit, de cette voix intérieure que je ne connaissais pas encore, et qui aujourd’hui m’est si familière : “ Tu seras l’épouse de mon Cœur ” », ajoutant cette promesse merveilleuse : « Je ferai de ton cœur mon séjour, ma demeure pour y trouver un lieu de repos dans un monde qui m’oublie. »

Cependant, une longue maladie la contraint d’ajourner pendant cinq ans ses désirs de vie religieuse. Mais déjà quelle perfection de sainteté, quelle tendresse de vie mystique : « C’était dans la communion des premiers vendredis du mois que mon Divin Époux me témoignait le plus de tendresse. Le Seigneur se faisait mon Maître les jours de communion et surtout quand le Saint Sacrement était exposé. Il daignait m’instruire et me consoler. Je ne trouve pas d’expression pour dire ce qu’était pour moi le Cœur de Jésus dans le Très Saint Sacrement... Oh ! Si l’église paroissiale de Darfeld pouvait raconter ce qui se passait entre Lui et moi ! ... »

Un jour de printemps 1888, visitant un hôpital en compagnie de sa mère, Maria avise une pauvre fille qui avait donné du scandale, et se met à penser : « Si Notre-Seigneur était ici, lequel des malades traiterait-il avec le plus de tendresse ? Bien sûr, cette pécheresse. Je surmontai ma répugnance et la crainte de ma mère et je tendis la main à cette malheureuse. Peu de temps après, je devais connaître que c’était à la conversion de ces malheureuses que je devais me sacrifier. »

Cette rencontre prémonitoire, véritable parabole de la Miséricorde, était figurative de la vocation que Jésus avait choisie pour elle. Le 21 novembre suivant, la comtesse Maria Droste zu Vischering disparaissait dans un obscur et peu aimable couvent du Bon Pasteur à Munster, pour s’occuper des filles perdues et autres pauvres gens à sauver de leurs misères. (…) Sœur Marie du Divin Cœur, qui reçoit ce nom le jour de sa prise d’habit, le 10 janvier 1889, en signe de son élection éternelle, ne quittera pas de cinq ans son cher couvent de Munster. (…)

DE MUNSTER À PORTO (1894-1895)

En janvier 1894, sœur Marie du Divin Cœur reçoit de la maison-mère l’ordre de se rendre au Portugal, où elle devra assister la supérieure de Lisbonne, une Westphalienne comme elle. Elle a trente ans, et commence sa “ vie publique ” par un cruel sacrifice. (...)

Elle s'arrête à Paris pour faire pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame des Victoires. (...) À Manrèse en Espagne, dans la grotte de saint Ignace, elle est “ promue chevalier ” selon sa propre expression, Notre-Seigneur lui ayant présenté la croix avec tout son poids : « se sacrifier pour une maison du Bon Pasteur qui est en grand péril », volonté signifiée de son Époux qu’elle accepte immédiatement avec une sainte ardeur. (…)

La prophétie se réalise quand, après quatre mois passés à Lisbonne, elle apprend dans la nuit de la Pentecôte, 13 mai 1894, qu’on lui confie la charge de la Maison de Porto. (...)

Depuis 1891, la franc-maçonnerie entreprenait un travail d’infiltration de longue haleine, étendant à tout le pays, spécialement dans les grandes villes, sa propagande sournoise et violemment anticléricale. La banlieue de Porto, cité maritime et industrielle, ne fut pas épargnée, et l’apostolat des sœurs du Bon Pasteur devint une des cibles privilégiées des révolutionnaires. (…)

« La pauvre supérieure s’entendait insulter presque chaque fois qu’elle ouvrait sa fenêtre qui donnait sur une route très fréquentée : “ Jésuitesse ! ” criait-on. Ou bien, le soir, on faisait le vacarme sous les fenêtres du Bon Pasteur, ou, pendant l’Office, on tournait en dérision les chants des Sœurs, ou même on jetait de la boue dans la chapelle. Une fois, Sœur Marie du Divin Cœur, en passant dans le jardin, vit tomber des pierres que lui lançait une petite fille de treize ans. Tout cela, non plus que les affreuses chansons qui circulaient en ville sur le compte des religieuses, ne lui faisait pas peur.»

Dès son arrivée, elle consacre la communauté au Sacré-Cœur de Jésus ,en disant qu’Il est le Maître de la maison et qu’Il doit y régner. Lui seul peut la restaurer dans sa ferveur première. (…) Ce fut, pendant un an et demi, un combat de tous les instants, courageux jusqu’à l’héroïsme, mené cependant dans la paix et la joyeuse assurance que c’était Lui, l’Époux divin, qui faisait tout, répandant son esprit et ses bénédictions temporelles et spirituelles, sur leurs “ enfants ”. « J’ai les mains pleines de travail, la tête pleine de soucis et le cœur plein d’amour de Notre-Seigneur », disait plaisamment la supérieure. (…)

La vénérée Mère connut un merveilleux rayonnement auprès de tous, depuis le cardinal qui la considérait comme une sainte, jusqu’aux plus humbles familles d’ouvriers des faubourgs qui avaient recours à elle dans leurs détresses de toutes sortes. Le nombre des pensionnaires doubla en quelques mois. Pour subvenir à tant de nécessités, elle fit appel à sa famille, de son père en particulier, dont la générosité libéra définitivement le couvent de ses créanciers à la fin de l’année 1895.

Cette année, qui s’achevait par une victoire, fut également marquée pour mère Marie du Divin Cœur par une grâce insigne : à l’occasion d’une retraite de communauté, prêchée par un savant et pieux bénédictin autrichien, le R. P. Schober, abbé de Seckau, elle trouva en lui le directeur sûr et ferme qu’elle appelait de ses vœux et de ses prières depuis des années. (…)

Entre ces deux âmes prédestinées, se noua une très pure amitié, comparable à celle de sainte Marguerite-Marie et de saint Claude de la Colombière. Le pieux religieux témoignera : « Lors des entrevues suivantes, je reconnus les brillantes qualités de cette âme hautement douée au point de vue naturel et spirituel. Je fus étonné de la place providentielle occupée par cette jeune Supérieure et je pressentais la grande mission apostolique dont Dieu l’avait investie pour cette seconde capitale du Portugal, pour le pays lui-même, pour sa Congrégation et pour toute l’Église... En peu de temps, nous nous entendîmes parfaitement en tout. »

II. MISSION SECRÈTE AUPRÈS DU PAPE LÉON XIII : 1896-1899

NOUVELLE MARGUERITE-MARIE : LE CULTE INTÉRIEUR DU SACRÉ-CŒUR

En janvier 1896, Notre-Seigneur renouvelle son alliance avec l’épouse privilégiée de son Cœur : « Alors, Il me donna sainte Thérèse, sainte Gertrude et sainte Catherine de Sienne pour modèles particuliers, pour patronnes et pour compagnes. » Ces trois saintes doivent l’aider dans l’accomplissement de la mission que Jésus lui laisse entrevoir peu de temps après :

« Une fois, parlant de ce même sujet des communions, Il dit que son désir avait été d’établir le culte de son divin Cœur, et que maintenant que ce culte extérieur était introduit par son apparition à la bienheureuse Marguerite-Marie et répandu partout, Il voulait aussi que le culte intérieur s’établît de plus en plus ,c’est-à-dire que les âmes s’habituassent à s’unir de plus en plus intérieurement avec Lui et à Lui offrir leurs cœurs comme demeures ; et que pour témoigner de ce désir, Il continuerait, malgré tous les obstacles apparents, de se donner à moi tous les jours dans la sainte communion. »

Pour accomplir cette mission d’apôtre du Divin Cœur, elle sait qu’elle devra beaucoup souffrir. Au mois de mai 1896, elle doit s’aliter. Les médecins diagnostiquent une myélite, maladie particulièrement douloureuse, dont les phases épouseront de manière mystérieuse le déroulement de sa mission

NOUVELLE CATHERINE DE SIENNE : AU SECOURS DU PAPE

Vers le milieu d’octobre 1896, Notre-Seigneur révèle à sa confidente, en une sorte d’image intérieure, que « des assauts perfides se machinent dans l’ombre, contre l’Église. Elle voit une meute de loups furieux et en même temps elle entend ces paroles : Elle est bâtie sur la Pierre et les Portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre Elle. Il lui semble alors qu’il s’agit de francs-maçons, déguisés en catholiques militants. » (...)

Par une volonté spéciale de Notre-Seigneur, elle a eu connaissance surnaturelle de l’énorme mystification de l’affaire “ Diana Vaughan ”, une prétendue convertie de la secte luciférienne, dont les Mémoires sont lus avec passion dans beaucoup de milieux catholiques, depuis le pape Léon XIII qui a approuvé la Neuvaine Eucharistique composée par la prétendue “ convertie ”, jusqu’à sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus au fond de son carmel de Lisieux. (...)

La voilà jetée tout à coup en plein drame. Son amour et sa vénération de la Sainte Église la poussent à monter au créneau, pour avertir le Pape du complot qui se trame. Elle demande à son confesseur, le P. Théotonio, la permission d’écrire au Saint-Père. (...) Mais son confesseur, en aveugle, se contenta de répondre à la supérieure du Bon Pasteur : « Le Saint-Père n’a pas besoin de vos lumières ; il a ses conseillers (sic !). »

En cette année 1896, selon un secret dessein de la Providence, l’attention du Souverain Pontife aurait dû être attirée sur la pauvre supérieure du Bon Pasteur de Porto. Mais l’occasion fut manquée, d’étrange, de désolante manière... Le Pape avait ses conseillers, évidemment !

1897 : PREMIER APPEL DU SACRÉ-CŒUR

L’année 1897 voit s’ouvrir pour l’humble religieuse de Porto une « troublante carrière », troublante certes, mais non pas de son propre fait. Au contraire, elle ne cesse de s’émerveiller des “ secrets ” d’amour jaillissant en cascade du Cœur de son Époux et Roi, qu’elle reçoit mission de transmettre à qui de droit ; le trouble vient d’un autre secret, ténébreux et honteux, celui de la résistance des serviteurs aux volontés de leur Maître, de leur trahison, par lâcheté, indifférence, ou par quelque violente passion contraire... Mère Marie du Divin Coeur devra désormais porter en son cœur d’épouse compatissante ces deux secrets si tragiquement opposés.

C’est au cours du mois de juin, mois du Sacré-Cœur, qu’après une terrible phase de sa maladie qui l’a menée aux portes de la mort, elle reçoit des grâces d’union au Christ tout à fait admirables, qui la soutiendront jusqu’au bout dans l’accomplissement de sa mission :

 « (...) 25 juin, fête du Sacré-Cœur de Jésus. Notre-Seigneur m’a dit qu’aujourd’hui Il me choisissait de nouveau comme l’épouse bien-aimée de son Cœur, et qu’Il mettait les trésors de son Cœur à ma disposition ; que je devais beaucoup prier pour la Sainte Église, pour le monde entier, mais surtout pour les âmes auxquelles Il voulait faire parvenir des grâces par mon intermédiaire. »

Le 4 juin précédent, elle a reçu un message pour une autre personne qu’elle-même ; c’est un secret entouré d’un tel mystère que nous ne savons presque rien de son contenu, si ce n’est qu’il s’agit sans doute de la première demande de consécration du monde au Sacré-Cœur adressée au pape Léon XIII :

« Je n’ai d’autre ordre de Notre-Seigneur que celui de communiquer ces choses : maintenant, qu’elles s’accomplissent ou non, cela ne me regarde pas. Aujourd’hui, je me disais que ce serait orgueil de ma part de parler de ce que je vous exposais hier, et de m’engager dans ces affaires qui ont trait à la sainte Église. »

Mais une nouvelle fois, Don Theotonio ne juge pas opportun de transmettre le message : « J’avais peur d’être pris pour un visionnaire », expliquera-t-il plus tard. À moins qu’il n’y ait eu aussi, chez ce prêtre formé à Rome au début du pontificat de Léon XIII, la crainte de se compromettre avec les catholiques légitimistes portugais, ardents apôtres du règne du Sacré-Cœur ?

1898 : DEUXIÈME APPEL DU SACRÉ-CŒUR

Mère Marie du Divin Cœur en reçoit communication le Jeudi saint 7 avril 1898 :

« Notre-Seigneur revient sur ce qu’Il disait l’an passé. Laisser la décision à mon Père spirituel ; il connaîtra la vérité par souffrances extraordinaires [endurées par elle, et non par lui !]. Consécration du monde entier au Cœur de Jésus... Écrire à Rome aussitôt que possible. »

L’urgence manifestée par la sainte venait de ce que les États-Unis s’apprêtaient à déclarer la guerre à l’Espagne pour lui arracher ses dernières colonies, l’île de Cuba et l’archipel des Philippines. L’impérialisme yankee était en marche, pour cent ans d’hégémonie mondiale... Cette guerre ne rentrait pas dans le plan de rédemption du Cœur de Jésus, encore moins dans l’extension de son Royaume. La supérieure de Porto, son intime confidente, le savait bien, qui suivit avec angoisse les préparatifs et les péripéties du conflit, « très inquiète des maux qu’une série de désastres pouvait réserver à la catholique Espagne ». Comment empêcher cette issue fatale ? En consacrant le monde entier au Divin Cœur de Jésus. Quoi de plus simple, en apparence du moins !

« Voici que je me tiens à la porte et je frappe... » (Ap 3, 20) Ce n’est pas une leçon de politique internationale que Notre-Seigneur vient donner au monde, mais Il veut rappeler qu’Il est le Roi et que le salut du monde ne pourra venir que de Lui : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Ce n’est pas en Juge, mais en roi mendiant et portant sa Croix, qu’Il se présente à la porte de son Église, au pied de son vicaire. (…)

DES PROMESSES IMMENSES

La sainte a précisé, en une suite de notes brèves destinées à rester secrètes, les grâces que Notre-Seigneur voulait accorder en suite de cette consécration et la manière dont Il désirait qu’elle se fasse. La compréhension de cette Volonté divine est le nœud de la tragédie qui nous occupe, celle que vécut la sainte il y a cent ans, celle que nous vivons encore aujourd’hui.

1. « Consécration du monde entier au Cœur de Jésus. Évêques et prêtres deviendront plus fervents, justes plus parfaits, pécheurs se convertiront, hérétiques et schismatiques reviendront à l’Église. Et les enfants non encore nés mais déjà destinés à faire partie de l’Église, c’est-à-dire les païens, recevront la grâce plus vite. » (…)

Le jour où la consécration se fera EN VÉRITÉ, les âmes et les sociétés seront transformées par cette dévotion, les conditions de la religion sur terre en seront renouvelées et la face du monde changée. Choses promises, choses dues.

2. « Son divin Cœur a faim et soif, Il désire embrasser le monde entier dans son amour et dans sa miséricorde. »

On entre là dans les pensées secrètes du Cœur de Jésus, c’est le “ culte intérieur ” que sœur Marie du Divin Cœur a mission de répandre. (…) Qu’est-ce à dire ? L’essentiel de ce culte intime demandé par le Sacré-Cœur à notre sainte, c’est de briser notre volonté personnelle pour n’avoir plus qu’une volonté de conformité avec Notre-Seigneur, et cela dans tous les domaines, même et surtout dans le domaine de la politique. (…)

Léon XIII ne répondit pas à la lettre qui lui fut adressée dans le courant de ce mois de juin 1898, préoccupé qu’il était d’une solution politique, tout humaine, au conflit en cours. Et l’année s’acheva sans qu’il eût donné suite à l’affaire... Notre-Seigneur s’en plaignit auprès de sa confidente : « Les veilleurs d’Israël dorment, et pour combler ce qui manque à leur vigilance et à leur zèle, je te demande de prier, de te sacrifier et de souffrir. Tes souffrances vont augmenter, et tu dois te préparer à de plus grandes même. » (…)

TROISIÈME APPEL DU SACRÉ-CŒUR

Le 2 décembre 1898, premier vendredi du mois, elle reçoit une nouvelle communication de son Époux divin. Il semble que Notre-Seigneur ait trouvé la brèche pour atteindre le cœur de son Vicaire et le décider à accomplir enfin sa Volonté, si l’on en croit la lettre qu’elle lui écrira quelques jours plus tard :

« Il me dit qu’Il avait prolongé les jours de Votre Sainteté afin de vous accorder encore cette grâce et que, après avoir accompli ce désir de son Cœur, Votre Sainteté devait se préparer... [ici, nos recherches nous ont permis de restituer le texte authentique] se préparer à rendre compte à Dieu. “ Dans mon Cœur il trouvera consolation pour les négligences de son Pontificat et réparation pour ses fautes, ainsi qu’un refuge sûr à l’heure de la mort et du jugement. ” » (…)

Dans sa lettre au Pape du 8 décembre 1898, l’humble religieuse de Porto lui transmet un message capital : « Je reconnus l’ardent désir qu’Il a de voir son Cœur adorable de plus en plus glorifié et connu, et de répandre ses dons et ses bénédictions sur le monde entier. Et Il choisit Votre Sainteté, prolongeant vos jours, afin que vous puissiez consoler son Cœur outragé et attirer sur votre âme les grâces de choix qui sortent de ce divin Cœur, cette source de toutes les grâces, ce lieu de paix et de bonheur. »

LA RÉPONSE DE ROME

La mission d’information ordonnée par le Pape à Porto dura deux longs mois. Le Père Theotonio s’y prêta de bonne grâce. (...)

L’attitude de Rome fut étrange : le 25 mars, le Pape examina en présence du cardinal Mazzella, préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, la lettre de la supérieure de Porto. La décision fut prise de consacrer le monde au mois de juin suivant, mais « on convint de chercher ailleurs la justification de l'acte projeté. (…) » Il fut donc arrêté que la consécration du genre humain au Sacré-Cœur serait présentée, non comme la conséquence d’une révélation privée, mais comme une application des principes de la théologie et de la Tradition catholique. (…)

Mais n’est-ce pas se moquer ! et injurier gravement le Sacré-Cœur qui, depuis trois ans, s’efforce de se faire entendre de ses ministres par l’intermédiaire de sa fidèle et héroïque épouse ?! Tout ce que celle-ci représente : le catholicisme intégral hérité de sa tradition familiale et surtout la connaissance intime qu’elle a des secrets de son divin Époux est donc délibérément écarté, occulté ? Et le Pape, après avoir si longtemps tergiversé, reprend l’affaire à son compte, s’en attribuant tout le mérite ! Pire, en a-t-il seulement respecté l’esprit ?

L’ENCYCLIQUE ANNUM SACRUM

Le 25 mai 1899, soit quinze jours avant l'ouverture du triduum solennel qui doit préluder à la consécration du monde au Sacré-Cœur, le pape Léon XIII l'annonce dans son encyclique Annum Sacrum. (...) Après une justification de l’acte même de la consécration, d’une exacte mais froide théologie, le Pape dresse un accablant tableau de la situation : malgré vingt ans d’ouverture et de “ main tendue ” aux gouvernements modernes, libéraux ou athées, un mur s’est dressé entre l’Église et la société civile. « Dans l’organisation et l’administration des États, on ne compte pour rien l’autorité du droit sacré et divin. On se propose par là de ne laisser s’établir aucun rapport entre la vie publique et la religion. Or, cela revient presque à faire disparaître la foi du Christ et, si c’était possible, à chasser Dieu de la terre... »

Le seul recours est dans le Sacré-Cœur de Jésus : « Voici que, de nos jours, se présente à nos regards un autre présage favorable et tout divin : c’est le Cœur très sacré de Jésus, surmonté d’une croix brillant au milieu des flammes. En lui se doivent placer toutes nos espérances. C’est à lui qu’il faut demander et de lui qu’il faut attendre le salut de l’humanité. » (…)

Pour notre sainte, la mission qu’elle avait eu à remplir auprès du chef de l’Église était couronnée de succès, elle s’achevait à l’heure même où commençait le triduum qui devait ouvrir les temps nouveaux du Règne du Christ par la consécration du monde au Sacré-Cœur de Jésus. Et c’est en baisant avec une ferveur inexprimable une image du Sacré-Cœur et son crucifix que « sa belle âme s’envola sans secousse dans le sein de Dieu. » Tout était consommé.

Mais pour nous aujourd’hui, n’est-il pas grand temps de savoir pourquoi cette consécration est restée sans effet, lettre morte ? À qui la faute ?

LE SECRET D'UNE INSUPPORTABLE RÉBELLION

Léon XIII a beau avoir demandé au Sacré-Cœur de délivrer le monde du laïcisme et de l’action démoniaque de la franc-maçonnerie, stigmatisée dans une précédente encyclique, il persistait à exiger des catholiques une soumission sincère et une participation loyale aux gouvernements maçonniques. Le jour même de la publication d’Annum Sacrum, Léon XIII renouvelait impérieusement aux catholiques français son ordre de ralliement à la République anticléricale et franc-maçonne ! (…)

Or, c’est bien cela qui ne va pas dans notre Alliance avec Jésus, à la plus grande douleur de ses épouses et au désespoir de ses disciples et serviteurs : que les hommes d’Église, à l’imitation des hommes d’État modernes, se réservent la jouissance des affaires temporelles, se faisant sourds aux promesses comme aux menaces de notre bon Sauveur et Pasteur, le Fils de Dieu et de l’Immaculée Conception, Jésus-Christ.

Que ce soit la raison « des guerres, des famines et des persécutions » d’hier, d’aujourd’hui et de demain, les prophéties de jadis, des derniers siècles et de cette fin de millénaire le disent assez ! Mais cela se devait d’être démontré encore et encore, si l’on veut ne pas se voir refuser – pour la dixième fois ! – les offres du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, pour enfin connaître les douceurs de leur Règne sur la terre comme au Ciel. (…)

CONCLUSION

Nous avons atteint, me semble-t-il, au secret intime de cette vie incomparable de Mère Marie du Divin Cœur, et qui la rattache à cette glorieuse lignée des épouses et servantes de Jésus, élues par Lui pour être ses messagères, qui durent subir comme une agonie, une honte, l’accomplissement de leur mission sacrée, avant d’être reconnues par la sagesse de l’Église, non plus comme une partie honteuse de son très saint Corps, mais une des plus saintes, des plus fécondes et glorieuses.

Ainsi la comtesse Maria, Westphalienne, devenue prieure du Bon Pasteur à Porto à la fin du siècle dernier, est encore, malgré sa béatification en 1975, considérée avec suspicion, plus honteuse que glorieuse, avec ses “ secrets ”, ses folles lettres au Pape, ses prédictions fantastiques et... leur échec total. Mais, le jour où l’Église voudra bien réviser sa propre histoire moderne, j’ai l’intime conviction que ce qui est “ partie honteuse ” de sa vie resplendira en gloire, et que la révélation inouïe dont elle fut porteuse, en prise avec d’autres plus anciennes et plus récentes, ne manquera pas de rejaillir en immense profit pour les âmes, l’exaltation de l’Église et la gloire de notre grand Dieu d’amour.

Abbé Georges de Nantes

Extraits de la CRC n° 356, mai 1999, p. 5-12

SOURCE : https://crc-resurrection.org/toute-notre-doctrine/renaissance-catholique/histoire-eglise/19e-siecle/la-bienheureuse-marie-du-divin-coeur-et-sa-divine-mission-1863-1899.html

La bienheureuse Marie du Divin Cœur (Maria Droste zu Vischering)
 et  sainte Marguerite-Marie Alacoque

Devotion picture of the Sacred Heart being adored by Blessed Mary of the Divine Heart (Maria Droste zu Vischering) and Saint Margaret Mary Alacoque

Andachtsbild: Christus offenbart Margareta Maria Alacoque (rechts) und Maria vom Göttlichen Herzen Jesu Gräfin Droste zu Vischering sein Herz.

Pagela devocional com o Sagrado Coração de Jesus a ser adorado pela Beata Maria do Divino Coração (Maria Droste zu Vischering) e pela Santa Margarida Maria de Alacoque


Blessed Maria Droste zu Vischering

Also known as

Countess Droste zu Vischering

Maria Anna Johanna Franziska Theresia Antonia Huberta Droste zu Vischering

Maria of the Sacred Heart

Mary of the Divine Heart of Jesus

Maria vom Göttlichen Herzen

Memorial

8 June

Profile

Born to the wealthy German nobility, she had a twin brother, Max, and pious parents, Klemens Heidenreich Franz Hubertus Eusebius Maria, the count Droste zu Vischering, and Helene Clementine Maria Anna Sybille Huberta Antonia, the countess of Galen, who were loyal to the Church during the period of the Kulturkampf persecutionBaptized on the day of her birth, she grew up in Darfeld Castle, in Rosendahl, Germany, dressing like a princess and playing like a tomboy. She was educated at home by a governess and begining in April 1879 at the school of the Sacré-Coeur Sisters in Riedenburg, BavariaGermany. There she began feeling a call to religious life. She began her novitiate in the Congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd at the convent in Münster, Germany on 21 November 1888; she received the habit on 10 January 1889, taking the name Maria vom Göttlichen Herzen (Mary of the Divine Heart). She became mother superior of the convent of the Sisters of the Good Shepherd in Porto, Portugal in 1896. Through her adult life she received visions and locutions from Jesus to promote devotion to the Sacred Heart of Jesus and the Blessed Eucharist. She influenced Pope Leo XIII to make the consecration of the world to the Sacred Heart.

Born

8 September 1863 in Münster, Germany

Died

Solemnity of the Most Sacred Heart of Jesus8 June 1899 in the Convent of the Good Shepherd in Porto, Portugal of natural causes

incorrupt body exposed in the church of the Sacred Heart of Jesus, Ermesinde, Portugal

some relics enshrined at the sanctuary of Christ the King, Almada, Portugal

Venerated

13 February 1964 by Pope Paul VI (decree of heroic virtues)

Beatified

1 November 1975 by Pope Paul VI

Additional Information

Annum Sacrum – On Consecration to the Sacred Heart, by Pope Leo XIII25 May 1899

The Holiness of the Church in the 19th Century

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Maria Droste

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MLA Citation

‘Blessed Maria Droste zu Vischering‘. CatholicSaints.Info. 1 July 2023. Web. 27 February 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-maria-droste-zu-vischering/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-maria-droste-zu-vischering/

Peinture avec le Sacré-Cœur de Jésus à verser Ses grâces sur le monde par l'intercession de la bienheureuse Sœur Marie du Divin Cœur.

Painting representing the vision received by Blessed Mary of the Divine Heart. Jesus had revealed to her, "By the brightness of this light, peoples and nations will be illumined, and they will be warmed by its ardour".

Andachtsbildchen mit der Vision Schwester Marias vom Göttlichen Herzen: Die Liebe des Heiligsten Herzens Jesu erhellt die ganze Welt.

Nel dipinto, il Sacro Cuore di Gesù invia la sua grazia sul mondo per l'intercessione di suor Maria del Divin Cuore

Pintura que representa la visión que Sor María del Divino Corazón tuvo con el Sagrado Corazón de Jesús a derramar Sus gracias sobre el Mundo.


Sr. Mary of the Divine Heart (Maria Droste zu Vischering)

Maria Droste zu Vischering was born on September 8, 1863 in the Erbdrostenhof Palace, in Münster, and spent her childhood in the Darfeld Castle. She was the daughter of Count Clemens Droste zu Vishering and of Countess Helen von Galen.

At the age of twenty-five she joined the congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd, in Munster. She was given the name, Sr. Mary of the Divine Heart. In 1891, she devoted herself to the girls sent to the Good Shepherd Sisters in Munster for rehabilitation and care. With an ardent love for youth ministry, she maintains: “the most needy, the most miserable, the most forsaken are the children I love best.”

In 1894, at the age of 31, she was transferred to Portugal and appointed superior of Oporto, Portugal.  While there she reported some messages from Jesus Christ in which she was asked to contact the pope, requesting the consecration of the world to the Sacred Heart of Jesus.

On June 10, 1898, her confessor at the Good Shepherd monastery wrote to Pope Leo XIII stating that Sister Mary of the Divine Heart had received a message from Christ, requesting the pope to consecrate the entire world to the Sacred Heart. The pope initially did not believe her and took no action.

However, on January 6, 1899 she wrote another letter, asking that in addition to the consecration, the first Fridays of the month be observed in honor of the Sacred Heart. In the letter she also referred to the recent illness of the pope and stated that  Christ had assured her that Pope Leo XIII would live until he had performed the consecration to the Sacred Heart. Theologian Laurent Volken states that this had an emotional impact on Leo XIII, despite the theological issues concerning the consecration of non-Christians.

Pope Leo XIII commissioned an inquiry on the basis of her revelation and Church tradition. In his 1899 encyclical letter Annum Sacrum, Leo XIII decreed that the consecration of the entire human race to the Sacred Heart of Jesus should take place on June 11, 1899.

In the encyclical Annum Sacrum, Pope Leo XIII referred to the illness about which Sister Mary had written, stating:  "There is one further reason that urges us to realize our design; We do not want it to pass by unnoticed. It is personal in nature but just as important: God the author of all Good has saved us by healing us recently from a dangerous disease."

Pope Leo XIII also composed the Prayer of Consecration to the Sacred Heart and included it in Annum Sacrum. Pope Pius X later decreed that this consecration of the human race, performed by Pope Leo XIII be renewed each year.

Sister Mary of the Divine Heart died on June 8, 1899, the feast of the Sacred Heart, two days before the consecration, which had been deferred to the following Sunday.

 In 1964, Sister Mary of the Divine Heart, the countess of Droste zu Vischering, officially received the title of Venerable by the Catholic Church. On November 1, 1975, she was declared blessed by Pope Paul VI.

Dr. Waldery Hilgeman is the Postulator of the cause of canonization and the vice Postulator is Br. Reginald Cruz, cfx.

SOURCE : http://www.buonpastoreint.org/news/biography-of-blessed-maria-droste-zu-vishering

The Holiness of the Church in the Nineteenth Century – Maria of the Sacred Heart

Article

(Countess Droste zu Vischering)

When Leo XIII dedicated the whole world to the Sacred Heart of Jesus at the end of the last century, few were aware that he did so at the suggestion of a German nun. It was Maria of the Sacred Heart, born Countess Droste zu Vischering, superior of the convent of the Good Shepherd at Oporto, who on 10 June 1898, wrote to Leo XIII that it was the desire of the Divine Saviour to have the whole world consecrated to His Sacred Heart. The letter remained unanswered. On 6 January 1899, she wrote a second time. In the meanwhile Rome had inquired concerning the writer of the letter and had maturely considered the matter. At the beginning of April 1899, there arrived at Oporto a letter and the decree of the Holy Father declaring that the desired dedication would be carried into execution on the coming feast of the Sacred Heart after a triduum. What is narrated in the biography of Mother Maria was read to Pope Leo and was expressly approved by him.

Maria Anne Droste zu Vischering, daughter of Count Clement Droste zu Vischering, was born in the ancestral home at Münster, 8 September 1863. She was of an extremely lively disposition and her nature was impetuous, but the excellent training she received at home and in the convent school of the Ladies of the Sacred Heart at Riedenburg turned the enthusiasm of the young and talented countess in the right direction. She appreciated clearly the truth and beauty of Christian ideals and devoted herself to them with all the fervor of her uncorrupted mind. When about twelve years old she received Confirmation and resolved to renounce all the pleasures of the world and to become a religious. She burned with zeal to announce Christ to the heathen and lamented that she was not a boy and so could not become a missionary. But her desire to gain souls for Christ was to be gratified, though not in the manner she had imagined in her earlier years.

In her twentieth year, when she was about to follow the divine call, she was seized with a lingering disease. It was a period of interior purification and of great spiritual profit. Her parents permitted her to lead the life of a religious at home as far as was possible. Her overmastering desire was to practise magnanimity toward Our Lord and to serve Him with pure love. This noble intention determined her in 1888 to enter the convent of the Good Shepherd, though before this time she had not thought of this Order. To gain for Our Lord the most unfortunate of creatures and to live unknown to the world was in keeping with the desire of her great soul. After five years her health had so much improved that she was able to join the Sisters of the Good Shepherd at Münster on 22 November 1888. God overwhelmed her with consolation, but at the same time proved the genuineness of her vocation by severe trials. Homesickness, discouragement, anxieties of conscience, and doubts of her vocation pressed heavily upon her. But it was not in the character of Sister Mary of the Sacred Heart to fail in a resolve she had so clearly understood because there were difficulties in the way. These difficulties rather confirmed in her her favorite virtue – magnanimity in serving Our Lord.

Soon after the completion of her noviceship, Sister Mary of the Sacred Heart was given the office of mistress of the pupils, which duty she performed with great skill. At the beginning of 1894 obedience sent her to Portugal, and after a short stay at Lisbon she was appointed superior of the house of Oporto. They expected from her the accomplishment of a difficult task. The convent lay under an immense burden of debt; means of subsistence were altogether wanting; and the loss of the convent was to be feared every day. By her prudence and her confidence in God, which was often miraculously rewarded, Sister Mary of the Sacred Heart not only saved the house from ruin, but soon brought it prosperity and reputation. She labored with superhuman endeavor for the welfare of her Sisters and the penitents, and showed herself a heroic bride of the heavenly King. But spinal disease soon cast her upon the bed of sickness from which she was never to rise. Still her painful ailment did not end her activity, and she was carried to the parlor on a portable couch to satisfy the many who sought her help and advice.

Our Lord had never spared His chosen bride interior trials. Now also her exterior appearance was a picture of misery. Yet thirst for suffering was never quenched. “My Jesus, My Jesus, more suffering – more love” was her prayer. The lights and revelations vouchsafed her during this time were frequent, consoling, and full of profound wisdom. Her biographers not unjustly compare her with Saint Gertrude and Blessed Margaret Mary. For her, too, the Heart of Jesus was the fountain of her ardent charity and her heroic wisdom. The response of Leo XIII that he intended to consecrate all mankind to the Sacred Heart of Jesus was the greatest joy of her life.

But she was not to celebrate the day of the consecration on earth. Just when bells were ringing for the eve of the feast and the triduum of consecration had begun at Rome, she departed this life on 8 June 1899, before she had completed her thirty-sixth year. At the news of her death rich and poor hastened to the door of the convent to see once more the face of the revered Mother and to recommend themselves to her protection. The funeral was like a triumphal procession. Six noblemen asked the privilege of carrying the coffin on their shoulders to the grave, an event before unheard of in Oporto, and an immense crowd of the people followed on foot. Leo XIII took information on all the particulars of her death.

The renown of Sister Maria of the Sacred Heart increases from day to day. The story of her life is echoed with joy in thousands of hearts. She is a proof of God’s liberality toward those who distinguish themselves by generosity to the Sacred Heart of His Son. We may surely hope that the Church will honor the memory of this daughter of an illustrious house. She is a heroine of whom her people may be proud. God grant that her example may incite others to the same heroic courage.

MLA Citation

Father Constantine Kempf, SJ. “Maria of the Sacred Heart”. The Holiness of the Church in the Nineteenth Century: Saintly Men and Women of Our Own Times1916. CatholicSaints.Info. 28 April 2022. Web. 27 February 2026. <https://catholicsaints.info/the-holiness-of-the-church-in-the-nineteenth-century-maria-of-the-sacred-heart/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/the-holiness-of-the-church-in-the-nineteenth-century-maria-of-the-sacred-heart/


Mère Marie du Divin Cœur mourante

Death of Blessed Sister Mary of the Divine Heart Droste zu Vischering, Mother Superior of the Convent of the Good Shepherd Sisters in Porto (1899). Ancient prayer prayer-card of Blessed Mary of the Divine Heart placed in the public domain by her Shrine in Ermesinde.

Andachtsbildchen mit der aufgebahrten Schwester Maria vom Göttlichen Herzen Jesu im Kloster der Schwestern zum Guten Hirten in PortoPortugal (1899)

Morte da Bem-aventurada Irmã Maria do Divino Coração Droste zu Vischering, Madre Superiora do Convento do Bom Pastor do Porto (1899).


Beata Maria del Divin Cuore di Gesù (Maria Droste Zu Vischering) Vergine

Festa: 8 giugno

Münster, Germania, 8 settembre 1863 – Oporto, Portogallo, 8 giugno 1899

Maria Droste Zu Vischering, figlia di due nobili tedeschi, si sentì attratta dalla prima giovinezza verso il servizio alle ragazze abbandonate: entrò quindi nella Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore col nome di suor Maria del Divin Cuore di Gesù. Inviata a Lisbona prima e a Oporto poi, si distinse per la carità con cui accudiva i bambini orfani e con cui provvedeva alle svariate miserie del popolo. Seguendo un impulso interiore, scrisse a papa Leone XIII per suggerirgli la consacrazione del genere umano al Sacro Cuore di Gesù. Quell’atto avvenne l’11 giugno 1899, ma suor Maria, affetta da tempo dal morbo di Pott, era morta tre giorni prima, a 35 anni. È stata beatificata a Roma dal Beato Paolo VI il 1° novembre 1975, entrando a buon diritto tra quelle figure di mistiche particolarmente attente al mistero dell’umanità e divinità del Signore, simboleggiato dal suo Cuore. I suoi resti mortali sono venerati nella chiesa del Sacro Cuore di Gesù a Ermesinde, in Portogallo.

Martirologio Romano: A Oporto in Portogallo, beata Maria del Divino Cuore di Gesù Droste zu Vischering, vergine, della Congregazione delle Suore della Carità del Buon Pastore, che promosse mirabilmente la devozione verso il Sacratissimo Cuore di Gesù.

L’infanzia e la famiglia

Nacque l’8 settembre 1863, preceduta da un gemello, a Münster, nel palazzo Erbdrostenhof. Era figlia di due nobili tedeschi, il conte Clemens Droste zu Vischering e la baronessa Helen von Galen, che in tutto ebbero undici figli, tre dei quali (due maschi e una femmina) morirono in tenera età. La famiglia divenne in seguito famosa perché, negli anni del Kulturkampf, si mantenne fedele alla Chiesa di Roma e al Papa. Uno dei parenti della madre, Clemens August von Galen, divenne poi vescovo di Münster e Cardinale (è Beato dal 2005).

I due gemelli ricevettero il Battesimo sotto condizione per mano del medico che aveva assistito al parto: benché fosse un massone, sapeva che i conti erano credenti. Il maschio fu chiamato Max, la bambina Maria, perché era nata il giorno della Natività della Madonna. I riti furono completati due giorni dopo nella cattedrale di Münster, amministrati da monsignor Maximilian von Galen, zio dei neonati: alla più piccola furono quindi messi i nomi di Maria Anna Johanna Franziska Theresia Antonia Huberta.

I due gemelli crebbero inseparabili, però Maria si distinse per il suo carattere irrequieto e fin troppo vivace: correva nell’erba, si gettava nel fango senza curarsi dei vestiti che indossava e, a volte, graffiava i suoi fratelli e sputava loro addosso, così da meritarsi il soprannome di “gattina selvatica”. Allo stesso tempo, iniziava ad accorgersi dei poveri del villaggio vicino e andava a visitarli appena possibile.

Il 1875 fu per lei un anno speciale: fece la prima Confessione il 29 gennaio, ricevette la Prima Comunione il 25 aprile e, l’8 luglio, la Cresima, sempre insieme al fratello gemello. Proprio dopo la Cresima, sentì nascere in lei un principio di vocazione religiosa.

Primi segnali di vocazione

La prima decisione in tal senso, comunque, avvenne il 21 novembre 1880. Nel corso di una celebrazione religiosa nella scuola frequentata dai suoi fratelli Max e Wilhelm, udì per la prima volta le parole del Salmo 44: «Ascolta, figlia, guarda, porgi l’orecchio; dimentica il tuo popolo e la casa di tuo padre; il re è invaghito della tua bellezza». Le parve che quelle frasi descrivessero perfettamente la sua situazione. Dopo la celebrazione, fu mandata a chiamare dal sacerdote, il gesuita padre Melchior Hauser, che conosceva la sua famiglia, e gli aprì il suo cuore: da allora fu il suo direttore spirituale.

A quindici anni fu inviata a studiare nel collegio delle Religiose del Sacro Cuore a Riedenburg, in Austria. Lì iniziò a sviluppare la propria devozione al Sacro Cuore di Gesù e imparò a tenere a freno la sua impulsività, ma si ammalò anche di polmonite, per cui rientrò in famiglia. Comprese, quindi, che poteva cogliere l’occasione per riparare all’egoismo e ai comportamenti sbagliati tenuti durante l’infanzia.

Il 5 agosto 1882, in occasione del venticinquesimo anniversario di nozze dei suoi genitori, Maria comunicò loro la sua decisione di farsi suora. Li trovò molto ben disposti, però il padre le suggerì di aspettare il compimento dei ventuno anni, anche per via dei suoi problemi ai polmoni.

Nel giugno 1883, la famiglia Droste fece un ritiro a ridosso della solennità del Sacro Cuore. La domenica compresa in quei giorni, dopo aver ricevuto la Comunione nella cappella di famiglia, a Maria parve di sentire una voce che le diceva: «Sarai la sposa del mio cuore». Riconoscendo in quelle parole una chiamata divina, se ne sentiva in ogni caso indegna. Ne parlò dunque a padre Hauser, il quale le rispose: «Allora diventerai sposa di nostro Signore. Come puoi pensare che questa sia illusione o arroganza, quando Lui stesso ti ha scelta?». Col suo permesso, l’8 dicembre, emise il voto di verginità perpetua.

A partire dal 21 novembre 1886, iniziò a vivere sobriamente quello che per lei era un vero e proprio “noviziato in casa”: liberò la sua camera nel castello di Darfeld, un altro possedimento dei genitori, da tutti i mobili superflui. Tuttavia, accettò di essere presente almeno ai pasti, di non vestirsi da suora ma con abiti scuri e di partecipare a qualche chiacchierata sui membri della sua numerosa famiglia.

Nella Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore

Continuò il suo impegno caritativo, focalizzandolo sui poveri ammalati ricoverati nell’ospedale fondato da suo padre. Un giorno, durante le visite, s’imbatté insieme alla madre in una donna, che veniva isolata dai visitatori in quanto ritenuta una “traviata”. La madre stava per allontanarla, ma lei, riflettendo sul fatto che, se Gesù fosse stato presente in quel momento, avrebbe riservato la sua tenerezza proprio a quella donna, vinse la propria repulsione e strinse la mano all’ammalata.

Non molto tempo dopo quel gesto, capì di dover entrare nella Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore, fondata da santa Maria di Sant’Eufrasia Pelletier nel 1829, le cui religiose si dedicavano, tra l’altro, alle ragazze smarrite e alle ex prostitute. Dopo sette anni trascorsi in un’attesa che le sembrava interminabile, a 26 anni Maria entrò nel convento di quelle suore a Münster, il 21 novembre 1888. Il 10 gennaio 1889 ricevette l’abito religioso e, con esso, il nuovo nome di suor Maria del Divin Cuore di Gesù. Quell’appellativo era poco usuale in Germania, ma a lei provocò una gioia immensa. Per una curiosa coincidenza, il 10 gennaio 1889, ma in Francia, la giovane Thérèse Martin ricevette l’abito carmelitano e divenne suor Teresa di Gesù Bambino, poi Santa e Dottore della Chiesa.

Contemplativa nelle azioni quotidiane

I primi incarichi di suor Maria del Divin Cuore furono quelli di portinaia e di assistente all’insegnamento verso le ragazze che venivano affidate alle suore. Riusciva a conquistarsele facilmente, ma attribuiva quei successi al Sacro Cuore. Aveva però una speciale predilezione, come scrisse nella sua autobiografia: «Quando preferivo una ragazza, era sempre la più infelice e sfortunata».
In mezzo alle sue attività, la giovane suora sentiva comunque il bisogno di una vita più contemplativa, tanto da domandarsi se tutti i suoi incarichi non la distraessero da Gesù. Durante la Settimana Santa del 1890, credette di sentire la risposta dentro di sé: «Quando lavori io lavoro attraverso di te. Quando riposi, io riposo in te. In tutto ciò che fai non sarai tu, ma io mediante te. Io vedo coi tuoi occhi, lavoro con le tue mani, parlo con la tua bocca e prego attraverso di te».

A Lisbona e Oporto

Il 24 gennaio 1894 suor Maria venne inviata a Lisbona, in Portogallo. Le difficoltà non furono poche e misero alla prova il suo temperamento: in una lettera a un fratello, scrisse che era stata sul punto di scagliare nel fuoco la grammatica portoghese. In compenso, il clima le fece bene, tanto che poteva pregare in comune con le altre suore e allietarle nei momenti di ricreazione.

Non molti mesi dopo, giunse la notizia che la superiora del convento di Oporto aveva avuto una crisi di nervi e che la Casa madre delle suore ad Angers era stata informata del fatto. Il 12 maggio, un telegramma notificò a suor Maria la sua nomina come nuova superiora. Ormai superati i problemi con la lingua, lei seppe far valere le sue doti di prudenza e di organizzazione, maturate negli anni in cui aveva osservato l’amministrazione delle proprietà familiari, e contribuì a ripristinare la disciplina che latitava nella comunità.

Intanto, fedeli di ogni ceto e provenienza avevano iniziato a bussare alla porta del convento per chiederle aiuto e preghiere. Suor Maria si prese a carico tutte quelle situazioni dolorose: famiglie lacerate, matrimoni da legittimare, sacerdoti in crisi, spose senza dote. In particolare sentiva compassione per i bambini dai tre ai cinque anni: per ospitarne ancora di più, decise di trasformare la sala comunitaria per ricavare altri cinque posti. «Il mio principio», spiegò alle consorelle, «è di non rifiutare mai un bambino finché non ci sia più nemmeno un angolino libero in casa, e di preferire sempre i bambini più poveri e abbandonati, perché questi sono quelli tanto amati dal Divin Cuore, e io desidero ardentemente lasciare questo principio come testamento quando morirò».

Malata del morbo di Pott

Nel frattempo, aveva cominciato a soffrire d’insonnia e di frequenti mal di testa. Erano tutti sintomi di una mielite, poi degenerata in tubercolosi ossea o morbo di Pott. Dal 21 luglio 1896 non fu più in grado di alzarsi da sola, tanto da essere portata nella sala comunitaria su una sedia. L’operazione le causava non poco dolore, ma riusciva a celarlo con la sua abituale allegria, quella stessa che, a detta delle consorelle, avrebbe fatto ridere i sassi.

Vari medici cercarono di alleviare le sue sofferenze, ma ne aggiungevano altre: ad esempio, le applicavano ferri caldi sulla schiena o le praticavano scosse elettriche. In tutto questo, suor Maria non smise di badare alle questioni del convento e nemmeno di scrivere o dettare lettere. Due di queste, in particolare, avrebbero avuto un impulso notevole su tutta la Chiesa.

Le lettere a papa Leone XIII e la consacrazione del genere umano al Sacro Cuore

Il 4 giugno 1898 suor Maria colse di sorpresa il suo direttore spirituale, l’abate benedettino Ildefonso Schober, riferendogli che il Signore le aveva dato l’ordine di scrivere al Santo Padre con la richiesta di consacrare l’intero genere umano al Sacro Cuore. Dopo numerosi confronti con lui, dettò una prima missiva a papa Leone XIII nel giugno 1898 e ne scrisse di proprio pugno un’altra nel gennaio 1899.

Proprio un mese dopo, nel febbraio 1899, al Pontefice fu diagnosticato un tumore benigno, che fu rimosso tramite un’operazione. La rapida guarigione fu da lui attribuita alle preghiere di tutti i fedeli, ma gli tornarono alla mente anche quelle lettere da Oporto. Durante la convalescenza, le riprese e le diede da esaminare al cardinal Camillo Mazzella, Prefetto della Sacra Congregazione dei Riti.

La sua risposta fu che evidentemente c’era del buono, ma che un tale passo non poteva essere compiuto sulla base di una rivelazione privata e senza fondamenti teologici accertati. In più, c’era da superare la questione per cui un atto di consacrazione tanto esteso comprendeva anche i non credenti e i non cristiani. Dopo un attento esame, il cardinale concluse che le basi teologiche potevano essere trovate nella dottrina di san Tommaso d’Aquino.

Così, il 25 maggio 1899, fu pubblicata l’enciclica «Annum Sacrum», che, oltre ad annunciare il Giubileo del 1900, fissava l’atto di consacrazione a domenica 11 giugno 1899, a ridosso della solennità del Sacro Cuore. In preparazione a quella giornata, fu indetto un solenne triduo di preghiera. Nel corso di un’udienza privata avvenuta nell’aprile precedente, Leone XIII aveva dichiarato al vescovo di Liegi, monsignor Doutreloux: «Noi stiamo per compiere il più grande atto del nostro Pontificato».

La morte

Suor Maria, ormai ridotta agli estremi (aveva ricevuto più volte l’Unzione e il Viatico), apprese la notizia tramite i giornali e raccomandò di curare particolarmente le celebrazioni prescritte. Tuttavia, fece appena in tempo a ricevere, venerdì 8 giugno 1899, due copie dell’enciclica, mandate dal Papa in persona mediante il Nunzio apostolico in Portogallo: morì alle tre del pomeriggio di quello stesso giorno, mentre le suore stavano per iniziare il triduo con la celebrazione dei Primi Vespri del Sacro Cuore. Aveva 35 anni. Ai suoi funerali sei nobili di diverse famiglie di Oporto si offrirono volontari per portare in processione il suo corpo, mentre folle di fedeli la piangevano.

Il processo di beatificazione

A fronte della sua fama di santità a Oporto e non solo, nel 1921 iniziò il processo informativo sulle sue virtù eroiche, integrato da inchieste rogatorie a Münster, Angers, Tui e Bratislava. Il decreto con cui suor Maria del Divin Cuore era dichiarata Venerabile fu autorizzato il 13 febbraio 1964.

A seguito dell’approvazione di un miracolo, ossia la guarigione della giovane Isabella dos Santos da peritonite e meningite nella notte tra il 6 e il 7 dicembre 1952 a Oporto, è stata beatificata dal Beato Paolo VI il 1° novembre 1975. Per un’altra felice coincidenza, non solo era un Anno Santo, ma cadeva anche il terzo centenario delle rivelazioni del Sacro Cuore a santa Margherita Maria Alacoque.

Un ulteriore presunto miracolo per ottenere la canonizzazione, avvenuto nella diocesi di Rockville Centre negli Stati Uniti d’America, è stato oggetto del relativo processo dal 15 giugno al 1° novembre 2013. Tuttavia, i periti medici hanno giudicato scientificamente spiegabile la guarigione presa in esame e hanno riscontrato anche la mancanza di parte della documentazione relativa. Per cui, finché non emergerà un altro miracolo comprovato e documentato, la causa di canonizzazione è ferma.

Il culto

I resti mortali della Beata Maria del Divin Cuore di Gesù sono venerati nella chiesa del Sacro Cuore di Gesù a Ermesinde, nel nord del Portogallo. Un’altra sua reliquia è invece esposta nel santuario di Cristo Re di Almada. La sua memoria liturgica è stata fissata, per le Suore di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore (riunificazione, dal 2014, della Congregazione fondata da santa Maria di Sant’Eufrasia Pelletier con l’Unione di Nostra Signora della Carità fondata da san Giovanni Eudes), all’8 giugno, giorno della sua nascita al Cielo.

Autore: Emilia Flocchini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91162

Maria del Divin Cuore Droste zu Vischering

(1863-1899)

Beatificazione:

- 01 novembre 1975

- Papa  Paolo VI

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 8 giugno

Vergine, religiosa della Congregazione delle Suore della Carità del Buon Pastore, che promosse mirabilmente la devozione verso il Sacratissimo Cuore di Gesù

"Amore a Dio con tutto il cuore, con tutta l'anima, con tutta la mente" (Paolo VI)

Maria Droste zu Vischering, figlia di due nobili tedeschi, nacque a Münster (Germania) l'8 settembre 1863.

Nonostante provenisse da una illustre e nobile famiglia, ricevette ancora più ricchezza e onore attraverso l'amore che la spinse a prendersi cura della gioventù vulnerabile e dei poveri, in particolare prestò servizio alle ragazze abbandonate; proprio per questo entrò quindi nella Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore col nome di suor Maria del Divin Cuore di Gesù.

Inviata a Lisbona prima e a Oporto poi, si distinse per la carità con cui accudiva i bambini orfani e con cui provvedeva alle svariate miserie del popolo. Seguendo un impulso interiore, scrisse a papa Leone XIII per suggerirgli la consacrazione del genere umano al Sacro Cuore di Gesù.

Quell’atto avvenne l’11 giugno 1899, ma suor Maria, affetta da tempo dal morbo di Pott, era morta tre giorni prima, a 35 anni.

È stata beatificata a Roma dal Beato Paolo VI il 1° novembre 1975, entrando a buon diritto tra quelle figure di mistiche particolarmente attente al mistero dell’umanità e divinità del Signore, simboleggiato dal suo Cuore.

I suoi resti mortali sono venerati nella chiesa del Sacro Cuore di Gesù a Ermesinde, in Portogallo.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/maria-del-divin-cuore-droste-zu-vischering.html

SOLENNE RITO DI BEATIFICAZIONE DI CINQUE SERVI DI DIO

OMELIA DEL SANTO PADRE PAOLO VI

Solennità di tutti i Santi

1° novembre 1975


I. La Chiesa ancora una volta esulta per cinque suoi eroici figli. In questo Anno Santo rifulge in modo particolare la nota della santità della Chiesa: «l'universale vocazione alla santità», posta in luce dal Concilio Vaticano II (Lumen Gentium, 39-42) per tutte le categorie della Chiesa - vescovi, sacerdoti, religiosi, laici di ogni condizione e stato - viene stupendamente confermata da queste figure, forti, umili, sconosciute finora ai più, eppure ricchissime di esempi mirabili, di richiami validissimi, che ce le rendono vicine, simili, imitabili, e ci scuotono col loro impegno di dedizione operosa a Dio e ai fratelli. Ancora una volta, in questi Beati, Dio viene glorificato; la Chiesa non cessa di generargli figli che diffondono il suo Nome mediante la loro testimonianza concreta e suadente delle virtù teologali. La Chiesa dispiega davanti al mondo il suo segreto più profondo e vitale, la corrente santificatrice che tutta la permea, scaturendo dal cuore stesso di Dio Uno e Trino. Ma anche il genere umano viene da essi nobilitato e abbellito, perché continua ad esprimere dal suo grembo campioni di umanità completa di fedeltà alla grazia, i quali ci dicono che, nonostante tutto, il bene c'è, il bene lavora, il bene si diffonde, sia pure silenzioso, e supera in definitiva con i suoi benèfici influssi il rumore assordante, ma sterile e deprimente, del male.

II. Abbiamo cinque figure che onorano l'età moderna, diverse nelle loro esperienze, e pur simili per il loro comune denominatore di anime consacrate a Dio nel sacerdozio o nella vita religiosa. Esse hanno tutte qualcosa da dirci nella loro vita, che richiederebbe, per ciascuna, una trattazione a sé.

1. El primero de los nuevos Beatos es Ezequiel Moreno, religioso y obispo, una gloria más de la España católica. Nacido en Alfaro (Logroño) el año 1848, ingresa luego en la familia de los Agustinos Recoletos, llevando su celo más allá de las fronteras de la Patria: primero en las Filipinas, donde es ordenado sacerdote y desarrolla su apostolado en Manila, en las islas Palawan, en Imus. Después, en el Colegio-Noviciado de Monteagudo (Navarra); como primer Vicario Apostólico de Casanare, en Colombia, y como Obispo de Pasto, siempre en Colombia. Su celo se demuestra siempre infatigable en el anuncio de la Palabra de Dios, en el ministerio del sacramento de la Penitencia, en el cuidado de los enfermos por el día y por la noche, en la firme defensa de su grey contra los errores del tiempo, pero mostrando un gran amor y delicadeza para con las personas equivocadas. Merecería un discurso especial su amor a la cruz, como se reflejó durante la dolorosa enfermedad que lo condujo a la muerte en el año 1906. ¡Ejemplo vivo de santidad para los Obispos, quienes «son dotados de la gracia sacramental, con la que, orando, ofreciendo el sacrificio y predicando, por medio de todo tipo de preocupación episcopal y de servicio, puedan cumplir perfectamente el cargo de la caridad pastoral. No teman entregar su vida por las ovejas, y, hechos modelo para su grey (Cfr. 1 Petr. 5, 3), estimulen a la Iglesia, con su ejemplo, a una santidad cada día mayor»! (Lumen Gentium, 41)

2. Gaspare Bertoni, sacerdote veronese, fondatore della Congregazione degli Stimmatini (1777-1853)! Giovane sacerdote formato alla scuola ignaziana, egli si prodiga per il bene dei concittadini curando le piaghe lasciate dalla guerra franco-austriaca; e avendo avvertito l'urgente necessità di curare la gioventù, che vedeva in balìa di se stessa, priva di formazione, egli nella povertà e nell'umiltà più assoluta raccoglie ragazzi e giovani nel suo primo oratorio, che sorge col nome di Coorte mariana. L'istituzione si diffonde nel nome di Maria per dare ai giovani una formazione completa: scolastica, umanistica, e soprattutto spirituale, con gli insostituibili mezzi della direzione spirituale e della pietà eucaristica e mariana. Nasce così, nel 1816, presso la chiesa delle Stimmate, la Congregazione dei Missionari apostolici (detti appunto Stimmatini) che, in epoca non ben disposta verso gli Ordini religiosi, doveva attendere all'opera di educazione giovanile mediante le scuole gratuite. Confessore esperto, dedica cure particolarissime alle vocazioni, sostiene col suo incoraggiamento opere nascenti, tra cui quelle della Marchesa di Canossa e della Naudet; e la sua vita è una continua immolazione, fino all'estrema purificazione della malattia: «ho bisogno di patire», furono le sue ultime parole. Vediamo in questa mite e preveggente figura l'apostolo dei giovani, che anche oggi indica la via da seguire per un avvenire sicuro della società.

3. Vincenzo Grossi, sacerdote cremonese, fondatore delle Figlie dell'Oratorio (1845-1917): ecco un altro apostolo della gioventù e un esempio sereno e suadente per i sacerdoti direttamente impegnati nella cura d'anime, i nostri ottimi Parroci di tutto il mondo, che trovano in lui un nuovo modello di santificazione e di zelo. Fu infatti Parroco per 44 anni, con tutti gli impegni che una tal vita comporta, dalla predicazione aggiornata e viva alla delicata premura per gli infermi, dalle cure spirituali a quelle amministrative. La dedizione che in lui era accesa dalla profonda fede lo spinge soprattutto a pensare alla fanciullezza e adolescenza, a cui dedica le sue sollecitudini, e per la quale fonda l'Istituto delle Figlie dell'Oratorio, che in particolare si occupa del catechismo nelle parrocchie: semplice, grande, insostituibile apostolato, senza il quale non si pone nessun fondamento solido nella vita cristiana! Don Grossi fu così: nella solidità delle sue generose virtù, nascoste nel silenzio, purificate dal sacrificio e dalla mortificazione, raffinate dall'obbedienza, egli ha lasciato un solco profondo nella Chiesa, che oggi lo propone a modello e lo prega come intercessore.

4. Una misteriosa e continua chiamata alla sofferenza: ecco sintetizzata la vita, breve e intensa, di Anna Michelotti, Giovanna Francesca della Visitazione, nata ad Annecy nel 1843, e morta a Torino nel 1888, a 44 anni; la spiritualità salesiana l'accompagna in questa traiettoria, segnata dalla povertà, dall'umiltà, dalle incomprensioni, dalle croci. I suoi amori, fin dalla fanciullezza, inculcati poi alle sue Piccole Serve del S. Cuore di Gesù, furono: il tabernacolo e gli ammalati poveri, per i quali fondo la sua Congregazione. E una luce di amore che brilla e si accende nei tuguri della grande città, che spesso ignora chi soffre; questa luce indica a noi tutti il puro amore di Dio che si immola per i più poveri e abbandonati.

5. Und schließlich ehrt die Kirche heute noch eine andere junge Ordensfrau, die Schwester Maria vom göttlichen Herzen Droste zu Vischering. Sie ist ein Ruhm für Deutschland, wo sie in Münster (1863) geboren wurde, wie auch für Portugal, wo sie später als Oberin im Konvent der Schwestern vom Guten Hirten in Porto unter schwierigsten Umständen so segensreich gewirkt hat und im Alter von 36 Jahren 1899 gestorben ist. Sie Stammt aus einer angesehenen Adelsfamilie. Zu noch höheren Ehren gelangte sie jedoch durch die außergewöhnlichen Gnaden, deren Gott sie teilhaftig werden ließ: durch die glühende Verehrung zum Heiligsten Herzen Jesu und durch die Liebe, die sie dazu drängte, sich der gefährdeten Jugend und der Armen anzunehmen. In gleicher Weise galt ihr unermüdlicher apostolischer Eifer der Förderung von Priesterberufen. Durch schweres und froh erduldetes Leiden für das Heil der Seelen selber ein wahres Abbild des ewigen Guten Hirten, wurde Schwester Maria vom göttlichen Herzen zur demütigen Botin einer Sendung, die unser Vorgänger Leo XIII. durch die Weihe des Menschengeschlechtes an das Heiligste Herz Jesu bestätigen sollte. Diese wurde wenige Tage vor dem Tode unserer neuen Seligen mit der Enzyklika «Annum sacrum» (vom 25. Mai 1899) angekündigt. Die Botschaft dieser verehrungswürdigen Dienerin Gottes unterstreicht ebenso wie die der seligen Michelotti in gegenwärtigen Internationalen Jahr der Frau die besondere Bedeutung, die der Frau in der Kirche als wirksamer Mitarbeiterin im göttlichen Heilsplan zukommt.

É falar também de Portugal, em particular, evocar a figura da nova Beata Maria do Divino Coração Droste zu Vischering. Aos numerosos peregrinos portugueses, pois, vindos com OS seus Bispos da pátria adoptiva da nova Bern-aventurada, pátria que ela tanto amou, e onde foi e é tanto amada, especialmente aos do Porto, onde a irmã Maria do Divino Coração passou Parte da sua vida e se 1209 guarda o seu corpo, um cordial saudar, na alegria desta assembleia e da Igreja inteira.

III. Il messaggio che ci fanno giungere i nuovi Beati è quello comune a tutti coloro che hanno preso sul serio il Vangelo: amore a Dio «con tutto il cuore, con tutta l'anima, con tutta la mente» (Matth. 22, 37), e amore al prossimo, come e più di se stessi. È la via regale alla santità, fuori della quale non si costruisce nulla di valido per il Regno di Dio. I Beati Moreno, Bertoni, Grossi, Michelotti e Droste hanno veramente amato così il Signore e i fratelli: e nelle espressioni pur differenziate della loro pietà come della loro vita, si ritrovano i lineamenti comuni della santità cristiana. Ma essi ci dicono, insieme, anche qualcosa di particolare: cioè la cura dei giovani; l'amore alla Croce e ai sofferenti; l'amore alla Madonna.

1. Le souci des jeunes: dans la diversité des initiatives et des œuvres, ces bienheureux ont tous perçu, avec une clairvoyance qui nous frappe, la nécessité de suivre les jeunes, parce qu'ils étaient certains que ces jeunes portent l'avenir de l'Eglise et de la société. Avertissement sérieux pour notre temps! Il doit faire réfléchir les Evêques, les prêtres, les religieux et religieuses. Il invite à se consacrer davantage et toujours mieux aux merveilleuses énergies de la jeunesse, capables d'assurer la vitalité de la communauté chrétienne, la santé des familles, la continuité des vocations, l'engagement généreux pour un avenir meilleur.

2. Our new Beati still speak to us about the love of the Cross, for all of them have suffered and desired to suffer even to the heights. of heroism. And this heroism has been all the greater in that it has been concealed in detachment, in poverty, in difficulties, in misunderstandings, in sickness and in a hidden life - just like a grain that falls into the earth and dies in order to produce much fruit (Cfr. Io. 12, 24). And with this same dedication they have loved those who more than anyone else have been marked by the Cross: the poor and the sick; for they have discovered in them the disfigured countenance of Christ. This is indeed a relevant lesson today, when the wave of hedonism, the search for comfort at any cost, and deafness to the needs of others are threatening to make people forget that the greater part of humanity suffers from material and spiritual ills. The civilization of a people is measured by its sensitivity in the face of suffering and its capacity to relieve it!

3. Die neuen Seligen sprechen zu uns ferner von ihrer Liebe zur heiligen Jungfrau Maria, die ihr Apostolat ständig beseelt und als leuchtendes Vorbild begleitet hat. Als Mutter Gottes und Mutter der Kirche wirkt Maria «in mütterlicher Liebe bei der Geburt und der Erziehung der Gläubigen mit» (Lumen Gentium, 63). Deshalb ist sie in einer besonderen Weise in dem verborgenen Leben der Heiligen gegenwärting. Wir wollen damit schließn, daI wir unsere Gedanken auf sie richten. Sie ist die Königin aller Heiligen, die wir heute verehren, und der Ruhm des Paradieses in der jungfräulichen Schönheit ihres verklärten Leibes, der der Tempel des menschgewordenen Gotteswortes wurde, wie auch im Glanz der unvergleichlichen Heiligkeit ihrer Seele, voil der Gnade.

Al elevar hoy Nuestro pensamiento reverente hacia la Santísima Virgen, guiado por el ejemplo de los nuevos Beatos, no podemos menos de poner de relieve una feliz coincidencia: Hace precisamente veinticinco años, en este mismo día y lugar, Nuestro Predecesor Pío XII proclamaba solemnemente la Asunción de María a los cielos, en una explosión de júbilo para la Iglesia: «todas las generaciones me llamarán bienaventurada» (Luc. 1, 48). A Ella encomendamos nuestras vidas, las vicisitudes diversas del mundo actual, la Iglesia entera. Que María nos asista, nos guíe, nos encuentre dispuestos y dóciles, como los nuevos Beatos, a consagrarnos con Ella y con ellos, como Ella y como ellos, a la gloria del Padre, del Hijo, del Espíritu Santo.

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/paul-vi/it/homilies/1975/documents/hf_p-vi_hom_19751101.html

Den salige Maria Droste zu Vischering (1863-1899)

Minnedag:

8. juni

Den salige Maria Gräfin Droste zu Vischering ble født den 8. september 1863 i Erbdrostehof i Münster i Westfalen i Tyskland. Hun kom fra en from adelsfamilie og var datter av Erbdrost Clemens Graf Droste zu Vischering og Gräfin Helene von Galen. Hun var guddatter av biskop Wilhelm Emmanuel von Ketteler av Mainz og ved dåpen fikk hun navnene Maria Johanna Fransiska Teresa Antonia Humberta Droste Zu Vischering. Hun opplevde en sorgløs barndom og ungdom på slottet Darfeld, tre mil fra Münster. Hun ble fermet (konfirmert) som 12-åring.

Som 15-åring ble hun klar over sitt kall til ordenslivet. Fra våren 1879 til sommeren 1881gikk hun på kollegiet som ble drevet av Sacré-Coeur-søstre i Riedenburg ved Bodensjøen i Vorarlberg, og i denne tiden fikk hun stadig større klarhet om sitt kall. Under de åndelige øvelsene før festen for Marias uplettede unnfangelse i 1880 og festen for Marias bebudelse (nå Herrens bebudelse) i 1881 erkjente hun klarere enn før sitt kall til ordensstanden. Foreldrene erklærte imidlertid at deres datter på grunn av sin svakelige helse ikke kunne forlate foreldrehjemmet før hun var 21 år gammel.

Da hun som 23-åring ennå ikke hadde kunnet gå i kloster, avla hun privat løfte om evig kyskhet og levde som nonne i sitt eget hjem. Den 21. november 1888 dro hun til Münster og trådte som 25-åring inn i kongregasjonen «Søstrene av Den gode Hyrde» (Soeurs de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d'Angers – RBP) (på engelsk RGS), de berømte Soeurs du Bon-Pasteur, som var grunnlagt i Frankrike av den hellige Eufrasia Pelletier og var viet til arbeidet blant villfarne jenter. Hun påbegynte novisiatet den 10. januar 1889 og tok ordensnavnet Maria av Jesu guddommelige Hjerte (Maria vom Göttlichen Herzen). Etter fullføringen av novisiatet avla hun ordensløftene den 21. januar 1891.

Deretter overtok hun ansvaret for en gruppe av unge jenter. I januar 1894 kom det en nyhet til klosteret i Münster fra generalmoderhuset i Angers i departementet Maine-et-Loire i Frankrike om at Maria skulle sendes som assistent til Lisboa i Portugal. I mai 1894 ble hun utnevnt til superior for kommuniteten i Porto i Portugal, hvor kongregasjonen hadde grunnlagt en kommunitet i 1882. Der bodde over hundre jenter, de fleste fra fattige familier, som hadde levd på gaten og livnært seg av tyveri eller prostitusjon. Maria visste å benytte seg av sin herkomst fra en adelsfamilie, så hun var på byråkratene som en klegg, skrev tiggerbrev til rike fabrikkeiere, søkte personlig etter skoleplasser og pleiefamilier og appellerte til samvittighetene til prester og biskoper.

Dermed begynte en tid med opprivende økonomiske vanskeligheter som varte til slutten av 1895 og som tok det meste av hennes legemlige og sjelelige krefter. Etter at hun kom tilbake fra en anstrengende reise til Angers og Münster våren 1896 ble hun svært syk, og legene slo fast at hun hadde symptomer på ryggmargsbetennelse. Deres behandling virket ikke, og snart etter ble hun for alltid lenket til sengen. Men med sterk personlig innsats, alltid under usigelige anstrengelser, gikk hun løs på alle oppgaver som ble gitt henne. Hun arbeidet særlig blant prostituerte og prester som hadde blitt fratatt kappe og krage.

Hun snakket knapt med noen om sine usedvanlige mystiske nådegaver og erfaringer. I 1897 fortalte hun at hun i en av sine erfaringer hadde blitt forelagt ønsket om at hele verden skulle vies til Jesu hellige Hjerte. Hun oversendte dette «indre oppdraget» til pave Leo XIII (1878-1903) i to brev, i juni 1898 og i januar 1899. Paven ble dypt grepet av disse brevene, spesielt det andre, men han ønsket å vente til Det hellige år 1900. Men etter at den 90-årige paven den 1. mars 1899 gjennomgikk en vellykket større kreftoperasjon, bestemte han seg for ikke å vente lenger.

Men Maria døde i Porto tre dager tidligere, den 8. juni 1899. Hun ble først gravlagt på kirkegården i Porto, men siden 1944 har hennes jordiske rester hvilt i et gravkapell i Paranho i Portugal. Der minner en enkel plate i gulvet foran alteret om grevinnen.

Hennes saligkåringsprosess ble igangsatt i 1924. I Rituskongregasjonens møte den 25. november 1941 ble det besluttet å gå videre med saken, og pave Pius XII (1939-58) stadfestet den 28. november denne beslutningen og opprettet en kommisjon for formålet. Ved den rituelle identifiseringen av hennes relikvier i 1944 ble hennes legeme funnet intakt. Den 13. februar 1964 ble hennes «heroiske dyder» anerkjent og hun fikk tittelen Venerabilis («Ærverdig»). Den 3. oktober 1975 undertegnet pave Paul VI (1963-78) dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som godkjente et mirakel på hennes forbønn. Hun ble saligkåret av pave Paul VI den 1. november 1975 i Roma. Hennes minnedag er dødsdagen 8. juni.

Kilder: Attwater/Cumming, Ball (1), Schauber/Schindler, Index99, Infocatho, Bautz, Heiligenlexikon, Abbaye Saint-Benoît, crc-internet.org, catholic.net, guterhirte.de - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Opprettet: 2000-09-01 00:16 - Sist oppdatert: 2005-08-24 19:45

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/mvischer

Maria Droste zu Vischering 

Maria Droste zu Vischering wurde am 8. September 1863 im Erbdrostenhof zu Münster geboren. Ihre Jugend verbrachte sie auf Schloß Darfeld. Nach Internatsjahren in Riedenburg am Bodensee trat sie 1888 in das Kloster der Schwestern vom Guten Hirten ein. Sie erhielt den Ordensnamen Schwester Maria vom Göttlichen Herzen. Bei ihrer Arbeit im Mädchenheim des Hauses lernte sie die Schattenseiten der rasanten Industrialisierung im gerade gegründeten Deutschen Reich kennen: Tausende von jungen Mädchen und Frauen wurden in die Armut, in die Prostitution gedrängt. Die Schwestern vom Guten Hirten gehörten zu den wenigen, die sich um ihr Schicksal kümmerten.
Schwester Maria Droste zu Vischering übernahm 1891 nach der Ewigen Profeß die Leitung einer Klasse (Wohngruppe) von jungen Mädchen. 1894 wurde sie Oberin des Klosters vom Guten Hirten in Porto (Portugal) berufen. Das Haus vom Guten Hirten in Porto beherbergte über 100 junge Mädchen, die meisten aus armen Familien, aufgelesen auf der Straße, beim Diebstahl ertappt oder bei der Prostitution. Schwester Maria weiß ihre Herkunft aus einer angesehenen west­fälischen Adelsfamilie zu nutzen. Sie rückt Bürokraten und Amtsstubenleitern auf die Pelle, schreibt Bettelbriefe an reiche Fabrikbesitzer, sucht persönlich nach Lehrstellen, nach Pflegefamilien, redet Priestern und Bischöfen ins Gewissen. Was die Mädchen brauchen, die sich in der Obhut der Schwestern befinden, ist nicht nur materielle Hilfe. Die seelischen Verletzungen und Verwundungen sind es, die ebenso der Heilung bedürfen. Den ganzen Menschen heilen, ihm seine Würde, seine Einzigartigkeit bewußt machen, darum bemühen sich die Schwestern vom Guten Hirten - damals wie heute. Maria Droste zu Vischering war ein Mensch, der Herzen aufschließen konnte. Die Mädchen hatten tiefes Vertrauen zu ihr - in hellen wie in dunklen Stunden. Krankheit und Tod waren häufige Gäste im Kloster zu Porto. Viele Mädchen, die der Obhut der Schwester übergeben wurden, kamen mit Tuberkulose und Geschlechtskrankheiten oder waren ganz einfach unterernährt. Schwester Maria selbst litt unter einer schweren Rückenmarks­erkrankung, die sie an Krücken zwang. Sie starb am 8. Juni 1899 im Alter von 35 Jahren. Am 1. November 1975 wurde sie von Papst Paul VI. in Rom seliggesprochen.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20200220015947/http://www.guterhirte.de:80/heilige.html

Maria vom göttlichen Herzen Jesu Gräfin Droste zu Vischering

Taufname: Maria Anna Johanna Franziska Theresia Antonia Huberta Droste zu Vischering

Gedenktag katholisch: 8. Juni

gebotener Gedenktag bei den Schwestern von der Liebe des Guten Hirten

nicht gebotener Gedenktag im Bistum Münster

Name bedeutet: die Beleibte / die Schöne / die Bittere / die von Gott Geliebte (aramäisch)

Oberin in Porto, Mystikerin

* 8. September 1863 in Münster in Nordrhein-Westfalen

† 8. Juni 1899 in Porto in Portugal

Marias Vater war ein Nachfahre des Geschlechts der Reichsfreiherren zu Vischering, ihre Mutter entstammte der Grafenfamilie von Galen.

Von 1879 bis 1881 besuchte Maria das Kolleg am Kloster Sacre Coeur Riedenburg in Bregenz in Vorarlberg. Aufgrund ihres Gesundheitszustands konnte sie erst 1888 im Alter von 25 Jahren mit dem Ordensnamen Maria vom göttlichen Herzen Jesu in den Orden der Schwestern vom Guten Hirten im Ordenshaus in Münster eintreten. 1894 wurde sie Oberin im Kloster in Porto ernannt. Aufgrund einer Rückenkrankheit war sie schon bald für drei Jahre ans Bett gefesselt, erfüllte aber dennoch ihre Pflichten.

Immer häufiger wurden Maria Visionen zuteil, so der Wunsch, die ganze Welt dem Herzen Jesu zu weihen und den Papst darum zu bitten; dies übermittelte sie Papst Leo XIII., der mit seiner Enzyklika Annum sacrum zum Heiligen Jahr 1900 im Mai 1899 - also noch zu Marias Lebzeiten - dem Anliegen entsprach, das Hochfest Heiligstes Herz Jesu auf den 11. Juni 1899 festsetzte und die Welt dem Herzen Jesu weihte.

Als Maria im Kloster in Porto starb, begann in der an ihr Zimmer anstoßenden Kapelle - sie hatte ein kleines Fenster, durch das sie von ihrem Krankenlager zum Tabernakel schauen konnte - gerade die erste Vesper am Vorabend der dreitägigen Feierlichkeiten zum ersten weltweiten Herz-Jesu-Fest.

Kanonisation: Am 1. November 1975 wurde Maria von Papst Paul VI. seliggesprochen.

Worte der Seligen

Am 6. Januar 1899 schrieb Maria zum zweiten Mal an Papst Leo XIII. und äußerte die Bitte, er möge die ganze Welt dem göttlichen Herzen Jesu weihen:

An der Vigil des Festes der Unbefleckten Empfängnis ließ mich der Heiland erkennen, dass Er durch diesen neuen Aufschwung, den die Verehrung Seines Göttlichen Herzens nehmen soll, ein neues Licht über die ganze Welt leuchten lassen will, und die Worte der dritten Weihnachtsmesse drangen mir ins Herz: Quia hodie descendit lux magna super terram [Heute stieg ein großes Licht auf die Erde herab]. Ich glaubte, dieses Licht zu schauen, das Herz Jesu, diese anbetungswürdige Sonne, welche ihre Strahlen auf die Erde herabsandte, zuerst auf einen engeren Kreis, dann sie ausbreitend und endlich die ganze Welt erleuchtend. Und Er sagte: Vom Glanze dieses Lichtes werden die Völker und Nationen erleuchtet und von seiner Glut wieder erwärmt werden. Ich erkannte das sehnlichste Verlangen, das Er hat, Sein anbetungswürdigstes Herz mehr und mehr verherrlicht und erkannt zu sehen und Seine Gaben und Segnungen über die ganze Welt auszugießen. Und Er erwählte Eure Heiligkeit, indem Er Ihre Tage verlängerte, damit Sie Ihm diese Ehre zu erweisen vermöchten, Sein beleidigtes Herz zu trösten und auf Ihre Seele erlesene Gnaden herabzuziehen, welche diesem Göttlichen Herzen entströmen, der Quelle jeglicher Gnade, der Stätte des Friedens und des Glückes. Ich fühle mich unwürdig, alles dies Eurer Heiligkeit mitzuteilen. Aber nachdem mich der Heiland mehr und mehr von meinem Elende hatte durchdringen und mich die Hingabe meiner selbst als Opfer und Braut Seines Herzens erneuern lassen, indem ich gern jede Art von Leiden, Verdemütigung und Missachtung annahm, gab Er mir den gemessenen Befehl für Eure Heiligkeit, abermals an Euch über diesen Gegenstand zu schreiben.

Es könnte befremden, dass der Heiland diese Weihe der ganzen Welt verlangt und Sich nicht an der Weihe der katholischen Kirche genügen lässt. Aber so glühend ist Sein Wunsch, zu herrschen, geliebt und verherrlicht zu werden und alle Herzen mit Seiner Liebe und Barmherzigkeit zu entzünden, dass Er wünscht, Eure Heiligkeit möchte Ihm die Herzen aller jener darbringen, welche Ihm durch die heilige Taufe gehören, um ihnen die Rückkehr zur wahren Kirche zu erleichtern, ebenso die Herzen aller jener, welche das geistliche Leben noch nicht durch die Taufe empfangen haben, für die Er aber auch Sein Leben und Blut hingegeben hat und die auch berufen sind, eines Tages Kinder der heiligen Kirche zu werden, um durch dieses Mittel ihre geistliche Geburt zu beschleunigen.

Quelle: Max Bierbaum: Maria vom Göttlichen Herzen Droste zu Vischering. Ein Lebensbild. Herder, Freiburg - Basel - Wien 1966, S. 205f

Zitate von Maria vom göttlichen Herzen Jesu:

Durch nichts wird die Seele so reif, als durch Kampf und Entsagung, dabei aber wirst Du auch finden, dass das Glück, der Welt entsagt zu haben und dem lieben Heiland allein anzugehören, alle Begriffe übersteigt und einen Frieden mit sich bringt, der durch nichts gestört werden kann. Mir ist es wenigstens in den letzten Monaten so ergangen, und manches, wovor ich früher zurückschauderte, geht jetzt wie von selbst.

Ich habe schon oft erfahren, dass das beste Mittel, Herr über Schwierigkeiten zu werden, ist, wenn man dem lieben Gott gerade für diese Schwierigkeit, Leiden etc. dankt. … Ich glaube, dadurch zeigt man dem lieben Gott, dass man sich ganz Seinem Willen unterwirft, wenn das Gefühl auch noch so sehr empört ist.

Anfangs war es mir schwer, das tätige und beschauliche Leben zu vereinigen, und die äußere Tätigkeit war mir ein schweres Kreuz. Aber wenn der liebe Heiland durch die Loslösung von allem und durch die beständigen Leiden und Opfer für Ihn uns einmal den Schlüssel zu Seinem Herzen hat finden lassen, dann können wir trotz der äußeren Arbeiten und Sorgen doch ebenso innerlich leben wie eine Karmeliterin in ihrer Zelle. Die Arbeiten und Sorgen gelten ja auch alle der Ehre Gottes und dem Heil der Seelen, und wenn man das bei allem im Auge behält, so wird unser ganzes Leben in ein übernatürliches verwandelt.

Quelle: Max Bierbaum: Maria vom Göttlichen Herzen Droste zu Vischering. Ein Lebensbild. Herder, Freiburg - Basel - Wien 1966, S. 57, 98f

zusammengestellt von Abt em. Dr. Emmeram Kränkl OSB,

Benediktinerabtei Schäftlarn,

für die Katholische SonntagsZeitung

Die Kirche des Klosters Sacre Coeur Riedenburg in Bregenz ist nur nach Voranmeldung über den Eingang zum Kloster zu besuchen. (2020)

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Maria Pierina De Micheli

Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 29.10.2024

Quellen:

• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf. Pattloch, München 2001

• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 6., Herder, Freiburg im Breisgau 1997

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Maria vom göttlichen Herzen Jesu Gräfin Droste zu Vischering, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienM/Maria_Droste_Vischering.html, abgerufen am 27. 2. 2026

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SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienM/Maria_Droste_Vischering.html

Beata María del Divino Corazón

La mujer que consiguió la consagración del mundo al Sagrado Corazón de Jesús por el papa León XIII en 1899 fue la beata María del Divino Corazón. Nacida condesa Droste zu Vischering, entró en la orden de Nuestra Señora de la Caridad del Buen Pastor, dedicada a rescatar y rehabilitar a las pobres chicas caídas en la prostitución. Cayó enferma de mielitis desde los 32 años, y estuvo clavada en el lecho desde entonces hasta su muerte cuatro años después. En esa situación, se le manifestó el Sagrado Corazón de Jesús entre 1897 y 1898 y le pidió que escribiese al Papa para solicitarle la consagración del mundo al Sagrado Corazón de Jesús, lo que asombrosamente se produjo en 1899, en los días en que fallecía sor María del Divino Corazón. Fue beatificada por san Pablo VI en 1975.

La beata María del Divino Corazón recibió el hábito blanco de la Congregación de Nuestra Señora de la Caridad del Buen Pastor, en el Convento del Buen Pastor de Münster, el 10 de enero de 1889, el mismo día y a la misma hora en que, en Francia, en el Carmelo de Lisieux, santa Teresa del Niño Jesús recibió el hábito marrón de carmelita.

Para mayor información transcribo las dos partes del artículo de Rodolfo Vargas que acaba de aparecer en ReL en agosto de 2010 y el que publicó Bofill en Cristiandad de Barcelona en 1944.

La beata María del Divino Corazón nació condesa Droste zu Vischering (1863-1899)

RODOLFO VARGAS RUBIO

1. La mujer que impulsó a León XIII a consagrar el mundo al Sagrado Corazón

La beata María del Divino Corazón nació condesa Droste zu Vischering el 8 de septiembre de 1863, en el Erbrostenhof (palacio de corte) de Münster. Esta ciudad había sido hasta el siglo XIX un principado eclesiástico del Sacro Imperio, cuya administración temporal había recaído en los señores de Wulfhelm, de antigua nobleza, que ostentaban el cargo hereditario de “Droste” desde 1241 con el castillo de Vischering (cuyo nombre adoptaron más tarde) y su comarca como feudo. La familia siguió la suerte del obispado a lo largo de todas sus vicisitudes: la rebelión anabaptista de 1534, los horrores de la Guerra de los Treinta Años (1618-1648), la Paz de Westfalia (que, de acuerdo con el principio cuius regio eius et religio, garantizó que Münster sería exclusivamente católica), la secularización del Imperio (con la incorporación a la protestante Prusia) y las guerras napoleónicas. Dos de sus miembros eclesiásticos se distinguieron en la defensa de los derechos de la Iglesia: Caspar Maximilian (1770-1846), obispo de Münster, y su hermano Clemens August Droste zu Vischering, (1773-1845), arzobispo de Colonia. El primero se opuso en el Concilio “nacional” de París de 1810 al cautiverio de Pío VII, pidiendo a Napoleón su liberación; el segundo –uno de los protagonistas de los Disturbios de Colonia– protestó contra la opresión de los católicos por el gobierno prusiano, lo que le valió el arresto domiciliario en el castillo familiar de Darfeld.

También la parentela materna de María aportó personajes de gran relieve eclesiástico. El obispo-príncipe Cristoph-Bernhard von Galen (1606-1678) fue un gran campeón de la Contrarreforma, esforzándose por la aplicación de los decretos del concilio de Trento en su diócesis de Münster. El padrino de bautizo y tío abuelo de aquélla fue nada menos que monseñor Wilhelm Emmanuel von Ketteler (1811-1877), el “obispo social” de Maguncia, que descubrió su vocación por el impacto que tuvo en él la actuación anticatólica del Estado prusiano con motivo de los disturbios de Colonia e instauró el llamado “catolicismo social” en Alemania (de hecho, sus escritos sirvieron de inspiración a Albert de Mun para extenderlo a Francia). El obispo auxiliar de Münster, monseñor Maximilian Gereon von Galen (1832-1908), hermano de la madre de María, combatió la Kulturkampf de Bismarck. Primo de ésta, en fin, fue el también beato Clemens August von Galen (1878-1946), el “León de Münster” que se opuso enérgicamente al régimen nazi y a su política de eugenesia. Como se ve, la tradición familiar era de un convencido y militante catolicismo.

Al igual que muchos de sus antepasados, María era muy enérgica y voluntariosa, lo que puso de manifiesto ya desde su más temprana edad. Se la describe como una niña muy vivaz, casi impetuosa, con explosiones impulsivas que denotaban una fuerte voluntad propia. Ella misma escribirá que tuvo que aprender a dominar su carácter. En contrapartida, poseía un corazón profundamente sensible y una gran delicadeza de espíritu, que hacían de ella una persona muy generosa para con los demás. Su sentido de la responsabilidad la llevaba a ser coherente hasta el final en todo lo que emprendía. Su infancia la pasó en el castillo familiar de Darfeld en un entorno doméstico tradicional impregnado de dignidad, de sentido del deber, de afabilidad y de piedad. Los padres, Clemens von Vischering y la condesa Elena von Galen, constituían un ejemplo de matrimonio cristiano y bien avenido, alejado por igual del cinismo aristocrático y de la fría formalidad burguesa. Tuvieron diez hijos, a los que supieron dar una cabal educación religiosa sin caer en la gazmoñería ni en la superficialidad: eran gentes de una fe profunda y vivida. María era la gemela de Max, viniendo ambos después de la primogénita.

Cómo llegó a convertirse en devota del Sagrado Corazón de Jesús es algo que no lo precisa en sus memorias. En casa de sus padres no faltaban sus imágenes, por lo que debió familiarizarse desde muy pequeña. Además, en la capilla del castillo solía solemnizarse los primeros viernes de mes mediante la exposición del Santísimo Sacramento. A este respecto, escribe María en sus memorias que nunca concibió esa devoción separada del culto a la Eucaristía. Cuenta también que a los diez u once años un sacerdote le regaló una medalla del Corazón de Jesús que llevó siempre consigo y ya nunca la abandonó. Hizo la primera comunión el 24 de abril de 1875, con once años (en esta época aún se retrasaba hasta prácticamente la adolescencia la recepción de la hostia consagrada, práctica que vendría felizmente a cambiar san Pío X en 1910). Como recuerdo de ese día le regalaron un pequeño crucifijo y una imagen de la Virgen que había enviado desde su prisión en Ostrowo el obispo de Posen, monseñor Ledochowsky, víctima de la Kulturkampf, que por esos años arreciaba.

María creció en una época de fuerte contestación contra la Iglesia y el Papa en Alemania por causa de la agresiva política anticatólica del canciller Bismarck, pero en su casa la adhesión al vicario de Cristo era inquebrantable. Sus padres habían realizado en 1867 una peregrinación a Roma, siendo recibidos por el beato Pío IX (odiado por los liberales), al que testimoniaron personalmente en audiencia su fidelidad a toda prueba. Este episodio de la crónica familiar ejercería un permanente influjo en María y sus hermanos. Cuando recibió el sacramento de la confirmación, el 8 de julio de 1875, sabía ella lo que debía dar de sí todo cristiano en testimonio y defensa de su fe. Inmediatamente después de recibir la unción con el santo crisma y la palmada del obispo en su mejilla, sintió que se despertaba en ella la vocación religiosa, aunque aún tardaría en discernir el camino preciso de su entrega a Dios.

En 1879, debido a la persecución bismarckiana, fue enviada a Austria para ampliar su educación, en régimen de internado, en un convento: el de las Religiosas del Sagrado Corazón de Riedenburg, en el Tirol, cerca a Bregenz y el lago de Constanza. La vida sedentaria y apacible del pensionado no casaba con su temperamento vivo y su natural inquieto. Esto y el alejamiento de su familia (de la que hasta entonces nunca se había separado) constituyeron al principio una dura prueba para María. Pero logró superarla y concibió por sus profesoras y compañeras un gran afecto, que era correspondido. Para ella se trató de un período de grandes gracias del cielo, pero sobre todo, de afianzamiento de su vocación –al ver el ejemplo de la vida de las religiosas– y de incremento de su devoción al Corazón de Jesús (la cual había recibido un gran impulso cuando en la Pascua de 1876 había viajado a París con sus padres y orado como peregrina al pie de la capilla consagrada a Él en Montmartre y que debía dar lugar a la grandiosa iglesia del Sacré Coeur). Escribe al respecto: “En Riedenburg he aprendido a entender que el amor al Sagrado Corazón de Jesús sin espíritu de sacrificio es sólo una vana presunción”. También se acrecentó su devoción mariana, habiendo entrado a formar parte de la pía unión de las Hijas de María el 8 de diciembre de 1880.

Al acabar sus dos años y medio de pensionaria en Austria, volvió a casa de sus padres, no sin un sentimiento de pena al tener que abandonar Riedenburg que tanto le había aportado espiritualmente. En el castillo de Darfeld comenzó a llevar una vida metódica y retirada. No sólo se dedicó a completar su instrucción mediante el aprendizaje de los secretos de la economía doméstica y la administración y lo que por entonces se llamaba arts d’agrément y constituían la preparación de toda señorita de rango (el piano, el canto, los idiomas, etc.), sino también entregándose al estudio y a la adquisición de una sólida cultura. Quiso aprender latín, en el que veía la lengua de la Iglesia, para poder gustar mejor de los tesoros de la liturgia católica, especialmente el misal y el oficio divino. El capellán de Darfeld la ayudó en su empeño y María llegó a ser capaz de traducir todo el Nuevo Testamento (a excepción del Apocalipsis), en un ejercicio a la vez literario y de exégesis. Hasta ella llegaron los ecos de la actividad parlamentaria de su padre, que era diputado del recién fundado Zentrum (el partido católico) en el Reichstag desde 1879. Comprometido como se hallaba en la defensa del clero perseguido, ello no pudo por menos de encender en la joven Droste zu Vischering un vigoroso entusiasmo, que la llevó a declarar a sus padres su inclinación a la vida consagrada y su intención de entrar en religión. Fue esto el día de la Virgen de las Nieves, el 8 de agosto de 1882. Antes había hecho un retiro en Münster para mejor conocer su vocación, ayudada por el jesuita R.P. Hausherr. Como era de esperar, obtuvo el consentimiento de sus progenitores, felices de ofrecer a Dios a una de sus hijas, pero debido a su salud delicada, su padre decidió que esperase hasta cumplir los veintiún años.

En 1883 quiso entrar en el convento de las Hermanas de San José en Copenhague, ciudad que visitó y donde la superiora fijó su ingreso para el año siguiente, a fin de cumplir con la condición impuesta por su padre. Sin embargo, en el invierno de aquel año su salud se resintió hasta el punto que hubo que aplazar la fecha de la entrada. Entretanto, María hizo voto privado de virginidad el día de Navidad de 1883. Esta situación se prolongó por cinco años debido a la crudeza de los sucesivos inviernos, que la debilitaban considerablemente. Hasta que pudo hacer realidad su ideal de servir a Dios en una congregación, María debió pasar por un período de padecimientos físicos y luchas interiores. Esto, lejos de apartarla de sus propósitos de perfección, templó su espíritu. En Darfeld llevó una vida prácticamente monacal mientras esperaba el momento propicio para ir al convento. Sin embargo, no sería a Copenhague: la Providencia le tenía reservado otro destino.

2. Las apariciones que llevaron a la consagración del mundo al Corazón de Cristo

Fue el 1º de julio de 1888, víspera de la fiesta de la Visitación de la Virgen: “De repente, estando en la iglesia parroquial de Darfeld preparándome para confesarme mientras esperaba mi turno, me vino como un relámpago este pensamiento: Debes entrar en el Buen Pastor, y fue para mí tan claro y preciso que desde aquel momento no tuve ya ninguna duda”. María manifestó a su confesor lo que acababa de sentir y éste le contestó que se informaría sobre el instituto en cuestión, aunque desde ya le podía decir que no creía que estuviera hecho para ella. La orden de Nuestra Señora de la Caridad del Buen Pastor, rama del árbol plantado por San Juan Eudes –gran apóstol del Sagrado Corazón de Jesús y del Inmaculado Corazón de María– en el siglo XVII, había sido fundada por Santa María de Santa Eufrasia Pelletier en Angers, Francia, en 1835. Bajo la regla de San Agustín y en régimen de clausura, las religiosas del Buen Pastor (mitad activas y mitad contemplativas) se dedicaban –y se dedican– a buscar y redimir a las “ovejas descarriadas”, es decir a personas oprimidas por ciertas formas de esclavitud (especialmente las pobres mujeres víctimas de la lacra de la prostitución). La orden se había extendido rápidamente, llegando a Münster gracias a la R.M. María de Santa Teresa, baronesa de Rump, perteneciente a una familia de antigua nobleza westfaliana y que ya había fundado un convento en El Cairo.

Al frente del Buen Pastor de Münster y de la provincia se hallaba la R.M. María de San Lamberto Bouchy, que se había formado junto a Santa María Eufrasia. Fue ella quien recibió como postulante a María Droste zu Vischering (que, a la sazón, ya había escrito a las religiosas de San José de Copenhague para ser desligada del compromiso moral adquirido con ellas, obteniendo respuesta favorable y comprensiva). Fue el 21 de noviembre de 1888, el día de la Presentación de la Virgen en el Templo. Sus padres y sus hermanas la acompañaron en este paso que iba a marcar para siempre su existencia. El 10 de enero siguiente, durante la octava de Reyes (de los que era muy devota y que le ayudarían, según su propio testimonio, en sus crisis futuras), tenía lugar su vestición y tomaba el blanco velo de novicia. Su primer encargo fue ocuparse directamente de las penitentes, lo cual fue una fuente de gran alegría para el celo apostólico de María, pero pronto su temperamento vivo se resintió (como pasó en el internado austríaco) de la vida sedentaria y el ritmo mesurado y metódico de la vida conventual. A veces la maestra de novicias, que adivinaba su ardor contenido la enviaba al jardín del claustro a correr para desfogarse. En su alma habitaban por igual una especial atracción por la vida contemplativa y una extraordinaria aptitud para la acción.

Pero los años de noviciado fueron marcados también por una lucha interior que se entabló en su alma y que no la dejaría ya hasta el final de sus días: la solían asaltar acuciantes dudas de si había sabido discernir su vocación y si no había escogido una vida fácil. Le reconfortaba la constante presencia del Corazón de Jesús, que ya antes de la entrada al convento, durante su vida de retiro en Darfeld, había comenzado a insinuársele. Escribe a propósito: “Nuestro Señor me consolaba bastante a menudo antes de la santa comunión y en los días de exposición: me enseñaba a llevar la cruz y me hacía comprender que mis sufrimientos irían aumentando cada vez más, debiendo yo seguirle por el camino de la cruz y permanecer unida y clavada con Él sobre la cruz”. A los dos años como novicia, una religiosa del Buen Pastor emitía los primeros votos (que eran ya perpetuos por la época de la que nos ocupamos). Seis meses antes las novicias pedían tres veces formalmente en capítulo su admisión en la orden. Para María, agitada por sus dudas, ello constituyó una dura prueba; sentía que la voz le faltaba a la hora de hablar delante de sus hermanas, pero se hizo violencia y “su espíritu de fe y sus recursos de energía la salvaron” (Abbé L. Chasle: Soeur Marie du Divin Coeur). Finalmente, el 20 de enero de 1891 emitió sus votos como sor María del Divino Corazón.

La beata María del Divino Corazón recibió en el Convento del Buen Pastor de Münster el hábito blanco de la Congregación de Nuestra Señora de la Caridad del Buen Pastor el mismo día y a la misma hora que, en Francia, en el Carmelo de Lisieux, santa Teresa del Niño Jesús recibió el hábito religioso marrón de carmelita.

Los sufrimientos espirituales no cesaron, sin embargo, y vino a añadirse a ellos la pérdida de su querida superiora la R. M. Bouchy, que murió el 4 de junio siguiente. Ella había sido su único apoyo humano en medio de sus incertidumbres y la había tratado verdaderamente como una madre solícita y amorosa. El nombramiento de una nueva provincial y superiora, la R.M. María de Santa Inés Nacke, determinó un cambio de cargos en el convento de Münster y así sor María se convirtió, el 31 de julio, de simple asistente en la clase del Corazón de María en primera jefa de la misma. Como tal, ayudaba a la superiora ocupándose de la dirección de las “chicas” (es decir, las penitentes). Hay que decir que en todo momento, desde su ingreso en la orden, se distinguió por un espíritu sencillo sea con sus superioras que con sus hermanas de hábito y con las acogidas. Nunca se notó en ella el afán de hacerse notar, lo cual denotaba la delicadeza de su espíritu, naturalmente noble. Era especialmente dulce en el trato con sus “ovejas”. Si llegaba al convento alguna de carácter difícil o antipática, sor María del Divino Corazón la reclamaba para sí: “Son las chicas más pobres, las más desgraciadas, las más abandonadas las que yo quiero”. Las llamaba “mis tesoros” y más de una vez obtuvo para las más díscolas gracias del cielo.

El 22 de enero de 1894 le fue anunciado a sor María que debía partir de Münster para Portugal por disposición de la casa generalicia de Angers. La pena fue grande para todos, pero especialmente para la principal interesada, a la que la separación no sólo de su mundo conventual, sino de su patria, iba a ser especialmente dolorosa. Con la bendición del cardenal-arzobispo Kremenz y del obispo de Münster, partió al día siguiente en tren hacia su nuevo destino, acompañada por sus padres. La primera etapa fue Colonia, donde la fueron a saludar las penitentes locales, cosa que le produjo una gran emoción. En París visitó Nuestra Señora de las Victorias y Montmartre. De allí fue a Angers, a la casa madre de la orden, donde fue recibida por la madre general, María de Santa Marina Verger, que la acogió con gran bondad. Ambas almas se entendieron en seguida. Recibidas las últimas instrucciones, reemprendió viaje no sin el gran dolor de deber separarse de sus padres, que se volvían a Alemania. La ruta escogida hacia Portugal fue la más larga para poder visitar los conventos de Perpiñán y Barcelona, ciudades en las que permaneció algunos días. Al salir de esta última quiso visitar la cueva de Manresa, donde San Ignacio se había retirado después de su conversión. Quiso también visitar Ávila, pero tuvo que contentarse con bajarse del tren, al oír anunciar la estación, para poder al menos pisar, en medio de la fría noche, la tierra donde había vivido Santa Teresa de Jesús. El 24 de febrero llegaba a Lisboa después de pasar por Oporto, sin sospechar que esta ciudad iba a ser su último destino.

En el convento de Lisboa, sobre el panorama del Tajo, sor María fue nombrada asistente de la superiora, la baronesa Schorlemer, y responsable de las penitentes. Tuvo que luchar contra el carácter indolente de muchas de ellas, lo que agravaba su ignorancia del portugués, que, sin embargo, se empeñó y logró en aprender rápidamente con su habitual energía. Esta fue su preparación para otro encargo más importante al que le tenía destinada la madre general. El 12 de mayo, vigilia de Pentecostés, a menos de tres meses de su llegada a Lisboa, un despacho de Angers notificaba su nombramiento como nueva superiora del Buen Pastor de Oporto, en el norte del país. Se trataba de una ciudad con un gran espíritu católico, conocida como la Civitas Virginis (la ciudad de la Virgen), por su devoción a la Madre de Dios, que campea en su blasón. También célebre por su procesión del Corpus, Oporto era regida en la época de la llegada de sor María del Divino Corazón por el santo cardenal Americo Ferreiro dos Santos Silva. La orden se había establecido allí en mayo de 1881, cuando cinco religiosas llegaron desde Le Havre, enviadas por la R. M. María de San Pedro de Coudenhove (la general de entonces) a petición del Padre Luiz Martins Rua, sacerdote diocesano y con la doble aprobación del cardenal Silva y monseñor de Freppel, obispo de Angers. Los comienzos fueron difíciles por la falta de recursos, pero el celo y la destreza desplegados por la primera superiora, R.M. María de San Francisco Javier Fitz-Patrick (que había fundado el Buen Pastor en Chile con un extraordinario éxito), lograron consolidar la fundación, que encontró su sitio en el barrio Paranhos, habitado por obreros. El convento disponía de un recinto muy extenso, ideal para albergar a las religiosas y las penitentes, y con la ventaja de estar rodeado de jardines y bosques. No faltaron los problemas causados por algunos sectarios que azuzaban a veces a la masa contra las buenas monjas, pero éstas siempre respondieron con exquisita caridad y lograron ganarse a la gente.

El Buen Pastor de Oporto contaba con una veintena de religiosas y 78 penitentes cuando llegó la nueva superiora el miércoles 16 de mayo de 1894 por la mañana. La primera cosa que hizo la R. M. María Droste zu Vischering fue consagrar la casa y confiar sus penas y responsabilidades al Sagrado Corazón de Jesús. Aquí iba a desarrollarse la parte más intensa de su vida y se le iba manifestar la gran misión a la que estaba destinada por su Divino Esposo.

La primera cosa que hizo la nueva de superiora del Buen Pastor de Oporto fue entronizar la imagen del Sagrado Corazón de Jesús sobre el altar mayor de la capilla, diciendo que, puesto que era el Señor de la casa, en ella debía reinar bien visible y desde el lugar de honor. Dio también un nuevo impulso a la guardia de honor del Santísimo Sacramento que encontró ya establecida. Fue para ella una grata y consoladora sorpresa hallar que la capilla se hallaba contigua a su celda y que, practicada en la pared había una trampilla desde donde podía ver la lamparilla del Santísimo, con lo que en cualquier momento del día o de la noche le bastaba volver los ojos hacia ella para saludar a la Eucaristía y sentir la presencia real de Jesucristo en ella. Pero no se crea que la R. M. María del Divino Corazón se arrullaba en los consuelos de la devoción. Su cargo le imponía una responsabilidad y un empeño enormes, pero precisamente de su sólida piedad sacaba las luces para poder asumirlos de la mejor manera.

El trabajo para mantener y gobernar la casa era ingente y requería de una mano decidida y vigorosa. La R. M. María del Divino Corazón era la superiora ideal por su gran aptitud para la administración y sus conocimientos de economía doméstica adquiridos durante los años en los que vivió retirada en Darfeld. Voluntad y brío, como sabemos, no le faltaban; es más: debía dominarlos. Pero el tiempo pasado en el Buen Pastor de Münster, bajo la sabia dirección de la R.M. Bouchy le había servido para moderar sus impulsos. No obstante, había momentos en los que las circunstancias parecían desbordar toda previsión y entonces debía apelar al auxilio especial de la Providencia. A este respecto, tenía, como Santa Teresa de Ávila, una firme confianza en San José, a quien más de una vez rogó para que sacara a la casa de apuros económicos. Y el santo patriarca no la defraudaba, pues siempre recibía alguna limosna importante por su intercesión que cubría alguna necesidad urgente.

La Madre Droste zu Vischering nunca negaba el ingreso en el Buen Pastor a ninguna penitente. A un monje benedictino que le recomendaba a una pobre infeliz le respondía: “La buena chica puede venir cuando quiera, pero sólo los ángeles custodios saben dónde la podremos alojar porque no hay plaza”. De hecho, de 78 penitentes que encontró a su llegada, como queda dicho, en pocos años y bajo su gobierno subió su número a 157, más del doble. Obviamente las instalaciones del convento tuvieron que ampliarse y, como siempre, no faltó la ayuda providencial de gente generosa. Tampoco faltaron algunas incomprensiones de los sectarios, que la apostrofaban de “jesuíta” cada vez que abría sus ventanas. Hoy parece un insulto anodino, pero en boca de esos anticlericales de finales del siglo XIX, inficionados de masonería y con todos los prejuicios existentes contra los Padres de la Compañía, tenía una carga especialmente hiriente, aunque para la monja, que venía de una saga de católicos perseguidos y combatientes, era, en realidad, un timbre de gloria.

En enero de 1896, a la noticia de que la madre general iba a celebrar el quincuagésimo aniversario de su toma de hábito, la superiora de Oporto pidió y obtuvo poder acudir a los festejos no sólo para felicitarla, sino para exponerle la situación de su convento. Partió el 30 de ese mes en un viaje que sería rico en experiencias espirituales y humanas. Se detuvo en Salamanca para hacer la peregrinación a Alba de Tormes, donde su querida y admirada Santa Teresa había terminado la suya en esta tierra. Tuvo el consuelo de asistir en el Carmelo a la misa que, delante del relicario con el corazón transverberado de la gran mística española, celebró el abad benedictino de Seckau (Austria), Dom Ildefons Schober (futuro abad de Beuron), que se hallaba también allí. Durante la comunión se le manifestó el Corazón de Jesús, que le hizo entender que el tiempo del deseo vehemente de sufrimiento había pasado y que lo que ahora Él quería de su servidora era un total y sereno abandono. Debía dejar de preocuparse y de esperar en los apoyos humanos y en sus propias fuerzas para reposar toda su confianza en su divino amor. El Señor le dio como modelos y patronas a Santa Teresa, Santa Gertrudis y Santa Catalina de Siena. También le anunció que algún tiempo después de ese viaje no volvería a caminar (lo que fue una predicción de su futura enfermedad).

El 2 de febrero, día de la Purificación, llegó a Lourdes y tuvo la dicha de participar en la procesión de candelas. Pocos días después llegaba a Angers, donde fue amorosamente recibida por la R. M. Nacke, que la escuchó y le dispensó toda su comprensión y aprobación. Quiso llevarla consigo a visitar los conventos del sur de Francia, pero antes la R.M. María hizo un breve viaje a Alemania para ver a los suyos. Después de una breve estancia en el Buen Pastor de Aquisgrán, llegó a Münster, donde fue recibida con gran dicha por las que habían sido sus hermanas en los comienzos de su vocación y vida religiosa. Puede imaginarse también la felicidad de la familia. Pocos días después partía definitivamente de regreso a su destino. Acompañó en su viaje a la madre general, pero ésta se sintió mal en Angulema, de modo que tuvo que servirle de enfermera y de secretaria, desenvolviéndose con admirable dedicación. El 10 de marzo regresaba a Oporto, aunque notablemente fatigada, síntoma de la enfermedad que ya había hecho presa de ella.

El 21 de mayo, después de muchas indisposiciones, tuvo que guardar cama y se le manifestó la mielitis, infección de la médula espinal, aunque los médicos fueron prudentes y no declararon de momento el mal que padecía. Su estado se agravó de tal manera que el 27 de junio pidió recibir la extremaunción. Y aunque se recuperó esta vez, quedó clavada en el lecho de doliente (tal y como le había sido anunciado en Alba de Tormes). Varias crisis parecidas, que la ponían a las puertas de la muerte iban a sucederse todavía. Fue en esta sazón como el Corazón de Jesús hizo de su sierva María una apóstol, a la que había reservado para una misión especialísima (la que se convertiría en la razón de su vida terrena): pedir al Papa la consagración del mundo a ese mismo Sagrado Corazón.

El 4 de junio de 1897, fecha en que se inauguró en el Buen Pastor de Oporto la práctica solemne de los primeros viernes de mes, recibió el primer encargo del Señor de escribir a León XIII para consagrar el mundo a su Corazón Sacratísimo. María lo confió a su confesor, Don Teotonio Emanuele Ribeira Vieira de Castro, vicerrector del seminario diocesano de Oporto y futuro arzobispo de Goa, diciéndole que Dios dejaba a su criterio la oportunidad de escribir una carta al Santo Padre. Por prudencia y a la espera de señales más claras, el buen sacerdote no dio su consentimiento. El 7 de abril de 1898, Jueves Santo, la Madre Droste zu Vischering tuvo otra manifestación en la que Jesucristo volvía a pedirle que escribiera al Papa. Pocas semanas después, el 25 de abril, día de las Letanías Mayores, su salud se agravó súbitamente, permaneciendo varios días entre la vida y la muerte. A sus instancias, el confesor accedió esta vez a que escribiera la carta, que fue enviada el 10 de junio a Roma. León XIII quedó muy impresionado, pero de momento no hizo nada. A la monja bastó saber que el Romano Pontífice la había recibido, de lo cual fue informada por el abad primado de la orden benedictina, que había servido de intermediario. Ella se sometía a la obediencia y dejaba todo en manos de su Divino Esposo.

El 2 de diciembre, primer viernes de mes, Nuestro Señor volvió a abordar el tema de la consagración, aunque sin pedir nada, pero el 7 siguiente, festividad de San Ambrosio fue muy explícito: María debía escribir nuevamente al Papa pidiéndole la consagración del género humano a su Corazón Divino. Ella le objetó dulcemente que la primera vez ya le había costado obtener el permiso de su confesor y que pensaba que ahora no se lo daría en absoluto. Le fue respondido que confiara. Don Teotonio, a la grata sorpresa de su dirigida, no puso ninguna objeción y la carta fue escrita el día de la Inmaculada de 1898, es decir, al siguiente de la tercera instancia del Corazón de Jesús. Sin embargo, el confesor no permitió que fuera despachada hasta el día 6 de enero de 1899, en la fiesta de la Epifanía (ya conocemos la devoción de María por los Reyes Magos).

Esta vez el tiro dio en el blanco. El 15 de enero la carta llegó a manos de León XIII, que quedó más impresionado si cabe que con la anterior. En seguida encargó al cardenal Domenico Maria Jacobini que se informara a través del nuncio en Portugal que obtuviese informes sobre la Madre Droste zu Vischering, “de la que se dice que es santa y tiene comunicaciones celestiales”. Los informes no pudieron ser más favorables y, a raíz de la difícil operación a la que fue sometido y cuyo feliz e inesperado éxito atribuyó él mismo al Corazón de Jesús, el Papa decidió el 25 de marzo hacerle la consagración del género humano y no sólo de la Iglesia (tal y como lo había señalado en su carta religiosa). El 2 de abril firmó el decreto aprobando las letanías del Sagrado Corazón y mandando que se cantasen en el triduo de preparación al acto consagratorio. El 18 de mayo, León XIII recibía en audiencia a los padres de María, dándoles un mensaje de bendición para ella. El 25 de mayo se publicaba la encíclica Annum sacrum, que fijaba la consagración para el 11 de junio, domingo siguiente a la solemnidad del Corazón de Jesús. El Santo Padre dispuso que se le enviaran dos ejemplares del documento a la que había sido el instrumento del cielo para llevar a cabo el trascendental acto.

María tuvo el inmenso consuelo de leer la encíclica por la prensa, que la publicó el 2 de junio, pero aún tuvo tiempo de ver los ejemplares enviados por el Papa, que llegaron a sus manos la mañana del 8 de junio, cuando se hallaba ya en sus últimos momentos debido a un agravamiento definitivo e irreversible de su enfermedad. Exhaló el último suspiro pasadas las 3 de la tarde de ese día, en las primeras vísperas de la solemnidad del que había sido el objeto de su amor y entrega y cuya confidente y mensajera fiel había sido. Dos días después fue enterrada en el cementerio de Oporto, con gran concurso de clero, pueblo y autoridades. Al día siguiente, León XIII hacía realidad, en la Capilla Paulina del Palacio Apostólico, el deseo del Sagrado Corazón y María podía asistir desde el cielo a la consagración por la que tanto se había prodigado. Después del regular proceso canónico comenzado simultáneamente en Oporto, Angers y Münster, fue beatificada por Pablo VI, el 1º de noviembre del año santo 1975, María del Divino Corazón, condesa Droste zu Vischering, una de los grandes apóstoles del corazón de Jesús.

.. La proclamación de Cristo como rey fue el 11 de junio de 1899.

Oporto y Fátima

Jaime Bofill
Catedrático de Filosofía

CRISTIANDAD
Año I, nº 2, páginas 28-29
Barcelona, 15 de abril de 1944
Plura ut unum

I

Un sol primaveral que, adelantándose al tiempo, vencía fácilmente la neblina que, cada mañana, se eleva como un vaho de las calles de Barcelona, iluminaba, una tarde de primeras de febrero, el espectáculo de la «rúa», que, como cada año, transcurría en las Ramblas. Era domingo de Carnaval, hace exactamente cincuenta años.

El «entierro de la sardina» llevó, el miércoles de ceniza, mucha afluencia de gente a las laderas de Montjuich, para hacer exhibición pública de la infracción de la ley de ayuno y abstinencia; y por las noches, aquel mismo gentío estaba solicitado par toda clase de espectáculos, que iban degenerando rápidamente en su dignidad.

Otras manifestaciones más impresionantes, si no más trágicas, tenían lugar, sin embargo, en el ambiente de la Ciudad Condal. En efecto: la bomba que había estallado en el Liceo, hacía cuatro meses justos, no constituía un hecho aislado, sino que los atentados anarquistas se sucedían con frecuencia. Justamente, la Policía descubrió, por aquella fecha, un importante depósito de dinamita en la vecina villa de Gracia; y sólo la actividad del somatén lograba evitar que se extendiesen por Cataluña los saqueos que estaban devastando el campo, en otras regiones españolas.

Y ¿qué ocurría fuera de España? En aquellos días, en medio de un gran despliegue de fuerzas y de las mayores precauciones, acababa de ser ejecutado Vaillant, el anarquista francés que había intentado hacer volar la Cámara; y estas noticias del extranjero repercutían en Barcelona, como en todas partes, aplanando o excitando los ánimos más reflexivos.

Así, no es de extrañar que, cuando el domingo, durante una función de desagravio celebrada en una de las parroquias de la ciudad, se desplomó una araña del techo con el consiguiente estrépito, se produjera la natural alarma y el mismo oficiante se volviera sobresaltado.

Únicamente una joven de unos treinta años, bella, esbelta, de facciones que acusaban inconfundiblemente su origen alemán, dominó su miedo y su curiosidad y continuó, recogida, su oración. La viajera vestía el hábito del Buen Pastor, y nadie hubiera sospechado en ella a la mayor de las hijas de los condes de Droste Vischering, cuyo padre formaba parte del Reichstag, en las filas de Windhorst, y que tenía por tíos carnales a tres obispos, célebres en las luchas de la Fe.

* * *

Han pasado cuatro años. El Carnaval sigue aún su «rúa». Pero esta vez no lo contemplamos desde las playas del Mediterráneo, sino desde las del Atlántico. Un gran edificio, apartado del centro de la ciudad, con un jardín adornado de hermosos naranjas y limoneros, domina los demás edificios que se extienden a sus pies y la campiña que los circunda; campiña célebre por los vinos que produce en ella la suavidad de su clima.

La joven que hace cuatro años habíamos encontrado de paso en Barcelona, es ahora superiora del convento del Buen Pastor, de Oporto. Desde hace tiempo, yace inmovilizada por una enfermedad medular; pero su habitación comunica, por una pequeña ventana, con la capilla de la casa, y ha pasado dos horas ante el Santísimo.

Arde en deseos de expiar los crímenes que en este día de Carnaval se cometen, y renueva al Corazón de Cristo el sacrificio que otras veces le ha hecho de todo su ser.

«Eres la Esposa de mi Corazón», habíale dicho el Señor, un tiempo antes; y desde entonces, no anhelaba otra cosa que verse clavada con Él en la cruz.

La enfermedad dolorosísima que está soportando, no puede arrancarle la menor queja de impaciencia: trata sólo de aprovecharla lo mejor posible, para hacer más perfecta su inmolación.

Pero un sacrificio más grave va a pedirle el Señor; un sacrificio que le exigirá dominar sus sentimientos más íntimos: debe dirigirse al Papa para rogarle que lleve a efecto la consagración de todo el género humano al Sagrado Corazón de Jesús.

Veinticinco años habían pasado desde que Pío IX, respondiendo a instancias recibidas del mundo entero, había hecho circular a todos los Obispos una fórmula de consagración que había de ser rezada por ellos, por sus sacerdotes y por los fieles. Era como una consagración de la Iglesia al Corazón de Cristo. Pero lo que el Señor pide ahora, repetidamente, a la religiosa de Oporto, es algo más: es la consagración de todo el orbe. «Su divino Corazón tiene hambre y sed: desea abrasar al mundo entero en las llamas de su amor y de su misericordia...» «Llamábame esposa de su Corazón y, como esposa, me hacía este ruego: escribir a Roma cuanto antes. ¿Podía yo rehusarlo?»

Este mensaje impresionó a León XIII. «Hay en el mundo –dijo a un visitante– almas santas que reciben comunicaciones del cielo... ¿Qué diríais si alguien os manifestara un pensamiento conservado, desde tiempo, en el fondo de vuestro corazón, sin haberlo comunicado a nadie? Es lo que me ha sucedido a propósito de la Consagración del Universo al Sagrado Corazón de Jesús.»

Transcurren varios meses. La enfermedad vuelve a postrar a la Madre, después de estos hechos. Un tercer Carnaval viene a desarrollarse a los pies de su convento, mientras ella no ha vuelto aún a su estado ordinario. No obstante, su director espiritual, Rector del Seminario, recibe aquel día este billete, escrito con lápiz: «Ayer no tuve tiempo de pediros permiso para suplicar al Señor que aumente mis sufrimientos en los días de Carnaval; ¡lo deseo tanto!»

Por la humildad, la oración y los sufrimientos, el Señor cuidaba de preparar y conservar a su Esposa para ser una embajadora perfecta de sus planes, ante su Vicario en la tierra.

Volvamos a Roma. Siguiendo el prudente criterio que siempre había servido de norma a sus predecesores en el Solio Pontificio, León XIII quiso apoyar su decisión en otras bases que en una revelación privada: consultó a diferentes teólogos. Esta era la causa de la dilación dada al asunto que nos ocupa. La idea de consagrar al Redentor almas extrañas a la Iglesia, encontró algunas oposiciones; pero el Cardenal Mazella, prefecto de la Congregación de Ritos, las disipó al recordar que, tanto San Agustín como Santo Tomás, exponiendo la doctrina de la Iglesia, enseñan que, si bien el infiel no está sometido a Jesucristo en cuanto al ejercicio de su poder –quantum ad executionem potestatis–, todo hombre, sea quien sea, le está sometido en cuanto a este poder mismo –quantum ad potestatem–, y que uno y otro autor no hacen más que apoyarse en la doctrina de San Pablo, cuando enseña que «el Cristo se ha entregado para la redención de todos».

El 25 de mayo de aquel año –1899–, aparecía la Encíclica «Annum sacrum»; la Madre María del Divino Corazón –tal era su nombre en el claustro– había fallecido pocos días antes. [Falleció el 8 de junio de 1899, víspera del día del Sagrado Corazón de Jesús, tres días antes de la realización del acto de consagración del género humano al Sagrado Corazón, señalado en la Annum sacrum por el Papa para el 11 de junio de 1899, después de un triduo de preparación. Nota de JMZ].

* * *

¿Y la consagración al Corazón de María, hace un año efectuada por el Papa actual, en circunstancias especialmente trágicas, que, por desdicha, aún perduran?

Otro nombre portugués, otro nombre de la nación vecina, va de nuevo enlazado con ella: Fátima. La sucinta exposición de estos hechos va a constituir la segunda parte de este artículo.

II

El año de 1917, tercero de la guerra europea, estuvo caracterizado por un hecho de la mayor trascendencia: el hundimiento político y militar de Rusia.

Inmediatamente, la fina balanza de la guerra reacciona ante ello, y su fiel se inclina, por un tiempo, del lado de los imperios centrales. Italia nota pronto sus efectos; y así, el día 20 de octubre, sufre la derrota del Isonzo, que amenaza ponerla en condiciones análogas a las de Bélgica y Rumanía. Los países de la «Entente» corren en su auxilio, y buscan en los Estados Unidos, y también en el Japón, la manera de reforzar sus efectivos.

Una semana antes, día por día, acontecimientos de naturaleza muy distinta se suceden en Portugal. Soportando torrencial lluvia, una multitud de cincuenta a setenta mil personas, animada de los sentimientos más diversos, está esperando que se produzca una aparición de la Virgen, anunciada de antemano. En efecto: por espacio de cinco meses consecutivos, ha venido apareciéndose a los hermanos Francisco y Jacinta Marto, y a su prima Lucía –los tres, pastores y menores de diez años–; y durante este tiempo, la curiosidad de sus convecinos, la incredulidad de los prudentes y el sectarismo de las autoridades locales les ha hecho sufrir ya muchas penalidades.

¿Qué les manifestará hoy la Virgen?

A la hora fijada, no falta la Señora a la cita. Lucía, única en dirigirle la palabra, se atreve a preguntar:

«¿Quién sois Vos y qué queréis de mí?»

Y la visión le responde que es Nuestra Señora del Rosario; que no se ofenda más a Dios, que es ya en demasía ofendido, y que se rece el Rosario y se pida perdón de los pecados.

Cuatro meses antes ya les había dicho:

«...Sabed que está próximo el castigo del mundo por sus muchos delitos, mediante la guerra, el hambre y las persecuciones contra la Iglesia y contra el Padre Santo. Para impedir esto, vendré a pedir la consagración del mundo a mi Corazón Inmaculado y la comunión reparadora los primeros sábados de mes. Rusia se convertirá y habrá paz...»

Poco tiempo después, el 7 de noviembre, estalla contra el Gobierno provisional ruso la revuelta bolchevique. Todos sus miembros son detenidos, excepto su presidente, Kerensky, que logra escapar. El nuevo gobierno pacta la paz, concede la independencia a Finlandia... La era comunista había empezado en Rusia.

«Al fin, mi Corazón Inmaculado triunfará.»

Con estas palabras, sin embargo, había terminado la Virgen su pronóstico de los males que iban a azotar al mundo, caso de que desoyese su llamamiento:

«Una propaganda impía difundirá por el mundo sus errores, suscitando guerras y persecuciones contra la Iglesia; muchos buenos serán martirizados, el Padre Santo tendrá mucho que sufrir...»,

pero

«al fin, mi Corazón inmaculado triunfará».

La consagración del mundo al Purísimo Corazón de María debe ser el primer galardón de este triunfo. Y como garantía de la verdad de estas palabras, no solamente Lucía y sus primos, sino todas las personas presentes en la «Cova de Irla», aquel día 13 de octubre, son testigos de un portento estupendo, de naturaleza jamás vista hasta entonces: el disco solar aparece presa del vértigo del movimiento. No es el centelleo de una estrella, sino que gira sobre sí con una velocidad arrolladora, lanzando en todas direcciones fajas de luz de los colores más variados, como el más brillante de los fuegos artificiales.

Y, de repente, de la muchedumbre embelesada sale un clamoreo, cual grito de angustia: el sol, conservando su velocidad de rotación, se desprende del firmamento y avanza sobre la tierra, amenazando aplastar a todos bajo el peso de su ingente mole de fuego...

* * *

«Yo soy la Inmaculada Concepción»,

había dicho María a Bernardeta Soubirous, en la cueva de Lourdes.

«Reinaré»,

había afirmado, unos siglos antes, el Corazón de Cristo a Santa Margarita María de Alacoque. Y estos dos dramas celestiales, que tuvieron en Francia su origen, han tenido, uno y otro, en Portugal, su epílogo.

¿Qué relación guardan entre sí la Consagración del mundo entero al Corazón de Jesús, llevada a efecto por León XIII al expirar el siglo, y la reciente consagración al Corazón de María, que se ha presentado acompañada de un notable renacimiento de fervor hacia la Inmaculada Madre de Dios?

A propósito de las revelaciones de Fátima, se ha hablado de la misión providencial de Portugal, y los católicos del mundo entero se han congratulado con sus hermanos de esta nación, recordando su tradicional apelación de «tierra de la Virgen». Y, sin embargo, no se ha hecho notar hasta ahora, que sepamos, que, no una, sino dos consagraciones, llevadas a cabo por los Pontífices de la Iglesia Católica, han recibido su último impulso desde la nación vecina. Parece que estas preferencias exigen de ella una especial correspondencia a la gracia. Baste, para este artículo, haber hecho resaltar esta providencial coincidencia.

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La civilización del amor es el reinado social del Sagrado Corazón de Jesucristo en la tierra::

El primero que introdujo esta expresión "Civilización del amor" fue el papa san Pablo VI en 1970, el que la desarrolló fue el papa san Juan Pablo II....

SOURCE : https://www.hispanidad.info/droste.htm

Renato de Santa Maria, Sister Mary of the Divine Heart | The Messenger of the Sacred Heart of Jesus : https://www.youtube.com/watch?v=Tjz97wtv7Uw