dimanche 3 mars 2013

Saint GUÉNOLÉ de LANDÉVENNEC (WINWALLUS, WINWALOE, WINWALOC), moine bénédictin, abbé et fondateur

Statue de Saint Guénolé, église de Pleyben, Finistère


Saint Guénolé

Fondateur de l'abbaye de Landévennec (+ 504)

C'était au temps où les Bretons quittaient leur île, devant les envahisseurs saxons pour gagner l'Armorique. Winwalloë, fils de dame Gwen et d'un notable gallois, naît près de Saint-Brieuc. On le confie à saint Budoc qui tient une école monastique sur l'île Lavret (archipel de Bréhat). A 24 ans, saint Patrick d'Irlande lui apparaît en le priant de fonder un nouveau monastère. Il part avec 11 compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec actuellement. Après sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé." De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer.

- illustration, Saint Gwenolé, abbé de Landévennec (diocèse de Quimper et Léon).

Si l'on affirme traditionnellement que saint Guénolé est le fondateur de l'abbaye de Landévennec en 485, d'un point de vue historique son nom n'apparaît pour la première fois, sous la forme Win-Walloë, que dans le cartulaire de Landévennec où Gurdisten, vers 860, raconte sa vie dans un récit amplement hagiographique. Il est cependant possible de remonter un peu plus haut dans le temps si l'on admet que l'origine toponymique de Landévennec dérive de ce prénom. Le nom 'Landévennec' viendrait de Lan-towinnoc dérivant de lan-to-winwalloë, signifiant le lan (enclos monastique) du bienheureux Walloë, c'est-à-dire, le Lan de saint Guénolé. Comme la lettre de Louis le Pieux attestant sa rencontre avec l'abbé de Landévennec en 818 parle du 'monasterio Landeuinnoch' on tiendrait là un témoignage du tout début du IXe siècle attestant qu'un monastère portant le nom de saint Guénolé est déjà solidement implanté en ce lieu.
- L'abbaye Saint-Guénolé - Landévennec

En Cornouaille d'Armorique, au VIe siècle, saint Guénolé, premier abbé de Landévennec, qui fut, dit-on, disciple de saint Budoc dans l'île Lavret et illustra à Landévennec la règle monastique.

Martyrologe romain

O mes frères bien-aimés, afin de mériter de posséder là-haut dans le ciel la plus paisible tranquillité et la paix la plus tranquille, ne recherchez pas la paix en ce monde.

Saint Guénolé dans "sa vie" par le moine Clément

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/88/Saint-Gu%C3%A9nol%C3%A9.html

Le buste reliquaire de saint Guénolé (il se trouvait dans l'église paroissiale de saint Frégant et est désormais exposé à l'abbaye Saint-Guénolé de Landévennec).


Saint Guénolé, abbé 

Au temps où les Bretons quittaient leur île, devant les envahisseurs saxons pour gagner l'Armorique, Winwalloë naît près de Saint-Brieuc. On le confie à saint Budoc qui tient une école monastique sur l'île Lavret (archipel de Bréhat). A 21 ans, il part avec onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, l’actuel Landévennec. En ce lieu, il mène une vie de retraite et de solitude. La renommée de Guénolé ne cesse de grandir, et il reçoit même la visite du roi Grallon, qui souhaitait ardemment le connaître. Il meurt octogénaire vers 504. Après sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/03/03/13181/-/saint-guenole-abbe

Jean-Marie Abgrall (1846-1926). Portrait de saint Guénolé 
d'après le buste en argent du reliquaire de l'église Saint-Guénolé à Locquénolé, 1901


Saint-Guénolé

La source principale concernant saint Guénolé est l'hagiographie que lui consacre Gurdisten, abbé du monastère au IXe siècle, incluse dans le manuscrit connu sous le nom de Cartulaire de Landévennec. Fils d'un certain Fracan, cousin du roi breton Catovius, Guénolé se forme aux rigueurs du monachisme insulaire auprès de Budoc, sur l'île Lavret. Il part alors en peregrinatio pro Dei, errance monastique à la fois pénitente et apostolique, avec onze moines, et se fixe dans un premier temps sur l'île de Tibidy. À la demande de ses compagnons, il quitte l'îlot pour fonder à proximité un ermitage. Il dirige la communauté monastique jusqu'à sa mort, adoptant un mode de vie ascétique et des usages celtiques perpétués par ses successeurs jusqu'à l'époque carolingienne, à partir de laquelle la règle bénédictine s'impose durablement partout en Occident.

SOURCE : http://fr.topic-topos.com/saint-guenole-landevennec

Saint Gwenolé

Fété le 3 mars

Né à Ploufragan, près de Saint-Brieuc, de saint Fragan et de sainte Guen, fraîchement émigrés de Grande-Bretagne, Gwénolé était le frère des saints Jacut, Gwézenneg et Clervie. Tout jeune, il fut confié à l’école monastique de saint Budoc, sur l’île Lavret. Devenu moine, il quitta son maître avec douze disciples pour chercher une solitude vers l’ouest. La colonie de moines s’installa d’abord sur l’îlot qui porte de Tibidy. Au bout de trois ans, quittant ce lieu inhospitalier, ils traversèrent l’Aulne et s’établirent définitivement à Landévennec. Gwénolé s’y battit un ermitage et, à quelque distance, un monastère. Son influence s’étendit bientôt sur une grande partie de la Cornouaille, et nombreux furent les disciples qui vécurent dans la mouvance de Landévennec : Gwénaël, Martin, Conogan, Idunet, Ratian, Rioc …

Abad Landevenneg. Sant Fragan ha santez Gwenn a oa nevez digouezet euz Breiz-Veur e Ploufragan, pa oe ganet Gwenole. Breur e oa d’ar zent Jacud, Gwezenneg ha Klervia. Gwenole gand e venec’h a dreuzas ar ster Aon, evid en em stalia e Landevenneg. Kalz diskibien a en em lakeas dindan gwarez Landevenneg : Gwenael, Konogan, Rioc, …

Les chapelles encore debout : Briec, Collorec, Edern, Ergué-Gabéric, Fouesnant, Penmarc’h, (Saint-Guénolé), Plougastel-Daoulas, Scaër. Ont disparu celles de Bannalec, Lambézellec, Carantec, Cléden-Cap-Sizun, Clohars-Fouesnant, Coray, Crozon, Elliant, Gouézec, L’Hôpital-Camfrout, Lannilis, Mellac, Moëlan, Plogoff, Plonévez-du-Faou, Plonévez-Porzay, Pluguffan, Pont-Aven, Pont-Croix, Lababan en Pouldreuzic, Quéméneven. Sont en ruines les chapelles de l’île d’Ouessant et de Plouguin. En Cornwall, depuis le 10e siècle au moins, saint Gwénolé est honoré à Landewednack, Gunwallo, Towednack et Tremaine ; deux autres chapelles ont disparu. En Devon, il est le patron de l’église paroissiale de East-Portlemouth’s

SOURCE : https://www.diocese-quimper.fr/les-saints/saint-gwenole/

Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886.


SAINT GUENOLÉ - l'histoire d'un saint

Batz sur mer

Un saint dans l'histoire, un symbole aujourd'hui

Saint Guénolé ou mieux saint Gwénolé est un personnage religieux qui aurait vécu au Ve siècle en Bretagne, il est réputé avoir fondé l'abbaye de Landévennec. Son père, saint Fracan et sa mère, sainte Gwenn auraient débarqué venant probablement du Pays de Galles dans la baie de Saint-Brieuc pour se fixer à Ploufragan (Côtes d'Armor). Guénolé est le troisième fils d'une famille dont les autres enfants sont sainte Clervie, saint Jagu et saint Guéthénoc.

Il serait né, soit à Ploufragan, soit à Plouguin où est encore montré le lieu supposé de sa naissance (une motte féodale). Vers 470, il est confié encore enfant à saint Budoc pour être formé dans l'ermitage de celui-ci, situé sur l'île Lavret, dans l'archipel de Bréhat. Vers 485, il manifeste le désir de se rendre en Irlande pour vénérer les restes de saint Patrick qui vient de mourir, mais l'apôtre lui apparaît en songe pour lui indiquer qu'il est préférable de rester en Armorique pour y fonder une abbaye.

Avec onze autres disciples de saint Budoc, il s'établit dans une autre île appelée Tibidy qu'on a tenté d'interpréter comme l'île de la maison de prières, à Logonna-Daoulas, dans la Rivière du Faou. Au bout de 3 ans, en 490, Guénolé , nouveau Moïse, ouvre miraculeusement un passage dans la mer pour aller fonder une nouvelle abbaye sur la rive opposée de l'estuaire à Landévennec. En ayant fait le centre religieux de la Bretagne de l'Ouest, il y meurt en 532.

Les sources historiques sont constituées par les Vies rédigées par l'abbé Gurdisten (Uurdisten) et le moine Clément. La plus ancienne est une hymne biographique composée par le moine Clément en 24 strophes dans le deuxième tiers du IXe siècle. A son tour, l'abbé Gurdisten compose dans le dernier quart de ce même siècle une grande Vita Sancti Winwaloei Cornugallensis en trois livres et qui fut copiée, avec d'autres documents sur l'abbé fondateur, du cartulaire de Landévennec, compilé au milieu du XIe siècle qui est parvenu jusquà nous.

Un autre texte, plus court et qualifiée de Vie brève que l'on connaît par un manuscrit du XIIIe siècle conservé au British Museum, a longtemps été tenue pour la source de Gurdisten qui se serait contenté de l'amplifier, mais de nombreux chercheurs tiennent à présent ce texte pour un simple abrégé de Gurdisten, réalisé entre le Xe et le XIIe siècle dans le Nord de la France ou en Grande Bretagne.

Les textes suivent les règles de l'hagiographie médiévale et s'attardent sur les nombreux miracles attribués à Guénolé (il ressuscite, guérit, convertit, console, fait jaillir une source, etc.). Gurdisten se livre également à de nombreuses digressions pour l'édification de ses moines et de ses lecteurs.

Finalement, un ange apparaît au saint pour lui dire que «les habitants du ciel réclament sa présence» et Guénolé meurt, comme saint Benoît (et à son exemple) au milieu de ses moines en prières. Justement, Gurdisten trouve le moyen d'insérer le diplôme que l'empereur Louis le Pieux a fait remettre en 818 à un des lointains successeurs du fondateur, l'abbé Matmonoc, pour lui donner l'ordre d'abandonner les usages monastiques celtiques au profit de la règle de saint Benoît.

Il est honoré dans les paroisses où étaient situés des dépendances (souvent des prieurés) de l'abbaye de Landévennec : Concarneau, l'Île-de-Sein, Landrévarzec, Locunolé, Locquénolé, Saint-Guénolé (en Penmarc'h), les trois derniers noms étant présents dans de nombreux lieux en Bretagne dont BATZ SUR MER (44)

SOURCE : http://hippocampeinfo2.over-blog.com/article-2185351.html

Saint Guénolé, la légende de l’Ile de Sein

Saint Guénolé était en charge de l’Ile de Sein qui s’appelait à l’époque Insula Seidhun. Il protégeait les habitants qui se laissaient influencer encore trop facilement aux injonctions des beaux parleurs envoyés par le diable.

Il faisait l’aller-retour entre l’abbaye de Landevennec et l’île, et s’arrêtait souvent au Bec du Raz pour y contempler sa cité posée sur l’eau. Il envisageait de construire un pont entre le Bec et l’île afin de permettre des voyages plus confortables et moins dangereux par mauvais temps entre Seidhun et le continent. Il l’avait promis au capitaine de l’île.

Il en était là dans ses réflexions quand un beau jeune homme s’approcha de lui. Mais à ses pieds fourchus et à sa langue mielleuse, Saint Guénolé reconnu le diable en personne.

— Que me veux-tu, Polig ? (Petit Paul, surnom du diable)

— Je veux aller sur l’île qui est au loin là-bas.

— Par ma crosse, tu ne passeras pas.

— J’ai ouï dire que tu envisages de construire un pont, et tu ne pourras pas m’empêcher de l’emprunter lorsqu’il sera construit.

— Alors je ne construirai pas de pont.

— Dans ce cas là, tu seras parjure car tu as donné ta parole. Tu perdras ta sainteté et tu deviendras vite mon disciple car le mensonge aura raison de toi.

Saint Guénolé se sentit acculé devant l’obligation qu’il était de construire un pont qui permettrait la venue du diable sur l’île, entraînant la perte des âmes qui la peuplait ; et l’impossibilité de ne pas tenir son engagement vis à vis des Iliens, devenant ainsi un menteur, et donc un pécheur aux yeux du diable.

Mais Dieu veillait. Il entendit ses prières et eu pitié de son pasteur. Il lui offrit la possibilité de faire un merveilleux miracle. Saint Guénolé, grâce à la protection divine, jeta un pont de glace entre le Bec du Raz et Seidhun, puis il attendit le diable qui ne tarda pas à arriver.

Le diable, trop heureux d’avoir triomphé, et déjà alléché par toutes les âmes qu’il allait pouvoir corrompre, se précipita sur le pont. Dès les deux premiers pas, ses sabots brûlants fondirent la glace et le diable fut précipité en bas de la falaise qui s’ouvrit devant lui, dans un lieu qui porte encore aujourd’hui le nom de Cheminée du diable.

Il jura qu’on ne l’y reprendrait plus et qu’il prendrait le bateau pour venir sur l’île. Mais les bateaux étaient en bois et ses sabots brûlaient les navires avant que ceux-ci ne puissent arriver au port. De plus, toujours possédé par la grâce divine, Saint Guénolé augmenta la force des courants pour rendre la traversée encore plus longue et permettre à la chaleur des sabots de transpercer tous les souliers ou autres godillots que pourrait mettre le diable pour protéger les ponts des navires de ses sabots de feu afin de s’en aller pervertir l’île.

Si vous allez du côté de la Pointe du Raz de nos jours, pensez à cette légende en contemplant la Cheminée du Diable et l’Enfer de Plogoff.

SOURCE : http://www.maintenantunehistoire.fr/saint-guenole-la-legende-de-lile-de-sein/

Kerlaz : église paroissiale Saint-Germain, vitrail de Gabriel Léglise représentant Saint Guénolé, abbé de Landévennec, sauvant le roi Gradlon lors de la submersion de la ville d'Ys


Saint Guénolé, fondateur de Landévennec, un saint dans une famille de … saints !

La vie de Saint Guénolé, connu aussi sous le nom de Winwaloeus, s’inscrit comme beaucoup d’autres, vous le savez entre le merveilleux et la réalité. Elle fait partie de ce que l’on peut appeler « l’enchantement breton ». Sa vie et son action se situent dans le contexte historique de l’immigration bretonne en Armorique au cours des Ve et VIe s. Les sources ne sont guère abondantes et la Vita sancti Winwaloei, seul document de référence, a été rédigée dans les années 870-880 par Wrdisten (Gurdisten), abbé et le moine Clément du monastère de Landévennec connu à l’époque sous le nom de Landowinoch. Elle aurait été précédée ou plutôt pense-t-on aujourd’hui d’une Vie brève, qui serait un  abrégé de Gurdisten, réalisé entre le Xe et le XIIe dans le Nord ou en Grande bretagne… On a parfois, à tort, confondu saint Guénolé avec saint Gwenaël qui fut en réalité son successeur comme abbé de Landévennec. Les textes sont caractéristiques des règles de l’hagiographie médiévale et met en valeur les nombreux miracles attribués à Guénolé : il ressuscite, guérit, convertit, console, fait jaillir une source…

Son père, saint Fragan, et sa mère, sainte Gwenn, auraient débarqué dans la baie de Saint-Brieuc, venant probablement du pays de Galles, pour se fixer à Ploufragan. Guénolé est leur troisième fils. Il serait né à Ploufragan, où ses parents avaient trouvé refuge avec leurs deux autres fils, Guethenoc et Jacut. Dans d’autres traditions, il serait né à Plouguin où est montré le lieu supposé de sa naissance, une motte féodale. Une petite fille, Clairvie allait ensuite rejoindre la fratrie.  Sa mère , sainte Gwenn était appelée Teir-bronn (trois seins). Les époux et leurs deux premiers fils sont nés au Pays de Galles, leur pays d’origine. Guénolé serait né peu de temps après l’arrivée de la famille en Bretagne armoricaine, à l’embouchure de la rivière Brahec, au fond de la baie de Saint-Brieuc. Selon la légende, Dieu lui accorde un troisième sein pour pouvoir allaiter ses jumeaux encore tout jeunes et ce nouvel enfant ! Mais, il semblerait que ce soit une mauvaise interprétation de l’expression latine trimammis signifiant « trois fois mère » !

Comme c’était alors la tradition, l’enfant et ses frères sont confiés dès leur petite enfance à un moine d’origine irlandaise nommé Budoc qui tenait une école monastique sur l’îlot de Lavret, archipel de Bréhat. Le voyage se teinte alors de merveilleux. Lorsque Fragan emmena ses trois fils en bateau vers l’île Lavret, les voyageurs furent pris dans une tempête aussi violent qu’inattendue. Guénolé la calma par un signe de croix. C’est là la raison pour laquelle Guénolé, invoqué pour la quiétude des marins, est aussi le patron des femmes de marins-pêcheurs.

Auprès de l‘exigeant saint Budoc, l’enfant reçoit une solide éducation. Travailleur, sage et érudit, Guénolé qui avait su dompter un tempérament fougueux, fut vite reconnu comme  capable de fonder une abbaye. Son maitre lui confie alors 11 compagnons pour aller ensemble fonder un autre monastère. On ne leur indiquait alors aucun lieu, ils iraient là où la Providence les conduirait. Ils traversèrent la Domnonée (Trégor et Léon), avant d’atteindre le point où l’Aulne se jette dans la rade de Brest. Ils traversèrent la rivière et se fixèrent là pour y vivre la vie monastique. Ils s’étaient d’abord établis dans une autre île appelée Tibidy, peut-être l’île de la maison de prières, à l’Hôpital-Camfrout, dans la rivière du Faou. Là ils restèrent trois années. Au bout des trois ans, vers 490, il reprirent eur marche et l’histoire raconte que Guénolé ouvrit miraculeusement un passage dans la mer pour aller fonder une nouvelle abbaye sur la rive opposée de l’estuaire, à Landévennec.

« L’hymne achevé, ils s’engagèrent à même la vaste forêt qui s’étendait sur le rivage et, parcourant le vallon qui de loin leur était apparu, ils y découvrirent un espace entouré de coteaux et de bois, façonné comme le creux d’une fronde. C’était un endroit parfaitement calme, ceint de bois et buissons, roches acérées et hautes collines d’un côté, et de l’autre venant mourir sur la mer et la rivière ».(…) « C’est un lieu extrêmement agréable, exposé au soleil, inaccessible à tous les vents, sauf un peu le vent d’Est ; comme un paradis magnifiquement tourné vers le soleil levant… un jardin orné de fleurs de toutes sortes de couleurs, où récolter les fruits non seulement de la terre mais encore et surtout du ciel » Vie de Saint Guénolé, IXème siècle

La règle et les usages auxquels se conformaient Guénolé et ses disciples étaient issus de la tradition celtique d’Irlande, marquée par une tonsure particulière qui allait d’une oreille à l’autre laissant les cheveux longs à l’arrière, une ascèse extrêmement sévère, des prières et jeûnes prolongés… L’on sent dans Guénolé, l’image de l’un de ces nombreux ermites bretons qui, au vie siècle, peuplèrent les îles et les abers de la péninsule armoricaine. Inaugurant une vie de style érémitique au fond de ce vallon solitaire qui allait désormais prendre son nom de saint Guénolé, les moines gardèrent la règle celtique jusqu’à ce que Louis le Pieux, en 818, leur impose la Règle de saint Benoît.

Saint Guénolé avait aussi en charge l’Ile de Sein qui s’appelait à l’époque Insula Seid­hun. L’on raconte qu’il y protégeait les habitants qui se laissaient influencer facilement par de beaux parleurs envoyés par le diable. Il faisait l’aller-retour entre l’abbaye de Landévennec et l’île, et s’arrêtait souvent au Bec du Raz pour y contempler sa cité posée sur l’eau. Il envisageait de construire un pont entre le Bec et l’île afin de permettre des voyages moins dangereux par mauvais temps…

Un beau jour, un ange apparaît pour lui dire que les habitants du ciel réclament sa présence et Guénolé meurt, comme st Benoît de Nursie au milieu des moines en prières.

A la mort de Guénolé, dont on ignore l’année, sans doute vers 532, le monastère qui, dans la suite, s’édifia à proximité garda précieusement ses reliques et entoura de vénération la mémoire de son « fondateur ».  Guénolé avait fait de Landévennec le centre religieux de la Bretagne armoricaine. Mais, les raids normands, en 913, les obligent à fuir, emportant avec eux les reliques du saint jusqu’à Montreuil-sur-Mer où elles sont vénérées jusqu’à la Révolution, elles sont alors brûlées.

Le culte de Guénolé par contre, grâce aux nombreuses dépendances du monastère, se répandit dans toute la Cornouaille, le Léon et au-delà comme en témoignent aujourd’hui encore le grand nombre de chapelles et de statues qui s’y trouvent. L’on rappelle aussi ses miracles dont le principal touche sa petite sœur. Un jour, un jars de la basse-cour familiale s’empare des yeux de Clairvie et les mange tous les deux. La fillette rentre chez elle en hurlant de douleur. Guénolé arrivant alors à la maison familiale trouve ses parents et sa sœur dans la plus grande détresse, il décide d’aller récupérer les yeux de Clairvie. Il se rend à l’endroit où sont gardées les oies, repère le jars au centre du groupe. Il l’éventre et reprend les yeux de sa sœur pour les lui rendre. Il la signe de la croix et celle-ci recouvre la vue. Il sermonne ensuite le jars, après l’avoir guéri !

Guénolé fait aussi partie des « saints phalliques » réputés pour venir en aide aux femmes désespérées par la stérilité. Celle-ci  a longtemps et en particulier au Moyen Âge, été vécue comme une malédiction. Pour les travaux des champs, les paysans avaient besoin de bras. Alors, les femmes sans enfants priaient en récitant leur chapelet et allumaient des cierge devant la statue de Guénolé. Certaines allaient même jusqu’à s’y frotter dévotement le ventre et le jour de sa fête se rendaient en pèlerinage aux sources miraculeuses des chapelles Saint-Guénolé. Guénolé n’y est au final pas pour grand-chose puisque il s’agit sans doute d’une  confusion entre son nom et « gignere » qui signifie engendrer en latin !

Guénolé et la légende de la ville d’Ys…

Émile Souvestre, Théodore Hersart de la Villemarqué et Anatole Le Braz ont collecté et fait connaître cette légende qui jusqu’au milieu du XIXe siècle n’était transmise qu’au coin du feu dans la plus pure tradition bretonne.  Plus tard, ce sont les bretons, Henri Queffelec (1962), et Michel Le Bris (1982) qui se sont emparés de la légende. Henri Queffelec en a fait presque un roman historique, tandis que Michel Le Bris en a créé une version allégorique entre deux mondes. Cette légende représente la fin du monde celte de sa mythologie et ses divinités. A partir des Ve et VIe siècles, c’est désormais le christianisme qui s’impose.

Le roi Gradlon régnait sur le pays de Cornouaille, il avait épousé une déesse du Nord, Malgven, qui mourut en pleine mer en mettant au monde une fille appelée Dahut. La petite fille et son père vivaient à Quimper, capitale de Cornouaille. Avec le temps, Dahut devint une très belle jeune femme, à la beauté envoutante et sauvage, à l’image de l’océan auquel elle savait appartenir, puisqu’elle était née en mer. Exaspérée par l’influence de l’évêque Corentin et du moine Guénolé sur son père et sur la Cornouaille, Dahut demanda un jour à Gradlon de lui construire une cité sur la mer, pour elle seule. Le projet était grandiose, et allait épuiser les finances du royaume, mais, par amour pour sa fille, le père s’exécuta et fit construire une ville magnifique, qui devint vite très riche et luxueuse. Elle devint aussi la ville de la luxure et de toutes les débauches, à l’image de la vie sulfureuse de la jeune fille qui multipliait les amants et n’hésitait pas à commettre des meurtres. Corentin, voyant d’un mauvais œil cette cité pleine de débauche, envoya Guénolé pour rétablir l’ordre, sans succès. Saint-Guénolé, abbé de Landévennec, est donc l’homme de Dieu qui tente de remettre Ys dans le droit chemin et particulièrement la princesse Dahut. Le diable en personne finit par s’y inviter et mena la ville et sa princesse à leur perte, toutes deux englouties par la mer, rendant ainsi Dahut à l’Océan. »

Cantique à Saint-Guénolé

Gwenole_tad_benniget

1. Eun dibab ho-peus grêt:
Mond war roudou Jezuz.
Skañv oa e zamm warnoc’h,
Diboan e yeo ‘vidoc’h.

D: Gwenolé, tad benniget,
Selaouit or galvadenn ;
Dougit beteg Doue
Pedenn ho pugale.

2. Pinvidig gand netra,
Ho taouarn oa digor,
Ha Doue a roe deoc’h
Kement ho-poa ezomm.

3. Diskregi ho-peus grêt
Euz kement ho talhe,
Ha distag diouz pép tra
D’an Neñv oc’h bet douget.

4. Seul vui e ro Doue
Seul vui e kresk ar c’hoant
Hag an neb e reseo
‘N em reseo digantañ.

5. Lezet ho-peus bepréd,
Gand doujañs, ar Spered
Da gizella ennoc’h
Kened marzuz an Dremm.

6. Gand Doue ‘peus bevet
Hoc’h unan dirazañ,
Ha gedour tarz an deiz,
Dibabet ‘peus ar Peoc’h.

Cantique à Saint-Guénolé

1. Vous avez fait un choix :
Aller sur les traces de Jésus.
Son fardeau vous était léger,
Son joug, sans peine.

R: Guénolé, Père béni,
Ecoutez notre appel.
Portez jusqu’à Dieu
La prière de vos enfants.

2. Riche de rien,
Vos mains étaient ouvertes
Et Dieu vous donnait
Tout le nécessaire.

3. Vous avez décroché
De tout ce qui vous retenait
Et détaché de tout,
Au ciel, vous avez été porté.

4. Plus Dieu donne
Et plus grandit le désir
Et celui qui reçoit
Se reçoit de Lui.

5. Avec respect,
vous avez toujours laissé l’Esprit
Sculpter en vous
La beauté merveilleuse du Visage.

6. Avec Dieu, vous avez vécu
Seul avec Lui,
Et guetteur de l’aurore,
Vous avez choisi la Paix.

SOURCE : https://www.missionbretonne.bzh/19742/saint-guenole/

Abbaye de Landévennec. Statue de saint Guénolé en kersanton réalisée en 1522 à la demande de l'abbé Jehan du Vieux-Chastel et alors placée dans l'axe de l'église sur la carole du choeur au-dessus du maître-autel
 (statue se trouvant désormais dans les ruines de l'église abbatiale)


Saint Winwallus

Also known as

Bennoc

Guengalaenus

Guengaloeus

Guénolé

Guingaloëus

Guingalois

Gunnolo

Gwenndo

Gweno

Gwinocus

Gwnawg

Gwnnog

Gwynauc

Gwynawc

Gwyngawr

Gwynno

Gwynnoc

Gwynnocus

Gwynog

Ouignoualey

Valois

Vennole

Vinguavally

Vinvaleo

Waloway

Wingaloeus

Winnol

Winocus

Winwalde

Winwalloc

Winwalloe

Winwaloe

Winwaloëus

Wonnow

Wynnog

Wynolatus

Wynwallow

Memorial

3 March

28 February (translation of his relics)

Profile

His father was Fragan, a Welsh noble who had recently emigrated to Brittany to escape a Saxon invasion. Ward and spiritual student of Saint Budoc on Lauren Island. Monk. Following a pilgrimage at age 20 to key Saint Patrick related sites in Ireland, Winwallus founded Landevennec monastery with eleven fellow monks at Brest, FranceAbbot. The initial monastery site had to be abandoned due to poor soil and harsh weather, but Winwallus spent the rest of his days at the second site.

Legend says he lived on rye bread and ashes, water, and prayer, that he slept on sand or piles of tree bark, and that these privations led to his performing many miracles. Several churches in Cornwall, including Anglican parishes, are dedicated to him, which may indicate that his relics were moved there after the Viking invasions of 914.

Born

c.462 at Plou-Fragan, BrittanyFrance

Died

3 March 530 of natural causes at Tibidi, BrittanyFrance

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

LandevennecFrance

Y Vaenor, Brecknockshire, Wales

Representation

carrying a church on his shoulders or in his hands

ringing a bell

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

Saints of the Order of Saint Benedict, by Father Aegedius Ranbeck, O.S.B.

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Saints and Their Attributes, by Helen Roeder

other sites in english

Catholine Online

Celtic Saints

John Dillon

Wikipedia

images

Santi e Beati

Wikimedia Commons

sitios en español

Martirologio Romano2001 edición

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fonti in italiano

Santi e Beati

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“Saint Winwallus“. CatholicSaints.Info. 18 January 2024. Web. 24 January 2026. <https://catholicsaints.info/saint-winwallus/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-winwallus/

Statue de saint Guénolé, Chapelle de la Trinité, Rue Vauban, Concarneau


Book of Saints – Winwaloc

Article

(Winwalorus) (Saint) (March 3Abbot (6th century) Born in Brittany of parents exiled from England, he was related to Saints Cadfan, Salomon, Cybi and others. His monastery at Landevenec near Brest was governed by him till his death in the first quarter of the sixth century. More than one Cornish church bears his name, so that there is a connection between him and that county; but the traditions concerning him are very contradictory, and there may well have been more than one Saint of his name.

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Monks of Ramsgate. “Winwaloc”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 27 February 2017. Web. 24 January 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-winwaloc/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-winwaloc/

St. Winwaloc

Feastday: March 3

Patron: invoked for fertility

Death: 532

Abbot-founder, also called Wonnow, Wynwallow, and Gwenno. Born at Ploufragen, in Brittany, France, he was ofAnglo-Saxon descent. At the age of fifteen he entered the monastery on Lauren Island under Abbot Budoc. Several years later he and eleven monks founded Landevenne Monastery near Brest, in Brittany on land donated by Prince Gallo. Winwabe died there. As there are several churches in Cornwall, England, dedicated to him, it is possible that he had some connection with that region or that some of his relics were translated there in later years.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=2060

Saints of the Order of Saint Benedict – Saint Winwaloc, Abbot and Priest

The best authorities state that Saint Winwaloc joined the novitiate in one of the numerous monasteries that were erected in Britain by the Sons of Saint Benedict. His father was Francan, a cousin of one of the reigning princes. As Winwaloc was intended for the religious life, his education was entrusted to a scholar who was distinguished for his great learning and virtue. Under this master our Saint made great progress both in his studies and in the exercises of piety. Signs were not wanting that Winwaloc enjoyed the special favour of Heaven, as the power of working miracles was granted to him at an early age.

The monastery in which he was professed as a monk was that of Necten. Here his life was most austere: the bed that gave him rest when he was wearied with long standing and prayer was made either of the rough bark of trees or of sand, with a hard, uneven stone for a pillow; his food, taken merely to assuage the pangs of hunger, consisted of vegetables and bread made of coarse barley meal. Wine he never touched, and during Lent he partook of food only twice a week. The Psalter he recited every day, a hundred times in the daytime and as often at night, all the time on his knees. Meanwhile so famous were the cures he effected, that numbers of the lame, the blind, the deaf, and those otherwise afflicted, flocked to him from all sides.

When Winwaloc was living under the rule of the Abbot, Saint Similian, his charity and selfsacrifice were put to a test, from which he came forth with increased glory. Once, when returning in the company of Saint Ethbin, a monk of the same monastery, from a place in the country where they had been offering up the Holy Sacrifice, he found lying by the roadside a leper, who piteously begged for relief. To their inquiries as to how they could help him, the wretched man, who appeared to be at the last gasp, replied that the foul matter which stopped his nostrils was suffocating him, and he entreated them in God’s name to remove it. Winwaloc attempted to get it away with his fingers, but failed owing to the great pain he caused the sufferer; so he applied his lips to the loathsome place, and sucked away the fetid pus. While the Saint was cleansing his mouth, a beautiful pearl fell from his lips to the ground; and at the same time a cross, shining through the whole sky, appeared over the head of the leper. Then the sick man, casting off his leprosy, and shining now more radiant than the sun, turned to Winwaloc and said: “Since you have not been ashamed of Me on earth, I shall not be ashamed of you in Heaven.” Forthwith our Blessed Lord, for it was He Who had assumed the shape of the leper, ascended to heaven, accompanied by choirs of angels.

Winwaloc had not yet completed his fiftieth year when his Guardian Angel warned him that his end was approaching. When the destined hour arrived, he summoned all his brethren to the Church; and, after celebrating the Holy Mass, he breathed his last, still standing at the altar. His body, which at first was interred in his own Monastery, was afterwards, owing to the invasions of the Northmen, removed to Flanders.

– text and illustration taken from Saints of the Order of Saint Benedict by Father Aegedius Ranbeck, O.S.B.

SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-order-of-saint-benedict-saint-winwaloc-abbot-and-priest/

St. Winwallus

Abbot of Landevennec; d. 3 March, probably at the beginning of the sixth century, though the exact year is not known. There are some fifty forms of his name, ranging from Wynwallow through such variants as Wingaloeus, Waloway, Wynolatus, Vinguavally, Vennole, Valois, Ouignoualey, Gweno, Gunnolo, to Bennoc. The original form is undistinguishable. In England the commonest are Winwalloc or Winwalloe; in France, Guenole or Guingalois.

His father, Fracan, was a British chieftain who fled before Saxon invaders to Brittany, where the saint was born. After considerable difficulty in overcoming his father's objections, Winwallus entered the religious life under the guidance of St. Budoc on the Island of Laurels near Isleverte. After residing here for some time he determined to go to Ireland to place himself under the great St. Patrick, but was deterred by a dream in which that saint appeared to him forbidding the journey, but telling him he must soon leave St. Budoc. Accordingly he set out with eleven companions, and, after a time spent in extraordinary austerities on the Island of Tibidi at the mouth of the River Aven, finally settled at Landevennec, where he founded a monastery on a rocky headland not far from Brest. After his death many miracles were ascribed to him. His body was carried to Flanders at the time of the Norman forays. Relics were preserved at Montreuil-sur-Mer (where a church was dedicated to him under the name of St. Walow), at St. Peter's in Ghent, and elsewhere. His tomb was to be seen in the church of Landevennec up to the beginning of the nineteenth century. The Abbey of Landevennec became Benedictine in the ninth century, and was in the hands of the Congregation of St. Maur at the final suppression. St. Winwallus's feast is kept on 3 March, ad that of his translation on 28 April. His name has been preserved in the dedications of churches in the Anglican parishes of Wonastow in Monmouthshire (where he is known as St. Wonnow), and of Gunwalloc, St. Cleer, and Landewednack in Cornwall. It was been suggested that the last-named parish got its name from some monastic dependency of Landevennec.

Sources

Acta SS., I March, 245; GAMMACK in Dict. Christ. Biog., s.v.; GUERIN, Petits Bollandistes, III, 133; ARNOLD-FORESTER, Studies in Church Dedications, II (London, 1899), 284.

Webster, Douglas Raymund. "St. Winwallus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New York: Robert Appleton Company, 1912. 2 Nov. 2020 <http://www.newadvent.org/cathen/15659b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to Sr. Anne Marie Lustig, O.P.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2020 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/15659b.htm

St. Winwaloe of Landevennec, Abbot

(Guenole)

Born in Brittany; died c. 532. Born of exiled English parents, St.Winwaloe was consecrated to God from his birth and placed in a monastery at an early age. He became a disciple of St. Budoc (f.d. December 9) on Isle Verte. He thought for many years that he would follow St. Patrick's (f.d. March 17) steps in Ireland, but eventually founded the monastery of Landevennec near Brest in Breton Cornouaille, which he ruled as abbot. There are several Cornish churches dedicated to St. Winwaloe, including Landewednack on the Lizard Peninsula in British Cornwall and Gunwalloe nearby, which seems to indicate that he had some connection with the area.

A long "Life of Winwaloe" was written at Landevennec in the 9th century, but it is primarily a collection of legends. The cultus of St. Winwaloe is still alive in Brittany. There is some confusion as to whether there are one or two saints of the period named Guenole. Other variations of his name include Guengaloeus, Gwenno, Wonnow, Wynwallow, Valois, among others (AttwaterBenedictinesEncyclopedia).

SOURCE : https://celticsaints.org/2014/0303d.html

March 3

St. Winwaloe, or Winwaloc, Abbot

FRAGAN or Fracan, father of this saint, was nearly related to Cathoun, one the kings or princes of Wales, and had by his wife Gwen three sons, Guethenoc, Jacut, and Winwaloe,

whom they bound themselves by vow to consecrate to God from his birth, because he was their third son. The invasions of the Saxons, and the storms which soon after overwhelmed his own country, obliged him to seek a harbour in which he might serve God in peace. Riwald had retired a little before with many others, from Wales into Armorica, and had been there kindly received; several Brittons, who had followed the tyrant Maximus, having settled in that country long before. Fragan therefore transported thither his whole family, about the middle of the fifth century, and fixed his habitation at a place called from him to this day, Plou-fragan, situated on the river Gouet, which ancient British and Gaulish word signifies blood. All accounts of our saint agree that his two elder brothers were born in Great Britain, but some place the birth of St. Winwaloe, and of his sister Creirvie, much younger than him, in Armorica. The pious parents brought up their children in the fear of God, but out of fondness delayed to place Winwaloe in a monastery, till he was now grown up. At length, touched by God, the father conducted him to the monastery of St. Budoc, in the isle of Laurels, 1 now called Isleverte, or Green Island, not far from the isle of Brehat. St. Budoc was an abbot in Great Britain, eminent for piety and learning, and flying from the swords of the Saxons, took refuge among his countrymen in Armorica, and in this little island assembled several monks, and opened a famous school for youth. Under his discipline Winwaloe made such progress, that the holy abbot appointed him superior over eleven monks, whom he sent to lay the foundation of a new monastery. They travelled through Domnonea, or the northern coast of Brittany, and finding a desert island near the mouth of the river Aven, now called Chateaulin, they built themselves several little huts or cells. From these holy inhabitants the name of Tibidy, that is, House of Prayers, was given to that island, which it still retains. This place is exposed to so violent winds and storms, that after three years St. Winwaloe and his community abandoned it, and built themselves a monastery on the continent, in a valley sheltered from the winds, called Landevenech, three leagues from Brest, on the opposite side of the bay. Grallo, count of Cornouailles, in which province this abbey is situated, in the diocess of Quimper-Corentin, gave the lands, and was at the expense of the foundation of this famous monastery.

St. Winwaloe, from the time he left his father’s house, never wore any other garments but what were made of the skins of goats, and under these a hair shirt; day and night, winter and summer, his clothing was the same. In his monastery neither wheat-bread nor wine was used, but for the holy sacrifice of the mass. No other drink was allowed to the community but water, which was sometimes boiled with a small decoction of certain wild herbs. The monks eat only coarse barley-bread, boiled herbs and roots, or barley-meal and herbs mixed, except on Saturdays and Sundays, on which they were allowed cheese and shell-fish, but of these the saint never tasted himself. His coarse barley-bread he always mingled with ashes, and their quantity he doubled in Lent, though even then it must have been very small, only to serve for mortification, and an emblem of penance. In Lent he took his refreshment only twice a week; his bed was composed of the rough bark of trees, or of sand, with a stone for his pillow. From the relaxation in the rule of abstinence on Saturdays, it is evident that this monastic rule, which was the same in substance with that received in other British, Scottish, and Irish monasteries, was chiefly borrowed from Oriental rules, Saturday being a fast-day according to the discipline of the Roman church. This rule was observed at Landevenech, till Lewis le Debonnaire, for the sake of uniformity, caused that of St. Benedict to be introduced there in 818. This house was adopted into the congregation of St. Maur, in 1636. St. Winwaloe was sensible that the spirit of prayer, is the soul of a religious state and the comfort and support of all those who are engaged in it: as to himself, his prayer, either mental or vocal, was almost continual, and so fervent, that he seemed to forget that he lived in a mortal body. From twenty years of age till his death he never sat in the church, but always prayed either kneeling or standing unmoved, in the same posture, with his hands lifted up to heaven, and his whole exterior bespoke the profound veneration with which he was penetrated. He died on the 3rd of March, about the year 529, in a very advanced age. His body was buried in his own church, which he had built of wood, on the spot upon which the abbatial house now stands. These relics were translated into the new church when it was built, but during the ravages of the Normans they were removed to several places in France, and at length into Flanders. At present the chief portions are preserved at Saint Peter’s, at Blandinberg, at Ghent, and at Montreuil in Lower Picardy, of which he is titular patron. In Picardy, he is commonly called St. Vignevaley, and more commonly Walovay; in Brittany, Guignole, or more frequently Vennole; in other parts of France, Guingalois; in England Winwaloe or Winwaloc. His name occurs in the English litany of the seventh age, published by Mabillon. 2 He is titular saint of St. Guingualoe, a priory at Chateau du Loir, dependant on Marmoutier at Tours, and of several churches and parishes in France. His father, St. Fracan, is titular saint of a parish in the diocess of St. Brienc, called Plou-Fragan, of which he is said to have been lord, and of another in the diocess of Leon, called St. Frogan; also, St. Gwen his mother, of one in the same diocess called Ploe-Gwen, and of another in that of Quimper. In France she is usually called Saint Blanche, the British word Gwen signifying Blanche or White. His brothers are honoured in Brittany, St. Guethenoc, on the 5th of November, and St. Jacut, or James, on the 8th of February and the 3rd of March; the latter is patron of the abbey of St. Jagu, in the diocess of Dol. St. Balay, or Valay, chief patron of the parish of Plou-balai, in the diocess of St. Malo, and a St. Martin are styled disciples of St. Winwaloe, and before their monastic profession were lords of Rosmeur, and Ros-madeuc. Some other disciples of our saint are placed in the calendars of several churches in Brittany, as St. Guenhael his successor, St. Idunet or Yonnet, St. Dei, &c. See the ancient life of St. Winwaloe, the first of the three given by Bollandus and Henschenius; that in Surius and Cressy not being genuine. See also Baillet and Lobineau, Lives of the Saints of Brittany, p. 43 and 48.

Note 1. Laureaca. [back]

Note 2. Mabil. in Analect. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume III: March.The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/210/3/034.html

Conversion et baptême des Croisicais au VI° siècle, église Notre-Dame-de-Pitié, Fr-44-le Croisic (France). Vitrail. Signature : "Lorin 1900" (baie 12).


San Vinvaleo Abate di Landevennec

Martirologio Romano: Nella Cornovaglia in Inghilterra, san Vinvaléo, primo abate di Landévennec, che si tramanda sia stato discepolo di san Budoc nell’isola di Lavret e abbia dato lustro alla vita monastica.

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/43760

San Winwaleo, abad

fecha: 3 de marzo

†: c. 533 - país: Francia

otras formas del nombre: Guengalaenus, Winwalvë, Guénolé, Winwaldo

canonización: pre-congregación

hagiografía: Catholic Encyclopedia

En la península de Armórica, en Bretaña, san Winwaleo, primer abad de Landevenec, el cual, según la tradición, fue discípulo de san Budoco en la isla de Lavret, y con su vida ilustró la regla monástica.

Abad de Landevennec, murió un 3 de marzo, probablemente a principios del siglo VI, aunque el año exacto no se conoce. Hay unas cincuenta formas de su nombre, que van desde Wynwallow, en variantes como Wingaloeus, Waloway, Wynolatus, Vinguavally, Vennole, Valois, Ouignoualey, Gweno, Gunnolo, hasta Bennoc. La forma original es indistinguible. En Inglaterra, las más comunes son Winwalloc o Winwalloe, mientras que en Francia, Guenole o Guingalois. En el artículo adoptamos la forma castellanizada de Winwaleo.

Su padre, Fracan, era un jefe bretón que ante los invasores sajones huyó a la Bretaña, donde nació el santo. Después de muchas dificultades por las objeciones de su padre, Winwaleo entró en la vida religiosa bajo la dirección de san Budoc, en la isla de Lavres, cerca de Isleverte. Después de que residiese aquí algún tiempo, se decidió a ir a Irlanda a ponerse bajo el gran san Patricio, pero fue disuadido por un sueño en el que el santo se le apareció prohibiéndole el viaje, pero a la vez le dijo que pronto debería abandonar a san Budoc. De acuerdo con ello, salió con once compañeros, y, después de un tiempo pasado entre extraordinarias austeridades en la isla de Tibidi, en la desembocadura del río Aven, finalmente se estableció en Landevennec, donde fundó un monasterio en un promontorio rocoso cerca de Brest.

Después de su muerte, se atribuyeron a él muchos milagros. Su cuerpo fue llevado a Flandes en época de las incursiones normandas. Las reliquias se conservan en Montreuil-sur-Mer (donde hay una iglesia dedicada a él bajo el nombre de San Walow), pero también hay reliquias en San Pedro de Gante, y en otros lugares. Su tumba aun estaba en la iglesia de Landevennec hasta principios del siglo XIX. La Abadía de Landevennec se convirtió en benedictina en el siglo IX, y estaba en manos de la Congregación de San Mauro, hasta la supresión definitiva. Las fechas propias de san Winwaleo son el 3 de marzo, y el de la traslación de sus reliquias, el 28 de abril.

Acta SS., marzo, I, 245; Gammack in Dict. Christ. Biog., s.v.; Guerin, Petits Bollandistes, III, 133; Arnold-Forester, Studies in Church Dedications, II (London, 1899), 284.
Traducido para ETF de un artículo de Douglas Raymund Webster (1912). La imagen es una estatua del santo en el claustro de Landevennec.

fuente: Catholic Encyclopedia

Estas biografías de santo son propiedad de El Testigo Fiel. Incluso cuando figura una fuente, esta ha sido tratada sólo como fuente, es decir que el sitio no copia completa y servilmente nada, sino que siempre se corrige y adapta. Por favor, al citar esta hagiografía, referirla con el nombre del sitio (El Testigo Fiel) y el siguiente enlace: http://www.eltestigofiel.org/lectura/santoral.php?ids=749

SOURCE : https://web.archive.org/web/20160304201151/http://www.eltestigofiel.org/lectura/santoral.php?ids=749

Saint Guénolé et l'abbaye de Landévennec : https://www.lejourduseigneur.com/videos/saint-guenole-et-labbaye-de-landevennec-3483?fbclid=IwAR0OrNdh5UMPhzlooghYmOaKTCzuZawOojg_xVzJd7zk8ycTzXaOmCfTSl8