Bienheureux István Sándor
Religieux salésien
hongrois martyr (+ 1953)
István Sándor
(1914-1953), religieux salésien hongrois, a été déclaré vénérable et martyr le
27 mars 2013 par le pape François; Stefan
Sandor, laïc hongrois profès de la Société de Saint François de sales, tué en
haine de la foi en 1953.
Sa béatification a été
célébrée le 19 octobre 2013 à Budapest par le cardinal Angelo Amato.
Il est entré dans la
Société de Saint-François-de-Sales, dite la Congrégation des Salésiens de Don
Bosco. Sándor est mort martyr le 8 juin 1953 à Budapest. Il a été condamné à
mort par pendaison.
Né le 13 mai 1914 à
Szolnok, en Hongrie, en 1936, après ses études, il devient typographe pour les
Salésiens et, à l'âge de 25 ans, il demande à entrer dans l'ordre salésien et
entre au noviciat. Il l'interrompt pour son service militaire et a une conduite
courageuse pendant la guerre et reçoit la Croix de Fer. En 1950 lorsque les
ordres sont démantelés et les moines déplacés, il reste pour aider les jeunes
et sacrifie sa vie. Après un long, tortueux et difficile parcours, les
tribunaux militaires de la République populaire de Hongrie le condamnent à la
pendaison, pour complot contre la démocratie et trahison.
Remarque: dans les noms
hongrois le nom de famille précède le prénom, István Sándor est donc souvent
mentionné comme Sándor István.
A voir:
- Etienne
Sandor, salésien coadjuteur, béatifié - Don Bosco aujourd'hui
- Stéfan
Sándor, un don pour toute la Famille Salésienne - Agence info
Salésienne
- site de la conférence
épiscopale hongroise (en hongrois)
. béatification
de Sándor István
“Un don de sainteté pour
l’Eglise hongroise et universelle et pour nous tous: et pour nos jeunes un
modèle à contempler à genoux”.
Mère Yvonne Reungoat,
Supérieure Générale des Filles de Marie Auxiliatrice (FMA)
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12788/Bienheureux-Istvan-Sandor.html
Bx Étienne (István) Sandor
Coadjuteur s.d.b. et
martyr
Étienne (István) Sandor,
naît le 26 novembre 1914, aîné de trois garçons, à Szolnok, en Hongrie,
d’Étienne et Marie Fekete. Son enfance est marquée par un fort engagement
catholique. Comme Dominique Savio, il s'occupe des autres jeunes. Il fréquente
une paroisse franciscaine où il trouve son accompagnateur spirituel.
Les franciscains
conseillent à sa famille de l'envoyer dans un institut salésien à Ràkospalota,
où il peine dans les études qu'il finit en 1928. De retour chez lui, il
approfondit la spiritualité salésienne dans le « Bulletin Salésien ».
Il y reconnait un appel à la vie religieuse, mais sa demande d'entrée en
noviciat est refusée en 1932 faute d'accord parental (il est encore mineur
malgré ses 18 ans).
Les franciscains
continuent à accompagner Étienne et l'encourage dans sa vocation salésienne. A
sa majorité, il écrit une nouvelle demande, insistant sur l'importance du
travail. Est-ce pour cela qu'il choisit d'être salésien coadjuteur ou pour son
faible niveau scolaire ? Durant son pré-noviciat, il travaille comme
aide-typographe puis imprimeur dans la maison d'édition Don Bosco, qui était
renommée en Hongrie et l'est encore.
Il entre au noviciat le 1er avril 1938, mais l'interrompt pour faire son service militaire qu'il termine l'année suivante. Il fait sa première profession comme coadjuteur salésien le 8 septembre 1940. Dans ses lettres, on trouve une joie immense et un grand enthousiasme pour cette vie.
À Ràkospalota, il s'occupe avec beaucoup d'attention de la typographie, de l'animation pastorale et de l'oratoire. Il prend en charge et fait grandir aussi le groupe de la "JOC" (Jeunesse Ouvrière Catholique).
La Hongrie entre en guerre en juin 1941 : Étienne y est télégraphiste
jusqu'en 1944. Il ne cache pas sa profession religieuse à ses camarades qu'il
encourage à prier. Il se battra sur le front Russe et sera fait prisonnier de
guerre en Allemagne par les américains. Son comportement exemplaire lui vaudra
"le mérite de la Croix de guerre". Dans les lettres qu'il écrit aux
salésiens à cette période, on trouve une grande préoccupation pour sa formation
et pour son chemin de foi.
À la fin de la guerre, la Hongrie est occupée par les soviétiques. Commence alors pour les salésiens, une période de grandes souffrances. Tout est réquisitionné jusqu'aux matelas... La presse catholique est interdite et les imprimeries sont réquisitionnées. Les écoles sont fermées, les associations catholiques dissoutes.
Étienne continue secrètement à suivre les groupes de jeunes. Ils changent de
lieux régulièrement ou se rencontrent la nuit. En 1950 le gouvernement déclare
la suppression des ordres religieux. Commencent alors les déportations dans des
camps de concentration. Les salésiens sont aussi dispersés et doivent chercher
du travail hors des villes pour survivre. Ils ne peuvent pas correspondre entre
eux. Le provincial est condamné à 33 ans de prison.
Étienne est contraint de
retourner en famille et travaille dans une imprimerie. Reconnaissant en lui des
dons d'éducateur, l'administration l'appelle pour s'occuper d'orphelins.
Étienne continue à être un éducateur chrétien malgré les très grands dangers.
Certains de ces orphelins seront choisis pour former un corps spécial de la
police communiste mais ils resteront fidèles malgré tout à Étienne.
En 1951, se sachant
suspecté par la police, change de nom, de domicile et de travail. Mais il
continue son apostolat auprès des jeunes. Ses confrères préparent sa fuite du
pays, mais il choisit de rester. Il partage un appartement avec Daniel Tibor,
un jeune confrère. La concierge nourrit alors des soupçons lorsqu'elle voit arriver
de nombreux courriers de jeunes. Elle ouvre les lettres et en transmet ensuite
le contenu à la police.
En 1952, il s'oppose à
l'ouverture d'un bar nommé « l'auberge de l'enfer » en recouvrant, une nuit,
l'enseigne de bitume. Mais l'enquête et la torture feront avouer aux jeunes le
nom du groupe. Malgré une nouvelle offre des salésiens de fuir, il choisi de
rester objectant que les jeunes sont en danger.
Étienne est arrêté le 28 juillet. Daniel également arrêté et torturé mourra quelques jours plus tard. Le 28 octobre 1952 se déroule le procès truqué contre 9 jeunes de la police spéciale, 5 salésiens, un étudiant et une étudiante. Le verdict : István Sandor et trois jeunes sont condamnés à mort au motif de « complot contre la démocratie et trahison ». Durant son emprisonnement, ses compagnons survivants diront qu'il cherchait à redonner courage à tous et partageait le peu de nourriture qu'il avait.
Le 8 juin 1953 il est pendu et son corps est jeté dans une fosse commune.
Étienne (István) Sandor a été béatifié le 19 octobre 2013 sur la place devant la cathédrale de saint Étienne à Budapest. La cérémonie a été présidée par le card. Péter Erdo, Archevêque de Esztergom-Budapest et Primat de Hongrie et par le représentant du pape François, card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation des causes des Saints.
Sources principales : don-bosco.net ; zenit.org/fr (« Rév. x gpm »).
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Hongrie : bienheureux
Etienne Sandor, salésien, victime du communisme
Au service des jeunes
20 octobre 2013RedactionÉcriture
Sainte, théologie
La Hongrie a un nouveau
bienheureux depuis hier, 19 octobre : Etienne Sandor, frère salésien,
béatifié à Budapest.
Le pape a salué en lui,
après l’angélus de ce 20 octobre, place Saint-Pierre, son service
« exemplaire » auprès des jeunes du patronage et pour leur formation
professionnelle.
« Lorsque le régime
communiste a fermé toutes les oeuvres catholiques, a expliqué le pape, il a
affronté les persécutions avec courage et il a été tué, à 39 ans. Nous nous
unissons à l’action de grâce de la famille salésienne et de l’Eglise
hongroise. »
Le site francophone
« Don
Bosco aujourd’hui » résume ainsi la biographie du nouveau bienheureux:
Etienne Sandor, est né le
26 octobre 1914, aîné de trois garçons, en Hongrie. Son enfance est marquée par
un fort engagement catholique. Comme Dominique Savio, il s’occupe des
autres jeunes. Il fréquente une paroisse franciscaine où il trouve son accompagnateur
spirituel.
Les franciscains
conseillent à sa famille de l’envoyer dans un institut salésien à Ràkospalota,
où il peine dans les études qu’il finit en 1928. De retour chez lui, il
approfondit la spiritualité salésienne dans le « Bulletin Salésien ».
Il y reconnait un appel à la vie religieuse, mais sa demande d’entrée en
noviciat est réfusée en 1932 faute d’accord parental (il est encore mineur
malgré ses 18 ans).
Les Franciscains
continuent à accompagner Etienne et l’encouragent dans sa vocation salésienne.
A sa majorité, il écrit une nouvelle demande, insistant sur l’importance du
travail. Durant son pré-noviciat, il travaille comme aide-typographe puis
imprimeur dans la maison d’édition Don Bosco, qui était renommée en Hongrie et
l’est encore.
La vocation de frère
coadjuteur
Dans la congrégation
fondée par St Jean Bosco, deux vocations sont offertes au candidat à la vie
religieuse : salésien prêtre ou salésien coadjuteur. Historiquement, Don
Bosco a toujours voulu que des laïcs s’engagent auprès de jeunes dans leur
éducation ; mais aussi parce que « les prêtres ne peuvent pas tout
faire ».
Rossi Joseph di Matteo
sera le premier salésien coadjuteur admis par Don Bosco deux mois après la
fondation de la congrégation. Si le prêtre a en charge d’offrir les sacrements
et l’instruction religieuse aux jeunes, le salésien laïc (appelé coadjuteur)
apporte ses savoirs techniques ou professionnels pour compléter la proposition
éducative et pastorale d’une maison.
Il entre au noviciat le
1er avril 1938, mais l’interrompt pour faire son service militaire qu’il
termine l’année suivante. Il fait sa première profession comme coadjuteur
salésien le 8 septembre 1940. Dans ses lettres, on trouve une joie immense et
un grand enthousiasme pour cette vie.
A Ràkospalota, il
s’occupe avec beaucoup d’attention de la typographie, de l’animation pastorale
et de l’oratoire. Etienne prend en charge et fait grandir aussi le groupe de la
« JOC ».
La Hongrie entre en
guerre en juin 1941. Etienne y est télégraphiste jusqu’en 44. Il ne cache pas
sa profession religieuse à ses camarades qu’il encourage à prier. Il se battra
sur le front Russe et sera fait prisonnier de guerre en Allemagne par les
américains. Son comportement exemplaire lui vaudra « le mérite de la Croix
de guerre ». Dans les lettres qu’il écrit aux salésiens à cette période,
on trouve une grande préoccupation pour sa formation et pour son chemin de foi.
La dictature soviétique :
le début de la souffrance
A la fin de la guerre, la
Hongrie est occupée par les soviétiques. Commence alors pour les salésiens, une
période de grandes souffrances. Tout est réquisitionné jusqu’aux matelas… La
presse catholique est interdite et les imprimeries sont réquisitionnées. Les
écoles sont fermées, les associations catholiques dissoutes.
Etienne continue
secrètement à suivre les groupe de jeunes. Ils changent de lieux régulièrement
ou se rencontrent la nuit. En 1950 le gouvernement déclare la suppression des
ordres religieux. Commence alors les déportations dans des camps de travail.
Les salésiens sont aussi
dispersés et doivent chercher du travail hors des villes pour survivre . Ils ne
peuvent pas correspondre entre eux. Le provincial est condamné à 33 ans de
prison.
Etienne est contraint de
retourner en famille et travaille dans une imprimerie. Reconnaissant en lui des
dons d’éducateur, l’administration l’appelle pour s’occuper d’orphelins.
Etienne continue à être un éducateur chrétien malgré les très grands dangers. Certains
de ces orphelins seront choisis pour former un corps spécial de la police
communiste mais ils resteront fidèles malgré tout à Etienne.
En 1951, Etienne se
sachant suspecté par la police, change de nom, de domicile et de travail. Mais
il continue son apostolat auprès des jeunes. Ses confrères préparent sa fuite
du pays, mais il choisit de rester. Il partage un appartement avec Daniel
Tibor, un jeune confrère. La concierge nourrit alors des soupçons lorsqu’elle
voit arriver de nombreux courriers de jeunes. Elle ouvre les lettres et en
transmet ensuite le contenu à la police.
En 1952, Etienne s’oppose
à l’ouverture d’un bar nommé « l’auberge de l’enfer » en recouvrant une
nuit l’enseigne de bitume. Mais l’enquête et la torture feront avouer aux
jeunes le nom du groupe. Malgré une nouvelle offre des salésiens de fuir, Etienne
choisi de rester objectant que les jeunes sont en danger. Etienne est arrêté le
28 juillet. Daniel également arrêté et torturé mourra quelques jours plus tard.
Le 28 octobre 1952 se
déroule le procès truqué contre 9 jeunes de la police spéciale, 5 salésiens, un
étudiant et une étudiante. Le verdict: Istvan Sàndor et trois jeunes sont
condamnés à mort au motif de « complot contre la démocratie et
trahison ». Durant son emprisonnement, ses compagnons survivants diront
qu’il cherchait à redonner courage à tous et partageait le peu de nourriture
qu’il avait.
Le 8 juin, il est pendu
et son corps est jeté dans une fausse commune.
Le procès de canonisation
a débuté en 2006 et le 19 octobre 2013 il a été proclamé bienheureux à
Budapest.
Traduit de l’Italien pour
le site « Don Bosco aujourd’hui » par Anne Méjat,
Sébastien ROBERT, sdb,
10 octobre 2013.
SOURCE : https://fr.zenit.org/articles/hongrie-bienheureux-etienne-sandor-salesien-victime-du-communisme/
Also
known as
Stephen Sándor
Profile
Printer. Salesian lay
brother in 1940.
Led a group of young Catholic workers. Arrested in 1952 by
the Hungarian Communist authorities
in a crackdown during which all religous groups were outlawed; he received a
show trial in October and was sentenced to death for
bring actively Christian. Martyr.
Born
26 October 1914 in
Szolnok, Hungary
hanged on 8 June 1953 at
Budapest, Hungary
19 October 2013 by Pope Francis
Additional
Information
other
sites in english
images
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
MLA
Citation
“Blessed István
Sándor“. CatholicSaints.Info. 11 July 2023. Web. 15 September 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-istvan-sandor/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-istvan-sandor/
Memorial of Blessed
Stephen (István) Sándor
I feel the call to enter
the Salesian Congregation. There’s a need for work everywhere;
without work, one can’t
reach eternity. I like to work.’
On 8th June, we
celebraate the memorial of Blessed Stephen Sándor, a Salesian Brother from
Hungary, who was martyred on this day in 1953, at a time when teaching the
faith was prohibited by the communist government.
Through the Salesian
Bulletin and other publications by the SDB, Stephen came to know the
spirituality of Don Bosco, and after a delay because of his conscription into
the military, he became a Salesian Brother. He trained as a printer with the
Salesians, mentoring and teaching the young trainees after he qualified as a
Master Printer.
As the times became
increasingly dangerous for priests and religious in Hungary, he was urged to
flee the country, but he remained in order to continue his Salesian vocation
with young people. He carried on his ministry to them in secret, and after the Association
of Young Catholic Workers was banned, he worked to reorganise groups.
The communist government
felt that orphaned youth – the young people the Salesians educated and cared
for – could be formed as obedient officials and members of the secret police,
and they recruited several of Stephen’s former students, who remained loyal to
him and to whom he continued to minister. The regime used the fact that a
religious had close access to police officials to concoct a conspiracy charge.
Stephen was working at a
soap factory under an assumed name when the authorities discovered his true
identity and arrested him, along with 16 others, including priests, lay people
and a teenage boy and girl. According
to the granddaughter of a young man who was sentenced to death along
with him, Stephen had the courage to speak up for the younger man, persuading
the court to commute his death sentence to imprisonment. Stephen and two
others were hanged on 8th June 1953. His family was not officially informed of
his death until 1955. He was rehabilitated in 1994 by a Budapest court.
At his beatification Mass
in 2013, Cardinal Peter Erdo, archbishop of Esztergom-Budapest,said, ‘We
celebrate in him the hero who was true to his calling as a Salesian brother,
even at the cost of his life … We stand deeply moved before the victim of a show
trial who was tortured, sentenced to death and executed based on false
testimony.’
Read
an account of his life by János SzöKe on the Salesians Ireland
website
Blessed Stephen Sándor
Category: Saints Created: 28 February 2014
Apostle to the youth
He admirably resembled
the Lord in his love for souls, especially those of young people.
By Sr. Zdenka Turkova,
S.H.M.
The solemn liturgical
celebration for the beatification of Stephen Sándor, a Salesian brother and
martyr for the faith, was held on October 19, 2013 in the square in front
of St. Stephen’s Basilica in Budapest, Hungary. The liturgy was presided by
Cardinal Erdo, Archbishop of Esztergom-Budapest and Primate of Hungary, who
petitioned for the Servant of God to be enrolled in the book of the Blessed.
After a brief presentation of the life of Stephen Sándor, made by Procurator
General Fr. Pierluigi Cameroni, Cardinal Angelo Amato, papal representative and
Prefect of the Congregation for the Causes of Saints, read the Apostolic Letter
in which Stephen Sándor was declared Blessed.
“Religious persecution
creates a gulf between human beings, but the martyrs with their sacrifice build
bridges of brotherhood, forgiveness, and acceptance. (...) Consecrated life is
truly a white martyrdom, lived from day to day in fidelity to the Gospel and the
charism of the congregation. ,” commented Cardinal Amato and others.
Stephen (Ištván) Sándor
was born on October 26, 1914 in Szolnok (about 100 km northeast of Budapest,
Hungary). His father Ištván worked for the railroads and his mother Mary was a
homemaker. He was the oldest of three brothers. His parents were
profoundly Catholic and thus practiced the faith, offering their children a
firm foundation of stable moral norms. His brother Janos, upon recalling
the family atmosphere, commented, “We had a happy childhood and were raised in
a religious family. Our parents were very simple. Our father took us to church
every Sunday and gave us an example for our entire life. Faith, love of
country, and love of family were the most important values in our family. We
prayed together at home and attended Mass together. We still have the rosary
that our mother would use when we prayed together.”
Stephen had a happy
childhood. Even as a child, he stood out for his desire to help his friends and
support them in their hardships. He was kind, cheerful, and profound. He was a
natural leader who organized all the games. He also used to help his brothers
to study and pray, striving to set a good example for them. He received
the Sacrament of Confirmation with great enthusiasm and devotion, taking the
name of St. Peter, whom he promised to imitate. Every day he helped serve
at Mass in the church of the Franciscans and received Communion. On seeing all
he did for the youth, these religious advised him to enter the Salesian
community so as to fulfill his desire to work with youth. Stephen took their
advice seriously. He began learning more about his future spiritual family
through the Hungarian version of the Salesian Bulletin. That was how he got to
know Don Bosco and all he had done to help the youth. Stephen was
captivated by the Salesian ideal and in the end, after much effort received his
parents’ permission and in 1936 entered as an aspirant at the Clarisseum, a
printing school in Budapest.
He then began his
novitiate, which had to be interrupted by military service. He managed to
finish the novitiate and took his first vows. He was immediately sent to
the Clarisseum, where he began technical courses. He also served as an
assistant at the Oratory, a task he carried out with competence and enthusiasm.
He took charge of the Young Catholic Workers and his group was recognized as
the best in the Movement. In 1942, he had to re-join the army. There he
worked as a telegraph operator and managed to form a small group of soldiers
who, attracted by his example, agreed to pray with him. He always tried to keep
in contact with his superiors. His letters reflect a clear concern for his
spiritual life, given the fact that he was exposed to such harsh conditions and
difficult situations, especially when he was on the Russian front. He
ended up as a prisoner of the Americans who sent him home. In 1944, he returned
to the Salesian community. After World War II, he became involved in the
physical and moral reconstruction of society, especially for poor young people,
making the effort to teach them a trade. On July 24, 1946 he made his
perpetual vows as a Salesian brother. In 1948, he obtained the title of
Printing Master.
Meanwhile, events began
to precipitate in his homeland. In 1945, the Apostolic Nuncio, Archbishop
Angelo Rotta, who aided in the rescue of many Jews, was expelled from the
country. On February 13 of the same year, the Soviet army liberated Budapest
and brought Hungary under the influence of the Soviet Union. Shortly
afterwards came the education reform whose goal was to eliminate religious
education. On November 4, 1945 there were state elections in which the
Communist Party won 17% of the vote. Despite this fact, they took control of
the entire country, supported by the Soviet army. The Catholic press was
very limited. By 1946, the Salesian printing school had closed and only the
printing press remained. In July of the same year all religious groups, youth
and adult alike, were dissolved and many of their leaders sent to jail. The
Salesian printing press was closed in 1948. That same year the Hungarian
government confiscated all schools and facilities, including the Salesian
schools and great pressure was placed on parents to stop sending their
children to religious instruction or catechesis. After 23 years, the official
work of the Salesians was forced to come to an end. In 1950, all religious
orders and congregations were dissolved and religious superiors were deported
to convents previously chosen by the regime. Young religious, seminarians,
and novices were sent home. They had to find a job and be incorporated into the
labor system.
Stephen Sándor began
working at public printing presses and simultaneously establishing a
strong clandestine apostolic activity among young people. He was presented
the opportunity to immigrate abroad, but did not feel right abandoning the
youth in such difficult times. The Communists devised a plan to gain influence
over 30,000 orphans who were in Hungary. They gave the orphans a
three-month-long course of indoctrination and then tried to insert them within
the Communist Party. Some of them – those who had been educated in religious
schools – kept in contact with their superiors despite the ban, Stephen
included.
In the end, the secret
police learned of his activity and began to follow him. Stephen changed his
name, but was still discovered. He was arrested while at work and nothing
was known of his whereabouts until the fall of the Berlin Wall. He was brutally
tortured in an intent to make him “declare his crimes”. On October 28,
1952 a secret process was held for 9 police officers, 5 young Salesians and 2
students. Following the trial Stephen Sándor and 3 police officers were
sentenced to death for treason against the Hungarian state. Stephen
was hanged on June 8, 1953. Only after 1990 was it demonstrated that
he had died a martyr of the faith. The site of his burial remains unknown.
His cause for
beatification was opened in Budapest on May 24, 2006. Stephen Sándor admirably
resembled the Lord in his love for souls, especially those of young people, for
whom he generously suffered trials and dangers of all sorts, ultimately
crowning his efforts with the sacrifice of his own life.
©Magazine HM º176
January-February 2014
SOURCE : https://www.homeofthemother.org/magazine/selected-articles/saints/5800-stephen-sandor
Beato Stefano Sandor Coadiutore
salesiano, martire
Festa: 8 giugno
Szolnok, Ungheria, 26
ottobre 1914 - Budapest, Ungheria, 8 giugno 1953
Stefano Sandor nacque a
Szolnok, in Ungheria, il 26 novembre 1914 da Stefano e Maria Fekete, primo di
tre fratelli. Il padre era impiegato presso le Ferrovie dello Stato, la madre
invece era casalinga. Entrambi trasmisero ai propri figli una profonda
religiosità. Stefano studiò nella sua città ottenendo il diploma di tecnico
metallurgico. Fin da ragazzo veniva stimato dai compagni, era allegro, serio e
gentile. Amava stare con gli amici del vicinato, era per loro un leader, come
lo era Giovanni Bosco tra i giovani di Chieri. Aiutava i fratellini a studiare
e a pregare, dandone per primo l'esempio. Fece con fervore la cresima impegnandosi
a imitare il suo santo protettore e san Pietro. Leggendo il Bollettino
Salesiano conobbe Don Bosco. Serviva ogni giorno la santa Messa dai Padri
francescani ricevendo l'Eucaristia. Leggendo il Bollettino Salesiano conobbe
don Bosco. Si sentì subito attratto dal carisma salesiano. Si confrontò col suo
direttore spirituale, esprimendogli il desiderio di entrare nella Congregazione
salesiana. Ne parlò anche ai suoi genitori. Essi gli negarono il consenso, e
cercarono in ogni modo di dissuaderlo. Ma Stefano riuscì a convincerli, e nel
1936 fu accettato al Clarisseum, dove in due anni fece l'aspirantato. Frequentò
nella tipografia "Don Bosco" i corsi di tecnico-stampatore. Iniziò il
noviziato, ma dovette interromperlo per la chiamata alle armi. Nel 1939 raggiunse
il congedo definitivo e, dopo l'anno di noviziato, emise la sua prima
professione l'8 settembre 1940. Destinato al Clarisseum, si impegnò attivamente
nell'insegnamento presso i corsi professionali. Ebbe anche l'incarico
dell'assistenza all'oratorio, che condusse con entusiasmo e competenza. Fu il
promotore della Gioventù Operaia Cattolica. Il suo gruppo fu riconosciuto come
il migliore del Movimento. Sull'esempio di don Bosco, si mostrò un educatore
modello. Nel 1942 fu richiamato al fronte, e guadagnò una medaglia d'argento al
valore militare. La trincea era per lui un oratorio festivo che animava
salesianamente, rincuorando i compagni di leva. Alla fine della Seconda Guerra
mondiale si impegnò nella ricostruzione materiale e morale della società, dedicandosi
in particolare ai giovani più poveri, che radunava insegnando loro un mestiere.
Il 24 luglio 1946 emise la sua professione perpetua diventando coadiutore
salesiano. Nel 1948 conseguì il titolo di maestro-stampatore. Alla fine degli
studi gli allievi di Stefano venivano assunti nelle migliori tipografie della
capitale e dello Stato. Iniziarono le persecuzioni nei confronti delle scuole
cattoliche, che dovettero chiudere i battenti. Stefano fu colto sul fatto
mentre stampava in tipografia. Dovette scappare e nascondersi nelle case
salesiane, lavorando sotto falso nome in una tipografia pubblica. Nel luglio
del 1952 fu catturato sul posto di lavoro, e non fu più rivisto dai
confratelli. La sua beatificazione ha avuto luogo il 19 ottobre 2013. La Famiglia
Salesiana fa memoria di questo martire l'8 giugno.
István Sandór era nativo della gloriosa terra degli Ungari, magiaro egli stesso, con il medesimo nome del duca cui papa Silvestro verso il 1000 conferì il titolo di Re Apostolico d’Ungheria, dopo che si era convertito al cristianesimo. Figlio di un popolo fiero, che mai si è del tutto piegato agli invasori: né agli ottomani, né agli Asburgo, né ai nazisti e nemmeno ai comunisti di Josif Vissarionovich Dzugasvili, detto Stalin. Ha sempre brigato o lottato apertamente per la propria indipendenza, contro tutto e contro tutti. Sandór portava con fierezza il sangue dei suoi avi: visse in anni difficili quando i rivolgimenti, gli attacchi improvvisi dei nemici, i voltafaccia dei governanti, le alleanze sbagliate, le guerre fredde e combattute, gli attentati, i capovolgimenti di fronte erano all’ordine del giorno.
István nacque a Szolnok il 26 ottobre 1914 da un ferroviere e una casalinga di solidissimi principi morali, praticanti un cristianesimo non di facciata ma profondamente sentito e vissuto. Stefano, il padre, e Maria Fechete, la madre, allevarono tre figli: Stefano, Giovanni e Ladislao. La scuola, i giochi, lo studio fecero loro trascorrere una giovinezza serena e normalissima, corroborata per Stefano (István in ungherese) da un carattere felice e altruista che lo spingeva ad aiutare i compagni in difficoltà, a trattenerli con giochi, racconti, piccole recite, passeggiate. Una quotidianità che a coloro che hanno iniziato a raccoglierne le memorie richiamava quella di Don Bosco. Fu chierichetto e paggetto del Sacro Cuore con i padri francescani di Szolnok, suo paese natale. Furono proprio loro, notando le sorprendenti attitudini del ragazzo, a consigliargli di farsi salesiano: la sua innata attitudine a dedicarsi ai giovani, a radunarli, ad intrattenerli con recite, canti e racconti, a farli giocare, insomma ad educarli, convinse i francescani a “dirottare” questa vocazione verso i figli di Don Bosco.
István prese sul serio quei consigli, perché era un giovane serio e motivato. Desiderò informarsi bene sulle persone che avrebbero potuto costituire la sua futura famiglia. Si avvalse del prezioso ausilio del Bollettino Salesiano: lo leggeva da cima a fondo, con interesse sempre crescente. Da questa rivista apprese di Don Bosco e delle sue strabilianti imprese, tanto quanto di quelle dei suoi figli. Poté apprezzare il suo metodo, sorprendersi del suo impegno costante e totale per la salvezza dei giovani, meravigliarsi del suo donarsi con gioia ai più poveri e bisognosi. Comprese che non era il suo ideale continuare a fare l’operaio delle ferrovie, come suo padre, mestiere che da qualche tempo aveva iniziato a fare. Don Bosco era ormai per lui una calamita che lo attirava sempre di più, finché riuscì a strappare il permesso ai genitori, dando così un’inversione ad U alla sua vita: nel febbraio del 1936 entrava per il periodo di aspirantato nella scuola tipografica del municipio di Rácospalota. I salesiani si entusiasmarono subito di questo giovane-capolavoro, tant’è che dopo solo un mese fu ammesso al noviziato.
Avevano però fatto i conti senza l’oste, come si suole dire: István venne ripetutamente chiamato sotto le armi fino al 1941. Si annunciavano tempi bui per la sua patria. Riuscì a fare il noviziato ma subito dopo dovette, suo malgrado, vestire la divisa del soldato. Per qualche tempo fu prigioniero degli americani in Germania, i quali nel 1945 lo rimandarono a casa. L’esperienza militare non aveva comunque scosso le sue convinzioni, che ne erano invece riuscite rafforzate: Stefano aveva fatto il salesiano anche sotto le armi, amico sincero dei suoi commilitoni, pronto al servizio, disponibile al colloquio, soprattutto spirituale. La trincea divenne così il suo oratorio. Ebbe anche parecchie decorazioni al valore. Rientrato a Rácospalota, divenne maestro di tipografia, capo dei chierichetti nel santuario del Sacro Cuore ed assistente all’oratorio sino alla forzata nazionalizzazione delle scuole. Quando lo stato nel 1949, sotto Mátyás Rákosi, incamerò i beni ecclesiastici, Sandór cercò di salvare il salvabile, almeno qualche macchina tipografica e qualcosa dell’arredamento che tanti sacrifici era costato. I religiosi si ritrovarono improvvisamente senza più nulla, tutto era diventato dello stato che sorvegliava e dirigeva ogni cosa. Lo stalinismo di Rákosi continuò ad accanirsi: i religiosi vennero dispersi. Senza più casa, lavoro, comunità, molti si ridussero allo stato di clandestini. Travestiti e trasformati, si adattarono a fare di tutto: spazzini, contadini, manovali, facchini, servitori… Anche István dovette “sparire”, lasciando la sua tipografia che era diventata famosa. Colto mentre stava cercando di salvare delle macchine tipografiche, dovette fuggire in fretta e rimanere nascosto per alcuni mesi, poi, sotto altro nome, riuscì a farsi assumere in una fabbrica di detergenti della capitale, ma continuò impavido e clandestinamente il suo apostolato, pur sapendo che era un’attività rigorosamente proibita.
Un brutto giorno di metà luglio la polizia politica lo prelevò nella fabbrica dove lavorava, lo trasferirono in prigione e nessuno ebbe più sue notizie. Esiste solo un documento ufficiale che parla di un processo e della sua condanna a morte. István venne impiccato la sera dell’8 giugno 1953 a Budapest, ma solo dopo il 1990 fu comunicata la sua esecuzione. Il luogo della sua sepoltura è rimasto a lungo ignoto.
La sua memoria non è però andata perduta ed i salesiani hanno ottenuto nel 2007 il nulla osta per avviare la sua causa di beatificazione. Riconosciuto il suo martirio in odium fidei da parte di Papa Francesco il 27 marzo 2013, il successivo 19 ottobre il coadiutore salesiano István Sandór ha potuto essere solennemente beatificato nella Basilica di Santo Stefano a Budapest.
L’Ispettoria salesiana ungherese “Santo Stefano Re” ha annunciato con grande gioia e commozione che, al termine di un lungo percorso di studi e di ricerche, è riuscita ad identificare e a portare alla luce le reliquie del Beato. I lavori di preparazione erano iniziati da oltre un anno, sotto la guida e la supervisione della dott.ssa Eva Susa, perito legale. In base ai documenti dell’epoca consultati, all’esperienza professionale e alle ipotesi avanzate, è stata maturata la convinzione, o almeno la forte speranza, che il corpo del martire fosse sepolto con i suoi compagni che condivisero quella tragica morte nel Nuovo Cimitero Pubblico di Budapest, e più precisamente collocato al posto 37, in seconda fila, nel loculo 301. Prima della sua beatificazione, la Congregazione Salesiana aveva tentato di recuperare il corpo del martire. Lo studio storico-archivistico della dott.ssa B. Varga Judit, pur non avendo conseguito un risultato definitivo, aveva contribuito in gran parte al lavoro attuale. In data 12 novembre 2018, alla presenza di studiosi e di professionisti esperti, si è potuto procedere all’apertura della tomba da dove sono state estratte le ossa appartenenti a sei scheletri completi. Lo studio antropologico eseguito sulle ossa si è svolto nel Laboratorio di Antropologia del NSZKK (Centro Nazionale Esperti e Ricerca). Il materiale genetico appartenente al martire è stato estratto a partire da una busta che era stata chiusa personalmente da lui e da un francobollo usato dal fratello. Le analisi del DNA sono state eseguite dalla dott.ssa Eszter Dudas.
“Al termine di questi esami, eseguiti sotto stretto controllo specialistico,
siamo lieti di annunciare che, sia da un punto di vista giuridico, sia forense,
tra i resti dei sei soggetti rinvenuti siamo riusciti ad identificare quelli
del beato Stefano Sándor, salesiano martire” ha affermato con soddisfazione don
Pierluigi Cameroni, Postulatore Generale delle Cause dei Santi della Famiglia
Salesiana. Successivamente, in base alle indicazioni della Santa Sede saranno
fornite notizie riguardo l’autenticazione, la conservazione delle reliquie e le
celebrazioni religiose.
Dalle lettere ai genitori del beato Stefano Sándor, martire.
(Positio super martyrio, pp. 287-288; 290-291)
«Prego per voi ogni giorno e faccio menzione di voi ascoltando la santa Messa.
Ma siamo tenuti a sopportare quel dolore con pazienza e senza lamentarci e a
non dire una sola parola di protesta contro Dio per averci dato quella
sofferenza. Tutti hanno da soffrire, i ricchi come i poveri. Nessuno può
sottrarvisi. Ha sofferto perfino Gesù Cristo e la Vergine Madre. E per chi
hanno sofferto loro che erano senza peccato? La sofferenza del Signore Gesù è
cominciata fin dalla sua nascita ed è durata fino al Calvario, e così anche per
la Madonna. E quanta pazienza il Padre celeste. Quante cose ci narra infatti la
Via Crucis! Non dobbiamo forse sentir vergogna, sapendo che Gesù Cristo fu
flagellato, coronato di spine, beffeggiato e bersagliato di sputi? Vedendo la
croce, non s’impaurì, ma l’abbracciò e la baciò, pur prevedendo i tormenti che
l’attendevano. Eppure non aveva nessuno accanto, salvo la Vergine Madre.
Abbandonato perfino dai suoi Apostoli fidati, sembrava abbandonato da tutti,
senza trovare misericordia neppure dal Padre Eterno; sicché messo in croce
esclamò: “Padre mio, perché mi hai abbandonato?”. La gente attorno gli lancia
insulti e vituperi, mentre Lui prega per loro: “Padre mio perdona loro, perché
non sanno quel che fanno”. Gesù Cristo ha sofferto per noi, per farci pervenire
al cielo, mentre noi non vogliamo soffrire per la nostra anima; eppure solo la
sofferenza rassegnata conduce al cielo. Dobbiamo lasciarci animare dai tormenti
del Signore Gesù; se la vita è difficile e piena di sventure, dobbiamo
ricorrere a Lui che ci consolerà e ci darà la forza e la grazia di sopportare i
nostri dolori. Dobbiamo riflettere che le sofferenze saranno seguite dalla
beatitudine, che durerà eternamente. Dicevano i santi che per il cielo merita
sopportare ogni pena…
Purtroppo devo anche comunicare una mia mancanza. Forse sembrerà che io abbia
dimenticato il compleanno del mio caro babbo. Non l’ho affatto dimenticato
nelle mie preghiere, né nella santa Comunione; ritengo che ciò valga di più di
un dono costoso. Il mio spirito ha fatto il volo alla nostra casa accogliente
ed ho dato sfogo all’affetto che mi colmava il cuore, ringraziandolo per tutto il
bene che mi ha prodigato. Infatti, ripensando alla mia vita passata a casa,
devo dire che mio padre mi ha amato come se fossi il suo unico figlio e non
avesse nessuno all’infuori di me. E, quando una mattina di Avvento, firmò il
suo consenso paterno, era evidente nel suo cuore di padre il dolore della
separazione, ma era pronto a quel sacrificio per il bene che mi voleva e per
vedere felice il figlio. Ora il babbo forse avrà già dimenticato quel giorno,
ma a me viene spesso in mente, e so che, leggendo ora questa lettera, sentirà
penetrargli nel cuore amorevole un segreto dolore; ma deve consolarsi, perché
più è doloroso questo sacrificio, più è caro a Dio. Direi quasi che egli avesse
obbligato Dio per avergli dato qualcosa di così grande e con un tale spirito di
abnegazione, quale pochi genitori sarebbero capaci di fare, da offrire cioè al
Signor Gesù quel che hanno di più caro. Il sacrificio di mio padre è simile a
quello di Abramo, al quale Dio ha domandato la prova di sacrificare la vita del
figlio per la sua gloria. Ma quello di mio padre è più meritevole, in quanto ad
Abramo Dio non concesse di compierlo: gli mandò infatti un angelo per dirgli di
sacrificare invece il montone trovato in un cespuglio. E se dovesse ancora
sentire qualche dolore dovrà offrirlo per me, perché più sarà intenso e più mi
migliorerà come religioso. Copro di tanti baci le mani del babbo sciupate dal
lavoro e auguro che Dio lo faccia vivere seguendo la sua volontà, onde possiamo
pervenire insieme alla beatitudine del cielo e adorarlo nell’eternità; così
l’attuale separazione non darà più dolore, ma porterà una felicità ineffabile
per l’eternità; che io possa diventare un religioso gradito a Dio e devoto al
suo Sacro Cuore».
Preghiera per la Canonizzazione
O Dio onnipotente, Tu hai chiamato il tuo servo Stefano Sándor
a far parte della grande famiglia di San Giovanni Bosco.
L'hai guidato, con Maria Aiuto dei cristiani,
nella sua difficile missione per la salvezza delle anime
e nel sacrificio della sua vita per la gioventù ungherese.
Egli Ti ha testimoniato nel tempo della persecuzione della Chiesa,
ha promosso la stampa cattolica, il servizio all'altare
e l'educazione della gioventù.
Col suo spirito fedele e leale indica anche a noi
la via del bene e della giustizia.
Ti chiediamo di glorificarlo con la corona del martirio.
Per Cristo nostro Signore. Amen.
Autore: Don Fabio Arduino
Fonte : Coloro che
ricevessero grazie o favori per intercessione del Beato Stefano Sandor sono
pregati di segnalarlo a postulazione@sdb.org
Note: Per segnalare
grazie o favori ricevuti per sua intercessione, oppure per informazioni,
rivolgersi al Postulatore Generale della Famiglia
Salesiana: postulatore@sdb.org
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/93087
István Sándor
(1914-1953)
Beatificazione:
- 19 ottobre 2013
- Papa Francesco
Memoria Liturgica:
- 8 giugno
Laico professo della
Società di San Francesco di Sales, martire. Educatore dei giovani, in
particolare degli apprendisti e dei lavoratori, animatore dell’oratorio e dei
gruppi giovanili, annunciò il Vangelo attraverso la pedagogia della bontà.
Quando il regime comunista chiuse tutte le opere cattoliche, affrontò le
persecuzioni con coraggio, e fu ucciso a 39 anni.
"Esemplare nel
servizio ai giovani, nell’oratorio e nell’istruzione professionale" (Papa
Francesco)
István (Stefano) Sándor
nacque a Szolnok, in Ungheria, il 26 ottobre 1914 da Stefano e Maria Fekete,
primo di tre fratelli. Il padre era impiegato presso le ferrovie dello Stato, e
la madre era casalinga. Entrambi trasmisero ai
figli una profonda
religiosità.
Stefano studiò nella sua
città ottenendo il diploma di tecnico metallurgico. Fin da ragazzo veniva
stimato dai compagni, era allegro, serio e gentile. Aiutava i fratellini a
studiare e a pregare, dando per primo l’esempio.
Fece con fervore la cresima impegnandosi a imitare il suo santo protettore e san Pietro. Serviva ogni giorno la messa dai francescani ricevendo l’Eucaristia.
Leggendo il «Bollettino
salesiano» conobbe don Bosco. Si sentì subito attratto dal suo carisma. Si
confrontò col suo direttore spirituale, esprimendogli il desiderio di entrare
nella congregazione salesiana. Ne parlò anche ai genitori. Essi gli negarono il
consenso, e cercarono di dissuaderlo. Ma Stefano riuscì a convincerli, e
nel 1936 fu accettato al Clarisseum, dove in due anni fece l’aspirantato.
Frequentò nella tipografia Don Bosco i corsi di tecnico stampatore.
Iniziò il noviziato,
ma dovette interromperlo per la chiamata a prestare il servizio militare.
Nel 1939 si congedò e,
dopo l’anno di noviziato, emise la prima professione l’8 settembre 1940 come
salesiano coadiutore. Destinato al Clarisseum, insegnò ai corsi
professionali.
Ebbe anche l’incarico
dell’assistenza all’oratorio, che condusse con entusiasmo e competenza. Fu
il promotore della Gioventù operaia cattolica. Il suo gruppo fu
riconosciuto come il migliore del movimento.
Sull’esempio di don
Bosco, fu un educatore modello. Nel 1942 fu richiamato al fronte e guadagnò una
medaglia d’argento al valore militare.
La trincea era per lui un
oratorio festivo che animava salesianamente, rincuorando i compagni di
leva. Alla fine della Seconda guerra mondiale si impegnò nella ricostruzione
materiale e morale della società, dedicandosi in particolare ai giovani più
poveri, che radunava insegnando loro un mestiere. Il 24 luglio 1946 emise la
professione perpetua come salesiano coadiutore.
Nel 1948 conseguì
il titolo di maestro-stampatore. Alla fine degli studi gli allievi di
Stefano venivano assunti nelle migliori tipografie della capitale e dello
Stato.
Quando l’Ungheria nel
1949, sotto Mátyás Rákosi, incamerò i beni ecclesiastici, dando inizio alle
persecuzioni nei confronti delle scuole cattoliche, che dovettero chiudere,
Sándor cercò di salvare almeno le macchine tipografiche. Ma lo
stalinismo di Rákosi continuò ad accanirsi: i religiosi vennero dispersi.
Senza più casa, lavoro, comunità, molti si ridussero allo stato di
clandestini. Travestiti e sotto falsi nomi, si adattarono a fare di tutto:
spazzini, contadini, manovali, facchini, servitori. Anche Stefano dovette
“sparire”, lasciando la tipografia. Invece di rifugiarsi all’estero rimase
in patria per salvare la gioventù ungherese. Colto sul fatto mentre stava
cercando di salvare delle macchine tipografiche, dovette fuggire e
rimanere nascosto per alcuni mesi, poi, sotto altro nome, riuscì a farsi
assumere in una fabbrica di detergenti della capitale, ma continuò
clandestinamente il suo apostolato, pur sapendo che era un’attività
rigorosamente proibita.
Nel luglio 1952 fu
catturato sul posto di lavoro e non fu più rivisto dai confratelli.
Un documento ufficiale ne certifica il processo e la condanna a morte
eseguita per impiccagione l’8 giugno 1953.
In un messaggio
indirizzato alla famiglia salesiana, il rettor maggiore don Pascual Chávez
Villanueva ricorda come Stefano Sándor dalla nascita fino alla morte sia stato
un uomo profondamente religioso, e come in tutte le circostanze della
vita abbia risposto con dignità e coerenza alle esigenze della sua
vocazione salesiana. Desideroso, fin dalla prima giovinezza, di
consacrarsi al servizio di Dio e dei fratelli nel generoso compito
dell’educazione dei giovani secondo lo spirito di don Bosco, fu capace di
coltivare uno spirito di fortezza e di fedeltà a Dio e ai fratelli
che lo misero in grado, nelle difficoltà, di resistere, prima alle
situazioni di conflitto, e poi alla prova suprema del dono della
vita.
Stefano Sándor ha
compiuto un reale e profondo cammino di fede, iniziato fin dall’infanzia e
giovinezza, irrobustito dalla professione religiosa salesiana e consolidato
nell’esemplare vita di coadiutore. Si nota in particolare una genuina vocazione
consacrata, animata secondo lo spirito di don Bosco da un intenso e
fervoroso zelo per la salvezza delle anime, soprattutto giovanili.
Anche i periodi più
difficili, quali il servizio militare e l’esperienza della guerra,
non scalfirono l’integro comportamento morale e religioso del giovane
coadiutore. È su tale base che Stefano Sándor subì il martirio senza
ripensamenti o esitazioni.
La beatificazione di
Stefano Sándor impegna tutta la congregazione salesiana nella
promozione della vocazione del coadiutore, accogliendone la testimonianza
esemplare. Come salesiano laico, riuscì a dare buon esempio anche ai preti. È
un modello per i giovani consacrati, per il modo in cui affrontò le
prove e le persecuzioni senza accettare compromessi.
Le cause a cui si dedicò,
la santificazione del lavoro cristiano, l’amore per la casa di Dio e
l’educazione della gioventù, sono tuttora missione fondamentale della Chiesa.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/istvan-sandor.html
Cardinale Péter Erdő
Omelia per la
Beatificazione di Stefano Sándor
(Piazza antistante alla
Cattedrale di Santo Stefano Re, 19 ottobre 2013)
Fratelli e Sorelle in
Cristo!
1. Con grande gioia e
riconoscenza festeggiamo oggi nella Chiesa la beatificazione di Stefano Sándor,
martire, coadiutore salesiano.
Il Vangelo di oggi ci
propone il chicco di grano che muore e produce molto frutto. Questo brano del
Vangelo veniva utilizzato nella vita dei primi cristiani. Tra il primo e il
secondo secolo Sant’Ignazio di Antiochia scrive: „Sono frumento di Dio e sarò
macinato dai denti delle fiere per divenire pane puro di Cristo.
Supplicate Cristo per me, perché per opera di queste belve io divenga
ostia per il Signore”. (Ign., Rom 4,1). Se seguiamo e pratichiamo il volere di
Dio nella vita e nella morte, ciò sarà per noi fonte di rinnovamento e
benedizione. San Clemente contemporaneo di Sant’Ignazio scrive: „Uscì il
seminatore e gettò nella terra i semi; secchi e nudi caduti nella terra si
dissolvono. Poi la grandezza della provvidenza del Signore li fa rinascere, e
da un solo crescono molti e portano frutto”. (Clem 24,5). L’opera di redenzione
del Signore è nella speranza della nostra risurrezione. Qui sulla terra stiamo
già diventando simili al Padre, ma poi saremo simili a Lui, „perché lo vedremo
così come egli è” (1 Gv 3,2). Ma la grazia, qui sulla terra, ci aiuta già ad
essere come Lui nella nostra trasformazione e nel nostro cambiamento. Con il
battesimo siamo rinati e siamo diventati simili a Cristo. Per questo leggiamo
nella lettera di San Paolo apostolo agli Efesini: „Da morti che eravamo per le
colpe, ci ha fatto rivivere con Cristo: per grazia siete salvati”. (Ef 2,5)
Stefano Sándor ha
seminato il seme di grano con fiducia. In egli festeggiamo l’eroe, che mediante
la vocazione di salesiano coadiutore rimase fedele fino alla morte. In egli
festeggiamo il lavoratore onesto, che ha amato e ha insegnato ad amare il
lavoro. Ci soffermiamo in modo sconvolgente davanti ai processi farsi, dove con
accuse inverosimile hanno torturato, poi condannato a morte e giustiziato.
2. La vocazione salesiana
di Stefano Sándor era nata nella cittadina di Szolnok, dove dopo aver ricevuto
il diploma di tecnico mettallurgico, incominciò a lavorare. Dopo esser entrato
nella Congregazione salesiana divenne anche tipografo. Amava quanto faceva e
con grande fervore si occupava dell’educazione dei giovani. Nel frattempo era
arrivata la guerra mondiale e i beni della tipografia salesiana vennero
statalizzati. Il cardinale Mindszenty venne arrestato e nel 1950 vennero
soppresi gli ordini religiosi. Anche Stefano Sándor dovette ritornare a
Szolnok. Li operò come sagrestano, ma anche li si occupò dei giovani. Il regime
di quel tempo che si dava l’appellativo di potenza del lavoro, non tollerava
che proprio tra i giovani operai qualcuno ricevesse un’educazione cristiana. I
sacerdoti tra gli anni ’70 e ’80 sentivano frequentemente dire: „I giovani sono
nostri”. E allora si parlava solo dei giovani operai! Ma nel cuore e nello
spirito di Stefano Sándor non si poteva opprimere la voce della vocazione. Lui
aveva ricevuto l’amore e lo spirito di San Giovanni Bosco, ma come conosciamo e
sappiamo da San Giovanni apostolo „nell’amore non c’è paura”. (cfr. 1 Gv 4,18)
3. Stefano Sándor
non viveva solo ed esculsivamente per i giovani. Amava il suo lavoro. Lavorava
con operosità e con competenza, fino a raggiungere alti livelli. Sentiva
interiormente che il lavoro non era solo un mezzo per la sussistenza e la
soppravivenza, ma rappresenteva anche la dignità dell’uomo. L’uomo lavoratore
si unisce con il Dio creatore. Il lavoro come lo interpteva sviluppa le
capacità, diviene sacrificio per gli altri, diventa umano e valorizza di più il
mondo. Non per caso che gli antichi affermavano che i mestieri erano parte
dell’arte. Nel nostro mondo dove tutto diventa meccanico e noi ci
allontaniamo sempre di più, il messaggio di Stefano Sándor diventa sempre
attuale. La via per la felicità nostra e del prossimo secondo il piano di Dio,
deve essere nel lavoro fatto per bene. Per questo nella persona di Stefano
Sándor dobbiamo onorare l’esempio della persona che mediante il lavoro ha fatto
vedere la vera fede e il vero amore.
4. Il martirio di Stefano
Sándor è importante per altri punti di vista. Egli non è stato semplicemente
deportato, non è stato solamente vittima di un complotto senza nessuna
spiegazione e nemmeno non è stato deportato in prigione o in campi di lavoro
forzato dove è morto. Lui è stato ucciso. È stato condannato a morte e lo hanno
ucciso. È inquietante sentire che nella vita sociale, in un caso di giustizia
sia stato proprio lo stato ad eseguire la condanna a morte. Il martirio di
Stefano Sándor richiama il periodo triste dei processi farsa. Egli è stato
condannato di alto tradimento e partecipazione a complotti contro l’ordine
democratico. Stefano operava nel campo educativo secondo l’insegnamento della
Chiesa cattolica. Tra i suoi studenti ci sono allievi che erano stati assunti
nel corpo della polizia segreta. Lo Stato con questo processo voleva dimostrare
che la Chiesa doveva stare lontano dai giovani operai. Stefano Sándor dopo 184
ore di interrogatori strazianti è rimasto fedele alla sua vocazione. L’8 giugno
1953 mediante impiccagione è stato ucciso. Aveva 39 anni.
Il ricordo del cristiano
deve essere momento di perdono e di riconciliazione. Preghiamo per quanti hanno
sofferto e patito il martirio. Il ricordo di Stefano Sándor sia per tutti noi
un momento per la riconciliazione e per un nuovo slancio spirituale. La
sua persona sia esempio nell’intraprendenza della vita religiosa,
dell’operosità nell’lavoro quotidiano e fedeltà nell’amore verso Cristo e verso
gli altri!
Nostra Signora
d’Ungheria, la Beata e sempre Vergine Maria prega per noi! Beato Stefano
Sándor, martire, prega per noi! Amen.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/istvan-sandor.html
Beato Stefano Sándor, SDB
(1914-1953)
Messaggio[1]
Angelo Card. Amato, SDB
L’odierna beatificazione
del Salesiano Stefano Sándor – il cui nome richiama il primo martire cristiano
– è un dono di Dio Trinità alla nobile nazione ungherese, alla Congregazione
Salesiana e alla Chiesa intera. I martiri si accendono come stelle nei cieli
oscuri dell’umana malizia per illuminare i sentieri dell’amore, della
comprensione e del rispetto reciproco.
Se la persecuzione
religiosa crea un abisso tra gli esseri umani, i martiri con il loro sacrificio
costruiscono i ponti della fraternità, del perdono, dell’accoglienza. L’eredità
dei martiri è la carità, tesoro divino infuso nei nostri cuori col battesimo.
In modo particolare, il
Beato martire Stefano Sándor lascia ai suoi confratelli Salesiani un triplice
messaggio.
1. Anzitutto l’invito a
essere autentici figli di San Giovanni Bosco, mediante la fedele osservanza
della vita consacrata nella gioia, nel lavoro, nella comunità. Era un giovane
entusiasta della sua vocazione di Salesiano coadiutore. È commovente rileggere
quello che scriveva nella domanda alla prima professione: «Mi sono adoperato a
passare il periodo del noviziato con la continua aspirazione alla vita
perfetta, assimilando sempre più lo spirito del nostro santo Padre Don Bosco
[…]. È mia ferma decisione trascorrere la mia vita in conformità alla sacre regole,
per santificare la mia anima e quella degli altri, e per impiantare nel maggior
numero di giovani anime il bianco stendardo mariano di Don Bosco».[2] Con
felice sintesi di lui si afferma che amava i libri, l’altare e l’oratorio.[3]
2. Il secondo messaggio
riguarda la sua ansia educatrice. Fedele al carisma salesiano, il Beato Stefano
Sándor non solo era un maestro tipografo di alta professionalità, ma anche un
impareggiabile maestro di vita. Gli allievi ricordano con ammirazione le sue
esortazioni alla vita buona del Vangelo. Era giustamente convinto che i giovani
apprendisti, oltre al mestiere della tipografia, avessero bisogno anche di
un’educazione spirituale.[4] Li assisteva nel lavoro e nel tempo libero. Era un
instancabile organizzatore dei loro giochi. Per questo aveva un gruppo di 50-60
giovani studenti e artigiani, che costituivano anche la culla delle vocazioni
alla vita salesiana.
3. Il martirio è il suo
terzo messaggio. Per il cristiano, il martirio di sangue è la suprema
testimonianza della sua fede, della sua speranza e della sua carità. A ogni
Salesiano, coadiutore o sacerdote, il nostro Beato ricorda che l’esistenza
consacrata è un autentico martirio bianco, consumato giorno per giorno nella
fedeltà al Vangelo e al nostro carisma.
Un gesto eroico non si
improvvisa. Tra le testimonianze raccolte per il processo di beatificazione, ci
sono alcune che raccontano come il signor Stefano Sándor un giorno abbia
salvato dalla morte per dissanguamento un ragazzo finito sotto la ruota di un
tram, togliendosi la giacca e fermando l’emorragia. Un altro giorno, ai
genitori di un suo allievo gravemente ammalato di tifo, promise di dare il suo
sangue se fosse stato necessario.[5]
Quando, sotto il regime
comunista, fu imprigionato, torturato, falsamente accusato di misfatti mai
commessi e infine ucciso, il nostro Beato rimase saldo nella fede, preferendo
la morte piuttosto che riparare all’estero o rinnegare la sua vocazione
salesiana.
Egli appare così come un
nobile modello di Salesiano forte nell’affrontare le prove della vita, senza
mai scoraggiarsi. Egli ci trasmette la profezia dell’importanza dell’educazione
dei giovani, per contrastare una cultura che spesso si oppone ai valori della
vita, della carità, della laboriosità, del perdono, della fraternità.
Come Salesiano mi sento
onorato di aver celebrato, in rappresentanza del Santo Padre, questa
beatificazione e chiedo, con la commozione nel cuore, che il nostro Beato
confermi i nostri propositi di bene e susciti in molti il suo stesso anelito di
consacrazione e di servizio nell’educazione e nella santificazione dei giovani.
I martiri sono il terreno più propizio per far germogliare la spiga della
santità.
[1] Testo letto il 19 ottobre nella cattedrale
di Budapest, al termine del rito di beatificazione.
[2] Positio, p.
242-243.
[3] Pierluigi
Cameroni, Stefano Sándor, martire del Vangelo della gioia, Don Bosco
Kiadó, Budapest 2013, p. 33.
[4] Positio, p. 96.
[5] Positio, p.
124-125; 161.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/istvan-sandor.html
Beatificazione di Stefano Sándor - Don Bosco Szaléziak : https://www.youtube.com/watch?v=MxD84ZpVbqs
Sándor István : https://sandoristvan.hu/