Bienheureuse Maria
Agostina 'Aguchita' Rivas López
Religieuse
péruvienne (+ 1990)
- Une nouvelle bienheureuse de l’Amazonie péruvienne, béatification le 7 mai 2022
- Figures contemporaines en chemin vers la béatification, Vatican News
Le 22 mai 2021, promulgation de plusieurs décrets (en italien).
Le premier décret concerne la reconnaissance du martyre d’une religieuse péruvienne, sœur Maria Agostina Rivas López (Antonia Luzmila de son nom civil), religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur, née en 1920 et assassinée à La Florida, au Pérou, en septembre 1990, par la guérilla du Sentier Lumineux. Elle exerçait son service auprès du peuple Ashaninka, une tribu de l’Amazonie péruvienne qui avait perdu 80% de ses membres au début du XXe siècle, en raison de l’exploitation de l’hévéa. L'exploitation de cette ressource par des firmes engagées dans la production de caoutchouc avait mené à la destruction d’une grande partie de leur forêt. Cette religieuse péruvienne était particulièrement engagée dans l’éducation des jeunes filles de cette tribu.
Aguchita est née le 13 juin 1920 à Coracora, Ayacucho. À l'âge de 14 ans, elle a déménagé à Lima pour étudier à l'École de Séville, dirigée par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur. Attirée par la vie consacrée, elle entra dans la Congrégation en 1941, où elle fit sa profession religieuse perpétuelle le 8 février 1949. En 1988, elle fut envoyée à la mission de la Congrégation dans la ville de La Florida, Junín, où elle resta malgré les dangers et les risques qu'elle courait. Elle était attachée à la défense des peuples Ashaninka, décimés au début du XXe siècle par l'exploitation du caoutchouc et la destruction de leur forêt, ainsi que par la maladie et l'esclavage. La religieuse péruvienne a consacré ses efforts en particulier à l'éducation des jeunes de ces villes. Le 27 septembre 1990, elle était en poste dans la communauté de La Florida lorsque des terroristes du Sentier lumineux l'ont assassinée avec d'autres résidents sur la place du centre-ville.
- Antonia Luzmila Rivas López, 'Aguchita', fille des Andes péruviennes (illustration)
- La béatification de notre chère sœur Aguchita
En espagnol:
- Congregación de Nuestra Señora de la Caridad del Buen Pastor (site en réfection)
- Sor Aguchita: nueva Beata del Perú declarada por el Papa Francisco (Prelatura Yauyos)
- chaîne YouTube 'Aguchita Rivas López'
- La beatificación de nuestra querida hermana Aguchita
Cette missionnaire
héroïque, même si elle savait qu'elle risquait sa vie, est toujours restée
proche des pauvres, en particulier des femmes indigènes et paysannes,
témoignant de l'Évangile de justice et de paix
Pape François
Regina caeli : sœur Aguchita, martyre au Pérou, béatifiée « Servir le Christ avec fidélité et courage »
MAI 09, 2022 17:41MARINA DROUJININAANGÉLUS, PAPE FRANÇOIS
Le pape François a salué
– après la prière Regina caeli du dimanche 8 mai 2022 – la béatification de la
religieuse péruvienne Maria Agostina Rivas López, surnommée Aguchita,
religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon-Pasteur
(1920-1990), « tuée en haine de la foi en 1990 ». Elle a été béatifiée le
7 mai à San Ramón (Pérou), a-t-il dit.
« Puisse son exemple susciter chez tous le désir de servir le Christ avec fidélité et courage », a souhaité le pape avant d’inviter les pèlerins présents sur la Place Saint-Pierre à des applaudissements en l’honneur de la nouvelle bienheureuse.
« Cette missionnaire héroïque, a expliqué le pape, tout en sachant qu’elle
risquait sa vie, est toujours restée proche des pauvres, en particulier des
femmes indigènes et paysannes, témoignant de l’Évangile de justice et de
paix. »
SOURCE : https://fr.zenit.org/2022/05/09/regina-caeli-soeur-aguchita-martyre-au-perou-beatifiee/
Une nouvelle bienheureuse
de l’Amazonie péruvienne
Le Pape a salué ce
dimanche la mémoire de sœur María Agostina Rivas López. Cette «héroïque
missionnaire», tuée en haine de la foi en 1990, a été béatifiée ce samedi au
Pérou.
Johan Pacheco et Marie
Duhamel – Cité du Vatican
Connue sous le nom
d'Aguchita, cette religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon
Pasteur tuée le 27 novembre 1990 par les guérilleros du Sentier lumineux, a été
béatifiée ce samedi dans le vicariat apostolique de San Ramón au Pérou. «Cette
missionnaire héroïque, même si elle savait qu'elle risquait sa vie, est
toujours restée proche des pauvres, en particulier des femmes indigènes et
paysannes, témoignant de l'Évangile de justice et de paix» a rappelé le Pape
François ce dimanche après la prière du Regina Caeli. Il a souhaité que son
exemple «inspire à chacun le désir de servir le Christ avec fidélité et
courage», avant d’inviter les fidèles réunis place Saint-Pierre à applaudir la
nouvelle bienheureuse.
Le Pape avait mandaté le
cardinal Baltazar Enrique Porras Cardozo à Florida samedi pour présider la
messe de béatification de María Agostina Rivas López . Dans son homélie,
l’archevêque de Mérida et administrateur apostolique de Caracas au Venezuela, a
évoqué le destin de la religieuse: «En elle, le martyre n'était pas une
improvisation mais le sacrifice extrême de l'amour pour sa vocation».
Une vie dédiée aux femmes
et aux enfants
La tâche principale
d'Aguchita était de s'occuper des femmes autochtones, en promouvant une
meilleure éducation pour les enfants et un meilleur accès à la nourriture et à
la santé. L'acte criminel du Sentier lumineux était initialement dirigé contre
la supérieure de sa Congrégation ; ne la trouvant pas, ils ont tué Sœur María
Agustina. Elle a été assassinée en haine de la foi, alors qu'elle accomplissait
sa mission pastorale dans la région amazonienne.
«La Parole de Dieu,
proclamée ici aujourd'hui, doit aussi se réaliser en chacun de nous, qui sommes
appelés à être des fidèles marqués du sceau de l'amour dans toute notre
personne, sur le plan physique et spirituel, afin de continuer à être des
graines de paix et d'amour qui rayonnent dans le monde», a déclaré le prélat
vénézuélien. Sœur Aguchita «a accepté avec joie l'obéissance d'être
missionnaire dans le Vicariat de San Ramón, malgré ses infirmités. Elle n'a pas
reculé mais a affronté la tâche avec joie et enthousiasme» a expliqué le
cardinal.
Proximité avec les
familles brisées
Son engagement était
particulièrement fort dans le domaine de la pastorale familiale, s’occupant de
familles brisées, devant lesquelles elle a toujours fait preuve d'une attitude
inclusive, sans condamnation ni réductionnisme. Un trait souligné par le
cardinal Porras, qui a également fait remarquer que la contemplation dans ses
actions était la boussole de son travail quotidien. L'envoyé du Pape a dénoncé
la «violence insensée» qui a causé la mort de la religieuse, comme c'est
malheureusement le cas pour tant de victimes aujourd'hui. D'où l'appel à la fin
de la guérilla avec l'espoir que la douleur infligée puisse être soignée et que
nous puissions construire progressivement une «mondialisation de la solidarité,
sans laisser personne en marge».
Bâtir la fraternité
Le cardinal Porras a
également lancé un appel pressant à l'incarnation d'une vie authentiquement
humaine sur terre, enrichie par la nécessité chrétienne d'assumer la fragilité
et la faiblesse de sa condition comme une force et une confiance dans l'action
de la grâce qui nous appelle à être des «bâtisseurs de fraternité et de paix».
Méditant sur le passage évangélique du Bon Pasteur, il a invoqué «la tendresse
et l'amour miséricordieux, la tolérance et le respect, l'acceptation et la
non-discrimination, l'option pour la vie et l'amour de la nature», afin que
tous ces choix deviennent une offrande agréable à Dieu pour le bien de tous.
AMÉRIQUE/PÉROU -
"Aguchita", la missionnaire martyre qui a donné sa vie pour
l'Amazonie et les droits de l'homme de ses peuples
Lima (Agence Fides) - Sœur María Agustina de Jesús Rivas López, connue par tous comme " Aguchita ", la religieuse péruvienne assassinée le 27 septembre 1990 par le groupe terroriste Sendero Luminoso et dont le martyre in odium fidei a été reconnu par le Pape François le 22 mai 2021, sera béatifiée le 7 mai prochain. En cette période, les initiatives s'intensifient donc pour faire connaître le témoignage de foi de la femme religieuse (voir Fides 24/05/2021).
Le Réseau ecclésial panaméricain (REPAM), en coordination avec l'Association catholique de communication d'Amérique latine et des Caraïbes (SIGNIS), a produit un court documentaire intitulé "Aguchita", qui fait partie de la série "La Vida por la Amazonía", dont la première a eu lieu le 14 février dernier.
Le documentaire de 20 minutes présente l'histoire de la missionnaire péruvienne qui a passé la majeure partie de sa vie dans la forêt centrale du Pérou. La religieuse, qui appartenait à la communauté du Bon Pasteur, a été assassinée alors qu'elle accomplissait sa mission pastorale dans le village d'Ashaninka, dans la forêt centrale du Pérou. Aguchita a consacré son travail aux soins de santé, à l'éducation, à l'offre de nourriture et à l'alphabétisation, principalement pour les femmes, qu'elle a promues par le biais de projets de formation, de l'organisation de groupes de jeunes et de la catéchèse familiale dans les communautés rurales de Valle del Yurinaqui, dans le département de Junín.
Un livre a également été consacré à la missionnaire péruvienne qui a donné sa vie pour l'Amazonie et pour les droits de l'homme des peuples amazoniens. Il vient d'être publié sous le titre "Aguchita : la mort ne s'improvise pas, l'amour est notre vocation" par Alfonso Tapia, vicaire général de San Ramón. En commentant le texte, l'historien José Antonio Benito souligne, entre autres, que si à La Parada et dans ses apostolats Aguchita nous rappelle Mère Teresa de Calcutta, dans la jungle péruvienne "nous voyons beaucoup de Sainte Teresa, à cause de son expérience d'enfance spirituelle, dans la confiance et l'abandon en Dieu. Sans cette dimension, Aguchita serait une activiste sociale - excellente - mais réduite à un bénévole social. C'est ici que se révèle la clé de sa charité et de sa sainteté".
Dans son récit du meurtre d'Aguchita et des villageois, José Antonio Benito souligne que "la religieuse - à tout moment - priait pour tout le monde. C'est ainsi que s'est terminée sa vie et celle de tous les villageois qui sont morts en ce jour tragique". Mais pour le croyant, le martyre n'est pas quelque chose qui se termine par un acte sanglant. Ainsi, "la mort d'Aguchita et des milliers de Péruviens innocents qui sont morts injustement, devient un témoignage de paix et de liberté. Ce ne sont plus des morts absurdes, mais elles ont pris un sens de revendication pour la justice et la paix, pour un Pérou plus juste et plus fraternel".
(SL) (Agence Fides 2 https://fides.org/fr/news/71692-AMERIQUE_PEROU_Aguchita_la_missionnaire_martyre_qui_a_donne_sa_vie_pour_l_Amazonie_et_les_droits_de_l_homme_de_ses_peuples
2/02/2022)
Au Pérou, Soeur Agustina
Rivas reconnue martyre
Publié le 29 juillet 2021
Religieuse de la
Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, Sœur María Agustina de
Jesús Rivas López (1920-1990), affectueusement appelée Aguchita, a été
assassinée, avec des villageois, par le Sentier lumineux, le 27 septembre 1990,
au Pérou. Le 22 mai dernier, le pape François a autorisé la Congrégation pour
la cause des saints à promulguer le décret qui reconnaît son martyre.
Il me semble qu’aucune de
nous, sœurs de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, ne peut prononcer le nom
d’Aguchita sans une grande tendresse ! Sans faire de bruit, jour après jour,
elle est allée jusqu’au bout de son engagement auprès des plus pauvres,
jusqu’au don de sa vie au milieu d’eux.
Aguchita est née le 13
juin 1920, l’aînée de 11 enfants, et reçoit le nom d’Antonia Luzmila Rivas
López. Ses parents, Dámaso Rivas de la Rosa et Modesta López Rojas s’étaient
mariés le 22 septembre 1919 à Coracora et installés calle El Comercio, à trois
rues de l’église principale. « Aînée d’une famille nombreuse, Antonia Luzmila
devait aider aux tâches domestiques. Sa routine n’était pas seulement dans la
maison, mais aussi à la ferme ou à s’occuper des animaux, ce qu’elle aimait
beaucoup. […] elle aimait beaucoup la nature. Elle disait que chaque plante
était une manifestation de Dieu ».
Dans un contexte
politique compliqué, Aguchita suit sa formation scolaire, professionnelle et
religieuse. Entrée au Noviciat du Bon-Pasteur en mars 1942, elle prononce ses
vœux perpétuels le 8 février 1949, et sera, pendant 4 ans, responsable de la
blanchisserie. Tour à tour avec les sœurs contemplatives, puis éducatrice, elle
assiste ensuite la maîtresse des novices pendant 2 ans, avant d’être envoyée à
La Florida, une mission dans la jungle de Junín, avec le « Projet pour la
promotion et le développement des femmes et pour la recherche pour les femmes
». Alors qu’elle doit se faire opérer de la cataracte à Lima, elle retourne à
La Florida où elle demande à rester.
Le 27 septembre 1990,
Aguchita et cinq autres habitants sont assassinés à La Florida (Chanchamayo,
Junín) par le PCP-SL [1]
Des habitants de La
Florida témoignent : « Ils ont fait former une file aux victimes, l’une
derrière l’autre, et je me souviens qu’ils ont pointé le FAL [fusil] sur la
poitrine de celui qui était le premier. La balle a touché trois personnes, la
balle en a tué trois ; la quatrième a été blessée, une autre personne est venue
l’achever ». (Rubén)
« Puis une femme d’une
trentaine d’années tira une rafale dans le corps d’Aguchita qui recula et
heurta un banc adossé au mur de la maison qui faisait l’angle. La rafale
pénétra son crâne et les balles se logèrent dans son corps. Aguchita fut
touchée par une rafale de cinq coups de feu et se figea « en semblant vouloir
s’agenouiller les mains jointes ».
Des sœurs du Bon Pasteur
s’expriment : « Qui était María Agustina Rivas ? Religieuse née à
Ayacucho, appelée un jour à suivre les pas du Bon Pasteur, nous l’avons vue
avancer en cohérence absolue, donnant la vie pas à pas, silencieuse, sereine,
semeuse de paix.
Avec la maturité de ses
70 ans, de santé fragile, elle avait choisi de travailler dans une zone
d’urgence, où la présence du Pasteur miséricordieux était impérieuse et
nécessaire. Elle y a travaillé pendant 3 ans, elle était une colonne forte, et
a été le soutien de ses sœurs et l’ange des habitants jusqu’à il y a 8 jours,
où son Pasteur lui a lancé le dernier appel en lui donnant le privilège de
verser son sang pour les brebis.
Mais notre sœur Agustina
ne meurt pas seule, et à la liste des six personnes qui sont tombées avec elle,
nous pouvons ajouter les nombreuses victimes dont nous ne connaissons pas le
nom et dont le nombre augmente chaque jour. » [2]
« Le 27 septembre,
comme son Bon Pasteur qu’elle aimait et suivait de très près, elle a offert sa
vie sans quitter le troupeau, subissant le même sort que Jésus, la mort des
abandonnés de la terre. Notre sœur nous montre une voie à suivre et nous parle
de ce que peut signifier la fidélité à un charisme d’amour, d’accueil et de
réconciliation. À l’aune de la vie de foi, nous savons que María Agustina n’est
pas morte, mais qu’aujourd’hui cette vie éclate avec vigueur, comme le grain de
blé qui est jeté en terre et donne mille fruits. « Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 55). María Agustina vit en Jésus
ressuscité et vit parmi nous pour toujours.» [3]
Semeuse de vie et de
paix, martyre de la miséricorde
Aujourd’hui, de nombreux
services et activités de la congrégation prennent le nom d’Agustina Rivas,
comme pour signifier cette vie qui continue, son esprit d’humilité et de
simplicité, de proximité avec les personnes en devenir.
Un ouvrage retraçant la
vie que cet article ne fait qu’esquisser doit paraître, et donnera une plus
juste mesure du parcours d’Aguchita. Nous pouvons déjà la prier. Qu’elle
obtienne à son pays le Pérou, la paix et la justice, et aux femmes de
progresser dans l’autonomie et la dignité qu’elle a toujours voulu avec
elles !
Soeur Marie Hélène
Halligon, rncbp
Prière par l’intercession
d’Aguchita
Jésus, Bon Pasteur,
Tu nous as dit d’être
miséricordieux comme le Père,
Et tu as donné à la
servante de Dieu
Maria Agustina Rivas
López – Aguchita
La grâce d’être comme le
Bon Pasteur
Au service de l’Eglise,
Proche de celles qui en
ont le plus besoin,
Avec le souci de la
création,
Et cela jusqu’à livrer sa
vie.
Je te demande humblement,
pour ta plus grande gloire,
De me donner, par
l’intercession d’Aguchita
La grâce de… (exprimer
son intention)
Amen.
Approbation
ecclésiastique : Gerardo Anton Zerdin, OFM, évêque du Vicariat Apostolique de
San Ramon.
Si des grâces sont
obtenues par l’intercession d’Aguchita, les communiquer au Bureau de la Cause :
Av. Los Quechuas 1220 –
Salamanca Ate - LIMA (PEROU) causaguchita[at]gmail.com
[1]
Parti communiste du Pérou – Sentier Lumineux (Sendero Luminoso)
[2]
Sr Delia Rodriguez, responsable de la Province, après l’Eucharistie du 28
septembre 1990
[3]
Communiqué de la Congrégation des sœurs du Bon-Pasteur
Capilla
de Agustina Mateo Jiménez
Chapelle
élevée en son honneur, sur le lieu de son martyre
Peruvian Martyr for Peace
Is Beatified
Good Shepherd Sister
María Agustina Rivas Lopez, martyred in 1990 by the Shining Path, is beatified
in the town where she gave her life.
By Barbara J. Fraser, Catholic News Service
LIMA, Peru (CNS) — Good
Shepherd Sister María Agustina Rivas Lopez, who was murdered by terrorists during Peru’s political violence,
was beatified May 7 during a liturgy in the same plaza where she was shot to
death in 1990.
The altar, adorned with
local tropical plants and flowers, was set up outside the simple, red-roofed
Catholic church in La Florida, a small town in the central Amazonian Vicariate
of San Ramon.
A reliquary, adorned with
leaves fashioned from silver and containing relics of Sister Rivas, who was
known affectionately as “Sor Aguchita,” was placed on a table before the altar.
The offertory gifts included a basket of bread, a coffee plant, cassava tubers,
cacao pods and fruit, all crops typical of the area.
With her life and her
death, Sister Rivas put her faith in peace, not in violence, Bishop Gerardo
Zerdin of San Ramon told Catholic News Service. She also leaves an example of
an “option for the Amazon, nature, the environment,” he said, and “a great urge
to serve others. with a complete absence of economic interest.”
In his homily at the
beatification Mass, Venezuelan Cardinal Baltazar Porras Cardozo, who
represented Pope Francis at the ceremony, highlighted Sister Rivas’ humility
and willingness to serve others, her preferential option for the poor and her
devotion to the Blessed Mother and St. Joseph from an early age.
Her martyrdom, he said,
highlighted “the senselessness of violence, crime, injustice, and the evil of
ideologies in which human life means nothing. The indiscriminate use of weapons
leaves only death and desolation; it does not solve real problems of human
coexistence.”
Cardinal Porras added:
“May guerrillas and war disappear forever from the entire world and from this
blessed land of the Amazonian jungle. May we be capable of healing pain and
contempt, ensuring, slowly building the globalization of solidarity without
excluding anyone.”
After his “Regina Coeli”
message May 8, Pope Francis called for a round of applause for the newly beatified
sister, saying, “While aware she was risking her life, this heroic missionary
always remained near the poor, especially Indigenous women and peasants,
witnessing to the Gospel of justice and peace. May her example spark the desire
in everyone to serve Christ faithfully and courageously.”
Sister Rivas was born in
1920 in Coracora, in the southern Andean region of Ayacucho, in 1920. With
assistance from Redemptorist priests in her area, she traveled to Lima at age
14 to study at a school run by the Sisters of Charity of the Good Shepherd. She
entered the congregation in 1940 and made her final vows in 1945.
For most of her life, she
worked as an educator, catechist and nurse in Lima, but in 1988, she moved to
the community’s mission in La Florida to work with Indigenous women and
children, especially in health and education.
By that time, the
violence by the Maoist Shining Path and the Marxist Tupac Amaru Revolutionary
Movement, which was met in turn by violent repression from security forces, had
spread throughout most of the country. The Shining Path was known for entering
villages, forcing residents to gather in plazas and executing local government
officials and others they considered obstacles to their efforts to overthrow
the government.
When Shining Path
guerrillas arrived in La Florida Sept. 9, 1990, they looked for the sister in
charge of the mission, whom they accused of deterring local people from
following the group’s ideology. When they did not find her, a 17-year-old
member of the group shot and killed Sister Rivas and six local men.
During a prayer vigil the
evening before the beatification, Sister Rivas’ tomb in La Florida’s church was
surrounded by candles and photos of the other victims of the massacre. At the
beatification Mass, prayers were offered for those men and their families.
During more than a decade
of internal conflict, which began in 1980, a number of bishops, religious and
lay human rights workers spoke out against the terrorism. The Truth and
Reconciliation Commission, which documented the violence, noted that in much of
the country, “the Catholic Church was a voice in denouncing crimes and
violations of human rights, in proclaiming and defending the right to life and
the dignity of all people.”
Subversives, especially
the Shining Path, saw that as a challenge to their plans. Between 1990 and
1991, Shining Path guerrillas executed Sister Rivas and Sister Irene McCormack,
an Australian member of the Sisters of St. Joseph of the Sacred Heart, in the
central Junin region, and three priests, Polish Fathers Michal Tomaszek and Zbigniew
Strzalkowski and Italian Father Alessandro Dordi, in the central highland
region of Ancash. The priests were beatified in 2015.
SOURCE : https://www.maryknollmagazine.org/2022/05/sister-rivas-peruvian-martyr-for-peace-is-beatified/
She was executed for loving
too much: Meet Sr. Aguchita
published on 05/27/21|
She was killed in 1987 in the Amazon regions of Peru, determined to continue helping people of the Ashaninka tribe.
Maria Agustina Rivas
Lopez was born on June 13, 1920, in Coracora, Peru. She was the oldest of 11
children born to Modesta Lopez de Rivera and Damaso Rivas. They gave their
daughter the name of Antonia. Antonia and her siblings had loving and caring
parents who taught their children the Catholic faith and its virtues.
Antonia developed a deep
love for the poor and, as she grew older, always did her best to help and
protect them. She loved harvest time because she could give the poor much more
than usual. The country atmosphere was well suited to Antonia, as she loved
nature with its abundance of plants and farm animals. She also liked helping
her mom taking care of the house -- no simple task with 13 people living under
one roof.
Antonia's mom did her
best to take her children to Mass every day. It was not always possible, but
she tried. Her children attended Catechism class in the parish. Her brother,
Cesar, answered the call to become a priest, eventually being ordained a
Redemptorist.
In 1938 Antonia was in
Lima, visiting her brother, and was already feeling the call to service in the
Church. It was during this time she had her first encounter with the Sisters of the Good
Shepherd. Antonia began a vocational discernment with them, which
ultimately led her to enter the Congregation Antonia received her habit
and, with it, a new name. From then on, she was known as Maria Agustina, but
the sisters gave her the nickname Aguchita.
While she was still in
her novitiate, her father passed away. Deeply saddened, she continued to move
forward with her calling and, on February 8, 1945, professed her first vows.
She prayed that she could always work with the poor. She was steadfast in her
commitment to serve Jesus by serving the poor, and in 1949, she made her
Perpetual Profession of Vows. Aguchita had a dream, and in it she was in the
jungle working with the peasants in the "emergency zone." She was not
sure what that meant, but it was real for her.
Aguchita lived for many
years in Barrios Altos in Lima. During this time, her mom died. Aguchita worked
in many different places, which included learning various jobs. This diversity
put her organizational skills on display, leading to varied leadership levels
within the community. Among these was working with the poor as well as with
young women who needed help.
Aguchita happily lived
the charism of mercy in her community life, always displaying her love and
consideration for her superiors. She always seemed to step in when a sister was
ill or on vacation, tend to the sick whenever extra help was needed, assist in
setting up meetings, and volunteer wherever else help might be required. She
truly loved being Sister Aguchita.
To love the poor is to
love life
In 1987, Sister Aguchita
remembered her dream of being sent to the "emergency zone" in La
Florida. The Sisters had been working in the area for 11 years. La Florida had
been among the most violent districts in Peru, and it was home to the poorest
of the poor. This area saw constant skirmishes and bloodshed between the
Peruvian Armed forces and the guerrilla organization known as Shining Light, a
Maoist group.
The Sisters knew the
risks. They had a saying: "Leave the town or give your life for it." After
prayer and reflection, they chose to "give life" and stay there.
Sister Aguchita had, from the moment she arrived in La Florida, devoted herself
to the people, extending to them the same love she would give to anyone. She
had written, "I was never a respecter of persons, I loved everyone.
To love the poor is to love life. Is to love the God of Life."
Sister Aguchita worked
with the Ashaninka tribe, a people who had been almost wiped out in the early
20th century. Rubber exporters destroyed the forests and brought disease to the
local people. Sister Aguchita spent most of her time working with the young
women of the tribe.
On September 27, 1990,
members of the guerrilla band Shining Path entered the village. Sister Aguchita
was taken outside and placed in front of the villagers. Six of the local people
were also taken out to be made examples of. A 17-year-old girl executed Sister
by firing seven shots into her with a rifle. Sister Aguchita died "in
odium fidei" (in hatred of the faith).
On May 21, 2021, Pope Francis
confirmed the martyrdom of Sister Maria Agustina Rivas Lopez, fondly known as
"Aguchita" and a member of the Congregation of Our Lady of Charity of
the Good Shepherd. The date for her beatification has not been determined.
SOURCE : https://aleteia.org/2021/05/27/she-was-executed-for-loving-too-much-meet-sr-aguchita/
The nun who was killed by
terrorists in Peru and declared a martyr
In 1990, Sister Aguchita
was shot dead by the Sendero Luminoso a terrorist group in Peru.
She belonged to the
Congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd, where her memory
remains engraved in the hearts of many religious sisters.
SR. MARLENE ACOSTA
Provincial Leader, Congregation of the Good Shepherd (Peru)
“She built God's Kingdom starting with the simplest things. From cooking and
her attention to the other sisters, to her prayer and that touch of humanity
that she would give you.”
Sister Marlene is
currently the provincial in Peru, but when she met Sister Aguchita, she had
just entered the novitiate.
Though they overlapped
for a very short time, she hasn't forgotten a small but life-changing gesture.
It was an excursion day,
but Sister Aguchita stayed behind with Sister Marlene, who had administrative
tasks to attend to.
SR. MARLENE ACOSTA
Provincial Leader, Congregation of the Good Shepherd (Peru)
“Aguchita was sitting there, knitting, waiting for me. She said, 'I didn't go
on the trip because I knew you were coming back. Here, have some lunch.' Then
she sat there with me, knitting, asking me questions, making conversation,
until I finished eating. That made an impact on me. They're very simple things,
but they fill your soul.”
With Sendero Luminoso's
arrival, violence in the area increased, and Sister Aguchita's congregation
reflected on whether it would be prudent to continue to serve communities in
the most dangerous areas.
They decided to continue
and accept the risk. In the end, the worst happened. On Sept. 27, 1990, the
terrorists entered the town where Sister Aguchita was. They chose a small group
of people to execute, and Sister Aguchita was among them.
FR. ALFONSO TAPIA
Cause for Beatification of Sister Aguchita
“And they killed everyone there. She interceded for them and then when they
were about to kill her, she had her hands together, she wanted to kneel. Her
hands and legs were shaking.... She fell to the ground and they shot her five
times. When we performed the autopsy to exhume the body, I was truly shocked.
Nearly 30 years later, the forensic expert removed the five bullets from her
body.”
The news of her death
came as a shock to the rest of the sisters. They were conscious of the risk they
faced, but they were surprised that the most peaceful of the sisters had been
killed.
SR. MARLENE ACOSTA
Provincial, Congregation of the Good Shepherd (Peru)
“And it was truly... But what is this? There were many emotions. She's the
calmest woman, the sister who never raises her voice. Not h
Beata Maria Agostina
(Antonia Luzmila) Rivas López Vergine e martire
Festa: 27 settembre
Coracora, Perù, 13 giugno
1920 - La Florida, Perù, 27 settembre 1990
Antonia Luzmila Rivas
López nacque il 13 giugno 1920 a Coracora, nell’altopiano meridionale del Perù,
primogenita di undici figli. A circa tredici anni partì per Lima, dove conobbe
la Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore. Iniziò il
noviziato il 18 marzo 1942, cambiando nome in suor Maria Agostina, ma tutti la
chiamavano affettuosamente Aguchita. Passò per vari servizi all’interno delle
comunità peruviane della sua Congregazione, lavorando a fianco delle
popolazioni indigene, senza mai trascurare il tempo per la preghiera e amando
profondamente ogni aspetto del creato. Nel 1988 fu inviata a La Florida, nel
Vicariato Apostolico di San Ramón, per collaborare a un progetto di promozione
della donna. Pochi anni dopo, il movimento maoista Sendero Luminoso cominciò a
diffondere terrore e confusione anche nella zona di La Florida. Suor Aguchita e
le consorelle decisero di restare, per continuare a dare speranza al popolo degli
Ashaninka. Il 27 settembre 1990 suor Aguchita venne prelevata da alcuni membri
di Sendero Luminoso e assassinata nella piazza di La Florida, insieme ad altre
sei persone, perché accusata di manipolare gli abitanti del villaggio. Aveva da
poco compiuto settant’anni. Fu beatificata il 7 maggio 2022 nel parco centrale
di La Florida, sotto il pontificato di papa Francesco. I suoi resti mortali
sono venerati nella chiesa di Santa Rosa da Lima a La Florida, mentre la sua
memoria liturgica cade il 27 settembre, giorno della sua nascita al Cielo.
Infanzia e famiglia
Antonia Luzmila Rivas López nacque il 13 giugno 1920 a Coracora, capoluogo della provincia di Parinacochas, nell’altopiano meridionale del Perù. Era la prima degli undici figli di Damaso Rivas e Modesta López, di buone condizioni sociali.
Fu battezzata circa un mese dopo la nascita, l’11 luglio 1920, nella parrocchia della Madonna della Neve a Coracora. La sua Cresima risale invece al 1925, probabilmente in occasione di qualche visita pastorale.
In quanto figlia maggiore, imparò subito a prendersi le sue responsabilità, sia
nell’andamento della casa, sia nel lavoro nei campi e col bestiame posseduto da
suo padre. Non ricevette un’istruzione formale, ma imparò almeno a leggere e
scrivere.
Segni di vocazione
I suoi genitori accoglievano volentieri i sacerdoti in visita al loro paese,
particolarmente i padri Redentoristi. Non escludevano, quindi, che qualcuno dei
loro figli si decidesse per la vita consacrata.
Forse fu per questa continua e amichevole frequentazione che Antonia Luzmila,
quando aveva circa tredici anni, partì per Lima, accompagnata da un sacerdote
redentorista. Il padre ebbe qualche difficoltà a staccarsi da lei, mentre la
madre fece di tutto per assicurarsi che il viaggio fosse tranquillo. Anche
César, che era il secondogenito e il primo nato dei figli maschi, si consacrò
poi a Dio, proprio tra i Redentoristi.
Nella Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore
Nella capitale peruviana, Antonia Luzmila completò gli studi di base. Soprattutto, conobbe la Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore, fondata nel 1835 ad Angers da suor Maria di Sant’Eufrasia Pelletier (canonizzata nel 1942). La fondazione in Perù risaliva al 1871, quando sette religiose della comunità di Montréal in Canada avviarono i loro servizi per l’accoglienza di donne e bambine in difficoltà.
Antonia Luzmila fu ammessa al prenoviziato nel 1940 e iniziò il noviziato il 18 marzo 1942. Con la vestizione religiosa, cambiò il nome in suor Maria Agostina di Gesù, ma tutti la chiamavano affettuosamente Aguchita. L’8 febbraio 1945 emise i voti temporanei e, dopo quattro anni esatti, quelli perpetui.
Nel frattempo, ottenne due diplomi: quello di taglio e cucito presso
l’Accademia Moderna di Lima, a novembre 1941, e quello in cucito, ricamo e
confezione di corredi presso la Scuola Laboratorio Santa Rosa di Santa
Magdalena del Mar, a gennaio 1942.
Dai suoi «Appunti personali»
Nel 1960, mentre viveva quello che nella sua Congregazione è detto “anno di probazione”, suor Aguchita seguì una serie di conferenze spirituali. In un quaderno intitolato «Appunti personali», iniziato il 2 febbraio 1960, appuntò le riflessioni che le venivano dagli argomenti che ascoltava: la responsabilità, la formazione, la sofferenza, la perseveranza, i consigli evangelici di povertà, castità e obbedienza, ma anche l’umorismo e il sorriso.
Nelle sue meditazioni comprendeva anche la preghiera per i sacerdoti: offriva i propri dolori per i sacerdoti della Cina, di Cuba, per quelli della sua patria e per quelli che considerava particolarmente “suoi”.
Il 29 febbraio 1960, chiuse le sue riflessioni sul tema della santità con
un’invocazione: «Oh, Signore! Fa’ che io ti conosca per amarti. Perché stiamo
svolgendo il ruolo di Cristo. Lui vuole che noi sappiamo sopportare la croce,
ma non diventare croci e cercarle. È così diverso il lavoro delle anime
generose. Siamo noi anime così?».
Mille compiti svolti con amore
Fin dal suo ingresso in Congregazione, suor Aguchita si era dimostrata disponibile ad aiutare in ogni servizio, anche quelli più faticosi. Si recava al mercato e riusciva a ottenere molto spesso frutta o verdura in regalo.
Intorno al 1966 seguì anche un corso d’infermieristica, dove imparò di cosa possono aver più bisogno i malati. Applicò immediatamente quanto aveva appreso: dal 1970 al 1975 visse nella comunità delle consorelle Contemplative del Buon Pastore (la Congregazione, dalle origini, aveva comunità apostoliche e contemplative), dove portò la sua esperienza di vita attiva raccontando le sofferenze delle donne abusate e delle bambine orfane; le Contemplative si offrirono subito di aiutarle.
A un’altra suora che le aveva domandato perché la vita religiosa fosse
difficile, suor Aguchita replicò: «La vita religiosa non è difficile se c’è
amore per Dio, perché l’amore per Dio ci ha portato nella vita religiosa. A
volte si dice “ho scelto la vita religiosa perché volevo”, è vero, ma la forza
e il coraggio che ci sono stati dati per lasciare tutto sono venuti da Dio
nostro Padre, nostro amico».
La sua devozione e la sua preghiera
La testimonianza di suor Aguchita era attraente di per sé, ma aveva forti radici nell’amore a Gesù, in particolare sotto le specie dell’Eucaristia, e nella devozione a Maria; dovunque andasse, recitava il Rosario. Più di una volta si mise sotto la protezione di san Giuseppe, in particolare quando le opere dove viveva avevano problemi economici.
Prima di andare a dormire, andava a pregare in cappella e si alzava solo quando
sentiva di avere sonno. Altre volte fu trovata dalle consorelle in preghiera
appena spuntata l’alba: si scusava affermando che temeva di non aver tempo
durante la giornata e che, se non avesse pregato, si sarebbe sentita vuota.
Concludeva invitando le altre suore a pregare per il gruppo di mamme che
seguiva e per i loro bambini.
Educatrice tramite il lavoro
Tra il 1963 e il 1967, suor Aguchita fu responsabile della lavanderia intitolata a San Giuseppe e situata a Barrios Altos. Era un servizio che consentiva alla Congregazione di avere delle entrate per sostenere le suore e le attività apostoliche; vi lavoravano sia le suore della comunità, sia persone esterne con un regolare stipendio.
Suor Aguchita era attenta in particolare alle ragazze più difficili, insegnando loro anche a rammendare gli abiti. Alle consorelle indicava come farsi rispettare, ma anche come farsi vicine a loro e pregare per i loro bisogni più veri.
Anche in quell’incarico, ricavava tempo per pregare, al mattino presto e alla domenica. Non venne meno neanche la sua attenzione ai sacerdoti, sia quando ne lavava abiti e vesti, sia quando, al sabato mattina, andava a fare le pulizie alla Casa del clero.
Lasciato il lavoro in lavanderia, passò alla scuola gratuita intitolata al
Bambino Gesù di Praga, a partire dal 10 marzo 1969. Tra il 1977 e il 1979,
invece, lavorò presso la casa Regina della Pace a Salamanca (sempre in Perù):
insegnava attività manuali alle bambine e alle ragazze, come taglio e cucito,
ma anche cucina; le toffees al latte e alle arachidi erano la sua specialità.
A La Florida
A febbraio 1988 la superiora provinciale chiese a suor Aguchita di entrare a far parte dell’équipe che si occupava di un progetto di promozione della donna nell’insediamento di La Florida, nel distretto di Perené, abitato dal popolo degli Ashaninka. Rispose immediatamente, perché da sempre sognava di andare missionaria nella giungla peruviana.
Fu subito un valido aiuto per le consorelle dell’équipe, ma anche per tutti
coloro che, attratti dalla serenità e dall’entusiasmo che trasmetteva, andavano
da lei per un conforto. Qualcuno imparò da lei anche a meravigliarsi per gli
animali, gli uccelli e per la vita della natura, che aveva invece a lungo dato
per scontato. In effetti, avendo imparato sin da bambina ad aver a che fare con
il bestiame e le piante, suor Aguchita si sentiva in profonda unione con tutto
il creato.
La scelta di restare
Tuttavia, nel marzo 1989, la guerra interna cominciata nel 1980 dal Partito Comunista Sendero Luminoso s’intensificò anche nella valle di Yurinaqui, dove sorgeva La Florida. Nella preghiera comunitaria, suor Aguchita chiedeva sempre più spesso d’intercedere per i “compagni”, ossia per i sovversivi armati che terrorizzavano e confondevano la popolazione.
Lei per prima cercava di mantenere una vita quotidiana il più tranquilla possibile, infondendo speranza. Le suore valutarono di sospendere il loro progetto di promozione femminile, ma compresero di dover continuare a testimoniare la pace; scelsero allora di restare.
A gennaio 1990, suor Aguchita trascorse un tempo di ritiro nella comunità di noviziato a Lima. Aveva in programma di rimanere per qualche altro mese, perché doveva essere operata di cataratta, ma rinviò l’intervento. A giugno tornò a La Florida e non ripartì per Lima ad agosto, come le era concesso.
Nella lettera scritta l’8 settembre 1990, rispondendo a quella che la superiora
provinciale le aveva inviato per il suo settantesimo compleanno, suor Aguchita
scrisse: «Per quanto riguarda l’aspetto spirituale, me ne sto andando
velocemente, sembra che siano gli ultimi giorni della mia vita, quindi devo
approfittare del tempo che vola, altrimenti mi presenterei a mani vuote
nell’eternità».
Il martirio
Per i membri di Sendero Luminoso, valeva la tesi marxista per cui la religione era un fenomeno sociale prodotto dallo sfruttamento. Chi faceva parte della Chiesa, con il pretesto di aiutare la popolazione, contribuiva invece ad affamarla e a tenerla sottomessa. Valeva particolarmente per le suore, accusate di azzittire e manipolare gli abitanti dei villaggi.
Il 27 settembre 1990, suor Aguchita e la consorella suor Vilma Licuona erano le uniche suore presenti a La Florida. La superiora locale, suor Celina Jugo, era andata nella vicina città di La Merced ad aspettare alcune giovani volontarie.
Quando i guerriglieri senderisti arrivarono a La Florida, tra le tre e le quattro del pomeriggio, ordinarono agli abitanti di riunirsi nella piazza del paese. Chiesero quindi dove fosse la superiora: in mancanza di lei, prelevarono suor Aguchita dal laboratorio di pasticceria, dove si trovava con alcune bambine.
Uno degli aggressori lesse una lista di nomi: Juan Pérez Escalante, Luis Pérez Marín, Pedro Pizarro, Efigenia Marín de Pérez, Jesús Marín de Pérez e suor Maria Agostina Rivas. Quest’ultima difese gli altri: «Sono persone che non hanno fatto male a nessuno», ma le fu risposto: «Che il tuo Dio ti salvi ora. Noi sgozzeremo il tuo Dio». A quel punto iniziò a pregare, volgendo lo sguardo al cielo.
I condannati vennero allineati uno dopo l’altro, quindi fucilati. Mentre la gente del villaggio scappava, suor Aguchita fu colpita per ultima, da una raffica di cinque colpi. Il suo corpo e quello degli altri abitanti rimasero insepolti fino al giorno dopo, quando alcuni abitanti, pur avendo paura di rappresaglie, li coprirono con delle lenzuola.
Vennero sepolti frettolosamente il 28 settembre nel cimitero di La Florida, ma
il cadavere di suor Aguchita venne riesumato dalla polizia giudiziaria del Perù
per sottoporlo ad autopsia. Alcune suore, a quel punto, accompagnate da un consulente
legale, raggiunsero il reparto di Medicina Legale di La Merced per riottenere i
resti della consorella: il 6 ottobre vennero quindi sepolti nel cimitero
Presbitero Maestro di Lima.
Fama di martirio e avvio della causa di beatificazione
L’assassinio di suor Aguchita non passò sotto silenzio. Attraverso appositi comunicati, si pronunciarono il Consiglio Permanente della Conferenza Episcopale Peruviana, la Conferenza dei Superiori Maggiori dei Religiosi del Perù, il Centro Amazzonico di Antropologia e Applicazione Pratica e la Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore.
Tutti sono stati concordi nel definire irragionevole la violenza che ha portato alla morte della religiosa, la prima consacrata uccisa in Perù dai senderisti, e nel sottolineare la sua opera a favore della pace tra il popolo peruviano.
A La Florida e nella Congregazione la sua fama di martirio si è diffusa e ha
portato all’apertura della causa di beatificazione e canonizzazione.
L’Inchiesta diocesana si è svolta dal 4 al 16 ottobre 2017 presso il Vicariato
Apostolico di San Ramón, nel cui territorio ricade La Florida; gli atti
dell’Inchiesta sono stati convalidati il 16 novembre 2018. Nello stesso anno, i
resti mortali di suor Aguchita sono stati traslati nella chiesa di Santa Rosa
da Lima a La Florida.
Il riconoscimento del martirio e la beatificazioneDopo la consegna della
“Positio super martyrio”, si è svolta la discussione tra i Consultori Teologi
della Congregazione delle Cause dei Santi, che il 19 novembre 2020 si sono
pronunciati a favore del martirio di suor Aguchita. Il 4 maggio 2021, nella
loro Sessione Plenaria, i cardinali e i vescovi membri della Congregazione
hanno emesso a loro volta parere positivo.
Il 22 maggio 2021, ricevendo in udienza il cardinal Marcello Semeraro, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto sul martirio di suor Aguchita.
La sua beatificazione è stata celebrata sabato 7 maggio 2022 nel parco centrale di La Florida, presieduta dal cardinal Baltazar Enrique Porras Cardozo, arcivescovo di Mérida e amministratore apostolico della diocesi di Caracas in Venezuela, come delegato del Santo Padre.
La memoria liturgica della Beata Maria Agostina cade il 27 settembre, giorno della sua nascita al Cielo.
Autore: Emilia Flocchini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/99188
Sep 28, 2025 - Bienheureuse
Aguchita : une vie qui nous inspire toujours : https://www.olcgs.org/fr/blessed-aguchita-a-life-that-continues-to-inspire/
Nuestra Martir: Maria
Agustina Rivas López : https://cnscbuenpastor.pe/nuestra-martir-maria-agustina-rivas-lopez/
Our Lady of Charity of the Good Shepherd : https://www.olcgs.org/