samedi 7 juin 2014

Saint PAUL de CONSTANTINOPLE, archevêque et martyr


Paul I of Constantinople from Menologion of Basil II

Константинополь. 985 г. Миниатюра Минология Василия II. Ватиканская библиотека. Рим.

https://digi.vatlib.it/view/MSS_Vat.gr.1613/0185


Saint Paul de Constantinople

Archevêque de Constantinople (+ v. 350)

A peine élu patriarche de Constantinople, il fut déposé et exilé par les évêques partisans de l'arianisme soutenus eux-mêmes par l'empereur. Banni, il se réfugia par deux fois auprès du Patriarche d'Occident, le Pape de Rome, qui le soutenait. Il y retrouva d'ailleurs saint Athanase d'Alexandrie également exilé pour la même raison. Il put revenir à Constantinople en 342, mais une guerre, entre orthodoxes et ariens, l'exile à nouveau en Mésopotamie. Après plusieurs tentatives de retour au siège patriarcal, en particulier en 347 lors du concile de Sardique, il connut deux autres exils et finit emprisonné en Arménie où ses gardiens, après l'avoir consumé lentement par la faim, l'étranglèrent durant la Divine Liturgie avec le pallium qu'il portait autour du cou.

L'Occident le fête le 7 juin.

En moins de vingt ans, il subit trois fois l'exil pour sa fidélité à la foi apostolique. Il fut rétabli dans sa charge par le Pape de Rome, Jules Ier.

Plusieurs fois chassé de son siège par les ariens à cause de la foi de Nicée, et plusieurs fois rétabli, il fut enfin relégué par l’empereur Constance à Cucuse, petite ville de Cappadoce ; là, dit-on, les manœuvres des ariens le firent étrangler cruellement.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8954/Saint-Paul-de-Constantinople.html

Saint Paul de Constantinople

Saint Alexandre, premier patriarche de Constantinople, avait attiré par ses prières la vengeance de Dieu sur Arius, qui, feignant d'être catholique et allant à ses nécessités naturelles, rendit les entrailles et l'âme avec les excréments : il avait valeureusement combattu les ariens l'espace de vingt-trois ans qu'il tint le Siège, lorsqu'il mourut le vingt-huit août de l'an 340. Il n'ordonna pas, il est vrai, d'évêque pour son successeur : mais sur ce qu'on lui demanda quelle personne il désirait, il recommanda que l'on fit élection de saint Paul, qu'il avait lui-même ordonné prêtre, remontrant qu'en effet -il était jeune d'âge, mais que la maturité de ses mœurs suppléait à ce défaut : de plus, que tout ce qu'ils sauraient désirer dans un Prélat se rencontrait en sa personne, à savoir la doctrine et l'éloquence, jointes avec une probité singulière.

Cette élection excita un grand tumulte dans Constantinople, parce que le peuple y était divisé en deux parties, à savoir les catholiques et les ariens. Il est bien vrai que du vivant de saint Alexandre les catholiques étaient les plus puissants, quelques efforts que fissent les ariens : mais sa mort rendit ceux-ci plus fiers qu'auparavant; ils voulurent trancher d'égal avec les catholiques et eurent enfin l'avantage. Néanmoins les catholiques élurent et consacrèrent saint Paul dans l'église de la Paix, qui était proche de la grande église.

Mais l'empereur Constance, qui était arien, arrivant sur ces entrefaites à Constantinople, causa un grand trouble dans l'Église; parce que, favorisant ceux de sa secte au préjudice des catholiques, il assembla un conventicule d'évêques ariens, où il lit déposer saint Paul de son siège, et Eusèbe de Nicomédie fut établi en sa place. Cependant saint Paul fut relégué à Pont, et de là en plusieurs autres lieux, selon la passion de ses ennemis, ainsi que nous l'apprend saint Athanase, son contemporain. Cette déposition et cet exil étaient bien capables de causer de l'affliction à tout autre qu'à saint Paul : toutefois, par une résignation entière de toutes ses volontés à celle de Bieu, il goûtait indifféremment et les prospérités et les adversités de ce monde.

Tout ce qui se passait contre lui n'était pas pour aucune chose de sa part qui fût le moins dû monde contre la raison, mais bien par l'instigation de cet Eusèbe, esprit brouillon et ambitieux, et qui ne pouvait pas se contenir dans la modération, aspirant toujours à quelque plus haut degré de fortune. C'est ainsi même que le déclarent les Pères du synode d'Alexandrie tenu par les évêques d'Égypte, et en l'épître synodale qu'ils adressèrent au Pape Jules (devant lequel saint Athanase et les eusébiens devaient comparaître pour dire chacun leurs raisons, afin de terminer leur débat) et à tous les évêques de l'Église catholique. Saint Athanase la rapporte en entier au commencement de sa seconde apologie.

Aussi cet Eusèbe n'en demeura pas là : car sur ce que le Pape Jules envoya des légats à Constantinople pour indiquer le temps d'un synode qu'il faisait convoquer à Rome, pour justifier et terminer les accusations des ariens contre saint Athanase, il les retint si longtemps, qu'enfin le temps fixé se passa sous le prétexte de la guerre des Perses, qui leur ôtait la liberté et la sûreté des chemins. (Théodoret dit que ce qui empêcha véritablement les ariens d'aller à Rome, était qu'ils avoient eu avis que leur malice et leurs mensonges étaient découverts.) Là-dessus Eusèbe prit sujet de convoquer un synode à Antioche, où l'empereur était, et d'y appeler les autres évêques par l'autorité de l'empereur, afin d'y dédier une église que l'empereur Constantin avait commencé à y faire bâtir. Ils s'y trouvèrent au nombre de quatre-vingt-dix (quelques-uns disent quatre-vingt-dix-sept, les autres quatre-vingt-dix-neuf), entre lesquels il y en avait trente-six ariens. Là, après avoir fait Fe qu'il désirait contre saint Athanase, malgré les évêques catholiques qui n'y consentirent jamais, il envoya des ambassadeurs au Pape pour le supplier d'être le juge en la cause de saint Athanase. Mais Dieu ne lui fit pas la grâce d'en voir la décision, et peu après son synode il mourut.

Là-dessus le peuple rétablit aussitôt saint Paul en son siège, mais il n'en fut pas encore longtemps paisible possesseur, car les ariens ayant élu en même temps un certain Macédonius, il y eut de grands troubles et des séditions étranges, où plusieurs perdirent la vie de part et d'autre. L'empereur Constance, qui était à Antioche, en ayant été averti, commanda au duc Hormogène, qu'il envoyait en Thrace, de se transporter jusqu'à Constantinople et apaiser la sédition en chassant Paul de son Église. Mais il en a: riva autrement qu'il ne pensait : car ayant voulu user de force, le peuple, au lieu de s'apaiser, entra en une telle furie, que, sans considération de sa qualité, ils assiégèrent son logis, y entrèrent, y mirent le feu, et l'ayant lui-même tiré dehors, le massacrèrent. Néanmoins cette fureur populaire fut bientôt apaisée. Aussitôt que l'empereur eut appris ces nouvelles, il s'y transporta promptement, chassa lui-même saint Paul de la ville, l'envoya en exil et châtia le peuple par de gros impôts, sans toutefois autoriser Macédonius, contre lequel il se fâcha grandement, pour avoir été la cause de tout ce trouble, et de la perte de tant de personnes, d'autant plus que son élection avait été faite sans son autorité ; après quoi il s'en retourna à Antioche.

Saint Paul n'était pas le seul prélat affligé : Àsclépas, évêque de Gaza, Marcel d'Ancyre et Lucius d'Adrianopolis, furent également chassés de leurs sièges pour divers sujets. De sorte que s'étant trouvés tous à Rome, ils se présentèrent au Pape Jules, et lui firent entendre leurs plaintes et le tort qu'on leur faisait. Sa Sainteté, usant du pouvoir qu'elle a sur tous les autres évêques, écrivit aux villes d'Orient, l'an 342, afin que chacun de ces évêques fût remis en son siège : ce qui fut fait.

Mais saint Paul ne fut pas plutôt à Constantinople, que l'empereur Constance écrivit au gouverneur, nommé Philippe, et lui commanda de chasser saint Paul derechef de son siège, et d'y établir Macédonius en sa place. Ce gouverneur, plus avisé qu'Hermogène, et craignant l'émotion du peuple, se servit d'une ruse, qui lui réussit ainsi qu'il désirait, pour l'exécution de la volonté de l'empereur. Il feignit de vouloir pourvoir à quelques affaires de la ville, et fit venir saint Paul pour ce sujet au bain public, où il était. Là- dessus il lui fit entendre le commandement qu'il avait de l'empereur; et aussitôt, comme le peuple, qui se doutait de l'affaire, s'était assemblé en ce lieu-là, il le fit passer par une ouverture sur le derrière, et le fit embarquer dans un vaisseau qu'il avait préparé. On le conduisit à Thessalonique, ville principale de la Macédoine, qui était le pays natal du saint prélat, avec défense de partir de là sans jamais retourner au Levant. Ainsi le bon saint Paul fut subtilement chassé de son siège et de la ville, contre l'espérance et la créance de chacun.

Après cela, ce gouverneur s'en alla à l'église avec Macédonius en son carrosse, et l'y établit à main armée; de sorte qu'il y eut encore un grand trouble pour ce sujet. Socrate dit qu'il y eut bien 1,150 personnes de tuées pour ce coup-là. Voilà la façon de procéder des hérétiques. Ce fut ainsi que Macédonius usurpa le siège de Constantinople sur saint Paul.

Cependant saint Paul trouva moyen de sortir de Thessalonique et de s'enfuir en Italie, en feignant d'aller à Corinthe; saint Athanase s'étant aussi trouvé en ce pays, ils firent tous deux leurs plaintes à Constant, empereur d'Orient. Constant s'étant employé pour leur rétablissement envers l'empereur, son frère, mais sans effet, il fit convoquer, avec l'autorité du Pape Jules, un concile à Sardique, l'an 347, en partie pour le même sujet.

Ce concile était composé de trois cents évêques de l'Occident, et de septante-six seulement du Levant : ceux-ci se tinrent à part et ne voulurent pas se joindre avec les Occidentaux, si Athanase et Paul n'étaient chassés de l'assemblée, ce qu'ils ne purent obtenir. Car il est vrai que saint Paul et saint Athanase assistaient à ce concile : encore que saint Paul fut averti par le peuple de Constantinople qu'il ne s'y trouvât pas, parce que les ariens lui voulaient jouer un mauvais parti, ainsi que nous l'apprend Théodoret. Les ariens donc furent condamnés par ces doctes prélats, comme n'osant pas poursuivre l'accusation intentée contre ces deux grands personnages, saint Athanase et saint Paul; et puis les décrets du concile furent confirmés; enfin ce mot de consubstantiel éclairci et autorisé contre l'erreur des ariens.

Après cela, le concile envoya saint Vincent, évêque de Capoue, et Euphrates, évêque de Cologne, en ambassade vers l'empereur Constance, pour lui faire connaître ce qui s'était passé en ce concile. Ce que fit aussi Constant son frère, empereur d'Occident, par une autre ambassade, le suppliant tous de rétablir en leurs sièges saint Athanase, saint Paul et les autres évêques qui en avoient été chassés. Mais l'empereur Constance tirant cette affaire trop en longueur, Constant, son frère, l'envoya derechef prier de les rétablir promptement, et que s'il ne le faisait, il irait lui-même le faire : lui déclarant la guerre en ce cas-là. Par ce moyen saint Paul fut honorablement reçu dans Constantinople, et les autres en leur siège, par le commandement de l'empereur ; car Constance, intimidé par les menaces de son frère, ne le voulait pas désobliger jusqu'à ce point d'avoir la guerre contre lui pour cette considération.

Mais comme Constance était le prince le plus inconstant du monde, après la mort de Constant, son frère, qui arriva l'an 350, n'ayant plus rien à craindre, il se laissa gagner facilement par les ariens : tellement qu'il chassa encore une fois saint Paul de son siège et l'envoya en exil à Cueuse, petite ville de Cappadoce. Les ariens, vrais esprits de division et de sang, non contents de le voir retiré et solitaire en ce petit lieu, envoyèrent des gens cruels, ministres de leur passion, qui l'étranglèrent en public le septième jour de juin, l'an de Notre-Seigneur 351, autorisés en cela du gouverneur Philippe, qui leur prêta main-forte pour exécuter leur méchant dessein.

Il est vrai que ce grand saint a souffert de furieuses bourrasques pour le soutien et la défense de la foi orthodoxe contre les ariens ou eusébiens, et qu'il a été comme le jouet de leurs passions. Car il fut premièrement envoyé en exil à Pont, d'où ayant été rappelé, l'empereur l'envoya après chargé de chaînes, dont on l'avait lié, à Singre en Mésopotamie ; depuis il fut encore exilé à Emèse, puis enfin à Cueuse, petite ville d'Arménie, près des déserts du mont Taurus, où il trouva le couronnement de ses travaux. Saint Athanase a eu la curiosité de compter tous ses exils.

Cependant le cardinal Baronius remarque que ce préfet qui autorisa et procura même sa mort, ne vécut pas longtemps sans ressentir la main vengeresse de la justice divine. Car Dieu permit que, cette même année-là, il fut ignominieusement dépouillé de sa préfecture, et exposé à la risée du peuple : de sorte que, privé de la compagnie des siens, il s'en allait errant, vagabond, loin de son pays, comme un autre Caïn, toujours pleurant et tremblant, et finit malheureusement ses jours.

Trente ans après, l'empereur Théodose Ier ayant appris tout ce qui s'était passé à l'endroit de saint Paul pendant sa vie et après sa mort, il fit transférer son corps d'Ancyre, où il reposait, à Constantinople ; il le reçut avec tous les honneurs imaginables, et le posa avec beaucoup de respect dans l'église même que Macédonius, son grand persécuteur, avait fuit bâtir, et que les macédoniens avoient longtemps occupée : laquelle depuis a toujours porto le nom de saint Paul.

Tous les Martyrologes latins font une honorable mention de saint Paul le Patriarche : comme aussi le Ménologe des Grecs, le 6 septembre. Sa vie a été écrite par Métaphraste, qui l'a recueillie des anciens monuments; par Lipomani et par Surius. Saint Athanase, son contemporain, Socrate, Sozomène et Théodoret décrivent assez particulièrement toutes ses actions. Plusieurs auteurs parlent encore fort honorablement de lui, selon le rapport du cardinal Baronius; comme aussi ce dernier, tant en ses Annales ecclésiastiques qu'eu ses Annotations sur le Martyrologe romain.

SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/paul_de_constantinople.htm

S. Paul, patriarche de Constantinople

7 juin

RÉSUMÉ :

Saint Paul était de Thessalonique. Prêtre de l’Église de Constantinople, il fut élu évêque en dépit des intrigues des Ariens, qui obtinrent son exil de l’empereur Constance, leur protecteur. Saint Paul se rend en Occident et rejoint saint Athanase à Rome. Le Pape saint Jules Ier, au synode de cette ville, ordonne que son siège lui soit restitué : il rentre en effet à Constantinople, s’y maintient quelque temps, mais en est de nouveau chassé par la colère de l’empereur.

Il fallut les menaces de Constant, empereur d’Occident, favorable aux Catholiques, pour assurer le second rétablissement de saint Paul dans son Église patriarcale. Malheureusement Constant meurt en 350 et la persécution reprend plus violente en Orient.

Saint Paul, banni malgré les efforts de son peuple, est chargé de fers, traîné à Singare, en Mésopotamie, puis à Émèse, en Syrie, de là plongé dans un cachot en une petite ville malsaine du mont Taurus. On l’y laissa six jours sans nourriture, et comme le septième il respirait encore, on l’étrangla le 7 juin 351.

Saint Paul, natif de Thessalonique, était diacre de l’Église de Constantinople quand saint Alexandre, en mourant, le désigna pour son successeur (l’an 340), à cause de la pureté de ses mœurs et de sa doctrine. Ce choix fut ratifié par le plus grand nombre ; mais les ariens, bien qu’en minorité, présentèrent l’élection comme une cabale et parvinrent à faire nommer Eusèbe de Nicomédie. Saint Paul se réfugia à Trèves auprès de l’empereur Constant qui protégeait les Catholiques vraiment orthodoxes.

Eusèbe mort, les hérétiques le remplacèrent par Macédonius. Les esprits s’échauffèrent ; on en vint aux armes. Saint Paul, qui était revenu, fut arraché de l’église par les soldats, et le peuple, furieux de cet outrage, massacra leur général. Chassé de nouveau et rétabli, il finit par tomber victime de la rage des ariens. On usa de subterfuge pour l’enlever à l’affection que lui portaient les fidèles. Il fut conduit chargé de chaînes d’abord à Émèse, puis à Cucuse, en Cappadoce ; tandis qu’on répandait le bruit qu’il avait succombé de maladie, il périssait étranglé, au fond d’un cachot, par les mains du préfet d’Orient, Philippe. C’était l’an 351, saint Jules Ier étant pape et Constance II empereur.

VOICI UNE AUTRE GRANDE VIE DE SAINT PAUL, PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE

« Les Fleurs de la Vie des Saints et des Fêtes de toute l’année, recueillies par le R.P. Pierre Ribadeneira, de la Compagnie de Jésus », chez Jean Hénault, Paris - 1658.

Nous voulons attirer l’attention dans cette vie sur :

la manière dont les Saints sont traités ;

la persistance vraiment démoniaque dans la maltraitance par les hommes ;

ce que sont les ennemis de l’Église avec leur haine sous des apparences de piété…

la « tranche d’Histoire » de la grande crise de l’Arianisme au temps de saint Athanase et de notre saint Paul qui est aussi une figure de notre crise actuelle ;

le rôle du Pape qui confirme ou dépose les évêques de sa seule autorité ;

le fait que l’on ne se préoccupait pas de savoir si les évêques ariens étaient « valides » : n’étant pas reçus par Rome, en quelque façon ils n’avaient plus de raison d’être (sauf à se battre avec des moyens pas… catholiques pour s’imposer au peuple fidèle, éternelle victime, et au Pape lui-même qui doit exercer son Autorité).

SAINT ALEXANDRE, PREMIER PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE

Après que le grand saint Alexandre, premier Patriarche de Constantinople, eut obtenu par ses prières la vengeance de Dieu contre Arius, qui feignait d’être Catholique —de sorte qu’allant à ses nécessités naturelles, il rendit les entrailles, et l’âme aux démons— après dis-je, avoir valeureusement combattu les Ariens l’espace de vingt-trois ans qu’il tint le Siège patriarcal, il mourut le 28 août, l’an 340.

SA MORT

Il ne sacra pas véritablement d’Évêque qui lui succédât. Mais sur ce qu’on lui demanda quelle personne il désirait pour son successeur, il commanda qu’on fît élection de saint Paul, qu’il avait lui-même ordonné prêtre : leur remontrant qu’en effet il était jeune d’âge, mais que la maturité de ses mœurs suppléait à ce défaut ; et de plus, que tout ce qu’ils sauraient désirer d’un prélat, se rencontrait en sa personne, à savoir, la doctrine et l’éloquence, jointes avec une vertu rare et une probité singulière.

Cette élection excita un grand tumulte dans Constantinople, parce que le peuple y était divisé en deux partis ; des Catholiques, et des Ariens. Il est vrai que du vivant de saint Alexandre, les Catholiques étaient plus puissants, quelques efforts que fissent les Ariens au contraire : mais sa mort rendit ceux-ci plus fiers que devant ; et même voulurent aller de pair avec les Catholiques, qui néanmoins élurent et consacrèrent Évêque saint Paul dans l’Église de la Paix, qui était proche de la grande Église.

SAINT PAUL DÉPOSÉ DE SON SIÈGE ET EXILÉ

Mais l’Empereur Constance, qui était Arien, arrivant sur ces entrefaites à Constantinople, causa un grand trouble en l’Église, parce que favorisant ceux de sa secte, au préjudice des Catholiques, il assembla un conciliabule d’Évêques ariens, le fit déposer de son Siège et fut établi en sa place un Eusèbe de Nicomédie ; puis alla à Antioche.

Cependant saint Paul fut relégué dans le Pont, et de là en plusieurs autres divers lieux, selon les passions de ses ennemis ; comme nous l’apprend saint Athanase qui vivait de son temps, et comme nous verrons ci-après. Cette déposition et cet exil étaient capables de donner de l’affliction à tout autre qu’à saint Paul : mais par une résignation entière de toutes ses volontés à celle de Dieu, il retenait indifféremment les prospérités et les adversités de ce monde. Il faut aussi remarquer, que tout ce qui se passait contre lui, n’était pas pour aucune chose qui se trouvât le moins du monde contre la raison ; mais plutôt à la sollicitation de cet Eusèbe, esprit remuant et ambitieux, qui ne pouvait se contenir dans la modération, aspirant toujours à quelque plus haut degré de fortune. C’est ainsi même que le déclarent les Pères du Synode d’Alexandrie, tenu par les Évêques d’Égypte, et en l’Épître Synodale qu’ils adressèrent au Pape saint Jules Ier (devant lequel saint Athanase et les Eusébiens devaient comparaître, pour dire chacun leurs raisons, afin de terminer leur différend) et à tous les Évêques de l’Église Catholique. Saint Athanase la rapporte tout entière, sur le commencement de sa seconde Apologie.

Aussi cet Eusèbe n’en demeura pas là. Car sur ce que le Pape saint Jules Ier envoya des Légats à Constantinople, pour faire entendre le temps d’un Concile, qu’il faisait convoquer à Rome, afin de juger des accusations dont les Ariens tâchaient de noircir saint Athanase, il les retint si longtemps, qu’enfin la saison se passa, sous prétexte de la guerre des Perses, qui leur ôtait, disait-il, la liberté et la sécurité des chemins. Théodoret dit que ce qui les empêcha véritablement d’aller à Rome, était qu’ils avaient eu avis que leur malice et leurs mensonges étaient découverts. Là dessus il prit sujet de convoquer un Synode à Antioche, où l’Empereur était, et d’y appeler les autres Évêques, par l’autorité de l’Empereur, afin d’y dédier une Église, que l’Empereur Constantin avait commencé d’y faire bâtir ; ils s’y trouvèrent au nombre de 90 (quelques-uns disent 97, les autres 99), entre lesquels il y en avait 36 Ariens : où après avoir fait ce qu’il désirait contre saint Athanase, malgré les Évêques Catholiques qui n’y consentirent jamais, il envoya des Ambassadeurs au Pape pour le supplier d’être le Juge en la cause de saint Athanase. Mais Dieu ne lui fit pas la grâce d’en voir la décision et la fin, d’autant que peu après il mourut.

SAINT PAUL RÉTABLI EN SON SIÈGE

Là-dessus le peuple rétablit aussitôt saint Paul en son Siège : mais il n’en fut pas longtemps en paisible possession. Car les Ariens ayant élu de leur côté en même temps un certain Macédonius, il y eut de si grands troubles et des séditions si étranges, que plusieurs y perdirent la vie de part et d’autre.

L’Empereur Constance, qui était à Antioche, ayant été averti, commanda au Duc Hermogène, qu’il envoyait en Thrace, de se transporter jusqu’à Constantinople et d’apaiser la sédition, en chassant saint Paul hors de son Église. Mais il en arriva tout autrement qu’il ne pensait ; car ayant voulu user de force, le peuple au lieu de s’apaiser entra en telle furie, que sans considération de sa qualité, ils assiégèrent son logis, y entrèrent, mirent le feu dedans, et l’ayant lui-même tiré dehors, le massacrèrent. Néanmoins cette fureur populaire fut bientôt apaisée, parce que l’Empereur ayant appris ces nouvelles, s’y transporta diligemment, chassa lui-même saint Paul hors de la ville, l’envoyant en exil, et châtia le peuple par de gros impôts ; sans toutefois autoriser Macédonius, contre lequel il se fâcha grandement pour avoir été la cause de tout ce trouble, et de la perte de tant de personnes, et parce que son élection avait été faite sans son autorité ; après quoi, il s’en retourna à Antioche.

EST RÉTABLI EN SON SIÈGE PAR L’AUTORITÉ DU PAPE

Saint Paul n’était pas le seul Prélat affligé : mais aussi Asclépas Évêque de Gaza, Marcel d’Ancyre, et Luce d’Andrinople, qui tous furent aussi chassés de leurs Sièges, pour divers sujets. De sorte que s’étant trouvés à Rome ils se présentèrent au Pape saint Jules Ier, auquel ils firent entendre leurs plaintes et le tort qu’on leur faisait.

Sa Sainteté usant de la prérogative qu’elle a par dessus tous les autres Évêques, écrivit aux villes d’Orient, l’an 342, afin que chacun de ces Évêques fût remis en son Siège ; ce qui fut fait. Mais saint Paul ne fut pas plutôt à Constantinople, que l’Empereur Constance écrivit au Gouverneur qu’il avait en cette ville-là, nommé Philippe, et lui commanda de chasser encore saint Paul de son Siège, et d’y établir Macédonius en sa place.

EST ENCORE CHASSÉ DE SON SIÈGE ET BANNI

Ce Gouverneur plus avisé qu’Hermogène, craignant l’émotion du peuple, se servit d’une ruse, qui lui réussit comme il désirait, pour l’exécution de la volonté de l’Empereur. Il feignit vouloir donner ordre à quelques affaires de la ville, et fit venir saint Paul pour ce sujet au Bain public où il était. Là il lui fit entendre le commandement qu’il avait de l’Empereur, et incontinent, à cause que force peuple, qui se doutait de l’affaire, s’était assemblé en ce lieu-là, le fit passer par une ouverture sur le derrière, et le fit embarquer en un vaisseau qu’il avait exprès, avec ordre de s’en aller à Thessalonique, ville principale de Macédoine, qui était le pays natal du saint Prélat, avec défense de partir de là, sans jamais retourner au Levant.

Ainsi saint Paul fut subtilement chassé de son Siège, et de la ville, contre l’espérance et la créance d’un chacun. Après quoi, ce Gouverneur alla à l’église avec Macédonius en son carrosse, et l’y établit à main armée ; de sorte qu’il y eut encore un grand trouble à cette occasion. Socrate dit qu’il y en eut bien mille cent cinquante de tués pour ce coup là.

Voilà la façon de procéder des hérétiques. C’est ainsi que Macédonius s’empara du Siège de Constantinople sur saint Paul.

CONCILE DE SARDIQUE EN 347

Cependant saint Paul trouva moyen de sortir de Thessalonique et de s’en aller en Italie, sous ombre d’aller à Corinthe ; où saint Athanase se trouvant aussi, ils firent leurs plaintes tous deux à Constant, Empereur d’Occident, qui s’employa pour leur rétablissement envers l’Empereur Constance son frère, mais sans effet ; et fit convoquer, avec l’autorité du Pape saint Jules Ier, un Concile à Sardique, l’an 347, pour le même sujet en partie. Ce Concile était composé de trois cents Évêques de l’Occident, et de septante-six seulement de l’Orient : ceux-ci se tinrent à part, et ne voulurent pas se joindre avec les autres si Athanase et Paul n’étaient chassés de l’Assemblée ; ce qu’ils ne purent obtenir. Car il est vrai que saint Paul et saint Athanase assistaient à ce Concile : encore que saint Paul fût averti par le peuple de Constantinople qu’il ne s’y trouvât pas, parce que les Ariens lui voulaient jouer un mauvais parti, comme nous l’apprend Théodoret de Cyr.

Les Ariens donc furent condamnés par ces Prélats, et n’osèrent poursuivre l’accusation intentée contre ces deux grands personnages, saint Athanase et saint Paul. Puis les Décrets du Concile furent confirmés ; enfin ce mot de Consubstantiel éclairci et autorisé, contre l’erreur des Ariens.

Enfin le Concile envoya saint Vincent Évêque de Capoue et Euphrates Évêque de Cologne, en Ambassade vers l’Empereur Constance, pour lui faire entendre ce qui s’était passé au Concile. Ce que fit aussi Constant son frère, Empereur d’Occident, par une autre Ambassade, le suppliant tous de rétablir en leurs sièges saint Athanase, saint Paul, et les autres Évêques, qui en avaient été chassés.

SAINT PAUL REMIS EN SON SIÈGE

Mais l’Empereur Constance tirant cette affaire trop en longueur, son frère Constant l’envoya encore prier de les rétablir promptement, et que s’il ne le faisait, il irait lui-même le faire en personne, lui dénonçant la guerre en ce cas. Par ce moyen saint Paul fut honorablement reçu dans Constantinople, et les autres chacun en leur siège, par le commandement de l’Empereur Constance, intimidé des menaces de son frère, qu’il ne voulait pas désobliger jusqu’à ce point d’avoir guerre contre lui pour cette seule considération.

FINALEMENT EN EST CHASSÉ, EXILÉ ET TUÉ

Mais comme Constance était l’homme le plus inconstant du monde, après la mort de son frère Constant qui arriva l’an 350, n’ayant plus rien à craindre, il se laissa si bien gagner par les Ariens, qu’il jeta encore une fois saint Paul hors de son Siège, et l’envoya en exil à Cucuse, petite ville de Cappadoce. Les Ariens, vrais esprits de division et de sang, non contents de le voir retiré solitaire en ce petit lieu, envoyèrent des gens cruels, ministres de leurs passions, qui l’étranglèrent en public le 7 juin, l’an de notre Seigneur 351, autorisés en cela par le Gouverneur Philippe, qui leur prêta main forte, pour exécuter leur mauvais dessein.

Il est vrai que ce grand Saint a souffert de furieuses bourrasques des Ariens, pour le soutien et la défense de la Foi Orthodoxe [c’est-à-dire, ici, Catholique], qu’il a été comme le jouet de leurs passions. Car il fut premièrement envoyé en exil dans le Pont ; d’où ayant été rappelé, l’Empereur l’envoya chargé de chaînes, dont on l’avait lié et garrotté, à Singre en Mésopotamie. Depuis, il fut encore exilé à Émèse, et enfin à Cucuse, petite ville d’Arménie, vers les déserts du mont Taurus, où il trouva la fin et le couronnement de ses travaux.

TÉMOIGNAGES DE L’HISTOIRE

Saint Athanase a eu cette curiosité de remarquer tous ses exils, comme nous les venons de déduire. Or le Cardinal Baronius remarque que le préfet, qui autorisa et procura même sa mort, ne fut pas longtemps sans ressentir la main vengeresse de la Justice Divine. D’autant que la même année, Dieu permit qu’il fût honteusement dépouillé de sa Préfecture, et exposé à la risée du peuple, de sorte que, privé de la compagnie des siens, il allait errant, vagabond, loin de son pays, comme un autre Caïn, toujours pleurant et tremblant, et finit ainsi malheureusement ses jours.

RÉPARATION PAR THÉODOSE

Trente ans après, l’Empereur Théodose Ier ayant appris tout ce qui s’était passé à l’endroit de saint Paul, pendant sa vie et depuis sa mort, fit transférer son corps d’Ancyre où il reposait, à Constantinople où il le reçut avec tous les honneurs possibles, et le mit avec grande révérence, dans l’église même que Macédonius son grand persécuteur avait fait bâtir, et que les Macédoniens avaient occupée, mais qui a toujours depuis porté le nom de saint Paul. C’est ce qui a donné sujet à plusieurs du commun peuple, de croire que c’était le corps de l’Apôtre saint Paul, l’ignorance de la vérité leur faisant prendre un Saint pour un autre.

Tous les Martyrologes latins font honorable mention de saint Paul le Patriarche de Constantinople, comme aussi le Ménologe des Grecs, mais le 6 septembre, et non en ce jour. Sa vie a été décrite par Métaphraste, qui l’a recueillie des anciens monuments, comme aussi par Lipoman et Surius. Saint Athanase son contemporain, Socrate, Sozomène et Théodoret décrivent assez particulièrement toutes ses actions : c’est d’eux principalement que nous avons fait cet extrait. Plusieurs autres Auteurs parlent encore fort honorablement de lui selon le rapport du Cardinal Baronius, comme aussi lui-même, tant en ses Annales Ecclésiastiques, qu’en ses Annotations sur le Martyrologe Romain.

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/La-vie-et-les-tribulations-contre-les-Ariens-de-saint-Paul-patriarche-de-Constantinople-et-martyr-fete-le-7-juin-No_903.htm

San Paolo I

Icona del santo


Saint Paul of Constantinople

Also known as

Paul the Confessor

Paul I

Paulus…

Memorial

6 November (Martyrology)

7 June on some calendars

Profile

Chosen Archbishop of Constantinople in 336. For supporting orthodox Christianity against Arianism, he was exiled to Pontus in 337. He returned in 338, but the Arians again exiled him, this time to TrierGermany. He returned c.340, but Emperor Constantius clapped him in chains and exiled him to Mesopotamia. He returned in 344 but was exiled to Cukusus, Armenia. To prevent another return he was eventually imprisoned, starved and murdered. He never stopped trying to get to his diocese and tend to his parishioners, but spent most of his time as archbishop in exileMartyr.

Died

strangled to death in 350 in Cukusus, Armenia

Canonized

Pre-Congregation

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Roman Martyrology1914 edition

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

Short Lives of the Saints, by Eleanor Cecilia Donnelly

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Wikipedia

video

YouTube PlayList

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

fonti in italiano

Cathopedia

Martirologio Romano2005 edition

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

MLA Citation

“Saint Paul of Constantinople“. CatholicSaints.Info. 6 June 2024. Web. 27 February 2026. <https://catholicsaints.info/saint-paul-of-constantinople/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-paul-of-constantinople/

Book of Saints – Paul – 7 June

Article

(SaintBishopMartyr (June 7) (4th century) A celebrated Archbishop of Constantinople, strenuous upholder of the Catholic Faith against the Arians, and in the end victim to the bigotry of the Emperor Constantius. Saint Paul was ever true to the infallible guidance of the Roman Church and was held in high esteem by Pope Saint Julius and by the great Saint Athanasius. Banished to a forsaken little town in Cappadocia, he was there left without food for six days and then strangled (A.D. 350).

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Paul”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 23 August 2016. Web. 27 February 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-paul-7-june/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-paul-7-june/

Paul of Constantinople BM (RM)

Died c. 350. Patriarch Saint Paul spent most of his episcopate in exile. He was elected in 336; exiled to Pontus 337-338; exiled to Trèves by an Arian synod until 340; and, in 342, he was sent in chains to Mesopotamia by Emperor Constantius. Recalled in 344, he was banished for the last time to Kukusus, Armenia, where he was left without food for six days and then strangled (Benedictines). In art, Saint Paul is depicted as a bishop with a stole in his hand or as strangled with his own stole (Roeder).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0607.shtml

Saint Paul of Constantinople

Bishop of Constantinople, during the period of bitter controversy in the Church over the Arian heresy. Elected in 336 to succeed Alexander of Constantinople, the following year he was exiled to Pontus by Emperor Constantius II.

Because of his staunch position against Arianism, Paul was replaced by the heretical bishop Macedonius. Allowed to return in 338, Paul was again exiled by the Arians, who had the support of many in the imperial government, but returned about 340. Once more he was seized and, at the order of Emperor Constantius, he was exiled to Mesopotamia. Brought back in 344, he was sent yet again into exile, this time to Cucusus, in Armenia.

Here he was deliberately starved and finally strangled by Arian supporters. He is considered a martyr for the orthodox cause and was a close friend St. Athanasius.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/paul-of-constantinople/

June 7

St. Paul, Bishop of Constantinople, Martyr

From St. Athanasius, Ep. ad Solitar. &c. Socrates, Sozomen, &c. See Tillem. t. 7, p. 251. Baert, the Bollandist, t. 2, Junii, p. 13.

A.D. 350.

ST. PAUL was a native of Thessalonica, but deacon of the church of Constantinople in 340, when the bishop, Alexander, lying on his death bed, recommended him for his successor. He was accordingly chosen, and being a great master in the art of speaking, and exceedingly zealous in the defence of the Catholic faith, he was a terror to the Arians. Macedonius, who was passionately in love with that dignity, and supported by a powerful faction of the heretics, spread abroad many calumnies against the new bishop. But the accusation being destitute of all probability, he was obliged to drop the charge; and he so well acted the part of a hypocrite, that he was soon after ordained priest by St. Paul. 1 However, Eusebius of Nicomedia, who was the ringleader of the Arians, and had been already translated from the see of Berytus to that of Nicomedia, against the canons, began to cast his ambitious eye on that of Constantinople, revived the old slanders, and impeached Paul falsely, alleging that he had led a disorderly life before his consecration: and secondly, that he ought not to have been chosen bishop without the consent of the two neighbouring metropolitans of Heraclea and Nicomedia. The election of Paul had happened during the absence of Constantius. This was made a third article of the impeachment; and the two former having been easily confuted, this was so much exaggerated to that prince, as a contempt of his imperial dignity, that St. Paul was unjustly deposed by an assembly of Arian prelates, and the ambitious Eusebius placed in his see in 340. Our saint, seeing himself rendered useless to his flock, whilst Arianism reigned triumphant in the East, under the protection of Constantius, took shelter in the West, in the dominions of Constans. He was graciously received by that prince and by St. Maximinus at Triers, and, after a short stay in that city, went to Rome, where he found St. Athanasius, and assisted at the council held by Pope Julius in 341, of about eighty bishops, in the church, in which, as St. Athanasius informs us, the priest Vito was accustomed to hold assemblies of the people; that is, was priest of that parish. This is that Vito who, with Vincent and Osius, was legate of St. Sylvester in the council of Nice. By this synod, St. Athanasius, Marcellus of Ancyra, and St. Paul were ordered to be restored to their respective sees. And Pope Julius, as Socrates and Sozomen relate, 2 by virtue of his authority in the church, sent them back with letters to the eastern bishops, requiring them to restore them to their bishoprics. The excellent letter of Pope Julius to the oriental bishops, is preserved by St. Athanasius. 3 The pope particularly reproves the persecutors for having presumed to judge bishops, even of the principal sees which the apostles had governed, without having first written to him, according to custom. 4

St. Paul went back to Constantinople, but could not recover his see till the death of his powerful antagonist, who had usurped it, made way for him in 342. Though the Catholics took that opportunity to reinstate him in his dignity, the Arians, who were headed by Theognis of Nice, and Theodorus of Heraclea, constituted Macedonius their bishop. This schismatical ordination was followed by a furious sedition, in which almost the whole city ran to arms, and several persons lost their lives. Constantius, who was then at Antioch, upon the news of these commotions, ordered his general, Hermogenes, who was going into Thrace, to pass by Constantinople and drive Paul out of the city. The general found the mob in too violent a ferment, and whilst he endeavoured to execute his commission by force, lost his own life. This outrage drew Constantius himself to Constantinople in the depth of winter. At the entreaty of the senate he pardoned the people, but banished Paul. Nevertheless he refused to confirm the election of Macedonius, on account of his share in the late sedition. St. Paul seems to have retired back to Triers. We find him again at Constantinople in 344, with letters of recommendation from the emperor of the West. Constantius only allowed his re-establishment for fear of his brother’s arms, and the saint’s situation in the East continued very uneasy; for he had much to suffer from the power and malice of the Arian party. He hoped for a redress from the council of Sardica, in 347. The Eusebians, withdrawing to Philippopolis, thundered out an excommunication against St. Paul, St. Athanasius, Pope Julius, and several other pillars of the Catholic faith. The death of Constans in 350 left Constantius at full liberty to treat the Catholics as he pleased. Upon application made to him by those of his party, he sent from Antioch, where he then was, an order to Philip, his Præfectus Prætorii, to drive Paul out of the church and city of Constantinople, and to place Macedonius in his see. Philip, being attached to the Arian party, but fearing a sedition from the great affection which the people bore their pastor, privately sent for him to one of the public baths of the city, and there showed him the emperor’s commission. The saint submitted cheerfully, though his condemnation was in every respect notoriously irregular. The people, suspecting some foul design, flocked about the door; but Philip caused a passage to be made by breaking down a window on the other side of the building, and sent him under a safe guard to the palace, which was not far off. From thence he was shipped away to Thessalonica, and at first allowed to choose the place of his exile. But his enemies soon repented of this mildness; and he was loaded with chains, and sent to Singara in Mesopotamia. From thence he was carried to Emesa in Syria, and afterwards to Cucusus, a small town on the confines of Cappadocia and Armenia, famous for its bad air and unhealthful situation, in the deserts of mount Taurus. Here he was confined in a close, dark place, and left to starve to death. After he had passed six days without food, he was, to the great disappointment of his enemies, found alive. Upon which they strangled him, and gave out that he died after a short sickness. Philagius, an Arian officer, who was upon the spot when this was executed, told the whole affair to several persons, from whom St. Athanasius had it. 5 His martyrdom happened in 350 or 351. The divine vengeance soon overtook Philip, who the same year was deprived of his honours and estate, and banished. The Arians from this time remained masters of the church of Constantinople, till the year 379, when St. Gregory Nazianzen was chosen bishop. The body of St. Paul was brought to Ancyra in Galatia, and, by the order of Theodosius the Great, was thence translated to Constantinople in 381, about thirty years after his death. It was buried there in the great church built by Macedonius, which from that time was known by no other name than that of St. Paul. 6 His remains were removed to Venice in 1226, where they are kept with great respect in the church of St. Laurence, belonging to a noble monastery of Benedictin nuns. 7

The Arian emperor Constantius objected to the Catholics the prosperity of his reign, as a proof of the justice and truth of his cause; but he had not then seen the issue. When Polycrates of Samos boasted that fortune was in his pay, he little thought that he should shortly after end his life at Sardis on a cross. The smiles of the world are usually, to impenitent sinners, the most dreadful of all divine judgments. By prosperity they are blinded in their passions, and “resemble victims fattened for slaughter, crowned for a sacrifice,” according to the elegant expression of Minutius Felix. 8 Of this we may understand the divine threat of showing them temporal mercy: Let us have pity on the wicked man, and he will not learn justice. 9 Upon which words St. Bernard cries, “This temporal mercy of God is more cruel than any anger. O Father of mercies, remove far from me this indulgence, excluding from the paths of justice.” 10 Who does not pray that if he err he may rather be corrected by the tenderness of a father, than disinherited as a cast-away? Even the just must suffer with Christ, if they hope to reign with him. He who enjoys here an uninterrupted flow of prosperity, sails among rocks and shelves.

Note 1. Socr. l. 2, c. 6. Sozom. l. 3, c. 4. S. Athan. ad Solitar. p. 813. [back]

Note 2. Et quoniam propter sedis dignitatem omnium cura ad ipsum spectabat, suam cuique ecclesiam restituit. Sozomen, l. 3, c. 8, ed. Vales. Cum Julio Romanæ urbis episcopo causam suam exposuissent, ille, quæ est Romanæ ecclesiæ prærogativa, liberioribus litteris eos communitos in orientem remisit; singulis sedem suam restituens. Socrates, l. 2, c. 15. [back]

Note 3. Apud S. Athanas. Apol. contra Arianos, p. 141. [back]

Note 4. An ignoratis hanc esse consuetudinem, ut primum nobis scribatur, et hinc quod justum est decernatur. Quæ accepimus a beato Petro Apostolo, ea vobis significo: non scripturus tamen, quod nota apud omnes ea existiment, nisi quæ gesta sunt, nos conturbassent. Julius apud Athan. p. 153. [back]

Note 5. St. Athan. ad Solitar. t. 1, p. 813, et de fugâ suà, p. 703. [back]

Note 6. Socr. l. 5, c. 9. Sozom. l. 7, c. 10. Photius, Cod. 257. [back]

Note 7. See Baërt, p. 24. [back]

Note 8. In Octav. [back]

Note 9. Isa. xxvi. 10. [back]

Note 10. Serm. 42, in Cant. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VI: June. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/071.html

San Paolo Patriarca di Costantinopoli, martire

Festa: 6 novembre

San Paolo, vescovo di Costantinopoli e martire, fu spesso esiliato dagli ariani a motivo della sua difesa della fede nicena e più volte reintegrato nella sua sede, venne infine rinchiuso dall’imperatore Costanzo a Cucusum, cittadella in Cappadocia, dove cadde vittima dell’insidia degli ariani e venne da questi strangolato.

Martirologio Romano: Commemorazione di san Paolo, vescovo di Costantinopoli: ripetutamente scacciato dagli ariani per la sua fede nicena e più volte restituito alla sua dignità, fu infine relegato dall’imperatore Costanzo a Göksun, piccola cittadina della Cappadocia, dove sarebbe stato crudelmente strangolato in un agguato tesogli dagli stessi ariani.

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/93019

Den hellige Paulos I av Konstantinopel (d. ~351)

Minnedag:

7. juni

Den hellige Paulos (gr: Παύλος; lat: Paulus) ble født på slutten av 200-tallet i Thessaloniki i Hellas. Ifølge 400-tallshistorikerne Sokrates Scholasticus (380-439) og Sozomen (Salminius Hermias Sozomenus) (ca 400-ca 450) var han den unge lektoren Paulus som det fortelles om i en historie som er bevart av Fotios.

De forteller at keiser Konstantin dro for å treffe den hellige biskop Metrofanes av Bysants (306-14) kort før den gamle biskopens død. Den gamle prelaten sa da til keiseren at Alexander skulle bli hans etterfølger og at en ung lektor ved navn Paulus, som da var til stede, skulle etterfølge Alexander. Den hellige Athanasius av Alexandria, som var til stede som ung diakon, sa: «Se, dette er Kristi edle forkjemper». Den hellige Alexander I (314-37) ble da også Metrofanes' etterfølger og Paulus ble hans andre etterfølger.

Dette skjedde åpenbart i forbindelse med konsilet i Nikea (i dag Iznik i Tyrkia) i 325, hvor Athanasius virkelig var til stede som diakon. Tradisjonen sier at Metrofanes døde først i 326. Det kan bety at han trakk seg tilbake fra sitt embete lenge før sin død – tradisjonen sier da også at han ble hele 117 år gammel, mens en annen versjon sier at han var forhindret fra å delta på konsilet i Nikea på grunn av høy alder og sykdom, men at han i stedet sendte sin fremste prest Alexander for å representere seg, og da Alexander vendte tilbake, utpekte han ham til sin etterfølger som biskop. Vanligvis oppgis imidlertid Alexanders episkopat fra 314 til 337.

Alexander ble i 314 valgt til Metrofanes' etterfølger som biskop av Bysants. Men i 330 flyttet keiser Konstantin I den Store (306-37; enekeiser fra 324) keiserrikets hovedstad fra Roma til den gamle greske byen Bysants, som han ga navnet Konstantinopel, «Konstantins by», og fra da av var Alexander erkebiskop av Konstantinopel. Byen skulle få mye av den betydning og prestisje som Alexandria i sin tid hadde hatt. Patriarkatet i Alexandria hadde allerede mistet sin fremtredende posisjon. Fra 451 skulle Konstantinopel bli patriarksete og nummer to i rang etter Roma.

Alexander sto midt i den opprivende striden om det arianske kjetteri. Denne striden begynte rundt 323 i Alexandria i Egypt, og de to hovedmotstanderne var Arius, en eldre prest i Alexandria, og den hellige patriark Alexander av Alexandria (313-28). Stridighetene gjaldt spesielt definisjonen av inkarnasjonen: om Jesus var både Gud og menneske. Arius mente at «det var en tid hvor Sønnen ikke var», med andre ord at Jesus ikke var av samme vesen som Gud Fader, men skapt av ham, og dermed bare symbolsk kunne kalles Guds sønn. Biskop Alexander og hans tilhengere mente derimot at denne doktrinen anerkjente to guder og dermed var diteistisk («to-guderi»). De mente at Fader og Sønn var av samme vesen, at Jesus var både guddommelig og menneskelig.

Biskopen kalte sammen en synode i Alexandria som avsatte Arius, og erkekjetteren trakk seg tilbake til Caesarea, hvor han fortsatte å forkynne sin lære. Han fikk støtte fra Eusebius av Nikomedia og andre syriske prelater. Striden fant sted i en tid da politikk og religion ikke kunne skilles fra hverandre. Stridighetene bølget frem og tilbake uten ende, og da keiser Konstantin I den Store endelig ble overbevist om at dette ikke bare var ubetydelig krangel mellom biskoper, følte han seg tvunget til å definere et offisielt dogme for å forene de kristne. Med dette formål innkalte han et konsil i Nikea i Frygia (i dag Iznik i Tyrkia) i 325 for å avgjøre spørsmålet. Dette var det første og viktigste kirkemøtet, og var samtidig det første møte mellom stat og kirke. Konstantin deltok på møtet sammen med 318 biskoper og deres delegasjoner.

Konsilet vedtok med 301 mot 70 stemmer at det er Kirkens lære at Sønnen er sann Gud, av samme vesen som Faderen, født og ikke skapt. Konsilet vedtok betegnelsen homoousios (gr.= av samme vesen eller substans), et teologisk uttrykk for å forklare forholdet mellom Faderen og Sønnen. Dette er det berømte uttrykket for ortodoks tro som kalles den nikenske trosbekjennelse (Symbolum Nicaenum) og som fortsatt brukes av Kirken med et tillegg fra konsilet i Konstantinopel i 381. Konsilet fordømte ettertrykkelig og endelig heresiarken (erkekjetteren) Arius' lære som sa at Sønnen var underordnet Faderen som en guddom av mindre rang, at han var skapt av Faderen at det dermed fantes en tid da han ikke eksisterte, og at hans natur var i stand til både ondt og godt.

Keiser Konstantin hadde anerkjent biskopenes beslutning og utstedte et dekret som forviste dem som nektet å godkjenne den. Konsilet ekskommuniserte Arius og to av hans tilhengere. Han ble forvist og fordømt som kjetter, og hans bøker ble brent. Men uttrykket homoousios og dets implikasjoner ble akseptert mer formelt enn reelt, og splittelsen fortsatte de følgende tiårene til tross for keiser Konstantins erklæring om at konsilets avgjørelse hadde vært et verk av Den Hellige Ånd, som handlet gjennom biskopene.

I 327 overtalte prinsesse Konstantia sin bror keiser Konstantin den Store til å oppheve landsforvisningen av Arius. I 328 vendte også den arianske biskop Eusebius av Nikomedia i Bitynia i Lilleasia (i dag Izmit i Tyrkia), som ikke lå langt fra Konstantinopel, tilbake fra sitt eksil. I 336 ankom Heresiarken (erkekjetteren) Arius i triumf til Konstantinopel med en ordre fra keiser Konstantin om at erkebiskop Alexander skulle ta ham inn i Kirken i full kommunion. Alexander lukket seg inne i kirken og ba Gud om å fjerne ham eller Arius. Natten før dagen for den høytidelige mottakelsen, døde Arius, over åtti år gammel. Det skal ha skjedd på åpen gate ved at hans buk revnet og tarmer og indre organer veltet ut. Dette syntes å være en guddommelig inngripen som et svar på Alexanders bønner. Arius ble gravlagt av sine tilhengere, som mente at han måtte ha blitt forgiftet. Etter hans død var Eusebius av Nikomedia arianernes leder, og de var nå de dominerende i øst. Arianismen skulle bli fordømt igjen på konsilet i Konstantinopel i 351.

Men Alexander skulle ikke leve lenge etter Arius' død. Da den gamle biskopen var døende, trolig i 336, utpekte han Paulus til sin etterfølger. Helt fra sine guttedager hadde Paulus vært sekretær for Alexander, som hadde viet ham til diakon og senere til prest. Alexander døde i 337. Ikke før hadde han trukket siste åndedrag før de arianske og ortodokse partiene havnet i åpen konflikt. Denne gangen seiret de ortodokse, og elektorene stadfestet Alexanders utnevnelse og valgte Paulus til ny erkebiskop. Han ble gyldig konsekrert av en rekke ortodokse biskoper, som tilfeldigvis var til stede i Konstantinopel, i kirken St. Irene (gr: Hagia Eirēnē, Αγία Ειρήνη = «Hellige Fred»), nær det som skulle bli den store kirken St. Sofia (gr: Hagia Sofia, Αγία Σοφία = «Hellige Visdom»). Historien om Paulus' vanskelige episkopat (337-39; 41-42; 46-50) og tragiske endelikt forteller oss mye om splittelsene i Kirken som et resultat av det arianske kjetteri.

Omtrent på samme tid som erkebiskop Alexander døde, trakk også keiser Konstantin den Store sitt siste sukk den 22. mai 337, etter få dager tidligere å ha mottatt dåpen av den arianske biskop Eusebius av Nikomedia. Nå ble keiserriket delt mellom hans tre sønner: vestdelen (Gallia, Britannia og Spania) under Konstantin II (337-40), den sentrale delen (Italia, Illyria og Afrika) under katolikken Konstans I (337-50) og østdelen under arianeren Konstantius II (337-61). Konstantin II ble drept i 340 i kamp mot Konstans, som i sin tur ble myrdet i januar 350 av usurpatoren Magnentius i Gallia, noe som gjorde Konstantius til enekeiser. Han brukte enda tre år på å bekjempe Magnentius og drepte ham den 11. august 353.

Under Konstantius' regime var arianismen tilstrekkelig sterk i Østriket til at Paulus tre ganger skulle forvises fra sitt sete og til slutt bli drept i fangenskap. I begynnelsen av sin regjeringstid bodde keiser Konstantius i Antiokia, så han hadde ikke vært i hovedstaden under bispevalget. Da han vendte tilbake til hovedstaden Konstantinopel, var han irritert over ikke å ha blitt rådspurt. Han innkalte et konsil av arianske biskoper, som erklærte Paulus fullstendig uegnet til bispeembetet, og deretter avsatte og forviste konsilet ham. Dette skjedde i 339 (338?). Som ny erkebiskop innsatte de arianske biskopene en av sine egne, Eusebius av Nikomedia (339-41), som hadde døpt keiser Konstantin og som tidligere hadde vært biskop av Berytus (nå Beirut) og fra rundt 318 av Nikomedia, til tross for den tidlige Kirkens forbud mot å flytte fra ett bispesete til et annet.

Paulus dro til Roma i likhet med den hellige patriark Athanasius av Alexandria (d. 373) og biskopene Asclepas (Asclepius, Aesculapius) av Gaza og Marcellus av Ancyra (d. ca 376), som det arianske partiet hadde forvist fra bispesetene. På en synode i Roma som den hellige pave Julius I (337-52) innkalte i begynnelsen av 341 med over femti biskoper til stede, ble biskopene fullstendig renvasket for doktrinære feil og avsettelsen av dem ble kjent ugyldig. Paven meddelte dette i et mesterlig brev til deres motstandere, som ikke deltok på synoden, selv om det var de som opprinnelig hadde krevd den, og han lot dem få vite at han var misfornøyd med deres manglende samarbeidsholdning. Han fordømte dem for deres forsøk på å fordømme biskoper uten å referere til alle biskopene som et hele og for å ha ignorert Romas aksepterte rett til å bli konsultert i slike spørsmål.

Eusebius av Nikomedia/Konstantinopel presiderte over en kirkelig synode som ble holdt i Antiokia sommeren 341. De 97 biskopene som var samlet, vedtok en enstemmig protest mot pavens brev. De gjentok fordømmelsen av de avsatte biskopene og vedtok en trosbekjennelse som utelot det nikenske nøkkelordet homoousios, «av samme vesen [som Faderen]». Eusebius døde like etter, i slutten av 341 eller begynnelsen av 342, i alle fall før den neste synoden som ble holdt i 342 i Sardica (nå Sofia i Bulgaria). Etter hans død kalte folket straks Paulus tilbake til byen og sitt bispesete. Han vendte tilbake til Konstantinopel og hadde med seg brev fra paven og vestkeiseren som insisterte på at han skulle få bispesetet tilbake, og han ble gjeninnsatt i katedralen St. Irene med folkelige støttedemonstrasjoner. Men arianerne nektet fortsatt å anerkjenne ham, så de valgte Makedonius I (342-46) til ny erkebiskop og fikk ham konsekrert av Theognis av Nikea, Theodorus av Heraclea og andre heterodokse (uortodokse) biskoper i kirken St. Paulus, og igjen brøt det ut borgerkrig i byen.

Det kom til blodige gatekamper i hovedstaden. Keiser Konstantius var i Antiokia da han hørte om hva som foregikk, og han ga sin general (magister militum) Hermogenes ordre om å drive Paulus ut av Konstantinopel. Men de rasende folkemassene satte fyr på Hermogenes' hus, drepte ham og trakk hans lik gjennom gatene etter føttene i triumf. Dette skjedde tidlig i 342. Den rasende keiseren kunne ikke overse dette opprøret mot hans egen autoritet, så han kastet seg på hesten og red i full fart tilbake til Konstantinopel, fast bestemt på at folket skulle straffes for sin revolt. Men innbyggerne møtte ham på sine knær med tårer og bønnfallelser, så keiseren bestemte seg for å benåde folket og bare ta fra dem halvparten av kornforsyningen som straff. Men han ga ordre om at Paulus enda en gang skulle sendes i eksil i 342.

Paulus deltok på synoden i Sardica (i dag Sofia i Bulgaria) i 342, selv om det partiet som fortsatt støttet Makedonius, arrangerte et konkurrerende konsil i Filippopolis (nå Plovdiv i Bulgaria) og vedtok ekskommunikasjonsdekreter mot Paulus, Athanasius og pave Julius. Paulus søkte tilflukt i Trier i Belgisk Gallia (nå Tyskland), den keiserlige hovedstaden for vestriket, hvor han ble ønsket velkommen av den hellige biskop Maximinus (329-46) og den katolske keiser Konstans. Trier hadde blitt et tilfluktssted for prester som var forfulgt av arianerne i Østriket, og Athanasius av Alexandria bodde der i to år (336-37).

For å roe situasjonen nektet Konstantius å sanksjonere valget av Makedonius, som ble kraftig irettesatt for sin andel i uroen som hadde vært i byen og for å ha latt seg bli bispeviet uten keiserlig godkjenning, men han fikk lov å tjenestegjøre i kirken St. Paulus hvor han var blitt vigslet. På grunn av støtten fra keiser Konstans I og pave Julius I kunne Paulus i 346 vende tilbake til Konstantinopel, og Makedonius måtte trekke seg tilbake til en privat kirke. Deretter kan Paulus ha hatt noen år med fredelig administrasjon.

Keiser Konstans hadde hatt en dempende innflytelse på broren Konstantius, men da han ble myrdet i Gallia i 350 av usurpatoren Magnentius, var Paulus uten beskyttelse. Konstantius var igjen i Antiokia, men han sendte en pretorianerprefekt ved navn Filip til Konstantinopel med instruksjoner om å utvise Paulus og gjeninnsette Makedonius i hans sted. På grunn av den store støtten Paulus hadde i byen, turde ikke Filip gjøre dette åpent og risikere samme skjebne som Hermogenes, så han måtte ty til lureri. Han inviterte Paulus til å møte ham i et praktfullt offentlig bad kalt Zeuxippus, som lå i tilknytning til et palass ved kysten av Hellesponten, for å diskutere noen offentlige spørsmål. Mens folkemassene samlet seg utenfor, mistenksomme overfor prefektens intensjoner, viste Filip biskopen keiserens brev. Han ga ordre om at Paulus skulle bringes i stillhet gjennom palasset og ut gjennom et vindu mot sjøen. Der ble han satt om bord på et skip og brakt bort fra Konstantinopel til Thessaloniki, sin hjemby. Filip tillot ham å besøke Illyricum og de fjernere provinsene, men han fikk forbud mot noensinne å sette sin fot i øst igjen. Makedonius I ble gjeninnsatt som erkebiskop av Konstantinopel (351-60). Erkebiskop Makedonius inspirerte etableringen av makedonianerne, en sekt som senere ble fordømt som heretikere.

Men Paulus var åpenbart fortsatt en trussel, selv i eksil. Han ble lagt i lenker og brakt til Singara i Mesopotamia, deretter til Emesa i Syria og til slutt til den lille landsbyen Kukusus (lat: Cucusus) i Taurusfjellene i Kilikia i det sørøstlige Lilleasia, senere kalt «Lille-Armenia» (1080-1375); nå Göksun i provinsen Kahramanmarash i Tyrkia. Dette er forøvrig samme sted som den hellige erkebiskop Johannes I Krysostomos av Konstantinopel (398-404) senere skulle forvises til. Athanasius skriver kort om hans eksil: «St. Paulus ble første gang sendt av Konstantin til Pontos, den andre gangen ble han lagt i lenker av Konstantius og deretter ble han stengt inne i mesopotamiske Syngara og derfra flyttet til Emesus, og den fjerde gangen til kappadokiske Cucusus i den taurinske villmarken».1

Filagrius, en tjenestemann som var stasjonert i Kukusus på den tiden, forteller at Paulus ble etterlatt i et fangehull i seks dager og netter uten mat, og deretter kvalt. Det skjedde i eller like etter 351. En tradisjon sier at mens han feiret den hellige liturgi, kastet noen arianere seg over ham bakfra og kvalte ham med hans eget omoforion (liturgisk verdighetstegn, tilsvarer latinsk pallium).

Under den ortodokse keiser Theodosios I den Store (379-95) ble Paulus' levninger brakt til kirken St. Irene (gr: Hagia Eirēnē, Αγία Ειρήνη = «Hellige Fred») i Konstantinopel. I 1326 ble Paulus' relikvier brakt til Venezia. I malerhåndboken i Athos blir han under navnet «Paulos Homologeten» (Bekjenneren) beskrevet som «ung med kort, splittet skjegg» med et manuskript i hånden. Ofte fremstilles han også som martyr, kvalt med sitt eget omoforion. I den østlige liturgien kalles «den hellige far Paulos, erkebiskop av Konstantinopel og bekjenner».

Da den ærverdige kardinal Cesare Baronius (1538-1607), lærd oratorianer og kirkehistoriker, reviderte Martyrologium Romanum på slutten av 1500-tallet, kalte han ikke Paulus for martyr. Men han æres som martyr i Østkirken og gis også denne tittelen i bollandistenes Acta Sanctorum. I kunsten avbildes han som biskop med en stola i hånden eller som kvalt med sin egen stola. Hans minnedag i Martyrologium Romanum er 7. juni, men de ortodokse minnes ham den 6. november.

1 Athanasius av Alexandria, Historia Arianorum ad Monachos, 275

Kilder: Attwater/Cumming, Butler (VI), Benedictines, Bunson, Schauber/Schindler, KIR, CSO, Infocatho, Bautz, Heiligenlexikon, santiebeati.it, en.wikipedia.org, oca.org, ccel.org, ukrainian-orthodoxy.org - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Opprettet: 1998-04-12 22:01 - Sist oppdatert: 2008-08-06 15:52

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/paul1kon