Saint Marcoul
Abbé près de
Coutances (+ 558)
Marcouf ou Marculphe.
Originaire de Bayeux il se fit moine, mais ne se coupa pas pour autant de la vie de ses contemporains. Il partit pour l'île de Jersey à la recherche d'une plus grande solitude. Mais les instances royales le firent revenir à Compiègne et à son monastère de Nanteuil, dans le diocèse de Coutances.
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Coutances:
"Né à Bayeux à la fin du 5ème siècle, il est ordonné prêtre par Possesseur, évêque de Coutances. Il consacre tout son temps à évangéliser le Cotentin, mais aussi les îles de la Manche - il laissera à Jersey son disciple Hélier - et fonde à Nantus, aujourd'hui Saint-Marcouf-de-l'Isle, un important monastère. Saint Lô était présent lorsqu'il mourut. Ses reliques, bientôt considérées comme miraculeuses furent transportées à Corbény, où elles avaient la réputation de guérir les écrouelles."
Au pays de Coutances, vers 558, saint Marcoul, ermite, puis moine et abbé de
Nanteuil, célèbre par son zèle missionnaire, l’austérité de sa vie et ses
miracles.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1072/Saint-Marcoul.html
Saint Marcouf, abbé
Fêté le 4 mai, mémoire
Né à Bayeux, fin du 5ème siècle.
Il se met sous la conduite de l'évêque de Coutances, Possesseur. Ordonné
prêtre, il est spécialement chargé du ministère de la Parole. Il parcourt la
presqu'île tout entière et convertit au christianisme ses habitants. Pour cette
raison il est vénéré jusqu'à ce jour comme le principal apôtre du Cotentin.
Il fonda à Nantus,
aujourd'hui Saint-Marcouf-de-l'Isle, un monastère important avec l'aide du
prêtre Domard et du moine Carioulf. Il évangélisa les îles de la Manche et
laissa son disciple Hélier à Jersey, comme ermite.
Il rendit son âme à Dieu
en présence de saint Lô, début mai, environ l'an 558. Célèbre à Corbény, où ses
reliques furent transportées, pour la guérison des écrouelles.
(Tiré de l'Ordo
liturgique du diocèse de Coutances et Avranches)
Abbé
Nanteuil, Apologie pour le pélerinage de nos roy à Corbeny au tombeau de
St-Marcoul, 1638. Bibliothèque Royale
Peu de Gréziens et de
pèlerins qui se rendent dans notre église, savent qui est St Marcoul, quand il
a vécu et quelle fut sa vie.
SA VIE
Le nom du saint peut s’écrire en français : Marcoul, Marcoult, Marcou, Marcu, Marculphe, Margulphe, Marcouf, Marcoulf, Marcouph ; Marculphus ou Marculfus en latin et Marcoen en néerlandais.
St Marcoult naquit à Bayeux, en Normandie (France), à la fin du 5e siècle. Il
fut préparé au sacerdoce par Possesseur, évêque de Coutances. Devenu prêtre, il
fit œuvre de missionnaire en parcourant sans cesse le vaste diocèse, dont les
habitants le vénéraient comme un père. Désirant se retirer du monde, il reçut
du roi Childebert, le territoire de Nant (Cotentin), pour y mener la vie
érémitique. Mais rapidement, les disciples accoururent. Il dut renoncer à sa
vie solitaire, fonda à cet endroit une abbaye dont il devint l’abbé. Il mena
une vie remplie des plus belles vertus, accomplit de nombreux miracles et
mourut vers 558. La tradition rapporte qu’il était né d’une famille noble et
qu’il a renoncé à tous ses biens pour suivre le Christ. Dans notre monde
matériel, il est aujourd’hui encore, un bel exemple de renoncement et de
détachement, pour répondre à l’appel du Seigneur. Il aurait été assisté dans
ses derniers moments par St Lô, évêque de Coutances. Comme pour beaucoup de
saints de cette époque, on connaît peu de détails de son existence. St Marcoul
est fêté le 1er mai.
SON CULTE EN FRANCE : Corbeny
Le corps de St Marcoul fut probablement élevé de terre dans la deuxième moitié du 7e s. Au 9e s., les Normands envahirent le pays, ce qui obligea les moines de Nant à quitter leur abbaye, en emportant les restes du saint. Le roi Charles le Simple les reçut dans son domaine de Corbeny (à 12 kms de Laon) et une abbaye y fut fondée par le souverain en 906 ; celle-ci devint en 954, un prieuré dépendant de l’abbaye de St Remi de Reims. Le corps de St Marcoul fut depuis lors vénéré à Corbeny. Là, de nombreux miracles se produisirent. Le culte envers le saint abbé reprit après la Révolution française, mais il n’atteignit plus son lustre d’antan.
Le saint y est vénéré, comme dans les autres lieux de culte, contre les écrouelles, abcès, tumeurs, dartres, etc…. Les écrouelles sont des tumeurs dans les glandes du cou, de la gorge, aux jambes, aux bras ou à la poitrine ; ces infections sont aussi appelées ‘Mal du Roi’, en flamand ‘Koninckseer’. Depuis le 12e ou au 13e s. , on reconnaissait au roi de France, le pouvoir de guérir les écrouelles ( d’où son nom de ‘Mal du Roi’) ; ce pouvoir n’est attribué à St Marcoul qu’au 13e s., d’après les textes.
St Louis IX offrit pour notre saint, un reliquaire qui fut détruit à la
Révolution française ; il établit une confrérie. Depuis Jean le Bon (roi
au 14e s.) jusqu’à Louis XIII (au 17e s.), la plupart des souverains français
allaient à Corbeny après leur sacre à Reims, pour vénérer St Marcoul et toucher
les malades. Louis XIV, XV et XVI firent eux apporter le reliquaire du saint à
Reims ; Charles X se rendit à Corbeny. Le saint fut aussi invoqué pour
guérir la rage, les piqûres venimeuses et les goitres. Il devint patron de la
corporation des apothicaires.
SON CULTE A GREZ-DOICEAU
L’histoire de cette dévotion
Depuis 1400, la dévotion à St Marcoul s’est répandue dans nos régions et en Allemagne.
Depuis quand est-il vénéré à Grez, dont l’église est dédiée à St Georges ?
Jusque maintenant, rien ne permet de donner une date qui soit à l’origine de cette dévotion chez nous. Nous pouvons seulement citer la plus ancienne époque où l’on parle de St Marcoul à Grez. Mme Muraille, dans son excellente étude ‘Le culte et le pèlerinage de saint Marcoul à Grez’ (publiée dans la revue ‘Wavriensia’,1975, t.XXIV, n° 2) donne comme plus ancienne trace de St Marcoul chez nous la date de 1594 (ou environ). Car en 1634, le sacristain affirme que depuis quarante ans, il a vu les reliques du saint dans notre église ; il en ignore la provenance. Ces reliques y étaient donc déjà vers 1594.
J’ai découvert récemment un élément qui prouverait l’existence d’une vénération à la fin du 15e s. Le trésor de l’église conserve une croix reliquaire de la fin du 15e s. Elle contient une relique de St Marcoul ; si celle-ci y fut placée, ce qui est probable, à cette époque, notre saint abbé serait connu à Grez peu avant 1500 (vers 1490). Ce serait la première trace connue du culte.
En 1623, des reliques du saint sont conservées dans un reliquaire d’argent. Vers le milieu du 17e s., de nombreux faits prouvent que la dévotion au saint de Corbeny est en pleine efflorescence. En 1643-1646, on place un autel avec marche pour St Marcoul, on blanchit les murs environnants, on met un enclos autour de l’autel et on donne une nouvelle crosse au saint. En 1643 et 1646, on achète des drapelets de pèlerinage en l’honneur du saint. En 1656, on imprime des feuillets en flamand. Le 17 mars 1663, le Pape Alexandre VII accorde des indulgences aux pèlerins de Grez ; le 27 avril, l’archevêque de Malines, André Creusen érigea une confrérie en l’honneur de notre saint.
Le pèlerinage de jadis
Le pèlerinage a été très important ; St Marcoul fut et est très vénéré à Grez pour la guérison des écrouelles, scrofules, tumeurs, dartres, flux d’humeur, etc… et la maladie dite de St marcoul. Au cours des siècles, de nombreux miracles et guérisons lui furent attribués, même en ce 20e s. Les multiples ex-voto en témoignent.
Vers les années 1643-1646, une messe avec trois prêtres est célébrée le 1er ma, fête du saint. En 1655, on mentionne pour la première fois, la procession du 1er mai en son honneur. A la procession de 1659, sortent les statues de la Ste Vierge, St Marcoul et St Barthélemy.
Actuellement, la kermesse de Grez a lieu le dimanche qui suit la fête de St Georges (23/4).
Au cours du 19e s., elle se déroulait le premier dimanche de mai, fête de St Marcoul, car le pèlerinage attirait une foule considérable. La veille de ce jour, le samedi, à 19H30 avait lieu un salut solennel suivi de la procession avec la statue du saint dans le cimetière autour de l’église. Les pèlerins venaient surtout du Brabant flamand et de la Campine ; les malheureux atteints de maladies scrofuleuses étaient assis tout au long du parcours. Quelques uns recevaient la faveur de porter la statue du saint. Pour la nuit , tout le monde dormait sur la paille, à même le sol des cafés de la place et au Cercle. Le dimanche, à 6h du matin, une Messe solennelle était célébrée pour les pèlerins. La Grand-Messe de 10h était suivie de la procession avec le St Sacrement et les statues de la Ste Vierge, St Marcoul et St Georges. Les malheureux se battaient parfois pour avoir la faveur de porter la statue du saint guérisseur. Devant celle-ci placée au centre de l’église, sur son brancard pour la fête du saint, était déposé le ‘Plat de St Marcoul’ dans lequel les pèlerins déposaient leur offrande. Il existait une ‘herbe de St Marcoul’, heliotrope girasol ou herbe aux verrues (Heliotropium europaeum L.) qui poussait dans les jardins du presbytère.
Depuis la première guerre mondiale, le pèlerinage périclite.
Les œuvres d’art se rapportant à St Marcoul
L’autel latéral droit, en bois, est dédié à St Marcoul. Il fut marbré en 1772-1773. Au centre, se trouve la vénérable statue du saint. Celle-ci est en bois polychrome et doit dater du début du 17e s. Le saint est revêtu d’une longue soutane et porte une large tonsure. Devant lui, est agenouillé un roi de France portant une armure, un manteau rouge bordé d’hermine et le collier du St Esprit. Au saint, on ajoute des vêtements en tissu : une aube avec dentelle, une chape rouge et une mitre dorée. Pour sa fête, on le revêt d’ornements jaunes et dorés. De la main gauche, il tient une crosse dorée en bois. Il touche le menton du roi de la main droite.
A gauche de l’autel, une fontaine contient de l’eau de St Marcoul.
De part et d’autre, deux cadres contiennent une collection de 126 ex-voto d’argent ; ceux-ci représentent des têtes, bustes, personnages en costume du 18e s., enfants emmaillotés, bras, jambes,bustes, yeux, ainsi que de nombreux cœurs portant souvent une Vierge à l’Enfant. Ils datent en général des 18e et 19e s. Une collection si importante et d’une telle qualité est actuellement devenue très rare dans un lieu de pèlerinage. Parmi eux, se trouve une médaille de Roi du tir à l’arc de Malines du 1er mai 1837, remportée par I. Van Goethem. Notre église possède aussi des ex-voto de marbre blanc et 4 ex-voto de cire. Des peintures ex-voto furent offertes dans la première moitié du 18e s. La coutume d’offrir de tels ex-voto était fréquente à l’époque dans la plupart des lieux de pèlerinage. Hélas, beaucoup ont disparu. On peut encore en voir de belles collections dans les églises de Hal, Notre-Dame-au-Bois, Lebbeke, Hanswijk et de la Potterie (à Bruges).
Le trésor de notre sanctuaire possède deux reliquaires contenant des fragments d’os de St Marcoul.
Le premier, de style gothique, se compose d’une croix en laiton terminée par des fleurs de lys et d’un pied en argent doré. Il porte sur les bras de la croix et le pied, des inscriptions gothiques en wallon et vieux français. Il date de la fin du 15e s., et aurait été offert par Mme Care. Certains de ses détails sont semblables à ceux du célèbre ostensoir-reliquaire offert en 1460 par Louis XI, alors Dauphin de France, à l’église de Hal.
Le deuxième reliquaire que l’on fait vénérer chaque année, est en métal doré ; il est de style néo-gothique et date sans doute du 19e s. Un autre reliquaire en argent contenant un doigt du saint, fut volé vers 1880.
Le trésor conserve aussi un porte-missel en laiton ajouré, très ouvragé, portant cette inscription :’17 A SAINT MARCOUL 44’. Il fut offert en 1744, sans doute par un riche pèlerin. Il existe aussi le fameux ‘Plat de St Marcoul’. Cette œuvre dinantaise en cuivre jaune repoussé date du 17e s. Il est orné d’un aigle à deux têtes, de deux V, d’une couronne et d’étoiles. Il servait comme plat d’offrande et était placé devant la statue du saint le premier dimanche de mai, pour recevoir l’argent. Son usure prouve qu’il a beaucoup servi ; probablement pendant de nombreuses années et à cause de l’affluence de pèlerins. Les églises de Wavre, Notre-Dame-au-Bois et Rocourt possèdent des plats de ce genre.
Dans le fond de l’église, se trouve un beau tableau sur toile du 17e s. (ou du 18e s.), représentant St Marcoul en abbé mité et crossé, près d’un autel ; le roi de France en manteau de cour est agenouillé devant lui, avec les attributs royaux à ses pieds. Dans le fond à droite, le paysage montre l’ancienne église de Grez et les pèlerins qui s’y rendent. Le sanctuaire possède aussi une mosaïque représentant St Marcoul, réalisée en 1936 par V. Thibou.
Un drapelet de pèlerinage pour notre saint a été gravé en 1735, en rouge et en noir. Le saint représenté avec ses attributs habituels, donne à baiser un objet rond au roi agenouillé devant lui ; on y voit l’église au clocher pavoisé et des pèlerins qui s’y rendent à travers un terrain accidenté. Les litanies avec gravure du saint remontent à 1902. Il en existe de plus anciennes et très rares en flamand. Les médailles représentent souvent sur une face St Marcoul, sur l’autre St Georges, patron de la paroisse.
Le pèlerinage de nos jours
Actuellement, des pèlerins viennent tout au cours de l’année. Le premier
dimanche de mai, ils sont les plus nombreux. La statue du saint est placée au
centre de l’église ; les fidèles en font le tour et touchent le bas de ses
ornements. Ils emportent aussi de l’eau de St Marcoul pour boire ou se laver les
plaies. On peut se procurer des médailles, images et litanies. La Grand-Messe
de ce jour, célébrée à 9h30, est suivie de la procession avec le St Sacrement
et la statue du saint ; celle-ci parcourt les rues entourant l’église.
D’après Gérard Van
Haeperen. 197
Saint
Marcoul soignant, XVIIIe s., Bbliothèque Royale
Saint Marcoul
Marcouf, Maclou, Marcou,
Marcour, Malcou.
1 mai
Le 1er mai est le jour du
muguet, fleur des sorcières et poison vénéneux.
C’est aussi le jour où le
coq pond un oeuf sur un fumier. Il en sort un basilic (cocatrix ou coulobre ou
drache) qui a les yeux injectés de sang et qui tue l’homme s’il le voit en
premier. Il est parfois couvé par un crapaud. Un truc pour l’éviter est de se
munir d’un miroir que l’on place face au dragon. Le basilic meurt alors de son
propre empoisonnement par le regard.
Van Gennep dit que les
paysans plaçaient, autrefois, sur le fumier au 1er mai, un branche d’aubépine
(Loiret). Sorcières contre dragons. (La couronne de la passion était faite
d’aubépine)
C’est aussi le jour où
les tireurs à l’arc plaçaient au sommet d’un mat un “papegault”, un coq. Le
vainqueur devenait roi, roi des coqs, roi des archers . Il se couvrait alors de
la dépouille du coq et participait en tant que héros phallique aux festivités
du 1er mai.
Il devenait
Marcolphe-li-fol. (Marcou le fou)
(Cf Gaignebet et
Lajoux, Art profane et religion populaire au Moyen-âge,- Puf)
Saint Marcoul donna
aux rois de France le pouvoir de guérir des écrouelles. (ganglions tuberculeux
au cou)
Tous les rois de France,
une fois leur intronisation terminée, allaient faire un pèlerinage à Corbény -
près de Laon - à l’église dédiée à Saint Marcoul, pour y recevoir le don.
Louis XIV touchait les
scrofuleux les jours où il avait communié.
Claude Gaignebet précise
que ce rituel royal (les écrouelles s’appelaient aussi “le mal du Roy”) trouve
tout son sens dans le fait qu’il calme les angoisses du passage de l’hiver à
l’été. Le “cou” ou le “col” étant “passages” par excellence du souffle. Le
temps va passer à un autre régime
Le plantain, recommandé
pour les pansements des plaies scrofuleuses, est appelé l’herbe de Saint
Marcoul.
Autrefois, à Paris, sur
la place Maubert (Maître Albert), on invoquait Saint Marcoul, conjointement à
Saint Cloud, pour la guérison des maladies de peau en général.
En Wallonie, Marcou est
associé à Matou et certaines maladies scrofuleuses du cou sont appelée “mal de
chat”, puis, par association, le “mal de souris” qui désigne plutôt les petits
boutons qui surviennent à la commissure des lèvres.
Sa vie
Né à Bayeux à la fin du
cinquième siècle, Marcoul mourut en 558. Bien qu’ordonné prêtre, il choisit
rapidement la vie solitaire. Dès le treizième siècle, saint Marcoul fut invoqué
pour la guérison des écrouelles, privilège qu’il partagea avec le roi de
France. Cette similitude de pouvoir entraîna la coutume d’un pèlerinage que le
roi faisait à Corbeny, où étaient exposées les reliques du saint, après qu’il
ait été sacré à Reims. Cette tradition s’est maintenue jusqu’à Louis XII.
Saint Marcoul,
thaumaturge en Entre-sambre-et-Meuse namuroise.
Le saint pasteur est fêté
localement le 1 mai
Lieux de culte
Dinant. (Belgique) (Pèlerinage
le premier dimanche de mai en la chapelle de l’hospice.)
Il existait à Dinant une
fontaine Saint-Marcoul dont l’eau miraculeuse passait pour guérir des
écrouelles, des maux de gorge et des maux de cou en général. Le saint
guérissait le mal par l’application d’un cataplasme d’épinards sauvages (l’yèbe
di saint Markou). Mais cette application ne suffisait pas, il fallait remplir
d’autres formalités. On ne devait pas percer les écrouelles avec une lancette
mais se contenter de les laver avec de l’eau bénite au sanctuaire (l’église des
capucins en 1930). Il ne fallait pas manger d’ail, d’oignon, de chou, de pois,
de poireau, de chair de boeuf ou d’oiseau, de lentille, d’anguille mais on
devait se nourrir de pain sans levain saupoudré de sel. Ce culte de saint
Marcoul est attesté dès 1559 en l’église Saint- Jacques avant qu’il ne soit
déplacé dans l’église des capucins au début du dix-neuvième siècle.
Somzée.
Saint Marcoul était prié
dans l’église paroissiale contre les dartres et les maux de gorge.
Une statue de
saint Marcoul se trouve en l’église de Somzée; elle date du début du siècle.
Quelques pèlerins isolés viennent faire leurs dévotions à saint Marcoul.
Potale votive à Denée.
Un habitant de Denée
souffrant d’une maladie que son médecin pensait incurable alla en pèlerinage à
la fontaine Saint-Marcoul de Dinant. Suite à ce pèlerinage, il guérit et fit
construire cette potale en remerciement.
DIOCESE DE LIEGE :
ROCOUR, près de Landen.
Saint Marcoul (Marcou,
Marcourt, en latin Marculphus), est honoré depuis longtemps par de nombreux
visiteurs qui viennent actuellement et pour ainsi-dire chaque jour de tous les
coins de la Belgique, pour “faire bénir leur maux” !
Quels maux ?
Tous les vices du sang,
manifestés extérieurement par des inflammations ou plaies purulentes
écrouelles, clous, furoncles, phlegmons, anthrax, panaris, etc...
Comment ?
1°) par la bénédiction du
malade s’il est présent les prières usitées à Rocour datent de 1824, lors de la
restauration du culte paroissial à saint Marcoul; ces prières comportent
l’oraison commune d’un abbé, les prières du Rituel “pro visitatione et cura
infirmorum”;
2°) par l’application
d’un remède qui consiste en une tranche ou demi-tranche de pain, bénite
par la bénédiction “ad omnia”; le malade s’engage à commencer ou faire
commencer la neuvaine en l’honneur de saint Marcoul, dès l’application de la
première tranche de pain, en d’autres termes du “premier papin” (cataplasme) !
La neuvaine est au choix du malade, quant à la charge et au nombre des prières,
pourvu qu’elle comprenne neuf jours consécutifs, sans aucune inquiétude
superstitieuse surtout des deux vendredis qu’elle pourrait renfermer.
Le pain bénit par le
prêtre constitue le ou les premiers “papins”... mais les “papins” se
continuent ad libitum, sans nouvelle bénédiction, avec du pain ordinaire,
employé, pour autant que de besoin en est, devant la neuvaine, à raison de
trois “papins” par jour — jusqu’à la guérison; le tout tenu toujours chaud,
sons ouate ou lainage.
Comment préparer les
“papins” ?
Mettre chaque “papin”
dans un récipient d’eau chaude; le laisser tremper (pas cuire? pendant quelques
minutes; I’enlever avec une écumoire; dégorger légèrement l’excès d’eau; le
renverser sur un morceau de linge bien propre et l’appliquer directement “pain sur
peau” (donc pas entre deux linges); maintenir le “papin” chaud, comme dit plus
haut. Pendant la préparation du deuxième “papin” (à midi par exemple), enlever
hâtivement le premier et bien laver à éponge douce la place où il a été mis...
et aussi vite que possible, appliquer le deuxième “papin”. Idem’ pour le
troisième et les suivants.
Accessoires de la
dévotion.
Aucuns ni images, ni
médailles, ni litanies spéciales. On remet aux intéressés une carte-vue,
représentant la statue du saint, qui se trouve dans l’église. (36)
On peut rapprocher de
cette pratique, celle du Seigneur d’Aumont-en-Bourgogne, qui guérissait les
écrouelles, non par attouchement, mais (aussi) avec du pain bénit; sa puissance
de guérisseur lui venait, prétendait-on, de la possession d une fontaine, près
de laquelle on avait déposé les reliques des trois rois mages ! (37)
Une dernière information
à Rocour, on vient prier Saint Marcoul pour les “bosses” ou “excroissances et
loupes”; on s’y fait “signer” par le prêtre. (38)
En 1956, un très beau
vitrail, représentant saint Marcoul, a été placé dans le chœur de l’église de
Rocour.
PASSAGE de SAINT
MARCOUL dans LE BESSIN,
en revenant, pour la première
fois, de la cour de Childebert.
Dans le manuscrit du XIIe
siècle de la Bibliothèque nationale, N° 3788, Fol. 5, Vo.
Lorsque saint MarcouI
rentrait dans sa patrie, il y eut, chemin faisant, un miracle que je ne puis
passer sous silence. Le saint homme, en traversant le diocèse de Bayeux,
s’arrêta dans un oratoire situé sur la voie pour y célébrer le saint sacrifice.
Près de là était un étang vaste et profond, rempli de limon et de fange, et
dans lequel se trouvait une grande quantité de grenouilles. Le bienheureux
étant monté à l’autel pour y célébrer les saints mystères, les batraciens
criards se mirent à faire entendre une clameur telle que le saint homme en fut
troublé. Supportant ce bruit avec peine, il fit signe à un de ses ministres,
nommé Cariulphe d’ordonner aux grenouilles de cesser leur tumultueux
croassement. Le disciple du saint s’approcha alors du marais et, plein de
confiance dans la force d’en haut, plein d’assurance dans la sainteté de son
maître, se mit à élever la voix en disant “Etres bavards et importuns, mon
maître vous commande à tous, sans exception, de garder le silence, afin que
désormais vos chants ne puissent le troubler”.
O Merveille ! Aussitôt
que ces petites bêtes eurent entendu l’ordre du bienheureux, elles gardèrent un
si profond silence qu’on eût pu croire qu’elles étaient mortes. Le bienheureux
Marcoul ayant achevé les saints mystères, monta sur son petit âne et, suivi de
ses deux disciples, continua sa route. Il avait à peine parcouru deux milles,
qu’il se rappela ce qu’ il avait ordonné. “Arrêtez le pas, dit-il à ses frères
nous avons oublié de rendre aux bestioles ce que nous leur avons enlevé,
c’est-à-dire le langage que Dieu, par sa puissance suprême, a naturellement
donné à, leur espèce. Qu’un de vous retourne à l’étang et leur commande au nom
de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de reprendre leur chant accoutumé.”
En entendant ces paroles,
Cariulphe, le serviteur de Dieu toujours disposé à obéir aux ordres de son
maître, retourne aussitôt sur ses pas. Arrivé au marais, il retrouve les
grenouilles conservant un calme profond, et comme nulle d’elles ne faisait
entendre aucun son, il leur dit “Comme mon maître t’a ordonné le silence, quand
ton croassement le troublait pendant les saints mystères, maintenant il t’ordonne,
ô grenouille, de reprendre selon ton usage ce qui appartient à ta
nature. Chante donc, ô petite raine., chante et ce que tu as perdu pour un
temps, par la permission de Dieu, recouvre-le puisque l’autorisation t’en est
donnée”.
O prodige inouï et qui prouve
combien Dieu est admirable dans ses saints ! Oui, le Seigneur notre Dieu est
vraiment grand et sa vertu toute puissante ! Le marais, comme nous l’avons dit,
renferme un grand nombre de grenouilles, mais comme l’homme de Dieu avait parlé
comme s’il n’y en eût eu qu’une seule, "chante petite raine, chante"
à partir de ce moment, on n’a plus entendu chanter qu’une grenouille à la fois.
Et comme il arrive souvent lorsque plusieurs grenouilles croassent tour à tour,
que l’une commence le chant quand l’autre se tait, le même fait se reproduit
dans le marais par une vertu toute divine, toutes se taisent à l’exception
d’une qui fait entendre sa voix. O prodige vraiment exceptionnel ! C’est
toujours l’unique et même Dieu dans les plus petites choses comme dans les plus
grandes. Il s’occupe des plus importantes, sans négliger les moindres. Que nul
ne regarde ce fait comme une fable. L’étang est encore rempli d’eau bourbeuse.
de marécages et de raines croassantes. Leur silence, jusqu’à ce jour, est une
preuve de ce qui précède et les habitants du lieu en sont témoins chaque année,
ce qui est le témoignage de la vérité. Pour perpétuer le souvenir du miracle,
on a élevé dans cet endroit un bel oratoire en l’honneur et à la louange du
Dieu tout-puissant, et aussi du bienheureux confesseur Marcoul.
(Pigeon, Actes de saint Marcoul). Le même fait
merveilleux a été mis sur le compte de plus d’un saint.
(61) (Pigeon, o. c., T.
Il. pp. 1O9-110)
SOURCE : https://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaints/marcoul.htm
Statue
de saint Marcoul, XVIe s.
Saint Marcouf ; Sculpture
au musée de l'Archerie et du Valois, Crépy-en-Valois ; Chapelle
Saint-Marcoul de Vattier-Voisin
Also
known as
Marcellus
Marcolfo
Marcoul
Marcou
Marculfus
Marcouf
Marculphe
Markulf
Marcoen
Marculphus
Marculfo
Marcoult
11 May (diocese
of Bayeux and Dijon, France)
17 July (translation
of relics)
11 September (translation
of relics)
Profile
Born to the
nobility. Priest.
Successful missionary to
the pagans of Gaul, but his heart
was not in public life. Hermit.
Founded a monastery at
Nanteuil, France,
and served as its first abbot. After
touching his relics, French kings were
reported to be able to cure scrofula,
a disease known for centuries as The King’s Evil.
Born
at Bayeux, France
558 of
natural causes
relics taken
Corbigny, Leon, France in 906
relics taken
to the hospice of St-Marculfo in Rheims, France in 1825
in France
old abbot blessing bread with
a woman,
sometimes with indications that she is demonic, standing in
front of him
abbot touching
the chin or elbow of
a parishioner (curing scrofula)
confirming a king with
the power to heal scrofula by
touch
monk or abbot holding
a plantain
a woman with
a devil‘s
foot fleeing from an abbot who
is blessing bread
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
images
webseiten
auf deutsch
Stadlers Bollstandiges Heiligenlexikon
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
Histoire
du prieuré Saint Marcoul de Corbeny et la guérison des écrouelles
Paroisse Notre-Dame de Coutances
fonti
in italiano
Readings
As he was making his
second journey to the court to obtain the confirmation of the donations made to
his monasteries, he rested on the banks of the Vise. A hare, pressed hard by
the hounds, took refuge under his habit, but the hunters compelling the Saint
to let it go, the poor animal ran away, while the horses and hounds remained
immovable. – from “The Little Bollandists” by Monsignor Paul Guérin, 1882
MLA
Citation
“Saint Marculf“. CatholicSaints.Info.
3 February 2024. Web. 9 April 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-marculf/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-marculf/
Statue of Saint Marcouf (Marcoen or Marculphus) in the chapel of Saints Eloi and Marcouf, one of the chapels in the north transept of the Basilica of Saint Servatius in Maastricht, the Netherlands. The statue is 96 cm high and dates from the mid-16th century. The pedestal is from the late-19th century.
View
of the north transept chapel of the Basilica of Saint Servatius in Maastricht,
the Netherlands. The chapel is dedicated to Saint Eloi and Saint Marcouf. For
centuries this was merely a passage between the church and the Koningskapel,
the Gothic "Chapelle Royal", funded by King Louis XI of France (now
largely demolished). The north transept chapel features the Romanesque Revival
polychromy and furniture designs that the architect Pierre Cuypers intended for
the whole church in the late 19th century. The altar is based on the Westwork
altar elsewhere in the church. To the left: Saint Eloi; to the right: Saint
Marcouf.
Article
(Saint) Abbot (May 1) (6th
century) An Abbot at Coutances in Normandy, famous for miracles in the
healing of the sick. He died A.D. 558.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Marculphus”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
22 November 2014. Web. 9 April 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-marculphus/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-marculphus/
Saint
Marcoul, Prieuré de Corbeny, 1751, BM Reims
St. Marculf
Feastday: May 1
Marculf is also known as
Marcoul. He was born at Bayeux, Gaul, at noble parents. He was ordained when he
was thirty, and did missionary work at Coutances. Desirous of living as a
hermit, he was granted land by king Childebert at Nanteuil. He attracted
numerous disciples, and built a monastery, of which he was abbot. It became a
great pilgrimage center after his death on May 1. St. Marculf was
regarded as a patron who cured skin diseases, and as late as 1680, sufferers
made pilgrimages to
his shrine at Nanteuil and bathed in the springs connected with the church.
His feast day is
May 1.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=303
Marculf, Abbot (AC)
(also known as Marcou,
Marcoul, Marculfus)
Born at Bayeux, Gaul;
died May 1, 558. Born of noble parents, Marculf was ordained by Bishop
Possessor of Coutances when he was 30 and did missionary work in Coutances.
Desirous of the eremitical life, he was granted land by King Childebert at
Nanteuil in Normandy. Unfortunately, solitude was not in store for him. He soon
attracted numerous disciples and built a monastery in the Egyptian model over
which he governed as abbot, which became a great monastery and an important
pilgrimage center after his death.
Although the monastery
grew, many of Marculf's monks continued to live as hermits. Several of them,
including Saint Helier, settled on the island of Jersey. Marculf is said to
have stayed there with them and saved the inhabitants from a raid of marauding
Saxons by praying for a violent storm, which dashed the invaders against the
rocky shore. It is said the two of Marculf's most faithful disciples--Saints
Domardus and Cariulfus (Criou)--died on the same day that he did.
In 898, Marculf's relics
were enshrined at Corbigny, diocese of Laon, to where the kings of France would
proceed after their coronation at Rheims. There the new king would observe a
novena in person or through his almoner. After touching the relics of the saint
they were able to heal those afflicted with "the king's evil"
(scrofula; a skin disease). He is commemorated in the martyrologies of Coutances
and Evreux among others. His shrine was destroyed during the Reformation
(Benedictines, Delaney, Farmer, Husenbeth, Walsh).
In art, Saint Marculf is
portrayed as an abbot touching the chin or elbow of a suppliant (curing the
king's evil). At times he may be depicted (1) confirming the king with power to
touch for scrofula; (2) holding a plantain (herbe Saint Marcoul); (3) as a
woman with devil's foot stands before him or is put to flight as he blesses
bread; or (4) with Saint Cloud (Clodoaldus) (Roeder). His relics lie at
Corbigny. Marculf is invoked against scrofula and all skin diseases (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0501.shtml
May 1
St. Marcou, or Marculfus,
Abbot
HE was abbot of Nanteu,
in the diocess of Coutances, in Normandy, famous for miracles, especially in
healing the scrofulous disorder, called the king’s evil. He died on the first
of May, in 558, and is honoured in the Martyrologies of Coutances, Evreux,
&c.
Rev. Alban
Butler (1711–73). Volume V: May. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : http://www.bartleby.com/210/5/014.html
A Theory on the
Evangelisation of the Cotentin (Normany Peninsular):
St MARCOUF
M. Charles Grosset
(Revue du departement de
la Manche: Tome 21 - 1979)
Translated from the
French by Len Mallalieu and Tony Bellows
St Marcouf (also known as
Marculf) was an early missionary saint of Normany. The accounts of his life are
merged with that of St. Helier, and this article, while focusing primarily on
St Marcouf, also has a number of interesting points to make about the historicity
of the legends about St Helier.
[…]
St Marcouf and
the Foundation of the Abbey of Nanteuil.
The Monks:
Asceticism and the Benedictine Rule
The Foundation
of the Abbey of Nantus
Hypotheses on
the life of Marcouf and the origin of the diverse lives
SOURCE : https://members.societe-jersiaise.org/whitsco/gross0.htm
Beuvron-en-Auge
(Normandie, France). Tableau Saint Marcouf de la chapelle
Saint-Michel de Clermont, inscrit à titre d'objet monument historique.
Saint Marcouf ; Chapelle
Saint-Michel de Clermont-en-Auge ; Objets
monuments historiques in Calvados (religious paintings)
San Marculfo (o
Marcolfo) Abate di Nanteuil
Festa: 1 maggio
† 558 circa
Nato a Bayeux, Marculfo,
uomo di profonda fede, lasciò i suoi beni ai poveri e agli orfani per dedicarsi
alla vita religiosa. Formatosi alla scuola del vescovo Possessore, venne
ordinato prete a trent'anni e condusse vita missionaria. La sua santità attirò molti
discepoli che, grazie a una donazione di Childeberto I, egli raccolse in un
monastero a Nanteuil, di cui divenne abate. Trascorreva la Quaresima in
un'isoletta vicina, dove morì nel 558. Il suo culto si diffuse in Francia e
oltre, venerato per la sua santità e per il "privilegio" che, si
credeva, gli permettesse di guarire le scrofolosi attraverso il tocco dei re di
Francia. Le sue reliquie furono oggetto di numerose traslazioni e venerazioni,
fino alla Rivoluzione Francese.
Martirologio
Romano: Sull’isola di Nanteuil in Bretagna, san Marcolfo, eremita, poi
monaco e abate di quel monatero.
Nato a Bayeux, dopo aver lasciato i suoi beni ai poveri e agli orfani, si recò a Coutances, dove si formò alla scuola del vescovo Possessore. A trent'anni venne ordinato prete e condusse vita missionaria.
Per la santità della vita, Marculfo attrasse molti discepoli che, grazie a una donazione di Childeberto I, egli raccolse in un monastero a Nanteuil, di cui divenne il primo abate. Trascorreva la Quaresima in un'isoletta vicina, chiamata più tardi S. Marculfo, dove mori nel 558.
Dopo l'898 il suo corpo fu trasferito a Corbeny (diocesi di Laon, oggi di Soissons) dove nel 906 fu fondato un priorato dall'abbazia di S. Remigio di Reims.
Il nome di Marculfo si trova già in diversi mss. del Martirologio Geronimiano, in quello di Usuardo e in tutti i martirologi benedettini, sempre al 1° magg. Nelle diocesi di Bayeux e di Digione invece la festa del santo era celebrata l'11 magg., a Corbeny vi erano due celebrazioni relative alla traslazione: il 17 luglio e l'11 settembre
Il culto del santo si diffuse anche fuori della Francia, nel Brabante, nelle Fiandre, nonché nella Germania renana dove era particolarmente venerato nella chiesa di S. Paolo di Aix-la-Chapelle. I pellegrini lo imploravano soprattutto per essere liberati dalle malattie della pelle.
Nel 1229, Anselmo di Mauny, vescovo di Laon, fece deporre le reliquie di M. in una nuova cassa offerta da s. Luigi, mentre la testa fu custodita in un reliquiario separato. Ebbero luogo nuove traslazioni nel 1252 e nel 1295. Nel 1790 la cassa fu trasferita nella chiesa parrocchiale e poi venne asportata, ma le reliquie furono conservate.
Il nome di Marculfo è associato al « privilegio » che, nel 906, avrebbero
ottenuto dal santo i re di Francia: quello di guarire, toccandole, le piaghe.
Dopo essere stato incoronato a Reims il re, per lo meno da s. Luigi a Luigi
XIII, si recava in pellegrinaggio a Corbeny, vi venerava il capo del santo e,
dopo aver ascoltato la Messa, faceva sui malati un segno di croce dicendo: « Il
re ti tocca, Dio ti guarisce ». La testa del santo fu trasportata a S. Remigio
di Reims da Luigi XIV e Luigi XV; Luigi XIV poi vi fece trasportare anche la
cassa contenente tutte le ossa; l'ultimo re che volle usare del «privilegio» fu
Carlo X, nel 1825; le reliquie del santo furono quindi trasportate all'ospizio
di S. Marculfo di Reims.
Autore: Rombaut Van
Doren
ICONOGRAFIA
In veste di abate benedettino, con il pastorale nella destra, Marculfo è
rappresentato trionfante sul demonio nella statua in pietra policroma della
chiesa di St-Jean-de-Losne (sec. XV). Altre raffigurazioni, invece, alludono in
modo particolare ai suoi miracoli e soprattutto al dono di guarire le malattie
della pelle attribuitogli dalla tradizione francese.
Ai miracoli in genere si riferiscono le vetrate della cattedrale di Coutances
(sec. XIII), gli affreschi della sala del tesoro nella abbazia di
St-Riquier-en-Ponthieu (1520) e un dipinto di Michel Bouillon nella chiesa di
S. Brizio a Tournai. Alla guarigione dalle su ricordate malattie alludono la
statua della chiesa di Bouilly (sec. XV) e, con un più diretto riferimento alla
facoltà risanatrice trasmessa ai re di Francia, il quadro di Jean Jouvenet
nella chiesa di St-Riquier (1690) in cui si vede il santo assistere nella
pietosa bisogna il re Luigi XIV.
Autore: Maria Chiara
Celletti
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/51540
Saint Marcouf ; Collection
de la Bibliothèque Municipale de Reims
Markulf (Marcou) von
Nanteuil
S. Marculphus, Abb. (1.
al. 2. Mai, 28. April, 7. Juli, 22. Sept. u. 2. Oct.) Dieser hl. Abt war um
d.J. 490 zu Bayeur geboren. Seine Eltern waren reiche und angesehene Leute, die
ihm gestatteten, schon als Kind Arme und Nothleidende ins Haus aufzunehmen und
zu verpflegen. Der Knabe that es aus Liebe zu Gott, zu welchem er mit
kindlicher Einfalt alle Tage seine unschuldigen Hände erhob, um Ihm alle Tage
seines Lebens zu weihen. Um noch mehr Gutes thun zu können, enthielt er sich
von manchen Speisen, die er den Armen aufbewahrte, aber vermied dabei, so gut
er konnte, jede Oeffentlichkeit. Nur Gott und den Armen sollten seine
Wohlthaten bekannt werden. Im Umgang bewies er eine bewundernswerthe Sanftmuth,
die ihm alle Herzen gewann. Er wurde Priester und als solcher ein eifriger und
gern gehörter Prediger, wobei man erzählt, daß er besonders oft von den
Verpflichtungen gesprochen habe, welche uns durch den Empfang der heiligen
Taufe auferlegt sind. Der hl. Possessor,
Bischof von Coutances, hat ihm (ums J. 520) die Hände aufgelegt. Er übertrug
ihm (nach Gall. chr. IX. 243) das Predigtamt für die ganze Diöcese. Allmählich
entstand aber in ihm das Verlangen nach größerer Zurückgezogenheit. Er erbaute
also aus seinem elterlichen Vermögen eine Klause zu Nanteuil (Nantum), wo bald
Gleichgesinnte sich um ihn sammelten. Eines Tages, als er eben auf einer Insel
der Vive weilte, wo diese ins Meer sich ergießt, erschien ihm der Teufel in
Frauengestalt, um seiner Keuschheit nachzustellen. Es genügte das Kreuzzeichen,
die Erscheinung zu entlarven und ins Meer zu stürzen. Die ganze Bretagne erfuhr
die Kraft seines segensreichen Wirkens. In jeder Leibes- und Seelennoth war er
ein treuer und thätiger Helfer. Sein Gebet verschaffte dem Lande den Sieg wider
die Einfälle der Sachsen, und auch dem Glauben nach wurde es durch ihn, wie
durch einen neuen Apostel, vollständig wiedergeboren. Noch über die Bretagne
hinaus, durch ganz Neustrien, strahlte sein erhabnes Beispiel. Daher
unterstützte ihn auch König Childebert und beschenkte Nanteuil mit reichen
Einkünften. Auch auf der Insel Jersey soll der Heilige ein Kloster gegründet
haben. Daher nennt man unter seinen Schülern auch den hl. Helerius, von
welchem die gleichnamige Stadt St. Helier auf dieser Insel den Namen trägt. Als
er starb, bestattete ihn der hl. Lautus (St.
Lo), Bischof von Coutance zu Nanteuil (ungefähr im J. 558). Hundert Jahre
später wurden seine Gebeine durch den Erzbischof Audönus (frz.
Ouen) erhoben. Die Wunder, welche bei dieser Gelegenheit geschahen, legten
Zeugniß ab, daß der Heilige nicht gestorben sei, sondern wahrhaft lebe. Um die
Mitte des neunten Jahrh., nach den Boll. erst um d.J. 906, wurde er zuerst nach
Mantes an der Seine (Medunta) und von hier nach Corbigny (Corbiniacum)
übertragen, wo zu seiner Ehre unter Carl dem Einfältigen eine Kirche erbaut
wurde. Der Ort befindet sich in der Diöcese Laon, s.-ö. von dieser Stadt. Die
französischen Könige pflegten hier nach ihrer Krönung zu Rheims, wohin die
Reliquien des hl. Marculf im J. 1101 übertragen wurden, eine neuntägige Andacht
zu halten, oder ließen dieselbe zu Ehren des Heiligen durch ihren
Groß-Almosenier verrichten 1.
Hier ruht auch sein Schüler Domardus. Die
Haupttage seiner Verehrung sind der 1. Mai, der 7. Juli und der 2. Oct. Zu
Rheims wurde seine Beisetzung am 2. Mai gefeiert. Ebenso im Bisthum Coutance.
Ferrarius nennt ihn zum 28. April, Andere als Abbas Bajocassinensis (Bayeux) am
22. Sept.
1 Sie
glaubten durch die Fürbitte des Heiligen die Kraft die Kröpfe zu heilen zu
erlangen. Die Formel, deren sie sich hiebei bedienten, war: le Roi te touche,
Dieu te guérisse (der König berührt dich, Gott heilt dich). Daher schreibt die
Gall. chr. (l. c.): miraculis et scrophulorum curatione Marculfus ubique
Galliarum notus.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/Stadler/Markulf_von_Nanteuil.html
Heiliger Markulf von
Nanteuil, Stifterabt, Einsiedler, Priester, Diözese Coutances, Frankreich, +
1.5.558 – Fest: 1. Mai
Markulf, geboren in
Bajeux in einer edlen und reichen Familie, wurde mit aller Sorgfalt in der
Frömmigkeit und in den Wissenschaften gebildet. Nach dem Tod seiner Eltern
verließ er sein Vaterland und entsagte seinen Gütern, um sich nach Coutances,
dessen Bischof damals der heilige Possessor war, zu begeben. Dieser Oberhirte
nahm ihn unter seine Geistlichkeit auf, weihte ihn zum Priester, und stellte
ihn als Missionar seiner Diözese an. In seinen Unterrichten machte Markulf die
Gläubigen besonders auf die Verpflichtungen der Taufe aufmerksam, und ermahnte
sie durch ein reines Leben den ruhmvollen Namen eines Christen zu ehren. Man
versichert, Gott habe ihn so mächtig in Werken, wie in Worten gemacht.
Da mehrere Personen unter
seiner Leitung zu leben verlangten, entschloss er sich ein Kloster zu bauen, um
sie darin aufzunehmen. König Childebert unterstützte ihn in seinem frommen
Unternehmen, indem er ihm dazu einen Platz neben den anderen nötigen Mitteln
anwies. Das Kloster wurde also zu Nanteuil, in Cotentin, am Meer erbaut. Es
bestand anfangs nur aus einem Bethaus und einigen Zellen. Der Heilige bestrebte
sich, vorzüglich jene Liebe unter seinen Schülern aufleben zu machen, die die ersten
Christen zu Jerusalem so innig vereinigte, und durch die sie nur ein Herz und
eine Seele ausmachten.
Die gemeinschaftlichen
Bußübungen genügten aber dem Eifer des heiligen Abtes nicht. Jedes Jahr brachte
er die Fasten auf einer bei Nanteuil liegenden Insel zu. (Man glaubt, dass
diese Insel eine von denen ist, die den Namen des Heiligen tragen und an der östlichen
Seite der Halbinsel Contentin liegen. Man glaubt auch, dass Nanteuil an dem Ort
stand, wo heutzutage die Pfarrei St. Marcon oder St. Marculph ist.) Er hatte
dort keine andere Wohnung als eine Art Hütte, die er selbst gemacht hatte. Ein
wenig Gerstenbrot und rohe Kräuter waren seine ganze Nahrung, und auch selbst
die aß er nie bis zur Sättigung. Oft brachte er mehrere Tage nacheinander zu,
ohne irgendeine Speise zu nehmen. Er schlief auf der bloßen Erde und hatte zum
Kopfkissen einen Stein. Unter seinen Jüngern zählt man den heiligen Cariulph
(Criou), den heiligen Domard und den heiligen Helerius. Die beiden ersten
standen schon gleich anfangs unter ihm und hatten ihn auf der Reise, die er an
den Hof Childeberts machte, um das Grundstück von Nanteuil zu erhalten,
begleitet. Man glaubt, der heilige Helerius sei aus dem Lütticherland gebürtig
gewesen. Dem sei aber, wie es wolle, gewiss ist, dass er nach Nanteuil kam,
wohin ihn der Ruf des heiligen Markulf gezogen hatte. Dort lebte er einige Zeit
in der Ausübung aller christlichen Pflichten.
Einigen seiner eifrigsten
Schüler erlaubte unser Heiliger, sich auf die Insel Gersei zurückzuziehen, um
dort ein Einsiedlerleben zu führen. Er selbst begab sich in der Folge mit ihnen
dorthin und stiftete dort auch ein Kloster. Er errichtete auch noch andere
fromme Anstalten, um das Land mit wahren Dienern Gottes zu bevölkern. Am 1. Mai
im Jahr 558 starb er und wurde zu Nanteuil vom heiligen Leo, dem Bischof von
Coutances begraben. Der heilige Audónus, der Bischof von Rouen, erhob ihn
ungefähr hundert Jahre später. Bei den Einfällen der Normänner brachte man
seine Gebeine nach Corbigny in Laonnois, wo man auch eine Kirche unter Anrufung
dieses Heiligen erbaute. Man rief ihn besonders bei Kropfübeln an. Von jener
Zeit an schrieb man Frankreichs Königen die Heilkraft zu, die, die mit diesem
Übel behaftet sind, zu befreien. Deswegen verrichteten sie auch nach ihrer
Krönung, entweder in eigener Person, oder durch Almosenpfleger, eine neuntägige
Andacht zum heiligen Markulf von Corbigny, zur Danksagung für die Gabe, die
ihnen durch die Fürbitte dieses Heiligen zuteilwurde.
Es geschahen auch noch
andere Versetzungen der Reliquien des heiligen Markulf. Auch wurden mehrere
Teile von ihnen an verschiedene Kirchen geschickt, was Anlass gab, dass man an
verschiedenen Tagen das Fest des Heiligen feierte.
SOURCE : https://www.heiligen-legende.de/markulf-von-nanteuil/
Histoire du prieuré Saint Marcoul de CORBENY et la guérison des écrouelles : https://www.le-regain-roucy.com/article-34803599.html