dimanche 25 janvier 2026

Bienheureux FRANCESCO ZIRANO, prêtre franciscain et martyr

Statua del Beato Padre Francesco Zirano presso cortile della chiesa di Santa Maria di Betlem a Sassari

Statue of Blessed Father Francesco Zirano at courtyard of Santa Maria di Betlem church in Sassari


Bienheureux Francesco Zirano

Prêtre franciscain italien martyr à Alger (+ 1603)

Francesco Zirano, prêtre et franciscain italien (1564 - 1603), tué en haine de la foi en Algérie - promulgation du décret de martyre le 8 février 2014 (en italien).

Après l'Angélus, le 10 octobre 2014, le Pape a rendu grâce pour la béatification du père Francesco Zirano de l'Ordre des Frères mineurs conventuels.

Né vers 1564 à Sassari en Italie, mort martyr le 25 janvier 1603 à Alger.

Ordonné prêtre en 1586 après être entré chez les franciscains en 1580, c'est en 1599 qu'il reçut l'autorisation du pape Clément VIII de récolter des fonds pour payer les rançons pour la libération de chrétiens détenus en Afrique du Nord (dont un de ses cousins). Il arriva à Alger le 20 août 1602 à une période où les sentiments antichrétiens étaient exacerbés par une guerre imminente entre Alger et le royaume de Cuco soutenu par l'Espagne.

Trahi alors qu'il allait à la cour espagnole faire le récit de la victoire du roi de Cuco le 1er janvier 1603, il est condamné à mort pour son refus de renier sa religion et est cruellement martyrisé et exécuté le 25 janvier.

En italien:

Franciscains, fraternité de Sardaigne

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12878/Bienheureux-Francesco-Zirano.html

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 12 octobre 2014

Chers frères et sœurs, bonjour!

Dans l’Evangile de ce dimanche, Jésus nous parle de la réponse donnée à l’invitation de Dieu — représenté par un roi — à participer à un banquet de noces (cf. Mt 22, 1-14). L’invitation revêt trois caractéristiques: la gratuité, la générosité, l’universalité. Les invités sont nombreux, mais quelque chose de surprenant se produit: aucun des élus n’accepte de prendre part à la fête, ils disent qu’ils ont autre chose à faire; certains font même preuve d’indifférence, de détachement, voire d’irritation. Dieu est bon envers nous, il nous offre gratuitement son amitié, il nous offre gratuitement sa joie, son salut, mais souvent, nous n’accueillons pas ses dons, nous plaçons au premier plan nos préoccupations matérielles, nos intérêts et même quand le Seigneur nous appelle, souvent, il semble qu’il nous dérange.

Certains des invités vont jusqu’à maltraiter et tuer les serviteurs qui transmettent l’invitation. Mais, en dépit du manque d’adhésion des appelés, le projet de Dieu ne s’interrompt pas. Face au refus des premiers invités, Il ne se décourage pas, n’annule pas la fête, mais propose à nouveau l’invitation, en l’étendant au-delà de toute limite raisonnable et envoie ses serviteurs sur les places et aux croisées des chemins pour rassembler tous ceux qu’ils trouvent. Il s’agit de gens quelconques, pauvres, abandonnés et déshérités, même des bons et des méchants — même les méchants sont invités — sans distinction. Et la salle se remplit d’«exclus». L’Evangile, rejeté par certains, trouve un accueil inattendu dans de nombreux autres cœurs.

La bonté de Dieu n’a pas de limites et ne discrimine personne: c’est pourquoi le banquet des dons du Seigneur est universel, pour tous. A tous est donnée la possibilité de répondre à son invitation, à son appel; personne n’a le droit de se sentir privilégié ou de revendiquer une exclusivité. Tout cela nous pousse à vaincre l’habitude de nous placer confortablement au centre, comme le faisaient les chefs des prêtres et les pharisiens. Cela ne doit pas se faire; nous devons nous ouvrir aux périphéries, en reconnaissant que même les exclus, même ceux qui sont rejetés et méprisés par la société sont l’objet de la générosité de Dieu. Nous sommes tous appelés à ne pas réduire le Royaume de Dieu aux limites de la «petite église» — notre «petite église» — mais à élargir l’Eglise aux dimensions du Royaume de Dieu. Il n’existe qu’une condition: revêtir l’habit nuptial, c’est-à-dire témoigner de la charité envers Dieu et envers le prochain.

Confions à l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie les drames et les espérances de tant de nos frères et sœurs, exclus, faibles, rejetés, méprisés, ainsi que ceux qui sont persécutés en raison de leur foi, et invoquons sa protection également sur les travaux du synode des évêques réuni ces jours-ci au Vatican.

Au terme de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Ce matin, à Sassari, a été proclamé bienheureux le père Francesco Zirano, de l’Ordre des frères mineurs conventuels: il préféra être tué plutôt que de renier sa foi. Rendons grâce à Dieu pour ce prêtre et martyr, témoin héroïque de l’Evangile. Sa fidélité courageuse au Christ est un acte de grande éloquence, en particulier dans le contexte actuel de persécutions impitoyables contre les chrétiens.

En ce moment, notre pensée va à la ville de Gênes à nouveau durement touchée par des inondations. J’assure ma prière pour les victimes et pour tous ceux qui ont subi de graves dommages. Que Notre-Dame de la Garde soutienne la chère population génoise dans l’engagement solidaire pour surmonter cette dure épreuve. Prions tous ensemble Notre-Dame de la Garde: Je vous salue Marie... Que Notre-Dame de la Garde protège Gênes!

Je salue tous les pèlerins, en particulier les familles et les groupes paroissiaux. En particulier, je voudrais saluer cordialement le groupe de pèlerins canadiens arrivés à Rome pour la Messe d’action de grâce de la canonisation de François de Laval et Marie de l’Incarnation: que les deux saints suscitent dans le cœur des jeunes canadiens une ferveur apostolique.

Je salue le groupe de l’«Office chrétien des personnes handicapées» venu de France, les familles du collège Reinado Corazón de Jesus, de Madrid, et les fidèles de Ségovie, les Polonais ici présents et ceux qui ont promu des œuvres de charité particulières à l’occasion de la «Journée du Pape».

Je souhaite à tous un bon dimanche. Je vous demande, s’il vous plaît de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2014/documents/papa-francesco_angelus_20141012.html

Blessed Francesco Zirano

Also known as

Francesco Cirano

Francesco Cyrano

Memorial

25 January

Profile

Member of the Friars Minor Conventuals, making his profession in 1580Priest, ordained in 1586. In 1599 he received authorization from Pope Clement VIII to collect funds to ransom Christians who were enslaved and held for ransom by Muslims in North Africa. On 20 August 1602 he arrived in Algiers, Algeria where antiChristian sentiment was building due to an impending war between Algiers and the kingdom of Cuco; Cuco had the backing of Catholic Spain. On 1 January 1603, following a battle won by the king of Cuco, Father Francesco was dispatched to the Spanish court to take back news; he was betrayed to local Algerian soldiers who captured him and sent him to Algiers in chains. On the morning of 25 January 1603 he received notice that he was condemned to death for being a Christian, but could receive a pardon if he converted to Islam; he declined. Martyr.

Born

c.1564 in SassariItaly

Died

flayed alive on 25 January 1603 in Algiers, Algeria

Venerated

7 February 2014 by Pope Francis (decree of martyrdom)

Beatification

12 October 2014 by Pope Francis

beatification recognition celebrated at Sassari, Sardinia, Cardinal Angelo Amato presiding

Additional Information

other sites in english

Catholic News Agency

Hagiography Circle

sites en français

Causes des Saints

fonti in italiano

Dicastero delle Cause dei Santi

Diocese of Oristano

Santi e Beati

MLA Citation

‘Blessed Francesco Zirano‘. CatholicSaints.Info. 11 July 2023. Web. 26 January 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-francesco-zirano/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-francesco-zirano/

POPE FRANCIS

ANGELUS

Saint Peter's Square

Sunday, 12 October 2014


Dear Brothers and Sisters, Good Morning,

In this Sunday’s Gospel, Jesus speaks to us about the response given to the invitation from God — who is represented by a king — to participate in a wedding banquet (cf. Mt 22:1-14). The invitation has three characteristics: freely offered, breadth and universality. Many people were invited, but something surprising happened: none of the intended guests came to take part in the feast, saying they had other things to do; indeed, some were even indifferent, impertinent, even annoyed. God is good to us, he freely offers us his friendship, he freely offers us his joy, his salvation; but so often we do not accept his gifts, we place our practical concerns, our interests first. And when the Lord is calling to us, it so often seems to annoy us.

Some of the intended guests went so far as to abuse and kill the servants who delivered the invitation. But despite the lack of response from those called, God’s plan is never interrupted. In facing the rejection of the first invitees, He is not discouraged, He does not cancel the feast, but makes another invitation, expanding it beyond all reasonable limits, and sends his servants into the town squares and the byways to gather anyone they find. These, however, are ordinary, poor, neglected and marginalized people, good and bad alike — even bad people are invited — without distinction. And the hall is filled with “the excluded”. The Gospel, rejected by some, is unexpectedly welcomed in many other hearts.

The goodness of God has no bounds and does not discriminate against anyone. For this reason the banquet of the Lord’s gifts is universal, for everyone. Everyone is given the opportunity to respond to the invitation, to his call; no one has the right to feel privileged or to claim an exclusive right. All of this induces us to break the habit of conveniently placing ourselves at the centre, as did the High Priests and the Pharisees. One must not do this; we must open ourselves to the peripheries, also acknowledging that, at the margins too, even one who is cast aside and scorned by society is the object of God’s generosity. We are all called not to reduce the Kingdom of God to the confines of the “little church” — our “tiny little church” — but to enlarge the Church to the dimensions of the Kingdom of God. However, there is one condition: wedding attire must be worn, that is, charity toward God and neighbour must be shown.

Let us entrust the tragedies and the hopes of so many of our excluded, weak, outcast, scorned brothers and sisters, as well as of those who are persecuted for reasons of faith, to the intercession of Most Holy Mary, and let us also invoke her protection upon the work of the Synod of Bishops, meeting in the Vatican during these days.

After the Angelus:

Dear brothers and sisters, this morning in Sassari, Fr Francesco Zirano of the Order of Friars Minor Conventual, was declared Blessed: he preferred to be killed rather than deny the faith. Let us give thanks to God for this priest and martyr, a heroic witness to the Gospel. His courageous faithfulness to Christ is an act of great eloquence, especially in the current context of the ruthless persecution of Christians.

At this time, our thoughts turn to the city of Genoa hard hit, once again, by flooding. I assure my prayers for the victims and for those who have suffered serious damage. May Our Lady of the Guard sustain the dear people of Genoa in a concerted effort to overcome this difficult trial. Let us all pray together to Our Lady of the Guard: Hail Mary.... May Our Lady of the Guard protect Genoa!

I greet all the pilgrims, especially the families and parish groups. In particular I would like to cordially greet the group of Canadian pilgrims who have come to Rome for the Holy Mass of Thanksgiving for the Canonization of François de Laval and Marie de l’Incarnation: may the two Saints arouse apostolic fervour in the heart of young Canadians.

I wish a happy Sunday to you all. I ask you to please pray for me. Have a good lunch! Arrivederci!

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/en/angelus/2014/documents/papa-francesco_angelus_20141012.html

Blessed Francis Zirano

On October 12, 2014 Pope Francis will be listing  the ‘Servant of God’, Friar Francis Zirano, a Conventual Franciscan Friar, among the ranks of the blessed.

Friar Francis Zirano, born in 1564 in Sassari, Italy, professed his Franciscan vows in 1580 and was ordained a priest in 1586. In 1599, Pope Clement VIII authorized him to collect funds to ransom Christians who were being held as slaves in North Africa. Friar Francis journeyed to Algiers arriving in 1602.

In early 1603, Friar Francis was captured and condemned to death for being a Christian. He refused to renounce his faith and spent his last days encouraging other Christians in prison. He was martyred on January 25, 1603.

The Christian slaves collected his bones and skin as relics. The Church identified him as a model of life for Christians and an intercessor in Heaven

Fr. MarcoTasca, Minister General for the Order of Friars Minor Conventual, points out

“how topical the ministry is that occupied much of the life of our brother martyr, namely, his care for abductees and slaves; those deprived of liberty and exploited with the most blatant disregard for basic human rights. Who are the immigrants of today, if not people suffering violence over and over on their journey towards hope? War, famine, poverty and injustice- all these call into question our identity as friars, as “universal brothers”, able to welcome people without borders and with love expressed in tangible gestures of attention to the person.

Given the characteristics of his life experience, our Francis Zirano would have all the credentials to become the patron saint and protector of the kidnapped, and the enslaved, as well as immigrants crossing desert and sea to recover their freedom. It’s up to us, his confreres, to give life and presence to his witness throughout the various ministries that Providence has entrusted to us.”

Journey to Sainthood:
Over the last 35 years much work has been done to promote the beatification of Friar Zirano. Study and research took place in archives and libraries – led largely by the Friars Minor Conventual in Sardinia. The process continued with a diocesan inquiry culminating in a public meeting on September 7, 1991 in the Church of St. Mary of Bethlehem, Sassari, where Friar Francis Zirano had lived for 22 years.

After the Dercree of Legal Validity from the diocesan inquiry (6/3/92) an examination of the “Position on the Martyrdom of the Servant of God” was conducted by three sections of the Congregation: Historical Experts (giving their endorsement 3/4/03); Theological Consultors (endorsing on 5/16/13); and Cardinals and Bishops (endorsing 2/4/14).

Then comes the Decree of Beatification signed by Pope. A martyr such as Friar Zirano may be beatified without a miracle. For canonization a miracle must be verified and be in response to the intercession of the candidate saint.

SOURCE : https://www.franciscansusa.org/beatification-of-friar-francis-zirano/

Beato Francesco Zirano Sacerdote francescano, martire

Festa: 25 gennaio

Sassari, 1564 - Algeri, 25 gennaio 1603

Papa Francesco il 7 febbraio 2014 ha riconosciuto il suo martirio in odio alla fede.

Francesco Zirano nacque a Sassari intorno all’anno 1564, in una famiglia di modesti contadini dalla fede genuina. Erano probabilmente quattro fratelli che purtroppo rimasero presto orfani di padre. Profonda era in casa la devozione verso i protomartiri Gavino, Proto e Gianuario e da Sassari partivano annualmente due pellegrinaggi solenni al santuario di Porto Torres, anche a rischio di improvvisi attacchi di corsari a cui la zona era soggetta. Francesco mantenne sempre forte questa devozione. L'infanzia trascorse normale e in un'epoca in cui l'analfabetismo era la norma, ricevette una certa istruzione dai frati di S. Maria di Betlem. Aveva una grande devozione per la Madonna, maturò la vocazione e a soli quindici anni seguiva le regole del convento. A ventidue anni fu ordinato sacerdote dall’arcivescovo Alfonso de Lorca. Era presente e ne condivideva la gioia il cugino Francesco Serra, figlio di una sorella della madre, che da poco aveva vestito l’abito. Padre Zirano svolse varie mansioni, in chiesa a contatto con i fedeli o in comunità, a servizio dei confratelli, fino a quando, nel 1590, un avvenimento sconvolse la sua vita. Il cugino fu fatto schiavo dai corsari turchi sbarcati in Sardegna e condotto ad Algeri. Per otto anni padre Zirano, mentre svolgeva scrupolosamente i suoi incarichi, di economo, di questuante e di procuratore del convento, soffriva e pregava per l’infelice cugino. Ad un certo punto giunse all’ardita decisione che sarebbe andato a liberarlo. Occorreva reperire il denaro necessario per il riscatto e in Sardegna erano i Mercedari che questuavano per la liberazione degli schiavi. Il 19 marzo 1599 la richiesta di Francesco venne accolta da Clemente VIII che l’autorizzava per un triennio. In essa si legge l’invito a donare con generosità all'umile frate "di circa trentatrè anni, di bassa statura, occhi neri e barba castana". Padre Zirano percorse tutta l’isola per raccogliere le offerte, dando conforto ai familiari di altri schiavi e impegnandosi per la liberazione di alcuni di essi. Nella primavera del 1602, pieno di trepidazione e di speranza, forte nella fede, partì facendo tappa in Spagna dove ebbe dal Re Filippo III per compagno fra Matteo de Aguirre. A sua insaputa però il frate di Maiorca aveva una missione politica da realizzare, nell’ambito della guerra in atto tra Algeri e il re di Cuco che era sostenuto dagli spagnoli. Resosi conto della difficoltà padre Zirano, travestito da mercante, con un interprete, il 18 agosto partì da Cuco e dopo tre giorni di cammino era sotto le mura di Algeri. La situazione era tesa, si intravedevano le navi spagnole presso l'isola di Ibiza e un bando limitava la libertà dei cristiani. Ultima complicazione fu l'arresto di un rinnegato proveniente da Cuco che portava alcune lettere di fra Matteo a padre Zirano e ad altri cristiani. Le lettere erano in realtà la rinuncia a occuparsi del riscatto degli schiavi, ma padre Zirano restò prudentemente lontano dalla città. Se ne tornò a Cuco portando con sé quattro cristiani liberati nei dintorni di Algeri e, impossibilitato ad agire, divenne aiutante di fra Matteo. Intanto in carcere il cugino faceva coraggio ai compagni di sventura e aveva imparato l'arabo, tra fatiche e umiliazioni. Il conflitto divenne quindi più acuto. Il Re di Cuco conseguì una vittoria e ritenne opportuno comunicarlo al Re di Spagna. Padre Zirano fu incaricato di portare la lettera, ma forse con una manovra premeditata, fu tradito e consegnato al nemico. Gli avvenimenti furono riferiti in seguito da uno schiavo spagnolo. Francesco fu spogliato, percosso, incatenato e condotto ad Algeri il 6 gennaio 1603. In carcere trovò altri cristiani. Padre Zirano era stato scambiato per frate Matteo de Aguirre, venne isolato e stabilito un enorme riscatto. Ricevette la visita del cugino Francesco Serra che purtroppo ebbe il compito di comunicargli la condanna a morte. Il servo di Dio chiese solo un confessore, ma ciò non fu possibile. Confidando in Dio diede testimonianza ai compagni di galera di restare forti nella fede. Tra la prima e la seconda visita del cugino si tentò il suo invio a Costantinopoli, capitale dell'Impero turco da cui dipendeva anche Algeri. Era in partenza una nave inglese e i soldati che presidiavano Algeri avrebbero inviato padre Zirano per rassicurare i turchi che la guerra contro il re di Cuco non aveva intaccato la loro signoria. Il tentativo fallì a causa del consistente riscatto richiesto. Il 24 gennaio venne radunato il Consiglio della città per decidere senza interrogatorio la condanna. Il Gran Consiglio aveva capito che stava condannando non l'odiato ambasciatore spagnolo, fra Matteo, ma il sardo padre Zirano. Non mancò la proposta infame dell’abiura, ma Francesco non avrebbe mai rinnegato il Signore. Trascorse la notte precedente l'esecuzione in preghiera. Un banditore proclamò per le vie della città che il condannato aveva "rubato" quattro schiavi ed era "una spia". L’esecuzione venne atrocemente eseguita il 25 gennaio del 1603. Vestito con una tunica e con una catena al collo, attraversò l’affollata strada centrale di Algeri tra urla e insulti. Francesco pregava ad alta voce recitando il canto biblico dei tre fanciulli, come raccontò un testimone. Fu scorticato vivo e la pelle, imbottita di paglia, fu esposta presso una porta della città. I cristiani si appropriarono di alcuni lembi, custodendoli. Alcuni arrivarono in Italia, in Sicilia venne portata una mano e la pelle di un braccio, come ci informa un testo del 1605. Oggi se ne è persa notizia. Il cugino, che trovò poi la libertà e poté riscattare a sua volta alcuni schiavi cristiani, riuscì in seguito a dare al corpo straziato una sepoltura. La fede di padre Zirano suscitò un’ammirazione commossa e la fama del suo martirio è giunta sino ai nostri giorni.

È stato beatificato il 12 ottobre 2014 a Sassari, con celebrazione presieduta dal Card. Angelo Amato.

PREGHIERA

Santissima Trinità, Padre, Figlio e Spirito Santo, vi ringrazio perché avete concesso al sacerdote religioso Francesco Zirano di rendere buona testimonianza di vita evangelica davanti agli uomini e di operare con zelo fino all’effusione del sangue per il riscatto e il conforto dei cristiani tratti in schiavitù. Degnatevi di glorificare la sua eroica fedeltà al vostro regno di grazia e di carità, perché, onorata in virtù del ministero della Chiesa, essa giovi all’incremento della fede cristiana per la salvezza del mondo. E concedete anche a me, per sua intercessione, di vivere sempre in piena conformità all’adorabile disegno del vostro amore. Gloria.

Autore: Daniele Bolognini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/94470

PAPA FRANCESCO

ANGELUS

Piazza San Pietro

Domenica, 12 ottobre 2014


Cari fratelli e sorelle, buongiorno

nel Vangelo di questa domenica, Gesù ci parla della risposta che viene data all’invito di Dio - rappresentato da un re - a partecipare ad un banchetto di nozze (cfr Mt 22,1-14). L’invito ha tre caratteristiche: la gratuità, la larghezza, l’universalità. Gli invitati sono tanti, ma avviene qualcosa di sorprendente: nessuno dei prescelti accetta di prendere parte alla festa, dicono che hanno altro da fare; anzi alcuni mostrano indifferenza, estraneità, perfino fastidio. Dio è buono verso di noi, ci offre gratuitamente la sua amicizia, ci offre gratuitamente la sua gioia, la salvezza, ma tante volte non accogliamo i suoi doni, mettiamo al primo posto le nostre preoccupazioni materiali, i nostri interessi e anche quando il Signore ci chiama, tante volte sembra che ci dia fastidio.

Alcuni invitati addirittura maltrattano e uccidono i servi che recapitano l’invito. Ma, nonostante le mancate adesioni dei chiamati, il progetto di Dio non si interrompe. Di fronte al rifiuto dei primi invitati Egli non si scoraggia, non sospende la festa, ma ripropone l’invito allargandolo oltre ogni ragionevole limite e manda i suoi servi nelle piazze e ai crocicchi delle strade a radunare tutti quelli che trovano. Si tratta di gente qualunque, poveri, abbandonati e diseredati, addirittura buoni e cattivi – anche i cattivi sono invitati – senza distinzione. E la sala si riempie di “esclusi”. Il Vangelo, respinto da qualcuno, trova un’accoglienza inaspettata in tanti altri cuori.

La bontà di Dio non ha confini e non discrimina nessuno: per questo il banchetto dei doni del Signore è universale, per tutti. A tutti è data la possibilità di rispondere al suo invito, alla sua chiamata; nessuno ha il diritto di sentirsi privilegiato o di rivendicare un’esclusiva. Tutto questo ci induce a vincere l’abitudine di collocarci comodamente al centro, come facevano i capi dei sacerdoti e i farisei. Questo non si deve fare; noi dobbiamo aprirci alle periferie, riconoscendo che anche chi sta ai margini, addirittura colui che è rigettato e disprezzato dalla società è oggetto della generosità di Dio. Tutti siamo chiamati a non ridurre il Regno di Dio nei confini della “chiesetta” – la nostra “chiesetta piccoletta” – ma a dilatare la Chiesa alle dimensioni del Regno di Dio. Soltanto, c’è una condizione: indossare l’abito nuziale cioè testimoniare la carità verso Dio e verso il prossimo.

Affidiamo all’intercessione di Maria Santissima i drammi e le speranze di tanti nostri fratelli e sorelle, esclusi, deboli, rigettati, disprezzati, anche quelli che sono perseguitati a motivo della fede, e invochiamo la sua protezione anche sui lavori del Sinodo dei Vescovi riunito in questi giorni in Vaticano.

Angelus……

Dopo l'Angelus:

Cari fratelli e sorelle,

questa mattina, a Sassari, è stato proclamato Beato padre Francesco Zirano, dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali: egli preferì essere ucciso piuttosto che rinnegare la fede. Rendiamo grazie a Dio per questo sacerdote e martire, eroico testimone del Vangelo. La sua coraggiosa fedeltà a Cristo è un atto di grande eloquenza, specialmente nell’attuale contesto di spietate persecuzioni contro i cristiani.

In questo momento, il nostro pensiero va alla città di Genova un’altra volta duramente colpita dall’alluvione. Assicuro la mia preghiera per la vittima e per quanti hanno subito gravi danni. La Madonna della Guardia sostenga la cara popolazione genovese nell’impegno solidale per superare la dura prova. Preghiamo tutti insieme la Madonna della Guardia: Ave Maria… La Madonna della Guardia protegga Genova!

Saluto tutti i pellegrini, soprattutto le famiglie e i gruppi parrocchiali. In particolare vorrei salutare cordialmente il gruppo dei pellegrini canadesi arrivati a Roma per la Santa Messa di ringraziamento della canonizzazione di François de Laval e Marie de l’Incarnation: che i due santi suscitino nel cuore dei giovani canadesi fervore apostolico.

Saluto il gruppo dell’«Office Chrétien des personnes handicapées» venuto dalla Francia, le famiglie del Collegio Reinado Corazón de Jesus, di Madrid, e i fedeli di Segovia, i polacchi qui presenti e quelli che hanno promosso speciali opere di carità in occasione della “Giornata del Papa”. Saluto il folto gruppo dell’Associazione Amici di San Colombano per l’Europa, venuti in occasione dell’apertura del XIV centenario della morte di San Colombano, grande evangelizzatore del Continente europeo. Saluto le Figlie di Maria Ausiliatrice partecipanti al capitolo generale, i fedeli della parrocchia Santa Maria Immacolata di Carenno, e i rappresentanti della diocesi di Lodi convenuti a Roma per l’Ordinazione episcopale del loro Pastore, unitamente ai fedeli di Bergamo e Marne.

A tutti auguro una buona domenica. Per favore vi chiedo di pregare per me. Buon pranzo e arrivederci!

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/it/angelus/2014/documents/papa-francesco_angelus_20141012.html

Francesco Zirano

(1564-1603)

Beatificazione:

- 12 ottobre 2014

- Papa  Francesco

 Celebrazione

Memoria Liturgica:

- 25 gennaio

Religioso, sacerdote professo dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali, missionario e martire: ucciso in odium fidei ad appena 39 anni nella città di Algeri il 25 gennaio 1603, scorticato vivo tra urla e insulti; è il primo martire sardo dell’epoca moderna a essere elevato dalla Chiesa alla gloria degli altari

“Sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco, e come tale voglio morire; e supplico Dio che vi illumini così che abbiate a conoscerlo”

Francesco Zirano nacque a Sassari nel 1564 da modesta famiglia di agricoltori.

A 16 anni emise la professione religiosa tra i Frati Minori Conventuali della sua città. Divenuto sacerdote nel 1586, si distinse per la carità fraterna.

Nel 1590 il cugino Francesco Serra, pure francescano e diacono, fu fatto schiavo dai corsari di Algeri. Risultati vani due tentativi di liberarlo – una prima volta da parte dei genitori scambiando la sua libertà con quella di un moro schiavo a Sassari, una seconda volta da parte dei Padri Mercedari – padre Zirano inizialmente chiese e ottenne dal Pontefice Clemente VIII di poter questuare tra i fedeli i soldi necessari al riscatto, poi di recarsi personalmente a redimerlo al pari di altri cristiani.

Nella facoltà di questua concessa dal papa il 19 marzo 1599, è palesato anche l’intento prettamente missionario del Beato: oltre al voler restituire la libertà al cugino sottraendolo a tutti quei maltrattamenti che “i barbari infedeli” sono soliti infliggere “a persone religiose”, come si espresse il primo biografo nel 1605, egli “ricerca ansiosamente la sua libertà perché non corra alcun pericolo per la fede”. Finita positivamente la faticosa questua per il riscatto, padre Zirano giunse in Africa il 28 luglio 1602.

Purtroppo si trovò in una situazione imprevista, sfavorevole ai riscatti: la nave spagnola l’aveva portato infatti a un porto del regno di Cuco, il cui re, Sid Amar, s’era accordato da poco col sovrano di Spagna Filippo III, per conquistare la città di Algeri, interessato l’uno a scuotere il pesante tributo dovuto ai turchi e l’altro a stroncare definitivamente la morsa dei corsari algerini nei mari e terre cristiane. Il tentativo di riscattare il cugino, messo in atto un mese dopo, recandosi ad Algeri, fallì per l’indisponibilità del governo della città alle normali operazioni di ‘redenzione’. Il Beato comunque, il 27 agosto, dai dintorni di Algeri portò liberi quattro schiavi cristiani al regno di Cuco.

Dal settembre a fine dicembre 1602, a causa della guerra effettivamente scoppiata, egli poté liberamente operare tra i cristiani e i rinnegati del regno di Cuco, data la situazione di pace decretata da Sid Amar per i cristiani. Coinvolto suo malgrado nella suddetta guerra, gli fu affidata la missione di annunciare al re di Spagna la notizia della vittoria riportata dal re Sid Amar. Il 1° gennaio 1603, mentre stava per imbarcarsi, il Beato fu tradito dai mori che l’accompagnavano e consegnato all’esercito di Algeri.

Fu incarcerato nel palazzo del pascià Solimàn, cristiano rinnegato nativo di Catania, che fissò per la sua liberazione una cifra favolosa (3000 ducati d’oro, eguale al prezzo di 17 schiavi). Ma i giannizzeri, veri protagonisti del Gran Consiglio della reggenza di Algeri, considerandolo una spia e perché aveva sottratto alla città quattro schiavi, ne fecero decretare la morte la mattina del 25 gennaio 1603.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francesco-zirano.html

IL MARTIRIO

Durante le tre settimane passate in carcere, al primo annuncio fattogli dal cugino fra Francesco Serra della possibile sentenza di morte, il Beato aveva esclamato: “Piaccia a Dio che ciò avvenga per essere io cristiano”. Al successivo annuncio del 24 gennaio che la morte sarebbe avvenuta l’indomani, egli così pregò: “Piaccia a Dio che con la mia morte i rinnegati riconoscano quanto male hanno fatto rinnegandolo”. All’intimazione della sentenza, che comportava l’essere scorticato vivo e la pelle venire ricucita e riempita di paglia per essere apposta alla porta più frequentata della città, egli, sereno, proruppe nelle parole liturgiche: “Rendiamo grazie al nostro Dio, perché ha scelto me suo servo indegno”.

Fu allora che i messi del Gran Consiglio gli prospettarono la possibilità di avere salva la vita se si fosse convertito all’Islam. Al suo reciso rifiuto fu condotto al supplizio facendogli percorrere la via principale della città, assiepata di folla, che lo maltrattò con spintoni, schiaffi e sputi. Mentre lui procedeva pregando, una seconda esortazione a rinnegare la fede cristiana fu da lui respinta, dichiarando che la fede cristiana è ‘vera via di salvezza’ e che in essa era nato e voleva morire. Giunto sul luogo del supplizio e legato in forma di croce per l’esecuzione, rifiutò l’ultima proposta fattagli da carnefici di farsi mussulmano per evitare la morte dicendo: “Sono cristiano e religioso del mio padre San Francesco e come tale voglio morire; e supplico Dio che vi illumini perché l’abbiate a conoscere”.

Continuando a pregare e invocando i nomi di Gesù, di Maria e di san Paolo di cui la chiesa celebrava quel giorno la conversione, nel momento in cui gli strappavano l’ultimo brandello di pelle morì abbozzando le parole di Gesù in croce: “Nelle tue mani, Padre...”.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francesco-zirano.html

AMICO DI DIO E MARTIRE

FRANCESCO ZIRANO

La morte del servo di Dio Francesco Zirano

Cagliari, Anonimo del primo 1700

MARTIRE FRANCESCO ZIRANO

SERVO DI DIO

Padre Francesco Zirano (o Cirano) nasce a Sassari nel 1564 da genitori cristiani di modeste condizioni economiche. Ammesso tra i Frati Minori Conventuali nel convento S. Maria di Betlem della sua città, vi emette la professione religiosa nel 1580. Nel 1586 diviene sacerdote.

1586-1602. Nel convento di S. Maria dove risiede, p. Zirano è stimato particolarmente per la sua carità. Questa virtù lo porta ad accogliere l'ispirazione divina che lo chiama ad intraprendere la missione di redentore dei cristiani tratti in schiavitù dai corsari di Algeri, tra i quali si trova dal 1590 anche un suo cugino e confratello religioso, fra Francesco Serra. Nel 1599 papa Clemente VIII lo autorizza a raccogliere le offerte necessarie al riscatto e a recarsi personalmente ad Algeri.

1602-1603. A fine luglio 1602 p. Zirano giunge in Africa in compagnia di p. Matteo de Aguirre, ambasciatore del re di Spagna presso Sid Amar re di Cuco (odierna Kabilia). Verso il 20 agosto perviene ad Algeri dove trova una situazione estremamente critica e avversa ai cristiani a causa della guerra che sta per scoppiare tra il regno di Cuco (appoggiato dalla Spagna) e quello di Algeri. Tuttavia l'audace missionario lasciando Algeri porta liberi a Cuco quattro schiavi cristiani.

Scoppiata la guerra (1 settembre) e dopo una battaglia vinta dal re di Cuco (1 gennaio 1603), p. Zirano è inviato in Spagna a portare notizie a Filippo III. Ma tradito dai mori che l'accompagnano, è consegnato ai soldati algerini che lo conducono incatenato ad Algeri. Qui il pascià Solimàn, rinnegato siciliano, lo rinchiude in carcere fissando il suo possibile riscatto in 3000 ducati d'oro. Dal cugino schiavo, che lo visita segretamente, p. Zirano sa che forse sarà bruciato vivo e dice: "Piaccia a Dio che ciò avvenga per essere io cristiano ". Un tentativo dei giannizzeri di inviarlo schiavo a Costantinopoli fallisce per l'opposizione del pascià. All'annuncio datogli dal cugino il 24 gennaio che l'indomani sarà giustiziato, p. Zirano esclama: "Piaccia a Dio che con la mia morte i rinnegati riconoscano quanto male hanno fatto rinnegandolo".

25 gennaio 1603. Il p. Zirano riceve la notifica della sentenza - ben più crudele - pronunciata dal Gran Consiglio: è condannato ad essere scorticato vivo. Ma gli viene fatta pure la proposta: avrà salva la vita se rinnegherà la fede cristiana. Egli respinge sdegnosamente la proposta e si avvia al supplizio pregando incessantemente. Lungo il tragitto, alla seconda proposta di abbandonare la fede e abbracciare l'islàm, risponde che la fede cristiana è l'unica fonte di salvezza. Giunto sul luogo del supplizio e sistemato per l'esecuzione della sentenza, respinge con quete parole l'ultima proposta di abbandonare la fede in cambio della vita: "Sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco, per cui come tale voglio morire; e supplico Dio che vi illumini così che abbiate a conoscerlo". Affronta i tormenti della crudele esecuzione recitando il cantico biblico dei tre fanciulli e invocando Gesù e Maria, e san Paolo apostolo. Muore pronunciando le parole di Cristo: "Nelle tue mani, o Dio, raccomando il mo spirito".

Fama di martirio e Causa di canonizzazione. La morte eroica del p. Francesco Zirano suscitò immediata e profonda ammirazione non solo in Spagna, in Sardegna sua patria e in Italia, ma in tutta la cristianità, compresa l'America Latina, dando origine a una fama di martirio saldamente fondata su dichiarazioni di testi oculari e di quanti da loro sentirono. Continuata sino ad oggi, ha trovato conferma nel processo concluso presso la diocesi di Sassari nel 1991.

Nei secoli XVII e XVIII tentativi di introduzione della causa non ebbero successo per le difficoltà dei tempi. Ripresa nel 1984 e conclusa la sua prima fase col processo diocesano di Sassari (1990-91), essa sta ora compiendo i suoi passi in Roma presso la Congregazione dei Santi. Motivi sociali di attualità della causa: i persistenti sequestri che additano in p. Zirano il mediatore esemplare; la diffusa indifferenza religiosa che lo richiama modello e avvocato di chi si impegna a rievangelizzare oggi; il rinnovato scontro islàm-cristianesimo - accanto all'odierno dialogo delle religioni - che vede in p. Zirano colui che mostra la vera religione col semplice annuncio, la preghiera e la testimonianza del sangue.

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Il testo del presente sito è preso su consenso del vicepostulatore fr. Umberto Zucca

In Rete dal 10 luglio 1999

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Vicepostulatore causa Francesco Zirano

c\o  Convento S. Francesco

Piazza Duomo, 10

09170 Oristano

tel. 0783\78275 - 71674

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/zirano.htm

Preghiera per ottenere la glorificazione del servo di Dio

Padre celeste che hai chiamato il p. Francesco Zirano alla sequela di Cristo nell'Ordine serafico, noi ti supplichiamo: Degnati di glorificare la sua testimonianza evangelica, e concedi anche a noi di vivere fedelmente la nostra vocazione cristiana e la nostra missione nella Chiesa.

Cristo Figlio del Dio vivente che hai affidato al p. Francesco Zirano la missione del riscatto dei cristiani in schiavitù, degnati di glorificare la sua testimonianza, e concedi anche a noi di godere sempre della libertà dei figli di Dio.

Spirito Santo che hai dato al p. Francesco Zirano la forza di sostenere fino all'ultimo la sua professione di fede, degnati di glorificare la sua suprema prova d'amore, e concedi anche a noi di affrontare le prove della vita per conseguire la salvezza eterna.

Vergine Immacolata, per l'amore e la devozione che ebbe verso di te il p. Francesco Zirano, intercedi presso la SS. Trinità perché egli sia glorificato presso il popolo di Dio.

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Padre Vicepostulatore,

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Fama del martirio

La morte eroica di padre Francesco Zirano è subito motivo perché i cristiani si approprino anche della sua pelle, dividendosela in pezzi tra loro e custodendoli sino a che non riescono a portarseli nel paesi cristiani. Alcuni di essi arrivano anche in Italia, per esempio nella città di Patti in Sicilia dove venne portata una mano e la pelle di un braccio, come ci informa Antioco Strada nel 1605. Ma oggi si è perduta notizia anche della loro ubicazione.

Frattanto la morte eroica del servo di Dio diviene fonte della fama del suo martirio, che si svilupperà lungo i secoli successivi sino ai nostri giorni.

Ne troviamo notizia in relazioni e scritti tornati alla luce dopo pazienti ricerche condotte soprattutto in questi ultimi anni.

Così, fino a noi, alla nostra coscienza di cristiani, è arrivata limpida e senza ombra la proposta di un cristianesimo vissuto e accettato senza riserve, di una fede da testimoniare sempre e comunque, di una libertà vera, quella dell'anima, e di una carità che non ha paura di correre rischi nel farsi dono per i più deboli e meno fortunati.

Sassari, chiesa S. Maria di Betlem, 7 settembre 1991. Da sinistra a destra i membri dei tribunale ecclesiastico nella seduta di chiusura dei processo cognizionale sul servo di Dio Francesco Zirano: mons. dott. Antonio Musina promotore di giustizia, mons. dott. Antonio Virdis delegato episcopale, mons. Salvatore Isgrò arcivescovo, p. Paolo Atzei ministro provinciale OFM Conv, p. Marco Ardu notaio attuario. (Foto Carlo Antero Sanna)

Sassari, chiesa S. Maria di Betlem, 22 settembre 1990: particolare dell'assemblea e dei tribunale ecclesiastico alla seduta di apertura dei processo informativo diocesano sulla fama dei martirio e causa dei padre Francesco Zirano. (Foto Massimo Pulisci)

Verso gli altari

Il 7 settembre 199 1, nella chiesa di S. Maria di Betlem in Sassari l'arcivescovo mons. Salvatore Isgrò poneva fine al processo diocesano della causa di canonizzazione del servo di Dio Francesco Zirano, che in quella chiesa aveva trascorso oltre vent'anni di vita religiosa e sedici di vita sacerdotale.

Trasferita successivamente a Roma la documentazione del processo, la Congregazione dei Santi ha dichiarato giuridicamente valido il processo stesso Ora è in fase di stampa la Posizione del martirio del Servo di Dio, che verrà esaminata successivamente dai consultori storici, dal consultori teologi, e dalla Commissione cardinalizia per poter giungere alla dichiarazione del martirio.

Chiunque legge queste pagine è invitato a pregare perché le successive fasi della causa presso la Congregazione dei Santi si concludano felicemente, in modo che in un futuro non lontano possiamo venerare padre Francesco Zirano inserito dalla Chiesa nell'albo dei beati martiri.

E' un giorno che tutti auspichiamo di vivere presto. Nel frattempo accrescono queste speranze le grazie ottenute per intercessione del Servo di Dio - grazie sia di ordine materiale che spirituale - che da varie parti vengono segnalate alla Vicepostulazione.

Questa pagina è stata aggiornata il 08/07/99.

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/famadel.htm

'Via crucis' per la strada del mercato

Pertanto, dopo essere stato spogliato dei suoi abiti e rivestito di una tunica, con una catena al collo, si avvia scortato dalle guardie per una sorta di via della croce che attraversa la strada centrale di Algeri, detta "del mercato", affollata di un gran numero di persone accorse per così crudo spetta

colo. Il servo di Dio procede tra insulti e percosse, senza lamentarsi, concentrato nel pregare ad alta voce il biblico Cantico dei tre fanciulli. Egli non cessa un attimo di pregare e cammina a stento tra spintoni, schiaffi e sputi, come ci racconta nella sua Relación del giugno 1603 Giovanni Ramirez, che riferisce di aver visto coi suoi occhi questo spettacolo.

Ed ecco ancora una volta la proposta di rinnegare la fede, suscitata forse dalla pietà. Mentre si prosegue il cammino sulla strada del mercato che dalla porta di Babaluete conduce verso la parte opposta della città, e ogni passo avvicina sempre più il momento dei tormenti, è presumibile pensare che nell'uomo Francesco ci fosse anche la paura. Ma quello che risponde alla nuova proposta di abiura non è più un semplice uomo, è un cristiano forte, ingigantito da una fede suprema. Ecco perché non solo dice no, ma proclama la fede cattolica come mezzo di salvezza e aggiunge di voler morire nel. la fede in cui è nato. Di questo ci dona testimonianza un altro sardo, di Cagliari, tale Giovanni Andrea che, sotto giuramento, afferma tre anni dopo: "e questo teste vide come i Mori e i Turchi, quando lo conducevano al martirio, cercavano di convincerlo a rinnegare la nostra santa fede cattolica. Ma il detto fra Francesco, cercando di persuaderli col predicare la nostra santa fede cattolica, diceva: "In essa sono nato e in essa voglio morire".

Algeri: area fuori porta Babason, dove padre Francesco Zirano versò il suo sangue per la fede cristiana. (Disegno tratto da: D'O. DAPPER, Description de l'Afrique, Amsterdam 1686)

La prova suprema della fede

Si prosegue ancora lungo la via dolorosa finché il triste corteo oltrepassa porta Babason e, ormai fuori le mura, giunge sullo spiazzo delle esecuzioni, il luogo solitamente adibito alla condanna dei cristiani. I carnefici scavano una buca poco profonda e vi fanno entrare padre Zirano. Quindi, denudatolo, lo legano per le mani a due pali conficcati nel terreno uno al la destra e uno alla sinistra della buca.

Simile a Gesù crocifisso è pronto per il martirio. E' a questo punto che viene fatto il terzo e ultimo tentativo di salvargli la vita purché rinneghi la sua fede. Ma anche stavolta la sua fede è incrollabile e la sua risposta ferma e inequivocabile: "Io sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco e come tale voglio morire. E supplico Dio che illumini voi perché lo abbiate a conoscere".

Quindi riprende a pregare con le parole del Cantico dei tre fanciulli: "... benedite, spiriti e anime dei giusti, il Signore".

Il martirio

L'atroce supplizio non ha più ragione di essere procrastinato e con scientifica crudeltà si procede.

Il primo carnefice, un greco rinnegato senza orecchie, che afferma di essere stato deturpato dai cristiani e di volersi perciò vendicare, lo incide con un rasoio dalla testa giù, giù, lungo la spina dorsale

Il martirio dei padre Francesco Zirano nella rievocazione del pittore Ferruccio Ambrosini. (Disegno del 1988)

e dagli omeri alle mani, quindi tutti e quattro i carnefici cominciano a strappargli la pelle, ognuno dalla sua parte.

Padre Zirano sembra non sentire il dolore, rimane calmo, "mansueto come un agnello", anzi riprende a pregare, conclude il Cantico e inizia le litanie lauretane. Ancora il Ramirez testimonia che, pur avendo il padre Francesco il viso già scorticato, si riesce a percepire il mormorio, e lo si sente invocare la Madonna e san Paolo apostolo di cui quel giorno si celebra la memoria della conversione.

Tutti i presenti sono meravigliati e quasi annichiliti davanti a tanto eroismo, sia i cristiani che i maomettani.

Infine la morte lo libera dall'atroce tormento e mentre gli viene strappata l'ultima striscia di pelle, quella dell'ombelico, riesce a trovare la forza di sollevare gli occhi al cielo e di mormorare: "nelle tue mani, Signore..." ed esala l'ultimo respiro. E' sempre Giovanni Andrea di Cagliari, testimone oculare, nella sua testimonianza giurata a riferire i particolari dello scorticamento e dell'ultimo istante di vita del frate martire.

Nella stessa ora della crudelissima esecuzione una tempesta di vento e di sabbia costringe carnefici e popolo a scappare precipitosamente, per cui il corpo rimane incustodito.

Il cugino fra Francesco Serra con l'aiuto di due schiavi cristiani prende le misere spoglie e dà loro sepoltura nel cimitero cristiano, posto fuori della cinta muraria su una striscia di terra sabbiosa. Insieme al corpo pone una lamina di piombo con su scritto il suo nome e martirio. Purtroppo per noi, tale cimitero è scomparso da tempo senza lasciare traccia.

Un particolare riferito da Giovanni Ramirez ci lascia intendere che tra la morte e questa pietosa sepoltura intercorse un certo lasso di tempo, durante il quale anche i cani randagi fecero scempio del corpo martoriato; dice infatti: "dei cristiani devoti conservarono come reliquie alcune ossa di quelle avanzate ai cani".

0forse semplicemente è da presumere che gli stessi carnefici abbiano gettato via con disprezzo il corpo e questa tesi è avvalorata dalla testimonianza di Giovanni Andrea di Cagliari, già ricordato. D'altra parte lo scempio e l'atteggiamento di sommo dispregio continueranno con il macabro cerimoniale della pelle ricucita riempita di paglia ed esposta in forma di croce, sulla porta di Babson, fino a che trascorsi molti mesi, il vento e la pioggia la butteranno giù.

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/viazirano.htm

La condanna a morte

Il Gran Consiglio si raduna dunque venerdì 24 gennaio. Le discussioni tra gli oltre 500 giannizzeri da una parte che vorrebbero la morte del padre Zirano, e il pascià dall'altra deciso a intascare la forte somma del riscatto, sono lunghe e per quel giorno inconcludenti. La decisione definitiva sulla sua sorte slitta perciò alla mattina del 25 gennaio 1603.

Stavolta però, dopo lunga e ulteriore sua resistenza, è il pascià Solimàn a cedere e ad allinearsi sulle decisioni dei giannizzeri. Il verdetto è di una crudeltà inaudita: padre Francesco Zirano sarà scorticato vivo.

Le motivazioni della condanna, come proclamerà tra breve il banditore per le vie di Algeri, sono due: perché il frate ha "rubato" quattro schiavi alla città e perché è "spia del re di Spagna e di Cuco". Ciò rivela chiaramente che il Gran Consiglio, nelle due giornate di lavoro, ha capito chi sia veramente colui di cui stava decidendo la sorte: non l'odiato e temuto ambasciatore del re di Spagna, fra Matteo de Aguirre, bensì il francescano sardo padre Zirano, al quale - venuto presso Algeri il 21 agosto 1602 fra Matteo aveva indirizzato lettera, e che, ricercato, si era allontanato impunemente il 27 agosto successivo portando con sé al Cuco quattro schiavi cristiani senza avere versato nulla alle autorità algerine (che in quel periodo avevano bloccato tutte le operazioni di riscatto).

Pronunciata la sentenza dall'assemblea conciliare, non resta che comunicarla all'interessato e alla popolazione ed eseguire subito la condanna.

Mentre il servo di Dio viene condotto al supplizio, un banditore annuncia i motivi della sua condanna, la folla lo maltratta e qualcuno gli suggerisce di abbandonare la fede cristiana. (Tela di Giantore Carta, 1978).

Proposta rigettata

Allorché si comunica la sentenza al servo di Dio, egli non dispera, anzi in un sorprendente impeto di gioia dice ad alta voce: "Rendiamo grazie al Signore nostro Dio, perché ha scelto me indegno servo".

E' a questo punto ecco la tentazione a cui tanti prima di lui hanno ceduto e a cui, a maggior ragione, si aspettano che pure lui ceda, visto che conosce perfettamente la sorte orrenda che lo aspetta: gli viene offerta la libertà se rinnegherà la sua fede e si farà maomettano.

I turchi si sentono opporre un netto rifiuto che a loro suona del tutto incomprensibile e assurdo, ma che invece suscita ammirazione commossa presso i cristiani che si apprestano a sostenerlo verso il calvario.

Ormai non ci sono più ripensamenti e le guardie danno il via al preparativi per il supplizio.

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/condanna.htm

Fallito tentativo di inviarlo a Costantinopoli

Tra la prima e la seconda visita del cugino, ed esattamente il 22 gennaio 1603, si situa l'episodio del suo tentato invio a Costantinopoli, città capitale dell'Impero turco da cui dipende anche Algeri e dove risiede il Gran Visir. Quel giorno è in partenza per Costantinopoli una nave inglese e i giannizzeri (la milizia dei soldati che col pascià presidia e governa Algeri) vorrebbero approfittasse per inviare padre Francesco Zirano.

Nelle loro intenzioni c'è probabilmente la volontà di rassicurare il Gran Visir che la guerra in corso contro il re di Cuco non ha intaccato la sua signoria su Algeri. Ne sarà prova palpabile il frate catturato che loro gli inviano.

Ma il tentativo dei giannizzeri fallisce perché il pascià Solimàn, in vista del consistente riscatto che si attende per padre Zirano, vi si oppone con tutte le forze e la sua autorità.

E' lui infatti a rappresentare in Algeri l'autorità del Gran Visir. Nasce da questo contrasto la decisione di radunare il Gran Consiglio della città per decidere insieme, pascià e giannizzeri, la sorte del frate.

Tutto questo avviene all'insaputa di padre Francesco Zirano, direttamente interessato ma non interpellato sui veri scopi della sua presenza in Africa.

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/costanti.htm

Tradito

Francesco Zirano viene catturato dall'esercito di giannizzeri di Algeri ai primi del gennaio 1603

Il primo gennaio del nuovo anno il conflitto tra l'esercito algerino e il re di Cuco, fino ad allora limitato a scaramucce più che altro dimostrative, ha una brusca impennata. Il re moro consegue una vittoria schiacciante e ritiene opportuno comunicare la notizia al re di Spagna con una lettera di cui sarà latore proprio il nostro padre Francesco.

Purtroppo le precauzioni predisposte per raggiungere il posto di imbarco (Asofon, presso Tamagot, fortezza e casa estiva del re di Cuco), non sono adeguate. Infatti i mori di scorta, forse con una manovra premeditata, consegnano il frate al nemico.

Il pover'uomo, cui è sottratta subito l'importante missiva, viene spogliato, percosso, ridotto in catene e condotto in Algeri, dove entra il 6 gennaio 1603 " ... mezzo morto di freddo e di fame, ricoperto delle sole brache, scalzo, con una grande catena al collo e manette ai polsi". A descrivere la scena con queste parole è Giovanni Ramirez, un cristiano spagnolo ivi schiavo, testimone in quei giorni di quanto avviene in questa strana città corsara.

In carcere

Padre Francesco viene condotto nel carcere situato all'interno del palazzo dei pascià, dove può perlomeno condividere la sua sorte miseranda con altri cristiani che possono consolarlo ed essere a loro volta confortati. E veramente tutti i cristiani di Algeri, non solo i prigionieri, hanno bisogno di conforto, giacché due giorni dopo è proclamato un bando persecutorio che mira a distruggerli e prostrarli vietando qualsiasi pratica di fede e ordinando la distruzione di chiese e immagini di culto.

Ma su padre Zirano personalmente s'abbatte una disposizione più severa ancora: benché egli sia in mezzo agli altri carcerati, viene proibito a chiunque di parlargli, pena la morte. Lo si vuole isolare e allo stesso tempo custodire perché ritenuto, come sembra, quel personaggio importante che non è:

viene scambiato infatti dalle autorità di Algeri per fra Matteo de Aguirre, l'ambasciatore in Africa di Filippo III. Per questo il pascià Solimàn (un cristiano nativo di Catania che ha rinnegato la fede) non ha paura di valutare nell'astronomica cifra di 3.000 ducati d'oro il riscatto di questo prezioso ostaggio.

Le visite del cugino

Una sola persona sfida il bando pur di vederlo e parlargli, il cugino fra Francesco Serra.

Visite ben tristi le sue: la prima per annunciargli che con tutta probabilità verrà arso vivo, la seconda per comunicargli che la sua morte è fissata per il giorno successivo. In entrambi i casi fra Francesco Serra si sente rispondere con serenità dal cugino che è pronto ad affrontare la morte come cristiano con l'aiuto di Dio e come testimonianza al rinnegati perché tornino alla fede. Ma lo prega di condurgli un confessore.

Purtroppo gli viene risposto che chiunque oserà avvicinarlo è condannato alla morte, per cui nessuno potrà venire ad accogliere la sua ultima confessione. Al che, rassegnato alla volontà di Dio, padre Francesco esclama: "Accolga Dio la mia intenzione" .

Dunque la notte che precede l'esecuzione trascorre in solitudine e in preghiera. Dalla cronaca di Antioco Strada apprendiamo che "il Padre come buon cristiano, si raccomandò al Signore Iddio con ardentissimo dolore e contrizione dei suoi peccati, aspettando ogni momento la morte' spendendo tutta quella notte in devotissime contemplazioni, ricorrendo sempre per aiuto alla gloriosa Vergine e al Padre san Francesco".

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/tradito.htm

La schiavitù del cugino

E' a questo punto della sua vita che si verifica un avvenimento che sarà determinante per le sue scelte e la sua stessa vita. Suo cugino è in viaggio e, purtroppo per lui, incappa nei corsari turchi di Algeri sbarcati in Sardegna; è catturato e condotto schiavo nella loro terra. Siamo approssimativamente nel 1590.

E' una sventura: la schiavitù è penosa, avvilente, si vive tra gli stenti e le fatiche, in una realtà sociale e religiosa completamente diversa e quasi sempre ostile, avversati dagli stessi cristiani rinnegati, numerosi nella città. Quasi non si osa neppure pensare a tentativi di fuga.

Sappiamo comunque che fra Francesco Serra, sostenuto dalla fede e dalla preghiera, fa coraggio a se stesso e ai suoi compagni di sventura, tra l'altro realizzando con le sue mani quattro pale d'altare (una per ciascuna delle quattro chiese dove è permesso ai cristiani radunarsi per la messa), impara l'arabo e si adatta ad una vita di fatiche e di umiliazioni. In seguito, dopo la morte del cugino, troverà libertà e da Algeri libererà a sua volta sedici schiavi cristiani.

Nuova vocazione: redentore di schiavi

Dal canto suo, mentre passano gli anni, padre

Zirano soffre e prega per l'infelice cugino, temendo soprattutto per la sua sorte spirituale. Nel contempo svolge scrupolosamente gli incarichi che gli vengono attribuiti in comunità, tra cui quello di eco nomo e di questuante. E' di questi anni la morte di "mama Margaruza", che lo prova ancora una volta negli affetti più cari.

Il pensiero della liberazione dello sfortunato cugino non cessa di angustiarlo. Sono trascorsi circa otto anni dalla sua cattura quando giunge ad una ardita decisione: sarà egli stesso a liberarlo recandosi di persona ad Algeri.

Più facile a dirsi che a farsi. Occorre anzi tutto reperire la somma di 200 scudi necessaria per il riscatto e non è un problema da niente. A complicare la cosa una precisa clausola, secondo la quale solo i padri Mercedari di Bonaria possono, in Sardegna, questuare per la liberazione degli schiavi. Non resta che il ricorso al papa per la concessione della facoltà straordinaria di questua, ricorso che il servo di Dio si premura di presentare senza indugio e al quale riceve risposta il 19 marzo 1599. Con una lettera detta "ortatorio", Clemente VIII autorizza la questua per un triennio, invitando tutti i cristiani, laici e religiosi, a donare con generosità all'umile "... uomo di circa trentatrè anni, di bassa statura, occhi neri e barba castana, il quale mostri personalmente questa lettera". Munito di questa sorta di lasciapassare, per tre anni esatti padre Zirano percorre le strade dell'isola, incontrando tantissime persone, ricevendo offerte e dando conforto e consolazione e maturando, a contatto coi familiari di altri schiavi, l'impegno a prestarsi anche per la liberazione di essi, in una logica missionaria che si va sempre più delineando e precisando.

Ormai restano da espletare solo le pratiche che potremmo definire "burocratiche": munirsi di un salvacondotto (proveniente dalle autorità di Algeri), trasferire i soldi in Africa, imparare le regole per trattare coi musulmani e con gli schiavi.

Partenza per l'Africa

Nella primavera del 1602, col cuore gonfio di trepidazione e di speranza, preparato a tutto e comunque sostenuto dalla fede e dalla carità grande per i poveri sventurati che va a liberare, padre Zirano è pronto per la partenza.

Non esiste certo la possibilità di arrivare direttamente in Africa dalla Sardegna, per cui il nostro fa tappa in Spagna dove ottiene dal re Filippo III di potersi imbarcare per Algeri con fra Matteo de Aguirre, dei frati minori osservanti di Maiorca, che però sta partendo con un progetto politico-militare di conquista che complicherà non poco il piano di riscatto di padre Zirano e influirà sulla sua stessa sorte.

L'arrivo a fine luglio in terra africana, al porticciolo di Asofon, quindi non ancora ad Algeri, coincide con un momento politico estremamente delicato. Si è infatti alla vigilia di una guerra tra lo stato di Algeri e il re di Cuco sid Amar ben Amar, sostenuto dal re di Spagna Filippo III, di cui fra Matteo è appunto ambasciatore.

Libera quattro schiavi

Resosi conto immediatamente della difficoltà a portare avanti le trattative, padre Francesco risolve di recarsi ad Algeri di persona, per rendersi conto delle stato delle cose. Cosi, travestito da mercante moro venditore di stoffe di lino, con un compagno che fungerà da interprete, parte dal regno di Cuco il 18 agosto. Lasciata la regione montuosa della Cabilia, in tre giorni di cammino è sotto le mura della città corsara.

Negli stessi giorni la situazione ad Algeri si fa incandescente: c'è grande apprensione per le navi spagnole intraviste presso l'isola di Ibiza; un bando emesso il 19 agosto impone ai cristiani le catene; il 24 il terribile corsaro Morat Arraez giunge in città con 200 nuovi schiavi cristiani, tra cui vari religiosi. Ultima e irrimediabile complicazione l'arresto di un rinnegato proveniente dal Cuco, addosso al quale sono trovate delle lettere scritte da fra Matteo de Aguirre, dirette sia al padre Zirano sia ad altri cristiani di Algeri. Sottoposto alla tortura l'uomo rivela che tutte le responsabilità sono da attribuire al sacerdote portoghese Salvador de la Cruz. La famosa lettera di fra Matteo si rivelerà poi per ciò che è: non un messaggio di tradimento ma l'attestazione della rinuncia a occuparsi di redenzioni. Nel frattempo però tanti cristiani vengono messi a morte barbaramente e per ultimo Salvador de la Cruz, bruciato vivo a fuoco lento la mattina del 27 agosto.

In questo accavallarsi di tragici avvenimenti, padre Zirano resta prudentemente a distanza dalla città, essendo ormai ricercato, poi se ne torna al regno di Cuco portando con sé quattro cristiani liberati nei dintorni di Algeri.

Sta per concludersi l'anno 1602 ed essendo ancora impossibilitato ad agire, padre Zirano diventa aiutante di fra Matteo. Sempre in questo periodo conosce la famiglia di un ex rinnegato cristiano originario di Tempio Pausania, Gavino Pinna con la moglie Margherita Escano e il loro figlioletto Pietro. E' fuggito da Algeri in seguito al fatti narrati, in cui pure lui era coinvolto. Gavino Pinna più tardi non tralascerà di testimoniare al re di Spagna la morte di padre Francesco Zirano da martire.

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/redentor.htm

Frate francescano

Con un anno di noviziato tra i frati minori conventuali di S. Maria di Betlem, dunque, inizia la sua grande avventura. Il ragazzo è giovane, ha solo 15 anni, ma già segue le regole del convento sotto la guida esperta di un padre maestro, in attesa che la comunità dia un giudizio favorevole sulla sua vocazione e lo accolga definitivamente al suo interno. Un nuovo appellativo, che lo indica e impegna ad essere fratello tra fratelli, qualifica ora il suo nome: fra Francesco.

La sua professione francescana, che l'impegna a seguire Cristo "vivendo in obbedienza, povertà e castità", avviene l'anno successivo. La nuova famiglia che l'ha accolto definitivamente nel suo grembo è più numerosa di quella lasciata, ed è quotidianamente impegnata nella vita comunitaria di preghiera, di scuola ai frati più giovani e di servizio ai fedeli nell'ambito dell'ampia e bella chiesa di S. Maria di Betlem, mentre alcuni confratelli escono spesso fuori Sassari per la predicazione e per la questua. In questa comunità egli matura ulteriormente la sua vocazione, si fa strada con sempre maggior vigore l'ansia del servizio, si rafforzano la devozione a Maria, la fiducia incrollabile in lei.

Sacerdote

Prosegue intanto il suo cammino formativo, che lo porterà ad essere sacerdote di Cristo. Suddiacono a 18 anni, diacono a 20. Nel 1586, con ogni probabilità il 31 maggio, con l'imposizione delle mani dell'arcivescovo Alfonso de Lorca, è sacerdote. A condividere la sua gioia è presente anche un cugino, fra Francesco Serra, da poco entrato in convento e che tanta parte avrà nel suo futuro.

Ora padre Francesco è veramente, in tutto e per tutto, servo di Dio e dei fratelli. Attende agli uffici del suo stato che lo vedono più presente in chiesa e a contatto con i fedeli, ma anche nell'adempimento di vari uffici conventuali a servizio dei propri confratelli. Cosi per i primi quattro anni...

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/frate.htm

La famiglia

Non conosciamo esattamente la data di nascita di padre Francesco Zirano,

ma possiamo con sufficiente probabilità indicare l'anno 1564

(ricavandolo da altri dati più certi), mentre il luogo è sicuramente Sassari.

La sua famiglia è composta dal padre, dalla madre Margherita, da una sorella e probabilmente da un fratello e una seconda sorella. Lavorano la terra e vivono modestamente, soprattutto dopo la morte del babbo, mancato piuttosto presto.

E una famiglia come tante, della quale i documenti ci riferiscono un altro particolare: mamma Margherita ha una sorella, il cui figlio, di circa quattro anni più piccolo del nostro Francesco, si farà religioso con lui nello stesso convento di S. Maria di Betlem in Sassari. La fede delle mamme sorelle ci rimanda alla prima fondazione religiosa dei piccolo Francesco Zirano, ricevuta dunque nell'ambito familiare. Dal genitori, possiamo presumere, riceve l'esempio e l'invito a frequentare la chiesa e a riceverne ricchezza di fede e di insegnamenti.

Sassari: la sua città

Il contatto con la comunità cristiana lo rende spettatore e gradualmente attore della devozione dei suoi concittadini al propri santi: i protomartiri turritani Gavino, Proto e Gianuario morti per la fede durante le persecuzioni dell'impero romano, Sassari in questo momento compie annualmente due pellegrinaggi solenni alla basilica-santuario di S. Gavino sita presso il porto di Torres: il 25 ottobre nell'anniversario del martirio e il 4 maggio nella memoria della dedicazione della chiesa. Dato che ancora non e risorto l'abitato intorno al santuario e che il luogo è da secoli soggetto ad improvvisi attacchi dei corsari, ogni pellegrinaggio si svolge non senza incertezze per l'incolumità fisica dei partecipanti e nella disposizione d'animo di chi sa di mettere a repentaglio la propria libertà e forse la vita stessa per testimoniare la fede e la venerazione per i santi protettori.

Nessuno ci dice della partecipazione del ragazzo Zirano al pellegrinaggio. Ma la testimonianza rilasciataci da Antioco Strada (1605), che il padre Francesco Zirano "aveva per suoi particolari avvocati san Gavino, san Proto e san Gianuario, cittadini e protettori della città di Sassari", è sufficiente per chiarirci che forse proprio nella sua fanciullezza nacque il rapporto di fiducia e quindi di affidamento della propria vita alla loro protezione.

A scuola

L'infanzia del piccolo Zirano trascorre per il resto in modo normale, come quella di tanti altri bambini, con una sola differenza: in un'epoca in cui l'analfabetismo è la norma, Francesco riceve un'istruzione, non sappiamo bene dove e con quali modalità.

E' però lecito supporre che questa scuola fosse proprio il convento di S. Maria di Betlem, della sua città, dove i frati minori conventuali accoglievano spesso ragazzi e dove Francesco Zirano sarà chiamato da Dio a percorrere la vita tracciata da Francesco d'Assisi.

SOURCE : http://diocesioristano.freeservers.com/famizirano.htm

PADRE FRANCESCO ZIRANO

400° ANNIVERSARIO DELLA MORTE

Lettera ai frati, ai gruppi ecclesiali e ai fedeli delle nostre chiese

1. Il 2003 è ricco di anniversari per la famiglia francescana: celebriamo il 750° anniversario della morte di santa Chiara, di colei che introdusse tra le donne la vita evangelica di san Francesco, arricchendola di alcune note legate al genio femminile e alla grandezza del suo animo di nobildonna.

Nel 1253 moriva anche un altro personaggio molto legato a san Francesco, frate Elia da Cortona: vicario di san Francesco a partire dal 1221, resse l’Ordine fino al capitolo generale del 1227, quando venne eletto Ministro generale Giovanni Parenti (ben conosciuto in Sardegna per avere dimorato e, probabilmente, essere morto nel convento di Monterasu) e poi, dopo le dimissioni di questi, chia­mato nuovamente a guidare l’Ordine francescano dal 1232 al 1239, in un momento particolarmente difficile.

Ricorre inoltre il 4° centenario della nascita di san Giuseppe da Copertino, grande mistico della famiglia conventuale.

2. Per noi Frati Minori Conventuali della Sardegna riveste particolare importanza anche il 4° centenario della morte di padre Francesco Zirano, martirizzato ad Algeri il 25 gennaio del 1603.

La sua figura non è patrimonio esclusivo del nostro Ordine, ma appartiene a tutta la Chiesa e più

specificatamente a quella di Sassari e della Sardegna. Allo stesso modo tutti dobbiamo sentirci interpellati dalla vita e dall’opera di questo eroico conterraneo e tutti gli operatori pastorali sono chia­mati a presentare ai fedeli la sua eccelsa figura.

La vicenda umana e cristiana di questo nostro confratello potrebbe sembrare relegata in tempi remoti e distantissimi dai nostri. Invece oggi come ieri il mondo occidentale e il mondo islamico sono impegnati in un serratissimo e arricchente confronto che, purtroppo, non di raro sfociava e sfo­cia in contrapposizione e violenza.

Il ricordo di p. Francesco Zirano per noi è un’occasione non solo per rileggere un’importante pagina della storia di quella parte di umanità che si affaccia nel mediterraneo, ma e soprattutto per approfondire quelle note della spiritualità france­scana che suggeriscono un approccio nuovo e quan­to mai attuale al mondo islamico e offrono degli ottimi spunti per nuovi orizzonti all’impegno della nostra provincia.

3. La ricorrenza del 4° centenario della morte di p. Zirano è iniziata con un buon passo nell’Iter della sua causa di beatificazione: il 4 marzo u.s. i 6 consultori storici della Congregazione dei Santi, in modo unanime, hanno ammesso che:

- le ricerche storiche tese ad illustrare la vita e il martirio del nostro servo di Dio sono state condot­te in modo corretto ed esaustivo;

- i documenti raccolti e inseriti nella “Positio” sono storicamente affidabili (fidem historicam meren­tur);

- in questi documenti sono presenti quegli elementi che portano un solido fondamento storico sulla fama del martirio e sul martirio stesso del servo di Dio p. Francesco Zirano.

Il grande merito di questo primo ed impor­tante risultato nel cammino verso la beatificazione di p. Francesco Zirano va attribuito a p. Costantino Devilla, a p. Umberto Zucca e a p. Ambrogio Sanna.

P. Devilla dal 1926 al 1962 lavorò intensamente nella ricerca e nella raccolta dei documenti sulla tragica fine del servo di Dio. A lui si deve anche la prima biografia di p. Zirano, con ben 3 edizioni. P. Umberto Zucca con pazienza e intelligenza per un ventennio ha condotto faticose ricerche in impor­tanti archivi e biblioteche della Spagna, del Vaticano e dell’Italia, trovando nuove fonti utili per una migliore conoscenza della vita del servo di Dio; p. Ambrogio Sanna ha saputo organizzare sapiente­mente i documenti nella Positio super martirio necnon de fama martirii, in modo da evidenziare con estrema chiarezza le prove storiche e teologiche del martirio e risolvere eventuali difficoltà. È stata la sua ultima fatica come Postulatore generale delle cause dei santi. Grazie, confratelli carissimi.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20140907212831/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO1.htm

La vita e l’insegnamento di p. Francesco Zirano

4. Della sua vita abbiamo pochi dati sicuri ma, alcuni, particolarmente eloquenti. Di certo nac­que a Sassari; molto probabilmente nel 1564. Conosciamo il nome della mamma: Margherita, e la data della sua morte, il 1598. Ignoriamo il nome del babbo; di lui indirettamente veniamo a sapere che morì ancora giovane (è la mamma infatti che com­pie atti giuridici, normalmente riservati al marito). Probabilmente fu colpito anch’egli dalla peste del 1582 che, solo nella città di Sassari, fece ventimila vittime. E questa la peste che diede occasione al voto che impegna ancora oggi la municipalità di Sassari ad offrire ogni anno alcuni ceri (i famosi candelieri) alla Vergine Assunta.

Ebbe due sorelle e probabilmente un fratel­lo. Di famiglia povera, ancora giovane fu tuttavia avviato agli studi, cosa molto rara per quei tempi, quasi sicuramente presso il convento di Santa Maria di Betlem, dove a 14 anni, secondo la consuetudine del tempo, fu ammesso al noviziato e a 15 alla pro­fessione.

La sua formazione religiosa e teologica si svolse negli anni in cui, a Sassari, operava come docente e come rinomato oratore p. Francesco Sanna, ministro provinciale negli anni 1583-1587. Sono anni impegnativi anche per la riforma dell’Ordine dei Frati Minori Conventuali secondo le indicazioni del Concilio di Trento.

Con molta probabilità venne ordinato pre­sbitero il 30 maggio del 1586. Nel frattempo lo ha raggiunto a S. Maria, anch’egli come religioso, il cugino, figlio di una zia materna, fra Francesco Serra; questi avrà molta importanza nelle vicende degli ultimi 13 anni della vita di p. Zirano.

5. La vita ordinata e laboriosa del convento di Santa Maria nel 1590 viene turbata da un tragico episodio: fra Francesco Serra, il cugino di p. Zirano, mentre è in viaggio, viene rapito e ridotto in schia­vitù dai corsari turchi che in Algeri hanno la base per le loro incursioni.

Tali incursioni avvenivano nelle coste sarde frequentemente e non di rado erano rapiti pure sacerdoti e religiosi. Anche in periodi in cui non erano in corso guerre dichiarate, mondo islamico e mondo cristiano si combattevano con queste rapide incursioni per fare razzia di persone, di alimenti e di altri beni.

Uno dei centri islamici più attivi nell’attività corsara, in quegli anni, era Algeri. Le persone rapite venivano vendute come schiavi e sottoposte ad ogni genere di lavoro e di umiliazioni e, a seconda del padrone, venivano trattate senza alcuna umanità; quando, invece, si riusciva a comunicare con i paren­ti, veniva indicato il prezzo del riscatto, che variava in base dell’importanza della persona rapita.

Se il rapito era benestante al riscatto provve­deva in proprio la famiglia. Il riscatto dei poveri era tentato da alcuni istituti religiosi sorti con questa finalità (Mercedari, Trinitari, ecc.) e da varie confra­ternite dedite esplicitamente a tale opera caritativa.

Ci dispiace dirlo ma, in quel tempo, anche navi di cristiani operavano incursioni di pirateria e, peggio ancora, erano tollerate e, qualche volta, autorizzate dalle legittime autorità.

6. Spesso gli schiavi cristiani, pur di sfuggire alle umiliazioni e liberarsi dalla schiavitù si conver­tivano all’islamismo. P. Francesco Zirano temeva che qualcosa di simile potesse succedere anche al cugino, per cui, dopo aver sperato e atteso altre pos­sibili soluzioni, decise di affrontare personalmente la fatica e i rischi della liberazione di fra Francesco Serra.

Nonostante tale decisione, egli continua a dare il proprio contributo di lavoro e di impegno nella sua comunità di Sassari. Nel gennaio del 1598 c’è un avvicendamento negli uffici e negli incarichi comunitari del convento di Santa Maria; p. Zirano è nominato economo e procuratore: vale a dire addetto a trattare gli affari pubblici del convento. A quei tempi, questo era un incarico talmente impor­tante che la nomina del p. Zirano viene registrata dal notaio.

È amministratore di una riserva di grano della comunità e svolge il compito di questuante in alcuni paesi del circondano di Sassari.

In quell’anno, molto probabilmente muore anche la mamma.

Il 1598 è soprattutto l’anno della trepida attesa della risposta del papa ad una sua supplica di poter questuare in tutte le chiese della Sardegna per reperire i fondi necessari al riscatto del cugino. Egli infatti non ha altre possibilità per trovare i 200 scudi, la somma assegnata per il riscatto del cugino, e poter, sostenere le spese del viaggio e andare incontro a tanti altri molteplici imprevisti di una simile impresa.

In Sardegna la questua finalizzata alla redenzione degli schiavi era riservata ai religiosi Mercedari di Bonaria. Di conseguenza egli ha biso­gno di una facoltà esplicita del papa. Presenta la supplica al papa Clemente VIII negli ultimi mesi del 1597 o nei primi del 1598, come si evince dal Breve del papa, firmato il 19 marzo 1599, detto Ortatorio, nel quale si concede la facoltà di recarsi alla questua per tre anni; la persona del p. Zirano è indicata come “uomo di circa 33 anni, di bassa statura, occhi neri e barba castana”.

Ottenuta la licenza, senza perdere tempo, prese a percorrere i paesi della Sardegna questuan­do, oltre che negli atri delle chiese, di casa in casa; ha modo così di incontrare e confortare varie perso­ne che avevano parenti nelle stesse condizioni del cugino.

7. Alla fine del triennio, nella primavera del 1602, non potendo partire per l’Africa direttamente dalla Sardegna, egli si reca in Spagna. Il re Filippo III gli offre un passaggio in una nave spagnola che porta ad Algeri p. Matteo de Aguirre, frate minore osservante, già schiavo in quella città, conoscitore della lingua del posto e della situazione politica, che si è fatto promotore di un progetto per la presa di Algeri con l’aiuto del re di Cuco, che ha un parente convertito al cristianesimo.

P. Francesco approda in Africa il 28 luglio del 1602 e si affretta subito a compiere la sua missione. Purtroppo il momento non è proprio quello più adatto. Ad Algeri tutti quelli che vengono dal Cuco sono considerati nemici o spie. Le trattative per i riscatti sono state sospese. In città si è saputa la notizia dell’arrivo di p. Matteo de Aguirre e dello stesso p. Zirano ed anche il suo nome è inserito nel­l’elenco dei ricercati.

Tuttavia egli non desiste dal suo progetto: travestito da mercante moro venditore di lino, riesce a liberare 4 schiavi che lavorano nelle aziende agricole fuori le mura della città.

In attesa degli eventi, per ben 4 mesi, da set­tembre a dicembre del 1602, p. Zirano si ferma nella città di Cuco e svolge il ministero sacerdotale a favore dei cristiani riscattati o fuggiti da Algeri e di alcuni rinnegati che sostano a Cuco in attesa di rien­trare in patria. In questo periodo incontra anche i coniugi Gavino Pinna e Margherita Escano con il loro figlio Pedro, nativi di Tempio. Essi gli confida­no il profondo dispiacere di aver rinnegato la fede cristiana, sebbene solo esteriormente. Bastava infat­ti che un cristiano entrasse nella moschea o nomi­nasse Maometto ed era obbligato a farsi maometta­no, diversamente veniva bruciato vivo.

Di fatto, nel loro intimo, i coniugi Pinna-Escano rimasero sempre cristiani convinti e lo dimostrarono facilitando il compito ai redentori di schiavi e aiutando i sacerdoti con offerte di messe e in vari altri modi. Rientrati in patria ebbero la gioia di vedere il figlio Pedro ordinato sacerdote1.

Intanto il 10 gennaio, Sid Amar ben Amar, giocando sulla sorpresa attacca battaglia ed infligge un’umiliante sconfitta all’esercito di Algeri. Il re di Cuco ci tiene a far sapere la notizia al re di Spagna ed invia proprio p. Zirano a portare una lettera al sovrano spagnolo.

Nel tragitto dalla zona montagnosa verso il porto di Asofon, forse tradito, certamente abbando­nato dalla scorta che avrebbe dovuto difenderlo da eventuali imboscate dei soldati di Algeri, venne arre­stato. Gli viene subito tolta la missiva per il re di Spagna, spogliato delle vesti, percosso e incatenato viene condotto ad Algeri, dove entra il 6 gennaio 1603 “..... mezzo morto di freddo e di fame, ricoperto delle sole brache, scalzo, con una grande catena al collo e manette ai polsi” (RAMIREZ, Relacion A, c. 5v).

8. Sarebbe troppo lungo riassumere le vicen­de degli ultimi 20 giorni della sua vita! Fu rinchiuso nel carcere situato all’interno del palazzo del pascià. Qui, pur essendo in mezzo ad altri cristiani, fu proibito a tutti di parlargli. Lo si voleva isolare perché ritenuto erroneamente un personaggio molto importante (fra Matteo de Aguirre l’amba­sciatore del re di Spagna Filippo III), tanto che il prezzo del suo riscatto venne fissato in tremila ducati d’oro; per il riscatto di fra Francesco Serra bastavano duecento scudi.

Nonostante la strettissima sorveglianza, il cugino fra Francesco Serra riuscì a fargli visita due venerdì di seguito, nell’ora in cui i carcerieri erano intenti alla preghiera, nella moschea.

Il 22 gennaio del 1603, i giannizzeri (la mili­zia che presidia Algeri) lo vorrebbero far arrivare con una nave inglese a Costantinopoli come trofeo di guerra per il Gran Visir che comanda anche su Algeri; il tentativo fallisce perché il pascià preferi­sce i soldi del riscatto.

Due giorni dopo riprende il braccio di ferro tra il pascià Solimàn che, in vista del riscatto, ne vuole salva la vita e i giannizzeri che ne vogliono la morte. Il verdetto definitivo viene pronunciato la mattina del 25 gennaio ed è terribile: sarà scorticato vivo; condan­nato quindi a morire dissanguato e fra atroci dolori.

Alla notizia di tale condanna il commento di p. Zirano è di ringraziamento al Signore: “Rendiamo grazie al Signore nostro Dio, perché ha scelto me indegno servo” (ANONIMO, Relacion, p. 3). Non mancano gli inviti pressanti a rinnegare la fede cristiana per avere salva la vita, sempre rifiutati con grande decisione.

Segue la lunga Via crucis attraverso la strada principale di Algeri, affollata per il mercato, fatto oggetto di insulti, sputi e percosse, fino al luogo del­l’esecuzione, fuori della porta di Babason. Giunti sul luogo del supplizio, riceve ancora un ultimo invi­to a rinnegare la fede, ma la sua risposta è più che mai ferma: “Io sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco e come tale voglio morire. E supplico Dio che illumini voi perché lo abbiate a conoscere” (ANONIMO, Relacion, p. 3).

Infine viene scorticato vivo. Quando gli viene strappato l’ultimo brandello di pelle esclama: “Nelle tue mani, o Signore, raccomando l’anima mia... - e con queste parole spirò” (ANDREA SARDO, Deposicion 29.03.1606, p. 258).

9. La virtù che più di ogni altra risalta dal breve sunto della sua biografia è senza dubbio la carità autenticamente cristiana e fraterna. Dal momento dell’incursione corsara del 1590 non lo abbandonò più il pensiero del cugino fra Francesco Serra che si trovava schiavo tra i musulmani di Algeri, costretto a faticosi e umilianti lavori con il timore che, in tali condizioni, potesse vacillare la sua stessa fermezza nella fede cristiana. Il primo pensiero al risveglio e l’ultimo la sera prima di pren­dere sonno era quello del cugino. Probabilmente anche i suoi sogni erano tormentati dalle immagini dei famosi bagni turchi dove vivevano ammassati migliaia di schiavi cristiani. Nella preghiera non mancava mai un invocazione per la perseveranza nella fede del cugino fra Francesco.

Dalla carità scaturiscono le altre sue virtù umane e cristiane: il coraggio e l’intraprendenza, la fortezza d’animo e la disponibilità all’azione dello Spirito. Egli, umile frate di una lontana provincia del suo ordine, trova il coraggio di rivolgere una supplica al papa con la richiesta di poter ricorrere alla questua per il riscatto del cugino, di percorrere poi per tre lunghi anni i paesi della Sardegna mostrando a prelati, abbati, parroci e rettori di chie­se il breve del papa che lo autorizzava a stendere la mano negli atri delle chiese come gli umili mendica­ti, e a bussare timidamente alle porte dei pastori e dei contadini per ricevere quel piccolo obolo, neces­sario per raggiungere la cifra richiesta.

Il coraggio lo sostiene nel chiedere aiuto al re di Spagna Filippo III per poter arrivare in Africa, e, giunto nel luogo della sua missione, nell’affidarsi a guide e interpreti sconosciuti, pur di raggiungere lo scopo del suo viaggio.

Manifesta lo stesso intrepido coraggio nel­l’affrontare le sofferenze dell’arresto e della bar­bara uccisione.

10. La carità cristiana e le virtù morali da essa derivanti scaturiscono e sono sostenute da una grande fede, alla cui luce per p. Francesco Zirano è importante non solo il riscatto del cugino dalla schiavitù, ma ancora di più l’opportunità di arreca­re conforto a lui e agli altri prigionieri, sostenerne la fede e richiamare a questa i rinnegati.

P. Zirano sa che la fede cristiana è un dono talmente grande che illumina e dà significato a tutta l’esistenza e che, quindi va difesa, custodita e accre­sciuta in se stessi e negli altri.

Egli sa che, recandosi ad Algeri, anche la sua fede potrebbe essere messa a dura prova. Da qui l’impegno ad accrescerla con l’umile preghiera e a chiedere il dono della perseveranza innanzitutto per se stesso.

Si spiega così il fatto che di fronte alle indici­bili sofferenze di un crudele martirio egli non abbia avuto un momento di esitazione nel confessare la sua fedeltà a Cristo.

Per le autorità di Algeri era un trofeo molto ambito fare prigionieri importanti personaggi cri­stiani e p. Zirano, sebbene per errore, era ritenuto tale; più esaltante, però, era farne dei rinnegati. Anche a lui fu promesso di avere salva la vita se fosse diventato musulmano. Di fronte a tale provo­cazione non solo la sua fede fu irremovibile, ma colse l’occasione per testimoniarla pubblicamente e per invitare i suoi aguzzini al cristianesimo: “Io sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco e come tale voglio morire. E supplico Dio che illumini voi perché lo abbiate a conoscere”

(ANONIMO, Relacion, p. 3).

11. La carità cristiana del p. Zirano, oltre che dalla fede, è sostenuta poi dalla speranza. Potremmo aggiungere da una molteplice speranza. Dapprima egli spera di portare a compimento il progetto della liberazione del cugino e di qualche altro schiavo; una volta caduto egli stesso prigionie­ro e condannato a morte, si sente sostenuto dalla speranza che il suo sacrificio, per grazia di Dio, rav­vivi la fede dei rinnegati e mantenga salda quella del cugino e degli altri cristiani schiavi ad Algeri, e a lui apra le porte del paradiso.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20140907143206/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO2.htm

L’iniziativa di p. Francesco Zirano alla luce dell’in­segnamento di san Francesco su “coloro che vanno tra i saraceni e gli altri infedeli”

12. L’opera del p. Francesco Zirano può esse­re meglio capita e apprezzata se vista alla luce del comportamento suggerito da san Francesco a “colo­ro che vanno tra i saraceni e altri infedeli”. Per utili­tà di coloro che non conoscono il testo del serafico padre lo riporto qui di seguito:

“Dice il Signore: Ecco, io vi mando come pecore in mezzo ai lupi. Siate dunque prudenti come serpenti e semplici come colombe.

“Perciò quei frati che, per divina ispirazione, vorranno andare fra i Saraceni e altri infedeli, vada­no con il permesso del loro ministro e servo.

“Il ministro poi dia loro il permesso e non li ostacoli se vedrà che essi sono idonei ad essere mandati; infatti dovrà rendere ragione al Signore, se in queste come in altre cose avrà proceduto senza discrezione. I frati poi che vanno fra gli infedeli, possono ordinare i rapporti spirituali in mezzo a loro in due modi. Un modo è che non facciano liti o dispute, ma siano soggetti ad ogni creatura umana per amore di Dio e confessino di essere cristiani.

“L’altro modo è che, quando vedranno che piace al Signore, annunzino la parola di Dio perché credano in Dio onnipotente Padre e Figlio e Spirito Santo, creatore di tutte le cose, e nel Figlio Redentore e Salvatore, e siano battezzati, e si fac­ciano cristiani, poiché, se uno non rinascerà per acqua e Spirito Santo non potrà entrare nel regno di Dio.

“Queste ed altre cose che piaceranno al Signore possono dire ad essi e ad altri; poiché dice il Signore nel Vangelo: Chi mi riconoscerà davanti agli uomini, Io lo riconoscerò davanti al Padre mio che è nei cieli; e: Chiunque si vergognerà di me e delle mie parole, il Figlio dell’uomo si vergognerà di lui, quando tornerà nella gloria sua e del Padre e degli angeli.

“E tutti i frati, ovunque sono, si ricordino che hanno consegnato e abbandonato il loro corpo al Signor nostro Gesù Cristo, e per il suo amore devo­no esporsi ai nemici sia visibili che invisibili, poiché dice il Signore: Colui che perderà l’anima sua per causa mia la salverà per la vita eterna”2.

13. Tra gli esperti si discute se questo capito­lo sia stato scritto prima o dopo l’esperienza dell’in­contro che san Francesco ebbe con il sultano Al­Malik-al-Kamil. Se fosse stato scritto prima indiche­rebbe la grande intuizione di Francesco, se dopo riporterebbe il frutto della sua personale esperienza.

Lungo i secoli sono stati tanti i francescani che si sono recati tra i saraceni, ma non tutti con gli atteggiamenti suggeriti da san Francesco in questo capitolo della regola. Alcuni vi si recarono a segui­to e con lo spirito battagliero dei crociati. Altri par­ticolarmente assetati di martirio e tanto semplici (forse anche non molto prudenti) da oltraggiare pubblicamente Maometto.

Altri ancora, e forse più numerosi, vi andarono con lo spirito di san Francesco per realizzare un’umile e silenziosa testimonianza di vita cristiana, fatta di rispetto per la buona fede di molti maomet­tani e per alcuni loro atteggiamenti autenticamente religiosi, quali il senso della trascendenza divina, la fedeltà alla preghiera, il senso dell’ospitalità, ecc.

14. P. Francesco Zirano andò tra i saraceni come redentore di schiavi cristiani e con lo spirito di quanto suggerisce san Francesco nella regola del 1221.

Egli va tra i saraceni con l’animo sgombro da ogni forma di ostilità, va per esercitare una virtù cri­stiana, anzi quella per eccellenza: la carità. Non avendo trovato altre soluzioni, utilizza il passaggio di una nave militare, ma lo scopo del suo viaggio non tende a minare i poteri costituiti di Algeri.

È vero che, costretto all’inattività per lo stato di belligeranza tra il regno di Cuco e Algeri, nel frat­tempo egli accetta una missione che potremmo definire diplomatica; essa tuttavia non venne sugge­rita da sentimenti di ostilità nei confronti degli isla­mici. Si trattava di portare in Spagna una lettera con l’annuncio di una significativa vittoria da parte del re di Cuco, alleato della Spagna contro i turchi di Algeri. E fu proprio mentre compiva questa missio­ne che, per fatalità o tradimento, venne arrestato, sommariamente processato e condannato alla morte.

Nei venti giorni che trascorrono dal giorno del suo arresto a quello del supplizio egli vive in pieno quanto suggerisce san Francesco ai frati che vanno tra i saraceni: “Un modo è che non facciano liti o dispute ma siano soggetti ad ogni creatura umana per amore di Dio e confessino d’essere cristiani”.

L’intento del suo viaggio in Africa, secondo quanto già detto, era esclusivamente caritativo (riscattare il cugino dallo stato di schiavitù, sostene­re nella fede i cristiani schiavi ad Algeri e esortare i rinnegati a tornare alla fede cristiana).

Inoltre, quando partì dalla Sardegna, era suo intento riscattare il cugino non con la forza o l’in­ganno, ma seguendo le procedure allora in vigore: giungere sul posto munito dei salvacondotti dovuti, pagare la somma pattuita per riavere la persona da riscattare e rientrare pacificamente in patria. Purtroppo tutto questo non fu possibile a motivo della guerra in atto tra il regno di Cuco e Algeri.

15. Incatenato, come Cristo sulla via del Calvario, egli percorreva le strade di Algeri “mezzo morto di freddo e di fame, ricoperto di un sommario perizoma, scalzo, con una grande catena al collo e manette ai polsi” (RAMIREZ, Relacion A, p. 3).

Non un lamento, non un’imprecazione. Non era venuto a cercare il martirio, anche se la sua devozione ai martiri Gavino, Proto e Gianuario sta ad indicare che in lui da sempre era grande l’ammi­razione per i confessori della fede, ma davanti alla prospettiva del martirio egli si dimostra pronto e grato.

Quando il cugino fra Francesco Serra lo viene a trovare in carcere, approfittando dell’ora della pre­ghiera del venerdì, mentre tutti i musulmani sono nella moschea, e gli comunica che probabilmente verrà bruciato vivo, egli esclama: “Non merito da Dio tanta grazia. Ma piaccia a Lui che io venga bruciato per essere cristiano” (ANONIMO, Relacion, p. 2).

E quando, la seconda volta che gli fa visita, gli rende noto che quasi sicuramente l’indomani sarà giustiziato, rinnova la sua gratitudine al Signore ed offre la sua vita per il ritorno alla fede dei rinnegati: “Piaccia a Dio che con la mia morte i rinnegati riconoscano quanto male han fatto rinne­gando il proprio Dio in mezzo a questi infedeli. Ma, ti prego, conducimi un confessore” (Ivi).

Alla risposta del cugino che non era possibi­le trovargli il confessore, aggiunge: “Accolga Dio la mia intenzione” (Ivi).

16. S. Francesco poi aggiunge: “Quando vedranno che piace al Signore, annunzino la parola di Dio perché credano in Dio onnipotente Padre Figlio e Spirito Santo...”.

P. Zirano capisce che tale opportunità a lui si presenta proprio nel momento in cui è condotto al supplizio. Ecco cosa afferma al riguardo la testimo­nianza di Giovanni Andrea di Cagliari, resa a voce sotto giuramento: “E questo teste vide come i Mori e i Turchi, quando lo conducevano al martirio, cerca­vano di convincerlo a rinnegare la nostra santa fede cattolica. Ma il detto fra Francesco, cercando di per­suaderli col predicare la nostra santa fede cattolica, diceva: ‘In essa sono nato e in essa voglio morire’ ” (Deposicion 29.03.1606, p. 258).

E quando gli promettono di salvargli la vita se diventerà maomettano egli esprime la propria irremovibile professione di fede cristiana e, indiret­tamente, rivolge l’invito perché essi si convertano a Cristo: “Io sono cristiano e religioso del mio padre san Francesco e come tale voglio morire. E supplico Dio che illumini voi perché lo abbiate a conoscere” (ANONIMO, Relacion , pA3).

P. Francesco Zirano prega per la conversione dei suoi carnefici e di conseguenza indirettamente li

invita a fare questo salto, ma in lui non è presente alcuna parola di disprezzo per Maometto o per il Corano.

17. Infine, nella sua regola, san Francesco rivolge ai frati questa esortazione: “E tutti i frati, ovunque sono, si ricordino che hanno consegnato e abbandonato il loro corpo al Signor nostro Gesù Cristo, e per il suo amore devono esporsi ai nemici sia visibili che invisibili, poiché dice il Signore: ‘Colui che perderà l’anima sua per causa mia la salverà per la vita eterna’ ”.

Abbiamo appena sentito con quale serenità il nostro servo di Dio si disponga al martirio e lasci che il suo povero corpo sia oltraggiato e vilipeso. Nella testimonianza di G. Andrea Sardo leggiamo: “Il detto carnefice si avvicinò con un coltello alla vit­tima ammanettata e ferma nel fosso, e gli diede un colpo aprendo gli una larga ferita dall’orecchio fino alla schiena: e il detto fra Francesco soffriva con grandissima pazienza, invocando i santissimi nomi di Gesù e di nostra Signora e recitando salmi. Proseguendo il carnefice a scorticare con grandissi­ma crudeltà, arrivando alle mani gliele tagliava al polso, e lo stesso faceva per i piedi, dopo aver scorticato le gambe: finché scorticando gli il petto fino alla bocca dello stomaco, il suddetto testimone vide il padre Francesco, levati gli occhi al cielo con grande dolore, dire: - Nelle tue mani, o Signore, raccomando l’anima mia: mi hai redento, o Signore, Dio vero. - E con queste parole spirò” (G. ANDREA SARDO, Deposicion 29.03.1606, p. 258).

SOURCE : https://web.archive.org/web/20140907212343/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO3.htm

Il nostro atteggiamento, oggi, nei confronti dell’Islàm

18. Oggi, sono soprattutto gli islamici che vengono in mezzo a noi: vengono in massa alla ricerca di un lavoro, spinti dal bisogno.

Salvo rare eccezioni vengono disarmati e senza l’intento esplicito di fare proselitismo. In maggioranza però essi, anche in mezzo a noi, inten­dono vivere i capisaldi della loro religione e inevita­bilmente si arriva ad un certo confronto e, qualche volta, purtroppo, allo scontro, forse perché sia chi viene in mezzo a noi, sia chi li accoglie non è libero da pregiudizi. Del resto, non tutti gli islamici che vengono tra noi conoscono e vivono bene il proprio credo religioso, così come la grande maggioranza dei cristiani non conosce e non professa in modo integro la vita cristiana.

19. In questa situazione il compito di noi francescani nei confronti di questi emigrati è: acco­gliere, rispettare, aiutare, testimoniare un’autentica vita cristiana, e, all’occorrenza annunciare loro il vangelo.

1) Accogliere. Sappiamo che san Francesco voleva che i suoi frati fossero ospitali verso tutti: “Chiunque verrà da essi, amico o nemico, ladro o brigante, sia ricevuto con bontà” (Rnb 7, FF 26).

In questo spirito è urgente che noi francesca­ni sensibilizziamo il nostro ambiente perché coloro che, in cerca di un onesto lavoro, vengono in modo regolare in Occidente non siano né ostacolati né emarginati. Se ne avessimo la possibilità, noi stessi potremmo offrire loro un lavoro.

2) Rispettare. La nostra accoglienza va offer­ta con spirito fraterno, umile, con l’atteggiamento di chi accoglie degli amici, anzi molto di più: Cristo stesso.

Dobbiamo rispettare anche e soprattutto il loro credo religioso perché come ha ben detto il Vaticano II, anche in esso è presente “un raggio di quella verità che illumina tutti gli uomini” (Nostra Aetate 2). Come non apprezzare, ad esempio, il senso profondo della trascendenza divina da essi coltivato? la fede nella misericordia di Dio? la fedeltà alla preghiera? lo sforzo per vincere le pro­prie passioni? la lotta contro l’oppressione e l’ingiu­stizia? A questo riguardo è molto significativa la sura 4 del Corano: “O voi che credete praticate la giustizia, praticatela con costanza, in testimonianza di fedeltà a Dio, anche a scapito vostro, o di vostro padre, o di vostra madre, sia che si tratti di un ricco o di un povero perché Dio ha priorità su ambedue”.

3) Aiutare. Non si tratta solo di offrire aiuti materiali, quando ne avessero bisogno. Più impor­tante ancora è favorire il loro inserimento nel nostro ambiente; aiutarli con la nostra cordiale ami­cizia a saper armonizzare i doveri di ogni cittadino con l’osservanza dei precetti della propria religione. Questa conciliazione non è sempre facile per loro, abituati come sono ad identificare lo stato con la religione, a differenza di noi occidentali che da tempo abbiamo distinto queste due dimensioni del vivere sociale.

4) Testimoniare. Il mondo occidentale è ter­rorizzato dall’idea che l’islamismo possa pacifica­mente occupare l’Europa cristiana. E un pericolo reale? Per scongiurarlo o esorcizzarlo è necessaria una maggiore coerenza nella nostra vita di fede e un’autentica testimonianza di carità cristiana.

A contatto con una comunità cristiana che vive con fede, anche gli islamici difficilmente reste­ranno insensibili davanti al messaggio evangelico. È sempre possibile che alcuni cristiani passino all’Islàm, ma, a lungo andare, è più probabile che tanti maomettani si aprano alla fede cristiana: dipende anche da noi.

Alla luce di quanto ha insegnato e vissuto il serafico Padre e nel ricordo di quanto ha operato p. Francesco Zirano, noi francescani dobbiamo sentire come nostro il compito di essere vicini, in nome della Chiesa, ai musulmani.

Anche se, per il momento, nella nostra Isola gli islamici non sono moltissimi, noi della Sardegna, collocati dalla geografia e dalla storia come testa di ponte tra Europa e Africa siamo chiamati ad indivi­duare in tale compito il nostro specifico per i decen­ni a venire.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20111220025320/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO4.htm

Doverosa e fruttuosa memoria dei martiri

20. Il 4° centenario della morte di p. Francesco Zirano, ci ricorda che è doveroso e utile fare memoria di quei cristiani che hanno pagato con la morte la propria fedeltà a Cristo.

In occasione del grande Giubileo del 2000 il Papa volle che nel Colosseo, alla sua presenza, venisse celebrato il ricordo dei martiri del XX seco­lo. Risultò una delle cerimonie più commoventi e significative di quell’anno.

Per la Chiesa è importante e doveroso:

- fare memoria dei cristiani che hanno saputo dare la vita per conservare integra la propria fede e per l’affermazione dei molteplici valori cristiani;

- rendere onore a tutti coloro che per fedeltà a Cristo hanno saputo sacrificare il bene più grande in loro possesso, la propria vita;

- esprimere gratitudine e riconoscenza per il bene spirituale che la testimonianza dei martiri apporta alla Chiesa e a ciascun fedele.

21. Il loro ricordo, infatti, ravviva la fede, riaccende la speranza, rinnova la carità.

Ravviva la fede. Martire è colui che non solo a parole, ma anche con la vita concreta di ogni gior­no ha fatto di Gesù l’unica ragione della propria esi­stenza, per cui, con la stessa generosità con cui ha saputo vivere per Cristo, per Lui sa anche morire.

L’esempio dei martiri ricorda a tutti i cristia­ni la grandezza e la forza della fede.

L’esempio di p. Francesco Zirano, anche se lontano nel tempo, è ancora più eloquente per il genere di morte che egli ha saputo affrontare. Nonostante fosse a conoscenza delle atrocità a cui stava per essere sottoposto, rimase fermo nel suo proposito di fedeltà a Cristo. Miracolo della fede! Il suo esempio non può lasciarci indifferenti; inevita­bilmente ravviva la nostra fede.

Riaccende la speranza. Sul momento la morte del martire provoca un senso di grande fru­strazione e di impotenza perché da’ l’impressione che la violenza, l’ingiustizia e l’oppressione siano vincenti, poi, gradatamente, il pensiero che nel mondo ci sono uomini e donne che non si piegano alla violenza e alla prepotenza, ma dalla fede in Cristo attingono la forza per resistere al male fino alla morte, riaccende la speranza che il bene e tutti i valori cristiani si affermeranno, e il Regno di Dio si imporrà nelle coscienze al di là di ogni cattiveria umana.

Rinnova la carità. Le virtù teologali non pos­sono essere mai disgiunte l’una dall’altra. E eviden­te che il martire, nell’offerta della sua vita, è soste­nuto dalla fede in Dio e dall’amore verso di Lui.

Alla base di molti martini poi c’è anche la volontà esplicita di venire in aiuto dei fratelli, di difendere i diritti dei più deboli, di sostenere la fede, ecc. In altre parole: la carità verso il prossimo.

Come non sentire di fronte al loro esempio il dovere di uscire dal nostro egoismo e, in nome dell’amore che abbiamo per Dio, curarci di più dei nostri fratelli e dei loro problemi?

A tutto questo ci conduce, in particolare, il ricordo del nostro servo di Dio. In lui risplendono le virtù della fede, della speranza e della carità. Sono le virtù fondamentali del cristiano; egli ne da’ testimonianza non in un contesto di serenità e di pace, ma mentre è sottoposto ad indicibili atrocità.

22. Infine il ricordo del martirio di p. Francesco Zirano ci porta, inevitabilmente, ad un’altra considerazione: tanti nostri confratelli vivo­no la propria fede in situazione di ingiustizia e di repressione.

Non possiamo dirci veri cristiani se viviamo dimentichi di tali realtà. Il mistero dell’incarnazio­ne, grazie al quale Gesù Cristo non ha sorvolato la nostra condizione umana ma l’ha assunta in pienez­za, spinge la Chiesa e noi singoli cristiani ad immer­gerci nella realtà concreta, a renderci presenti dove si soffre violenza e oppressione, dove si patisce ingiustizia o si è privati di libertà. Dobbiamo uscire allo scoperto, levare la nostra voce, denunciare le situazioni inumane ancora presenti nel mondo e lavorare perché siano superate, anche a costo di restare noi stessi vittime della violenza e dell’ingiu­stizia, come avvenne per p. Zirano. Non si dica che ci mancano gli strumenti. Nel nostro piccolo tutti possiamo e dobbiamo fare qualcosa.

Forse, è soprattutto questo l’impegno a cui ci richiama il 4° centenario della morte di p. Francesco Zirano.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20060510055429/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO5.htm

Alcune iniziative concrete

23. Per valorizzare adeguatamente la grazia di questo anniversario è necessario dare concretez­za ad alcune suggestioni espresse nel corso della let­tera ed indicare qualche iniziativa in cui impegnarci.­

1) Perché non renderci promotori di un dia­logo intereligioso nella nostra Isola? Il problema del dialogo intereligioso in Sardegna è quasi del tutto ignorato. Eppure gli interlocutori non manca­no. Perché non farcene promotori presso le sedi più opportune?

2) Dobbiamo, inoltre, organizzare una buona commemorazione di p. Francesco Zirano almeno in tutte le città in cui siamo presenti, in collaborazione con la Facoltà teologica, gli Istituti di scienze reli­giose, i Centri culturali di varia natura (Rotary, Lions, Soroptimist, ecc.).

3) Nelle nostre chiese sia stabilito un giorno particolare nel quale in tutte le messe venga ricor­data la figura di p. Francesco Zirano e proposto come modello di vita cristiana ai fedeli.

4) Possiamo poi, proporre ai nostri gruppi ecclesiali in cerca di una qualche attività caritativa o sociale, un’attenzione particolare verso gli emigrati che provengono dal mondo islamico.

5) Altre iniziativa concrete potranno essere individuate nel corso dell’anno.

Conclusione

24. Ma più di ogni altra cosa il 4° centenario del martirio di p. Francesco Zirano deve rappresen­tare per noi frati, per i nostri gruppi ecclesiali e per tutti i fedeli che frequentano le nostre chiese e per quelli di tutta la Sardegna un forte richiamo a saper testimoniare con umile fermezza la nostra fede in Gesù Cristo e a ricercare con più decisione la santi­tà: la ricerca esplicita, convinta e costante della san­tità deve essere sempre presente nei nostri proposi­ti; lo esigono la fedeltà alle promesse battesimali, la coerente appartenenza a qualche gruppo ecclesiale e, per noi frati, il rinnovato impegno assunto con la professione religiosa.

Lasciamo risuonare nel nostro animo, fre­quentemente, l’esortazione di san Paolo ai tessalo­nicesi: “Questa è la volontà di Dio, la vostra santifi­cazione” (1 Ts 4, 3) e diamole ascolto. Così facendo, commemoreremo nel modo migliore il 4° centena­rio del martirio di questo nostro eroico confratello.

Oristano, 11 maggio 2003

fra Giuseppe Simbula

Ministro provinciale

Note:

1 GAVIN0 PINNA E MARGHERITA ESCANO, Supplica a Filippo III, conservata da P. GUISO PIRELLA. Chronica Provinciae Sardiniae, Roma, Archivio genera­le OFM, ms T\34, c. 137rv.

­2 Regola non bollata, cap. 16, in Fonti Francescane 42-45, Movimento Francescano, Assisi 1978. Questa regola, scritta nel 1221, è chiamata non bol­lata perché non fu sottoposta all’approvazione di alcuna bolla pontificia, a dif­ferenza di quella scritta nel 1223, detta Regola bollata che fu approvata dal papa Onorio III con la bolla Solet annuere dcl 29 novembre 1223.

La Regola del 1221, pur non avendo carattere giuridico, è ritenuta da tutti i francescani un documento di grande importanza spirituale, a cui orientare il proprio comportamento.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20060510055636/http://www.smbsassari.com/personaggi/ZIRANO6.htm