vendredi 27 décembre 2019

Bienheureux ALAIN DIEULANGARD, missionnaire, prêtre Père Blanc et martyr


Alain Dieulangard

Père Blanc : missionnaire d’Afrique

Il est né le 21 mai 1919 à St-Brieuc (France). Il suit des études de droit qu’il termine en 1943.

Cette même année, il est admis chez les Pères Blancs. Il fait son serment à Thibar le 29 juin 1949 et est ordonné prêtre le 1er février 1950.

Nommé en Algérie, il y passe toute sa vie missionnaire, surtout en Kabylie, travaillant dans l’administration et l’enseignement. Homme de Dieu, recherchant l’absolu.

“Quand le Père Alain commence à me parler de Dieu, je me rappelle qu’il ferme les yeux, se souvient Amar, et, avec douceur, il lâche ses mots à voix si basse qu’il me faut tendre l’oreille : il faut aimer Dieu notre Père, notre refuge et notre vie, en aimant aussi nos frères dans le Seigneur Jésus-Christ ; c’est ce qu’il nous répète sans cesse”.

Avant sa mort il écrit : “Comme les apôtres sur le lac, nous n’avons plus qu’à crier vers le Seigneur pour le réveiller… L’avenir est entre les mains de Dieu”.

Il a été abattu dans la cour de la Mission le 27 décembre 1994.

SOURCE : https://19martyrs.jimdofree.com/mgr-claverie-et-ses-18-compagnons/qui-sont-ils/alain-dieulangard/

Bienheureux Jean, Christian, Alain et Charles

Pères blancs martyrs en Algérie (+ 1994)

De 1994 à 1996, dix neuf religieux catholiques installés dans le pays et qui œuvraient auprès des populations locales, dans un dialogue de fraternité et de paix, ont été assassinés par les groupes terroristes.

décret en italien

Jean Chevillard, Alain Dieulangard, Christian Chessel et Charles Deckers, assassinés le 27 décembre 1994 dans leur presbytère.

Quatre pères blancs dont trois Français et un Belge, sont tués à Tizi Ouzou (GoogleMaps), au cœur de la Kabylie algérienne: le père Jean Chevillard (1925-1994), à la tête de l'ordre des pères blancs, le père Alain Dieulangard (1919-1994) -l'aîné-, le père Christian Chessel (1958-1994) et le père Charles Deckers (1924-1994) -Belge naturalisé algérien-

Ils étaient les amis de tous, pauvres et riches, jeunes et vieux, quelles que soient les croyances et les conditions de vie.

Heureux les artisans de paix: avec l'obstination et la patience des témoins ('martyrs') Jean, Christian, Alain et Charles ont semé l'esprit de justice, de fraternité et de bonheur...

La Kabylie rend hommage au Père Deckers et à ses amis.

Le 27 décembre 1994, la ville de Tizi Ouzou aura vécu un drame effroyable avec l'odieux assassinat de quatre Pères Blancs: Christian Chessel, Jean Chevillard, Alain Dieulangard et Charles Deckers.

Ce dernier a sacrifié presque toute sa vie au profit de la jeunesse de Tizi Ouzou qui fut consternée à l'époque par la tragique disparition du Père Deckers et de ses trois compagnons victimes du terrorisme aveugle qui s'était alors abattu sur tout le pays.

Comme pour immortaliser le souvenir du père Deckers et de ses compagnons, les anciens élèves des Pères Blancs de Tizi Ouzou ont décidé, en ce dixième anniversaire de cette horrible tragédie, de créer leur propre association dénommée El Maâouna (l'entraide), un nom symbole que portait, jadis, le fameux foyer culturel des Pères Blancs de Tizi Ouzou, où grandirent et s'épanouirent de nombreux jeunes de Kabylie devenus, aujourd'hui de hauts cadres de la nation. Visiblement émus par tant de gratitude et de reconnaissance de la part de la population kabyle, les parents des victimes, et notamment les quatre frères et sœurs du Père Charles Deckers, venus spécialement d'Anvers (Belgique), avaient bien du mal à exprimer leur peine, mais surtout leur fierté pour combattre un fait que la ville de Tizi Ouzou et la Kabylie tout entière n'auront pas oublié: le Père Deckers et ses compagnons pour "toute la bonté, la générosité et la solidarité dont ils ont fait preuve durant tout leur parcours, tout en sacrifiant leur vie pour un pays qu'ils ont tellement aimé, une Algérie qui, en fait, ne les a guère oubliés", pour reprendre une intervention très remarquée de l'Archevêque d'Alger, Mgr Tessier.

- La Kabylie n'a pas oublié le Père Charles Deckers

les pères blancs, missionnaires d'Afrique
il y a 10 ans Tizi Ouzou

- Promulgazione di Decreti della Congregazione delle Cause dei Santi, 27.01.2018, en italienen anglais

- Annonce de la béatification de 19 de nos frères et sœurs, Les 19 martyrs d'Algérie.

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13258/Bienheureux-Jean--Christian--Alain-et-Charles.html

Alain Dieulangard

Il est né le 21 mai 1919 à St-Brieuc (France). Il suit des études de droit qu’il termine en 1943.

Cette même année il est admis chez les Pères Blancs. Il fait son serment à Thibar le 29-06-1949 et est ordonné prêtre le 01 février 1950.

Nommé en Algérie, il y passe toute sa vie missionnaire, surtout en Kabylie, travaillant dans l’administration et l’enseignement. Homme de Dieu, recherchant l’absolu.

“Quand le Père Alain commence à me parler de Dieu, je me rappelle qu’il ferme les yeux, se souvient Amar, et, avec douceur, il lâche ses mots à voix si basse qu’il me faut tendre l’oreille: il faut aimer Dieu notre Père, notre refuge et notre vie, en aimant aussi nos frères dans le Seigneur Jésus-Christ ; c’est ce qu’il nous répètesans cesse.”

Avant sa mort il écrit: “Comme les apôtres sur le lac, nous n’avons plus qu’à crier vers le Seigneur pour le réveiller… L’avenir est entre les mains de Dieu.”

Il a été abattu dans la cour de la mission le 27 décembre 1994.

SOURCE : https://www.moines-tibhirine.org/fr/histoire/beatification/les-19-martyrs-dalgerie

IL Y A DIX ANS, TIZI OUZOU

Le 27 décembre 1994, Tizi Ouzou était en deuil : Jean Chevillard, Christian Chessel, Alain Dieulangard et Charles Deckers étaient tués par des terroristes dans la cour de leur résidence. Ils étaient les amis de tous, pauvres et riches, jeunes et vieux, quelles que soient les croyances et les conditions de vie.

Tizi Ouzou est ville morte, ou plutôt ville en deuil. Les commerçants ont baissé leurs rideaux. Toute la population de la wilaya accompagne leurs amis, autour de Mgr. Teissier, archevêque d'Alger, et de nombreux missionnaires d'Afrique.

"Heureux les artisans de paix" : avec l'obstination et la patience des témoins ("martyrs") Jean, Christian, Alain et Charles ont semé l'esprit de justice, de fraternité et de bonheur. La foule interrompt à plusieurs reprises les paroles de l'évêque par des youyous. à la douleur d'avoir perdu des amis, se mêlait l'espérance de tout le peuple de Tizi-Ouzou.

Comme une semence, les missionnaires sont mis en terre (le corps de Christian Chessel sera enterré à Nice, sa ville natale). La moisson viendra en son temps, portant des fruits nouveaux pour que vive l'Afrique.

Voix d'Afrique

SOURCE : https://peresblancs.org/tiziouzou.htm

Blessed Alain Dieulangard

Memorial

27 December

Profile

Alain studied law, and passed the bar in 1943; later in 1943 he and joined the Missionaries of Africa, making his final vows at Thibar on 29 June 1949Ordained a priest on 1 February 1950Missionary to northern Africa for over 40 years. Murdered by Islamic forces. Martyr.

Born

21 May 1919 in Saint-Brieuc, Côtes-d’Armor, France

Died

27 December 1994 in the courtyard of the Missionaries of Africa mission courtyard in Tizi-Ouzou, Algeria

Venerated

26 January 2018 by Pope France (decree of martyrdom)

Beatified

8 December 2018 by Pope Francis

Additional Information

other sites in english

America

Catholic News Agency

Dom Donald

Hagiography Circle

fonti in italiano

Santi e Beati

MLA Citation

‘Blessed Alain Dieulangard‘. CatholicSaints.Info. 1 June 2023. Web. 12 March 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-alain-dieulangard/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-alain-dieulangard/

Beato Alain Dieulangard Sacerdote e martire

27 dicembre

>>> Visualizza la Scheda del Gruppo cui appartiene

Saint-Brieuc, Francia, 21 maggio 1919 – Tizi Ouzou, Algeria, 27 dicembre 1994

Alain Dieulangard nacque a Saint-Brieuc, in Bretagna, il 21 maggio 1919. Dopo la laurea in Diritto, entrò nella Società dei Missionari d’Africa, detti Padri Bianchi. Cominciò il noviziato nel 1945 e venne ordinato sacerdote il 1° giugno 1950. Subito dopo venne inviato nella regione algerina della Cabilia, a un centinaio di chilometri da Algeri. Dotato di un carattere pragmatico e contemplativo al tempo stesso, amava stare a contatto con la popolazione cabila. Per questa ragione, con altri suoi confratelli, decise di restare nel Paese anche se la situazione per gli stranieri andava diventando sempre più difficile. Il 27 dicembre 1994 quattro uomini, vestiti da poliziotti, fecero irruzione nella casa dei Padri Bianchi a Tizi Ouzou, catturarono padre Alain e tre suoi confratelli e li uccisero nel cortile, a colpi di kalashnikov. I quattro Padri Bianchi di Tizi Ouzou, compresi nel gruppo di diciannove martiri uccisi in Algeria tra il 1994 e il 1996, sono stati beatificati l’8 dicembre 2018 a Orano, sotto il pontificato di papa Francesco. La memoria liturgica di tutto il gruppo cade l’8 maggio, giorno della nascita al Cielo dei primi due che vennero uccisi, fratel Henri Vergès e suor Paul-Hélène Saint-Raymond.

Alain Dieulangard nacque a Saint-Brieuc, in Bretagna, il 21 maggio 1919. Era il secondo di dieci figli, quattro dei quali, a parte lui, si consacrarono a Dio: un fratello divenne salesiano, due sorelle cistercensi e un’altra sorella in una congregazione diversa.

Iniziò a studiare Diritto, ma dovette lasciare i libri per armi: nel 1939 dovette andare in guerra. La questione della vocazione, però, emerse in lui durante un colloquio, nel 1942, con una carmelitana. Capì di sentirsi attratto dalla vita missionaria: per questa ragione, dopo essersi laureato, entrò nella congregazione dei Missionari d’Africa, detti Padri Bianchi.

Nel 1945 cominciò il noviziato ad Algeri. Al termine di due anni per gli studi teologici, il 1° giugno 1950 fu ordinato sacerdote in Tunisia. Tornò quindi in Algeria, precisamente nella regione della Cabilia, come responsabile della comunità locale dei Padri Bianchi.

Padre Alain era molto pragmatico. Oltre a occuparsi dell’insegnamento, teneva molto a fare bene i conti e a preparare il cibo: in quel modo, poteva prendere contatto con i commercianti. Il suo fare amichevole e semplice, solo in apparenza riservato, gli valse il soprannome di “Mahfouz”, ossia “riccio”, da parte della popolazione. I confratelli, allo stesso tempo, l’apprezzavano come uomo di preghiera, dotato di un carisma non comune.

Proprio per appagare il suo desiderio di maggiore raccoglimento, trascorse alcuni mesi a Venasque, nella casa madre dell’Istituto Secolare di Nostra Signora della Vita. Nel 1977, però, fece ritorno in Algeria, stabilendosi, dopo qualche tempo, a Tizi Ouzou. Ormai in età da pensione, concentrò la sua attenzione agli anziani, tanto che venne definito a sua volta “nonno”.

La sua indole contemplativa, aperta alla Chiesa universale, ebbe vari momenti in cui s’intensificò particolarmente. Nel 1988, a Roma per un pellegrinaggio, poté partecipare a una Messa nella cappella privata del Papa san Giovanni Paolo II. Nella sua vita più ordinaria, non perdeva occasione per ritirarsi dalle Clarisse di Algeri, o nel monastero di Nostra Signora dell’Atlante a Tibhirine.

Mentre il clima in Algeria diventava sempre più difficile per gli stranieri, cercava di mantenersi tranquillo e di affidarsi a Dio: «Continuiamo a lasciarci condurre dal soffio di Dio su un mare dall’apparenza calma ma sempre sotto minaccia di una tempesta improvvisa! Ma c’è il Signore sulla nostra barca, anche se finge di dormire!».

L’8 maggio 1994 tre uomini vestiti da poliziotti entrarono nella biblioteca di Ben Cheneb, nel quartiere della Casbah di Algeri, uccidendo suor Paul-Hélène Saint-Raymond, Piccola Suora dell’Assunzione, e fratel Henri Vergès, marista. Dopo aver partecipato ai loro funerali, annotò: «Spero che potremo continuare ad assicurare un minimo di presenza nella Chiesa, fino al ritorno della pace che finirà pure per arrivare!».

Nel tardo pomeriggio del 23 ottobre 1994, Giornata Missionaria Mondiale, suor Esther Paniagua Alonso e suor Caridad Álvarez Martín, delle Suore Agostiniane Missionarie, vennero uccise mentre andavano a Messa. Ancora una volta, padre Alain invocò la pace: «Con la grazia di Dio, speriamo di poter rimanere fino al ritorno della pace, ardentemente desiderata ma che appare ancora così lontana!».

I Padri Bianchi, come le altre congregazioni presenti sul territorio, attuarono quindi un discernimento comunitario. L’unico che decise di ritirarsi fu padre Eric Bladt, perché non riusciva più a placare le persone che venivano, sempre più terrorizzate, nell’ufficio che aveva aperto per aiutarle nelle pratiche amministrative.

La mattina del 27 dicembre 1994, quattro uomini vestiti da poliziotti fecero irruzione nella casa dei Padri Bianchi a Tizi Ouzou, sequestrando la cuoca, gli operai che lavoravano in casa e i religiosi rimasti, ovvero padre Alain, padre Jean Chevillard, padre Charles Deckers (cappellano della basilica di Nostra Signora d’Africa, venuto per festeggiare l’onomastico di padre Jean e il proprio compleanno) e il superiore, padre Christian Chessel. I religiosi vennero uccisi a colpi di kalashnikov, nel cortile.

La loro uccisione è stata interpretata come una rappresaglia in risposta all’intervento con cui, due giorni prima, le forze speciali della polizia francese avevano messo in salvo i passeggeri dell’Airbus A300, presi in ostaggio da alcuni terroristi del Gruppo Islamico Armato (GIA).

I quattro Padri Bianchi, più i già citati suor Paul-Hélène Saint-Raymond, fratel Henri Vergès, suor Esther Paniagua Alonso e suor Caridad Álvarez Martín, sono stati inseriti nella causa che contava in tutto diciannove candidati agli altari, tutti religiosi, uccisi nei cosiddetti “anni neri” per l’Algeria, ovvero dal 1994 al 1996. La loro inchiesta diocesana si è svolta ad Algeri dal 5 ottobre 2007 al luglio 2012.

Il 26 gennaio 2018 papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto relativo al martirio dei diciannove religiosi. La loro beatificazione è stata celebrata l’8 dicembre 2018 nel santuario di Nostra Signora di Santa Cruz a Orano, presieduta dal cardinal Angelo Becciu, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, come delegato del Santo Padre.

La memoria liturgica di tutto il gruppo cade l’8 maggio, giorno della nascita al Cielo di fratel Henri Vergès e di suor Paul-Hélène Saint-Raymond.

Autore: Emilia Flocchini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/97818

19 Martiri d'Algeria

(†1994 - 2002)

Beatificazione:

- 08 dicembre 2018

- Papa  Francesco

 Celebrazione

Memoria Liturgica:

- 8 maggio

Evento a Madrid per ricordarne la testimonianza

Messaggio del Santo Padre Francesco per la Beatificazione dei 19 Martiri d'Algeria

Speciale TV2000

Card. Becciu: Tibhirine, il martirio dell’amore

Pierre-Lucien Claverie, Vescovo di Oran, dell’Ordine dei Frati Predicatori, e 18 compagni religiosi e religiose di 8 diverse congregazioni, martiri: sono rimasti in Algeria negli anni bui del terrorismo, e integrati fra i musulmani, hanno testimoniato l’amore universale di Cristo fino al martirio, tra il 1991 e il 2002.

“Se mi capitasse un giorno (e potrebbe essere oggi) di essere vittima del terrorismo che sembra voler coinvolgere ora tutti gli stranieri che vivono in Algeria, vorrei che la mia comunità, la mia chiesa, la mia famiglia si ricordassero che la mia vita era donata a Dio e a questo paese. Che sapessero associare questa morte a tante altre ugualmente violente, lasciate nell’indifferenza e nell’anonimato” Testamento spirituale di frère Christian de Chergé

“Il martirio è la più grande testimonianza d’amore. Non si tratta di correre verso la morte, né di cercare la sofferenza per la sofferenza... ma è versando il proprio sangue che ci si avvicina a Dio”

Vivere fino in fondo i legami di fratellanza e di amicizia instaurati con gli algerini, restare accanto a loro e semplicemente esserci, coltivare il dialogo e offrire un segno di convivenza pacifica nonostante la guerra civile. Mossi da questi propositi religiosi, religiose, sacerdoti e consacrati decisero di non lasciare l’Algeria negli anni difficili del terrorismo. Quel decennio buio, iniziato nel 1991 e conclusosi nel 2002, fu costellato di attentati e sanguinosi scontri tra forze armate del governo (istituito dopo un colpo di Stato) e fondamentalisti islamici che costarono la vita al oltre 150 mila persone. Fra queste i 19 martiri (13 religiosi, fra cui un vescovo, e 6 religiose) che vengono beatificati oggi alle 13 a Orano, in Algeria, nel Santuario di Notre-Dame di Santa Cruz, dal card Angelo Becciu, prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi e inviato speciale del Papa. La Causa di beatificazione è stata avviata dopo il loro ricordo al Colosseo il 7 maggio del 2000, durante una celebrazione dedicata ai martiri del XX secolo. Integrati da anni fra la gente per testimoniare il loro amore gratuito – offrendo aiuto nelle forme più disparate e umili – volevano continuare ad essere semplicemente cristiani fra i musulmani, proseguire la loro vita di ogni giorno accanto ai vicini di casa, ai giovani, agli anziani o ai più disagiati. E invece il Gruppo islamico armato (Gia) li considerò nemici dell’islam e li uccise.

Tutto ebbe inizio nel 1991, quando alle elezioni legislative gli islamisti ottennero ampi consensi. Per evitare una loro maggioranza parlamentare e scongiurare così l’istaurazione di una Repubblica islamica, l’esito delle urne venne annullato e nel gennaio del ‘92 alcuni generali dell’esercito rovesciarono il potere. Per tutta risposta i fondamentalisti si organizzarono nel Gruppo islamico armato, allo scopo di terrorizzare e punire chiunque sostenesse il governo. Migliaia le vittime tra la popolazione civile, tra cui imam, intellettuali, artisti, giornalisti, medici, avvocati, giudici e insegnanti, ma anche donne e bambini. Il 30 ottobre 1993 l’organizzazione terroristica lanciò anche un ultimatum agli stranieri perché lasciassero l’Algeria nell’arco di un mese. In tanti, pressati dalle ambasciate, dovettero abbandonare il Paese, altri vollero rimanere. Il mirino fu così puntato su di loro.

I martiri:

Fratel Henri Vergès e suor Paul-Hélène Saint-Raymond

L’8 maggio del 1994, nella biblioteca della diocesi di Algeri, nella casbah, vengono assassinati fratel Henri Vergès e suor Paul-Hélène Saint-Raymond. Di quella biblioteca, frequentata da tantissimi studenti, fratel Henri era il responsabile. Di nazionalità francese, era stato anche direttore di una scuola e insegnante di matematica. Diceva: “È il mio impegno marista che mi ha permesso, malgrado i miei limiti, di inserirmi armoniosamente in un ambiente musulmano, e la mia vita in questo ambiente, a sua volta, mi ha fatto realizzare più profondamente come cristiano marista. Dio sia lodato”. Laureatasi in ingegneria prima di entrare fra le Piccole Sorelle dell’Assunzione, dopo i voti e gli studi per diventare infermiera, suor Paul-Hélène Saint-Raymond, anche lei francese, era arrivata in Algeria nel 1963. Nei quartieri poveri della capitale offriva assistenza ai più poveri e tra i suoi impegni c’era anche il lavoro con fratel Henri tra i giovani. Annunciare Cristo nella società musulmana significava per lei rispettare il credo dell’altro e al contempo approfondire la propria fede cristiana.

“ Nessuno può prenderci la vita perché l’abbiamo già donata ”

Suor Caridad Álvarez Martín e suor Ester Paniagua

Nel quartiere di Bab el-Oued, ad Algeri, suor Caridad Álvarez Martín e suor Ester Paniagua, agostiniane missionarie, spagnole, erano conosciute da tutti, sempre al fianco di anziani, bambini disabili e famiglie bisognose. Si stavano recando a Messa quando vengono uccise il 23 ottobre 1994. Suor Caridad era in Algeria da oltre trent’anni. “Sono aperta a ciò che Dio e i miei superiori vorranno da me. Maria è rimasta aperta alla volontà di Dio – affermava – in questo momento voglio restare con questa attitudine davanti a Dio”. E toccanti le parole di suor Ester – particolarmente dedita ai malati ed integratasi nella cultura araba – quando le si chiedeva se avesse paura della situazione nel Paese: “Nessuno può prenderci la vita perché l’abbiamo già donata”.

I quattro padri bianchi di Tizi Ouzou

Il 27 dicembre di quello stesso anno a Tizi Ouzou, nella Cabilia, nella piccola comunità dei padri bianchi l’irruzione di un gruppo di uomini armati. Immersi nelle loro attività quotidiane, muoiono i francesi padre Jean Chevillard, padre Alain Dieulangard, padre Christian Chessel e il belga padre Charles Deckers. “So che posso morire assassinato – osservava padre Jean mentre la violenza dilagava in Algeria –. La nostra vocazione è testimoniare la fede cristiana in terra musulmana. Per il resto ‘Inch Allah!’”. La gente di Tizi Ouzou li conosceva bene e li amava; padre Alain, missionario da anni, si dedicava all’insegnamento, padre Christian aveva messo su una biblioteca per studenti e padre Charles, che aveva imparato a parlare il berbero, gestiva un centro giovanile. Centinaia di musulmani presero preso parte alle loro esequie.

Suor Bibiane Leclerq e suor Angèle-Marie Littlejohn

Rientravano dopo essere state a messa suor Bibiane Leclerq e suor Angèle-Marie Littlejohn, missionarie di Nostra Signora degli Apostoli, quando il 3 settembre 1995, ad Algeri, vengono trucidate. Impegnate nell’orfanotrofio e nel collegio per ragazze gestito dalla loro Congregazione, le due religiose insegnavano taglio e cucito e ricamo, ma assistevano anche famiglie svantaggiate. “Sono le persone stesse che chiedono delle suore” spiegava la francese suor Bibiane quando le si chiedeva se restare o meno in Algeria. Nativa di Tunisi, suor Angèle-Marie era particolarmente amorevole con le giovani alle quali cercava di infondere l’amore per l’arte e del lavoro ben fatto. Poco prima di morire, a una religiosa che aveva condiviso con lei la propria paura aveva detto: “Non dobbiamo avere paura. Dobbiamo solo vivere bene il momento presente... Il resto non ci appartiene”.

Suor Odette Prévost

Poco più di due mesi dopo, il 10 novembre, ad Algeri, un terrorista spara a suor Odette Prévost, piccola sorella del Sacro Cuore. Di origini francesi, era stata in missione in diverse città del Maghreb e per comprendere meglio l’islam – la religione di quanti frequentava ogni giorno – leggeva il Corano e si era inserita in gruppi di preghiera di cristiani e musulmani. Consapevole del fatto che la sua vita fosse in pericolo, definiva il contesto socio-politico in cui si era ritrovata un “momento privilegiato per vivere con più verità, fedeltà a Gesù Cristo e al Vangelo”.

I sette padri trappisti di Tibhirine 

La storia dei sette monaci di Tibhirine è forse la più atroce. Rapiti la notte del 26 marzo 1996 nel loro monastero di Notre-Dame de l’Atlas, a una sessantina di km da Algeri, circa due mesi dopo, il 25 maggio, vengono ritrovate solo le loro teste nei pressi di Medea. Fratel Paul Favre-Miville, fratel Luc Dochier, p. Christophe Lebreton, fratel Michel Fleury, p. Bruno Lemarchand, p. Célestin Ringeard e p. Christian de Chergé sono stati sepolti nel cimitero del loro monastero il 4 giugno. La loro storia è stata narrata anche nel film Uomini di Dio, del 2010. La scelta di rimanere in Algeria, nonostante il crescente clima di terrore, l’avevano maturata in comune, dopo essersi confrontati a lungo e aver condiviso il loro personale e doloroso discernimento. Una decisione, la loro, che esprimeva il desiderio di stare insieme alla gente – che li considerava amici – e di condividere, soprattutto con i più poveri, i pericoli della violenza. Pur diversi tra loro, i religiosi di Tibhirine erano uniti dall’amore per il popolo algerino, dal rispetto per l’islam e dal desiderio di povertà. 

“ Dobbiamo prendere parte alla sofferenza e alla speranza dell’Algeria, con amore, rispetto, pazienza e lucidità ”

Mons. Pierre Claverie, vescovo di Orano

L’ultimo dei martiri cristiani in Algeria è il vescovo di Orano mons. Pierre Claverie, religioso domenicano. Viene ucciso l’1 agosto 1996 da un’autobomba, insieme al suo autista ed amico musulmano Mohammed Bouchikhi, davanti alla Curia della diocesi. Non si stancava mai di esortare i credenti a una convivenza pacifica nel rispetto dell’altro e l’impegno a favore del dialogo era al centro della sua vita. Nell’icona della Beatificazione dei 19 martiri d’Algeria c’è anche Mohammed, che aveva deciso di restare al fianco di mons. Claverie mettendo a rischio la propria vita. Un modo per ricordare che, negli anni bui del terrorismo, cristiani e musulmani sono morti per la stessa causa: non volevano far prevalere il terrore nella vita di tutti i giorni e desideravano rendere testimonianza a un dialogo possibile. Diceva mons. Claverie: “È ora che dobbiamo prendere parte alla sofferenza e alla speranza dell’Algeria, con amore, rispetto, pazienza e lucidità”. E ancora: .

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/19-martiri-d-algeria.html

CONGREGAZIONE DELLE CAUSE DEI SANTI

ALGERIENSIS

Beatificationis seu Declarationis Martyrii

Servorum Dei

PETRI CLAVERIE

ex Ordine Fratrum Praedicatorum, Episcopi Oranensis

et XVIII SOCIORUM

Religiosorum et Religiosarum

(† 1994-1996)

Decreto sul Martirio

 «La morte di Pierre Claverie è tragica. Essa va ad aggiungersi a quella dei diciotto religiosi che figurano sulle pagine di questo martirologio moderno. Essa si aggiunge anche a quella delle centinaia di algerini che muoiono quasi ogni giorno in questo paese lacerato dalla violenza che nessuna causa saprebbe giustificare. E tanto meno la religione».

Con queste parole il Card. Bernardin Gantin, Prefetto della Congregazione per i Vescovi, celebrando,ad Orano, le esequie funebri in rappresentanza del Papa, ricordò il martirio dei Servi di Dio che, in terra d’Algeria, hanno annunziato l’amore incondizionato del Signore verso i poveri e gli emarginati.

Essi hanno testimoniato la loro appartenenza a Cristo e alla Chiesa fino all’effusione del sangue. Le loro anime – come annunzia la Scrittura – «sono nelle mani di Dio, nessun tormento potrà toccarle. […] Anche se agli occhi degli uomini subirono castighi, la loro speranza è piena di immortalità» (Sap 3, 1.4).

Provenienti da otto Istituti religiosi diversi, vivevano in Algeria svolgendo differenti missioni. L’uccisione di Mons. Claverie e dei diciotto Compagni Servi di Dio si colloca all’interno del contesto di una tragedia nazionale che dal 1988 insanguinò l’Algeria. Perciò atti di profanazioni, di vilipendio e di intimidazioni sfociarono dappertutto in violenza e terrore. Preciso intento dei persecutori dei Servi di Dio era colpire quanti vivevano e operavano in nome di Cristo e della sua Chiesa al servizio del popolo Algerino, in primis i sacerdoti e i religiosi. La principale ragione dell’uccisione dei Servi di Dio fu il loro status di cristiani, sacerdoti e religiosi.

1.  Il Servo di Dio PIERRE LUCIEN CLAVERIE nacque ad Algeri, nel quartiere popolare di Bab el-Oued, l’8 maggio 1938. Era un pied noir – come vengono chiamati i francesi d’Algeria – della quarta generazione. Educato cristianamente, non aveva alcun contatto con la popolazione araba. Nel 1958, in piena “battaglia d’Algeri”, parte per la Francia per intraprendere gli studi universitari e prende coscienza di essere fino ad allora vissuto in una “bolla coloniale”, ignorando l’altro, algerino e musulmano, visto solo attraverso degli stereotipi. Un intenso travaglio interiore lo conduce alla vita religiosa nell’Ordine dei Fratelli Predicatori. Dopo i suoi studi sarà ordinato presbitero nel 1965. Ricoprì numerosi incarichi, soprattutto nell’ambito didattico: le sue lezioni di arabo classico non saranno frequentate solo da studenti francesi, ma anche da arabi. Divenuto responsabile del Centro Diocesano di Algeri per lo Studio e la Formazione Linguistica, lo lascerà per assumere la guida della diocesi di Orano, nel 1981. Per la sua spiccata sensibilità nel dialogo con il mondo musulmano fu nominato membro del Pontificio Consiglio per il Dialogo Interreligioso. La sera del giovedì 1 agosto 1996 il vescovo, di ritorno a Orano dopo aver incontrato un ministro francese, venne ucciso assieme ad un suo giovane amico musulmano, Mohamed, da un ordigno fatto esplodere davvanti alla porta del vescovado con un congegno a distanza. Profonda era la serenità di Mons. Claverie di fronte al martirio, che giunse improvviso ma non imprevisto. Egli, infatti, era ben consapevole del clima minaccioso che andava addensandosi intorno a lui; ma, nonostante ciò, non abbandonò la sua diocesi. Lui stesso aveva poco prima preannunciato il pericolo di attentati. Il fatto stesso di aver scelto di restare in Algeria metteva a repentaglio la sua vita; ma decise di rimanere, in segno di solidarietà con il popolo algerino e con tutti coloro che lavorano per la pace. In questo crocevia di dolore e di contraddizione, Mons. Claverie si sentiva un uomo e un pastore che aveva stretto con l’Algeria un legame «che niente potrà distruggere, neppure la morte».

Analoghe esperienze furono vissute dagli altri Servi di Dio, come analoghi furono i loro atteggiamenti di fronte alla violenza e alla morte.

Primo gruppo: Servi di Dio uccisi ad Algeri

2, Henri Vergès. Nacque a Matemale (Francia) il 15 luglio 1930. Entrato nell’Istituto dei Fratelli Maristi delle scuole, emise i voti temporanei nel 1946 e quelli perpetui nel 1952. Fu assassinato l’8 maggio 1994.

3. Paul-Hélène Saint-Raymond. Nacque a Parigi il 24 gennaio 1927. Entrata nella Congregazione delle Piccole Sorelle dell’Assunzione, il 29 luglio 1960 emise i voti perpetui. Fu uccisa l’8 maggio 1994.

4. Esther Paniagua Alonso. Nata a Izagre (Spagna) il 7 giugno 1949, entrò nell’Istituto delle Suore Agostiniane Missionarie. Inviata in Algeria, qui emise la professione perpetua il 15 agosto 1975. Venne uccisa il 23 ottobre 1994.

5. Caridad Álvarez Martín. Nata a Santa Cruz de la Salceda (Spagna) il 9 maggio 1933, entrò nell’Istituto delle Suore Agostiniane Missionarie. Inviata in Algeria, fece la professione perpetua nel 1960. Venne uccisa assieme alla consorella Esther Paniagua Alonso il 23 ottobre 1994.

6. Bibiane Leclercq. Nata l’8 gennaio 1930 a Gazeran (Francia), entrò nell’Istituto delle Suore Missionarie di Nostra Signora degli Apostoli il 3 marzo 1959. Mandata in Algeria, fu uccisa il 3 settembre 1995.

7. Angèle-Marie Littlejohn. Nata a Tunisi il 22 novembre 1933, entrò nell’Istituto delle Suore Missionarie di Nostra Signora degli Apostoli. Inviata in Algeria, fu assassinata il 3 settembre 1995 assieme alla consorella Bibiane Leclercq.

8. Odette Prévost. Nata il 17 luglio 1932 ad Oger (Francia), entrò dalle Piccole Sorelle del Sacro Cuore, fece la professione perpetua nel 1959. Nel 1968, fu inviata in Algeria. Venne uccisa a Kouba (Algeria) il 10 novembre 1995.

Secondo gruppo: quattro Padri Bianchi uccisi a Tizi-Ouzou

9. Alain Dieulangard. Nato a Saint-Brieuc (Francia) il 21 maggio 1919, entrò nell’Istituto dei Missionari d’Africa (Padri Bianchi), dove venne ordinato sacerdote il 1° febbraio 1950. Dal 1978 visse a Tizi-Ouzou (Algeria), dove venne assassinato il 27 dicembre 1994 assieme ai seguenti tre confratelli.

10. Charles Deckers. Nato ad Anversa (Belgio) il 26 dicembre 1924, cittadino algerino, entrò nell’Istituto dei Missionari d’Africa (Padri Bianchi), dove venne ordinato sacerdote l’8 aprile 1950.

11. Christian Chessel. Nato a Digne-les-Bains (Francia) il 27 ottobre 1958, entrò nell’Istituto dei Missionari d’Africa (Padri Bianchi), dove venne ordinato sacerdote il 28 giugno 1992.

12. Jean Chevillard. Nato ad Angers (Francia) il 27 agosto 1925, entrò nell’Istituto dei dei Missionari d’Africa (Padri Bianchi), dove venne ordinato sacerdote il 1° febbraio 1950.

Terzo gruppo: sette monaci trappisti uccisi a Tibhirine

13. Christian de Chergé. Nato a Colmar (Francia) il 18 gennaio 1937, fu ordinato sacerdote il 21 marzo 1964. Cinque anni dopo, decise di divenire cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) e, nel 1971, giunse nel Monastero di Tibhirine (Algeria), dove fu priore nel 1984 e rieletto nel 1990. Assieme ai sei seguenti confratelli fu rapito nella notte tra il 26 e il 27 marzo 1996.

14. Luc Dochier. Nato il 31 gennaio 1914 a Bourg-de-Péage (Francia), il 7 dicembre 1941, entrò nel monastero cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) di Aiguebelle. Nel 1946 partì per l’Algeria, entrando a far parte della comunità monastica trappista di Tibhirine.

15. Christophe Lebreton. Nato a Blois (Francia) l’11 ottobre 1950, nel 1972 partì per l’Algeria. Nel 1974 entrò nell’abbazia cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) di Tamié (Francia) emise la professione solenne il 1° novembre 1980. Nel 1987, giunse nel Monastero di Tibhirine e il 1° gennaio 1990 venne ordinato sacerdote.

16. Célestin Ringeard. Nato il 29 luglio 1933 a Touvois (Francia), fu ordinato sacerdote il 17 dicembre 1960. Nel 1983 decise di farsi monaco trappista ed entrò nel noviziato dell’abbazia cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) di Bellefontaine, dove emise la sua professione semplice l’8 settembre 1985. Nel 1986 partì per l’Algeria ed emise la professione solenne il 1° maggio 1989 nel Monastero di Tibhirine.

17. Michel Fleury. Nato il 21 maggio 1944 a Sainte-Anne-sur-Brivet (Francia), entrò in seminario poi passa 10 anni al Prado. Dopo un tempo nell’Istituto del Prado, divenne cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) nell’abbazia di Bellefontainne e partì per l’Algeria nel 1984. Il 28 agosto 1986 emise la professione solenne nel Monastero di Tibhirine

18. Paul Favre-Miville. Nato il 17 aprile 1939 a Vinzier in Alta Savoia (Francia), nel 1984 entrò nell’abbazia cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) di Tamié. Nel 1989 partì per il Monastero di Tibhirine, dove fece la professione solenne nel 1991.

19. Bruno Lemarchand. Nato il 1° marzo 1930 a Saint-Maixent (Francia), il 2 aprile 1956 venne ordinato sacerdote. Entrò nell’abbazia cistercense della Stretta Osservanza (Trappisti) di Bellefontaine nel 1981 e partì per il Monastero di Tibhirine nel 1984 dove, il 21 marzo 1990 fece la professione solenne come trappista nel Monastero di Tibhirine. Nel 1990 venne inviato in Marocco come superiore della casa anessa di Fès. Nel 1996 si recò nel Monastero di Tibhirine (Algeria), dovendo partecipare all’elezione del priore.

Queste parole del Servo di Dio Pierre Claverie possono sintetizzare complessivamente il profilo di questi martiri: «Noi riconosciamo in essi la vocazione di una Chiesa. Si trovavano lì per la pace, avevano deciso di dare la propria vita per la pace. Vivi o morti, sono artefici di pace».

La fama del martirio dei Servi di Dio si diffuse nella comunità ecclesiale, per cui dal 5 ottobre 2007 al 9 luglio 2012 si celebrò presso la Curia ecclesiastica di Algeri l’Inchiesta diocesana, la cui validità giuridica fu riconosciuta da questa Congregazione con decreto del 15 febbraio 2013. Preparata la Positio, si è discusso, secondo la consueta procedura, se la morte dei Servi di Dio sia stata un vero martirio. Il 30 maggio 2017 si celebrò il Congresso Peculiare dei Consultori Teologi, che espresse parere unanimamente favorevole. I Padri Cardinali e Vescovi nella Sessione Ordinaria del 16 gennaio 2018, presieduta da me Card. Angelo Amato, hanno riconosciuto che i summenzionati Servi di Dio furono uccisi per la loro fedeltà a Cristo e alla Chiesa.

De hisce omnibus rebus, referente subscripto Cardinale Praefecto, certior factus, Summus Pontifex Franciscus, vota Congregationis de Causis Sanctorum excipiens rataque habens, hodierno die declaravit Constare de martyrio eiusque causa Servorum Dei Petri Claverie, ex Ordine Fratrum Praedicatorum, Episcopi Oranensis, et XVIII Sociorum Religiosorum et Religiosarum, in casu et ad effectum de quo agitur.

Hoc autem decretum publici iuris fieri et in acta Congregationis de Causis Sanctorum Summus Pontifex referri mandavit.

Datum Romae, die 26 mensis Ianuarii a. D. 2018.

ANGELUS Card. AMATO, S. D. B.

Praefectus

+ MARCELLUS BARTOLUCCI

Archiep. tit. Mevaniensis

a Secretis

DECRETUM  SUPER  MARTYRIO

 «Mors Petri Claverie est summae gravitatis. Ipsa additur  duodeviginti religiosorum interfectioni, qui in paginis huius moderni martyrologii inveniuntur. Ipsa additur etiam occisioni multorum centenorum Algeriensium, qui fere cotidie interficiuntur hac in regione vi vulnerata, quam nulla ratio iustificare valet nec qui­dem religio».

His verbis Cardinalis Bernardinus Gantin, olim Praefectus Congregationis pro Episcopis, cum Orani Pontificia in legatione exsequias celebrabat, Servorum Dei martyrium memoravit, qui in terra Algeriensi Domini amorem sine ulla exceptione erga pauperes et a vita sociali exclusos nuntiaverant.

Ii testimonium suae attinentiae ad Christum et ad Ecclesiam usque ad sanguinis effusionem praebuerunt. Eorum animae, uti in Scripturis dictum est, «in manu Dei sunt, et non tanget illos tormentum mortis. [...] Etenim, si coram hominibus tormenta passi sunt, spes illorum immortalitate plena est» (Sap 3, 1.4).

Ex octo diversis religiosis Institutis provenientes, in Algeria degebant varia munera missionaria gerentes. Excellentissimi Domini Petri Caverie et duo deviginti Sociorum Servorum Dei necatio accidit cum gravissima facinora ab anno 1988 Algeriam sanguine cruentaverunt. Hac re profanationes, contemptiones et minae ubicumque vim ac terrorem disperserunt. Praecipuum propositum Servorum Dei perse­cutorum fuit caedere omnes, qui Christi vel Ecclesiae nomine operam dabant pro bono totius populi Algeriensis, in primis ergo sacerdotes et religiosos. Praecipua ratio Servorum Dei interfectionis in eorum statu christianorum, sacerdotum et religiosorum reperienda est.

1. Servus Dei Petrus Lucianus Claverie. Algerii, in vico populari v.d. Bab el-Oued, die 8 mensis Maii anno 1938 natus est. Erat autem s. d. pied noir quartae generationis, uti Francogalli, qui in Algeria habitabant, nuncupabantur. Institutus secundum christianam doctrinam, nullam consuetudinem habuit cum gente Araba. Anno 1958, cum proelium Algeriense flagrabat, in Galliam profectus est ut ad studia universitaria attenderet, tunc cognovit quod usque ad id tempus vixerat fere in “bulla coloniali”, scilicet omnino nescius alterius, id est gentis Algeriensis et islamicae religionis, quam tantum secundum stereotypas opiniones viderat. Vehementissimum tormentum interius ad electionem religiosae vitae in Ordine Fratrum Praedicatorum eum impellit. Studiis expletis, presbyter ordinatus est anno 1965. Multa munera gessit, sed praesertim eminuit in docendi officio: lectiones eius enim Arabicae linguae classicae non tantum a Francogallicis studentibus frequentabantur, sed etiam ab Arabis. Factus moderator Algeriensis sedis dioecesanae pro studio et linguae scientia, quod munus deposuit cum anno 1981 Oranensis Episcopus nominatus est. Propter suam singularem propensionem erga dialogum cum mundo islamico nominatus est membrum Pontificii Consilii pro Dialogo inter Religiones. Vespere diei Iovis Calendis Augustis anno 1996 cum Episcopus Oranum ex occursu cum quodam Francogallico ministro redibat, una cum Mahometo, suo iuveni amico ex islamica fide, interfectus est explosivo instrumento, quod positum erat iuxta ianuam episcopii, a longe excitato. Alta erat Servi Dei serenitas ante martyrium, quod repente pervenit haud tamen inopinatum. Ipse enim multas minas, quae circa se urgebant, bene cognoscebat, quamvis eae impellerent, ipse dioecesim suam non deseruit. Ipse praenuntiaverat periculum gravium insidiarum. Suamet electio manendi in Algeria vitam exitiali in discrimine ponebat, statuit tamen manere ut significaret propinquitatem suam cum Algeriensi populo et cum illis qui operam dabant ad pacem assequendam. Hoc in compito doloris et contradictionis Servus Dei existimabat virum ac pastorem esse coniunctum artissimum cum Algeriensi natione per vinculum quod “nihil, ne mors quidem rescindere poterit”.

Similes casus alii Servi Dei cognoverunt et ante vim mortemque similem se gerendi rationem ipsimet habuerunt.

Prima turma:

Servi Dei Algerii necati

2. Henricus Vergès. Natus est in pago Matemale in Francogallia die 15 mensis Iulii anno 1930. Ingressus est Institutum Fratrum Maristarum a Scholis, vota temporaria emisit anno 1946 et perpetua anno 1952. Necatus est die 8 mensis Maii anno 1994.

3. Paula-Helena Saint-Raymond. Nata est Lutetiae Parisiorum die 24 mensis Ianuarii anno 1927. Ingressa est Congregationem Parvarum Sororum ab Assumptione et die 29 mensis Iulii anno 1960 perpetua emisit vota. Necata est die 8 mensis Maii anno 1994.

4. Esther Paniagua Alonso. Nata in pago Izagre, in Hispania, die 7 mensis Iunii anno 1949, ingressa est Institutum Sororum Augustinianarum Missionariarum. In Algeriam missa, professionem perpetuam emisit die 15 mensis Augusti anno 1975. Necata est die 23 mensis Octobris anno 1994.

5. Caritas Álvarez Martín. Nata in pago Santa Cruz de la Salceda, in Hispania, die 9 mensis Maii anno 1933, ingressa est Institutum Sororum Augustinianarum Missionariarum. In Algeriam missa, professionem perpetuam emisit anno 1960. Una cum sorore Esther Paniagua Alonso necata est die 23 mensis Octobris anno 1994.

6. Bibiana Leclercq. Nata die 8 mensis Ianuarii anno 1930 in pago Gazeran, in Francogallia, ingressa est Institutum Sororum Missionariarum a Domina Nostra Apostolorum die 3 mensis Martii anno 1959. In Algeriam missa, necata est die 3 mensis Septembris anno 1995.

7. Angela-Maria Littlejohn. Nata Tunete die 22 mensis Novembris anno 1933, ingressa est Institutum Sororum Missionariarum a Domina Nostra Apostolorum. In Algeriam missa, una cum sorore Bibiana Leclercq necata est die 3 mensis Septembris anno 1995.

8. Oda Prévost. Nata die 17 mensis Iulii anno 1932 in pago Oger, in Francogallia, ingressa est Institutum Parvarum Sororum a Sacro Corde et professionem perpetuam emisit anno 1959. In Algeriam missa est anno 1968. Necata est in urbe Kouba, Algeriensi in regione, die 10 mensis Novembris anno 1995.

Secunda turma:

quattuor Patres Albi in urbe v. d. Tizi-Ouzou Necati

9. Alanus Dieulangard. Natus in oppido Sancti Brioci, in Francogallia, die 21 mensis Maii anno 1919, ingressus est Institutum Missionariorum Africae (v. d. Patres Albi) et sacerdos ordinatus die 1 mensis Februarii anno 1950. Ab anno 1978 in urbe Tizi-Ouzou, in Algeria, ubi necatus est die 27 mensis Decembris anno 1994 una cum tribus sequentibus fratribus.

10. Carolus Deckers. Natus Antverpiae, in Belgio, die 26 mensis Decembris anno 1924, Algeriensis civis, ingressus est Institutum Missionariorum Africae et sacerdos ordinatus die 8 mensis Aprilis anno 1950.

11. Christianus Chessel. Natus in oppido Digne-les-Bains, in Francogallia, die 27 mensis Octobris anno 1958, ingressus est Institutum Missionariorum Africae et sacerdos ordinatus die 28 mensis Iunii anno 1992.

12. Ioannes Chevillard. Natus Iuliomagi Andecavorum, in Francogallia, die 27 mensis Augusti anno 1925, ingressus est Institutum Missionariorum Africae et sacerdos ordinatus die 1 mensis Februarii anno 1950.

Tertia turma:

septem monachi trappenses necati in loco v. d. Tibhirine

13. Christianus de Chergé. Natus Colmariae, in Francogallia, die 18 mensis Ianuarii anno 1937, sacerdos ordinatus est die 21 mensis Martii anno 1964. Post quinque annos, monachus cistercensis Strictioris Observantiae (v. d. Trappensis) evasit et anno 1971 in monasterium loci Tibhirine, in Algeria, pervenit. Ibi prior electus est anno 1984 et denuo anno 1990. Una cum sex sequentibus confratribus raptus est nocturno tempore inter diem 26 et diem 27 mensis Martii anno 1996.

14. Lucas Dochier. Natus die 31 mensis Ianuarii anno 1914 in oppido Bourg-de-Péage, in Francogallia, anno 1941 ingressus est monasterium cistercense Trappensium Aquarum Bellarum. Anno 1946 Algeriam petivit et in numero monachorum Trappensium loci Tibhirine fuit.

15. Christophorus Lebreton. Natus Blesis, in Francogallia, die 11 mensis Octobris anno 1950, Algeriam petivit anno 1972. Deinde, anno 1974, ingressus est monachorum abbatiam de Stamedio Trappensium, ubi sollemnem emisit professionem die 1 mensis Novembris anno 1980. Monasterium loci Tibhirine anno 1987 petivit et die 1 mensis Ianuarii anno 1990 sacerdos ordinatus est.

16. Caelestinus Ringeard. Natus die 29 mensis Iulii anno 1933 Tolvaiae, in Francogallia, sacerdos ordinatus est die 17 mensis Decembris anno 1960. Deinde anno 1983 factus est monachus trappensis et novitiatum incoepit in abbatia loci Bellefontaine, ubi simplicem emisit professionem die 8 mensis Septembris anno 1985. Algeriam petivit anno 1986 et sollemnem professionem emisit die 1 mensis Maii anno 1989 in monasterio loci Tibhirine.

17. Michaël Fleury. Natus die 21 mensis Maii anno 1944 in oppido Sainte-Anne-sur-Brivet, in Francogallia, seminarium ingressus est, deinde in Opus Providentiae Pradense migravit, ubi vixit decem per annos. Deinceps monachus trappensis factus est in abbatia Bellefontaine et Algeriam petivit anno 1984. Die 28 mensis Augusti anno 1986 sollemnem emisit professionem in monasterio loci Tibhirine.

18. Paulus Favre-Miville. Natus die 17 mensis Aprilis anno 1939 in pago Vinzier, in Francogallia, anno 1984 ingressus est monachorum abbatiam de Stamedio Trappensium. Anno 1989 in monasterium loci Tibhirine profectus est ibique sollemnem emisit professionem anno 1991.

19. Bruno Lemarchand. Natus die 1 mensis Martii anno 1930 in pago Saint-Maixent, in Francogallia, sacerdos ordinatus est die 2 mensis Aprilis anno 1956. Ingressus est mona­chorum abbatiam Trappensium Bellefontaine anno 1981 et anno 1984 in monasterium loci Tibhirine profectus est ibique sollemnem emisit professionem anno 1990. Deinde in Marokium missus est ut superior domus adnexae in urbe Fès. Anno 1996 monasterium loci Tibhirine, in Algeria, adiit ut congressui ad priorem eligendum interesset.

Haec Servi Dei Petri Claverie verba horum omnium martyrum descriptionem compendiant: «In his Ecclesiae vocationem invenimus. Illic stant pro pace, statuerunt enim vitam suam pro pace offerre. Vivi aut mortui, pacis auctores evadunt».

Cum fama martyrii Servorum Dei ecclesiali in communi­tate diffusa esset, a die 5 mensis Octobris anno 2007 ad diem 9 mensis Iulii anno 2012 apud Curiam ecclesiasticam Alge­riensem Inquisitio Dioecesana celebrata est, cuius iuridica validitas ab hac Congregatione de Causis Sanctorum per decretum diei 15 mensis Februarii anno 2013 est approbata. Exarata Positione, consuetas secundum normas disceptatum est an Servorum Dei mors fuisset verum martyrium. Die 30 mensis Maii anno 2017 Peculiaris Theologorum Consultorum Congressus positivo cum exitu celebratus est. Patres Cardinales et Episcopi Ordinaria in Sessione die 16 mensis Ianuarii anno 2018 congregati, cui egomet ipse Angelus Cardinalis Amato praefui, supradictos Servos Dei interfectos esse ob fidem in Christum et in Ecclesiam agnoverunt.

De hisce omnibus rebus, referente subscripto Cardinale Praefecto, certior factus, Summus Pontifex Franciscus, vota Congre­gationis de Causis Sanctorum excipiens rataque habens, hodierno die declaravit: Constare de martyrio eiusque causa Servorum Dei Petri Claverie, ex Ordine Fratrum Praedicatorum, Episcopi Oranensis, et XVIII Sociorum Religiosorum et Religiosarum, in casu et ad effectum de quo agitur.

Hoc autem decretum publici iuris fieri et in acta Congre­gationis de Causis Sanctorum Summus Pontifex referri mandavit.

Datum Romae, die 26 mensis Ianuarii a.D. 2018.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/19-martiri-d-algeria.html

Bienheureux Alain Dieulangard : https://www.vannes.catholique.fr/wp-content/uploads/2018/09/Bienheureux-Alain-Dieulangard.pdf

~ Martyrs of Algeria ~ (†1994-96) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/Algeria.htm