lundi 2 février 2015

Sainte JEANNE de LESTONNAC, mère de famille, veuve et fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame

Santa Giovanna de Lestonnac

Quadre a Sant Bru de Bordeus, del s. XVII, amb les monges de Lestonnac i Santa Joana de Lestonnac pregant davant Maria, circa 1650

Jeanne de Lestonnac praying with her Sisters to Our Lady, in the Church of St. Bruno, Bordeaux, France ; Jeanne de Lestonnac ; Église Saint-Bruno, Bordeaux ; 17th-century paintings from France


Sainte Jeanne de Lestonnac

Fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame (+ 1640)

Elle était la nièce de l'écrivain français Montaigne qui parle d'elle en ces termes :"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais." Madame de Lestonnac voulait la faire devenir calviniste, ce pourquoi elle l'envoya se refaire une santé dans une famille également calviniste. Montaigne s'en aperçut et son beau-frère qui, lui, était resté catholique, rappela sa fille et se fâcha tellement contre sa femme que celle-ci se le tint pour dit désormais. A dix-sept ans, Jeanne de Lestonnac épousa Gaston de Montferrat (Montferrand), Baron de Landiras dont elle eut sept enfants qu'elle éleva avec beaucoup de délicatesse et de fermeté. Après vingt-quatre ans de mariage, elle perdit son époux qu'elle adorait et voulut se faire religieuse chez les Feuillantines de Toulouse. Elle y tomba malade. Guérie, à peine rentrée dans le monde, elle reprit son projet de vie religieuse et fonda la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles, comme les Pères Jésuites qui étaient les éducateurs des garçons.

Une religieuse de la Compagnie de Marie Notre-Dame nous communique

"Jeanne de Lestonnac a été un temps écartée comme supérieure de la communauté de Bordeaux, elle a été humiliée comme souvent en pareil cas. Cependant le reste des maisons continuent de garder à Jeanne toute l'estime, l'affection et la confiance dues à la Fondatrice de l'Ordre. Elle est considérée comme la Mère Générale, même si ce statut lui est refusé par l'Eglise d'alors et si il ne lui est pas permis de communiquer avec l'extérieur durant cette terrible période. A la fin du mandat, c'est à dire trois ans plus tard, en 1626, la supérieure ingrate reconnaît ses écarts et ses manigances et demande publiquement pardon à Jeanne de Lestonnac.

La fondatrice relativement âgée part fonder à Pau. Elle y restera s'occupant à organiser la vie de la maison et à enseigner les enfants jusqu'en 1634. A la demande des supérieures de l'Ordre, et sur l'insistance du cardinal Henri de Sourdis, elle revient à Bordeaux pour consacrer ses dernières années à rédiger définitivement les Constitutions qui seront imprimées en 1638. Toutes les Maisons de l'Ordre vivront de ses Constitutions où qu'elles soient dans le monde.

Jeanne de Lestonnac décède le 2 février 1640 âgée de 84 ans."

Site de la Compagnie de Marie Notre-Dame

"Jeanne de Lestonnac se situe parmi les grandes âmes qui ont voulu trouver une solution à l'éducation de la jeunesse, dans une époque de recherche, et promouvoir l'apostolat des femmes en un temps où il avait disparu. Elle fut béatifiée le 23 septembre 1900, et canonisée le 15 mai 1949 par Pie XII." (diocèse de Bordeaux)

À Bordeaux, en 1640, sainte Jeanne de Lestonnac. Jeune fille, elle repoussa les invitations et les tentatives de sa mère pour qu’elle quitte l’Église catholique; après la mort de son mari, elle veilla avec sagesse à l’éducation de ses cinq enfants, puis fonda la Compagnie des Filles de Notre-Dame sur le modèle de la Compagnie de Jésus, pour favoriser l’éducation chrétienne des jeunes filles.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1162/Sainte-Jeanne-de-Lestonnac.html

Sainte Jeanne de Lestonnac

Nièce de Montaigne qui parle d'elle en ces termes :"Très pieuse, d'humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d'œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais." Madame de Lestonnac, sa mère, voulait la faire devenir calviniste, ce pourquoi elle l'envoya se refaire une santé dans une famille également calviniste. Montaigne s'en aperçut et son beau-frère qui, lui, était resté catholique, rappela sa fille et se fâcha tellement contre sa femme que celle-ci se le tint pour dit désormais. A dix-sept ans, Jeanne de Lestonnac épousa Gaston de Montferrat (Montferrand), Baron de Landiras dont elle eut sept enfants qu'elle éleva avec beaucoup de délicatesse et de fermeté. Après vingt-quatre ans de mariage, elle perdit son époux qu'elle adorait et voulut se faire religieuse chez les Feuillantines de Toulouse. Elle y tomba malade. Guérie, à peine rentrée dans le monde, elle reprit son projet de vie religieuse et fonda la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles. 

Après beaucoup d’humiliations, la fondatrice relativement âgée part fonder à Pau. Elle y restera, organisant la vie de la maison et enseignant les enfants jusqu'en 1634. A la demande des supérieures de l'Ordre, et sur l'insistance du cardinal Henri de Sourdis, elle revint à Bordeaux pour consacrer ses dernières années à rédiger définitivement les Constitutions qui seront imprimées en 1638. Jeanne de Lestonnac y décède le 2 février 1640 âgée de 84 ans.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/02/4175/-/sainte-jeanne-de-lestonnac

Sainte Jeanne de Lestonnac

Née et décédée à Bordeaux, nièce de l'illustre écrivain Michel de Montaigne, l'auteur des Essais l'avait en grande estime et la prit sous sa protection pour qu'elle reste fidèle à la foi catholique. A 17 ans, Jeanne épouse le baron de Montferrat : ils eurent 7 enfants. Après les avoir élevés et devenue veuve, attirée par la vie religieuse, Jeanne fonde avec le concours de plusieurs Jésuites la Compagnie de Marie Notre-Dame pour l'éducation des filles.

Soeur Jeanne organise et dirige sa Communauté pendant plus de trente ans, sauf les trois dernières années de sa vie. Et pourquoi ? dénoncée par plusieurs religieuses jalouses, elle sera destituée et mise au dernier rang. Elle supportera cette épreuve redoutable avec grande sérénité, déclarant qu'elle aimait, encore plus, celles qui la persécutait.

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

SOURCE : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Saints/Jeanne-de-Lestonnac

Sainte Jeanne de Lestonnac

Jeanne de Lestonnac est née à Bordeaux. Son père est Richard de Lestonnac, sa mère Jeanne Eyquem de Montaigne, soeur de l'écrivain Michel de Montaigne. Elle est l'aînée d'une famille de six enfants.  Elle est baptisée en l'église Saint Eloi de Bordeaux. Elle sera une élève studieuse, vive et gaie.

Elle sera mariée à dix-sept ans à Gaston de Montferrand, Marquis de Landiras, Lamothe et autres lieux, dont la maison, alliée à celle de France, de Navarre et d'Aragon, est une des plus illustres du royaume. Elle est maintenant Marquise et cousine du gouverneur de Bordeaux.

Elle aura sept enfants, dont deux décèderont en bas âge. Puis, en quelques années, elle perd encore son oncle, Michel de Montaigne, le soutien de son enfance, puis son père, son mari et son fils aîné.

Alors commence pour elle une autre vie, au service des pauvres de sa région. Tout en élevant ses enfants, elle se met au service des plus démunis, elle fabrique des vêtements pour les enfants pauvres, accueille sous son toit et nourrie les infirmes, les vieillards, elle les soigne, leur donne sa maison et une place dans son coeur.

Ses filles, Madeleine et Marthe, prennent le voile aux Annonciades de Bordeaux. François, son unique fils, va bientôt se marier. Seule sa fille Jehanne est encore avec elle. Depuis longtemps déjà, elle entend Dieu lui parler, elle décide alors de confier sa fille à son fils François, de lui laisser ses terres, sa fortune et sa maison, et de se retirer dans le couvent des Feuillantines de Toulouse, à l'époque un des couvents les plus austères.

Au bout de dix mois, Jeanne est obligée, pour des raisons de santé, de quitter le couvent. Elle rentre à Bordeaux. Mais la joie de retrouver sa famille est de courte durée. C'est l'époque de la grande épidémie de peste à Bordeaux. Elle se met au service des malades, dans les prisons, les hôpitaux, dans les maisons marquées d'une croix rouge parce que la peste est là. Le terrible hiver de 1604 et la canicule de l'été 1605 augmentent encore la misère et la maladie. Les enfants chassent leurs parents, les mères abandonnent leurs enfants pour ne pas être contaminés. La peur règne plus encore que la peste. Partout, Jeanne est là, elle soulage les mourants, soigne les malades. Elle apaise les colères, ferme les yeux des morts, les ensevelit dignement. Fin Août, la maladie s'apaise. Jeanne part enfin se reposer dans sa propriété.

En septembre 1605, deux religieux du collège de bordeaux ont ensemble la vision de la Vierge Marie à la tête d'un cortège de jeunes filles. Ils ont alors  l'idée de créer une école de jeunes filles Catholique. Il n'y a à l'époque qu'une école Calviniste. Tout naturellement, ils pensent en parler à Jeanne de Lestonnac. Elle n'est pas surprise, depuis, longtemps elle sait que le Seigneur l'appellera à son service.

Dés le début, neuf dames de la bourgeoisie de Bordeaux se joignent à elle. Jeanne soumet le projet à Monseigneur François de Sourdis, Cardinal de Bordeaux. Le Cardinal est à l'époque une personnalité de premier plan à Bordeaux. Jeanne se présente devant lui, toute simple, elle expose son projet, elle plaide pour l'éducation de ces jeunes filles de Bordeaux ou d'ailleurs. Le Cardinal l'écoute, il est conquis par ses paroles, par ce projet ambitieux pour cette ville ou la religion est si partagée, une compagnie de Notre Dame sur le modèle de la Compagnie de Jésus.... Il est conquis. Il décide d'en parler au Saint Père. Le 7 avril 1607, Sa Sainteté le Pape Paul V approuve la constitution de la Compagnie des filles de Notre Dame.

La Compagnie de Notre Dame s'installe dans le petit prieuré du Saint-Esprit. Le premier Mai suivant, Jeanne de Lestonnac et quatre de ses nouvelles soeurs prennent le voile, noir pour Jeanne, qui reçoit le titre de "Mère" et blanc pour ses compagnes qui seront désormais les "soeurs". Les enfants ne tardent pas à affluer au petit prieuré. Jeanne les accueille tous, elle les prend dans son coeur et voudrait pouvoir se donner toute entière à chacune.

Deux ans après, le prieuré est trop petit. La Compagnie Notre-Dame déménage rue du Hâ. Il est temps pour les novices de prononcer leurs voeux définitifs. Mais le Cardinal décide de regrouper leur ordre avec celui des soeurs de Saint Ursule. Plusieurs mois passent. Le 7 décembre, il doit partir à Rome. En chemin, il s'arrête dans une chapelle. Il a alors la vision de la Vierge Marie qui lui dit: "Je te confie Mes Filles". Il fait demi-tour, dés le lendemain, il reçoit les voeux de Jeanne de Lestonnac et de ses Filles. La Compagnie des Filles de Notre Dame est définitivement crée le 8 décembre 1610.

Il y a maintenant de nombreuses élèves dans la Compagnie. Les évêques voisins envient Monseigneur de Sourdis. Alors Jeanne quitte la paix de sa Communauté, elle part sur les routes de France, pour fonder de nouvelles maisons. Malgré son âge, malgré les difficultés, malgré la perte de ses amis, de ses enfants, de sa mère, du Père de Bordes, son soutien, elle continue sa route. De nouvelles maisons sont ouvertes, à Périgueux, Béziers, Poitiers, Le Puy, Limoges, Sarlat, Agde, Frontignan, Narbonne, Perpignan, Gignac, Barcelone, Agen, Saintes, Pau, Tournon, Aurillac, Rodez, Avignon, Saint Flour,  et même à Saint Domingue.

Jeanne a maintenant soixante dix ans. Son oeuvre est immense, ses maisons sont partout. Le Cardinal de Bordeaux, celui de Toulouse, le Pape Paul V, l'encouragent. Les enfants viennent à elle, ses filles l'admirent, elles se sentent aimées, servies, protégées.

Le deux février 1640, Sainte Jeanne de Lestonnac entourée de ses filles, décède dans sa maison de Bordeaux.

Sainte Jeanne de Lestonnac a été Canonisée le 15 mai 1949.

SOURCE : http://apel.mnd.free.fr/Lestonnac.htm

Santa Giovanna de Lestonnac

Jeanne de Lestonnac

Неизвестный автор. Жанна де Лестоннак (1900 год)


Saint Jeanne de Lestonnac

Also known as

Jane de Lestonnac

Joan de Lestonnac

Memorial

2 February

Profile

Married Gaston de Montferrant, Baron of Landiras, in 1572 at age 16. Mother of seven, five of whom lived to adulthood; two of the five entered religious lifeWidowed at age 41, she ran the affairs of her estate and castle by herself.

Believing that her obligations to the world were finished, she entered a Cistercian house at ToulouseFrance at age 46. She was not up to the rigors of the order’s discipline, became seriously ill, and wanted to die at the monastery; her superiors refused to allow it. On her last night at the monastery, she had a vision of Mary who presented an image of Jeanne helping lost children.

Returning to her estate, she slowly started this work with local women and priests which led to the foundation of the Sisters of the Company of Mary, devoted to the education of girls and slowing Calvinism. It was approved by Pope Paul V on 7 April 1607; Joan was elected superior in 1610. Today the congregation has grown to 2,500 sisters in 17 countries.

Born

27 December 1556 at Bourdeaux, France

Died

2 February 1640 of natural causes

Venerated

13 March 1891 by Pope Leo XIII (decree of heroic virtues)

Beatified

23 December 1900 by Pope Leo XIII

Canonized

15 May 1949 by Pope Pius XII

Patronage

abuse victims

people rejected by religious orders

widows

Storefront

books

medals and pendants

Additional Information

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“Saint Jeanne de Lestonnac“. CatholicSaints.Info. 30 June 2023. Web. 5 March 2026. <https://catholicsaints.info/saint-jeanne-de-lestonnac/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-jeanne-de-lestonnac/

St. Joan de Lestonnac

Feastday: February 2

Patron: of abuse victims, people rejected by religious orders, widows

Birth: 1556

Death: 1640

St. Joan de Lestonnac was born in Bordeaux, France, in 1556. She married at the age of seventeen. The happy marriage produced four children, but her husband died suddenly in 1597. After her children were raised, she entered the Cistercian monastery at Toulouse. Joan was forced to leave the Cistercians when she became afflicted with poor health. She returned to Bordeaux with the idea of forming a new congregation, and several young girls joined her as novices. They ministered to victims of a plague that struck Bordeaux, and they were determined to counteract the evils of heresy promulgated by Calvinism. Thus was formed the Congregation of the Religious of Notre Dame of Bordeaux. In 1608, Joan and her companions received the religious habit from the Archbishop of Bordeaux. Joan was elected superior in 1610, and many miracles occurred at her tomb. She was canonized in 1949 by Pope Pius XII. Her feast day is February 2.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=685

St. Jeanne de Lestonnac

Feastday: May 15

Patron: of abuse victims, people rejected by religious orders, widows

Birth: 1556

Death: 1640

In France, in the XVI century and in Bordeaux, the port at the mouth of the Garonne which became an important centre for Humanism, we approach Jeanne de Lestonnac's life.

Entering her home, we meet Richard de Lestonnac, her father - a counsellor in the Parliament of Bordeaux - and Jeanne Eyquem de Montaigne, her mother. Perhaps Montaigne's name is familiar. You will have heard, maybe, about Michael de Montaigne, the philosopher who wrote the "Essays" and created a new literary genre. He was Jeanne's uncle; they were great friends and his influence can be seen in her work.

Jeanne, the eldest of the Lestonnac - Eyquem de Montaigne family, was born in 1556. During this century a sharp political and religious conflict was raging. The advance of the Protestant Reformation, led by Calvin's followers, clashed with Catholic tradition, and the effects were felt everywhere. While still a child, Jeanne experienced the consequences of the religious differences between her parents. Her father - a fervent Catholic -wished to share his faith with her and had her baptized. Her mother "was convinced that the greatest benefit she could bestow on her daughter was to educate her in the religion of Calvin."

The girl's faith was put to the test and eventually gained from the struggle. Jeanne opted for her father's faith. Her first spiritual experience was as if an interior voice confirmed her choice and left an impression on her for the rest of her life.

"Be careful, daughter. Don't let the fire that I have enkindled in your heart, to serve me so fervently, ever die out."

Her desire to serve the Lord made her search for models of great women, such as St. Scholastica, St. Clare, St. Catherine of Siena, St.Teresa of Avila... but, considering the situation of religious life in France, it was difficult for her to pursue her ideal. When her father proposed that she marry, she took it as a clear sign of God's will.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3906

Jeanne de Lestonnac, Widow Foundress (RM)

(also known as Jane or Joan de Lestonnac)

Born in Bordeaux, France, in 1556; died there February 2, 1640; beatified in 1900; canonized in 1949.

The story of Joan's long life reflects the importance of the domestic church in forming God's servants. Our saint triumphed over ill-health and the evil plottings of a wicked woman. Joan was the daughter of a good Catholic father of a distinguished family at a time when Calvinism was flourishing in Bordeaux. Her mother, however, was Joan Eyquem de Montaigne, the apostate sister of the famous essayist Michael de Montaigne. Her mother continually tried to undermine Joan's faith; when her attempts failed, she would abuse the child. These troubles, however, turned Joan's heart more fervently to God and made her long for a life of prayer and mortification.

At age 17 (1573), Joan was happily married to Gaston de Montferrant, who was related to the royal houses of France, Aragon, and Navarre. Joan was devoted to her husband and bore him one son and three daughters. After 24 years of deeply happy marriage, Gaston died in 1597. She continued to care for her children until they were old enough to be independent.

Two of Joan's daughters had felt drawn to religious life, and, at age 47 (1603), Joan herself then decided to enter the Cistercian monastery of Les Feuillantes at Toulouse despite the objections of her son and her anxiety over leaving her youngest daughter. The harsh regimen of life there caused her to become seriously ill.

She wanted to die in the convent, yet her wise superiors perceived what an exceptional woman Joan was and understood that God had other plans for her. They encouraged her to attempt a great service for God by founding an order of women devoted to Our Lady. She miraculously recovered her health the moment she left the convent. Joan gathered a band of young girls on her estate, La Mothe in Périgord, where she spent two quiet years. Returning to Bordeaux, their first task became bravely serving as nurses during a savage plague that struck the people of Bordeaux.

A number of priests, including the Jesuit fathers Jean de Bordes and Raymond, had come to recognize the utter devotion of Joan, and realized the devastation Calvinism was working among young girls of all classes who were deprived of Catholic education. They saw the need for an order to educate young girls as the Jesuits educated boys. To both of these priests the assurance was given simultaneously, while they were celebrating Mass, that it was the will of God that they should assist in founding an order to counteract the evils of the surrounding heresy, and that Mme de Lestonnac should be the first superior. In 1606, Fathers de Bordes and Raymond helped Joan persuade Cardinal de Sourdis, archbishop of Bordeaux, to support her religious order.

The congregation was affiliated with the Benedictines, but its rule and constitutions were founded on those of Saint Ignatius Loyola. Her scheme was approved by Pope Paul V in 1607. The following year the sisters received the habit from the cardinal and, in 1610, Joan became the mother superior on the first house in Bordeaux of the Sisters of Notre Dame.

Seeking only the barest necessities for themselves, her sisters founded schools throughout the region, welcoming into them any girl who could come, with the aim of stemming the tide of Calvinism. But while this work prospered, exceeding all expectations but God's, two problems arose at Bordeaux. The archbishop of Bordeaux resented attempts to gain extradiocesan freedom, and one vicious sister named Blanche Hervé, the director of one of the houses, began to spread lies about Joan. The authorities, including the cardinal, believed the concoctions, and Joan was dismissed as superior and Blanche intruded in her place as superior.

Here her great meekness triumphed. For three years Joan was beaten and humiliated, but she bore all so patiently that even Blanche Hervé was moved to confess her own maliciousness and the two reconciled. Joan de Lestonnac no longer wished to work as mother superior, but passed her last years highly honored by her order.

From 1625 to 1631, Joan visited each of the other 26 houses in turn. By the time she had returned to Bordeaux, two of her daughters and at least one grand-daughter had joined the Company of Mary, for which the revised rules and constitutions were drawn up in 1638. Meanwhile, her health began to fail and she died. Miracles of different kinds were reported at her tomb in Bordeaux. Her nuns now number about 2,500 and serve in 17 countries (Attwater, Attwater2, Benedictines, Bentley, Coulson, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Walsh).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0202.shtml


Santa Giovanna de Lestonnac

Escultures de sants fundadors dels ordres religiosos a la façana del Naixement. Santa Joana de Lestonnac i Sant Felip Neri, de Francesc Carulla i Joan Seguranyes respectivament

Esculturas de santos fundadores de las órdenes religiosas en la fachada del Nacimiento. Santa Juana de Lestonnac y San Felipe Neri, de Francesc Carulla y Joan Seguranyes respectivamente

Statues of founding saints of religious orders on the Nativity facade. Saint Jeanne de Lestonnac by Francesc Carulla, on the left, and Saint Philip Neri by Joan Seguranyes, on the right - Outdoor sculptures at the eastern side of the nave of the Sagrada Família

Sur le mur extérieur des collatéraux, jouxtant la façade de la Nativité, statues des saints fondateurs d’ordres religieux sainte Jeanne de Lestonnac, à gauche, et saint Philipe Néri, réalisées respectivement par Francesc Carulla et Joan Seguranyes

Skulpturen der Heiligen Ordensgründer an der Geburtsfassade: Die Heilige Johanna von Lestonnac und der Heilige Philipp Neri, Werke von Francesc Carulla und Joan Seguranyes


Santa Giovanna de Lestonnac

Festa: 2 febbraio

Bordeaux, 27 dicembre 1556 - 2 febbraio 1640

Nasce a Bordeaux il 27 dicembre 1556. La bambina viene battezzata da un sacerdote cattolico con il nome della madre, Giovanna, che è calvinista e affida la sua educazione a precettori calvinisti. Nel 1573 sposa Gastone de Montferrand, da cui ha sette figli. Vedova dal 1597, dopo 24 anni di matrimonio, entra nel 1603 a Tolosa presso le «Feuillantines», le «Fogliantine», senza potervi rimanere per motivi di salute. Nel 1605, a Bordeaux si presta come volontaria durante un'epidemia di peste. Nello stesso anno, consigliata dal de Bordes, gesuita, progetta di fondare l'Ordine di Nostra Signora per l'educazione delle fanciulle. L'istituto viene approvato a Bordeaux dal cardinale de Sourdis il 25 marzo 1606 e poi a Roma, il 7 aprile 1607 da Paolo V. Così il 1 maggio 1608 Giovanna e le sue prime compagne rivestono l'abito religioso e cominciano a praticare la loro Regola che si ispira a quella di sant'Ignazio. Pronuncerà i suoi voti solenni l'8 dicembre 1610. Muore il 2 febbraio 1640 quando l'Ordine conta già trenta case.

Martirologio Romano: A Bordeaux in Francia, santa Giovanna de Lestonnac, che, fanciulla, respinse gli inviti e i tentativi della madre ad allontanarsi dalla Chiesa cattolica e dopo la morte del coniuge provvide sapientemente all’educazione dei suoi cinque figli, fondando poi la Compagnia delle Figlie di Nostra Signora, sul modello della Compagnia di Gesù, per promuovere la formazione cristiana della gioventù femminile.

Suo padre è cattolico e sua madre è diventata calvinista, al tempo delle sanguinose guerre di religione in Francia. Sostenitore del partito cattolico è anche un suo zio materno, Michel de Montaigne, uno dei più illustri pensatori di Francia. I contrasti sulla fede, che stanno agitando tutto il Paese, sono assai vivaci anche in casa Lestonnac, rendendo difficile la convivenza e contrastate le decisioni. La bambina viene battezzata da un sacerdote cattolico con il nome della madre, Giovanna: ed è lei che affida la sua educazione a precettori calvinisti.

Più tardi, nell’adolescenza, Giovanna si avvicina invece ai Gesuiti, un Ordine religioso nuovo, arrivato da poco a Bordeaux (sono nati a Parigi nel 1534 e vengono approvati a Roma nel 1540). Pare a un certo punto che voglia farsi monaca. Poi obbedisce al padre, che le dà per marito il nobile Gastone di Montferrand.

È un’unione molto solida, anche se combinata. Nascono sette figli (tre moriranno nei primi anni), ma poi Gastone muore nel 1597, dopo 24 anni di matrimonio. Giovanna si occupa dei quattro figli per il tempo necessario a sistemarli, e poi ritorna sulla sua vecchia idea di farsi monaca, ma non tanto contemplativa. Monaca di lotta e di preghiera, piuttosto. Sicché diventa “Fogliantina”. Questo è il nome di religiose nuove, appartenenti al ramo femminile dei Cistercensi riformati, nati nell’abbazia di Feuillant, in Guascogna, per reagire alla decadenza dello storico Ordine, dovuta all’infiacchimento dei costumi e al conflitto religioso.

Creato nel 1575, l’Ordine ha poi dato vita nel1588 al ramo femminile, detto appunto delle “Fogliantine”, che fanno rivivere l’austerità dei primi tempi. Ed è questo che attira Giovanna verso il loro noviziato in Tolosa. Ma non ce la fa: ha già 47 anni, il suo fisico è scosso dalla dura disciplina; dopo sei mesi crolla e deve tornarea casa. In Bordeaux, nel 1605, la troviamo volontaria durante un’epidemia di peste, lavorando tra i malati con altre donne e ragazze. E qui scopre finalmente la sua strada: non l’isolamento del monastero, ma il lavoro in città, tra le ragazze più bisognose di aiuto e di istruzione. Per questi scopi, sul modello dei Gesuiti, fonda la “Compagnia di Nostra Signora”, incoraggiata dall’arcivescovo bordolese François d’Escoubleau del Sourdis, e ne diventa la volitiva superiora. Anche troppo volitiva, per alcune; tant’è che nel 1622 le tolgono la caricae lei se ne va da Bordeaux.

Ma sei anni dopo la richiamano alla guida della comunità. Intanto, da molte parti si invitano le “Fogliantine” a fondare scuole. Alla sua morte, l’Ordine ha già trenta case in Francia. Pio XII la proclamerà santa nel 1949.

Autore: Domenico Agasso

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/39410

Santa Giovanna de Lestonnac


Den hellige Johanna de Lestonnac (1556-1640)

Minnedag:

2. februar

Den hellige Johanna de Lestonnac (fr: Jeanne) ble født i 1556 i Bordeaux. Hennes far tilhørte en fremtredende familie i byen, og på en tid hvor kalvinismen blomstret i Bordeaux, var han en god katolikk. Men hennes mor Jeanne Eyquem de Montaigne, søster av den berømte essayisten Michel de Montaigne (1533-92), falt fra og ble kalvinist. Onkelen var skeptiker og humanist, men han døde forsonet med Kirken. Johanna motsto press fra moren om å bli kalvinist, men som straff ble hun dårlig behandlet. Disse problemene gjorde at hun vendte sitt hjerte til Gud og fikk henne til å lengte etter et liv i bønn og bot.

Imidlertid ble hun som 17-åring i 1573 gift katolsk med Gaston de Montferrant, som var en slektning av kongehusene i Frankrike, Navarra og Aragón, og ekteskapet ga henne tittelen baronnesse de Landiras. I et lykkelig ekteskap fikk de syv barn, hvorav fire vokste opp, en sønn og tre døtre. Men etter 24 års ekteskap døde Gaston plutselig i 1597. De neste årene tok Johanna seg av de to yngste barna inntil alle fire var i stand til å klare seg selv. To av hennes døtre var tiltrukket av et liv som nonne, og de to andre ble etter hvert gift.

I 1603 ble den 47-årige Johanna cisterciensernonne (Ordo Cisterciensis – OCist) i klosteret Les Feuillantes i Toulouse. Hennes sønn motsatt seg dette skrittet på det mest voldsomme, og det smertet hennes hjerte å forlate den yngste datteren, som ennå ikke var gift. Søster Johanna tilbrakte seks måneder i cisterciensernes novisiat. Men det strenge livet var for mye for hennes helse og hun ble alvorlig syk. Hun ba om tillatelse til å få bli i klosteret og dø der, men hennes kloke overordnede bestemte at slikt et verdifullt liv måtte reddes til tjeneste for Gud.

Hun forlot klosteret, og hennes helse kom seg straks på en nesten mirakuløs måte. Hun vendte tilbake til Bordeaux og besøkte Pèrigord, hvor hun samlet rundt seg flere unge jenter som senere skulle bli hennes første noviser. Hun tilbrakte to rolige år på sitt landsted La Motte, hvor hun forberedte seg på sitt senere arbeid. Deretter vendte hun tilbake til Bordeaux, hvor hennes veiledere rådet henne til å nøye seg med et vanlig liv viet til nestekjærlig arbeid. Da en alvorlig pest rammet folket i Bordeaux, var det Mme de Lestonnac og en gruppe modige kvinner som pleide ofrene.

Johanna kom nå under innflytelse av to jesuittprester, p. Jean de Bordes og p. Raimund, som fullt ut forsto den ødeleggelsen som kalvinismen forårsaket blant unge jenter av alle klasser som ikke fikk katolsk utdannelse. De så behovet for hengivne kvinner for å utdanne jenter på samme måte som deres egen orden utdannet gutter. Begge disse prestene ble forsikret samtidig, mens de feiret messen, at det var Guds vilje at de skulle hjelpe til med å grunnlegge en slik orden for å imøtegå kjetteriet, og at Mme de Lestonnac skulle bli ordenens første leder. De skjønte hvilken eksepsjonell kvinne Johanna var og oppmuntret henne til å grunnlegge en slik kongregasjon viet til Vår Frue. Dette samsvarte med hennes egne planer, og Johanna samlet rundt seg en gruppe unge jenter.

Slik begynte arbeidet, og det vokste raskt. Den nye kongregasjonen ble grunnlagt i 1606 for å utdanne jenter fra alle sosiale klasser. Den het «Instituttet for Søstre av Notre Dame av Bordeaux», også kalt Marias selskap (Ordre Compagnie de Marie Notre-Dame – ODN). Instituttet ble godkjent i 1607 av pave Paul V (1605-21), som knyttet det til benediktinerordenen for å dele denne ordenens privilegier, men regelen og konstitusjonene bygget på den hellige Ignatius av Loyolas. Det første huset ble åpnet i det gamle Helligånd-klosteret i Bordeaux.

Mange prester hadde kommet til å erkjenne Johannas dype fromhet, og med deres hjelp overtalte hun erkebiskopen av Bordeaux til å støtte hennes orden. Johanna og hennes ledsagere mottok i 1608 drakten fra erkebiskopen, kardinal de Sourdis. I 1610 ble Johanna valgt til ordenens generalsuperior, og søstrene strømmet til. Hennes søstre søkte bare det aller nødvendigste for seg selv, og de grunnla skoler over hele regionen og ønsket velkommen alle jenter dit. Den første skolen ble grunnlagt i Périgueux. Ordenen spredte seg raskt, og rundt 30 hus ble etablert. Johanna styrte alle som generalsuperior.

Men samtidig som instituttet blomstret, oppsto det splittelse i kommuniteten i Bordeaux. Erkebiskopen av Bordeaux motsatte seg forsøk på å oppnå uavhengighet fra bispedømmet. Samtidig begynte den onde søster Blanche Hervé, en middelklassenonne som ikke kunne lese og skrive, sammen med lederen for et av husene å spre løgner om moder de Lestonnac. Forbausende nok trodde kardinal de Sourdis på løgnene, og de foretrakk sr. Blanche Hervé som superior. Johanna ble fjernet fra ledelsen av ordenen, og straks begynte den nye superioren å undertrykke og ydmyke henne og til og med mishandle henne. Men Johanna viste heroisk ydmykhet og triumferte til slutt.

Dette regimet varte i tre år. Men Johanna bar alle ydmykelsene så tålmodig at til og med Blanche Hervé ble beveget til å innse sin egen ondskap. Men Moder Johanna begynte nå å bli gammel, så hun ville ikke gjeninnsettes som superior. I stedet ble Moder de Badiffe valgt. I 1625 dro Johanna ut på en visitasjonsreise til alle de andre 26 husene etter tur, og først i 1631 vendte hun tilbake til Bordeaux.

To av hennes døtre og minst et barnebarn hadde nå sluttet seg til ordenen. Reviderte regler og konstitusjoner for kongregasjonen ble satt opp i 1638. Johanna var nå over 80 år og helsen begynte å svikte, så de siste årene tilbrakte hun tilbaketrukket mens hun forberedte seg på døden. Men i sine siste år var hun høyt æret av sin orden. Hun døde fredelig den 2. februar 1640 i Bordeaux, 84 år gammel, like etter at søstrene hadde fornyet sine løfter på festen for Marias renselse (Kyndelsmesse). Hennes legeme skal ha vært like friskt og utstedt en søt lukt i flere dager etterpå. Hun ble gravlagt på kirkegården i klosteret i Rue du Ha.

Det ble meldt om forskjellige slags mirakler ved hennes grav, men hennes saligkåringsprosess gikk langsomt. Under Den franske revolusjon ble søstrene spredt, og hennes legeme i 1791 brakt til venner i Rue Porte-Dijeaux for å beskyttes mot vanhelligelse. Men det ble funnet av revolusjonære, som gravla det i et hull sammen med et hestekadaver. I 1822 ble legemet gjenfunnet av Moder du Terrail, som brakte det til katedralen. Der ble det møtt av en høytidelig prosesjon som fulgte det til kapellet i moderhuset i Bordeaux, hvor det har vært siden. I 1901 ble relikviene identifisert og skjelettet rekonstruert. Noen få bein befinner seg i et glasskrin i ordenens hus i Bordeaux. Under restaureringen av kapellet i 1956 ble mesteparten av relikviene lagt i en hvit marmorsarkofag og plassert under alteret hvor messen ble lest hver morgen.

Etter mange forsinkelser ble Johanna endelig saligkåret den 23. september 1900 (dokumentet (Breve var datert den 20. mai 1900) av pave Leo XIII (1878-1903) og helligkåret den 15. mai 1949 av pave Pius XII (1939-58). Hennes navn står i Martyrologium Romanum og hennes minnedag er dødsdagen 2. februar. Ordenen teller i dag omkring 2.500 og tjener i 17 land, som Italia, Frankrike, Spania, USA, England og Det fjerne Østen.

Kilder: Attwater/John, Attwater/Cumming, Farmer, Bentley, Butler, Butler (II), Benedictines, Delaney, Bunson, Day, Cruz (1), Schauber/Schindler, Index99, KIR, CSO, Patron Saints SQPN, Infocatho, Heiligenlexikon - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Opprettet: 1999-07-03 10:30 - Sist oppdatert: 2006-01-05 14:46

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/jlestonn