Statua
del Beato Padre Francesco Zirano presso cortile della chiesa di Santa Maria di
Betlem a Sassari
Statue
of Blessed Father Francesco Zirano at courtyard of Santa Maria di Betlem church
in Sassari
Bienheureux Francesco
Zirano
Prêtre franciscain
italien martyr à Alger (+ 1603)
Francesco Zirano, prêtre et franciscain italien (1564 - 1603), tué en haine de la foi en Algérie - promulgation du décret de martyre le 8 février 2014 (en italien).
Après l'Angélus, le 10 octobre 2014, le Pape a rendu grâce pour la béatification du père Francesco Zirano de l'Ordre des Frères mineurs conventuels.
Né vers 1564 à Sassari en Italie, mort martyr le 25 janvier 1603 à Alger.
Ordonné prêtre en 1586 après être entré chez les franciscains en 1580, c'est en 1599 qu'il reçut l'autorisation du pape Clément VIII de récolter des fonds pour payer les rançons pour la libération de chrétiens détenus en Afrique du Nord (dont un de ses cousins). Il arriva à Alger le 20 août 1602 à une période où les sentiments antichrétiens étaient exacerbés par une guerre imminente entre Alger et le royaume de Cuco soutenu par l'Espagne.
Trahi alors qu'il allait à la cour espagnole faire le récit de la victoire du roi de Cuco le 1er janvier 1603, il est condamné à mort pour son refus de renier sa religion et est cruellement martyrisé et exécuté le 25 janvier.
En italien:
- Franciscains,
fraternité de Sardaigne
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12878/Bienheureux-Francesco-Zirano.html
PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS
Chers frères et sœurs,
bonjour!
Dans l’Evangile de ce
dimanche, Jésus nous parle de la réponse donnée à l’invitation de Dieu —
représenté par un roi — à participer à un banquet de noces (cf. Mt 22, 1-14).
L’invitation revêt trois caractéristiques: la gratuité, la générosité,
l’universalité. Les invités sont nombreux, mais quelque chose de surprenant se
produit: aucun des élus n’accepte de prendre part à la fête, ils disent qu’ils
ont autre chose à faire; certains font même preuve d’indifférence, de
détachement, voire d’irritation. Dieu est bon envers nous, il nous offre
gratuitement son amitié, il nous offre gratuitement sa joie, son salut, mais
souvent, nous n’accueillons pas ses dons, nous plaçons au premier plan nos
préoccupations matérielles, nos intérêts et même quand le Seigneur nous
appelle, souvent, il semble qu’il nous dérange.
Certains des invités vont
jusqu’à maltraiter et tuer les serviteurs qui transmettent l’invitation. Mais,
en dépit du manque d’adhésion des appelés, le projet de Dieu ne s’interrompt
pas. Face au refus des premiers invités, Il ne se décourage pas, n’annule pas
la fête, mais propose à nouveau l’invitation, en l’étendant au-delà de toute
limite raisonnable et envoie ses serviteurs sur les places et aux croisées des
chemins pour rassembler tous ceux qu’ils trouvent. Il s’agit de gens
quelconques, pauvres, abandonnés et déshérités, même des bons et des méchants —
même les méchants sont invités — sans distinction. Et la salle se remplit
d’«exclus». L’Evangile, rejeté par certains, trouve un accueil inattendu dans
de nombreux autres cœurs.
La bonté de Dieu n’a pas
de limites et ne discrimine personne: c’est pourquoi le banquet des dons du
Seigneur est universel, pour tous. A tous est donnée la possibilité de répondre
à son invitation, à son appel; personne n’a le droit de se sentir privilégié ou
de revendiquer une exclusivité. Tout cela nous pousse à vaincre l’habitude de
nous placer confortablement au centre, comme le faisaient les chefs des prêtres
et les pharisiens. Cela ne doit pas se faire; nous devons nous ouvrir aux
périphéries, en reconnaissant que même les exclus, même ceux qui sont rejetés
et méprisés par la société sont l’objet de la générosité de Dieu. Nous sommes
tous appelés à ne pas réduire le Royaume de Dieu aux limites de la «petite
église» — notre «petite église» — mais à élargir l’Eglise aux dimensions du
Royaume de Dieu. Il n’existe qu’une condition: revêtir l’habit nuptial,
c’est-à-dire témoigner de la charité envers Dieu et envers le prochain.
Confions à l’intercession
de la Très Sainte Vierge Marie les drames et les espérances de tant de nos
frères et sœurs, exclus, faibles, rejetés, méprisés, ainsi que ceux qui sont
persécutés en raison de leur foi, et invoquons sa protection également sur les
travaux du synode des évêques réuni ces jours-ci au Vatican.
Au terme de l’Angélus
Chers frères et sœurs,
Ce matin, à Sassari, a
été proclamé bienheureux le père Francesco Zirano, de l’Ordre des frères
mineurs conventuels: il préféra être tué plutôt que de renier sa foi. Rendons
grâce à Dieu pour ce prêtre et martyr, témoin héroïque de l’Evangile. Sa
fidélité courageuse au Christ est un acte de grande éloquence, en particulier
dans le contexte actuel de persécutions impitoyables contre les chrétiens.
En ce moment, notre
pensée va à la ville de Gênes à nouveau durement touchée par des inondations.
J’assure ma prière pour les victimes et pour tous ceux qui ont subi de graves
dommages. Que Notre-Dame de la Garde soutienne la chère population génoise dans
l’engagement solidaire pour surmonter cette dure épreuve. Prions tous ensemble
Notre-Dame de la Garde: Je vous salue Marie... Que Notre-Dame de la Garde
protège Gênes!
Je salue tous les
pèlerins, en particulier les familles et les groupes paroissiaux. En
particulier, je voudrais saluer cordialement le groupe de pèlerins canadiens
arrivés à Rome pour la Messe d’action de grâce de la canonisation de François
de Laval et Marie de l’Incarnation: que les deux saints suscitent dans le cœur
des jeunes canadiens une ferveur apostolique.
Je salue le groupe de
l’«Office chrétien des personnes handicapées» venu de France, les familles du
collège Reinado Corazón de Jesus, de Madrid, et les fidèles de Ségovie, les
Polonais ici présents et ceux qui ont promu des œuvres de charité particulières
à l’occasion de la «Journée du Pape».
Je souhaite à tous un bon
dimanche. Je vous demande, s’il vous plaît de prier pour moi. Bon déjeuner et
au revoir!
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pour la Communication
Also
known as
Francesco Cirano
Francesco Cyrano
Profile
Member of the Friars
Minor Conventuals,
making his profession in 1580. Priest,
ordained in 1586.
In 1599 he
received authorization from Pope Clement
VIII to collect funds to ransom Christians who
were enslaved and
held for ransom by Muslims in North
Africa. On 20 August 1602 he
arrived in Algiers, Algeria where anti–Christian sentiment
was building due to an impending war between Algiers and the kingdom of Cuco;
Cuco had the backing of Catholic Spain.
On 1
January 1603,
following a battle won by the king of
Cuco, Father Francesco
was dispatched to the Spanish court to
take back news; he was betrayed to local Algerian soldiers who captured him
and sent him to Algiers in chains. On the morning of 25
January 1603 he
received notice that he was condemned to death for
being a Christian,
but could receive a pardon if he converted to Islam; he declined. Martyr.
Born
flayed
alive on 25
January 1603 in
Algiers, Algeria
7
February 2014 by Pope Francis (decree
of martyrdom)
12
October 2014 by Pope Francis
beatification recognition
celebrated at Sassari, Sardinia, Cardinal Angelo
Amato presiding
Additional
Information
other
sites in english
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en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
MLA
Citation
‘Blessed Francesco
Zirano‘. CatholicSaints.Info. 11 July 2023. Web. 26 January 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-francesco-zirano/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-francesco-zirano/
POPE FRANCIS
ANGELUS
Saint Peter's Square
Sunday, 12 October 2014
Dear Brothers and
Sisters, Good Morning,
In this Sunday’s Gospel,
Jesus speaks to us about the response given to the invitation from God — who is
represented by a king — to participate in a wedding banquet (cf. Mt 22:1-14).
The invitation has three characteristics: freely offered, breadth and universality.
Many people were invited, but something surprising happened: none of the
intended guests came to take part in the feast, saying they had other things to
do; indeed, some were even indifferent, impertinent, even annoyed. God is good
to us, he freely offers us his friendship, he freely offers us his joy, his
salvation; but so often we do not accept his gifts, we place our practical
concerns, our interests first. And when the Lord is calling to us, it so often
seems to annoy us.
Some of the intended
guests went so far as to abuse and kill the servants who delivered the
invitation. But despite the lack of response from those called, God’s plan is
never interrupted. In facing the rejection of the first invitees, He is not
discouraged, He does not cancel the feast, but makes another invitation,
expanding it beyond all reasonable limits, and sends his servants into the town
squares and the byways to gather anyone they find. These, however, are
ordinary, poor, neglected and marginalized people, good and bad alike — even
bad people are invited — without distinction. And the hall is filled with “the
excluded”. The Gospel, rejected by some, is unexpectedly welcomed in many other
hearts.
The goodness of God has
no bounds and does not discriminate against anyone. For this reason the banquet
of the Lord’s gifts is universal, for everyone. Everyone is given the
opportunity to respond to the invitation, to his call; no one has the right to
feel privileged or to claim an exclusive right. All of this induces us to break
the habit of conveniently placing ourselves at the centre, as did the High
Priests and the Pharisees. One must not do this; we must open ourselves to the
peripheries, also acknowledging that, at the margins too, even one who is cast
aside and scorned by society is the object of God’s generosity. We are all
called not to reduce the Kingdom of God to the confines of the “little church”
— our “tiny little church” — but to enlarge the Church to the dimensions of the
Kingdom of God. However, there is one condition: wedding attire must be worn,
that is, charity toward God and neighbour must be shown.
Let us entrust the
tragedies and the hopes of so many of our excluded, weak, outcast, scorned
brothers and sisters, as well as of those who are persecuted for reasons of
faith, to the intercession of Most Holy Mary, and let us also invoke her
protection upon the work of the Synod of Bishops, meeting in the Vatican during
these days.
After the Angelus:
Dear brothers and
sisters, this morning in Sassari, Fr Francesco Zirano of the Order of Friars
Minor Conventual, was declared Blessed: he preferred to be killed rather than
deny the faith. Let us give thanks to God for this priest and martyr, a heroic
witness to the Gospel. His courageous faithfulness to Christ is an act of great
eloquence, especially in the current context of the ruthless persecution of
Christians.
At this time, our
thoughts turn to the city of Genoa hard hit, once again, by flooding. I assure
my prayers for the victims and for those who have suffered serious damage. May
Our Lady of the Guard sustain the dear people of Genoa in a concerted effort to
overcome this difficult trial. Let us all pray together to Our Lady of the
Guard: Hail Mary.... May Our Lady of the Guard protect Genoa!
I greet all the pilgrims,
especially the families and parish groups. In particular I would like to
cordially greet the group of Canadian pilgrims who have come to Rome for the
Holy Mass of Thanksgiving for the Canonization of François de Laval and Marie
de l’Incarnation: may the two Saints arouse apostolic fervour in the heart of
young Canadians.
I wish a happy Sunday to
you all. I ask you to please pray for me. Have a good lunch! Arrivederci!
Copyright © Dicastery for
Communication
Blessed Francis Zirano
On October 12, 2014 Pope
Francis will be listing the ‘Servant of God’, Friar Francis Zirano, a
Conventual Franciscan Friar, among the ranks of the blessed.
Friar Francis Zirano,
born in 1564 in Sassari, Italy, professed his Franciscan vows in 1580 and was
ordained a priest in 1586. In 1599, Pope Clement VIII authorized him to collect
funds to ransom Christians who were being held as slaves in North Africa. Friar
Francis journeyed to Algiers arriving in 1602.
In early 1603, Friar
Francis was captured and condemned to death for being a Christian. He refused
to renounce his faith and spent his last days encouraging other Christians in
prison. He was martyred on January 25, 1603.
The Christian slaves
collected his bones and skin as relics. The Church identified him as a model of
life for Christians and an intercessor in Heaven
Fr. MarcoTasca, Minister
General for the Order of Friars Minor Conventual, points out
“how topical the ministry
is that occupied much of the life of our brother martyr, namely, his care for
abductees and slaves; those deprived of liberty and exploited with the most
blatant disregard for basic human rights. Who are the immigrants of today, if
not people suffering violence over and over on their journey towards hope? War,
famine, poverty and injustice- all these call into question our identity as friars,
as “universal brothers”, able to welcome people without borders and with love
expressed in tangible gestures of attention to the person.
Given the characteristics
of his life experience, our Francis Zirano would have all the credentials to
become the patron saint and protector of the kidnapped, and the enslaved, as
well as immigrants crossing desert and sea to recover their freedom. It’s up to
us, his confreres, to give life and presence to his witness throughout the
various ministries that Providence has entrusted to us.”
Journey to Sainthood:
Over the last 35 years much work has been done to promote the beatification of
Friar Zirano. Study and research took place in archives and libraries – led
largely by the Friars Minor Conventual in Sardinia. The process continued with
a diocesan inquiry culminating in a public meeting on September 7, 1991 in the
Church of St. Mary of Bethlehem, Sassari, where Friar Francis Zirano had lived
for 22 years.
After the Dercree of
Legal Validity from the diocesan inquiry (6/3/92) an examination of the
“Position on the Martyrdom of the Servant of God” was conducted by three
sections of the Congregation: Historical Experts (giving their endorsement
3/4/03); Theological Consultors (endorsing on 5/16/13); and Cardinals and
Bishops (endorsing 2/4/14).
Then comes the Decree of
Beatification signed by Pope. A martyr such as Friar Zirano may be beatified
without a miracle. For canonization a miracle must be verified and be in
response to the intercession of the candidate saint.
SOURCE : https://www.franciscansusa.org/beatification-of-friar-francis-zirano/
Beato Francesco
Zirano Sacerdote francescano, martire
Festa: 25 gennaio
Sassari, 1564 - Algeri,
25 gennaio 1603
Papa Francesco il 7
febbraio 2014 ha riconosciuto il suo martirio in odio alla fede.
Francesco Zirano nacque a Sassari intorno all’anno 1564, in una famiglia di modesti contadini dalla fede genuina. Erano probabilmente quattro fratelli che purtroppo rimasero presto orfani di padre. Profonda era in casa la devozione verso i protomartiri Gavino, Proto e Gianuario e da Sassari partivano annualmente due pellegrinaggi solenni al santuario di Porto Torres, anche a rischio di improvvisi attacchi di corsari a cui la zona era soggetta. Francesco mantenne sempre forte questa devozione. L'infanzia trascorse normale e in un'epoca in cui l'analfabetismo era la norma, ricevette una certa istruzione dai frati di S. Maria di Betlem. Aveva una grande devozione per la Madonna, maturò la vocazione e a soli quindici anni seguiva le regole del convento. A ventidue anni fu ordinato sacerdote dall’arcivescovo Alfonso de Lorca. Era presente e ne condivideva la gioia il cugino Francesco Serra, figlio di una sorella della madre, che da poco aveva vestito l’abito. Padre Zirano svolse varie mansioni, in chiesa a contatto con i fedeli o in comunità, a servizio dei confratelli, fino a quando, nel 1590, un avvenimento sconvolse la sua vita. Il cugino fu fatto schiavo dai corsari turchi sbarcati in Sardegna e condotto ad Algeri. Per otto anni padre Zirano, mentre svolgeva scrupolosamente i suoi incarichi, di economo, di questuante e di procuratore del convento, soffriva e pregava per l’infelice cugino. Ad un certo punto giunse all’ardita decisione che sarebbe andato a liberarlo. Occorreva reperire il denaro necessario per il riscatto e in Sardegna erano i Mercedari che questuavano per la liberazione degli schiavi. Il 19 marzo 1599 la richiesta di Francesco venne accolta da Clemente VIII che l’autorizzava per un triennio. In essa si legge l’invito a donare con generosità all'umile frate "di circa trentatrè anni, di bassa statura, occhi neri e barba castana". Padre Zirano percorse tutta l’isola per raccogliere le offerte, dando conforto ai familiari di altri schiavi e impegnandosi per la liberazione di alcuni di essi. Nella primavera del 1602, pieno di trepidazione e di speranza, forte nella fede, partì facendo tappa in Spagna dove ebbe dal Re Filippo III per compagno fra Matteo de Aguirre. A sua insaputa però il frate di Maiorca aveva una missione politica da realizzare, nell’ambito della guerra in atto tra Algeri e il re di Cuco che era sostenuto dagli spagnoli. Resosi conto della difficoltà padre Zirano, travestito da mercante, con un interprete, il 18 agosto partì da Cuco e dopo tre giorni di cammino era sotto le mura di Algeri. La situazione era tesa, si intravedevano le navi spagnole presso l'isola di Ibiza e un bando limitava la libertà dei cristiani. Ultima complicazione fu l'arresto di un rinnegato proveniente da Cuco che portava alcune lettere di fra Matteo a padre Zirano e ad altri cristiani. Le lettere erano in realtà la rinuncia a occuparsi del riscatto degli schiavi, ma padre Zirano restò prudentemente lontano dalla città. Se ne tornò a Cuco portando con sé quattro cristiani liberati nei dintorni di Algeri e, impossibilitato ad agire, divenne aiutante di fra Matteo. Intanto in carcere il cugino faceva coraggio ai compagni di sventura e aveva imparato l'arabo, tra fatiche e umiliazioni. Il conflitto divenne quindi più acuto. Il Re di Cuco conseguì una vittoria e ritenne opportuno comunicarlo al Re di Spagna. Padre Zirano fu incaricato di portare la lettera, ma forse con una manovra premeditata, fu tradito e consegnato al nemico. Gli avvenimenti furono riferiti in seguito da uno schiavo spagnolo. Francesco fu spogliato, percosso, incatenato e condotto ad Algeri il 6 gennaio 1603. In carcere trovò altri cristiani. Padre Zirano era stato scambiato per frate Matteo de Aguirre, venne isolato e stabilito un enorme riscatto. Ricevette la visita del cugino Francesco Serra che purtroppo ebbe il compito di comunicargli la condanna a morte. Il servo di Dio chiese solo un confessore, ma ciò non fu possibile. Confidando in Dio diede testimonianza ai compagni di galera di restare forti nella fede. Tra la prima e la seconda visita del cugino si tentò il suo invio a Costantinopoli, capitale dell'Impero turco da cui dipendeva anche Algeri. Era in partenza una nave inglese e i soldati che presidiavano Algeri avrebbero inviato padre Zirano per rassicurare i turchi che la guerra contro il re di Cuco non aveva intaccato la loro signoria. Il tentativo fallì a causa del consistente riscatto richiesto. Il 24 gennaio venne radunato il Consiglio della città per decidere senza interrogatorio la condanna. Il Gran Consiglio aveva capito che stava condannando non l'odiato ambasciatore spagnolo, fra Matteo, ma il sardo padre Zirano. Non mancò la proposta infame dell’abiura, ma Francesco non avrebbe mai rinnegato il Signore. Trascorse la notte precedente l'esecuzione in preghiera. Un banditore proclamò per le vie della città che il condannato aveva "rubato" quattro schiavi ed era "una spia". L’esecuzione venne atrocemente eseguita il 25 gennaio del 1603. Vestito con una tunica e con una catena al collo, attraversò l’affollata strada centrale di Algeri tra urla e insulti. Francesco pregava ad alta voce recitando il canto biblico dei tre fanciulli, come raccontò un testimone. Fu scorticato vivo e la pelle, imbottita di paglia, fu esposta presso una porta della città. I cristiani si appropriarono di alcuni lembi, custodendoli. Alcuni arrivarono in Italia, in Sicilia venne portata una mano e la pelle di un braccio, come ci informa un testo del 1605. Oggi se ne è persa notizia. Il cugino, che trovò poi la libertà e poté riscattare a sua volta alcuni schiavi cristiani, riuscì in seguito a dare al corpo straziato una sepoltura. La fede di padre Zirano suscitò un’ammirazione commossa e la fama del suo martirio è giunta sino ai nostri giorni.
È stato beatificato il 12 ottobre 2014 a Sassari, con celebrazione presieduta
dal Card. Angelo Amato.
PREGHIERA
Santissima Trinità, Padre, Figlio e Spirito Santo, vi ringrazio perché avete concesso al sacerdote religioso Francesco Zirano di rendere buona testimonianza di vita evangelica davanti agli uomini e di operare con zelo fino all’effusione del sangue per il riscatto e il conforto dei cristiani tratti in schiavitù. Degnatevi di glorificare la sua eroica fedeltà al vostro regno di grazia e di carità, perché, onorata in virtù del ministero della Chiesa, essa giovi all’incremento della fede cristiana per la salvezza del mondo. E concedete anche a me, per sua intercessione, di vivere sempre in piena conformità all’adorabile disegno del vostro amore. Gloria.
Autore: Daniele Bolognini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/94470
PAPA FRANCESCO
ANGELUS
Piazza San Pietro
Domenica, 12 ottobre 2014
Cari fratelli e sorelle,
buongiorno
nel Vangelo di questa
domenica, Gesù ci parla della risposta che viene data all’invito di Dio -
rappresentato da un re - a partecipare ad un banchetto di nozze (cfr Mt 22,1-14).
L’invito ha tre caratteristiche: la gratuità, la larghezza, l’universalità.
Gli invitati sono tanti, ma avviene qualcosa di sorprendente: nessuno dei
prescelti accetta di prendere parte alla festa, dicono che hanno altro da fare;
anzi alcuni mostrano indifferenza, estraneità, perfino fastidio. Dio è buono
verso di noi, ci offre gratuitamente la sua amicizia, ci offre gratuitamente la
sua gioia, la salvezza, ma tante volte non accogliamo i suoi doni, mettiamo al
primo posto le nostre preoccupazioni materiali, i nostri interessi e anche
quando il Signore ci chiama, tante volte sembra che ci dia fastidio.
Alcuni invitati
addirittura maltrattano e uccidono i servi che recapitano l’invito. Ma,
nonostante le mancate adesioni dei chiamati, il progetto di Dio non si
interrompe. Di fronte al rifiuto dei primi invitati Egli non si scoraggia, non
sospende la festa, ma ripropone l’invito allargandolo oltre ogni ragionevole
limite e manda i suoi servi nelle piazze e ai crocicchi delle strade a radunare
tutti quelli che trovano. Si tratta di gente qualunque, poveri, abbandonati e
diseredati, addirittura buoni e cattivi – anche i cattivi sono invitati – senza
distinzione. E la sala si riempie di “esclusi”. Il Vangelo, respinto da
qualcuno, trova un’accoglienza inaspettata in tanti altri cuori.
La bontà di Dio non ha
confini e non discrimina nessuno: per questo il banchetto dei doni del Signore
è universale, per tutti. A tutti è data la possibilità di rispondere al suo
invito, alla sua chiamata; nessuno ha il diritto di sentirsi privilegiato o di
rivendicare un’esclusiva. Tutto questo ci induce a vincere l’abitudine di
collocarci comodamente al centro, come facevano i capi dei sacerdoti e i
farisei. Questo non si deve fare; noi dobbiamo aprirci alle periferie,
riconoscendo che anche chi sta ai margini, addirittura colui che è rigettato e
disprezzato dalla società è oggetto della generosità di Dio. Tutti siamo
chiamati a non ridurre il Regno di Dio nei confini della “chiesetta” – la
nostra “chiesetta piccoletta” – ma a dilatare la Chiesa alle dimensioni del
Regno di Dio. Soltanto, c’è una condizione: indossare l’abito nuziale cioè
testimoniare la carità verso Dio e verso il prossimo.
Affidiamo
all’intercessione di Maria Santissima i drammi e le speranze di tanti nostri
fratelli e sorelle, esclusi, deboli, rigettati, disprezzati, anche quelli che
sono perseguitati a motivo della fede, e invochiamo la sua protezione anche sui
lavori del Sinodo
dei Vescovi riunito in questi giorni in Vaticano.
Angelus……
Dopo l'Angelus:
Cari fratelli e sorelle,
questa mattina, a
Sassari, è stato proclamato Beato padre Francesco Zirano, dell’Ordine dei Frati
Minori Conventuali: egli preferì essere ucciso piuttosto che rinnegare la fede.
Rendiamo grazie a Dio per questo sacerdote e martire, eroico testimone del Vangelo.
La sua coraggiosa fedeltà a Cristo è un atto di grande eloquenza, specialmente
nell’attuale contesto di spietate persecuzioni contro i cristiani.
In questo momento, il
nostro pensiero va alla città di Genova un’altra volta duramente colpita
dall’alluvione. Assicuro la mia preghiera per la vittima e per quanti hanno
subito gravi danni. La Madonna della Guardia sostenga la cara popolazione
genovese nell’impegno solidale per superare la dura prova. Preghiamo tutti
insieme la Madonna della Guardia: Ave Maria… La Madonna della Guardia
protegga Genova!
Saluto tutti i
pellegrini, soprattutto le famiglie e i gruppi parrocchiali. In particolare
vorrei salutare cordialmente il gruppo dei pellegrini canadesi arrivati a Roma
per la Santa Messa di ringraziamento della canonizzazione di François de Laval
e Marie de l’Incarnation: che i due santi suscitino nel cuore dei giovani
canadesi fervore apostolico.
Saluto il gruppo
dell’«Office Chrétien des personnes handicapées» venuto dalla Francia, le
famiglie del Collegio Reinado Corazón de Jesus, di Madrid, e i fedeli di
Segovia, i polacchi qui presenti e quelli che hanno promosso speciali opere di
carità in occasione della “Giornata del Papa”. Saluto il folto gruppo
dell’Associazione Amici di San Colombano per l’Europa, venuti in occasione
dell’apertura del XIV centenario della morte di San Colombano, grande
evangelizzatore del Continente europeo. Saluto le Figlie di Maria Ausiliatrice
partecipanti al capitolo generale, i fedeli della parrocchia Santa Maria
Immacolata di Carenno, e i rappresentanti della diocesi di Lodi convenuti a
Roma per l’Ordinazione episcopale del loro Pastore, unitamente ai fedeli di
Bergamo e Marne.
A tutti auguro una buona
domenica. Per favore vi chiedo di pregare per me. Buon pranzo e arrivederci!
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Francesco Zirano
(1564-1603)
Beatificazione:
- 12 ottobre 2014
- Papa Francesco
Memoria Liturgica:
- 25 gennaio
Religioso, sacerdote
professo dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali, missionario e martire:
ucciso in odium fidei ad appena 39 anni nella città di Algeri il 25 gennaio
1603, scorticato vivo tra urla e insulti; è il primo martire sardo dell’epoca
moderna a essere elevato dalla Chiesa alla gloria degli altari
“Sono cristiano e
religioso del mio padre san Francesco, e come tale voglio morire; e supplico
Dio che vi illumini così che abbiate a conoscerlo”
Francesco Zirano nacque a
Sassari nel 1564 da modesta famiglia di agricoltori.
A 16 anni emise la
professione religiosa tra i Frati Minori Conventuali della sua città. Divenuto
sacerdote nel 1586, si distinse per la carità fraterna.
Nel 1590 il cugino
Francesco Serra, pure francescano e diacono, fu fatto schiavo dai corsari di
Algeri. Risultati vani due tentativi di liberarlo – una prima volta da parte
dei genitori scambiando la sua libertà con quella di un moro schiavo a Sassari,
una seconda volta da parte dei Padri Mercedari – padre Zirano inizialmente
chiese e ottenne dal Pontefice Clemente VIII di poter questuare tra i fedeli i
soldi necessari al riscatto, poi di recarsi personalmente a redimerlo al pari
di altri cristiani.
Nella facoltà di questua
concessa dal papa il 19 marzo 1599, è palesato anche l’intento prettamente
missionario del Beato: oltre al voler restituire la libertà al cugino
sottraendolo a tutti quei maltrattamenti che “i barbari infedeli” sono soliti
infliggere “a persone religiose”, come si espresse il primo biografo nel 1605,
egli “ricerca ansiosamente la sua libertà perché non corra alcun pericolo per
la fede”. Finita positivamente la faticosa questua per il riscatto, padre
Zirano giunse in Africa il 28 luglio 1602.
Purtroppo si trovò in una
situazione imprevista, sfavorevole ai riscatti: la nave spagnola l’aveva
portato infatti a un porto del regno di Cuco, il cui re, Sid Amar, s’era
accordato da poco col sovrano di Spagna Filippo III, per conquistare la città
di Algeri, interessato l’uno a scuotere il pesante tributo dovuto ai turchi e
l’altro a stroncare definitivamente la morsa dei corsari algerini nei mari e
terre cristiane. Il tentativo di riscattare il cugino, messo in atto un mese
dopo, recandosi ad Algeri, fallì per l’indisponibilità del governo della città
alle normali operazioni di ‘redenzione’. Il Beato comunque, il 27 agosto, dai dintorni
di Algeri portò liberi quattro schiavi cristiani al regno di Cuco.
Dal settembre a fine
dicembre 1602, a causa della guerra effettivamente scoppiata, egli poté
liberamente operare tra i cristiani e i rinnegati del regno di Cuco, data la
situazione di pace decretata da Sid Amar per i cristiani. Coinvolto suo
malgrado nella suddetta guerra, gli fu affidata la missione di annunciare al re
di Spagna la notizia della vittoria riportata dal re Sid Amar. Il 1° gennaio
1603, mentre stava per imbarcarsi, il Beato fu tradito dai mori che
l’accompagnavano e consegnato all’esercito di Algeri.
Fu incarcerato nel
palazzo del pascià Solimàn, cristiano rinnegato nativo di Catania, che fissò
per la sua liberazione una cifra favolosa (3000 ducati d’oro, eguale al prezzo
di 17 schiavi). Ma i giannizzeri, veri protagonisti del Gran Consiglio della
reggenza di Algeri, considerandolo una spia e perché aveva sottratto alla città
quattro schiavi, ne fecero decretare la morte la mattina del 25 gennaio 1603.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francesco-zirano.html
IL MARTIRIO
Durante le tre settimane
passate in carcere, al primo annuncio fattogli dal cugino fra Francesco Serra
della possibile sentenza di morte, il Beato aveva esclamato: “Piaccia a Dio che
ciò avvenga per essere io cristiano”. Al successivo annuncio del 24
gennaio che la morte sarebbe avvenuta l’indomani, egli così pregò: “Piaccia a
Dio che con la mia morte i rinnegati riconoscano quanto male hanno fatto
rinnegandolo”. All’intimazione della sentenza, che comportava l’essere
scorticato vivo e la pelle venire ricucita e riempita di paglia per essere
apposta alla porta più frequentata della città, egli, sereno, proruppe nelle
parole liturgiche: “Rendiamo grazie al nostro Dio, perché ha scelto me suo
servo indegno”.
Fu allora che i messi del
Gran Consiglio gli prospettarono la possibilità di avere salva la vita se si
fosse convertito all’Islam. Al suo reciso rifiuto fu condotto al supplizio
facendogli percorrere la via principale della città, assiepata di folla, che lo
maltrattò con spintoni, schiaffi e sputi. Mentre lui procedeva pregando, una
seconda esortazione a rinnegare la fede cristiana fu da lui respinta,
dichiarando che la fede cristiana è ‘vera via di salvezza’ e che in essa era
nato e voleva morire. Giunto sul luogo del supplizio e legato in forma di croce
per l’esecuzione, rifiutò l’ultima proposta fattagli da carnefici di farsi
mussulmano per evitare la morte dicendo: “Sono cristiano e religioso del mio
padre San Francesco e come tale voglio morire; e supplico Dio che vi illumini
perché l’abbiate a conoscere”.
Continuando a pregare e
invocando i nomi di Gesù, di Maria e di san Paolo di cui la chiesa celebrava
quel giorno la conversione, nel momento in cui gli strappavano l’ultimo
brandello di pelle morì abbozzando le parole di Gesù in croce: “Nelle tue mani,
Padre...”.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francesco-zirano.html
AMICO DI DIO E MARTIRE
FRANCESCO ZIRANO
La morte del servo di Dio
Francesco Zirano
Cagliari, Anonimo del primo 1700
MARTIRE FRANCESCO ZIRANO
SERVO DI DIO
Padre Francesco
Zirano (o Cirano) nasce a Sassari nel 1564 da genitori cristiani di
modeste condizioni economiche. Ammesso tra i Frati Minori Conventuali nel
convento S. Maria di Betlem della sua città, vi emette la professione religiosa
nel 1580. Nel 1586 diviene sacerdote.
1586-1602. Nel
convento di S. Maria dove risiede, p. Zirano è stimato particolarmente per la
sua carità. Questa virtù lo porta ad accogliere l'ispirazione divina che lo
chiama ad intraprendere la missione di redentore dei cristiani tratti
in schiavitù dai corsari di Algeri, tra i quali si trova dal 1590 anche un suo
cugino e confratello religioso, fra Francesco Serra. Nel 1599 papa Clemente
VIII lo autorizza a raccogliere le offerte necessarie al riscatto e a recarsi
personalmente ad Algeri.
1602-1603. A fine luglio
1602 p. Zirano giunge in Africa in compagnia di p. Matteo de Aguirre,
ambasciatore del re di Spagna presso Sid Amar re di Cuco (odierna Kabilia).
Verso il 20 agosto perviene ad Algeri dove trova una situazione estremamente
critica e avversa ai cristiani a causa della guerra che sta per scoppiare tra
il regno di Cuco (appoggiato dalla Spagna) e quello di Algeri. Tuttavia
l'audace missionario lasciando Algeri porta liberi a Cuco quattro schiavi
cristiani.
Scoppiata la guerra (1
settembre) e dopo una battaglia vinta dal re di Cuco (1 gennaio 1603), p.
Zirano è inviato in Spagna a portare notizie a Filippo III. Ma tradito dai mori
che l'accompagnano, è consegnato ai soldati algerini che lo conducono
incatenato ad Algeri. Qui il pascià Solimàn, rinnegato siciliano, lo rinchiude
in carcere fissando il suo possibile riscatto in 3000 ducati d'oro. Dal cugino
schiavo, che lo visita segretamente, p. Zirano sa che forse sarà bruciato vivo
e dice: "Piaccia a Dio che ciò avvenga per essere io cristiano ".
Un tentativo dei giannizzeri di inviarlo schiavo a Costantinopoli fallisce per
l'opposizione del pascià. All'annuncio datogli dal cugino il 24 gennaio che
l'indomani sarà giustiziato, p. Zirano esclama: "Piaccia a Dio che
con la mia morte i rinnegati riconoscano quanto male hanno fatto rinnegandolo".
25 gennaio 1603. Il
p. Zirano riceve la notifica della sentenza - ben più crudele - pronunciata dal
Gran Consiglio: è condannato ad essere scorticato vivo. Ma gli viene fatta pure
la proposta: avrà salva la vita se rinnegherà la fede cristiana. Egli respinge
sdegnosamente la proposta e si avvia al supplizio pregando incessantemente.
Lungo il tragitto, alla seconda proposta di abbandonare la fede e abbracciare
l'islàm, risponde che la fede cristiana è l'unica fonte di salvezza. Giunto sul
luogo del supplizio e sistemato per l'esecuzione della sentenza, respinge con
quete parole l'ultima proposta di abbandonare la fede in cambio della
vita: "Sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco, per
cui come tale voglio morire; e supplico Dio che vi illumini così che abbiate a
conoscerlo". Affronta i tormenti della crudele esecuzione recitando il
cantico biblico dei tre fanciulli e invocando Gesù e Maria, e san Paolo
apostolo. Muore pronunciando le parole di Cristo: "Nelle tue mani, o
Dio, raccomando il mo spirito".
Fama di martirio e Causa
di canonizzazione. La morte eroica del p. Francesco Zirano suscitò
immediata e profonda ammirazione non solo in Spagna, in Sardegna sua patria e
in Italia, ma in tutta la cristianità, compresa l'America Latina, dando origine
a una fama di martirio saldamente fondata su dichiarazioni di testi oculari e
di quanti da loro sentirono. Continuata sino ad oggi, ha trovato conferma nel
processo concluso presso la diocesi di Sassari nel 1991.
Nei secoli XVII e XVIII
tentativi di introduzione della causa non ebbero successo per le difficoltà dei
tempi. Ripresa nel 1984 e conclusa la sua prima fase col processo diocesano di
Sassari (1990-91), essa sta ora compiendo i suoi passi in Roma presso la
Congregazione dei Santi. Motivi sociali di attualità della causa: i persistenti
sequestri che additano in p. Zirano il mediatore esemplare; la diffusa
indifferenza religiosa che lo richiama modello e avvocato di chi si impegna a
rievangelizzare oggi; il rinnovato scontro islàm-cristianesimo - accanto
all'odierno dialogo delle religioni - che vede in p. Zirano colui che mostra la
vera religione col semplice annuncio, la preghiera e la testimonianza del
sangue.
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Serra don
Ignazio, parroco in Ortueri
Visita il
sito su don Graziano Muntoni
Il testo del presente
sito è preso su consenso del vicepostulatore fr. Umberto Zucca
In Rete dal 10 luglio
1999
Per chiedere immagini,
biografie e notificare grazie ricevute,
rivolgersi a:
Vicepostulatore causa
Francesco Zirano
c\o Convento S.
Francesco
Piazza Duomo, 10
09170 Oristano
tel. 0783\78275 - 71674
SOURCE :
http://diocesioristano.freeservers.com/zirano.htm
Preghiera per ottenere la glorificazione del servo di Dio
Padre celeste che
hai chiamato il p. Francesco Zirano alla sequela di Cristo nell'Ordine
serafico, noi ti supplichiamo: Degnati di glorificare la sua testimonianza
evangelica, e concedi anche a noi di vivere fedelmente la nostra vocazione
cristiana e la nostra missione nella Chiesa.
Cristo Figlio del
Dio vivente che hai affidato al p. Francesco Zirano la missione del riscatto
dei cristiani in schiavitù, degnati di glorificare la sua testimonianza, e
concedi anche a noi di godere sempre della libertà dei figli di Dio.
Spirito Santo che hai dato al p. Francesco Zirano la forza di sostenere fino all'ultimo la sua professione di fede, degnati di glorificare la sua suprema prova d'amore, e concedi anche a noi di affrontare le prove della vita per conseguire la salvezza eterna.
Vergine Immacolata, per
l'amore e la devozione che ebbe verso di te il p. Francesco Zirano, intercedi
presso la SS. Trinità perché egli sia glorificato presso il popolo di Dio.
Per notificare grazie ricevute, richiedere immagini e biografie, rivolgersi a:
Padre Vicepostulatore,
Convento S. Francesco,
Piazza Duomo 10
09170 Oristano (tel. 0039
+ 0783/71674)
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/priere.htm
Fama del martirio
La morte eroica di padre
Francesco Zirano è subito motivo perché i cristiani si approprino anche della
sua pelle, dividendosela in pezzi tra loro e custodendoli sino a che non
riescono a portarseli nel paesi cristiani. Alcuni di essi arrivano anche in
Italia, per esempio nella città di Patti in Sicilia dove venne portata una mano
e la pelle di un braccio, come ci informa Antioco Strada nel 1605. Ma oggi si è
perduta notizia anche della loro ubicazione.
Frattanto la morte eroica
del servo di Dio diviene fonte della fama del suo martirio, che si svilupperà
lungo i secoli successivi sino ai nostri giorni.
Ne troviamo notizia in
relazioni e scritti tornati alla luce dopo pazienti ricerche condotte
soprattutto in questi ultimi anni.
Così, fino a noi, alla
nostra coscienza di cristiani, è arrivata limpida e senza ombra la proposta di
un cristianesimo vissuto e accettato senza riserve, di una fede da testimoniare
sempre e comunque, di una libertà vera, quella dell'anima, e di una carità che
non ha paura di correre rischi nel farsi dono per i più deboli e meno
fortunati.
Sassari, chiesa S. Maria
di Betlem, 7 settembre 1991. Da sinistra a destra i membri dei tribunale
ecclesiastico nella seduta di chiusura dei processo cognizionale sul servo di
Dio Francesco Zirano: mons. dott. Antonio Musina promotore di giustizia, mons.
dott. Antonio Virdis delegato episcopale, mons. Salvatore Isgrò arcivescovo, p.
Paolo Atzei ministro provinciale OFM Conv, p. Marco Ardu notaio attuario. (Foto
Carlo Antero Sanna)
Sassari, chiesa S. Maria
di Betlem, 22 settembre 1990: particolare dell'assemblea e dei tribunale
ecclesiastico alla seduta di apertura dei processo informativo diocesano sulla
fama dei martirio e causa dei padre Francesco Zirano. (Foto Massimo Pulisci)
Verso gli altari
Il 7 settembre 199 1,
nella chiesa di S. Maria di Betlem in Sassari l'arcivescovo mons. Salvatore
Isgrò poneva fine al processo diocesano della causa di canonizzazione del servo
di Dio Francesco Zirano, che in quella chiesa aveva trascorso oltre vent'anni di
vita religiosa e sedici di vita sacerdotale.
Trasferita
successivamente a Roma la documentazione del processo, la Congregazione dei
Santi ha dichiarato giuridicamente valido il processo stesso Ora è in fase di
stampa la Posizione del martirio del Servo di Dio, che verrà
esaminata successivamente dai consultori storici, dal consultori teologi, e
dalla Commissione cardinalizia per poter giungere alla dichiarazione del
martirio.
Chiunque legge queste
pagine è invitato a pregare perché le successive fasi della causa presso la
Congregazione dei Santi si concludano felicemente, in modo che in un futuro non
lontano possiamo venerare padre Francesco Zirano inserito dalla Chiesa
nell'albo dei beati martiri.
E' un giorno che tutti
auspichiamo di vivere presto. Nel frattempo accrescono queste speranze le
grazie ottenute per intercessione del Servo di Dio - grazie sia di ordine
materiale che spirituale - che da varie parti vengono segnalate alla
Vicepostulazione.
Questa pagina è stata
aggiornata il 08/07/99.
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/famadel.htm
'Via crucis' per la
strada del mercato
Pertanto, dopo essere
stato spogliato dei suoi abiti e rivestito di una tunica, con una catena al
collo, si avvia scortato dalle guardie per una sorta di via della croce che
attraversa la strada centrale di Algeri, detta "del mercato",
affollata di un gran numero di persone accorse per così crudo spetta
colo. Il servo di Dio
procede tra insulti e percosse, senza lamentarsi, concentrato nel pregare ad
alta voce il biblico Cantico dei tre fanciulli. Egli non cessa un attimo di
pregare e cammina a stento tra spintoni, schiaffi e sputi, come ci racconta
nella sua Relación del giugno 1603 Giovanni Ramirez, che riferisce di
aver visto coi suoi occhi questo spettacolo.
Ed ecco ancora una volta
la proposta di rinnegare la fede, suscitata forse dalla pietà. Mentre si
prosegue il cammino sulla strada del mercato che dalla porta di Babaluete
conduce verso la parte opposta della città, e ogni passo avvicina sempre più il
momento dei tormenti, è presumibile pensare che nell'uomo Francesco ci fosse
anche la paura. Ma quello che risponde alla nuova proposta di abiura non è più
un semplice uomo, è un cristiano forte, ingigantito da una fede suprema. Ecco
perché non solo dice no, ma proclama la fede cattolica come mezzo di salvezza e
aggiunge di voler morire nel. la fede in cui è nato. Di questo ci dona
testimonianza un altro sardo, di Cagliari, tale Giovanni Andrea che, sotto
giuramento, afferma tre anni dopo: "e questo teste vide come i Mori e
i Turchi, quando lo conducevano al martirio, cercavano di convincerlo a
rinnegare la nostra santa fede cattolica. Ma il detto fra Francesco, cercando
di persuaderli col predicare la nostra santa fede cattolica, diceva: "In
essa sono nato e in essa voglio morire".
Algeri: area fuori porta
Babason, dove padre Francesco Zirano versò il suo sangue per la fede
cristiana. (Disegno tratto da: D'O. DAPPER, Description de
l'Afrique, Amsterdam 1686)
La prova suprema della
fede
Si prosegue ancora
lungo la via dolorosa finché il triste corteo oltrepassa porta Babason e, ormai
fuori le mura, giunge sullo spiazzo delle esecuzioni, il luogo solitamente
adibito alla condanna dei cristiani. I carnefici scavano una buca poco profonda
e vi fanno entrare padre Zirano. Quindi, denudatolo, lo legano per le mani a
due pali conficcati nel terreno uno al la destra e uno alla sinistra della
buca.
Simile a Gesù crocifisso
è pronto per il martirio. E' a questo punto che viene fatto il terzo e ultimo tentativo
di salvargli la vita purché rinneghi la sua fede. Ma anche stavolta la sua fede
è incrollabile e la sua risposta ferma e inequivocabile: "Io sono
cristiano e religioso del mio padre san Francesco e come tale voglio morire. E
supplico Dio che illumini voi perché lo abbiate a conoscere".
Quindi riprende a pregare
con le parole del Cantico dei tre fanciulli: "... benedite, spiriti e
anime dei giusti, il Signore".
Il martirio
L'atroce supplizio non ha
più ragione di essere procrastinato e con scientifica crudeltà si procede.
Il primo carnefice, un
greco rinnegato senza orecchie, che afferma di essere stato deturpato dai
cristiani e di volersi perciò vendicare, lo incide con un rasoio dalla testa
giù, giù, lungo la spina dorsale
Il martirio dei padre
Francesco Zirano nella rievocazione del pittore Ferruccio Ambrosini. (Disegno
del 1988)
e dagli omeri alle mani,
quindi tutti e quattro i carnefici cominciano a strappargli la pelle, ognuno
dalla sua parte.
Padre Zirano sembra non
sentire il dolore, rimane calmo, "mansueto come un agnello", anzi
riprende a pregare, conclude il Cantico e inizia le litanie lauretane. Ancora
il Ramirez testimonia che, pur avendo il padre Francesco il viso già
scorticato, si riesce a percepire il mormorio, e lo si sente invocare la
Madonna e san Paolo apostolo di cui quel giorno si celebra la memoria della
conversione.
Tutti i presenti sono
meravigliati e quasi annichiliti davanti a tanto eroismo, sia i cristiani che i
maomettani.
Infine la morte lo libera
dall'atroce tormento e mentre gli viene strappata l'ultima striscia di pelle,
quella dell'ombelico, riesce a trovare la forza di sollevare gli occhi al cielo
e di mormorare: "nelle tue mani, Signore..." ed esala
l'ultimo respiro. E' sempre Giovanni Andrea di Cagliari, testimone oculare,
nella sua testimonianza giurata a riferire i particolari dello scorticamento e
dell'ultimo istante di vita del frate martire.
Nella stessa ora della
crudelissima esecuzione una tempesta di vento e di sabbia costringe carnefici e
popolo a scappare precipitosamente, per cui il corpo rimane incustodito.
Il cugino fra Francesco
Serra con l'aiuto di due schiavi cristiani prende le misere spoglie e dà loro
sepoltura nel cimitero cristiano, posto fuori della cinta muraria su una
striscia di terra sabbiosa. Insieme al corpo pone una lamina di piombo con su
scritto il suo nome e martirio. Purtroppo per noi, tale cimitero è scomparso da
tempo senza lasciare traccia.
Un particolare riferito
da Giovanni Ramirez ci lascia intendere che tra la morte e questa pietosa
sepoltura intercorse un certo lasso di tempo, durante il quale anche i cani
randagi fecero scempio del corpo martoriato; dice infatti: "dei
cristiani devoti conservarono come reliquie alcune ossa di quelle avanzate ai
cani".
0forse semplicemente è da
presumere che gli stessi carnefici abbiano gettato via con disprezzo il corpo e
questa tesi è avvalorata dalla testimonianza di Giovanni Andrea di Cagliari,
già ricordato. D'altra parte lo scempio e l'atteggiamento di sommo dispregio
continueranno con il macabro cerimoniale della pelle ricucita riempita di
paglia ed esposta in forma di croce, sulla porta di Babson, fino a che
trascorsi molti mesi, il vento e la pioggia la butteranno giù.
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/viazirano.htm
La condanna a morte
Il Gran Consiglio si
raduna dunque venerdì 24 gennaio. Le discussioni tra gli oltre 500 giannizzeri
da una parte che vorrebbero la morte del padre Zirano, e il pascià dall'altra
deciso a intascare la forte somma del riscatto, sono lunghe e per quel giorno
inconcludenti. La decisione definitiva sulla sua sorte slitta perciò alla
mattina del 25 gennaio 1603.
Stavolta però, dopo lunga
e ulteriore sua resistenza, è il pascià Solimàn a cedere e ad allinearsi sulle
decisioni dei giannizzeri. Il verdetto è di una crudeltà inaudita: padre
Francesco Zirano sarà scorticato vivo.
Le motivazioni della
condanna, come proclamerà tra breve il banditore per le vie di Algeri, sono
due: perché il frate ha "rubato" quattro schiavi alla città e perché
è "spia del re di Spagna e di Cuco". Ciò rivela chiaramente che il
Gran Consiglio, nelle due giornate di lavoro, ha capito chi sia veramente colui
di cui stava decidendo la sorte: non l'odiato e temuto ambasciatore del re di
Spagna, fra Matteo de Aguirre, bensì il francescano sardo padre Zirano, al
quale - venuto presso Algeri il 21 agosto 1602 fra Matteo aveva indirizzato
lettera, e che, ricercato, si era allontanato impunemente il 27 agosto
successivo portando con sé al Cuco quattro schiavi cristiani senza avere
versato nulla alle autorità algerine (che in quel periodo avevano bloccato
tutte le operazioni di riscatto).
Pronunciata la sentenza
dall'assemblea conciliare, non resta che comunicarla all'interessato e alla
popolazione ed eseguire subito la condanna.
Mentre il servo di Dio
viene condotto al supplizio, un banditore annuncia i motivi della sua condanna,
la folla lo maltratta e qualcuno gli suggerisce di abbandonare la fede
cristiana. (Tela di Giantore Carta, 1978).
Proposta rigettata
Allorché si comunica la
sentenza al servo di Dio, egli non dispera, anzi in un sorprendente impeto di
gioia dice ad alta voce: "Rendiamo grazie al Signore nostro Dio, perché ha
scelto me indegno servo".
E' a questo punto ecco la
tentazione a cui tanti prima di lui hanno ceduto e a cui, a maggior ragione, si
aspettano che pure lui ceda, visto che conosce perfettamente la sorte orrenda
che lo aspetta: gli viene offerta la libertà se rinnegherà la sua fede e si
farà maomettano.
I turchi si sentono
opporre un netto rifiuto che a loro suona del tutto incomprensibile e assurdo,
ma che invece suscita ammirazione commossa presso i cristiani che si apprestano
a sostenerlo verso il calvario.
Ormai non ci sono più
ripensamenti e le guardie danno il via al preparativi per il supplizio.
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/condanna.htm
Fallito tentativo di
inviarlo a Costantinopoli
Tra la prima e la seconda
visita del cugino, ed esattamente il 22 gennaio 1603, si situa l'episodio del
suo tentato invio a Costantinopoli, città capitale dell'Impero turco da cui
dipende anche Algeri e dove risiede il Gran Visir. Quel giorno è in partenza
per Costantinopoli una nave inglese e i giannizzeri (la milizia dei soldati che
col pascià presidia e governa Algeri) vorrebbero approfittasse per inviare
padre Francesco Zirano.
Nelle loro intenzioni c'è
probabilmente la volontà di rassicurare il Gran Visir che la guerra in corso
contro il re di Cuco non ha intaccato la sua signoria su Algeri. Ne sarà prova
palpabile il frate catturato che loro gli inviano.
Ma il tentativo dei
giannizzeri fallisce perché il pascià Solimàn, in vista del consistente riscatto
che si attende per padre Zirano, vi si oppone con tutte le forze e la sua
autorità.
E' lui infatti a
rappresentare in Algeri l'autorità del Gran Visir. Nasce da questo contrasto la
decisione di radunare il Gran Consiglio della città per decidere insieme,
pascià e giannizzeri, la sorte del frate.
Tutto questo avviene
all'insaputa di padre Francesco Zirano, direttamente interessato ma non
interpellato sui veri scopi della sua presenza in Africa.
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/costanti.htm
Tradito
Francesco Zirano viene
catturato dall'esercito di giannizzeri di Algeri ai primi del gennaio 1603
Il primo gennaio del
nuovo anno il conflitto tra l'esercito algerino e il re di Cuco, fino ad allora
limitato a scaramucce più che altro dimostrative, ha una brusca impennata. Il
re moro consegue una vittoria schiacciante e ritiene opportuno comunicare la notizia
al re di Spagna con una lettera di cui sarà latore proprio il nostro padre
Francesco.
Purtroppo le precauzioni
predisposte per raggiungere il posto di imbarco (Asofon, presso Tamagot,
fortezza e casa estiva del re di Cuco), non sono adeguate. Infatti i mori di
scorta, forse con una manovra premeditata, consegnano il frate al nemico.
Il pover'uomo, cui è
sottratta subito l'importante missiva, viene spogliato, percosso, ridotto in
catene e condotto in Algeri, dove entra il 6 gennaio 1603 " ... mezzo
morto di freddo e di fame, ricoperto delle sole brache, scalzo, con una grande
catena al collo e manette ai polsi". A descrivere la scena con queste
parole è Giovanni Ramirez, un cristiano spagnolo ivi schiavo, testimone in quei
giorni di quanto avviene in questa strana città corsara.
In carcere
Padre Francesco viene
condotto nel carcere situato all'interno del palazzo dei pascià, dove può
perlomeno condividere la sua sorte miseranda con altri cristiani che possono
consolarlo ed essere a loro volta confortati. E veramente tutti i cristiani di
Algeri, non solo i prigionieri, hanno bisogno di conforto, giacché due giorni
dopo è proclamato un bando persecutorio che mira a distruggerli e prostrarli
vietando qualsiasi pratica di fede e ordinando la distruzione di chiese e
immagini di culto.
Ma su padre Zirano
personalmente s'abbatte una disposizione più severa ancora: benché egli sia in
mezzo agli altri carcerati, viene proibito a chiunque di parlargli, pena la
morte. Lo si vuole isolare e allo stesso tempo custodire perché ritenuto, come
sembra, quel personaggio importante che non è:
viene scambiato infatti
dalle autorità di Algeri per fra Matteo de Aguirre, l'ambasciatore in Africa di
Filippo III. Per questo il pascià Solimàn (un cristiano nativo di Catania che
ha rinnegato la fede) non ha paura di valutare nell'astronomica cifra di 3.000
ducati d'oro il riscatto di questo prezioso ostaggio.
Le visite del cugino
Una sola persona sfida il
bando pur di vederlo e parlargli, il cugino fra Francesco Serra.
Visite ben tristi le sue:
la prima per annunciargli che con tutta probabilità verrà arso vivo, la seconda
per comunicargli che la sua morte è fissata per il giorno successivo. In
entrambi i casi fra Francesco Serra si sente rispondere con serenità dal cugino
che è pronto ad affrontare la morte come cristiano con l'aiuto di Dio e come
testimonianza al rinnegati perché tornino alla fede. Ma lo prega di condurgli
un confessore.
Purtroppo gli viene
risposto che chiunque oserà avvicinarlo è condannato alla morte, per cui
nessuno potrà venire ad accogliere la sua ultima confessione. Al che,
rassegnato alla volontà di Dio, padre Francesco esclama: "Accolga Dio la
mia intenzione" .
Dunque la notte che
precede l'esecuzione trascorre in solitudine e in preghiera. Dalla cronaca di
Antioco Strada apprendiamo che "il Padre come buon cristiano, si
raccomandò al Signore Iddio con ardentissimo dolore e contrizione dei suoi
peccati, aspettando ogni momento la morte' spendendo tutta quella notte in
devotissime contemplazioni, ricorrendo sempre per aiuto alla gloriosa Vergine e
al Padre san Francesco".
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/tradito.htm
La schiavitù del cugino
E' a questo punto
della sua vita che si verifica un avvenimento che sarà determinante per le sue
scelte e la sua stessa vita. Suo cugino è in viaggio e, purtroppo per lui,
incappa nei corsari turchi di Algeri sbarcati in Sardegna; è catturato e
condotto schiavo nella loro terra. Siamo approssimativamente nel 1590.
E' una sventura: la
schiavitù è penosa, avvilente, si vive tra gli stenti e le fatiche, in una
realtà sociale e religiosa completamente diversa e quasi sempre ostile,
avversati dagli stessi cristiani rinnegati, numerosi nella città. Quasi non si
osa neppure pensare a tentativi di fuga.
Sappiamo comunque che fra
Francesco Serra, sostenuto dalla fede e dalla preghiera, fa coraggio a se
stesso e ai suoi compagni di sventura, tra l'altro realizzando con le sue mani
quattro pale d'altare (una per ciascuna delle quattro chiese dove è permesso ai
cristiani radunarsi per la messa), impara l'arabo e si adatta ad una vita di
fatiche e di umiliazioni. In seguito, dopo la morte del cugino, troverà libertà
e da Algeri libererà a sua volta sedici schiavi cristiani.
Nuova vocazione:
redentore di schiavi
Dal canto suo, mentre
passano gli anni, padre
Zirano soffre e prega per
l'infelice cugino, temendo soprattutto per la sua sorte spirituale. Nel
contempo svolge scrupolosamente gli incarichi che gli vengono attribuiti in
comunità, tra cui quello di eco nomo e di questuante. E' di questi anni la
morte di "mama Margaruza", che lo prova ancora una volta negli
affetti più cari.
Il pensiero della
liberazione dello sfortunato cugino non cessa di angustiarlo. Sono trascorsi
circa otto anni dalla sua cattura quando giunge ad una ardita decisione: sarà
egli stesso a liberarlo recandosi di persona ad Algeri.
Più facile a dirsi che a
farsi. Occorre anzi tutto reperire la somma di 200 scudi necessaria per il
riscatto e non è un problema da niente. A complicare la cosa una precisa
clausola, secondo la quale solo i padri Mercedari di Bonaria possono, in
Sardegna, questuare per la liberazione degli schiavi. Non resta che il ricorso
al papa per la concessione della facoltà straordinaria di questua, ricorso che
il servo di Dio si premura di presentare senza indugio e al quale riceve
risposta il 19 marzo 1599. Con una lettera detta "ortatorio", Clemente
VIII autorizza la questua per un triennio, invitando tutti i cristiani, laici e
religiosi, a donare con generosità all'umile "... uomo di circa
trentatrè anni, di bassa statura, occhi neri e barba castana, il quale mostri
personalmente questa lettera". Munito di questa sorta di
lasciapassare, per tre anni esatti padre Zirano percorre le strade dell'isola,
incontrando tantissime persone, ricevendo offerte e dando conforto e
consolazione e maturando, a contatto coi familiari di altri schiavi, l'impegno
a prestarsi anche per la liberazione di essi, in una logica missionaria che si
va sempre più delineando e precisando.
Ormai restano da
espletare solo le pratiche che potremmo definire "burocratiche":
munirsi di un salvacondotto (proveniente dalle autorità di Algeri), trasferire
i soldi in Africa, imparare le regole per trattare coi musulmani e con gli
schiavi.
Partenza per l'Africa
Nella primavera del 1602,
col cuore gonfio di trepidazione e di speranza, preparato a tutto e comunque
sostenuto dalla fede e dalla carità grande per i poveri sventurati che va a
liberare, padre Zirano è pronto per la partenza.
Non esiste certo la
possibilità di arrivare direttamente in Africa dalla Sardegna, per cui il
nostro fa tappa in Spagna dove ottiene dal re Filippo III di potersi imbarcare
per Algeri con fra Matteo de Aguirre, dei frati minori osservanti di Maiorca,
che però sta partendo con un progetto politico-militare di conquista che
complicherà non poco il piano di riscatto di padre Zirano e influirà sulla sua
stessa sorte.
L'arrivo a fine luglio in
terra africana, al porticciolo di Asofon, quindi non ancora ad Algeri, coincide
con un momento politico estremamente delicato. Si è infatti alla vigilia di una
guerra tra lo stato di Algeri e il re di Cuco sid Amar ben Amar, sostenuto dal
re di Spagna Filippo III, di cui fra Matteo è appunto ambasciatore.
Libera quattro schiavi
Resosi conto
immediatamente della difficoltà a portare avanti le trattative, padre Francesco
risolve di recarsi ad Algeri di persona, per rendersi conto delle stato delle
cose. Cosi, travestito da mercante moro venditore di stoffe di lino, con un
compagno che fungerà da interprete, parte dal regno di Cuco il 18 agosto.
Lasciata la regione montuosa della Cabilia, in tre giorni di cammino è sotto le
mura della città corsara.
Negli stessi giorni la
situazione ad Algeri si fa incandescente: c'è grande apprensione per le navi
spagnole intraviste presso l'isola di Ibiza; un bando emesso il 19 agosto
impone ai cristiani le catene; il 24 il terribile corsaro Morat Arraez giunge
in città con 200 nuovi schiavi cristiani, tra cui vari religiosi. Ultima e
irrimediabile complicazione l'arresto di un rinnegato proveniente dal Cuco,
addosso al quale sono trovate delle lettere scritte da fra Matteo de Aguirre,
dirette sia al padre Zirano sia ad altri cristiani di Algeri. Sottoposto alla
tortura l'uomo rivela che tutte le responsabilità sono da attribuire al
sacerdote portoghese Salvador de la Cruz. La famosa lettera di fra Matteo si
rivelerà poi per ciò che è: non un messaggio di tradimento ma l'attestazione
della rinuncia a occuparsi di redenzioni. Nel frattempo però tanti cristiani
vengono messi a morte barbaramente e per ultimo Salvador de la Cruz, bruciato
vivo a fuoco lento la mattina del 27 agosto.
In questo accavallarsi di
tragici avvenimenti, padre Zirano resta prudentemente a distanza dalla città,
essendo ormai ricercato, poi se ne torna al regno di Cuco portando con sé
quattro cristiani liberati nei dintorni di Algeri.
Sta per concludersi
l'anno 1602 ed essendo ancora impossibilitato ad agire, padre Zirano diventa
aiutante di fra Matteo. Sempre in questo periodo conosce la famiglia di un ex
rinnegato cristiano originario di Tempio Pausania, Gavino Pinna con la moglie
Margherita Escano e il loro figlioletto Pietro. E' fuggito da Algeri in seguito
al fatti narrati, in cui pure lui era coinvolto. Gavino Pinna più tardi non
tralascerà di testimoniare al re di Spagna la morte di padre Francesco Zirano
da martire.
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/redentor.htm
Frate francescano
Con un anno di noviziato
tra i frati minori conventuali di S. Maria di Betlem, dunque, inizia la sua
grande avventura. Il ragazzo è giovane, ha solo 15 anni, ma già segue le regole
del convento sotto la guida esperta di un padre maestro, in attesa che la
comunità dia un giudizio favorevole sulla sua vocazione e lo accolga definitivamente
al suo interno. Un nuovo appellativo, che lo indica e impegna ad essere
fratello tra fratelli, qualifica ora il suo nome: fra Francesco.
La sua professione
francescana, che l'impegna a seguire Cristo "vivendo in obbedienza,
povertà e castità", avviene l'anno successivo. La nuova famiglia che l'ha
accolto definitivamente nel suo grembo è più numerosa di quella lasciata, ed è
quotidianamente impegnata nella vita comunitaria di preghiera, di scuola ai
frati più giovani e di servizio ai fedeli nell'ambito dell'ampia e bella chiesa
di S. Maria di Betlem, mentre alcuni confratelli escono spesso fuori Sassari
per la predicazione e per la questua. In questa comunità egli matura
ulteriormente la sua vocazione, si fa strada con sempre maggior vigore l'ansia
del servizio, si rafforzano la devozione a Maria, la fiducia incrollabile in
lei.
Sacerdote
Prosegue intanto il suo
cammino formativo, che lo porterà ad essere sacerdote di Cristo. Suddiacono a
18 anni, diacono a 20. Nel 1586, con ogni probabilità il 31 maggio, con
l'imposizione delle mani dell'arcivescovo Alfonso de Lorca, è sacerdote. A
condividere la sua gioia è presente anche un cugino, fra Francesco Serra, da
poco entrato in convento e che tanta parte avrà nel suo futuro.
Ora padre Francesco è
veramente, in tutto e per tutto, servo di Dio e dei fratelli. Attende agli
uffici del suo stato che lo vedono più presente in chiesa e a contatto con i
fedeli, ma anche nell'adempimento di vari uffici conventuali a servizio dei
propri confratelli. Cosi per i primi quattro anni...
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/frate.htm
La famiglia
Non conosciamo
esattamente la data di nascita di padre Francesco Zirano,
ma possiamo con
sufficiente probabilità indicare l'anno 1564
(ricavandolo da altri
dati più certi), mentre il luogo è sicuramente Sassari.
La sua famiglia è
composta dal padre, dalla madre Margherita, da una sorella e probabilmente da
un fratello e una seconda sorella. Lavorano la terra e vivono modestamente,
soprattutto dopo la morte del babbo, mancato piuttosto presto.
E una famiglia come
tante, della quale i documenti ci riferiscono un altro particolare: mamma
Margherita ha una sorella, il cui figlio, di circa quattro anni più piccolo del
nostro Francesco, si farà religioso con lui nello stesso convento di S. Maria
di Betlem in Sassari. La fede delle mamme sorelle ci rimanda alla prima
fondazione religiosa dei piccolo Francesco Zirano, ricevuta dunque nell'ambito
familiare. Dal genitori, possiamo presumere, riceve l'esempio e l'invito a
frequentare la chiesa e a riceverne ricchezza di fede e di insegnamenti.
Sassari: la sua città
Il contatto con la
comunità cristiana lo rende spettatore e gradualmente attore della devozione
dei suoi concittadini al propri santi: i protomartiri turritani Gavino, Proto e
Gianuario morti per la fede durante le persecuzioni dell'impero romano, Sassari
in questo momento compie annualmente due pellegrinaggi solenni alla
basilica-santuario di S. Gavino sita presso il porto di Torres: il 25 ottobre
nell'anniversario del martirio e il 4 maggio nella memoria della dedicazione
della chiesa. Dato che ancora non e risorto l'abitato intorno al santuario e
che il luogo è da secoli soggetto ad improvvisi attacchi dei corsari, ogni
pellegrinaggio si svolge non senza incertezze per l'incolumità fisica dei
partecipanti e nella disposizione d'animo di chi sa di mettere a
repentaglio la propria libertà e forse la vita stessa per testimoniare la fede
e la venerazione per i santi protettori.
Nessuno ci dice della
partecipazione del ragazzo Zirano al pellegrinaggio. Ma la testimonianza
rilasciataci da Antioco Strada (1605), che il padre Francesco Zirano "aveva
per suoi particolari avvocati san Gavino, san Proto e san Gianuario, cittadini
e protettori della città di Sassari", è sufficiente per chiarirci che
forse proprio nella sua fanciullezza nacque il rapporto di fiducia e quindi di
affidamento della propria vita alla loro protezione.
A scuola
L'infanzia del piccolo
Zirano trascorre per il resto in modo normale, come quella di tanti altri
bambini, con una sola differenza: in un'epoca in cui l'analfabetismo è la
norma, Francesco riceve un'istruzione, non sappiamo bene dove e con quali
modalità.
E' però lecito supporre
che questa scuola fosse proprio il convento di S. Maria di Betlem, della sua
città, dove i frati minori conventuali accoglievano spesso ragazzi e dove
Francesco Zirano sarà chiamato da Dio a percorrere la vita tracciata da Francesco
d'Assisi.
SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/famizirano.htm
PADRE FRANCESCO ZIRANO
400° ANNIVERSARIO
DELLA MORTE
Lettera ai frati, ai gruppi ecclesiali e ai fedeli delle nostre chiese
1. Il 2003 è ricco
di anniversari per la famiglia francescana: celebriamo
il 750° anniversario della morte di santa
Chiara, di colei che introdusse tra le donne la vita evangelica di san
Francesco, arricchendola di alcune note legate al genio femminile e alla grandezza
del suo animo di nobildonna.
Nel 1253 moriva anche un
altro personaggio molto legato a san Francesco, frate
Elia da Cortona: vicario di san Francesco a partire dal 1221, resse
l’Ordine fino al capitolo generale del 1227, quando venne eletto Ministro
generale Giovanni Parenti (ben conosciuto in Sardegna per avere dimorato e,
probabilmente, essere morto nel convento di Monterasu) e poi, dopo le
dimissioni di questi, chiamato nuovamente a guidare l’Ordine francescano dal
1232 al 1239, in un momento particolarmente difficile.
Ricorre inoltre il 4°
centenario della nascita di san
Giuseppe da Copertino, grande mistico della famiglia conventuale.
2. Per noi Frati
Minori Conventuali della Sardegna riveste particolare importanza anche
il 4° centenario della morte di padre Francesco Zirano, martirizzato
ad Algeri il 25 gennaio del 1603.
La sua figura non è
patrimonio esclusivo del nostro Ordine, ma appartiene a tutta la Chiesa e più
specificatamente a quella
di Sassari e della Sardegna. Allo stesso modo tutti dobbiamo sentirci
interpellati dalla vita e dall’opera di questo eroico conterraneo e tutti gli
operatori pastorali sono chiamati a presentare ai fedeli la sua eccelsa
figura.
La vicenda umana e
cristiana di questo nostro confratello potrebbe sembrare relegata in tempi
remoti e distantissimi dai nostri. Invece oggi come ieri il mondo occidentale e
il mondo islamico sono impegnati in un serratissimo e arricchente confronto
che, purtroppo, non di raro sfociava e sfocia in contrapposizione e violenza.
Il ricordo di p.
Francesco Zirano per noi è un’occasione non solo per rileggere un’importante
pagina della storia di quella parte di umanità che si affaccia nel
mediterraneo, ma e soprattutto per approfondire quelle note della spiritualità
francescana che suggeriscono un approccio nuovo e quanto mai attuale al mondo
islamico e offrono degli ottimi spunti per nuovi orizzonti all’impegno della
nostra provincia.
3. La ricorrenza
del 4° centenario della morte di p. Zirano è iniziata con un buon
passo nell’Iter della sua causa di beatificazione: il 4 marzo u.s. i
6 consultori storici della Congregazione dei Santi, in modo unanime, hanno
ammesso che:
- le ricerche storiche
tese ad illustrare la vita e il martirio del nostro servo di Dio sono state
condotte in modo corretto ed esaustivo;
- i documenti raccolti e
inseriti nella “Positio” sono storicamente affidabili (fidem
historicam merentur);
- in questi documenti
sono presenti quegli elementi che portano un solido fondamento storico sulla
fama del martirio e sul martirio stesso del servo di Dio p. Francesco Zirano.
Il grande merito di
questo primo ed importante risultato nel cammino verso la beatificazione di p.
Francesco Zirano va attribuito a p. Costantino Devilla, a p. Umberto Zucca e a
p. Ambrogio Sanna.
P. Devilla dal 1926 al
1962 lavorò intensamente nella ricerca e nella raccolta dei documenti sulla
tragica fine del servo di Dio. A lui si deve anche la prima biografia di p.
Zirano, con ben 3 edizioni. P. Umberto Zucca con pazienza e intelligenza per un
ventennio ha condotto faticose ricerche in importanti archivi e biblioteche
della Spagna, del Vaticano e dell’Italia, trovando nuove fonti utili per una
migliore conoscenza della vita del servo di Dio; p. Ambrogio Sanna ha saputo
organizzare sapientemente i documenti nella Positio super martirio necnon
de fama martirii, in modo da evidenziare con estrema chiarezza le prove
storiche e teologiche del martirio e risolvere eventuali difficoltà. È stata la
sua ultima fatica come Postulatore generale delle cause dei santi. Grazie,
confratelli carissimi.
SOURCE : https://web.archive.org/web/20140907212831/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO1.htm
La vita e l’insegnamento
di p. Francesco Zirano
4. Della sua vita
abbiamo pochi dati sicuri ma, alcuni, particolarmente eloquenti. Di certo nacque
a Sassari; molto probabilmente nel 1564. Conosciamo il nome della mamma: Margherita, e
la data della sua morte, il 1598. Ignoriamo il nome del babbo; di lui indirettamente
veniamo a sapere che morì ancora giovane (è la mamma infatti che compie atti
giuridici, normalmente riservati al marito). Probabilmente fu colpito anch’egli
dalla peste del 1582 che, solo nella città di Sassari, fece ventimila vittime.
E questa la peste che diede occasione al voto che impegna ancora oggi la
municipalità di Sassari ad offrire ogni anno alcuni ceri (i famosi candelieri)
alla Vergine Assunta.
Ebbe due sorelle e
probabilmente un fratello. Di famiglia povera, ancora giovane fu tuttavia
avviato agli studi, cosa molto rara per quei tempi, quasi sicuramente presso il
convento di Santa Maria di Betlem, dove a 14 anni, secondo la consuetudine del
tempo, fu ammesso al noviziato e a 15 alla professione.
La sua formazione
religiosa e teologica si svolse negli anni in cui, a Sassari, operava come
docente e come rinomato oratore p. Francesco Sanna, ministro
provinciale negli anni 1583-1587. Sono anni impegnativi anche per la riforma
dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali secondo le indicazioni del Concilio di
Trento.
Con molta probabilità
venne ordinato presbitero il 30 maggio del 1586. Nel frattempo lo ha raggiunto
a S. Maria, anch’egli come religioso, il cugino, figlio di una zia materna, fra
Francesco Serra; questi avrà molta importanza nelle vicende degli ultimi 13
anni della vita di p. Zirano.
5. La vita ordinata
e laboriosa del convento di Santa Maria nel 1590 viene turbata da un tragico
episodio: fra Francesco Serra, il cugino di p. Zirano, mentre è in
viaggio, viene rapito e ridotto in schiavitù dai corsari turchi che in Algeri
hanno la base per le loro incursioni.
Tali incursioni
avvenivano nelle coste sarde frequentemente e non di rado erano rapiti pure
sacerdoti e religiosi. Anche in periodi in cui non erano in corso guerre
dichiarate, mondo islamico e mondo cristiano si combattevano con queste rapide
incursioni per fare razzia di persone, di alimenti e di altri beni.
Uno dei centri islamici
più attivi nell’attività corsara, in quegli anni, era Algeri. Le persone rapite
venivano vendute come schiavi e sottoposte ad ogni genere di lavoro e di
umiliazioni e, a seconda del padrone, venivano trattate senza alcuna umanità;
quando, invece, si riusciva a comunicare con i parenti, veniva indicato il
prezzo del riscatto, che variava in base dell’importanza della persona rapita.
Se il rapito era
benestante al riscatto provvedeva in proprio la famiglia. Il riscatto dei
poveri era tentato da alcuni istituti religiosi sorti con questa finalità
(Mercedari, Trinitari, ecc.) e da varie confraternite dedite esplicitamente a
tale opera caritativa.
Ci dispiace dirlo ma, in
quel tempo, anche navi di cristiani operavano incursioni di pirateria e, peggio
ancora, erano tollerate e, qualche volta, autorizzate dalle legittime autorità.
6. Spesso gli
schiavi cristiani, pur di sfuggire alle umiliazioni e liberarsi dalla schiavitù
si convertivano all’islamismo. P. Francesco Zirano temeva che qualcosa di
simile potesse succedere anche al cugino, per cui, dopo aver sperato e atteso
altre possibili soluzioni, decise di affrontare personalmente la fatica e i
rischi della liberazione di fra Francesco Serra.
Nonostante tale
decisione, egli continua a dare il proprio contributo di lavoro e di impegno
nella sua comunità di Sassari. Nel gennaio del 1598 c’è un avvicendamento negli
uffici e negli incarichi comunitari del convento di Santa Maria; p. Zirano è
nominato economo e procuratore: vale a dire addetto a trattare gli affari
pubblici del convento. A quei tempi, questo era un incarico talmente importante
che la nomina del p. Zirano viene registrata dal notaio.
È amministratore di una
riserva di grano della comunità e svolge il compito di questuante in alcuni
paesi del circondano di Sassari.
In quell’anno, molto
probabilmente muore anche la mamma.
Il 1598 è soprattutto
l’anno della trepida attesa della risposta del papa ad una sua supplica di
poter questuare in tutte le chiese della Sardegna per reperire i fondi
necessari al riscatto del cugino. Egli infatti non ha altre possibilità per
trovare i 200 scudi, la somma assegnata per il riscatto del cugino, e poter,
sostenere le spese del viaggio e andare incontro a tanti altri molteplici
imprevisti di una simile impresa.
In Sardegna la questua
finalizzata alla redenzione degli schiavi era riservata ai religiosi Mercedari
di Bonaria. Di conseguenza egli ha bisogno di una facoltà esplicita del papa.
Presenta la supplica al papa Clemente VIII negli ultimi mesi del 1597 o nei
primi del 1598, come si evince dal Breve del papa, firmato il 19
marzo 1599, detto Ortatorio, nel quale si concede la facoltà di
recarsi alla questua per tre anni; la persona del p. Zirano è indicata come
“uomo di circa 33 anni, di bassa statura, occhi neri e barba
castana”.
Ottenuta la licenza,
senza perdere tempo, prese a percorrere i paesi della Sardegna questuando,
oltre che negli atri delle chiese, di casa in casa; ha modo così di incontrare
e confortare varie persone che avevano parenti nelle stesse condizioni del
cugino.
7. Alla fine del
triennio, nella primavera del 1602, non potendo partire per l’Africa
direttamente dalla Sardegna, egli si reca in Spagna. Il re Filippo III gli
offre un passaggio in una nave spagnola che porta ad Algeri p. Matteo de
Aguirre, frate minore osservante, già schiavo in quella città, conoscitore
della lingua del posto e della situazione politica, che si è fatto promotore di
un progetto per la presa di Algeri con l’aiuto del re di Cuco, che ha un
parente convertito al cristianesimo.
P. Francesco approda in
Africa il 28 luglio del 1602 e si affretta subito a compiere la sua missione.
Purtroppo il momento non è proprio quello più adatto. Ad Algeri tutti quelli
che vengono dal Cuco sono considerati nemici o spie. Le trattative per i
riscatti sono state sospese. In città si è saputa la notizia dell’arrivo di p.
Matteo de Aguirre e dello stesso p. Zirano ed anche il suo nome è inserito nell’elenco
dei ricercati.
Tuttavia egli non desiste
dal suo progetto: travestito da mercante moro venditore di lino, riesce a
liberare 4 schiavi che lavorano nelle aziende agricole fuori le mura della
città.
In attesa degli eventi,
per ben 4 mesi, da settembre a dicembre del 1602, p. Zirano si ferma nella
città di Cuco e svolge il ministero sacerdotale a favore dei cristiani
riscattati o fuggiti da Algeri e di alcuni rinnegati che sostano a Cuco in
attesa di rientrare in patria. In questo periodo incontra anche i coniugi
Gavino Pinna e Margherita Escano con il loro figlio Pedro, nativi di Tempio.
Essi gli confidano il profondo dispiacere di aver rinnegato la fede cristiana,
sebbene solo esteriormente. Bastava infatti che un cristiano entrasse nella
moschea o nominasse Maometto ed era obbligato a farsi maomettano,
diversamente veniva bruciato vivo.
Di fatto, nel loro
intimo, i coniugi Pinna-Escano rimasero sempre cristiani convinti e lo
dimostrarono facilitando il compito ai redentori di schiavi e aiutando i
sacerdoti con offerte di messe e in vari altri modi. Rientrati in patria ebbero
la gioia di vedere il figlio Pedro ordinato sacerdote1.
Intanto il 10 gennaio,
Sid Amar ben Amar, giocando sulla sorpresa attacca battaglia ed infligge
un’umiliante sconfitta all’esercito di Algeri. Il re di Cuco ci tiene a far
sapere la notizia al re di Spagna ed invia proprio p. Zirano a portare una
lettera al sovrano spagnolo.
Nel tragitto dalla zona
montagnosa verso il porto di Asofon, forse tradito, certamente abbandonato
dalla scorta che avrebbe dovuto difenderlo da eventuali imboscate dei soldati
di Algeri, venne arrestato. Gli viene subito tolta la missiva per il re di
Spagna, spogliato delle vesti, percosso e incatenato viene condotto ad Algeri,
dove entra il 6 gennaio 1603 “..... mezzo morto di freddo e di fame,
ricoperto delle sole brache, scalzo, con una grande catena al collo e manette
ai polsi” (RAMIREZ, Relacion A, c. 5v).
8. Sarebbe troppo
lungo riassumere le vicende degli ultimi 20 giorni della sua vita! Fu
rinchiuso nel carcere situato all’interno del palazzo del pascià. Qui, pur
essendo in mezzo ad altri cristiani, fu proibito a tutti di parlargli. Lo si
voleva isolare perché ritenuto erroneamente un personaggio molto importante
(fra Matteo de Aguirre l’ambasciatore del re di Spagna Filippo III), tanto che
il prezzo del suo riscatto venne fissato in tremila ducati d’oro; per il
riscatto di fra Francesco Serra bastavano duecento scudi.
Nonostante la strettissima
sorveglianza, il cugino fra Francesco Serra riuscì a fargli visita due venerdì
di seguito, nell’ora in cui i carcerieri erano intenti alla preghiera, nella
moschea.
Il 22 gennaio del 1603, i
giannizzeri (la milizia che presidia Algeri) lo vorrebbero far arrivare con
una nave inglese a Costantinopoli come trofeo di guerra per il Gran Visir che
comanda anche su Algeri; il tentativo fallisce perché il pascià preferisce i
soldi del riscatto.
Due giorni dopo riprende
il braccio di ferro tra il pascià Solimàn che, in vista del riscatto, ne vuole
salva la vita e i giannizzeri che ne vogliono la morte. Il verdetto definitivo
viene pronunciato la mattina del 25 gennaio ed è terribile: sarà scorticato
vivo; condannato quindi a morire dissanguato e fra atroci dolori.
Alla notizia di tale
condanna il commento di p. Zirano è di ringraziamento al Signore: “Rendiamo
grazie al Signore nostro Dio, perché ha scelto me indegno servo” (ANONIMO, Relacion, p.
3). Non mancano gli inviti pressanti a rinnegare la fede cristiana per avere
salva la vita, sempre rifiutati con grande decisione.
Segue la lunga Via
crucis attraverso la strada principale di Algeri, affollata per il
mercato, fatto oggetto di insulti, sputi e percosse, fino al luogo dell’esecuzione,
fuori della porta di Babason. Giunti sul luogo del supplizio, riceve ancora un
ultimo invito a rinnegare la fede, ma la sua risposta è più che mai
ferma: “Io sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco e come
tale voglio morire. E supplico Dio che illumini voi perché lo abbiate a
conoscere” (ANONIMO, Relacion, p. 3).
Infine viene scorticato
vivo. Quando gli viene strappato l’ultimo brandello di pelle esclama: “Nelle
tue mani, o Signore, raccomando l’anima mia... - e con queste parole
spirò” (ANDREA SARDO, Deposicion 29.03.1606, p. 258).
9. La virtù che più
di ogni altra risalta dal breve sunto della sua biografia è senza dubbio
la carità autenticamente cristiana e fraterna. Dal momento dell’incursione
corsara del 1590 non lo abbandonò più il pensiero del cugino fra Francesco
Serra che si trovava schiavo tra i musulmani di Algeri, costretto a faticosi e
umilianti lavori con il timore che, in tali condizioni, potesse vacillare la
sua stessa fermezza nella fede cristiana. Il primo pensiero al risveglio e
l’ultimo la sera prima di prendere sonno era quello del cugino. Probabilmente
anche i suoi sogni erano tormentati dalle immagini dei famosi bagni turchi dove
vivevano ammassati migliaia di schiavi cristiani. Nella preghiera non mancava
mai un invocazione per la perseveranza nella fede del cugino fra Francesco.
Dalla carità scaturiscono
le altre sue virtù umane e cristiane: il coraggio e l’intraprendenza, la
fortezza d’animo e la disponibilità all’azione dello Spirito. Egli, umile
frate di una lontana provincia del suo ordine, trova il coraggio di rivolgere
una supplica al papa con la richiesta di poter ricorrere alla questua per il
riscatto del cugino, di percorrere poi per tre lunghi anni i paesi della
Sardegna mostrando a prelati, abbati, parroci e rettori di chiese il breve del
papa che lo autorizzava a stendere la mano negli atri delle chiese come gli
umili mendicati, e a bussare timidamente alle porte dei pastori e dei
contadini per ricevere quel piccolo obolo, necessario per raggiungere la cifra
richiesta.
Il coraggio lo sostiene
nel chiedere aiuto al re di Spagna Filippo III per poter arrivare in Africa, e,
giunto nel luogo della sua missione, nell’affidarsi a guide e interpreti
sconosciuti, pur di raggiungere lo scopo del suo viaggio.
Manifesta lo stesso
intrepido coraggio nell’affrontare le sofferenze dell’arresto e della barbara
uccisione.
10. La carità
cristiana e le virtù morali da essa derivanti scaturiscono e sono sostenute da
una grande fede, alla cui luce per p. Francesco Zirano è importante
non solo il riscatto del cugino dalla schiavitù, ma ancora di più l’opportunità
di arrecare conforto a lui e agli altri prigionieri, sostenerne la fede e
richiamare a questa i rinnegati.
P. Zirano sa che la fede
cristiana è un dono talmente grande che illumina e dà significato a tutta
l’esistenza e che, quindi va difesa, custodita e accresciuta in se stessi e
negli altri.
Egli sa che, recandosi ad
Algeri, anche la sua fede potrebbe essere messa a dura prova. Da qui l’impegno
ad accrescerla con l’umile preghiera e a chiedere il dono della perseveranza
innanzitutto per se stesso.
Si spiega così il fatto
che di fronte alle indicibili sofferenze di un crudele martirio egli non abbia
avuto un momento di esitazione nel confessare la sua fedeltà a Cristo.
Per le autorità di Algeri
era un trofeo molto ambito fare prigionieri importanti personaggi cristiani e
p. Zirano, sebbene per errore, era ritenuto tale; più esaltante, però, era
farne dei rinnegati. Anche a lui fu promesso di avere salva la vita se fosse
diventato musulmano. Di fronte a tale provocazione non solo la sua fede fu
irremovibile, ma colse l’occasione per testimoniarla pubblicamente e per
invitare i suoi aguzzini al cristianesimo: “Io sono cristiano e religioso
del mio padre san Francesco e come tale voglio morire. E supplico Dio che
illumini voi perché lo abbiate a conoscere”
(ANONIMO, Relacion, p.
3).
11. La carità
cristiana del p. Zirano, oltre che dalla fede, è sostenuta poi dalla speranza. Potremmo
aggiungere da una molteplice speranza. Dapprima egli spera di portare a
compimento il progetto della liberazione del cugino e di qualche altro schiavo;
una volta caduto egli stesso prigioniero e condannato a morte, si sente
sostenuto dalla speranza che il suo sacrificio, per grazia di Dio, ravvivi la
fede dei rinnegati e mantenga salda quella del cugino e degli altri cristiani
schiavi ad Algeri, e a lui apra le porte del paradiso.
SOURCE : https://web.archive.org/web/20140907143206/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO2.htm
L’iniziativa di p. Francesco Zirano alla luce dell’insegnamento di san Francesco su “coloro che vanno tra i saraceni e gli altri infedeli”
12. L’opera del p.
Francesco Zirano può essere meglio capita e apprezzata se vista alla luce del
comportamento suggerito da san Francesco a “coloro che vanno tra i
saraceni e altri infedeli”. Per utilità di coloro che non conoscono il
testo del serafico padre lo riporto qui di seguito:
“Dice il Signore: Ecco,
io vi mando come pecore in mezzo ai lupi. Siate dunque prudenti come serpenti e
semplici come colombe.
“Perciò quei frati che,
per divina ispirazione, vorranno andare fra i Saraceni e altri infedeli, vadano
con il permesso del loro ministro e servo.
“Il ministro poi dia loro
il permesso e non li ostacoli se vedrà che essi sono idonei ad essere mandati;
infatti dovrà rendere ragione al Signore, se in queste come in altre cose avrà
proceduto senza discrezione. I frati poi che vanno fra gli infedeli, possono
ordinare i rapporti spirituali in mezzo a loro in due modi. Un modo è che non
facciano liti o dispute, ma siano soggetti ad ogni creatura umana per
amore di Dio e confessino di essere cristiani.
“L’altro modo è che,
quando vedranno che piace al Signore, annunzino la parola di Dio perché credano
in Dio onnipotente Padre e Figlio e Spirito Santo, creatore di tutte le cose, e
nel Figlio Redentore e Salvatore, e siano battezzati, e si facciano cristiani,
poiché, se uno non rinascerà per acqua e Spirito Santo non potrà entrare
nel regno di Dio.
“Queste ed altre cose che
piaceranno al Signore possono dire ad essi e ad altri; poiché dice il Signore
nel Vangelo: Chi mi riconoscerà davanti agli uomini, Io lo riconoscerò
davanti al Padre mio che è nei cieli; e: Chiunque si vergognerà di me
e delle mie parole, il Figlio dell’uomo si vergognerà di lui, quando tornerà nella
gloria sua e del Padre e degli angeli.
“E tutti i frati, ovunque
sono, si ricordino che hanno consegnato e abbandonato il loro corpo al Signor
nostro Gesù Cristo, e per il suo amore devono esporsi ai nemici sia visibili
che invisibili, poiché dice il Signore: Colui che perderà l’anima sua per
causa mia la salverà per la vita eterna”2.
13. Tra gli esperti
si discute se questo capitolo sia stato scritto prima o dopo l’esperienza
dell’incontro che san Francesco ebbe con il sultano AlMalik-al-Kamil. Se
fosse stato scritto prima indicherebbe la grande intuizione di Francesco, se
dopo riporterebbe il frutto della sua personale esperienza.
Lungo i secoli sono stati
tanti i francescani che si sono recati tra i saraceni, ma non tutti con gli
atteggiamenti suggeriti da san Francesco in questo capitolo della regola.
Alcuni vi si recarono a seguito e con lo spirito battagliero dei crociati.
Altri particolarmente assetati di martirio e tanto semplici (forse anche non
molto prudenti) da oltraggiare pubblicamente Maometto.
Altri ancora, e forse più
numerosi, vi andarono con lo spirito di san Francesco per realizzare un’umile e
silenziosa testimonianza di vita cristiana, fatta di rispetto per la buona fede
di molti maomettani e per alcuni loro atteggiamenti autenticamente religiosi,
quali il senso della trascendenza divina, la fedeltà alla preghiera, il
senso dell’ospitalità, ecc.
14. P. Francesco
Zirano andò tra i saraceni come redentore di schiavi cristiani e con lo spirito
di quanto suggerisce san Francesco nella regola del 1221.
Egli va tra i saraceni
con l’animo sgombro da ogni forma di ostilità, va per esercitare una virtù cristiana,
anzi quella per eccellenza: la carità. Non avendo trovato altre soluzioni,
utilizza il passaggio di una nave militare, ma lo scopo del suo viaggio non
tende a minare i poteri costituiti di Algeri.
È vero che, costretto
all’inattività per lo stato di belligeranza tra il regno di Cuco e Algeri, nel
frattempo egli accetta una missione che potremmo definire diplomatica; essa
tuttavia non venne suggerita da sentimenti di ostilità nei confronti degli
islamici. Si trattava di portare in Spagna una lettera con l’annuncio di una
significativa vittoria da parte del re di Cuco, alleato della Spagna contro i
turchi di Algeri. E fu proprio mentre compiva questa missione che, per
fatalità o tradimento, venne arrestato, sommariamente processato e condannato
alla morte.
Nei venti giorni che
trascorrono dal giorno del suo arresto a quello del supplizio egli vive in
pieno quanto suggerisce san Francesco ai frati che vanno tra i saraceni: “Un
modo è che non facciano liti o dispute ma siano soggetti ad ogni creatura umana
per amore di Dio e confessino d’essere cristiani”.
L’intento del suo viaggio
in Africa, secondo quanto già detto, era esclusivamente caritativo (riscattare
il cugino dallo stato di schiavitù, sostenere nella fede i cristiani schiavi
ad Algeri e esortare i rinnegati a tornare alla fede cristiana).
Inoltre, quando partì
dalla Sardegna, era suo intento riscattare il cugino non con la forza o l’inganno,
ma seguendo le procedure allora in vigore: giungere sul posto munito dei
salvacondotti dovuti, pagare la somma pattuita per riavere la persona da
riscattare e rientrare pacificamente in patria. Purtroppo tutto questo non fu
possibile a motivo della guerra in atto tra il regno di Cuco e Algeri.
15. Incatenato, come
Cristo sulla via del Calvario, egli percorreva le strade di Algeri “mezzo morto
di freddo e di fame, ricoperto di un sommario perizoma, scalzo, con una grande
catena al collo e manette ai polsi” (RAMIREZ, Relacion A, p. 3).
Non un lamento, non
un’imprecazione. Non era venuto a cercare il martirio, anche se la sua
devozione ai martiri Gavino, Proto e Gianuario sta ad indicare che in lui da
sempre era grande l’ammirazione per i confessori della fede, ma davanti alla
prospettiva del martirio egli si dimostra pronto e grato.
Quando il cugino fra
Francesco Serra lo viene a trovare in carcere, approfittando dell’ora della preghiera
del venerdì, mentre tutti i musulmani sono nella moschea, e gli comunica che
probabilmente verrà bruciato vivo, egli esclama: “Non merito da Dio tanta
grazia. Ma piaccia a Lui che io venga bruciato per essere cristiano” (ANONIMO, Relacion, p.
2).
E quando, la seconda
volta che gli fa visita, gli rende noto che quasi sicuramente l’indomani sarà
giustiziato, rinnova la sua gratitudine al Signore ed offre la sua vita
per il ritorno alla fede dei rinnegati: “Piaccia a Dio che con la mia
morte i rinnegati riconoscano quanto male han fatto rinnegando il proprio Dio
in mezzo a questi infedeli. Ma, ti prego, conducimi un confessore” (Ivi).
Alla risposta del cugino
che non era possibile trovargli il confessore, aggiunge: “Accolga Dio la
mia intenzione” (Ivi).
16. S. Francesco poi
aggiunge: “Quando vedranno che piace al Signore, annunzino la parola di
Dio perché credano in Dio onnipotente Padre Figlio e Spirito Santo...”.
P. Zirano capisce che
tale opportunità a lui si presenta proprio nel momento in cui è condotto al
supplizio. Ecco cosa afferma al riguardo la testimonianza di Giovanni Andrea
di Cagliari, resa a voce sotto giuramento: “E questo teste vide come i
Mori e i Turchi, quando lo conducevano al martirio, cercavano di convincerlo a
rinnegare la nostra santa fede cattolica. Ma il detto fra Francesco, cercando
di persuaderli col predicare la nostra santa fede cattolica, diceva: ‘In essa
sono nato e in essa voglio morire’ ” (Deposicion 29.03.1606, p. 258).
E quando gli promettono
di salvargli la vita se diventerà maomettano egli esprime la propria
irremovibile professione di fede cristiana e, indirettamente, rivolge l’invito
perché essi si convertano a Cristo: “Io sono cristiano e religioso del mio
padre san Francesco e come tale voglio morire. E supplico Dio che illumini voi
perché lo abbiate a conoscere” (ANONIMO, Relacion , pA3).
P. Francesco Zirano prega
per la conversione dei suoi carnefici e di conseguenza indirettamente li
invita a fare questo
salto, ma in lui non è presente alcuna parola di disprezzo per Maometto o per
il Corano.
17. Infine, nella
sua regola, san Francesco rivolge ai frati questa esortazione: “E tutti i
frati, ovunque sono, si ricordino che hanno consegnato e abbandonato il loro
corpo al Signor nostro Gesù Cristo, e per il suo amore devono esporsi ai nemici
sia visibili che invisibili, poiché dice il Signore: ‘Colui che perderà l’anima
sua per causa mia la salverà per la vita eterna’ ”.
Abbiamo appena sentito
con quale serenità il nostro servo di Dio si disponga al martirio e lasci che
il suo povero corpo sia oltraggiato e vilipeso. Nella testimonianza di G.
Andrea Sardo leggiamo: “Il detto carnefice si avvicinò con un coltello
alla vittima ammanettata e ferma nel fosso, e gli diede un colpo aprendo gli
una larga ferita dall’orecchio fino alla schiena: e il detto fra Francesco
soffriva con grandissima pazienza, invocando i santissimi nomi di Gesù e di
nostra Signora e recitando salmi. Proseguendo il carnefice a scorticare con
grandissima crudeltà, arrivando alle mani gliele tagliava al polso, e lo
stesso faceva per i piedi, dopo aver scorticato le gambe: finché scorticando
gli il petto fino alla bocca dello stomaco, il suddetto testimone vide il padre
Francesco, levati gli occhi al cielo con grande dolore, dire: - Nelle
tue mani, o Signore, raccomando l’anima mia: mi hai redento, o Signore, Dio
vero. - E con queste parole spirò” (G. ANDREA SARDO, Deposicion
29.03.1606, p. 258).
SOURCE : https://web.archive.org/web/20140907212343/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO3.htm
Il nostro atteggiamento,
oggi, nei confronti dell’Islàm
18. Oggi, sono
soprattutto gli islamici che vengono in mezzo a noi: vengono in massa alla
ricerca di un lavoro, spinti dal bisogno.
Salvo rare eccezioni
vengono disarmati e senza l’intento esplicito di fare proselitismo. In
maggioranza però essi, anche in mezzo a noi, intendono vivere i capisaldi
della loro religione e inevitabilmente si arriva ad un certo confronto e,
qualche volta, purtroppo, allo scontro, forse perché sia chi viene in mezzo a
noi, sia chi li accoglie non è libero da pregiudizi. Del resto, non tutti gli
islamici che vengono tra noi conoscono e vivono bene il proprio credo
religioso, così come la grande maggioranza dei cristiani non conosce e non
professa in modo integro la vita cristiana.
19. In questa
situazione il compito di noi francescani nei confronti di questi emigrati
è: accogliere, rispettare, aiutare, testimoniare un’autentica vita
cristiana, e, all’occorrenza annunciare loro il vangelo.
1) Accogliere. Sappiamo
che san Francesco voleva che i suoi frati fossero ospitali verso tutti: “Chiunque
verrà da essi, amico o nemico, ladro o brigante, sia ricevuto con bontà” (Rnb
7, FF 26).
In questo spirito è urgente
che noi francescani sensibilizziamo il nostro ambiente perché coloro che, in
cerca di un onesto lavoro, vengono in modo regolare in Occidente non siano né
ostacolati né emarginati. Se ne avessimo la possibilità, noi stessi potremmo
offrire loro un lavoro.
2) Rispettare. La
nostra accoglienza va offerta con spirito fraterno, umile, con l’atteggiamento
di chi accoglie degli amici, anzi molto di più: Cristo stesso.
Dobbiamo rispettare anche
e soprattutto il loro credo religioso perché come ha ben detto il Vaticano II,
anche in esso è presente “un raggio di quella verità che illumina tutti gli
uomini” (Nostra Aetate 2). Come non apprezzare, ad esempio, il senso
profondo della trascendenza divina da essi coltivato? la fede nella
misericordia di Dio? la fedeltà alla preghiera? lo sforzo per vincere le proprie
passioni? la lotta contro l’oppressione e l’ingiustizia? A questo riguardo è
molto significativa la sura 4 del Corano: “O voi che credete praticate la
giustizia, praticatela con costanza, in testimonianza di fedeltà a Dio, anche a
scapito vostro, o di vostro padre, o di vostra madre, sia che si tratti di un
ricco o di un povero perché Dio ha priorità su ambedue”.
3) Aiutare. Non
si tratta solo di offrire aiuti materiali, quando ne avessero bisogno. Più
importante ancora è favorire il loro inserimento nel nostro ambiente; aiutarli
con la nostra cordiale amicizia a saper armonizzare i doveri di ogni cittadino
con l’osservanza dei precetti della propria religione. Questa conciliazione non
è sempre facile per loro, abituati come sono ad identificare lo stato con la
religione, a differenza di noi occidentali che da tempo abbiamo distinto queste
due dimensioni del vivere sociale.
4) Testimoniare. Il
mondo occidentale è terrorizzato dall’idea che l’islamismo possa pacificamente
occupare l’Europa cristiana. E un pericolo reale? Per scongiurarlo o
esorcizzarlo è necessaria una maggiore coerenza nella nostra vita di fede e
un’autentica testimonianza di carità cristiana.
A contatto con una
comunità cristiana che vive con fede, anche gli islamici difficilmente resteranno
insensibili davanti al messaggio evangelico. È sempre possibile che alcuni
cristiani passino all’Islàm, ma, a lungo andare, è più probabile che tanti
maomettani si aprano alla fede cristiana: dipende anche da noi.
Alla luce di quanto ha
insegnato e vissuto il serafico Padre e nel ricordo di quanto ha operato p.
Francesco Zirano, noi francescani dobbiamo sentire come nostro il compito di
essere vicini, in nome della Chiesa, ai musulmani.
Anche se, per il momento,
nella nostra Isola gli islamici non sono moltissimi, noi della Sardegna,
collocati dalla geografia e dalla storia come testa di ponte tra Europa e
Africa siamo chiamati ad individuare in tale compito il nostro specifico per i
decenni a venire.
SOURCE : https://web.archive.org/web/20111220025320/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO4.htm
Doverosa e fruttuosa
memoria dei martiri
20. Il 4° centenario
della morte di p. Francesco Zirano, ci ricorda che è doveroso e utile fare
memoria di quei cristiani che hanno pagato con la morte la propria fedeltà a
Cristo.
In occasione del grande
Giubileo del 2000 il Papa volle che nel Colosseo, alla sua presenza, venisse
celebrato il ricordo dei martiri del XX secolo. Risultò una delle cerimonie
più commoventi e significative di quell’anno.
Per la Chiesa è
importante e doveroso:
- fare memoria dei
cristiani che hanno saputo dare la vita per conservare integra la propria fede
e per l’affermazione dei molteplici valori cristiani;
- rendere onore a tutti
coloro che per fedeltà a Cristo hanno saputo sacrificare il bene più grande in
loro possesso, la propria vita;
- esprimere gratitudine e
riconoscenza per il bene spirituale che la testimonianza dei martiri apporta
alla Chiesa e a ciascun fedele.
21. Il loro ricordo,
infatti, ravviva la fede, riaccende la speranza, rinnova la carità.
Ravviva la fede. Martire
è colui che non solo a parole, ma anche con la vita concreta di ogni giorno ha
fatto di Gesù l’unica ragione della propria esistenza, per cui, con la stessa
generosità con cui ha saputo vivere per Cristo, per Lui sa anche morire.
L’esempio dei martiri
ricorda a tutti i cristiani la grandezza e la forza della fede.
L’esempio di p. Francesco
Zirano, anche se lontano nel tempo, è ancora più eloquente per il genere di
morte che egli ha saputo affrontare. Nonostante fosse a conoscenza delle
atrocità a cui stava per essere sottoposto, rimase fermo nel suo proposito di
fedeltà a Cristo. Miracolo della fede! Il suo esempio non può lasciarci
indifferenti; inevitabilmente ravviva la nostra fede.
Riaccende la
speranza. Sul momento la morte del martire provoca un senso di grande frustrazione
e di impotenza perché da’ l’impressione che la violenza, l’ingiustizia e
l’oppressione siano vincenti, poi, gradatamente, il pensiero che nel mondo ci
sono uomini e donne che non si piegano alla violenza e alla prepotenza, ma
dalla fede in Cristo attingono la forza per resistere al male fino alla morte,
riaccende la speranza che il bene e tutti i valori cristiani si affermeranno, e
il Regno di Dio si imporrà nelle coscienze al di là di ogni cattiveria umana.
Rinnova la carità. Le
virtù teologali non possono essere mai disgiunte l’una dall’altra. E evidente
che il martire, nell’offerta della sua vita, è sostenuto dalla fede in Dio e
dall’amore verso di Lui.
Alla base di molti martini
poi c’è anche la volontà esplicita di venire in aiuto dei fratelli, di
difendere i diritti dei più deboli, di sostenere la fede, ecc. In altre parole:
la carità verso il prossimo.
Come non sentire di
fronte al loro esempio il dovere di uscire dal nostro egoismo e, in nome
dell’amore che abbiamo per Dio, curarci di più dei nostri fratelli e dei loro
problemi?
A tutto questo ci
conduce, in particolare, il ricordo del nostro servo di Dio. In lui risplendono
le virtù della fede, della speranza e della carità. Sono le virtù fondamentali
del cristiano; egli ne da’ testimonianza non in un contesto di serenità e di
pace, ma mentre è sottoposto ad indicibili atrocità.
22. Infine il
ricordo del martirio di p. Francesco Zirano ci porta, inevitabilmente, ad
un’altra considerazione: tanti nostri confratelli vivono la propria fede in
situazione di ingiustizia e di repressione.
Non possiamo dirci veri
cristiani se viviamo dimentichi di tali realtà. Il mistero dell’incarnazione,
grazie al quale Gesù Cristo non ha sorvolato la nostra condizione umana ma l’ha
assunta in pienezza, spinge la Chiesa e noi singoli cristiani ad immergerci
nella realtà concreta, a renderci presenti dove si soffre violenza e
oppressione, dove si patisce ingiustizia o si è privati di libertà. Dobbiamo
uscire allo scoperto, levare la nostra voce, denunciare le situazioni inumane
ancora presenti nel mondo e lavorare perché siano superate, anche a costo di
restare noi stessi vittime della violenza e dell’ingiustizia, come avvenne per
p. Zirano. Non si dica che ci mancano gli strumenti. Nel nostro piccolo tutti
possiamo e dobbiamo fare qualcosa.
Forse, è soprattutto
questo l’impegno a cui ci richiama il 4° centenario della morte di p. Francesco
Zirano.
SOURCE : https://web.archive.org/web/20060510055429/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO5.htm
Alcune iniziative
concrete
23. Per valorizzare
adeguatamente la grazia di questo anniversario è necessario dare concretezza
ad alcune suggestioni espresse nel corso della lettera ed indicare qualche
iniziativa in cui impegnarci.
1) Perché non renderci
promotori di un dialogo intereligioso nella nostra Isola? Il problema
del dialogo intereligioso in Sardegna è quasi del tutto ignorato.
Eppure gli interlocutori non mancano. Perché non farcene promotori presso le
sedi più opportune?
2) Dobbiamo, inoltre,
organizzare una buona commemorazione di p. Francesco Zirano almeno in tutte le
città in cui siamo presenti, in collaborazione con la Facoltà teologica, gli
Istituti di scienze religiose, i Centri culturali di varia natura (Rotary,
Lions, Soroptimist, ecc.).
3) Nelle nostre chiese
sia stabilito un giorno particolare nel quale in tutte le messe venga ricordata
la figura di p. Francesco Zirano e proposto come modello di vita cristiana ai
fedeli.
4) Possiamo poi, proporre
ai nostri gruppi ecclesiali in cerca di una qualche attività caritativa o
sociale, un’attenzione particolare verso gli emigrati che provengono dal mondo
islamico.
5) Altre iniziativa
concrete potranno essere individuate nel corso dell’anno.
Conclusione
24. Ma più di ogni altra
cosa il 4° centenario del martirio di p. Francesco Zirano deve
rappresentare per noi frati, per i nostri gruppi ecclesiali e per tutti i
fedeli che frequentano le nostre chiese e per quelli di tutta la Sardegna un
forte richiamo a saper testimoniare con umile fermezza la nostra fede in Gesù
Cristo e a ricercare con più decisione la santità: la ricerca esplicita,
convinta e costante della santità deve essere sempre presente nei nostri
propositi; lo esigono la fedeltà alle promesse battesimali, la coerente
appartenenza a qualche gruppo ecclesiale e, per noi frati, il rinnovato impegno
assunto con la professione religiosa.
Lasciamo risuonare nel
nostro animo, frequentemente, l’esortazione di san Paolo ai tessalonicesi: “Questa
è la volontà di Dio, la vostra santificazione” (1 Ts 4, 3) e diamole
ascolto. Così facendo, commemoreremo nel modo migliore il 4° centenario
del martirio di questo nostro eroico confratello.
Oristano, 11 maggio 2003
fra Giuseppe Simbula
Ministro provinciale
Note:
1 GAVIN0 PINNA E
MARGHERITA ESCANO, Supplica a Filippo III, conservata da P. GUISO
PIRELLA. Chronica Provinciae Sardiniae, Roma, Archivio generale OFM,
ms T\34, c. 137rv.
2 Regola non
bollata, cap. 16, in Fonti Francescane 42-45, Movimento
Francescano, Assisi 1978. Questa regola, scritta nel 1221, è chiamata non
bollata perché non fu sottoposta all’approvazione di alcuna bolla
pontificia, a differenza di quella scritta nel 1223, detta Regola
bollata che fu approvata dal papa Onorio III con la bolla Solet
annuere dcl 29 novembre 1223.
La Regola del 1221, pur
non avendo carattere giuridico, è ritenuta da tutti i francescani un documento
di grande importanza spirituale, a cui orientare il proprio comportamento.
SOURCE : https://web.archive.org/web/20060510055636/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO6.htm