Canvas
of Beatification of Blessed Giuseppe Antonio Tovini, painting by Giuseppe
Antonio Lomuscio.
Tela di Beatificazione del Beato Giuseppe Antonio Tovini, dipinto di Giuseppe Antonio Lomuscio. (Cividate Camuno sullo sfondo)
Bienheureux
Joseph-Antoine Tovini (+ 1897)
Avocat, journaliste,
politicien, père de famille nombreuse, il crée une banque dans la ligne
de Rerum
Novarum (1891) pour aider les personnes en difficultés... et
s'intéresse à l'éducation et à l'instruction: "sans la foi, nos enfants ne
seront jamais riches, et avec la foi ils ne seront jamais pauvres". Il a
passé sa vie à Brescia.
Béatifié le 20 septembre
1998 - voir l'homélie de Jean-Paul II à Brescia pour le centenaire de la
naissance de Paul VI et la béatification
de Giuseppe Tovini (en anglais)
À Brescia en Lombardie,
en 1897, le bienheureux Joseph-Antoine Tovini. Père de famille et maître
d’école, il ouvrit un grand nombre d’écoles chrétiennes et s’occupa de travaux
publics, en donnant toujours dans les affaires qu’il traitait, des leçons de
prière et de vertus.
Martyrologe romain
«Ce grand apôtre social
sut donner espoir à tous ceux qui étaient sans voix dans la société de son
temps.» (Jean Paul II)
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11369/Bienheureux-Joseph-Antoine-Tovini.html
Bienheureux Joseph
Antoine TOVINI
Nom: TOVINI
Prénom: Joseph Antoine
(Giuseppe Antonio)
Pays: Italie
Naissance: 1841
Mort: 16.01.1897 à
Brescia
Etat: Laïc - Marié
Note: Père de 10 enfants,
avocat, journaliste, homme politique, dévoué aux œuvres sociales catholiques,
fondateur d'une banque: "Banco Ambrosiano". Il passa une grande
partie de sa vie à Brescia.
Béatification:
20.09.1998 à Brescia par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 16 janvier
Réf. dans l’Osservatore
Romano: 1998 n.38 p.1-2
Réf. dans la Documentation
Catholique: 1998 n.20 p.956-958
Notice
En 1998, Jean Paul II se
rendit à Brescia pour honorer la mémoire de deux illustres brescians: PaulVI,
dont on célébrait le centenaire de la naissance, et Joseph Tovini, mort en 1897
(l'année même où naissait Paul VI), laïc, qu'il béatifie.
Joseph (Guiseppe) Tovini
naît en 1841. Dès son enfance il apprend à vénérer la Vierge Marie. Il a
recours à elle lors des âpres luttes qu'il affronte pour rester fidèle à
l'Évangile dans les événements. Il brille par sa forte personnalité, par sa
profonde spiritualité familiale et laïque, et par son engagement pour améliorer
la société. Fervent, loyal et actif, il proclame par sa vie le message
chrétien, toujours fidèle aux indications de l'Église. Sa préoccupation
constante est la défense de la foi, convaincu que "sans la foi, nos
enfants ne seront jamais riches, et avec la foi ils ne seront jamais
pauvres". Lui-même est père de dix enfants. Il vit dans un moment délicat
de l'histoire italienne et de l'Église elle-même, et il comprend qu'il doit se
consacrer aux problèmes sociaux. Il exerce une activité multiforme: avocat,
journaliste, politicien. Avec un regard prophétique, il répond avec audace
apostolique aux exigences de son temps. Aidé par sa compétence juridique et sa
rigueur professionnelle, il promeut et guide de multiples organismes sociaux.
Pour aider les gens en difficulté, en cette période d'industrialisation et de
crise agraire, il crée une banque, la "Banco Ambrosiano", comme
d'autres catholiques en créent à ce moment-là en Italie dans la mouvance de
'Rerum Novarum' (1891). L'action en faveur de l'éducation est pour lui
prioritaire et parmi ses si nombreuses initiatives, celles pour la défense de
l'école et la liberté de l'enseignement occupent une place de choix. En 1893 il
fonde la Revue "Scuola italiana moderna". Il est Président du groupe
"Éducation et instruction" de l'œuvre des Congrès pour la formation
des instituteurs. ("L'œuvre des Congrès" est alors une sorte d'Action
catholique qui intervient dans tous les domaines avec une étonnante
efficacité.) Avec les moyens du bord et un grand courage, il se dépense
inlassablement pour sauver ce qui la société bresciane et italienne a de plus
précieux: son patrimoine religieux et moral. Il meurt en 1897, laissant un très
vif souvenir chez ses contemporain qui regrettent sa disparition prématurée.
Son corps repose en l'église Saint-Luc qui fut souvent le témoin de sa profonde
piété. "Ce grand apôtre social sut donner espoir à tous ceux qui étaient
sans voix dans la société de son temps." (Jean Paul II)
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0439.htm
Joseph (Guiseppe)
Tovini
Joseph (Guiseppe)
Tovini naquit le 14 mars 1841, à Cividate Camuno, en Italie. C'était
l'aîné de sept enfants. Sa première éducation fut assez austère, comme le
voulait la tradition chrétienne italienne de cette époque, très marquée par le
jansénisme. Il fréquenta l'école élémentaire de Cividate Camuno, puis celle de
Breno. Dès son enfance il apprit à vénérer la Vierge Marie.
Joseph avait dix-huit ans
quand son père mourut. Aussi dut-il aider financièrement sa maman en raison du
jeune âge de ses frères et sœurs. Cependant il put faire des études de droit.
Il venait d'obtenir un diplôme quand sa mère décéda. Il occupa alors un poste
d'assistant principal et de professeur dans une école technique. Ses élèves
l'appréciaient beaucoup. Malgré toutes ces difficultés, Giuseppe fut lauréat
de l'Université de Pavie. Il alla à Brescia et devint assistant dans un bureau
d'avocats. Nous sommes en 1868.
En 1867, Guiseppe avait
rencontré une jeune femme nommée Émilia Corbolani. Après une période de
fiançailles, ils se marièrent en 1875 et construisirent une famille très
solide. Guiseppe et Émilia furent, pour leurs dix enfants, un exemple de foi,
d'amour et de respect mutuels. Trois de leurs enfants se consacrèrent au
Seigneur, dont l'un chez les jésuites.
Mais l'Italie traversait
une période délicate de son histoire: industrialisation galopante et crise
agraire. Giuseppe comprit qu'il devait se consacrer aux problèmes sociaux, et
dès lors, il exerça une activité multiforme: avocat, journaliste, politicien.
Chrétien convaincu, il répondait avec audace aux exigences de son temps en
promouvant de nombreux organismes sociaux destinés à aider les gens en
difficulté; il créa même, en 1891, une banque de crédit, la "Banco
Ambrosiano", comme le faisaient d'autres catholiques en Italie, dans la
mouvance de l'encycclique du pape Léon XIII, Rerum Novarum. De plus,
il créa, "en 1878, un quotidien catholique: IL CITTADINO di
Brescia.
Parallèlement, Guiseppe
commença également une carrière politique dans le but d'améliorer les
conditions de vie des populations pauvres. Il fit construire des voies ferrées
afin de relier des zones rurales aux cités urbaines. Il ouvrit des écoles et
fonda plusieurs journaux. L'action en faveur de l'éducation était pour lui
prioritaire; aussi, en 1893, fonda-t-il la Revue "Scuola italiana
moderna" destinée à la formation des membres de l'enseignement. Il présida
le groupe "Éducation et instruction" de l'œuvre des Congrès pour la
formation des instituteurs. " Giuseppe fonda aussi le premier jardin
d'enfants d'Italie, puis deux instituts: l'Istituto "Cesare Arici" et
l'"Istituto magistrale Leone XIII".
Sur le plan spirituel,
Giuseppe Tovini devint membre du Tiers Ordre de Saint François, en 1882. Avec
un grand courage, il voulait sauver ce que la société bresciane et italienne
avait de plus précieux: son patrimoine religieux et moral. Pour cela, Giuseppe
dut beaucoup lutter pour rester fidèle à l'Évangile. Mais son engagement dans
le Tiers-Ordre de saint François le soutenait dans toutes ses actions sociales,
politiques et chrétiennes. Giuseppe fut un vrai témoin du Christ, toujours
fidèle aux indications de l'Église. Il trouvait les forces dont il avait besoin
dans la prière. Chaque jour il lisait la Bible et assistait à la messe. Il
recevait la sainte Eucharistie, dont il était très dévot, avec beaucoup
d'amour. Il fut à l'origine de l'adoration perpétuelle dans l'église de sa
paroisse. Sa préoccupation constante était la défense de la foi, convaincu
que "sans la foi, nos enfants ne seront jamais riches, et avec la foi
ils ne seront jamais pauvres."
Notons que Giuseppe,
membre du Tiers-Ordre franciscain, sut mettre en valeur l'idéal franciscain et
la pauvreté franciscaine. Ainsi, il voyageait en troisième classe. Par
ailleurs, loin de diminuer le dynamisme de cet avocat, le Tiers Ordre augmenta
sa foi en Dieu et dans l'apostolat. Partout on remarquait sa vie dévote, sa
ferveur eucharistique, sa grande dévotion à la Vierge Marie et sa vision
franciscaine de la vie.
Giuseppe Tovivi mourut le
16 janvier 1897, à l'âge de 56 ans, laissant un très vif souvenir chez ses
contemporains qui regrettaient sa disparition prématurée. Il fut béatifié le 20
septembre 1998, par le pape Jean-Paul II qui déclara: “Ce grand apôtre
social sut donner espoir à tous ceux qui étaient sans voix dans la société de
son temps.”
Aujourd'hui son corps repose
en l'église Saint-Luc de Brescia, église qui fut souvent le témoin de la
profonde piété de Giuseppe Tovini. (Jean Paul II)
Paulette Leblanc
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_giuseppe_tovini.htm
Joseph ( Giuseppe )
Tovini naquit à Cividate Camuno, dans la province de Brescia, le 14 mars 1841,
aîné de sept enfants. Il eut une éducation particulièrement austère, teintée de
jansénisme, selon les traditions morales et religieuses de son époque et de sa
province.
En 1852 à 11 ans, il
entra au Collège municipal de Lovere ; mais la situation de sa famille ne lui
permit pas de poursuivre ses études après sa dix-septième année et ce fut sur
l' intervention d' un oncle prêtre qu' il put entrer dans un collège à Vérone
fondé par don Mazza pour les jeunes gens pauvres.
Son père mourut en 1859,
et Joseph se retrouva à la tête de sa famille, à dix-huit ans, alors que la
situation économique de la famille était désastreuse.
Il abandonna l'idée de
devenir missionnaire, et son grand désir d' être prêtre...De 1860 à 1864, il
étudia à la faculté de Droit de Padoue. Il trouva du travail chez un avocat, et
donna des leçons particulières. Il obtint son diplôme brillamment en 1865 à Pavie.Son succès
fut obscurci par la mort de sa mère survenue quelques mois plus tôt.
Devenu professeur au
Collège municipal de Lovere, il travailla aussi chez un avocat. Il faisait sa
prière à haute voix chaque matin avant la leçon et communiait tous les
dimanches. Il déménagea en 1867 à Brescia, où il devint jeune avocat
collaborateur d' un cabinet renommé. Il se maria en 1875 avec Emilia Corbolani
dont il eut dix enfants. Un de leurs fils devint prêtre, et deux filles
religieuses.
Il fut un père attentif
et affectueux, inflexible sur les principes moraux.
Toujours conseillé par
des prêtres soucieux des problèmes de l' époque, il fut l' un des fondateurs du
journal " le citoyen de Brescia " en 1878. La même année il devint
président du comité diocésain de l'Oeuvre des Congrès et il fut l' acteur
principal de l' organisation matérielle et juridique de 145 comités
paroissiaux.
En 1882, il fut élu
conseiller municipal de la ville de Brescia : ce fut le début d' une longue
carrière de fondateur d' oeuvres pies, d' écoles et de publications et d'
institutions caritatives et sociales. Il créa ainsi un institut de crédit pour
les personnes nécessiteuses.
En 1881, il fonda la
Société des Oeuvres Catholiques, préoccupé par la situation des ouvriers de Lombardie.
En 1888, il fonda la Banque San Paolo (Saint-Paul) à Brescia, et en 1896 la
célèbre Banque Ambrosiano (Ambrosienne) à Milan.
Il s'occupa aussi des
enfants en étant à l'origine de la création des Jardins d' Enfants de
Saint-Joseph, du Collège Luzzago, de patronnages d' étudiants en 1889, et de l'
Oeuvre pour la Conservation de la Foi dans les Ecoles Italiennes en 1890...Une
activité, on le voit, multiple !
Au point de vue
intellectuel, il participa à la naissance des Cercles Universitaires
Catholiques, et de l'Union Léon XIII ( pour les étudiants de Brescia ), ainsi
que de la revue " l' Ecole Moderne Italienne " destinée aux
enseignants catholiques.
Il disait : " nos
écoles, ce sont nos Indes à nous " signifiant ainsi son activité
missionnaire.
Le dynamisme de Joseph
Tovini était vraiment surprenant, car il était de constitution fragile et sa
santé s'altéra en 1891.
Il fut tertiaire et dévot
de la Bienheureuse Vierge Marie. Il communiait fréquemment et sa piété
franciscaine simple et féconde lui donnait un sens aigu de l'Eglise.
L'avocat missionnaire
mourut le 16 janvier 1897 à 56 ans.
Ses restes furent
transférés quelques années plus tard en l'église Saint-Luc de Brescia, où ils
reposent toujours.
Sa cause fut ouverte en
1948 et il fut béatifié en 1998.
Heureuse époque où les
laïcs italiens étaient à la pointe de la société !
SOURCE : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-15700632.html
Rome, 16 janvier 2013 (Zenit.org) Anita
Bourdin |
La guerre continuelle et
la prière continuelle de Giuseppe Tovini
La vie d'un bienheureux
père de famille italien
Le martyrologe romain
fait aujourd'hui mémoire d'un père de famille italien,
le bienheureux Giuseppe Antonio Tovini (1841-1897), qui fut
un avocat et un banquier.
Le pape Jean-Paul II a
béatifié, le 20 septembre 1998, à Brescia, dans le nord de l'Italie, ce laïc,
père de famille : “On a dit de lui, a déclaré à cette occasion le
postulateur de sa cause, le P. Antonio Marrazzo,que sa vie a été à la
fois une guerre continuelle et une prière continuelle”.
Né en 1841 à Cividate
Camuno, dans la province de Brescia, il devient orphelin de père en 1859, avec
cinq frères et soeurs plus jeunes à charge. Il obtient, en 1864, son diplôme de
droit à l’université de Padoue puis de Pavie, alors que sa mère meurt en 1865.
Il s’initie alors au métier de notaire dans une étude de Lovere, tout en
acceptant la charge de vice-directeur et de professeur au collège municipal de
la ville.
De 1871 à 1874, il est
maire de sa ville natale, Cividate, ce qui lui donne l’occaision de réaliser
des oeuvres d’utilité publique. Il promeut la fondation de la Banque de
Vallecamonica, et stimule un projet de chemin de fer pour relier sa vallée à
Brescia.
En 1875, il épouse Emilia
Corbolani, qu’il avait rencontrée sept ans plus tôt et fille d’un avocat. Ils
auront dix enfants, l’un deviendra Jésuite, deux filles se feront religieuses.
Comprenant l’importance
des moyens de communication de masse, il contribue de façon décisive à la
fondation du quotidien catholique “Il Cittadino di Brescia” (“Le citoyen de
Brescia”) qui est publié à partir deu 13 avril 1978. Il participe aussi à la
formation du Comité diocésain de l’Oeuvre des Congrès dont il devient
président.
Le cadre de ce Comité et
des Comités catholiques en Italie lui permettront d’inspirer d’innonmbrables
initiatives, en particulier pour la mise en place d’institutions à Brescia et
en Lombardie, dans les domaines de l’école (de la maternelle à l’université),
de la presse, du crédit, des oeuvres sociales et de charité.
Convaincu de la nécessité
d’assurer l’autonomie financière des intitutions catholiques, en
particulièement celles qui touchent à l’éducation, il fonda deux banques:
“Banco San Paolo”, en 1888 à Brescia, et, en 1896, à Milan, le “Banco
Ambrosiano”.
A partir de 1879, Tovini
sera plusieurs fois élu conseiller provincial et communal de Brescia, et
s’emploie en tant que tel à défendre les droits des plus pauvres et des plus
faibles.
Il promut l’institution
de Cercles universitaires catholiques d’où allait naître la Fédération
universitaire des catholiques italiens (FUCI).
En 1893, il fondait
encore l’hebdomadaire “La voce del Popolo” (“La voix du peuple”), et une Ecole
normale à Cividate, avec les religieuses canossiennes.
En 1896, il défendit la
cause de la Fédération universitaire catholique, et, au Congrès de Fiesole, il
reproposa un projet d’Université catholique en Italie
Il s’éteignit
prématurément à Brescia le 16 janvier 1897, à l’âge de 56 ans. Sa dépouille
mortelle repose depuis 1992 en l’église San-Luca (Saint-Luc) de Brescia.
Après avoir célébré
solennellement sa béatification, dans le stade communal de Brescia, Jean-Paul
II, le "pape de la famille", s'est rendu sur sa tombe pour
prier.
(16 janvier 2013) ©
Innovative Media Inc.
SOURCE : http://www.zenit.org/fr/articles/la-guerre-continuelle-et-la-priere-continuelle-de-giuseppe-tovini
Monumento dedicato a Giuseppe Tovini presso Cividate Camuno
Blessed Giuseppe
Antonio Tovini
Profile
Eldest of seven children born
to Moses and Rosa Malaguzzi; uncle and god-father of Blessed Mose
Tovini. Studied law at
the University of Padua,
and worked at a firm in Lovere, Italy. Teacher and
deputy director of a local college.
Moved to diocese of Brescia, Italy in 1864. Mayor of Cividate
Camuno, Italy from 1871 to 1874 where
he worked to improve public construction. Married to
Emilia Corbolani in the church of Saint Agatha
in Brescia on 6
January 1875; father of ten,
two of whom became nuns,
and one a Jesuit.
Member of the Secular Franciscans.
Founded the Catholic newspaper Il
Cittadino di Brescia (The City of Brescia) in 1878.
President of the diocesan Committee
of the Opera dei Congressi. Municipal and provincial councilor in Brescia where
he worked to defend and help the poor and alienated.
Founded the Saint Joseph Kindergarten and
the College of
Venerable A Luzzago in 1882.
Founded the Banco Ambrosiano in Milan, Italy in 1888.
Founded the Banca Santa Paolo in Brescia in 1888.
Founded the Society for the Preservation of the Faith in Italian Schools in 1890.
Founded the journal Faith and School in 1891.
Help found an insurance company for Catholic teachers.
Helped founded the Union Leone XIII to support the faith of students in university in Brescia,
and worked support similar groups in other schools.
Founded the magazine Modern
Italian School in 1893.
Founded the weekly journal La
Voce del Popolo in 1893.
Helped the Canossian sisters found
a teaching college in Cividate
Camuno in 1894.
Supported the Catholic University Federation,
and the creation of Catholic universities in Italy.
Born
14
March 1841 in Cividate
Camuno, Brescia, Italy
16
January 1897 in Brescia, Italy of
natural causes
re-interred in
the Church of Saint Luke in Brescia on 10
September 1922
6
April 1995 by Pope John
Paul II (decree of heroic
virtues)
20
September 1998 by Pope John
Paul II
the beatification miracle involved
the healing of
a nun in
the monastery of
the Visitation of Holy Mary of Massa and Cozzile in Potenza, Italy
Additional
Information
other
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sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
“Blessed Giuseppe Antonio
Tovini“. CatholicSaints.Info. 4 July 2023. Web. 3 March 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-giuseppe-antonio-tovini/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-giuseppe-antonio-tovini/
HOMILY OF POPE JOHN PAUL
II
Brescia
Sunday, 20 September, 1998
1. “Peter, do you love
me?” (cf Jn 21:15).
At this solemn
Eucharistic celebration which closes the centenary of the birth of the Servant
of God Paul VI, the Gospel was proclaimed in which Christ asks Peter if he
loves him. Before entrusting him with the office of Head of the Apostolic
College and the mission of being the cornerstone of the Church’s unity, Christ
questions Peter about love: “Do you love me?”. He does so because the service
to which he intends to call him is a loving service to God, to the Church, to
humanity.
In the first reading we
heard words from the book of the prophet Isaiah: “The Spirit of God ... has
anointed me to bring good tidings to the afflicted” (Is 61:1). They call to
mind the Gospel witness of Giuseppe Tovini, who today I had the joy of raising
to the honours of the altar. He died the same year that Giovanni Battista
Montini was born. The future Pope would testify again and again that his father
and family friends told him many episodes about Tovini’s commitment to
Catholicism and the initiatives promoted by him with other courageous
Brescians. I am pleased that the beatification of this outstanding figure has
taken place during the closing of the centenary celebration of Paul VI’s birth.
I affectionately greet
you all, dear brothers and sisters taking part in this solemn Eucharistic
assembly. I greet dear Archbishop Bruno Foresti, Cardinal Martini and all the
Bishops of Lombardy and the other visiting Bishops. I extend a special greeting
to Archbishop Giovanni Battista Re, born in this land and educated in the
seminary of Brescia. With him I also greet Archbishop Pasquale Macchi, who for
so many years was the private secretary of Pope Paul VI. I also extend my
respectful greetings to the representative of the Government and all the
authorities present.
With deep affection I
greet you, city of Brescia, so rich in works of Christian inspiration; I
greet your priests, religious and the many lay people who in their various
ecclesial and civil offices have distinguished themselves by their religious,
social and cultural commitment.
2. “Peter, do you love
me?”. We can say that Paul VI’s life was a response to Christ’s question: a
great proof of love for God, the Church and mankind. He loved God as a gracious
and caring Father, and during the important moments of his life, especially
those burdened with difficulties and suffering, he displayed a very strong
sense of the divine fatherhood.
When, as Archbishop of
Milan, he decided to hold a popular mission to instil new energy in the city’s
Christian tradition, he chose as his basic theme: God is Father. Then on 6
August, 20 years ago, as he neared the end of his earthly life at Castel
Gandolfo, he wanted to recite the Our Father as his last prayer.
And what can be said of
his passionate love for Christ? His was an essentially Christocentric
spirituality. In the homily to mark the beginning of his Pontificate, he
explained that he had chosen the name of Paul because the Apostle “loved Christ
supremely, because he greatly wanted and strove to bring the Gospel of Christ
to all nations, because he offered his life in Christ’s name” (30 June 1963,
in Insegnamenti I, [1963], pp. 24-25). On another occasion he added
that it is impossible to leave Christ out of consideration, “if we want to know
something certain, full, revealed about God; or rather, if we want to have a
living, direct and authentic relationship with God” (General Audience, 18
December 1968; L’Osservatore Romano English edition, 26 December
1968, p. 3).
3. To his love for God
the Father and for Christ the Teacher, Paul VI joined an intense love for the
Church, for which he spent all his physical, intellectual and spiritual
energies, as the touching confession he made in Pensiero alla morte testifies:
“The Church ... I could say that I have always loved her; ... and that I think
I have lived for her and for nothing else” (cf. Pubblicazione dell’Istituto
Paolo VI, Brescia 1988, pp. 28-29).
Flowing spontaneously
from this love for Christ and for the Church was his pastoral passion for man,
with an acute insight into the sufferings and expectations of the contemporary
age. Few have known, as he, to interpret the anxieties, desires, toils and
aspirations of the men of our century. He wished to walk at their side; to do
this he made himself a pilgrim on their roads, meeting them where they lived
and struggled to build a world of greater attention and respect for the dignity
of every human being.
He wanted to be the
servant of Church which evangelized the poor, called with every person of
goodwill to build that “civilization of love” in which not only the crumbs of
economic and civil progress go to the poor, but where justice and solidarity
should reign.
4. The roots of Pope
Montini’s particular sensitivity to the great social questions of our century
are sunk deep in his Brescian origins. In his own family and then during the
years of his youth in Brescia, he breathed that atmosphere, that fervour of
activity which made Brescian Catholicism one of the significant landmarks of
the Catholic presence in the social and political life of the country.
Addressing his fellow citizens at the beginning of his Pontificate, Paul VI
expressed this debt of gratitude: “Brescia! The city which not only gave me
birth but is such a part of the civil, spiritual and human tradition, teaching
me as well the meaning of life in this world and always offering me a framework
which, I think, will withstand future experiences ordained over the years by
divine Providence” (cf. Address to a Pilgrimage from Milan and Brescia, 29
June 1963, in Insegnamenti I [1963], p. 647).
5. Bl. Giuseppe Tovini
was certainly a great witness of the Gospel incarnated in Italy's social and
economic history in the last century. He is resplendent for his strong personality,
his profound lay and family spirituality, and for his generous efforts to
improve society. Between Tovini and Giovanni Battista Montini there is — as a
matter of fact — a close, profound spiritual and mental bond.
In fact, the Pontiff
himself wrote of Tovini: “The impression he left on those I first knew and
esteemed was so vivid and so real that I frequently heard comments and praise
of his extraordinary personality and his many varied activities; astonished, I
heard admiring expressions of his virtue and sorrowful regrets at his early
death” (cf. Preface by Giovanni Battista Montini to the biography of Giuseppe
Tovini by Fr Antonio Cistellini in 1953, p. I).
6. Fervent, honest,
active in social and political life, Giuseppe Tovini proclaimed the Christian
message, always in fidelity to the guidance of the Church’s Magisterium. His
constant concern was to defend the faith, convinced that — as he said at a
congress — “without faith our children will never be rich; with faith they will
never be poor”. He lived at a sensitive time in the history of Italy and the
Church, and it was clear to him that one could not respond fully to God’s call
without being generously and selflessly involved in social problems.
His was a prophetic
vision and he responded with apostolic daring to the needs of the times, which
in the light of new forms of discrimination required of believers a more
incisive leadership in temporal affairs.
Aided by the legal skills
and rigorous professionalism that distinguished him, he promoted and directed
many social organizations, and also held political office in Cividate Camuno
and Brescia in the desire to make Christian doctrine and morality present among
the people. He considered commitment to education a priority, and prominent
among his many initiatives was his defence of schools and the freedom of
teaching.
With humble means and
great courage he laboured tirelessly to preserve for Brescian and Italian
society what was most particuarly its own, that is, its religious and moral
heritage.
Tovini’s honesty and
integrity were rooted in his deep, vital relationship with God, which he
constantly nourished with the Eucharist, meditation and devotion to the Blessed
Virgin. From listening to God in daily prayer, he drew light and strength for
the great social and political battles he had to wage to safeguard Christian
values. The Church of St Luke, with its beautiful image of the Immaculata and
where his mortal remains now rest, is a witness to his piety.
On the threshold of the
third millennium, Giuseppe Tovini, whom today we contemplate in heavenly glory,
spurs us on. I invite you in particular, dear lay faithful of Brescia and
Italy, to look to this great social apostle, who was able to give hope to those
without voice in the society of his time, so that his example will be an
incentive and encouragement to everyone to work generously today and always
to defend and to spread the truth and the demands of the
Gospel. May he protect you from heaven and sustain you by his intercession.
Dear Brescians, you have
received a great religious and civil heritage: treasure it as an incomparable
patrimony, and bear active witness to it with that ingenuity and integrity,
that fidelity and perseverance which distinguished Paul VI and Giuseppe Tovini.
7. “I have fought the
good fight.... The Lord stood by me” (2 Tm 4:7,17) These words from the second
reading of the Mass summarize the spiritual experience of the two figures we
recall today with devout admiration. We thank God for their witness: it is a
precious gift, not only for Brescia, but for Italy and for all humanity. Their
memory must not fade with the passing of time. In different fields and with
different responsibilities, they sowed so much good; they fought the good
fight: the fight for Truth and the civilization of Love.
May Mary, Mother of the
Church, help us take up their legacy and follow in their footsteps so that we
too will be allowed to answer Christ like the Apostle Peter: “Lord, you know
everything; you know that I love you” (Jn 21:17). Amen!Copyright © Dicastery
for Communication
Bl. Giuseppe Tovini
(1841-1895),
Michael J. Miller
From the Mar/Apr 2003
Issue of Lay Witness Magazine
The political unification
of Italy in 1870 unleashed the forces of secularization in the territories that
comprised the new kingdom. The Papal States and Rome itself were seized,
religious orders were persecuted, divorce was legalized, and the government
took over the schools.
The Pope, Bl. Pius IX,
now a “prisoner of the Vatican,” declared that it was “inexpedient” for
Catholics to serve as elected officials in the new national government.
Catholic laymen, however, sought to influence local governments by
participating in administrative elections.
Bl. Giuseppe Tovini
(1841-95), a staunch Catholic, a devoted husband and father, and a skilled
lawyer, became one of those late 19th-century local politicians. At the same
time he accomplished a tremendous amount of lay apostolic work in the region of
Brescia during that critical period for Church-State relations in Italy. As
Pope John Paul II noted in the homily at his beatification ceremony, Tovini
“considered commitment to education a priority, and prominent among his many
initiatives was his defense of schools and the freedom of teaching.”
Formation
Giuseppe Tovini was born
on March 14, 1841, in Cividate Camuno, near Brescia, Italy. He was the first of
the seven children of Moses Tovini and his wife Rosa. His parents were not
wealthy, but they provided their oldest son with a basic Christian formation at
home. His classmates at the local primary school remembered him as
well-behaved, religious, and an exemplary student. He was admitted to a
secondary school for poor boys in Verona, thanks to a recommendation from his
uncle, Fr. Giambattista Malaguzzi. Signor Tovini died when his oldest son was
eighteen. Giuseppe went on to earn a law degree at the University of Pavia in
1865. That same year his mother died, leaving him with five younger siblings
(one had not survived infancy).
In August 1865, Giuseppe
began working at a law office in Lovere. That autumn he took a second job in a
notary’s office to help support his family. In addition, for two years he
served as vice-rector and professor at the municipal college. He fulfilled his
many responsibilities satisfactorily, but he experienced a long, difficult
phase of uncertainty as to whether he should pursue religious life or marriage.
In 1867 Giuseppe Tovini
moved to Brescia to work in the law office of Giordano Corbolani. After seven
years of courtship he married Corbolani’s daughter Emilia on January 6, 1875,
in the Church of St. Agatha in Brescia. Their marriage was blessed with 10
children. Tovini’s official biography describes him as “a concerned and loving
father” who was “very conscientious in teaching his children the principles of
Catholic morality.” One of his sons became a Jesuit, and two daughters entered
the convent.
Catholic Activist
Tovini worked for the
rest of his life to support his family, yet he realized God was also calling
him to use his talents and training to address contemporary social problems.
While mayor of Cividate (1871-74) he liquidated the town’s debts and promoted
public works, such as improving the mountain pastures and constructing a town
square and a railroad line. His effective service as a small-town mayor paved
the way for his election as provincial councilor in 1879 and 1882.
In 1877, Tovini joined
the Catholic movement in Brescia, which was becoming the center of the
political battle between traditional and anticlerical forces. The city’s
ancient motto is: Brixia Fidelis Fidei et Iustitiae, “Brescia, Faithful to
the Faith and to Justice.” Conscious that justice is not served unless the
faith is preserved, the young lawyer accurately appraised the needs of society in
those turbulent times.
In 1878, Tovini was
instrumental in founding a Catholic daily newspaper in Brescia. He also helped
form a diocesan committee of the Opera dei Congressi, a movement which
sponsored Catholic conferences that aimed to infuse social and civic life with
Gospel values. Tovini was named president of the local committee and later was
elected vice-president of the national committee.
As a leader in the
Catholic movement, Giuseppe Tovini displayed an extraordinary ability to devise
projects and put them into effect. He fought the good fight, all the while
respecting the enemies of the Church and earning their respect by his integrity
and professionalism.
Acutely aware, as a
lawyer, that Catholic institutions require full financial and economic autonomy
in order to operate freely, he founded the Banca San Paulo (the Bank of St.
Paul) in Brescia in 1888. The bank was a not-for-profit business. It was an
apostolate, a fraternal financial association.
Giuseppe Tovini also
vigorously supported the cause of Catholic education. In 1882, he founded St.
Joseph’s Kindergarten and a secondary school. The latter was suppressed by the
government but later reopened—still as a Catholic institution. Together with
the Jesuits he established a Catholic students’ residence at the University of
Padua. He also helped to launch several periodicals for teachers.
Tovini viewed education
in Italy as mission territory. In response to the subject of missionaries going
to the Indies, he used to say, “our Indies are our schools.” He organized
campaigns to keep religious instruction in state schools. He also drew up the
statutes for an insurance company, the League of Catholic Teachers. In 1892, he
established the Association of Catholic University Students, the forerunner of
a similar group which is still active today.
Spirituality
For the layman Giuseppe
Tovini, his many political and educational activities were an apostolate, a
proclamation of the Christian message. In the homily at Tovini’s beatification,
the Holy Father noted, “His constant concern was to defend the faith, convinced
that—as he said at a congress—‘ without faith our children will never be rich;
with faith they will never be poor.’” The Pope tactfully referred to the
challenges of the time as “new forms of discrimination [that] required of
believers a more incisive leadership in temporal affairs.”
Tovini’s many efforts for
the Catholic cause were rooted in obedience to the Church’s Magisterium and
nourished by a love of the Eucharist and of Our Lady. As a Third Order
Franciscan he practiced the virtue of poverty by riding the train third class
and doing pro bono legal work.
Giuseppe Tovini
accomplished a tremendous amount of good, even though he did not enjoy robust
health. He suffered from chronic pulmonary ailments, and on January 16, 1895,
he died prematurely at the age of 55. The Congregation for the Causes of Saints
issued a declaration on his heroic virtues in 1995. On September 20, 1998, Pope
John Paul II beatified him as an example of “the sanctity of the active life”
during a pastoral visit to Brescia.
On that occasion the Holy
Father declared, “At a time when some sought to confine the faith within the
walls of sacred buildings, Giuseppe Tovini showed that adherence to Christ and
obedience to the Church . . . spur [Christians] to be the leaven of authentic
civilization and social progress.” His labors bore lasting fruit and helped to
preserve the religious and moral heritage of the city of Brescia and of Italy
as a whole. Blessed Giuseppe Tovini is a powerful intercessor in heaven for all
who are engaged in the lay apostolate, especially in Catholic education.
SOURCE : http://www.cuf.org/2003/03/blessed-giuseppe-tovini-apostle-of-catholic-education/
Beato Giuseppe
Antonio Tovini Terziario francescano
Festa: 16 gennaio
Cividate Camuno, Brescia,
14 marzo 1841 - Brescia, 16 gennaio 1897
"Le nostre Indie
sono le nostre scuole". Voleva diventare missionario il beato bresciano
Giuseppe Tovini. E nei suoi 55 anni di vita (nacque a Cividate Camuno nel 1841
e morì a Brescia nel 1897) fu un apostolo nei campi più diversi del sociale: la
scuola, appunto, e poi l'avvocatura, il giornalismo, le banche, la politica, le
ferrovie, le società operaie, l'università. Dopo gli studi, lavorò presso
l'avvocato bresciano Corbolani. Ne sposò la figlia Emilia, con cui ebbe 10
bambini. Innumerevoli le cariche che ricoprì e le istituzioni cui diede vita:
sindaco, consigliere provinciale e comunale, presidente del Comitato diocesano
dell'Opera dei congressi; fondatore di casse rurali, della Banca San Paolo di
Brescia, del Banco Ambrosiano di Milano, del quotidiano «Il Cittadino di
Brescia» e della rivista «Scuola italiana moderna», di varie altre opere
pedagogiche e dell'«Unione Leone XIII», che sfocerà nella Fuci. Attività che
traevano linfa da un'intensa vita spirituale di stile francescano (era
terziario). (Avvenire)
Martirologio
Romano: A Brescia, beato Giuseppe Antonio Tovini, che, maestro, aprì molte
scuole cristiane e fece costruire opere pubbliche, dando sempre, in ogni sua
attività, testimonianza di preghiera e di virtù.
La scelta laicale e
matrimoniale
Giuseppe Antonio Tovini
nasce a Cividate Camuno, in Valle Camonica, il 14 marzo 1841. Studia a Lovere,
in provincia di Bergamo, e a Verona, dove frequenta le ultime due classi del
liceo presso il Collegio Mazza, e si laurea in giurisprudenza all’università di
Pavia il 15 agosto 1865. Ancora a Lovere, nello stesso anno, comincia
l’attività professionale e assume l’incarico di vicedirettore e professore del
Collegio Municipale, dove era stato studente. Due anni dopo si trasferisce a
Brescia presso lo studio dell’avvocato Giordano Corbolani, suo futuro suocero.
Qui si svolgerà definitivamente la sua attività professionale di avvocato e qui
maturerà la sua vocazione al matrimonio con Emilia Corbolani, contrastata,
negli anni della giovinezza, da una lunga e penosa fase d’incertezza fra lo stato
religioso e quello matrimoniale. Nel gennaio del 1875, il giorno dell’Epifania,
sposerà finalmente Emilia, di dodici anni più giovane di lui, con la quale
costituirà una famiglia esemplare allietata dalla nascita di dieci figli. Le
lettere alla fidanzata e alla moglie, durante le numerose assenze da casa per
motivi professionali e di apostolato, costituiscono una testimonianza di come
Tovini avesse scelto il matrimonio come strumento di santificazione.
La militanza cattolica e
la vita politica
Proveniente da una
famiglia di condizioni economiche modeste, Tovini sarà costretto a lavorare
fino al termine della vita per mantenere la sua famiglia senza potersi dedicare
interamente all’attività apostolica. Tuttavia, ciò non gli impedirà di
diventare uno dei principali dirigenti locali e nazionali dell’Opera dei
Congressi e dei Comitati Cattolici, della quale sarà presidente diocesano e
vicepresidente a livello nazionale, e di essere il primo consigliere comunale
cattolico eletto nel Comune di Brescia oltre che per lunghi anni membro del
consiglio provinciale della stessa città.
La sua vita
politico-amministrativa era cominciata nel 1871 con la nomina a sindaco di
Cividate, il suo paese d’origine, incarico che terrà per tre anni, ed era
continuata con l’elezione a consigliere provinciale del mandamento di Pisogne,
in provincia di Brescia, nel 1879. Ma il centro della sua battaglia politica si
svolge a Brescia contro la dominazione laicista che guidava i consigli comunale
e provinciale della città dall’unificazione d’Italia, sotto il controllo di
Giuseppe Zanardelli (1826-1903), esponente di grande rilievo nazionale della
sinistra liberale, acceso anticattolico, ministro guardasigilli e presidente
del Consiglio, oltre che "padrone" assoluto della politica bresciana.
Erano gli anni successivi
all’unificazione del paese, compiutasi nel 1870 con la conquista di Roma. Erano
anni difficili soprattutto per i cattolici, che vedevano la patria guidata
politicamente da un gruppo liberale ostile alla Chiesa e il Papa prigioniero in
Vaticano, che non potevano partecipare alle elezioni politiche per il divieto
della Santa Sede, ma che cominciavano a organizzarsi per cercare di guidare i
Comuni attraverso la partecipazione alle elezioni amministrative. Vissuto nel
periodo a cavallo di queste trasformazioni, Tovini incarna il caso di coscienza
dei cattolici italiani. Certamente non nostalgico del periodo in cui la sua
terra faceva parte dell’impero asburgico in conseguenza del giurisdizionalismo
che aveva contraddistinto la politica ecclesiastica austriaca almeno fino al
Concordato del 1855 e che l’aveva resa invisa a molti cattolici, non aveva
potuto peraltro non notare il carattere apertamente liberale e anticattolico
svelato dalla Rivoluzione italiana dopo il 1848. Così, nel 1880, promuove con
altri cattolici bresciani l’Associazione Elettorale Cattolica e due anni dopo
viene eletto primo e unico consigliere al Comune di Brescia, e nel 1895, due
anni prima della morte, si compirà il trionfo politico con la definitiva
sconfitta degli zanardelliani e la conquista della maggioranza del Comune e
della Provincia da parte dei cattolici alleati ai liberali moderati. La
vittoria lascerà un segno duraturo nella storia politica di Brescia, con il
consiglio provinciale guidato da questa alleanza per un trentennio e con un
periodo, dal 1913 al 1920, in cui su sessanta consiglieri uno soltanto fra i
continuatori della politica di Zanardelli riuscirà a essere eletto.
Ma le vittorie politiche,
conquistate dopo un lungo periodo d’incubazione, erano il frutto di un grande
lavoro nel corpo sociale, di cui Tovini è stato uno dei principali attori.
Il campo pedagogico e
scolastico è quello nel quale Tovini spende le sue migliori energie, tanto che
nel 1888 il Comitato Permanente dell’Opera dei Congressi apre a Brescia la
Terza Sezione, appunto dedicata all’istruzione e all’educazione, e ne affida la
direzione a Tovini. Nello stesso anno, il Governo fa chiudere il Collegio dedicato
al nobile bresciano venerabile Alessandro Luzzago (1551-1602), che Tovini aveva
fondato nel 1882; ed egli intraprende la battaglia per la sua riapertura,
finalmente ottenuta nel 1894 sotto il nome del poeta neoclassico bresciano
Cesare Arici (1782-1836). Frattanto, nel 1888, aveva fondato l’Opera per la
Conservazione della Fede nelle Scuole in Italia e nel 1891 la dotava di un
periodico, Fede e Scuola. Nel 1893 fonda una Lega d’Insegnanti Cattolici e il 5
aprile dello stesso anno Scuola Italiana Moderna, primo periodico a livello
nazionale di carattere pedagogico e didattico, tuttora pubblicato.
Ma l’azione di Tovini non
si manifesta soltanto nella vita politico-amministrativa e nella scuola. Fra le
iniziative più importanti e ricche di conseguenze nella storia italiana vi
sono, nel settore economico-finanziario, la fondazione della Banca di Valle
Camonica, nel 1872, della Banca San Paolo di Brescia, nel 1888, e del Banco
Ambrosiano, nel 1896; in quest’ultima iniziativa, quasi al termine della sua
esistenza terrena, Tovini impegnerà tutte le sue forze — secondo quanto
riportato da un suo biografo, il padre oratoriano Antonio Cistellini — per
difendere la scelta che la banca avesse anzitutto finalità apostoliche a
sostegno delle opere del movimento cattolico e della scuola in particolare,
contro chi la voleva banca d’affari caratterizzata anzitutto dal momento
economico. Preoccupato della possibilità che la Chiesa perda il contatto con le
masse operaie in crescita con lo sviluppo dell’industrializzazione, Tovini
promuove la fondazione di Società Operaie Cattoliche a Lovere e a Brescia,
esportandole successivamente anche nella valli circostanti, e di tali società
sarà presidente per qualche tempo, mentre nel 1885 propone la fondazione
dell’Unione Diocesana delle Società Agricole e delle Casse Rurali.
Cattolico intransigente
Giuseppe Tovini
appartiene a quella componente del movimento cattolico italiano che viene
definita intransigente, nel senso di indisponibile a scendere a patti con il
Governo nato dall’occupazione violenta di Roma da parte dell’esercito del Regno
d’Italia, il 20 settembre 1870. Soprattutto negli ultimi anni della vita si
avvicina alle posizioni del presidente dell’Opera dei Congressi Giambattista
Paganuzzi (1841-1923), rigidamente astensioniste e accusate da Giuseppe Toniolo
(1845-1918) e da Stanislao Medolago Albani (1851-1921) di esasperato
accentramento e d’insensibilità verso la questione sociale. Ciò tuttavia non
impedisce a Tovini di continuare a collaborare a Brescia anche con chi, nel
movimento cattolico locale, aveva sensibilità politica diversa, come Giorgio
Montini (1860-1943), ma soprattutto di dare a tutti quanti lo frequentano
l’impressione di una vita cristiana vissuta ai limiti dell’eroismo, soprattutto
negli ultimi dieci anni, quando verranno a maturazione molte opere
precedentemente iniziate e dovrà farvi fronte nonostante il progredire della
malattia polmonare che lo stroncherà, a soli cinquantacinque anni, il 16
gennaio 1897.
"[...] con Giuseppe
Tovini salirà sull’altare la santità dell’azione", si legge su
L’Osservatore Romano del 26-27 maggio 1947, un’azione impregnata della vita
interiore classica dei cattolici dell’Ottocento — meditazione, devozione
mariana, adorazione eucaristica — attraverso la quale Tovini è stato condotto
dalla grazia di Dio a meritare di diventare un modello per tutti i cristiani.
Infatti, la causa di beatificazione introdotta l’8 maggio 1948 con il processo
ordinario diocesano, continuata con il decreto d’introduzione della Causa
presso la Congregazione delle Cause dei Santi da Papa Paolo VI (1963-1978) il
14 aprile 1977 e con la proclamazione dell’eroicità delle virtù da parte di
Papa Giovanni Paolo II il 6 aprile 1995, si è conclusa domenica 20 settembre
1998 quando lo stesso Sommo Pontefice lo ha proclamato beato nella
"sua" Brescia. Nell’omelia pronunciata in occasione della Messa per
la beatificazione del servo di Dio celebrata nello Stadio Rigamonti di Brescia,
Papa Giovanni Paolo II così lo descrive: "Fervente, leale, attivo nella
vita sociale e politica, Giuseppe Tovini proclamò con la sua vita il messaggio
cristiano, fedele sempre alle indicazioni del Magistero della Chiesa. Sua
costante preoccupazione fu la difesa della fede, convinto che — come ebbe ad
affermare in un congresso — "i nostri figli senza la fede non saranno mai
ricchi, con la fede non saranno mai poveri". Visse in un momento delicato
della storia italiana e della stessa Chiesa ed ebbe chiaro che non era
possibile rispondere in pieno alla chiamata di Dio senza una dedizione generosa
e disinteressata alle problematiche sociali.
"Ebbe uno sguardo
profetico, rispondendo con audacia apostolica alle esigenze dei tempi che, alla
luce delle nuove forme di discriminazione, richiedevano dai credenti una più
incisiva opera di animazione delle realtà temporali".
Un santo laico, sposato,
padre di dieci figli, impegnato nella vita politica e amministrativa,
combattente per la libertà di educazione, fondatore di banche e di società
operaie, offerto agli uomini di oggi così bisognosi di modelli da imitare e non
soltanto da ammirare. La sua straordinaria capacità d’intuire e di costruire
opere, di agire contemplando nel mistero divino la finalità ultima della sua
azione, di rispettare e di farsi rispettare dai nemici della Chiesa e suoi
senza mai cessare di combattere la buona battaglia con meravigliosa tenacia,
rimane nella storia del movimento cattolico e della nazione italiana a indicare
la possibilità d’incontrare la comunione con il Verbo Incarnato anche nella
fatica dell’azione politica e sociale. Il sacerdote bresciano don Livio Rota
illustra felicemente il segreto della sua santità: "La vena che alimentò
la sua vita religiosa fu il primato del soprannaturale, la preminenza
dell’interiorità: con felice e sintetica intuizione è stato scritto di lui che
la fede fu la forma del suo carattere e l’essenza della sua personalità. Il
movente della sua frenetica attività è individuabile nel suo essere uomo di
Dio, un’anima orante: la preghiera non fu certo in lui l’acquiescenza ad un
banale e pigro provvidenzialismo, bensì lo stimolo ad un esame accurato dei
problemi e delle esigenze del momento e ad un’azione ancora più intensa e
puntuale. La passione apostolica infusa nell’affrontare le gravi questioni
sociali del suo tempo scaturisce da questo punto focale indiscutibile: una vita
di fede che diventa eloquente poi nelle pratiche religiose del suo tempo e
nelle realizzazioni concrete a tutti note".
Autore: Marco Invernizzi
Ecco un laico impegnato nell’apostolato, partecipe dei fermenti politici, religiosi, culturali del suo tempo, in una Brescia in continua evoluzione storica.
Giuseppe Tovini nacque a Cividate Camuno, nella provincia bresciana il 14 marzo 1841, primo di sette fratelli; ebbe sin dall’infanzia un’educazione particolarmente austera, secondo le tradizioni religiose e morali del luogo, influenzate da un sottile giansenismo, diffuso un po’ dovunque in Val Camonica e nel suo paese.
A ciò si aggiunse la ferrea disciplina delle scuole elementari frequentate a Cividate e poi a Breno. Nel 1852 a 11 anni, entra nel Collegio municipale di Lovere dove rimane per sei anni, ma le condizioni economiche della famiglia, non gli permettono più di restare a continuare gli studi intrapresi; interviene in aiuto uno zio sacerdote che gli fa ottenere un posto gratuito presso il Collegio per giovani poveri, fondato a Verona dal Servo di Dio don Nicola Mazza.
Nel luglio 1859 gli muore il padre e lui si trova a 18 anni con cinque fratelli minori da mantenere, con una situazione economica disastrosa. Abbandona così l’idea di farsi missionario, dopo lunga e sofferta meditazione sul proprio stato; per tutti era chiaro, data la sua vita di giovane integerrimo e religioso, che si sarebbe fatto sacerdote, quindi fu grande meraviglia quando Giuseppe Tovini, conseguita la licenza liceale nel 1860, si scrive come privatista alla Facoltà di Giurisprudenza dell’Università di Padova, per gli anni 1860-64.
Un sacerdote lo aiuta a rimanere ospite del collegio “Mazza”, trovandogli un lavoro presso lo studio di un avvocato; il piccolo stipendio viene arrotondato dando lezioni private. Il 7 agosto 1865, si laurea brillantemente, ma la gioia è offuscata dalla perdita della mamma, avvenuta cinque mesi prima; la laurea fu presa all’Università di Pavia, dove si era trasferito un anno prima, sembra per avere un titolo valevole nel territorio del Regno d’Italia.
Si mette a lavorare presso gli studi di un avvocato e di un notaio di Lovere, mentre ha anche il compito di vicerettore e professore nel Collegio municipale locale, questo incarico durerà due anni, con la soddisfazione di tutti; si distingue perché è il solo a recitare le preghiere prima e dopo le lezioni e far la Comunione ogni domenica.
Nel 1867 si trasferisce a Brescia, dove divenuto avvocato, entra nello studio dell’avv. Corbolani in via Palazzo Vecchio, e qui poi prende la decisione definitiva della sua vita, scegliendo il matrimonio.
Il 6 gennaio 1875 si unisce in matrimonio con Emilia Corbolani, figlia del titolare dello studio dove lavora. Dalla loro unione nascono ben 10 figli, di cui uno diverrà sacerdote e due religiose; si dimostra padre affettuoso e premuroso, educatore attento ad inculcare nei figli i principi della morale cattolica, inflessibile nel reprimere le deviazioni.
Dal 1871 al 1874 viene eletto sindaco di Cividate, che poi gli dedicherà un monumento nella piazza, promuove varie iniziative per attuare opere pubbliche, sgrava il Comune dai molti debiti; fonda nel 1872 la Banca di Vallecamonica in Breno, di cui stende lo Statuto; inizia gli studi per un collegamento ferroviario che va da Brescia ad Edolo, per risollevare l’economia della Valle, opera che sarà realizzata dopo la sua scomparsa.
Sempre seguito e consigliato da dotti e santi sacerdoti, partecipa alla Fondazione del quotidiano “Il Cittadino di Brescia” pubblicato dal 13 aprile 1878, di cui diventa amministratore; sempre dal 1878 diviene Presidente del Comitato diocesano dell’Opera dei Congressi e da lì in poi, il suo ruolo nelle attività e iniziative istituite dalla diocesi, diviene di primaria importanza; percorre tutta la Provincia per promuovere ben 145 comitati parrocchiali.
Si candida come cattolico alle elezioni amministrative, venendo eletto come consigliere provinciale e poi dal 1882 consigliere comunale di Brescia, incarico che terrà fino alla morte. Per brevità di spazio si omette di descrivere tutte le innumerevoli iniziative ed istituzioni da lui ispirate, promosse, fondate in Brescia e Lombardia, come pure a livello nazionale, nel campo della scuola, della stampa, istituti di credito, opere pie, assistenziali, caritative, sociali.
La preoccupazione di una sempre più profonda presenza della Chiesa nel mondo del lavoro, lo induce a partire dal 1881, a fondare le ‘Società Operaie Cattoliche’ che cominciando da Lovere si estenderanno in tutta la Lombardia, tanto che nel 1887 queste fiorenti Società possono celebrare il loro primo congresso.
Nel 1885 propone la fondazione dell’ “Unione diocesana delle società agricole e delle Casse Rurali”; nel 1888 fonda a Brescia la ‘Banca S. Paolo’ e nel 1896 a Milano il ‘Banco Ambrosiano’.
Nel 1882 fonda l’asilo “Giardino d’Infanzia di S. Giuseppe” e il collegio “Ven.
A. Luzzago”; il Patronato degli Studenti nel 1889; l’Opera per la conservazione
della fede nelle scuole d’Italia, nel 1890.
Nel 1892 promuove l’erezione di Circoli universitari cattolici, collabora alla
fondazione della “Unione Leone XIII” di studenti bresciani, da cui nascerà la
FUCI. Nel 1893 fonda la rivista pedagogica e didattica “Scuola Italiana
Moderna”, primo periodico cattolico a diffusione nazionale per i maestri.
L’educazione cristiana, l’azione pedagogica, la scuola, costituiscono la sua opera preminente, per questa si sente apostolo e missionario, dice: “ le nostre Indie sono le nostre scuole”.
Il dinamismo di Giuseppe Tovini si rivela veramente sorprendente, se si considera la sua gracile costituzione fisica e le cagionevoli condizioni di salute, che a partire dal 1891, andranno man mano peggiorando. Egli oltre ciò che è stato detto, fu soprattutto uomo di Dio, la sua pietà, il suo ritmo di vita devoto, il suo fervore eucaristico, la devozione alla Madonna, lo spirito e la visione francescana da terziario della vita, il profondo ‘senso della Chiesa’, non sono divisi dall’esercizio eroico delle virtù teologali e cardinali.
L’avvocato bresciano, dopo aver percorso il suo cammino terreno di apostolo laico, muore a soli 55 anni il 16 gennaio 1897. La sua salma il 10 settembre 1922 fu solennemente traslata dal cimitero alla chiesa di S. Luca in Brescia, dove riposa tuttora.
L’8 maggio 1948 si aprirono i processi per la sua beatificazione, conclusasi con la solenne cerimonia della proclamazione, celebrata da papa Giovanni Paolo II a Brescia, il 20 settembre 1998.
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91180
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 20 settembre
1998
1. Pietro, mi ami tu?
(cfr Gv 21, 15).
In questa solenne
Celebrazione eucaristica, con la quale si chiude il centenario della nascita
del Servo di Dio Paolo VI, è stato proclamato il Vangelo nel quale Cristo
chiede a Pietro se lo ama. Prima di affidargli l'incarico di Capo del Collegio
apostolico e la missione di essere il fondamento dell'unità della Chiesa,
Cristo fa a Pietro l'esame sull'amore: "Mi ami tu?". E lo fa perché
il servizio, a cui intende chiamarlo, è un servizio di amore a Dio, alla
Chiesa, all'umanità.
Nella prima Lettura
abbiamo poi ascoltato le parole del Libro del profeta Isaia: "Il
Signore... mi ha mandato a portare il lieto annuncio ai poveri" (Is 61,1).
Esse richiamano alla mente la testimonianza evangelica di Giuseppe Tovini, che
oggi ho avuto la gioia di elevare agli onori degli altari. Egli morì nello
stesso anno in cui nacque Giovanni Battista Montini. Il futuro Papa
testimonierà ripetutamente di aver raccolto dalle labbra di suo padre e da
amici di famiglia tanti episodi riguardanti l'impegno cattolico del Tovini e le
iniziative promosse da lui con altri ardimentosi bresciani. Sono lieto che la
beatificazione di questa figura così di spicco abbia avuto luogo mentre si
chiude il centenario della nascita di Paolo VI.
Saluto con affetto tutti
voi, carissimi Fratelli e Sorelle, che prendete parte a questa solenne
assemblea eucaristica. Saluto il Vescovo di Brescia, il caro Mons. Bruno
Foresti, il Signor Cardinale Martini e tutti i Vescovi della Lombardia. Un
particolare pensiero rivolgo a Mons. Giovanni Battista Re, nato in questa terra
e formato nel Seminario di Brescia. Con lui saluto anche Mons. Pasquale Macchi,
che per tanti anni è stato segretario particolare di Papa Paolo VI. Un pensiero
deferente rivolgo al Rappresentante del Governo ed a tutte le Autorità
presenti.
Con intenso affetto
saluto te, città di Brescia, così ricca di opere di ispirazione cristiana;
saluto i tuoi Sacerdoti, i Religiosi, le Religiose come pure i moltissimi
laici, che nelle varie mansioni ecclesiali e civili si sono distinti e si
distinguono per il loro impegno religioso, sociale e culturale.
2. "Pietro, mi
ami?". Possiamo dire che la vita di Paolo VI sia stata tutta una risposta
a questa domanda di Cristo: una grande prova di amore a Dio, alla Chiesa ed
agli uomini. Egli amò Dio come Padre condiscendente e premuroso e, nei passaggi
importanti della sua esistenza, specialmente in quelli carichi di difficoltà e
sofferenze, mostrò sempre un fortissimo senso della paternità divina.
Quando, da Arcivescovo di
Milano, decise di tenere una Missione popolare per imprimere rinnovato slancio
alla tradizione cristiana della Città, scelse come tema fondamentale: Dio è
Padre. Nel momento, poi, di concludere la sua giornata terrena a Castel
Gandolfo, il 6 agosto di 20 anni fa, volle recitare come ultima preghiera il
Padre Nostro.
E che dire del suo amore
appassionato per Cristo? La sua fu una spiritualità essenzialmente
cristocentrica. Nell'Omelia per l'inizio del Pontificato, spiegò di aver scelto
il nome di Paolo perché è l'Apostolo "che supremamente amò Cristo, che in
sommo grado desiderò e si sforzò di portare il Vangelo di Cristo a tutte le
genti, che per il nome di Cristo offrì la sua vita" (30 giugno 1963,
in Insegnamenti I [1963], pp. 24-25). Ed aggiunse in un'altra
occasione, che è impossibile prescindere da Cristo, "se vogliamo sapere
qualche cosa di sicuro, di pieno, di rivelato su Dio; o meglio, se vogliamo
avere qualche relazione viva, diretta e autentica con Dio" (Udienza
Generale, 18 dicembre 1968).
3. All'amore per Dio
Padre e per Cristo Maestro, Paolo VI unì un intenso amore per la Chiesa, per la
quale spese ogni sua risorsa fisica, intellettuale e spirituale, come
testimonia la commovente confessione consegnata nel Pensiero alla morte:
"La Chiesa... potrei dire che sempre l'ho amata; ... e che per essa, non
per altro, mi pare d'aver vissuto" (Pubblicazione dell'Istituto Paolo VI,
Brescia 1988, pp. 28-29).
Da quest'amore per Cristo
e per la Chiesa sgorgava quasi spontaneamente quella sua passione pastorale per
l'uomo, con acuta intuizione dei travagli e delle attese dell'epoca
contemporanea. Pochi come lui hanno saputo interpretare le ansie, gli
ardimenti, le fatiche e le aspirazioni degli uomini del nostro secolo. Volle
camminare al loro fianco; si fece per questo pellegrino sulle loro strade,
incontrandoli là dove essi vivono e lottano per costruire un mondo più attento
e rispettoso per la dignità d'ogni essere umano.
Volle essere servo di una
Chiesa evangelizzatrice dei poveri, chiamata con ogni persona di buona volontà
a costruire quella "civiltà dell'amore", nella quale non vanno agli
ultimi soltanto le briciole del progresso economico e civile, ma dove devono
regnare la giustizia e la solidarietà.
4. Questa singolare
sensibilità di Papa Montini per le grandi questioni sociali del nostro secolo
affonda le proprie radici nelle sue origini bresciane. All'interno della sua
stessa famiglia e poi durante gli anni della giovinezza trascorsi a Brescia,
egli respirò quel clima e quel fervore d'iniziative che fece del cattolicesimo
bresciano uno dei punti di riferimento significativi della presenza dei
cattolici nella vita sociale e politica del Paese. All'inizio del pontificato,
rivolgendosi ai suoi concittadini, Paolo VI esprimeva questo debito di
riconoscenza: "Brescia!, la città che non soltanto mi ha dato i natali, ma
tanta parte della tradizione civile, spirituale, umana, insegnandomi, inoltre,
che cosa sia il vivere in questo mondo, e sempre offrendomi un quadro che,
credo, regga alle successive esperienze, disposte lungo i vari anni dalla
Provvidenza Divina" (Discorso
ad un pellegrinaggio di Milano e Brescia, 29 giugno 1963).
5. Un grande testimone
del Vangelo incarnato nelle vicende sociali ed economiche dell'Italia del
secolo scorso è certamente il beato Giuseppe Tovini. Egli brilla per la forte
sua personalità, per la sua profonda spiritualità familiare e laicale e per
l'impegno con cui si prodigò a migliorare la società. Tra Tovini e Giovanni
Battista Montini esiste - a ben guardare - un intimo, profondo legame
spirituale ed ideale.
Infatti, di Tovini lo
stesso Pontefice ebbe a scrivere: "La memoria da lui lasciata fra quanti
per primi conobbi e stimai era così viva e presente, che spessissimo ebbi ad
ascoltare commenti ed encomi della sua persona singolare e della sua multiforme
attività; sentii attonito ammirate espressioni della sua virtù e addolorati
rimpianti per la sua precoce scomparsa" (Prefazione di Giovanni Battista
Montini alla biografia di Giuseppe Tovini redatta da Padre Antonio Cistellini
nel 1953, p. I).
6. Fervente, leale,
attivo nella vita sociale e politica, Giuseppe Tovini proclamò con la sua vita
il messaggio cristiano, fedele sempre alle indicazioni del Magistero della
Chiesa. Sua costante preoccupazione fu la difesa della fede, convinto che -
come ebbe ad affermare in un congresso - "i nostri figli senza la fede non
saranno mai ricchi, con la fede non saranno mai poveri". Visse in un
momento delicato della storia italiana e della stessa Chiesa ed ebbe chiaro che
non era possibile rispondere in pieno alla chiamata di Dio senza una dedizione
generosa e disinteressata alle problematiche sociali.
Ebbe uno sguardo
profetico, rispondendo con audacia apostolica alle esigenze dei tempi che, alla
luce delle nuove forme di discriminazione, richiedevano dai credenti una più
incisiva opera di animazione delle realtà temporali.
Facilitato dalla
competenza giuridica e dal rigore professionale che lo contraddistinsero,
promosse e guidò molteplici organismi sociali, assumendo anche incarichi
politici a Cividate Camuno e a Brescia, nel desiderio di rendere presente la
dottrina e la morale cristiana in mezzo al popolo. L'impegno per l'educazione
fu ritenuto da lui prioritario e, fra le sue tante iniziative, si distinse
quella in difesa della scuola e della libertà d'insegnamento.
Con umili mezzi e con
grande coraggio egli si prodigò infaticabilmente per salvare alla società
bresciana ed italiana ciò che ha di più suo, cioè il suo patrimonio religioso e
morale.
La onestà e coerenza del
Tovini trovavano radici nel profondo, vitale rapporto con Dio, che egli
alimentava costantemente con l'Eucarestia, la meditazione e la devozione alla
Vergine. Dall'ascolto di Dio nella diuturna preghiera, egli traeva la luce e il
vigore per le grandi battaglie sociali e politiche che dovette sostenere per
tutelare i valori cristiani. Della sua pietà è testimone la chiesa di San Luca,
con la bella effige dell'Immacolata, ove si trovano ora le sue spoglie mortali.
Alla vigilia ormai del
terzo millennio, Giuseppe Tovini, che oggi contempliamo nella gloria del
Paradiso, ci è di sprone. A questo grande apostolo sociale, che seppe dare
speranza a quanti erano privi di voce nella società del suo tempo, invito a
guardare soprattutto voi, cari fedeli laici di Brescia e d'Italia, perché il
suo esempio sia per tutti stimolo ed incoraggiamento ad operare ancora oggi e
sempre con generosità per difendere e diffondere la verità e le esigenze del
Vangelo. Egli dal Cielo vi protegga e con la sua intercessione vi sostenga.
Cari Bresciani, avete
ricevuto una grande eredità religiosa e civile: custoditela come un patrimonio
incomparabile, e datene testimonianza operosa con quella genialità e coerenza,
con quella fedeltà e perseveranza che hanno distinto Paolo VI e Giuseppe
Tovini.
7. "Ho combattuto la
buona battaglia... Il Signore mi è stato vicino" (2 Tim 4,
7.17). Queste parole della seconda Lettura della Messa riassumono l'esperienza
spirituale delle due Personalità che oggi ricordiamo con devota ammirazione.
Ringraziamo Dio per la loro testimonianza: essa è dono prezioso non soltanto
per Brescia, ma per l'Italia e per l'intera umanità. Col trascorrere del tempo,
non si deve scolorire il loro ricordo. In campi diversi e con responsabilità
differenti, essi hanno seminato tanto bene, hanno combattuto la buona
battaglia: la battaglia della Verità e della civiltà dell'Amore.
Maria, Madre della
Chiesa, ci aiuti a raccoglierne l'eredità e a seguirne le orme, perché sia
concesso anche a noi, come all'apostolo Pietro, di rispondere a Cristo:
"Signore, tu sai tutto; tu sai che ti amo" (Gv 21, 17).
Amen!
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Giuseppe Antonio Tovini
(1841-1897)
Beatificazione:
- 20 settembre 1998
- Papa Giovanni
Paolo II
Memoria Liturgica:
- 16 gennaio
Maestro, laico e padre di
famiglia, aprì molte scuole cristiane e fece costruire opere pubbliche, dando
sempre, in ogni sua attività, testimonianza di preghiera e di virtù
Le nostre Indie sono le
nostre scuole
Giuseppe Tovini nacque il
14 marzo 1841 a Cividate Camuno, in provincia di Brescia, primo di sette
fratelli.
Crebbe con una ferrea
disciplina, sia in famiglia che a scuola. Nel 1852 a 11 anni, entra nel
Collegio municipale di Lovere dove rimane per sei anni, ma le condizioni
economiche della famiglia, non gli permettono più di restare a continuare gli
studi intrapresi; interviene in aiuto uno zio sacerdote che gli fa ottenere un
posto gratuito presso il Collegio per giovani poveri, fondato a Verona dal
Servo di Dio don Nicola Mazza.
Fervente, leale, attivo
nella vita sociale e politica, Giuseppe Tovini proclamò con la sua vita il
messaggio cristiano, fedele sempre alle indicazioni del Magistero della Chiesa.
Sua costante preoccupazione fu la difesa della fede, convinto che - come ebbe
ad affermare in un congresso - "i nostri figli senza la fede non saranno mai
ricchi, con la fede non saranno mai poveri". Visse in un momento delicato
della storia italiana e della stessa Chiesa ed ebbe chiaro che non era
possibile rispondere in pieno alla chiamata di Dio senza una dedizione generosa
e disinteressata alle problematiche sociali.
Ebbe uno sguardo
profetico, rispondendo con audacia apostolica alle esigenze dei tempi che, alla
luce delle nuove forme di discriminazione, richiedevano dai credenti una più
incisiva opera di animazione delle realtà temporali.
Facilitato dalla competenza
giuridica e dal rigore professionale che lo contraddistinsero, promosse e guidò
molteplici organismi sociali, assumendo anche incarichi politici a Cividate
Camuno e a Brescia, nel desiderio di rendere presente la dottrina e la morale
cristiana in mezzo al popolo. L'impegno per l'educazione fu ritenuto da lui
prioritario e, fra le sue tante iniziative, si distinse quella in difesa della
scuola e della libertà d'insegnamento.
Con umili mezzi e con
grande coraggio egli si prodigò infaticabilmente per salvare alla società
bresciana ed italiana ciò che ha di più suo, cioè il suo patrimonio religioso e
morale.
La onestà e coerenza del
Tovini trovavano radici nel profondo, vitale rapporto con Dio, che egli
alimentava costantemente con l'Eucarestia, la meditazione e la devozione alla
Vergine. Dall'ascolto di Dio nella diuturna preghiera, egli traeva la luce e il
vigore per le grandi battaglie sociali e politiche che dovette sostenere per
tutelare i valori cristiani. Della sua pietà è testimone la chiesa di San Luca,
con la bella effige dell'Immacolata, ove si trovano ora le sue spoglie mortali.
Fu un grande apostolo
sociale, che seppe dare speranza a quanti erano privi di voce nella società del
suo tempo.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/giuseppe-antonio-tovini.html
Un politico con l’aureola
Vulcano di idee e di
inziative, fondò casse rurali, società operaie, scuole popolari, istituti di
credito tra cui la Banca S. Paolo e l’Ambrosiano, ma morì povero. Una vita per
gli altri, sostenuta dalla fede e da un grande amore per Dio.
08 Settembre 1998 | di
Da anni dalla redazione
vedo l'edificio dell'«Antonianum» sovrastare con la sua mole le viuzze
medievali che dal Santo sfociano sul Prato della Valle. Ma solo da poco ho
scoperto che all'origine del pensionato universitario dei gesuiti c'è un'idea
di quel Giuseppe Tovini che nello stadio di Brescia, il mattino del 20
settembre, Giovanni Paolo II proclamerà beato. Tovini aveva studiato
giurisprudenza nella città del Santo e quando il primogenito Livio fu in
età , lo iscrisse alla medesima università . Non riuscendo a
trovargli un alloggio e vedendo che altri giovani erano nelle medesime
difficoltà , si rivolse agli amici gesuiti, proponendo la creazione di un
pensionato per universitari. L'idea fu accolta, e nel novembre del 1890, in via
Ognissanti (lontana dalla sede attuale) realizzarono un modesto pensionato,
destinato a un radioso futuro.
L'idea del pensionato è
solo una goccia d'acqua nel mare di iniziative promosse dal Tovini. Poco
conosciuto anche nella sua città , Brescia, il nuovo beato è stato uno degli
esponenti di spicco del mondo cattolico nel secolo scorso, accanto a Giuseppe
Toniolo, Nicolò Rezzara e altri che, attraverso l'Opera dei congressi, tennero
vive le esigenze ideali, sociali e politiche dei cattolici, in momenti di
grandi difficoltà per essi. Nel 1953, nella prefazione alla biografia del
nuovo beato scritta da Antonio Cistellini, monsignor Montini, futuro Paolo VI,
il cui padre Giorgio era stato con Luigi Bazoli uno dei più fedeli discepoli
del Tovini, scriveva: «Bisogna che i cattolici italiani non trascurino il culto
dei loro predecessori nella lotta per conservare alla nostra trasformata
società i tesori della tradizione cristiana, e che abbiano essi stessi
coscienza di essere di tale tradizione ed eredi, e custodi, e promotori, quasi
anelli dell'aurea catena che da Cristo arriva ai tempi nostri e ai venturi si
tende».
Tovini, dunque. Nasce a
Cividate Camuno il 14 marzo del 1841 da una modesta famiglia che gli impartisce
un'educazione austera, figlia del giansenismo, che aveva trovato in Valcamonica
severi seguaci. Superate le elementari, prosegue gli studi fino alla prima
liceo, ospite del collegio municipale di Lovere. Studente esemplare e dotato,
rischia di dover lasciare gli studi per la povertà della famiglia; ma uno
zio materno, don Giambattista Malaguzzi (il primo di tanti preti che
scommetteranno su di lui), gli fa avere un posto gratuito nel collegio per
studenti poveri fondato da don Mazza a Verona. Ultimato il liceo, si iscrive a
giurisprudenza a Padova, ospite anche lì del collegio «Don Mazza». Con vitto e
alloggio i collegi mazziani offrono agli studenti la possibilità di
crescere spiritualmente e culturalmente, per fermentare cristianamente con la
loro fede e la loro vita una società dominata dalla mentalità
laicista e massonica.
Tovini si inserisce
perfettamente nella vita del collegio mazziano. I superiori lo stimano e gli
assicurano appoggio, soprattutto dopo che con la morte del babbo, nel 1859, gli
viene a mancare ogni sostegno. Il rettore lo assicura: «Se la tua famiglia non
può fare nulla per te, l'istituto farà tutto».
Si mantiene alternando
studio e lavoro presso un avvocato. Nel 1865 (gli è morta da poco la mamma) si
laurea, a Pavia, dove si è trasferito per poter conseguire un titolo che gli
consenta di lavorare nel Regno italiano (Padova era ancora sotto l'Austria).
Laureato, si trasferisce a Brescia, «praticante» presso l'avvocato Corbolani,
uno dei migliori della città . Dieci anni dopo sposerà la figlia del
Corbolani, Emilia: momento decisivo di una lunga, intensa storia di amore, di
fedeltà , di dedizione e coronata da una nidiata di dieci figli.
Mario Taccolini,
postulatore laico (il primo in Italia) della causa di beatificazione, che ci ha
aiutato a capire il personaggio, afferma: «La dolcezza, tenera e forte con cui
tratta sempre la sua sposa rivela la bontà del suo animo e l'umanissima
finezza interiore... Nell'educazione dei figli, teso a coniugare la dolcezza
con la fermezza, manifesta il suo stile di padre che sa trascinare con la
parola e l'esempio...».
Diventa presto uno dei
migliori avvocati della città , temuto e stimato dal suo principale
avversario nelle mille battaglie in difesa della libertà della chiesa e
dei diritti del mondo cattolico, il massone Giuseppe Zanardelli che diventerà
anche primo ministro. Avvocato scrupoloso, onesto, che dal mestiere non intende
però ricavare più di quello gli serve a mantenere la famiglia a un livello di
vita dignitoso. Accetta di buon grado le cause di poveri squattrinati e,
riconoscente per l'aiuto che in momenti di difficoltà diversi sacerdoti
gli avevano concesso, quelle di enti e istituzioni della chiesa.
Nel frattempo dedica
intelligenza, intuizioni, capacità organizzative a un progetto che via
via prende forme diverse, adeguandosi agli eventi, e che ha per fine la
restituzione al mondo cattolico, maggioritario nel paese, del ruolo di guida e
di animatore della società , o più precisamente: riconquistare la
società italiana a Cristo. I tempi - si diceva - sono duri. La
presa di Roma del 1870 aveva creato uno steccato tra chiesa e stato,
considerato usurpatore. Pio IX con il non expedit del 1871, ribadito nel 1874,
aveva vietato ai cattolici di associarsi agli usurpatori nel governo nazionale,
sia come eletti che come elettori, consentendo solo di partecipare alla vita
amministrativa delle province e dei comuni.
Sull'atteggiamento da
prendere di fronte a una politica repressiva nei confronti della chiesa
(soppressione degli ordini religiosi e delle opere pie, interferenza nelle
nomine dei vescovi, proibizione di ogni manifestazione religiosa pubblica,
indottrinamento anticlericale nelle scuole...), i cattolici si dividono tra
quanti non accettando compromessi di sorta (gli «intransigenti») aspettano
nella cittadella assediata la fine dello stato provocata dall'astensionismo
cattolico, e coloro (i «conciliatoristi») che ritengono più utile il
superamento degli steccati e una certa collaborazione, anche perché di fatto
nulla succede.
«Tovini che all'inizio
aveva aderito all'intransigentismo dell'Opera dei congressi - spiega il
professor Taccolini - nel 1880 conia una formula politica originale: la
preparazione nell'astensione. Siamo costretti dal non expedit ad astenerci,
prepariamoci per essere pronti quando le cose cambieranno, impegnandoci nell'attività
economica, sociale e amministrativa». La teoria non piace agli intransigenti,
che lo attaccano duramente, accusandolo di tradimento.
Tovini sperimenta sul
campo la validità delle sue idee facendo il sindaco, giovanissimo, a
Cividate Camuno, suo paese natale: un'esperienza decisiva coronata da tante
iniziative, tra cui la creazione della «Banca di Valcamonica», a sostegno delle
imprese produttive, e l'ideazione della ferrovia Brescia-Edolo, sulla quale
tornerà spesso perché la considera un mezzo per superare l'isolamento
della Valcamonica, che ne limita le potenzialità in tanti settori.
Sollecitato da monsignor
Pietro Capretti entra, poi, decisamente nel movimento cattolico bresciano e
partecipa alla fondazione del quotidiano locale «Il cittadino di Brescia»,
pubblicato a partire dal 13 aprile 1878, per limitare lo strapotere massonico
che aveva il suo più sbracato portavoce ne «La Provincia di Brescia».
Memorabili gli scontri tra i due organi di stampa. Consapevole dell'importanza
dell'informazione, fonderà periodici popolari come «La madre cattolica» e
«La voce del popolo»...
Fedele alla sua formula,
preparazione nell'astensione, Tovini diventa consigliere provinciale e nel 1882
viene eletto primo e unico consigliere cattolico del comune di Brescia: grazie
alla sua azione, nel 1895 i cattolici bresciani conquisteranno, dopo anni di
predominio massonico, la maggioranza nell'amministrazione comunale e
provinciale.
Contemporaneamente
prosegue nella sua vulcanica attività sociale a favore di singoli o
categorie in difficoltà . I buoni risultati ottenuti con la «Banca di
Valcamonica» gli suggeriscono di insistere sugli istituti di credito; ne
promuove a decine, tra cui le famose casse rurali, per dare fiato al mondo
agricolo in crisi e sottrarlo alle spire dell'usura. Per gli operai poi, in
balia di una industria che si sta affermando selvaggiamente, crea le
società operaie, tra esse una femminile, la prima del genere di cui si
abbia memoria. Nel settore caritativo sollecita le cucine economiche, sostiene
le «Conferenze di S. Vincenzo», l'«Istituto dei derelitti» e quello «delle
convertite»... Non c'è frontiera del disagio dove egli non cerchi di
intervenire per lenirne gli effetti.
Ma dove la sua
attività è più geniale e pionieristica è nel settore dell'educazione e
della scuola, convinto che è da lì che si deve partire per rimettere in orbita
il mondo cattolico e dei valori cristiani. Nell'Opera dei congressi, di cui per
qualche tempo ricopre la carica di vicepresidente nazionale, presiede la III
Sezione, quella che si occupa di «istruzione e educazione».
Nel 1882 fonda il
«Giardino d'infanzia S. Giuseppe» e il «Collegio Ven. A. Luzzago», che ha vita
breve perché le autorità trovano un preteso per chiuderlo, ma
rinascerà dopo anni di estenuanti battaglie legali, nel 1894, con il nome
di «C. Arici». Dà vita anche a un patronato degli studenti presso i Padri
della pace, quindi l'«Opera per la conservazione della fede» nelle scuole
d'Italia, a sostegno della quale fonda il periodico «Fede e scuola». «I nostri
figli - diceva - senza la fede non saranno mai ricchi, con la fede
non saranno mai poveri».
Per gli studenti promuove
circoli universitari cattolici, pensionati e convitti; collabora alla
fondazione dell'«Unione Leone XIII» di studenti bresciani dalla quale nascerà
la Fuci, Federazione universitari cattolici.
Per gli insegnanti, nel
1887 propugna la compagnia di assicurazione «Lega per insegnanti cattolici»,
che nel 1900 comincerà a operare con il nome «Unione magistrale». Nel
1893 fonda la rivista pedagogica «Scuola italiana moderna», ancor oggi punto di
riferimento per tanti insegnanti. Completa, infine, il suo progetto proponendo
la raccolta di fondi per una università cattolica. Padre Agostino
Gemelli, che poi la realizzerà , riconoscerà al Tovini la paternità
dell'idea.
Queste iniziative per
camminare avevano bisogno, oltre che di idee e di valori, anche di soldi.
Tovini, da buon cristiano, invoca la Provvidenza, facendosi aiutare anche dalle
preghiere di tutti i religiosi che conosce; ma per non scomodare troppo il
cielo, crea prima la «Banca S. Paolo di Brescia», e poi il «Banco Ambrosiano»
affidando loro come finalità anche di erogare fondi alle istituzioni
cattoliche, in particolar modo a quelle educative. Finalità ancora oggi
rispettate. «A Brescia - commenta il professor Taccolini - non ci
sarebbe l'università cattolica se non ci fossero i fondi della 'Banca S.
Paolo'. Quanto all''Ambrosiano', Tovini deve essersi rivoltato nella tomba
quando Calvi, appena impossessatosi dell'istituto bancario, fece cancellare gli
articoli statutari che prevedevano, appunto, l'erogazione di fondi agli
istituti di educazione cattolici, ripristinati da Giovanni Bazoli, dopo la
bufera che ha travolto l'Ambrosiano».
Tovini muore il 16
gennaio del 1897, a 56 anni, logorato dalla malattia e dalle fatiche di una
vita intensissima, lasciando in tutti la certezza della sua santità , ora
ufficialmente riconosciuta dalla chiesa. Oltre che uomo d'azione, Tovini fu
uomo di preghiera, devotissimo all'eucarestia e alla Madonna, ed ebbe spiccato
il senso della chiesa, unito a una visione francescana della vita.
Abbiamo chiesto al
professor Taccolini quale sia la lezione del Tovini per i cattolici d'oggi. «La
prima lezione - ci ha detto - è il coraggio della testimonianza
cristiana nel tempo presente. E poi la sua povertà e la sua onestà .
Tovini fondò tre banche e visse e morì povero. Fu pubblico amministratore e non
ne approfittò. Ebbe una forte capacità di coagulo e pur tra momenti di
contrasto, seppe far prevalere sempre i principi della concordia sulle
modalità operative. Poi c è la sua rettitudine personale, il rigore, la
lealtà e questo porta alle sue radici spirituali: mentre fonda banche e
casse rurali, promuove un associazione per l'adorazione notturna al santissimo
Sacramento e trascorre anche lui una notte alla settimana nella chiesa di San
Luca con gli amici... Era un personaggio di caratura nazionale, ma la domenica
faceva catechismo ai bambini nella sacrestia del duomo, la sua parrocchia». l
Tovini terziario francescano
Giuseppe Tovini decise di
entrare nel terz'ordine francescano (oggi Ordine francescano secolare, laici
che vivono lo spirito di san Francesco) in età matura, a 40 anni, nel
1881 e fece la professione l'anno successivo, probabilmente nella festa di San
Francesco, com'è tradizione in tutte le fraternità . Nello stesso anno,
ricorrendo il settimo centenario della nascita del «Poverello di Assisi», papa
Leone XIII celebrò l'evento con un'enciclica, Auspicato concessum, nella quale
presentò il terz'ordine francescano come il grande dono che ha contribuito a
conservare all'Europa i fondamenti morali della sua civiltà .
Tovini, figlio devoto
della chiesa, si avvicina al francescanesimo non soltanto per un motivo
ascetico personale ma come espressione di ecclesialità . Il terz'ordine
francescano appare a Tovini fin dall'inizio della sua attività come un
mezzo provvidenziale di santificazione e di apostolato... Durante un raduno
diocesano, rendendo conto di quello che l'Azione cattolica aveva fatto dal 1888
al 1893 disse: «Per riuscire nell'opera nostra occorrono tre grandi virtù: una
fede profonda in Dio, un attaccamento sincero alla chiesa e una grande
carità verso i nostri simili... Ognuno di voi si sentirebbe fortunato se
avesse un farmaco che contenga queste grandi virtù. Ebbene, questo farmaco c'è:
è, come suggerisce il sommo pontefice Leone XIII, il terz'ordine di san
Francesco d'Assisi».
Nel 1884 Tovini fu eletto
priore della congregazione del terz'ordine francescano (oggi si chiama ministro
o presidente), carica che ricoprì fino alla morte. E morì povero. Nel volume
secondo dei documenti per la causa di beatificazione si afferma, riprendendo
una testimonianza della moglie, che Tovini dopo la professione non mise più
piede in un caffè; era scrupoloso nella scelta degli abiti che non voleva
appariscenti o costosi; anche nei frequenti viaggi a Roma preferiva la terza
classe. Di lui scrisse fra Gregorio da Breno: «Fu uno di quei terziari
privilegiati che raramente si incontrano sulla terra. Lo conobbi a Brescia,
nella chiesa di San Francesco... ebbi modo di constatare l'ammirevole forza
della sua volontà , il suo carattere adamantino, il suo cuore generoso, la
rettitudine del suo nobile spirito, le sue grandi virtù».
Lo stesso Tovini
scrivendo a padre Cottinelli esprime la sintesi tra azione, preghiera e
sacrificio cui era pervenuto: «Languido e tiepido, mi sentii rianimare lo
spirito e infervorarmi nell'amore di Gesù; debole e timido, mi sentii
rinforzare l'animo a confessare con franchezza e coraggio il nome di Cristo
davanti agli uomini e a soffrire per amore suo insulti e disprezzi; distratto e
immerso negli affari, imparai a vedere essi stessi quali strumenti della mia
salvezza eterna offrendoli a Dio e cercando unicamente la sua gloria». Tutto
questo vivendo la regola dei francescani che invita a osservare il Vangelo di
Gesù Cristo secondo l'esempio di Francesco d'Assisi, che fece di Gesù Cristo
l'ispiratore e il centro della sua vita con Dio e con gli uomini. I francescani
secolari devono essere presenti con la testimonianza della loro vita e con
iniziative coraggiose, individuali e comunitarie, nella promozione della
giustizia impegnandosi in scelte concrete e coerenti con la loro fede. Tovini
in questo può essere preso a modello ideale.
Maria Fappani
Data di aggiornamento: 26
Giugno 2017
SOURCE : https://messaggerosantantonio.it/content/un-politico-con-laureola
Den salige Josef Antonius
Tovini (1841-1897)
Minnedag:
16. januar
Den salige Josef Antonius
Tovini (it: Giuseppe Antonio) ble født den 14. mars 1841 i Cividate Camuno i
Valle Camonica i provinsen Brescia i regionen Lombardia i Nord-Italia. Han var
den eldste av syv barn av Mosè Tovini og Rosa Malaguzzi i en beskjeden familie.
Han fikk sin første kristne utdannelse i familien, mens han gikk på grunnskolen
i hjembyen og i Breno. I 1852 begynte han på den kommunale middelskolen i
Lovere i provinsen Bergamo. Han var en intellektuelt begavet student, og hans
klassekamerater husket ham som en lydig og from ungdom. Han var i Lovere til
sommeren 1858.
Familiens vanskelige
økonomiske situasjon gjorde at han ved hjelp av morens bror, p. Giambattista
Malaguzzi, kom inn på et gymnas for fattige gutter i Verona som var grunnlagt
av Don Nicola Mazza, og de to siste gymnasårene gikk han på bispedømmets
seminar. I juli 1859 døde hans far, og han fant seg farløs og med fem yngre
søsken å forsørge, etter at den yngste av søsknene var død. Han tok eksamen
artium i 1860 og skrev seg inn som privatist på juridisk fakultet ved
universitetet i Padova. Den 31. mars 1865 døde også hans mor. Den 15. august
1865 tok han juridisk eksamen som bachelor på universitetet i Pavia.
I august 1865 begynte han
å arbeide på advokatkontoret i Lovere, og i november tok han i tillegg en
stilling på kontoret til en notar for å kunne hjelpe sine yngre søsken, siden
begge foreldrene da var døde. Han fikk også den sensitive stillingen som
viserektor og professor på det kommunale kollegiet, hvor han selv hadde vært
student og hvor han arbeidet i to år til alles tilfredshet. Han utmerket seg
som den eneste foreleseren som begynte og avsluttet undervisningen med en bønn,
og som mottok kommunionen hver søndag.
I 1867 flyttet den
26-årige Josef til Brescia, hvor han arbeidet på advokatkontoret til Giordano
Corbolani. Etter en periode med usikkerhet på om han skulle bli ordensmann
eller ektemann, giftet han seg den 6. januar 1875 med Corbolanis datter Emilia
i kirken Sant'Agata i Brescia. Emilia var tolv år yngre enn mannen. De fikk ti
barn, hvorav en av sønnene ble jesuitt og to av døtrene ble nonner. Josef var
en engasjert og kjærlig far, og han var svært samvittighetsfull i å lære barna
prinsippene i katolsk moral, og han kunne være ubøyelig i å korrigere enhver
forsyndelse mot den.
I mellomtiden tjente han
fra 1871 til 1874 som borgermester i sin fødeby Cividate Camuno, hvor han satte
i gang en rekke offentlige arbeider, inkludert byggingen av byens torg,
etableringen av et konsortium for å demme opp elva Oglio og forbedringen av de
alpine beitemarkene. Til alles tilfredshet kvittet han seg med byens mange
gjeldsposter, og i 1872 grunnla han Banca di Vallecamonica i Breno.
Han engasjerte seg også i planleggingen av en jernbaneforbindelse mellom dalen
og hovedstaden Brescia.
I 1877 sluttet han seg
til Brescias katolske bevegelse og hjalp til å etablere den katolske
dagsavisen Il Cittadino di Brescia, som kom med sitt første nummer den 13.
april 1878. En senere redaktør i denne avisen var Giorgio Montini, far til
Giovanni Battista Montini, senere pave Paul VI (1963-78). I 1878 deltok Josef i
grunnleggelsen av en bispedømmekomité innen Opera dei Congressi, som var
organisert av katolikker for å bekjempe tidens herskende antiklerikalisme, som
forsøkte å hindre enhver kristen innflytelse i det sosiale og offentlige liv.
Han ble president for denne komiteen. I 1879 ble han valgt til
provinsialrådmann for Pisogne og i 1882 for Brescia. Han var involvert i mange
sosiale, veldedige og utdanningsprosjekter.
For at Kirken skulle
kunne ha et mer effektivt nærvær i arbeidslivet drev han i 1881 en omfattende
kampanje for å etablere katolske arbeiderforeninger, som senere ble etablert i
Lovere, Vallecamonica, Valtrompia, Vallesabbia, Chiari, Palazzolo, Salò,
Vestone og Marcheno. Han var overbevist om behovet for å garantere full
økonomisk selvstendighet for katolske institusjoner, spesielt de som var viet
til utdannelse og informasjon. I 1888 grunnla han Banca San Paolo i
Brescia, og i 1896 Banco Ambrosiano i Milano.
Men det var likevel innen
området utdannelse han viet sine største anstrengelser. I tillegg til hans
sterke støtte til religionsundervisning i statlige skoler grunnla han i 1882
St. Josefs barnehage og kollegiet Ven. A. Luzzago, som var oppkalt etter
Alexander Luzzago (1551-1602), en adelsmann fra Brescia. Kollegiet ble stengt i
1888, men ble gjenåpnet i 1894 med navnet kollegiet C. Arici, oppkalt etter den
neoklassiske poeten Cesar Arici (1782-1836) fra Brescia. I samarbeid med
jesuittene hjalp Josef til med etableringen av den katolske studentresidensen i
Padova, og han bidro til å lansere Fede e Scuola og Scuola
Italiana Moderna, som var tidsskrifter for katolsk utdannelse. Han var svært
opptatt av spørsmålet om kristen utdannelse, og han så på skolene som et
misjonsområde og sa: «Vårt India er våre skoler».
Josef Tovini hadde en
sped skikkelse og en svak helse, og han døde den 16. januar 1897 i Brescia,
bare 55 år gammel. Hans jordiske rester ble den 10. september 1922 overført til
kirken San Luca i Brescia, hvor de fortsatt hviler.
Informasjonsprosessen for
hans saligkåring ble åpnet på bispedømmenivå den 8. mai 1948, og saken ble
åpnet i Vatikanet den 14. april 1977. I 1952 var en nonne blitt helbredet på
underfullt vis i Visitasjonsklosteret i Santa Maria di Mazza e Cozzile i
Potenza i Sør-Italia.
Den 6. april 1995ble hans
«heroiske dyder» anerkjent og han fikk tittelen Venerabilis («Ærverdig»).
Den 18. desember 1997 undertegnet pave Johannes Paul II (1978-2005) dekretet
fra Helligkåringskongregasjonen som godkjente helbredelsen av nonnen i Potenza
som et mirakel på hans forbønn. Han ble saligkåret av paven den 20. september
1998 på Rigamonti stadion i Brescia. Hans minnedag er dødsdagen 16. januar.
Kilder: Index99,
OR, ichrusa.com, numerica.it, alleanzacattolica.org - Kompilasjon og
oversettelse: p. Per Einar Odden -
Sist oppdatert: 2005-07-03 20:35
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/jtovini
VISITA
PASTORAL A CHIAVARI Y BRESCIA
1. «Pedro, ¿me
amas?» (cf. Jn 21, 15).
En esta solemne
celebración eucarística, con la que concluye el centenario del nacimiento del
siervo de Dios Pablo
VI, se ha proclamado el evangelio en que Cristo pregunta a Pedro si lo ama.
Antes de encomendarle la función de jefe del colegio apostólico y la misión de
ser el fundamento de la unidad de la Iglesia, Cristo examina a Pedro sobre el
amor: «¿Me amas?». Y lo hace porque el servicio al que quiere
llamarlo es un servicio de amor a Dios, a la Iglesia y a la humanidad.
En la primera lectura
hemos escuchado también las palabras del libro del profeta Isaías: «El Señor
(...) me ha enviado a anunciar la buena nueva a los pobres» (Is 61, 1).
Esas palabras traen a la memoria el testimonio evangélico de Giuseppe Tovini, a
quien hoy he tenido la alegría de elevar al honor de los altares. Murió el
mismo año en que nació Giovanni Battista Montini. El futuro Papa testimonió en
numerosas ocasiones que había oído de labios de su padre y de amigos de su familia
muchos episodios acerca del compromiso católico de Tovini y de las iniciativas
que había promovido con otros brescianos valientes. Me alegra que la
beatificación de esta figura tan destacada se haya llevado a cabo durante la
clausura del centenario del nacimiento de Pablo VI.
Os saludo con afecto a
todos vosotros, amadísimos hermanos y hermanas que tomáis parte en esta solemne
asamblea eucarística. Saludo al obispo de Brescia, el querido monseñor Bruno
Foresti, al señor cardenal Martini y a todos los obispos de Lombardía, así como
a los obispos huéspedes. Dirijo un saludo particular a monseñor Giovanni
Battista Re, que nació en esta tierra y se formó en el seminario de Brescia.
Saludo, asimismo, a monseñor Pasquale Macchi, que durante muchos años fue secretario
particular del Papa Pablo VI. Dirijo un cordial saludo al representante del
Gobierno y a todas las autoridades presentes.
Con intenso afecto te
saludo a ti, ciudad de Brescia, tan rica en obras de inspiración cristiana;
saludo a tus sacerdotes, a los religiosos, a las religiosas y a los
numerosísimos laicos que se han distinguido y se distinguen en los diferentes
cargos eclesiales y civiles por su compromiso religioso, social y cultural.
2. «Pedro, ¿me
amas?». Podemos decir que toda la vida de Pablo VI fue una respuesta a esta
pregunta de Cristo: una gran prueba de amor a Dios, a la Iglesia y a los
hombres. Amó a Dios como Padre condescendiente y solícito y, en los momentos
importantes de su existencia, especialmente en los de mayor dificultad y sufrimiento,
mostró siempre un fortísimo sentido de la paternidad divina.
Cuando, siendo arzobispo
de Milán, decidió realizar una misión popular para dar un nuevo impulso a la
tradición cristiana de la ciudad, eligió como tema fundamental: Dios es
Padre. Asimismo, al concluir su vida terrena en Castelgandolfo, el 6 de agosto
de hace veinte años, quiso rezar como última oración el padrenuestro. ¿Y
qué decir de su amor apasionado a Cristo? Su espiritualidad fue esencialmente
cristocéntrica. En la homilía que pronunció al comienzo de su pontificado
explicó que había elegido el nombre de Pablo, porque es el Apóstol «que amó en
grado supremo a Cristo, que en grado supremo deseó y se esforzó por llevar el
evangelio de Cristo a todas las gentes, y que dio su vida por el nombre de
Cristo» (Homilía del
30 de junio de 1963). Y en otra ocasión añadió que es imposible prescindir de
Cristo, «si queremos saber algo seguro, completo y revelado, sobre Dios; o,
mejor, si queremos tener una relación viva, directa y auténtica con Dios» (Audiencia
general del 18 de diciembre de 1968).
3. Además de su amor
a Dios Padre y a Cristo Maestro, Pablo VI tuvo un intenso amor a la Iglesia,
por la que consumió todas sus energías físicas, intelectuales y espirituales,
como testimonia la conmovedora confesión que hizo en su Meditación
ante la muerte: «La Iglesia. Puedo decir que siempre la he amado; (...) y
para ella, no para otra cosa, me parece haber vivido» (L'Osservatore Romano,
edición en lengua española, 12 de agosto de 1979, p. 12).
De ese amor a Cristo y a
la Iglesia brotaba casi espontáneamente su celo pastoral por el hombre, con
aguda intuición de las dificultades y las expectativas de la época
contemporánea. Pocos como él supieron interpretar las inquietudes, los anhelos,
los esfuerzos y las aspiraciones de los hombres de nuestro siglo.
Quiso caminar a su lado;
por eso, se hizo peregrino por sus sendas, saliendo a su encuentro donde vivían
y luchaban por construir un mundo más atento y respetuoso de la dignidad de
todo ser humano.
Quiso ser servidor de una
Iglesia evangelizadora de los pobres, llamada a construir, junto con todas las
personas de buena voluntad, la «civilización del amor», donde a los últimos no
les tocan sólo las migajas del progreso económico y civil, sino donde deben
reinar la justicia y la solidaridad.
4. Esta singular
sensibilidad del Papa Montini por las grandes cuestiones sociales de nuestro
siglo hunde sus raíces en la tierra bresciana. En su misma familia, y después,
durante los años de la juventud que pasó en Brescia, respiró el clima y el
fervor de iniciativas que hicieron del catolicismo bresciano uno de los puntos
de referencia significativos de la presencia de los católicos en la vida social
y política del país. Al comienzo de su pontificado, dirigiéndose a sus
paisanos, Pablo VI expresaba esta deuda de gratitud: «Brescia, ciudad donde
nací y donde recibí en gran parte la tradición civil, espiritual y humana;
además, me enseñó qué es la vida en este mundo y siempre me ofreció un marco
que, a mi parecer, resiste ante las sucesivas experiencias, dispuestas en el
decurso de los años por la divina Providencia» (Discurso a una peregrinación de
Milán y Brescia, 29 de junio de 1963).
5. Un gran testigo
del Evangelio encarnado en las vicisitudes sociales y económicas de la Italia
del siglo pasado es, ciertamente, el beato Giuseppe Tovini. Brilla por su
fuerte personalidad, por su profunda espiritualidad familiar y laical, así como
por el empeño con que se prodigó para mejorar la sociedad. Si observamos bien,
entre Tovini y Giovanni Battista Montini existe un íntimo y profundo vínculo
espiritual e ideal.
En efecto, el mismo
Pontífice escribió sobre Tovini: «El recuerdo que dejó entre las primeras
personas que conocí y estimé era tan vivo y presente, que muy a menudo escuché
comentarios y encomios de su singular persona y de sus diversas actividades; oí
con sorpresa expresiones de admiración ante su virtud y de añoranza por su
muerte prematura » (Prólogo de Giovanni Battista Montini a la biografía de
Giuseppe Tovini, escrita por el padre Antonio Cistellini en 1953, p. I).
6. Giuseppe Tovini,
ferviente, leal y activo en la vida social y política, proclamó con su vida el
mensaje cristiano, siempre fiel a las indicaciones del Magisterio de la
Iglesia. La defensa de la fe fue su constante preocupación, pues, como afirmó
en un congreso, estaba convencido de que «nuestros hijos sin la fe no serán
jamás ricos; con la fe no serán jamás pobres». Vivió en un período delicado de
la historia italiana y de la misma Iglesia, y vio muy claro que no era posible
responder plenamente a la llamada de Dios sin una entrega generosa y
desinteresada a los problemas sociales.
Tuvo una mirada
profética, respondiendo con audacia apostólica a las exigencias de los tiempos
que, a la luz de las nuevas formas de discriminación, pedían que los creyentes
realizaran una obra más eficaz de animación de las realidades temporales.
Gracias a la competencia
jurídica y al rigor profesional que lo distinguían, promovió y guió numerosas
organizaciones sociales, asumiendo también cargos políticos en Cividate Camuno
y en Brescia, con el deseo de dar a conocer la doctrina y la moral cristiana al
pueblo. Consideró el esfuerzo por la educación como una prioridad, y, entre sus
numerosas iniciativas, sobresalió la defensa de la escuela y de la libertad de
enseñanza.
Con medios humildes y con
gran valentía, se prodigó incansablemente para salvar lo más característico de
la sociedad bresciana e italiana, es decir, su patrimonio religioso y moral.
La honradez y la
coherencia de Tovini tenían sus raíces en su relación profunda y vital con
Dios, que alimentaba constantemente con la Eucaristía, la meditación y la
devoción a la Virgen. De la escucha de Dios en la oración constante obtenía la
luz y la fortaleza para las grandes batallas sociales y políticas que debió
sostener a fin de tutelar los valores cristianos. Testigo de su piedad es la
iglesia de San Lucas, con la hermosa imagen de la Inmaculada, donde se
encuentran ahora sus restos mortales.
Ya en vísperas del tercer
milenio, Giuseppe Tovini, a quien hoy contemplamos en la gloria del paraíso,
nos anima. Queridos fieles laicos de Brescia y de Italia, os invito sobre todo
a vosotros a dirigir vuestra mirada a este gran apóstol social, que supo dar esperanza
a cuantos no tenían voz en la sociedad de su tiempo, para que su ejemplo os
estimule y aliente a todos a trabajar también hoy y siempre con generosidad en
la defensa y en la difusión de la verdad y de las
exigencias del Evangelio. Que él desde el cielo os proteja y os sostenga con su
intercesión.
Queridos brescianos,
habéis recibido una gran herencia religiosa y civil: conservadla como un
patrimonio incomparable, y dad testimonio activo de ella con la genialidad y la
coherencia, la fidelidad y la perseverancia que distinguieron a Pablo VI y a
Giuseppe Tovini.
7. «He librado una
buena batalla (...). El Señor me ha asistido» (2Tm 4, 7.17). Estas
palabras de la segunda lectura de la misa resumen la experiencia espiritual de
las dos personalidades que hoy recordamos con devota admiración. Demos gracias
a Dios por su testimonio: es un don precioso no sólo para Brescia, sino también
para Italia y para la humanidad entera. El paso del tiempo no debe debilitar su
recuerdo. En campos diversos y con responsabilidades diferentes, sembraron
mucho bien y libraron una buena batalla: la batalla de la verdad y de la
civilización del amor.
Que María, Madre de la
Iglesia, nos ayude a recoger su herencia y a seguir sus huellas, para que
también nosotros, como el apóstol Pedro, podamos responder a Cristo: «Señor, tú
lo sabes todo; tú sabes que te amo» (Jn 21, 17). Amén.
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HOMILIA DO PAPA JOÃO
PAULO II
Bréscia, 20 de Setembro
de 1998
1. Pedro, amas-Me? (cf. Jo 21,
15). Nesta solene Celebração eucarística, com a qual se encerra o centenário do
nascimento do Servo de Deus Paulo VI, foi proclamado o Evangelho no qual Cristo
pergunta a Pedro se O ama. Antes de lhe confiar o cargo de Chefe do Colégio
apostólico e a missão de ser o fundamento da unidade da Igreja, Cristo faz a
Pedro o exame sobre o amor: «Tu amas-Me?». E fá-lo porque o serviço, para o
qual quer chamá-lo, é um serviço de amor a Deus, à Igreja, à humanidade.
Na primeira leitura
escutámos as palavras do Livro do profeta Isaías: «O Senhor... enviou-me a
levar a boa nova aos que sofrem» (61, 1). Elas evocam à mente o testemunho
evangélico de José Tovini, que hoje tive a alegria de elevar às honras dos
altares. Ele morreu no mesmo ano em que nasceu João Baptista Montini. O futuro
Papa testemunhará várias vezes ter recolhido dos lábios do seu pai e de amigos
de família tantos episódios relativos ao empenho católico de Tovini e as
iniciativas promovidas por ele com outros intrépidos brescianos. Sinto-me feliz
pelo facto de a beatificação desta figura tão insigne se ter realizado enquanto
se encerra o centenário do nascimento de Paulo VI.
Saúdo com afecto todos
vós, caríssimos Irmãos e Irmãs, que participais nesta solene assembleia
eucarística. Saúdo o Bispo de Bréscia, o caro D. Bruno Foresti, o Senhor
Cardeal Martini e todos os Bispos da Lombardia, bem como os Bispos visitantes.
Dirijo um particular pensamento a D. Giovanni Battista Re, nascido nesta terra
e formado no Seminário de Bréscia. Com ele saúdo também D. Pasquale Macchi, que
durante tantos anos foi secretário particular do Papa Paulo VI. Dirijo um
deferente pensamento ao Representante do Governo e a todas as Autoridades
presentes.
Com intenso afecto
saúdo-te, cidade de Bréscia, tão rica de obras de inspiração cristã; saúdo os
teus Sacerdotes, os Religiosos, as Religiosas, assim como os muitíssimos
leigos, que nas várias funções eclesiais e civis se distinguiram e se
distinguem pelo seu empenho religioso, social e cultural.
2. «Pedro, amas-Me?».
Podemos dizer que toda a vida de Paulo VI foi uma resposta a esta pergunta de
Cristo: uma grande prova de amor a Deus, à Igreja e aos homens. Ele amou a Deus
como Pai condescendente e solícito e, nas passagens importantes da sua
exigência, especialmente naquelas repletas de dificuldades e sofrimentos,
mostrou sempre um fortíssimo sentido da paternidade divina.
Quando, como Arcebispo de
Milão, decidiu realizar uma Missão popular para imprimir um renovado impulso à
tradição cristã da Cidade, escolheu como tema fundamental: Deus é Pai.
Depois, no momento de concluir a sua jornada terrena em Castel Gandolfo, a 6 de
Agosto de há 20 anos, quis recitar como última oração o Pai-Nosso.
E que dizer do seu amor
apaixonado por Cristo? A sua espiritualidade foi essencialmente cristocêntrica.
Na homilia para o início do Pontificado, explicou ter escolhido o nome de Paulo
porque é o Apóstolo «que de maneira suprema amou Cristo, que em sumo grau
desejou e se esforçou por levar o Evangelho de Cristo a todas as nações, que
pelo nome de Cristo ofereceu a sua vida» (30 de Junho de 1963, em Insegnamenti
I [1963], pp. 24-25). E noutra ocasião acrescentou que é impossível
prescindirmos de Cristo, «se quisermos saber alguma coisa de certo, de pleno,
de revelado sobre Deus; ou melhor, se quisermos ter alguma relação viva,
directa e autêntica com Deus» (Audiência geral, 18 de Dezembro de 1968, em Insegnamenti
VI [1968], pág. 660).
3. Ao amor por Deus Pai e
por Cristo Mestre, Paulo VI uniu um intenso amor pela Igreja, em benefício da
qual despendeu todos os seus recursos físicos, intelectuais e espirituais, como
testemunha a comovedora confissão registrada no Pensiero alla morte: «A
Igreja... poderia dizer que a amei sempre... e que por ela, não por outra
coisa, me parece ter vivido» (Publicação do Instituto Paulo VI, Bréscia 1988,
pp. 28-29).
Deste amor por Cristo e
pela Igreja brotava quase espontaneamente aquela sua paixão pastoral pelo
homem, com intensa intuição das angústias e das expectativas da época
contemporânea. Poucos como ele souberam interpretar os anseios, as audácias, as
fadigas e as aspirações dos homens do nosso século. Ele quis caminhar ao lado
deles; fez-se por isto peregrino pelas suas estradas, encontrando-os lá onde
vivem e lutam por construir um mundo mais atento e respeitoso da dignidade de
cada ser humano.
Quis ser servo de uma
Igreja evangelizadora dos pobres, chamada com todas as pessoas de boa vontade a
construir aquela «civilização do amor», na qual aos últimos não vão apenas as
migalhas do progresso económico e civil, mas onde devem reinar a justiça e a
solidariedade.
4. Esta singular
sensibilidade do Papa Montini pelas grandes questões sociais do nosso século
aprofunda as próprias raízes nas suas origens brescianas. No seio da própria
família e depois durante os anos da juventude transcorridos em Bréscia, ele
respirou o clima e o fervor de iniciativas que fizeram do catolicismo bresciano
um dos significativos pontos de referência da presença dos católicos na vida
social e política do País. No início do pontificado, ao dirigir-se aos seus
concidadãos, Paulo VI exprimia esta dívida de reconhecimento: «Bréscia! Cidade
que não só me deu o nascimento, mas uma grande parte da tradição civil,
espiritual e humana, ensinando-me, além disso, o que significa viver neste
mundo, oferecendo-me sempre um quadro que, creio, sustenta as experiências
sucessivas, dispostas ao longo dos vários anos pela Providência divina» (Discurso
a uma peregrinação de Milão e Bréscia, 29 de Junho de 1963, em Insegnamenti
I [1963], pág. 647).
5. Uma grande testemunha
do Evangelho encarnado nas vicissitudes sociais e económicas da Itália do
século passado é, certamente, o Beato José Tovini. Ele brilha pela sua forte
personalidade, pela sua profunda espiritualidade familiar e laical e pelo
empenho com que se prodigou para melhorar a sociedade. Entre Tovini e João
Baptista Montini existe – considerando bem – um íntimo e profundo vínculo
espiritual e ideal.
Com efeito, de Tovini o
próprio Pontífice escreveu: «A memória por ele deixada entre todos os que
conheci e estimei em primeiro lugar era tão viva e presente que, com muita
frequência, escutei comentários e elogios da sua singular pessoa e da sua
multiforme actividade; aturdido, ouvi admiráveis expressões da sua virtude e
entristecidos lamentos pelo seu precoce falecimento» (Prefácio de João Baptista
Montini à biografia de José Tovini, redigida pelo Pe. António Cistellini em
1953, I).
6. Ardente, leal, activo
na vida social e política, José Tovini proclamou com a sua vida a mensagem
cristã, sempre fiel às indicações do Magistério da Igreja. A sua preocupação
constante foi a defesa da fé, convicto de que – como afirmou num congresso –
«os nossos filhos sem a fé jamais serão ricos, com a fé nunca serão pobres».
Viveu num momento delicado da história italiana e da própria Igreja e
compreendeu claramente que não era possível responder de modo total ao
chamamento de Deus, sem uma dedicação generosa e desinteressada às
problemáticas sociais.
Teve um olhar profético,
respondendo com audácia apostólica às exigências dos tempos que, à luz das
novas formas de discriminação, exigiam dos crentes uma mais incisiva obra de
animação das realidades temporais.
Facilitado pela
competência jurídica e pelo rigor profissional que o caracterizaram, promoveu e
guiou múltiplos organismos sociais, assumindo também cargos políticos em
Cividate Camuno e em Bréscia, no desejo de tornar presentes no meio do povo a
doutrina e a moral cristã. Ele considerou prioritário o empenho pela educação
e, entre as suas inúmeras iniciativas, distinguiu-se a defesa da escola e da
liberdade do ensino.
Com meios humildes e
grande coragem prodigalizou-se incansavelmente para salvar o que a sociedade de
Bréscia e da Itália tem de mais característico, isto é, o património religioso
e moral.
A honestidade e coerência
de Tovini encontravam raízes na profunda e vital relação com Deus, que
alimentava constantemente com a Eucaristia, a meditação e a devoção à Virgem.
Da escuta de Deus na oração diuturna, hauria a luz e o vigor para as grandes
batalhas sociais e políticas, que teve de sustentar a fim de tutelar os valores
cristãos. Da sua piedade é testemunha a igreja de São Lucas, com a bonita
efígie da imaculada, onde se encontram agora os seus restos mortais.
Agora na vigília do
Terceiro Milénio, José Tovini, que hoje contemplamos na glória do Paraíso,
serve-nos de estímulo. Para este grande apóstolo social, que soube dar
esperança a quantos estavam privados de voz na sociedade do seu tempo, convido
a olhar sobretudo vós, caros fiéis leigos de Bréscia e da Itália, para que o
seu exemplo seja para todos estímulo e encorajamento a trabalhar ainda hoje e
sempre com generosidade, a fim de defenderdes e difundirdes a verdade e as
exigências do Evangelho. Do Céu, ele vos proteja e com a sua intercessão vos
ampare.
Caros brescianos,
recebestes uma grande herança religiosa e civil: conservai-a como um património
incomparável e testemunhai-a de maneira operosa, com a genialidade e a
coerência, a fidelidade e a perseverança que distinguiram Paulo VI e José
Tovini.
7. «Combati o bom
combate... o Senhor assistiu-me» (2 Tm 4, 7.17). Estas palavras da
segunda leitura da Missa sintetizam a experiência espiritual das duas
Personalidades que hoje recordamos com devota admiração. Damos graças a Deus
pelo seu testemunho: ele é dom precioso não só para Bréscia, mas para a Itália
e para a humanidade inteira. Com o transcorrer do tempo, a sua recordação não
se deve debilitar. Em campos diversos e com responsabilidades diferentes, eles
semearam um imenso bem e combateram o bom combate: a batalha da Verdade e da
civilização do Amor.
Maria, Mãe da Igreja, nos
ajude a recolher a herança deles e a seguir os seus passos, para que seja
concedido também a nós, como ao apóstolo Pedro, responder a Cristo: «Senhor, Tu
sabes tudo;bem sabes que Te amo» (Jo 21, 17).
Amém!
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