The Baroque
painting of Saint Notburga, Assumption of
Mary Church, Bled Island, northwestern Slovenia
Sainte Nothburge
Servante dans le
Tyrol (+ 1313)
ou Notburge.
Originaire du Tyrol, elle
fut engagée comme cuisinière au service du comte Henri de Rottenbourg qui
était, lui comme sa femme, d'une grande charité. Nothburge les secondait
par la charge qui était la sienne. A la mort de ses maîtres, la nouvelle
maîtresse du château la prit en aversion et la chassa. Sainte Nothburge entra
au service d'un paysan, n'ayant qu'une petite chaumière comme habitation. Elle
travailla avec conscience aux travaux champêtres qui lui étaient demandés tout
en vaquant à ses exercices de piété. Rappelée au château quelques années plus
tard, elle reprit ses gestes de charité avec l'accord du duc. Toujours servante
de son seigneur de la terre et fidèle au service de Dieu, elle connut ainsi plusieurs
années de bonheur. Une maladie la terrassa à l'âge de quarante-huit ans,
laissant dans toute la région de la Carinthie et du Tyrol le souvenir de ses
mérites au point que l'Église permit qu'on l'honorât d'un culte public.
À Eben dans le Tyrol, en
1313, la mise au tombeau de sainte Notburge, vierge, qui, occupée aux soins
domestiques, servait le Christ dans les pauvres, offrant aux paysans un exemple
de sainteté.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8214/Sainte-Nothburge.html
Sebastian
Langer (1772-1841), sv. Notburga, medirytina, 1814
Sainte Notburge
Vierge tyrolienne
Fête le 14 septembre
Rattenberg, Tyrol, 1265 –
† 1313 (?)
Autre graphie :
Notburge ou Notburga
Sainte Nothburge,
renommée pour sa foi et sa charité, est considérée comme la patronne des
paysans et des domestiques.
Cuisinière chez le comte
Henri de Rattenberg, en Bavière, elle fut congédiée parce qu’elle continuait,
malgré l’interdiction qu’on lui en avait faite, à donner les restes des repas
aux pauvres. Elle fut plus tard rétablie dans ses fonctions.
SOURCE : http://www.martyretsaint.com/notburge/
Pfarrkirche
hl. Margaretha Wenigzell - portal St. Notburga
Parish
church St. Margaretha in Wenigzell, Styria.
Sainte Notburge
Vierge et servante. –
Quatorzième siècle
Légende de la gravure
Un soir, comme son maître
la voulait contraindre à moissonner après le son de l’Angelus, contrairement
aux conventions qu’il avait faites avec elle, la Bienheureuse enfant levant sa
faux en l’air, lui dit : « Que ma faux soit juge entre vous et
moi ! »
Tandis que le vieillard
et les moissonneurs regardaient avec étonnement sa faux suspendue
miraculeusement en l’air, Notburge s’en alla, suivant sa pieuse coutume, prier
à la chapelle voisine.
De la naissance et des
premières années de la bienheureuse sainte
C’est au village de
Rotembourg, en Tyrol, dans la vallée inférieure de l’Inn, que naquit la
bienheureuse vierge Notburge.
Il y avait jadis près du
village, sur la montagne qui le domine, un château somptueux, où la bienheureuse
enfant fut placée par son père en qualité de servante, dès qu’elle eut atteint
sa dix-huitième année.
En ce lieu s’écoulèrent
dans l’obscurité, les premières années de sa vie, mais Dieu était témoin de la
piété avec laquelle elle unissait son âme à lui tout en accomplissant avec
grand soin chacun des devoirs de son état.
Chaque soir les pauvres
qui l’attendaient à la porte du château la voyait accourir après le dîner de
ses maîtres apportant, avec de pieuses exhortations pour chacun, les restes de
la table qu’elle leur partageait.
Elle put, durant
plusieurs années, continuer sans obstacles les pieuses libéralités qui lui
permettaient de faire accepter le pain spirituel de l’âme, au moyen de
l’aliment plus grossier du corps.
Mais, à quelques temps de
là, Odile, la dame du château, vint arrêter l’élan de son cœur en lui défendant
de donner ainsi son bien aux indigents.
La pieuse Notburge
accepta cette épreuve avec grande résignation d’âme et ne toucha plus désormais
aux restes de la table pour ne pas désobéir à sa maîtresse. Mais, afin de
satisfaire le grand désir qu’elle ressentait de se montrer charitable, elle eut
soin de partager chaque jour une partie des mets, qui lui étaient donnés pour
sa nourriture, entre ses anciens amis les pauvres qui n’avaient cessé de venir
chaque jour à la porte du château implorer sa charité selon leur coutume.
Le vendredi, elle faisait
plus : leur distribuant tout ce qui lui était destiné, ainsi que son vin,
auquel elle ne touchait en aucun des jours de l’année.
Ces actes de charité
excitaient à un tel point le dépit de sa maîtresse que celle-ci jetait souvent
dans la porcherie, pour en faire la nourriture des pourceaux, les mets que la
pieuse servante destinait à ses pauvres. Elle fit plus et manda à son mari de
la guetter au passage afin de la pouvoir fortement molester.
Un jour donc qu’elle se
rendait, suivant sa coutume, à la porte du château, portant dans les plis de sa
robe une portion de son dîner, la bienheureuse Notburge se trouva subitement en
face du comte de Rotembourg qui lui demanda à quelle fin on la voyait cheminer
ainsi.
La bienheureuse sainte,
dissimulant autant que possible la frayeur qui trahissait son visage, expliqua
à son maître en toute sincérité ce qu’elle avait l’intention de faire.
Montrez-moi ce que vous
célez ainsi ? lui dit le comte, fortement courroucé.
Celle-ci ne voulut point
désobéir, mais le seigneur de Rotembourg fut fort étonné quand elle laissa
tomber avec les plis de sa robe une poignée de copeaux qui avaient été
miraculeusement substitués aux mets qu’elle y avait cachés.
Henri lui demanda ensuite
de goûter à ce qu’elle portait dans la cruche ; Notburge n’hésita pas un
instant et lui présenta le vase qu’elle croyait rempli de vin, mais elle fut
très fort étonnée de le voir rejeter avec dégoût après y avoir trempé ses
lèvres. Qu’était-il donc advenu ?
Dieu pour châtier le
comte avait changé le vin que Notburge destinait aux pauvres, en eau de
lessive, boisson qu’il ne trouva pas à son goût.
De retour au château, il
s’empressa de raconter à Odile ce qui lui était arrivé. Notburge, cependant,
continuant son chemin s’en alla porter aux malheureux les mets et le vin qui
avaient été métamorphosés par la main toute puissante de Dieu. Toutefois,
lorsque la pieuse servante revint à la maison, elle se vit accabler de
reproches et d’injures par sa maîtresse qui l’accusait d’avoir voulu se moquer
du comte Henri ; elle lui avait dit à son retour, lorsqu’il s’était plaint
des procédés dont la servante avait usé à son égard :
« De choses il faut
admettre l’une, seigneur comte : ou cette fille a eu désir de vous
tromper, ou bien de se rire en votre présence ; en l’un ou l’autre cas, il
nous la faut renvoyer. »
Notburge reçut donc
l’ordre de quitter le château.
La sainte qui savait bien
n’avoir pas eu de pareilles intentions, recueillit en silence les quelques
hardes qu’elle possédait et se prépara à quitter Rotembourg. Mais voici que
tout à coup, Odile tomba dans une grave maladie qui la conduisit aux portes du
tombeau, avant même que Notburge eut mis le pied hors de sa demeure. Oubliant
les mauvais traitements dont elle avait été l’objet de la part de son indigne
maîtresse, la bienheureuse sainte, qui voyait l’occasion de gagner une âme à
Dieu, s’empressa de lui donner pendant sa courte maladie, tous les soins qui
étaient en son pouvoir et c’est à ses prières qu’il faut attribuer le salut de
cette femme qui, cependant, ne laissa pas de souffrir après sa mort de
terribles châtiments, juste peine de sa dureté envers les pauvres, car on vit,
paraît-il, quelques jours après sa mort errer son ombre en poussant des
hurlements affreux, dans la porcherie près de ces mêmes pourceaux auxquels
Notburge avait reçu l’ordre de donner les mets que sa maîtresse ne voulait
point voir distribuer aux malheureux.
La pieuse fille fut
aussitôt conduite par la Providence dans la maison d’un cultivateur du nom
d’Eben, qui l’admit à son service, lui permettant d’accomplir avec liberté les
devoirs de sa religion ; il ajouta entre autres choses à son traité
qu’elle serait exemptée de tout travail après le son de l’Angelus du soir,
notamment la veille des dimanches et des fêtes, ce qui, sans nul doute, se
devait trouver compensé par de fortes brèches que faisait à ses gages ce maître
si pieusement généreux.
Notburge, qui voyait que
son intérêt spirituel, ne s’arrêta pas un instant à considérer la condition des
maîtres qu’elle avait servis primitivement, pour se laisser détourner de la
situation qui lui était faite par la volonté divine ; elle se réjouit, au
contraire, à la pensée qu’elle pourrait ainsi consacrer plus de temps à la
prière et opérer plus facilement le bien qu’elle se proposait de faire en l’âme
de ceux qui l’entouraient.
Eben, pendant quelque
temps, fut fidèle à tenir la promesse qu’il lui avait faite de la laisser
accomplir en toute liberté ses pieux exercices de chaque jour. La jeune fille,
de son côté, se gardait bien d’en omettre aucun et profitait des loisirs qui
lui étaient donnés après le son de l’Angelus, pour se retirer dans une chapelle
voisine où elle avait coutume de demeurer jusqu’à la nuit, heure à laquelle
elle revenait à la maison.
Comment un soir après le
son de « l’Angelus » la faux de la bienheureuse sainte refusa de
travailler
Cependant, la générosité
d’Eben commençait à se ralentir. Un jour qu’il était venu au champ pour
surveiller les moissonneurs (c’était alors l’époque de la fauchaison),
lorsqu’il vit au son de l’Angelus sa servante mettre sa faux à ses pieds
et se préparer à prier Dieu selon sa pieuse coutume, entrant dans une grande
colère, il prétexta la nécessité dans laquelle on était de hâter l’ouvrage,
pour la contraindre à continuer de travailler.
Notburge suspendit sa
faucille en l’air en disant : « Que ma faucille soit juge entre vous
et moi ! »
« Grande fut la
stupéfaction du paysan et de ses gens, dit l’historien. Or, pendant que tous
étaient encore interdits du prodige, Notburge reprit sa faucille et s’en alla
satisfaire sa dévotion à la chapelle ».
Notburge continua à
servir son maître comme par le passé, et le céleste père de famille bénissait
si abondamment les œuvres de ses mains que toutes choses allaient
merveilleusement à la ferme.
Cependant, si la présence
de Notburge à la maison du paysan Eben faisait accroître sa fortune spirituelle
et matérielle, son départ du château de Rotembourg avait été la cause des
malheurs qui y survinrent peu de temps après.
Qu’était-il donc arrivé
depuis qu’elle en avait été si indignement chassée par le comte Henri ? –
Celui-ci non seulement avait perdu Odile, sa malheureuse épouse, presqu’à
l’heure où cette femme, si dure envers les pauvres, l’avait persuadé d’éloigner
de sa maison la pieuse Notburge, mais encore l’année suivante, le comte
Sigefroi, frère de Henri, envahit avec une troupe armée le district de
Rotembourg, ravageant et pillant tout sur son passage.
Comment les alentours de
la porte du château de Rotembourg, déserts depuis le départ de Notburge, se
remplissaient un beau matin de tous les pauvres, ses anciens hôtes.
Un jour que Notburge
était assise sur la lisière de la forêt voisine, plongée dans un grand
recueillement, qu’elle n’interrompait que pour jeter un regard sur les
troupeaux qui paissaient à ses côtés, elle fut tout à coup arrachée à sa
méditation par les cris réitérés de chiens qu’il lui semblait entendre courir
derrière elle. Attendant un peu, la bienheureuse sainte vit bientôt approcher
le comte Henri, son ancien maître, qui s’était montré autrefois si rude à son
égard. Les chagrins qu’il avait éprouvés depuis le départ de Notburge
l’obligeaient à prendre quelques distractions : c’est ainsi qu’en se
livrant à la chasse il avait été amené auprès de la pieuse servante.
Plus d’une fois, le
chapelain de sa maison lui avait fait considérer que ces maux n’étaient venus
fondre sur sa maison qu’avec le départ de Notburge et l’avait engagé à venir un
jour, humblement prosterné à ses pieds, la prier de vouloir bien revenir à son
service.
Le comte de Rotembourg,
dont les chagrins avaient singulièrement modifié le caractère, crut devoir
profiter de l’occasion, et, se jetant à genoux, supplia humblement la servante
de lui vouloir bien accorder cette faveur, l’assurant qu’elle pourrait comme
par le passé continuer ses pieuses libéralités envers les pauvres.
La bienheureuse sainte,
ne considérant rien autre chose que le bien qu’elle allait pouvoir faire
désormais et la volonté de la Providence, n’hésita pas à retourner au château
de Rotembourg pour y servir le comte Henri, qui venait de remplacer sa
malheureuse épouse défunte, par une demoiselle de Hohenech.
Elle put donc, à son
grand étonnement, reprendre les œuvres de miséricorde, entreprises autrefois,
et si brusquement interrompues ; et dès le lendemain de son arrivée au
château, la porterie, déserte pendant son absence, reprenait sa vie accoutumée.
Mettant de côté tous les
intérêts terrestres, elle ne songea qu’à travailler à la gloire et au salut
éternel de son maître autant qu’à son bonheur temporel ; elle le supplia
de se réconcilier avec son frère, ajoutant que s’il ne le faisait pas, elle le
quitterait à nouveau.
Non seulement le seigneur
de Rotembourg promit à sa sainte servante de proposer la paix à son frère, mais
encore il suivit à la lettre tous les conseils qu’elle lui donna pour la
meilleure exécution de cette grave affaire.
Notburge demeura chez son
maître dix-huit ans encore. Et ce fut un grand bonheur pour lui ; car
durant cette longue période, elle ne cessa de travailler avec un zèle
infatigable à sa prospérité temporelle et à son bonheur éternel. En peu d’année
il se trouva dans un état fort prospère et se fit un devoir d’imiter les vertus
de Notburge, particulièrement sa charité. Autant il avait été autrefois dur
envers les pauvres, autant il fut désormais charitable et compatissant à leur
égard, et ses enfants imitant l’exemple de leur père, se firent aussi remarquer
par leur générosité et leur bienfaisance ».
Cependant la bienheureuse
sainte touchait à sa quarante-septième année et encore qu’elle ne fût pas très
avancée en âge, Dieu la trouvait assez mûre pour le ciel. Elle allait donc
quitter pour un autre palais le château de Rotembourg, dans lequel elle n’avait
cessé de répandre, tout en menant une vie humble et ignorée, les effets de sa
puissante édification.
Le 4 septembre de l’année
1360, Notburge était couronnée au ciel.
Comment deux bœufs se
chargèrent des funérailles de la bienheureuse sainte après qu’elle eût rendu
son âme à Dieu et de la sépulture qui lui fut donnée par les anges.
Le comte Henri avait
promis à sa pieuse servante qu’il se chargerait lui-même de ses funérailles et
l’avait consultée à ce sujet pour se conformer plus entièrement à ses dernières
volontés.
La sainte lui ayant dit
qu’elle désirait être placée sur un char traîné par deux bœufs en liberté et
qu’elle choisirait pour lieu de sa sépulture l’endroit où ses deux animaux
suspendraient leur course, le comte fit préparer toutes choses conformément à
ses désirs.
Les restes de Notburge
furent déposées sur le char, que suivait Henri de Rotembourg, accompagné de tous
les serviteurs de sa maison.
A la sortie du château,
la précieuse dépouille fut reçue par une foule considérable composée d’hommes
de tous rangs, mais principalement des pauvres de Rotembourg qui versaient
d’abondantes larmes. Le cortège, qui grossissait à chaque instant, continua
lentement sa route jusqu’à ce que, arrivant sur les bords de l’Inn, il se vit
obligé de suspendre sa marche, car il n’y avait aucun pont, qui permît de
gagner la rive opposée de la rivière.
Mais voici que tout à
coup, tandis que les uns et les autres se demandaient de quelle façon ils
parviendraient à se tirer d’embarras, on vit se renouveler le miracle que Dieu
fit autrefois en faveur des Israélites qui se trouvaient arrêtés dans leur
fuite par les flots de la mer Rouge : les eaux, se séparant à droite et à
gauche, laissèrent un libre passage aux bœufs et au cortège qui parvinrent
ainsi facilement jusqu’à l’autre rive.
On pensait alors déposer
en ce lieu les restes de la Bienheureuse, quand les bœufs attelés au char,
poussés par une force invisible, prirent la fuite vers le champ d’Eben, où ils
s’arrêtèrent sous un noyer, près de la muraille qui servait de clôture à la
petite chapelle de saint Rupert et attendirent que l’on enfermât le corps de la
sainte dans son cercueil.
Lorsqu’ils virent qu’on
l’y avait placé, ils pénétrèrent dans l’intérieur de la chapelle, d’où on les
vit sortir quelques instants après, avec le char vide qu’ils traînaient après
eux. Les assistants, étonnés, se précipitèrent alors dans l’église, où ils
virent, enseveli au pied de l’autel, le corps de la Bienheureuse qui,
certainement, n’y avait pu être déposé par d’autres mains que celles des Anges.
La chambre du château
dans laquelle s’était écoulée une partie considérable de sa vie et qui avait
reçu son dernier soupir fut convertie en oratoire, aussitôt après sa mort, par
les soins de son maître le comte Henri de Rotembourg. Quant à la petite
chapelle de Saint-Rupert, dans laquelle le corps de la Bienheureuse sainte
avait été miraculeusement conduit par des bœufs et enseveli par les Anges, elle
fut bientôt dédiée à l’humble servante qui l’avait visitée tant de fois le
soir, après son travail, alors qu’elle entendait le son de l’Angelus.
La foule des pèlerins qui
furent attirés en ce lieu par les nombreux miracles opérés à son tombeau
nécessita la construction d’une vaste église qui en occupa l’emplacement.
SOURCE : http://viedessaints.free.fr/vds/notburge.html
Sv.
Notburga (Pokrajinski muzej Ptuj Ormož)
Vie de Sainte Notburga de
Rattenberg
La petite Notburga est
née au environ des 1265 à Rattenberg en Autriche et décéda le 13 septembre
1313 au château de Rottenburg à Buch in Tirol. Elle est l'une des saintes les
plus connues d’Autriche et est vénérée comme patronne des servantes et des
paysans.
Selon la légende,
Notburga fut la fille d'un chapelier de Rattenberg. (À cette époque, Rattenberg
appartenaient à la Bavière). Elle fut engagée comme servante chez Heinrich I
von Rottenburg au château Rottenburg (entre Rattenberg et Schwaz). Les
châtelains de Rottenburg étaient à cette époque les intendants des comtes du
Tyrol. Notburga s’occupait déjà en ces temps de disette des pauvres, des
handicapés et des malades. Ainsi elle distribuait aux nécessiteux, avec la
tolérance de ses patrons, les restes des mets cuisinés au château.
Quand Heinrich I meurt,
son fils Heinrich II von Rottenburg hérite du château et des terres. Son épouse
Ottilia, regarde d'un mauvais œil les bonnes œuvres de son employée et ne tarde
pas à interdire la distribution de nourriture. Notburga obéit mais
régulièrement jeûne afin de distribuer la part qu'elle ne mange pas aux
indigents. Ce comportement déplait encore plus à Ottilia qui convainc son mari
d’observer le manège de Notburga.
Un jour, Notburga porte
de la nourriture dans son tablier aux pauvres et dans la main une cruche de
vin. Son patron l'arrête dans la cour du château et veut bien sûr connaître le
contenu du tablier. Selon la légende, Notburga aura répondu : «Des cendres et
du vinaigre pour la lessive». Comme Heinrich II ne la croyait pas, il demanda à
voir... et dans le tablier il n’y avait que des cendres et dans la cruche que
du vinaigre.
Son patron pourtant la
renvoya sur le champ et Notburga dut quitter Rottenburg avec perte et fracas.
Mais elle retrouva vite un emploi comme servante chez des paysans dans la
commune d’Eben am Achensee. Elle s’occupait du bétail et aidait aux champs.
Cependant, Notburga étant très croyante, elle avait imploré le droit de
s’arrêter de travailler à la première sonnerie du soir pour prier.
Un après-midi, le temps
menaçait de tourner à l’orage. Un paysan demanda que personne n'arrête son
labeur car toutes les céréales devaient être engrangées avant la tempête. À la
première sonnerie, Notburga s’arrêta comme toujours d’œuvrer aux champs. Le
paysan ne voulait pourtant pas laisser aller Notburga. Selon la légende,
Notburga leva sa faucille vers le ciel et pendant un instant un rayon de
soleil crevant les nuages se refléta sur la lame. Le paysan effrayé laissa
partir Notburga.
Toujours d’après la
légende, la femme d’Heinrich, Ottilia, ne trouva aucun repos après le départ de
Notburga... même pas dans la mort. De plus, une guerre sanglante entre frères éclata
au château. Au cours d’une dispute entre Heinrich et son frère Siegfried, le
château fort brula. Heinrich II se souvint devant les ruines de son château de
sa servante Notburga. Il alla la chercher et lui demanda de revenir au château.
En mémoire de son épouse, Heinrich créa le «banquet des pauvres» ou chaque
année plus de 500 indigents s’attablaient. Notburga réussit vite à recréer la
paix entre les deux frères Heinrich et Siegfried.
Notburga resta au château
jusqu'à la fin de sa vie. Et, Heinrich II et sa deuxième femme acceptèrent que
les pauvres frappent à la porte du château.
Avant sa mort, Notburga
émit le souhait, qu'on mette son corps sur une charrette tirée par deux bœufs
et que lorsqu’ils s’arrêteraient de marcher ils désigneraient ainsi l'endroit
où elle devait être enterrée. Selon la légende, les bœufs auraient marché
jusqu’à Eben am Achensee et se seraient arrêtés devant l’église.
Notburga est l’une des
saintes les plus vénérées dans l’est de la Styrie, au Tyrol et en Slovénie.
Après sa mort, elle fut inhumée devant l'autel de l’église Rupertikirche à
Eben. Très tôt, un pèlerinage s’organisa pour se recueillir sur sa tombe ainsi
l'église fut agrandie en 1434 et en 1508. Le 22 aout 1718, ses restes furent
exhumés. Et en 1735, tout son squelette fut établi en relique pour l’église
d’Eben par l'évêque de Brixen. Ce squelette ne se trouve pas, comme
habituellement, dans une chapelle mais debout dans le retable de l’église.
La sainte patronne du
peuple fut béatifiée par le pape Pie IX. À Eben am Achensee chaque année,
exactement le 13 septembre, il existe une procession dédiée à Sainte Notburga
et en 2004, un musée a même été inauguré retraçant la vie de Notburga
SOURCE : http://laviedesparoisses.over-blog.com/article-sainte-notburga-de-rattenberg-120059456.html
Bleiglasfenster
(Ausschnitt) in der katholischen Pfarrkirche Mater Dolorosa (Zur Schmerzhaften
Mutter) in Biesfeld, einem Ortsteil von Kürten,
Darstellung: hl. Notburga
Also
known as
Notburga of Eben
Notburga of Tyrol
Notburga of Rattenberg
Noitburgis…
Nothburga…
Profile
Born to a peasants family.
Worked as a kitchen maid at
the house of Count Henry
of Rattenberg at age 18. The count‘s wife,
Ottilia, ordered Notburga to feed leftover food to the house swine;
she gave it to the poor instead.
Warned about her behavior, Nortburga fed the leftovers to the pigs,
and gave much of her own food to the poor.
Ottilia saw this as a form of disobedience, and dismissed her.
Worked as a servant for
a farmer in
Eben am Achensee, Austria.
However, when her mistress, the lady Ottilia, died,
the count re-hired
her, and she spent the rest of her life as a servant in
his house. Worked with the poor. Miracle worker.
Miracle stories
are an integral part of Notburga’s life.
Her master once saw her
leaving the house with something bundled in her apron. Thinking he had caught
her disobeying the order to not give away food, he demanded to see what she
carried. To keep her out of trouble, the food and wine had turned into wood
shavings and vinegar.
When she took the job
with the peasant farm family
in Eben am Achensee, Notburga made it a condition that she be allowed to skip
her chores in order to attend Mass on
Saturday night and on the eve of feast days. On
one of these occasions, the farmer tried
to get her to keep working. Notburga said she would let her sickle decide the
matter, and threw it into the air. The sickle hung suspended in the air, and
Notburga went to church.
Shortly before her death,
Notburga told Count Henry
to place her corpse on a wagon drawn by two oxen,
and to bury her
wherever the oxen would
stop on their own. The animals drew
the wagon to the chapel of
Saint Rupert, where she was buried.
Born
c.1265 at
Rattenberg in Tyrolean Austria
16 September 1313 of
natural causes
miracles reported
at her shrine at
Eben in the Tyrolese mountains
27 March 1862 by Pope Pius
IX (cultus
confirmed)
in Austria
holding an ear of corn
holding grain
holding flowers and
a sickle in
her hand
with a sickle suspended
in the air nearby
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Francis
Xavier Weninger
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
Pope Francis: Message on the 700 year Anniversary of the
Death of Saint Notburga
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
‘Blessed
Notburga‘. CatholicSaints.Info. 13 February 2024. Web. 15 June 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-notburga/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-notburga/
Kath.
Pfarrkirche hl. Petrus, Reith im Alpbachtal; mächtiger klassizistischer
Saalbau. Urkundlich Pfarre 1187. Kirchenneubau 1801 bis 1805
Pope Francis pays tribute
to St. Notburga
October 09, 2013
Pope Francis has written
a message to Bishop Manfred Scheuer of Innsbruck, Austria, commemorating the
700th anniversary of the death of St. Notburga (c. 1265-1313).
The German-language
message, dated September 3, was posted on the Vatican website on October 8.
St. Notburga, a
maidservant, was “a simple person who had to make her daily living with her own
hands,” Pope Francis noted. The Pontiff paid tribute to her fidelity in small
matters, her willingness to fast so as to give food to the poor, her endurance
of suffering, and her devotion to the sanctification of Sunday.
“Without sacred space and
sacred time, without the Lord’s Day we cannot live,” Pope Francis wrote.
“Sunday not only gives us deserved rest, but also gives us the grace of
encounter with the Creator and Source of all life.”
SOURCE : https://www.catholicculture.org/news/headlines/index.cfm?storyid=19292
Church
of Frankolovo, altar withVirgin Mary and the Saints Apollonia
and Notburga. Near Vojnik, Slovenia.
Article
(Saint)
Virgin (September
14) (14th
century) A Tyrolese Saint,
a poor servant girl,
whose only delight upon earth was the helping, as she could, those even poorer than
herself. Her shrine at
Eben in the mountains is a much frequented place of pilgrimage.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Nothburga”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
27 March 2016. Web. 15 June 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-nothburga/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-nothburga/
Notburga of Tyrol V (AC)
Born Rattenburg; Tyrol,
Germany, 1265; died 1313; cultus confirmed in 1862. Some saints are high-born
nobles, prelates of the Church, or exceptional scholars; Saint Notburga was
none of these. This peasant fulfilled God's plan for her life as a kitchen servant
in the household of Count Henry of Rattenburg. Each day she would give the
abundant food left from her master's table to the poor who waited at the side
door of the castle. Not content with this, she would even stint her own meals
to increase the portion available for the poor.
All was well as long as
the count's mother was alive. When his wife, Countess Ottila became mistress of
the household, she disapproved of this charity. Ottila gave orders that the
broken food was to go into the buckets to feed the pigs. For a time Notburga
followed the orders of her mistress and gave to the poor only what she could
save from her own food and drink. But soon she again began her old practice
secretly until her mistress caught her and dismissed Notburga. The saint then
worked for a time for a farmer at Eben, and continued her benefactions.
Notburga's biographer
tells us that soon thereafter the count was caught up in the strife between the
count of Tyrol and the duke of Bavaria, and attributed his troubles to the
meanness of Ottila, who had died shortly after firing Notburga. Henry remarried
and Notburga was again hired, this time as housekeeper. She maintained that
position until her death, at which point she recommended her beloved poor to
her master. She asked Count Henry to lay her body on a farm-wagon and bury her
wherever the oxen should finally rest. When this was accomplished, after
several miracles en route, the oxen stopped at the doors of Saint Rupert's
church at Eben, where she was buried.
By the time her biography
was written in 1646, Notburga's story was considerably embellished. There is a
charming legend that does not make sense in context that a sickle suspended
itself in the air in confirmation of her refusal to reap corn on a Sunday. In
art, her emblem is a sickle. Notburga is the patron of hired hands in the Tyrol
and Bavaria (Attwater, Benedictines, Walsh).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0914.shtml
Hl
Notburga, Naives Tafelbild in der Bergkirche
St. Salvator in Mainburg bei Ingolstadt
St Notburga
Celebrated
on September 14th
Austrian laywoman from
what is now called the Tyrol. Notburga was born around 1250 to a poor peasant
family. At the age of 18 she was employed as a kitchen maid in the castle of
Count Henry of Rattenberg. The family squandered more food on pig-swill than
Notburga's parents ate in weeks. She saved all the leftovers from the Count's
family table and gave them to the poor. Count Henry's wife did not approve of
this and had her dismissed.
Notburga then went to work for a farmer near Eben where she stayed for several
years earning a reputation for being very capable and hardworking.
When Count Henry's wife died, his second wife needed a good woman to manage her
household and asked for Notburga. The Count speedily brought her back and she
stayed with the family until her death in 1313.
Notburga is one of the patron saints of servants. She is remembered for her
hard work, charity and prayerfulness. Her relics were kept at the nearby church
of St Rupert, in Eben. In 1718 they were placed in a position of honour over
the high altar.
SOURCE : https://www.indcatholicnews.com/saint/270
Kollerschlag.
Pfarrkirche St.Joseph: Heilige Notburga von Rattenberg, 1903
Statua
nella parrocchia di St.Joseph a Kollerschlag
St. Notburga
Patroness of servants and
peasants, b. c. 1265 at Rattenberg on the Inn; d. c. 16 September, 1313. She
was cook in the family of
Count Henry of Rothenburg, and used to give food to the poor.
But Ottilia, her mistress, ordered her to feed the swine with whatever
food was left. She, therefore, saved some of her own food, especially
on Fridays, and brought it to the poor. One day, according
to legend, her master met her, and commanded her to show him what she was
carrying. She obeyed,
but instead of the food he saw only shavings, and the wine he found to be
vinegar. Hereupon Ottilia dismissed her, but soon fell dangerously
ill, and Notburga remained to nurse her and prepared her for death.
Notburga then entered the
service of a peasant in the town of Eben, on condition that she be
permitted to go to church evenings before Sundays and festivals.
One evening her master urged her to continue working in the
field. Throwing her sickle into the air she said: "Let my sickle
be judge between me and you," and the sickle remained suspended
in the air. Meantime Count Henry of Rothenburg was visited with great
reverses which he ascribed to the dismissal of Notburga. He engaged her
again and thenceforth all went well in his household. Shortly before her death
she told her master to place her corpse on a wagon drawn by two oxen,
and to bury her
wherever the oxen would stand still. The oxen drew the wagon to the chapel of St.
Rupert near Eben, where she was buried. Her ancient cult was
ratified on 27 March, 1862, and her feast is
celebrated on 14 September. She is generally represented with an ear of corn,
or flowers and a sickle in her hand; sometimes with a sickle suspended in the
air.
Sources
Her legendary life was
first compiled in Germany by GUARINONI, in 1646, Latin tr. ROSCHMANN in Acta
SS., September, IV, 717-725; HATTLER, St. Notburg, die Magd des
Herrn, den glaubwuerdigen Urkunden treuherzig nacherzaehlt, 5th ed.
(Donauworth, 1902); STADLER, Heiligen-Lexikon, IV (Augsburg, 1875),
586-592; DUNBAR, Dictionary of Saintly Women, II (London, 1905),
111-112; BARING-GOULD, Lives of the Saints, 14 Sept.
Ott, Michael. "St.
Notburga." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert Appleton
Company, 1911. 14 Sept. 2016
<http://www.newadvent.org/cathen/11123a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Cynthia Burg.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. February 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/11123a.htm
Eduard
von Grützner, Santa Notburga di Eben, 1895, Rattenberg,
(Austria), Augustinermuseum
Santa Notburga di
Eben Domestica
Festa: 14 settembre
Rattenberg (Tirolo), XIII
sec. - † 14 settembre 1313
Nacque nel 1265 a
Rattenberg (Nord Tirolo). Fu domestica e cuoca di un nobile nel vicino castello
sul Rottenburg; distribuiva generosamente ai poveri tutto ciò che avanzava
dalla tavola dei padroni. Morta la contessa, sua figlia impedì tale attività.
Notburga allora passò a servizio di agricoltori a Eben. Qui fece fermare con un
miracolo il lavoro dei campi dopo il suono delle campane. Morta il 14 settembre
1313, il suo scheletro dorato si venera nella chiesetta della cittadina di
Eben. Nel 1718 le reliquie furono ricomposte secondo l'uso dell'epoca,
rivestite con seta, oro e argento e furono esposte sull'altare maggiore in
posizione verticale e lì sono tuttora. È invocata come modello e patrona della
gioventù rurale e si venera come patrona dei contadini e delle domestiche. Il
suo culto diffuso nel Tirolo, Austria, Istria, Baviera è stato confermato da
Papa Pio IX con decreto del 27 marzo 1862. (Avvenire)
Martirologio
Romano: Nel villaggio di Eben nel Tirolo, santa Notburga, vergine, che,
casalinga, servì Cristo nei poveri, lasciando ai contadini un modello di
santità.
La santità oggi è più estesa a tutte le categorie sociali, quindi non fa più meraviglia sentire di santi medici, operai, coniugi, ragazzi, studenti, scienziati, ecc., non solo papi, vescovi, religiosi, suore; ma nei secoli scorsi le categorie erano molto ristrette e quindi fece meraviglia che una santa, nel secolo XIV, provenisse dalla condizione degli addetti ai lavori domestici e dal mondo contadino, perché di solito nel campo femminile, erano badesse o regine.
Per questo il culto per s. Notburga, ebbe una diffusione immensa nei Paesi della sua regione l’Austria e degli Stati limitrofi. Su di lei sono state scritte numerose ‘Vitae’ e libri di devozione, come pure è stata raffigurata in tante opere d’arte.
Notburga nacque nel XIII secolo a Rattenberg nel Tirolo del Nord; fu cuoca di un nobile nel vicino castello sul Rottenburg e distribuiva ai poveri tutto ciò che avanzava dalla tavola dei padroni, poi si mise al servizio di un contadino ad Eben, con cui convenne, che avrebbe lasciato il lavoro servile al sabato all’ora dei Vespri, quando secondo il concetto medioevale, cominciava già la festa domenicale; per potersi dedicare alla preghiera ed alle faccende di casa.
Dopo qualche tempo di cui non si conosce la durata, tornò a fare la cuoca presso il nobile nel castello di Rottenburg, continuando nella sua opera caritatevole, fino alla sua santa morte, avvenuta il 14 settembre 1313; venne sepolta ad Eben.
Come già accennato prima, non esistono documenti contemporanei, il testo più antico della sua leggenda, in tedesco, si trovava sul dipinto ad olio e su tavola di legno, che una volta abbelliva la tomba di Notburga ad Eben ed ora disperso.
Questo testo che fu trascritto in latino e conservato nel Museo Ferdinandeum di Innsbruck, riporta il racconto di numerosi miracoli e prodigi verificatesi dopo la sua morte. L’iconografia che la riguarda è numerosa e riporta come simbolo la falce, che secondo la leggenda, di fronte all’insistenza a continuare a lavorare fatta dal contadino, Notburga lanciò in alto la falce che rimase sospesa nell’aria.
In tutti i secoli successivi ella ebbe notevole culto, si sa che nel Seicento i numerosi pellegrini erano soliti asportare un poco di terra dal cimitero di Eben, per usarla contro le malattie che colpivano uomini ed animali, si racconta di miracoli e di grande affluenza di devoti.
La chiesetta di Eben in cui era sepolta, venne ampliata nel 1434 e nel 1516 e abbellita con il concorso munifico dell’imperatore Massimiliano I d’Asburgo. Nel 1718 le reliquie furono ricomposte secondo l’uso dell’epoca, rivestite con seta, oro e argento e furono esposte sull’altare maggiore in posizione verticale e lì sono tuttora.
È invocata come modello e patrona della gioventù rurale e si venera come
patrona dei contadini e delle domestiche. Il suo culto diffuso nel Tirolo,
Austria, Istria, Baviera è stato confermato da papa Pio IX con decreto del 27
marzo 1862.
Autore: Antonio
Borrelli
Notburga è una santa tirolese. Nasce nel 1265 a Rattenberg, nel Nord Tirolo (Austria), vicino al Trentino Alto Adige, terra di alte montagne, le Alpi: fitti boschi, prati verdi, fiumi e ruscelli limpidi, aria tersa. È figlia di poveri contadini e a diciotto anni viene assunta come aiuto cuoca da un conte del luogo. Notburga è gentile, buona, religiosa. Nel castello del nobile svolge il suo lavoro con diligenza, ma questo non le basta per essere felice. Da buona cristiana, Notburga non si limita ad andare in chiesa e a partecipare alla Messa. Vuole mettere in pratica le parole del Vangelo. Così aiuta i poveri del paese regalando loro gli avanzi della tavola del suo padrone.
Purtroppo i ricchi, a volte, sono egoisti, avari e senza cuore. I padroni non vogliono che la domestica regali il cibo avanzato e le ordinano di darlo ai maiali. Notburga non ubbidisce. Un giorno, il padrone le ordina di fargli vedere che cosa porta dentro al grembiule, convinto di smascherarla. Notburga prega il Signore e quando apre il grembiule il cibo avanzato si trasforma in un mucchietto di trucioli di legno. La sua abitudine di portare pane e vino ai poveri, comunque, non passa inosservata. Così la ragazza viene mandata via dal castello con le sue poche cose.
Notburga trova un altro lavoro presso un contadino nella vicina Eben. Con lui, però, fa un patto: di non lavorare il sabato sera (nel Medioevo considerata già festa) e la domenica. In questi giorni, infatti, la giovane tirolese desidera dedicarsi a Dio e alla preghiera. Il contadino accetta salvo poi pentirsi. Un sabato pomeriggio intima a Notburga di continuare a mietere il grano. La ragazza non intende subire tale ingiustizia e, con parole decise, ricorda al contadino gli accordi pattuiti. Notburga si ferma con la falce in mano e volge il suo sguardo al Cielo chiedendo un segno. Poi lancia in aria la falce che, miracolosamente, rimane sospesa, immobile, lasciando esterrefatto il contadino.
In seguito Notburga torna nel castello dove lavorava prima. I nuovi padroni
sono buoni e lasciano Notburga libera di regalare ai poveri il cibo avanzato.
Notburga muore a Rattenberg nel 1313. La sua tomba, presso la Chiesa di Eben
(Lago di Achen, Austria) è tuttora meta di continuo pellegrinaggio. Molto
conosciuta in Austria, Baviera, Istria, Nord e Sud Tirolo e Bolzano, Notburga è
patrona delle giovani contadine e delle domestiche.
Autore: Mariella Lentini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/91639
Josef
Ferdinand Fromiller (1693–1760), Hl. Notburga von Rattenberg, 27,8 x 18,2,
Feder und Pinsel in Blau, laviert, Kompositionsentwurf für das Ölbild in der
Kreuzberglkirche in Klagenfurt, Städtische Kunstsammlungen Augsburg
Den hellige Notburga av
Eben (~1264-1313)
Minnedag:
14. september
Skytshelgen for
tjenestefolk i Tyrol og Bayern og for bønder; for arbeidsro og en lykkelig
fødsel; mot kvegsykdommer og all nød i landbruket
Den hellige Notburga ble
født rundt 1264 i Rattenberg ved elva Inn nær Kramsach i Tyrol i Østerrike. Hun
var datter av en fattig bonde, og barndomshjemmet står fortsatt i den lille
landsbyens hovedgate. Hun var en samtidig med den hellige Zita av Lucca, og
levde et lignende liv som henne. Som 18-åring begynte hun å jobbe på kjøkkenet
hos den lokale stormannen, grev Henrik av Rattenberg i Nedre Inndalen og hans
hustru Ottilia. Notburga utførte muntert sine ydmyke plikter, og hun gjorde det
også til en av sine plikter å hjelpe dem som var fattigere enn henne selv. Det
rike slottet kastet daglig mer mat til grisene enn Notburgas egne foreldre
spiste på en uke. Notburga begynte snart å gi matrestene til de fattige som
hver dag samlet seg ved en sideport til slottet. Hvis dette ikke var nok til
dem, ga hun noe av sin egen mat til dem.
Grev Henriks mor støttet
Notburga fullstendig i dette nestekjærlige arbeidet, men det gjorde ikke
grevens hustru Ottilia. Så da svigermoren døde, ga grevinnen beskjed om at
matrestene skulle gis til grisene som før. En tid gjorde Notburga som hun fikk
beskjed om, og ga til de fattige bare det hun kunne avse av sin egen mat og
drikke. Men snart begynte hun i hemmelighet å gjenoppta sin gamle virksomhet,
til en dag grevinnen tok henne på fersk gjerning og avskjediget henne.
Da reiste Notburga for å
arbeide for en bonde ved Eben ved Achensjøen i fjellene i Tyrol i Østerrike,
men hun fortsatte med sitt gode arbeid og nektet seg selv fortsatt mat til
fordel for andre. Hun arbeidet hardt, men hun insisterte på sin rett til
gudsdyrkelse på søndager selv om hennes arbeidsgiver ønsket at hans ansatte
fortsatte å arbeide.
Notburgas biografi ble
skrevet først i 1646, og da var historien betydelig utbrodert, blant annet med
den sjarmerende legenden om da bonden befalte sine arbeidere om å fortsette å
arbeide også etter at det var ringt til vesper om kvelden en helgeaften. Da
kirkeklokkene begynte å ringe for å markere at søndagen var begynt, sa Notburga
med høy røst: «Det ringer til kveldsbønn!» og kastet fra seg sigden. Men den
hengte seg liksom opp i luften og svevde der utenfor rekkevidde synlig for alle
som en bekreftelse på Notburgas ord inntil ringingen var over. Fortsatt finnes
det en minnetavle på en bondegård i Eben der underet skal ha skjedd.
I mellomtiden var ikke
livet lett for grev Henrik. Først døde hans hustru Ottilia, og deretter
kranglet greven av Tyrol med hertugen av Bayern, og striden spredte seg til
Henriks land. Han begynte å tilskrive alle ulykkene til avskjedigelsen av sin
kjøkkenpike. Han giftet seg på nytt, og den nye grevinnen trengte en flink
kvinne til å ta seg av husholdningen. Grev Henrik sørget da straks for å hente
Notburga tilbake, og fra da av gikk alt godt. Hun levde et lykkelig og fromt
liv der inntil hun døde rundt 14. september 1313 i Rottenburg, 48 år gammel.
Før hun døde, anbefalte hun spesielt sine elskede fattige for sin herre.
Før hun døde, ba Notburga
greven om å legge hennes legeme på en kjerre og gravlegge det der hvor oksen
til slutt stoppet for å hvile. Dette ble gjort, og etter en reise hvor det
fortelles om de vanlige miraklene, stoppet oksen utenfor kapellet St. Rupert i
Eben. Notburgas legeme ble gravlagt der. Hun ble straks æret som helgen, først
blant de enkle menneskene i Tyrol.
Den hellige Notburgas
forgylte skjelett på høyalteret i kirken i Eben i Østerrike
Det er ikke bevart noen
samtidige dokumenter som omhandler Notburga, og forskerne er ikke engang enige
om når hun levde – noen plasserer henne så tidlig som på 900-tallet. Den eldste
teksten med hennes legende var på tysk og sto på et trepanel som pleide å
dekorere hennes grav. Det forsvant i 1862, men heldigvis var teksten blitt
kopiert.
I 1718 ble hennes grav
åpnet, og hennes legeme ble skrinlagt og flyttet til den ærefulle posisjonen
over høyalteret. I 1735 ble det opprinnelig gotiske kapellet gjort om til den
større barokkirken St. Rupert, og i september 1738 ble Notburgas legeme høytidelig
ført tilbake dit. Der står det fullstendig bevarte skjelettet nå oppreist i et
glasskrin kledd i kostbar hvit brokade og med en sigd i høyre hånd.
Notburga ble helligkåret
ved at hennes kult ble stadfestet den 27. mars 1862 av den salige pave Pius IX (1846-78).
Hennes minnedag er 14. september, men i Innsbruck og Salzburg feires hun den
13. september. Hun fremstilles som tjenestejente, ofte bærer hun en krukke og
et brød. Sigd-underet avbildes naturligvis også ofte. Hennes emblem i kunsten
er en sigd. Hun er skytshelgen for tjenestefolk i Tyrol og Bayern.
Kilder:
Attwater/John, Attwater/Cumming, Bentley, Butler, Butler (IX), Benedictines,
Bunson, Engelhart, Schauber/Schindler, Melchers, Dammer/Adam, Index99, KIR, CE,
CSO, Patron Saints SQPN, Infocatho - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Opprettet: 2000-05-07 22:58 - Sist oppdatert: 2005-12-24 16:23
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/notburga
Hl.
Notburga Chromolithographie in einer Wegkapelle bei Bad Birnbach, Niederbayern
Meinem verehrten Bruder
Dr. Manfred Scheuer
Bischof von Innsbruck
Mit einem besonderen
Gedenkjahr ehrt die Diözese Innsbruck und mit ihr die ganze alpenländische
Region die heilige Notburga anlässlich der Siebenhundertjahrfeier ihres
Heimgangs zum himmlischen Vater. Notburga wird als Heilige aus dem Volk
verehrt. Sie besaß weder großen Wohlstand noch hohe Bildung und zugleich
wusste sie, worauf es wirklich ankommt im Leben; sie war eine einfache Frau,
die mit ihrer Hände Arbeit ihr tägliches Auskommen finden musste. Sie stammte
aus der bodenständigen Bevölkerung des Landes Tirol. Sie war so, wie die
Menschen dort sind. Und diese können werden, was sie jetzt ist.
Im Evangelium gibt es
eine verborgene Seligpreisung, in der es um die Treue im Kleinen geht. Jesus
verweist auf den klugen Verwalter, der den Dienern zur rechten Zeit gibt, was
sie zu essen brauchen. Und er lobt diesen Menschen, wenn er sagt: Selig, den
der Herr, wenn er kommt, damit beschäftigt findet. »Amen, das sage ich euch, er
wird ihn zum Verwalter seines ganzen Vermögens machen« (vgl. Mt 24,4547
par). Auch Notburga bewährte sich in der tagtäglichen treuen und freudigen Erfüllung
ihrer wechselnden wie auch oft mühevollen Dienste. Bei allen Tätigkeiten ging
es ihr zuerst um das Wohl der Menschen. Deshalb wandte sie ihre Liebe vor allem
den Kleinen zu denen, die Hilfe brauchten. In den knapp fünfzig Jahren ihres
irdischen Lebens wurde Notburga den Armen und Bedürftigen in vielfältiger Weise
zur helfenden Hand Gottes. Sie verteilte an die Armen, was bei Tisch übrig
blieb, und auch das, was sie sich durch persönliches Fasten vom Mund absparte.
Auch die Zurücksetzung, ja sogar ihre Entlassung ertrug sie mit einem demütigen
und großen Herzen. Sie wusste, dass jeder Verzicht, jedes »Sterben« eines Teils
von uns selbst eine besondere Weise der Nachfolge unseres Herrn Jesus Christus
ist und mehr Raum schafft für Gottes Liebe, deren Gefäße wir sind.
Die heiligmäßige Magd
erkannte, dass sie all ihre guten Werke nur tun konnte, wenn sie Christus, dem
allein Heiligen, in sich Raum gab. Daher war ihr auch die Heiligung des
Sonntags ein großes Anliegen. Gegenüber dem ungerechten Anspruch ihres
Brotgebers beharrte Notburga auf dem Recht, am Tag des Herrn die Arbeit unterbrechen
zu dürfen. Sie warf die Sichel in die Höhe, wie es die Legende erzählt, und
diese blieb an einem Sonnenstrahl hängen. Gott setzt aller menschlichen Hybris
ein Ende.
Ohne den heiligen Raum
und die heilige Zeit, ohne den Tag des Herrn können wir nicht leben. Der
Sonntag gibt uns nicht nur die verdiente Ruhepause, er schenkt uns auch die
Gnade der Begegnung mit dem Schöpfer und der Quelle allen Lebens, dem Leben in
Person. In ihm haben wir unseren Anfang und unser Ziel, in ihm finden wir
Erlösung und Liebe. Ohne den, der unser Leben trägt, bleibt unser Leben leer.
Diese Mitte auszulassen oder zu verraten, würde dem Leben selbst seinen Grund
nehmen, seinen Sinn und seine Schönheit.
Notburga verstand ihr
Leben als Gabe und Sendung. Das, was Gott ihr geschenkt hatte, behielt sie
nicht für sich, sondern gab es weiter. So hat sie das Heilshandeln Gottes in
der Welt sichtbar gemacht. Darin fährt sie als unsere Fürsprecherin im Himmel
fort. Möge die heilige Notburga weiterhin ihre schützenden Hände über das Alpenland
und seine Bewohner halten. Mit diesem Gebetswunsch erteile ich allen, die an
den liturgischen Feiern und Veranstaltungen des Gedenkjahres zu Ehren der
heiligen Notburga teilnehmen, von Herzen den erbetenen Apostolischen Segen.
Aus dem Vatikan, 3. September
2013
FRANZISKUS
Copyright © Dikasterium
für Kommunikation