Statue de Saint Guénolé, église de Pleyben, Finistère
Saint Guénolé
Fondateur de l'abbaye de
Landévennec (+ 504)
C'était au temps où les Bretons quittaient leur île, devant les envahisseurs saxons pour gagner l'Armorique. Winwalloë, fils de dame Gwen et d'un notable gallois, naît près de Saint-Brieuc. On le confie à saint Budoc qui tient une école monastique sur l'île Lavret (archipel de Bréhat). A 24 ans, saint Patrick d'Irlande lui apparaît en le priant de fonder un nouveau monastère. Il part avec 11 compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec actuellement. Après sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé." De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer.
- illustration, Saint Gwenolé, abbé de Landévennec (diocèse de Quimper et Léon).
Si l'on affirme traditionnellement que saint Guénolé est le fondateur de
l'abbaye de Landévennec en 485, d'un point de vue historique son nom n'apparaît
pour la première fois, sous la forme Win-Walloë, que dans le cartulaire de
Landévennec où Gurdisten, vers 860, raconte sa vie dans un récit amplement
hagiographique. Il est cependant possible de remonter un peu plus haut dans le
temps si l'on admet que l'origine toponymique de Landévennec dérive de ce
prénom. Le nom 'Landévennec' viendrait de Lan-towinnoc dérivant de
lan-to-winwalloë, signifiant le lan (enclos monastique) du bienheureux Walloë,
c'est-à-dire, le Lan de saint Guénolé. Comme la lettre de Louis le Pieux
attestant sa rencontre avec l'abbé de Landévennec en 818 parle du 'monasterio
Landeuinnoch' on tiendrait là un témoignage du tout début du IXe siècle
attestant qu'un monastère portant le nom de saint Guénolé est déjà solidement
implanté en ce lieu.
- L'abbaye Saint-Guénolé - Landévennec
En Cornouaille d'Armorique, au VIe siècle, saint Guénolé, premier abbé de
Landévennec, qui fut, dit-on, disciple de saint Budoc dans l'île Lavret et
illustra à Landévennec la règle monastique.
Martyrologe romain
O mes frères bien-aimés,
afin de mériter de posséder là-haut dans le ciel la plus paisible tranquillité
et la paix la plus tranquille, ne recherchez pas la paix en ce monde.
Saint Guénolé dans
"sa vie" par le moine Clément
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/88/Saint-Gu%C3%A9nol%C3%A9.html
Le
buste reliquaire de saint Guénolé (il se trouvait dans l'église paroissiale de
saint Frégant et est désormais exposé à l'abbaye Saint-Guénolé de Landévennec).
Saint
Guénolé, abbé
Au temps où les Bretons
quittaient leur île, devant les envahisseurs saxons pour gagner l'Armorique,
Winwalloë naît près de Saint-Brieuc. On le confie à saint Budoc qui tient une
école monastique sur l'île Lavret (archipel de Bréhat). A 21 ans, il part avec
onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de
Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, l’actuel
Landévennec. En ce lieu, il mène une vie de retraite et de solitude. La
renommée de Guénolé ne cesse de grandir, et il reçoit même la visite du roi
Grallon, qui souhaitait ardemment le connaître. Il meurt octogénaire vers 504.
Après sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique.
Jean-Marie Abgrall (1846-1926). Portrait
de saint Guénolé
d'après le buste en argent du reliquaire de l'église Saint-Guénolé à
Locquénolé, 1901
Saint-Guénolé
La source principale
concernant saint Guénolé est l'hagiographie que lui consacre Gurdisten, abbé du
monastère au IXe siècle, incluse dans le manuscrit connu sous le nom de
Cartulaire de Landévennec. Fils d'un certain Fracan, cousin du roi breton
Catovius, Guénolé se forme aux rigueurs du monachisme insulaire auprès de
Budoc, sur l'île Lavret. Il part alors en peregrinatio pro Dei, errance
monastique à la fois pénitente et apostolique, avec onze moines, et se fixe
dans un premier temps sur l'île de Tibidy. À la demande de ses compagnons, il
quitte l'îlot pour fonder à proximité un ermitage. Il dirige la communauté
monastique jusqu'à sa mort, adoptant un mode de vie ascétique et des usages
celtiques perpétués par ses successeurs jusqu'à l'époque carolingienne, à
partir de laquelle la règle bénédictine s'impose durablement partout en Occident.
SOURCE : http://fr.topic-topos.com/saint-guenole-landevennec
Saint Gwenolé
Fété le 3 mars
Né à Ploufragan, près de
Saint-Brieuc, de saint Fragan et de sainte Guen, fraîchement émigrés de
Grande-Bretagne, Gwénolé était le frère des saints Jacut, Gwézenneg et Clervie.
Tout jeune, il fut confié à l’école monastique de saint Budoc, sur l’île Lavret.
Devenu moine, il quitta son maître avec douze disciples pour chercher une
solitude vers l’ouest. La colonie de moines s’installa d’abord sur l’îlot qui
porte de Tibidy. Au bout de trois ans, quittant ce lieu inhospitalier, ils
traversèrent l’Aulne et s’établirent définitivement à Landévennec. Gwénolé s’y
battit un ermitage et, à quelque distance, un monastère. Son influence
s’étendit bientôt sur une grande partie de la Cornouaille, et nombreux furent
les disciples qui vécurent dans la mouvance de Landévennec : Gwénaël, Martin,
Conogan, Idunet, Ratian, Rioc …
Abad Landevenneg. Sant
Fragan ha santez Gwenn a oa nevez digouezet euz Breiz-Veur e Ploufragan, pa oe
ganet Gwenole. Breur e oa d’ar zent Jacud, Gwezenneg ha Klervia. Gwenole gand e
venec’h a dreuzas ar ster Aon, evid en em stalia e Landevenneg. Kalz diskibien
a en em lakeas dindan gwarez Landevenneg : Gwenael, Konogan, Rioc, …
Les chapelles encore
debout : Briec, Collorec, Edern, Ergué-Gabéric, Fouesnant, Penmarc’h,
(Saint-Guénolé), Plougastel-Daoulas, Scaër. Ont disparu celles de Bannalec,
Lambézellec, Carantec, Cléden-Cap-Sizun, Clohars-Fouesnant, Coray, Crozon,
Elliant, Gouézec, L’Hôpital-Camfrout, Lannilis, Mellac, Moëlan, Plogoff,
Plonévez-du-Faou, Plonévez-Porzay, Pluguffan, Pont-Aven, Pont-Croix, Lababan en
Pouldreuzic, Quéméneven. Sont en ruines les chapelles de l’île d’Ouessant et de
Plouguin. En Cornwall, depuis le 10e siècle au moins, saint Gwénolé est honoré
à Landewednack, Gunwallo, Towednack et Tremaine ; deux autres chapelles ont
disparu. En Devon, il est le patron de l’église paroissiale de
East-Portlemouth’s
SOURCE : https://www.diocese-quimper.fr/les-saints/saint-gwenole/
Vitrail
de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886.
SAINT GUENOLÉ -
l'histoire d'un saint
Batz sur mer
Un saint dans l'histoire,
un symbole aujourd'hui
Saint Guénolé ou mieux
saint Gwénolé est un personnage religieux qui aurait vécu au Ve siècle en
Bretagne, il est réputé avoir fondé l'abbaye de Landévennec. Son père, saint
Fracan et sa mère, sainte Gwenn auraient débarqué venant probablement du Pays
de Galles dans la baie de Saint-Brieuc pour se fixer à Ploufragan (Côtes
d'Armor). Guénolé est le troisième fils d'une famille dont les autres enfants
sont sainte Clervie, saint Jagu et saint Guéthénoc.
Il serait né, soit à
Ploufragan, soit à Plouguin où est encore montré le lieu supposé de sa
naissance (une motte féodale). Vers 470, il est confié encore enfant à saint
Budoc pour être formé dans l'ermitage de celui-ci, situé sur l'île Lavret, dans
l'archipel de Bréhat. Vers 485, il manifeste le désir de se rendre en Irlande
pour vénérer les restes de saint Patrick qui vient de mourir, mais l'apôtre lui
apparaît en songe pour lui indiquer qu'il est préférable de rester en Armorique
pour y fonder une abbaye.
Avec onze autres
disciples de saint Budoc, il s'établit dans une autre île appelée Tibidy qu'on
a tenté d'interpréter comme l'île de la maison de prières, à Logonna-Daoulas,
dans la Rivière du Faou. Au bout de 3 ans, en 490, Guénolé , nouveau Moïse,
ouvre miraculeusement un passage dans la mer pour aller fonder une nouvelle
abbaye sur la rive opposée de l'estuaire à Landévennec. En ayant fait le centre
religieux de la Bretagne de l'Ouest, il y meurt en 532.
Les sources historiques
sont constituées par les Vies rédigées par l'abbé Gurdisten (Uurdisten) et le
moine Clément. La plus ancienne est une hymne biographique composée par le
moine Clément en 24 strophes dans le deuxième tiers du IXe siècle. A son tour,
l'abbé Gurdisten compose dans le dernier quart de ce même siècle une grande
Vita Sancti Winwaloei Cornugallensis en trois livres et qui fut copiée, avec
d'autres documents sur l'abbé fondateur, du cartulaire de Landévennec, compilé
au milieu du XIe siècle qui est parvenu jusquà nous.
Un autre texte, plus
court et qualifiée de Vie brève que l'on connaît par un manuscrit du XIIIe
siècle conservé au British Museum, a longtemps été tenue pour la source de
Gurdisten qui se serait contenté de l'amplifier, mais de nombreux chercheurs
tiennent à présent ce texte pour un simple abrégé de Gurdisten, réalisé entre
le Xe et le XIIe siècle dans le Nord de la France ou en Grande Bretagne.
Les textes suivent les
règles de l'hagiographie médiévale et s'attardent sur les nombreux miracles
attribués à Guénolé (il ressuscite, guérit, convertit, console, fait jaillir
une source, etc.). Gurdisten se livre également à de nombreuses digressions
pour l'édification de ses moines et de ses lecteurs.
Finalement, un ange
apparaît au saint pour lui dire que «les habitants du ciel réclament sa
présence» et Guénolé meurt, comme saint Benoît (et à son exemple) au milieu de
ses moines en prières. Justement, Gurdisten trouve le moyen d'insérer le
diplôme que l'empereur Louis le Pieux a fait remettre en 818 à un des lointains
successeurs du fondateur, l'abbé Matmonoc, pour lui donner l'ordre d'abandonner
les usages monastiques celtiques au profit de la règle de saint Benoît.
Il est honoré dans les
paroisses où étaient situés des dépendances (souvent des prieurés) de l'abbaye
de Landévennec : Concarneau, l'Île-de-Sein, Landrévarzec, Locunolé, Locquénolé,
Saint-Guénolé (en Penmarc'h), les trois derniers noms étant présents dans de
nombreux lieux en Bretagne dont BATZ SUR MER (44)
SOURCE : http://hippocampeinfo2.over-blog.com/article-2185351.html
Saint Guénolé, la légende de l’Ile de Sein
Saint Guénolé était en charge de l’Ile de Sein qui s’appelait à l’époque Insula
Seidhun. Il protégeait les habitants qui se laissaient influencer encore trop
facilement aux injonctions des beaux parleurs envoyés par le diable.
Il faisait l’aller-retour
entre l’abbaye de Landevennec et l’île, et s’arrêtait souvent au Bec du Raz
pour y contempler sa cité posée sur l’eau. Il envisageait de construire un pont
entre le Bec et l’île afin de permettre des voyages plus confortables et moins
dangereux par mauvais temps entre Seidhun et le continent. Il l’avait promis au
capitaine de l’île.
Il en était là dans ses
réflexions quand un beau jeune homme s’approcha de lui. Mais à ses pieds
fourchus et à sa langue mielleuse, Saint Guénolé reconnu le diable en personne.
— Que me veux-tu, Polig ?
(Petit Paul, surnom du diable)
— Je veux aller sur l’île
qui est au loin là-bas.
— Par ma crosse, tu ne
passeras pas.
— J’ai ouï dire que tu
envisages de construire un pont, et tu ne pourras pas m’empêcher de l’emprunter
lorsqu’il sera construit.
— Alors je ne construirai
pas de pont.
— Dans ce cas là, tu
seras parjure car tu as donné ta parole. Tu perdras ta sainteté et tu
deviendras vite mon disciple car le mensonge aura raison de toi.
Saint Guénolé se sentit
acculé devant l’obligation qu’il était de construire un pont qui permettrait la
venue du diable sur l’île, entraînant la perte des âmes qui la peuplait ; et
l’impossibilité de ne pas tenir son engagement vis à vis des Iliens, devenant
ainsi un menteur, et donc un pécheur aux yeux du diable.
Mais Dieu veillait. Il
entendit ses prières et eu pitié de son pasteur. Il lui offrit la possibilité
de faire un merveilleux miracle. Saint Guénolé, grâce à la protection divine,
jeta un pont de glace entre le Bec du Raz et Seidhun, puis il attendit le
diable qui ne tarda pas à arriver.
Le diable, trop heureux
d’avoir triomphé, et déjà alléché par toutes les âmes qu’il allait pouvoir
corrompre, se précipita sur le pont. Dès les deux premiers pas, ses sabots
brûlants fondirent la glace et le diable fut précipité en bas de la falaise qui
s’ouvrit devant lui, dans un lieu qui porte encore aujourd’hui le nom de
Cheminée du diable.
Il jura qu’on ne l’y
reprendrait plus et qu’il prendrait le bateau pour venir sur l’île. Mais les
bateaux étaient en bois et ses sabots brûlaient les navires avant que ceux-ci
ne puissent arriver au port. De plus, toujours possédé par la grâce divine,
Saint Guénolé augmenta la force des courants pour rendre la traversée encore
plus longue et permettre à la chaleur des sabots de transpercer tous les
souliers ou autres godillots que pourrait mettre le diable pour protéger les
ponts des navires de ses sabots de feu afin de s’en aller pervertir l’île.
Si vous allez du côté de
la Pointe du Raz de nos jours, pensez à cette légende en contemplant la
Cheminée du Diable et l’Enfer de Plogoff.
SOURCE : http://www.maintenantunehistoire.fr/saint-guenole-la-legende-de-lile-de-sein/
Kerlaz :
église paroissiale Saint-Germain, vitrail de Gabriel Léglise représentant Saint
Guénolé, abbé de Landévennec, sauvant le roi Gradlon lors de la submersion de
la ville d'Ys
Saint Guénolé, fondateur
de Landévennec, un saint dans une famille de … saints !
La vie de Saint Guénolé,
connu aussi sous le nom de Winwaloeus, s’inscrit comme beaucoup d’autres, vous
le savez entre le merveilleux et la réalité. Elle fait partie de ce que l’on
peut appeler « l’enchantement breton ». Sa vie et son action se
situent dans le contexte historique de l’immigration bretonne en Armorique au
cours des Ve et VIe s. Les sources ne sont guère abondantes
et la Vita sancti Winwaloei, seul document de référence, a été rédigée
dans les années 870-880 par Wrdisten (Gurdisten), abbé et le moine Clément
du monastère de Landévennec connu à l’époque sous le nom de Landowinoch. Elle
aurait été précédée ou plutôt pense-t-on aujourd’hui d’une Vie brève, qui
serait un abrégé de Gurdisten, réalisé entre le Xe et
le XIIe dans le Nord ou en Grande bretagne… On a parfois, à tort,
confondu saint Guénolé avec saint Gwenaël qui fut en réalité son
successeur comme abbé de Landévennec. Les textes sont caractéristiques des
règles de l’hagiographie médiévale et met en valeur les nombreux miracles
attribués à Guénolé : il ressuscite, guérit, convertit, console, fait
jaillir une source…
Son père, saint
Fragan, et sa mère, sainte Gwenn, auraient débarqué dans la baie
de Saint-Brieuc, venant probablement du pays de Galles, pour se fixer
à Ploufragan. Guénolé est leur troisième fils. Il serait né à Ploufragan,
où ses parents avaient trouvé refuge avec leurs deux autres fils, Guethenoc et
Jacut. Dans d’autres traditions, il serait né à Plouguin où est
montré le lieu supposé de sa naissance, une motte féodale. Une petite fille,
Clairvie allait ensuite rejoindre la fratrie. Sa mère , sainte Gwenn
était appelée Teir-bronn (trois seins). Les époux et leurs deux premiers fils
sont nés au Pays de Galles, leur pays d’origine. Guénolé serait né peu de
temps après l’arrivée de la famille en Bretagne armoricaine, à
l’embouchure de la rivière Brahec, au fond de la baie
de Saint-Brieuc. Selon la légende, Dieu lui accorde un troisième sein pour
pouvoir allaiter ses jumeaux encore tout jeunes et ce nouvel enfant !
Mais, il semblerait que ce soit une mauvaise interprétation de l’expression
latine trimammis signifiant « trois fois mère » !
Comme c’était alors la
tradition, l’enfant et ses frères sont confiés dès leur petite enfance à un
moine d’origine irlandaise nommé Budoc qui tenait une école monastique sur
l’îlot de Lavret, archipel de Bréhat. Le voyage se teinte alors de merveilleux.
Lorsque Fragan emmena ses trois fils en bateau vers l’île Lavret, les voyageurs
furent pris dans une tempête aussi violent qu’inattendue. Guénolé la calma par
un signe de croix. C’est là la raison pour laquelle Guénolé, invoqué pour la
quiétude des marins, est aussi le patron des femmes de marins-pêcheurs.
Auprès de l‘exigeant
saint Budoc, l’enfant reçoit une solide éducation. Travailleur, sage et érudit,
Guénolé qui avait su dompter un tempérament fougueux, fut vite reconnu comme
capable de fonder une abbaye. Son maitre lui confie alors 11 compagnons
pour aller ensemble fonder un autre monastère. On ne leur indiquait alors aucun
lieu, ils iraient là où la Providence les conduirait. Ils traversèrent la
Domnonée (Trégor et Léon), avant d’atteindre le point où l’Aulne se jette dans
la rade de Brest. Ils traversèrent la rivière et se fixèrent là pour y vivre la
vie monastique. Ils s’étaient d’abord établis dans une autre île appelée
Tibidy, peut-être l’île de la maison de prières, à l’Hôpital-Camfrout, dans la
rivière du Faou. Là ils restèrent trois années. Au bout des trois ans, vers
490, il reprirent eur marche et l’histoire raconte que Guénolé ouvrit
miraculeusement un passage dans la mer pour aller fonder une nouvelle abbaye
sur la rive opposée de l’estuaire, à Landévennec.
« L’hymne achevé,
ils s’engagèrent à même la vaste forêt qui s’étendait sur le rivage et, parcourant
le vallon qui de loin leur était apparu, ils y découvrirent un espace entouré
de coteaux et de bois, façonné comme le creux d’une fronde. C’était un endroit
parfaitement calme, ceint de bois et buissons, roches acérées et hautes
collines d’un côté, et de l’autre venant mourir sur la mer et la
rivière ».(…) « C’est un lieu extrêmement agréable, exposé au soleil,
inaccessible à tous les vents, sauf un peu le vent d’Est ; comme un
paradis magnifiquement tourné vers le soleil levant… un jardin orné de fleurs
de toutes sortes de couleurs, où récolter les fruits non seulement de la terre
mais encore et surtout du ciel » Vie de Saint Guénolé, IXème siècle
La règle et les usages
auxquels se conformaient Guénolé et ses disciples étaient issus de la tradition
celtique d’Irlande, marquée par une tonsure particulière qui allait d’une
oreille à l’autre laissant les cheveux longs à l’arrière, une ascèse
extrêmement sévère, des prières et jeûnes prolongés… L’on sent dans Guénolé,
l’image de l’un de ces nombreux ermites bretons qui, au vie siècle,
peuplèrent les îles et les abers de la péninsule armoricaine. Inaugurant une
vie de style érémitique au fond de ce vallon solitaire qui allait désormais
prendre son nom de saint Guénolé, les moines gardèrent la règle celtique
jusqu’à ce que Louis le Pieux, en 818, leur impose la Règle de
saint Benoît.
Saint Guénolé avait
aussi en charge l’Ile de Sein qui s’appelait à l’époque Insula Seidhun.
L’on raconte qu’il y protégeait les habitants qui se laissaient influencer
facilement par de beaux parleurs envoyés par le diable. Il faisait
l’aller-retour entre l’abbaye de Landévennec et l’île, et s’arrêtait souvent au
Bec du Raz pour y contempler sa cité posée sur l’eau. Il envisageait de
construire un pont entre le Bec et l’île afin de permettre des voyages moins
dangereux par mauvais temps…
Un beau jour, un ange
apparaît pour lui dire que les habitants du ciel réclament sa présence et
Guénolé meurt, comme st Benoît de Nursie au milieu des moines en
prières.
A la mort de Guénolé,
dont on ignore l’année, sans doute vers 532, le monastère qui, dans la suite,
s’édifia à proximité garda précieusement ses reliques et entoura de vénération
la mémoire de son « fondateur ». Guénolé avait fait de Landévennec
le centre religieux de la Bretagne armoricaine. Mais, les raids normands,
en 913, les obligent à fuir, emportant avec eux les reliques du saint
jusqu’à Montreuil-sur-Mer où elles sont vénérées jusqu’à la Révolution, elles
sont alors brûlées.
Le culte de Guénolé par
contre, grâce aux nombreuses dépendances du monastère, se répandit dans toute
la Cornouaille, le Léon et au-delà comme en témoignent aujourd’hui encore le
grand nombre de chapelles et de statues qui s’y trouvent. L’on rappelle aussi
ses miracles dont le principal touche sa petite sœur. Un jour, un jars de la
basse-cour familiale s’empare des yeux de Clairvie et les mange tous les deux.
La fillette rentre chez elle en hurlant de douleur. Guénolé arrivant alors à la
maison familiale trouve ses parents et sa sœur dans la plus grande détresse, il
décide d’aller récupérer les yeux de Clairvie. Il se rend à l’endroit où sont
gardées les oies, repère le jars au centre du groupe. Il l’éventre et reprend
les yeux de sa sœur pour les lui rendre. Il la signe de la croix et celle-ci
recouvre la vue. Il sermonne ensuite le jars, après l’avoir guéri !
Guénolé fait aussi partie
des « saints phalliques » réputés pour venir en aide aux femmes
désespérées par la stérilité. Celle-ci a longtemps et en particulier au
Moyen Âge, été vécue comme une malédiction. Pour les travaux des champs, les
paysans avaient besoin de bras. Alors, les femmes sans enfants priaient en
récitant leur chapelet et allumaient des cierge devant la statue de Guénolé.
Certaines allaient même jusqu’à s’y frotter dévotement le ventre et le jour de
sa fête se rendaient en pèlerinage aux sources miraculeuses des chapelles
Saint-Guénolé. Guénolé n’y est au final pas pour grand-chose puisque il s’agit
sans doute d’une confusion entre son nom et « gignere » qui signifie
engendrer en latin !
Guénolé et la légende de
la ville d’Ys…
Émile Souvestre, Théodore
Hersart de la Villemarqué et Anatole Le Braz ont collecté et fait
connaître cette légende qui jusqu’au milieu du XIXe siècle n’était transmise
qu’au coin du feu dans la plus pure tradition bretonne. Plus tard,
ce sont les bretons, Henri Queffelec (1962), et Michel Le
Bris (1982) qui se sont emparés de la légende. Henri Queffelec en a
fait presque un roman historique, tandis que Michel Le Bris en a créé une
version allégorique entre deux mondes. Cette légende représente la fin du monde
celte de sa mythologie et ses divinités. A partir des Ve et VIe siècles, c’est
désormais le christianisme qui s’impose.
Le roi Gradlon régnait
sur le pays de Cornouaille, il avait épousé une déesse du Nord, Malgven, qui
mourut en pleine mer en mettant au monde une fille appelée Dahut. La
petite fille et son père vivaient à Quimper, capitale de Cornouaille. Avec le
temps, Dahut devint une très belle jeune femme, à la beauté envoutante et
sauvage, à l’image de l’océan auquel elle savait appartenir, puisqu’elle était
née en mer. Exaspérée par l’influence de l’évêque Corentin et du
moine Guénolé sur son père et sur la Cornouaille, Dahut demanda
un jour à Gradlon de lui construire une cité sur la mer, pour elle seule. Le
projet était grandiose, et allait épuiser les finances du royaume, mais, par
amour pour sa fille, le père s’exécuta et fit construire une ville magnifique,
qui devint vite très riche et luxueuse. Elle devint aussi la ville de la luxure
et de toutes les débauches, à l’image de la vie sulfureuse de la jeune fille
qui multipliait les amants et n’hésitait pas à commettre des meurtres.
Corentin, voyant d’un mauvais œil cette cité pleine de débauche, envoya Guénolé
pour rétablir l’ordre, sans succès. Saint-Guénolé, abbé de Landévennec, est
donc l’homme de Dieu qui tente de remettre Ys dans le droit chemin et
particulièrement la princesse Dahut. Le diable en personne finit par s’y
inviter et mena la ville et sa princesse à leur perte, toutes deux englouties
par la mer, rendant ainsi Dahut à l’Océan. »
Cantique à Saint-Guénolé
Gwenole_tad_benniget
1. Eun dibab ho-peus
grêt:
Mond war roudou Jezuz.
Skañv oa e zamm warnoc’h,
Diboan e yeo ‘vidoc’h.
D: Gwenolé, tad benniget,
Selaouit or galvadenn ;
Dougit beteg Doue
Pedenn ho pugale.
2. Pinvidig gand netra,
Ho taouarn oa digor,
Ha Doue a roe deoc’h
Kement ho-poa ezomm.
3. Diskregi ho-peus grêt
Euz kement ho talhe,
Ha distag diouz pép tra
D’an Neñv oc’h bet douget.
4. Seul vui e ro Doue
Seul vui e kresk ar c’hoant
Hag an neb e reseo
‘N em reseo digantañ.
5. Lezet ho-peus bepréd,
Gand doujañs, ar Spered
Da gizella ennoc’h
Kened marzuz an Dremm.
6. Gand Doue ‘peus bevet
Hoc’h unan dirazañ,
Ha gedour tarz an deiz,
Dibabet ‘peus ar Peoc’h.
Cantique à Saint-Guénolé
1. Vous avez fait un choix :
Aller sur les traces de Jésus.
Son fardeau vous était léger,
Son joug, sans peine.
R: Guénolé, Père béni,
Ecoutez notre appel.
Portez jusqu’à Dieu
La prière de vos enfants.
2. Riche de rien,
Vos mains étaient ouvertes
Et Dieu vous donnait
Tout le nécessaire.
3. Vous avez décroché
De tout ce qui vous retenait
Et détaché de tout,
Au ciel, vous avez été porté.
4. Plus Dieu donne
Et plus grandit le désir
Et celui qui reçoit
Se reçoit de Lui.
5. Avec respect,
vous avez toujours laissé l’Esprit
Sculpter en vous
La beauté merveilleuse du Visage.
6. Avec Dieu, vous avez vécu
Seul avec Lui,
Et guetteur de l’aurore,
Vous avez choisi la Paix.
SOURCE : https://www.missionbretonne.bzh/19742/saint-guenole/
Abbaye
de Landévennec. Statue de saint Guénolé en kersanton réalisée en
1522 à la demande de l'abbé Jehan du Vieux-Chastel et alors placée
dans l'axe de l'église sur la carole du choeur au-dessus du maître-autel
(statue se trouvant désormais dans les ruines de l'église abbatiale)
Also
known as
Bennoc
Guengalaenus
Guengaloeus
Guénolé
Guingaloëus
Guingalois
Gunnolo
Gwenndo
Gweno
Gwinocus
Gwnawg
Gwnnog
Gwynauc
Gwynawc
Gwyngawr
Gwynno
Gwynnoc
Gwynnocus
Gwynog
Ouignoualey
Valois
Vennole
Vinguavally
Vinvaleo
Waloway
Wingaloeus
Winnol
Winocus
Winwalde
Winwalloc
Winwalloe
Winwaloe
Winwaloëus
Wonnow
Wynnog
Wynolatus
Wynwallow
28 February (translation
of his relics)
Profile
His father was Fragan,
a Welsh noble
who had recently emigrated to Brittany to
escape a Saxon invasion.
Ward and spiritual student of Saint Budoc on
Lauren Island. Monk.
Following a pilgrimage at
age 20 to key Saint Patrick related
sites in Ireland,
Winwallus founded Landevennec monastery with
eleven fellow monks at
Brest, France. Abbot. The
initial monastery site
had to be abandoned due to poor soil and harsh weather, but Winwallus spent the
rest of his days at the second site.
Legend says he lived on
rye bread and ashes, water, and prayer, that he
slept on sand or piles of tree bark, and that these privations led to his
performing many miracles. Several
churches in Cornwall,
including Anglican parishes,
are dedicated to him, which may indicate that his relics were
moved there after the Viking invasions of 914.
Born
c.462 at
Plou-Fragan, Brittany, France
3 March 530 of
natural causes at Tibidi, Brittany, France
Y
Vaenor, Brecknockshire, Wales
carrying a church on
his shoulders or in his hands
ringing a bell
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Order of Saint Benedict, by Father Aegedius
Ranbeck, O.S.B.
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
images
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
MLA
Citation
“Saint Winwallus“. CatholicSaints.Info.
18 January 2024. Web. 24 January 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-winwallus/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-winwallus/
Statue
de saint Guénolé, Chapelle de la Trinité, Rue Vauban, Concarneau
Article
(Winwalorus) (Saint) (March 3) Abbot (6th
century) Born in Brittany of parents exiled from England,
he was related to Saints Cadfan,
Salomon, Cybi and others. His monastery at
Landevenec near Brest was governed by him till his death in
the first quarter of the sixth
century. More than one Cornish church bears
his name, so that there is a connection between him and that county; but the
traditions concerning him are very contradictory, and there may well have been
more than one Saint of
his name.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Winwaloc”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
27 February 2017. Web. 24 January 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-winwaloc/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-winwaloc/
St. Winwaloc
Feastday: March 3
Patron: invoked for fertility
Death: 532
Abbot-founder, also
called Wonnow, Wynwallow, and Gwenno. Born at Ploufragen, in Brittany, France,
he was ofAnglo-Saxon descent. At the age of fifteen he entered the monastery on
Lauren Island under Abbot Budoc.
Several years later he and eleven monks founded Landevenne Monastery near
Brest, in Brittany on land donated by Prince Gallo. Winwabe died there. As
there are several churches in Cornwall, England, dedicated to him, it is
possible that he had some connection with that region or that some of his relics were
translated there in later years.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=2060
Saints
of the Order of Saint Benedict – Saint Winwaloc, Abbot and Priest
The best authorities
state that Saint Winwaloc joined the novitiate in one of the numerous
monasteries that were erected in Britain by the Sons of Saint Benedict. His
father was Francan, a cousin of one of the reigning princes. As Winwaloc was
intended for the religious life, his education was entrusted to a scholar who
was distinguished for his great learning and virtue. Under this master our
Saint made great progress both in his studies and in the exercises of piety.
Signs were not wanting that Winwaloc enjoyed the special favour of Heaven, as
the power of working miracles was granted to him at an early age.
The monastery in which he
was professed as a monk was that of Necten. Here his life was most austere: the
bed that gave him rest when he was wearied with long standing and prayer was
made either of the rough bark of trees or of sand, with a hard, uneven stone for
a pillow; his food, taken merely to assuage the pangs of hunger, consisted of
vegetables and bread made of coarse barley meal. Wine he never touched, and
during Lent he partook of food only twice a week. The Psalter he recited every
day, a hundred times in the daytime and as often at night, all the time on his
knees. Meanwhile so famous were the cures he effected, that numbers of the
lame, the blind, the deaf, and those otherwise afflicted, flocked to him from
all sides.
When Winwaloc was living
under the rule of the Abbot, Saint Similian, his charity and selfsacrifice were
put to a test, from which he came forth with increased glory. Once, when
returning in the company of Saint Ethbin, a monk of the same monastery, from a
place in the country where they had been offering up the Holy Sacrifice, he
found lying by the roadside a leper, who piteously begged for relief. To their
inquiries as to how they could help him, the wretched man, who appeared to be
at the last gasp, replied that the foul matter which stopped his nostrils was
suffocating him, and he entreated them in God’s name to remove it. Winwaloc
attempted to get it away with his fingers, but failed owing to the great pain
he caused the sufferer; so he applied his lips to the loathsome place, and sucked
away the fetid pus. While the Saint was cleansing his mouth, a beautiful pearl
fell from his lips to the ground; and at the same time a cross, shining through
the whole sky, appeared over the head of the leper. Then the sick man, casting
off his leprosy, and shining now more radiant than the sun, turned to Winwaloc
and said: “Since you have not been ashamed of Me on earth, I shall not be
ashamed of you in Heaven.” Forthwith our Blessed Lord, for it was He Who had
assumed the shape of the leper, ascended to heaven, accompanied by choirs of
angels.
Winwaloc had not yet
completed his fiftieth year when his Guardian Angel warned him that his end was
approaching. When the destined hour arrived, he summoned all his brethren to
the Church; and, after celebrating the Holy Mass, he breathed his last, still
standing at the altar. His body, which at first was interred in his own
Monastery, was afterwards, owing to the invasions of the Northmen, removed to
Flanders.
– text and illustration
taken from Saints
of the Order of Saint Benedict by Father Aegedius
Ranbeck, O.S.B.
SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-order-of-saint-benedict-saint-winwaloc-abbot-and-priest/
St. Winwallus
Abbot of
Landevennec; d. 3 March, probably at the beginning of the sixth century, though
the exact year is not known. There are some fifty forms of his name, ranging
from Wynwallow through such variants as Wingaloeus, Waloway, Wynolatus,
Vinguavally, Vennole, Valois, Ouignoualey, Gweno, Gunnolo, to Bennoc. The
original form is undistinguishable. In England the
commonest are Winwalloc or Winwalloe; in France,
Guenole or Guingalois.
His father, Fracan, was a
British chieftain who fled before Saxon invaders to Brittany, where the saint was
born. After considerable difficulty in overcoming his father's objections,
Winwallus entered the religious
life under the guidance of St. Budoc on the Island of Laurels near
Isleverte. After residing here for some time he determined to go to Ireland to
place himself under the great St.
Patrick, but was deterred by a dream in which that saint appeared to him
forbidding the journey, but telling him he must soon leave St. Budoc.
Accordingly he set out with eleven companions, and, after a time spent in
extraordinary austerities on the Island of Tibidi at the mouth of the River
Aven, finally settled at Landevennec, where he founded a monastery on
a rocky headland not far from Brest. After his death many miracles were
ascribed to him. His body was carried to Flanders at
the time of the Norman forays. Relics were
preserved at Montreuil-sur-Mer (where a church was dedicated to him under the
name of St. Walow), at St. Peter's in Ghent,
and elsewhere. His tomb was
to be seen in the church of Landevennec up to the beginning of the nineteenth
century. The Abbey of Landevennec became Benedictine in
the ninth century, and was in the hands of the Congregation of St. Maur at the
final suppression. St. Winwallus's feast is kept on 3 March, ad that of his
translation on 28 April. His name has been preserved in the dedications of
churches in the Anglican parishes of
Wonastow in Monmouthshire (where he is known as St. Wonnow), and of Gunwalloc,
St. Cleer, and Landewednack in Cornwall. It was been suggested that the
last-named parish got
its name from some monastic dependency of Landevennec.
Sources
Acta SS., I March, 245;
GAMMACK in Dict. Christ. Biog., s.v.; GUERIN, Petits Bollandistes,
III, 133; ARNOLD-FORESTER, Studies in Church Dedications, II (London,
1899), 284.
Webster, Douglas
Raymund. "St. Winwallus." The Catholic Encyclopedia. Vol.
15. New York: Robert Appleton Company, 1912. 2 Nov.
2020 <http://www.newadvent.org/cathen/15659b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to
Sr. Anne Marie Lustig, O.P.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. October 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2020 by Kevin
Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/15659b.htm
St. Winwaloe of
Landevennec, Abbot
(Guenole)
Born in Brittany; died c.
532. Born of exiled English parents, St.Winwaloe was consecrated to God from
his birth and placed in a monastery at an early age. He became a disciple
of St.
Budoc (f.d. December 9) on Isle Verte. He thought for many years that
he would follow St.
Patrick's (f.d. March 17) steps in Ireland, but eventually founded the
monastery of Landevennec near Brest in Breton Cornouaille, which he ruled as
abbot. There are several Cornish churches dedicated to St. Winwaloe, including
Landewednack on the Lizard Peninsula in British Cornwall and Gunwalloe nearby,
which seems to indicate that he had some connection with the area.
A long "Life of Winwaloe" was written at Landevennec in the 9th
century, but it is primarily a collection of legends. The cultus of St.
Winwaloe is still alive in Brittany. There is some confusion as to whether
there are one or two saints of the period named Guenole. Other variations of
his name include Guengaloeus, Gwenno, Wonnow, Wynwallow, Valois, among others (Attwater, Benedictines, Encyclopedia).
SOURCE : https://celticsaints.org/2014/0303d.html
March 3
St. Winwaloe, or
Winwaloc, Abbot
FRAGAN or Fracan,
father of this saint, was nearly related to Cathoun, one the kings or princes
of Wales, and had by his wife Gwen three sons, Guethenoc, Jacut, and Winwaloe,
whom they bound
themselves by vow to consecrate to God from his birth, because he was their
third son. The invasions of the Saxons, and the storms which soon after
overwhelmed his own country, obliged him to seek a harbour in which he might
serve God in peace. Riwald had retired a little before with many others, from
Wales into Armorica, and had been there kindly received; several Brittons, who
had followed the tyrant Maximus, having settled in that country long before.
Fragan therefore transported thither his whole family, about the middle of the
fifth century, and fixed his habitation at a place called from him to this day,
Plou-fragan, situated on the river Gouet, which ancient British and Gaulish
word signifies blood. All accounts of our saint agree that his two elder
brothers were born in Great Britain, but some place the birth of St. Winwaloe,
and of his sister Creirvie, much younger than him, in Armorica. The pious
parents brought up their children in the fear of God, but out of fondness
delayed to place Winwaloe in a monastery, till he was now grown up. At length,
touched by God, the father conducted him to the monastery of St. Budoc, in the
isle of Laurels, 1 now
called Isleverte, or Green Island, not far from the isle of Brehat. St. Budoc
was an abbot in Great Britain, eminent for piety and learning, and flying from
the swords of the Saxons, took refuge among his countrymen in Armorica, and in
this little island assembled several monks, and opened a famous school for
youth. Under his discipline Winwaloe made such progress, that the holy abbot
appointed him superior over eleven monks, whom he sent to lay the foundation of
a new monastery. They travelled through Domnonea, or the northern coast of
Brittany, and finding a desert island near the mouth of the river Aven, now
called Chateaulin, they built themselves several little huts or cells. From
these holy inhabitants the name of Tibidy, that is, House of Prayers, was given
to that island, which it still retains. This place is exposed to so violent
winds and storms, that after three years St. Winwaloe and his community
abandoned it, and built themselves a monastery on the continent, in a valley
sheltered from the winds, called Landevenech, three leagues from Brest, on the
opposite side of the bay. Grallo, count of Cornouailles, in which province this
abbey is situated, in the diocess of Quimper-Corentin, gave the lands, and was
at the expense of the foundation of this famous monastery.
St. Winwaloe, from the
time he left his father’s house, never wore any other garments but what were
made of the skins of goats, and under these a hair shirt; day and night, winter
and summer, his clothing was the same. In his monastery neither wheat-bread nor
wine was used, but for the holy sacrifice of the mass. No other drink was
allowed to the community but water, which was sometimes boiled with a small
decoction of certain wild herbs. The monks eat only coarse barley-bread, boiled
herbs and roots, or barley-meal and herbs mixed, except on Saturdays and
Sundays, on which they were allowed cheese and shell-fish, but of these the
saint never tasted himself. His coarse barley-bread he always mingled with
ashes, and their quantity he doubled in Lent, though even then it must have
been very small, only to serve for mortification, and an emblem of penance. In
Lent he took his refreshment only twice a week; his bed was composed of the
rough bark of trees, or of sand, with a stone for his pillow. From the
relaxation in the rule of abstinence on Saturdays, it is evident that this
monastic rule, which was the same in substance with that received in other
British, Scottish, and Irish monasteries, was chiefly borrowed from Oriental
rules, Saturday being a fast-day according to the discipline of the Roman
church. This rule was observed at Landevenech, till Lewis le Debonnaire, for
the sake of uniformity, caused that of St. Benedict to be introduced there in
818. This house was adopted into the congregation of St. Maur, in 1636. St.
Winwaloe was sensible that the spirit of prayer, is the soul of a religious
state and the comfort and support of all those who are engaged in it: as to
himself, his prayer, either mental or vocal, was almost continual, and so
fervent, that he seemed to forget that he lived in a mortal body. From twenty
years of age till his death he never sat in the church, but always prayed
either kneeling or standing unmoved, in the same posture, with his hands lifted
up to heaven, and his whole exterior bespoke the profound veneration with which
he was penetrated. He died on the 3rd of March, about the year 529, in a very
advanced age. His body was buried in his own church, which he had built of
wood, on the spot upon which the abbatial house now stands. These relics were
translated into the new church when it was built, but during the ravages of the
Normans they were removed to several places in France, and at length into
Flanders. At present the chief portions are preserved at Saint Peter’s, at
Blandinberg, at Ghent, and at Montreuil in Lower Picardy, of which he is
titular patron. In Picardy, he is commonly called St. Vignevaley, and more
commonly Walovay; in Brittany, Guignole, or more frequently Vennole; in other
parts of France, Guingalois; in England Winwaloe or Winwaloc. His name occurs
in the English litany of the seventh age, published by Mabillon. 2 He
is titular saint of St. Guingualoe, a priory at Chateau du Loir, dependant on
Marmoutier at Tours, and of several churches and parishes in France. His
father, St. Fracan, is titular saint of a parish in the diocess of St. Brienc,
called Plou-Fragan, of which he is said to have been lord, and of another in
the diocess of Leon, called St. Frogan; also, St. Gwen his mother, of one in
the same diocess called Ploe-Gwen, and of another in that of Quimper. In France
she is usually called Saint Blanche, the British word Gwen signifying Blanche
or White. His brothers are honoured in Brittany, St. Guethenoc, on the 5th of
November, and St. Jacut, or James, on the 8th of February and the 3rd of March;
the latter is patron of the abbey of St. Jagu, in the diocess of Dol. St.
Balay, or Valay, chief patron of the parish of Plou-balai, in the diocess of
St. Malo, and a St. Martin are styled disciples of St. Winwaloe, and before
their monastic profession were lords of Rosmeur, and Ros-madeuc. Some other
disciples of our saint are placed in the calendars of several churches in
Brittany, as St. Guenhael his successor, St. Idunet or Yonnet, St. Dei, &c.
See the ancient life of St. Winwaloe, the first of the three given by Bollandus
and Henschenius; that in Surius and Cressy not being genuine. See also Baillet
and Lobineau, Lives of the Saints of Brittany, p. 43 and 48.
Note
1. Laureaca. [back]
Note 2. Mabil. in
Analect. [back]
Rev. Alban
Butler (1711–73). Volume III: March.The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : https://www.bartleby.com/210/3/034.html
Conversion
et baptême des Croisicais au VI° siècle, église Notre-Dame-de-Pitié,
Fr-44-le Croisic (France). Vitrail. Signature :
"Lorin 1900" (baie 12).
San Vinvaleo Abate
di Landevennec
Martirologio
Romano: Nella Cornovaglia in Inghilterra, san Vinvaléo, primo abate di
Landévennec, che si tramanda sia stato discepolo di san Budoc nell’isola di
Lavret e abbia dato lustro alla vita monastica.
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/43760
San Winwaleo, abad
fecha: 3 de marzo
†: c. 533 - país: Francia
otras formas del nombre: Guengalaenus, Winwalvë, Guénolé, Winwaldo
canonización: pre-congregación
hagiografía: Catholic Encyclopedia
En la península de
Armórica, en Bretaña, san Winwaleo, primer abad de Landevenec, el cual, según
la tradición, fue discípulo de san Budoco en la isla de Lavret, y con su vida
ilustró la regla monástica.
Abad de Landevennec,
murió un 3 de marzo, probablemente a principios del siglo VI, aunque el año
exacto no se conoce. Hay unas cincuenta formas de su nombre, que van desde
Wynwallow, en variantes como Wingaloeus, Waloway, Wynolatus, Vinguavally,
Vennole, Valois, Ouignoualey, Gweno, Gunnolo, hasta Bennoc. La forma original
es indistinguible. En Inglaterra, las más comunes son Winwalloc o Winwalloe, mientras
que en Francia, Guenole o Guingalois. En el artículo adoptamos la forma
castellanizada de Winwaleo.
Su padre, Fracan, era un
jefe bretón que ante los invasores sajones huyó a la Bretaña, donde nació el
santo. Después de muchas dificultades por las objeciones de su padre, Winwaleo
entró en la vida religiosa bajo la dirección de san Budoc, en la isla de
Lavres, cerca de Isleverte. Después de que residiese aquí algún tiempo, se
decidió a ir a Irlanda a ponerse bajo el gran san
Patricio, pero fue disuadido por un sueño en el que el santo se le apareció
prohibiéndole el viaje, pero a la vez le dijo que pronto debería abandonar a
san Budoc. De acuerdo con ello, salió con once compañeros, y, después de un
tiempo pasado entre extraordinarias austeridades en la isla de Tibidi, en la
desembocadura del río Aven, finalmente se estableció en Landevennec, donde
fundó un monasterio en un promontorio rocoso cerca de Brest.
Después de su muerte, se
atribuyeron a él muchos milagros. Su cuerpo fue llevado a Flandes en época de
las incursiones normandas. Las reliquias se conservan en Montreuil-sur-Mer
(donde hay una iglesia dedicada a él bajo el nombre de San Walow), pero también
hay reliquias en San Pedro de Gante, y en otros lugares. Su tumba aun estaba en
la iglesia de Landevennec hasta principios del siglo XIX. La Abadía de
Landevennec se convirtió en benedictina en el siglo IX, y estaba en manos de la
Congregación de San Mauro, hasta la supresión definitiva. Las fechas propias de
san Winwaleo son el 3 de marzo, y el de la traslación de sus reliquias, el 28
de abril.
Acta SS., marzo, I, 245;
Gammack in Dict. Christ. Biog., s.v.; Guerin, Petits Bollandistes, III, 133;
Arnold-Forester, Studies in Church Dedications, II (London, 1899), 284.
Traducido para ETF de un artículo
de Douglas Raymund Webster (1912). La imagen es una estatua del santo
en el claustro de Landevennec.
fuente: Catholic Encyclopedia
Estas biografías de santo
son propiedad de El Testigo Fiel. Incluso cuando figura una fuente, esta ha
sido tratada sólo como fuente, es decir que el sitio no copia completa y
servilmente nada, sino que siempre se corrige y adapta. Por favor, al citar esta
hagiografía, referirla con el nombre del sitio (El Testigo Fiel) y el siguiente
enlace: http://www.eltestigofiel.org/lectura/santoral.php?ids=749
SOURCE : https://web.archive.org/web/20160304201151/http://www.eltestigofiel.org/lectura/santoral.php?ids=749
Saint Guénolé et l'abbaye de Landévennec : https://www.lejourduseigneur.com/videos/saint-guenole-et-labbaye-de-landevennec-3483?fbclid=IwAR0OrNdh5UMPhzlooghYmOaKTCzuZawOojg_xVzJd7zk8ycTzXaOmCfTSl8

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