Saint Théophane le
Chronographe
Moine et higoumène à
Samothrace, exilé par Léon l'Arménien (+ 817)
Confesseur.
Après de longues fiançailles, il réussit à convaincre la jeune fille de le
laisser aller vers une vie pleinement consacrée à Dieu. Ils vécurent ainsi deux
années de mariage dans la virginité. Envoyé comme gouverneur de la Cyzique par
l'empereur de Constantinople, il restera attaché à ce vœu, malgré toutes les
pressions de sa famille. Quelques années plus tard, il se retira dans la
solitude d'une de ses propriétés, y fonda un premier monastère, puis, toujours
avec ses biens, il acquit de quoi construire un deuxième monastère où il vécut
dans la plus stricte observance monastique l'ascèse et la prière. Il écrivit
alors une "chronographie" qui reste l'une des meilleures sources
historiques de l'histoire byzantine. Pour avoir défendu par son éloquence et
son savoir, la doctrine des Saintes Images, il fut d'abord enfermé pendant deux
années dans un sombre cachot, puis exilé dans l'île de Samothrace. Trop
affaibli, il ne peut survivre qu'une vingtaine de jours aux fatigues de ce
voyage.
Dans l’île de Samothrace, en 817, le trépas de saint Théophane, surnommé le
Chronographe. De très riche familier de l’empereur, il se fit pauvre et moine.
Devenu supérieur du monastère de Grand-Champ, qu’il avait construit près de
Sigriane en Bithynie, il défendit le culte des saintes images au second Concile
de Nicée, et à cause de cela, il fut détenu en prison pendant deux ans par
l’empereur Léon l’Arménien et de là déporté à Samothrace, où, épuisé par les
épreuves, il rendit l’âme.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/797/Saint-Theophane-le-Chronographe.html
Saint Théophane le
Chronographe, abbé
Gouverneur de Cyzique, ce
fonctionnaire byzantin se retira dans la solitude d'une de ses propriétés, y
fonda un premier monastère, puis bientôt un second où il vécut dans la plus
stricte observance monastique, l'ascèse et la prière. Il écrivit alors une
"chronographie" qui reste l'une des meilleures sources historiques de
l'histoire byzantine. Pour avoir défendu par son éloquence et son savoir, la
doctrine des Saintes Images, il fut d'abord enfermé pendant deux années dans un
sombre cachot, puis exilé dans l'ile de Samothrace sous l’empereur Léon
l’Arménien. Trop affaibli, il ne put survivre qu'une vingtaine de jours aux
fatigues de ce voyage et mourut en 817.
THÉOPHANE LE
CONFESSEUR
CHRONOGRAPHIE : EXTRAITS
SUR LES BULGARES
Oeuvre numérisée
par Marc Szwajcer
Théophane dit « le
Confesseur » (en grec : Θεοφάνης ὁ Ὁμολογητής ; (né vers
759-mort à Samothrace vers 818) est un moine et un chronographe byzantin.
Sa Chronographie va jusqu’en 813 ; elle est une source de premier
ordre car elle est presque unique sur l'histoire de Byzance pour les VIIe et VIIIe siècles
et le début de la crise iconoclaste.
L’année 815 représentée
ici est donc celle de son Continuateur.
EXTRAITS SUR LES BULGARES
762.
Les Bulgares ayant fait
périr leurs princes légitimes, se choisirent Teletzin pour roi ; à cause de
cela beaucoup de Slaves quittèrent leur pays, traversèrent le Pont-Euxin, et se
rendirent auprès de l’empereur qui leur ordonna d'habiter près du fleuve Artanas.[1]
774
Au mois de mai, à la
douzième indiction, Constantin fit équiper une flotte de deux mille chalandes ;
lui-même se rendit à Ventrée du Danube contre les chalandes rouges. Il laissa
aux clausures, à l'entrée des défilés, les généraux de la cavalerie, afin
qu'ils essayassent de pénétrer dans le pays des Bulgares, tandis qu'ils
seraient occupés contre lui. Mais étant arrivé à Varna, il fut déjà frappé de
terreur, et songeait à retourner sur ses pas. Mais les Bulgares avaient aussi
peur de leur côté, et ils lui envoyèrent le Boila Tzigat avec des conditions de
paix. L'empereur les accepta avec foie, et la paix fut jurée des deux, côtés.
Les Bulgares promirent de ne point infester les terres de l'empire, et
l'empereur promit de ne point attaquer les Bulgares. Ces articles furent écrits
et échangés ; l'empereur envoya de tous les thèmes des soldats dans les forts
qu'il avait fait construire^ et puis il retourna à Constantinople.
Mais au mois d'octobre, à
l'indiction onzième, l’empereur reçut un message que lui firent parvenir des
amis cachés qu'il avait en Bulgarie. Et par là il apprit que le seigneur de
Bulgarie était à la tête de douze mille hommes, avec ses Boilades, et, que son
intention était d'enlever les habitants de la Berzetie. Cependant les
apocrisiaires des Bulgares étaient venus à Constantinople, et y faisaient
tranquillement leurs affaires. Or donc, l'empereur ne voulant, pas qu'on le
crût informé, fit semblant d’armer contre les Arabes, et envoya en Asie les
étendards et tout l’appareil de la guerre. Enfin lorsque les apocrisiaires
furent partis, et qu'il les sut arrivés en Bulgarie, il fit marcher toute son
armée dans la plus grande hâte. Il rassembla encore, chemin faisant, les
Thraces aussi bien que les soldats des thèmes qui étaient dispersés dans les
garnisons, si bien qu'il eut une armée de quatre-vingt mille hommes.
Enfin l'empereur entra
par le lieu appelé Lithosoria, attaqua les ennemis, et les mit en fuite. Cette
victoire fut complète, et l’empereur entra à Constantinople en triomphe, et
suivi de tous les captifs qu'il avait faits. Il appela, cette guerre la guerre
illustre, parce qu'elle n'avait pas coûté de sang chrétien.
L'empereur qui au fond
avait violé les traités avec les Bulgares, fit équiper une flotte nombreuse, et
y mit douze mille hommes qu'il envoya en avant, et resta lui-même en arrière
avec la cavalerie. La flotte alla jusqu'à Mésembrie où elle fut dispersée par
un coup de vent du nord, et peu s'en fallut qu'elle ne pérît tout entière ;
enfin elle revint sans avoir rien fait.
Tzetig, dominateur des
Bulgares, voyant qu'il était trahi par des gens qui feignaient d'avoir de
l'amitié pour lui, écrivit à l'empereur : Je suis obligé de fuir ma patrie, et
je veux me retirer auprès de toi, mais je ne sais comment faire pour m'y rendre
en sûreté ; ainsi si tu as ici des amis auxquels je puisse me fier, écris-moi
leurs noms. — L'empereur emporté par sa légèreté naturelle, envoya les noms de
ses amis, et le Bulgare les ayant connus par ce moyen, les fit scier par le
milieu du corps. Constantin l'ayant su, s'arracha les cheveux de douleur.
775
L'empereur Constantin
quitta la ville pour porter la guerre chez les Bulgares. Mais étant arrivé à
Anthrace, le ciel lui envoya une maladie qui le saisit aux genoux, et puis
dégénéra en une fièvre des plus ardentes. C'est pourquoi on l'embarqua au
château de Strongyllos, et il mourut sur le navire.[2]
776.
Telleryg, dominateur des
Bulgares, vint à Constantinople dans la première année de Léon qui le reçut
bien, et le gagna par des présents
782.
L’impératrice Irène ayant
fait, la paix avec les arabes, [3] et
n'ayant aucune autre guerre sur les bras, envoya contre les princes sclaviens,
Staurace, Patrice et Logothète du cours rapide. Celui-ci vint à Thessalonique,
et soumit toute la Grèce. Ensuite il pénétra dans le Péloponnèse où il fit un
nombre prodigieux de captifs.[4]
783.
Le 7 de janvier Staurace
arriva à Constantinople, et y fut conduit en triomphe tout autour du cirque.
788.
Philetus, duc de Thrace,
marcha vers le Strymon, et comme il avait négligé de disposer ses avant-postes,
il fut surpris et taillé en pièces avec les siens,
791.
Au mois d'avril
l’empereur[5] marcha
contre les Bulgares, et il vint au château de Probati sur le ruisseau de St.
George. Là, il fut attaqué par Cardame, dominateur des Bulgares. Pendant la
nuit les deux armés furent saisies d'une terreur panique, et prirent
honteusement la fuite.
792.
L'empereur
Constantin-envoya au mois de juillet une armée contre les Bulgares, et fit
construire le fort des Marcellins. Cardame de son côté rassembla ses troupes,
et se tint dans les lieux fortifiés. L'empereur emporté par une ardeur de
jeunesse, et séduit par de faux pronostics qui lui promettaient la victoire,
attaqua inconsidérément les Bulgares, et fut totalement défait. Enfin il
regagna Constantinople après avoir perdu non seulement des soldats, mais même
beaucoup de personnes de considération, entre autres Michel, maître de la
milice, Lachonodracs, le patrice Bardas, le protospathaire Etienne, Chaméas,
Nicétas et Théognostes qui étaient généraux d'armée, et enfin Pancrace, ce faux
astrologue qui avait prédit que l'empereur remporterait la victoire. De plus,
les Bulgares prirent jusques à la tente, au bagage et aux chevaux de
l'empereur.
796.
Cardame, dominateur de
Bulgarie, envoya à l'empereur les paroles suivantes : Ou paye-moi un tribut, ou
j'irai jusqu'à la porte d’or et je ravagerai en passant toute la Thrace. —
L’empereur fit envelopper dans une serviette du fumier de cheval avec les
paroles suivantes : Je t'envoie les tributs qui te conviennent. Mais comme tu
es le plus âgé de nous deux je ne veux pas que tu te fatigues, et j'irai à ta
rencontre jusqu'au fort des Marcellins ; tâche de t’y rendre de ton coté, Dieu
disposera à son gré de la victoire.
L’empereur fit venir les
troupes qui étaient de l'autre côté du détroit, et se rendit avec toutes ses
forces à Bersinicia. Cardame de son côté, vint jusque la forêt d'Abroleba, et
se cacha retenu par la crainte. L’empereur s'avança vers la forêt d'Abroleba,
et ne cessa pendant sept jours de présenter le combat à l'ennemi, et de le
harceler. Mais Cardame le refusa toujours, et se retira, dans le fond de ses
provinces.
807.
L’empereur Nicéphore fit
la guerre aux Bulgares, et vint à Andrinople ; là il apprit qu'il y avait à la
cour et dans l'armée une conspiration contre lui, c'est pourquoi il revint à
Constantinople sans avoir rien fait.
809.
Comme on envoyait au
Strymon la paye des soldats, les Bulgares firent une incursion subite et
l’enlevèrent. Ils prirent dans cette occasion plus de mille et cent livres
d’or, et tuèrent beaucoup de monde et même des généraux. Les Bulgares s'en
retournèrent avec les coffres de tous ces gens là.
Dans cette même année
Crum prince des Bulgares prit la ville de Sardique par trahison, et tua six
mille hommes tant des troupes romaines que des habitants de la ville.
Nicéphore marcha contre
lui à la troisième férie de la semaine salutaire de la passion de notre
Seigneur, mais il ne fit rien de remarquable. Les généraux qui avaient fui
précédemment, lui demandèrent pardon d'avoir été si lâches, mais il ne leur
pardonna point, et il les força par là à passer chez les ennemis. Parmi ces
généraux se trouvait le spathaire Euthumus, très habile dans l’art de
construire les machines de guerre. Cependant Nicéphore écrivit à Constantinople
qu'il avait célébré la fête de pâques dans le palais royal de Crum, en quoi il
mentait, car il n'avait pas même osé rebâtir Sardique que l'ennemi avait
abandonné, et il tâchait de persuader que c'étaient ses généraux qui l'en
avaient dissuadé ; enfin Nicéphore en fit tant que son armée se révolta, et il
fut obligé de retourner à Constantinople,
811.
Ce nouvel Achab, plus
avide de richesses que Phalaris et Midas, se prépara à marcher contre les
Bulgares avec son fils Staurace. Il sortit de la ville au mois de mai, et non
seulement il prit les troupes de la Thrace, mais encore celles des provinces
les plus éloignées. Il força aussi les plus pauvres à faire la guerre à leurs
propres frais, armés de frondes et de bâtons. Ces malheureux le dévouaient a
tous les maux lui et son armée, et c'est sous de tels présages qu'il marcha
contre les Bulgares.
Lorsque tous ces pauvres
piétons furent arrivés à Marcellas, Crum eut peur, et fit des propositions de
paix. Mais Nicéphore poussé par son mauvais génie, s'y refusa. Enfin après bien
des détours, il entra dans la Bulgarie le 20 juillet, sous l'influence
pernicieuse de la planète du chien. Souvent, il avait à la bouche les paroles.
» Qui est-ce qui ira et trompera Achab ?— Avant qu'il entrât dans la Bulgarie,
Byzantius son serviteur s'enfuit de Marcellas, et passa chez Crum, emportant
l'habit impérial et cent livres d'or, ce qui fut regardé comme un mauvais
présage.
Après trois jours de
combats légers où la fortune, semblait avoir favorisé Nicéphore, ce prince
cessa d'attribuer ses succès à Dieu, mais seulement à son fils, Staurace, et il
menaça de punir ceux qui avaient cherché à le dissuader d'entrer en Bulgarie.
Il fit mourir aussi des enfants et des animaux privés de raison et laissant
sans sépulture les corps, de ses soldats, il ne songeait qu'à ramasser des
dépouilles. Il fit fermer et sceller les chambres de Crum, comme si elles
eussent été les siennes propres, et faisait couper les oreilles et les membres
à ceux qui osaient y prendre quelque chose ; enfin il fit mettre le feu au
palais de Crum, appelé la cour. Alors Crum lui fit dire humblement : Puisque tu
as vaincu, prends ce qui te plaira, et puis va-t-en en paix. — Mais cet ennemi
de la paix la refusa encore. Alors Crum fâché fit pratiquer des enceintes de
bois à toutes les entrées du pays, semblables à des murailles. Nicéphore
l'ayant su, fut frappé comme d'un coup de foudre ; il faisait le tour de toutes
les montagnes, demandant à tout le monde ce que l'on faisait-là, et il disait
aux siens : A moins que d'être transformés en oiseaux il n'y a pas moyen que
nous échappions à ce péril.
Deux fours se passèrent ainsi,
c'est-à-dire la cinquième et la sixième fête. La nuit qui précéda le samedi
l'on entendit autour de Nicéphore et de ses soldats un bruit d’armes qui
répandit la terreur et l'anxiété ; et avant le point du four les Bulgares
attaquèrent les tentes de Nicéphore et de ses courtisans, et les taillèrent en
pièces. Là périrent les patrices Aétius Pierre, Sisinnius Triphillius, Théodose
Salibaras, Romain, général des troues orientales et une quantité de
protospathaires, de spathaires, d'excubiteurs, d'explorateurs, le drongaire de
la ronde, le duc de Thrace, enfin tant et tant d'officiers et de soldats, que
l’on peut dire avec justice que toute la gloire chrétienne fut éclipsée en ce
jour. Enfin, il n'y a point une relation de ce triste combat qui ait pu bien
représenter le deuil et les pleurs dont il fut suivi. Et tout cela est arrivé
le 23 juillet, indiction 4.
Crum fit suspendre la
tête de Nicéphore à une potence pour la faire voir ainsi aux différentes
nations qui venaient la voir. Ensuite il ôta cette tête de la potence, ensuite
il en fit ôter la chair, la fit monter en argent, et s'en servit pour boire
avec les princes slaves.
La mort de l’empereur,
consola un peu du milieu du deuil universel. Aucun de ceux qui revinrent du
combat-ne put raconter la manière dont il mourut. Mais il y a des gens qui
croient que les chrétiens eux-mêmes le tuèrent à coups de pierres. Ses
ministres efféminés avec lesquels il avait lui-même commerce, furent les uns
consumés dans l'incendie, les autres égorgés. Son fils Staurace reçut une
blessure à là partie droite des spondyles, et eut de la peine à arriver vivant
à Andrinople, où il mourut.
812.
Le 17 juin l’empereur
Michel Rhangabé marcha contre les Bulgares, et sa femme Procopia l'accompagna
jusqu'à Tzul. Crum fit le siège de la ville, qui s'étant rendue, il en
transporta les habitants dans l'intérieur de son pays avec leur évêque. Pendant
ce temps-là les troupes, de l'empereur et particulièrement les Thraces et les
Opsicos se révoltèrent contre lui. L’empereur leur parla, leur fit des présents
et les ramena à l'ordre. Alors les Bulgares rangèrent la Macédoine et la Thrace
Crum, prince des Bulgares,
envoya Dartgimar à Michel pour lui offrir les mêmes conditions qui avaient été
accordées au roi Comersius par Théodose d'Adramythe, et le patriarche Germain ;
mais il ajouta dans ta lettre : Si tu n'acceptes pas la paix, tu seras cause
que j'assiégerai Mésembrie. L'empereur, suivant le conseil des méchants, refusa
la paix, car il ne voulait point rendre les transfuges, conduit en cela par une
fausse pitié qui aurait dû céder à l'intérêt commun. Mais au lieu de cela, il
répondit par les paroles de l'évangile : Je ne rejetterai point celui qui sera
venu chez moi.
Sur la fin du mois
d’octobre Crum conduisit son armée à Mésembrie et menant avec lui des machines
propres aux sièges, qu'il avait eues de la manière suivante. L’empereur
Nicéphore avait fait baptiser, et reçu dans la milice un Arabe très versé dans
la mécanique. Cet homme resta quelque temps à Andrinople, mais ne recevant
point les récompenses qu'on lui avait promises, il s'en plaignit et reçut
encore des coups. Alors il s'enfuit chez les Bulgares, et c'est au moyen des
machines de cet homme que Crum s'empara de la ville avant la fin du mois.
Au mois de novembre
l'empereur fit venir le patriarche, et lui demanda conseil sur ce qu'il y avait
à faire. Les métropolites de Cyzique et de Nicée y étaient présents avec un
assez bon nombre de mauvais conseillers. Le patriarche et tes métropolites
étaient pour la paix, mais les Conseillers avec Théodore préfets des études,
disaient que l'on ne pouvait pas faire une paix contraire au commandement de
Dieu qui dit : Je ne rejetterai point celui qui sera venu chez moi
Le quatre d’août on avait
vu une comète, qui avait la forme de deux lunes jointes ensemble, qui ensuite
se séparèrent, et prirent la forme d'un homme sans tête. Le lendemain vint la
nouvelle de la prise de Mésembrie, qui frappa d'une terreur, générale, parce
que l'on s’attendait à de plus grands maux dans l'avenir. Les Bulgares prirent
dans cette ville une quantité de choses utiles, entre autres trente six siphons
d'airain du liquide en quantité qu'on lançait avec ces siphon, enfin une grande
quantité d’or et d’argent.
815.
Au mois de février deux
chrétiens échappés de Bulgarie, vinrent annoncer que Crum allait dévaster la
Thrace. Ce prince parut en effet, mais Dieu permit qu’il retournât chez lui
sans avoir rien entrepris. L'empereur alla à Andrinople, y disposa toutes
choses, et puis revint très content à Constantinople.
Mésembrie étant prise,
l'empereur continuant à refuser la paix, rassembla les troupes de toutes les
provinces, et les fit marcher en Thrace, ce qui déplut beaucoup aux
Cappadociens et aux Arméniens, et ils injuriaient l'empereur, tandis qu'il les
conduisait hors de la ville.
Le quatre de mai il y eut
une éclipse de soleil au moment où cet astre entrait dans le signe du Taureau ;
ce qui remplit les soldats de terreur. L'empereur se promena en Thrace, mais il
n'osa ni attaquer Mésembrie, ni rien entreprendre contre Crum ; et ses
conseillers qui étaient tout-à-fait ignorants dans l'art de la guerre, ne
cessaient de l'assurer que les Bulgares allaient immédiatement rentrer dans
leur propre pays. Au reste, ces troupes de provinces qui manquaient des choses
les plus nécessaires, firent autant de mal aux habitants que les Bulgares
eux-mêmes.
Au commencement de juin,
Crum, prince des Bulgares, marcha contre les Romains, et vint camper à
Bersinitia à treize pierres du camp de l'empereur. Alors le patrice Léon, chef
des Orientaux, et le patrice Jean Aplaces, duc de Macédoine, voulurent attaquer
les Bulgares, mais ils en furent empêchés par les méchants conseillers de
l’empereur.
Le 22 de Juin il y eut un
combat près d'Andrinople où les chrétiens se conduisirent très mal ;
quelques-uns s'enfuirent avant le premier choc, en sorte que Crum, surpris,
crut d'abord qu'on lui tendait quelque embûche, et empêcha qu'on ne poursuivît
les fuyards ; mais lorsqu'il vit que c'était sérieusement que l'on fuyait
ainsi, il se mit lui-même à la poursuite, et fit un carnage affreux. Pendant ce
temps-là, l'empereur fuyait aussi, maudissant ses soldats et ses généraux, et
promettant d'abdiquer l’empire. Alors les troupes offrirent la couronne à Léon
l’Arménien qui refusa d'abord, mais accepta ensuite, et fut salué empereur le
11 juillet à la sixième férie, et couronné par le patriarche Nicéphore dans la
grande église de Constantinople.
Cependant Crum, ce
nouveau Sennachérib, laissant à son frère le soin de faire, le siège
d'Andrinople, arriva devant Constantinople six jours après le couronnement de
Léon, et montrant fastueusement son armée, il vint des Blachernes jusqu'à la
porte d'or où il fit un sacrifice diabolique selon le rite de sa religion, sur
le pré qui est attenant à cette porte. Puis il demanda à l'empereur la
permission de planter sa lance dans la porte, ce qui lui ayant été refusé, il
retourna à sa tente. Ses troupes ayant vu les formidables murailles de la ville
et l'armée qui les défendait, désespérèrent du sucées d'un siège, ce qui
l'engagea à faire de nouveau des propositions de paix.
Léon tint conseil avec
les siens, et fit dire à Crum que s'il voulait s'avancer sur les bords de la
mer avec un petit nombre de gens désarmés, il viendrait de son côté, sur un
vaisseau, avec un pareil nombre de gens. Ensuite il fit placer pendant la nuit
trois hommes dans la maison de Gallas aux Blachernes, et leur donna pour consigne,
de donner un certain signal, d'après lequel des gens cachés dans une certaine
embuscade devaient attaquer Crum à l’improviste.
Le lendemain, les
Bulgares étant vers l'église des saints Anargyres, Crum s'approcha de la mer
avec trois des siens, savoir son logothète, Constantin Patzici qui avait fui en
Bulgarie quelques années auparavant, et un fils que celui-ci avait de la sœur
de Crum. Ces quatre hommes désarmés s'approchèrent du rivage, précisément à
l'endroit où était cachée l'embuscade. Ceux qui devaient parler à Crum vinrent
en bateau, et descendirent sur le rivage. Crum descendit de cheval, et s'assit
à terre, et le fils de Constantin tenait la bride de son cheval.
Tandis qu'ils parlaient,
un certain Exabale donna un signal en se découvrant la tête avec la main. Crum
aperçut ce signal et sauta sur son cheval. Alors le peuple qui était sur les
murailles, se mit à crier : La croix a vaincu, Crum prend la fuite. Ceux qui
étaient cachés dans les maisons crurent l'avoir blessé, mais il revint chez les
siens sain et sauf. Les trois autres tombèrent entre les mains des gens de la
barque. Le logothète fut tué sur le champ ; Constantin et son fils furent pris
vivants.
Crum, fort en colère de
cette trahison, commença dès le lendemain à tout dévaster ; d'abord il brûla
les belles églises que Nicéphore, Irène et Michel avaient bâties de l'autre
côté du port ; puis tous les palais, monastères et faubourgs qui sont de ce
côté-là. Ensuite ils allèrent à St. Mamante, et brûlèrent le palais, brisèrent
les colonies, enlevèrent la masse de plomb et les statues qui environnent le
port, égorgèrent les captifs et jusques aux bestiaux. Ensuite ils parcoururent
aussi les bords du détroit, brûlèrent tout ce qui appartenait à la marine, et
enlevèrent un butin prodigieux. Ensuite ils brûlèrent tout ce qui est entre la
porte d'or et Rigion. Puis ils allèrent à Athyra, et renversèrent le beau pont
qui y était ; puis ils brûlèrent Sélymbrie et Daone ; ensuite ils vinrent à
Héraclée, et n'ayant pas pu entrer dans cette ville, ils brûlèrent les maisons
qui sont près de la mer.
Ensuite ils vinrent à
Rhodosto, et démolirent ce bourg, brûlèrent les églises, et enlevèrent les
habitants ; puis ils vinrent à Panium, mais comme cette ville était fortifiée
et munie d'une bonne garnison, ils se contentèrent d'en détruire les faubourgs
; puis ils allèrent à Aspron qui est aussi un bourg, et chemin faisant ils
détruisirent tout ; enfin ils entrèrent dans les montagnes de Ganos, où une
quantité de petit peuple s’était cachée avec le bétail, et ils emmenèrent tout
cela en Bulgarie. Ensuite ils allèrent à Hexamyle, à Abydos, et tournèrent vers
l’Ebre, brûlant et dévastant tout jusqu’à Andrinople.
Alors ils mirent le siège
devant Andrinople, et, comme les habitants n'avaient aucune espérance de recevoir
du secours, ils se rendirent. Les Bulgares les enlevèrent avec tous leurs
biens, et les menèrent en Bulgarie de l'autre côté de l’Ister. Pendant tout ce
temps-là Léon ne sortit point de la ville où il exerçait un pouvoir tyrannique.
[1] Ce
fleuve Artanas est dans la Bithynie, et tombe dans l'Euxin, Nicéphore dit que
ces Slaves étaient au nombre de deux-cents et nuit mille. L'on ne sait
absolument pas ce que devint ensuite cette colonie.
[2] A
sa mort Léon IV le Khazar fut proclamé basileus.
[3] Les
Arabes du futur calife Haroun atteignirent Chrysopolis sur le Bosphore; Irène
signa avec lui une trêve de 3 ans
[4] Depuis
cette époque il ne fut plus guère question des Slaves du Péloponnèse, si ce
s'est encore des Milengiens et Exerites qui habitaient le cap Mallé prêt de
Naples de Malvasie; ils tentèrent une fois de se révolter, et furent réprimés.
[5] Constantin VI, basileus après avoir fait abdiquer Irène.
SOURCE : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/theophane/chronographie.htm
Athonite Icon of Saint Theophanes the Confessor of Megalos Agros
https://www.johnsanidopoulos.com/2018/03/saint-theophanes-confessor-of-sigriane.html
Saint Theophanes
the Chronographer
Also
known as
Theophanus the Chronicler
Theophanus the Confessor
Theophanus of Isaurius
Teofane…
12
March (Roman calendar)
25
March (Orthodox calendar)
Profile
Educated at
the Byzantine
imperial court. Married layman.
Both he and his wife entered religious
life. Founded two monasteries. Abbot at
Mount Migniana abbey. Wrote a Chronography,
a sort of abstract of history from 284 to 813. Arrested, tortured,
and exiled to
Samothrace by Leo the Armenian for opposing iconoclasm.
Born
12
March 817 of
natural causes
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
images
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
MLA
Citation
‘Saint Theophanes the
Chronographer‘. CatholicSaints.Info. 11 March 2023. Web. 14 March 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-theophanes-the-chronographer/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-theophanes-the-chronographer/
(Saint)
(March
12) (9th
century) The Abbot of
a monastery in Asia
Minor, distinguished for his eloquence and learning. He supported
strenuously the Orthodox belief against the Iconoclasts at
the Second Council of Nicaea (A.D. 787). Banished by
the heretic Emperor
Leo the Armenian, he died in exile,
A.D. 818.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Theophanes”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
8 March 2017. Web. 15 March 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-theophanes/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-theophanes/
Theophanes the
Chronicler, Abbot (RM)
(also known as Theophanes
of Mt. Sigriana)
Born in Constantinople;
died in Samothrace, March 12, 818. Saint Theophanes went from possessing great
wealth in his youth to great poverty. While he was still quite young, his
father died and left him a huge fortune. He was raised in the court of Emperor
Constantine V, married, but by mutual consent, he and his wife separated so
that she could become a nun and he a monk. Theophanes built monasteries on
Mount Sigriana and on the island of Kalonymos; after six years at the latter,
he became abbot of Mount Sigriana. He attended the Council of Nicaea in 787 and
when he supported the decrees of the council approving the veneration of sacred
images, he came into conflict with Emperor Leo the Armenian, who supported
iconoclasm. When Theophanes refused to accede to the emperor's demands, he was
scourged, imprisoned for two years, and then banished to Samothrace, where he
died in exile soon after his arrival from the injuries he received in prison.
He has the appellation "the Chronicler" because he wrote a history
covering the years 284-813 entitled Chronographia (Delaney, Encyclopedia).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0312.shtml
St. Theophanes
Feastday: March 12
Birth: 758
Death: 818
St. Theophanes Abbot and Confessor
MARCH 12 A.D. 818
His father, who was
governor of the isles of the Archipelago, died when he was only three years
old, and left him heir to a very great estate, under the guardianship of the
Iconoclast emperor, Constantine Copronymus. Amidst the dangers of such an
education, a faithful pious servant instilled into his tender mind the
most generous sentiments of virtue and
religion. Being arrived at man's estate, he was compelled by his friends to
take a wife; but on the day of his marriage, he spoke in so moving a manner to
his consort on the shortness and uncertainty of this life, that they made a
mutual vow of perpetual chastity. She afterwards became a nun, and he for his
part built two monasteries in Mysia one of which, called Megal-Agre, near the
Propontis, he governed himself. He lived, as it were, dead to the world and the
flesh, in the greatest purity of life, and in the exercises of continual mortification and
prayer. In 787, he assisted at the second council of Nice, where all admired to
see one, whom they had formerly known in so much worldly grandeur, now so
meanly clad, so modest, and so full of self-contempt as he appeared to be. He
never laid aside his hair shirt; his bed was a mat, and his pillow a stone; his
sustenance was hard coarse bread and water. At fifty years of age, he began to
be grievously afflicted with the stone and nephritic colic; but bore with
cheerfulness the most excruciating pains of his distemper. The emperor Leo, the
Armenian, in 814, renewed the persecution against
the church, and abolished the use of holy images, which had been restored under
Constantine and Irene. Knowing the great reputation and authority of Theophanes,
he endeavored to gain him by civilities and crafty letters. The saint
discovered the hook concealed under his alluring baits, which did not, however,
hinder him from obeying the emperor's summons to Constantinople, though at
that time under
a violent: fit of the stone; which distemper, for the remaining part of his
life, allowed him very short intervals of ease. The emperor sent him this
message. "From your mild and obliging disposition, I flatter myself you
are come to confirm my sentiments on the point in question with your suffrage,
it your readiest way for obtaining my favor, and with that the greatest riches
and honors for yourself, your monastery, and relations, which it is in the
power of an emperor to bestow. But if you refuse to comply with my desires in
this affair, you will incur
my highest displeasure, and draw misery and disgrace on yourself and
friends." The holy man returned
for answer: "Being now far advanced in years, and much broken with pains
and infirmities, I have neither relish nor inclination for any of these things
which I despised for Christ's sake in my youth, when I was in a condition to
enjoy the world. As to my monastery and my friends, I recommend them to God. If
you think to frighten me into a compliance by your threats, as a child is awed
by the rod, you only lose your labor. For though unable to walk, and subject to
many other corporeal infirmities, I trust in Christ that he will enable
me to undergo, in defense of his cause, the sharpest tortures you can inflict
on my weak body." The emperor employed several persons to endeavor to
overcome his resolution, but in vain: so seeing himself vanquished by his
constancy, he confined him two years in a close stinking dungeon, where he
suffered much from his distemper and want of necessaries. He was also cruelly
scourged. having received three hundred stripes. In 818, he was removed out of
his dungeon, and banished into the isle of Samothracia, where he died in
seventeen days after his arrival, on the 12th of March. His relics were
honored by many miraculous cures.
He has left us his Chronographia, or short history from the year 824, the first
of Dioclesian, where George Syncellus left off, to the year 813. His
imprisonment did not allow him leisure to polish the style.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=815
St. Theophanes
Chronicler, born at Constantinople, about 758; died in Samothracia,
probably 12 March, 817, on which day he is commemorated in
the Roman Martyrology. He was the son of Isaac, imperial
governor of the islands of the White Sea, and of Theodora, of whose family nothing
is known.
After the early death of his parents he
came to the Court of Constantine Copronymus. He
was married at the age of twelve, but induced his wife to lead a life
of virginity, and in 799, after the death of his father-in-law, they
separated with mutual consent to embrace
the religious state, she choosing a convent on
an island near Constantinople, while he entered the monastery called Polychronius in
the district of Sigriano near Cyzicus. Later he built a monastery on
his own lands on the island of Calonymus (now Calomio). After six years he
returned to Sigriano, founded an abbey known by
the name "of the great acre", and governed it as abbot.
As such he was present at the second
General Council of Nicaea, 787, and signed its decrees in defense
of the sacred images. When the emperor Leo the Armenian again
began his iconoclastic warfare,
he ordered Theophanes to be brought to Constantinople and tried in
vain to induce him to condemn what had been sanctioned by
the council. Theophanes was cast into prison and
for two years suffered cruel treatment; he was then banished
to Samothracia, where, overwhelmed with afflictions, he lived only
seventeen days and wrought many miracles after
death.
At the urgent request of
his friend George
Syncellus (d. 810), Theophanes undertook the continuation of his
chronicle, during the years 810-15 (P.G., CVIII, 55). He treated of the time
from the year 284-813, and made use of material already prepared by Syncellus,
probably also the extracts from the works of Socrates, Sozomenus,
and Theodoret, made by Theodore
Lector, and the city chronicle of Constantinople. The work consists of
two parts, the first giving the history, arranged according to years, the
other containing chronological tables, full of inaccuracies, and
therefore of little value. It seems that Theophanes had only prepared the
tables, leaving vacant spaces for the proper dates, but that
these had been filled out by someone else (Hurter,
"Nomencl." I, Innsbruck, 1903, 735). The first part, though lacking
in historical precision and criticism, which could scarcely be
expected from a man of such ascetical disposition, greatly surpasses
the majority of Byzantine chronicles (Krumbacher, "Gesch. der
byz. Litt., 1897, 342). The chronicle was edited at Paris in
1655 by Goar; again at Venice in
1729 with annotations and corrections by Combefis.
A Latin version was made by Anastasius Bibliothecarius, and
both were ably edited by de Boor (Leipzig, 1883).
Mershman,
Francis. "St. Theophanes." The Catholic
Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton
Company, 1912. 12 Mar. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/14623a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Michael C. Tinkler.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2023 by Kevin Knight.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14623a.htm
St. Theophanes, Abbot and Confessor
HIS father, who was governor of the isles
of the Archipelago, died when he was only three years old, and left him heir to
a very great estate, under the guardianship of the Iconoclast emperor,
Constantine Copronymus. Amidst the dangers of such an education, a faithful
pious servant instilled into his tender mind the most generous sentiments of
virtue and religion. Being arrived at man’s estate, he was compelled by his
friends to take a wife; but on the day of his marriage, he spoke in so moving a
manner to his consort on the shortness and uncertainty of this life, that they
made a mutual vow of perpetual chastity. She afterwards became a nun, and he
for his part built two monasteries in Mysia; one of which, called Megal-Agre,
near the Propontis, he governed himself. He lived, as it were, dead to the
world and the flesh, in the greatest purity of life, and in the exercises of
continual mortification and prayer. In 787, he assisted at the second council
of Nice, where all admired to see one, whom they had formerly known in so much
worldly grandeur, now so meanly clad, so modest, and so full of self-contempt
as he appeared to be. He never laid aside his hair shirt; his bed was a mat,
and his pillow a stone; his sustenance was hard coarse bread and water. At
fifty years of age, he began to be grievously afflicted with the stone and
nephritic colic; but bore with cheerfulness the most excruciating pains of his
distemper. The emperor.Leo, the Armenian, in 814, renewed the persecution
against the church, and abolished the use of holy images, which had been
restored under Constantine and Irene. Knowing the great reputation and
authority of Theophanes, he endeavoured to gain him by civilities and crafty
letters. The saint discovered the hook concealed under his alluring baits,
which did not, however, hinder him from obeying the emperor’s summons to
Constantinople, though at that time under a violent fit of the stone; which
distemper, for the remaining part of his life, allowed him very short intervals
of ease. The emperor sent him this message: “From your mild and obliging
disposition, I flatter myself you are come to confirm my sentiments on the
point in question with your suffrage. It is your readiest way for obtaining my
favour, and with that the greatest riches and honours for yourself, your
monastery, and relations, which it is in the power of an emperor to bestow. But
if you refuse to comply with my desires in this affair, you will incur my
highest displeasure, and draw misery and disgrace on yourself and friends.” The
holy man returned for answer: “Being now far advanced in years, and much broken
with pains and infirmities, I have neither relish nor inclination for any of
these things which I despised for Christ’s sake in my youth, when I was in a
condition to enjoy the world. As to my monastery and friends, I recommend them
to God. If you think to frighten me into a compliance by your threats as a
child is awed by the rod, you only lose your labour. For though unable to walk,
and subject to many other corporal infirmities, I trust in Christ that he will
enable me to undergo, in defence of his cause, the sharpest tortures you can
inflict on my weak body.” The emperor employed several persons to endeavour to
overcome his resolution, but in vain: so seeing himself vanquished by his
constancy, he confined him two years in a close stinking dungeon, where he
suffered much from his distemper and want of necessaries. He was also cruelly
scourged, having received three hundred stripes. In 818, he was removed out of
his dungeon, and banished into the isle of Samothracia, where he died in
seventeen days after his arrival, on the 12th of March. His relics were
honoured by many miraculous cures. He has left us his Chronographia, or short
history from the year 284, the first of Dioclesian, where George Syncellus left
off, to the year 813. 1 His
imprisonment did not allow him leisure to polish the style. See his
contemporary life, and the notes of Goar and Combefis, two learned Dominicans,
on his works, printed at Paris, in 1655
Note
1. George Syncellus, (i. e. secretary to
the patriarch St. Tarasius,) a holy monk, and zealous defender of holy images,
was a close friend of Saint Theophanes, and died about the year 800. In his
chronicle are preserved excellent fragments of Manetho, the Egyptian, of Julius
Africanus, Eusebius, &c. [back]
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume III: March. The Lives of the Saints. 1866.
Venerable Theophanes the
Confessor of Sigriane
Commemorated on March 12
Saint Theophanes the
Confessor was born in 759 at Constantinople into a pious and renowned family.
His father was a relative of the Byzantine emperor Leo the Isaurian (717-741).
Three years after Theophanes was born, his father died, leaving his family
under the care of the emperor himself.
Theophanes grew up at the
court and became a dignitary under the emperor Leo IV the Khazar (775-780). His
position obliged him to enter into marriage, but he persuaded his bride to live
with him in virginity.
After the death of his
parents, Theophanes and his wife visited monasteries in the Sygrian district
(Asia Minor). Theophanes met the Elder Gregory Stratitios, who predicted to
Theophanes’ wife that her husband would earn the crown of martyrdom.
Later the wife of
Theophanes was tonsured a nun in one of the monasteries in Bithynia, and
Theophanes went to a monastery in the Cyzicus region. With the blessing of his
Elder, Theophanes founded the Kalonymon monastery on an island in the Sea of
Marmara and secluded himself in his cell, transcribing books. Theophanes
attained a high degree of skill in this occupation.
Later, Saint Theophanes
founded another monastery in Sygria, at a place called the “Big Settlement”,
and became its igumen. He participated in all the work of the monastery, and
was an example to all in his love for work and ascetical effort. He received
from the Lord the gift of wonderworking, healing the sick, and casting out
demons.
The Seventh Ecumenical
Council met in Nicea in 787, which condemned the heresy of Iconoclasm. Saint
Theophanes was also invited to the Council. He arrived dressed in his tattered
garments, but he revealed his wisdom in affirming the veneration of the holy
icons.
At the age of fifty,
Saint Theophanes fell grievously ill and he suffered terribly until the day he
died. Even on his deathbed, the saint continued to work. He wrote his
CHRONOGRAPHIA, a history of the Christian Church covering the years 285-813.
This work has remained an invaluable source for the history of the Church.
During the reign of the
emperor Leo the Armenian (813-820), when the saint was advanced in age, the
Iconoclast heresy returned. They demanded that Saint Theophanes accept the
heresy, but he firmly refused and was locked up in prison. His “Big Settlement”
monastery was put to the torch. The holy confessor died in 818 after
twenty-three days in prison.
After the death of the
impious emperor Leo the Armenian, the “Big Settlement” monastery was restored
and the relics of the holy confessor were transferred there.
SOURCE : https://www.oca.org/saints/lives/2008/03/12/100787-venerable-theophanes-the-confessor-of-sigriane
Venerable Theophanes the
Confessor of Sigriane
Commemorated on March 12
Saint Theophanes the
Confessor was born in 759 at Constantinople into a pious and renowned family.
His father was a relative of the Byzantine emperor Leo the Isaurian (717-741).
Three years after Theophanes was born, his father died, leaving his family
under the care of the emperor himself.
Theophanes grew up at the
court and became a dignitary under the emperor Leo IV the Khazar (775-780). His
position obliged him to enter into marriage, but he persuaded his bride to live
with him in virginity.
After the death of his
parents, Theophanes and his wife visited monasteries in the Sygrian district
(Asia Minor), Theophanes met the Elder Gregory Stratitios, who predicted to
Theophanes’ wife that her husband would earn the crown of martyrdom.
Later the wife of
Theophanes was tonsured a nun in one of the monasteries in Bithynia, and
Theophanes went to a monastery in the Cyzicus region. With the blessing of his
Elder, Theophanes founded the Kalonymon monastery on an island in the Sea of
Marmara and secluded himself in his cell, transcribing books. Theophanes
attained a high degree of skill in this occupation.
Later, Saint Theophanes
founded another monastery in Sygria, at a place called the “Big Settlement”,
and became its igumen. He participated in all the work of the monastery, and
was an example to all in his love for work and ascetical effort. He received
from the Lord the gift of wonderworking, healing the sick, and casting out
demons.
The Seventh Ecumenical
Council met in Nicea in 787, which condemned the heresy of Iconoclasm. Saint
Theophanes was also invited to the Council. He arrived dressed in his tattered
garments, but he revealed his wisdom in affirming the veneration of the holy
icons.
At the age of fifty,
Saint Theophanes fell grievously ill and he suffered terribly until the day he
died. Even on his deathbed, the saint continued to work. He wrote his
CHRONOGRAPHIA, a history of the Christian Church covering the years 285-813.
This work has remained an invaluable source for the history of the Church.
During the reign of the
emperor Leo the Armenian (813-820), when the saint was advanced in age, the
Iconoclast heresy returned. They demanded that Saint Theophanes accept the
heresy, but he firmly refused and was locked up in prison. His “Big Settlement”
monastery was put to the torch. The holy confessor died in 818 after
twenty-three days in prison.
After the death of the
impious emperor Leo the Armenian, the “Big Settlement” monastery was restored
and the relics of the holy confessor were transferred there.
Troparion — Tone 8
By a flood of tears you
made the desert fertile / And by your longing for God you brought forth fruits
in abundance. / By the radiance of miracles you illuminated the whole universe.
/ O our holy Father Theophanes, pray to Christ our God to save our souls.
The Orthodox Church in America
9 марта 2017 г.
SOURCE : https://pravoslavie.ru/101714.html
San Teofane Martire
m. Samotracia, 12 marzo
817
Difensore delle immagini
sacre, morì di privazioni in Bitinia, in Turchia, dove era stato deportato
dall'imperatore iconoclasta Leone l'Armeno.
Emblema: Palma
Martirologio Romano: A
Sigriana in Bitinia nel monastero di Campogrande, nell’odierna Turchia,
deposizione di san Teofane, detto il Cronografo, che, da ricchissimo fattosi
povero monaco, in quanto cultore delle sacre immagini fu tenuto in carcere per
due anni dall’imperatore Leone l’Armeno e poi deportato a Samotracia, dove morì
di stenti.
San Teofane potrebbe essere considerato come uno dei non pochi esempi di santità votata alla preghiera e nello stesso tempo conquistatrice della preghiera. In effetti niente potè arrestare il suo desiderio di abbracciare nella vita monastica preghiera e silenzio. Né la ricchezza familiare ereditata, né il fidanzamento imposto e sublimato, né il matrimonio; neppure le lusinghe della politica e il non breve addestramento militare.
A un certo momento della vita ottenne l'ordinazione sacerdotale e da allora vagò "nel silenzio" della terraferma e delle isole greche, spesso rifiutando le proposte di direzione delle comunità monastiche che lo accettavano o che egli stesso andava fondando. E' vero: gli rimase tempo di essere anche generoso coi fratelli. In effetti tutta la sua cospicua fortuna ereditata venne assai rapidamente distribuita ai poveri.
La commemorazione liturgica di S. Teofane ricorre il 12 marzo: nello stesso giorno dell'817 egli infatti morì nell'isola Samotracia dell'Egeo dove era stato esiliato quale conseguenza del suo costante rifiuto dell'iconoclastia. Egli sempre infatti, coerente col suo grande bisogno di preghiera e di contemplazione, difese il culto delle immagini anche contro imperatore e qualche patriarca che andarono scatenando, particolarmente in quei tempi, varie ondate iconoclastiche.
Come è noto Samotracia è famosa nella storia della scultura per un'opera "eterna" oggi esposta al Louvre: la "Vittoria alata". Ecco: proprio in quell'isola Teofane tagliò l'ultimo traguardo della sua vita vittorioso sulle ali della preghiera.
Autore: Mario Benatti
