Paul
I of Constantinople from Menologion of Basil II
Константинополь.
985 г. Миниатюра Минология Василия II. Ватиканская библиотека. Рим.
https://digi.vatlib.it/view/MSS_Vat.gr.1613/0185
Saint Paul de
Constantinople
Archevêque de
Constantinople (+ v. 350)
A peine élu patriarche de
Constantinople, il fut déposé et exilé par les évêques partisans de l'arianisme
soutenus eux-mêmes par l'empereur. Banni, il se réfugia par deux fois auprès du
Patriarche d'Occident, le Pape de Rome, qui le soutenait. Il y retrouva
d'ailleurs saint Athanase d'Alexandrie également exilé pour la même raison. Il
put revenir à Constantinople en 342, mais une guerre, entre orthodoxes et
ariens, l'exile à nouveau en Mésopotamie. Après plusieurs tentatives de retour
au siège patriarcal, en particulier en 347 lors du concile de Sardique, il
connut deux autres exils et finit emprisonné en Arménie où ses gardiens, après
l'avoir consumé lentement par la faim, l'étranglèrent durant la Divine Liturgie
avec le pallium qu'il portait autour du cou.
L'Occident le fête le 7
juin.
En moins de vingt ans, il
subit trois fois l'exil pour sa fidélité à la foi apostolique. Il fut rétabli
dans sa charge par le Pape de Rome, Jules Ier.
Plusieurs fois chassé de
son siège par les ariens à cause de la foi de Nicée, et plusieurs fois rétabli,
il fut enfin relégué par l’empereur Constance à Cucuse, petite ville de
Cappadoce ; là, dit-on, les manœuvres des ariens le firent étrangler
cruellement.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8954/Saint-Paul-de-Constantinople.html
Saint Paul de
Constantinople
Saint Alexandre, premier
patriarche de Constantinople, avait attiré par ses prières la vengeance de Dieu
sur Arius, qui, feignant d'être catholique et allant à ses nécessités
naturelles, rendit les entrailles et l'âme avec les excréments : il avait
valeureusement combattu les ariens l'espace de vingt-trois ans qu'il tint le
Siège, lorsqu'il mourut le vingt-huit août de l'an 340. Il n'ordonna pas, il
est vrai, d'évêque pour son successeur : mais sur ce qu'on lui demanda quelle personne
il désirait, il recommanda que l'on fit élection de saint Paul, qu'il avait
lui-même ordonné prêtre, remontrant qu'en effet -il était jeune d'âge, mais que
la maturité de ses mœurs suppléait à ce défaut : de plus, que tout ce qu'ils
sauraient désirer dans un Prélat se rencontrait en sa personne, à savoir la
doctrine et l'éloquence, jointes avec une probité singulière.
Cette élection excita un
grand tumulte dans Constantinople, parce que le peuple y était divisé en deux
parties, à savoir les catholiques et les ariens. Il est bien vrai que du vivant
de saint Alexandre les catholiques étaient les plus puissants, quelques efforts
que fissent les ariens : mais sa mort rendit ceux-ci plus fiers qu'auparavant;
ils voulurent trancher d'égal avec les catholiques et eurent enfin l'avantage.
Néanmoins les catholiques élurent et consacrèrent saint Paul dans l'église de
la Paix, qui était proche de la grande église.
Mais l'empereur
Constance, qui était arien, arrivant sur ces entrefaites à Constantinople,
causa un grand trouble dans l'Église; parce que, favorisant ceux de sa secte au
préjudice des catholiques, il assembla un conventicule d'évêques ariens, où il
lit déposer saint Paul de son siège, et Eusèbe de Nicomédie fut établi en sa
place. Cependant saint Paul fut relégué à Pont, et de là en plusieurs autres
lieux, selon la passion de ses ennemis, ainsi que nous l'apprend saint
Athanase, son contemporain. Cette déposition et cet exil étaient bien capables
de causer de l'affliction à tout autre qu'à saint Paul : toutefois, par une
résignation entière de toutes ses volontés à celle de Bieu, il goûtait
indifféremment et les prospérités et les adversités de ce monde.
Tout ce qui se passait
contre lui n'était pas pour aucune chose de sa part qui fût le moins dû monde
contre la raison, mais bien par l'instigation de cet Eusèbe, esprit brouillon
et ambitieux, et qui ne pouvait pas se contenir dans la modération, aspirant toujours
à quelque plus haut degré de fortune. C'est ainsi même que le déclarent les
Pères du synode d'Alexandrie tenu par les évêques d'Égypte, et en l'épître
synodale qu'ils adressèrent au Pape Jules (devant lequel saint Athanase et les
eusébiens devaient comparaître pour dire chacun leurs raisons, afin de terminer
leur débat) et à tous les évêques de l'Église catholique. Saint Athanase la
rapporte en entier au commencement de sa seconde apologie.
Aussi cet Eusèbe n'en
demeura pas là : car sur ce que le Pape Jules envoya des légats à
Constantinople pour indiquer le temps d'un synode qu'il faisait convoquer à
Rome, pour justifier et terminer les accusations des ariens contre saint
Athanase, il les retint si longtemps, qu'enfin le temps fixé se passa sous le prétexte
de la guerre des Perses, qui leur ôtait la liberté et la sûreté des chemins.
(Théodoret dit que ce qui empêcha véritablement les ariens d'aller à Rome,
était qu'ils avoient eu avis que leur malice et leurs mensonges étaient
découverts.) Là-dessus Eusèbe prit sujet de convoquer un synode à Antioche, où
l'empereur était, et d'y appeler les autres évêques par l'autorité de
l'empereur, afin d'y dédier une église que l'empereur Constantin avait commencé
à y faire bâtir. Ils s'y trouvèrent au nombre de quatre-vingt-dix (quelques-uns
disent quatre-vingt-dix-sept, les autres quatre-vingt-dix-neuf), entre lesquels
il y en avait trente-six ariens. Là, après avoir fait Fe qu'il désirait
contre saint Athanase, malgré les évêques catholiques qui n'y consentirent jamais,
il envoya des ambassadeurs au Pape pour le supplier d'être le juge en la cause
de saint Athanase. Mais Dieu ne lui fit pas la grâce d'en voir la décision, et
peu après son synode il mourut.
Là-dessus le peuple
rétablit aussitôt saint Paul en son siège, mais il n'en fut pas encore
longtemps paisible possesseur, car les ariens ayant élu en même temps un
certain Macédonius, il y eut de grands troubles et des séditions étranges, où
plusieurs perdirent la vie de part et d'autre. L'empereur Constance, qui était
à Antioche, en ayant été averti, commanda au duc Hormogène, qu'il envoyait en
Thrace, de se transporter jusqu'à Constantinople et apaiser la sédition en
chassant Paul de son Église. Mais il en a: riva autrement qu'il ne pensait :
car ayant voulu user de force, le peuple, au lieu de s'apaiser, entra en une
telle furie, que, sans considération de sa qualité, ils assiégèrent son logis,
y entrèrent, y mirent le feu, et l'ayant lui-même tiré dehors, le massacrèrent.
Néanmoins cette fureur populaire fut bientôt apaisée. Aussitôt que l'empereur
eut appris ces nouvelles, il s'y transporta promptement, chassa lui-même saint
Paul de la ville, l'envoya en exil et châtia le peuple par de gros impôts, sans
toutefois autoriser Macédonius, contre lequel il se fâcha grandement, pour
avoir été la cause de tout ce trouble, et de la perte de tant de personnes,
d'autant plus que son élection avait été faite sans son autorité ; après quoi
il s'en retourna à Antioche.
Saint Paul n'était pas le
seul prélat affligé : Àsclépas, évêque de Gaza, Marcel d'Ancyre et Lucius
d'Adrianopolis, furent également chassés de leurs sièges pour divers sujets. De
sorte que s'étant trouvés tous à Rome, ils se présentèrent au Pape Jules, et
lui firent entendre leurs plaintes et le tort qu'on leur faisait. Sa Sainteté,
usant du pouvoir qu'elle a sur tous les autres évêques, écrivit aux villes
d'Orient, l'an 342, afin que chacun de ces évêques fût remis en son siège : ce
qui fut fait.
Mais saint Paul ne fut
pas plutôt à Constantinople, que l'empereur Constance écrivit au gouverneur,
nommé Philippe, et lui commanda de chasser saint Paul derechef de son siège, et
d'y établir Macédonius en sa place. Ce gouverneur, plus avisé qu'Hermogène, et
craignant l'émotion du peuple, se servit d'une ruse, qui lui réussit ainsi
qu'il désirait, pour l'exécution de la volonté de l'empereur. Il feignit de
vouloir pourvoir à quelques affaires de la ville, et fit venir saint Paul pour
ce sujet au bain public, où il était. Là- dessus il lui fit entendre le
commandement qu'il avait de l'empereur; et aussitôt, comme le peuple, qui se
doutait de l'affaire, s'était assemblé en ce lieu-là, il le fit passer par une
ouverture sur le derrière, et le fit embarquer dans un vaisseau qu'il avait
préparé. On le conduisit à Thessalonique, ville principale de la Macédoine, qui
était le pays natal du saint prélat, avec défense de partir de là sans jamais
retourner au Levant. Ainsi le bon saint Paul fut subtilement chassé de son
siège et de la ville, contre l'espérance et la créance de chacun.
Après cela, ce gouverneur
s'en alla à l'église avec Macédonius en son carrosse, et l'y établit à main
armée; de sorte qu'il y eut encore un grand trouble pour ce sujet. Socrate dit
qu'il y eut bien 1,150 personnes de tuées pour ce coup-là. Voilà la façon de
procéder des hérétiques. Ce fut ainsi que Macédonius usurpa le siège de
Constantinople sur saint Paul.
Cependant saint Paul
trouva moyen de sortir de Thessalonique et de s'enfuir en Italie, en feignant
d'aller à Corinthe; saint Athanase s'étant aussi trouvé en ce pays, ils firent
tous deux leurs plaintes à Constant, empereur d'Orient. Constant s'étant
employé pour leur rétablissement envers l'empereur, son frère, mais sans effet,
il fit convoquer, avec l'autorité du Pape Jules, un concile à Sardique, l'an
347, en partie pour le même sujet.
Ce concile était composé
de trois cents évêques de l'Occident, et de septante-six seulement du Levant :
ceux-ci se tinrent à part et ne voulurent pas se joindre avec les Occidentaux,
si Athanase et Paul n'étaient chassés de l'assemblée, ce qu'ils ne purent
obtenir. Car il est vrai que saint Paul et saint Athanase assistaient à ce
concile : encore que saint Paul fut averti par le peuple de Constantinople
qu'il ne s'y trouvât pas, parce que les ariens lui voulaient jouer un mauvais
parti, ainsi que nous l'apprend Théodoret. Les ariens donc furent condamnés par
ces doctes prélats, comme n'osant pas poursuivre l'accusation intentée contre
ces deux grands personnages, saint Athanase et saint Paul; et puis les décrets
du concile furent confirmés; enfin ce mot de consubstantiel éclairci
et autorisé contre l'erreur des ariens.
Après cela, le concile
envoya saint Vincent, évêque de Capoue, et Euphrates, évêque de Cologne, en
ambassade vers l'empereur Constance, pour lui faire connaître ce qui s'était
passé en ce concile. Ce que fit aussi Constant son frère, empereur d'Occident,
par une autre ambassade, le suppliant tous de rétablir en leurs sièges saint
Athanase, saint Paul et les autres évêques qui en avoient été chassés. Mais l'empereur
Constance tirant cette affaire trop en longueur, Constant, son frère, l'envoya
derechef prier de les rétablir promptement, et que s'il ne le faisait, il irait
lui-même le faire : lui déclarant la guerre en ce cas-là. Par ce moyen saint
Paul fut honorablement reçu dans Constantinople, et les autres en leur siège,
par le commandement de l'empereur ; car Constance, intimidé par les menaces de
son frère, ne le voulait pas désobliger jusqu'à ce point d'avoir la guerre
contre lui pour cette considération.
Mais comme Constance
était le prince le plus inconstant du monde, après la mort de Constant, son
frère, qui arriva l'an 350, n'ayant plus rien à craindre, il se laissa gagner
facilement par les ariens : tellement qu'il chassa encore une fois saint Paul de
son siège et l'envoya en exil à Cueuse, petite ville de Cappadoce. Les ariens,
vrais esprits de division et de sang, non contents de le voir retiré et
solitaire en ce petit lieu, envoyèrent des gens cruels, ministres de leur
passion, qui l'étranglèrent en public le septième jour de juin, l'an de
Notre-Seigneur 351, autorisés en cela du gouverneur Philippe, qui leur prêta
main-forte pour exécuter leur méchant dessein.
Il est vrai que ce grand
saint a souffert de furieuses bourrasques pour le soutien et la défense de la
foi orthodoxe contre les ariens ou eusébiens, et qu'il a été comme le jouet de
leurs passions. Car il fut premièrement envoyé en exil à Pont, d'où ayant été
rappelé, l'empereur l'envoya après chargé de chaînes, dont on l'avait lié, à
Singre en Mésopotamie ; depuis il fut encore exilé à Emèse, puis enfin à
Cueuse, petite ville d'Arménie, près des déserts du mont Taurus, où il trouva
le couronnement de ses travaux. Saint Athanase a eu la curiosité de compter
tous ses exils.
Cependant le cardinal
Baronius remarque que ce préfet qui autorisa et procura même sa mort, ne vécut
pas longtemps sans ressentir la main vengeresse de la justice divine. Car Dieu
permit que, cette même année-là, il fut ignominieusement dépouillé de sa
préfecture, et exposé à la risée du peuple : de sorte que, privé de la
compagnie des siens, il s'en allait errant, vagabond, loin de son pays, comme
un autre Caïn, toujours pleurant et tremblant, et finit malheureusement ses
jours.
Trente ans après,
l'empereur Théodose Ier ayant appris tout ce qui s'était passé à l'endroit de
saint Paul pendant sa vie et après sa mort, il fit transférer son corps
d'Ancyre, où il reposait, à Constantinople ; il le reçut avec tous les honneurs
imaginables, et le posa avec beaucoup de respect dans l'église même que
Macédonius, son grand persécuteur, avait fuit bâtir, et que les macédoniens
avoient longtemps occupée : laquelle depuis a toujours porto le nom de saint
Paul.
Tous les Martyrologes
latins font une honorable mention de saint Paul le Patriarche : comme aussi le
Ménologe des Grecs, le 6 septembre. Sa vie a été écrite par Métaphraste, qui
l'a recueillie des anciens monuments; par Lipomani et par Surius. Saint
Athanase, son contemporain, Socrate, Sozomène et Théodoret décrivent assez
particulièrement toutes ses actions. Plusieurs auteurs parlent encore fort
honorablement de lui, selon le rapport du cardinal Baronius; comme aussi ce
dernier, tant en ses Annales ecclésiastiques qu'eu ses Annotations
sur le Martyrologe romain.
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/paul_de_constantinople.htm
S. Paul, patriarche de
Constantinople
7 juin
RÉSUMÉ :
Saint Paul était de
Thessalonique. Prêtre de l’Église de Constantinople, il fut élu évêque en dépit
des intrigues des Ariens, qui obtinrent son exil de l’empereur Constance, leur
protecteur. Saint Paul se rend en Occident et rejoint saint Athanase à Rome. Le
Pape saint Jules Ier, au synode de cette ville, ordonne que son siège lui soit
restitué : il rentre en effet à Constantinople, s’y maintient quelque
temps, mais en est de nouveau chassé par la colère de l’empereur.
Il fallut les menaces de
Constant, empereur d’Occident, favorable aux Catholiques, pour assurer le
second rétablissement de saint Paul dans son Église patriarcale.
Malheureusement Constant meurt en 350 et la persécution reprend plus violente
en Orient.
Saint Paul, banni malgré les efforts de son peuple, est chargé de fers, traîné à Singare, en Mésopotamie, puis à Émèse, en Syrie, de là plongé dans un cachot en une petite ville malsaine du mont Taurus. On l’y laissa six jours sans nourriture, et comme le septième il respirait encore, on l’étrangla le 7 juin 351.
Saint Paul, natif de
Thessalonique, était diacre de l’Église de Constantinople quand saint
Alexandre, en mourant, le désigna pour son successeur (l’an 340), à cause de la
pureté de ses mœurs et de sa doctrine. Ce choix fut ratifié par le plus grand
nombre ; mais les ariens, bien qu’en minorité, présentèrent l’élection
comme une cabale et parvinrent à faire nommer Eusèbe de Nicomédie. Saint Paul
se réfugia à Trèves auprès de l’empereur Constant qui protégeait les
Catholiques vraiment orthodoxes.
Eusèbe mort, les
hérétiques le remplacèrent par Macédonius. Les esprits s’échauffèrent ; on
en vint aux armes. Saint Paul, qui était revenu, fut arraché de l’église par
les soldats, et le peuple, furieux de cet outrage, massacra leur général.
Chassé de nouveau et rétabli, il finit par tomber victime de la rage des
ariens. On usa de subterfuge pour l’enlever à l’affection que lui portaient les
fidèles. Il fut conduit chargé de chaînes d’abord à Émèse, puis à Cucuse, en
Cappadoce ; tandis qu’on répandait le bruit qu’il avait succombé de
maladie, il périssait étranglé, au fond d’un cachot, par les mains du préfet
d’Orient, Philippe. C’était l’an 351, saint Jules Ier étant pape et
Constance II empereur.
VOICI UNE AUTRE GRANDE VIE DE SAINT PAUL, PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE
« Les Fleurs de la Vie des Saints et des Fêtes de toute l’année, recueillies par le R.P. Pierre Ribadeneira, de la Compagnie de Jésus », chez Jean Hénault, Paris - 1658.
Nous voulons attirer
l’attention dans cette vie sur :
la manière dont les
Saints sont traités ;
la persistance vraiment
démoniaque dans la maltraitance par les hommes ;
ce que sont les ennemis
de l’Église avec leur haine sous des apparences de piété…
la « tranche
d’Histoire » de la grande crise de l’Arianisme au temps de saint Athanase
et de notre saint Paul qui est aussi une figure de notre crise actuelle ;
le rôle du Pape qui
confirme ou dépose les évêques de sa seule autorité ;
le fait que l’on ne se préoccupait pas de savoir si les évêques ariens étaient « valides » : n’étant pas reçus par Rome, en quelque façon ils n’avaient plus de raison d’être (sauf à se battre avec des moyens pas… catholiques pour s’imposer au peuple fidèle, éternelle victime, et au Pape lui-même qui doit exercer son Autorité).
SAINT ALEXANDRE, PREMIER
PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE
Après
que le grand saint Alexandre, premier Patriarche de Constantinople, eut obtenu
par ses prières la vengeance de Dieu contre Arius, qui feignait d’être
Catholique —de sorte qu’allant à ses nécessités naturelles, il rendit les
entrailles, et l’âme aux démons— après dis-je, avoir valeureusement combattu
les Ariens l’espace de vingt-trois ans qu’il tint le Siège patriarcal, il
mourut le 28 août, l’an 340.
Il
ne sacra pas véritablement d’Évêque qui lui succédât. Mais sur ce qu’on lui
demanda quelle personne il désirait pour son successeur, il commanda qu’on fît
élection de saint Paul, qu’il avait lui-même ordonné prêtre : leur
remontrant qu’en effet il était jeune d’âge, mais que la maturité de ses mœurs
suppléait à ce défaut ; et de plus, que tout ce qu’ils sauraient désirer
d’un prélat, se rencontrait en sa personne, à savoir, la doctrine et
l’éloquence, jointes avec une vertu rare et une probité singulière.
Cette
élection excita un grand tumulte dans Constantinople, parce que le peuple y
était divisé en deux partis ; des Catholiques, et des Ariens. Il est vrai
que du vivant de saint Alexandre, les Catholiques étaient plus puissants,
quelques efforts que fissent les Ariens au contraire : mais sa mort rendit
ceux-ci plus fiers que devant ; et même voulurent aller de pair avec les
Catholiques, qui néanmoins élurent et consacrèrent Évêque saint Paul dans
l’Église de la Paix, qui était proche de la grande Église.
SAINT
PAUL DÉPOSÉ DE SON SIÈGE ET EXILÉ
Mais
l’Empereur Constance, qui était Arien, arrivant sur ces entrefaites à
Constantinople, causa un grand trouble en l’Église, parce que favorisant ceux
de sa secte, au préjudice des Catholiques, il assembla un conciliabule
d’Évêques ariens, le fit déposer de son Siège et fut établi en sa place un
Eusèbe de Nicomédie ; puis alla à Antioche.
Cependant saint Paul fut
relégué dans le Pont, et de là en plusieurs autres divers lieux, selon les
passions de ses ennemis ; comme nous l’apprend saint Athanase qui
vivait de son temps, et comme nous verrons ci-après. Cette déposition et cet
exil étaient capables de donner de l’affliction à tout autre qu’à saint
Paul : mais par une résignation entière de toutes ses volontés à celle de
Dieu, il retenait indifféremment les prospérités et les adversités de ce monde.
Il faut aussi remarquer, que tout ce qui se passait contre lui, n’était pas
pour aucune chose qui se trouvât le moins du monde contre la raison ; mais
plutôt à la sollicitation de cet Eusèbe, esprit remuant et ambitieux, qui ne
pouvait se contenir dans la modération, aspirant toujours à quelque plus haut
degré de fortune. C’est ainsi même que le déclarent les Pères du Synode
d’Alexandrie, tenu par les Évêques d’Égypte, et en l’Épître Synodale qu’ils
adressèrent au Pape saint Jules Ier (devant lequel
saint Athanase et les Eusébiens devaient comparaître, pour dire chacun
leurs raisons, afin de terminer leur différend) et à tous les Évêques de
l’Église Catholique. Saint Athanase la rapporte tout entière, sur le
commencement de sa seconde Apologie.
Aussi
cet Eusèbe n’en demeura pas là. Car sur ce que le Pape saint Jules Ier envoya
des Légats à Constantinople, pour faire entendre le temps d’un Concile, qu’il
faisait convoquer à Rome, afin de juger des accusations dont les Ariens
tâchaient de noircir saint Athanase, il les retint si longtemps, qu’enfin la
saison se passa, sous prétexte de la guerre des Perses, qui leur ôtait,
disait-il, la liberté et la sécurité des chemins. Théodoret dit que ce qui les
empêcha véritablement d’aller à Rome, était qu’ils avaient eu avis que leur
malice et leurs mensonges étaient découverts. Là dessus il prit sujet de
convoquer un Synode à Antioche, où l’Empereur était, et d’y appeler les autres
Évêques, par l’autorité de l’Empereur, afin d’y dédier une Église, que
l’Empereur Constantin avait commencé d’y faire bâtir ; ils s’y trouvèrent
au nombre de 90 (quelques-uns disent 97, les autres 99), entre
lesquels il y en avait 36 Ariens : où après avoir fait ce qu’il
désirait contre saint Athanase, malgré les Évêques Catholiques qui n’y
consentirent jamais, il envoya des Ambassadeurs au Pape pour le supplier d’être
le Juge en la cause de saint Athanase. Mais Dieu ne lui fit pas la grâce
d’en voir la décision et la fin, d’autant que peu après il mourut.
SAINT
PAUL RÉTABLI EN SON SIÈGE
Là-dessus
le peuple rétablit aussitôt saint Paul en son Siège : mais il n’en
fut pas longtemps en paisible possession. Car les Ariens ayant élu de leur côté
en même temps un certain Macédonius, il y eut de si grands troubles et des
séditions si étranges, que plusieurs y perdirent la vie de part et d’autre.
L’Empereur
Constance, qui était à Antioche, ayant été averti, commanda au Duc Hermogène,
qu’il envoyait en Thrace, de se transporter jusqu’à Constantinople et d’apaiser
la sédition, en chassant saint Paul hors de son Église. Mais il en arriva tout
autrement qu’il ne pensait ; car ayant voulu user de force, le peuple au
lieu de s’apaiser entra en telle furie, que sans considération de sa qualité,
ils assiégèrent son logis, y entrèrent, mirent le feu dedans, et l’ayant
lui-même tiré dehors, le massacrèrent. Néanmoins cette fureur populaire fut
bientôt apaisée, parce que l’Empereur ayant appris ces nouvelles, s’y
transporta diligemment, chassa lui-même saint Paul hors de la ville,
l’envoyant en exil, et châtia le peuple par de gros impôts ; sans toutefois
autoriser Macédonius, contre lequel il se fâcha grandement pour avoir été la
cause de tout ce trouble, et de la perte de tant de personnes, et parce que son
élection avait été faite sans son autorité ; après quoi, il s’en retourna
à Antioche.
EST
RÉTABLI EN SON SIÈGE PAR L’AUTORITÉ DU PAPE
Saint
Paul n’était pas le seul Prélat affligé : mais aussi Asclépas Évêque de
Gaza, Marcel d’Ancyre, et Luce d’Andrinople, qui tous furent aussi chassés de
leurs Sièges, pour divers sujets. De sorte que s’étant trouvés à Rome ils se
présentèrent au Pape saint Jules Ier, auquel ils firent entendre leurs
plaintes et le tort qu’on leur faisait.
Sa Sainteté usant de la
prérogative qu’elle a par dessus tous les autres Évêques, écrivit aux villes
d’Orient, l’an 342, afin que chacun de ces Évêques fût remis en son
Siège ; ce qui fut fait. Mais saint Paul ne fut pas plutôt à
Constantinople, que l’Empereur Constance écrivit au Gouverneur qu’il avait
en cette ville-là, nommé Philippe, et lui commanda de chasser encore saint Paul
de son Siège, et d’y établir Macédonius en sa place.
EST
ENCORE CHASSÉ DE SON SIÈGE ET BANNI
Ce
Gouverneur plus avisé qu’Hermogène, craignant l’émotion du peuple, se servit
d’une ruse, qui lui réussit comme il désirait, pour l’exécution de la volonté
de l’Empereur. Il feignit vouloir donner ordre à quelques affaires de la ville,
et fit venir saint Paul pour ce sujet au Bain public où il était. Là il
lui fit entendre le commandement qu’il avait de l’Empereur, et incontinent, à
cause que force peuple, qui se doutait de l’affaire, s’était assemblé en ce
lieu-là, le fit passer par une ouverture sur le derrière, et le fit embarquer
en un vaisseau qu’il avait exprès, avec ordre de s’en aller à Thessalonique,
ville principale de Macédoine, qui était le pays natal du saint Prélat, avec
défense de partir de là, sans jamais retourner au Levant.
Ainsi
saint Paul fut subtilement chassé de son Siège, et de la ville, contre
l’espérance et la créance d’un chacun. Après quoi, ce Gouverneur alla à
l’église avec Macédonius en son carrosse, et l’y établit à main armée ; de
sorte qu’il y eut encore un grand trouble à cette occasion. Socrate dit qu’il y
en eut bien mille cent cinquante de tués pour ce coup là.
Voilà
la façon de procéder des hérétiques. C’est ainsi que Macédonius s’empara
du Siège de Constantinople sur saint Paul.
Cependant
saint Paul trouva moyen de sortir de Thessalonique et de s’en aller en
Italie, sous ombre d’aller à Corinthe ; où saint Athanase se trouvant
aussi, ils firent leurs plaintes tous deux à Constant, Empereur d’Occident, qui
s’employa pour leur rétablissement envers l’Empereur Constance son frère, mais
sans effet ; et fit convoquer, avec l’autorité du Pape
saint Jules Ier, un Concile à Sardique, l’an 347, pour le même
sujet en partie. Ce Concile était composé de trois cents Évêques de l’Occident,
et de septante-six seulement de l’Orient : ceux-ci se tinrent à part, et
ne voulurent pas se joindre avec les autres si Athanase et Paul n’étaient
chassés de l’Assemblée ; ce qu’ils ne purent obtenir. Car il est vrai que
saint Paul et saint Athanase assistaient à ce Concile : encore
que saint Paul fût averti par le peuple de Constantinople qu’il ne s’y
trouvât pas, parce que les Ariens lui voulaient jouer un mauvais parti, comme
nous l’apprend Théodoret de Cyr.
Les
Ariens donc furent condamnés par ces Prélats, et n’osèrent poursuivre
l’accusation intentée contre ces deux grands personnages, saint Athanase
et saint Paul. Puis les Décrets du Concile furent confirmés ; enfin
ce mot de Consubstantiel éclairci et autorisé, contre l’erreur des
Ariens.
Enfin
le Concile envoya saint Vincent Évêque de Capoue et Euphrates Évêque de
Cologne, en Ambassade vers l’Empereur Constance, pour lui faire entendre ce qui
s’était passé au Concile. Ce que fit aussi Constant son frère, Empereur
d’Occident, par une autre Ambassade, le suppliant tous de rétablir en leurs
sièges saint Athanase, saint Paul, et les autres Évêques, qui en
avaient été chassés.
Mais
l’Empereur Constance tirant cette affaire trop en longueur, son frère Constant
l’envoya encore prier de les rétablir promptement, et que s’il ne le faisait,
il irait lui-même le faire en personne, lui dénonçant la guerre en ce cas. Par
ce moyen saint Paul fut honorablement reçu dans Constantinople, et les
autres chacun en leur siège, par le commandement de l’Empereur Constance,
intimidé des menaces de son frère, qu’il ne voulait pas désobliger jusqu’à ce
point d’avoir guerre contre lui pour cette seule considération.
FINALEMENT
EN EST CHASSÉ, EXILÉ ET TUÉ
Mais
comme Constance était l’homme le plus inconstant du monde, après la mort de son
frère Constant qui arriva l’an 350, n’ayant plus rien à craindre, il se
laissa si bien gagner par les Ariens, qu’il jeta encore une fois
saint Paul hors de son Siège, et l’envoya en exil à Cucuse, petite ville
de Cappadoce. Les Ariens, vrais esprits de division et de sang, non contents de
le voir retiré solitaire en ce petit lieu, envoyèrent des gens cruels, ministres
de leurs passions, qui l’étranglèrent en public le 7 juin, l’an de
notre Seigneur 351, autorisés en cela par le Gouverneur Philippe, qui
leur prêta main forte, pour exécuter leur mauvais dessein.
Il
est vrai que ce grand Saint a souffert de furieuses bourrasques des Ariens,
pour le soutien et la défense de la Foi Orthodoxe [c’est-à-dire, ici,
Catholique], qu’il a été comme le jouet de leurs passions. Car il fut
premièrement envoyé en exil dans le Pont ; d’où ayant été rappelé,
l’Empereur l’envoya chargé de chaînes, dont on l’avait lié et garrotté, à
Singre en Mésopotamie. Depuis, il fut encore exilé à Émèse, et enfin à Cucuse,
petite ville d’Arménie, vers les déserts du mont Taurus, où il trouva la fin et
le couronnement de ses travaux.
Saint
Athanase a eu cette curiosité de remarquer tous ses exils, comme nous les
venons de déduire. Or le Cardinal Baronius remarque que le préfet, qui autorisa
et procura même sa mort, ne fut pas longtemps sans ressentir la main vengeresse
de la Justice Divine. D’autant que la même année, Dieu permit qu’il fût
honteusement dépouillé de sa Préfecture, et exposé à la risée du peuple, de
sorte que, privé de la compagnie des siens, il allait errant, vagabond, loin de
son pays, comme un autre Caïn, toujours pleurant et tremblant, et finit ainsi
malheureusement ses jours.
Trente
ans après, l’Empereur Théodose Ier ayant appris tout ce qui s’était
passé à l’endroit de saint Paul, pendant sa vie et depuis sa mort, fit
transférer son corps d’Ancyre où il reposait, à Constantinople où il le reçut
avec tous les honneurs possibles, et le mit avec grande révérence, dans
l’église même que Macédonius son grand persécuteur avait fait bâtir, et que les
Macédoniens avaient occupée, mais qui a toujours depuis porté le nom de
saint Paul. C’est ce qui a donné sujet à plusieurs du commun peuple, de
croire que c’était le corps de l’Apôtre saint Paul, l’ignorance de la
vérité leur faisant prendre un Saint pour un autre.
Tous
les Martyrologes latins font honorable mention de saint Paul le
Patriarche de Constantinople, comme aussi le Ménologe des Grecs, mais
le 6 septembre, et non en ce jour. Sa vie a été décrite par Métaphraste,
qui l’a recueillie des anciens monuments, comme aussi par Lipoman et Surius.
Saint Athanase son contemporain, Socrate, Sozomène et Théodoret décrivent
assez particulièrement toutes ses actions : c’est d’eux principalement que
nous avons fait cet extrait. Plusieurs autres Auteurs parlent encore fort
honorablement de lui selon le rapport du Cardinal Baronius, comme aussi
lui-même, tant en ses Annales Ecclésiastiques, qu’en ses Annotations
sur le Martyrologe Romain.
Also
known as
Paul the Confessor
Paul I
Paulus…
6
November (Martyrology)
7 June on
some calendars
Profile
Chosen Archbishop of Constantinople in 336.
For supporting orthodox Christianity against Arianism,
he was exiled to
Pontus in 337.
He returned in 338,
but the Arians again exiled him,
this time to Trier, Germany.
He returned c.340,
but Emperor Constantius clapped him in chains and exiled him
to Mesopotamia. He returned in 344 but
was exiled to
Cukusus, Armenia.
To prevent another return he was eventually imprisoned,
starved and murdered.
He never stopped trying to get to his diocese and
tend to his parishioners,
but spent most of his time as archbishop in exile. Martyr.
strangled to death in 350 in
Cukusus, Armenia
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Roman
Martyrology, 1914 edition
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
Short
Lives of the Saints, by Eleanor Cecilia Donnelly
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
“Saint Paul of
Constantinople“. CatholicSaints.Info. 6 June 2024. Web. 27 February 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-paul-of-constantinople/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-paul-of-constantinople/
Book of Saints – Paul
– 7 June
Article
(Saint) Bishop, Martyr (June 7)
(4th
century) A celebrated Archbishop of Constantinople,
strenuous upholder of the Catholic Faith
against the Arians,
and in the end victim to the bigotry of the Emperor Constantius. Saint Paul
was ever true to the infallible guidance of the Roman Church and was held in
high esteem by Pope Saint Julius
and by the great Saint Athanasius.
Banished to a forsaken little town in Cappadocia, he was there left without
food for six days and then strangled (A.D. 350).
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Paul”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
23 August 2016. Web. 27 February 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-paul-7-june/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-paul-7-june/
Paul of Constantinople BM
(RM)
Died c. 350. Patriarch
Saint Paul spent most of his episcopate in exile. He was elected in 336; exiled
to Pontus 337-338; exiled to Trèves by an Arian synod until 340; and, in 342,
he was sent in chains to Mesopotamia by Emperor Constantius. Recalled in 344,
he was banished for the last time to Kukusus, Armenia, where he was left
without food for six days and then strangled (Benedictines). In art, Saint Paul
is depicted as a bishop with a stole in his hand or as strangled with his own
stole (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0607.shtml
Saint Paul of
Constantinople
Bishop of Constantinople,
during the period of bitter controversy in the Church over the Arian heresy.
Elected in 336 to succeed Alexander of Constantinople, the following year he
was exiled to Pontus by Emperor Constantius II.
Because of his staunch
position against Arianism, Paul was replaced by the heretical bishop
Macedonius. Allowed to return in 338, Paul was again exiled by the Arians, who
had the support of many in the imperial government, but returned about 340.
Once more he was seized and, at the order of Emperor Constantius, he was exiled
to Mesopotamia. Brought back in 344, he was sent yet again into exile, this
time to Cucusus, in Armenia.
Here he was deliberately
starved and finally strangled by Arian supporters. He is considered a martyr for
the orthodox cause and was a close friend St. Athanasius.
SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/paul-of-constantinople/
June 7
St. Paul, Bishop of Constantinople, Martyr
From St. Athanasius, Ep. ad Solitar. &c. Socrates, Sozomen, &c. See Tillem. t. 7, p. 251. Baert, the Bollandist, t. 2, Junii, p. 13.
A.D. 350.
ST. PAUL was a native of
Thessalonica, but deacon of the church of Constantinople in 340, when the
bishop, Alexander, lying on his death bed, recommended him for his successor.
He was accordingly chosen, and being a great master in the art of speaking, and
exceedingly zealous in the defence of the Catholic faith, he was a terror to
the Arians. Macedonius, who was passionately in love with that dignity, and
supported by a powerful faction of the heretics, spread abroad many calumnies
against the new bishop. But the accusation being destitute of all probability,
he was obliged to drop the charge; and he so well acted the part of a
hypocrite, that he was soon after ordained priest by St. Paul. 1 However,
Eusebius of Nicomedia, who was the ringleader of the Arians, and had been
already translated from the see of Berytus to that of Nicomedia, against the
canons, began to cast his ambitious eye on that of Constantinople, revived the
old slanders, and impeached Paul falsely, alleging that he had led a disorderly
life before his consecration: and secondly, that he ought not to have been
chosen bishop without the consent of the two neighbouring metropolitans of
Heraclea and Nicomedia. The election of Paul had happened during the absence of
Constantius. This was made a third article of the impeachment; and the two
former having been easily confuted, this was so much exaggerated to that
prince, as a contempt of his imperial dignity, that St. Paul was unjustly
deposed by an assembly of Arian prelates, and the ambitious Eusebius placed in
his see in 340. Our saint, seeing himself rendered useless to his flock, whilst
Arianism reigned triumphant in the East, under the protection of Constantius,
took shelter in the West, in the dominions of Constans. He was graciously
received by that prince and by St. Maximinus at Triers, and, after a short stay
in that city, went to Rome, where he found St. Athanasius, and assisted at the
council held by Pope Julius in 341, of about eighty bishops, in the church, in
which, as St. Athanasius informs us, the priest Vito was accustomed to hold
assemblies of the people; that is, was priest of that parish. This is that Vito
who, with Vincent and Osius, was legate of St. Sylvester in the council of
Nice. By this synod, St. Athanasius, Marcellus of Ancyra, and St. Paul were
ordered to be restored to their respective sees. And Pope Julius, as Socrates
and Sozomen relate, 2 by
virtue of his authority in the church, sent them back with letters to the
eastern bishops, requiring them to restore them to their bishoprics. The
excellent letter of Pope Julius to the oriental bishops, is preserved by St.
Athanasius. 3 The
pope particularly reproves the persecutors for having presumed to judge
bishops, even of the principal sees which the apostles had governed, without
having first written to him, according to custom. 4
St. Paul went back to
Constantinople, but could not recover his see till the death of his powerful
antagonist, who had usurped it, made way for him in 342. Though the Catholics
took that opportunity to reinstate him in his dignity, the Arians, who were
headed by Theognis of Nice, and Theodorus of Heraclea, constituted Macedonius
their bishop. This schismatical ordination was followed by a furious sedition,
in which almost the whole city ran to arms, and several persons lost their lives.
Constantius, who was then at Antioch, upon the news of these commotions,
ordered his general, Hermogenes, who was going into Thrace, to pass by
Constantinople and drive Paul out of the city. The general found the mob in too
violent a ferment, and whilst he endeavoured to execute his commission by
force, lost his own life. This outrage drew Constantius himself to
Constantinople in the depth of winter. At the entreaty of the senate he
pardoned the people, but banished Paul. Nevertheless he refused to confirm the
election of Macedonius, on account of his share in the late sedition. St. Paul
seems to have retired back to Triers. We find him again at Constantinople in
344, with letters of recommendation from the emperor of the West. Constantius
only allowed his re-establishment for fear of his brother’s arms, and the
saint’s situation in the East continued very uneasy; for he had much to suffer
from the power and malice of the Arian party. He hoped for a redress from the
council of Sardica, in 347. The Eusebians, withdrawing to Philippopolis,
thundered out an excommunication against St. Paul, St. Athanasius, Pope Julius,
and several other pillars of the Catholic faith. The death of Constans in 350
left Constantius at full liberty to treat the Catholics as he pleased. Upon
application made to him by those of his party, he sent from Antioch, where he
then was, an order to Philip, his Præfectus Prætorii, to drive Paul out of the
church and city of Constantinople, and to place Macedonius in his see. Philip,
being attached to the Arian party, but fearing a sedition from the great
affection which the people bore their pastor, privately sent for him to one of
the public baths of the city, and there showed him the emperor’s commission.
The saint submitted cheerfully, though his condemnation was in every respect
notoriously irregular. The people, suspecting some foul design, flocked about
the door; but Philip caused a passage to be made by breaking down a window on
the other side of the building, and sent him under a safe guard to the palace,
which was not far off. From thence he was shipped away to Thessalonica, and at
first allowed to choose the place of his exile. But his enemies soon repented
of this mildness; and he was loaded with chains, and sent to Singara in Mesopotamia.
From thence he was carried to Emesa in Syria, and afterwards to Cucusus, a
small town on the confines of Cappadocia and Armenia, famous for its bad air
and unhealthful situation, in the deserts of mount Taurus. Here he was confined
in a close, dark place, and left to starve to death. After he had passed six
days without food, he was, to the great disappointment of his enemies, found
alive. Upon which they strangled him, and gave out that he died after a short
sickness. Philagius, an Arian officer, who was upon the spot when this was
executed, told the whole affair to several persons, from whom St. Athanasius
had it. 5 His
martyrdom happened in 350 or 351. The divine vengeance soon overtook Philip,
who the same year was deprived of his honours and estate, and banished. The
Arians from this time remained masters of the church of Constantinople, till
the year 379, when St. Gregory Nazianzen was chosen bishop. The body of St.
Paul was brought to Ancyra in Galatia, and, by the order of Theodosius the
Great, was thence translated to Constantinople in 381, about thirty years after
his death. It was buried there in the great church built by Macedonius, which
from that time was known by no other name than that of St. Paul. 6 His
remains were removed to Venice in 1226, where they are kept with great respect
in the church of St. Laurence, belonging to a noble monastery of Benedictin
nuns. 7
The Arian emperor
Constantius objected to the Catholics the prosperity of his reign, as a proof
of the justice and truth of his cause; but he had not then seen the issue. When
Polycrates of Samos boasted that fortune was in his pay, he little thought that
he should shortly after end his life at Sardis on a cross. The smiles of the
world are usually, to impenitent sinners, the most dreadful of all divine
judgments. By prosperity they are blinded in their passions, and “resemble
victims fattened for slaughter, crowned for a sacrifice,” according to the
elegant expression of Minutius Felix. 8 Of
this we may understand the divine threat of showing them temporal mercy: Let
us have pity on the wicked man, and he will not learn justice. 9 Upon
which words St. Bernard cries, “This temporal mercy of God is more cruel than
any anger. O Father of mercies, remove far from me this indulgence, excluding
from the paths of justice.” 10 Who
does not pray that if he err he may rather be corrected by the tenderness of a
father, than disinherited as a cast-away? Even the just must suffer with
Christ, if they hope to reign with him. He who enjoys here an uninterrupted
flow of prosperity, sails among rocks and shelves.
Note 1. Socr. l. 2,
c. 6. Sozom. l. 3, c. 4. S. Athan. ad Solitar. p. 813. [back]
Note 2. Et quoniam
propter sedis dignitatem omnium cura ad ipsum spectabat, suam cuique ecclesiam
restituit. Sozomen, l. 3, c. 8, ed. Vales. Cum Julio Romanæ urbis episcopo
causam suam exposuissent, ille, quæ est Romanæ ecclesiæ prærogativa,
liberioribus litteris eos communitos in orientem remisit; singulis sedem suam
restituens. Socrates, l. 2, c. 15. [back]
Note 3. Apud S.
Athanas. Apol. contra Arianos, p. 141. [back]
Note 4. An ignoratis
hanc esse consuetudinem, ut primum nobis scribatur, et hinc quod justum est
decernatur. Quæ accepimus a beato Petro Apostolo, ea vobis significo: non
scripturus tamen, quod nota apud omnes ea existiment, nisi quæ gesta sunt, nos
conturbassent. Julius apud Athan. p. 153. [back]
Note 5. St. Athan.
ad Solitar. t. 1, p. 813, et de fugâ suà, p. 703. [back]
Note 6. Socr. l. 5,
c. 9. Sozom. l. 7, c. 10. Photius, Cod. 257. [back]
Note 7. See Baërt, p.
24. [back]
Note 8. In
Octav. [back]
Note 10. Serm. 42,
in Cant. [back]
Rev. Alban
Butler (1711–73). Volume VI: June. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/071.html
San Paolo Patriarca
di Costantinopoli, martire
Festa: 6 novembre
San Paolo, vescovo di
Costantinopoli e martire, fu spesso esiliato dagli ariani a motivo della sua
difesa della fede nicena e più volte reintegrato nella sua sede, venne infine
rinchiuso dall’imperatore Costanzo a Cucusum, cittadella in Cappadocia, dove
cadde vittima dell’insidia degli ariani e venne da questi strangolato.
Martirologio
Romano: Commemorazione di san Paolo, vescovo di Costantinopoli:
ripetutamente scacciato dagli ariani per la sua fede nicena e più volte
restituito alla sua dignità, fu infine relegato dall’imperatore Costanzo a
Göksun, piccola cittadina della Cappadocia, dove sarebbe stato crudelmente
strangolato in un agguato tesogli dagli stessi ariani.
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/93019
Den hellige Paulos I av
Konstantinopel (d. ~351)
Minnedag:
7. juni
Den hellige Paulos (gr:
Παύλος; lat: Paulus) ble født på slutten av 200-tallet i Thessaloniki i Hellas.
Ifølge 400-tallshistorikerne Sokrates Scholasticus (380-439) og Sozomen
(Salminius Hermias Sozomenus) (ca 400-ca 450) var han den unge lektoren Paulus
som det fortelles om i en historie som er bevart av Fotios.
De forteller at keiser
Konstantin dro for å treffe den hellige biskop Metrofanes av
Bysants (306-14) kort før den gamle biskopens død. Den gamle prelaten
sa da til keiseren at Alexander skulle bli hans etterfølger og at en ung lektor
ved navn Paulus, som da var til stede, skulle etterfølge Alexander. Den
hellige Athanasius
av Alexandria, som var til stede som ung diakon, sa: «Se, dette er Kristi
edle forkjemper». Den hellige Alexander I (314-37)
ble da også Metrofanes' etterfølger og Paulus ble hans andre etterfølger.
Dette skjedde åpenbart i
forbindelse med konsilet i Nikea (i dag Iznik i Tyrkia) i 325, hvor Athanasius
virkelig var til stede som diakon. Tradisjonen sier at Metrofanes døde først i
326. Det kan bety at han trakk seg tilbake fra sitt embete lenge før sin død –
tradisjonen sier da også at han ble hele 117 år gammel, mens en annen versjon
sier at han var forhindret fra å delta på konsilet i Nikea på grunn av høy
alder og sykdom, men at han i stedet sendte sin fremste prest Alexander for å
representere seg, og da Alexander vendte tilbake, utpekte han ham til sin
etterfølger som biskop. Vanligvis oppgis imidlertid Alexanders episkopat fra
314 til 337.
Alexander ble i 314 valgt
til Metrofanes' etterfølger som biskop av Bysants. Men i 330 flyttet keiser
Konstantin I den Store (306-37; enekeiser fra 324) keiserrikets hovedstad fra
Roma til den gamle greske byen Bysants, som han ga navnet Konstantinopel,
«Konstantins by», og fra da av var Alexander erkebiskop av Konstantinopel. Byen
skulle få mye av den betydning og prestisje som Alexandria i sin tid hadde
hatt. Patriarkatet i Alexandria hadde allerede mistet sin fremtredende
posisjon. Fra 451 skulle Konstantinopel bli patriarksete og nummer to i rang
etter Roma.
Alexander sto midt i den
opprivende striden om det arianske kjetteri. Denne striden begynte rundt 323 i
Alexandria i Egypt, og de to hovedmotstanderne var Arius, en eldre
prest i Alexandria, og den hellige patriark Alexander av
Alexandria (313-28). Stridighetene gjaldt spesielt definisjonen av
inkarnasjonen: om Jesus var både Gud og menneske. Arius mente at «det var en
tid hvor Sønnen ikke var», med andre ord at Jesus ikke var av samme vesen som
Gud Fader, men skapt av ham, og dermed bare symbolsk kunne kalles Guds sønn.
Biskop Alexander og hans tilhengere mente derimot at denne doktrinen anerkjente
to guder og dermed var diteistisk («to-guderi»). De mente at Fader og
Sønn var av samme vesen, at Jesus var både guddommelig og menneskelig.
Biskopen kalte sammen en
synode i Alexandria som avsatte Arius, og erkekjetteren trakk seg tilbake til
Caesarea, hvor han fortsatte å forkynne sin lære. Han fikk støtte fra Eusebius
av Nikomedia og andre syriske prelater. Striden fant sted i en tid da politikk
og religion ikke kunne skilles fra hverandre. Stridighetene bølget frem og
tilbake uten ende, og da keiser Konstantin I den Store endelig ble overbevist
om at dette ikke bare var ubetydelig krangel mellom biskoper, følte han seg
tvunget til å definere et offisielt dogme for å forene de kristne. Med dette
formål innkalte han et konsil i Nikea i Frygia (i dag Iznik i Tyrkia) i 325 for
å avgjøre spørsmålet. Dette var det første og viktigste kirkemøtet, og var
samtidig det første møte mellom stat og kirke. Konstantin deltok på møtet
sammen med 318 biskoper og deres delegasjoner.
Konsilet vedtok med 301
mot 70 stemmer at det er Kirkens lære at Sønnen er sann Gud, av samme vesen som
Faderen, født og ikke skapt. Konsilet vedtok betegnelsen homoousios (gr.=
av samme vesen eller substans), et teologisk uttrykk for å forklare forholdet
mellom Faderen og Sønnen. Dette er det berømte uttrykket for ortodoks tro som
kalles den nikenske trosbekjennelse (Symbolum Nicaenum) og som
fortsatt brukes av Kirken med et tillegg fra konsilet i Konstantinopel i 381.
Konsilet fordømte ettertrykkelig og endelig heresiarken (erkekjetteren)
Arius' lære som sa at Sønnen var underordnet Faderen som en guddom av mindre
rang, at han var skapt av Faderen at det dermed fantes en tid da han ikke
eksisterte, og at hans natur var i stand til både ondt og godt.
Keiser Konstantin hadde
anerkjent biskopenes beslutning og utstedte et dekret som forviste dem som
nektet å godkjenne den. Konsilet ekskommuniserte Arius og to av hans
tilhengere. Han ble forvist og fordømt som kjetter, og hans bøker ble brent.
Men uttrykket homoousios og dets implikasjoner ble akseptert mer
formelt enn reelt, og splittelsen fortsatte de følgende tiårene til tross for
keiser Konstantins erklæring om at konsilets avgjørelse hadde vært et verk av
Den Hellige Ånd, som handlet gjennom biskopene.
I 327 overtalte prinsesse
Konstantia sin bror keiser Konstantin den Store til å oppheve landsforvisningen
av Arius. I 328 vendte også den arianske biskop Eusebius av Nikomedia i Bitynia
i Lilleasia (i dag Izmit i Tyrkia), som ikke lå langt fra Konstantinopel,
tilbake fra sitt eksil. I 336 ankom Heresiarken (erkekjetteren) Arius i
triumf til Konstantinopel med en ordre fra keiser Konstantin om at erkebiskop
Alexander skulle ta ham inn i Kirken i full kommunion. Alexander lukket seg
inne i kirken og ba Gud om å fjerne ham eller Arius. Natten før dagen for den
høytidelige mottakelsen, døde Arius, over åtti år gammel. Det skal ha skjedd på
åpen gate ved at hans buk revnet og tarmer og indre organer veltet ut. Dette
syntes å være en guddommelig inngripen som et svar på Alexanders bønner. Arius
ble gravlagt av sine tilhengere, som mente at han måtte ha blitt forgiftet.
Etter hans død var Eusebius av Nikomedia arianernes leder, og de var nå de
dominerende i øst. Arianismen skulle bli fordømt igjen på konsilet i
Konstantinopel i 351.
Men Alexander skulle ikke
leve lenge etter Arius' død. Da den gamle biskopen var døende, trolig i 336,
utpekte han Paulus til sin etterfølger. Helt fra sine guttedager hadde Paulus
vært sekretær for Alexander, som hadde viet ham til diakon og senere til prest.
Alexander døde i 337. Ikke før hadde han trukket siste åndedrag før de arianske
og ortodokse partiene havnet i åpen konflikt. Denne gangen seiret de ortodokse,
og elektorene stadfestet Alexanders utnevnelse og valgte Paulus til ny
erkebiskop. Han ble gyldig konsekrert av en rekke ortodokse biskoper, som
tilfeldigvis var til stede i Konstantinopel, i kirken St. Irene (gr: Hagia
Eirēnē, Αγία Ειρήνη = «Hellige Fred»), nær det som skulle bli den store kirken
St. Sofia (gr: Hagia Sofia, Αγία Σοφία = «Hellige Visdom»). Historien om
Paulus' vanskelige episkopat (337-39; 41-42; 46-50) og tragiske endelikt
forteller oss mye om splittelsene i Kirken som et resultat av det arianske
kjetteri.
Omtrent på samme tid som
erkebiskop Alexander døde, trakk også keiser Konstantin den Store sitt siste
sukk den 22. mai 337, etter få dager tidligere å ha mottatt dåpen av den
arianske biskop Eusebius av Nikomedia. Nå ble keiserriket delt mellom hans tre
sønner: vestdelen (Gallia, Britannia og Spania) under Konstantin II (337-40),
den sentrale delen (Italia, Illyria og Afrika) under katolikken Konstans I
(337-50) og østdelen under arianeren Konstantius II (337-61). Konstantin II ble
drept i 340 i kamp mot Konstans, som i sin tur ble myrdet i januar 350 av
usurpatoren Magnentius i Gallia, noe som gjorde Konstantius til enekeiser. Han
brukte enda tre år på å bekjempe Magnentius og drepte ham den 11. august 353.
Under Konstantius' regime
var arianismen tilstrekkelig sterk i Østriket til at Paulus tre ganger skulle
forvises fra sitt sete og til slutt bli drept i fangenskap. I begynnelsen av
sin regjeringstid bodde keiser Konstantius i Antiokia, så han hadde ikke vært i
hovedstaden under bispevalget. Da han vendte tilbake til hovedstaden
Konstantinopel, var han irritert over ikke å ha blitt rådspurt. Han innkalte et
konsil av arianske biskoper, som erklærte Paulus fullstendig uegnet til
bispeembetet, og deretter avsatte og forviste konsilet ham. Dette skjedde i 339
(338?). Som ny erkebiskop innsatte de arianske biskopene en av sine egne,
Eusebius av Nikomedia (339-41), som hadde døpt keiser Konstantin og som
tidligere hadde vært biskop av Berytus (nå Beirut) og fra rundt 318 av
Nikomedia, til tross for den tidlige Kirkens forbud mot å flytte fra ett
bispesete til et annet.
Paulus dro til Roma i
likhet med den hellige patriark Athanasius av
Alexandria (d. 373) og biskopene Asclepas (Asclepius, Aesculapius) av
Gaza og Marcellus av Ancyra (d. ca 376), som det arianske partiet hadde forvist
fra bispesetene. På en synode i Roma som den hellige pave Julius I (337-52)
innkalte i begynnelsen av 341 med over femti biskoper til stede, ble biskopene
fullstendig renvasket for doktrinære feil og avsettelsen av dem ble kjent
ugyldig. Paven meddelte dette i et mesterlig brev til deres motstandere, som
ikke deltok på synoden, selv om det var de som opprinnelig hadde krevd den, og
han lot dem få vite at han var misfornøyd med deres manglende
samarbeidsholdning. Han fordømte dem for deres forsøk på å fordømme biskoper
uten å referere til alle biskopene som et hele og for å ha ignorert Romas
aksepterte rett til å bli konsultert i slike spørsmål.
Eusebius av
Nikomedia/Konstantinopel presiderte over en kirkelig synode som ble holdt i
Antiokia sommeren 341. De 97 biskopene som var samlet, vedtok en enstemmig
protest mot pavens brev. De gjentok fordømmelsen av de avsatte biskopene og
vedtok en trosbekjennelse som utelot det nikenske nøkkelordet homoousios,
«av samme vesen [som Faderen]». Eusebius døde like etter, i slutten av 341
eller begynnelsen av 342, i alle fall før den neste synoden som ble holdt i 342
i Sardica (nå Sofia i Bulgaria). Etter hans død kalte folket straks Paulus
tilbake til byen og sitt bispesete. Han vendte tilbake til Konstantinopel og
hadde med seg brev fra paven og vestkeiseren som insisterte på at han skulle få
bispesetet tilbake, og han ble gjeninnsatt i katedralen St. Irene med folkelige
støttedemonstrasjoner. Men arianerne nektet fortsatt å anerkjenne ham, så de
valgte Makedonius I (342-46) til ny erkebiskop og fikk ham konsekrert av
Theognis av Nikea, Theodorus av Heraclea og andre heterodokse (uortodokse)
biskoper i kirken St. Paulus, og igjen brøt det ut borgerkrig i byen.
Det kom til blodige
gatekamper i hovedstaden. Keiser Konstantius var i Antiokia da han hørte om hva
som foregikk, og han ga sin general (magister militum) Hermogenes
ordre om å drive Paulus ut av Konstantinopel. Men de rasende folkemassene satte
fyr på Hermogenes' hus, drepte ham og trakk hans lik gjennom gatene etter
føttene i triumf. Dette skjedde tidlig i 342. Den rasende keiseren kunne ikke
overse dette opprøret mot hans egen autoritet, så han kastet seg på hesten og
red i full fart tilbake til Konstantinopel, fast bestemt på at folket skulle
straffes for sin revolt. Men innbyggerne møtte ham på sine knær med tårer og
bønnfallelser, så keiseren bestemte seg for å benåde folket og bare ta fra dem
halvparten av kornforsyningen som straff. Men han ga ordre om at Paulus enda en
gang skulle sendes i eksil i 342.
Paulus deltok på synoden
i Sardica (i dag Sofia i Bulgaria) i 342, selv om det partiet som fortsatt
støttet Makedonius, arrangerte et konkurrerende konsil i Filippopolis (nå
Plovdiv i Bulgaria) og vedtok ekskommunikasjonsdekreter mot Paulus, Athanasius
og pave Julius. Paulus søkte tilflukt i Trier i Belgisk Gallia (nå Tyskland),
den keiserlige hovedstaden for vestriket, hvor han ble ønsket velkommen av den
hellige biskop Maximinus (329-46)
og den katolske keiser Konstans. Trier hadde blitt et tilfluktssted for prester
som var forfulgt av arianerne i Østriket, og Athanasius av Alexandria bodde der
i to år (336-37).
For å roe situasjonen
nektet Konstantius å sanksjonere valget av Makedonius, som ble kraftig
irettesatt for sin andel i uroen som hadde vært i byen og for å ha latt seg bli
bispeviet uten keiserlig godkjenning, men han fikk lov å tjenestegjøre i kirken
St. Paulus hvor han var blitt vigslet. På grunn av støtten fra keiser Konstans
I og pave Julius I kunne Paulus i 346 vende tilbake til Konstantinopel, og
Makedonius måtte trekke seg tilbake til en privat kirke. Deretter kan Paulus ha
hatt noen år med fredelig administrasjon.
Keiser Konstans hadde
hatt en dempende innflytelse på broren Konstantius, men da han ble myrdet i
Gallia i 350 av usurpatoren Magnentius, var Paulus uten beskyttelse. Konstantius
var igjen i Antiokia, men han sendte en pretorianerprefekt ved navn Filip til
Konstantinopel med instruksjoner om å utvise Paulus og gjeninnsette Makedonius
i hans sted. På grunn av den store støtten Paulus hadde i byen, turde ikke
Filip gjøre dette åpent og risikere samme skjebne som Hermogenes, så han måtte
ty til lureri. Han inviterte Paulus til å møte ham i et praktfullt offentlig
bad kalt Zeuxippus, som lå i tilknytning til et palass ved kysten av
Hellesponten, for å diskutere noen offentlige spørsmål. Mens folkemassene
samlet seg utenfor, mistenksomme overfor prefektens intensjoner, viste Filip
biskopen keiserens brev. Han ga ordre om at Paulus skulle bringes i stillhet
gjennom palasset og ut gjennom et vindu mot sjøen. Der ble han satt om bord på
et skip og brakt bort fra Konstantinopel til Thessaloniki, sin hjemby. Filip
tillot ham å besøke Illyricum og de fjernere provinsene, men han fikk forbud
mot noensinne å sette sin fot i øst igjen. Makedonius I ble gjeninnsatt som
erkebiskop av Konstantinopel (351-60). Erkebiskop Makedonius inspirerte
etableringen av makedonianerne, en sekt som senere ble fordømt som heretikere.
Men Paulus var åpenbart
fortsatt en trussel, selv i eksil. Han ble lagt i lenker og brakt til Singara i
Mesopotamia, deretter til Emesa i Syria og til slutt til den lille landsbyen
Kukusus (lat: Cucusus) i Taurusfjellene i Kilikia i det sørøstlige Lilleasia,
senere kalt «Lille-Armenia» (1080-1375); nå Göksun i provinsen Kahramanmarash i
Tyrkia. Dette er forøvrig samme sted som den hellige erkebiskop Johannes I
Krysostomos av Konstantinopel (398-404) senere skulle forvises til.
Athanasius skriver kort om hans eksil: «St. Paulus ble første gang sendt av
Konstantin til Pontos, den andre gangen ble han lagt i lenker av Konstantius og
deretter ble han stengt inne i mesopotamiske Syngara og derfra flyttet til
Emesus, og den fjerde gangen til kappadokiske Cucusus i den taurinske
villmarken».1
Filagrius, en
tjenestemann som var stasjonert i Kukusus på den tiden, forteller at Paulus ble
etterlatt i et fangehull i seks dager og netter uten mat, og deretter kvalt.
Det skjedde i eller like etter 351. En tradisjon sier at mens han feiret den
hellige liturgi, kastet noen arianere seg over ham bakfra og kvalte ham med
hans eget omoforion (liturgisk verdighetstegn, tilsvarer
latinsk pallium).
Under den ortodokse
keiser Theodosios I den Store (379-95) ble Paulus' levninger brakt til kirken
St. Irene (gr: Hagia Eirēnē, Αγία Ειρήνη = «Hellige Fred») i Konstantinopel. I
1326 ble Paulus' relikvier brakt til Venezia. I malerhåndboken i Athos blir han
under navnet «Paulos Homologeten» (Bekjenneren) beskrevet som «ung med kort,
splittet skjegg» med et manuskript i hånden. Ofte fremstilles han også som
martyr, kvalt med sitt eget omoforion. I den østlige liturgien kalles «den
hellige far Paulos, erkebiskop av Konstantinopel og bekjenner».
Da den ærverdige
kardinal Cesare
Baronius (1538-1607), lærd oratorianer og kirkehistoriker, reviderte
Martyrologium Romanum på slutten av 1500-tallet, kalte han ikke Paulus for
martyr. Men han æres som martyr i Østkirken og gis også denne tittelen i
bollandistenes Acta Sanctorum. I kunsten avbildes han som biskop med en
stola i hånden eller som kvalt med sin egen stola. Hans minnedag i
Martyrologium Romanum er 7. juni, men de ortodokse minnes ham den 6. november.
1
Athanasius av Alexandria, Historia Arianorum ad Monachos, 275
Kilder:
Attwater/Cumming, Butler (VI), Benedictines, Bunson, Schauber/Schindler, KIR,
CSO, Infocatho, Bautz, Heiligenlexikon, santiebeati.it, en.wikipedia.org,
oca.org, ccel.org, ukrainian-orthodoxy.org - Kompilasjon og oversettelse:
p. Per Einar Odden -
Opprettet: 1998-04-12 22:01 - Sist oppdatert: 2008-08-06 15:52
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/paul1kon
.jpg)