Quadre
a Sant Bru de Bordeus, del s. XVII, amb les monges de Lestonnac i Santa Joana
de Lestonnac pregant davant Maria, circa 1650
Jeanne
de Lestonnac praying with her Sisters to Our Lady, in the Church of St. Bruno,
Bordeaux, France ; Jeanne de Lestonnac ; Église Saint-Bruno, Bordeaux
; 17th-century paintings from
France
Sainte Jeanne de
Lestonnac
Fondatrice de la
Compagnie de Marie Notre-Dame (+ 1640)
Elle était la nièce de
l'écrivain français Montaigne qui parle d'elle en ces termes :"Très
pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un
chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une
princesse en un magnifique palais." Madame de Lestonnac voulait la faire
devenir calviniste, ce pourquoi elle l'envoya se refaire une santé dans une
famille également calviniste. Montaigne s'en aperçut et son beau-frère qui,
lui, était resté catholique, rappela sa fille et se fâcha tellement contre sa
femme que celle-ci se le tint pour dit désormais. A dix-sept ans, Jeanne de
Lestonnac épousa Gaston de Montferrat (Montferrand), Baron de Landiras dont
elle eut sept enfants qu'elle éleva avec beaucoup de délicatesse et de
fermeté. Après vingt-quatre ans de mariage, elle perdit son époux qu'elle
adorait et voulut se faire religieuse chez les Feuillantines de Toulouse. Elle
y tomba malade. Guérie, à peine rentrée dans le monde, elle reprit son projet
de vie religieuse et fonda la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation
des filles, comme les Pères Jésuites qui étaient les éducateurs des garçons.
Une religieuse de la
Compagnie de Marie Notre-Dame nous communique
"Jeanne de Lestonnac
a été un temps écartée comme supérieure de la communauté de Bordeaux, elle a
été humiliée comme souvent en pareil cas. Cependant le reste des maisons
continuent de garder à Jeanne toute l'estime, l'affection et la confiance dues
à la Fondatrice de l'Ordre. Elle est considérée comme la Mère Générale, même si
ce statut lui est refusé par l'Eglise d'alors et si il ne lui est pas permis de
communiquer avec l'extérieur durant cette terrible période. A la fin du mandat,
c'est à dire trois ans plus tard, en 1626, la supérieure ingrate reconnaît ses
écarts et ses manigances et demande publiquement pardon à Jeanne de Lestonnac.
La fondatrice
relativement âgée part fonder à Pau. Elle y restera s'occupant à organiser la
vie de la maison et à enseigner les enfants jusqu'en 1634. A la demande des
supérieures de l'Ordre, et sur l'insistance du cardinal Henri de Sourdis, elle
revient à Bordeaux pour consacrer ses dernières années à rédiger définitivement
les Constitutions qui seront imprimées en 1638. Toutes les Maisons de l'Ordre
vivront de ses Constitutions où qu'elles soient dans le monde.
Jeanne de Lestonnac
décède le 2 février 1640 âgée de 84 ans."
Site de la Compagnie
de Marie Notre-Dame.
"Jeanne de Lestonnac
se situe parmi les grandes âmes qui ont voulu trouver une solution à
l'éducation de la jeunesse, dans une époque de recherche, et promouvoir
l'apostolat des femmes en un temps où il avait disparu. Elle fut béatifiée le
23 septembre 1900, et canonisée le 15 mai 1949 par Pie XII." (diocèse
de Bordeaux)
À Bordeaux, en 1640,
sainte Jeanne de Lestonnac. Jeune fille, elle repoussa les invitations et les
tentatives de sa mère pour qu’elle quitte l’Église catholique; après la mort de
son mari, elle veilla avec sagesse à l’éducation de ses cinq enfants, puis
fonda la Compagnie des Filles de Notre-Dame sur le modèle de la Compagnie de
Jésus, pour favoriser l’éducation chrétienne des jeunes filles.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1162/Sainte-Jeanne-de-Lestonnac.html
Sainte Jeanne de
Lestonnac
Nièce de Montaigne qui parle d'elle en ces termes :"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais." Madame de Lestonnac, sa mère, voulait la faire devenir calviniste, ce pourquoi elle l'envoya se refaire une santé dans une famille également calviniste. Montaigne s'en aperçut et son beau-frère qui, lui, était resté catholique, rappela sa fille et se fâcha tellement contre sa femme que celle-ci se le tint pour dit désormais. A dix-sept ans, Jeanne de Lestonnac épousa Gaston de Montferrat (Montferrand), Baron de Landiras dont elle eut sept enfants qu'elle éleva avec beaucoup de délicatesse et de fermeté. Après vingt-quatre ans de mariage, elle perdit son époux qu'elle adorait et voulut se faire religieuse chez les Feuillantines de Toulouse. Elle y tomba malade. Guérie, à peine rentrée dans le monde, elle reprit son projet de vie religieuse et fonda la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles.
Après beaucoup d’humiliations, la fondatrice relativement âgée part fonder à
Pau. Elle y restera, organisant la vie de la maison et enseignant les enfants
jusqu'en 1634. A la demande des supérieures de l'Ordre, et sur l'insistance du
cardinal Henri de Sourdis, elle revint à Bordeaux pour consacrer ses dernières
années à rédiger définitivement les Constitutions qui seront imprimées en 1638.
Jeanne de Lestonnac y décède le 2 février 1640 âgée de 84 ans.
Sainte Jeanne de
Lestonnac
Née et décédée à Bordeaux, nièce de l'illustre écrivain Michel de Montaigne, l'auteur des Essais l'avait en grande estime et la prit sous sa protection pour qu'elle reste fidèle à la foi catholique. A 17 ans, Jeanne épouse le baron de Montferrat : ils eurent 7 enfants. Après les avoir élevés et devenue veuve, attirée par la vie religieuse, Jeanne fonde avec le concours de plusieurs Jésuites la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles.
Soeur Jeanne organise et dirige sa Communauté pendant plus de trente ans, sauf
les trois dernières années de sa vie. Et pourquoi ? dénoncée par plusieurs
religieuses jalouses, elle sera destituée et mise au dernier rang. Elle
supportera cette épreuve redoutable avec grande sérénité, déclarant qu'elle
aimait, encore plus, celles qui la persécutait.
Rédacteur : Frère Bernard
Pineau, OP
SOURCE : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Saints/Jeanne-de-Lestonnac
Sainte Jeanne de Lestonnac
Jeanne de Lestonnac est née à Bordeaux. Son père est Richard de Lestonnac, sa mère Jeanne Eyquem de Montaigne, soeur de l'écrivain Michel de Montaigne. Elle est l'aînée d'une famille de six enfants. Elle est baptisée en l'église Saint Eloi de Bordeaux. Elle sera une élève studieuse, vive et gaie.
Elle sera mariée à
dix-sept ans à Gaston de Montferrand, Marquis de Landiras, Lamothe et autres
lieux, dont la maison, alliée à celle de France, de Navarre et d'Aragon, est
une des plus illustres du royaume. Elle est maintenant Marquise et cousine du
gouverneur de Bordeaux.
Elle aura sept enfants,
dont deux décèderont en bas âge. Puis, en quelques années, elle perd encore son
oncle, Michel de Montaigne, le soutien de son enfance, puis son père, son mari
et son fils aîné.
Alors commence pour elle
une autre vie, au service des pauvres de sa région. Tout en élevant ses
enfants, elle se met au service des plus démunis, elle fabrique des vêtements
pour les enfants pauvres, accueille sous son toit et nourrie les infirmes, les
vieillards, elle les soigne, leur donne sa maison et une place dans son coeur.
Ses filles, Madeleine et
Marthe, prennent le voile aux Annonciades de Bordeaux. François, son unique
fils, va bientôt se marier. Seule sa fille Jehanne est encore avec elle. Depuis
longtemps déjà, elle entend Dieu lui parler, elle décide alors de confier sa
fille à son fils François, de lui laisser ses terres, sa fortune et sa maison,
et de se retirer dans le couvent des Feuillantines de Toulouse, à l'époque un
des couvents les plus austères.
Au bout de dix mois,
Jeanne est obligée, pour des raisons de santé, de quitter le couvent. Elle
rentre à Bordeaux. Mais la joie de retrouver sa famille est de courte durée.
C'est l'époque de la grande épidémie de peste à Bordeaux. Elle se met au
service des malades, dans les prisons, les hôpitaux, dans les maisons marquées
d'une croix rouge parce que la peste est là. Le terrible hiver de 1604 et la
canicule de l'été 1605 augmentent encore la misère et la maladie. Les enfants
chassent leurs parents, les mères abandonnent leurs enfants pour ne pas être
contaminés. La peur règne plus encore que la peste. Partout, Jeanne est là,
elle soulage les mourants, soigne les malades. Elle apaise les colères, ferme
les yeux des morts, les ensevelit dignement. Fin Août, la maladie s'apaise.
Jeanne part enfin se reposer dans sa propriété.
En septembre 1605, deux
religieux du collège de bordeaux ont ensemble la vision de la Vierge Marie à la
tête d'un cortège de jeunes filles. Ils ont alors l'idée de créer une
école de jeunes filles Catholique. Il n'y a à l'époque qu'une école Calviniste.
Tout naturellement, ils pensent en parler à Jeanne de Lestonnac. Elle n'est pas
surprise, depuis, longtemps elle sait que le Seigneur l'appellera à son
service.
Dés le début, neuf dames
de la bourgeoisie de Bordeaux se joignent à elle. Jeanne soumet le projet à
Monseigneur François de Sourdis, Cardinal de Bordeaux. Le Cardinal est à
l'époque une personnalité de premier plan à Bordeaux. Jeanne se présente devant
lui, toute simple, elle expose son projet, elle plaide pour l'éducation de ces
jeunes filles de Bordeaux ou d'ailleurs. Le Cardinal l'écoute, il est conquis
par ses paroles, par ce projet ambitieux pour cette ville ou la religion est si
partagée, une compagnie de Notre Dame sur le modèle de la Compagnie de
Jésus.... Il est conquis. Il décide d'en parler au Saint Père. Le 7 avril 1607,
Sa Sainteté le Pape Paul V approuve la constitution de la Compagnie des filles
de Notre Dame.
La Compagnie de Notre
Dame s'installe dans le petit prieuré du Saint-Esprit. Le premier Mai suivant,
Jeanne de Lestonnac et quatre de ses nouvelles soeurs prennent le voile, noir
pour Jeanne, qui reçoit le titre de "Mère" et blanc pour ses
compagnes qui seront désormais les "soeurs". Les enfants ne tardent
pas à affluer au petit prieuré. Jeanne les accueille tous, elle les prend dans
son coeur et voudrait pouvoir se donner toute entière à chacune.
Deux ans après, le
prieuré est trop petit. La Compagnie Notre-Dame déménage rue du Hâ. Il est
temps pour les novices de prononcer leurs voeux définitifs. Mais le Cardinal
décide de regrouper leur ordre avec celui des soeurs de Saint Ursule. Plusieurs
mois passent. Le 7 décembre, il doit partir à Rome. En chemin, il s'arrête dans
une chapelle. Il a alors la vision de la Vierge Marie qui lui dit: "Je te
confie Mes Filles". Il fait demi-tour, dés le lendemain, il reçoit les
voeux de Jeanne de Lestonnac et de ses Filles. La Compagnie des Filles de Notre
Dame est définitivement crée le 8 décembre 1610.
Il y a maintenant de
nombreuses élèves dans la Compagnie. Les évêques voisins envient Monseigneur de
Sourdis. Alors Jeanne quitte la paix de sa Communauté, elle part sur les routes
de France, pour fonder de nouvelles maisons. Malgré son âge, malgré les
difficultés, malgré la perte de ses amis, de ses enfants, de sa mère, du Père
de Bordes, son soutien, elle continue sa route. De nouvelles maisons sont
ouvertes, à Périgueux, Béziers, Poitiers, Le Puy, Limoges, Sarlat, Agde,
Frontignan, Narbonne, Perpignan, Gignac, Barcelone, Agen, Saintes, Pau,
Tournon, Aurillac, Rodez, Avignon, Saint Flour, et même à Saint Domingue.
Jeanne a maintenant
soixante dix ans. Son oeuvre est immense, ses maisons sont partout. Le Cardinal
de Bordeaux, celui de Toulouse, le Pape Paul V, l'encouragent. Les enfants
viennent à elle, ses filles l'admirent, elles se sentent aimées, servies,
protégées.
Le deux février 1640,
Sainte Jeanne de Lestonnac entourée de ses filles, décède dans sa maison de
Bordeaux.
Sainte Jeanne de
Lestonnac a été Canonisée le 15 mai 1949.
SOURCE : http://apel.mnd.free.fr/Lestonnac.htm
Also
known as
Jane de Lestonnac
Joan de Lestonnac
Profile
Married Gaston
de Montferrant, Baron of Landiras, in 1572 at
age 16. Mother of
seven, five of whom lived to adulthood; two of the five entered religious
life. Widowed at
age 41, she ran the affairs of her estate and castle by herself.
Believing that her
obligations to the world were finished, she entered a Cistercian house
at Toulouse, France at
age 46. She was not up to the rigors of the order’s discipline, became
seriously ill,
and wanted to die at
the monastery;
her superiors refused to allow it. On her last night at the monastery,
she had a vision of Mary who
presented an image of Jeanne helping lost children.
Returning to her estate,
she slowly started this work with local women and priests which
led to the foundation of the Sisters of the Company of Mary, devoted to
the education of girls and
slowing Calvinism.
It was approved by Pope Paul V on 7 April 1607;
Joan was elected superior in 1610.
Today the congregation has grown to 2,500 sisters in 17 countries.
Born
27
December 1556 at
Bourdeaux, France
2
February 1640 of
natural causes
13 March 1891 by Pope Leo
XIII (decree of heroic
virtues)
23
December 1900 by Pope Leo
XIII
people
rejected by religious orders
Storefront
Additional
Information
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
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en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
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Citation
“Saint Jeanne de
Lestonnac“. CatholicSaints.Info. 30 June 2023. Web. 5 March 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-jeanne-de-lestonnac/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-jeanne-de-lestonnac/
St. Joan de Lestonnac
Feastday: February 2
Patron: of abuse victims, people rejected by religious orders, widows
Birth: 1556
Death: 1640
St. Joan de Lestonnac was
born in Bordeaux, France, in 1556. She married at the age of seventeen. The
happy marriage produced four children, but her husband died suddenly in 1597.
After her children were
raised, she entered the Cistercian monastery at Toulouse. Joan was forced to
leave the Cistercians when
she became afflicted with poor health. She returned to Bordeaux with
the idea of
forming a new congregation, and several young girls joined her as novices. They
ministered to victims of a plague that struck Bordeaux, and they were
determined to counteract the evils of heresy promulgated
by Calvinism. Thus was formed the Congregation of the Religious of Notre Dame
of Bordeaux. In 1608, Joan and her companions received the religious habit from
the Archbishop of
Bordeaux. Joan was elected superior in
1610, and many miracles occurred at her tomb. She was canonized in 1949 by Pope
Pius XII. Her feast day is
February 2.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=685
St. Jeanne de Lestonnac
Feastday: May 15
Patron: of abuse victims, people rejected by religious orders, widows
Birth: 1556
Death: 1640
In France, in the XVI century and in Bordeaux, the port at the mouth of the Garonne which became an important centre for Humanism, we approach Jeanne de Lestonnac's life.
Entering her home, we meet Richard de Lestonnac, her father - a counsellor in the Parliament of Bordeaux - and Jeanne Eyquem de Montaigne, her mother. Perhaps Montaigne's name is familiar. You will have heard, maybe, about Michael de Montaigne, the philosopher who wrote the "Essays" and created a new literary genre. He was Jeanne's uncle; they were great friends and his influence can be seen in her work.
Jeanne, the eldest of the Lestonnac - Eyquem de Montaigne family, was born in 1556. During this century a sharp political and religious conflict was raging. The advance of the Protestant Reformation, led by Calvin's followers, clashed with Catholic tradition, and the effects were felt everywhere. While still a child, Jeanne experienced the consequences of the religious differences between her parents. Her father - a fervent Catholic -wished to share his faith with her and had her baptized. Her mother "was convinced that the greatest benefit she could bestow on her daughter was to educate her in the religion of Calvin."
The girl's faith was put to the test and eventually gained from the struggle. Jeanne opted for her father's faith. Her first spiritual experience was as if an interior voice confirmed her choice and left an impression on her for the rest of her life.
"Be careful, daughter. Don't let the fire that I have enkindled in your heart, to serve me so fervently, ever die out."
Her desire to serve the Lord made
her search for models of great women, such as St. Scholastica, St. Clare, St.
Catherine of Siena, St.Teresa of Avila... but, considering the situation of
religious life in
France, it was difficult for her to pursue her ideal. When her father proposed
that she marry, she took it as a clear sign of God's will.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3906
Jeanne de Lestonnac, Widow Foundress (RM)
(also known as Jane or Joan de Lestonnac)
Born in Bordeaux, France, in 1556; died there February 2, 1640; beatified in
1900; canonized in 1949.
The story of Joan's long
life reflects the importance of the domestic church in forming God's servants.
Our saint triumphed over ill-health and the evil plottings of a wicked woman.
Joan was the daughter of a good Catholic father of a distinguished family at a
time when Calvinism was flourishing in Bordeaux. Her mother, however, was Joan
Eyquem de Montaigne, the apostate sister of the famous essayist Michael de
Montaigne. Her mother continually tried to undermine Joan's faith; when her
attempts failed, she would abuse the child. These troubles, however, turned
Joan's heart more fervently to God and made her long for a life of prayer and
mortification.
At age 17 (1573), Joan
was happily married to Gaston de Montferrant, who was related to the royal
houses of France, Aragon, and Navarre. Joan was devoted to her husband and bore
him one son and three daughters. After 24 years of deeply happy marriage,
Gaston died in 1597. She continued to care for her children until they were old
enough to be independent.
Two of Joan's daughters
had felt drawn to religious life, and, at age 47 (1603), Joan herself then
decided to enter the Cistercian monastery of Les Feuillantes at Toulouse
despite the objections of her son and her anxiety over leaving her youngest
daughter. The harsh regimen of life there caused her to become seriously ill.
She wanted to die in the
convent, yet her wise superiors perceived what an exceptional woman Joan was
and understood that God had other plans for her. They encouraged her to attempt
a great service for God by founding an order of women devoted to Our Lady. She
miraculously recovered her health the moment she left the convent. Joan
gathered a band of young girls on her estate, La Mothe in Périgord, where she
spent two quiet years. Returning to Bordeaux, their first task became bravely
serving as nurses during a savage plague that struck the people of Bordeaux.
A number of priests,
including the Jesuit fathers Jean de Bordes and Raymond, had come to recognize
the utter devotion of Joan, and realized the devastation Calvinism was working
among young girls of all classes who were deprived of Catholic education. They
saw the need for an order to educate young girls as the Jesuits educated boys.
To both of these priests the assurance was given simultaneously, while they
were celebrating Mass, that it was the will of God that they should assist in
founding an order to counteract the evils of the surrounding heresy, and that
Mme de Lestonnac should be the first superior. In 1606, Fathers de Bordes and
Raymond helped Joan persuade Cardinal de Sourdis, archbishop of Bordeaux, to
support her religious order.
The congregation was
affiliated with the Benedictines, but its rule and constitutions were founded
on those of Saint Ignatius Loyola. Her scheme was approved by Pope Paul V in
1607. The following year the sisters received the habit from the cardinal and,
in 1610, Joan became the mother superior on the first house in Bordeaux of the
Sisters of Notre Dame.
Seeking only the barest
necessities for themselves, her sisters founded schools throughout the region,
welcoming into them any girl who could come, with the aim of stemming the tide
of Calvinism. But while this work prospered, exceeding all expectations but
God's, two problems arose at Bordeaux. The archbishop of Bordeaux resented
attempts to gain extradiocesan freedom, and one vicious sister named Blanche
Hervé, the director of one of the houses, began to spread lies about Joan. The
authorities, including the cardinal, believed the concoctions, and Joan was
dismissed as superior and Blanche intruded in her place as superior.
Here her great meekness
triumphed. For three years Joan was beaten and humiliated, but she bore all so
patiently that even Blanche Hervé was moved to confess her own maliciousness
and the two reconciled. Joan de Lestonnac no longer wished to work as mother
superior, but passed her last years highly honored by her order.
From 1625 to 1631, Joan
visited each of the other 26 houses in turn. By the time she had returned to
Bordeaux, two of her daughters and at least one grand-daughter had joined the
Company of Mary, for which the revised rules and constitutions were drawn up in
1638. Meanwhile, her health began to fail and she died. Miracles of different
kinds were reported at her tomb in Bordeaux. Her nuns now number about 2,500
and serve in 17 countries (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Coulson,
Delaney, Encyclopedia, Farmer, Walsh).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0202.shtml
Escultures
de sants fundadors dels ordres religiosos a la façana del Naixement. Santa
Joana de Lestonnac i Sant Felip Neri, de Francesc Carulla i Joan Seguranyes
respectivament
Esculturas
de santos fundadores de las órdenes religiosas en la fachada del Nacimiento.
Santa Juana de Lestonnac y San Felipe Neri, de Francesc Carulla y Joan
Seguranyes respectivamente
Statues
of founding saints of religious orders on the Nativity facade. Saint Jeanne de
Lestonnac by Francesc Carulla, on the left, and Saint Philip Neri by Joan
Seguranyes, on the right - Outdoor
sculptures at the eastern side of the nave of the Sagrada Família
Sur
le mur extérieur des collatéraux, jouxtant la façade de la Nativité, statues
des saints fondateurs d’ordres religieux sainte Jeanne de Lestonnac, à gauche,
et saint Philipe Néri, réalisées respectivement par Francesc Carulla et Joan
Seguranyes
Skulpturen
der Heiligen Ordensgründer an der Geburtsfassade: Die Heilige Johanna von
Lestonnac und der Heilige Philipp Neri, Werke von Francesc Carulla und Joan
Seguranyes
Santa Giovanna de
Lestonnac
Festa: 2 febbraio
Bordeaux, 27 dicembre
1556 - 2 febbraio 1640
Nasce a Bordeaux il 27
dicembre 1556. La bambina viene battezzata da un sacerdote cattolico con il
nome della madre, Giovanna, che è calvinista e affida la sua educazione a
precettori calvinisti. Nel 1573 sposa Gastone de Montferrand, da cui ha sette
figli. Vedova dal 1597, dopo 24 anni di matrimonio, entra nel 1603 a Tolosa
presso le «Feuillantines», le «Fogliantine», senza potervi rimanere per motivi
di salute. Nel 1605, a Bordeaux si presta come volontaria durante un'epidemia
di peste. Nello stesso anno, consigliata dal de Bordes, gesuita, progetta di
fondare l'Ordine di Nostra Signora per l'educazione delle fanciulle. L'istituto
viene approvato a Bordeaux dal cardinale de Sourdis il 25 marzo 1606 e poi a
Roma, il 7 aprile 1607 da Paolo V. Così il 1 maggio 1608 Giovanna e le sue
prime compagne rivestono l'abito religioso e cominciano a praticare la loro
Regola che si ispira a quella di sant'Ignazio. Pronuncerà i suoi voti solenni
l'8 dicembre 1610. Muore il 2 febbraio 1640 quando l'Ordine conta già trenta case.
Martirologio
Romano: A Bordeaux in Francia, santa Giovanna de Lestonnac, che,
fanciulla, respinse gli inviti e i tentativi della madre ad allontanarsi dalla
Chiesa cattolica e dopo la morte del coniuge provvide sapientemente
all’educazione dei suoi cinque figli, fondando poi la Compagnia delle Figlie di
Nostra Signora, sul modello della Compagnia di Gesù, per promuovere la
formazione cristiana della gioventù femminile.
Suo padre è cattolico e sua madre è diventata calvinista, al tempo delle sanguinose guerre di religione in Francia. Sostenitore del partito cattolico è anche un suo zio materno, Michel de Montaigne, uno dei più illustri pensatori di Francia. I contrasti sulla fede, che stanno agitando tutto il Paese, sono assai vivaci anche in casa Lestonnac, rendendo difficile la convivenza e contrastate le decisioni. La bambina viene battezzata da un sacerdote cattolico con il nome della madre, Giovanna: ed è lei che affida la sua educazione a precettori calvinisti.
Più tardi, nell’adolescenza, Giovanna si avvicina invece ai Gesuiti, un Ordine religioso nuovo, arrivato da poco a Bordeaux (sono nati a Parigi nel 1534 e vengono approvati a Roma nel 1540). Pare a un certo punto che voglia farsi monaca. Poi obbedisce al padre, che le dà per marito il nobile Gastone di Montferrand.
È un’unione molto solida, anche se combinata. Nascono sette figli (tre moriranno nei primi anni), ma poi Gastone muore nel 1597, dopo 24 anni di matrimonio. Giovanna si occupa dei quattro figli per il tempo necessario a sistemarli, e poi ritorna sulla sua vecchia idea di farsi monaca, ma non tanto contemplativa. Monaca di lotta e di preghiera, piuttosto. Sicché diventa “Fogliantina”. Questo è il nome di religiose nuove, appartenenti al ramo femminile dei Cistercensi riformati, nati nell’abbazia di Feuillant, in Guascogna, per reagire alla decadenza dello storico Ordine, dovuta all’infiacchimento dei costumi e al conflitto religioso.
Creato nel 1575, l’Ordine ha poi dato vita nel1588 al ramo femminile, detto appunto delle “Fogliantine”, che fanno rivivere l’austerità dei primi tempi. Ed è questo che attira Giovanna verso il loro noviziato in Tolosa. Ma non ce la fa: ha già 47 anni, il suo fisico è scosso dalla dura disciplina; dopo sei mesi crolla e deve tornarea casa. In Bordeaux, nel 1605, la troviamo volontaria durante un’epidemia di peste, lavorando tra i malati con altre donne e ragazze. E qui scopre finalmente la sua strada: non l’isolamento del monastero, ma il lavoro in città, tra le ragazze più bisognose di aiuto e di istruzione. Per questi scopi, sul modello dei Gesuiti, fonda la “Compagnia di Nostra Signora”, incoraggiata dall’arcivescovo bordolese François d’Escoubleau del Sourdis, e ne diventa la volitiva superiora. Anche troppo volitiva, per alcune; tant’è che nel 1622 le tolgono la caricae lei se ne va da Bordeaux.
Ma sei anni dopo la richiamano alla guida della comunità. Intanto, da molte parti si invitano le “Fogliantine” a fondare scuole. Alla sua morte, l’Ordine ha già trenta case in Francia. Pio XII la proclamerà santa nel 1949.
Autore: Domenico Agasso
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/39410
Den hellige Johanna de
Lestonnac (1556-1640)
Minnedag:
2. februar
Den hellige Johanna de
Lestonnac (fr: Jeanne) ble født i 1556 i Bordeaux. Hennes far tilhørte en
fremtredende familie i byen, og på en tid hvor kalvinismen blomstret i
Bordeaux, var han en god katolikk. Men hennes mor Jeanne Eyquem de Montaigne,
søster av den berømte essayisten Michel de Montaigne (1533-92), falt fra og ble
kalvinist. Onkelen var skeptiker og humanist, men han døde forsonet med Kirken.
Johanna motsto press fra moren om å bli kalvinist, men som straff ble hun
dårlig behandlet. Disse problemene gjorde at hun vendte sitt hjerte til Gud og
fikk henne til å lengte etter et liv i bønn og bot.
Imidlertid ble hun som
17-åring i 1573 gift katolsk med Gaston de Montferrant, som var en slektning av
kongehusene i Frankrike, Navarra og Aragón, og ekteskapet ga henne
tittelen baronnesse de Landiras. I et lykkelig ekteskap fikk de syv barn,
hvorav fire vokste opp, en sønn og tre døtre. Men etter 24 års ekteskap døde
Gaston plutselig i 1597. De neste årene tok Johanna seg av de to yngste barna
inntil alle fire var i stand til å klare seg selv. To av hennes døtre var
tiltrukket av et liv som nonne, og de to andre ble etter hvert gift.
I 1603 ble den 47-årige
Johanna cisterciensernonne (Ordo Cisterciensis – OCist) i klosteret
Les Feuillantes i Toulouse. Hennes sønn motsatt seg dette skrittet på det mest
voldsomme, og det smertet hennes hjerte å forlate den yngste datteren, som ennå
ikke var gift. Søster Johanna tilbrakte seks måneder i cisterciensernes
novisiat. Men det strenge livet var for mye for hennes helse og hun ble
alvorlig syk. Hun ba om tillatelse til å få bli i klosteret og dø der, men
hennes kloke overordnede bestemte at slikt et verdifullt liv måtte reddes til
tjeneste for Gud.
Hun forlot klosteret, og
hennes helse kom seg straks på en nesten mirakuløs måte. Hun vendte tilbake til
Bordeaux og besøkte Pèrigord, hvor hun samlet rundt seg flere unge jenter som
senere skulle bli hennes første noviser. Hun tilbrakte to rolige år på sitt
landsted La Motte, hvor hun forberedte seg på sitt senere arbeid. Deretter
vendte hun tilbake til Bordeaux, hvor hennes veiledere rådet henne til å nøye
seg med et vanlig liv viet til nestekjærlig arbeid. Da en alvorlig pest rammet
folket i Bordeaux, var det Mme de Lestonnac og en gruppe modige kvinner som
pleide ofrene.
Johanna kom nå under
innflytelse av to jesuittprester, p. Jean de Bordes og p. Raimund, som fullt ut
forsto den ødeleggelsen som kalvinismen forårsaket blant unge jenter av alle
klasser som ikke fikk katolsk utdannelse. De så behovet for hengivne kvinner
for å utdanne jenter på samme måte som deres egen orden utdannet gutter. Begge
disse prestene ble forsikret samtidig, mens de feiret messen, at det var Guds
vilje at de skulle hjelpe til med å grunnlegge en slik orden for å imøtegå kjetteriet,
og at Mme de Lestonnac skulle bli ordenens første leder. De skjønte hvilken
eksepsjonell kvinne Johanna var og oppmuntret henne til å grunnlegge en slik
kongregasjon viet til Vår Frue. Dette samsvarte med hennes egne planer, og
Johanna samlet rundt seg en gruppe unge jenter.
Slik begynte arbeidet, og
det vokste raskt. Den nye kongregasjonen ble grunnlagt i 1606 for å utdanne
jenter fra alle sosiale klasser. Den het «Instituttet for Søstre av Notre Dame
av Bordeaux», også kalt Marias selskap (Ordre Compagnie de Marie
Notre-Dame – ODN). Instituttet ble godkjent i 1607 av pave Paul V
(1605-21), som knyttet det til benediktinerordenen for å dele denne ordenens
privilegier, men regelen og konstitusjonene bygget på den hellige Ignatius av Loyolas.
Det første huset ble åpnet i det gamle Helligånd-klosteret i Bordeaux.
Mange prester hadde
kommet til å erkjenne Johannas dype fromhet, og med deres hjelp overtalte hun
erkebiskopen av Bordeaux til å støtte hennes orden. Johanna og hennes ledsagere
mottok i 1608 drakten fra erkebiskopen, kardinal de Sourdis. I 1610 ble Johanna
valgt til ordenens generalsuperior, og søstrene strømmet til. Hennes søstre
søkte bare det aller nødvendigste for seg selv, og de grunnla skoler over hele
regionen og ønsket velkommen alle jenter dit. Den første skolen ble grunnlagt i
Périgueux. Ordenen spredte seg raskt, og rundt 30 hus ble etablert. Johanna
styrte alle som generalsuperior.
Men samtidig som
instituttet blomstret, oppsto det splittelse i kommuniteten i Bordeaux.
Erkebiskopen av Bordeaux motsatte seg forsøk på å oppnå uavhengighet fra
bispedømmet. Samtidig begynte den onde søster Blanche Hervé, en
middelklassenonne som ikke kunne lese og skrive, sammen med lederen for et av
husene å spre løgner om moder de Lestonnac. Forbausende nok trodde kardinal de
Sourdis på løgnene, og de foretrakk sr. Blanche Hervé som superior. Johanna ble
fjernet fra ledelsen av ordenen, og straks begynte den nye superioren å
undertrykke og ydmyke henne og til og med mishandle henne. Men Johanna viste
heroisk ydmykhet og triumferte til slutt.
Dette regimet varte i tre
år. Men Johanna bar alle ydmykelsene så tålmodig at til og med Blanche Hervé
ble beveget til å innse sin egen ondskap. Men Moder Johanna begynte nå å bli
gammel, så hun ville ikke gjeninnsettes som superior. I stedet ble Moder de
Badiffe valgt. I 1625 dro Johanna ut på en visitasjonsreise til alle de andre
26 husene etter tur, og først i 1631 vendte hun tilbake til Bordeaux.
To av hennes døtre og
minst et barnebarn hadde nå sluttet seg til ordenen. Reviderte regler og
konstitusjoner for kongregasjonen ble satt opp i 1638. Johanna var nå over 80
år og helsen begynte å svikte, så de siste årene tilbrakte hun tilbaketrukket
mens hun forberedte seg på døden. Men i sine siste år var hun høyt æret av sin
orden. Hun døde fredelig den 2. februar 1640 i Bordeaux, 84 år gammel, like
etter at søstrene hadde fornyet sine løfter på festen for Marias renselse
(Kyndelsmesse). Hennes legeme skal ha vært like friskt og utstedt en søt lukt i
flere dager etterpå. Hun ble gravlagt på kirkegården i klosteret i Rue du Ha.
Det ble meldt om
forskjellige slags mirakler ved hennes grav, men hennes saligkåringsprosess
gikk langsomt. Under Den franske revolusjon ble søstrene spredt, og hennes
legeme i 1791 brakt til venner i Rue Porte-Dijeaux for å beskyttes mot
vanhelligelse. Men det ble funnet av revolusjonære, som gravla det i et hull
sammen med et hestekadaver. I 1822 ble legemet gjenfunnet av Moder du Terrail,
som brakte det til katedralen. Der ble det møtt av en høytidelig prosesjon som
fulgte det til kapellet i moderhuset i Bordeaux, hvor det har vært siden. I
1901 ble relikviene identifisert og skjelettet rekonstruert. Noen få bein
befinner seg i et glasskrin i ordenens hus i Bordeaux. Under restaureringen av
kapellet i 1956 ble mesteparten av relikviene lagt i en hvit marmorsarkofag og
plassert under alteret hvor messen ble lest hver morgen.
Etter mange forsinkelser
ble Johanna endelig saligkåret den 23. september 1900 (dokumentet (Breve var
datert den 20. mai 1900) av pave Leo XIII (1878-1903) og helligkåret den 15.
mai 1949 av pave Pius XII (1939-58). Hennes navn står i Martyrologium Romanum
og hennes minnedag er dødsdagen 2. februar. Ordenen teller i dag omkring 2.500
og tjener i 17 land, som Italia, Frankrike, Spania, USA, England og Det fjerne
Østen.
Kilder:
Attwater/John, Attwater/Cumming, Farmer, Bentley, Butler, Butler (II), Benedictines,
Delaney, Bunson, Day, Cruz (1), Schauber/Schindler, Index99, KIR, CSO, Patron
Saints SQPN, Infocatho, Heiligenlexikon - Kompilasjon og oversettelse:
p. Per Einar
Odden - Opprettet: 1999-07-03 10:30 -
Sist oppdatert: 2006-01-05 14:46
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/jlestonn