mercredi 4 février 2015

Saint RABAN MAUR, moine bénédictin, abbé et évêque

 San Rabáno

Rabanus Maurus (à gauche), soutenu par Alcuin (au milieu), présente son travail à Otgar de Mayence (à droite)

Raban Maur (left), supported by Alcuin (middle), dedicates his work to Archbishop Otgar of Mainz (Right)

Rabano, a sinistra, presenta i suoi lavori a Otgar di Magonza.

Hrabanus Maurus, von Alcuin empfohlen, übergibt sein Werk dem Erzbischof von Mainz, Otgar

Rabano Mauro apoyado por Alcuino ofrece una obra a Otgar de Maguncia; Alcuino de York


Saint Raban Maur

Abbé de Fulda et archevêque de Mayence (+ 856)

Il fut étudiant sous la direction d'Alcuin à Tours, puis abbé de l'abbaye de Fulda et enfin archevêque de Mayence. Ce n'est qu'en Allemagne que sa canonisation est reconnue. 

Ses œuvres sont nombreuses et leur style concis, clair et simple. Elles furent imprimées dès les premières années de l'imprimerie, bien que certaines d'entre elles soient fort discutables, en particulier ses "allégories de l'Écriture."

Le 3 juin 2009, Benoît XVI a proposé un "portrait de Raban Maur, successivement abbé de Fulda et archevêque de Mayence. Né dans cette ville vers 780, il entra jeune dans le monastère bénédictin où 'sa grande capacité de travail maintint vive la culture théologique, exégétique et spirituelle, et l'enrichit de ses propres travaux pour les siècles suivants... Sa grande culture...en fit le conseiller des princes', et malgré ses charges d'abbé puis d'archevêque, 'il ne cessa de poursuivre ses recherches, montrant ainsi qu'on peut être à la disposition d'autrui sans se priver des temps de réflexion, d'étude et de méditation. Ainsi Raban Maur fut-il exégète, philosophe, poète, pasteur et homme de Dieu'.

Ses œuvres, a ajouté le Saint-Père, 'occupent six volumes de Patrologie Latine de Migne, et il est probablement l'auteur du Veni Creator, un des hymnes les plus connus de l'Eglise latine, extraordinaire synthèse de la pneumatologie chrétienne'. Un autre monument de Raban Maur est son traité sur les laudes de la Ste Croix, qui inspira jusqu'au peintre du manuscrit original. Venue d'orient, la sensibilité d'esprit qu'il réserve à la croix eut une vaste résonance en occident, qui se traduisit aussi dans la peinture de manuscrits qui fleurit en Europe à partir de cette époque. Il avait une haute conscience 'de la nécessité d'impliquer dans l'expérience de la foi autant le cœur que l'esprit, autant l'esthétique que la sensibilité qui portent l'homme à jouir complètement de la vérité, esprit, corps et âme. Ceci est très important car la foi n'est pas seulement pensée. Elle comprend notre être tout entier'.

Très attentif à la liturgie, Raban Maur rédigea des Carmina mais 'ne se consacra pas à la poésie pour elle-même...mais soumettait l'art et la connaissance à l'approfondissement de la Parole de Dieu. Ainsi chercha-t-il avec rigueur de sensibiliser ses contemporains, évêques et clergé, à une compréhension approfondie de la théologie et de la spiritualité, comme de tous les éléments qui composent la liturgie'. Raban Maur se consacra tout particulièrement à la Parole de Dieu comme partie intégrante de la liturgie et travailla cet aspect tout au long de sa vie. 'Il composa des lexiques exégétiques pour chacun des livres bibliques et pour les évangiles, en clef nettement pastorale... Sa sensibilité pastorale le conduisit aussi à compiler des livres pénitenciers, dans lesquels étaient énumérés selon la sensibilité de son temps les péchés et les pénitences correspondantes, le plus possible fondées sur des passages bibliques, les actes conciliaires ou les décrétales'. Ses traités sur la discipline ecclésiastique et l'institution sacerdotale vont dans le même sens, 'où il explique aux gens simples comme aux clercs de son diocèse les éléments fondamentaux de la foi chrétienne sous une forme de catéchisme'. Vénéré comme un saint dans son pays, Raban Maur, a dit le Pape, peut fort bien être une référence aujourd'hui, dans le travail, la vie sociale ou les vacances, qui nous propose de consacrer du temps à Dieu. Il peut nous rappeler en particulier d'honorer le dimanche comme jour du Seigneur, jour de la liturgie, jour où l'on peut admirer nos églises, notre musique sacrée et la Parole de Dieu, sa beauté, qu'on peut faire entrer dans la vie de tous les jours. Seulement ainsi notre vie peut-elle être authentique et accomplie'." (source: VIS 090603)

À Mayence en Franconie, l’an 856, saint Raban, surnommé Maur, évêque. Il était moine de Fulda quand il fut élu au siège de Mayence. Vraiment instruit en science, d’une éloquence aisée, pontife agréable à Dieu, jamais il ne négligea rien qu’il pût faire pour la gloire de Dieu.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/568/Saint-Raban-Maur.html

Saint Raban Maur, évêque

Moine bénédictin, il fut étudiant sous la direction d'Alcuin à Tours et directeur de l'école de l'abbaye de Fulda, il devient successivement diacre, prieur, abbé, puis archevêque de Mayence. Reconnu pour sa grande charité, il nourrissait chaque jour un nombre incalculable de pauvres. Il mourut en 856 après avoir beaucoup produit en matière de théologie. Ses œuvres sont nombreuses et leur style concis, clair et simple.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/04/4335/-/saint-raban-maur-eveque

San Rabáno

In Honorem Sanctae Crucis, Biblioteca Medicea Laurenziana, Plut. 31 sin. 9, fol. 31v

In Honorem Sanctae Crucis, XIII wiek, Biblioteca Medicea LaurenzianaFlorencja

Rabanus Maurus ; Medieval philosophers


BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 3 juin 2009

Raban Maure


Chers frères et sœurs,

Je voudrais aujourd'hui parler d'un personnage de l'occident latin vraiment extraordinaire:  le moine Raban Maure. Avec des hommes tels qu'Isidore de Séville, Bède le Vénérable, Ambroise Autpert, dont j'ai déjà parlé dans des catéchèses précédentes, il sut garder, pendant les siècles qui constituent ce qu'on appelle le Haut Moyen-âge, le contact avec la grande culture des antiques sages et des Pères chrétiens. Souvent rappelé comme "praeceptor Germaniae", Raban Maure fut d'une fécondité extraordinaire. Avec sa capacité de travail absolument exceptionnelle, il contribua peut-être plus que tout autre à garder vivante cette culture théologique, exégétique et spirituelle à laquelle les siècles suivants devaient puiser. C'est à lui que se réfèrent aussi bien des grands personnages appartenant au monde des moines comme Pier Damiani, Pierre le Vénérable et Bernard de Clairvaux, qu'également un nombre toujours plus important de "clercs" du clergé séculier, qui au cours du xii et du XIII siècles donnèrent vie à l'une des floraisons les plus belles et les plus fécondes de la pensée humaine.

Né à Mayence vers 780, Raban entra très jeune dans un monastère:  on lui ajouta le nom de Maure précisément en référence au jeune Maure qui, selon le Livre ii des Dialogues de saint Grégoire le Grand, avait été confié encore enfant par ses parents eux-mêmes, nobles romains, à l'abbé Benoît de Nursie. Cette insertion précoce de Raban comme "puer oblatus" dans le monde monastique bénédictin, et les fruits qu'il en tira pour sa propre croissance humaine, culturelle et spirituelle, permettraient à eux seuls une ouverture très intéressante non seulement sur la vie des moines et de l'Eglise, mais également sur toute la société de son temps, habituellement qualifiée de "carolingienne". De ceux-ci, ou peut-être de lui-même, Raban Maure écrit:  "Certains ont eu la chance d'être introduits dans la connaissance des Ecritures dès leur plus tendre enfance ("a cunabulis suis") et ont été tellement bien nourris par la nourriture qui leur a été offerte par la sainte Eglise qu'ils peuvent être promus, avec l'éducation appropriée, aux ordres sacrés les plus élevés" (PL 107, col 419 BC). 

La culture extraordinaire qui caractérisait Raban Maure le fit rapidement remarquer par les grands de son temps. Il devint le conseiller de princes. Il s'engagea pour garantir l'unité de l'empire et, à un niveau culturel plus large, il ne refusa jamais à celui qui l'interrogeait une réponse modérée, qu'il tirait préférablement de la Bible et des textes des saints Pères. Tout d'abord élu abbé du célèbre monastère de Fulda, ensuite archevêque de sa ville natale, Mayence, il ne cessa pas pour autant de poursuivre ses études, démontrant par l'exemple de sa vie que l'on peut être simultanément à la disposition des autres, sans se priver pour cela d'un temps approprié pour la réflexion, l'étude et la méditation. Ainsi, Raban Maure fut exégète, philosophe, poète, pasteur et homme de Dieu. Les diocèses de Fulda, Mayence, Limbourg et Wroclaw le vénèrent comme saint et bienheureux. Ses œuvres remplissent six volumes de la Patrologie latine de Migne. C'est à lui que l'on doit, selon toute probabilité, l'un des hymnes les plus beaux et connus de l'Eglise latine, le "Veni Creator Spiritus", synthèse extraordinaire de pneumatologie chrétienne. Le premier engagement théologique de Raban s'exprima, en effet, sous forme de poésie et eut comme thème le mystère de la Sainte Croix dans une œuvre intitulée "De laudibus Sanctae Crucis", conçue de manière telle qu'elle propose non seulement des contenus conceptuels, mais également des stimulations plus purement artistiques, utilisant aussi bien la forme poétique que la forme picturale à l'intérieur du même codex manuscrit. En proposant iconographiquement, entre les lignes de son écrit, l'image du Christ crucifié, il écrit par exemple:  "Voilà l'image du Sauveur qui, par la position de ses membres, rend sainte pour nous la très salubre, très douce et très aimée forme de la Croix, afin qu'en croyant en son nom et en obéissant à ses commandements nous puissions obtenir la vie éternelle grâce à sa Passion. Chaque fois que nous élevons le regard vers la Croix, rappelons-nous donc de celui qui souffrit pour nous, afin de nous arracher au pouvoir des ténèbres, en acceptant la mort pour faire de nous les héritiers de la vie éternelle" (Lib. 1, Fig. 1, PL 107 col 151 C).

Cette méthode d'allier tous les arts, l'esprit, le cœur et les sens, qui provenait de l'orient, devait recevoir un immense développement en occident, en parvenant à des sommets jamais atteints dans les codex enluminés de la Bible, ainsi que dans d'autres œuvres de foi et d'art qui fleurirent en Europe avant l'invention de l'imprimerie et même après. Celle-ci révèle en tous cas chez Raban Maure une conscience extraordinaire de la nécessité de faire participer dans l'expérience de la foi, non seulement l'esprit et le cœur, mais également les sens à travers les autres aspects du goût esthétique et de la sensibilité humaine qui conduisent l'homme à jouir de la vérité de toute leur personne, "esprit, âme et corps". Cela est important:  la foi n'est pas seulement pensée, mais elle touche tout notre être. Etant donné que Dieu s'est fait homme en chair et en os, qu'il est entré dans le monde sensible, nous devons, dans toutes les dimensions de notre être, chercher et rencontrer Dieu. Ainsi, la réalité de Dieu, à travers la foi, pénètre dans notre être et le transforme. Pour cela, Raban Maure a concentré son attention en particulier sur la liturgie, comme synthèse de toutes les dimensions de notre perception de la réalité. Cette intuition de Raban Maure le rend extraordinairement actuel. De lui sont restés également célèbres les "Carmina", proposés pour être utilisés en particulier dans les célébrations liturgiques. En effet, étant donné que Raban était avant tout un moine, son intérêt pour la célébration liturgique était évident. Toutefois, il ne se consacrait pas à l'art de la poésie comme une fin en soi, mais il orientait l'art et tout autre type de connaissance vers l'approfondissement de la Parole de Dieu. Il s'efforça donc, avec une assiduité et une rigueur extrêmes, d'introduire ses contemporains, mais surtout les ministres (évêques, prêtres et diacres), à la compréhension de la signification profondément théologique et spirituelle de tous les éléments de la célébration liturgique.

Il tenta ainsi de comprendre et de proposer aux autres les significations théologiques cachées dans les rites, en puisant à la Bible et à la tradition des Pères. Il n'hésitait pas à citer, par souci d'honnêteté mais également pour donner une importance plus grande à ses explications, les sources patristiques auxquelles il devait son savoir. Mais il se servait d'elles avec liberté et un discernement attentif, en approfondissant le développement de la pensée patristique. Par exemple, au terme de l'"Epistola prima", adressée à un "chorévêque" du diocèse de Mayence, après avoir répondu aux demandes d'éclaircissement sur le comportement à adopter dans l'exercice de la responsabilité pastorale, il poursuit:  "Nous t'avons écrit tout ceci de la façon dont nous l'avons déduit des Ecritures Saintes et des canons des Pères. Mais toi, très saint homme, prend tes décisions comme bon te semble, au cas par cas, en cherchant à modérer ton jugement de façon à garantir en tout la discrétion, car elle est la mère de toutes les vertus" (Epistulae, i, PL 112, col 1510 C). On voit ainsi la continuité de la foi chrétienne, qui trouve son origine dans la Parole de Dieu; mais celle-ci est toujours vivante, elle se développe et elle s'exprime de façons nouvelles, toujours en cohérence avec toute la construction, avec tout l'édifice de la foi.

Etant donné qu'une partie intégrante de la célébration liturgique est la Parole de Dieu, Raban Maure se consacra à cette dernière avec le plus grand zèle au cours de toute sa vie. Il publia des explications exégétiques appropriées pour presque tous les livres bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament dans une claire intention pastorale, qu'il justifiait par des paroles comme celles-ci:  "J'ai écrit ces choses... en résumant les explications et les propositions de beaucoup d'autres pour offrir un service au lecteur dépourvu qui n'a pas à sa disposition de nombreux livres, mais également pour faciliter ceux qui, dans de nombreuses choses, n'arrivent pas à pénétrer en profondeur la compréhension des significations découvertes par les Pères" (Commentariorum in Matthaeum praefatio, PL 107, col 72D). En effet, en commentant les textes bibliques, il puisait à pleines mains aux Pères antiques, avec une prédilection particulière pour Jérôme, Ambroise, Augustin et Grégoire le Grand.

Sa sensibilité pastorale aiguë le conduisit ensuite à s'occuper avant tout de l'un des problèmes vécus de la manière la plus vive par les fidèles et les ministres sacrés de son temps:  celui de la pénitence. Il compila en effet les "Pénitenciers" - c'est ainsi qu'on les appelait - dans lesquels, selon la sensibilité de l'époque, étaient énumérés les péchés et les peines correspondantes, en utilisant dans la mesure du possible des motivations puisées dans la Bible, dans les décisions des Conciles et les décrets des Papes. Ces mêmes textes furent utilisés par les "carolingiens" dans leur tentative de réforme de l'Eglise et de la société. C'est à la même intention pastorale que répondaient des œuvres comme "De disciplina ecclesiastica" et "De institutione clericorum" dans lesquelles, en puisant avant tout à saint Augustin, Raban expliquait aux personnes simples et au clergé de son diocèse les éléments fondamentaux de la foi chrétienne:  il s'agissait de sortes de petits catéchismes.

Je voudrais conclure la présentation de ce grand "homme d'Eglise" en citant certaines de ses paroles dans lesquelles se reflète bien sa conviction fondamentale:  "Celui qui est négligent dans la contemplation ("qui vacare Deo negligit") se prive lui-même de la vision de la lumière de Dieu; celui qui se laisse prendre de façon indiscrète par les préoccupations et permet à ses pensées d'être emportées par le tourbillon des choses terrestres se condamne lui-même à l'impossibilité absolue de pénétrer les secrets du Dieu invisible" (Lib. I, PL 112, col 1263A). Je pense que Raban Maure nous adresse ces paroles également à nous aujourd'hui:  dans les heures de travail, avec ses rythmes frénétiques, et dans les temps de loisirs, nous devons réserver des moments à Dieu. Lui ouvrir notre vie en lui adressant une pensée, une réflexion, une brève prière, et surtout, nous ne devons pas oublier le dimanche comme jour du Seigneur, le jour de la liturgie, pour percevoir dans la beauté de nos églises, de la musique sacrée et de la Parole de Dieu la beauté même de Dieu, le laissant entrer dans notre être. Ce n'est qu'ainsi que notre vie peut devenir grande, devenir une vraie vie.

* * *

Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, notamment les pèlerins de la Province ecclésiastique de Marseille, les membres du Synode diocésain de Nice, accompagnés de l’Évêque, Mgr Louis Sankalé, les membres du Mouvement Foi et Vie venus de l’Île Maurice et les jeunes du collège Saint-Just d’Arbois. Que l’Esprit-Saint, reçu par l’Église au jour de la Pentecôte, chasse en vous toute peur et qu’il vous fasse brûler de son ardente charité! Bon pèlerinage à tous!

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html

 San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Raban Maur

Au IXe siècle Raban Maur, né à Mayence en 766, homme de grande culture, fut formé à l’école de Tours par Alcuin*, qui lui-même avait été disciple de saint Bède le Vénérable.

Raban dirigea ensuite en Allemagne l’école du monastère de Fuld**, et la rendit très célèbre. On venait consulter Raban Maur de partout. C’était un bourreau de travail qui aurait préféré vivre dans la solitude, mais il fut nommé archevêque de Mayence et le resta jusqu’à sa mort en 856.

 Beaucoup parmi ses œuvres nous sont parvenues et l’abbé Faillon réussit en 1842 à se procurer sa « Vie de Marie-Madeleine » qui dormait dans la bibliothèque du collège Sainte Madeleine à Oxford. C’est un ouvrage qui n’avait pas du tout été écrit pour faire plaisir aux provençaux, preuve supplémentaire que le culte de Marie-Madeleine était vivant dans toute la chrétienté et que la tradition de Provence était connue partout.

Pour écrire son ouvrage, Raban avait à sa disposition la belle bibliothèque du monastère et parmi les documents une « Vie » du Vème siècle (début VIème?) qu’il retranscrit, et d’autres, du VIIème qui, à cette « Vie » avaient apporté beaucoup d’éléments apocryphes qu’il a éliminés dans son œuvre. Il en a fait de même pour une « Vie de sainte Marthe ». Le but de ces « Vies » était de vivifier la dévotion. On a commencé aux Ve et VIe siècles a mettre par écrit les traditions orales et ces textes étaient lus avant les offices religieux pour le plus grand bonheur des fidèles.

On est certains que ces « Vies » existaient. Une lettre du VIIème siècle de saint Didier qui fut gouverneur de Marseille et évêque de Cahors le confirme. Il en procure un exemplaire à l’abbesse Aspasie, déchue, à qui il écrit: « Emu de tes larmes, je t’ai déjà procuré l’histoire de cette femme remarquable entre toutes dans l’Evangile. Dans cette histoire, tu trouveras les dignes fruits de pénitence qu’elle produisit et la joie qui remplit le ciel, lorsque celle qui avait été précédemment pécheresse mérita par ses larmes, devant les anges de Dieu, l’assurance du salut ». Traduit et cité par Sicart « Sainte Marie-Madeleine » tome I.

L’œuvre de Raban Maur est précieuse en ce qu’elle conforte notre tradition.

*Alcuin (York 735 – Tours 804) Savant religieux anglo-saxon, un des maîtres de l’école palatine fondée par Charlemagne. Il joua un rôle capital dans la renaissance carolingienne.

(le Petit Larousse)

** Fuld - Monastère fondé par saint Boniface au VIIIème siècle, parmi beaucoup d’autres: « le plus célèbre de tous, Fulda, ce Mont-Cassin de l’Allemagne, dont il obtint l’Exemption, c’est à dire le rattachement direct au Saint-Siège pour le préserver des emprises du pouvoir laïc. Tout le long du Moyen-Age Fulda jouera un rôle de bastion spirituel ».

Daniel-Rops. L’Église des Temps Barbares, page 288

SOURCE : http://www.saintsdeprovence.com/raban-maur-2/

San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


FRECULFE DE LISIEUX

CHRONIQUE (extrait) - LETTRE A RABAN MAUR

Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer

FRECULFE DE LISIEUX

NOTICE

Fréculfe (Freculphus Lexovensis) devint évêque de Lisieux aux alentours de 825. C’est le premier écrivain carolingien auteur d’une Chronique universelle qui va du début du monde (Genèse) jusqu’à la mort de Grégoire Ier le Grand (604). Sa chronique est composée de sept livres.

Cet auteur a été peu étudié. Ci-dessous un très bref extrait de sa Chronique et une lettre à Raban Maur,[1] beaucoup plus connu que lui.

CHRONIQUE (extrait)

Fortia d’Urban, TABLEAU HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DU MONDE, 1810.

C’est au dix septième chapitre du second livre de cette chronique que Fréculphe fait mention de la tradition qui faisait descendre les Francs des Troyens tradition qui n’était pas encore détruite alors le christianisme n ayant pas fait disparaître les monuments du paganisme En eflet l’auteur convient dans son premier chapitre qu’avant lui les historiographes grecs et latins commençaient leurs histoires par celle de Ninus. Lui-même après avoir rapporté dans son premier livre l’extrait de la Genèse revient dans le second à compter comme le Bérose d’Annius de Viterbe par les règnes d’Altadas de Mamitus et des autres rois d Assyrie. C’est sous Teutamès compté par lui à l’exemple d’Eusèbe pour le vingt sixième roi d’Assyrie que Fréculphe raconte le fait suivant immédiatement après la prise de Troie.

LIVRE II, CHAPITRE XVII

Item ut alii volunt Phrygas et Aeneas germani fuerunt, Aeneas in Latio et Phrygas in Phrygia regnaverunt. Post Aeneam vero Ascanius, derelicto novercae suae Laviniae regno, Albam longam condidit, et Sylvium posthumum fratrem suum, Aeneae ex Lavinia filium, cum summa pietate educavit. Ascanius etiam Julium filium procreavit, a quo familia Juliorum orta est, sed propter aetatem parvuli, quia necdum idoneus erat cives ejus regere, Sylvium posthumum fratrem suum regni reliquit haeredem. De Phryga namque progenies progressa est, quae per multas regiones vagando cum uxoribus et liberis, eligentes regem ex se Francionem nomine, ex quo Franci vocantur, eo quod fortissimus ipse Francio in bello fuisse fertur. Et dum gentibus cum plurimis pugnasset, in Europam iter suum dirigens inter Rhenum et Danubium consedit. Ibique mortuo Francione, praelia multa gesserunt: quibus attriti parva ex ipsis manus remansit. Hinc duces ex se constituerunt, attamen jugum alterius semper negantes ferre. Haec quidem ita se habere de origine Francorum opinantur. Alii vero affirmant eos de Scanza insula, quae vagina gentium est, exordium habuisse, de qua Gothi et caeterae nationes Theotiscae exierunt: quod et idioma linguae eorum testatur. Est enim in eadem insula regio, quae, ut ferunt, adhuc Francia nuncupatur.

D'autres disent que Phrigas et Énée étaient frères, et qu'Énée vint régner dans le Latium pendant que Phrigas resta maître de la Phrigie. Après Énée, Ascagne ayant abandonné le royaume de Lavinia, sa belle-mère, bâtit Albe la Longue. On ajoute qu'Ascagne éleva avec tendresse son frère Silvius Posthumus, qu'Enée avait eu de Lavinia. Ce même Ascagne eut un fils appelé Julius, duquel vint la famille Julia; mais comme cet enfant était trop jeune, et que son âge le rendait incapable de gouverner les citoyens, Ascagne laissa son frère (consanguin) Silvius Posthumus héritier de sa couronne. Quant à Phrigas, sa postérité erra dans un grand nombre de pays, où ils voyageaient avec leurs femmes et leurs enfants. Ils choisirent parmi eux un roi nommé Francio ; et le motif de cette élection fut le courage que Francio avait montré à la guerre : il combattit avec plusieurs nations; et dirigeant sa route vers l'Europe, il se fixa entre le Rhin et le Danube. C'est là que mourut Francio, après lequel les Francs livrèrent un grand nombre de combats par lesquels leur population fut tellement diminuée, qu'ils ne formèrent plus qu'une petite nation. Ils se choisirent des rois dans cette contrée; mais ils refusèrent toujours de se soumettre à un joug étranger. Telle est l'opinion de quelques auteurs sur l'origine des Francs. D'autres affirment qu'ils viennent de l'île de Scanzie,[2] qui est la source des nations, et de laquelle sont sortis les Goths et les autres peuples théotisques[3] : ce qu'attesté l'idiome qu'ils parlent. On trouve effectivement encore dans cette île une région qui porte le nom de France.

Histoire ecclésiastique de la province de Normandie, tome II, 1759.

LETTRE A RABAN MAUR

« Vous savez, mon très cher, que tout indigne que je suis, j'ai reçu une Charge Pastorale, sur les rivages occidentaux et l'Océan. J'y ai trouvé un Peuple qui a souffert la faim de la parole du salut, mais qui ne sentait point son besoin, & ne désirait point une nourriture, dont il ignorait entièrement le goût. J'ai cru d'abord devoir lui donner du lait, & non une viande plus forte. Aujourd'hui, par la grâce de Dieu, ils commencent à désirer quelque chose de plus solide, & quoi qu'encore dans l'enfance, ils demandent du pain. Mais pour le leur rompre, & le leur distribuer à propos, nous avons besoin de votre aide, particulièrement pour le Pentateuque. Nous vous prions humblement de vouloir bien travailler à une courte & claire exposition de ces livres & comme une abeille industrieuse, nous tirer des ouvrages des anciens, comme d’autant de fleurs excellentes, le rayon de miel que nous désirons. C’est un Commentaire concis que nous vous demandons, qui contienne d’abord le sens de la lettre, puis avec une exacte brièveté le sens spirituel. Vous marquerez sur chaque page le nom des Auteurs dont vous aurez tiré chaque chose, mais nous vous supplions en même temps de ne point dérober à notre connaissance ce que l’Esprit Saint, qui parlait autrefois dans les Hommes de Dieu, vous aura a vous même inspiré & de le marquer aussi par la première lettré de votre nom, afin que nous puissions nous réjouir de notre propre don. Quand nous aurons retiré l'odeur d'un baume si exquis, & que nous nous serons engraissés d’une si excellente nourriture, notre Occident deviendra un Orient, cette Région contiguë à l'Axe du Couchant deviendra une terre de Juda, & nos Peuples, tout voisins qu’ils sont des Bretons, deviendront de vrais Israélites. Si vous cherchez quelque excuse, pour vous dispenser d’entreprendre un si grand, & si laborieux, ouvrage, & que vous prétendiez me demander pourquoi je ne le fais pas moi-même, je vous répondrai que quand j'en aurais la capacité, je n'en ai pas les moyens, n'ayant point ici de livres, jusques là que je n'ai pas trouvé dans le Diocèse qui m'est confié, les Livres de l'ancien & du nouveau Testament; bien moins par conséquent des Commentaires de ces livres. Vous savez aussi que l'on mange avec bien plus de plaisir un met bien préparé & à loisir, que celui qui serait mal assaisonné & fait à la hâte, dans le moment même qu'il le faut manger. C'est ce qui me porte à vous imposer ce travail, à vous le commander même, par la confiance que j'ai en votre amitié & votre obéissance. Portez-vous bien, mon Frète, & vous souvenez de nous. »

L'Abbe Maur satisfit au désir de Fréculfe, & lui adressa son ouvrage par une Epître où il lui dit :

« Ça été de tout temps la Coutume des grands Hommes de s'exciter les uns les autres à écrire, & donner de l'exercice à leur esprit. Vous avez voulu suivre cet exemple, mais je m'étonne bien que vous n'ayez jeté les yeux sur un Homme plus capable de répondre à vos intentions. Je n'ai ni la science, ni le talent, qui me seraient nécessaires, ayant été élevé dans la solitude, plutôt à vivre du travail de mes mains, qu'à composer des livres. Vous m'avez ordonné de recueillir les Sentences des Saints pères sur le Pentateuque de Moïse, tant pour le sens littéral, que pour le sens spirituel, & d'expliquer moi-même ce que je ne trouverais pas expliqué par les autres. Vous savez assez combien cela passe mon pouvoir, puisqu'occupé comme je suis du soin d'un Troupeau, qui ne me donne pas peu de sollicitude, je n'ai le temps ni de lire les écrits des autres, ni d'écrire moi-même. Mais parce que je n'ose rien vous refuser, ni nous désobéir, j'ai cependant tâché de satisfaire selon mes forces à ce que vous avez exigé. J’ai lu, comme vous l’avez désiré, les Livres des Saints Pères, où j'ai pensé trouver quelque chose des Sentences de la Loi, & je les ai mises, dans l'ordre que j'ai cru le meilleur, marquant sur chaque page les noms de ceux dont je les ai tirées, & si la Divine Bonté m'a inspiré quelque chose à moi-même, je l'y ai inséré avec la marque de mon nom, afin que le Lecteur connaisse ce qui lui vient de la Tradition des Pères, & ce qu'il ne tient que de moi. Mon style n'est pas poli, mais j'espère que mes sentiments sont Catholiques ; c'est pourquoi, très Saint Père, je vous supplie de lire avec bonté un livre qui ne doit le jour qu'à vos ordres pressants, de l'examiner avec attention, & s'il se trouve qu'il ait besoin de correction, de vouloir bien m'en avertir, afin que sur votre avis, je prenne soin de corriger ce qui m'aurait échappé dans la distraction de mes occupations, que par ce moyen la joie soit commune à celui qui sème, & à celui qui moissonne, & que l'un & l'autre en recueille les fruits pour la vie éternelle. Lisez donc les livres des anciens, méditez attentivement la Loi de Dieu, & remplissez avec courage la fonction de Docteur qui vous est commise. Dans la Genèse, de la création des choses visibles, élevez-vous à la connaissance des invisibles ; cherchez dans la machine du monde corporel, l'intelligence des choses spirituelles. Considérez dans la Généalogie des Patriarches, la fécondité mystique de l’Eglise, & dans leurs diverses transmigrations, l'état de Pèlerinage où les Enfants sont sur la terre, n'ayant point ici d'héritage, mais dans la vie future, car le Dieu des Dieux ne se verra que dans Sion. Au reste je vous prie de recevoir cet Ouvrage dans le même esprit que je vous l'envoyé, de vous en servir pour vous & pour ceux qui vous sont commis, & s'il se trouve agréable à quelqu'un de vos voisins, de ne pas lui en refuser l’usage, afin que votre zèle & notre travail soient utiles à plus de monde, si c'est la volonté de Dieu, & que nous recevions une récompense plus abondante que l'emploi de notre talent. Que Dieu vous conserve en santé très Saint Père, & souvenez-vous de nous. »

[1] Raban Maur ou Rabanus Maurus Magnentius (on trouve aussi les orthographes “Hrabanus” et “Rhabanus”), né vers 780 et mort le 4 février 856, est un moine bénédictin, archevêque de Mayence (Allemagne) et un théologien réputé. Il est l'auteur de l'encyclopédie De la Nature des choses. Il a également rédigé des traités d'éducation et de grammaire et des commentaires de la Bible. Il est l'un des plus importants professeurs et auteurs de la Renaissance carolingienne. Il est considéré comme saint en Allemagne et fêté le 4 février.

[2] « Revenons à la situation de l’isle de Scanzie Claude Ptolémée en parle dans son second livre et voici ce qu’il en dit : Il y a dans l’océan Arctique une grande Isle appelée Scanzie ; elle ressemble à une feuille de cèdre et ses côtés vont en avant et se referment presque ; l’océan l’environne. Cette Isle est placée vis-à-vis du fleuve Vistule qui prend sa source dan les monts Sarmatiques et tombe dans l’océan septentrional par trois bouches différentes après avoir séparé la Germanie de la Scythie. » (Cf. Potocki, Fragments historiques et géographiques…, t. II, 1796.)

[3] Se dit du tudesque ou ancien allemand, et particulièrement du dialecte de la tribu franque.

SOURCE : https://remacle.org/bloodwolf/historiens/freculfe/chronique.htm

San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Raban Maur

v. 780-856

Hrabanus Maurus

En 801 il est ordonné diacre à l'abbaye de Fulda. En 802 il étudie sous la direction d'Alcuin à Tours.IL est ordonné prêtre en 814. De 822 à 842, il est abbé de Fulda.

Il est conseiller de Louis le Pieux et plus tard, avec quelques brouilles politiques (pour avoir été du parti de Louis le Pieux, puis de son fils Lothaire), des rois germaniques.

Il est archevêque de Mayence en 847.

Il participe aux trois conciles de Mayence (847-849). à celui de 848, il fait condamner les thèses de Gottschalk d'Orbais (strict augustinisme sur la prédestination).

Il laisse une abondante œuvre littéraire dont De universo, encyclopédie en 22 livres, proche des étymologies de Isidore de Séville; De institutione clericorum, pour l'instruction des moines; des poésies, des hymnes. Il laisse aussi des poèmes, des exégèses sur Jérôme, Augustin, Grégoire, Isidore, Origène. Un De computo, un Excerptio de arte grammatica Prisciani

Il meurt le 4 février 856 à Winkel, sur le Rhin.

Écrits relatifs à la musique

De institutione clericorum

Éditions

Une grande partie de ses œuvres fut publiée par Colvenerius à Cologne en 1627 [repris par Jacques-Paul Migne, Patrologie latine (II) 107-112]

KNOEPFLER ALOIS, Rabani Mauri de institutione clericorum libri tres. Dans « Veröffentlichungen aus dem Kirchenhistorischen Seminar München » (5), München 1900

Bibliographie

 DEROLEZ ALBERT  (compte-rendu de lecture), Holter Kurt  (éditeur), Hrabanus Maurus, Liber de laudibus Sanctae Crucis, Vollständige Faksimile-Ausgabe im Originalformat des Codex Vindobonensis 652 der österreichischen Nationalbibliothek. Dans  « Scriptorium » (30) 1976, p. 317-318

GIESEL HELMUT, Studien zur Symbolik der Musikinstrumente im Schrifttum der alten und mittelalterlichen Kirche. Dans «Kölner Beiträge zur Musikforschung» (94), Regensburg 1978

RICHENHAGEN ALBERT, Studien zur Musikanschauung des Hrabanus Maurus. Dans «Kölner Beiträge zur Musikforschung » (162), Regensburg 1989

SEEBASS TILMAN, Review of Helmut Giesel, Studien zur Symbolik der Musikinstrumente im Schrifttum der alten und mittelalterlichen Kirche, von den Anfängen bis zum 13. Jahrhundert. Dans «Journal of the American Musical Instrument Siciety» (8), 1982, p. 96-99

Musicologie.org, 56 rue de la Fédération, 93100 Montreuil,

06 06 61 73 411.

ISSN 2269-9910.

Mardi 20 Janvier, 2026

SOURCE : https://www.musicologie.org/Biographies/r/raban_maur.html

San Rabáno

Hrabanus Maurus, Liber de Laudibus Sanctae Crucis, Bern, Burgerbibliothek, Cod. 9, f. 11v

Bern, Burgerbibliothek, Cod. 9: Hrabanus Maurus, Liber De laudibus sanctae crucis


Blessed Rabanus Maurus

Also known as

Hrabanus Maurus

Maurus Magnentius Rabanus

Reabanus Maurus

Rhabanus Maurus

Memorial

4 February

Profile

He grew up in the abbey in Fulda, Germany. Spiritual student of Saint Alcuin of Tours and Saint EigilBenedictine monk. Headmaster of the abbey schoolDeaconPriestordained by Saint Astolfus of MainzAbbotBishop of MainzGermany. Noted for his charity, feeding up to 300 poor people at his house each day. Promoted the education of the clergyWrote bible commentaries, homilies, poetry, including one that praised and preserved the memory of Saint Frederick of Utrecht.

Born

776 at MainzGermany

Died

4 February 856 at Winkel, Germany of natural causes

buried in the monastery of Saint Alban at MainzGermany

relics were transferred to Halle, Germany by Archbishop Albrecht of Brandenburg

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

New Catholic Dictionary

Pope Benedict XVI, General Audience, 3 June 2009

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

Veni Creator Spiritus, by Blessed Rabanus Maurus

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

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John Dillon

Saints Stories for All Ages

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fonti in italiano

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MLA Citation

“Blessed Rabanus Maurus“. CatholicSaints.Info. 31 January 2023. Web. 8 March 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-rabanus-maurus/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-rabanus-maurus/

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Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Book of Saints – Rabanus Maurus

Article

(Rhabanus) (February 4) (BlessedBishop (9th century) An Archbishop of Mainz, and one of the most erudite men of his century. His life, both as monk and Abbot of Fulda, and afterwards as the most prominent Prelate in Germany, was such as to attract to him the homage and veneration of all. He died A.D. 856, leaving us valuable Commentaries on the Scriptures and other learned works, the composition of which argues undeniable talent and perseverance in view of the semi-civilised surroundings in which he lived.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Rabanus Maurus”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 31 January 2017. Web. 9 March 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-rabanus-maurus/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-rabanus-maurus/

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Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Bl. Rabanus Maurus

Feastday: February 4

Birth: 780

Death: 856

Abbot if Fulda, Germany, archbishop of Mainz and a well known theologian. Born in Mainz, he entered the Benedictine monastery of Fulda at an early age, receiving ordination as a deacon in 801. he then studied at Tours, France, under the famed scholar Blessed Alcuin and earned the Maurus in memory of St. Benedict's favorite pupil. Rabanus went back to Fulda into one of Christendom's great centers of learning , especially within the Frankish Empire. Ordained a priest in 814, Rabanus was elected abbot of Fulda in 822, and served until 842 when he retired, most likey under pressure from King Louis the German as relations between them were never cordial. Rabanus went into a life of seclusion and prayer at Petersburg until 847, when, after being reconciled with Louis, he received appointment as archbishop of Mainz. As archbishop, Rabanus was best known and beloved for his intense charity. He also promoted clerical discipline through several provincial synods, defended the rights of the Church, and clarified through the synods the doctrine of predestination. Considered one of the most learned men of his age.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=4513

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Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


 BENEDICT XVI

GENERAL AUDIENCE

Saint Peter's Square

Wednesday, 3 June 2009

Rabanus Maurus


Dear Brothers and Sisters,

Today I would like to speak of a truly extraordinary figure of the Latin West: Rabanus Maurus, a monk. Together with men such as Isidore of Seville, the Venerable Bede and Ambrose Autpert of whom I have already spoken in previous Catecheses, during the centuries of the so-called "High Middle Ages" he was able to preserve the contact with the great culture of the ancient scholars and of the Christian Fathers. Often remembered as the "praeceptor Germaniae", Rabanus Maurus was extraordinarily prolific. With his absolutely exceptional capacity for work, he perhaps made a greater contribution than anyone else to keeping alive that theological, exegetic and spiritual culture on which successive centuries were to draw. He was referred to by great figures belonging to the monastic world such as Peter Damian, Peter the Venerable and Bernard of Clairvaux, as well as by an ever increasing number of "clerics" of the secular clergy who gave life to one of the most beautiful periods of the fruitful flourishing of human thought in the 12th and 13th centuries.

Born in Mainz in about 780, Rabanus entered the monastery at a very early age. He was nicknamed "Maurus" after the young St Maur who, according to Book II of the Dialogues of St Gregory the Great, was entrusted by his parents, Roman nobles, to the Abbot Benedict of Norcia. Alone this precocious insertion of Rabanus as "puer oblatus" in the Benedictine monastic world and the benefits he drew from it for his own human, cultural and spiritual growth, were to provide an interesting glimpse not only of the life of monks and of the Church, but also of the whole of society of his time, usually described as "Carolingian". About them or perhaps about himself, Rabanus Maurus wrote: "There are some who have had the good fortune to be introduced to the knowledge of Scripture from a tender age ("a cunabulis suis") and who were so well-nourished with the food offered to them by Holy Church as to be fit for promotion, with the appropriate training, to the highest of sacred Orders" (PL 107, col. 419 BC).

The extraordinary culture for which Rabanus Maurus was distinguished soon brought him to the attention of the great of his time. He became the advisor of princes. He strove to guarantee the unity of the Empire and, at a broader cultural level, never refused to give those who questioned him a carefully considered reply, which he found preferably in the Bible or in the texts of the Holy Fathers. First elected Abbot of the famous Monastery of Fulda and then appointed Archbishop of Mainz, his native city, this did not stop him from pursuing his studies, showing by the example of his life that it is possible to be at the same time available to others without depriving oneself of the appropriate time for reflection, study and meditation. Thus Rabanus Maurus was exegete, philosopher, poet, pastor and man of God. The Dioceses of Fulda, Mainz, Limburg and Breslau (Wrocław) venerate him as a saint or blessed. His works fill at least six volumes of Migne's Patrologia Latina. It is likely that we are indebted to him for one of the most beautiful hymns known to the Latin Church, the "Veni Creator Spiritus", an extraordinary synthesis of Christian pneumatology. In fact, Rabanus' first theological work is expressed in the form of poetry and had as its subject the mystery of the Holy Cross in a book entitled: "De laudibus Sanctae Crucis", conceived in such a way as to suggest not only a conceptual content but also more exquisitely artistic stimuli, by the use of both poetic and pictorial forms within the same manuscript codex. Suggesting the image of the Crucified Christ between the lines of his writing, he says, for example: "This is the image of the Saviour who, with the position of his limbs, makes sacred for us the most salubrious, gentle and loving form of the Cross, so that by believing in his Name and obeying his commandments we may obtain eternal life thanks to his Passion. However, every time we raise our eyes to the Cross, let us remember the one who died for us to save us from the powers of darkness, accepting death to make us heirs to eternal life" (Lib. 1, fig. 1, PL 107 col. 151 C).

This method of combining all the arts, the intellect, the heart and the senses, which came from the East, was to experience a great development in the West, reaching unparalleled heights in the miniature codices of the Bible and in other works of faith and art that flourished in Europe until the invention of printing and beyond. In Rabanus Maurus, in any case, is shown an extraordinary awareness of the need to involve, in the experience of faith, not only the mind and the heart, but also the senses through those other aspects of aesthetic taste and human sensitivity that lead man to benefit from the truth with his whole self, "mind, soul and body". This is important: faith is not only thought but also touches the whole of our being. Since God became Man in flesh and blood, since he entered the tangible world, we must seek and encounter God in all the dimensions of our being. Thus the reality of God, through faith, penetrates our being and transforms it. This is why Rabanus Maurus focused his attention above all on the Liturgy as a synthesis of all the dimensions of our perception of reality. This intuition of Rabanus Maurus makes it extraordinarily up to date. Also famous among his opus are the "Hymns", suggested for use especially in liturgical celebrations. In fact, since Rabanus was primarily a monk, his interest in the liturgical celebration was taken for granted. However, he did not devote himself to the art of poetry as an end in itself but, rather, used art and every other form of erudition as a means for deepening knowledge of the word of God. He therefore sought with great application and rigour to introduce his contemporaries, especially ministers (Bishops, priests and deacons), to an understanding of the profoundly theological and spiritual meaning of all the elements of the liturgical celebration.

He thus sought to understand and to present to others the theological meanings concealed in the rites, drawing from the Bible and from the tradition of the Fathers. For the sake of honesty and to give greater weight to his explanations, he did not hesitate to indicate the Patristic sources to which he owed his knowledge. Nevertheless he used them with freedom and with careful discernment, continuing the development of patristic thought. At the end of the "Epistola prima", addressed to a "chorbishop" of the Diocese of Mainz, for example, after answering the requests for clarification concerning the behaviour to adopt in the exercise of pastoral responsibility, he continues, "We have written all these things for you as we deduced them from the Sacred Scriptures and the canons of the Fathers. Yet, most holy man, may you take your decisions as you think best, case by case, seeking to temper your evaluation in such a way as to guarantee discretion in all things because it is the mother of all the virtues" (Epistulae, I, PL 112, col. 1510 C). Thus the continuity of the Christian faith which originates in the word of God becomes visible; yet it is always alive, develops and is expressed in new ways, ever consistent with the whole construction, with the whole edifice of faith.

Since an integral part of liturgical celebration is the word of God Rabanus Maurus dedicated himself to it with the greatest commitment throughout his life. He produced appropriate exegetic explanations for almost all the biblical books of the Old and New Testament, with clearly pastoral intentions that he justified with words such as these: "I have written these things... summing up the explanations and suggestions of many others, not only in order to offer a service to the poor reader, who may not have many books at his disposal, but also to make it easier for those who in many things do not succeed in entering in depth into an understanding of the meanings discovered by the Fathers" (Commentariorum in Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727 D). In fact, in commenting on the biblical texts he drew amply from the ancient Fathers, with special preference for Jerome, Ambrose, Augustine and Gregory the Great.

His outstanding pastoral sensitivity later led him to occupy himself above all with one of the problems most acutely felt by the faithful and sacred ministers of his time: that of Penance. Indeed, he compiled the "Penitenziari" this is what he called them in which, according to the sensibility of his day, sins and the corresponding punishments were listed, using as far as possible reasons found in the Bible, in the decisions of the Councils and in Papal Decretals. The "Carolingians" also used these texts in their attempt to reform the Church and society. Corresponding with the same pastoral intentions, were works such as "De disciplina ecclesiastica" and "De institutione clericorum", in which, drawing above all from Augustine, Rabanus explained to the simple and to the clergy of his diocese the basic elements of the Christian faith: they were like little catechisms.

I would like to end the presentation of this great "churchman" by quoting some of his words in which his basic conviction is clearly reflected: "Those who are negligent in contemplation ("qui vacare Deo negligit"), deprive themselves of the vision of God's light; then those who let themselves be indiscreetly invaded by worries and allow their thoughts to be overwhelmed by the tumult of worldly things condemn themselves to the absolute impossibility of penetrating the secrets of the invisible God" (Lib I, PL 112, col. 1263 A). I think that Rabanus Maurus is also addressing these words to us today: in periods of work, with its frenetic pace, and in holiday periods we must reserve moments for God. We must open our lives to him, addressing to him a thought, a reflection, a brief prayer, and above all we must not forget Sunday as the Lord's Day, the day of the Liturgy, in order to perceive God's beauty itself in the beauty of our churches, in our sacred music and in the word of God, letting him enter our being. Only in this way does our life become great, become true life.

Greetings to special groups:

I offer a warm welcome to the English-speaking visitors present at today's Audience, especially those from England, Ireland, the Philippines and the United States. My particular greeting goes to the Sisters of the Society Devoted to the Sacred Heart. I also greet the many student groups present. Upon all of you I invoke God's Blessings of joy and peace!

I now address an affectionate greeting to the young people, the sick and the newlyweds. Dear young people, next Sunday we shall be celebrating the Solemnity of the Blessed Trinity. I hope that contemplation of the Trinitarian mystery will introduce you increasingly into Divine Love. Dear sick people, through Baptism the Blessed Trinity is present in your life. May it be a support for you so that you may do the Lord's will in every circumstance. And you, dear newlyweds, may you always find inspiration in Trinitarian communion in order to form a Christian family in which you are granted to experience, in reciprocal love, the joy of prayer and of accepting life.

© Copyright 2009 - Libreria Editrice VaticanaCopyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html

 San Rabáno

Stone carving over the cloisters at Guildford Cathedral, Surrey, with the Latin inscription Veni Creator Spiritus


Veni Creator Spiritus

Come, Holy Spirit, Creator blest,
and in our souls take up Thy rest;
come with Thy grace and heavenly aid
to fill the hearts which Thou hast made.

O comforter, to Thee we cry,
O heavenly gift of God Most High,
O fount of life and fire of love,
and sweet anointing from above.

Thou in Thy sevenfold gifts are known;
Thou, finger of God’s hand we own;
Thou, promise of the Father,
Thou Who dost the tongue with power imbue.

Kindle our sense from above,
and make our hearts o’erflow with love;
with patience firm and virtue high
the weakness of our flesh supply.

Far from us drive the foe we dread,
and grant us Thy peace instead;
so shall we not, with Thee for guide,
turn from the path of life aside.

Oh, may Thy grace on us bestow
the Father and the Son to know;
and Thee, through endless times confessed,
of both the eternal Spirit blest.

Now to the Father and the Son,
Who rose from death, be glory given,
with Thou, O Holy Comforter,
henceforth by all in earth and heaven. Amen.

– Blessed Rabanus Maurus

SOURCE : https://catholicsaints.info/veni-creator-spiritus/

San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Blessed Rabanus Maurus, OSB B (AC)

Born at Mainz, Germany, c. 776-784; died at Winkel, Germany, 856. While Rabanus was probably a German by birth, there is a possibility that he may have been from Ireland or Scotland. He was offered as a child to the abbey of Fulda, was educated and spent most of his life there. After receiving his early education at the abbey school of Fulda under Abbot Bangulf, he completed his studies at Tours under Alcuin, whose favorite he became.

He returned to Fulda as a monk, became known for his learning and knowledge of the early Church Fathers and the Bible, and in about 799 became headmaster of Fulda's school. He was ordained a deacon in 801 and a priest in 815, and became abbot in 822. As abbot he completed the monastery buildings, and founded several churches and monasteries.

He resigned his abbacy in 847 to go into retirement, but that same year--at age 71, he was name archbishop of Mainz (Mayence), which he governed with remarkable ability. He imposed strict discipline on his clergy (which led to an abortive conspiracy on his life), held two synods that condemned the heretical teachings of Gottschalk, a monk in his see. He was noted for his charity to the poor, 300 of whom he entertained daily at his house, which helped alleviate a famine.

Rabanus was the outstanding scholar of his century and one of the most prolific writers of any age. Under Alcuin, who nicknamed him Maurus in memory of Saint Benedict's favorite disciple, he learned Greek, Hebrew, and Syriac. His biblical commentaries and other works are still considered valuable. His martyrology; poetry, including the hymn Veni creator spiritus; and some 64 of homilies are still extant (Benedictines, Delaney, Encyclopedia).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0204.shtml

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Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


New Catholic Dictionary – Blessed Rabanus Maurus

Article

Also spelled Rhabanus, or Hrabanus. Archbishop of Mainz, German Born in Mainz, Germany, c.780; died at Winkel, German in 856. He joined the Benedictines at Fulda, became a pupil of Saint Alcuin at Tours, and returning to Fulda, taught there and became principal of the school. In 814 he was ordained and in 822 was made abbot of the monastery. His rule was distinguished by material, intellectual, and spiritual progress. His resignation was probably forced by King Louis the German, whom he had opposed in favor of Lothair. Rabanus became Archbishop of Mainz in 847. During his episcopacy he held three important synods. He left commentaries on the Scriptures, a martyrology, and other religious works. His relics were lost at Halle during the Reformation. Feast, 4 February.

MLA Citation

“Blessed Rabanus Maurus”. People of the Faith. CatholicSaints.Info. 16 December 2010. Web. 9 March 2026. <http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-rabanus-maurus/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-rabanus-maurus/

San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Blessed Maurus Magnentius Rabanus

(Also Hrabanus, Reabanus).

Abbot of FuldaArchbishop of Mainz, celebrated theological and pedagogical writer of the ninth century, born at Mainz about 776 (784?); died at Winkel (Vinicellum) near Mainz on 4 February, 856. He took vows at an early age in the Benedictine monastery of Fulda, and was ordained deacon in 801. A year later he went to Tours to study theology and the liberal arts, under Alcuin. He endeared himself to his aged master, and received from him the surname of Maurus in memory of the favourite disciple of St. Benedict. After a year of study he was recalled by his abbot, became teacher and, later, head-master of the monastic school of Fulda. His fame as teacher spread over Europe, and Fulda became the most celebrated seat of learning in the Frankish Empire. In 814 he was ordained priest. Unfortunately, Abbot Ratgar's mania for building temporarily impeded the progress of the school, but under Abbot Eigil (818-82) Rabanus was once more able to devote himself entirely to his vocation of teaching and writing (see CAROLINGIAN SCHOOLSDIOCESE OF FULDA). In 822 Rabanus was elected abbot, and during his reign the monastery enjoyed its greatest prosperity. He completed the new buildings that had been begun by his predecessor; erected more than thirty churches and oratories; enriched the abbey church with artistic mosaics, tapestry, baldachinareliquaries, and other costly ornaments; provided for the instruction of the laity by preaching and by increasing the number of priests in country towns; procured numerous books for the library, and in many other ways advanced the spiritual, intellectual and temporal welfare of Fulda and its dependencies. In the political disturbances of the times he sided with Louis the Pious against his rebellious sons, and after the emperor's death he supported Lothair, the eldest son. When the latter was conquered by Louis the German, Rabanus fled from home in 840, probably to evade taking the oath of allegiance. In 841 he returned and resigned his abbacy early in 842, compelled, it is believed, by Louis. He retired to the neighbouring Petersberg, where he devoted himself entirely to prayer and literary labours. In 845 he was reconciled with the king and in 847 succeeded Otgar as Archbishop of Mainz. His consecration took place on 26 June. He held three provincial synods. The 31 canons enacted at the first, in the monastery of St. Alban in October, 847, are chiefly on matters of ecclesiastical discipline (Acts in Mansi, "Conc. Coll. Ampl.", XIV, 899-912). At the second synod, held in October, 848, in connection with a diet, the monk Gottschalk of Orbais and his doctrine on predestination were condemned. The third synod, held in 852 (851?), occupied itself with the rights and discipline of the Church. Rabanus was distinguished for his charity towards the poor. It is said in the "Annales Fuldenses" that, during the famine of 850, he daily fed more than 300 personsMabillon and the Bollandists style him "Blessed", and his feast is celebrated in the dioceses of FuldaMainz, and Limburg on 4 February. He was buried in the monastery of St. Alban at Mainz, but his relics were transferred to Halle by Archbishop Albrecht of Brandenburg. Rabanus was probably the most learned man of his age. In Scriptural and patristic knowledge he had no equal, and was thoroughly conversant with canon law and liturgy. His literary activity extended over the entire field of sacred and profane learning as then understood. Still, he cannot be called a pioneer, either as an educator or a writer, for he followed in the beaten track of his learned predecessors. A complete edition of his numerous writings is still wanting. Most of them have been edited by Colvenerius (Cologne, 1627). This uncritical edition is reprinted with some additions in PL 107-112. His poems were edited by Dümmler in "Mon. Germ. Poetae lat. aevi Carol.", II, 154-244. He was a skillful versifier, but a mediocre poet. His epistles are printed in "Mon. Germ. Epist.", V, 379 sq. Most of his works are exegetical. His commentaries, which include nearly all the books of the Old Testament, as well as the Gospel of St. Matthew and the Pauline Epistles — a commentary on St. John is probably spurious — are based chiefly on the exegetical writings of St. JeromeSt. AugustineSt. Gregory the GreatSt. Isidore of SevilleOrigenSt. Ambrose, and St. Bede. His chief pedagogical works are: "De universo", a sort of encyclopedia in 22 books, based on the Etymologies of Isidore; "De computo", a treatise on reckoning; "Excerptio de arte grammatica Prisciani", a treatise on grammar, etc. Other important works are: "De ecclesiastics discipline"; sermons, treatises, a martyrology, and a penitential.

Ott, Michael. "Blessed Maurus Magnentius Rabanus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 4 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/12617a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael C. Tinkler.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2023 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12617a.htm

San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


Rabanus Maurus

AKA Hrabanus Maurus Magnentius

Born: c. 776 AD

Birthplace: Mainz, Germany

Died: 4-Feb-856 AD

Location of death: Winkel, Germany

Cause of death: unspecified

Gender: Male

Religion: Roman Catholic

Race or Ethnicity: White

Occupation: Author, Encyclopaedist

Nationality: Germany

Executive summary: Carolingian religious scholar

Archbishop of Mainz, and one of the most prominent teachers and writers of the Carolingian age, was born of noble parents at Mainz. Less correct forms of his name are Rabanus and Rhabanus. The date of his birth is uncertain, but in 801 he received deacons orders at Fulda, where he had been sent to school; in the following year, at the instance of Ratgar, his abbot, he went together with Haimon (afterwards of Halberstadt) to complete his studies at Tours under Alcuin, who in recognition of his diligence and purity gave him the surname of Maurus, after St. Maur the favorite disciple of Benedict. Returning after the lapse of two years to Fulda, he was entrusted with the principal charge of the school, which under his direction rose into a state of great efficiency for that age, and sent forth such pupils as Walafrid Strabo, Servatus Lupus of Ferrières and Otfrid of Weissenburg. At this period it is most probable that his Excerptio from the grammar of Priscian, long so popular as a textbook during the middle ages, was compiled. In 814 he was ordained a priest; but shortly afterwards, apparently on account of disagreement with Ratgar, he was compelled to withdraw for a time from Fulda. This "banishment" is understood to have occasioned the pilgrimage to Palestine to which he alludes in his commentary on Joshua. He returned to Fulda on the election of a new abbot (Eigil) in 817, upon whose death in 822 he himself became abbot. The duties of this office he discharged with efficiency and success until 842, when, in order to secure greater leisure for literature and for devotion, he resigned and retired to the neighboring cloister of St. Peter's. In 847 he was again constrained to enter public life by his election to succeed Otgar in the archbishopric of Mainz, which see he occupied for upwards of eight years. The principal incidents of historical interest belonging to this period of his life were those which arose out of his relations to Gottschalk; they may be regarded as thoroughly typical of that cruel intolerance which he shared with all his contemporaries, and also of that ardent zeal which was peculiar to himself; but they hardly do justice to the spirit of kindly benevolence which in less trying circumstances he was ever ready to display. He died at Winkel on the Rhine, on the 4th of February 856. He is frequently referred to as St. Rabanus, but incorrectly.

His voluminous works, many of which remain unpublished, comprise commentaries on a considerable number of the books both of canonical and of apocryphal Scripture (Genesis to Judges, Ruth, Kings, Chronicles, Judith, Esther, Canticles, Proverbs, Wisdom, Ecciesiasticus, Jeremiah, Lamentations, Ezekiel, Maccabees, Matthew, the Epistles of St. Paul, including Hebrews); and various treatises relating to doctrinal and practical subjects, including more than one series of Homilies. Perhaps the most important is that De institutione clericorum, in three books, by which he did much to bring into prominence the views of Augustine and Gregory the Great as to the training which was requisite for a right discharge of the clerical function; the most popular has been a comparatively worthless tract De laudibus sanctae crucis. Among the others may be mentioned the De universo libri XXII, sive etymologiarum opus, a kind of dictionary or encyclopaedia, designed as a help towards the historical and mystical interpretation of Scripture, the De sacris ordinibus, the De disciplina ecciesiastica and the Martyrologium. All of them are characterized by erudition (he knew even some Greek and Hebrew) rather than by originality of thought. The poems are of singularly little interest or value, except as including one form of the "Veni Creator." In the annals of German philology a special interest attaches to the Glossaria Latino-Theodisca. A commentary, Super Porphyrium, printed by Cousin in 1836 among the Ouvrages inédits d'Abélard, and assigned both by that editor and by Hauréau to Hrabanus Maurus, is now generally believed to have been the work of a disciple. The first nominally complete edition of the works of Hrabanus Maurus was that of Colvener (Cologne, 6 vols. folio, 1627).

SOURCE : http://www.nndb.com/people/379/000103070/

 San Rabáno

Hrabanus Maurus: De rerum naturis (after 842). Früher Druck mit handschriftlichen Marginalien.

Rabanus Maurus ; Medieval philosophers ; Incunabula


Hrabanus Maurus

Hrabanus Maurus (ca. 780-856), abbot of Fulda and Archbishop of Mainz, was theological and pedagogical writer. He was born at Mainz about 776 (or possibly 784) and died near there in 856. His name, which is spelled in various ways (Hrabanus, Rabanus, Rhabanus, Reabanus, Raban, Rabano), is connected with Old High German hraban, "raven"; "Magnentius", which sometimes appears before his surname, Maurus, is probably related to his residence in Mainz. At an early age he became a Benedictine monk at Fulda. In 802 he went to Tours to study theology and the liberal arts, under the great scholar Alcuin, from who he received the surname Maurus after the favorite disciple of St. Benedict. After a year of study, he was recalled to Fulda, where he taught at the monastic school and eventually became head-master. In 814 he was ordained as a priest; in 822 he became abbot of the monastery. Under Abbot Hrabanus, the monastery flourished, becoming a renowned seat of learning in the Frankish kingdoms. Between 840 and 847 Hrabanus became embroiled in royal political struggles, resigned as abbot, and fled from Fulda. In 847, after a reconciliation with the king, he was appointed Archbishop of Mainz

Hrabanus was said to be the most learned man of his age. His knowledge of scripture, patristics, canon law and liturgy was without compare. The scope of his writing extended over the entire field of sacred and profane learning as then understood. He wrote commentaries on nearly all the books of the Old Testament, as well as the Gospel of Matthew and the Pauline Epistles. He also wrote more secular works such as De computo, a treatise on numbers and the calendar; the Excerptio de arte grammatica Prisciani, a treatise on grammar and his famous encyclopedia, De rerum naturis.

De rerum naturis (On the Nature of Things), also known as De universo, is an encyclopedia in 22 books, covering a large range of subjects. It was written between 842 and 847. Hrabanus' stated intent was to compile an encyclopedic handbook for preachers. He drew on earlier sources for his information, particularly the Etymologiae of Isidore of Seville, but the organization of the material was his own invention.

Book 8 is on animals. It is divided into seven chapters: De bestiis ("beasts", mostly mammals); De minutis animantibus (small animals); De serpentibus (serpents, reptiles); De vermibus ("worms", mostly insects); De piscibus (fish); De avibus (birds); De minutis avibus (small birds). The chapters and the animals in them are (based on  Schipper) (this list is preliminary and may not be entirely reliable):

Chapter 1: De bestiis - On beasts

Leonis (lion)

Tigris (tiger)

Panter (panther)

Pardus (pard)

Rinocerota (monocerus and unicorn)

Elefantem (elephant)

Gripes (griffin)

Camaeleon (chameleon)

Linx (lynx)

Castores (beaver)

Ursus (bear)

Lupus (wolf)

Canis (dog)

Vulpis (fox)

Simiae (ape)

Enidros (hydrus)

Dracontius (dragon)

Musio (cat)

Chapter 2: De minutis animantibus - On small animals

Mus (mouse)

Mustela (weasel)

Talpa (mole)

Glires (?)

Hiritius (hedgehog)

Grillus (?)

Formica (ant)

Ranae (frog)

Chapter 3: De serpentibus - On serpents

Cerastes (cerastes)

Draco major (dragon)

Aspis (asp)

Ipnalis (hypnalis, another kind of asp)

Bailiscus (basilisk)

Scorpio (scorpion)

Vipera (viper)

Enidris (hydros?)

Celidros (?)

Salamandra (salamander)

Chapter 4: De vermibus - On worms

Areana (spider)

Cantarida (?)

Multipes (multiped)

Limax (?)

Bombices (?)

Eruca (?)

Teredonas (termite?)

Tinea (?)

Lumbricus (?)

Ascaridae (?)

Tarmus (?)

Ricinus (?)

Usia (?)

Chapter 5: De piscibus - On fish

Crocodrillus (crocodile)

Mullus (?)

Mugilis (?)

Anguillae (sea snake?)

Draco marinus (sea dragon)

Mure (?)

Concae, Cocleae (?)

Murice (?)

Chapter 6: De avibus - On birds

Aquila (eagle)

Vultur (vulture)

Grues (crane)

Ciconiae (stork)

Olor (swan)

Strutio (ostrich)

Ardea (heron)

Fenix (phoenix)

Cinomolgus (cinnamologus)

Psittacus (parrot)

Alcion (kingfisher)

Onacrotalus (bittern)

Vespertilio (bat)

Noctua (owl)

Bubo (owl)

Lucina (nightingale)

Ulala (owl?)

Graculus (jay)

Picus (woodpecker)

Pavo (peacock)

Gallus (cock)

Anser (goose)

Mergis (merganser?)

Fulica (coot)

Turtur (turtledove)

Columba (dove)

Perdix (partridge)

Coturnices (quail)

Passer (sparrow)

Pellicanus (pelican)

Nocticorax (owl)

Garrula (?)

Hirundo (swallow)

Corvus (raven)

Cornix (crow)

Milvus (kite)

Accipiter (hawk)

Uppupa (hoopoe)

Chapter 7: De minutis avibus - On small birds

Apes (bee)

Spines (?)

Scrabrones (?)

Locusta (locust)

Musca (?)

The books and chapters of the De rerum naturis are listed below (based on  Schipper).

Book 1: On God and angels

De deo; De filio dei; De spiritu sancto; De eadem trinitatis; De angelis

Book 2: On man, the patriarchs, the status of man

De hominibus qui quodam praesagio nomina acceperunt; De patriarchis et ceteris eiusdem aetatis hominibus

Book 3: De aliis quibusdam viris, siue faeminis quorum nomina in vetere testamento scripta leguntur; De prophetis

Book 4: People of the New Testement, martyrs, clerics, monastics, heretics

De personis quae ad novum testamentum pertinent; De martiribus; De Aeclesia et sinagoga; De religione et fide; De clericis; De monachis; De ceteros fidelibus; De heresi et scismate; De heresibus; De diffinitionibus recte fidei et aeclesiasticorum dogmatum

Book 5: De sanctis scripturis hoc est vetere et novo testamento; De auctoribus eorundem librorum; Brevis annotatio quae indicat quid in sanctis canonicis; De bibliotheca; De opusculorum diversitate; De canonibus evangeliorum; De canonibus conciliorum; De heresi et scismate; De heresibus; De hostiis holocaustis atque sacrificiis et quid eorum species singulae significent; De sacramentis divinis ubi quid in his homini; De exorcismo; De simbolo; De oratione et ieiunio; De penitentiae satisfactione atque ex homologesi

Book 6: De homine et partibus eius; De situ et habitu corporis humani; Quomodo humana membra asscribantur diabolo

Book 7: De aetatibus hominis; De generationis prosapia; De ordinibus filiorum; De agnatis et cognatis; De coniugiis; De morte; De portentis; De pecoribus et iumentis

Book 8: On animals

De bestiis; De minutis animantibus; De serpentibus; De vermibus; De piscibus; De avibus; De minutis avibus

Book 9: On astronomy - the world and the heavens

De mundo et IIII plagis ipsius; De athomis; De elementis; De caelo; De partibus caeli; De ianuis caeli; De cardinibus; De lucae; De luminaribus; De sole; De luna; De sideribus; De Pliadibus et Arcturo; De arcturo; De Orione et Hiadibus; De Lucifero; De vespere; De aere; De nubibus; De tonitru et fulgure atque coruscationibus; De arcu caelesti; De igne; De pruna; De carbonibus; De cineribus; De ventis; De aura et altano; De turbine; De procellae

Book 10: On time and the calendar

De temporibus; De momentis; De horis; De diebus; De partibus diei; De nocte; De septem partibus noctis; De tenebris; De ebdomadibus; De mensibus; De vicissitudinibus temporum IIII; De anno; De saeculo; De sex aetatibus saeculi; De festiuitatibus; De sabbato; De dominico die

Book 11: On water - oceans, rivers, floods

De diversitate aquarum; De mari; De oceano; De mediterraneo; De rubro mari; De abysso; De estibus vel fretis; De lacis et stagnis; De fontibus; De fluminis; De torrentibus; De puteis; De gurgitibus; De pluviis; De gutta; De nive; De glacie; De pruina et grandina; De rore; De nebula; De diluviis

Book 12: On geography - the regions of the Earth, the globe, paradise

De terra; De orbe; De paradiso; De regionibus; De insulis; De promontoriis

Book 13: On geography - mountains, valleys, deserts

De montibus; De collibus; De vallibus; De campis; De saltibus; De locis; De confragosis locis; De lustris ferarum; De lucis; De desertis locis; De deuiis locis; De amoenis locis; De apricis locis; De lubricis locis; De estiuis locis; De naualibus locis; De litore; De specu; De hiatu; De profundo; De baratro; De erebi profunditate; De loco cociti

Book 14: On architecture and building

De aedificiis publicis; De portis; De uiis; De plateis; De cloacis; De foro; De curia; De pretorio; De gymnasio; De capitolio; De arcibus; De amphitheatro; De faro; De thermis; De balneis; De politerio; De thabernis; De macello; De carcere; De habitaculis; De aedificiis sacris; De aditibus; De parietibus aedificiorum; De repostoriis; De officinis; De munitionibus; De tentoriis; De sepulchris; De aedificiis rusticis; De agris; De mensuris agrorum; De itineribus

Book 15: On the liberal arts

De philosophis gentium; De poetis; De Sibillis; De magis; De paganis; De diis gentium

Book 16: On language

De linguis gentium; De gentium vocabulis; De regnis miliaeque vocabulis; De civibus

Book 17: On geology - stones, minerals, gems, metals

De pulueribus et glebis terra; De glebis et aquis; De lapidibus vulgaribus; De lapidibus insignioribus; De marmoribus; De ebore; De gemmis; De margaretis; De christallis; De vitro; De metallis; De auro; De aere; De auricalco; De electro; De stagno; De plumbo; De ferro

Book 18: On number, music, medicine

De ponderibus; De mensuris; De numero; De musica et partibus eius; De medicina et morbis

Book 19: On agriculture

De cultura agrorum; De frumentis; De leguminibus; De vitibus; De arboribus; De propiis nominibus arborum; De aromaticis arboribus; De herbis aromaticis, siue communibus; De oleribus

Book 20: De bellis; De triumphis; De instrumentis bellicis; De bucinis et tubis; De armis; De gladiis; De hastis; De sagittis; De faretris; De fundis; De loricis; De clippeis; De loricis; De galeis; De foro; De spectaculis; De ludo gimnico; De generibus gimnicorum; De saltu; De cursu; De iactu; De uirtute; De luctatione; De palestra; De agone; De generibus agonum; De ludis circensibus; De circis; De aurigis; De curru; De equis quibus curritur; De septem spatiis; De equitibus; De peditibus; De coloribus equorum; De theatro; De ferali certamine; De horum execratione ludorum;De navibus; De partibus navigum et armamentis; De velis; De funibus; De retibus; De fabrorum fornace

Book 21: On textiles and clothing

De fabricis pariete; De dispositione; De constructione; De venustate; De laqueariis; De crustis; De lithostrotis; De plastis; De pictura; De coloribus; De instrumentis aedificiorum; De lignariis; De laneficii inventione; De vestibus sacerdotum; De diversis nominibus vestimentis; De proprio quarundam gentium habitu; De palleis virorum; De palleis feminarum; De stratu, et reliquis vestibus, quae in usu habentur; De lanis et lino; De instrumentis vestium; De ornamento; De anulis; De cingulis; De calciamentis

Book 22De mensis et escis; De potu; De vasis escariis; De vasis potatoriis; De vasis vinariis sive aquariis; De vasis oleariis; De vasis coquinariis et pistoriis; De vasis repositoriis; De canistro; De vasis; De lectis et sellis; De vehiculis; De reliquis quae in usu habentur; De instrumentis rusticis; De instrumentis hortorum; De instrumentis equorum

Other medieval encyclopedias:

Bartholomeus Anglicus : De proprietatibus rerum

Isidore of Seville : Etymologies

Lambert of Saint-Omer : Liber floridus

Brunetto Latini : Li Livres dou Tresor

Jacob van Maerlant : Der Naturen Bloeme

Konrad von Megenberg : Das Buch der Natur

Thomas de Cantimpré : Liber de natura rerum

SOURCE : http://bestiary.ca/prisources/psdetail1179.htm

 San Rabáno

Maurus Rabanus, Archbishop of Mainz, 784?-856, Jakob Wimpheling, 1450-1528, Sebastian Brant, 1458-1521, Johann Reuchlin, 1455-1522, Thomas Anshelm; Center for Jewish History, NYC

Magnencii Rabani Mauri De Laudibus Sancte Crucis opus. erudicione versu prosaque mirificum. Druck mit Einführung von Jakob Wimpheling (1503) einem Zeitgenossen Reuchlins.


San Rabano Mauro Abate di Fulda

4 febbraio

Magonza, 780 ca. - Magonza, 4 febbraio 856

Rabano Mauro fu uno dei protagonisti della cultura carolingia. Nato a Magonza, in Germania nel 780, studiò nella celebre scuola del monastero benedettino di Fulda. Si recò poi a Tours, dove gli fu maestro Alcuino. Ritornato all'abbazia di Fulda, ne divenne la guida e la portò al suo massimo splendore. Nell'847 diventò arcivescovo di Magonza fino alla morte, avvenuta nell'856. Noto come «Magister Germaniae», è considerato il teologo occidentale più erudito del suo tempo. Fine poeta, è autore del «De laudibus sanctae Crucis» e alcuni gli attribuiscono anche l'inno «Veni creator». (Avvenire)

Martirologio Romano: A Magonza nella Franconia in Germania, san Rabáno, detto Mauro, vescovo, che, da monaco di Fulda eletto alla sede di Magonza, prelato di provata dottrina, di ricca eloquenza e accetto a Dio, nulla trascurò di quanto potesse fare a gloria di Dio.

Alcuni testi ed enciclopedie, lo considerano come beato, ma la recente edizione del “Martyrologium Romanum” lo classifica come santo e a questo testo ufficiale della Chiesa, bisogna attenersi. 

Rabano nacque a Magonza verso il 780; frequentò come oblato (consacrato) la scuola monastica di Fulda, fondata nel 744 da s. Bonifacio Winfrid (680-755), monaco anglosassone, evangelizzatore della Germania e che nel Medioevo divenne famosa, insieme al monastero benedettino da cui prendeva il nome. 

Da lì si spostò a Tours in Francia, per proseguire la sua formazione alla “Schola Palatina” fondata da Carlo Magno e guidata dal grande teologo, filosofo, letterato, il beato Alcuino (735-804), il quale poi gli impose il soprannome di Mauro (dal discepolo di s. Benedetto). 

Dopo il periodo trascorso in Francia, ritornò a Fulda, dove venne ordinato sacerdote nell’814 e dall’817 divenne direttore della Scuola, per divenire poi nell’822 abate del grande monastero che governò per 20 anni. 

Nell’842 rinunciò alla carica e si ritirò a Petersberg nei pressi di Fulda; dopo cinque anni di questo ritiro, nell’847 fu chiamato dal re Ludovico il Germanico (804-876), quale quinto successore di s. Bonifacio, alla sede arcivescovile di Magonza. 

Rabano Mauro fu il più grande dotto del suo tempo, trasmise alla sua epoca tutto il sapere teologico dei Padri della Chiesa e collegato con Alcuino, contribuì sostanzialmente alla vita spirituale dell’età carolingia; si meritò il titolo di “Precettore della Germania”. 

Spiegò e commentò molti libri sacri del Vecchio e del Nuovo Testamento, utilizzando con sapienza le opere dei grandi Padri, s. Girolamo, s. Agostino e s. Gregorio Magno; inoltre scrisse vari manuali e omelie per l’educazione del clero, poesie e iscrizioni per chiese e sepolcri. 

Ma la sua opera più grande fu il “De Universo”, un compendio enciclopedico in 22 libri, di tutto il sapere del suo tempo; compilò anche un ‘Martirologio’, elenco dei santi venerati con note della loro vita o del martirio. 

Ancora gli viene attribuito il celebre inno “Veni Creator Spiritus”; come abate di Fulda e come arcivescovo di Magonza, espletò con sollecitudine un’attività pastorale intensa, anche con la convocazione di Sinodi e la costruzione di chiese. Rabano Mauro morì il 4 febbraio 856 a Magonza e le sue reliquie deposte nel monastero di S. Albano, poi sistemate in luogo visibile al culto, dal suo successore Albrect di Brandenburgo. 

Le reliquie poi dall’epoca della Riforma Protestante (XVI sec.) sono scomparse; ebbe culto sia di beato che di santo nelle diocesi di Magonza, Limburgo, Breslavia e a Fulda. Dante lo ricorda tra gli spiriti sapienti del cielo del Sole (Par., XII, 139).
La sua ricorrenza liturgica è al 4 febbraio.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91530

San Rabáno

Rabanus Maurus (–856), Louis the Pious, contemporary depiction from 826 as a miles Christi (soldier of Christ), with a poem of Rabanus Maurus overlaid, Vatican Library


BENEDETTO XVI

UDIENZA GENERALE

Piazza San Pietro

Mercoledì, 3 giugno 2009

Rabano Mauro


Cari fratelli e sorelle,

oggi vorrei parlare di un personaggio dell’Occidente latino veramente straordinario: il monaco Rabano Mauro. Insieme a uomini quali Isidoro di SivigliaBeda il VenerabileAmbrogio Autperto, dei quali ho già parlato in catechesi precedenti, egli seppe durante i secoli del cosiddetto Alto Medioevo mantenere il contatto con la grande cultura degli antichi sapienti e dei Padri cristiani. Ricordato spesso come “praeceptor Germaniae”, Rabano Mauro fu di una fecondità straordinaria. Con la sua capacità lavorativa assolutamente eccezionale contribuì forse più di tutti a tener viva quella cultura teologica, esegetica e spirituale alla quale avrebbero attinto i secoli successivi. A lui si rifanno sia grandi personaggi appartenenti al mondo dei monaci come Pier Damiani, Pietro il Venerabile e Bernardo di Chiaravalle, come anche un numero sempre più consistente di “clerici” del clero secolare, che nel corso del XII e XIII secolo dettero vita ad una delle fioriture più belle e feconde del pensiero umano.

Nato a Magonza intorno al 780, Rabano era entrato giovanissimo in monastero: gli fu aggiunto il nome di Mauro proprio con riferimento al giovane Mauro che, secondo il Libro II dei Dialoghi di San Gregorio Magno, era stato affidato ancora bambino dai suoi stessi genitori, nobili romani, all’abate Benedetto da Norcia. Questo precoce inserimento di Rabano come “puer oblatus” nel mondo monastico benedettino, e i frutti che egli ne ricavò per la propria crescita umana, culturale e spirituale, aprirebbero da soli uno spiraglio interessantissimo non solo sulla vita dei monaci e della Chiesa, ma anche sull’intera società del suo tempo, abitualmente qualificata come “carolingia”. Di essi, o forse di se stesso, Rabano Mauro scrive: “Vi sono alcuni che hanno avuto la fortuna di essere introdotti nella conoscenza delle Scritture fin dalla tenera infanzia (“a cunabulis suis”) e sono stati nutriti talmente bene col cibo offerto loro dalla santa Chiesa da poter essere promossi, con l’educazione appropriata, ai più alti ordini sacri” (PL 107, col 419BC).

La straordinaria cultura, per cui Rabano Mauro si distingueva, lo segnalò assai presto all’attenzione dei grandi del suo tempo. Divenne consigliere di Principi. Si impegnò per garantire l’unità dell’Impero e, a livello culturale più ampio, non ricusò mai di offrire a chi lo interrogava una risposta ponderata, che traeva preferibilmente dalla Bibbia e dai testi dei santi Padri. Eletto dapprima Abate del famoso monastero di Fulda e poi Arcivescovo della città natale, Magonza, non smise per questo di proseguire nei suoi studi, dimostrando con l’esempio della sua vita che si può essere simultaneamente a disposizione degli altri, senza privarsi per questo di un congruo tempo per la riflessione, lo studio e la meditazione. Così Rabano Mauro fu esegeta, filosofo, poeta, pastore e uomo di Dio. Le diocesi di Fulda, Magonza, Limbourg e Wrocław lo venerano come santo o beato. Le sue opere riempiono ben sei volumi della Patrologia Latina del Migne. A lui si deve con probabilità uno degli inni più belli e conosciuti della Chiesa latina, il “Veni Creator Spiritus”, sintesi straordinaria di pneumatologia cristiana. Il primo impegno teologico di Rabano si espresse, in effetti, sotto forma di poesia ed ebbe come oggetto il mistero della Santa Croce in un’opera intitolata “De laudibus Sanctae Crucis”, concepita in modo tale da proporre non soltanto contenuti concettuali ma anche stimoli più squisitamente artistici, utilizzando sia la forma poetica che la forma pittorica all’interno dello stesso codice manoscritto. Proponendo iconograficamente fra le righe del suo scritto l’immagine di Cristo crocifisso, egli ad esempio scrive: “Ecco l’immagine del Salvatore che, con la posizione delle sue membra, rende sacra per noi la saluberrima, dolcissima e amatissima forma della Croce, affinché credendo nel suo nome e obbedendo ai suoi comandamenti possiamo ottenere la vita eterna grazie alla sua Passione. Ogni volta perciò che eleviamo lo sguardo verso la Croce ricordiamoci di Colui che patì per noi per strapparci dal potere delle tenebre, accettando la morte per farci eredi della vita eterna” (Lib. 1, Fig. 1, PL 107 col 151 C).

Questo metodo di combinare tutte le arti, l’intelletto il cuore e i sensi, che proveniva dall’Oriente, avrebbe ricevuto enorme sviluppo in Occidente toccando vertici ineguagliabili nei codici miniati della Bibbia e in altre opere di fede e di arte, che fiorirono in Europa fino all’invenzione della stampa ed anche oltre. Esso dimostra in ogni caso in Rabano Mauro una consapevolezza straordinaria della necessità di coinvolgere, nella esperienza della fede, non soltanto la mente e il cuore, ma anche i sensi mediante quegli altri aspetti del gusto estetico e della sensibilità umana che portano l’uomo a fruire della verità con tutto se stesso, “spirito, anima e corpo”. Questo è importante: la fede non è solo pensiero, ma tocca tutto il nostro essere. Poiché Dio si è fatto uomo in carne e ossa, è entrato nel mondo sensibile, noi in tutte le dimensioni del nostro essere dobbiamo cercare e incontrare Dio. Così la realtà di Dio, mediante la fede, penetra nel nostro essere e lo trasforma. Per questo Rabano Mauro ha concentrato la sua attenzione soprattutto sulla Liturgia, come sintesi di tutte le dimensioni della nostra percezione della realtà. Questa intuizione di Rabano Mauro lo rende straordinariamente attuale. Di lui rimasero anche famosi i “Carmina”, proposti per essere utilizzati soprattutto nelle celebrazioni liturgiche. Infatti era del tutto scontato, dal momento che Rabano era anzitutto un monaco, il suo interesse per la celebrazione liturgica. Egli però non si dedicava all’arte poetica come fine a se stessa, ma piegava l’arte e ogni altro tipo di conoscenza all’approfondimento della Parola di Dio. Cercò perciò, con estremo impegno e rigore, di introdurre i suoi contemporanei, ma soprattutto i ministri (vescovi, presbiteri e diaconi) alla comprensione del significato profondamente teologico e spirituale di tutti gli elementi della celebrazione liturgica.

Tentò così di capire e proporre agli altri i significati teologici nascosti nei riti, attingendo alla Bibbia e alla tradizione dei Padri. Non esitava a dichiarare, per onestà ed anche per dare maggior peso alle sue spiegazioni, le fonti patristiche alle quali doveva il suo sapere. Di esse tuttavia si serviva con libertà e attento discernimento, continuando nello sviluppo del pensiero patristico. Al termine dell’“Epistola prima” diretta a un “corepiscopo” della diocesi di Magonza, per esempio, dopo aver risposto alle richieste di chiarimento sul comportamento da seguire nell’esercizio della responsabilità pastorale, prosegue: “Ti abbiamo scritto tutto questo così come lo abbiamo dedotto dalle Sacre Scritture e dai canoni dei Padri. Tu però, santissimo uomo, prendi le tue decisioni come sembra meglio a te, caso per caso, cercando di temperare la tua valutazione in modo tale da garantire in tutto la discrezione, perché essa è la madre di tutte le virtù” (Epistulae, I, PL 112, col 1510 C). Si vede così la continuità della fede cristiana, che ha i suoi inizi nella Parola di Dio; essa però è sempre viva, si sviluppa e si esprime in nuovi modi, sempre in coerenza con tutta la costruzione, con tutto l'edificio della fede.

Dal momento che parte integrante della celebrazione liturgica è la Parola di Dio, a quest’ultima Rabano Mauro si dedicò con massimo impegno durante l’intera sua esistenza. Produsse spiegazioni esegetiche appropriate pressoché per tutti i libri biblici dell’Antico e del Nuovo Testamento con intento chiaramente pastorale, che giustificava con parole come queste: “Ho scritto queste cose… sintetizzando spiegazioni e proposte di molti altri per offrire un servizio al lettore povero che non può avere a disposizione molti libri, ma anche per facilitare coloro che in molte cose non riescono ad entrare in profondità nella comprensione dei significati scoperti dai Padri” (Commentariorum in Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727D). Di fatto, nel commentare i testi biblici attingeva a piene mani ai Padri antichi, con speciale predilezione per Girolamo, Ambrogio, Agostino e Gregorio Magno.

La spiccata sensibilità pastorale lo portò poi a farsi carico soprattutto di uno dei problemi più sentiti dai fedeli e dai ministri sacri del suo tempo: quello della Penitenza. Fu compilatore infatti di “Penitenziari” – così li si chiamava – nei quali, secondo la sensibilità dell’epoca, venivano elencati peccati e pene corrispondenti, utilizzando per quanto possibile motivazioni attinte alla Bibbia, alle decisioni dei Concili e alle Decretali dei Papi. Di tali testi si servirono pure i “Carolingi” nel loro tentativo di riforma della Chiesa e della società. Allo stesso intento pastorale rispondevano opere come “De disciplina ecclesiastica” e “De institutione clericorum” in cui, attingendo soprattutto ad Agostino, Rabano spiegava ai semplici e al clero della sua diocesi gli elementi fondamentali della fede cristiana: erano una specie di piccoli catechismi.

Vorrei concludere la presentazione di questo grande “uomo di Chiesa” citando alcune sue parole nelle quali ben si rispecchia la sua convinzione di fondo: “Chi è negligente nella contemplazione (“qui vacare Deo negligit”), si priva da se stesso della visione della luce di Dio; chi poi si lascia prendere in modo indiscreto dalle preoccupazioni e permette ai suoi pensieri di essere travolti dal tumulto delle cose del mondo si condanna all’assoluta impossibilità di penetrare i segreti del Dio invisibile” (Lib. I, PL 112, col. 1263A). Penso che Rabano Mauro rivolga queste parole anche a noi oggi: nei tempi del lavoro, con i suoi ritmi frenetici, e nei tempi delle vacanze dobbiamo riservare momenti a Dio. Aprire a Lui la nostra vita rivolgendoGli un pensiero, una riflessione, una breve preghiera, e soprattutto non dobbiamo dimenticare la domenica come il giorno del Signore, il giorno della liturgia, per percepire nella bellezza delle nostre chiese, della musica sacra e della Parola di Dio la bellezza stessa di Dio, lasciandolo entrare nel nostro essere. Solo così la nostra vita diventa grande, diventa vera vita.

Saluti:

Chers frères et soeurs,

Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, notamment les pèlerins de la Province ecclésiastique de Marseille, les membres du Synode diocésain de Nice, accompagnés de l’Évêque, Mgr Louis Sankalé, les membres du Mouvement Foi et Vie venus de l’Île Maurice et les jeunes du collège Saint-Just d’Arbois. Que l’Esprit-Saint, reçu par l’Église au jour de la Pentecôte, chasse en vous toute peur et qu’il vous fasse brûler de son ardente charité! Bon pèlerinage à tous!

Dear Brothers and Sisters,

I offer a warm welcome to the English-speaking visitors present at today’s Audience, especially those from England, Ireland, the Philippines and the United States. My particular greeting goes to the Sisters of the Society Devoted to the Sacred Heart. I also greet the many student groups present. Upon all of you I invoke God’s blessings of joy and peace!

Liebe Brüder und Schwestern!

Einen herzlichen Gruß richte ich an alle Pilger und Besucher deutscher Sprache. Der heilige Rabanus ermutigt uns, für das Wissen der Zeit aufgeschlossen zu sein, aber dabei Gott nicht zu vergessen, sondern alles im Licht seiner Schöpferkraft und seiner erlösenden Güte zu sehen. "Denn in ihm leben wir, bewegen wir uns und sind wir", sagt der heilige Paulus mit Recht (Apg 17, 28). Für eure Zeit hier in Rom wünsche ich euch allen Gottes reichsten Segen.

Queridos hermanos y hermanas:

Saludo a los peregrinos de lengua española, en particular a los miembros del movimiento “Familias en Alianza”, así como a los de El Salvador, España, Ecuador, México y otros países latinoamericanos. Invito a todos a que, a ejemplo de Rabano Mauro, las preocupaciones de este mundo nunca los aparten del amor de Dios.

Muchas gracias.

Com amizade saúdo os diversos grupos do Brasil e demais peregrinos de língua portuguesa, com votos de que alcanceis aquilo que aqui vos trouxe de tão longe: parar junto das memórias dos Apóstolos e dos Mártires, meditando sobre o fim glorioso do seu combate por Cristo e receber a investidura do mesmo Espírito para idênticas batalhas em prol do triunfo do Evangelho no seio da família e da sociedade. Sobre cada um de vós e seus familiares, desça a minha Bênção.

Saluto in lingua ceca:

Vítám poutníky z farnosti Deblín!

V tomto měsíci červnu prosme Ježíše, který je tichý a pokorný srdcem, aby přetvořil naše srdce podle srdce svého.

Všem vám žehnám. Chvála Kristu!

Traduzione italiana:

Un benvenuto ai pellegrini della Parrocchia di Deblín!

In questo mese di giugno chiediamo a Gesù, che è mite e umile di cuore, di trasformare i nostri cuori secondo il Suo Cuore.

Vi benedico tutti. Sia lodato Gesù Cristo!

Saluto in lingua polacca:

Pozdrawiam serdecznie Polaków. W tych dniach Kościół w Polsce obchodzi trzydziestolecie pierwszej pielgrzymki Jana Pawła II do Ojczyzny. Jednoczę się w dziękczynieniu za wszystko to, co w Polsce i w Europie dokonało się dzięki tej wizycie. Pozdrawiam członków ruchu „Światło-Życie”, którzy spotykają się w Warszawie. Proszę Boga, aby rozwijał się ten ruch, któremu Kościół w Polsce tak dużo zawdzięcza. Szczególne pozdrowienie kieruję do młodych z Polski i z innych krajów gromadzących się w Lednicy. Przez Chrzest jesteście włączeni w Chrystusa. Wybierzcie Go świadomie, jako drogę i cel Waszej życiowej wędrówki. Niech wszystkim Bóg błogosławi.

Traduzione italiana:

Saluto cordialmente i polacchi. In questi giorni la Chiesa in Polonia commemora il 30° anniversario del primo pellegrinaggio di Giovanni Paolo II nella Patria. Mi unisco nel ringraziamento per tutto ciò che grazie a quella visita si è compiuto nella Polonia e nell’Europa. Saluto i membri del movimento “Luce-Vita” che si incontrano a Varsavia. Chiedo a Dio che si sviluppi questo movimento, al quale la Chiesa in Polonia deve tanto. Un particolare saluto rivolgo ai giovani che si radunano a Lednica. Attraverso il Battesimo siete inseriti in Cristo. SceglieteLo coscientemente come via e traguardo del vostro cammino di vita. Dio benedica tutti.

Saluto in lingua slovacca:

S láskou vítam pútnikov z Banskej Bystrice – Podlavíc, Košíc a Kobýl.


Bratia a sestry, modlite sa za vašich novokňazov, vysvätených v tomto mesiaci, aby verne hlásali evanjelium, spravovali Boží ľud a slávili Božie tajomstvá.

Ochotne žehnám vás aj všetkých novokňazov.

Pochválený buď Ježiš Kristus!

Traduzione italiana:

Con affetto do un benvenuto ai pellegrini provenienti da Banská Bystrica – Podlavice, Košice e Kobyly.
Fratelli e sorelle, pregate per i vostri sacerdoti novelli, ordinati in questo mese, perché fedelmente annunzino il Vangelo, guidino il popolo di Dio e celebrino i misteri divini.

Volentieri benedico voi e tutti sacerdoti novelli.

Sia lodato Gesù Cristo!

Saluto in lingua ungherese

Nagy szeretettel köszöntöm a magyar híveket, elsősorban azokat, akik Olaszliszkáról és Encsről érkeztek!

Kedves Testvéreim, a pünkösdi lélek segítsen Benneteket abban, hogy eredménnyel szolgáljátok a kiengesztelődés ügyét.

Apostoli áldásommal. Dicsértessék a Jézus Krisztus!

Traduzione italiana:

Con affetto saluto i fedeli di lingua ungherese, specialmente coloro che sono arrivati da Olaszliszka e da Encs!

Cari Fratelli e Sorelle, lo Spirito della Pentecoste vi aiuti nel conseguire con effetto la riconciliazione.

Con la Benedizione Apostolica. Sia lodato Gesù Cristo!

* * *

Rivolgo un cordiale benvenuto ai pellegrini di lingua italiana. In particolare, saluto i fedeli della diocesi di Cremona qui convenuti con il loro Vescovo Mons. Dante Lanfranconi, come pure a quelli della diocesi di Verona ed incoraggio ciascuno a seguire in ogni circostanza gli insegnamenti evangelici. Saluto i partecipanti al Capitolo Generale dei Sacerdoti del Sacro Cuore di Gesù – Dehoniani e, nel formulare fervidi voti augurali al nuovo Superiore Generale e al suo Consiglio, esorto l’intero Istituto a vivere in pienezza il Vangelo della carità. Saluto con affetto i Seminaristi della diocesi di Nardò-Gallipoli, assicurando a tutti il mio orante ricordo.

Rivolgo ora un affettuoso saluto ai giovani, ai malati ed agli sposi novelli. Cari giovani, domenica prossima celebreremo la solennità della Santissima Trinità. Vi auguro che la contemplazione del mistero trinitario vi introduca sempre più nell'Amore divino. Cari ammalati, grazie al Battesimo è presente la Santissima Trinità nella vostra vita. Ciò vi sia di sostegno per compiere in ogni circostanza la volontà del Signore. E voi, cari sposi novelli, possiate sempre ispirarvi alla comunione trinitaria per formare una famiglia cristiana nella quale vi sia dato di sperimentare, nel reciproco amore, la gioia della preghiera e dell'accoglienza della vita.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/it/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html

San Rabáno

Image from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.


RABANO MAURO (Magnentius Hrabanus Maurus)

di Alberto Pincherle

Enciclopedia Italiana (1935)

Nacque circa il 784 a Magonza (onde Magnentius) ed entrò nell'abbazia benedettina di Fulda; fu presto mandato ad Alcuino che gl'impose il soprannome di Mauro (dal discepolo di S. Benedetto); tornato a Fulda, vi divenne diacono nell'801, e maestro. Nell'814 ebbe il sacerdozio, continuando a insegnare e ad occuparsi della biblioteca; nell'822 divenne abate. Fedele a Ludovico il Pio e a Lotario, nell'842 dovette rinunciare alla dignità abbaziale e si ritirò sul Petersberg presso Fulda, continuando la sua attività letteraria. Ma più tardi si riconciliò con Ludovico il Tedesco, che lo nominò arcivescovo di Magonza, ove R., estraneo alla politica e tutto dedito alla sua opera culturale e pastorale, morì il 4 febbraio 856. Da abate, aveva fatto revocare la decisione che esentava Gotescalco (v.) dalla vita monastica; come arcivescovo, ne combatté le dottrine e lo fece condannare nel concilio di Magonza dell'848.

Tra i suoi numerosi scritti, il Liber de laudibus sanctae crucis, da R. inviato all'imperatore Ludovico il Pio e al papa, si compone di una serie di poesie figurate (nelle quali certi versi, o parti di essi, sono racchiusi in figure), accompagnate da una spiegazione e seguite da un commento. Più importanti i tre libri. De institutione clericorum, in cui R. sostiene che la cultura antica, anche quella filosofica (specialmente i platonici) non va disprezzata; è più che altro una compilazione, sulla base del De doctrina christiana di S. Agostino, dei Moralia di S. Gregorio Magno, degli scritti di Isidoro di Siviglia, di Beda e di passi di altri Padri della Chiesa. E di sulle Etimologie di Isidoro è redatta anche l'opera enciclopedica De rerum naturis, in 22 libri; così come sostanzialmente da Beda dipende il De computo, che rispondendo a domande del monaco irlandese Marcario (Marcharius) o Macario, tratta di numerazione, di astrologia e di cronologia, specialmente in relazione con il computo della Pasqua. Privi, in complesso, di originalità, con forti tracce di dipendenza da Claudio di Torino, ma anche da Isidoro, da Beda, e ai Padri, sono i numerosi e amplissimi commenti a quasi tutti i libri della Bibbia (Pentateuco, libri storici dell'Antico Testamento, ecc.; Matteo, lettere di S. Paolo, ecc.). La Grammatica deriva principalmente da Prisciano, in parte da Beda e da altri. Le numerose poesie, e le omilie, sono pure esercitazioni retoriche assai mediocri. Ma, pur non essendo né un teologo né uno scrittore originale, contentandosi di tramandare in compilazioni il patrimonio culturale ricevuto, R. è appunto perciò figura importante per la storia della cultura. Interessanti sono le sue glosse tedesche e le spiegazioni di nomi tedeschi.

Ediz. e bibl.: Le opere sono in Migne, Patr. Latina, CVII-CXII. Su R., v.: M. Manitius, Geschichte der latein. Literatur des Mittelalters, I, Monaco 1911, pp. 288-302; H. v. Schubert, Geschicte der christlichen Kirche im Frühmittelalter, parte 2ª, Tubinga 1921, p. 731 segg.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/rabano-mauro_(Enciclopedia-Italiana)/

San Rabáno

Raban Maur (à droite) présente son œuvre au pape Grégoire IV, Manuscrit Cod. 652, Nationalbibliothek Wien, originaire de Fulda, daté de vers 840, f. 2.


Rabano Mauro

Enciclopedia on line

Benedettino (Magonza 784 circa - ivi 856). Enciclopedista, organizzatore e divulgatore di cultura tra i più importanti dell'alto Medioevo, operando alle frontiere della cristianità, R. portò avanti, con spirito missionario, il processo di evangelizzazione del mondo germanico e per tale opera gli fu necessaria la collaborazione del potere temporale; poté quindi essere coinvolto nelle vicende politiche del tempo, senza però che da parte sua si confondesse la sfera dell'azione religiosa con quella della politica. Esplicò infatti un'intensa e varia operosità di commentatore del sacro testo (quasi mai originale però), che ha la base metodologica nelle teorie esposte nelle Allegoriae in Scripturam sacram; di compilatore di opere a carattere enciclopedico, come il De Universo, a carattere manualistico, come l'importante De Institutione clericorum (819) o il De Arte gramatica o il Liber de computo (che contiene, tra l'altro, indicazioni sul simbolismo numerico, di ascendenza agostiniana); di autore di scritti di teologia mistica, come il De videndo Deum, di omelie e lettere e anche di poesie e di inni, come quelli raccolti nel Liber de Cruce. Sono scritti che furono concepiti come strumento di organizzazione enciclopedica del sapere e di diffusione della cultura e, in specie, per l'addottrinamento del clero in funzione di una più efficace penetrazione apostolica.

Vita

Allievo di Aimone a Fulda e di Alcuino a Tours, sacerdote a Fulda (814), ne diresse la scuola e ne divenne poi abate (822-42). Fedele a Ludovico il Pio e a Lotario, nell'842 dovette rinunciare alla dignità abbaziale e si ritirò sul Petersberg presso Fulda, continuando la sua attività letteraria. Ma più tardi si riconciliò con Ludovico il Tedesco, che lo nominò (847) arcivescovo di Magonza; come tale, fece condannare le dottrine di Gotescalco d'Orbais sulla predestinazione nel Concilio di Magonza (848). Svolse un'intensa azione pastorale, missionaria e intellettuale.

Opere

L'ideale culturale di cui R. fu assertore consiste nella capacità di esprimersi con chiarezza ed eleganza di linguaggio, secondo il modello degli autori classici, ma soprattutto nel possesso della scienza della Sacra Scrittura, interpretata sia nel senso storico che nell'allegorico. A lui appunto si riconosce il merito di aver rimesso in circolazione in modo organico la teoria della polisemia del testo biblico e i relativi metodi interpretativi. Funzionale e subordinata alla scienza scritturale, specie all'intendimento della lettera, dev'essere, nella sua prospettiva, la conoscenza della filosofia pagana e delle arti liberali. La grammatica e la retorica servono anche, attivamente, alla realizzazione dell'ideale stilistico. Il sapere pagano appunto - e di esso fa parte anche quello dei poeti, in particolare di quelli che, agostinianamente, possono chiamarsi teologi -, in quanto non discorda dalla religione cristiana, proviene dalla stessa fonte di questa, dalla Verità e dalla Sapienza, cioè da Dio. Ciò non esenta tuttavia dall'esercitare ogni cautela critica nel processo di assimilazione, poiché si tratta di una scienza strettamente legata spesso all'errore. Siamo nello spirito dell'insegnamento di Girolamo e di Agostino. La sua opera scritta è vastissima: comprende commenti alla Bibbia, manuali come il De universo (opera enciclopedica fondamentale in tutto l'Alto Medioevo, caratterizzata da una costante interpretazione simbolico-allegorica del mondo fisico; notevole il ms., ricco di illustrazioni, datato 1023, conservato nell'archivio dell'abbazia di Montecassino), omelie, inni; particolare importanza per l'organizzazione scolastica ha il suo De institutione clericorum, che riprende, spesso trascrivendo alla lettera, il De doctrina christiana di s. Agostino, oltre ad altri autori (Isidoro di Siviglia, s. Gregorio, Beda, ecc.). Nella sua produzione poetica usò particolari accorgimenti, di origine tardo-antica, nella disposizione dei versi in schermi di quadrati di lettere, associati a immagini (De laudibus sanctae crucis; da R. inviato all'imperatore Ludovico il Pio e al papa, copie del 9º sec., nella Biblioteca Vaticana, nella Nationalbibliothek di Vienna, ecc.). Per la sua attività letteraria e per l'influenza del suo insegnamento, che contribuì potentemente alla civilizzazione e cristianizzazione della Germania, è detto praeceptor Germaniae. Fu autore anche di una Grammatica, fondata su Prisciano e Beda. Così come sostanzialmente da Beda dipende il De computo, che rispondendo a domande del monaco irlandese Marcario (Marcharius) o Macario, tratta di numerazione, di astrologia e di cronologia, specialmente in relazione con il computo della Pasqua.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/rabano-mauro/


San Rabáno

Comput digital, copié sur le De Numeris dRaban Maur, XIIIe siècle, Lisbonne, Instituto da Bibliotheca nacional e do livro


Rabano Mauro (lat. Rabanus o Hrabanus Maurus) Erudito (Magonza 780 ca

Dizionario di filosofia (2009)

ivi 856). Monaco benedettino, studiò nel monastero di Fulda (di cui divenne abate nell’822) e poi a Tours, dove ebbe come maestro Alcuino. Dall’847 fino alla morte fu vescovo di Magonza. R. era un uomo di Chiesa, e i chierici erano i diretti destinatari delle sue opere, le quali hanno quindi un carattere essenzialmente pastorale e pedagogico (egli stesso fu definito Praeceptor Germaniae). Chiaro esempio a riguardo è lo scritto De clericorum institutione (trad. it. La formazione dei chierici), dove in tre libri viene esposto tutto ciò che un chierico deve sapere per l’espletamento del suo ufficio. Fortemente influenzata dal De doctrina christiana di Agostino, l’opera assegna grande valore propedeutico al sapere profano, il quale è costituito dalle discipline del trivium (grammatica, dialettica e retorica), e del quadrivium (aritmetica, geometria, musica e astronomia), e che insieme costituiscono le sette arti liberali. Il punto più alto del sapere è invece indicato nella conoscenza della Sacra Scrittura, e R. a questo proposito commenta numerosi libri del Vecchio e del Nuovo Testamento. Nel fare ciò attinge ampiamente ai testi patristici, e allo stesso tempo fa largo uso della teoria dei quattro sensi della Scrittura, ossia dei quattro differenti livelli in cui può essere letto il testo sacro: il senso letterale (o storico), il senso allegorico, il senso tropologico (o morale) e il senso anagogico. L’opera invece più importante dal punto di vista filosofico è il De rerum naturis et verborum proprietatibus, et de mystica eorum significatione (conosciuta anche come De Universo). Si tratta di una raccolta enciclopedica, il cui titolo indica chiaramente l’approccio con il quale R. intende analizzare il proprio oggetto. Dopo avere discusso della realtà spirituale (Dio, la Trinità, gli Angeli), l’autore si occupa del mondo creato e degli enti che lo compongono. A questo proposito, l’elemento caratterizzante la riflessione di R. è che la natura di ciascuno di questi enti è ricavabile dall’etimologia dei nomi che questi enti designano. In questo modo, come aveva insegnato Isidoro di Siviglia nelle sue Etymologiae (che è la fonte principale del De rerum naturis), conoscere l’etimologia di un termine significa conoscere la natura o essenza della cosa. Inoltre, secondo R., ogni realtà naturale ha anche un proprio significato simbolico, che rimanda a più alti insegnamenti morali e religiosi. Di conseguenza, l’analisi del mondo fisico risulta essere inscindibilmente legata all’ambito teologico, costituendone così il suo momento propedeutico. Sono, infine, da ricordare almeno altre due opere di R.: il De anima, nel quale sono utilizzati a piene mani i testi di Cassiodoro e Agostino, e il De arte grammatica, che si rifà invece a Prisciano. Nel suo ricco epistolario, vanno invece evidenziate le lettere a Notingo di Verona e Eberardo del Friuli, con le quali l’autore prende posizione contro la dottrina della predestinazione enunciata dal monaco sassone Gotescalco d’Orbais. Costui, facendo riferimento a quello che secondo la sua opinione era la corretta interpretazione del pensiero di Agostino, sosteneva una duplice predestinazione: non solo quella degli eletti alla salvezza, ma anche una dei reprobi alla dannazione. La posizione di Gotescalco è rifiutata da R., il quale la condanna nel sinodo di Magonza dell’848. Essa implica infatti necessariamente come sua premessa l’assurda tesi che Dio sia causa del male, e ha come diretta conseguenza la negazione della libera scelta dell’uomo nel suo agire morale. Per R., invece, la predestinazione è una sola, e ha come oggetto unicamente i buoni. Nella produzione delle sue opere R. risulta essere soprattutto un compilatore, i cui meriti risiedono in particolar modo nell’avere saputo dare un ordine al vastissimo materiale esegetico precedente.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/rabano-mauro_(Dizionario-di-filosofia)/

San Rabáno

Allegorical representation of the Sun Miniature, from the manuscript De Universo or De rerum naturis, Monte Cassino MS Casin 132


Rabano Mauro

Enciclopedia Dantesca (1970)

di Nicolò Mineo

Rabano Mauro. - Enciclopedista, organizzatore e divulgatore di cultura tra i più importanti dell'alto Medioevo, nacque a Magonza da nobile famiglia intorno al 780 e fece i primi studi, sotto la guida di Aimone, nell'abbazia benedettina di Fulda. Fu quindi per qualche anno, per volontà dei suoi superiori, nel convento di San Martino di Tours, alla scuola del grande Alcuino. Tornò a Fulda forse prima dell'804, allontanandosene probabilmente solo per compiere un viaggio in Terrasanta. A partire dall'817 poté liberamente sviluppare la sua azione religiosa e culturale, prima come direttore della scuola abbaziale (817-822), poi come abate (822-842), finché non preferì ritirarsi a vita di preghiera e di studio nella vicina Petersberg. Alla decisione non furono estranei motivi politici, come la momentanea ostilità di Ludovico il Germanico, provocata dalla sua fedeltà verso Lotario. La situazione però evolveva presto positivamente, e nell'847 " i principi, il clero e il popolo " lo vollero arcivescovo di Magonza, dignità che conservò sino alla morte, avvenuta nell'856.

Operando alle frontiere della cristianità, egli portò avanti, con spirito missionario, il processo di evangelizzazione del mondo germanico e per tale opera gli fu necessaria la collaborazione del potere temporale; poté quindi essere coinvolto nelle vicende politiche del tempo, senza però che da parte sua - come sembrano documentare le fonti - si confondesse la sfera dell'azione religiosa con quella della politica. Nutrito dell'esperienza intellettuale vissuta a Tours, ove gli erano stati rivelati i nuovi orizzonti di una cultura volta a recuperare tanta parte del messaggio degli autori pagani, poté avvalersi del prestigio delle sue alte cariche per svolgere un'ampia e costante opera di elevazione e divulgazione culturale nell'ambiente ecclesiastico tedesco, meritando il titolo di " praeceptor Germaniae ". Esplicò infatti un'intensa e varia operosità di commentatore del sacro testo (quasi mai originale però), che ha la base metodologica nelle teorie esposte nelle Allegoriae in Scripturam sacram; di compilatore di opere a carattere enciclopedico, come il De Universo (842-847), a carattere manualistico, come l'importante De Institutione clericorum (819) o il De Arte gramatica o il Liber de computo (che contiene, tra l'altro, indicazioni sul simbolismo numerico, di ascendenza agostiniana); di autore di scritti di teologia mistica, come il De videndo Deum, di omelie e lettere e anche di poesie e di inni (poeticamente assai mediocri), come quelli raccolti nel Liber de Cruce. Sono scritti non da misurarsi col metro dell'originalità dell'informazione o del pensiero o dell'impostazione, poiché R. deve quasi tutto alla tradizione. In realtà essi furono concepiti come strumento di organizzazione enciclopedica del sapere e di diffusione della cultura e, in specie, per l'addottrinamento del clero in funzione di una più efficace penetrazione apostolica.

L'ideale culturale di cui R. fu assertore consiste nella capacità di esprimersi con chiarezza ed eleganza di linguaggio, secondo il modello degli autori classici, ma soprattutto nel possesso della scienza della Sacra Scrittura, interpretata sia nel senso storico che nell'allegorico. A lui appunto si riconosce il merito di aver rimesso in circolazione in modo organico la teoria della polisemia del testo biblico e i relativi metodi interpretativi. Funzionale e subordinata alla scienza scritturale, specie all'intendimento della lettera, dev'essere, nella sua prospettiva, la conoscenza della filosofia pagana e delle arti liberali (divise, alla maniera di Alcuino, nelle due categorie del ‛ trivio ' e del ‛ quadrivio '). La grammatica e le retorica servono anche, attivamente, alla realizzazione dell'ideale stilistico. Il sapere pagano appunto - e di esso fa parte anche quello dei poeti, in particolare di quelli che, agostinianamente, possono chiamarsi ‛ teologi ' -, in quanto non discorda dalla religione cristiana, proviene dalla stessa fonte di questa, dalla Verità e dalla Sapienza, cioè da Dio. Ciò non esenta tuttavia dall'esercitare ogni cautela critica nel processo di assimilazione, poiché si tratta di una scienza strettamente legata spesso all'errore. Siamo nello spirito dell'insegnamento di Girolamo e di Agostino.

D. nomina R. una sola volta, nella Commedia, e lo pone tra gli spiriti sapienti del cielo del Sole, undicesimo nella compagnia (Pd XII 145) di s. Bonaventura, tra Donato e Gioacchino da Fiore, ma non lo caratterizza in alcun modo, limitandosi a una semplice indicazione: Rabano è qui (v. 139). Bastava la fama di cui R. godeva tra ecclesiastici e dotti per indurre il poeta a collocarlo tra i sapienti. Difficile piuttosto è stabilire se e cosa D. avesse conosciuto direttamente di lui e perché l'abbia posto tra i sapienti che fanno corona a Bonaventura.

Qualche puntuale rapporto di dipendenza di D. da R. è stato indicato. Non convince però l'ipotesi del Butler (The Hell of D.A., Londra 1952, cit. in Toynbee, Dictionary 536) che D. abbia derivato dal Liber de Cruce il suggerimento di far disporre in forma di lettere le anime che gli appaiono nel cielo di Giove. Il Magontino in effetti non fa che iscrivere delle figure nel corpo della pagina, chiudendovi dentro delle lettere. Probabile invece è che un passo dei Commentariorum in Ezechielem libri XX possa aver offerto a D. l'idea di assegnare agli angeli custodi dei gironi il compito di cancellare una dopo l'altra le P dalla fronte del pellegrino: " Ad hominum igitur peccata delenda... veniunt sex viri... Eratque in medio sex virorum unus, id est septimus... Quidam sex viros, sex interpretantur angelos... ipsumque unum... Salvatorem intelligunt " (Patrol. Lat. CX 629; cfr. G.R. Sarolli, Prolegomena alla " D.C. ", Firenze 1971, 362). In un altro luogo del dotto tedesco (De Universo, Patrol. Lat. CXI 415 D) è stata vista la fonte dell'informazione di D. sul pensiero di Epicuro, in specie sul punto della mortalità dell'anima (U. Cosmo, Noterelle francescane, in " Giorn. d. " VIII [1900] 172). Una ricerca sistematica di dipendenze e utilizzazioni particolari, specie dai commenti scritturali, potrebbe costituire un interessante capitolo dello studio delle fonti dottrinali di Dante.

Non mancavano piuttosto ragioni generali di stima e adesione. Una conferma alle sue stesse scelte culturali D. può aver visto nell'apertura di R. al mondo classico e nel riconoscimento della sapienza dei poeti, mentre non poco interesse si può credere che abbia provato per il vasto impegno di definizione della semantica dei simboli biblici esplicato dal dotto benedettino. In lui inoltre poteva apprezzare l'assertore del principio dell'importanza primaria dell'intendimento della lettera nell'esegesi biblica, principio risolutamente affermato da Ugo di San Vittore ed energicamente sostenuto da D. in Cv II I 8. Non poco poi egli deve aver appreso dal libro II del De Universo, interamente dedicato al tema del rapporto di consequenzialità tra nome e realtà biografica. Ma forse più di tutto entusiasmava D. la concezione che R. ebbe del significato della figura imperiale, a cui riconosceva una sorta di sacralità cristologica (v. il preambolo del Liber de Cruce, che fu opera molto letta e ricercata; cfr. anche la lettera De Reverentia filiorum erga patres, in Mon. Ger. Hist., Epist. V 403).

Quanto alla collocazione nella seconda corona, tenendo conto che poco chiaro è tuttora lo stesso criterio generale adottato da D. per la scelta e la distribuzione delle anime (non ci sembrano del tutto risolutive le interpretazioni di F. Tocco, Le correnti del pensiero filosofico nel secolo XIII, in Arte, Scienza e Fede ai giorni di D., Milano 1901, 180 ss.; P. Mandonnet, Siger de Brabant et l'averroïsme latin au XIIIe siècle, Lovanio 1908-11, 287 ss.; U. Cosmo, L'ultima ascesa, Firenze 1965², 105 ss.), si può forse pensare che D. nella sua complessiva personalità di religioso e di studioso abbia visto come dominanti la rinuncia al mondo e il momento spiritualistico e mistico. Basti ricordare come nella sua opera prevalgano i commenti allegorizzanti della Bibbia e come lo stesso De Universo sia ispirato a una concezione rigorosamente simbolistica della natura.

Bibl. - M. Manitius, Geschichte der lateinische Literatur des Mittelalter, Monaco 1931, 288-302; H. Peltier, Raban Maur, in Dictionnaire de théologie catholique, XIII 2, Parigi 1937, 1601-1620.

SOURCE : https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.treccani.it%2Fenciclopedia%2Frabano-mauro_%2528Enciclopedia-Dantesca%2529%2F

San Rabáno

Krypta im Dom von Fulda (Bonifatius-Krypta) - in der hintersten Nische links die Figur des großen Gelehrten des 9. Jahrhunderts Rabanus Maurus


BENEDIKT XVI.

GENERALAUDIENZ

Mittwoch, 3. Juni 2009

Der Hl. Rabanus Maurus


Liebe Brüder und Schwestern!

Heute möchte ich über ein wirklich außergewöhnliche Persönlichkeit des lateinischen Abendlandes sprechen: den Mönch Rabanus Maurus. Zusammen mit Männern wie Isidor von SevillaBeda VenerabilisAmbrosius Autpertus, von denen ich bereits in früheren Katechesen gesprochen habe, verstand er es, während der Jahrhunderte des sogenannten frühen Mittelalters den Kontakt mit der großen Kultur der antiken Weisen und der christlichen Väter aufrechtzuerhalten. Rabanus Maurus, an den man sich oft als »praeceptor Germaniae« (Lehrer Germaniens) erinnert, war ein Mann von außerordentlicher geistiger Fruchtbarkeit. Mit seiner absolut außergewöhnlichen Arbeitsfähigkeit trug er vielleicht mehr als alle anderen dazu bei, jene theologische, exegetische und geistliche Kultur lebendig zu erhalten, aus der die folgenden Jahrhunderte schöpfen sollten. Auf ihn beziehen sich große Persönlichkeiten, die der Welt des Mönchtums angehören, wie Petrus Damiani, Petrus Venerabilis und Bernhard von Clairvaux, sowie auch eine immer größere Zahl von »clerici« des Weltklerus, die im Laufe des 12. und 13. Jahrhunderts eine der schönsten und fruchtbarsten Blüten des menschlichen Denkens hervorgebracht haben.

Geboren in Mainz um das Jahr 780, war Rabanus noch im frühesten Jugendalter ins Kloster eingetreten: Er erhielt den Beinamen Maurus, gerade mit Bezug auf den jungen Maurus, der nach dem »II. Buch der Dialoge« des hl. Gregor des Großen noch als Kind von seinen Eltern, römischen Adeligen, dem Abt Benedikt von Nursia anvertraut worden war. Diese frühzeitige Eingliederung des Rabanus als »puer oblatus« in die benediktinische Klosterwelt und die Früchte, die er daraus für sein menschliches, kulturelles und geistliches Wachstum gewann, würden alleine schon einen sehr interessanten erhellenden Blick auf das Leben der Mönche und der Kirche, aber auch auf die Gesellschaft seiner Zeit eröffnen, die üblicherweise als das »karolingische Zeitalter« bezeichnet wird. Über sie oder vielleicht über sich selbst schreibt Rabanus Maurus: »Es gibt einige, die das Glück hatten, von frühester Kindheit an (›a cunabulis suis‹) in die Kenntnis der Heiligen Schrift eingeführt zu werden, und sie sind so gut mit der ihnen von der Heiligen Kirche gebotenen Speise genährt worden, daß sie nach der angemessenen Erziehung zu den höchsten heiligen Weihen befördert werden können« (PL 107, col. 419 BC).

Die außerordentliche kulturelle Bildung, durch die sich Rabanus Maurus auszeichnete, machte sehr bald die Großen seiner Zeit auf ihn aufmerksam. Er wurde Berater von Fürsten. Er setzte sich dafür ein, die Einheit des Reiches zu gewährleisten, und lehnte es auf einer breiteren kulturellen Ebene niemals ab, jemandem, der sich mit einer Frage an ihn wandte, eine wohlüberlegte Antwort zu geben, die er vorzugsweise der Bibel und den Texten der Kirchenväter entnahm. Auch nachdem er zunächst zum Abt des berühmten Klosters von Fulda und dann zum Erzbischof seiner Heimatstadt Mainz gewählt worden war, unterließ er es nicht, seine Studien fortzusetzen, und bewies durch das Beispiel seines Lebens, daß man gleichzeitig den anderen zur Verfügung stehen kann, ohne sich deshalb einer angemessenen Zeit für die Reflexion, das Studium und die Betrachtung zu berauben. So war Rabanus Maurus Exeget, Philosoph, Dichter, Hirt und ein Mann Gottes. Die Diözesen Fulda, Mainz, Limburg und Breslau (heute Wroclaw) verehren ihn als Heiligen und Seligen. Seine Werke füllen gut sechs Bände der »Patrologia Latina« von Migne. Ihm verdankt man wahrscheinlich einen der schönsten und bekanntesten Hymnen der lateinischen Kirche, (den Pfingsthymnus) Veni Creator Spiritus, eine außerordentliche Synthese der christlichen Pneumatologie. Der erste theologische Versuch des Rabanus kam in der Tat in poetischer Form zum Ausdruck und hatte als Thema das Geheimnis des Heiligen Kreuzes, und zwar in einem Werk mit dem Titel De laudibus Sanctae Crucis, das so konzipiert wurde, daß es nicht nur begriffliche Inhalte, sondern auch vornehmlich künstlerische Anregungen bietet, indem es sowohl die dichterische als auch die malerische Form innerhalb desselben handgeschriebenen Kodex benützt. Während er ikonographisch zwischen den Zeilen seiner Schrift das Bild des gekreuzigten Christus vorlegt, schreibt er zum Beispiel: »Siehe, das Bild des Heilands, der mit der Haltung seiner Glieder für uns die so sehr heilbringende, süße und geliebte Gestalt des Kreuzes heiligt, damit wir im Glauben an seinen Namen und im Gehorsam gegenüber seinen Geboten dank seines Leidens das ewige Leben erlangen können. Jedes Mal, wenn wir den Blick zum Kreuz erheben, erinnern wir uns daher an den, der für uns gelitten hat, um uns der Macht der Finsternis zu entreißen, indem er den Tod auf sich nahm, um uns zu Erbe des ewigen Lebens zu machen« (Lib. 1, Fig. 1, PL 107, col. 151 C).

Diese aus dem Osten stammende Methode, alle Arten von Kunst, den Verstand, das Herz und die Sinne zu vereinen, sollte im Abendland eine enorme Entwicklung erfahren und unvergleichliche Höhepunkte in den mit Miniaturen ausgestatteten Bibelcodices und in anderen Werken des Glaubens und der Kunst erreichen, die in Europa bis zur Erfindung des Buchdrucks und darüber hinaus erblühten. Es zeigt sich auf jeden Fall in Rabanus Maurus ein außerordentliches Bewußtsein für die Notwendigkeit, in die Erfahrung des Glaubens nicht nur den Geist und das Herz, sondern auch die Sinne durch jene anderen Aspekte des ästhetischen Geschmacks und der menschlichen Sensibilität einzubeziehen, die den Menschen dazu führen, mit seinem ganzen Selbst – »Geist, Seele und Leib« – in den Genuß der Wahrheit zu gelangen. Das ist wichtig: Der Glaube ist nicht nur Denken, sondern berührt unser ganzes Sein. Da Gott leibhaftig Mensch geworden ist, in die sichtbare Welt eingetreten ist, müssen wir in allen Dimensionen unseres Seins Gott suchen und ihm begegnen. So dringt die Wirklichkeit Gottes durch den Glauben in unser Sein ein und verwandelt es. Darum hat Rabanus Maurus seine Aufmerksamkeit vor allem auf die Liturgie als Synthese aller Dimensionen unserer Wahrnehmung der Wirklichkeit konzentriert. Diese Eingebung des Rabanus Maurus macht ihn so außerordentlich aktuell. Berühmt geblieben sind von ihm auch die Carmina, die vor allem bei den liturgischen Feiern verwendet werden sollten. Denn da Rabanus vor allem ein Mönch war, war sein Interesse für die liturgische Feier ganz selbstverständlich. Er widmete sich allerdings der Dichtkunst nicht als Selbstzweck, sondern unterwarf die Kunst und jede andere Art der Erkenntnis der Vertiefung des Wortes Gottes. Er versuchte daher mit äußerstem Einsatz und Strenge, seine Zeitgenossen, vor allem aber die Amtsträger (Bischöfe, Priester und Diakone), in das Verständnis der zutiefst theologischen und geistlichen Bedeutung aller Elemente der liturgischen Feier einzuführen.

So versuchte er, die in den Riten verborgenen theologischen Bedeutungen zu verstehen und den anderen vorzulegen, wobei er aus der Bibel und aus der Überlieferung der Kirchenväter schöpfte. Er zögerte nicht, aus Aufrichtigkeit und auch, um seinen Erklärungen größeres Gewicht zu verleihen, die patristischen Quellen, denen er sein Wissen verdankte, anzugeben. Er bediente sich ihrer dennoch mit Freiheit und aufmerksamer Unterscheidung, während er die Entfaltung des patristischen Denkens weiterführte. Am Schluß der Epistula prima, die an einen »corepiscopus« der Diözese Mainz gerichtet war, fährt er zum Beispiel – nachdem er auf die Anfragen wegen Klärung bezüglich des Verhaltens bei der Ausübung der pastoralen Verantwortung geantwortet hatte – fort: »Wir haben dir das alles so geschrieben, wie wir es aus der Heiligen Schrift und aus den Canones der Väter abgeleitet haben. Du aber, heiliger Mann, triff deine Entscheidungen, wie es dir am besten scheint, Fall für Fall, indem du versuchst, deine Einschätzung so zu mäßigen, daß in allem die Mäßigung gewährleistet ist, denn sie ist die Mutter aller Tugenden« (Epistulae, I, PL 112, col. 1510 C). So erkennt man die Kontinuität des christlichen Glaubens, dessen Anfänge im Wort Gottes liegen; er ist jedoch immer lebendig, entwickelt sich und bringt sich auf neue Weise zum Ausdruck, immer in Übereinstimmung mit dem ganzen Bau, mit dem ganzen Gebäude des Glaubens.

Da das Wort Gottes integraler Bestandteil der liturgischen Feier ist, widmete sich Rabanus Maurus ihm während seines ganzen Lebens mit höchstem Einsatz. Er verfaßte wertvolle exegetische Erklärungen für fast alle biblischen Bücher des Alten und des Neuen Testaments, mit einer klaren pastoralen Absicht, die er mit Worten wie diesen rechtfertigte: »Ich habe diese Dinge geschrieben…, indem ich Erklärungen und Vorschläge vieler anderer zusammenfaßte, um dem armen Leser, dem nicht viele Bücher zur Verfügung stehen können, einen Dienst zu erweisen, aber auch, um es denen leichter zu machen, denen es in vielen Dingen nicht gelingt, tief in das Verständnis der von den Vätern entdeckten Bedeutungen vorzudringen« (Commentarium in Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727 D). Tatsächlich schöpfte er beim Kommentieren der biblischen Texte mit vollen Händen aus den antiken Kirchenvätern, mit besonderer Vorliebe für Hieronymus, Ambrosius, Augustinus und Gregor den Großen.

Seine ausgeprägte pastorale Sensibilität führte ihn dann dazu, sich vor allem um eines der von den Gläubigen und den Klerikern am meisten verspürten Probleme seiner Zeit zu kümmern: das Problem der Buße. Er war nämlich Verfasser von »Pönitentiarien« – so nannte man sie –, in denen dem Empfinden der Epoche entsprechend Sünden und entsprechende Bußen verzeichnet wurden, wobei er so weit als möglich Motivationen benützte, die er aus der Bibel, aus den Beschlüssen der Konzilien und aus den Dekretalen der Päpste schöpfte. Dieser Texte bedienten sich auch die »Karolinger« bei ihrem Versuch einer Reform der Kirche und der Gesellschaft. Derselben pastoralen Absicht entsprachen Werke wie De disciplina ecclesiastica und De institutione clericorum, in denen Rabanus vor allem unter Bezugnahme auf Augustinus den einfachen Gläubigen und dem Klerus seiner Diözese die Grundelemente des christlichen Glaubens erklärte: Sie waren eine Art kleiner Katechismus.

Ich möchte die Vorstellung dieses großen »Kirchenmannes« damit abschließen, daß ich einige seiner Worte zitiere, in denen sich seine Grundüberzeugung gut widerspiegelt: »Wer in der Betrachtung nachlässig ist (›qui vacare Deo negligit‹), beraubt sich selbst der Schau des Lichtes Gottes; wer sich dann in indiskreter Weise von den Sorgen ergreifen läßt und es seinen Gedanken erlaubt, vom Lärm der Dinge der Welt überwältigt zu werden, verurteilt sich zur absoluten Unmöglichkeit, in die Geheimnisse des unsichtbaren Gottes einzudringen« (Lib. I, PL 112, col. 1263 A). Ich denke, daß Rabanus Maurus diese Worte auch an uns heute richtet: In den Zeiten der Arbeit mit ihren frenetischen Rhythmen und in den Ferienzeiten müssen wir bestimmte Zeiten Gott vorbehalten. Wir sollen ihm unser Leben öffnen, indem wir einen Gedanken, eine Reflexion, ein kurzes Gebet an ihn richten, und vor allem dürfen wir den Sonntag als den Tag des Herrn, den Tag der Liturgie nicht vergessen, um in der Schönheit unserer Kirchen, der geistlichen Musik und des Wortes Gottes die Schönheit Gottes selbst wahrzunehmen und ihn in unser Sein eintreten zu lassen. Nur so wird unser Leben groß, nur so wird es wahres Leben.

Heute habe ich für meine Katechese eine geistliche Persönlichkeit aus der Karolingerzeit ausgewählt, den Mönch Rabanus Maurus. Rabanus wird im deutschen Sprachraum als Heiliger verehrt, sein Gedenktag ist der 4. Februar. Er wurde 780 in Mainz geboren, im Kindesalter kam er ins Kloster Fulda, wurde dort 822 Abt und dann 847 Bischof in seiner Vaterstadt. In Mainz ist er auch im Jahr 856 gestorben. Wegen seiner umfassenden Gelehrsamkeit hat man ihm den Beinamen „Lehrer Germaniens“ gegeben. Dies spiegelt sich in seinem reichhaltigen Schrifttum wieder, das exegetische wie pädagogische Arbeiten umfaßt, Verzeichnisse von Bußen für bestimmte Sünden, die sogenannten Penitentiarien, Stellungnahmen zu kirchlichen Streitfragen, Predigten und Hymnen – wahrscheinlich ist der bekannte Hymnus zum Heiligen Geist Veni Creator Spiritus aus seiner Feder. Schließlich seien die Carmina erwähnt, das sind poetische Werke, die wohl auch im Gottesdienst zum Einsatz kamen. Sowohl in der Verkündigung wie auch mit seiner Lyrik wollte Rabanus das Verständnis der Menschen für das Wort Gottes öffnen und vertiefen. Nach seiner Überzeugung ist beim Glaubensakt nicht nur der Verstand am Werk, sondern der ganze Mensch mit seinen Sinnen und Empfindungen. In seinen Schriften geht es Rabanus also darum, nicht nur rationale Begriffe zu vermitteln, sondern auf künstlerische Weise Anstöße zu geben, daß der Mensch seinen Blick zum Wahren und Schönen erhebt und sich mit dem Geist, der Seele und den Sinnen dem Geheimnis unserer Erlösung zuwendet.

* * *

Einen herzlichen Gruß richte ich an alle Pilger und Besucher deutscher Sprache. Der heilige Rabanus ermutigt uns, für das Wissen der Zeit aufgeschlossen zu sein, aber dabei Gott nicht zu vergessen, sondern alles im Licht seiner Schöpferkraft und seiner erlösenden Güte zu sehen. "Denn in ihm leben wir, bewegen wir uns und sind wir", sagt der heilige Paulus mit Recht (Apg 17, 28). Für eure Zeit hier in Rom wünsche ich euch allen Gottes reichsten Segen.

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Der Heilige Stuhl

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San Rabáno


BENEDICTO XVI

AUDIENCIA GENERAL

Miércoles 3 de junio de 2009

Rabano Mauro


Queridos hermanos y hermanas:

Hoy voy a hablar de un personaje del Occidente latino verdaderamente extraordinario: el monje Rabano Mauro. Junto a hombres como san Isidoro de Sevilla, san Beda el Venerable y san Ambrosio Auperto, de los que ya he hablado en catequesis precedentes, durante los siglos de la alta Edad Media supo mantener el contacto con la gran cultura de los antiguos sabios y de los Padres cristianos.

Rabano Mauro, recordado con frecuencia como "praeceptor Germaniae", tuvo una fecundidad extraordinaria. Con su capacidad de trabajo totalmente excepcional fue quizá el que más contribuyó a mantener viva la cultura teológica, exegética y espiritual a la que recurrirían los siglos sucesivos. A él hacen referencia grandes personajes pertenecientes al mundo de los monjes, como san Pedro Damián, san Pedro el Venerable y san Bernardo de Claraval, así como un número cada vez mayor de "clerici" del clero secular, que en los siglos XII y XIII promovieron uno de los florecimientos más hermosos y fecundos del pensamiento humano.

Rabano nació en Maguncia, alrededor del año 780; al entrar, muy joven, en el monasterio se le añadió el nombre de Mauro, precisamente en referencia al joven Mauro que, según el Libro segundo de los diálogos de san Gregorio Magno, siendo niño, lo habían entregado sus padres, nobles romanos, al abad Benito de Nursia. El ingreso precoz de Rabano como "puer oblatus" en el mundo monástico benedictino, y los frutos que obtuvo para su crecimiento humano, cultural y espiritual, abrieron posibilidades interesantísimas no sólo para la vida de los monjes y de la Iglesia, sino también para toda la sociedad de su tiempo, tradicionalmente llamada "carolingia".

Hablando de ellos, o quizá de sí mismo, Rabano Mauro escribe: "Hay algunos que han tenido la suerte de haber sido introducidos en el conocimiento de las Escrituras desde su más tierna infancia ("a cunabulis suis") y se han alimentado tan bien de la comida que les ha ofrecido la santa Iglesia que pueden ser promovidos, con la educación adecuada, a las más altas órdenes sagradas" (PL 107, col 419 BC).

La extraordinaria cultura por la que se distinguía Rabano Mauro llamó muy pronto la atención de los grandes de su tiempo. Se convirtió en consejero de príncipes. Se esforzó por garantizar la unidad del Imperio y, en un nivel cultural más amplio, a quien le preguntaba nunca negó una respuesta ponderada, que se inspiraba preferentemente en la Biblia y en los textos de los santos Padres. A pesar de que fue elegido primero abad del famoso monasterio de Fulda y después arzobispo de su ciudad natal, Maguncia, prosiguió sus estudios, demostrando con el ejemplo de su vida que se puede estar al mismo tiempo a disposición de los demás, sin privarse por ello de un tiempo oportuno de reflexión, estudio y meditación.

Así, Rabano Mauro fue exegeta, filósofo, poeta, pastor y hombre de Dios. Las diócesis de Fulda, Maguncia, Limburgo y Breslavia lo veneran como santo o beato. Sus obras ocupan seis volúmenes de la Patrología Latina de Migne. Probablemente fue él quien compuso uno de los himnos más bellos y conocidos de la Iglesia latina, el "Veni Creator Spiritus", síntesis extraordinaria de pneumatología cristiana. El primer compromiso teológico de Rabano se expresó, de hecho, en forma de poesía y tuvo como tema el misterio de la santa cruz, en una obra titulada "De laudibus sanctae crucis", concebida para presentar no sólo contenidos conceptuales, sino también estímulos más exquisitamente artísticos, utilizando tanto la forma poética como la forma pictórica dentro del mismo códice manuscrito.

Por ejemplo, proponiendo iconográficamente entre las líneas de su escrito la imagen de Cristo crucificado, escribe: "Esta es la imagen del Salvador que, con la posición de sus miembros, hace sagrada para nosotros la salubérrima, dulcísima y amadísima forma de la cruz, para que creyendo en su nombre y obedeciendo sus mandamientos podamos obtener la vida eterna gracias a su Pasión. Por eso, cada vez que elevamos la mirada a la cruz, recordamos a Aquel que sufrió por nosotros para arrancarnos del poder de las tinieblas, aceptando la muerte para hacernos herederos de la vida eterna" (Lib. 1, Fig. 1:PL 107 col 151 C).

Este método de combinar todas las artes, la inteligencia, el corazón y los sentidos, que procedía de Oriente, sería desarrollado ampliamente en Occidente, consiguiendo metas inalcanzables en los códices miniados de la Biblia y en otras obras de fe y de arte, que florecieron en Europa hasta la invención de la imprenta e incluso después. En todo caso, demuestra que Rabano Mauro tenía una conciencia extraordinaria de la necesidad de involucrar en la experiencia de fe no sólo la mente y el corazón, sino también los sentidos a través de los otros aspectos del gusto estético y de la sensibilidad humana que llevan al hombre a disfrutar de la verdad con todo su ser, "espíritu, alma y cuerpo".

Esto es importante: la fe no es sólo pensamiento, sino que implica a todo el ser. Dado que Dios se hizo hombre en carne y hueso, y entró en el mundo sensible, nosotros tenemos que tratar de encontrar a Dios con todas las dimensiones de nuestro ser. Así, la realidad de Dios, a través de la fe, penetra en nuestro ser y lo transforma. Por eso, Rabano Mauro concentró su atención sobre todo en la liturgia, como síntesis de todas las dimensiones de nuestra percepción de la realidad. Esta intuición de Rabano Mauro lo hace extraordinariamente actual.

Son famosos también sus "Carmina", propuestos para ser utilizados sobre todo en las celebraciones litúrgicas. De hecho, es lógico el interés de Rabano por la liturgia, teniendo en cuenta que era ante todo un monje. Sin embargo, no se dedicó al arte de la poesía como fin en sí misma, sino que utilizó el arte y cualquier otro tipo de conocimiento para profundizar en la Palabra de Dios. Por ello, con gran empeño y rigor trató de introducir a sus contemporáneos, sobre todo a los ministros (obispos, presbíteros y diáconos), en la comprensión del significado profundamente teológico y espiritual de todos los elementos de la celebración litúrgica.

Así, trató de comprender y presentar a los demás los significados teológicos escondidos en los ritos, recurriendo a la Biblia y a la tradición de los Padres. Por honradez y para dar mayor peso a sus explicaciones, no dudaba en citar las fuentes patrísticas a las que debía su saber. Se servía de ellas con libertad y discernimiento atento, continuando el desarrollo del pensamiento patrístico. Por ejemplo, al final de su "Epistola prima" dirigida a un corepíscopo de la diócesis de Maguncia, después de responder a las peticiones de aclaración sobre el comportamiento que se debe tener en el ejercicio de la responsabilidad pastoral, prosigue:"Te hemos escrito todo esto tal como lo hemos deducido de las Sagradas Escrituras y de los cánones de los Padres. Ahora bien, tú, santísimo hombre, toma tus decisiones como mejor te parezca, caso por caso, tratando de moderar tu evaluación de tal manera que se garantice en todo la discreción, pues esta es la madre de todas las virtudes" (Epistulae, I: PL 112, col. 1510 C). Así se ve la continuidad de la fe cristiana, que tiene sus inicios en la Palabra de Dios, la cual siempre está viva, se desarrolla y se expresa de nuevas maneras, siempre en coherencia con toda la construcción, con todo el edificio de la fe.

Dado que la Palabra de Dios es parte integrante de la celebración litúrgica, Rabano Mauro se dedicó a ella con el máximo empeño durante toda su vida. Redactó explicaciones exegéticas apropiadas casi para todos los libros bíblicos del Antiguo y del Nuevo Testamento, con una finalidad claramente pastoral, que justificaba con palabras como estas:"He escrito esto (...) sintetizando explicaciones y propuestas de otros muchos para prestar un servicio al pobre lector que no puede tener a su disposición muchos libros, pero también para ayudar a quienes en muchos temas no logran profundizar en la comprensión de los significados descubiertos por los Padres" (Commentariorum in Matthaeum praefatio: PL 107, col. 727 D). De hecho, al comentar los textos bíblicos recurría ampliamente a los Padres antiguos, con predilección especial por san Jerónimo, san Ambrosio, san Agustín y san Gregorio Magno.

Su notable sensibilidad pastoral lo llevó después a afrontar uno de los problemas que más preocupaban a los fieles y a los ministros sagrados de su tiempo: el de la Penitencia. Compiló "Penitenciarios" —así los llamaba— en los que, según la sensibilidad de la época, se enumeraban los pecados y las penas correspondientes, utilizando en la medida de lo posible motivaciones tomadas de la Biblia, de las decisiones de los concilios, y de las Decretales de los Papas. De esos textos se sirvieron también los "carolingios" en su intento de reforma de la Iglesia y de la sociedad. Esta misma finalidad pastoral tenían obras como "De disciplina ecclesiastica" y "De institutione clericorum" en los que, recurriendo sobre todo a san Agustín, Rabano explicaba a personas sencillas y al clero de su diócesis los elementos fundamentales de la fe cristiana: eran una especie de pequeños catecismos.

Concluyo la presentación de este gran "hombre de Iglesia" citando algunas palabras suyas en las que se refleja su convicción de fondo: "Quien descuida la contemplación ("qui vacare Deo negligit"), se priva de la visión de la luz de Dios; quien se deja llevar de modo indiscreto por las preocupaciones y permite que sus pensamientos se vean arrollados por el tumulto de las cosas del mundo, se condena a la imposibilidad absoluta de penetrar en los secretos del Dios invisible" (Lib. I: PL 112, col. 1263 A).

Creo que Rabano Mauro nos dirige hoy estas palabras: en el trabajo, con sus ritmos frenéticos, y en los tiempos de vacaciones, debemos reservar momentos para Dios. Abrirle nuestra vida dirigiéndole un pensamiento, una reflexión, una breve oración; y, sobre todo, no debemos olvidar el domingo como el día del Señor, el día de la liturgia, para percibir en la belleza de nuestras iglesias, de la música sacra y de la Palabra de Dios, la belleza misma de Dios, dejándolo entrar en nuestro ser. Sólo así nuestra vida se hace grande, se hace vida de verdad.

Saludos

Saludo a los peregrinos de lengua española, en particular a los miembros del movimiento "Familias en Alianza", así como a los de El Salvador, España, Ecuador, México y otros países latinoamericanos. Invito a todos a que, a ejemplo de Rabano Mauro, las preocupaciones de este mundo nunca los aparten del amor de Dios. Muchas gracias.

(En italiano)

Dirijo ahora un afectuoso saludo a los jóvenes, a los enfermos y a los recién casados. Queridos jóvenes, el próximo domingo celebraremos la solemnidad de la Santísima Trinidad. Os deseo que la contemplación del misterio trinitario os introduzca cada vez más en el amor divino. Queridos enfermos, gracias al bautismo está presente la Santísima Trinidad en vuestra vida. Que esto os sirva de apoyo para cumplir en toda circunstancia la voluntad del Señor. Y vosotros, queridos recién casados, inspiraos siempre en la comunión trinitaria para formar una familia cristiana en la que podáis experimentar, en el amor recíproco, la alegría de la oración y de la acogida de la vida.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/es/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html

 San Rabáno


PAPA BENTO XVI

AUDIÊNCIA GERAL

Praça de São Pedro

Quarta-feira, 3 de Junho de 2009

Rabano Mauro


Caros irmãos e irmãs

Hoje gostaria de falar de uma personagem do Ocidente latino verdadeiramente extraordinário: o monge Rabano Mauro. Juntamente com homens como Isidoro de SevilhaBeda o Venerável e Ambrósio Autperto, de quem já falei em catequeses precedentes, ao longo dos séculos da chamada Alta Idade Média ele soube manter o contacto com as grandes culturas dos antigos sábios e dos Padres cristãos. Recordado frequentemente como "praeceptor Germaniae", Rabano Mauro teve uma fecundidade extraordinária. Com a sua capacidade de trabalho absolutamente excepcional, talvez tenha contribuído mais do que todos para manter viva a cultura teológica, exegética e espiritual, da qual teriam haurido os séculos sucessivos. Nele inspiram-se quer grandes personagens pertencentes ao mundo dos monges, como Pier Damiani, Pedro o Venerável e Bernardo de Claraval, quer também um número cada vez mais consistente de "clérigos" do clero secular, que durante os séculos XII-XIII deram vida a um dos florescimentos mais bonitos e fecundos do pensamento humano.

Tendo nascido em Mainz por volta de 760, Rabano entrara no mosteiro extremamente jovem: foi-lhe acrescentado o nome de Mauro precisamente com referência ao jovem Mauro que, segundo o Livro ii dos Diálogos de São Gregório Magno, fora confiado quando era ainda criança pelos seus pais, nobres romanos, ao abade Bento de Núrsia. Esta inserção precoce de Rabano como "puer oblatus" no mundo monástico beneditino, e os frutos que obteve para o seu crescimento humano, cultural e espiritual, abririam sozinhos uma espiral interessantíssima não só sobre a vida dos monges e da Igreja, mas também sobre toda a sociedade da sua época, habitualmente qualificada como "carolíngia". Deles, ou talvez de si mesmo, Rabano Mauro escreve: "Há alguns que têm a sorte de ser introduzidos no conhecimento das Escrituras desde a tenra infância" ("a cunabulis suis") e foram tão bem nutridos com o alimento oferecido pela Santa Igreja que, com a educação apropriada, puderam ser promovidos às ordens sagradas mais altas" (pl 107, col. 419bc).

A cultura extraordinária, pela qual Rabano Mauro se distinguia, chamou depressa a atenção dos grandes do seu tempo. Tornou-se conselheiro de príncipes. Empenhou-se para garantir a unidade do império e, a nível cultural mais amplo, nunca deixou de oferecer a quem o interrogava uma resposta ponderada, que tirava preferivelmente da Bíblia e dos textos dos santos Padres. Eleito primeiro Abade do famoso mosteiro de Fulda e depois Arcebispo da cidade natal, Mainz, não cessou por isso de continuar os seus estudos, demonstrando com o exemplo da sua vida que se pode estar simultaneamente à disposição dos outros, sem se privar por isso de um tempo côngruo para a reflexão, o estudo e a meditação. Assim Rabano Mauro foi exegeta, filósofo, poeta, pastor e homem de Deus. As dioceses de Fulda, Mainz, Limbourg e Wroclaw veneram-no como Santo ou Beato. As suas obras completam seis volumes da Patrologia Latina do Migne. É a ele que se deve, provavelmente, um dos hinos mais bonitos e conhecidos da Igreja latina, o "Veni Creator Spiritus", síntese extraordinária de pneumatologia cristã. O primeiro compromisso teológico de Rabano manifestou-se, com efeito, sob a forma de poesia e teve como objecto o mistério da Santa Cruz, numa obra intitulada: "De laudibus Sanctae Crucis", concebida de maneira a propor não somente conteúdos de conceito, mas também estímulos mais requintadamente artísticos, utilizando tanto a forma poética como a pictórica no interior do mesmo códice manuscrito. Propondo iconograficamente nas entrelinhas do seu escrito a imagem de Cristo crucificado, ele por exemplo escreve: "Eis a imagem do Salvador que, com a posição dos seus membros, torna sagrada para nós a salubérrima, dulcíssima e amadíssima forma da Cruz, a fim de que, acreditando no seu nome e obedecendo aos seus mandamentos, possamos obter a vida eterna graças à sua Paixão. Por isso, cada vez que elevarmos o olhar para a Cruz, recordemo-nos daquele que padeceu por nós para nos tirar do poder das trevas, aceitando a morte para nos tornar herdeiros da vida eterna" (Lib. 1, Fig. 1, pl 107 col. 151c).

Este método de combinar todas as artes, o intelecto, o coração e os sentidos, que vinha do Oriente, teria tido um desenvolvimento enorme no Ocidente, atingindo níveis inigualáveis nos códices miniaturados da Bíblia e em outras obras de fé e de arte, que floresceram na Europa até à invenção da imprensa e além dela também. De qualquer modo, isto demonstra que Rabano Mauro tem uma consciência extraordinária da necessidade de empenhar, na experiência da fé, não apenas a mente e o coração, mas também os sentidos mediante aqueles outros aspectos do gosto estético e da sensibilidade humana que levam o homem a fruir da verdade com a totalidade do seu ser, "espírito, alma e corpo". Isto é importante: a fé não é só pensamento, mas refere-se a todo o nosso ser. Dado que Deus se fez homem em carne e osso, entrando no mundo sensível, nós em todas as dimensões do nosso ser temos que procurar e encontrar Deus. Assim a realidade de Deus, mediante a fé, penetra no nosso ser transformando-o. Por isso Rabano Mauro concentrou a sua atenção sobretudo na Liturgia, como síntese de todas as dimensões da nossa percepção da realidade. Esta intuição de Rabano Mauro torna-o extraordinariamente actual. Dele permaneceram inclusive os famosos "Carmina", propostos para ser utilizados principalmente nas celebrações litúrgicas. Com efeito, dado que Rabano era acima de tudo um monge, era totalmente evidente o seu interesse pela celebração litúrgica. Porém, ele não se dedicava à arte poética como fim em si mesma, mas subordinava a arte e qualquer outro tipo de saber ao aprofundamento da Palavra de Deus. Por isso, com compromisso e rigor extremos, procurou introduzir os seus contemporâneos, mas em primeiro lugar os ministros (bispos, presbíteros e diáconos), na compreensão do significado profundamente teológico e espiritual de todos os elementos da celebração litúrgica.

Assim, tentou compreender e propor aos outros os significados teológicos escondidos nos ritos, inspirando-se na Bíblia e na tradição dos Padres. Não hesitava em declarar, por honestidade mas também para dar maior importância às suas explicações, as fontes patrísticas às quais devia o seu saber. Todavia, servia-se das mesmas com liberdade e discernimento atento, dando continuidade ao desenvolvimento do pensamento patrístico. Por exemplo, no final da "Epistola prima", dirigida a um "corepiscopo" da diocese de Mainz, depois de ter respondido aos pedidos de esclarecimento a respeito do comportamento que se devia ter no exercício da responsabilidade pastoral, prossegue: "Escrevemos-te tudo isto do modo como o deduzimos das Sagradas Escrituras e dos cânones dos Padres. Tu porém, santíssimo homem, toma as tuas decisões como melhor te parecer, caso por caso, procurando moderar a tua avaliação de forma a garantir em tudo a discrição, porque esta é a mãe de todas as virtudes" (Epistulae, I, PL 112, col. 1510c). Assim, vê-se a continuidade da fé cristã, que tem os seus primórdios na Palavra de Deus; porém, ela é sempre viva, desenvolve-se e exprime-se de modos novos, sempre em coerência com todaa construção, com todo o edifício da fé.

Dado que uma parte integrante da celebração litúrgica é a Palavra de Deus, a ela se dedicou Rabano Mauro com o máximo empenhamento durante toda a sua existência. Ofereceu explicações exegéticas apropriadas praticamente para todos os livros bíblicos do Antigo e do Novo Testamento com uma intenção claramente pastoral, que justificava com palavras como estas: "Escrevi estas coisas... resumindo explicações e propostas de muitos outros para oferecer um serviço ao leitor pobre que não pode ter à disposição muitos livros, mas também para ajudar aqueles que em muitas coisas não conseguem entrar em profundidade na compreensão dos significados descobertos pelos Padres" (Commentariorum in Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727d). Com efeito, quando comentava os textos bíblicos, hauria a mãos-cheias dos Padres antigos, com especial predilecção por Jerónimo, Ambrósio, Agostinho e Gregório Magno.

Depois, a acentuada sensibilidade pastoral levou-o a enfrentar sobretudo um dos problemas mais sentidos pelos fiéis e pelos ministros sagrados do seu tempo: o da Penitência. Efectivamente, foi compilador de "Penintenciários" — assim eram chamados — nos quais, segundo a sensibilidade dessa época, eram enumerados pecados e penas correspondentes, utilizando na medida do possível motivações tiradas da Bíblia, das decisões dos Concílios e das Decretais dos Papas. De tais textos serviram-se inclusive os "Carolíngios" na sua tentativa de reforma da Igreja e da sociedade. A esta mesma intenção pastoral correspondiam obras como "De disciplina ecclesiastica" e "De institutione clericorum", nos quais, inspirando-se principalmente em Agostinho, Rabano explicava aos simples e ao clero da sua diocese os rudimentos fundamentais da fé cristã: tratava-se de uma espécie de pequenos catecismos.

Gostaria de concluir a apresentação deste grande "homem de Igreja", citando algumas das suas palavras em que se reflectem a sua convicção de base: "Quem é negligente na contemplação ("qui vacare Deo negligit"), priva-se sozinho da visão da luz de Deus; além disso, quem se deixa surpreender de modo indiscreto pelas preocupações e permite que os seus pensamentos sejam alterados pelo tumulto das coisas do mundo, condena-se à absoluta impossibilidade de penetrar os segredos do Deus invisível" (Lib. I, PL 112, col. 1263a). Penso que Rabano Mauro dirige estas palavras também a nós, hoje: nas horas de trabalho, com os seus ritmos frenéticos, e nos períodos de férias, temos que reservar momentos para Deus, abrir-lhe a nossa vida, dirigindo-lhe um pensamento, uma reflexão, uma breve oração e principalmente não podemos esquecer que o domingo é o dia do Senhor, o dia da liturgia, para vislumbrar na beleza das nossas igrejas, da música sacra e da Palavra de Deus, a própria beleza de Deus, deixando-O entrar no nosso ser. Somente assim a nossa vida se tornará grande, verdadeira.

Saudação

Com amizade saúdo os diversos grupos do Brasil e demais peregrinos de língua portuguesa, com votos de que alcanceis aquilo que aqui vos trouxe de tão longe: parar junto das memórias dos Apóstolos e dos Mártires, meditando sobre o fim glorioso do seu combate por Cristo e receber a investidura do mesmo Espírito para idênticas batalhas em prol do triunfo do Evangelho no seio da família e da sociedade. Sobre cada um de vós e seus familiares, desça a minha Bênção.

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A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/pt/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html

San Rabáno

Representation of the twelve months of the year, from the manuscript De Universo or De rerum naturis, Monte Cassino MS Casin 132, circa 1022


"Rabanus Maurus", Hymnary : https://hymnary.org/person/Maurus_R

 Alain Michel, « Raban Maur, De laudibus Sanctae Crucis, Louanges de la Sainte Croix, traduit du latin, annoté et présenté par Michel Perrin, avec un Prélude par Jean-Marie Lhôte [compte-rendu] », Bulletin de l'Association Guillaume Budé  Année 1989  3  pp. 309-317 : https://www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_1989_num_1_3_1408

Olivier Deloignon, « Expériences littéraires et émotions esthétiques dans le monde tardo-médiéval germanique. »Perspectives médiévales [En ligne], 38 | 2017, mis en ligne le 01 janvier 2017, consulté le 27 février 2017. URL : http://peme.revues.org/12866 ; DOI : 10.4000/peme.12866 : https://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fpeme.revues.org%2F12866

 M. Michel Perrin, « Le voyage de Raban Maur en Terre Sainte, ou l'histoire d'un fantôme », Bulletin de la Société nationale des Antiquaires de France  Année 2012  2009  pp. 55-66 : https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_2012_num_2009_1_11059

Caroline Chevalier-Royet, « Entre tradition et innovation : Raban Maur, un érudit carolingien face à ses sources », in François Brizay et Véronique Sarrazin (sous la direction de) , Érudition et culture savante. De l'Antiquité à l'époque moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 53-70 : https://books.openedition.org/pur/89736

Martin Gravel, « Judith écrit, Raban Maur répond. Premier échange d’une longue alliance », Ad libros ! Mélanges d’études médiévales offerts à Denise Angers et Joseph-Claude PoulinSous la direction de Jean-François CottierMartin Gravel et Sébastien Rossignol, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2018, p. 35-48 : https://books.openedition.org/pum/7462?lang=fr