Rabanus
Maurus (à gauche), soutenu par Alcuin (au milieu), présente son travail à Otgar
de Mayence (à droite)
Raban
Maur (left), supported by Alcuin (middle), dedicates his work to Archbishop
Otgar of Mainz (Right)
Rabano,
a sinistra, presenta i suoi lavori a Otgar di Magonza.
Hrabanus
Maurus, von Alcuin empfohlen, übergibt sein Werk dem Erzbischof von Mainz,
Otgar
Rabano Mauro apoyado por Alcuino ofrece una obra a Otgar de Maguncia; Alcuino de York
Saint Raban Maur
Abbé de Fulda et
archevêque de Mayence (+ 856)
Il fut étudiant sous la
direction d'Alcuin à Tours, puis abbé de l'abbaye de Fulda et enfin archevêque
de Mayence. Ce n'est qu'en Allemagne que sa canonisation est reconnue.
Ses œuvres sont
nombreuses et leur style concis, clair et simple. Elles furent imprimées
dès les premières années de l'imprimerie, bien que certaines d'entre elles
soient fort discutables, en particulier ses "allégories de
l'Écriture."
Le 3 juin 2009, Benoît
XVI a proposé un "portrait de Raban Maur, successivement abbé de
Fulda et archevêque de Mayence. Né dans cette ville vers 780, il entra jeune dans
le monastère bénédictin où 'sa grande capacité de travail maintint vive la
culture théologique, exégétique et spirituelle, et l'enrichit de ses propres
travaux pour les siècles suivants... Sa grande culture...en fit le conseiller
des princes', et malgré ses charges d'abbé puis d'archevêque, 'il ne cessa de
poursuivre ses recherches, montrant ainsi qu'on peut être à la disposition
d'autrui sans se priver des temps de réflexion, d'étude et de méditation. Ainsi
Raban Maur fut-il exégète, philosophe, poète, pasteur et homme de Dieu'.
Ses œuvres, a ajouté le
Saint-Père, 'occupent six volumes de Patrologie Latine de Migne, et il est
probablement l'auteur du Veni Creator, un des hymnes les plus connus de
l'Eglise latine, extraordinaire synthèse de la pneumatologie chrétienne'. Un
autre monument de Raban Maur est son traité sur les laudes de la Ste Croix, qui
inspira jusqu'au peintre du manuscrit original. Venue d'orient, la sensibilité
d'esprit qu'il réserve à la croix eut une vaste résonance en occident, qui se
traduisit aussi dans la peinture de manuscrits qui fleurit en Europe à partir
de cette époque. Il avait une haute conscience 'de la nécessité d'impliquer
dans l'expérience de la foi autant le cœur que l'esprit, autant l'esthétique
que la sensibilité qui portent l'homme à jouir complètement de la vérité,
esprit, corps et âme. Ceci est très important car la foi n'est pas seulement
pensée. Elle comprend notre être tout entier'.
Très attentif à la
liturgie, Raban Maur rédigea des Carmina mais 'ne se consacra pas à la poésie
pour elle-même...mais soumettait l'art et la connaissance à l'approfondissement
de la Parole de Dieu. Ainsi chercha-t-il avec rigueur de sensibiliser ses
contemporains, évêques et clergé, à une compréhension approfondie de la théologie
et de la spiritualité, comme de tous les éléments qui composent la liturgie'.
Raban Maur se consacra tout particulièrement à la Parole de Dieu comme partie
intégrante de la liturgie et travailla cet aspect tout au long de sa vie. 'Il
composa des lexiques exégétiques pour chacun des livres bibliques et pour les
évangiles, en clef nettement pastorale... Sa sensibilité pastorale le conduisit
aussi à compiler des livres pénitenciers, dans lesquels étaient énumérés selon
la sensibilité de son temps les péchés et les pénitences correspondantes, le
plus possible fondées sur des passages bibliques, les actes conciliaires ou les
décrétales'. Ses traités sur la discipline ecclésiastique et l'institution
sacerdotale vont dans le même sens, 'où il explique aux gens simples comme aux
clercs de son diocèse les éléments fondamentaux de la foi chrétienne sous une
forme de catéchisme'. Vénéré comme un saint dans son pays, Raban Maur, a dit le
Pape, peut fort bien être une référence aujourd'hui, dans le travail, la vie
sociale ou les vacances, qui nous propose de consacrer du temps à Dieu. Il peut
nous rappeler en particulier d'honorer le dimanche comme jour du Seigneur, jour
de la liturgie, jour où l'on peut admirer nos églises, notre musique sacrée et
la Parole de Dieu, sa beauté, qu'on peut faire entrer dans la vie de tous les
jours. Seulement ainsi notre vie peut-elle être authentique et
accomplie'." (source: VIS 090603)
À Mayence en Franconie,
l’an 856, saint Raban, surnommé Maur, évêque. Il était moine de Fulda quand il
fut élu au siège de Mayence. Vraiment instruit en science, d’une éloquence
aisée, pontife agréable à Dieu, jamais il ne négligea rien qu’il pût faire pour
la gloire de Dieu.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/568/Saint-Raban-Maur.html
Saint Raban Maur, évêque
Moine bénédictin, il fut
étudiant sous la direction d'Alcuin à Tours et directeur de l'école de l'abbaye
de Fulda, il devient successivement diacre, prieur, abbé, puis archevêque de
Mayence. Reconnu pour sa grande charité, il nourrissait chaque jour un nombre
incalculable de pauvres. Il mourut en 856 après avoir beaucoup produit en
matière de théologie. Ses œuvres sont nombreuses et leur style concis, clair et
simple.
In
Honorem Sanctae Crucis, Biblioteca Medicea Laurenziana, Plut. 31 sin. 9, fol.
31v
In
Honorem Sanctae Crucis, XIII wiek, Biblioteca Medicea Laurenziana, Florencja
Rabanus Maurus ; Medieval philosophers
BENOÎT XVI
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 3 juin 2009
Raban Maure
Chers frères et sœurs,
Je voudrais aujourd'hui
parler d'un personnage de l'occident latin vraiment extraordinaire: le
moine Raban Maure. Avec des hommes tels qu'Isidore de Séville, Bède le
Vénérable, Ambroise Autpert, dont j'ai déjà parlé dans des catéchèses
précédentes, il sut garder, pendant les siècles qui constituent ce qu'on
appelle le Haut Moyen-âge, le contact avec la grande culture des antiques sages
et des Pères chrétiens. Souvent rappelé comme "praeceptor Germaniae",
Raban Maure fut d'une fécondité extraordinaire. Avec sa capacité de travail
absolument exceptionnelle, il contribua peut-être plus que tout autre à garder
vivante cette culture théologique, exégétique et spirituelle à laquelle les
siècles suivants devaient puiser. C'est à lui que se réfèrent aussi bien des grands
personnages appartenant au monde des moines comme Pier Damiani, Pierre le
Vénérable et Bernard de Clairvaux, qu'également un nombre toujours plus
important de "clercs" du clergé séculier, qui au cours du xii et du
XIII siècles donnèrent vie à l'une des floraisons les plus belles et les plus
fécondes de la pensée humaine.
Né à Mayence vers 780,
Raban entra très jeune dans un monastère: on lui ajouta le nom de Maure
précisément en référence au jeune Maure qui, selon le Livre ii des
Dialogues de saint Grégoire le Grand, avait été confié encore enfant par
ses parents eux-mêmes, nobles romains, à l'abbé Benoît de Nursie. Cette
insertion précoce de Raban comme "puer oblatus" dans le monde
monastique bénédictin, et les fruits qu'il en tira pour sa propre croissance
humaine, culturelle et spirituelle, permettraient à eux seuls une ouverture
très intéressante non seulement sur la vie des moines et de l'Eglise, mais
également sur toute la société de son temps, habituellement qualifiée de
"carolingienne". De ceux-ci, ou peut-être de lui-même, Raban Maure
écrit: "Certains ont eu la chance d'être introduits dans la
connaissance des Ecritures dès leur plus tendre enfance ("a cunabulis suis")
et ont été tellement bien nourris par la nourriture qui leur a été offerte par
la sainte Eglise qu'ils peuvent être promus, avec l'éducation appropriée, aux
ordres sacrés les plus élevés" (PL 107, col 419 BC).
La culture extraordinaire
qui caractérisait Raban Maure le fit rapidement remarquer par les grands de son
temps. Il devint le conseiller de princes. Il s'engagea pour garantir l'unité
de l'empire et, à un niveau culturel plus large, il ne refusa jamais à celui
qui l'interrogeait une réponse modérée, qu'il tirait préférablement de la Bible
et des textes des saints Pères. Tout d'abord élu abbé du célèbre monastère de
Fulda, ensuite archevêque de sa ville natale, Mayence, il ne cessa pas pour
autant de poursuivre ses études, démontrant par l'exemple de sa vie que l'on
peut être simultanément à la disposition des autres, sans se priver pour cela
d'un temps approprié pour la réflexion, l'étude et la méditation. Ainsi, Raban
Maure fut exégète, philosophe, poète, pasteur et homme de Dieu. Les diocèses de
Fulda, Mayence, Limbourg et Wroclaw le vénèrent comme saint et bienheureux. Ses
œuvres remplissent six volumes de la Patrologie latine de Migne. C'est à lui
que l'on doit, selon toute probabilité, l'un des hymnes les plus beaux et
connus de l'Eglise latine, le "Veni Creator Spiritus", synthèse
extraordinaire de pneumatologie chrétienne. Le premier engagement théologique
de Raban s'exprima, en effet, sous forme de poésie et eut comme thème le
mystère de la Sainte Croix dans une œuvre intitulée "De laudibus Sanctae
Crucis", conçue de manière telle qu'elle propose non seulement des contenus
conceptuels, mais également des stimulations plus purement artistiques,
utilisant aussi bien la forme poétique que la forme picturale à l'intérieur du
même codex manuscrit. En proposant iconographiquement, entre les lignes de son
écrit, l'image du Christ crucifié, il écrit par exemple: "Voilà
l'image du Sauveur qui, par la position de ses membres, rend sainte pour nous
la très salubre, très douce et très aimée forme de la Croix, afin qu'en croyant
en son nom et en obéissant à ses commandements nous puissions obtenir la vie
éternelle grâce à sa Passion. Chaque fois que nous élevons le regard vers la
Croix, rappelons-nous donc de celui qui souffrit pour nous, afin de nous
arracher au pouvoir des ténèbres, en acceptant la mort pour faire de nous les héritiers
de la vie éternelle" (Lib. 1, Fig. 1, PL 107 col 151 C).
Cette méthode d'allier
tous les arts, l'esprit, le cœur et les sens, qui provenait de l'orient, devait
recevoir un immense développement en occident, en parvenant à des sommets
jamais atteints dans les codex enluminés de la Bible, ainsi que dans d'autres
œuvres de foi et d'art qui fleurirent en Europe avant l'invention de
l'imprimerie et même après. Celle-ci révèle en tous cas chez Raban Maure une
conscience extraordinaire de la nécessité de faire participer dans l'expérience
de la foi, non seulement l'esprit et le cœur, mais également les sens à travers
les autres aspects du goût esthétique et de la sensibilité humaine qui
conduisent l'homme à jouir de la vérité de toute leur personne, "esprit,
âme et corps". Cela est important: la foi n'est pas seulement
pensée, mais elle touche tout notre être. Etant donné que Dieu s'est fait homme
en chair et en os, qu'il est entré dans le monde sensible, nous devons, dans
toutes les dimensions de notre être, chercher et rencontrer Dieu. Ainsi, la
réalité de Dieu, à travers la foi, pénètre dans notre être et le transforme.
Pour cela, Raban Maure a concentré son attention en particulier sur la
liturgie, comme synthèse de toutes les dimensions de notre perception de la
réalité. Cette intuition de Raban Maure le rend extraordinairement actuel. De
lui sont restés également célèbres les "Carmina", proposés
pour être utilisés en particulier dans les célébrations liturgiques. En effet,
étant donné que Raban était avant tout un moine, son intérêt pour la
célébration liturgique était évident. Toutefois, il ne se consacrait pas à
l'art de la poésie comme une fin en soi, mais il orientait l'art et tout autre
type de connaissance vers l'approfondissement de la Parole de Dieu. Il
s'efforça donc, avec une assiduité et une rigueur extrêmes, d'introduire ses
contemporains, mais surtout les ministres (évêques, prêtres et diacres), à la
compréhension de la signification profondément théologique et spirituelle de
tous les éléments de la célébration liturgique.
Il tenta ainsi de
comprendre et de proposer aux autres les significations théologiques cachées
dans les rites, en puisant à la Bible et à la tradition des Pères. Il
n'hésitait pas à citer, par souci d'honnêteté mais également pour donner une
importance plus grande à ses explications, les sources patristiques auxquelles
il devait son savoir. Mais il se servait d'elles avec liberté et un
discernement attentif, en approfondissant le développement de la pensée
patristique. Par exemple, au terme de l'"Epistola prima", adressée
à un "chorévêque" du diocèse de Mayence, après avoir répondu aux
demandes d'éclaircissement sur le comportement à adopter dans l'exercice de la
responsabilité pastorale, il poursuit: "Nous t'avons écrit tout ceci
de la façon dont nous l'avons déduit des Ecritures Saintes et des canons des
Pères. Mais toi, très saint homme, prend tes décisions comme bon te semble, au
cas par cas, en cherchant à modérer ton jugement de façon à garantir en tout la
discrétion, car elle est la mère de toutes les vertus" (Epistulae, i, PL 112,
col 1510 C). On voit ainsi la continuité de la foi chrétienne, qui trouve son
origine dans la Parole de Dieu; mais celle-ci est toujours vivante, elle se
développe et elle s'exprime de façons nouvelles, toujours en cohérence avec
toute la construction, avec tout l'édifice de la foi.
Etant donné qu'une partie
intégrante de la célébration liturgique est la Parole de Dieu, Raban Maure se
consacra à cette dernière avec le plus grand zèle au cours de toute sa vie. Il
publia des explications exégétiques appropriées pour presque tous les livres
bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament dans une claire intention
pastorale, qu'il justifiait par des paroles comme celles-ci: "J'ai
écrit ces choses... en résumant les explications et les propositions de
beaucoup d'autres pour offrir un service au lecteur dépourvu qui n'a pas à sa
disposition de nombreux livres, mais également pour faciliter ceux qui, dans de
nombreuses choses, n'arrivent pas à pénétrer en profondeur la compréhension des
significations découvertes par les Pères" (Commentariorum in Matthaeum
praefatio, PL 107, col 72D). En effet, en commentant les textes
bibliques, il puisait à pleines mains aux Pères antiques, avec une prédilection
particulière pour Jérôme, Ambroise, Augustin et Grégoire le Grand.
Sa sensibilité pastorale
aiguë le conduisit ensuite à s'occuper avant tout de l'un des problèmes vécus
de la manière la plus vive par les fidèles et les ministres sacrés de son
temps: celui de la pénitence. Il compila en effet les "Pénitenciers" -
c'est ainsi qu'on les appelait - dans lesquels, selon la sensibilité de
l'époque, étaient énumérés les péchés et les peines correspondantes, en
utilisant dans la mesure du possible des motivations puisées dans la Bible,
dans les décisions des Conciles et les décrets des Papes. Ces mêmes textes
furent utilisés par les "carolingiens" dans leur tentative de réforme
de l'Eglise et de la société. C'est à la même intention pastorale que
répondaient des œuvres comme "De disciplina ecclesiastica" et "De
institutione clericorum" dans lesquelles, en puisant avant tout à
saint Augustin, Raban expliquait aux personnes simples et au clergé de son
diocèse les éléments fondamentaux de la foi chrétienne: il s'agissait de
sortes de petits catéchismes.
Je voudrais conclure la
présentation de ce grand "homme d'Eglise" en citant certaines de ses
paroles dans lesquelles se reflète bien sa conviction fondamentale:
"Celui qui est négligent dans la contemplation ("qui vacare Deo
negligit") se prive lui-même de la vision de la lumière de Dieu; celui qui
se laisse prendre de façon indiscrète par les préoccupations et permet à ses
pensées d'être emportées par le tourbillon des choses terrestres se condamne
lui-même à l'impossibilité absolue de pénétrer les secrets du Dieu
invisible" (Lib. I, PL 112, col 1263A). Je pense que Raban Maure
nous adresse ces paroles également à nous aujourd'hui: dans les heures de
travail, avec ses rythmes frénétiques, et dans les temps de loisirs, nous
devons réserver des moments à Dieu. Lui ouvrir notre vie en lui adressant une
pensée, une réflexion, une brève prière, et surtout, nous ne devons pas oublier
le dimanche comme jour du Seigneur, le jour de la liturgie, pour percevoir dans
la beauté de nos églises, de la musique sacrée et de la Parole de Dieu la
beauté même de Dieu, le laissant entrer dans notre être. Ce n'est qu'ainsi que
notre vie peut devenir grande, devenir une vraie vie.
* * *
Je suis heureux de saluer
les pèlerins francophones, notamment les pèlerins de la Province ecclésiastique
de Marseille, les membres du Synode diocésain de Nice, accompagnés de l’Évêque,
Mgr Louis Sankalé, les membres du Mouvement Foi et Vie venus de l’Île Maurice
et les jeunes du collège Saint-Just d’Arbois. Que l’Esprit-Saint, reçu par
l’Église au jour de la Pentecôte, chasse en vous toute peur et qu’il vous fasse
brûler de son ardente charité! Bon pèlerinage à tous!
© Copyright 2009 -
Libreria Editrice Vaticana
SOURCE : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html
Image
from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae crucis (translated as In Praise of the
Holy Cross). Originally composed around the year 810, this is from a copy
offered to the abbey of Saint-Denis in France 845–847, and now in the
Bibliothèque nationale de France.
Raban Maur
Au IXe siècle Raban Maur, né à Mayence en 766, homme
de grande culture, fut formé à l’école de Tours par Alcuin*, qui lui-même avait
été disciple de saint Bède le Vénérable.
Raban dirigea ensuite en Allemagne l’école du
monastère de Fuld**, et la rendit très célèbre. On venait consulter Raban Maur
de partout. C’était un bourreau de travail qui aurait préféré vivre dans la
solitude, mais il fut nommé archevêque de Mayence et le resta jusqu’à sa mort
en 856.
Beaucoup parmi ses œuvres nous sont parvenues et
l’abbé Faillon réussit en 1842 à se procurer sa « Vie de
Marie-Madeleine » qui dormait dans la bibliothèque du collège Sainte
Madeleine à Oxford. C’est un ouvrage qui n’avait pas du tout été écrit pour
faire plaisir aux provençaux, preuve supplémentaire que le culte de
Marie-Madeleine était vivant dans toute la chrétienté et que la tradition de
Provence était connue partout.
Pour écrire son ouvrage, Raban avait à sa disposition
la belle bibliothèque du monastère et parmi les documents une « Vie » du
Vème siècle (début VIème?) qu’il retranscrit, et d’autres, du VIIème qui, à
cette « Vie » avaient apporté beaucoup d’éléments apocryphes qu’il a
éliminés dans son œuvre. Il en a fait de même pour une « Vie de
sainte Marthe ». Le but de ces « Vies » était de vivifier
la dévotion. On a commencé aux Ve et VIe siècles a mettre par écrit les
traditions orales et ces textes étaient lus avant les offices religieux pour le
plus grand bonheur des fidèles.
On est certains que ces « Vies » existaient.
Une lettre du VIIème siècle de saint Didier qui fut gouverneur de Marseille et
évêque de Cahors le confirme. Il en procure un exemplaire à l’abbesse Aspasie,
déchue, à qui il écrit: « Emu de tes larmes, je t’ai déjà procuré
l’histoire de cette femme remarquable entre toutes dans l’Evangile. Dans cette
histoire, tu trouveras les dignes fruits de pénitence qu’elle produisit et la
joie qui remplit le ciel, lorsque celle qui avait été précédemment pécheresse
mérita par ses larmes, devant les anges de Dieu, l’assurance du salut ». Traduit
et cité par Sicart « Sainte Marie-Madeleine » tome I.
L’œuvre de Raban Maur est précieuse en ce
qu’elle conforte notre tradition.
*Alcuin (York 735 – Tours 804) Savant religieux anglo-saxon, un des maîtres de l’école palatine fondée par Charlemagne. Il joua un rôle capital dans la renaissance carolingienne.
(le Petit Larousse)
** Fuld - Monastère fondé par saint Boniface au VIIIème siècle, parmi beaucoup d’autres: « le plus célèbre de tous, Fulda, ce Mont-Cassin de l’Allemagne, dont il obtint l’Exemption, c’est à dire le rattachement direct au Saint-Siège pour le préserver des emprises du pouvoir laïc. Tout le long du Moyen-Age Fulda jouera un rôle de bastion spirituel ».
Daniel-Rops. L’Église des Temps Barbares, page 288
SOURCE : http://www.saintsdeprovence.com/raban-maur-2/
Image
from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
FRECULFE DE LISIEUX
CHRONIQUE (extrait) - LETTRE
A RABAN MAUR
Oeuvre numérisée par Marc
Szwajcer
FRECULFE DE LISIEUX
NOTICE
Fréculfe (Freculphus
Lexovensis) devint évêque de Lisieux aux alentours de 825. C’est le premier
écrivain carolingien auteur d’une Chronique universelle qui va du début du
monde (Genèse) jusqu’à la mort de Grégoire Ier le Grand (604). Sa
chronique est composée de sept livres.
Cet auteur a été peu étudié. Ci-dessous un très bref extrait de sa Chronique et une lettre à Raban Maur,[1] beaucoup plus connu que lui.
CHRONIQUE (extrait)
Fortia d’Urban, TABLEAU
HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DU MONDE, 1810.
C’est au dix septième chapitre du second livre de cette chronique que Fréculphe fait mention de la tradition qui faisait descendre les Francs des Troyens tradition qui n’était pas encore détruite alors le christianisme n ayant pas fait disparaître les monuments du paganisme En eflet l’auteur convient dans son premier chapitre qu’avant lui les historiographes grecs et latins commençaient leurs histoires par celle de Ninus. Lui-même après avoir rapporté dans son premier livre l’extrait de la Genèse revient dans le second à compter comme le Bérose d’Annius de Viterbe par les règnes d’Altadas de Mamitus et des autres rois d Assyrie. C’est sous Teutamès compté par lui à l’exemple d’Eusèbe pour le vingt sixième roi d’Assyrie que Fréculphe raconte le fait suivant immédiatement après la prise de Troie.
LIVRE II, CHAPITRE XVII
Item ut alii volunt
Phrygas et Aeneas germani fuerunt, Aeneas in Latio et Phrygas in Phrygia
regnaverunt. Post Aeneam vero Ascanius, derelicto novercae suae Laviniae regno,
Albam longam condidit, et Sylvium posthumum fratrem suum, Aeneae ex Lavinia
filium, cum summa pietate educavit. Ascanius etiam Julium filium procreavit, a
quo familia Juliorum orta est, sed propter aetatem parvuli, quia necdum idoneus
erat cives ejus regere, Sylvium posthumum fratrem suum regni reliquit haeredem.
De Phryga namque progenies progressa est, quae per multas regiones vagando cum
uxoribus et liberis, eligentes regem ex se Francionem nomine, ex quo Franci
vocantur, eo quod fortissimus ipse Francio in bello fuisse fertur. Et dum
gentibus cum plurimis pugnasset, in Europam iter suum dirigens inter Rhenum et
Danubium consedit. Ibique mortuo Francione, praelia multa gesserunt: quibus
attriti parva ex ipsis manus remansit. Hinc duces ex se constituerunt, attamen
jugum alterius semper negantes ferre. Haec quidem ita se habere de origine
Francorum opinantur. Alii vero affirmant eos de Scanza insula, quae vagina
gentium est, exordium habuisse, de qua Gothi et caeterae nationes Theotiscae
exierunt: quod et idioma linguae eorum testatur. Est enim in eadem insula
regio, quae, ut ferunt, adhuc Francia nuncupatur.
D'autres disent que
Phrigas et Énée étaient frères, et qu'Énée vint régner dans le Latium pendant
que Phrigas resta maître de la Phrigie. Après Énée, Ascagne ayant abandonné le
royaume de Lavinia, sa belle-mère, bâtit Albe la Longue. On ajoute qu'Ascagne
éleva avec tendresse son frère Silvius Posthumus, qu'Enée avait eu de Lavinia.
Ce même Ascagne eut un fils appelé Julius, duquel vint la famille Julia; mais
comme cet enfant était trop jeune, et que son âge le rendait incapable de gouverner
les citoyens, Ascagne laissa son frère (consanguin) Silvius Posthumus héritier
de sa couronne. Quant à Phrigas, sa postérité erra dans un grand nombre de
pays, où ils voyageaient avec leurs femmes et leurs enfants. Ils choisirent
parmi eux un roi nommé Francio ; et le motif de cette élection fut le courage
que Francio avait montré à la guerre : il combattit avec plusieurs nations; et
dirigeant sa route vers l'Europe, il se fixa entre le Rhin et le Danube. C'est
là que mourut Francio, après lequel les Francs livrèrent un grand nombre
de combats par lesquels leur population fut tellement diminuée, qu'ils ne
formèrent plus qu'une petite nation. Ils se choisirent des rois dans cette
contrée; mais ils refusèrent toujours de se soumettre à un joug étranger. Telle
est l'opinion de quelques auteurs sur l'origine des Francs. D'autres
affirment qu'ils viennent de l'île de Scanzie,[2] qui est la source des nations, et de
laquelle sont sortis les Goths et les autres peuples théotisques[3] : ce qu'attesté l'idiome qu'ils
parlent. On trouve effectivement encore dans cette île une région qui porte le
nom de France.
Histoire ecclésiastique de la province de Normandie, tome II, 1759.
LETTRE A RABAN MAUR
« Vous savez, mon
très cher, que tout indigne que je suis, j'ai reçu une Charge Pastorale, sur
les rivages occidentaux et l'Océan. J'y ai trouvé un Peuple qui a souffert
la faim de la parole du salut, mais qui ne sentait point son besoin, & ne
désirait point une nourriture, dont il ignorait entièrement le goût. J'ai cru
d'abord devoir lui donner du lait, & non une viande plus forte.
Aujourd'hui, par la grâce de Dieu, ils commencent à désirer quelque chose
de plus solide, & quoi qu'encore dans l'enfance, ils demandent du pain.
Mais pour le leur rompre, & le leur distribuer à propos, nous avons
besoin de votre aide, particulièrement pour le Pentateuque. Nous vous prions
humblement de vouloir bien travailler à une courte & claire exposition de
ces livres & comme une abeille industrieuse, nous tirer des ouvrages des
anciens, comme d’autant de fleurs excellentes, le rayon de miel que
nous désirons. C’est un Commentaire concis que nous vous demandons, qui
contienne d’abord le sens de la lettre, puis avec une exacte brièveté le sens
spirituel. Vous marquerez sur chaque page le nom des Auteurs dont
vous aurez tiré chaque chose, mais nous vous supplions en même temps de ne
point dérober à notre connaissance ce que l’Esprit Saint, qui parlait autrefois
dans les Hommes de Dieu, vous aura a vous même inspiré & de le marquer
aussi par la première lettré de votre nom, afin que nous puissions nous réjouir
de notre propre don. Quand nous aurons retiré l'odeur d'un baume si exquis,
& que nous nous serons engraissés d’une si excellente nourriture, notre
Occident deviendra un Orient, cette Région contiguë à l'Axe du Couchant
deviendra une terre de Juda, & nos Peuples, tout voisins qu’ils sont des Bretons,
deviendront de vrais Israélites. Si vous cherchez quelque excuse, pour
vous dispenser d’entreprendre un si grand, & si laborieux, ouvrage,
& que vous prétendiez me demander pourquoi je ne le fais pas moi-même, je
vous répondrai que quand j'en aurais la capacité, je n'en ai pas les moyens,
n'ayant point ici de livres, jusques là que je n'ai pas trouvé dans le Diocèse
qui m'est confié, les Livres de l'ancien & du nouveau Testament; bien moins
par conséquent des Commentaires de ces livres. Vous savez aussi que l'on mange
avec bien plus de plaisir un met bien préparé & à loisir, que celui qui
serait mal assaisonné & fait à la hâte, dans le moment même qu'il le faut
manger. C'est ce qui me porte à vous imposer ce travail, à vous le commander
même, par la confiance que j'ai en votre amitié & votre obéissance.
Portez-vous bien, mon Frète, & vous souvenez de nous. »
L'Abbe Maur satisfit
au désir de Fréculfe, & lui adressa son ouvrage par une Epître où il lui
dit :
« Ça été de tout temps la
Coutume des grands Hommes de s'exciter les uns les autres à écrire, & donner
de l'exercice à leur esprit. Vous avez voulu suivre cet exemple, mais je
m'étonne bien que vous n'ayez jeté les yeux sur un Homme plus capable de
répondre à vos intentions. Je n'ai ni la science, ni le talent, qui me seraient
nécessaires, ayant été élevé dans la solitude, plutôt à vivre du travail de mes
mains, qu'à composer des livres. Vous m'avez ordonné de recueillir les
Sentences des Saints pères sur le Pentateuque de Moïse, tant pour le sens
littéral, que pour le sens spirituel, & d'expliquer moi-même ce que je ne
trouverais pas expliqué par les autres. Vous savez assez combien cela passe mon
pouvoir, puisqu'occupé comme je suis du soin d'un Troupeau, qui ne me donne pas
peu de sollicitude, je n'ai le temps ni de lire les écrits des autres, ni d'écrire
moi-même. Mais parce que je n'ose rien vous refuser, ni nous désobéir, j'ai
cependant tâché de satisfaire selon mes forces à ce que vous avez exigé. J’ai
lu, comme vous l’avez désiré, les Livres des Saints Pères, où j'ai pensé
trouver quelque chose des Sentences de la Loi, & je les ai mises, dans
l'ordre que j'ai cru le meilleur, marquant sur chaque page les noms de
ceux dont je les ai tirées, & si la Divine Bonté m'a inspiré quelque chose
à moi-même, je l'y ai inséré avec la marque de mon nom, afin que le Lecteur
connaisse ce qui lui vient de la Tradition des Pères, & ce qu'il ne tient
que de moi. Mon style n'est pas poli, mais j'espère que mes sentiments sont
Catholiques ; c'est pourquoi, très Saint Père, je vous supplie de lire avec
bonté un livre qui ne doit le jour qu'à vos ordres pressants, de l'examiner
avec attention, & s'il se trouve qu'il ait besoin de correction, de
vouloir bien m'en avertir, afin que sur votre avis, je prenne soin de corriger
ce qui m'aurait échappé dans la distraction de mes occupations, que par ce
moyen la joie soit commune à celui qui sème, & à celui qui moissonne, &
que l'un & l'autre en recueille les fruits pour la vie éternelle. Lisez
donc les livres des anciens, méditez attentivement la Loi de Dieu, & remplissez
avec courage la fonction de Docteur qui vous est commise. Dans la Genèse, de la
création des choses visibles, élevez-vous à la connaissance des
invisibles ; cherchez dans la machine du monde corporel, l'intelligence
des choses spirituelles. Considérez dans la Généalogie des Patriarches, la
fécondité mystique de l’Eglise, & dans leurs diverses transmigrations,
l'état de Pèlerinage où les Enfants sont sur la terre, n'ayant point ici
d'héritage, mais dans la vie future, car le Dieu des Dieux ne se verra que dans
Sion. Au reste je vous prie de recevoir cet Ouvrage dans le même esprit que je
vous l'envoyé, de vous en servir pour vous & pour ceux qui vous sont
commis, & s'il se trouve agréable à quelqu'un de vos voisins, de ne pas lui
en refuser l’usage, afin que votre zèle & notre travail soient utiles à
plus de monde, si c'est la volonté de Dieu, & que nous recevions une
récompense plus abondante que l'emploi de notre talent. Que Dieu vous conserve
en santé très Saint Père, & souvenez-vous de nous. »
[1] Raban
Maur ou Rabanus Maurus Magnentius (on trouve aussi les orthographes “Hrabanus”
et “Rhabanus”), né vers 780 et mort le 4 février 856, est un moine bénédictin,
archevêque de Mayence (Allemagne) et un théologien réputé. Il est l'auteur de
l'encyclopédie De la Nature des choses. Il a également rédigé des traités
d'éducation et de grammaire et des commentaires de la Bible. Il est l'un des
plus importants professeurs et auteurs de la Renaissance carolingienne. Il est
considéré comme saint en Allemagne et fêté le 4 février.
[2] « Revenons
à la situation de l’isle de Scanzie Claude Ptolémée en parle dans son second
livre et voici ce qu’il en dit : Il y a dans l’océan Arctique une grande
Isle appelée Scanzie ; elle ressemble à une feuille de cèdre et ses côtés
vont en avant et se referment presque ; l’océan l’environne. Cette Isle
est placée vis-à-vis du fleuve Vistule qui prend sa source dan les monts
Sarmatiques et tombe dans l’océan septentrional par trois bouches différentes
après avoir séparé la Germanie de la Scythie. » (Cf. Potocki, Fragments
historiques et géographiques…, t. II, 1796.)
[3] Se
dit du tudesque ou ancien allemand, et particulièrement du dialecte de la tribu
franque.
SOURCE : https://remacle.org/bloodwolf/historiens/freculfe/chronique.htm
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from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
Raban Maur
v. 780-856
Hrabanus Maurus
En 801 il est ordonné
diacre à l'abbaye de Fulda. En 802 il étudie sous la direction d'Alcuin à
Tours.IL est ordonné prêtre en 814. De 822 à 842, il est abbé de Fulda.
Il est conseiller de
Louis le Pieux et plus tard, avec quelques brouilles politiques (pour avoir été
du parti de Louis le Pieux, puis de son fils Lothaire), des rois germaniques.
Il est archevêque de
Mayence en 847.
Il participe aux trois
conciles de Mayence (847-849). à celui de 848, il fait condamner les thèses de
Gottschalk d'Orbais (strict augustinisme sur la prédestination).
Il laisse une abondante
œuvre littéraire dont De universo, encyclopédie en 22 livres, proche
des étymologies de Isidore de Séville; De institutione
clericorum, pour l'instruction des moines; des poésies, des hymnes. Il
laisse aussi des poèmes, des exégèses sur Jérôme, Augustin, Grégoire, Isidore,
Origène. Un De computo, un Excerptio de arte grammatica Prisciani
Il meurt le 4 février 856
à Winkel, sur le Rhin.
Écrits relatifs à la
musique
De institutione
clericorum
Éditions
Une grande partie de ses
œuvres fut publiée par Colvenerius à Cologne en 1627 [repris par Jacques-Paul
Migne, Patrologie latine (II) 107-112]
KNOEPFLER ALOIS, Rabani
Mauri de institutione clericorum libri tres. Dans « Veröffentlichungen aus
dem Kirchenhistorischen Seminar München » (5), München 1900
Bibliographie
DEROLEZ ALBERT
(compte-rendu de lecture), Holter Kurt (éditeur), Hrabanus
Maurus, Liber de laudibus Sanctae Crucis, Vollständige Faksimile-Ausgabe im
Originalformat des Codex Vindobonensis 652 der österreichischen
Nationalbibliothek. Dans « Scriptorium » (30) 1976, p. 317-318
GIESEL HELMUT, Studien
zur Symbolik der Musikinstrumente im Schrifttum der alten und mittelalterlichen
Kirche. Dans «Kölner Beiträge zur Musikforschung» (94), Regensburg 1978
RICHENHAGEN ALBERT, Studien
zur Musikanschauung des Hrabanus Maurus. Dans «Kölner Beiträge zur
Musikforschung » (162), Regensburg 1989
SEEBASS TILMAN, Review
of Helmut Giesel, Studien zur Symbolik der Musikinstrumente im Schrifttum der
alten und mittelalterlichen Kirche, von den Anfängen bis zum 13. Jahrhundert.
Dans «Journal of the American Musical Instrument Siciety» (8), 1982, p. 96-99
Musicologie.org, 56 rue
de la Fédération, 93100 Montreuil,
ISSN 2269-9910.
Mardi 20 Janvier, 2026
SOURCE : https://www.musicologie.org/Biographies/r/raban_maur.html
Hrabanus Maurus, Liber de Laudibus Sanctae Crucis, Bern, Burgerbibliothek,
Cod. 9, f. 11v
Bern,
Burgerbibliothek, Cod. 9: Hrabanus Maurus, Liber De laudibus
sanctae crucis
Also
known as
Hrabanus Maurus
Maurus Magnentius Rabanus
Reabanus Maurus
Rhabanus Maurus
Profile
He grew up in the abbey in
Fulda, Germany.
Spiritual student of Saint Alcuin
of Tours and Saint Eigil. Benedictine monk.
Headmaster of the abbey school. Deacon. Priest, ordained by Saint Astolfus
of Mainz. Abbot. Bishop of Mainz, Germany.
Noted for his charity,
feeding up to 300 poor people
at his house each day. Promoted the education of
the clergy. Wrote bible
commentaries, homilies, poetry,
including one that praised and preserved the memory of Saint Frederick
of Utrecht.
Born
4 February 856 at
Winkel, Germany of
natural causes
buried in
the monastery of Saint Alban
at Mainz, Germany
relics were
transferred to Halle, Germany by Archbishop Albrecht
of Brandenburg
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Pope
Benedict XVI, General Audience, 3 June 2009
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
Veni
Creator Spiritus, by Blessed Rabanus
Maurus
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
spletne
strani v slovenšcini
MLA
Citation
“Blessed Rabanus
Maurus“. CatholicSaints.Info. 31 January 2023. Web. 8 March 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-rabanus-maurus/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-rabanus-maurus/
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from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
Book of Saints –
Rabanus Maurus
Article
(Rhabanus) (February
4) (Blessed) Bishop (9th
century) An Archbishop of Mainz, and one of the most erudite men of his
century. His life, both as monk and Abbot of
Fulda, and afterwards as the most prominent Prelate in Germany,
was such as to attract to him the homage and veneration of all. He died A.D.
856, leaving us valuable Commentaries on the Scriptures and other learned
works, the composition of which argues undeniable talent and perseverance in
view of the semi-civilised surroundings in which he lived.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Rabanus Maurus”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
31 January 2017. Web. 9 March 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-rabanus-maurus/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-rabanus-maurus/
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from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
Bl. Rabanus Maurus
Feastday: February 4
Birth: 780
Death: 856
Abbot if Fulda,
Germany, archbishop of Mainz and
a well known theologian. Born in Mainz, he entered the Benedictine monastery
of Fulda at
an early age, receiving ordination as a deacon in 801. he then studied at
Tours, France, under the famed scholar Blessed Alcuin and
earned the Maurus in memory of
St. Benedict's favorite pupil. Rabanus went back to Fulda into
one of Christendom's great centers of learning , especially within the Frankish
Empire. Ordained a priest in
814, Rabanus was elected abbot of Fulda in
822, and served until 842 when he retired, most likey under pressure from King
Louis the German as relations between them were never cordial. Rabanus went
into a life of
seclusion and prayer at
Petersburg until 847, when, after being reconciled with Louis, he received
appointment as archbishop of
Mainz. As archbishop, Rabanus was best known and beloved for his intense
charity. He also promoted clerical discipline through several provincial synods,
defended the rights of the Church, and clarified through the synods the
doctrine of predestination. Considered one of the most learned men of his age.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=4513
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from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
BENEDICT XVI
GENERAL AUDIENCE
Rabanus Maurus
Dear Brothers and
Sisters,
Today I would like to
speak of a truly extraordinary figure of the Latin West: Rabanus Maurus, a
monk. Together with men such as Isidore
of Seville, the Venerable
Bede and Ambrose
Autpert of whom I have already spoken in previous Catecheses, during
the centuries of the so-called "High Middle Ages" he was able to
preserve the contact with the great culture of the ancient scholars and of the
Christian Fathers. Often remembered as the "praeceptor
Germaniae", Rabanus Maurus was extraordinarily prolific. With his
absolutely exceptional capacity for work, he perhaps made a greater
contribution than anyone else to keeping alive that theological, exegetic and
spiritual culture on which successive centuries were to draw. He was referred
to by great figures belonging to the monastic world such as Peter Damian, Peter
the Venerable and Bernard of Clairvaux, as well as by an ever increasing number
of "clerics" of the secular clergy who gave life to one of
the most beautiful periods of the fruitful flourishing of human thought in the
12th and 13th centuries.
Born in Mainz in about
780, Rabanus entered the monastery at a very early age. He was nicknamed
"Maurus" after the young St Maur who, according to Book II of
the Dialogues of St Gregory the Great, was entrusted by his parents, Roman
nobles, to the Abbot Benedict of Norcia. Alone this precocious insertion of
Rabanus as "puer oblatus" in the Benedictine monastic world
and the benefits he drew from it for his own human, cultural and spiritual
growth, were to provide an interesting glimpse not only of the life of monks
and of the Church, but also of the whole of society of his time, usually
described as "Carolingian". About them or perhaps about himself,
Rabanus Maurus wrote: "There are some who have had the good fortune to be
introduced to the knowledge of Scripture from a tender age ("a cunabulis
suis") and who were so well-nourished with the food offered to them by
Holy Church as to be fit for promotion, with the appropriate training, to the
highest of sacred Orders" (PL 107, col. 419 BC).
The extraordinary culture
for which Rabanus Maurus was distinguished soon brought him to the attention of
the great of his time. He became the advisor of princes. He strove to guarantee
the unity of the Empire and, at a broader cultural level, never refused to give
those who questioned him a carefully considered reply, which he found
preferably in the Bible or in the texts of the Holy Fathers. First elected
Abbot of the famous Monastery of Fulda and then appointed Archbishop of Mainz,
his native city, this did not stop him from pursuing his studies, showing by
the example of his life that it is possible to be at the same time available to
others without depriving oneself of the appropriate time for reflection, study
and meditation. Thus Rabanus Maurus was exegete, philosopher, poet, pastor and
man of God. The Dioceses of Fulda, Mainz, Limburg and Breslau (Wrocław)
venerate him as a saint or blessed. His works fill at least six volumes of
Migne's Patrologia Latina. It is likely that we are indebted to him for
one of the most beautiful hymns known to the Latin Church, the "Veni
Creator Spiritus", an extraordinary synthesis of Christian
pneumatology. In fact, Rabanus' first theological work is expressed in the form
of poetry and had as its subject the mystery of the Holy Cross in a book
entitled: "De laudibus Sanctae Crucis", conceived in such a
way as to suggest not only a conceptual content but also more exquisitely
artistic stimuli, by the use of both poetic and pictorial forms within the same
manuscript codex. Suggesting the image of the Crucified Christ between the
lines of his writing, he says, for example: "This is the image of the
Saviour who, with the position of his limbs, makes sacred for us the most
salubrious, gentle and loving form of the Cross, so that by believing in his
Name and obeying his commandments we may obtain eternal life thanks to his
Passion. However, every time we raise our eyes to the Cross, let us remember
the one who died for us to save us from the powers of darkness, accepting death
to make us heirs to eternal life" (Lib. 1, fig. 1, PL 107
col. 151 C).
This method of combining
all the arts, the intellect, the heart and the senses, which came from the
East, was to experience a great development in the West, reaching unparalleled
heights in the miniature codices of the Bible and in other works of faith and
art that flourished in Europe until the invention of printing and beyond. In
Rabanus Maurus, in any case, is shown an extraordinary awareness of the need to
involve, in the experience of faith, not only the mind and the heart, but also
the senses through those other aspects of aesthetic taste and human sensitivity
that lead man to benefit from the truth with his whole self, "mind, soul
and body". This is important: faith is not only thought but also touches
the whole of our being. Since God became Man in flesh and blood, since he
entered the tangible world, we must seek and encounter God in all the
dimensions of our being. Thus the reality of God, through faith, penetrates our
being and transforms it. This is why Rabanus Maurus focused his attention above
all on the Liturgy as a synthesis of all the dimensions of our perception of
reality. This intuition of Rabanus Maurus makes it extraordinarily up to date.
Also famous among his opus are the "Hymns", suggested for use
especially in liturgical celebrations. In fact, since Rabanus was primarily a
monk, his interest in the liturgical celebration was taken for granted.
However, he did not devote himself to the art of poetry as an end in itself
but, rather, used art and every other form of erudition as a means for
deepening knowledge of the word of God. He therefore sought with great
application and rigour to introduce his contemporaries, especially ministers
(Bishops, priests and deacons), to an understanding of the profoundly
theological and spiritual meaning of all the elements of the liturgical
celebration.
He thus sought to
understand and to present to others the theological meanings concealed in the
rites, drawing from the Bible and from the tradition of the Fathers. For the
sake of honesty and to give greater weight to his explanations, he did not
hesitate to indicate the Patristic sources to which he owed his knowledge.
Nevertheless he used them with freedom and with careful discernment, continuing
the development of patristic thought. At the end of the "Epistola
prima", addressed to a "chorbishop" of the Diocese of
Mainz, for example, after answering the requests for clarification concerning
the behaviour to adopt in the exercise of pastoral responsibility, he
continues, "We have written all these things for you as we deduced them
from the Sacred Scriptures and the canons of the Fathers. Yet, most holy man,
may you take your decisions as you think best, case by case, seeking to temper
your evaluation in such a way as to guarantee discretion in all things because
it is the mother of all the virtues" (Epistulae, I, PL 112,
col. 1510 C). Thus the continuity of the Christian faith which originates in
the word of God becomes visible; yet it is always alive, develops and is
expressed in new ways, ever consistent with the whole construction, with the
whole edifice of faith.
Since an integral part of
liturgical celebration is the word of God Rabanus Maurus dedicated himself to
it with the greatest commitment throughout his life. He produced appropriate
exegetic explanations for almost all the biblical books of the Old and New
Testament, with clearly pastoral intentions that he justified with words such
as these: "I have written these things... summing up the explanations and
suggestions of many others, not only in order to offer a service to the poor
reader, who may not have many books at his disposal, but also to make it easier
for those who in many things do not succeed in entering in depth into an
understanding of the meanings discovered by the Fathers" (Commentariorum
in Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727 D). In fact, in commenting on the
biblical texts he drew amply from the ancient Fathers, with special preference
for Jerome, Ambrose, Augustine and Gregory the Great.
His outstanding pastoral
sensitivity later led him to occupy himself above all with one of the problems
most acutely felt by the faithful and sacred ministers of his time: that of
Penance. Indeed, he compiled the "Penitenziari" this is
what he called them in which, according to the sensibility of his day, sins and
the corresponding punishments were listed, using as far as possible reasons
found in the Bible, in the decisions of the Councils and in Papal Decretals.
The "Carolingians" also used these texts in their attempt to reform
the Church and society. Corresponding with the same pastoral intentions, were
works such as "De disciplina ecclesiastica" and "De
institutione clericorum", in which, drawing above all from Augustine,
Rabanus explained to the simple and to the clergy of his diocese the basic
elements of the Christian faith: they were like little catechisms.
I would like to end the
presentation of this great "churchman" by quoting some of his words
in which his basic conviction is clearly reflected: "Those who are
negligent in contemplation ("qui vacare Deo negligit"), deprive
themselves of the vision of God's light; then those who let themselves be
indiscreetly invaded by worries and allow their thoughts to be overwhelmed by
the tumult of worldly things condemn themselves to the absolute impossibility
of penetrating the secrets of the invisible God" (Lib I, PL 112,
col. 1263 A). I think that Rabanus Maurus is also addressing these words to us
today: in periods of work, with its frenetic pace, and in holiday periods we
must reserve moments for God. We must open our lives to him, addressing to him
a thought, a reflection, a brief prayer, and above all we must not forget
Sunday as the Lord's Day, the day of the Liturgy, in order to perceive God's
beauty itself in the beauty of our churches, in our sacred music and in the
word of God, letting him enter our being. Only in this way does our life become
great, become true life.
Greetings to special
groups:
I offer a warm welcome to
the English-speaking visitors present at today's Audience, especially those
from England, Ireland, the Philippines and the United States. My particular
greeting goes to the Sisters of the Society Devoted to the Sacred Heart. I also
greet the many student groups present. Upon all of you I invoke God's Blessings
of joy and peace!
I now address an
affectionate greeting to the young people, the sick and
the newlyweds. Dear young people, next Sunday we shall be celebrating
the Solemnity of the Blessed Trinity. I hope that contemplation of the
Trinitarian mystery will introduce you increasingly into Divine Love.
Dear sick people, through Baptism the Blessed Trinity is present in
your life. May it be a support for you so that you may do the Lord's will in
every circumstance. And you, dear newlyweds, may you always find
inspiration in Trinitarian communion in order to form a Christian family in
which you are granted to experience, in reciprocal love, the joy of prayer and
of accepting life.
© Copyright 2009 -
Libreria Editrice VaticanaCopyright © Dicastery for Communication
SOURE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html
Stone
carving over the cloisters at Guildford Cathedral, Surrey, with the Latin
inscription Veni Creator Spiritus
SOURCE : https://catholicsaints.info/veni-creator-spiritus/
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from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
Blessed Rabanus Maurus,
OSB B (AC)
Born at Mainz, Germany,
c. 776-784; died at Winkel, Germany, 856. While Rabanus was probably a German
by birth, there is a possibility that he may have been from Ireland or Scotland.
He was offered as a child to the abbey of Fulda, was educated and spent most of
his life there. After receiving his early education at the abbey school of
Fulda under Abbot Bangulf, he completed his studies at Tours under Alcuin,
whose favorite he became.
He returned to Fulda as a
monk, became known for his learning and knowledge of the early Church Fathers
and the Bible, and in about 799 became headmaster of Fulda's school. He was
ordained a deacon in 801 and a priest in 815, and became abbot in 822. As abbot
he completed the monastery buildings, and founded several churches and
monasteries.
He resigned his abbacy in
847 to go into retirement, but that same year--at age 71, he was name
archbishop of Mainz (Mayence), which he governed with remarkable ability. He
imposed strict discipline on his clergy (which led to an abortive conspiracy on
his life), held two synods that condemned the heretical teachings of
Gottschalk, a monk in his see. He was noted for his charity to the poor, 300 of
whom he entertained daily at his house, which helped alleviate a famine.
Rabanus was the
outstanding scholar of his century and one of the most prolific writers of any
age. Under Alcuin, who nicknamed him Maurus in memory of Saint Benedict's
favorite disciple, he learned Greek, Hebrew, and Syriac. His biblical
commentaries and other works are still considered valuable. His martyrology;
poetry, including the hymn Veni creator spiritus; and some 64 of homilies are
still extant (Benedictines, Delaney, Encyclopedia).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0204.shtml
Image
from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
New
Catholic Dictionary – Blessed Rabanus Maurus
Article
Also spelled Rhabanus, or
Hrabanus. Archbishop of Mainz, German Born in Mainz, Germany, c.780; died at
Winkel, German in 856. He joined the Benedictines at Fulda, became a pupil of
Saint Alcuin at Tours, and returning to Fulda, taught there and became
principal of the school. In 814 he was ordained and in 822 was made abbot of
the monastery. His rule was distinguished by material, intellectual, and
spiritual progress. His resignation was probably forced by King Louis the
German, whom he had opposed in favor of Lothair. Rabanus became Archbishop of
Mainz in 847. During his episcopacy he held three important synods. He left
commentaries on the Scriptures, a martyrology, and other religious works. His
relics were lost at Halle during the Reformation. Feast, 4
February.
MLA
Citation
“Blessed Rabanus Maurus”. People of the Faith. CatholicSaints.Info. 16
December 2010.
Web. 9 March 2026.
<http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-rabanus-maurus/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-blessed-rabanus-maurus/
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from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
Blessed Maurus Magnentius
Rabanus
(Also Hrabanus,
Reabanus).
Abbot of Fulda, Archbishop of Mainz,
celebrated theological and
pedagogical writer of the ninth century, born at Mainz about
776 (784?); died at Winkel (Vinicellum) near Mainz on
4 February, 856. He took vows at
an early age in the Benedictine monastery of Fulda,
and was ordained deacon in
801. A year later he went to Tours to study theology and
the liberal arts, under Alcuin.
He endeared himself to his aged master, and received from him the surname of
Maurus in memory of the favourite disciple of St. Benedict. After a year of
study he was recalled by his abbot,
became teacher and, later, head-master of the monastic school of Fulda.
His fame as teacher spread over Europe,
and Fulda became
the most celebrated seat of learning in the Frankish Empire.
In 814 he was ordained priest.
Unfortunately, Abbot Ratgar's mania for building temporarily impeded the
progress of the school,
but under Abbot Eigil (818-82) Rabanus was once more able to devote himself
entirely to his vocation of teaching and writing (see CAROLINGIAN
SCHOOLS; DIOCESE
OF FULDA). In 822 Rabanus was elected abbot,
and during his reign the monastery enjoyed
its greatest prosperity. He completed the new buildings that had been begun by
his predecessor; erected more than thirty churches and oratories;
enriched the abbey church
with artistic mosaics,
tapestry, baldachina, reliquaries,
and other costly ornaments; provided for the instruction of the laity by
preaching and by increasing the number of priests in
country towns; procured numerous books for the library,
and in many other ways advanced the spiritual, intellectual and
temporal welfare of Fulda and
its dependencies. In the political disturbances of the times he sided with
Louis the Pious against his rebellious sons, and after the emperor's death he
supported Lothair, the eldest son. When the latter was conquered by Louis the
German, Rabanus fled from home in 840, probably to evade taking the oath of
allegiance. In 841 he returned and resigned his abbacy early in 842, compelled,
it is believed, by Louis. He retired to the neighbouring Petersberg, where he
devoted himself entirely to prayer and
literary labours. In 845 he was reconciled with the king and in 847 succeeded
Otgar as Archbishop of Mainz.
His consecration took
place on 26 June. He held three provincial
synods. The 31 canons enacted at the first, in the monastery of St.
Alban in October, 847, are chiefly on matters of ecclesiastical
discipline (Acts in Mansi,
"Conc. Coll. Ampl.", XIV, 899-912). At the second synod, held in
October, 848, in connection with a diet, the monk Gottschalk
of Orbais and his doctrine on predestination were
condemned. The third synod, held in 852 (851?), occupied itself with the rights and discipline
of the Church. Rabanus was distinguished for his charity towards the poor.
It is said in the "Annales Fuldenses" that, during the famine of 850,
he daily fed more than 300 persons. Mabillon and the
Bollandists style him "Blessed", and his feast is
celebrated in the dioceses of Fulda, Mainz,
and Limburg on 4 February. He was buried in
the monastery of St.
Alban at Mainz,
but his relics were
transferred to Halle by Archbishop Albrecht of Brandenburg. Rabanus was
probably the most learned man of his age. In Scriptural and patristic knowledge he
had no equal, and was thoroughly conversant with canon law and liturgy. His
literary activity extended over the entire field of sacred and profane learning
as then understood. Still, he cannot be called a pioneer, either as an educator
or a writer, for he followed in the beaten track of his learned predecessors. A
complete edition of his numerous writings is still wanting. Most of them have
been edited by Colvenerius (Cologne, 1627). This uncritical edition is
reprinted with some additions in PL 107-112. His poems were edited by Dümmler
in "Mon. Germ. Poetae lat. aevi Carol.", II, 154-244. He was a
skillful versifier, but a mediocre poet. His epistles are printed in "Mon.
Germ. Epist.", V, 379 sq. Most of his works are exegetical.
His commentaries, which include nearly all the books of the Old
Testament, as well as the Gospel of St. Matthew and the Pauline Epistles —
a commentary on St. John is probably spurious — are based chiefly on the exegetical writings
of St.
Jerome, St.
Augustine, St.
Gregory the Great, St.
Isidore of Seville, Origen, St.
Ambrose, and St.
Bede. His chief pedagogical works are: "De universo", a sort of
encyclopedia in 22 books, based on the Etymologies of Isidore; "De
computo", a treatise on reckoning; "Excerptio de arte grammatica
Prisciani", a treatise on grammar, etc. Other important works are:
"De ecclesiastics discipline";
sermons, treatises, a martyrology,
and a penitential.
Ott, Michael. "Blessed Maurus Magnentius Rabanus." The
Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton
Company, 1911. 4 Feb.
2016 <http://www.newadvent.org/cathen/12617a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Michael C. Tinkler.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2023 by Kevin Knight.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12617a.htm
Image
from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
Rabanus Maurus
AKA Hrabanus Maurus
Magnentius
Born: c. 776 AD
Birthplace: Mainz,
Germany
Died: 4-Feb-856
AD
Location of
death: Winkel, Germany
Cause of
death: unspecified
Gender: Male
Religion: Roman
Catholic
Race or
Ethnicity: White
Occupation: Author, Encyclopaedist
Nationality: Germany
Executive
summary: Carolingian religious scholar
Archbishop of Mainz, and
one of the most prominent teachers and writers of the Carolingian age, was born
of noble parents at Mainz. Less correct forms of his name are Rabanus and
Rhabanus. The date of his birth is uncertain, but in 801 he received deacons
orders at Fulda, where he had been sent to school; in the following year, at
the instance of Ratgar, his abbot, he went together with Haimon (afterwards of
Halberstadt) to complete his studies at Tours under Alcuin, who in recognition
of his diligence and purity gave him the surname of Maurus, after St. Maur the
favorite disciple of Benedict. Returning after the lapse of two years to Fulda,
he was entrusted with the principal charge of the school, which under his
direction rose into a state of great efficiency for that age, and sent forth
such pupils as Walafrid
Strabo, Servatus Lupus of Ferrières and Otfrid of Weissenburg. At this
period it is most probable that his Excerptio from the grammar of
Priscian, long so popular as a textbook during the middle ages, was compiled.
In 814 he was ordained a priest; but shortly afterwards, apparently on account
of disagreement with Ratgar, he was compelled to withdraw for a time from
Fulda. This "banishment" is understood to have occasioned the pilgrimage
to Palestine to which he alludes in his commentary on Joshua. He returned to
Fulda on the election of a new abbot (Eigil) in 817, upon whose death in 822 he
himself became abbot. The duties of this office he discharged with efficiency
and success until 842, when, in order to secure greater leisure for literature
and for devotion, he resigned and retired to the neighboring cloister of St.
Peter's. In 847 he was again constrained to enter public life by his election
to succeed Otgar in the archbishopric of Mainz, which see he occupied for
upwards of eight years. The principal incidents of historical interest
belonging to this period of his life were those which arose out of his
relations to Gottschalk; they may be regarded as thoroughly typical of that
cruel intolerance which he shared with all his contemporaries, and also of that
ardent zeal which was peculiar to himself; but they hardly do justice to the
spirit of kindly benevolence which in less trying circumstances he was ever
ready to display. He died at Winkel on the Rhine, on the 4th of February 856.
He is frequently referred to as St. Rabanus, but incorrectly.
His voluminous works,
many of which remain unpublished, comprise commentaries on a considerable
number of the books both of canonical and of apocryphal Scripture (Genesis to
Judges, Ruth, Kings, Chronicles, Judith, Esther, Canticles, Proverbs, Wisdom,
Ecciesiasticus, Jeremiah, Lamentations, Ezekiel, Maccabees, Matthew, the
Epistles of St. Paul, including Hebrews); and various treatises relating to doctrinal
and practical subjects, including more than one series of Homilies. Perhaps the
most important is that De institutione clericorum, in three books, by
which he did much to bring into prominence the views of Augustine and Gregory
the Great as to the training which was requisite for a right discharge
of the clerical function; the most popular has been a comparatively worthless
tract De laudibus sanctae crucis. Among the others may be mentioned
the De universo libri XXII, sive etymologiarum opus, a kind of dictionary
or encyclopaedia, designed as a help towards the historical and mystical
interpretation of Scripture, the De sacris ordinibus, the De
disciplina ecciesiastica and the Martyrologium. All of them are
characterized by erudition (he knew even some Greek and Hebrew) rather than by
originality of thought. The poems are of singularly little interest or value,
except as including one form of the "Veni Creator." In the annals of
German philology a special interest attaches to the Glossaria
Latino-Theodisca. A commentary, Super Porphyrium, printed by Cousin in
1836 among the Ouvrages inédits d'Abélard, and assigned both by that
editor and by Hauréau to Hrabanus Maurus, is now generally believed to have
been the work of a disciple. The first nominally complete edition of the works
of Hrabanus Maurus was that of Colvener (Cologne, 6 vols. folio, 1627).
SOURCE : http://www.nndb.com/people/379/000103070/
Hrabanus Maurus: De rerum naturis (after 842). Früher Druck mit
handschriftlichen Marginalien.
Hrabanus Maurus
Hrabanus Maurus (ca.
780-856), abbot of Fulda and Archbishop of Mainz, was theological and
pedagogical writer. He was born at Mainz about 776 (or possibly 784) and died
near there in 856. His name, which is spelled in various ways (Hrabanus,
Rabanus, Rhabanus, Reabanus, Raban, Rabano), is connected with Old High German
hraban, "raven"; "Magnentius", which sometimes appears
before his surname, Maurus, is probably related to his residence in Mainz. At
an early age he became a Benedictine monk at Fulda. In 802 he went to Tours to
study theology and the liberal arts, under the great scholar Alcuin, from who
he received the surname Maurus after the favorite disciple of St. Benedict.
After a year of study, he was recalled to Fulda, where he taught at the
monastic school and eventually became head-master. In 814 he was ordained as a
priest; in 822 he became abbot of the monastery. Under Abbot Hrabanus, the
monastery flourished, becoming a renowned seat of learning in the Frankish
kingdoms. Between 840 and 847 Hrabanus became embroiled in royal political
struggles, resigned as abbot, and fled from Fulda. In 847, after a
reconciliation with the king, he was appointed Archbishop of Mainz
Hrabanus was said to
be the most learned man of his age. His knowledge of scripture, patristics,
canon law and liturgy was without compare. The scope of his writing extended
over the entire field of sacred and profane learning as then understood. He
wrote commentaries on nearly all the books of the Old Testament, as well as the
Gospel of Matthew and the Pauline Epistles. He also wrote more secular works
such as De computo, a treatise on numbers and the calendar;
the Excerptio de arte grammatica Prisciani, a treatise on grammar and
his famous encyclopedia, De rerum naturis.
De rerum naturis (On the Nature of Things), also known as De
universo, is an encyclopedia in 22 books, covering a large range of subjects.
It was written between 842 and 847. Hrabanus' stated intent was to compile an
encyclopedic handbook for preachers. He drew on earlier sources for his
information, particularly the Etymologiae of Isidore
of Seville, but the organization of the material was his own invention.
Book 8 is on animals. It is divided into seven chapters: De bestiis ("beasts",
mostly mammals); De minutis animantibus (small animals); De serpentibus
(serpents, reptiles); De vermibus ("worms", mostly insects); De
piscibus (fish); De avibus (birds); De minutis avibus (small birds). The
chapters and the animals in them are (based on Schipper)
(this list is preliminary and may not be entirely reliable):
Chapter 1: De bestiis -
On beasts
Leonis (lion)
Tigris (tiger)
Panter (panther)
Pardus (pard)
Rinocerota (monocerus and unicorn)
Elefantem (elephant)
Gripes (griffin)
Camaeleon (chameleon)
Linx (lynx)
Castores (beaver)
Ursus (bear)
Lupus (wolf)
Canis (dog)
Vulpis (fox)
Simiae (ape)
Enidros (hydrus)
Dracontius (dragon)
Musio (cat)
Chapter 2: De minutis
animantibus - On small animals
Mus (mouse)
Mustela (weasel)
Talpa (mole)
Glires (?)
Hiritius (hedgehog)
Grillus (?)
Formica (ant)
Ranae (frog)
Chapter 3: De serpentibus
- On serpents
Cerastes (cerastes)
Draco major (dragon)
Aspis (asp)
Ipnalis (hypnalis,
another kind of asp)
Bailiscus (basilisk)
Scorpio (scorpion)
Vipera (viper)
Enidris (hydros?)
Celidros (?)
Salamandra (salamander)
Chapter 4: De vermibus -
On worms
Areana (spider)
Cantarida (?)
Multipes (multiped)
Limax (?)
Bombices (?)
Eruca (?)
Teredonas (termite?)
Tinea (?)
Lumbricus (?)
Ascaridae (?)
Tarmus (?)
Ricinus (?)
Usia (?)
Chapter 5: De piscibus -
On fish
Crocodrillus (crocodile)
Mullus (?)
Mugilis (?)
Anguillae (sea snake?)
Draco marinus (sea
dragon)
Mure (?)
Concae, Cocleae (?)
Murice (?)
Chapter 6: De avibus - On
birds
Aquila (eagle)
Vultur (vulture)
Grues (crane)
Ciconiae (stork)
Olor (swan)
Strutio (ostrich)
Ardea (heron)
Fenix (phoenix)
Cinomolgus (cinnamologus)
Psittacus (parrot)
Alcion (kingfisher)
Onacrotalus (bittern)
Vespertilio (bat)
Noctua (owl)
Bubo (owl)
Lucina (nightingale)
Ulala (owl?)
Graculus (jay)
Picus (woodpecker)
Pavo (peacock)
Gallus (cock)
Anser (goose)
Mergis (merganser?)
Fulica (coot)
Turtur (turtledove)
Columba (dove)
Perdix (partridge)
Coturnices (quail)
Passer (sparrow)
Pellicanus (pelican)
Nocticorax (owl)
Garrula (?)
Hirundo (swallow)
Corvus (raven)
Cornix (crow)
Milvus (kite)
Accipiter (hawk)
Uppupa (hoopoe)
Chapter 7: De minutis
avibus - On small birds
Apes (bee)
Spines (?)
Scrabrones (?)
Locusta (locust)
Musca (?)
The books and chapters of
the De rerum naturis are listed below (based on Schipper).
Book 1: On God and angels
De deo; De filio dei; De
spiritu sancto; De eadem trinitatis; De angelis
Book 2: On man, the
patriarchs, the status of man
De hominibus qui quodam
praesagio nomina acceperunt; De patriarchis et ceteris eiusdem aetatis
hominibus
Book 3: De aliis quibusdam viris, siue faeminis quorum nomina in vetere testamento scripta leguntur; De prophetis
Book 4: People of the New
Testement, martyrs, clerics, monastics, heretics
De personis quae ad novum
testamentum pertinent; De martiribus; De Aeclesia et sinagoga; De religione et
fide; De clericis; De monachis; De ceteros fidelibus; De heresi et scismate; De
heresibus; De diffinitionibus recte fidei et aeclesiasticorum dogmatum
Book 5: De sanctis scripturis hoc est vetere et novo testamento; De auctoribus eorundem librorum; Brevis annotatio quae indicat quid in sanctis canonicis; De bibliotheca; De opusculorum diversitate; De canonibus evangeliorum; De canonibus conciliorum; De heresi et scismate; De heresibus; De hostiis holocaustis atque sacrificiis et quid eorum species singulae significent; De sacramentis divinis ubi quid in his homini; De exorcismo; De simbolo; De oratione et ieiunio; De penitentiae satisfactione atque ex homologesi
Book 6: De homine et partibus eius; De situ et habitu corporis humani; Quomodo humana membra asscribantur diabolo
Book 7: De aetatibus hominis; De generationis prosapia; De ordinibus filiorum; De agnatis et cognatis; De coniugiis; De morte; De portentis; De pecoribus et iumentis
Book 8: On animals
De bestiis; De minutis
animantibus; De serpentibus; De vermibus; De piscibus; De avibus; De minutis
avibus
Book 9: On astronomy -
the world and the heavens
De mundo et IIII plagis
ipsius; De athomis; De elementis; De caelo; De partibus caeli; De ianuis caeli;
De cardinibus; De lucae; De luminaribus; De sole; De luna; De sideribus; De
Pliadibus et Arcturo; De arcturo; De Orione et Hiadibus; De Lucifero; De
vespere; De aere; De nubibus; De tonitru et fulgure atque coruscationibus; De arcu
caelesti; De igne; De pruna; De carbonibus; De cineribus; De ventis; De aura et
altano; De turbine; De procellae
Book 10: On time and the
calendar
De temporibus; De
momentis; De horis; De diebus; De partibus diei; De nocte; De septem partibus
noctis; De tenebris; De ebdomadibus; De mensibus; De vicissitudinibus temporum
IIII; De anno; De saeculo; De sex aetatibus saeculi; De festiuitatibus; De
sabbato; De dominico die
Book 11: On water -
oceans, rivers, floods
De diversitate aquarum;
De mari; De oceano; De mediterraneo; De rubro mari; De abysso; De estibus vel
fretis; De lacis et stagnis; De fontibus; De fluminis; De torrentibus; De
puteis; De gurgitibus; De pluviis; De gutta; De nive; De glacie; De pruina et
grandina; De rore; De nebula; De diluviis
Book 12: On geography -
the regions of the Earth, the globe, paradise
De terra; De orbe; De
paradiso; De regionibus; De insulis; De promontoriis
Book 13: On geography -
mountains, valleys, deserts
De montibus; De collibus;
De vallibus; De campis; De saltibus; De locis; De confragosis locis; De lustris
ferarum; De lucis; De desertis locis; De deuiis locis; De amoenis locis; De
apricis locis; De lubricis locis; De estiuis locis; De naualibus locis; De
litore; De specu; De hiatu; De profundo; De baratro; De erebi profunditate; De
loco cociti
Book 14: On architecture
and building
De aedificiis publicis;
De portis; De uiis; De plateis; De cloacis; De foro; De curia; De pretorio; De
gymnasio; De capitolio; De arcibus; De amphitheatro; De faro; De thermis; De
balneis; De politerio; De thabernis; De macello; De carcere; De habitaculis; De
aedificiis sacris; De aditibus; De parietibus aedificiorum; De repostoriis; De
officinis; De munitionibus; De tentoriis; De sepulchris; De aedificiis
rusticis; De agris; De mensuris agrorum; De itineribus
Book 15: On the liberal
arts
De philosophis gentium;
De poetis; De Sibillis; De magis; De paganis; De diis gentium
Book 16: On language
De linguis gentium; De
gentium vocabulis; De regnis miliaeque vocabulis; De civibus
Book 17: On geology -
stones, minerals, gems, metals
De pulueribus et glebis
terra; De glebis et aquis; De lapidibus vulgaribus; De lapidibus insignioribus;
De marmoribus; De ebore; De gemmis; De margaretis; De christallis; De vitro; De
metallis; De auro; De aere; De auricalco; De electro; De stagno; De plumbo; De
ferro
Book 18: On number,
music, medicine
De ponderibus; De
mensuris; De numero; De musica et partibus eius; De medicina et morbis
Book 19: On agriculture
De cultura agrorum; De
frumentis; De leguminibus; De vitibus; De arboribus; De propiis nominibus
arborum; De aromaticis arboribus; De herbis aromaticis, siue communibus; De
oleribus
Book 20: De bellis; De triumphis; De instrumentis bellicis; De bucinis et tubis; De armis; De gladiis; De hastis; De sagittis; De faretris; De fundis; De loricis; De clippeis; De loricis; De galeis; De foro; De spectaculis; De ludo gimnico; De generibus gimnicorum; De saltu; De cursu; De iactu; De uirtute; De luctatione; De palestra; De agone; De generibus agonum; De ludis circensibus; De circis; De aurigis; De curru; De equis quibus curritur; De septem spatiis; De equitibus; De peditibus; De coloribus equorum; De theatro; De ferali certamine; De horum execratione ludorum;De navibus; De partibus navigum et armamentis; De velis; De funibus; De retibus; De fabrorum fornace
Book 21: On textiles and
clothing
De fabricis pariete; De
dispositione; De constructione; De venustate; De laqueariis; De crustis; De
lithostrotis; De plastis; De pictura; De coloribus; De instrumentis aedificiorum;
De lignariis; De laneficii inventione; De vestibus sacerdotum; De diversis
nominibus vestimentis; De proprio quarundam gentium habitu; De palleis virorum;
De palleis feminarum; De stratu, et reliquis vestibus, quae in usu habentur; De
lanis et lino; De instrumentis vestium; De ornamento; De anulis; De cingulis;
De calciamentis
Book 22: De mensis et escis; De potu; De vasis escariis; De vasis potatoriis; De vasis vinariis sive aquariis; De vasis oleariis; De vasis coquinariis et pistoriis; De vasis repositoriis; De canistro; De vasis; De lectis et sellis; De vehiculis; De reliquis quae in usu habentur; De instrumentis rusticis; De instrumentis hortorum; De instrumentis equorum
Other medieval
encyclopedias:
Bartholomeus
Anglicus : De proprietatibus rerum
Isidore of Seville : Etymologies
Lambert of Saint-Omer : Liber floridus
Brunetto Latini : Li Livres dou Tresor
Jacob van Maerlant : Der Naturen Bloeme
Konrad von Megenberg : Das Buch der Natur
Thomas
de Cantimpré : Liber de natura rerum
SOURCE : http://bestiary.ca/prisources/psdetail1179.htm
Maurus
Rabanus, Archbishop of Mainz, 784?-856, Jakob Wimpheling, 1450-1528, Sebastian
Brant, 1458-1521, Johann Reuchlin, 1455-1522, Thomas Anshelm; Center for Jewish History,
NYC
Magnencii
Rabani Mauri De Laudibus Sancte Crucis opus. erudicione versu prosaque
mirificum. Druck mit Einführung von Jakob
Wimpheling (1503) einem Zeitgenossen Reuchlins.
San Rabano
Mauro Abate di Fulda
Magonza, 780 ca. -
Magonza, 4 febbraio 856
Rabano Mauro fu uno dei
protagonisti della cultura carolingia. Nato a Magonza, in Germania nel
780, studiò nella celebre scuola del monastero benedettino di Fulda. Si
recò poi a Tours, dove gli fu maestro Alcuino. Ritornato all'abbazia di Fulda,
ne divenne la guida e la portò al suo massimo splendore. Nell'847 diventò
arcivescovo di Magonza fino alla morte, avvenuta nell'856. Noto come
«Magister Germaniae», è considerato il teologo occidentale più erudito del suo
tempo. Fine poeta, è autore del «De laudibus sanctae Crucis» e alcuni gli
attribuiscono anche l'inno «Veni creator». (Avvenire)
Martirologio Romano: A
Magonza nella Franconia in Germania, san Rabáno, detto Mauro, vescovo, che, da
monaco di Fulda eletto alla sede di Magonza, prelato di provata dottrina, di
ricca eloquenza e accetto a Dio, nulla trascurò di quanto potesse fare a gloria
di Dio.
Alcuni testi ed enciclopedie, lo considerano come beato, ma la recente edizione del “Martyrologium Romanum” lo classifica come santo e a questo testo ufficiale della Chiesa, bisogna attenersi.
Rabano nacque a Magonza verso il 780; frequentò come oblato (consacrato) la scuola monastica di Fulda, fondata nel 744 da s. Bonifacio Winfrid (680-755), monaco anglosassone, evangelizzatore della Germania e che nel Medioevo divenne famosa, insieme al monastero benedettino da cui prendeva il nome.
Da lì si spostò a Tours in Francia, per proseguire la sua formazione alla “Schola Palatina” fondata da Carlo Magno e guidata dal grande teologo, filosofo, letterato, il beato Alcuino (735-804), il quale poi gli impose il soprannome di Mauro (dal discepolo di s. Benedetto).
Dopo il periodo trascorso in Francia, ritornò a Fulda, dove venne ordinato sacerdote nell’814 e dall’817 divenne direttore della Scuola, per divenire poi nell’822 abate del grande monastero che governò per 20 anni.
Nell’842 rinunciò alla carica e si ritirò a Petersberg nei pressi di Fulda; dopo cinque anni di questo ritiro, nell’847 fu chiamato dal re Ludovico il Germanico (804-876), quale quinto successore di s. Bonifacio, alla sede arcivescovile di Magonza.
Rabano Mauro fu il più grande dotto del suo tempo, trasmise alla sua epoca tutto il sapere teologico dei Padri della Chiesa e collegato con Alcuino, contribuì sostanzialmente alla vita spirituale dell’età carolingia; si meritò il titolo di “Precettore della Germania”.
Spiegò e commentò molti libri sacri del Vecchio e del Nuovo Testamento, utilizzando con sapienza le opere dei grandi Padri, s. Girolamo, s. Agostino e s. Gregorio Magno; inoltre scrisse vari manuali e omelie per l’educazione del clero, poesie e iscrizioni per chiese e sepolcri.
Ma la sua opera più grande fu il “De Universo”, un compendio enciclopedico in 22 libri, di tutto il sapere del suo tempo; compilò anche un ‘Martirologio’, elenco dei santi venerati con note della loro vita o del martirio.
Ancora gli viene attribuito il celebre inno “Veni Creator Spiritus”; come abate di Fulda e come arcivescovo di Magonza, espletò con sollecitudine un’attività pastorale intensa, anche con la convocazione di Sinodi e la costruzione di chiese. Rabano Mauro morì il 4 febbraio 856 a Magonza e le sue reliquie deposte nel monastero di S. Albano, poi sistemate in luogo visibile al culto, dal suo successore Albrect di Brandenburgo.
Le reliquie poi dall’epoca della Riforma Protestante (XVI sec.) sono scomparse;
ebbe culto sia di beato che di santo nelle diocesi di Magonza, Limburgo,
Breslavia e a Fulda. Dante lo ricorda tra gli spiriti sapienti del cielo del
Sole (Par., XII, 139).
La sua ricorrenza liturgica è al 4 febbraio.
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91530
Rabanus Maurus (–856), Louis the Pious,
contemporary depiction from 826 as a miles Christi (soldier of Christ), with a poem
of Rabanus Maurus overlaid, Vatican Library
BENEDETTO XVI
UDIENZA GENERALE
Piazza San Pietro
Mercoledì, 3 giugno 2009
Rabano Mauro
Cari fratelli e sorelle,
oggi vorrei parlare di un
personaggio dell’Occidente latino veramente straordinario: il monaco Rabano
Mauro. Insieme a uomini quali Isidoro
di Siviglia, Beda
il Venerabile, Ambrogio
Autperto, dei quali ho già parlato in catechesi precedenti, egli seppe
durante i secoli del cosiddetto Alto Medioevo mantenere il contatto con la
grande cultura degli antichi sapienti e dei Padri cristiani. Ricordato spesso
come “praeceptor Germaniae”, Rabano Mauro fu di una fecondità straordinaria.
Con la sua capacità lavorativa assolutamente eccezionale contribuì forse più di
tutti a tener viva quella cultura teologica, esegetica e spirituale alla quale
avrebbero attinto i secoli successivi. A lui si rifanno sia grandi personaggi
appartenenti al mondo dei monaci come Pier Damiani, Pietro il Venerabile e
Bernardo di Chiaravalle, come anche un numero sempre più consistente di “clerici”
del clero secolare, che nel corso del XII e XIII secolo dettero vita ad una
delle fioriture più belle e feconde del pensiero umano.
Nato a Magonza intorno al
780, Rabano era entrato giovanissimo in monastero: gli fu aggiunto il nome di
Mauro proprio con riferimento al giovane Mauro che, secondo il Libro II
dei Dialoghi di San Gregorio Magno, era stato affidato ancora bambino dai
suoi stessi genitori, nobili romani, all’abate Benedetto da Norcia. Questo precoce
inserimento di Rabano come “puer oblatus” nel mondo monastico benedettino, e i
frutti che egli ne ricavò per la propria crescita umana, culturale e
spirituale, aprirebbero da soli uno spiraglio interessantissimo non solo sulla
vita dei monaci e della Chiesa, ma anche sull’intera società del suo tempo,
abitualmente qualificata come “carolingia”. Di essi, o forse di se stesso,
Rabano Mauro scrive: “Vi sono alcuni che hanno avuto la fortuna di essere
introdotti nella conoscenza delle Scritture fin dalla tenera infanzia (“a
cunabulis suis”) e sono stati nutriti talmente bene col cibo offerto loro
dalla santa Chiesa da poter essere promossi, con l’educazione appropriata, ai
più alti ordini sacri” (PL 107, col 419BC).
La straordinaria cultura,
per cui Rabano Mauro si distingueva, lo segnalò assai presto all’attenzione dei
grandi del suo tempo. Divenne consigliere di Principi. Si impegnò per garantire
l’unità dell’Impero e, a livello culturale più ampio, non ricusò mai di offrire
a chi lo interrogava una risposta ponderata, che traeva preferibilmente dalla
Bibbia e dai testi dei santi Padri. Eletto dapprima Abate del famoso monastero
di Fulda e poi Arcivescovo della città natale, Magonza, non smise per questo di
proseguire nei suoi studi, dimostrando con l’esempio della sua vita che si può
essere simultaneamente a disposizione degli altri, senza privarsi per questo di
un congruo tempo per la riflessione, lo studio e la meditazione. Così Rabano
Mauro fu esegeta, filosofo, poeta, pastore e uomo di Dio. Le diocesi di Fulda,
Magonza, Limbourg e Wrocław lo venerano come santo o beato. Le sue opere
riempiono ben sei volumi della Patrologia Latina del Migne. A lui si deve con
probabilità uno degli inni più belli e conosciuti della Chiesa latina, il “Veni
Creator Spiritus”, sintesi straordinaria di pneumatologia cristiana. Il primo
impegno teologico di Rabano si espresse, in effetti, sotto forma di poesia ed
ebbe come oggetto il mistero della Santa Croce in un’opera intitolata “De
laudibus Sanctae Crucis”, concepita in modo tale da proporre non soltanto
contenuti concettuali ma anche stimoli più squisitamente artistici, utilizzando
sia la forma poetica che la forma pittorica all’interno dello stesso codice
manoscritto. Proponendo iconograficamente fra le righe del suo scritto
l’immagine di Cristo crocifisso, egli ad esempio scrive: “Ecco l’immagine del
Salvatore che, con la posizione delle sue membra, rende sacra per noi la
saluberrima, dolcissima e amatissima forma della Croce, affinché credendo nel
suo nome e obbedendo ai suoi comandamenti possiamo ottenere la vita eterna
grazie alla sua Passione. Ogni volta perciò che eleviamo lo sguardo verso la
Croce ricordiamoci di Colui che patì per noi per strapparci dal potere delle
tenebre, accettando la morte per farci eredi della vita eterna” (Lib. 1, Fig.
1, PL 107 col 151 C).
Questo metodo di
combinare tutte le arti, l’intelletto il cuore e i sensi, che proveniva
dall’Oriente, avrebbe ricevuto enorme sviluppo in Occidente toccando vertici
ineguagliabili nei codici miniati della Bibbia e in altre opere di fede e di
arte, che fiorirono in Europa fino all’invenzione della stampa ed anche oltre.
Esso dimostra in ogni caso in Rabano Mauro una consapevolezza straordinaria
della necessità di coinvolgere, nella esperienza della fede, non soltanto la
mente e il cuore, ma anche i sensi mediante quegli altri aspetti del gusto
estetico e della sensibilità umana che portano l’uomo a fruire della verità con
tutto se stesso, “spirito, anima e corpo”. Questo è importante: la fede non è
solo pensiero, ma tocca tutto il nostro essere. Poiché Dio si è fatto uomo in
carne e ossa, è entrato nel mondo sensibile, noi in tutte le dimensioni del
nostro essere dobbiamo cercare e incontrare Dio. Così la realtà di Dio,
mediante la fede, penetra nel nostro essere e lo trasforma. Per questo Rabano
Mauro ha concentrato la sua attenzione soprattutto sulla Liturgia, come sintesi
di tutte le dimensioni della nostra percezione della realtà. Questa intuizione
di Rabano Mauro lo rende straordinariamente attuale. Di lui rimasero anche
famosi i “Carmina”, proposti per essere utilizzati soprattutto nelle
celebrazioni liturgiche. Infatti era del tutto scontato, dal momento che Rabano
era anzitutto un monaco, il suo interesse per la celebrazione liturgica. Egli
però non si dedicava all’arte poetica come fine a se stessa, ma piegava l’arte
e ogni altro tipo di conoscenza all’approfondimento della Parola di Dio. Cercò
perciò, con estremo impegno e rigore, di introdurre i suoi contemporanei, ma
soprattutto i ministri (vescovi, presbiteri e diaconi) alla comprensione del
significato profondamente teologico e spirituale di tutti gli elementi della
celebrazione liturgica.
Tentò così di capire e
proporre agli altri i significati teologici nascosti nei riti, attingendo alla
Bibbia e alla tradizione dei Padri. Non esitava a dichiarare, per onestà ed
anche per dare maggior peso alle sue spiegazioni, le fonti patristiche alle
quali doveva il suo sapere. Di esse tuttavia si serviva con libertà e attento
discernimento, continuando nello sviluppo del pensiero patristico. Al termine
dell’“Epistola prima” diretta a un “corepiscopo” della diocesi di Magonza, per
esempio, dopo aver risposto alle richieste di chiarimento sul comportamento da
seguire nell’esercizio della responsabilità pastorale, prosegue: “Ti abbiamo
scritto tutto questo così come lo abbiamo dedotto dalle Sacre Scritture e dai
canoni dei Padri. Tu però, santissimo uomo, prendi le tue decisioni come sembra
meglio a te, caso per caso, cercando di temperare la tua valutazione in modo tale
da garantire in tutto la discrezione, perché essa è la madre di tutte le virtù”
(Epistulae, I, PL 112, col 1510 C). Si vede così la continuità della
fede cristiana, che ha i suoi inizi nella Parola di Dio; essa però è sempre
viva, si sviluppa e si esprime in nuovi modi, sempre in coerenza con tutta la
costruzione, con tutto l'edificio della fede.
Dal momento che parte
integrante della celebrazione liturgica è la Parola di Dio, a quest’ultima
Rabano Mauro si dedicò con massimo impegno durante l’intera sua esistenza.
Produsse spiegazioni esegetiche appropriate pressoché per tutti i libri biblici
dell’Antico e del Nuovo Testamento con intento chiaramente pastorale, che
giustificava con parole come queste: “Ho scritto queste cose… sintetizzando
spiegazioni e proposte di molti altri per offrire un servizio al lettore povero
che non può avere a disposizione molti libri, ma anche per facilitare coloro
che in molte cose non riescono ad entrare in profondità nella comprensione dei
significati scoperti dai Padri” (Commentariorum in Matthaeum praefatio, PL 107,
col. 727D). Di fatto, nel commentare i testi biblici attingeva a piene mani ai
Padri antichi, con speciale predilezione per Girolamo, Ambrogio, Agostino e
Gregorio Magno.
La spiccata sensibilità
pastorale lo portò poi a farsi carico soprattutto di uno dei problemi più
sentiti dai fedeli e dai ministri sacri del suo tempo: quello della Penitenza.
Fu compilatore infatti di “Penitenziari” – così li si chiamava – nei
quali, secondo la sensibilità dell’epoca, venivano elencati peccati e pene
corrispondenti, utilizzando per quanto possibile motivazioni attinte alla
Bibbia, alle decisioni dei Concili e alle Decretali dei Papi. Di tali testi si
servirono pure i “Carolingi” nel loro tentativo di riforma della Chiesa e della
società. Allo stesso intento pastorale rispondevano opere come “De disciplina
ecclesiastica” e “De institutione clericorum” in cui, attingendo
soprattutto ad Agostino, Rabano spiegava ai semplici e al clero della sua
diocesi gli elementi fondamentali della fede cristiana: erano una specie di
piccoli catechismi.
Vorrei concludere la
presentazione di questo grande “uomo di Chiesa” citando alcune sue parole nelle
quali ben si rispecchia la sua convinzione di fondo: “Chi è negligente
nella contemplazione (“qui vacare Deo negligit”), si priva da se stesso
della visione della luce di Dio; chi poi si lascia prendere in modo indiscreto
dalle preoccupazioni e permette ai suoi pensieri di essere travolti dal tumulto
delle cose del mondo si condanna all’assoluta impossibilità di penetrare i
segreti del Dio invisibile” (Lib. I, PL 112, col. 1263A). Penso
che Rabano Mauro rivolga queste parole anche a noi oggi: nei tempi del lavoro,
con i suoi ritmi frenetici, e nei tempi delle vacanze dobbiamo riservare
momenti a Dio. Aprire a Lui la nostra vita rivolgendoGli un pensiero, una
riflessione, una breve preghiera, e soprattutto non dobbiamo dimenticare la
domenica come il giorno del Signore, il giorno della liturgia, per percepire
nella bellezza delle nostre chiese, della musica sacra e della Parola di Dio la
bellezza stessa di Dio, lasciandolo entrare nel nostro essere. Solo così la
nostra vita diventa grande, diventa vera vita.
Saluti:
Chers frères et soeurs,
Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, notamment les pèlerins de
la Province ecclésiastique de Marseille, les membres du Synode diocésain de
Nice, accompagnés de l’Évêque, Mgr Louis Sankalé, les membres du Mouvement Foi
et Vie venus de l’Île Maurice et les jeunes du collège Saint-Just d’Arbois. Que
l’Esprit-Saint, reçu par l’Église au jour de la Pentecôte, chasse en vous toute
peur et qu’il vous fasse brûler de son ardente charité! Bon pèlerinage à tous!
Dear Brothers and Sisters,
I offer a warm welcome to the English-speaking visitors present at today’s
Audience, especially those from England, Ireland, the Philippines and the
United States. My particular greeting goes to the Sisters of the Society
Devoted to the Sacred Heart. I also greet the many student groups present. Upon
all of you I invoke God’s blessings of joy and peace!
Liebe Brüder und Schwestern!
Einen herzlichen Gruß richte ich an alle Pilger und Besucher deutscher Sprache.
Der heilige Rabanus ermutigt uns, für das Wissen der Zeit aufgeschlossen zu
sein, aber dabei Gott nicht zu vergessen, sondern alles im Licht seiner
Schöpferkraft und seiner erlösenden Güte zu sehen. "Denn in ihm leben wir,
bewegen wir uns und sind wir", sagt der heilige Paulus mit Recht (Apg 17,
28). Für eure Zeit hier in Rom wünsche ich euch allen Gottes reichsten Segen.
Queridos hermanos y hermanas:
Saludo a los peregrinos de lengua española, en particular a los miembros del movimiento “Familias en Alianza”, así como a los de El Salvador, España, Ecuador, México y otros países latinoamericanos. Invito a todos a que, a ejemplo de Rabano Mauro, las preocupaciones de este mundo nunca los aparten del amor de Dios.
Muchas gracias.
Com amizade saúdo os
diversos grupos do Brasil e demais peregrinos de língua portuguesa, com votos
de que alcanceis aquilo que aqui vos trouxe de tão longe: parar junto das
memórias dos Apóstolos e dos Mártires, meditando sobre o fim glorioso do seu
combate por Cristo e receber a investidura do mesmo Espírito para idênticas
batalhas em prol do triunfo do Evangelho no seio da família e da sociedade.
Sobre cada um de vós e seus familiares, desça a minha Bênção.
Saluto in lingua ceca:
Vítám poutníky z farnosti Deblín!
V tomto měsíci červnu prosme Ježíše, který je tichý a pokorný srdcem, aby přetvořil naše srdce podle srdce svého.
Všem vám žehnám. Chvála Kristu!
Traduzione italiana:
Un benvenuto ai pellegrini della Parrocchia di Deblín!
In questo mese di giugno chiediamo a Gesù, che è mite e umile di cuore, di trasformare i nostri cuori secondo il Suo Cuore.
Vi benedico tutti. Sia lodato Gesù Cristo!
Saluto in lingua polacca:
Pozdrawiam serdecznie
Polaków. W tych dniach Kościół w Polsce obchodzi trzydziestolecie pierwszej
pielgrzymki Jana Pawła II do Ojczyzny. Jednoczę się w dziękczynieniu za
wszystko to, co w Polsce i w Europie dokonało się dzięki tej wizycie.
Pozdrawiam członków ruchu „Światło-Życie”, którzy spotykają się w Warszawie.
Proszę Boga, aby rozwijał się ten ruch, któremu Kościół w Polsce tak dużo
zawdzięcza. Szczególne pozdrowienie kieruję do młodych z Polski i z innych
krajów gromadzących się w Lednicy. Przez Chrzest jesteście włączeni w
Chrystusa. Wybierzcie Go świadomie, jako drogę i cel Waszej życiowej wędrówki.
Niech wszystkim Bóg błogosławi.
Traduzione italiana:
Saluto cordialmente i
polacchi. In questi giorni la Chiesa in Polonia commemora il 30°
anniversario del primo pellegrinaggio di Giovanni Paolo II nella Patria. Mi
unisco nel ringraziamento per tutto ciò che grazie a quella visita si è
compiuto nella Polonia e nell’Europa. Saluto i membri del movimento “Luce-Vita”
che si incontrano a Varsavia. Chiedo a Dio che si sviluppi questo movimento, al
quale la Chiesa in Polonia deve tanto. Un particolare saluto rivolgo ai giovani
che si radunano a Lednica. Attraverso il Battesimo siete inseriti in Cristo.
SceglieteLo coscientemente come via e traguardo del vostro cammino di vita. Dio
benedica tutti.
Saluto in lingua slovacca:
S láskou vítam pútnikov z Banskej Bystrice – Podlavíc, Košíc a Kobýl.
Bratia a sestry, modlite sa za vašich novokňazov, vysvätených v tomto mesiaci,
aby verne hlásali evanjelium, spravovali Boží ľud a slávili Božie tajomstvá.
Ochotne žehnám vás aj všetkých novokňazov.
Pochválený buď Ježiš Kristus!
Traduzione italiana:
Con affetto do un
benvenuto ai pellegrini provenienti da Banská Bystrica – Podlavice, Košice e
Kobyly.
Fratelli e sorelle, pregate per i vostri sacerdoti novelli, ordinati in questo
mese, perché fedelmente annunzino il Vangelo, guidino il popolo di Dio e
celebrino i misteri divini.
Volentieri benedico voi e tutti sacerdoti novelli.
Sia lodato Gesù Cristo!
Saluto in lingua
ungherese
Nagy szeretettel köszöntöm a magyar híveket, elsősorban azokat, akik Olaszliszkáról és Encsről érkeztek!
Kedves Testvéreim, a pünkösdi lélek segítsen Benneteket abban, hogy eredménnyel szolgáljátok a kiengesztelődés ügyét.
Apostoli áldásommal. Dicsértessék a Jézus Krisztus!
Traduzione italiana:
Con affetto saluto i fedeli di lingua ungherese, specialmente coloro che sono arrivati da Olaszliszka e da Encs!
Cari Fratelli e Sorelle, lo Spirito della Pentecoste vi aiuti nel conseguire con effetto la riconciliazione.
Con la Benedizione Apostolica. Sia lodato Gesù Cristo!
* * *
Rivolgo un cordiale
benvenuto ai pellegrini di lingua italiana. In particolare, saluto i fedeli
della diocesi di Cremona qui convenuti con il loro Vescovo Mons. Dante
Lanfranconi, come pure a quelli della diocesi di Verona ed incoraggio ciascuno
a seguire in ogni circostanza gli insegnamenti evangelici. Saluto i
partecipanti al Capitolo Generale dei Sacerdoti del Sacro Cuore di Gesù –
Dehoniani e, nel formulare fervidi voti augurali al nuovo Superiore Generale e
al suo Consiglio, esorto l’intero Istituto a vivere in pienezza il Vangelo
della carità. Saluto con affetto i Seminaristi della diocesi di
Nardò-Gallipoli, assicurando a tutti il mio orante ricordo.
Rivolgo ora un affettuoso
saluto ai giovani, ai malati ed agli sposi novelli. Cari giovani, domenica
prossima celebreremo la solennità della Santissima Trinità. Vi auguro che la
contemplazione del mistero trinitario vi introduca sempre più nell'Amore
divino. Cari ammalati, grazie al Battesimo è presente la Santissima Trinità
nella vostra vita. Ciò vi sia di sostegno per compiere in ogni circostanza la
volontà del Signore. E voi, cari sposi novelli, possiate sempre ispirarvi alla
comunione trinitaria per formare una famiglia cristiana nella quale vi sia dato
di sperimentare, nel reciproco amore, la gioia della preghiera e
dell'accoglienza della vita.
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Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
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Image
from Rabanus Maurus' De laudibus sanctae
crucis (translated as In Praise of the Holy Cross). Originally composed
around the year 810, this is from a copy offered to the abbey of Saint-Denis in
France 845–847, and now in the Bibliothèque nationale de France.
RABANO MAURO (Magnentius Hrabanus Maurus)
di Alberto Pincherle
Enciclopedia Italiana (1935)
Nacque circa il 784 a
Magonza (onde Magnentius) ed entrò nell'abbazia benedettina di Fulda; fu
presto mandato ad Alcuino che gl'impose il soprannome di Mauro (dal discepolo
di S. Benedetto); tornato a Fulda, vi divenne diacono nell'801, e maestro.
Nell'814 ebbe il sacerdozio, continuando a insegnare e ad occuparsi della
biblioteca; nell'822 divenne abate. Fedele a Ludovico il Pio e a Lotario,
nell'842 dovette rinunciare alla dignità abbaziale e si ritirò sul Petersberg
presso Fulda, continuando la sua attività letteraria. Ma più tardi si
riconciliò con Ludovico il Tedesco, che lo nominò arcivescovo di Magonza, ove
R., estraneo alla politica e tutto dedito alla sua opera culturale e pastorale,
morì il 4 febbraio 856. Da abate, aveva fatto revocare la decisione che
esentava Gotescalco (v.) dalla vita monastica; come arcivescovo, ne combatté le
dottrine e lo fece condannare nel concilio di Magonza dell'848.
Tra i suoi numerosi
scritti, il Liber de laudibus sanctae crucis, da R. inviato all'imperatore
Ludovico il Pio e al papa, si compone di una serie di poesie figurate (nelle
quali certi versi, o parti di essi, sono racchiusi in figure), accompagnate da
una spiegazione e seguite da un commento. Più importanti i tre libri. De
institutione clericorum, in cui R. sostiene che la cultura antica, anche quella
filosofica (specialmente i platonici) non va disprezzata; è più che altro una
compilazione, sulla base del De doctrina christiana di S. Agostino,
dei Moralia di S. Gregorio Magno, degli scritti di Isidoro di
Siviglia, di Beda e di passi di altri Padri della Chiesa. E di sulle Etimologie di
Isidoro è redatta anche l'opera enciclopedica De rerum naturis, in 22
libri; così come sostanzialmente da Beda dipende il De computo, che
rispondendo a domande del monaco irlandese Marcario (Marcharius) o Macario,
tratta di numerazione, di astrologia e di cronologia, specialmente in relazione
con il computo della Pasqua. Privi, in complesso, di originalità, con forti
tracce di dipendenza da Claudio di Torino, ma anche da Isidoro, da Beda, e ai
Padri, sono i numerosi e amplissimi commenti a quasi tutti i libri della Bibbia
(Pentateuco, libri storici dell'Antico Testamento, ecc.; Matteo, lettere
di S. Paolo, ecc.). La Grammatica deriva principalmente da Prisciano,
in parte da Beda e da altri. Le numerose poesie, e le omilie, sono pure
esercitazioni retoriche assai mediocri. Ma, pur non essendo né un teologo né
uno scrittore originale, contentandosi di tramandare in compilazioni il
patrimonio culturale ricevuto, R. è appunto perciò figura importante per la
storia della cultura. Interessanti sono le sue glosse tedesche e le spiegazioni
di nomi tedeschi.
Ediz. e bibl.: Le
opere sono in Migne, Patr. Latina, CVII-CXII. Su R., v.: M.
Manitius, Geschichte der latein. Literatur des Mittelalters, I, Monaco
1911, pp. 288-302; H. v. Schubert, Geschicte der christlichen Kirche im
Frühmittelalter, parte 2ª, Tubinga 1921, p. 731 segg.
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Raban
Maur (à droite) présente son œuvre au pape Grégoire IV, Manuscrit Cod. 652,
Nationalbibliothek Wien, originaire de Fulda, daté de vers 840, f. 2.
Rabano Mauro
Enciclopedia on line
Benedettino (Magonza 784
circa - ivi 856). Enciclopedista, organizzatore e divulgatore di cultura tra i più
importanti dell'alto Medioevo, operando alle frontiere della cristianità, R.
portò avanti, con spirito missionario,
il processo di evangelizzazione del
mondo germanico e per tale opera gli fu necessaria la collaborazione del potere
temporale; poté quindi essere coinvolto nelle vicende politiche del tempo,
senza però che da parte sua si confondesse la sfera dell'azione religiosa con
quella della politica. Esplicò infatti un'intensa e varia operosità di
commentatore del sacro testo (quasi mai originale però), che ha la base
metodologica nelle teorie esposte nelle Allegoriae in Scripturam sacram;
di compilatore di opere a carattere enciclopedico, come il De Universo, a
carattere manualistico, come l'importante De Institutione clericorum (819)
o il De Arte gramatica o il Liber de computo (che contiene,
tra l'altro, indicazioni sul simbolismo numerico,
di ascendenza agostiniana); di autore di scritti di teologia mistica, come il De
videndo Deum, di omelie e lettere e anche di poesie e di inni, come quelli
raccolti nel Liber de Cruce. Sono scritti che furono concepiti come
strumento di organizzazione enciclopedica del sapere e di diffusione della
cultura e, in specie, per l'addottrinamento del clero in funzione di una più
efficace penetrazione apostolica.
Vita
Allievo di Aimone a Fulda
e di Alcuino a Tours, sacerdote a Fulda (814), ne diresse la scuola e ne
divenne poi abate (822-42). Fedele a Ludovico il Pio e a Lotario, nell'842
dovette rinunciare alla dignità abbaziale e si ritirò sul Petersberg presso
Fulda, continuando la sua attività letteraria. Ma più tardi si riconciliò con
Ludovico il Tedesco, che lo nominò (847) arcivescovo di Magonza; come tale,
fece condannare le dottrine di Gotescalco d'Orbais sulla predestinazione nel
Concilio di Magonza (848). Svolse un'intensa azione pastorale, missionaria e
intellettuale.
Opere
L'ideale culturale di cui
R. fu assertore consiste nella capacità di esprimersi con chiarezza ed eleganza
di linguaggio, secondo il modello degli autori classici, ma soprattutto nel
possesso della scienza della Sacra Scrittura, interpretata sia nel senso
storico che nell'allegorico. A lui appunto si riconosce il merito di aver
rimesso in circolazione in modo organico la teoria della polisemia del testo
biblico e i relativi metodi interpretativi. Funzionale e subordinata alla
scienza scritturale, specie all'intendimento della lettera, dev'essere, nella
sua prospettiva, la conoscenza della filosofia pagana e delle arti liberali. La
grammatica e la retorica servono
anche, attivamente, alla realizzazione dell'ideale stilistico. Il sapere pagano
appunto - e di esso fa parte anche quello dei poeti, in particolare di quelli
che, agostinianamente, possono chiamarsi teologi -, in quanto non discorda
dalla religione cristiana,
proviene dalla stessa fonte di questa, dalla Verità e dalla Sapienza, cioè da
Dio. Ciò non esenta tuttavia dall'esercitare ogni cautela critica nel processo
di assimilazione, poiché si tratta di una scienza strettamente legata spesso
all'errore. Siamo nello spirito dell'insegnamento di Girolamo e di Agostino. La
sua opera scritta è vastissima: comprende commenti alla Bibbia, manuali come
il De universo (opera enciclopedica fondamentale in tutto l'Alto
Medioevo, caratterizzata da una costante interpretazione simbolico-allegorica
del mondo fisico; notevole il ms., ricco di illustrazioni, datato 1023,
conservato nell'archivio dell'abbazia di Montecassino), omelie, inni;
particolare importanza per l'organizzazione scolastica ha
il suo De institutione clericorum, che riprende, spesso trascrivendo alla
lettera, il De doctrina christiana di s. Agostino, oltre ad altri
autori (Isidoro di Siviglia, s. Gregorio, Beda, ecc.). Nella sua produzione
poetica usò particolari accorgimenti, di origine tardo-antica, nella
disposizione dei versi in schermi di quadrati di lettere, associati a immagini
(De laudibus sanctae crucis; da R. inviato all'imperatore Ludovico il Pio e al
papa, copie del 9º sec., nella Biblioteca Vaticana, nella Nationalbibliothek di
Vienna, ecc.). Per la sua attività letteraria e per l'influenza del suo
insegnamento, che contribuì potentemente alla civilizzazione e
cristianizzazione della Germania, è detto praeceptor Germaniae. Fu autore
anche di una Grammatica, fondata su Prisciano e Beda. Così come
sostanzialmente da Beda dipende il De computo, che rispondendo a domande
del monaco irlandese Marcario (Marcharius) o Macario, tratta di numerazione, di
astrologia e di cronologia, specialmente in relazione con il computo della
Pasqua.
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Comput
digital, copié sur le De Numeris de Raban
Maur, XIIIe siècle, Lisbonne, Instituto da Bibliotheca nacional e do livro
Rabano Mauro (lat.
Rabanus o Hrabanus Maurus) Erudito (Magonza 780 ca
Dizionario di filosofia (2009)
ivi 856). Monaco benedettino, studiò nel monastero di Fulda (di cui divenne
abate nell’822) e poi a Tours, dove ebbe come maestro Alcuino. Dall’847 fino
alla morte fu vescovo di Magonza. R. era un uomo di Chiesa, e i chierici erano
i diretti destinatari delle sue opere, le quali hanno quindi un carattere essenzialmente
pastorale e pedagogico (egli stesso fu definito Praeceptor Germaniae).
Chiaro esempio a riguardo è lo scritto De clericorum institutione (trad.
it. La formazione dei chierici), dove in tre libri viene esposto tutto ciò che
un chierico deve sapere per l’espletamento del suo ufficio. Fortemente
influenzata dal De doctrina christiana di Agostino, l’opera assegna
grande valore propedeutico al sapere profano, il quale è costituito dalle
discipline del trivium (grammatica, dialettica e retorica), e
del quadrivium (aritmetica, geometria, musica e astronomia), e che
insieme costituiscono le sette arti liberali. Il punto più alto del sapere è
invece indicato nella conoscenza della Sacra Scrittura, e R. a questo proposito
commenta numerosi libri del Vecchio e del Nuovo Testamento. Nel fare ciò
attinge ampiamente ai testi patristici, e allo stesso tempo fa largo uso della
teoria dei quattro sensi della Scrittura, ossia dei quattro differenti livelli
in cui può essere letto il testo sacro: il senso letterale (o storico), il
senso allegorico, il senso tropologico (o morale) e il senso anagogico. L’opera
invece più importante dal punto di vista filosofico è il De rerum naturis
et verborum proprietatibus, et de mystica eorum significatione (conosciuta
anche come De Universo). Si tratta di una raccolta enciclopedica, il cui
titolo indica chiaramente l’approccio con il quale R. intende analizzare il
proprio oggetto. Dopo avere discusso della realtà spirituale (Dio, la Trinità,
gli Angeli), l’autore si occupa del mondo creato e degli enti che lo
compongono. A questo proposito, l’elemento caratterizzante la riflessione di R.
è che la natura di ciascuno di questi enti è ricavabile dall’etimologia dei
nomi che questi enti designano. In questo modo, come aveva insegnato Isidoro di
Siviglia nelle sue Etymologiae (che è la fonte principale del De
rerum naturis), conoscere l’etimologia di un termine significa conoscere la
natura o essenza della cosa. Inoltre, secondo R., ogni realtà naturale ha anche
un proprio significato simbolico, che rimanda a più alti insegnamenti morali e
religiosi. Di conseguenza, l’analisi del mondo fisico risulta essere
inscindibilmente legata all’ambito teologico, costituendone così il suo momento
propedeutico. Sono, infine, da ricordare almeno altre due opere di R.: il De
anima, nel quale sono utilizzati a piene mani i testi di Cassiodoro e Agostino,
e il De arte grammatica, che si rifà invece a Prisciano. Nel suo ricco
epistolario, vanno invece evidenziate le lettere a Notingo di Verona e Eberardo
del Friuli, con le quali l’autore prende posizione contro la dottrina della
predestinazione enunciata dal monaco sassone Gotescalco d’Orbais. Costui,
facendo riferimento a quello che secondo la sua opinione era la corretta
interpretazione del pensiero di Agostino, sosteneva una duplice
predestinazione: non solo quella degli eletti alla salvezza, ma anche una dei
reprobi alla dannazione. La posizione di Gotescalco è rifiutata da R., il quale
la condanna nel sinodo di Magonza dell’848. Essa implica infatti necessariamente
come sua premessa l’assurda tesi che Dio sia causa del male, e ha come diretta
conseguenza la negazione della libera scelta dell’uomo nel suo agire morale.
Per R., invece, la predestinazione è una sola, e ha come oggetto unicamente i
buoni. Nella produzione delle sue opere R. risulta essere soprattutto un
compilatore, i cui meriti risiedono in particolar modo nell’avere saputo dare
un ordine al vastissimo materiale esegetico precedente.
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Allegorical
representation of the Sun Miniature, from the manuscript De Universo or De rerum naturis, Monte Cassino MS Casin 132
Rabano Mauro
Enciclopedia Dantesca
(1970)
di Nicolò Mineo
Rabano Mauro. -
Enciclopedista, organizzatore e divulgatore di cultura tra i più importanti
dell'alto Medioevo, nacque a Magonza da nobile famiglia intorno al 780 e fece i
primi studi, sotto la guida di Aimone, nell'abbazia benedettina di Fulda. Fu
quindi per qualche anno, per volontà dei suoi superiori, nel convento di San
Martino di Tours, alla scuola del grande Alcuino. Tornò a Fulda forse prima
dell'804, allontanandosene probabilmente solo per compiere un viaggio in
Terrasanta. A partire dall'817 poté liberamente sviluppare la sua azione
religiosa e culturale, prima come direttore della scuola abbaziale (817-822),
poi come abate (822-842), finché non preferì ritirarsi a vita di preghiera e di
studio nella vicina Petersberg. Alla decisione non furono estranei motivi
politici, come la momentanea ostilità di Ludovico il Germanico, provocata dalla
sua fedeltà verso Lotario. La situazione però evolveva presto positivamente, e
nell'847 " i principi, il clero e il popolo " lo vollero arcivescovo
di Magonza, dignità che conservò sino alla morte, avvenuta nell'856.
Operando alle frontiere
della cristianità, egli portò avanti, con spirito missionario, il processo di
evangelizzazione del mondo germanico e per tale opera gli fu necessaria la
collaborazione del potere temporale; poté quindi essere coinvolto nelle vicende
politiche del tempo, senza però che da parte sua - come sembrano documentare le
fonti - si confondesse la sfera dell'azione religiosa con quella della
politica. Nutrito dell'esperienza intellettuale vissuta a Tours, ove gli erano
stati rivelati i nuovi orizzonti di una cultura volta a recuperare tanta parte
del messaggio degli autori pagani, poté avvalersi del prestigio delle sue alte
cariche per svolgere un'ampia e costante opera di elevazione e divulgazione
culturale nell'ambiente ecclesiastico tedesco, meritando il titolo di "
praeceptor Germaniae ". Esplicò infatti un'intensa e varia operosità di
commentatore del sacro testo (quasi mai originale però), che ha la base
metodologica nelle teorie esposte nelle Allegoriae in Scripturam sacram; di
compilatore di opere a carattere enciclopedico, come il De Universo (842-847),
a carattere manualistico, come l'importante De Institutione clericorum (819) o
il De Arte gramatica o il Liber de computo (che contiene, tra l'altro,
indicazioni sul simbolismo numerico, di ascendenza agostiniana); di autore di
scritti di teologia mistica, come il De videndo Deum, di omelie e lettere e
anche di poesie e di inni (poeticamente assai mediocri), come quelli raccolti
nel Liber de Cruce. Sono scritti non da misurarsi col metro dell'originalità
dell'informazione o del pensiero o dell'impostazione, poiché R. deve quasi
tutto alla tradizione. In realtà essi furono concepiti come strumento di
organizzazione enciclopedica del sapere e di diffusione della cultura e, in
specie, per l'addottrinamento del clero in funzione di una più efficace
penetrazione apostolica.
L'ideale culturale di cui
R. fu assertore consiste nella capacità di esprimersi con chiarezza ed eleganza
di linguaggio, secondo il modello degli autori classici, ma soprattutto nel
possesso della scienza della Sacra Scrittura, interpretata sia nel senso storico
che nell'allegorico. A lui appunto si riconosce il merito di aver rimesso in
circolazione in modo organico la teoria della polisemia del testo biblico e i
relativi metodi interpretativi. Funzionale e subordinata alla scienza
scritturale, specie all'intendimento della lettera, dev'essere, nella sua
prospettiva, la conoscenza della filosofia pagana e delle arti liberali
(divise, alla maniera di Alcuino, nelle due categorie del ‛ trivio ' e del ‛
quadrivio '). La grammatica e le retorica servono anche, attivamente, alla
realizzazione dell'ideale stilistico. Il sapere pagano appunto - e di esso fa
parte anche quello dei poeti, in particolare di quelli che, agostinianamente,
possono chiamarsi ‛ teologi ' -, in quanto non discorda dalla religione
cristiana, proviene dalla stessa fonte di questa, dalla Verità e dalla
Sapienza, cioè da Dio. Ciò non esenta tuttavia dall'esercitare ogni cautela
critica nel processo di assimilazione, poiché si tratta di una scienza
strettamente legata spesso all'errore. Siamo nello spirito dell'insegnamento di
Girolamo e di Agostino.
D. nomina R. una sola
volta, nella Commedia, e lo pone tra gli spiriti sapienti del cielo del Sole,
undicesimo nella compagnia (Pd XII 145) di s. Bonaventura, tra Donato e
Gioacchino da Fiore, ma non lo caratterizza in alcun modo, limitandosi a una
semplice indicazione: Rabano è qui (v. 139). Bastava la fama di cui R. godeva
tra ecclesiastici e dotti per indurre il poeta a collocarlo tra i sapienti.
Difficile piuttosto è stabilire se e cosa D. avesse conosciuto direttamente di
lui e perché l'abbia posto tra i sapienti che fanno corona a Bonaventura.
Qualche puntuale rapporto
di dipendenza di D. da R. è stato indicato. Non convince però l'ipotesi del
Butler (The Hell of D.A., Londra 1952, cit. in Toynbee, Dictionary 536) che D.
abbia derivato dal Liber de Cruce il suggerimento di far disporre in forma di
lettere le anime che gli appaiono nel cielo di Giove. Il Magontino in effetti
non fa che iscrivere delle figure nel corpo della pagina, chiudendovi dentro
delle lettere. Probabile invece è che un passo dei Commentariorum in Ezechielem
libri XX possa aver offerto a D. l'idea di assegnare agli angeli custodi dei
gironi il compito di cancellare una dopo l'altra le P dalla fronte del
pellegrino: " Ad hominum igitur peccata delenda... veniunt sex viri...
Eratque in medio sex virorum unus, id est septimus... Quidam sex viros, sex
interpretantur angelos... ipsumque unum... Salvatorem intelligunt "
(Patrol. Lat. CX 629; cfr. G.R. Sarolli, Prolegomena alla " D.C. ",
Firenze 1971, 362). In un altro luogo del dotto tedesco (De Universo, Patrol.
Lat. CXI 415 D) è stata vista la fonte dell'informazione di D. sul pensiero di
Epicuro, in specie sul punto della mortalità dell'anima (U. Cosmo, Noterelle
francescane, in " Giorn. d. " VIII [1900] 172). Una ricerca
sistematica di dipendenze e utilizzazioni particolari, specie dai commenti
scritturali, potrebbe costituire un interessante capitolo dello studio delle
fonti dottrinali di Dante.
Non mancavano piuttosto
ragioni generali di stima e adesione. Una conferma alle sue stesse scelte
culturali D. può aver visto nell'apertura di R. al mondo classico e nel
riconoscimento della sapienza dei poeti, mentre non poco interesse si può
credere che abbia provato per il vasto impegno di definizione della semantica
dei simboli biblici esplicato dal dotto benedettino. In lui inoltre poteva
apprezzare l'assertore del principio dell'importanza primaria dell'intendimento
della lettera nell'esegesi biblica, principio risolutamente affermato da Ugo di
San Vittore ed energicamente sostenuto da D. in Cv II I 8. Non poco poi egli
deve aver appreso dal libro II del De Universo, interamente dedicato al tema
del rapporto di consequenzialità tra nome e realtà biografica. Ma forse più di
tutto entusiasmava D. la concezione che R. ebbe del significato della figura
imperiale, a cui riconosceva una sorta di sacralità cristologica (v. il
preambolo del Liber de Cruce, che fu opera molto letta e ricercata; cfr. anche
la lettera De Reverentia filiorum erga patres, in Mon. Ger. Hist., Epist. V
403).
Quanto alla collocazione
nella seconda corona, tenendo conto che poco chiaro è tuttora lo stesso
criterio generale adottato da D. per la scelta e la distribuzione delle anime
(non ci sembrano del tutto risolutive le interpretazioni di F. Tocco, Le
correnti del pensiero filosofico nel secolo XIII, in Arte, Scienza e Fede ai
giorni di D., Milano 1901, 180 ss.; P. Mandonnet, Siger de Brabant et
l'averroïsme latin au XIIIe siècle, Lovanio 1908-11, 287 ss.; U. Cosmo,
L'ultima ascesa, Firenze 1965², 105 ss.), si può forse pensare che D. nella sua
complessiva personalità di religioso e di studioso abbia visto come dominanti
la rinuncia al mondo e il momento spiritualistico e mistico. Basti ricordare
come nella sua opera prevalgano i commenti allegorizzanti della Bibbia e come
lo stesso De Universo sia ispirato a una concezione rigorosamente simbolistica
della natura.
Bibl. - M. Manitius,
Geschichte der lateinische Literatur des Mittelalter, Monaco 1931, 288-302; H.
Peltier, Raban Maur, in Dictionnaire de théologie catholique, XIII 2, Parigi
1937, 1601-1620.
Krypta im Dom von Fulda (Bonifatius-Krypta) - in der hintersten Nische links
die Figur des großen Gelehrten des 9. Jahrhunderts Rabanus Maurus
BENEDIKT XVI.
GENERALAUDIENZ
Mittwoch, 3. Juni 2009
Der Hl. Rabanus Maurus
Liebe Brüder und
Schwestern!
Heute möchte ich über ein
wirklich außergewöhnliche Persönlichkeit des lateinischen Abendlandes sprechen:
den Mönch Rabanus Maurus. Zusammen mit Männern wie Isidor
von Sevilla, Beda
Venerabilis, Ambrosius
Autpertus, von denen ich bereits in früheren Katechesen gesprochen habe,
verstand er es, während der Jahrhunderte des sogenannten frühen Mittelalters
den Kontakt mit der großen Kultur der antiken Weisen und der christlichen Väter
aufrechtzuerhalten. Rabanus Maurus, an den man sich oft als »praeceptor
Germaniae« (Lehrer Germaniens) erinnert, war ein Mann von außerordentlicher
geistiger Fruchtbarkeit. Mit seiner absolut außergewöhnlichen Arbeitsfähigkeit
trug er vielleicht mehr als alle anderen dazu bei, jene theologische,
exegetische und geistliche Kultur lebendig zu erhalten, aus der die folgenden
Jahrhunderte schöpfen sollten. Auf ihn beziehen sich große Persönlichkeiten,
die der Welt des Mönchtums angehören, wie Petrus Damiani, Petrus Venerabilis
und Bernhard von Clairvaux, sowie auch eine immer größere Zahl von »clerici«
des Weltklerus, die im Laufe des 12. und 13. Jahrhunderts eine der schönsten
und fruchtbarsten Blüten des menschlichen Denkens hervorgebracht haben.
Geboren in Mainz um das
Jahr 780, war Rabanus noch im frühesten Jugendalter ins Kloster eingetreten: Er
erhielt den Beinamen Maurus, gerade mit Bezug auf den jungen Maurus, der nach
dem »II. Buch der Dialoge« des hl. Gregor des Großen noch als Kind von seinen
Eltern, römischen Adeligen, dem Abt Benedikt von Nursia anvertraut worden war.
Diese frühzeitige Eingliederung des Rabanus als »puer oblatus« in die
benediktinische Klosterwelt und die Früchte, die er daraus für sein
menschliches, kulturelles und geistliches Wachstum gewann, würden alleine schon
einen sehr interessanten erhellenden Blick auf das Leben der Mönche und der
Kirche, aber auch auf die Gesellschaft seiner Zeit eröffnen, die üblicherweise
als das »karolingische Zeitalter« bezeichnet wird. Über sie oder vielleicht
über sich selbst schreibt Rabanus Maurus: »Es gibt einige, die das Glück
hatten, von frühester Kindheit an (›a cunabulis suis‹) in die Kenntnis der
Heiligen Schrift eingeführt zu werden, und sie sind so gut mit der ihnen von
der Heiligen Kirche gebotenen Speise genährt worden, daß sie nach der
angemessenen Erziehung zu den höchsten heiligen Weihen befördert werden können«
(PL 107, col. 419 BC).
Die außerordentliche
kulturelle Bildung, durch die sich Rabanus Maurus auszeichnete, machte sehr
bald die Großen seiner Zeit auf ihn aufmerksam. Er wurde Berater von Fürsten.
Er setzte sich dafür ein, die Einheit des Reiches zu gewährleisten, und lehnte
es auf einer breiteren kulturellen Ebene niemals ab, jemandem, der sich mit
einer Frage an ihn wandte, eine wohlüberlegte Antwort zu geben, die er
vorzugsweise der Bibel und den Texten der Kirchenväter entnahm. Auch nachdem er
zunächst zum Abt des berühmten Klosters von Fulda und dann zum Erzbischof
seiner Heimatstadt Mainz gewählt worden war, unterließ er es nicht, seine Studien
fortzusetzen, und bewies durch das Beispiel seines Lebens, daß man gleichzeitig
den anderen zur Verfügung stehen kann, ohne sich deshalb einer angemessenen
Zeit für die Reflexion, das Studium und die Betrachtung zu berauben. So war
Rabanus Maurus Exeget, Philosoph, Dichter, Hirt und ein Mann Gottes. Die
Diözesen Fulda, Mainz, Limburg und Breslau (heute Wroclaw) verehren ihn als
Heiligen und Seligen. Seine Werke füllen gut sechs Bände der »Patrologia
Latina« von Migne. Ihm verdankt man wahrscheinlich einen der schönsten und
bekanntesten Hymnen der lateinischen Kirche, (den Pfingsthymnus) Veni
Creator Spiritus, eine außerordentliche Synthese der christlichen
Pneumatologie. Der erste theologische Versuch des Rabanus kam in der Tat in
poetischer Form zum Ausdruck und hatte als Thema das Geheimnis des Heiligen
Kreuzes, und zwar in einem Werk mit dem Titel De laudibus Sanctae Crucis,
das so konzipiert wurde, daß es nicht nur begriffliche Inhalte, sondern auch
vornehmlich künstlerische Anregungen bietet, indem es sowohl die dichterische
als auch die malerische Form innerhalb desselben handgeschriebenen Kodex
benützt. Während er ikonographisch zwischen den Zeilen seiner Schrift das Bild
des gekreuzigten Christus vorlegt, schreibt er zum Beispiel: »Siehe, das Bild
des Heilands, der mit der Haltung seiner Glieder für uns die so sehr
heilbringende, süße und geliebte Gestalt des Kreuzes heiligt, damit wir im
Glauben an seinen Namen und im Gehorsam gegenüber seinen Geboten dank seines
Leidens das ewige Leben erlangen können. Jedes Mal, wenn wir den Blick zum
Kreuz erheben, erinnern wir uns daher an den, der für uns gelitten hat, um uns
der Macht der Finsternis zu entreißen, indem er den Tod auf sich nahm, um uns
zu Erbe des ewigen Lebens zu machen« (Lib. 1, Fig. 1, PL 107, col.
151 C).
Diese aus dem Osten
stammende Methode, alle Arten von Kunst, den Verstand, das Herz und die Sinne
zu vereinen, sollte im Abendland eine enorme Entwicklung erfahren und
unvergleichliche Höhepunkte in den mit Miniaturen ausgestatteten Bibelcodices
und in anderen Werken des Glaubens und der Kunst erreichen, die in Europa bis
zur Erfindung des Buchdrucks und darüber hinaus erblühten. Es zeigt sich auf
jeden Fall in Rabanus Maurus ein außerordentliches Bewußtsein für die
Notwendigkeit, in die Erfahrung des Glaubens nicht nur den Geist und das Herz,
sondern auch die Sinne durch jene anderen Aspekte des ästhetischen Geschmacks
und der menschlichen Sensibilität einzubeziehen, die den Menschen dazu führen,
mit seinem ganzen Selbst – »Geist, Seele und Leib« – in den Genuß der Wahrheit
zu gelangen. Das ist wichtig: Der Glaube ist nicht nur Denken, sondern berührt
unser ganzes Sein. Da Gott leibhaftig Mensch geworden ist, in die sichtbare
Welt eingetreten ist, müssen wir in allen Dimensionen unseres Seins Gott suchen
und ihm begegnen. So dringt die Wirklichkeit Gottes durch den Glauben in unser
Sein ein und verwandelt es. Darum hat Rabanus Maurus seine Aufmerksamkeit vor
allem auf die Liturgie als Synthese aller Dimensionen unserer Wahrnehmung der
Wirklichkeit konzentriert. Diese Eingebung des Rabanus Maurus macht ihn so
außerordentlich aktuell. Berühmt geblieben sind von ihm auch die Carmina,
die vor allem bei den liturgischen Feiern verwendet werden sollten. Denn da
Rabanus vor allem ein Mönch war, war sein Interesse für die liturgische Feier
ganz selbstverständlich. Er widmete sich allerdings der Dichtkunst nicht als
Selbstzweck, sondern unterwarf die Kunst und jede andere Art der Erkenntnis der
Vertiefung des Wortes Gottes. Er versuchte daher mit äußerstem Einsatz und
Strenge, seine Zeitgenossen, vor allem aber die Amtsträger (Bischöfe, Priester
und Diakone), in das Verständnis der zutiefst theologischen und geistlichen
Bedeutung aller Elemente der liturgischen Feier einzuführen.
So versuchte er, die in den
Riten verborgenen theologischen Bedeutungen zu verstehen und den anderen
vorzulegen, wobei er aus der Bibel und aus der Überlieferung der Kirchenväter
schöpfte. Er zögerte nicht, aus Aufrichtigkeit und auch, um seinen Erklärungen
größeres Gewicht zu verleihen, die patristischen Quellen, denen er sein Wissen
verdankte, anzugeben. Er bediente sich ihrer dennoch mit Freiheit und
aufmerksamer Unterscheidung, während er die Entfaltung des patristischen
Denkens weiterführte. Am Schluß der Epistula prima, die an einen
»corepiscopus« der Diözese Mainz gerichtet war, fährt er zum Beispiel – nachdem
er auf die Anfragen wegen Klärung bezüglich des Verhaltens bei der Ausübung der
pastoralen Verantwortung geantwortet hatte – fort: »Wir haben dir das alles so
geschrieben, wie wir es aus der Heiligen Schrift und aus den Canones der Väter
abgeleitet haben. Du aber, heiliger Mann, triff deine Entscheidungen, wie es
dir am besten scheint, Fall für Fall, indem du versuchst, deine Einschätzung so
zu mäßigen, daß in allem die Mäßigung gewährleistet ist, denn sie ist die
Mutter aller Tugenden« (Epistulae, I, PL 112, col. 1510 C). So
erkennt man die Kontinuität des christlichen Glaubens, dessen Anfänge im Wort
Gottes liegen; er ist jedoch immer lebendig, entwickelt sich und bringt sich
auf neue Weise zum Ausdruck, immer in Übereinstimmung mit dem ganzen Bau, mit
dem ganzen Gebäude des Glaubens.
Da das Wort Gottes
integraler Bestandteil der liturgischen Feier ist, widmete sich Rabanus Maurus
ihm während seines ganzen Lebens mit höchstem Einsatz. Er verfaßte wertvolle
exegetische Erklärungen für fast alle biblischen Bücher des Alten und des Neuen
Testaments, mit einer klaren pastoralen Absicht, die er mit Worten wie diesen
rechtfertigte: »Ich habe diese Dinge geschrieben…, indem ich Erklärungen und
Vorschläge vieler anderer zusammenfaßte, um dem armen Leser, dem nicht viele
Bücher zur Verfügung stehen können, einen Dienst zu erweisen, aber auch, um es
denen leichter zu machen, denen es in vielen Dingen nicht gelingt, tief in das
Verständnis der von den Vätern entdeckten Bedeutungen vorzudringen« (Commentarium
in Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727 D). Tatsächlich schöpfte er
beim Kommentieren der biblischen Texte mit vollen Händen aus den antiken
Kirchenvätern, mit besonderer Vorliebe für Hieronymus, Ambrosius, Augustinus
und Gregor den Großen.
Seine ausgeprägte
pastorale Sensibilität führte ihn dann dazu, sich vor allem um eines der von
den Gläubigen und den Klerikern am meisten verspürten Probleme seiner Zeit zu
kümmern: das Problem der Buße. Er war nämlich Verfasser von »Pönitentiarien« –
so nannte man sie –, in denen dem Empfinden der Epoche entsprechend Sünden und
entsprechende Bußen verzeichnet wurden, wobei er so weit als möglich
Motivationen benützte, die er aus der Bibel, aus den Beschlüssen der Konzilien
und aus den Dekretalen der Päpste schöpfte. Dieser Texte bedienten sich auch
die »Karolinger« bei ihrem Versuch einer Reform der Kirche und der
Gesellschaft. Derselben pastoralen Absicht entsprachen Werke wie De
disciplina ecclesiastica und De institutione clericorum, in denen
Rabanus vor allem unter Bezugnahme auf Augustinus den einfachen Gläubigen und
dem Klerus seiner Diözese die Grundelemente des christlichen Glaubens erklärte:
Sie waren eine Art kleiner Katechismus.
Ich möchte die
Vorstellung dieses großen »Kirchenmannes« damit abschließen, daß ich einige
seiner Worte zitiere, in denen sich seine Grundüberzeugung gut widerspiegelt:
»Wer in der Betrachtung nachlässig ist (›qui vacare Deo negligit‹), beraubt
sich selbst der Schau des Lichtes Gottes; wer sich dann in indiskreter Weise
von den Sorgen ergreifen läßt und es seinen Gedanken erlaubt, vom Lärm der
Dinge der Welt überwältigt zu werden, verurteilt sich zur absoluten
Unmöglichkeit, in die Geheimnisse des unsichtbaren Gottes einzudringen« (Lib.
I, PL 112, col. 1263 A). Ich denke, daß Rabanus Maurus diese Worte
auch an uns heute richtet: In den Zeiten der Arbeit mit ihren frenetischen
Rhythmen und in den Ferienzeiten müssen wir bestimmte Zeiten Gott vorbehalten.
Wir sollen ihm unser Leben öffnen, indem wir einen Gedanken, eine Reflexion,
ein kurzes Gebet an ihn richten, und vor allem dürfen wir den Sonntag als den
Tag des Herrn, den Tag der Liturgie nicht vergessen, um in der Schönheit
unserer Kirchen, der geistlichen Musik und des Wortes Gottes die Schönheit
Gottes selbst wahrzunehmen und ihn in unser Sein eintreten zu lassen. Nur so
wird unser Leben groß, nur so wird es wahres Leben.
Heute habe ich für meine
Katechese eine geistliche Persönlichkeit aus der Karolingerzeit ausgewählt, den
Mönch Rabanus Maurus. Rabanus wird im deutschen Sprachraum als Heiliger
verehrt, sein Gedenktag ist der 4. Februar. Er wurde 780 in Mainz geboren, im Kindesalter
kam er ins Kloster Fulda, wurde dort 822 Abt und dann 847 Bischof in seiner
Vaterstadt. In Mainz ist er auch im Jahr 856 gestorben. Wegen seiner
umfassenden Gelehrsamkeit hat man ihm den Beinamen „Lehrer Germaniens“ gegeben.
Dies spiegelt sich in seinem reichhaltigen Schrifttum wieder, das exegetische
wie pädagogische Arbeiten umfaßt, Verzeichnisse von Bußen für bestimmte Sünden,
die sogenannten Penitentiarien, Stellungnahmen zu kirchlichen Streitfragen,
Predigten und Hymnen – wahrscheinlich ist der bekannte Hymnus zum Heiligen
Geist Veni Creator Spiritus aus seiner Feder. Schließlich seien
die Carmina erwähnt, das sind poetische Werke, die wohl auch im
Gottesdienst zum Einsatz kamen. Sowohl in der Verkündigung wie auch mit seiner
Lyrik wollte Rabanus das Verständnis der Menschen für das Wort Gottes öffnen
und vertiefen. Nach seiner Überzeugung ist beim Glaubensakt nicht nur der
Verstand am Werk, sondern der ganze Mensch mit seinen Sinnen und Empfindungen.
In seinen Schriften geht es Rabanus also darum, nicht nur rationale Begriffe zu
vermitteln, sondern auf künstlerische Weise Anstöße zu geben, daß der Mensch
seinen Blick zum Wahren und Schönen erhebt und sich mit dem Geist, der Seele
und den Sinnen dem Geheimnis unserer Erlösung zuwendet.
* * *
Einen herzlichen Gruß
richte ich an alle Pilger und Besucher deutscher Sprache. Der heilige Rabanus
ermutigt uns, für das Wissen der Zeit aufgeschlossen zu sein, aber dabei Gott
nicht zu vergessen, sondern alles im Licht seiner Schöpferkraft und seiner erlösenden
Güte zu sehen. "Denn in ihm leben wir, bewegen wir uns und sind wir",
sagt der heilige Paulus mit Recht (Apg 17, 28). Für eure Zeit hier in Rom
wünsche ich euch allen Gottes reichsten Segen.
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für Kommunikation
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BENEDICTO XVI
AUDIENCIA GENERAL
Miércoles 3 de junio de
2009
Rabano Mauro
Queridos hermanos y
hermanas:
Hoy voy a hablar de un
personaje del Occidente latino verdaderamente extraordinario: el monje Rabano
Mauro. Junto a hombres como san Isidoro
de Sevilla, san Beda
el Venerable y san Ambrosio
Auperto, de los que ya he hablado en catequesis precedentes, durante los
siglos de la alta Edad Media supo mantener el contacto con la gran cultura de
los antiguos sabios y de los Padres cristianos.
Rabano Mauro, recordado
con frecuencia como "praeceptor Germaniae", tuvo una fecundidad
extraordinaria. Con su capacidad de trabajo totalmente excepcional fue quizá el
que más contribuyó a mantener viva la cultura teológica, exegética y espiritual
a la que recurrirían los siglos sucesivos. A él hacen referencia grandes
personajes pertenecientes al mundo de los monjes, como san Pedro Damián, san
Pedro el Venerable y san Bernardo de Claraval, así como un número cada vez
mayor de "clerici" del clero secular, que en los siglos XII y XIII
promovieron uno de los florecimientos más hermosos y fecundos del pensamiento
humano.
Rabano nació en Maguncia,
alrededor del año 780; al entrar, muy joven, en el monasterio se le añadió el
nombre de Mauro, precisamente en referencia al joven Mauro que, según el Libro
segundo de los diálogos de san Gregorio Magno, siendo niño, lo habían
entregado sus padres, nobles romanos, al abad Benito de Nursia. El ingreso precoz
de Rabano como "puer oblatus" en el mundo monástico benedictino, y
los frutos que obtuvo para su crecimiento humano, cultural y espiritual,
abrieron posibilidades interesantísimas no sólo para la vida de los monjes y de
la Iglesia, sino también para toda la sociedad de su tiempo, tradicionalmente
llamada "carolingia".
Hablando de ellos, o
quizá de sí mismo, Rabano Mauro escribe: "Hay algunos que han tenido la
suerte de haber sido introducidos en el conocimiento de las Escrituras desde su
más tierna infancia ("a cunabulis suis") y se han alimentado tan bien
de la comida que les ha ofrecido la santa Iglesia que pueden ser promovidos,
con la educación adecuada, a las más altas órdenes sagradas" (PL 107,
col 419 BC).
La extraordinaria cultura
por la que se distinguía Rabano Mauro llamó muy pronto la atención de los
grandes de su tiempo. Se convirtió en consejero de príncipes. Se esforzó por
garantizar la unidad del Imperio y, en un nivel cultural más amplio, a quien le
preguntaba nunca negó una respuesta ponderada, que se inspiraba preferentemente
en la Biblia y en los textos de los santos Padres. A pesar de que fue elegido
primero abad del famoso monasterio de Fulda y después arzobispo de su ciudad
natal, Maguncia, prosiguió sus estudios, demostrando con el ejemplo de su vida
que se puede estar al mismo tiempo a disposición de los demás, sin privarse por
ello de un tiempo oportuno de reflexión, estudio y meditación.
Así, Rabano Mauro fue
exegeta, filósofo, poeta, pastor y hombre de Dios. Las diócesis de Fulda,
Maguncia, Limburgo y Breslavia lo veneran como santo o beato. Sus obras ocupan
seis volúmenes de la Patrología Latina de Migne. Probablemente fue él quien
compuso uno de los himnos más bellos y conocidos de la Iglesia latina, el
"Veni Creator Spiritus", síntesis extraordinaria de pneumatología
cristiana. El primer compromiso teológico de Rabano se expresó, de hecho, en
forma de poesía y tuvo como tema el misterio de la santa cruz, en una obra
titulada "De laudibus sanctae crucis", concebida para presentar no
sólo contenidos conceptuales, sino también estímulos más exquisitamente
artísticos, utilizando tanto la forma poética como la forma pictórica dentro
del mismo códice manuscrito.
Por ejemplo, proponiendo
iconográficamente entre las líneas de su escrito la imagen de Cristo
crucificado, escribe: "Esta es la imagen del Salvador que, con la posición
de sus miembros, hace sagrada para nosotros la salubérrima, dulcísima y
amadísima forma de la cruz, para que creyendo en su nombre y obedeciendo sus
mandamientos podamos obtener la vida eterna gracias a su Pasión. Por eso, cada
vez que elevamos la mirada a la cruz, recordamos a Aquel que sufrió por
nosotros para arrancarnos del poder de las tinieblas, aceptando la muerte para
hacernos herederos de la vida eterna" (Lib. 1, Fig. 1:PL 107 col 151
C).
Este método de combinar
todas las artes, la inteligencia, el corazón y los sentidos, que procedía de
Oriente, sería desarrollado ampliamente en Occidente, consiguiendo metas
inalcanzables en los códices miniados de la Biblia y en otras obras de fe y de
arte, que florecieron en Europa hasta la invención de la imprenta e incluso
después. En todo caso, demuestra que Rabano Mauro tenía una conciencia
extraordinaria de la necesidad de involucrar en la experiencia de fe no sólo la
mente y el corazón, sino también los sentidos a través de los otros aspectos
del gusto estético y de la sensibilidad humana que llevan al hombre a disfrutar
de la verdad con todo su ser, "espíritu, alma y cuerpo".
Esto es importante: la fe
no es sólo pensamiento, sino que implica a todo el ser. Dado que Dios se hizo
hombre en carne y hueso, y entró en el mundo sensible, nosotros tenemos que
tratar de encontrar a Dios con todas las dimensiones de nuestro ser. Así, la
realidad de Dios, a través de la fe, penetra en nuestro ser y lo transforma.
Por eso, Rabano Mauro concentró su atención sobre todo en la liturgia, como
síntesis de todas las dimensiones de nuestra percepción de la realidad. Esta
intuición de Rabano Mauro lo hace extraordinariamente actual.
Son famosos también sus
"Carmina", propuestos para ser utilizados sobre todo en las
celebraciones litúrgicas. De hecho, es lógico el interés de Rabano por la
liturgia, teniendo en cuenta que era ante todo un monje. Sin embargo, no se
dedicó al arte de la poesía como fin en sí misma, sino que utilizó el arte y
cualquier otro tipo de conocimiento para profundizar en la Palabra de Dios. Por
ello, con gran empeño y rigor trató de introducir a sus contemporáneos, sobre
todo a los ministros (obispos, presbíteros y diáconos), en la comprensión del
significado profundamente teológico y espiritual de todos los elementos de la
celebración litúrgica.
Así, trató de comprender
y presentar a los demás los significados teológicos escondidos en los ritos,
recurriendo a la Biblia y a la tradición de los Padres. Por honradez y para dar
mayor peso a sus explicaciones, no dudaba en citar las fuentes patrísticas a
las que debía su saber. Se servía de ellas con libertad y discernimiento
atento, continuando el desarrollo del pensamiento patrístico. Por ejemplo, al
final de su "Epistola prima" dirigida a un corepíscopo de la diócesis
de Maguncia, después de responder a las peticiones de aclaración sobre el
comportamiento que se debe tener en el ejercicio de la responsabilidad
pastoral, prosigue:"Te hemos escrito todo esto tal como lo hemos deducido
de las Sagradas Escrituras y de los cánones de los Padres. Ahora bien, tú,
santísimo hombre, toma tus decisiones como mejor te parezca, caso por caso,
tratando de moderar tu evaluación de tal manera que se garantice en todo la
discreción, pues esta es la madre de todas las virtudes" (Epistulae,
I: PL 112, col. 1510 C). Así se ve la continuidad de la fe cristiana,
que tiene sus inicios en la Palabra de Dios, la cual siempre está viva, se
desarrolla y se expresa de nuevas maneras, siempre en coherencia con toda la
construcción, con todo el edificio de la fe.
Dado que la Palabra de
Dios es parte integrante de la celebración litúrgica, Rabano Mauro se dedicó a
ella con el máximo empeño durante toda su vida. Redactó explicaciones
exegéticas apropiadas casi para todos los libros bíblicos del Antiguo y del
Nuevo Testamento, con una finalidad claramente pastoral, que justificaba con
palabras como estas:"He escrito esto (...) sintetizando explicaciones y
propuestas de otros muchos para prestar un servicio al pobre lector que no
puede tener a su disposición muchos libros, pero también para ayudar a quienes
en muchos temas no logran profundizar en la comprensión de los significados
descubiertos por los Padres" (Commentariorum in Matthaeum praefatio: PL 107,
col. 727 D). De hecho, al comentar los textos bíblicos recurría ampliamente a
los Padres antiguos, con predilección especial por san Jerónimo, san Ambrosio,
san Agustín y san Gregorio Magno.
Su notable sensibilidad
pastoral lo llevó después a afrontar uno de los problemas que más preocupaban a
los fieles y a los ministros sagrados de su tiempo: el de la Penitencia.
Compiló "Penitenciarios" —así los llamaba— en los que, según la
sensibilidad de la época, se enumeraban los pecados y las penas
correspondientes, utilizando en la medida de lo posible motivaciones tomadas de
la Biblia, de las decisiones de los concilios, y de las Decretales de los
Papas. De esos textos se sirvieron también los "carolingios" en su
intento de reforma de la Iglesia y de la sociedad. Esta misma finalidad
pastoral tenían obras como "De disciplina ecclesiastica" y "De
institutione clericorum" en los que, recurriendo sobre todo a san Agustín,
Rabano explicaba a personas sencillas y al clero de su diócesis los elementos
fundamentales de la fe cristiana: eran una especie de pequeños catecismos.
Concluyo la presentación
de este gran "hombre de Iglesia" citando algunas palabras suyas en
las que se refleja su convicción de fondo: "Quien descuida la
contemplación ("qui vacare Deo negligit"), se priva de la visión de
la luz de Dios; quien se deja llevar de modo indiscreto por las preocupaciones
y permite que sus pensamientos se vean arrollados por el tumulto de las cosas
del mundo, se condena a la imposibilidad absoluta de penetrar en los secretos
del Dios invisible" (Lib. I: PL 112, col. 1263 A).
Creo que Rabano Mauro nos
dirige hoy estas palabras: en el trabajo, con sus ritmos frenéticos, y en los
tiempos de vacaciones, debemos reservar momentos para Dios. Abrirle nuestra
vida dirigiéndole un pensamiento, una reflexión, una breve oración; y, sobre
todo, no debemos olvidar el domingo como el día del Señor, el día de la
liturgia, para percibir en la belleza de nuestras iglesias, de la música sacra y
de la Palabra de Dios, la belleza misma de Dios, dejándolo entrar en nuestro
ser. Sólo así nuestra vida se hace grande, se hace vida de verdad.
Saludos
Saludo a los peregrinos
de lengua española, en particular a los miembros del movimiento "Familias
en Alianza", así como a los de El Salvador, España, Ecuador, México y
otros países latinoamericanos. Invito a todos a que, a ejemplo de Rabano Mauro,
las preocupaciones de este mundo nunca los aparten del amor de Dios. Muchas
gracias.
(En italiano)
Dirijo ahora un afectuoso
saludo a los jóvenes, a los enfermos y a los recién
casados. Queridos jóvenes, el próximo domingo celebraremos la
solemnidad de la Santísima Trinidad. Os deseo que la contemplación del misterio
trinitario os introduzca cada vez más en el amor divino. Queridos enfermos, gracias
al bautismo está presente la Santísima Trinidad en vuestra vida. Que esto os
sirva de apoyo para cumplir en toda circunstancia la voluntad del Señor. Y
vosotros, queridos recién casados, inspiraos siempre en la comunión
trinitaria para formar una familia cristiana en la que podáis experimentar, en
el amor recíproco, la alegría de la oración y de la acogida de la vida.
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para la Comunicación
SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/es/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html
PAPA BENTO XVI
AUDIÊNCIA GERAL
Rabano Mauro
Caros irmãos e irmãs
Hoje gostaria de falar de
uma personagem do Ocidente latino verdadeiramente extraordinário: o monge
Rabano Mauro. Juntamente com homens como Isidoro
de Sevilha, Beda
o Venerável e Ambrósio
Autperto, de quem já falei em catequeses precedentes, ao longo dos séculos
da chamada Alta Idade Média ele soube manter o contacto com as grandes culturas
dos antigos sábios e dos Padres cristãos. Recordado frequentemente como "praeceptor
Germaniae", Rabano Mauro teve uma fecundidade extraordinária. Com a
sua capacidade de trabalho absolutamente excepcional, talvez tenha contribuído
mais do que todos para manter viva a cultura teológica, exegética e espiritual,
da qual teriam haurido os séculos sucessivos. Nele inspiram-se quer grandes
personagens pertencentes ao mundo dos monges, como Pier Damiani, Pedro o
Venerável e Bernardo de Claraval, quer também um número cada vez mais
consistente de "clérigos" do clero secular, que durante os
séculos XII-XIII deram vida a um dos florescimentos mais bonitos e fecundos do
pensamento humano.
Tendo nascido em Mainz
por volta de 760, Rabano entrara no mosteiro extremamente jovem: foi-lhe
acrescentado o nome de Mauro precisamente com referência ao jovem Mauro que,
segundo o Livro ii dos Diálogos de São Gregório Magno, fora confiado
quando era ainda criança pelos seus pais, nobres romanos, ao abade Bento de
Núrsia. Esta inserção precoce de Rabano como "puer
oblatus" no mundo monástico beneditino, e os frutos que obteve para o
seu crescimento humano, cultural e espiritual, abririam sozinhos uma espiral
interessantíssima não só sobre a vida dos monges e da Igreja, mas também sobre
toda a sociedade da sua época, habitualmente qualificada como
"carolíngia". Deles, ou talvez de si mesmo, Rabano Mauro escreve:
"Há alguns que têm a sorte de ser introduzidos no conhecimento das
Escrituras desde a tenra infância" ("a cunabulis suis") e foram
tão bem nutridos com o alimento oferecido pela Santa Igreja que, com a educação
apropriada, puderam ser promovidos às ordens sagradas mais altas" (pl 107,
col. 419bc).
A cultura extraordinária,
pela qual Rabano Mauro se distinguia, chamou depressa a atenção dos grandes do
seu tempo. Tornou-se conselheiro de príncipes. Empenhou-se para garantir a
unidade do império e, a nível cultural mais amplo, nunca deixou de oferecer a
quem o interrogava uma resposta ponderada, que tirava preferivelmente da Bíblia
e dos textos dos santos Padres. Eleito primeiro Abade do famoso mosteiro de
Fulda e depois Arcebispo da cidade natal, Mainz, não cessou por isso de
continuar os seus estudos, demonstrando com o exemplo da sua vida que se pode
estar simultaneamente à disposição dos outros, sem se privar por isso de um
tempo côngruo para a reflexão, o estudo e a meditação. Assim Rabano Mauro foi
exegeta, filósofo, poeta, pastor e homem de Deus. As dioceses de Fulda, Mainz,
Limbourg e Wroclaw veneram-no como Santo ou Beato. As suas obras completam seis
volumes da Patrologia Latina do Migne. É a ele que se deve, provavelmente, um
dos hinos mais bonitos e conhecidos da Igreja latina, o "Veni Creator
Spiritus", síntese extraordinária de pneumatologia cristã. O primeiro
compromisso teológico de Rabano manifestou-se, com efeito, sob a forma de
poesia e teve como objecto o mistério da Santa Cruz, numa obra
intitulada: "De laudibus Sanctae Crucis", concebida de
maneira a propor não somente conteúdos de conceito, mas também estímulos mais
requintadamente artísticos, utilizando tanto a forma poética como a pictórica
no interior do mesmo códice manuscrito. Propondo iconograficamente nas
entrelinhas do seu escrito a imagem de Cristo crucificado, ele por exemplo
escreve: "Eis a imagem do Salvador que, com a posição dos seus membros,
torna sagrada para nós a salubérrima, dulcíssima e amadíssima forma da Cruz, a
fim de que, acreditando no seu nome e obedecendo aos seus mandamentos, possamos
obter a vida eterna graças à sua Paixão. Por isso, cada vez que elevarmos o
olhar para a Cruz, recordemo-nos daquele que padeceu por nós para nos tirar do
poder das trevas, aceitando a morte para nos tornar herdeiros da vida
eterna" (Lib. 1, Fig. 1, pl 107 col. 151c).
Este método de combinar
todas as artes, o intelecto, o coração e os sentidos, que vinha do Oriente,
teria tido um desenvolvimento enorme no Ocidente, atingindo níveis inigualáveis
nos códices miniaturados da Bíblia e em outras obras de fé e de arte, que
floresceram na Europa até à invenção da imprensa e além dela também. De
qualquer modo, isto demonstra que Rabano Mauro tem uma consciência
extraordinária da necessidade de empenhar, na experiência da fé, não apenas a
mente e o coração, mas também os sentidos mediante aqueles outros aspectos do
gosto estético e da sensibilidade humana que levam o homem a fruir da verdade
com a totalidade do seu ser, "espírito, alma e corpo". Isto é
importante: a fé não é só pensamento, mas refere-se a todo o nosso ser. Dado
que Deus se fez homem em carne e osso, entrando no mundo sensível, nós em todas
as dimensões do nosso ser temos que procurar e encontrar Deus. Assim a
realidade de Deus, mediante a fé, penetra no nosso ser transformando-o. Por
isso Rabano Mauro concentrou a sua atenção sobretudo na Liturgia, como síntese
de todas as dimensões da nossa percepção da realidade. Esta intuição de Rabano
Mauro torna-o extraordinariamente actual. Dele permaneceram inclusive os
famosos "Carmina", propostos para ser utilizados
principalmente nas celebrações litúrgicas. Com efeito, dado que Rabano era
acima de tudo um monge, era totalmente evidente o seu interesse pela celebração
litúrgica. Porém, ele não se dedicava à arte poética como fim em si mesma, mas
subordinava a arte e qualquer outro tipo de saber ao aprofundamento da Palavra
de Deus. Por isso, com compromisso e rigor extremos, procurou introduzir os
seus contemporâneos, mas em primeiro lugar os ministros (bispos, presbíteros e
diáconos), na compreensão do significado profundamente teológico e espiritual
de todos os elementos da celebração litúrgica.
Assim, tentou compreender
e propor aos outros os significados teológicos escondidos nos ritos,
inspirando-se na Bíblia e na tradição dos Padres. Não hesitava em declarar, por
honestidade mas também para dar maior importância às suas explicações, as
fontes patrísticas às quais devia o seu saber. Todavia, servia-se das mesmas
com liberdade e discernimento atento, dando continuidade ao desenvolvimento do
pensamento patrístico. Por exemplo, no final da "Epistola
prima", dirigida a um "corepiscopo" da diocese de Mainz,
depois de ter respondido aos pedidos de esclarecimento a respeito do
comportamento que se devia ter no exercício da responsabilidade pastoral,
prossegue: "Escrevemos-te tudo isto do modo como o deduzimos das Sagradas
Escrituras e dos cânones dos Padres. Tu porém, santíssimo homem, toma as tuas
decisões como melhor te parecer, caso por caso, procurando moderar a tua
avaliação de forma a garantir em tudo a discrição, porque esta é a mãe de todas
as virtudes" (Epistulae, I, PL 112, col. 1510c). Assim,
vê-se a continuidade da fé cristã, que tem os seus primórdios na Palavra de
Deus; porém, ela é sempre viva, desenvolve-se e exprime-se de modos novos,
sempre em coerência com todaa construção, com todo o edifício da fé.
Dado que uma parte
integrante da celebração litúrgica é a Palavra de Deus, a ela se dedicou Rabano
Mauro com o máximo empenhamento durante toda a sua existência. Ofereceu
explicações exegéticas apropriadas praticamente para todos os livros bíblicos
do Antigo e do Novo Testamento com uma intenção claramente pastoral, que
justificava com palavras como estas: "Escrevi estas coisas... resumindo
explicações e propostas de muitos outros para oferecer um serviço ao leitor
pobre que não pode ter à disposição muitos livros, mas também para ajudar
aqueles que em muitas coisas não conseguem entrar em profundidade na
compreensão dos significados descobertos pelos Padres" (Commentariorum in
Matthaeum praefatio, PL 107, col. 727d). Com efeito, quando comentava os
textos bíblicos, hauria a mãos-cheias dos Padres antigos, com especial
predilecção por Jerónimo, Ambrósio, Agostinho e Gregório Magno.
Depois, a acentuada
sensibilidade pastoral levou-o a enfrentar sobretudo um dos problemas mais
sentidos pelos fiéis e pelos ministros sagrados do seu tempo: o da Penitência.
Efectivamente, foi compilador de "Penintenciários" — assim
eram chamados — nos quais, segundo a sensibilidade dessa época, eram
enumerados pecados e penas correspondentes, utilizando na medida do possível
motivações tiradas da Bíblia, das decisões dos Concílios e das Decretais dos
Papas. De tais textos serviram-se inclusive os "Carolíngios" na sua
tentativa de reforma da Igreja e da sociedade. A esta mesma intenção pastoral
correspondiam obras como "De disciplina ecclesiastica" e "De
institutione clericorum", nos quais, inspirando-se principalmente em Agostinho,
Rabano explicava aos simples e ao clero da sua diocese os rudimentos
fundamentais da fé cristã: tratava-se de uma espécie de pequenos catecismos.
Gostaria de concluir a
apresentação deste grande "homem de Igreja", citando algumas das suas
palavras em que se reflectem a sua convicção de base: "Quem é negligente
na contemplação ("qui vacare Deo negligit"), priva-se sozinho da
visão da luz de Deus; além disso, quem se deixa surpreender de modo indiscreto
pelas preocupações e permite que os seus pensamentos sejam alterados pelo
tumulto das coisas do mundo, condena-se à absoluta impossibilidade de penetrar
os segredos do Deus invisível" (Lib. I, PL 112, col.
1263a). Penso que Rabano Mauro dirige estas palavras também a nós, hoje: nas
horas de trabalho, com os seus ritmos frenéticos, e nos períodos de férias,
temos que reservar momentos para Deus, abrir-lhe a nossa vida, dirigindo-lhe um
pensamento, uma reflexão, uma breve oração e principalmente não podemos
esquecer que o domingo é o dia do Senhor, o dia da liturgia, para vislumbrar na
beleza das nossas igrejas, da música sacra e da Palavra de Deus, a própria
beleza de Deus, deixando-O entrar no nosso ser. Somente assim a nossa vida se
tornará grande, verdadeira.
Saudação
Com amizade saúdo os
diversos grupos do Brasil e demais peregrinos de língua portuguesa, com votos
de que alcanceis aquilo que aqui vos trouxe de tão longe: parar junto das
memórias dos Apóstolos e dos Mártires, meditando sobre o fim glorioso do seu
combate por Cristo e receber a investidura do mesmo Espírito para idênticas
batalhas em prol do triunfo do Evangelho no seio da família e da sociedade.
Sobre cada um de vós e seus familiares, desça a minha Bênção.
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para a Comunicação
SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/pt/audiences/2009/documents/hf_ben-xvi_aud_20090603.html
Representation of the twelve months of the year, from the manuscript De
Universo or De rerum naturis, Monte Cassino MS Casin 132, circa
1022
"Rabanus Maurus", Hymnary :
https://hymnary.org/person/Maurus_R
Olivier Deloignon,
« Expériences littéraires et émotions esthétiques dans le monde
tardo-médiéval germanique. », Perspectives médiévales [En
ligne], 38 | 2017, mis en ligne le 01 janvier 2017, consulté le 27
février 2017. URL : http://peme.revues.org/12866 ; DOI :
10.4000/peme.12866 : https://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fpeme.revues.org%2F12866
Caroline Chevalier-Royet, « Entre tradition et innovation : Raban Maur, un érudit carolingien face à ses sources », in François Brizay et Véronique Sarrazin (sous la direction de) , Érudition et culture savante. De l'Antiquité à l'époque moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 53-70 : https://books.openedition.org/pur/89736
Martin Gravel, « Judith écrit, Raban Maur répond. Premier échange d’une longue alliance », Ad libros ! Mélanges d’études médiévales offerts à Denise Angers et Joseph-Claude Poulin. Sous la direction de Jean-François Cottier, Martin Gravel et Sébastien Rossignol, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2018, p. 35-48 : https://books.openedition.org/pum/7462?lang=fr

