Anne (à
droite) lors de la présentation de Jésus au Temple (œuvre
de Giotto, chapelle Scrovegni à Padoue).
Giotto, Presentazione di Gesù al Tempio, 1304 - 1306, affresco;
Padova, Cappella degli Scrovegni
Sainte Anne de Jérusalem
Prophétesse (Ier siècle)
Nouveau Testament: Prophétesse, fille de Phanuel.
Présentation de Jésus au Temple et rencontres prophétiques
Lc 2, 36-38
"Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la
tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint
l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant
Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment,
elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui
attendaient la délivrance de Jérusalem."
AELF
À Jérusalem, commémoraison des saints Syméon et
Anne, l'un, vieillard juste et religieux, l'autre, veuve et prophétesse. Alors
que Jésus enfant était présenté au Temple par ses parents, ils saluèrent en lui
le Messie Sauveur, l'espérance bienheureuse et la rédemption d'Israël.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1771/Sainte-Anne-de-Jerusalem.html
La
Présentation au Temple, ménologe de Basile II.
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Luc, chapitre 2
36 Il y avait aussi
une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très
avancée en âge ; après sept ans de mariage,
37 demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas
du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
38 Survenant à cette
heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous
ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
39 Lorsqu’ils eurent
achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée,
dans leur ville de Nazareth.
40 L’enfant, lui,
grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur
lui.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Lc/2
Rogier van der Weyden (1399/1400–1464),
St Columba Altarpiece (right panel), circa 1455, huile sur panneau de chêne, 138
x 70, Alte Pinakothek, Munich
Anne la Prophétesse selon
Joseph Ratzinger / Benoît XVI (2012)
Dans son ouvrage intitulé
L'enfance de Jésus, J. Ratzinger/ Benoît XVI parle de la prophétesse Anne.
La prophétesse Anne (Lc
2, 36-38)
À côté du prophète
Siméon, apparaît la prophétesse Anne, une femme de 84 ans, qui, après un
mariage de sept ans, était restée veuve depuis des décennies.
« Elle ne quittait
pas le temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. » (Lc
2, 36-37)
Elle est l’image par
excellence de la personne vraiment pieuse. Dans le Temple, elle est tout
simplement chez elle. Elle vit près de Dieu et pour Dieu, avec son corps et son
âme. De cette façon, elle est vraiment une femme remplie de l’Esprit, une
prophétesse.
Puisqu’elle vit dans le
Temple - dans l’adoration - elle est présente au moment où Jésus arrive.
« Survenant à cette
heure même, elle louait Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient
la délivrance de Jérusalem. » (Lc 2, 38)
Sa prophétie consiste
dans son annonce - dans la transmission de l’espérance dont elle vit.
Source :
J. Ratzinger, Benoît
XVI, L’enfance de Jésus, Flammarion, Paris 2012, p. 123-124.
Présentation
de Jésus au Temple, icône géorgien du XIIe siècle
La prophétesse, Anne
Luc 2, 36-40
Quand les parents de
Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait là une femme qui était
prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Demeurée veuve après sept
ans de mariage, elle avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne
s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la
prière. S’approchant d’eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et
parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils
retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant grandissait et
se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Prière d’introduction Seigneur,
je viens, comme Anna, te trouver aujourd’hui. Je viens m’entretenir avec toi de
la chose la plus importante de ma vie : ma relation avec toi. Je sais que
tu es fidèle à tes promesses. Je sais aussi que tu triompheras du péché et de
la mort. Je t’aime, Seigneur.
Pétition : Seigneur,
montre-moi comment être un meilleur témoin de la foi.
Points de réflexion
1. Anna de la tribu
d’Aser. Anna était sans doute une femme fidèle et généreuse. Elle
s’est consacrée à son mari pendant sept années et puis au Seigneur le
reste de sa vie. Nous savons peu d’elle par l’évangile et des commentaires
d’évangile. Mais il y a quelque chose de beau au sujet de cette femme qui est
élevée au niveau de "prophétesse." Luc nous dit qu’elle s’est
"approchée d’eux à ce moment". Peut-être était-ce une coïncidence
puisqu’elle "ne s’éloignait pas du Temple, " peut-être
obéissait-t-elle à une motion de l’Esprit. Apprenons surtout d’Anne la valeur
de la vie ordinaire de quelqu’un qui se place dans les mains du Créateur. Quand
nous vivons ainsi, nos vies deviennent extraordinaires.
2. Un jour dans la vie
d’Anne. Luc nous indique qu’Anne passait son temps à faire quatre
choses : le culte, le jeûne, la prière, l’action de grâces. C’est ce
qui remplit son quotidien.
Anne servait le Seigneur,
lorsqu’elle avait l’appui de son mari et également dans sa solitude quand
elle s’est consacrée entièrement au Seigneur,. Sa vie de prière la portait dans
les moments de tristesse ,comme dans les moments de joie. Elle pourrait
faire sien les mots de sainte Thérèse de Lisieux : "pour moi, la
prière est une montée subite du coeur ; c’est un simple regard tourné
vers le ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour, embrassant l’épreuve
et la joie."
3. Anne le disciple. A
la fin de ce passage, Anne parle "de l’enfant à tous ceux qui attendaient
la délivrance de Jérusalem. " Elle savait qui il était et ce qu’il devait
accomplir, c’est-à-dire, le salut des hommes. Pour quelqu’un qui connaissait
son Créateur et Seigneur, pour quelqu’un qui connaissait la valeur de la
vie à venir, pour quelqu’un qui connaissait le besoin de salut de l’homme,
le Christ était tout. Est-ce que Jésus-Christ a une telle importance pour
moi que j’en parle à tous ceux que je rencontre, que j’en parle à tous ceux qui
attendent le rachat, que je leur annonce qu’ils sont rachetés par son
précieux sang ?
Nous aussi nous avons
rencontré Jésus-Christ. Avons-nous apporté son message " à tous ceux qui
attendaient " ? L’avons-nous même apporté à une seule personne ?
Dialogue avec Christ
Apprends-moi à prier,
Seigneur, comme Anna la prophétesse parce que c’est seulement dans la prière
que j’apprendrai à apprécier ta présence et à te connaître. Apprends-moi par la
prière à aimer tout ce que je découvre en toi. Par la prière, que je sois
poussé à sortir et à apporter ton message de salut à tous ceux que je
rencontre.
Résolution
Aujourd’hui je passerai un moment en silence devant l’enfant Jésus, pour le remercier de sa présence parmi nous. Je tâcherai également de témoigner de ma foi en étant joyeux et amical envers tous ceux que je rencontre.
SOURCE : http://viechretienne.catholique.org/meditation/10313-la-prophetesse-anne
Prophetess
Anna Fresco. Saint Panteleimon's Church, Nerezi
Anne la Prophétesse
(Lc 2, 36-38)
Dans son ouvrage intitulé
L'Appel infini, Lettres à Andrée, Françoise Burtz, peintre catholique,
exalte la figure d’Anne la prophétesse.
Pour leur
purification : la présence divine dans le Temple
Le récit de la Présentation
de Luc est le sommet et l'accomplissement de l'évangile de l'enfance. La Vierge
Marie qui a médité le sens profond des événements qu'elle a vécus, les a
racontés à Luc sans altérer les faits, mais dans une lumière particulière, qui
en éclaire le sens plénier.
Les premiers mots du
récit de Luc (2, 22) sont ainsi surprenants : historiquement, il semble ne
s'agir que de la purification de Marie à laquelle les femmes étaient
astreintes, « 40 jours » après la naissance de leur enfant, car elles
étaient tenues pour impures à cause du sang de l'accouchement et ainsi exclues
du sacré.
C'est cela que la Vierge
toute pure devrait venir en principe accomplir au Temple, mais le texte n'en
dit plus rien par la suite et parle étonnement non pas de « sa »
purification, mais de « leur » purification :
« Lorsque furent
accomplis les jours de leur purification, ils l'emmenèrent à
Jérusalem pour le présenter au Seigneur » (Lc 2, 22).
Ce « leur » a
dérouté les exégètes qui y voient parfois une bévue de Luc, ce païen béotien de
la loi juive. Il a dû faire erreur ! pensent-ils ! Les traductions, y
compris notre traduction liturgique, changent parfois le texte inspiré pour
restituer à Marie « sa purification ».
Toutefois, les exégètes
respectueux des textes sacrés et de l'inerrance biblique, cherchent à
l'arrière-plan une explication exégétique, plus ou moins laborieuse. S'il ne
s'agit pas de Marie (qui n'en a pas besoin !), à qui peut bien se
rapporter cette purification ?
La prophétie de Malachie
3 : la « purification » des fils de Lévi
L'explication se trouve
certainement dans la prophétie de Malachie 3, qui est reprise, pas à pas,
depuis le début du récit de l'enfance du Christ, lorsque Luc annonce d'abord la
venue d'un « Elie », messager précurseur « qui ramènera le cœur
des pères vers leurs fils » (Malachie 3,23-24 et Lc 1,17-19) puis ici la
venue du Seigneur lui-même, Messie-Seigneur « dans son sanctuaire »
(Malachie 3, 1-5 et Lc 2, 11 et 26), pour « purifier » les fils de
Lévi.
La venue de Jésus au
Temple accomplissait la prophétie de Malachie, en permettant à Dieu de prendre
possession de son Temple qui méritait alors à nouveau son nom sacré de Hiéron,
plutôt que le nom profane de Naos, utilisé jusqu'ici dans le texte par Luc, et
cette venue était nécessaire car à la différence du Temple de Salomon, rempli
en - 583 par la Nuée Divine (Shekinah), lors de son inauguration, la Présence
divine ne s'est pas manifestée dans le Second Temple depuis la destruction du
Temple de Salomon et de l'Arche d'Alliance.
Source :
R. Laurentin, la Vie
Authentique de Marie. Paris : Éditions de l'œuvre Spirituelle, 2009, pp.
389-402.
Anne la Prophétesse
« Il y avait aussi une
prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort
avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari,
elle était restée veuve ; parvenue à l'âge de 84 ans, elle ne quittait pas le
temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Survenant à cette
heure même, elle louait Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient
la délivrance de Jérusalem. » (Lc 2, 36-38) Anne a 84 ans, et elle est
prophétesse... « Vieillir est par essence prophétisme et sainteté. Miracle de
la plus grande des pâques : passer de l'homme à Dieu. » [1]
Anne est une femme, et
elle sert Dieu... « Toute femme a une intimité innée, presque une complicité,
avec le mystère de la vie qui est son essence même. [...] Quelque part, enfouie
en elle sans qu'elle le comprenne, se trouve la « servante de Dieu », la
manifestation de son âme qui est de protéger le monde en tant que mère et de le
sauver en tant que vierge. Sa mission reste à tout jamais de donner à ce monde
une âme. Car la femme, même mariée, même violée, reste vierge dans la
profondeur secrète de son être. » [2]
Anne est une femme qui
prophétise : elle parle de l'enfant, cet enfant qui est la Vie, l'Amour... «
Son champ d'action est de l'ordre de l'amour. C'est par-là qu'elle pénètre
l'œuvre de la civilisation. Et à cette profondeur là, elle enfante la vérité
des êtres et des choses.»[3]
[1] Françoise
Burtz, L'Appel infini, Lettres à Andrée, éditions Anne Sigier, 2006.
Lettre 20, p. 70-71
[2] Françoise
Burtz, L'Appel infini, Lettres à Andrée, éditions Anne Sigier, 2006.
Lettre 21, p. 72-73
[3] Françoise
Burtz, L'Appel infini, Lettres à Andrée, éditions Anne Sigier, 2006.
Lettre 21, p. 72-73
Synthèse Françoise
Breynaert
- See more at: http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/la-prophetesse-anne-lc-2-36-38-0#sthash.lBQZeRTK.dpuf
SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/la-prophetesse-anne-lc-2-36-38-0
Anne, femme porteuse de
la Lumière
Anne, la prophétesse que
Luc met en scène lors de la présentation de Jésus au Temple, est une femme
parvenue à la plénitude de la sagesse. Son cœur aspire à la délivrance
messianique pour tous les peuples de la terre. Sa demeure, c'est la demeure de
Dieu, son service et son repos: le jeûne et la prière. Illuminée de la Lumière
du monde, elle connaît intérieurement que l'heure de l'Enfant est aussi l'Heure
de Dieu. Sa prière devance ce qu'elle perçoit extérieurement de ce petit tout à
fait ordinaire. Parvenue à cette unification de toutes les puissance de l'âme
en Dieu, parvenue donc à l'âge symbolique de quatre-vingt-quatre ans, elle
parle naturellement du divin qui transfigure les réalités ordinaires et sa
parole parvient comme une musique de lumière au cœur de tous ceux qui se
meurent dans les ténèbres du non-sens.
Anne, sainte prophétesse
Anne, fais-nous découvrir la richesse spirituelle de l'âge qui avance.
Renouvelle la jeunesse de notre consécration au Seigneur. Donne-nous le goût
d'habiter ici-bas chez Dieu, afin de pouvoir regarder les humains et les
événements avec son regard de compassion. Change notre vision du monde: ce
monde que Jésus aime passionnément et pour lequel il donne sa vie. C'est à
cette mission de feu que nous sommes appelées plus que jamais, peu importe
notre âge.
Parole de Dieu: Luc
2, 22, 25, 36-38
Céline Comeau, sjsh
SOURCE : http://www.sjsh.org/92-texte-associe-les-femmes-de-la-bible-anne.html
Jacques Callot (1592–1635), S. Anne,
prophétesse (St. Anna, Prophetess), September 1st, from Les Images De Tous Les
Saincts et Saintes de L'Année (Images of All of the Saints and Religious Events
of the Year), 1636, estampe, 6.4 x 4.9, Metropolitan Museum of Art
Siméon, Anne, et tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la délivrance.
« Voici
ce que dit le Fils de Dieu : … ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu'à
ce que je vienne » (Apoc. 2 : 18, 25).
L'évangile de Luc nous
fait tout spécialement admirer le Seigneur dans son humanité parfaite. Pour
l'écrire, Dieu a choisi Luc, un médecin, fidèle compagnon de Paul jusqu'à la
fin (Col. 4 : 1 ; 2 Tim. 4 : 11). Luc décrit avec soin le grand
mystère de la piété (1 Tim. 3 : 16). Jésus a revêtu notre humanité, il a
voulu vivre entièrement notre histoire, depuis la naissance jusqu'à la mort.
On apprend comment l'ange
Gabriel a été chargé d'annoncer à Marie, vierge d'Israël, qu'elle serait la
mère du Sauveur. Mais c'est sa cousine Elisabeth, malgré son âge avancé, qui
met d'abord au monde Jean le Baptiseur : il deviendra le plus grand des
prophètes, le précurseur chargé d'annoncer la venue du Seigneur (Luc
1 : 76-79 ; Matt. 11 : 9). Zacharie, son père, rempli de
l'Esprit Saint, célèbre la grande délivrance que l'Eternel va accomplir en
faveur de son peuple.
Zacharie et Elisabeth,
« tous deux justes devant l'Eternel… » (Luc 1 : 6), faisaient
partie de ce petit résidu fidèle dont nous désirons
parler un peu. Actuellement, leur exemple est toujours propre à encourager les
rachetés du Seigneur, suscités à la fin de l'économie de la grâce. Ces enfants
de Dieu sont souvent méprisés par le monde mais leur ferme attente est sa
venue !
« L'Orient d'en haut nous a visités »,
déclare Zacharie (Luc 1 : 78). La gloire, qui au temps d'Ezéchiel
était partie vers l'Orient (Ezé. 11 : 23), revenait sous les traits
de cet humble enfant. Ainsi, allaient s'accomplir les merveilleux desseins de
Dieu. Marie et Joseph se rendent à Bethléem où l'Ecriture avait annoncé que le
Seigneur Jésus devait naître (Mich. 5 : 2). Et les bergers vont le trouver
couché dans une crèche : il n'y a pas de place pour lui dans l'hôtellerie
(Luc 2 : 7, 16). Pourtant, de grands sujets de joie sont évoqués
dans ces premiers chapitres de l'évangile (Luc 1 : 14, 44, 47, 58 ; 2 :
10). La louange y tient beaucoup de place aussi ! Les
anges rendent gloire à Dieu, de même que les bergers (Luc 2 : 13-14 ;
20).
Les parents pieux de
Jésus s'appliquent à faire à l'égard du petit enfant tout ce que prescrivait la
loi du Seigneur. Ce nom de Seigneur revient quatre fois dans les versets
22-24 du premier chapitre de Luc, comme pour affirmer les droits divins sur cet
enfant hors du commun. Le sacrifice offert par Joseph et Marie dans le temple,
une paire de tourterelles ou de colombes, met en évidence leur pauvreté (Lév.
12 : 8 ; 2 Cor. 8 : 9).
Ce n'est pas aux
principaux du peuple que le libérateur d'Israël va être présenté, mais à
d'humbles et pieux vieillards : Siméon et Anne. A quel titre une telle
faveur leur est-elle accordée ? C'est parce qu'ils l'attendaient (Ps.
130 : 6) ! Ils appartenaient au fidèle résidu en Israël, qui dans ces
jours de déclin et d'apostasie, s'attachait fermement à la Parole de Dieu et
attendait patiemment son accomplissement.
Siméon, un homme juste et
pieux : Luc 2 : 25-35
Siméon (dont le nom
signifie « qui écoute ») était « juste et pieux », il
attendait la consolation d'Israël ; et l'Esprit Saint était avec lui. Sa
justice pratique et sa piété ne lui permettaient pas de s'accommoder de
l'état de choses désastreux qui caractérisait alors le peuple. En réponse à sa
foi, il il est conduit par l'Esprit dans le temple, pour y rencontrer la consolation d'Israël :
c'est ainsi que les rabbins appelaient le Messie, le consolateur par excellence
(Luc 2 : 27 ; Es. 40 : 1).
« Il avait été divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne
verrait pas la mort, que premièrement il n'eût vu le Christ du Seigneur »
(Ps 25 : 14). L'attachement de Siméon au Seigneur était très grand,
et pourtant il était loin de savoir à son sujet tout ce que nous en connaissons
maintenant ! Pourtant il reconnaît sur le champ le Messie. Il devait y
avoir à ce moment-là, dans le Temple, d'autres petits enfants et d'autres
spectateurs que Siméon. Mais lui ne voit personne que Jésus et
les autres personnes ne voient rien en Jésus, sinon un petit enfant.
Comme les parents
apportaient le petit enfant Jésus pour faire à son égard selon l'usage de
la loi, Siméon le prend dans ses bras, le reconnaissant comme le
libérateur d'Israël. Il bénit Dieu etaffirme ce que l'apparition de
Christ a été pour lui : « Maintenant, Seigneur tu laisses aller
ton esclave en paix selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut,
lequel tu as préparé devant la face de tous les peuples ; une lumière pour
la révélation des nations et la gloire de ton peuple Israël » (Luc
2 : 29-32). Simon sait que le salut promis est assuré. Il
se considère comme une sentinelle qu'on relève de son poste de garde !
Désormais, Dieu a placé
Christ sous les yeux de tous, il l'a rendu parfaitement visible ! Et dans
ce cantique, Siméon, comme Marie et Zacharie, discerne dans la venue de
l'enfant Jésus l'accomplissement des promesses faites aux
pères. Il exalte avec bonheur l'étendue de la bonté divine dont tous pourront
profiter ! Il confirme d'abord que le salut est apporté aux nations ;
cette lumière si souvent annoncée par les prophètes brille désormais au milieu
des ténèbres morales de ce monde (Es. 42 : 6 ; 49 : 5-6).
Israël ne sera pas privé pour autant de la gloire qui résulte du fait que le
Messie est né au milieu d'eux (Rom. 5 : 9 ; Gal. 4 : 4) car ils
conserveront les promesses qu'ils ont reçues sans condition (Act. 13 :
46-47 ; Rom. 11 : 25-26) !
Ce petit enfant est tout pour
la foi de Siméon. Celui-ci met en évidence que le Seigneur sera la pierre de touche pour
révéler les pensées de plusieurs : « Voici celui-ci est mis pour
la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et
pour un signe que l'on contredira (Es. 8 : 14). Il a aujourd'hui encore ce
rôle capital ! Siméon ne bénit pas le petit
enfant - il savait que c'était Lui le Bienfaiteur - il bénit Joseph et Marie,
qui sont profondément étonnés de tout ce que Siméon annonce au sujet de
Jésus ! Comme ils sont loin encore d'avoir compris qu'Il est venu sur la
terre pour être « aux affaires de son Père », occupé entièrement de
celles-ci ; c'est ce que déclarent ses premières paroles citées dans
l'Ecriture (Luc. 2 : 49) !
Mais Siméon doit
prophétiser encore, annonçant à Marie qu'une épée (longue et large, selon
l'original) transpercera sa propre âme (Luc 2 : 35) ! A-t-elle
compris aussitôt le sens de ces paroles ? C'est fort improbable, mais à
mesure que l'opposition contre Jésus s'est faite plus violente, Marie a dû se
rappeler cette prophétie. Quelle souffrance de voir Celui qu'elle pouvait
appeler son fils, ainsi rejeté, subir finalement cette mort infamante sur
la croix !
Anne, la
prophétesse qui ne quittait pas le temple : Luc 2 : 36-38
Or simultanément Anne, la
prophétesse, de la tribu d'Aser, était dans le temple,
qu'elle ne quittait pas (Ps. 23 : 6 ; 27 :
4). C'était une veuve fort avancée en âge, probablement centenaire. Connue pour
sa piété, s'oubliant elle-même, elle servait Dieu, en jeûnes et en
prières, nuit et jour. Elle survient à ce moment-là et se joint
aux actions de grâces de Siméon. Ils devaient fort bien se connaître car Anne
parlait habituellement du Seigneur à tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la
délivrance.
Malachie avait annoncé
que Dieu se garderait un petit résidu : « Alors ceux qui craignent l'Eternel ont
parlé l'un à l'autre, et l'Eternel a été attentif et a entendu, et un livre de
souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l'Eternel, et pour ceux
qui pensent à son nom » (Mal. 3 : 16). Ce prophète avait décrit le
bas état moral du peuple dans cette période de quatre cents ans environ entre
le retour de la captivité et la naissance du Sauveur. Et pourtant, ces
Israélites se montraient satisfaits de leur état spirituel (Mal.
2 : 17 ; 3 : 7, 8) ! Extérieurement, tout semblait en ordre,
puisque Zacharie lui-même exerçait la sacrificature dans le temple devant Dieu
au moment assigné, alors que la multitude du peuple priait dehors à l'heure du
parfum (Luc 1 : 5-9). Mais en réalité, il n'y avait plus, hélas, que
la forme de la piété, comme dans la chrétienté actuelle (2
Tim. 3 : 5).
Cependant, Dieu s'était réservé,
comme du temps d'Elie (1 Rois 19 : 18), un petit groupe de témoins,
ceux qui sont désignés par le psalmiste comme « les fidèles cachés »,
objets d'ailleurs de moquerie et parfois même de haine (Ps. 83 : 3 ;
Es. 26 : 20). L'Eternel des armées annonçait qu'ils seraient à lui, son trésor particulier,
au jour qu'il ferait – un jour qui vient, brûlant comme un four. Durant cette
terrible épreuve, la promesse divine leur est assurée : « Je les
épargnerai comme un homme épargne son fils qui le sert» (Mal. 3 : 17).
Une personne pieuse comme
Anne l'était, ne pouvait que souffrir dans un si mauvais milieu, formé de
personnes prêtes au meurtre (Es. 1 : 21). Elle se tenait donc à l'écart et
s'adonnait au jeûne et la prière. Elle jeûnait,
refusant de s'associer aux fêtes et aux réjouissances de ce peuple que Dieu
avait pourtant autrefois sauvé de la servitude, mais qui à présent n'hésitait
pas à « épouser la fille d'un dieu étranger », tout en couvrant
hypocritement « de larmes et de gémissements l'autel de l'Eternel »
(Mal. 2 : 11-13). Aussi Dieu avait envoyé son prophète leur
dire : « Je ne puis supporter l'iniquité et la fête solennelle (Es.
1 : 12-14). Par la prière, Anne s'attendait à Dieu seul
qui pouvait apporter la délivrance promise et permettre que le résidu
retrouve la bénédiction espérée.
Dans cette attente, cette
femme pieuse parlait à ceux qui partageaient la même espérance. Son
service était identique à celui qui est confié aujourd'hui à ceux qui attendent
le retour du Seigneur pour chercher les siens (1 Thes. 4 : 16).
Anne ne quittait pas le
temple, lieu de bonheur et de paix pour l'Israélite pieux. Associés aux
sentiments du résidu chassé de son pays aux derniers jours, les fils de
Coré s'écrient : « Combien sont aimables tes demeures, ô Eternel des
armées ! Mon âme désire et même elle languit après les parvis de
l'Eternel…Bienheureux ceux qui habitent ta maison ; ils te loueront sans
cesse…car un jour dans tes parvis vaut mieux que mille » (Ps. 84 :
1-2, 4, 10).
Actuellement, le
croyant peut réaliser personnellement la présence de Dieu, en vivant
séparé du mal ; il peut également goûter cette présence collective avec
les deux ou trois réunis au nom du Seigneur. Un chrétien qui désire rester
fidèle au Seigneur a le privilège de vivre comme Anne, à l'écart du
monde, dans la présence de Dieu, en jeûnes et en prières. Comme elle, il
aime aussi parler du Seigneur avec ceux qui vivent d'espérance, d'amour
et de foi. Ils sont encore dans le monde, mais ils ne sont plus du
monde, ils en ont été retirés - arrachés avec force - (Jean 17 : 11,
14 ; Gal. 1 : 4). Par leur conduite et leurs paroles, ne
sont-ils pas responsables d'avertir ceux qui ne connaissent pas encore le
Seigneur, et s'étourdissent éperdument dans un monde qui mûrit pour le jugement
(1 Pier. 4 : 2-4) ?
Certes, au temps de
Siméon et d'Anne, ceux qui craignaient l'Eternel et qui pensaient à son nom en
attendant la délivrance étaient peu nombreux. Mais combien ces
quelques fidèles étaient précieux au coeur de Dieu ! Il n'en est pas
autrement de nos jours, alors que pendant la nuit, veillant avec prière, les
rachetés attendent la venue du Seigneur glorifié (Héb. 9 : 28).
Ph.
L. 13. 06. 06
Laisse-moi, désormais,
Seigneur, aller en paix
Car selon ta promesse, tu
fais voir à mes yeux
Le salut glorieux que
j'attendais sans cesse ;
Salut qu'en l'univers
tant de peuples divers
Vont recevoir et croire,
ressource des petits,
Lumière des Gentils, et
d'Israël la gloire.
Rembrandt (1606–1669),
The prophetess Anna, 1639, oil on oak wood, 79.5 x 61.7,
Kunsthistorisches Museum, Vienna
1
September on some calendars
Profile
Jewish, the daughter of
Phanuel, tribe of Aser. Married at
age fourteen; widowed at
twenty-one. At age 72 she was charged with the care of the Blessed Virgin Mary at
the Temple from her presentation there at age three until her betrothal to Saint Joseph.
She was in attendance at the Temple when Jesus was presented. Having all her
life believed in the prophecies of the Old Testament, she was the only woman in
the Temple to greet Jesus.
Born
1st century BC
1st
century of natural causes
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Roman
Martyrology, 1914 edition
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints to Remember, by
the Slaves of the Immaculate Heart of Mary
other
sites in english
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fonti
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strani v slovenšcini
MLA
Citation
“Saint Anna the
Prophetess“. CatholicSaints.Info. 16 January 2020. Web. 1 March 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-anna-the-prophetess/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-anna-the-prophetess/
Rembrandt (1606–1669),
Simeon und Hanna im Tempel, 1627, 55, 4 x 43.7, Hamburg, Hamburger Kunsthalle
Article
ANNA (Saint) Widow
(September 1) (1st century) A prophetess, the daughter of Phanuel, of the tribe
of Aser. After seven years of married life she consecrated her widowhood to the
service of God in the Temple of Jerusalem, where she remained night and day in
prayer and fasting. At the age of eighty-four she beheld the Presentation of
the Child Jesus in the Temple (Luke 2:36-38). In the Greek Church she is
honoured on February 3.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Anna”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 20 July 2012.
Web. 1 March 2026. <http://catholicsaints.info/book-of-saints-anna/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-anna/
Holy
Righteous Anna the Prophetess, daughter of Phanuel. Russian Icon.
Saint Anna the Prophetess
Saint Anna the Prophetess
was the daughter of a man named Phanuel who was of the tribe of Aser, one of
the Twelve Tribes of Israel. She was one of the very, very few faithful Jewish
girls who believed with all her heart in the revelations of God in the Old
Testament, and who awaited their fulfillment in the New Testament. Saint Anna
was married when she was fourteen. She became a widow at twenty-one. She was the
one in charge of the Blessed Virgin Mary from the time Mary was presented in
the Temple at the age of three until she was betrothed at the age of fourteen.
Saint Anna was
seventy-two years old when she first met Our Lady. She was eighty-four years old
when Mary presented Jesus in the Temple. All other Jewish women in the Temple
at that time ignored Jesus. Only Anna greeted Him (Luke 2:36-38). All the
Jewish priests ignored Jesus. Only Simeon greeted Him and held Him in his arms,
and declared while Anna was listening, “Now Thou dost dismiss Thy servant, O
Lord, according to Thy word in peace.” The name Anna means grace. Mary was not
only full of grace, but was companioned by grace all during her childhood.
SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/anna-the-prophetess/
James
Tissot (1836–1902), Sainte Anne, circa 1886, gouache sur graphite sur papier
vélin gris, 20,5 x 14,8, Brooklyn Museum
Saint Anna the Prophetess
Saint Anna the Prophetess
was the daughter of Phanuel, who hailed from the tribe of Aser—one of the
Twelve Tribes of Israel.
Anna was among the few
devout Jewish women who deeply believed in the prophecies of the Old Testament
and eagerly anticipated their realization in the New Testament.
At a young age of
fourteen, Anna was married, but tragically, she became a widow by the age of
twenty-one. This faithful woman played a significant role in the early life of
the Blessed Virgin Mary. After Mary was presented in the Temple at the tender
age of three, it was Anna who took care of her until Mary’s betrothal at
fourteen.
By the time Anna met the
young Mary, she was already seventy-two. Twelve years later, at the age of
eighty-four, she witnessed a momentous event. When Mary and Joseph presented
the infant Jesus in the Temple, Anna was one of the few who recognized His significance.
While most Jewish women and priests in the Temple overlooked Jesus, Anna, along
with Simeon, welcomed Him. It was Simeon who, in Anna’s presence, declared,
“Now Thou dost dismiss Thy servant, O Lord, according to Thy word in peace.”
Anna’s name translates to
“grace,” a fitting descriptor for a woman who stood by Mary, who herself was
often referred to as “full of grace.” In Mary’s formative years, it could be
said that she was not only filled with grace but also constantly accompanied by
it, embodied in the figure of Anna.
SOURCE : https://ucatholic.com/saints/anna-the-prophetess/
Maître-autel de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon (35) Détail. Statue de la prophétesse Anne.
Anna
Anna is carefully
described by Luke
2:36-38, as a prophetess,
daughter of Phanuel, of the tribe
of Aser. The biographic notes given by Luke regarding the
aged prophetess,
of whom legend knows that she had had Mary under her
tutelage in the Temple, bring out her great sanctity.
In spite of her early widowhood,
she had never married again, but had devoted her life to the service
of God.
She answers perfectly the portrait if the model widow of 1
Timothy 5:5-9. As she used to spend most of her time in the Temple,
her presence at the scene narrated in Luke
2:25-35, is easily understood. Hence her praise to God,
the subject of which was Jesus,
with the burden that He was the longed-for Redeemer.
Arbez,
Edward. "Anna." The Catholic Encyclopedia. Vol.
1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 22 Apr.
2020 <http://www.newadvent.org/cathen/01530c.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Ann Waterman.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2023 by Kevin Knight.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/01530c.htm
Franz Mayer. La Présentation au Temple,
vitrail, Cathédrale Saint-Michel de Toronto
Get to Know the
Little-Known St. Anna the Prophetess
“She never left the
Temple but worshiped night and day, fasting and praying.” (Luke 2:37)
Theresa
Doyle-Nelson BlogsFebruary
3, 2018
There was also a
prophetess, Anna, the daughter of Phanuel, of the tribe of Asher. She never
left the temple, but worshiped night and day with fasting and prayer. ―Luke
2:36a, 37b
Feb. 3, the day
after the Feast of the Presentation, honors a saint seldom mentioned in
saint books, St. Anna the Prophetess.
There are only three
verses in the New Testament that share information on St. Anna, yet her brief
encounter with Christ is compelling.
Not long after the birth
of Jesus, after the time for purification was completed as laid out in the
twelfth chapter of Leviticus, Mary and Joseph brought the infant Jesus to the
Temple in Jerusalem. At first, the couple met Holy Simeon, who quickly felt an
intense amazement over the Christ Child, strongly sensing that the baby was the
promised Messiah. After Simeon’s blessing, the Holy Family encountered Anna.
Just a handful of details
are known with certainty about this Anna. Her father’s name was Phanuel and she
was of the tribe of Asher―an intriguing point due to the fact that the tribe of
Asher was part of the northern kingdom of Israel, which was lost to the
Assyrians in 722 B.C.. How an identifiable descendant of Asher ended up in city
dozens of miles away and centuries later with her faith intact is thought-provoking.
Luke’s Gospel also tells
that Anna had been married for only seven years before becoming a widow and was
quite elderly (84 years old) when she met the Holy Family at the Temple.
Anna would remain at the Temple constantly, living in continuous prayer and
fasting. This highly pious woman was also known as a prophetess and undoubtedly
had a very close relationship with God, understanding spiritual matters that
others could not.
Anna, like Holy Simeon,
was instantly struck by the presence of the baby Jesus when she met the Holy
Family. She also seemed to mystically realize that the child was the
much-hoped-for Messiah. Upon seeing the baby, Anna gave great thanks to God.
She then shared with many others, who also hoped for redemption, knowledge of
the babe―her words and actions giving remembrance to the message of the prophet
Isaiah:
Break out together in
song, O ruins of Jerusalem! For the LORD has comforted his people,
has redeemed Jerusalem. ―Isaiah 52:9
Six Days with St. Anna
the Prophetess
If this kind, prayerful,
elderly woman calls out to you, consider spending a few days contemplating some
Bible passages to help understand her life, and her Tribe-of-Asher heritage a
little better:
Luke 2:22–24
Leviticus 12
Luke 2:36–38
Isaiah 52:9
Genesis 30:12
Joshua 19:24
2 Kings 17:6, 18
Keywords:
Theresa
Doyle-Nelson Theresa Doyle-Nelson enjoys researching and writing about
holy people from the Bible. She has written for a variety of Catholic resources
and is the author of Saints
in Scripture. Theresa and her husband Chad have been married for over 30
years, and although their nest is now empty, their three adult sons have
growing families — providing enjoyable opportunities for growing gatherings and
grandchildren graces! Theresa and Chad are parishioners at the beautiful and
historic St. Stanislaus
Catholic Church in Bandera, Texas. You can find Theresa’s blog, “The
Hill Country Hermit” at TheresaDoyle-Nelson.blogspot.com.
SOURCE : https://www.ncregister.com/blog/get-to-know-the-little-known-st-anna-the-prophetess
Benozzo Gozzoli, Présentation de Jésus au
Temple, 1460-1461, Philadelphia Museum of Art
Sant' Anna Vedova
e profetessa
Festa: 3 febbraio
Gerusalemme, I secolo
I santi Simeone e Anna,
secondo il racconto di Luca, erano due anziani che si trovavano al tempio al
momento della presentazione di Gesù: in quel bimbo, nonostante l'assenza di
qualsiasi segno esterno, videro la salvezza non solo per Israele ma per tutti i
popoli. È un messaggio di speranza che invita la Chiesa a saper cogliere
l'azione dello Spirito in ogni dove, nella certezza che in Cristo si
ritroveranno raccolti tutti coloro che hanno saputo essere strumenti della vita
di Dio. L'annuncio del Vangelo è anche questo: ricordare all'uomo che la vera
salvezza è quella che viene da Cristo, resa possibile dallo Spirito Santo.
Patronato: Vedove,
Vergini, Monache
Etimologia: Anna =
grazia, la benefica, dall'ebraico
Emblema: Pergamena
Martirologio
Romano: A Gerusalemme, commemorazione dei santi Simeone e Anna, il primo
anziano giusto e pio, l’altra vedova e profetessa: quando Gesù bambino fu
portato al tempio per essere presentato secondo la consuetudine della legge,
essi lo salutarono come Messia e Salvatore, beata speranza e redenzione
d’Israele.
Nelle Chiese orientali una particolare venerazione è riservata molti dei personaggi citati nel Nuovo Testamento, in particolare discepoli di Gesù o degli apostoli. Oggi è invece la festa della profetessa Anna, tutt’altra persona dalla leggendaria madre della Madonna, citata con il vecchio Simeone dall’evangelista Luca nel contesto della Presentazione al Tempio di Gesù: “C’era anche una profetessa, Anna, figlia di Fanuèle, della tribù di Aser. Era molto avanzata in età, aveva vissuto col marito sette anni dal tempo in cui era ragazza, era poi rimasta vedova e ora aveva ottantaquattro anni. Non si allontanava mai dal tempio, servendo Dio notte e giorno con digiuni e preghiere. Sopraggiunta in quel momento, si mise anche lei a lodare Dio e parlava del bambino a quanti aspettavano la redenzione di Gerusalemme” (Lc 2,36-38).
Questo singolare personaggio femminile pare fosse dunque in attesa dell’avvento del Salvatore. Se il vegliardo Simeone costituisce una figura vivente del vecchio Israele, dell’Antica Alleanza, che attende la venuta del Messia per scomparire e lasciare il posto alla luce ed alla verità del Vangelo, Sant’Anna rappresenta invece il modello delle sante vedove, delle vergini e delle monache, che si staccano da tutti beni del mondo per dimorare permanentemente nel Tempio del Signore, offrendo i loro digiuni, i loro inni e le loro preghiere nell’ardente attesa della venuta del Salvatore. Quando Anna e Simeone con gli occhi del loro cuore videro il Cristo venuto tra loro, poterono allora annunciare con gioia e certezza che il Salvatore era giunto nel mondo quale “Luce per illuminare le genti e gloria d’Israele suo popolo”.
Anche la Chiesa Cattolica ha ereditato dall’Oriente cristiano la venerazione verso la profetessa Anna ed il nuovo Martyrologium Romanum pone in data odierna, giorno successivo alla Presentazione del Signore, la sua commemorazione unitamente al santo vecchio Simeone.
Autore: Fabio Arduino
