Vierge de Częstochowa, icône chrétienne - Hodégétria, peinture à la cire sur panneau de bois, 122 x 82,2, monastère de Jasna Góra, Częstochowa, Pologne.
Les apparitions et
interventions mariales
Pologne
Nº 415
Depuis 1384
Czestochowa, l’âme de la
Pologne (1384)
Au Ve siècle, une
icône de la Mère de Dieu, dite « Madone noire » en raison de la
teinte des couleurs de l’image, est transportée par l’empereur Constantin de
Jérusalem à Byzance. En 1384, celle-ci est offerte aux pères paulins de
Czestochowa (Pologne, Silésie), au lieu-dit de Jasna Gora (« colline
lumineuse »). Depuis lors, plus de deux mille six cent dix miracles et
interventions de Marie ont été recensés dans et aux alentours du sanctuaire.
Symbole de la résistance nationale et phare spirituel des Polonais, ce
sanctuaire est l’un des plus grands pèlerinages catholiques du monde. La
Bienheureuse Vierge Marie de Czestochowa est célébrée le 26 août.
Les raisons d'y croire
Une lettre du roi de
Pologne Ladislas II Jagellon († 1434), adressée au pape Martin V
(† 1431), évoque en détail les multiples miracles de Notre Dame de
Czestochowa.
Le nombre de miracles
enregistrés depuis 1384 dépasse aujourd’hui les 2 610 : guérisons dûment
documentées, conversions, vocations sacerdotales et religieuses, protections de
l’endroit face aux invasions étrangères, etc. : ce sont autant de
manifestations de la Vierge Marie. Les récits originaux de ces miracles sont
conservés dans les archives des pauliniens à Jasna Gora.
Entre quatre et cinq
millions de personnes venues de quatre-vingts pays du monde se rendent au
sanctuaire de Jasna Gora chaque année. De nos jours encore, nombreuses sont les
personnes qui témoignent des grâces reçues de Notre Dame de Czestochowa.
Il est extraordinaire que
cette icône soit restée dans ce lieu depuis plus de sept siècles et que le
sanctuaire ait résisté aux affres de l’histoire. Rien ni personne, aucune armée
d’occupation de la Pologne, aucun régime dictatorial, n’ont jamais réussi à
occuper durablement Jasna Gora ou à affaiblir la dévotion à Notre Dame de
Czestochowa. Le pèlerinage n’a jamais périclité, malgré des épisodes
historiques épouvantables : raids tatars, assauts turcs et suédois,
occupation nazie, régime communiste...
Le 18 novembre 1655,
les Suédois arrivent devant la forteresse de Jasna Gora et exigent sa reddition
immédiate. La place n’est défendue que par cent soixante soldats, vingt
officiers et soixante-dix moines, face à une armée de trois mille Suédois. Tous
les assiégés prient la Madone d’intercéder. Après quarante jours de siège, les
Suédois, excédés de ne pas réussir à prendre le monastère, abandonnent la
partie. L’échec de l’attaque suédoise est inexplicable sur le plan militaire.
Notre Dame a aussi
dispersé une armée d’envahisseurs soviétiques en apparaissant sur les rives de
la Vistule, à la périphérie de Varsovie, le 15 août 1920, jour de la fête
de l’Assomption. Le lendemain, une offensive polonaise est lancée au sud de la
capitale, perçant les lignes russes.
De la même façon, les
autres grandes victoires polonaises ont eu lieu après une demande
d’intercession à la Vierge de Czestochowa et lui sont donc attribuées :
contre les Tatars (1487 et 1527), contre la Russie (1514), contre les Ottomans
(1621 et 1675).
En 1656, le prince
Casimir de Pologne consacre le pays à Marie et choisit Notre Dame de
Czestochowa comme Reine et patronne de la Pologne. Puis, en 1946, en pleine
occupation soviétique, malgré les mesures de police prises par le régime communiste,
sept cent mille pèlerins se réunissent à Jasna Gora afin d’accomplir
l’acte de consécration de la Pologne au Cœur immaculé de Marie. Les Polonais
remettent ainsi le salut de leur nation entre les mains de la Vierge Marie.
En 1957, le pape
Pie XII bénit une copie de l’icône. Celle-ci allait faire le tour de la
Pologne, alors en pleine répression politique soviétique, passant de diocèse en
diocèse, de paroisse en paroisse, jusqu’en 1980 ! Conversions et miracles
divers sont certifiés.
Le miracle constant de la
Vierge de Czestochowa tient à l’inexplicable salut historique de la nation
polonaise, plusieurs fois dépecée. Aujourd’hui, la Pologne est une nation
européenne démocratique, pleinement indépendante.
En savoir plus
En 1382, le duc
Ladislas II d’Opole (1332 – 1401) fonde à Czestochowa
(« montagne, colline lumineuse »), au sud de la Pologne, sur la
colline de Jasna Gora, qui domine la cité, un monastère de pauliniens pour
lequel il fait venir des religieux de Hongrie. Il y installe une icône de la
Vierge Marie, dite la Madone noire ou « Vierge de saint Luc ». Elle
aurait été peinte par l’évangéliste saint Luc sur une planche de bois de la
table sur laquelle priait la Sainte Famille. Rapidement, celle-ci jouit d’une réputation
miraculeuse à travers la région. Cette icône d’une largeur de 82,2 cm est
dite « Hodigitria », c’est-à-dire « conductrice »,
« celle qui guide le long de la route ». La Vierge Marie présente son
Fils aux hommes en le montrant de la main. Son rôle de médiatrice est ici
magnifiquement illustré. Peinture d’inspiration byzantine, elle représente
l’Enfant Jésus tenant la Parole de Dieu dans une main et bénissant de l’autre.
Jésus et Marie ne sont pas tournés l’un vers l’autre, mais vers le monde, vers
chaque spectateur de l’image.
Le sanctuaire de Jasna
Gora est le cœur de la Pologne. Au cours de l’histoire, les Polonais ont prié
Notre Dame de Czestochowa chaque fois qu’un événement grave se déroulait. Et à
chaque fois, la Madone est intervenue en leur faveur, sans discontinuité, de
1384 à aujourd’hui.
Lorsque Ladislas II
d’Opole († 1401) voulut mettre l’image hors de portée des Tatars, qui
multipliaient les attaques, en l’emmenant loin de Czestochowa, le phénomène
suivant se produisit : au moment de partir, après qu’elle a été retirée de
la petite église en bois et mise dans un chariot, les chevaux refusèrent de
bouger. Y voyant un signe céleste, Ladislas la ramena dans l’église susnommée.
Le 14 avril 1430,
jour de Pâques, les hussites pillent le sanctuaire et infligent à l’image des
« balafres » toujours visibles. Un des pillards a jeté le tableau
contre le sol avec violence ; il s’est cassé en trois mais, de manière
inexpliquée, la tête de la Vierge Marie est restée entière et la région
attaquée est finalement tirée d’affaire. Cet épisode est suivi par bien
d’autres : 1487, 1514, 1527, 1621, 1655, 1675… À partir de 1621, les rois
de Pologne construisent des fortifications autour de la cité pour se défendre
des attaques. Depuis lors, et après la consécration de la Pologne à Notre Dame
de Jasna Gora le 1er avril 1656 à Lviv (actuelle Ukraine) par le roi
Jean II Casimir Vasa, Jasna Gora est à la fois le cœur spirituel de la
Pologne et le symbole de sa liberté.
Il ne s’agit pas
seulement de conflits localisés, circonscrits à une province, mais de combats
engageant l’indépendance de la nation polonaise. Toutes les fois que la liberté
des Polonais semble irrémédiablement compromise, la Vierge est intervenue en
leur faveur. Partagé entre la Prusse, l’Autriche et la Russie aux XVIIe et
XVIIIe siècles, le pays est partagé une première fois en 1772, puis disparaît
carrément de la carte en 1795.
L’épisode napoléonien est
une catastrophe pour le sanctuaire, car celui-ci est occupé par les Russes. Les
puissances occupantes d’alors voient en Jasna Gora un monument du patriotisme
polonais. Elles interdisent les pèlerinages et surveillent étroitement les
moines. En 1863, une insurrection polonaise aggrave la répression. De nombreux
religieux sont déportés en Sibérie. L’imprimerie et la pharmacie du monastère
sont fermées.
L’indépendance acquise en
1918 sera très brève. Deux ans plus tard, l’armée soviétique menace Varsovie.
Les évêques polonais se réunissent à Jasna Gora le 27 juillet 1920 pour renouveler
la consécration du pays à Marie. Le 15 août suivant, jour de l’Assomption,
le « miracle sur la Vistule » met un terme à l’appétit territorial de
l’URSS.
En mai 1936, vingt-cinq
mille étudiants polonais se consacrent à Notre Dame de Czestochowa et
promettent de construire une Pologne nouvelle. Parmi eux, un certain Karol
Wojtyła...
En 1939, l’armée
hitlérienne envahit le pays. Les nazis occupent une partie du sanctuaire et
interdisent à nouveau les pèlerinages. Les Polonais continuent de s’y rendre en
cachette, la nuit… Les moines prêtent assistance aux résistants, aux
prisonniers de guerre et aux juifs, dont l’essentiel de la communauté est
prisonnier à l’intérieur du ghetto de Czestochowa. Le 16 janvier 1945, les
chars soviétiques attaquent par surprise. Les nazis, paniqués, fuient sans
emporter les œuvres d’art ni détruire le sanctuaire.
Après la Seconde Guerre
mondiale, qui a ravagé le territoire, tout semble perdu lorsque commence la
domination soviétique, qui ne s’achève qu’à la fin des années 1980… C’est
désormais sous la botte soviétique que les Polonais doivent vivre. Les actes de
résistance et les prodiges de la Madone jalonnent cette longue séquence de
l’histoire. En 1948, l’épiscopat consacre une nouvelle fois la nation à Marie.
En 1956, Stefan Wyszynski, primat de Pologne, est jeté en prison par les
communistes. Il y écrit une prière pour la nation. Celle-ci est lue à Jasna
Gora le 26 août 1956 devant un million de pèlerins. Mgr Wyszynski est
libéré deux mois plus tard. Entre 1957 et 1980, une copie de l’icône, bénie par
le pape Pie XII, fait le tour de la Pologne, passant de diocèse en
diocèse, de paroisse en paroisse. En 1985, le clergé polonais décide d’une
seconde pérégrination. Celle-ci a duré aussi plusieurs années.
Le 3 mai 1966, la
Pologne fête le millénaire de son évangélisation. À cette occasion, l’épiscopat
polonais consacre le pays « à la protection particulière de la mère de
Dieu, à la mère de l’Église, pour l’Église du Christ qui doit être libre ».
Le miracle constant de la Vierge de Czestochowa tient à l’inexplicable salut
historique de la nation polonaise, plusieurs fois dépecée. Aujourd’hui, la
Pologne est une nation européenne, démocratique, pleinement indépendante.
Le pèlerinage de
Czestochowa est devenu mondial. Il réunit dans une même ferveur entre quatre et
cinq millions de personnes tous les ans, venues de quatre-vingts pays du monde.
Patrick Sbalchiero,
membre de l’Observatoire international des apparitions et les phénomènes
mystiques.
Au delà
L’Église catholique a
depuis toujours reconnu le sanctuaire polonais comme un des hauts lieux
spirituels du monde. Le 8 septembre 1717, la Vierge a été couronnée Reine
de la Pologne par le pape Clément XI. Saint Jean-Paul II est
venu trois fois à Czestochowa après son élection pontificale ; il a érigé
le diocèse au rang d’archidiocèse métropolitain en 1992.
Aller plus loin
Anna Niedzwiedz,
« Mère et Reine : la Vierge de Czestochowa », Ethnologie
française, vol. 40, 2010, 2, p. 315-326.
En complément
D. Aucremanne,
« La dévotion mariale à Czestochowa », dans Bruno Béthouart et Alain
Lottin (dir.), La Dévotion mariale de l’an mil à nos jours, Artois Presses
Université, 2005, p. 132-136.
R. Maniura, Pilgrimage
to Images in the Fifteenth Century : The Origins of the Cult of Our Lady
of Czestochowa, Woodbrigde et Rochester, The Boydell Press, 2004.
Patrick Sbalchiero,
« Czestochowa I (Pologne) », dans René Laurentin et Patrick
Sbalchiero (dir.), Dictionnaire des « apparitions » de la Vierge
Marie, Paris, Fayard, 2007, p. 220.
Jerzy Lukowski et Hubert
Zawadzki, Histoire de la Pologne, Paris, Perrin, 2010.
Sur le site La revue
d’Histoire Militaire, le
récit du siège raté de Czestochowa de 1655 .
L’article
d’Aleteia : «
Pourquoi la Vierge Noire de Czestochowa a-t-elle des cicatrices sur le
visage ? »
Les différents articles
de l’Encyclopédie Marialede l’Association Marie de Nazareth : «
En Pologne, Notre-Dame de Czestochowa », «
Czestochowa : des origines jusqu’au roi Jean Casimir II »,
«
Czestochowa : de 1717 à 1980 », «
Czestochowa : Jean Paul II, le 4 juin 1979 ».
SOURCE : https://codexdei.mariedenazareth.com/1000-raisons-de-croire/415/czestochowa-lame-de-la-pologne-1384
Widok
na ołtarz główny w kaplicy z
obrazem Matki Boskiej Częstochowskiej
MESSE ET ACTE
DE CONSÉCRATION A MARIE
HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL
II
1. « Vierge sainte qui
défends la claire Czestochowa… »
Elles me reviennent à
l’esprit ces paroles du poète Mickiewicz qui, au début de son œuvre « Pan
Tadeusz », a exprimé dans une invocation à la Vierge ce qui vibrait et qui
vibre dans le cœur de tous les Polonais, en se servant du langage de la foi et
de celui de la tradition nationale. Tradition qui remonte à environ six cents
ans, c’est-à-dire au temps de la bienheureuse reine Hedwige au début de la
dynastie Jagellonique. L’image de Jasna Góra exprime une tradition, un langage
de foi encore plus ancien que notre histoire, et reflète en même temps tout le
contenu de la « Bogurodzica » que nous avons médité hier
à Gniezno, en évoquant la mission de saint Adalbert et en remontant aux
premiers moments de l’annonce de l’Évangile en terre polonaise.
Celle qui avait parlé
autrefois par le chant a parlé ensuite par cette image manifestant à travers
elle sa présence maternelle dans la vie de l’Église et de la patrie. La vierge
de Jasna Góra a révélé sa sollicitude maternelle pour toute âme ; pour toute
famille ; pour tout homme qui vit sur cette terre, qui travaille, lutte et
tombe sur les champs de bataille, qui est condamné à l’extermination, qui se
combat lui même, qui est vainqueur ou vaincu ; pour tout homme qui doit laisser
le sol de la patrie et émigrer, pour tout homme…
Les Polonais se sont
habitués à lier à ce lieu et à ce sanctuaire les nombreuses vicissitudes de
leur vie : les divers moments de joie ou de tristesse, spécialement les moments
solennels décisifs, les moments de responsabilité comme le choix de
l’orientation de la vie, le choix de la vocation, la naissance des enfants, les
examens de fin d’études… et tant d’autres moments. Ils se sont habitués à venir
avec leurs problèmes à Jasna Góra pour en parler à leur Mère du ciel, Celle qui
a ici non seulement son image, son effigie l’une des plus connues et des plus
vénérées du monde — mais qui est ici particulièrement présente. Elle est
présente dans le mystère du Christ et de l’Église, comme l’enseigne le Concile.
Elle est présente pour tous et pour chacun de ceux qui font le pèlerinage vers
elle, même seulement de cœur et en esprit lorsqu’ils ne peuvent le faire
physiquement.
Les Polonais sont
habitués à cela.
Les peuples amis y sont
habitués aussi comme les peuples voisins. Et c’est toujours plus nombreux que
viennent ici des hommes de toute l’Europe et d’au-delà.
Au cours de la grande
neuvaine, le cardinal primat s’exprimait ainsi à propos de la signification du
sanctuaire de Czestochowa dans la vie de l’Église :
« Que s’est-il passé à
Jasna Góra ?
« Pour le moment, nous ne
sommes pas en mesure de donner une réponse adéquate. Il s’est passé quelque
chose de plus que ce qu’on pouvait imaginer… Jasna Góra s’est révélée comme un
lien interne de la vie polonaise, une force qui touche profondément le cœur et
tient la nation entière dans l’attitude, humble mais forte, de fidélité à Dieu,
à l’Église et à sa hiérarchie… Pour nous tous, cela a été une grande surprise
de voir la puissance de la Reine de Pologne se manifester d’une manière aussi
magnifique. »
Il n’est donc nullement
étonnant qu’aujourd’hui je vienne ici moi aussi. De la Pologne, en effet, j’ai
emporté avec moi, sur la chaire de saint Pierre à Rome, cette « sainte habitude
» du cœur, élaborée par la foi de tant de générations confirmée par
l’expérience chrétienne de tant de siècles et profondément enracinée dans mon
âme.
2. Le pape Pie XI s’est
souvent rendu ici, non comme pape, naturellement, mais en tant qu’Achille
Ratti, premier nonce en Pologne, après la reconquête de l’indépendance.
Lorsque après la mort de Pie XII, le
Pape Jean
XXIII a été élu à la chaire de Pierre les premières paroles que le nouveau
pontife adressa au primat de Pologne, après le Conclave, se référèrent à Jasna
Góra. Il rappela ses visites ici, durant les années où il était délégué
apostolique en Bulgarie, et il demanda surtout une prière incessante à la Mère
de Dieu, à toutes les intentions que lui donnait sa nouvelle mission. Sa demande
a été satisfaite tous les jours à Jasna Góra, et pas seulement durant son
pontificat mais aussi durant celui de ses successeurs.
Nous savons tous combien
le pape Paul
VI aurait voulu venir ici en pèlerinage, lui qui était si lié à la Pologne
depuis sa première charge diplomatique auprès de la nonciature de Varsovie. Le
pape qui s’est tant dépensé pour normaliser la vie de l’Église en Pologne,
particulièrement en ce qui concerne l’organisation actuelle des terres de
l’ouest et du nord. Le pape de notre millénaire ! Pour ce millénaire, justement
il voulait se trouver ici en pèlerin, à côté des fils et des filles de la
nation polonaise.
Après que le Seigneur eût
rappelé à Lui le pape Paul VI en la
solennité de la Transfiguration de l’année dernière, les cardinaux choisirent
son successeur le 26 août, jour où en Pologne, et surtout à Jasna Góra, on
célèbre la solennité de la Madone de Czestochowa. La nouvelle de l’élection du
nouveau pontife Jean-Paul Ier
fut communiquée aux fidèles par l’évêque de Czestochowa le jour même, lors de
la célébration du soir.
Que dois-je dire de moi à
qui, après le pontificat d’à peine 33 jours de Jean-Paul Ier,
il est revenu par un décret insondable de la Providence, d’en accepter
l’héritage et la succession apostolique à la chaire de saint Pierre, le 16
octobre 1978 ? Que dois-je dire, moi, premier pape non italien après 455 années
? Que dois-je dire, moi, Jean-Paul II, premier pape polonais dans l’histoire de
l’Église ? Je vous dirai : en ce 16 octobre jour où le calendrier liturgique de
l’Église fait mémoire de sainte Hedwige, je me reportais par la pensée au 26
août, au conclave précédent et à cette élection survenue en la solennité de
N.-D. de Jasna Góra.
Je n’avais même pas
besoin de dire, comme mes prédécesseurs, que je comptais sur les prières faites
aux pieds de l’image de Jasna Góra. L’appel d’un fils de la nation polonaise à
la chaire de Pierre contient un lien évident et fort avec ce lieu saint, avec
ce sanctuaire de grande espérance : Totus tuus, ai-je murmuré tant de fois dans
la prière devant cette image !
3. Et voici qu’aujourd’hui
je suis de nouveau avec vous tous, frères et sœurs très chers ; avec vous, bien
aimés compatriotes, avec toi, cardinal primat de la Pologne, avec tout
l’épiscopat auquel j’ai appartenu pendant plus de vingt ans comme évêque,
archevêque métropolitain de Cracovie, comme cardinal. Nous sommes venus tant de
fois ici, en ce lieu, en une vigilante écoute pastorale, pour entendre battre
le cœur de l’Église et celui de la patrie dans le cœur de la Mère. Jasna Góra
est en effet non seulement un but de pèlerinage pour les Polonais de la mère
patrie et du monde entier, mais c’est le sanctuaire de la nation. Il faut
prêter l’oreille en ce lieu pour sentir comment bat le cœur de la nation dans
le cœur de sa Mère. Car nous savons que ce cœur bat au rythme de tous les
rendez-vous de l’histoire, de toutes les vicissitudes de la vie nationale :
combien de fois en effet n’a-t-il pas vibré avec les plaintes des souffrances
historiques de la Pologne, mais aussi avec les cris de joie et de victoire ! On
peut écrire de diverses façons l’histoire de la Pologne, celle de ces derniers
siècles spécialement, on peut l’interpréter selon différentes clefs. Toutefois,
si nous voulons savoir comment le cœur des Polonais l’interprète il faut venir
ici, il faut tendre l’oreille vers ce sanctuaire, il faut percevoir l’écho de
la vie de la nation entière dans le cœur de sa Mère et Reine ! Et si ce cœur
bat avec une note d’inquiétude, si en lui résonnent la sollicitude et l’appel à
la conversion et au raffermissement des consciences il faut accueillir cette
invitation Elle naît en effet de l’amour maternel qui détermine à sa manière
les processus historiques sur la terre polonaise.
Les dernières décennies
ont confirmé et rendue plus intense une telle union entre la nation polonaise
et sa Reine. C’est devant la Vierge de Czestochowa que fut prononcée la
consécration de la Pologne au Cœur immaculé de Marie le 8 septembre 1946. Dix
ans après, ont été renouvelés à Jasna Góra les vœux du roi Jean-Casimir lors du
troisième centenaire du jour où, après une période de « déluge » (invasion des
Suédois au XVIIe siècle), il proclama la Mère de Dieu Reine du royaume de
Pologne. En cet anniversaire commença la grande neuvaine de neuf ans pour
préparer le millénaire du baptême de la Pologne. Et finalement, en l’année même
du millénaire, le 3 mai 1966, ici, en ce lieu même, fut prononcé par le primat
de Pologne l’acte de servitude totale à la Mère de Dieu pour la liberté de
l’Eglise en Pologne et dans le monde entier. Cet acte historique fut prononcé
ici, devant Paul
VI, absent corporellement mais présent spirituellement, en témoignage de
cette foi vivante et forte qu’attend et qu’exige notre temps.
L’acte parle de la «
servitude » et contient un paradoxe semblable à celui des paroles de l’Évangile
selon lesquelles il faut perdre sa vie pour la trouver (cf. Mt 10, 39).
L’amour, en effet constitue l’accomplissement de la liberté, mais en même temps
l’appartenance, c’est-à-dire le fait de ne pas être libre, fait partie de son
essence. Toutefois, ce fait de « ne pas être libre » dans l’amour n’est pas
perçu comme un esclavage mais bien comme une affirmation de liberté et comme
son accomplissement. L’acte de consécration dans l’esclavage indique donc une
dépendance singulière et une confiance sans limites. En ce sens, l’esclavage
(la non-liberté) exprime la plénitude de la liberté de la même manière que
l’Évangile parle de la nécessité de perdre sa vie pour la trouver dans sa
plénitude.
Les paroles de cet acte,
prononcées selon le langage des expériences historiques de la Pologne, de ses
souffrances et aussi de ses victoires, ont une résonance précisément en ce
moment de la vie de l’Eglise et du monde, après la clôture du Concile
Vatican II qui, comme nous le pensons justement, a ouvert une ère nouvelle.
Il a marqué le début d’une époque de connaissance approfondie de l’homme, de
ses joies et de ses espoirs, et aussi de ses tristesses et de ses angoisses,
comme l’affirment les premiers mots de la constitution pastorale Gaudium
et spes. L’Église, consciente de sa grande dignité et de sa magnifique
vocation dans le Christ désire aller à la rencontre de l’homme. L’Église désire
répondre aux interrogations perpétuelles et en même temps toujours actuelles
des cœurs et de l’histoire humaine, et c’est pourquoi elle a accompli durant le
Concile un travail de connaissance approfondie d’elle-même, de sa nature, de sa
mission, de ses devoirs.
Le 3 mai 1966,
l’épiscopat polonais ajoute à ce travail fondamental du Concile son acte propre
de Jasna Góra : la consécration à la Mère de Dieu pour la liberté de l’Église
dans le monde et en Pologne. C’est un cri qui part du cœur et de la volonté :
un cri de tout l’être chrétien, de la personne et de la communauté, pour le
plein droit d’annoncer le message du salut- un cri qui veut devenir efficace
d’une manière universelle en s’enracinant dans l’époque présente et dans
l’avenir. Tout à travers Marie ! Telle est l’interprétation authentique de la
présence de la Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église, comme le
proclame le chapitre
VIII de la constitution Lumen gentium. Cette interprétation correspond à la
tradition des saints, comme Bernard de Clairvaux, Grignion de Montfort,
Maximilien Kolbe.
4. Le pape Paul VI
accepta cet acte de consécration comme fruit de la célébration du millénaire
polonais de Jasna Góra, comme en fait foi sa bulle qui se trouve près de
l’image de la Madone noire de Czestochowa. Aujourd’hui, son indigne successeur,
en venant à Jasna Góra désire le renouveler, le lendemain de la Pentecôte alors
que dans toute la Pologne se célèbre la fête de la Mère de l’Église.
Pour la première fois le
pape fête cette solennité en exprimant avec vous, vénérables et chers frères,
sa reconnaissance à son grand prédécesseur qui, depuis le temps du Concile, a
commencé à invoquer Marie sous le titre de Mère de l’Église.
Ce titre nous permet de
pénétrer dans tout le mystère de Marie depuis l’instant de sa Conception
immaculée, en passant par l’Annonciation, la Visitation et la naissance de
Jésus à Bethléem jusqu’au Calvaire. Il nous permet à tous de nous retrouver —
comme le rappelle la lecture d’aujourd’hui — au Cénacle où les Apôtres, avec
Marie, Mère de Jésus, sont assidus à la prière, attendant, après l’Ascension du
Seigneur, l’accomplissement de sa promesse, c’est-à-dire la venue de l’Esprit
Saint, afin que puisse naître l’Église ! A la naissance de l’Église participe
d’une manière particulière Celle à laquelle nous devons la naissance du Christ.
L’Église, née autrefois
au Cénacle de la Pentecôte, continue à naître dans chaque cénacle de prière.
Elle naît pour devenir notre Mère spirituelle à la ressemblance de la Mère du
Verbe éternel. Elle naît pour révéler les caractéristiques et la force de la
maternité — maternité de la Mère de Dieu — grâce à laquelle nous pouvons être «
appelés enfants de Dieu, car nous le sommes » (1 Jn 3, 1). En effet, la
paternité très sainte de Dieu, dans son économie du salut s’est servie de la maternité
virginale de son humble servante pour accomplir dans les enfants des hommes
l’œuvre de l’auteur divin.
Chers compatriotes,
vénérables et très chers frères dans l’épiscopat, pasteurs de l’Église en
Pologne, hôtes illustres et vous, tous les fidèles, permettez que comme
successeur de saint Pierre ici présent avec vous, je confie toute l’Église à la
Mère du Christ, avec la même foi vive, avec la même espérance héroïque avec
lesquelles nous l’avons fait en ce jour mémorable du 3 mai du millénaire
polonais.
Permettez-moi d’apporter
ici, comme je l’ai fait il y a quelque temps dans la basilique romaine de
Sainte-Marie-Majeure, puis au Mexique dans le sanctuaire de Guadalupe, les
mystères des cœurs, les douleurs et les souffrances, et enfin les espoirs et
les attentes de cette dernière fraction du vingtième siècle de l’ère
chrétienne.
Permettez-moi de confier tout
cela à Marie.
Permettez-moi de le lui confier
d’une manière nouvelle et solennelle.
Je suis un homme rempli
d’une grande confiance.
C’est ici que j’ai appris
à l’être.
Amen.
* * *
« Mère très grande, Mère
de Dieu fait homme, Vierge très sainte, Notre-Dame de Jasna Góra…»
C’est avec ces paroles
que les évêques polonais s’adressèrent à Toi tant de fois à Jasna Góra, en
portant dans leur coeur les expériences et les peines, les joies et les
douleurs, et par-dessus tout la foi, l’espérance et la charité de leurs
compatriotes.
Qu’il me soit permis de
commencer aujourd’hui par les mêmes paroles le nouvel acte de consécration à
Notre-Dame de Jasna Góra: il nait de la même foi, de la même espérance et de la
même charité, il naît de la tradition de notre peuple, à laquelle j’ai eu part
durant tant d’années, et cet acte naît en même temps des nouveaux devoirs qui,
grâce à toi, ô Marie, m’ont été confiés, à moi homme indigne et en même temps
ton fils adoptif.
C’est bien ce que me
disaient toujours les paroles que ton Fils, ce Fils né de toi, Jésus-Christ,
Rédempteur de l’homme, a adressées du haut de la croix à Jean, apôtre et
évangéliste: « Femme, voici ton fils (Jn 19, 26). Dans ces paroles, je trouvais
toujours la place de tout homme et ma propre place.
Aujourd’hui présent ici
selon les desseins mystérieux de la divine Providence, je désire, en ce
sanctuaire de Jasna Góra dans ma patrie terrestre, la Pologne, confirmer avant
tout les actes de consécration et de confiance qui, à divers moments — bien des
fois et sous des formes variées — ont été prononcés par le cardinal primat et
par l’épiscopat polonais. D’une façon tout à fait particulière, je désire
confirmer et renouveler l’acte de consécration prononcé à Jasna Góra le 3 mai
1966, à l’occasion du millénaire de la Pologne ; par cet acte les évêques
polonais, en se donnant à Toi, Mère de Dieu, « dans ta maternelle servitude
d’amour », voulaient servir la grande cause de la liberté de l’Église, non
seulement dans leur propre patrie mais dans le monde entier. Quelques années
après, le 7 juin 1976, ils t’ont consacré toute l’humanité, toutes les nations
et tous les peuples du monde contemporain, leurs frères proches par la foi, par
la langue et par le destin commun de l’histoire, en étendant cet acte de
confiance jusqu’aux frontières les plus lointaines de l’amour comme l’exige ton
coeur : coeur de la Mère qui embrasse chacun et tous partout et toujours.
Je désire aujourd’hui, en
arrivant à Jasna Góra comme premier pape-pèlerin, renouveler tout ce patrimoine
de confiance, de consécration et d’espérance, qui, avec tant de magnanimité, a
été accumulé par mes frères dans l’épiscopat et mes compatriotes.
Et c’est pourquoi je Te
confie, ô Mère de l’Église, tous les problèmes de cette Église, toute sa
mission, tout son service, tandis que s’achève le second millénaire de
l’histoire du christianisme sur la terre.
Épouse de l’Esprit Saint
et Trône de la Sagesse! À ton intercession, nous devons la magnifique vision et
le programme du renouveau de l’Église à notre époque exprimé dans
l’enseignement du Concile
Vatican II. Fais que nous fassions de cette vision et de ce programme
l’objet de notre action, de notre service, de notre enseignement, de notre
pastorale, de notre apostolat dans la vérité, la simplicité et la force avec
laquelle l’Esprit Saint nous les a fait découvrir dans notre humble service.
Fais que l’Église entière
se régénère à cette nouvelle source de connaissance de sa nature et de sa
mission, et non pas à d’autres « citernes » étrangères ou empoisonnées (cf. Jr
8, 14).
Aide-nous dans le grand
effort que nous allons faire pour rencontrer de manière toujours plus mûre nos
frères dans la foi, auxquels nous unis sent tant de choses bien qu’il y en ait
qui nous divisent. Fais que, à travers tous les moyens de la connaissance, du
respect réciproque, de l’amour de la collaboration dans les divers domaines,
nous puissions découvrir progressivement le dessein divin de cette unité dans
laquelle nous devons entrer nous-mêmes et introduire tous les hommes afin que
l’unique bercail du Christ reconnaisse et vive son unité sur la terre. O Mère
de l’unité, enseigne-nous toujours les chemins qui conduisent à elle.
Permets-nous d’aller dans
l’avenir à la rencontre de tous les hommes et de tous les peuples qui cherchent
Dieu sur les chemins de diverses religions et qui veulent le servir. Aide-nous
tous à annoncer le Christ et à révéler « la force et la sagesse divine » (1 Co
1, 24) cachées dans sa croix. Toi qui l’a révélée d’abord à Bethléem non
seulement aux bergers simples et fidèles, mais aussi aux sages des pays
lointains !
Mère du Bon Conseil ! Indique-nous
toujours comment nous devons servir l’homme, l’humanité, dans toutes les
nations, comment le conduire sur les chemins du salut. Comment protéger la
justice et la paix dans le monde continuellement menacé de divers côtés. Comme
je désire vivement, à l’occasion de la rencontre d’aujourd’hui, te confier tous
les difficiles problèmes des sociétés, des systèmes, et des États, problèmes
qui ne peuvent être résolus par la haine, la guerre et l’autodestruction mais
seulement par la paix, la justice, le respect des droits des hommes et des
nations.
O Mère de l’Église ! Fais
que l’Église jouisse de la liberté et de la paix dans l’accomplissement de sa
mission de salut et qu’elle jouisse à cette fin d’une nouvelle maturité de foi
et d’unité intérieure ! Aide-nous à vaincre les oppositions et les difficultés
! Aide-nous à découvrir toute la simplicité et la dignité de la vocation
chrétienne ! Fais que les ouvriers ne manquent jamais à la vigne du Seigneur.
Sanctifie les familles ! Veille sur l’âme des jeunes et sur le cœur des enfants
! Aide à surmonter les grandes menaces morales qui atteignent les fondements de
la vie et de l’amour. Obtiens pour nous la grâce de nous renouveler
continuellement par toute la beauté du témoignage rendu à la croix et à la
résurrection de ton Fils.
Il y a tant de problèmes
que j’aurais dû, ô Mère, te présenter en cette rencontre, en les nommant l’un
après l’autre. Je te les confie tous, car tu les connais mieux et tu prends
soin de tous.
Je le fais dans le lieu
du grand acte de consécration d’où l’on voit non seulement la Pologne, mais
toute l’Église, à travers les pays et les continents: toute l’Église dans ton
cœur maternel.
L’Église entière, dont je
suis le premier serviteur, je te l’offre et je te la confie ici, ô Mère, avec
une immense confiance. Amen.
© Copyright 1979 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastère
pour la Communication
N.D. de
Częstochowa : personne n’est orphelin
Message vidéo du pape
François (Traduction intégrale)
« Aucun de nous n’est orphelin… chacun a une Mère, Reine incomparable de
tendresse, a assuré le pape François dans un message vidéo aux Polonais, à
l’occasion de la fête de Notre Dame de Częstochowa, le 26 août 2017.
La Vierge Marie
« nous connaît et nous accompagne avec son style typiquement maternel :
doux et courageux en même temps ; jamais envahissante et toujours persévérante
dans le bien ; patiente face au mal et active pour promouvoir la
concorde », a souligné le pape dans son message adressé aux pèlerins
rassemblés au sanctuaire national à Jasna Góra.
La Pologne, a-t-il
souligné, a « un coeur maternel ». Et la Vierge Marie « n’est
pas une Reine distante qui siège sur un trône, mais la Mère qui embrasse son
Fils et, avec Lui, nous tous, ses enfants… C’est une mère proche, qui ne nous
perd jamais de vue ; c’est une Mère tendre, qui nous tient par la main sur le
chemin de chaque jour ».
Les célébrations de cette
année marquaient aussi le troisième centenaire du couronnement de l’image
miraculeuse de tradition médiévale byzantine. Selon la légende, elle serait une
copie d’une image peinte par saint Luc.
Message vidéo du pape
François
Chers pèlerins, Je vous
salue tous avec une grande affection, spécialement vous qui avez fait une
longue route pour rejoindre aujourd’hui la capitale spirituelle du pays, avec
les chers frères évêques et les prêtres.
Si Częstochowa demeure au
cœur de Pologne, cela signifie que la Pologne a un cœur maternel ; cela
signifie que chaque palpitation de vie s’effectue avec la Mère de Dieu. Vous
avez l’habitude de tout Lui confier : le passé, le présent, le futur, les joies
et les angoisses de votre vie personnelle et de celle de votre pays aimé. C’est
très beau. Et c’est très beau pour moi de me souvenir de l’avoir fait avec
vous, l’an dernier, quand je me suis mis sous le regard de la Mère, quand j’ai
mis mes yeux dans ceux de la Sainte Vierge, confiant à son cœur ce qu’il y
avait dans le mien et dans votre cœur. Je garde un souvenir vivant et
reconnaissant de ces moments, la joie d’être venu moi aussi comme pèlerin pour
célébrer, sous le regard de la Mère, les 1050 ans du baptême de la Pologne.
Une autre occasion de
grâce vous rassemble aujourd’hui nombreux : il y a 300 ans, le pape a accordé
de poser la couronne papale sur l’image de Notre Dame de Jasna Gora, votre
Reine. C’est un grand honneur d’avoir pour Mère une Reine, la Reine des Anges
et des Saints, qui règne glorieuse dans le ciel. Mais cela donne encore plus de
joie de savoir que l’on a pour Reine une Mère, d’aimer comme Mère Celle que
vous appelez Dame. Son image sacrée montre en effet que Marie n’est pas une
Reine distante qui siège sur un trône, mais la Mère qui embrasse son Fils et,
avec Lui, nous tous, ses enfants. C’est une vraie Mère, avec le visage marqué,
une Mère qui souffre parce qu’elle prend vraiment à cœur les problèmes de notre
vie. C’est une mère proche, qui ne nous perd jamais de vue ; c’est une Mère
tendre, qui nous tient par la main sur le chemin de chaque jour.
Je vous souhaite
d’expérimenter cela dans le Jubilé solennel que vous êtes en train de célébrer
: que ce soit le moment favorable pour sentir qu’aucun de nous n’est orphelin,
parce que chacun a près de lui une Mère, Reine incomparable de tendresse. Elle
nous connaît et nous accompagne avec son style typiquement maternel : doux et
courageux en même temps ; jamais envahissante et toujours persévérante dans le
bien ; patiente face au mal et active pour promouvoir la concorde.
Que la Sainte Vierge vous
donne la grâce de vous en réjouir ensemble, comme famille réunie autour de la
Mère. Dans cet esprit de communion ecclésiale, rendue encore plus fort par le
lien unique qui unit la Pologne au successeur de Pierre, je vous donne de tout
cœur la Bénédiction Apostolique. Et je vous demande à tous, s’il-vous-plaît, de
prier pour moi. Merci.
Traduction de Zenit, Anne
Kurian
SOURCE : https://fr.zenit.org/2017/08/26/n-d-de-czestochowa-personne-nest-orphelin/
Black
Madonna of Częstochowa, church mosaic; Poland
Czarna
Madonna, mozaika. Zespół klasztorny oo. Paulinów: Kościół pw. Wniebowzięcia NMP
i Znalezienia Krzyża Św. Częstochowa
En Pologne, Notre-Dame de
Czestochowa
Avec ses 4 à 5 millions
de pèlerins par an (presqu'autant qu'à Lourdes
et à Fatima...),
le sanctuaire de Notre-Dame de Czestochowa
qui abrite la Vierge
Noire de Jasna Gora, en Silésie (Pologne méridionale, ex République de
Weimar), est un des plus célèbres de l'Europe centrale. Son
pèlerinage remonte au XIVe siècle.
En polonais, Jasna
Gora veut dire "Montagne Lumineuse". Tout ce que la Pologne
comptait de grands personnages du Royaume
allait prier au sanctuaire de Czestochowa,
y compris ses rois qui avaient coutume de s'y rendre après leur
couronnement pour rendre hommage à la Madone noire. La Vierge
de Jasna Gora fût amenée
en 1382 sur la colline dominant Czestochowa
, par le roi
Ladislas qui fit construire là un monastère pour les moines de saint Paul. Deux
ans après, en 1384, l'icône célèbre de la Vierge
de Jasna Gora est installée dans le monastère.
La Vierge
de Jasna Gora, peinte par saint Luc ?
D'où vient la Vierge
Noire de Jasna Gora ? La légende attribue la peinture originale à Saint
Luc, qui aurait utilisé la planche de la table sur laquelle priait et prenait
nourriture la Famille... Depuis le XVème siècle, de nombreuses copies du
tableau furent exécutées. Une centaine font l'objet de vénération et plus de
dix furent couronnées. En 1717, la Vierge
de Jasna Gora sera la première de Pologne a être couronnée des diadèmes
papaux. Très vite, la "Montagne lumineuse" est célèbre dans tout le royaume.
Le principal centre de
pèlerinage en Pologne
Dès la fin du XIV siècle
Jasna Gora est déjà le principal centre de pèlerinage en Pologne. Jasna
Gora est aussi l'objet des convoitises...:
- En 1430, pendant les
guerres que livrèrent les partisans des doctrines de Jan Hus, réformateur
religieux tchèque ( mort en 1415), le monastère fut totalement ravagé,
pillé et l'image de la Vierge
profanée. Aujourd'hui encore, sur le visage de la Vierge
noire on peut voir deux balafres laissées par les coups de sabre...;
- En 1655, Le 1°
avril 1656, le prince Casimir reconnaît dans l'attaque des Russes et des
Suédois le châtiment des injustices commises contre les paysans réduits en
esclavage. Il consacre le pays à a Vierge
Marie. Il choisit Notre Dame de Czestochowa
comme Reine et Patronne de la Pologne en promettant de se dépenser pour réparer
ces injustices.
- En 1809, la forteresse
résista aux Autrichiens, mais quatre ans plus tard elle dut se rendre aux
armées russes.
- A l'occasion du
millénaire de l'évangélisation (1966) de la Pologne, le cardinal S. Wyszynski
organisa le « pèlerinage » de maison en maison d'une copie de l'image
de Czestochowa
(puis, lorsque cela fut interdit, le pèlerinage du cadre vide mais évoquant
toujours la présence mariale). Cette démarche dura pendant des années
(1957-1980), elle eut un impact populaire très fort et fut le ferment de la résistance
au communisme athée.
Le culte de Notre
Dame de Czestochowa
se répand dans le monde entier
A l'époque, des églises à
son vocable commencent à être édifiées un peu partout . On en décompte
actuellement 350, dont 300 en Pologne. Le culte de Notre Dame de Czestochowa
se répand en Amérique du Nord, en Australie, en Afrique et en Asie.
Jasna Gora - Czestochowa
: introduction
Le cœur
du sanctuaire de Jasna Gora est l'icône. C'est l'icône elle-même qui attire les
foules de pèlerins. Celui qui regarde l'icône se trouve immergé dans le regard
de Marie, il regarde Marie qui le regarde. Ce sanctuaire a eu une importance
dans l'identité nationale polonaise, mais son rayonnement dépasse les
frontières. En 1994, plus de 4 millions de personnes provenant de 69 pays s'y
sont rendues. De nombreux ex-votos témoignent des grâces et des miracles
reçus.(1). On attribuait alors 2 610 « interventions miraculeuses » à la Vierge
en ce lieu.
Jean
Paul
II s'y est rendu 6 fois. (2)
(1) Site officiel : http://www.jasnagora.pl/
(2) Patrick
Sbalchiero article « CZESTOCHOWA I », dans : René Laurentin et Patrick
Sbalchiero, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge.
Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche
interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007
Kopia
obrazu Matki Bożej Częstochowskiej w czasie nawiedzenia polskich parafii - w
kościele Podwyższenia Krzyża Świętego w Kole (diecezja włocławska)
Copie
de l'image de Notre-Dame de Częstochowa, église de
l'Exaltation-de-la-Sainte-Croix à Koło (diocèse de Włocławek).
Czestochowa: des origines
jusqu’au roi Jean Casimir II
Origine
Le monastère situé sur la
colline de Jasna Gora (ce qui signiifie montagne lumineuse), à Czestochowa,
fut fondé en 1382 par le roi
Ladislao II (1330-1401). Pour commencer la vie monastique, furent envoyés par
la Hongrie des moines de saint Paul
ermite.
Deux ans après, en 1384,
fut installée dans le monastère l'icône célèbre de la Vierge
de Jasna Gora, venue de l'est et dont la légende attribue la peinture à Saint
Luc, qui aurait utilisé la planche de la table sur lequel priait et prenait
nourriture la Famille. Mais les spécialistes pensent que l'icône originelle,
d'origine byzantine, datait d'une période comprise entre le VI° et le IX°
siècle[1].
Avec la montée d'une
nouvelle dynastie polonaise, celle des Jagelloni, fondée par le couple d'Edwige
() de Hongrie et le grand duc de Lituanie Ladislao II (+1334), que j'appellerai
le début du "siècle d'or" de l'histoire de la Pologne, le sanctuaire
se développa considérablement, surtout à travers les nombreux bénéfices accordés
par des familles royales suivantes. Ainsi, le culte de Jasna Góra eut de plus
en plus un caractère national et la Vierge
devint la protectrice de la nouvelle dynastie et le palladium du Royaume.
Ainsi, à la fin du XIV° siècle Jasna Gora est déjà le principal centre de
pèlerinage en Pologne.
En 1430, les Hussites
venus de Tchéquie pillent le sanctuaire et balafrent l'icône, brisée en trois
morceaux. En 1523, après une tentative de restauration avortée cause à des
réactions chimiques entre la peinture et la cire, une nouvelle œuvre est
réalisée puis entaillée aux mêmes endroits pour garder la mémoire du méfait.
[2]
Devenue symbole
identitaire de la Pologne, c'est à la Vierge
de Jasna Gora que les grandes victoires de la nation sont attribuées: contre
les Tartares, en 1487 et en 1527, contre Moscou, en 1514, quand furent remis à
la Vierge
noire les étendards pris à l'ennemi, et sur les Turcs de l'Islam, à Chocim en
1621 et à Lwov ou Leopoli en 1675. Ce sont ces victoires qui ont valu à la
Pologne le titre d'Avant mur de la chrétienté à l'Est, comme ce fut le cas pour
l'Espagne à l'Ouest.
Les voeux du roi
Jan II Kazimierz (1656)
Décisifs dans l'histoire
politico-religieuse de la Pologne furent les trois "voeux", fait par
le roi
Jan II Kazimierz, en 1656, devant l'icône de l'Oumilénie, dans la cathédrale de
Leopoli (Ukraine), pendant la messe
solennelle célébrée par le nonce apostolique
en Pologne.
Dans la formule des voeux
le roi
promit:
de prendre la Mère de
Dieu comme Patronne personnelle et Reine des Polonais: "patronam meam,
meorumque Dominiorum Reginam";
de demander au saint
Siège une messe
en honneur de Marie, Reine de la Couronne, voeux que les moines de Jasna Gora
se sont ensuite chargés d'acquitter;
et de libérer les pauvres
: un voeu extrêmement significatif fait avec ces mots:
"Comme, avec extrême
douleur, je m'aperçois que ton Fils, juge
équitable fustigea ce Royaume
durant sept ans avec le fouet de la peste, des guerres et d'autres
calamités, je promets et je m'engage solennellement, à cause des
larmes et de l'oppression des paysans, qu'une fois la paix restaurée, je
mettrai tout mon soin et j'appliquerai tous les moyens pour libérer le peuple
de mon Royaume
des taxes injustes et des oppressions." [3]
[1]
D. Aucremanne, « La dévotion mariale à Czestochowa
», La Dévotion mariale de l'an mil à nos jours. Etudes réunies par Bruno
Béthouart et Alain Lottin, Artois Presses Université, 2005, 132-136, p. 134.
[2] Patrick Sbalchiero
article « CZESTOCHOWA I », dans : René Laurentin et Patrick Sbalchiero, Dictionnaire
encyclopédique des apparitions de la Vierge.
Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche
interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007
[3]
Cf. Bogùmil LEWANDOWSKI, Tutti consacrati alla Madonna, Romagrafik, Roma 1988,
p. 161-162 : texte complet en italien des vœux du roi
Jean
Casimir ; texte latin ap. K. MROCZEK, op. cit., p. 128
Clodovis BOFF
Marianum, Rome.
The
image of the Holy Virgin of Częstochowa (before 1714). The collection of
Radomysl Castle, Ukraine
Czestochowa (Jasna Gora)
: de 1717 à 1980
Le 8 septembre 1717
Le 8 septembre 1717 la Vierge
de Jasna Góra fut officiellement couronnée comme "Reine" de la
Pologne avec les deux couronnes d'or envoyées par le Pape Clément XI, et qui en
1909 ont été volées. Ainsi Marie devint non seulement pour chaque Polonais mais
aussi pour la nation comme telle, comme le dit le pape Jean
Paul
II "l'incarnation
de son autonomie, de sa souveraineté, de son identité et de sa place parmi les
nations du monde." [1]
Plus tard, en 1926, les femmes polonaises, en signe
de remerciement, ajoutèrent aux côtés du saint tableau les insignes royaux : le
sceptre et le globe.
L'année 1946
En janvier 1945 les
Allemands abandonnèrent le sanctuaire. Mais la "libération" si
désirée ne fut qu'une furtive lueur ; la même année, tombe sur la Pologne la
domination russe et communiste, pour des décennies. Les difficultés
considérables, au lieu d'affaiblir l'identité religieuse et mariale du pays, ne
firent que l'aiguiser.
En 1946, devant 700.000
pèlerins à Jasna Góra, s'accomplit l'acte de Consécration de la Pologne au
Coeur Immaculé de Marie.
1956, le 300º
anniversaire des voeux du roi
Jean
II Casimir
Pour le 300º anniversaire
des voeux du roi
Jean
II Casimir, c'est-à-dire en 1956, se renouvellent, de manière actualisée, les
mêmes voeux à travers un texte très important rédigés par le Cardinal Wyszinski,
alors en prison. Ce document a été défini par Jean
Paul
II « la chartre polonaise des droits de l'homme ».
En effet, après avoir
avoué son "repentir...
pour ne pas avoir jusqu'à présent réalisé les voeux et les promesses de nos
pères", la nation s'engage devant Dieu à observer les droits de la vie, du
mariage
indissoluble, de la femme, du foyer domestique ;
elle promet de lutter
contre les "défauts nationaux": "l'insouciance, le gaspillage,
l'ivresse, la débauche" ;
elle promet de
"travailler avec insistance pour que les fils de la Nation vivent dans l'amour
et dans la justice...
; de partager avec joie...
les fruits de la terre et les fruits du travail, pour que sous le toit
commun... il y n'ait pas d'affamés, de sans abris et de désespérés" ;
et finalement elle se
consacre toute entière à Dieu par Marie. [2]
La préparation du
millénaire du baptême en Pologne
Dans le cadre de la
"Grande Neuvaine" (1957-1966) pour le Sacrum Poloniae Millennium
(1966), deux initiatives pastorales de grande signification ont été lancées:
1. Le renouvellement de
l'Appel de Jasna Gora.
Cette pratique se
répandit après la seconde Guerre, et c'est devenue une habitude parmi les
Polonais fidèles. Il consiste à réciter, à 21 heures - moment de fermeture de
la journée du sanctuaire - soit dans le sanctuaire même ou en union
spirituelle, la prière suivante:
"Marie, Reine de la
Pologne je suis près de toi, je me rappelle de toi, je veille".
Relancé à l'occasion de
la "Grande Neuvaine", cet "appel" fut repris par le Pape en
1983 et il en profita pour donner un discours d'empreinte sociale forte. [3]
2. La Peregrinatio Mariae
(1957-1980).
Ce fut une autre idée du
cardinal Wyszinski, consistant à porter une copie de l'icône du Czestochowa
en visite aux différents endroits de la Pologne. Mais comme l'image était le symbole
de l'unité de la nation et servait de fil qui, en passant à travers tout le
pays, cousait effectivement cette unité. Le gouvernement communiste s'y opposa
et mit l'image "sous garde". Cette "incarcération" de la Vierge
eut l'effet contraire: au lieu de ralentir, les pérégrinations reprirent avec
plus vigueur, animées maintenant d'un symbole
plus puissant encore : un cadre vide...
Une mission
universelle et un don de soi radical
Pour l'année du
Millénaire du baptême de la Pologne (1966), l'église réalisa à Jasna Góra, avec
la meilleure solennité, "l'acte millénaire de consécration en esclavage* à
Marie" dans lequel on remarque la préoccupation de l'Église polonaise pour
le sort "de l'église dans le monde entier". Cette intention
universaliste s'observe mieux encore dans la Consécration de 1971 où est remise
à la Vierge
de Czestochowa
"toute l'humanité, toutes les nations et les peuples". Serait-ce un signe
de la conscience que la Pologne a au sujet de sa "mission
universelle ?"
* Ce terme n'est surtout
pas à prendre au sens habituel d'aliénation. Il signifie le choix d'orienter la
liberté vers Dieu, la lumière et la joie
qui viennent de Marie. Evidemment un tel esclavage laisse libre et on peut
recommencer tous les matins une consécration en esclavage à Dieu en Marie !
Tout cela est expliqué par saint Louis-Marie de Montfort.
[1]
Homélie à Castel Gandolfo, 26/08/1985.
[2]
Cf. Bogùmil LEWANDOWSKI, Tutti consacrati alla Madonna, Romagrafik, Roma 1988,
p. 161-162: texte complet en italien des vœux du roi
Jean
Casimir, p. 165-168.
[3]
Cf. "Appel de Jasna Gora" le 12/06/87 et Allocution à Jasna Gora le
13/06/87
Łaskami
słynący obraz Matki Bożej Częstochowskiej, Kościół
św. Katarzyny Aleksandryjskiej w Świętej Katarzynie
L'image
miraculeuse de Notre-Dame de Częstochowa, Église Sainte-Catherine d'Alexandrie
à Święta Katarzyna
Pourquoi la Vierge Noire
de Czestochowa a-t-elle des cicatrices sur le visage ?
publié le 25/08/20 - mis
à jour le 04/08/23|
Voici l’incroyable
histoire de l’origine des cicatrices de la Vierge Noire de Czestochowa, fêtée
ce 26 août, et comment les artistes ont tenté de les retirer sans jamais y
parvenir.
Avez-vous déjà vu l’image
de la Vierge Noire connue sous le nom de Notre-Dame de Czestochowa ? Elle se trouve au sanctuaire de
Jasna Gora, en Pologne. Lors de sa visite du sanctuaire en 1979, le pape
Jean Paul II disait dans son homélie :
“Je suis un homme de
grande confiance. C’est ici que j’ai appris à l’être.”
L’aspect le plus frappant
de cette peinture sont les deux cicatrices sur la joue de la Vierge Marie,
ainsi qu’une troisième sur sa gorge. Mais le plus fascinant reste
l’histoire de l’apparition de ces cicatrices et pourquoi elles n’ont jamais pu
être retirées.
Les cicatrices sur le
visage de la Vierge Noire de Czestochowa.
Le tableau, qui selon la
tradition aurait été peinte par saint Luc, fut possédée par le duc Ladislas II
d’Opole au XIVe siècle. Sa forteresse à Belz était assiégée par les Tatares, et
durant cette bataille, une flèche toucha l'icône au niveau de la gorge de la
Vierge Marie. Craignant qu’elle ne tombe aux mains de ses ennemis, Ladislas
s’enfuit avec la peinture jusqu’à la ville de Czestochowa. Il invita alors des
moines paulins (de l’ordre de Saint-Paul-Premier-Ermite) venant de Hongrie, à
construire un sanctuaire, et leur confia alors l'icône.
F1
: Jean Paul II et la Vierge Marie, les co-pilotes de Sergio Perez
En 1430, une armée
hussite envahit le sanctuaire et déroba la précieuse Vierge Noire. Ils la
prirent dans un chariot et commencèrent à quitter les lieux. Après un certain temps,
le chariot s’immobilisa et les chevaux refusèrent d’aller plus loin. Les
hussites jetèrent donc le tableau à terre et l’un des soldats la frappa par
deux fois avec son épée, marquant ainsi l’image de la Vierge de deux cicatrices
de plus. Il est dit qu’avant qu’il n’ait pu la frapper une troisième fois, il
tomba à terre, mort sur le coup.
La Vierge Noire fut
récupérée et à nouveau placée dans l’église du sanctuaire. Au fil des années,
plusieurs artistes tentèrent de nombreuses fois de restaurer l’image, mais
chaque tentative échoua. Les cicatrices réapparaissaient miraculeusement à
chaque fois, et les artistes décidèrent donc d’abandonner, reconnaissant que la
Vierge désirait garder ces cicatrices.
Certains pensent que la
Vierge Marie voulait conserver ses marques afin de mettre en garde toute
personne désirant voler sa peinture, tandis que d’autres y voient un signe lié
à ses nombreuses peines terrestres. Comme les plaies sur le corps ressuscité de
Jésus, ces cicatrices renvoient à la souffrance endurée avant d’atteindre la
récompense divine.
Les plus anciennes
représentations de la Vierge Marie :
Le
jour où la Vierge Noire de Czestochowa s’est retrouvée derrière les barreaux
Częstochowa
- icon of Our Lady of Częstochowa
Częstochowa
- ikona Matki Bożej Częstochowskiej - Obraz w ujęciu ołtarzowym w kaplicy Matki
Bożej
La
peinture du retable de la chapelle de Notre-Dame
Also
known as
Black Madonna of
Czestochowa
Czarna Madonna
Hodegetria
Imago thaumaturga Beatae
Virginis Mariae Immaculatae Conceptae
Matka Boska Czestochowska
One Who Shows the Way
Profile
A revered four-foot high,
wood and canvas icon of the Blessed Virgin
Mary housed at the Jasna Góra Monastery
in Czestochowa, Poland.
In the image, Mary,
dressed in fleur-de-lis robes, directs attention away from herself and toward
Jesus. The Child Jesus raises his right hand in a blessing
to the viewer while holding the gospels in his left hand. It was created by an
unknown artist
some time prior to 1430,
possibly as early as the 6th
century; it was badly damaged by Hussite raiders in 1430
and had to be restored. The images is credited with saving the Jasna Góra Monastery
from invading Swedes.
King
John II Casimer crowned the images as Queen
and Protector of Poland
on 1
April 1652.
Pope
Clement
XI issued a Canonical Coronation of the image on 8
September 1717.
Another Canonical Coronation was issued on 22 May 1910
by Pope
Pius
X. Yet another was issued by Pope
John
Paul II on 26 August
2005.
Storefront
Additional
Information
books
1001 Patron Saints and Their Feast Days, by Australian
Catholic Truth Society
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
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National Shrine of Our Lady
of Czestochowa
images
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Citation
“Our Lady of
Czestochowa“. CatholicSaints.Info. 25 April 2024. Web. 17 September 2026.
<https://catholicsaints.info/our-lady-of-czestochowa/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/our-lady-of-czestochowa/
Krzyż
na pamiątkę nawiedzenia Matki Boskiej Częstochowskiej w Parafii Bukowsko 25-26
lipca 2003
Croix
commémorant la visite de Notre-Dame de Częstochowa à la paroisse de Bukowsko,
les 25 et 26 juillet 2003.
VISIT TO THE SHRINE OF
OUR LADY OF JASNA GÓRA
PRAYER OF JOHN PAUL II
Czestochowa — 4 June 1997
"O Mother of God, O
Blessed Virgin, by God have you been glorified!"
Mother of Jasna Góra and
Queen, I come to you today on a pilgrimage of faith to thank you for your
ceaseless protection of all the Church and of myself, especially during the
fifty years of my priesthood and those of my service in the See of Peter. With
great trust I come to this holy place — on the hill of Jasna Góra, so dear to
my heart, to cry out once more: Mother of God and our Mother, I thank you for
being the guiding Star of the building of a better future for the world, for
being the Patroness of the attainment of the civilization of love among the
members of the human race. Mother, I humbly beseech you, surround with your
maternal protection the days and years which still separate us from the Year
2000. I entrust to your intercession the preparation for the Great Jubilee of
Christianity. Help all the nations of the world to begin the new millennium in
union with Christ, the King of the ages.
Mother of the Church,
Blessed Virgin Help of Christians, in the humility of Peter's faith I bring to
your feet the whole Church, all the continents, countries and nations which
have believed in Jesus Christ and have recognized in him the signpost marking
their path through history. I bring here, O Mother, all humanity, including
those still searching for the way to Christ. Be their guide and help them to be
open to the God who is coming. I bring to you in prayer the peoples of East and
West, of North and South, and I entrust to your motherly care all the families
of nations. Mother of the Church's faith, just as you persevered in prayer with
Jesus' disciples in the Upper Room, so be with us today in the Upper Room of
the Church as she travels towards the third millennium of faith, and obtain for
us the grace to be open to the gift of God's Spirit.
Temple of the Holy
Spirit, today in the Shrine of Jasna Góra I give you thanks for all the good
which has come to my own nation in years of profound transformation. During my
first pilgrimage to my homeland, I prayed that the Holy Spirit might be poured
out upon Poland, imploring: "Let your Spirit descend, and renew the face
of the earth, the face of this land" (Homily at Mass in Victory Square,
Warsaw, 2 June 1979, No. 4; in L'Osservatore Romano English-language edition,
11 June 1979, p. 5). Later I visited Poland with the Tablets of the Ten
Commandments. Here too I brought the youth of the whole world. I have always
returned to my homeland for reasons of the heart, bringing a message of faith,
hope and love.
The history of our
homeland on the Vistula is marked by the witness of faith of Saint Adalbert and
of many other Polish Saints and candidates for the honours of the altar; it has
also been marked by the hard work of many generations who strengthened Poland
in her faithfulness to Christ. For ten centuries we have remained a baptized
Nation faithful to you, to your Son, to his Cross and the Gospel, to the Holy
Church and her Pastors.
I come to you today, O
Mother, to exhort my Brothers and Sisters to persevere with Christ and his
Church, to encourage the wise use of regained freedom, in the spirit of what is
most beautiful in our Christian tradition.
Queen of Poland,
recalling with gratitude your motherly protection, I entrust to you my homeland
and the social, economic and political changes taking place in her. May desire
for the common good prevail over selfishness and divisions. May all who
exercise public service see in you the humble Handmaid of the Lord, may they
learn to serve and to recognize the needs of their fellow countrymen, as you
did at Cana in Galilee, so that Poland may become a Nation in which love,
truth, justice and peace reign. May the name of your Son be glorified in it.
Faithful Daughter of the
Eternal Father , Temple of the Love that embraces heaven and earth, I entrust
to you the service of the Church in the world, a world which so needs love.
Mother of God, Mother of the only-begotten Son who gave us as the principle of
life the new commandment of love, help us to become builders of a united world,
in which peace triumphs over war, and the civilization of death is replaced by
love for life.
May the International
Eucharistic Congress in Poland become for all nations the beginning of a
miracle of transformation in the spirit of the freedom brought by the Gospel of
Christ. May humanity stand firmly with God, to whom belongs the whole world.
Mother of Unity and
Peace, strengthen the bond of communion within the Church of your Son, enliven
ecumenical efforts so that all Christians, by the power of the Holy Spirit, may
become one family of sisters and brothers of Jesus Christ, the one Saviour of
the world yesterday, today and for ever (cf. Heb. 13:8).
Virgin Mother of God,
help us to enter the Third Millennium of Christianity through the holy door of
faith, hope and love.
O clement, O loving, O
sweet Virgin Mary, accept our trust, strengthen it in our hearts and present it
before the face of the one God in the Holy Trinity. Amen.
© Copyright 1997 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastery for Communication
Memorial to Black Madonna of Częstochowa, at Carfin Grotto, Scotland
“Mondays with Mary” – Our
Lady of Czestochowa
By Tom Pernaon June 24, 2013 • ( 10
Comments )
Over this past weekend, I
spent two days at the National Catholic Bible Conference that was co-sponsored by
Ascension Press, Archdiocese of
Philadelphia, and Augustine Institute. The conference was held at the National Shrine of Our Lady
of Czestochowa in Doylestown, Pennsylvania. While I was volunteering at the
conference, I realized that I had never written on this great Marian feast day.
The genesis of the image,
which has miracles surrounding it, is not completely known. However, according
to some traditions within the Church, it is believed to be the portrait of Our
Lady painted by St. Luke the Evangelist sometime after the Crucifixion of Our
Lord.
It is believed that the
image of Blessed Mother remained in the Holy Land for the early centuries of
the Church, until St. Helena, the mother of Emperor Constantine found the image
in the 4th century. History and tradition tell us that Constantine sent his
mother to Jerusalem to locate certain relics of the Passion and Death of Jesus
Christ after he legalized Christianity with the Edict of Milan. The image was
carried to the city of Constantinople where Emperor Constantine built a church
for the sacred image.
At one point in the
history of Constantinople, Saracen invaders attacked the city, however they
became very frightened and fled after the people carried the picture around the
city in procession. St. John’s image of the Blessed Mother remained in the city
for nearly 500 years. Eventually, it became part of dowries and was taken to a
region of Eastern Europe that became known as Poland.
While in Poland, the
sacred image became the possession of St. Ladislaus, a Polish prince who
reigned during the 15th century. As the image was kept in the castle, Tartar
invaders attacked his castle and pierced the image with an arrow.
Determined to keep the
image from being attacked any longer, St. Ladislaus decided to bring it to his
birthplace. As his entourage stopped to rest in the town of Czestochowa, the sacred
painting was placed in a small wooden church named for the Assumption of Mary
nearby Jasna Gora (“bright hill”). As St. Ladislaus was ready to set out the
following morning, the horses that carried the image on a wagon refused to
move. He took this as a sign from Heaven that the image of the Blessed Mother
was to remain in Czestochowa.
On August 26, 1382, he
enthroned the image in the Church of the Assumption. St. Ladislaus wanted the
image to be protected and guarded by the holiest of men. He asked the Pauline
Fathers to take on this mission. They continue to protect the image to this day
(even at the “American Czestochowa” in Doylestown, PA).
Although Our Lady’s image
was attacked previously, more attacks would come upon it. Followers of the
heretic priest, John Hus, attacked the Pauline monastery in 1430 and destroyed
the sanctuary. The Hussites stole the image and placed it in a wagon, but as
before, the horses refused to move. Getting frustrated because the horses would
not move, they threw the painting on the ground. The image broke into three
pieces.
One of the pillagers drew
his sword and slashed the image twice causing two deep gashes. In some circles,
it is said that the image bled from these marks. While trying to cause a third
slash, the man endured great anguish and suddenly died. The two slashes on the
cheek of the Blessed Virgin and the mark from the arrow on the neck have always
been depicted on the image. Even after artists try to repair them, the slashes
continued to just reappear.
In 1655, a band of 12,000
Swedes ventured to destroy the image. The 300 men who were protecting the image
battled the vandals and routed them out. In 1656, the Holy Virgin was announced
as the Queen and Protector of Poland.
In 1920, the Polish
people prayed to Our Lady as the Russian army was about to invade Poland at the
River Vistula. As the image appeared in the clouds, the Russians withdrew their
attack. This is known as the Miracle of Vistula in Poland.
During World War II,
500,000 Poles made a pilgrimage to the city of Czestochowa in defiance to
Hitler’s orders that stated that all religious pilgrimages had to stop. After
Poland was liberated from Nazi rule, a million and half people gave
thanksgiving to the Blessed Mother by praying before the sacred and miraculous
image.
In 1948, as the entire
nation of Poland was held captive by Communist Russia, nearly 800,000
courageous Poles made a pilgrimage to the city and sanctuary of Czestochowa on
the Feast of the Assumption. As they were on pilgrimage, they had to walk
through Russian soldiers that kept watch over the streets.
The Black Madonna to this
day is honored by not only the Polish people, but even in America at the Shrine
in Doylestown, PA on August 26. It is known as the Black Madonna because of the
dark colors on Our Lady’s face and hands. The color is ascribed simply because
the image is old but also because it was kept in places where the smoke of
votive candles changed the pigmentation of it.
Over the centuries, the
Popes have made statements in favor of the sacred image. In 1717, Pope Clement
XI gave his papal recognition to the miraculous image. There was a physical
crown given to the image during the first official coronation of the portrait,
however it was stolen in 1909. Pope Pius X replaced it with a gold one
encrusted with jewels. Blessed John Paul II, a Pole himself, made pilgrimages
and spoke about the image during his Papacy. He visited the shrine in America
twice. In recent years, Pope Emeritus Benedict XVI also visited the pilgrimage
site in Poland.
Let us pray and ask for
the intercession Our Lady of Czestochowa – The Black Madonna, that we may be
protected from evil people who seek to destroy us and our Catholic faith as the
image that bears the face of the Blessed Mother has been guarded over the
years. As Queen Mother, we ask for her to bring our intercessions to her
Heavenly and Kingly Son, Jesus Christ. Amen.
Our Lady of
Czestochowa…Pray For Us!
SOURCE : https://tomperna.org/2013/06/24/mondays-with-mary-our-lady-of-czestochowa/
Częstochowa
memorial medal 1882
Blessed Feast of Our Lady
of Czestochowa, Queen of Poland – 26 August
Posted on August
26, 2017
Blessed Feast of Our Lady
of Czestochowa, Queen of Poland – 26 August – Also known as – The Black
Madonna of Czestochowa, Czarna Madonna, Hodegetria, Imago
thaumaturga Beatae Virginis Mariae Immaculatae Conceptae, Matka Boska
Czestochowska, One Who Shows the Way. Our Lady of Czestochowa is a
revered icon of the Virgin Mary housed at the Jasna Góra Monastery in
Częstochowa, Poland. Several Pontiffs have recognised the venerated
icon, beginning with Pope Clement XI who issued a Canonical Coronation to the
image on 8 September 1717 via the Vatican Chapter. Patron of
Poland.
According to tradition,
the icon of Jasna Góra (Bright Mountain) was painted by Luke the
Evangelist on a tabletop built by Jesus Himself and the icon was discovered by
St Helen, mother of Emperor Constantine and collector of Christian relics in
the Holy Land. The icon was then enshrined in the imperial city of
Constantinople, where it remained for the next 500 years.
In 803, the painting is
said to have been given as a wedding gift from the Byzantine emperor to a Greek
princess, who married a Ruthenian nobleman. The image was then placed in
the royal palace at Belz, where it remained for nearly 600 years.
History first combines
with tradition upon the icon’s arrival in Poland in 1382 with a
Polish army fleeing the Tartars, who had struck it with an arrow.
Legend has it that during
the looting of Belz, a mysterious cloud enveloped the chapel containing the
image. A monastery was founded in Częstochowa to enshrine the icon in
1386 and soon King Jagiello built a cathedral around the chapel containing the
icon.
However, the image soon
came under attack once again. In 1430, Hussites (pre-Reformation
reformers) attacked the monastery, slashed the Virgin’s face with a sword, and
left it desecrated in a puddle of blood and mud.
It is said that when the
monks pulled the icon from the mud, a miraculous fountain appeared, which they
used to clean the painting. The icon was repainted in Krakow, but both
the arrow mark and the gashes from the sword were left and remain clearly
visible today.
The miracle for which the
Black Madonna of Częstochowa is most famous occurred in 1655, when Swedish
troops were about to invade Częstochowa. A group of Polish soldiers
prayed fervently before the icon for deliverance and the enemy retreated.
In 1656, King John Casimir declared Our Lady of Częstochowa “Queen of
Poland” and made the city the spiritual capital of the nation.
The Virgin again came to
the aid of her people in 1920, when the Soviet Russian Red Army gathered
on the banks of the Vistula River, preparing to attack Warsaw. The
citizens and soldiers fervently prayed to Our Lady of Częstochowa and on
September 15, the Feast of Our Lady of Sorrows, she appeared in the clouds
above Warsaw. The Russians were defeated in a series of battles later dubbed
the “Miracle at the Vistula.”
During Nazi
occupation, Hitler prohibited pilgrimages to Jasna Góra but many still secretly
made the journey. In 1945, after Poland was liberated, half a million
pilgrims journeyed to Czestochowa to express their gratitude. On
September 8, 1946, 1.5 million people gathered at the shrine to
rededicate the entire nation to the Immaculate Heart of Mary. During the
Cold War, Jasna Góra was a centre of anti-Communist resistance.
Czestochowa is regarded as the most popular shrine in Poland, with many
Polish Catholics making a pilgrimage there every year. A pilgrimage has
left Warsaw every August 6 since 1711 for the nine-day, 140-mile trek.
Elderly pilgrims recall stealing through the dark countryside at great
personal risk during the German Nazi occupation. Pope John Paul II secretly
visited as a student pilgrim during World War II. He was a fervent
devotee of the Virgin Mary and of her icon at Czestochowa. As pope, he
made pilgrimages to pray before the Black Madonna in 1979, 1983, 1991 and 1997.
In 1991, he held his Sixth World Youth Day at Czestochowa, which was
attended by 350,000 young people from across Europe.
The four-foot-high
painting displays a traditional composition well known in the icons of Eastern Christians.
The Virgin Mary is shown as the “Hodegetria” (“One Who Shows the Way”).
In it the Virgin directs attention away from herself, gesturing with her
right hand toward Jesus as the source of salvation. In turn, the child
extends his right hand toward the viewer in blessing while holding a book of
gospels in his left hand. The icon shows the Madonna in fleur-de-lis
robes.
Author: AnaStpaul
Passionate Catholic.
Being a Catholic is a way of life - a love affair "Religion must be like
the air we breathe..."- St John Bosco Prayer is what the world needs
combined with the example of our lives which testify to the Light of Christ.
This site, which is now using the Traditional Calendar, will mainly concentrate
on Daily Prayers, Novenas and the Memorials and Feast Days of our friends in
Heaven, the Saints who went before us and the great blessings the Church
provides in our Catholic Monthly Devotions. This Site is placed under the
Patronage of my many favourite Saints and especially, St Paul. "For the
Saints are sent to us by God as so many sermons. We do not use them, it is they
who move us and lead us, to where we had not expected to go.” Charles Cardinal
Journet (1891-1975) This site adheres to the pre-Vatican II Catholic Church and
all her teachings. . PLEASE ADVISE ME OF ANY GLARING TYPOS etc - In June 2021 I
lost 100% sight in my left eye and sometimes miss errors. Thank you and I pray
all those who visit here will be abundantly blessed. Pax et bonum! View All Posts
SOURCE : https://anastpaul.com/author/anastpaul/
Polish
Chapel of Our Lady of Czestochowa
Following the Clementinian peribolos (semi-circular corridor) on the right side, just past the Chapel of the Patron Saints is the Polish Chapel of Our Lady of Czestochowa. The Chapel is behind an iron gate, made by Alberto Bisello di Perugia (1958), with two crowned eagles that are the emblem of Poland.
Polish
Chapel of Our Lady of Czestochowa
Polish Chapel of Our Lady of Czestochowa
John
Paul II Coat of Arms
Polish
Chapel - Pius XII Inscription
Polish Chapel of Our Lady of Czestochowa
Vatican Grottoes
Following the
Clementinian peribolos (semi-circular corridor) on the right side, just past
the Chapel of the Patron Saints is the Polish Chapel of Our Lady of
Czestochowa. The Chapel is behind an iron gate, made by Alberto Bisello di
Perugia (1958), with two crowned eagles that are the emblem of Poland.
On May 3, 1953, the feast
of the Blessed Virgin Mary the Queen of Poland, Pope Pius XII received a
request from the Polish Archbishop Joseph Felix Gawlina and His Eminence
Casimiro Papee, the Extraordinary Ambassador and Plenipotentiary of Poland to
the Holy See, to "build an altar dedicated to the Blessed Virgin close to
the sepulcher of Peter."
Mr. Francesco Vacchini,
the technical director of the Fabbrica di San Pietro, was responsible for the
elaboration of the project. After preliminary research, the work started in
1956 and the project involved not just the construction of an altar but of a
proper chapel dedicated to Our Lady of Czestochowa to be built next to the
Irish chapel.
The project was realized
with the generous support of Rev. Alfonso A. Skoniecki, an American prelate of
Polish origin, the parish priest of the church of SS Peter and Paul of Three
Rivers, Massachusetts (cf. the small plaque to the right from the entrance).
The donation was made on the occasion of the 40th anniversary of priesthood.
On January 14, 1958, in
his apartment Pope Pius XII blessed the mosaic of the Madonna of Czestochowa to
be placed above the altar which, at the time, sat against the wall. On Sunday,
June 3, 1958, the feast of the Holy Trinity, Cardinal Federico Tedeschini,
Arch-priest of the Vatican basilica, in a solemn rite blessed the chapel and
consecrated the altar.
On February 23, 1982, on
the 6th centenary of the Marian sanctuary in Czestochowa, John Paul II
inaugurated the prolonged chapel with a wider presbytery and new altar. The
work in the chapel was supervised by Prof. Giuseppe Zander and was realized
thanks to the generosity of the Knights of Columbus (cf. small plaque to the
left from the entrance). The Pope belssed the new image of the Madonna that is
a faithful copy of the original and was painted on three panels of lime wood by
the Polish artist Anna Torwirtowa.
The chapel is divided
into spans by pillars and brick arches. The gracious aedicula hanging in the apse
on the yellow marble base dominates the chapel. The tympanum is supported on
two ancient marble columns, with the image of the Madonna inside. The present
icon is a mosaic reproduction by the Mosaic Studio della Fabbrica di San Pietro
and was blessed by John Paul II on September 28, 1992. On the sides are four
bas-reliefs representing the Evangelists from the ciborium of the Holy Lance of
Innocent VIII (1495)
The altar is made of two
Ionic capitals holding a marble table from the altar of Blessed Pius X before
his canonization. It sits in the center of an eight-point star in yellow marble
inscribed in an oval in the paving of the presbytery.
The walls are decorated
with bas-reliefs representing Polish saints with their names written on the
scrolls below. They are: SS Stanislaus and Adalbert, Bishops and Martyrs; St
Stanislaus Kostka, S.J.; St Andrew Bobola, S.J.; St Hyacinth O.P.; St John
Cantius; St Hedwig and St Casimir. The travertine sculptures were made by
Michal Paszyn in 1957.
Close to the entrance are
the tow most recent sculptures of St Maximilian Kolbe by Pierino di Pasqua
(October 1987) and St Albert Chmielowski by Stefan Duonsa (September 1993).
The floor is paved with
red Verona marble with stripes of azzulina stone from Maceira. The polychrome
marble coat-of-arms of John Paul II was made in 1982. On the sides of the gate
are two Lain epigraphs: one, composed by Mons. Antonio Bacci commemorates the
inauguration of the chapel in 1958 with the placet of Pius XII; the other
commemorates the work of enlargement completed in 1982.
Source: Roma Sacra The
Vatican Grottoes, © Fabbrica of St. Peter's, June 2003
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Madonna
col Bambino incoronati - icona - Black Madonna of Częstochowa
VIAGGIO
APOSTOLICO IN POLONIA (31 MAGGIO-10 GIUGNO 1997)
Cappella Jasna Góra (Częstochowa)
Mercoledì, 4 Giugno 1997
Madre di Jasna Góra e Regina,
vengo oggi a Te in un pellegrinaggio di fede, per ringraziarti per l'incessante
protezione su tutta la Chiesa e su di me, specialmente durante i cinquant'anni
del mio sacerdozio e quelli del mio servizio sulla Sede di Pietro.
Con grande fiducia mi presento
in questo santo luogo è sul Colle di Jasna Góra, così caro al mio cuore, per
esclamare una volta ancora: Madre di Dio e nostra, Ti ringrazio di essere la
Stella Polare della costruzione di un futuro migliore per il mondo, di essere
Patrona dell'edificazione della civiltà dell'amore in tutto il genere umano.
Madre, Ti prego umilmente, circonda con la tua materna protezione i giorni e
gli anni che ci separano ancora dall'anno Duemila. Affido alla tua
intercessione la preparazione al Grande Giubileo del Cristianesimo. Aiuta tutte
le nazioni del mondo ad iniziare il nuovo millennio in unione a Cristo - Re dei
secoli.
Madre della Chiesa,
Vergine Ausiliatrice, nell'umiltà della fede di Pietro porto ai tuoi piedi
tutta la Chiesa, tutti i continenti, paesi e nazioni, che hanno creduto in Gesù
Cristo e hanno riconosciuto in lui il segno guida nel cammino attraverso la
storia. Qui porto, o Madre, l'umanità intera, anche coloro che stanno ancora in
cerca della via verso Cristo. Sii la loro guida ed aiutali ad aprirsi al Dio
che viene. Ti porto nella preghiera i popoli dell'Oriente e dell'Occidente, del
Nord e del Sud, ed affido alla tua materna sollecitudine tutte le famiglie
delle nazioni. Madre della fede della Chiesa, come perseveravi, nel Cenacolo di
Gerusalemme, in preghiera con i discepoli di Cristo, così sii oggi con noi nel
Cenacolo della Chiesa verso il secondo millennio della fede ed ottienici la
grazia di aprirci al dono dello Spirito di Dio.
Tempio dello Spirito
Santo, oggi nel Santuario di Jasna Góra ti rendo grazie per ogni bene divenuto
la parte della mia nazione in anni di profonde trasformazioni. Durante il mio
primo pellegrinaggio in Patria, implorai perchè su di essa venisse riversato lo
Spirito Santo, invocando: "Scenda il tuo Spirito! E rinnovi la faccia
della terra. Di questa Terra" (Giovanni Paolo II, Omelia
a Piazza della Vittoria - Varsavia, 2 giugno 1979: Insegnamenti di Giovanni
Paolo II, II, 1 (1979) 1391). Più tardi ho visitato la terra polacca con le
Tavole del Decalogo. Qui ho anche portato i giovani di tutto il mondo. Sono
sempre tornato nella mia Patria per un bisogno del cuore, recando un messaggio
di fede, di speranza e di carità.
La storia della nostra
Patria sulla Vistola è segnata con la testimonianza della fede di
sant'Adalberto, ed anche di tanti santi polacchi e candidati agli altari, ed
anche con la fatica di molte generazioni, che consolidavano la Polonia fedele a
Cristo. Per dieci secoli siamo rimasti una Nazione battezzata, fedele a Te, al
tuo Figlio, alla sua Croce e al Vangelo, alla Santa Chiesa e ai suoi Pastori.
Vengo oggi a Te, o Madre,
per esortare i miei Fratelli e le mie Sorelle a perseverare accanto a Cristo e
alla sua Chiesa, per incoraggiare ad un sapiente uso della libertà
riacquistata, nello spirito di ciò che c'è di più bello nella nostra tradizione
cristiana.
Regina della Polonia,
ricordando con gratitudine la tua protezione materna, Ti affido la mia Patria,
le trasformazioni sociali, economiche e politiche, che in essa avvengono. Che
il desiderio del comune bene superi l'egoismo e le divisioni. Che tutti coloro
che esercitano un servizio pubblico vedano in Te l'umile Ancella del Signore,
imparino a servire e a riconoscere i bisogni dei connazionali, come l'hai fatto
Tu a Cana di Galilea, affinché la Polonia possa diventare una Nazione in cui
regnano l'amore, la verità, la giustizia e la pace. Venga glorificato in essa
il nome del tuo Figlio.
Fedele Figlia dell'eterno
Padre, Tempio dell'Amore che abbraccia il cielo e la terra, affido a Te il
servizio della Chiesa nel mondo, che ha tanto bisogno d'amore. Madre di Dio,
Madre dell'unigenito Figlio, che ci diede come principio di vita il comandamento
nuovo dell'amore, ottienici di diventare costruttori di un mondo solidale, in
cui la pace sconfigga la guerra, e la civiltà della morte venga sostituita
dall'amore per la vita.
Che il Congresso
Eucaristico Internazionale in terra polacca diventi per tutte le nazioni
l'inizio di un miracolo di trasformazione nello spirito della libertà, portata
dal Vangelo di Cristo. Che l'umanità si ponga con fermezza accanto a Dio, al
quale appartiene il mondo intero.
Madre dell'Unità e della
Pace, rafforza il legame di comunione nella Chiesa del tuo Figlio, ravviva gli
sforzi ecumenici, affinché tutti i cristiani, in virtù dello Spirito Santo,
diventino una famiglia di sorelle e di fratelli di Gesù Cristo, unico Salvatore
del mondo ieri, oggi e sempre (cfr Eb 13, 8).
Vergine, Madre di Dio,
aiutaci ad entrare nel terzo millennio del cristianesimo attraverso la porta
santa della fede, della speranza e della carità.
O clemente, o pia, o
dolce Vergine Maria, accetta la nostra fiducia, rafforzala nei nostri cuori e
presentala davanti al volto del Dio unico nella Santissima Trinità. Amen.
© Copyright 1997 -
Libreria Editrice VaticanaCopyright © Dicastero per la Comunicazione
Cudowny
Obraz Matki Bożej Jasnogórskiej w sukience brylantowej i koronami papieża św. Piusa X
L'image
de Notre-Dame de Częstochowa revêtue de la robe aux diamants et des couronnes
du pape saint Pie X.
Madonna di Czestochowa
Il tesoro più prezioso di
Jasna Gòra è il Quadro Miracoloso della Madonna. Ciò che rese in breve tempo
Jasna Gòra il più famoso santuario del paese, che già contava numerosi luoghi
di culto mariano, non fu forza della tradizione che vuole l'Evangelista Luca
autore del quadro, né la perlazione dei reali che da sempre avevano cara Jasna
Gòra: Ciò che rese questo luogo famoso è la presenza miracolosa dell'Immagine
che ha sempre richiamato pellegrini da tutta la Polonia e dal mondo intero,
come attestano i numerosissimi ex-voto.
Sui dolci pendii di Jasna
Gòra, la “montagna luminosa”, che circonda la città di Czestochowa, il
santuario è adagiato su una collina di bianche rocce, nella parte occidentale
della città. I polacchi sono abituati a legare a questo Santuario le numerose
vicende della loro vita: i momenti lieti come quelli tristi, le decisioni
solenni, come la scelta del proprio indirizzo di vita, la vocazione religiosa
oppure il matrimonio, la nascita dei figli, gli esami di maturità... Essi si
sono abituati a venire con i loro problemi a Jasna Gòra per confidarli alla
Madre Celeste, davanti alla sua Immagine Miracolosa. Questa Immagine si può
dire che è il cuore del santuario di Jasna Gòra ed è anche quella forza,
misteriosa e profonda, che attira ogni anno folle sterminate di pellegrini,
dalla Polonia e da ogni altro luogo del mondo.
Il dipinto della Madonna
ha una storia complessa. La tradizione dice infatti che sia stato realizzato da
San Luca su di un legno che formava il tavolo adoperato per la preghiera e per
il cibo dalla Sacra Famiglia. L’evangelista avrebbe composto a Gerusalemme due
quadri allo scopo di tramandare l’incomparabile bellezza di Maria. Uno di essi,
arrivato in Italia, è tuttora oggetto di culto a Bologna; l’altro, fu dapprima
portato a Costantinopoli e deposto in un tempio dall’imperatore Costantino.
Successivamente fu donato al principe russo Leone, che prestava servizio
nell'esercito romano, il quale trasferì l’inestimabile reliquia in Russia dove,
per numerosi miracoli, fu intensamente venerata.
Nel corso della guerra
intrapresa da Casimiro il Grande, il quadro fu nascosto nel castello di Beltz e
finalmente affidato ai principe di Opole. Questi, alla vigilia di una dura
battaglia contro le truppe tartare e lituane che assediavano Beltz, aveva
invocato la sacra immagine e, dopo la sospirata vittoria, indicò Maria come
Madre e Regina. Si racconta anche che, durante l’assedio, un tartaro ferisse
con una freccia il bellissimo volto della Vergine dalla parte destra e che,
dopo la sacrilega profanazione, una fittissima nebbia, sorta d'improvviso,
mettesse in difficoltà gli assedianti. Il principe, allora, approfittando del
momento favorevole, si gettò con le truppe contro il nemico e lo
sconfisse.
Altri documenti
assicurano che, terminata l’amministrazione del principe Ladislao nella Russia,
il quadro fu caricato su di un carro con l’intenzione di portarlo nella Slesia
ma, tra lo stupore di tutti, i cavalli, pur ripetutamente sferzati, non si
muovevano. Il principe ordinò allora di attaccarne di nuovi, senza però
ottenere alcun risultato. Sconvolto, si inginocchiò a terra e promise di
trasferire la venerata effigie sul colle di Czestochowa, nella piccola chiesa
di legno. In seguito egli avrebbe innalzato una basilica nel medesimo luogo ad
onore di Dio onnipotente, della Vergine Maria e di tutti i Santi e,
contemporaneamente realizzato un convento per i frati eremiti dell’Ordine di
San Paolo.
Ma le vicissitudini della
Madonna Nera non erano ancora finite. Nel 1430 alcuni seguaci dell’eretico
Giovanni Hus, provenienti dai confini della Boemia e Moravia, sotto la guida
dell’ucraino Federico Ostrogki, attaccarono e predarono il convento. Il quadro
fu strappato dall’altare e portato fuori dinanzi alla cappella, tagliato con la
sciabola in più parti e la sacra icona trapassata da una spada. Gravemente
danneggiato, fu perciò trasferito nella sede municipale di Cracovia e affidato
alla custodia del Consiglio della città; dopo un accurato esame, il dipinto
venne sottoposto ad un intervento del tutto eccezionale per quei tempi, in cui
l’arte del restauro era ancora agli inizi. Ecco allora come si spiega che
ancora oggi siano visibili nel quadro della Madonna Nera gli sfregi arrecati al
volto della Santa Vergine.
Secondo i critici d’arte
il Quadro di Jasna Gòra sarebbe stato in origine un’icona bizantina, del genere
“Odigitria” (“Colei che indica e guida lungo la strada”), databile tra il VI e
il IX secolo. Dipinta su una tavola di legno, raffigura il busto della Vergine
con Gesù in braccio. Il volto di Maria domina tutto il quadro, con l’effetto
che chi lo guarda si trova immerso nello sguardo di Maria: egli guarda Maria
che, a sua volta, lo guarda.
Anche il volto del
Bambino è rivolto al pellegrino, ma non il suo sguardo, che risulta in qualche
modo fisso altrove. I due volti hanno un’espressione seria, pensierosa, che dà
anche il tono emotivo a tutto il quadro. La guancia destra della Madonna è
segnata da due sfregi paralleli e da un terzo che li attraversa; il collo
presenta altre sei scalfitture, due delle quali visibili, quattro appena
percettibili.
Gesù, vestito di una
tunica scarlatta, riposa sul braccio sinistro della Madre. La mano sinistra
tiene il libro, la destra è sollevata in gesto di sovranità e benedizione. La
mano destra della Madonna sembra indicare il Bambino. Sulla fronte di Maria è
raffigurata una stella a sei punte. Attorno ai volti della Madonna e di Gesù
risaltano le aureole, la cui luminosità contrasta con l’incarnato dei loro
visi.
Dopo la profanazione e il
restauro, la fama del santuario crebbe enormemente e aumentarono i
pellegrinaggi, a tal punto che la chiesa originaria si rivelò insufficiente a
contenere il numero dei fedeli. Per questo motivo, già nella seconda metà del
secolo XV, accanto alla Cappella della Madonna, fu dato avvio alla costruzione
di una chiesa gotica a tre ampie navate.
Nel 1717 il quadro
miracoloso della Madonna di Jasna Góra fu incoronato col diadema papale e, a
cominciare dal secolo scorso, numerose chiese a lei dedicate furono erette in tutto
il mondo: attualmente se ne contano circa 350, di cui 300 soltanto nella
Polonia.
La fama sempre crescente
dell’immagine miracolosa della Madre di Dio fece sì che l’antico monastero
diventasse nel corso degli anni mèta costante di devoti pellegrinaggi. Il culto
della Madonna Nera di Czestochowa si è esteso così fino al continente
americano, in Australia, in Africa e anche in Asia. Una devozione che non ha
confini, che ha toccato il cuore di molti, e che è stata particolarmente cara –
come ogni polacco che si rispetti – al nostro venerato Santo Padre, Giovanni
Paolo II, che di Maria è sempre stato il devoto più fedele.
Autore: Maria Di Lorenzo
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91095
The
image of the Holy Virgin of Częstochowa (derivative, after 1714), collection of
Radomysl
Castle[1]
Francesco affida alla
Madonna Nera l'intera umanità
Durante i consueti saluti
ai fedeli, al termine della catechesi dell'udienza generale, Francesco ricorda
la sua visita al Santuario di Czestochowa, e affida la Polonia e tutta
l’umanità alla materna protezione della Madonna Nera, nella festa odierna.
Nostro ospite è padre Michal Legan della diocesi di Jasna Gòra: "Il Papa
ci ha ricordato quanto possa essere felice una nazione che ha una Regina per
Madre e una Madre per Regina"
Emanuela Campanile -
Città del Vaticano
Nella giornata in cui la
Chiesa in Polonia celebra la Solennità della Madonna Nera di
Czestochowa, Papa Francesco ritorna indietro alla sua
visita "in quel Santuario"
in occasione
della XXXI GMG del 2016:
Mi unisco oggi alle
migliaia di pellegrini che vi si radunano, insieme all’Episcopato Polacco, per
affidare se stessi, le famiglie, la nazione e tutta l’umanità alla sua materna
protezione. Pregate la Madre Santissima, perché interceda per noi tutti, e
soprattutto per coloro che in diversi modi soffrono a causa della pandemia, e
porti a loro un sollievo.
Ed è proprio da
"quel Santuario" costruito sulle colline di Jasna Gòra -
letteralmente “montagna luminosa” - che padre Michal Legan portavoce
del Santuario, racconta l'eredità dell'incontro con Papa Francesco ma, prima di
tutto, l'indissolubile legame della Polonia con la Madonna Nera.
SOURCE : https://www.vaticannews.va/it/papa/news/2020-08/papa-francesco-dopo-udienza-gmg-polonia.html
Capilla
Madre de Dios Czestochowa (Wanda, Provincia de Misiones, Argentina
PEREGRINACIÓN
APOSTÓLICA A POLONIA
Czestochowa - Jasna Gora
Lunes 4 de junio de 1979
1. "Virgen santa,
que defiendes la clara Czestochowa...". Me vienen de nuevo a la mente
estas palabras del poeta Mickiewicz, que, al comienzo de su obra Pan Tadeusz,
en una invocación a la Virgen ha expresado lo que palpitaba y palpita en el
corazón de todos los polacos, sirviéndose del lenguaje de la fe y del de la tradición
nacional. Tradición que se remonta a unos 600 años, esto es, a los tiempos de
la Reina Santa Eduvigis, en los albores de la dinastía Jagellónica.
La imagen de Jasna Góra
expresa una tradición, un lenguaje de fe, todavía más antiguo que nuestra
historia, y refleja, al mismo tiempo, todo el contenido de la
"Bogurodzica" que meditamos ayer en Gníezno, recordando la misión de
San Wojciech (San Adalberto) y remontándonos a los primeros momentos del
anuncio del Evangelio en tierra polaca.
La que una vez había
hablado con el canto, ha hablado después con esta imagen suya, manifestando a
través de ella su presencia materna en la vida de la Iglesia y de la patria. La
Virgen de Jasna Góra ha revelado su solicitud materna para cada una de las almas;
para cada una de las familias; para cada uno de los hombres que vive en esta
tierra, que trabaja, lucha y cae en el campo de batalla, que es condenado al
exterminio, que lucha consigo mismo, que vence o pierde; para cada uno de los
hombres que debe dejar el suelo patrio para emigrar, para cada uno de los
hombres...
Los polacos se han
acostumbrado a vincular a este lugar y a este santuario las numerosas
vicisitudes de su vida: los diversos momentos alegres o tristes, especialmente
los momentos solemnes, decisivos, los momentos de responsabilidad, como la
elección de la propia dirección de la vida, la elección de la vocación, el
nacimiento de los propios hijos, los exámenes de madurez... y tantos otros
momentos. Se han acostumbrado a venir con sus problemas a Jasna Góra, para
hablar de ellos a la Madre celeste, la que tiene aquí no sólo su imagen, su
efigie —una de las más conocidas y veneradas en el mundo—, sino que está aquí
particularmente presente. Está presente en el misterio de Cristo y de la
Iglesia, como enseña el Concilio. Está presente para todos y cada uno de los
que peregrinan hacia Ella, aunque sólo sea con el alma y el corazón, cuando no
pueden hacerlo físicamente. Los polacos están habituados a esto. Están
habituados incluso los pueblos afines, naciones limítrofes. Cada vez más llegan
aquí hombres de toda Europa y de más allá de ella.
El cardenal primado, en
el curso de la gran novena, se expresaba sobre el significado del santuario de
Czestochowa en relación a la vida de la Iglesia con estas palabras: "¿Qué
ha sucedido en Jasna Góra? Hasta este momento no estamos en disposición de dar
una respuesta adecuada. Ha sucedido algo más de lo que se podía imaginar...
Jasna Góra se ha revelado como un vínculo interno en la vida polaca, una fuerza
que toca profundamente el corazón y tiene a toda la nación en humilde, pero
fuerte actitud de fidelidad a Dios, a la Iglesia y a su jerarquía. Para todos
nosotros ha sido una gran sorpresa ver la potencia de la Reina de Polonia
manifestarse de modo tan magnífico".
No es extraño, pues, que
también yo venga hoy aquí.
En efecto, he llevado
conmigo desde Polonia a la Cátedra de San Pedro en Roma, esta "santa
costumbre" del corazón, elaborada por la fe de tantas generaciones,
comprobada por la experiencia cristiana de tantos siglos y profundamente
arraigada en mi alma.
2. Varias veces vino aquí
el Papa Pío XI, naturalmente no como Papa, sino como Achille Ratti, primer
Nuncio en Polonia después de la reconquista de la independencia. Cuando,
después de la muerte de Pío XII, fue elegido para la Cátedra de Pedro el Papa
Juan XXIII, las primeras palabras que el nuevo Pontífice dirigió al primado de
Polonia, después del Cónclave, se referían a Jasna Góra. Recordó sus visitas
aquí, durante los años de su Delegación Apostólica en Bulgaria, y pidió sobre
todo una oración incesante a la Madre de Dios, por las intenciones inherentes a
su nueva misión. Su petición fue satisfecha cada día en Jasna Góra, y no sólo
durante su pontificado, sino también durante el de sus sucesores.
Todos sabemos cuánto
deseó venir aquí en peregrinación el Papa Pablo VI, tan vinculado a Polonia
desde el tiempo de su primer cargo diplomático en la Nunciatura de Varsovia. El
Papa que tanto se afanó por normalizar la vida de la Iglesia en Polonia,
particularmente en cuanto concierne al actual orden de las tierras del Oeste y
del Norte. ¡El Papa de nuestro milenio! Precisamente quería encontrarse aquí
como peregrino para este milenio, junto a los hijos e hijas de la nación
polaca.
Después que el Señor
llamó a Sí al Papa Pablo VI en la solemnidad de la Transfiguración del año
pasado, los cardenales eligieron a su sucesor el 26 de agosto, día en que en
Polonia, sobre todo en Jasna Góra, se celebra la solemnidad de la Virgen de
Czestochowa. La noticia de la elección del nuevo Pontífice Juan Pablo I fue
comunicada a los fieles por el obispo de Czestochowa, precisamente durante la
celebración vespertina.
¿Qué debo decir de uní, a
quien, después del pontificado de apenas 33 días de Juan Pablo I, correspondió,
por inescrutable designio de la Providencia, aceptar la heredad y la sucesión
apostólica en la Cátedra de San Pedro, el 16 de octubre de 1978? ¿Qué debo
decir yo, primer Papa no italiano después de 455 años? ¿Qué debo decir yo, Juan
Pablo II, primer Papa polaco en la historia de la Iglesia? Os diré: ese 16 de
octubre, en que el calendario litúrgico de la Iglesia en Polonia recuerda a
Santa Eduvigis, recordé el 26 de agosto, el Cónclave precedente y la elección
acaecida en la solemnidad de la Virgen de Jasna Góra. No sentí siquiera la
necesidad de decir, como mis predecesores, que contaba con las oraciones
depositadas ante la imagen de Jasna Góra. La llamada de un hijo de la nación
polaca a la Cátedra de Pedro contiene un evidente y fuerte vínculo con este
lugar santo, con este santuario de gran esperanza: Totus tuus, había susurrado
tantas veces en la oración ante esta imagen.
3. Y he aquí que hoy
estoy de nuevo con vosotros todos, queridísimos hermanos y hermanas: con
vosotros, queridísimos compatriotas, contigo, cardenal primado de Polonia, con
todo el Episcopado, al que he pertenecido durante más de 20 años como obispo,
arzobispo metropolitano de Cracovia, como cardenal. Hemos venido aquí tantas
veces, a este santo lugar, en vigilante escucha pastoral para oír latir el
corazón de la Iglesia y de la patria en el corazón de la Madre. En efecto,
Jasna Góra es no sólo meta de peregrinación para los polacos de la madre patria
y de todo el mundo, sino también el santuario de la nación. Es necesario
prestar atención a este lugar santo para sentir cómo late el corazón de la
nación en el corazón de la Madre. Este corazón, en efecto, late, como sabemos,
con todas las citas de la historia, con todas las vicisitudes de la vida
nacional: en efecto, ¡cuántas veces ha vibrado con los gemidos de los
sufrimientos históricos de Polonia, pero también con los gritos de alegría y de
victoria! La historia de Polonia se puede escribir de diversos modos;
especialmente la de los últimos siglos se puede interpretar en clave diversa.
Sin embargo, si queremos saber cómo interpreta esta historia el corazón de los
polacos, es necesario venir aquí, es necesario sintonizar con este santuario,
es necesario percibir el eco de la vida de toda la nación en el corazón de su
Madre y Reina. Y si este corazón late con tono de inquietud, si resuenan en él
los afanes y el grito por la conversión y el reforzamiento de las conciencias.
es necesario acoger esta invitación. Nace del amor materno, que a su modo forma
los procesos históricos en la tierra polaca.
Los últimos decenios han
confirmado y hecho más intensa esta unión entre la nación polaca y su Reina.
Ante la Virgen de Czestochowa fue pronunciada la consagración de Polonia al
Corazón Inmaculado de María, el 8 de septiembre de 1946. Diez años después, se
renovaron en Jasna Góra los votos del Rey Jan Kazimierz, en el 300 aniversario
de cuando él, después de un periodo de "diluvio" (invasión de los
suecos en el siglo XVIII) proclamó a la Madre de Dios Reina del reino polaco.
En esa efemérides comenzó la gran novena de nueve años, como preparación al
milenio del bautismo de Polonia. Y finalmente, el mismo año del milenio, el 3
de mayo de 1966, aquí, en este lugar, el primado de Polonia pronunció el acto
de total esclavitud a la Madre de Dios, por la libertad de la Iglesia en
Polonia y en todo el mundo. Este acto histórico fue pronunciado aquí, ante
Pablo VI, físicamente ausente, pero presente en espíritu, como testimonio de
esa fe viva y fuerte, que esperan y exigen nuestros tiempos. El acto habla de
la "esclavitud" y esconde en sí una paradoja semejante a las palabras
del Evangelio, según las cuales, es necesario perder la propia vida para
encontrarla de nuevo (cf. Mt 10, 39). En efecto, el amor constituye la
perfección de la libertad, pero, al mismo tiempo, "el pertenecer", es
decir, el no ser libres, forma parte de su esencia. Pero este "no ser
libres" en el amor, no se concibe como una esclavitud, sino como una
afirmación de libertad y como su perfección. El acto de consagración en la
esclavitud indica, pues, una dependencia singular y una confianza sin limites.
En este sentido la esclavitud (la no-libertad) expresa la plenitud de la
libertad. del mismo modo que el Evangelio habla de la necesidad de perder la
vida para encontrarla de nuevo en su plenitud.
Las palabras de este
acto, pronunciadas con el lenguaje de las experiencias históricas de Polonia,
de sus sufrimientos y también de sus victorias, encuentran su resonancia
precisamente en este momento de la vida de la Iglesia y del mundo, después de
la clausura del Concilio Vaticano II, que —como justamente pensamos— ha abierto
una nueva era. Ha iniciado una época de conocimiento profundo del hombre, de
sus "gozos y esperanzas y también de sus tristezas y angustias", como
afirman las primeras palabras de le Constitución pastoral Gaudium
et spes. La Iglesia, consciente de su gran dignidad y de su vocación
magnifica en Cristo, desea ir al encuentro del hombre. La Iglesia desea
responder a los eternos y a la vez siempre actuales interrogantes de los
corazones y de la historia humana, y por esto realizó durante el Concilio una
obra de conocimiento profundo de sí misma, de la propia naturaleza, de la
propia misión, de los propios deberes. El 3 de mayo de 1966 el Episcopado
polaco añade a esta obra fundamental del Concilio el propio acto de Jasna Góra:
la consagración a la Madre de Dios por la libertad de la Iglesia en el mundo y
en Polonia. Es un grito que parte del corazón y de la voluntad: grito de todo
el ser cristiano, de la persona y de la comunidad por el pleno derecho de
anunciar el mensaje salvífico; grito que quiere hacerse universalmente eficaz
arraigándose en la época presente y en la futura. ¡Todo por medio de María!
Esta es la interpretación auténtica de la presencia de la Madre de Dios en el
misterio de Cristo y de la Iglesia, como proclama el capítulo VIII de la
Constitución Lumen
gentium. Esta interpretación se ajusta a la tradición de los Santos, como
Bernardo de Claraval, Grignon de Montfort, Maximiliano Kolbe.
4. El Papa Pablo VI
aceptó este acto de consagración como fruto de la celebración del milenio
polaco en Jasna Góra, como da fe de ello su Bula, que se encuentra junto a la
imagen de la Virgen Negra de Czestochowa. Hoy su indigno sucesor, viniendo a
Jasna Góra, desea renovarlo el día después de Pentecostés, precisamente
mientras en toda Polonia se celebra la fiesta de la Madre de la Iglesia. Por
primera vez el Papa celebra esta solemnidad expresando junto con vosotros,
venerables y queridísimos hermanos, el reconocimiento a su gran predecesor que,
desde los tiempos del Concilio, comenzó a invocar a María con el título de
Madre de la Iglesia.
Este título nos permite
penetrar en todo el misterio de María, desde el momento de la Inmaculada
Concepción, a través de la Anunciación, la Visitación v el Nacimiento de Jesús
en Belén, hasta el Calvario. El nos permite a todos nosotros encontrarnos de
nuevo —como nos lo recuerda la lectura de hoy— en el Cenáculo, donde los
Apóstoles junto con María, Madre de Jesús, perseverando en oración, esperando,
después de la Ascensión del Señor, el cumplimiento de la promesa, es decir, la
venida del Espíritu Santo, para que pueda nacer la Iglesia. En el nacimiento de
la Iglesia participa de modo particular Aquella a quien debemos el nacimiento
de Cristo. La Iglesia, nacida una vez en el Cenáculo de Pentecostés, continúa
naciendo en cada cenáculo de oración. Nace para convertirse en nuestra Madre
espiritual a semejanza de la Madre del Verbo Eterno. Nace para revelar las
características y la fuerza de esa maternidad —maternidad de la Madre de Dios—,
gracias a la cual podemos "ser llamados hijos de Dios, y serlo
realmente" (1 Jn 3, 1). De hecho, la paternidad santísima de Dios, en su
economía salvífica, se ha servido de la maternidad virginal de su humilde
esclava, para realizar en los hijos del hombre la obra del Autor divino.
Queridos compatriotas,
venerables y queridísimos hermanos en el Episcopado, Pastores de la Iglesia en
Polonia, ilustrísimos huéspedes y vosotros, fieles todos, permitid que, corno
Sucesor de San Pedro, hoy aquí presente con vosotros, confíe toda la Iglesia a
la Madre de Cristo, con la misma fe viva, con la misma esperanza heroica, con
que lo hicimos el día memorable del 3 de mayo del milenio polaco.
Permitid que yo traiga
aquí, como he hecho hace tiempo en la basílica romana de Santa María la Mayor y
después en México, en el santuario de Guadalupe, los misterios de los
corazones, los dolores y los sufrimientos y, en fin, las esperanzas y esperas
de estos últimos años del siglo XX de la era cristiana.
Permitid que confíe todo
esto a María.
Permitid que se lo confíe
de modo nuevo y solemne.
Soy hombre de gran
confianza.
He aprendido a serlo
aquí.
* * *
"Gran Madre de Dios
hecho hombre, Virgen Santísima, Señora nuestra de Jasna Góra...".
Con estas palabras los
obispos polacos se dirigieron tantas veces a Ti en Jasna Góra, llevando en el
corazón las experiencias y las penas, las alegrías y los dolores, y sobre todo
la fe, la esperanza y la caridad de sus compatriotas.
Me sea lícito comenzar
hoy con las mismas palabras el nuevo acto de consagración a Nuestra Señora de
Jasna Góra, que nace de la misma fe, esperanza y caridad, de la tradición de
nuestro pueblo, de la que he participado tantos años, y al mismo tiempo nace de
los nuevos deberes que, gracias a Ti, oh María, me han sido confiados a mi.
hombre indigno y al mismo tiempo tu hijo adoptivo.
Me decían tanto siempre
las palabras que tu Hijo unigénito, Jesucristo, Redentor del hombre, dirigió
desde lo alto de la cruz, indicando a Juan, Apóstol y Evangelista: "Mujer,
he ahí a tu hijo" (Jn 19. 26). En estas palabras encontraba siempre
señalado el puesto para cada uno de los hombres y para mí mismo.
Hoy, por los
inescrutables designios de la Providencia divina, presente aquí en Jasna Góra,
en mi patria terrena, Polonia, deseo confirmar ante todo los actos de
consagración y de confianza, que en diversos momentos —numerosas veces y de
varias formas— han pronunciado el cardenal primado y el Episcopado polaco. De
modo muy especial deseo confirmar y renovar el acto de consagración pronunciado
en Jasna Góra, el 3 de mayo de 1966, con ocasión del milenio de Polonia; con
este acto los obispos polacos, entregándose a Ti, Madre de Dios, "a tu
materna esclavitud de amor", querían servir a la gran causa de la libertad
de la Iglesia, no sólo en la propia patria, sino en todo el mundo. Algunos años
después, el 7 de junio de 1976, ellos te han consagrado toda la humanidad,
todas las naciones y los pueblos del mundo contemporáneo, a sus hermanos
cercanos por la fe, la lengua y los destinos comunes de la historia,
extendiendo esta consagración hasta los más lejanos limites del amor, como lo
exige tu Corazón: Corazón de Madre que abraza a cada uno y a todos en cualquier
parte y siempre.
Deseo hoy, al llegar a
Jasna Góra como primer Papa-peregrino, renovar este patrimonio de confianza, de
consagración y de esperanza, que aquí con tanto entusiasmo han acumulado mis
hermanos en el Episcopado y mis compatriotas.
Y, por tanto, te confío,
oh Madre de la Iglesia, todos los problemas de esta Iglesia; toda su misión,
todo su servicio. mientras está para concluir el segundo milenio de la historia
del cristianismo en la tierra.
¡Esposa del Espíritu
Santo y Trono de la Sabiduría! A tu intercesión debemos la magnífica visión y
el programa de renovación de la Iglesia en nuestra época, que ha encontrado su
expresión en la enseñanza del Concilio Vaticano II. Haz que hagamos de esta
visión y de este programa el objeto de nuestra acción, de nuestro servicio, de
nuestra enseñanza, de nuestra pastoral, de nuestro apostolado, en la misma
verdad, sencillez y fortaleza con que nos lo ha hecho conocer el Espíritu Santo
en nuestro humilde servicio. Haz que toda la Iglesia se regenere, tomando de
esta nueva fuente el conocimiento de la propia naturaleza y misión, no de otras
"cisternas" extrañas o envenenadas (cf. Jer 8, 14).
Ayúdanos en este gran
esfuerzo que estamos realizando para encontrarnos de modo cada vez más maduro
con nuestros hermanos en la fe, a los que nos unen tantas cosas, aunque todavía
haya algo que nos separa. Haz que a través de todos los medios del
conocimiento, del respeto recíproco, del amor, de la colaboración común en
diversos campos, podamos descubrir gradualmente el plan divino de esa unidad en
la que debemos entrar nosotros e introducir a todos, para que el único redil de
Cristo reconozca y viva su unidad en la tierra. ¡Oh Madre de !a unidad,
enséñanos siempre los caminos que llevan a ella!
Permítenos caminar en el
futuro al encuentro de todos los hombres y de todos los pueblos, que por vías
de religiones diversas buscan a Dios y quieren servirlo. Ayúdanos a todos a
anunciar a Cristo y a manifestar "la fuerza y la sabiduría divina" (1
Cor 1, 24) escondida en su cruz. ¡Tú que lo manifestaste la primera en Belén no
sólo a los pastores sencillos y fieles, sino también e los sabios de países
lejanos!
¡Madre del Buen Consejo!
Indícanos siempre cómo debemos servir al hombre, a la humanidad en cada nación,
cómo conducirla por los caminos de le salvación. Cómo proteger la justicia y la
paz en el mundo. amenazado continuamente por varias partes. Cuán vivamente
deseo, con ocasión de este encuentro de hoy, confiarte todos estos difíciles
problemas de la sociedad, de los sistemas y de los Estados, problemas que no
pueden resolverse con el odio, la guerra y la autodestrucción, sino sólo con la
paz. la justicia. el respeto a los derechos de los hombres y de las naciones.
¡Oh Madre de la Iglesia!
¡Haz que la Iglesia goce de libertad y de paz para cumplir su misión salvífica.
y que para este fin se haga madura con una nueva madurez de fe y de unidad
interior! ¡Ayúdanos a vencer las oposiciones y las dificultades! ¡Ayúdanos a
descubrir de nuevo toda la sencillez y la dignidad de la vocación cristiana!
Haz que no falten "los obreros en la viña del Señor". ¡Santifica a
las familias! ¡Vela sobre el alma de los jóvenes y sobre el corazón de los
niños! Ayuda a superar las grandes amenazas morales que afectan a los ambientes
fundamentales de la vida y del amor. Obtén para nosotros la gracia de renovarnos
continuamente, a través de toda la belleza del testimonio dado por la cruz y la
resurrección de tu Hijo.
Oh, Madre, cuántos
problemas habría debido presentarte en este encuentro, detallándolos uno por
uno. Te los confío todos, porque Tú los conoces mejor que nosotros y los tomas
a tu cuidado.
Lo hago en el lugar de la
gran consagración, desde el que se abraza no sólo a Polonia, sino a toda la
Iglesia en las dimensiones de países y continentes: toda la Iglesia en tu
Corazón materno.
Oh Madre, te ofrezco y te
confío aquí, con inmensa confianza, la Iglesia entera, de la que soy el primer
servidor. Amén.
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NUESTRA SEÑORA DE CZESTOCHOWA.
Es la advocación mariana más venerada de Polonia y que
es la patrona del país.
La Virgen Negra de Czestochowa es un icono de la Virgen María, que es la más venerada reliquia de Polonia y uno de sus símbolos nacionales.
HISTORIA:
Su historia está rodeada de numerosas leyendas que
remonta el origen del icono hasta san Lucas: según una leyenda, después de la
crucifixión de Jesús, cuando la Virgen María se trasladó a la casa de san Juan,
llevó consigo algunos artículos personales, entre ellos una mesa hecha por el
mismo Redentor en el taller de san José. Se cuenta que, cuando las mujeres
piadosas de Jerusalén le pidieron a san Lucas que hiciese una pintura de la
Madre de Dios; fue la parte superior de esta mesa la que el Apóstol utilizó
para pintar la imagen. Mientras aplicaba los broches y la pintura, Lucas
escuchó con atención como la María le hablaba de la vida de su Hijo; muchos de
estos hechos fueron plasmados en su Evangelio.
La leyenda cuenta que la imagen permaneció en los
alrededores de Jerusalén hasta que fue descubierta por santa Elena, en el siglo
IV. El cuadro, junto con otras reliquias, fue trasladado a la ciudad de
Constantinopla, donde el hijo de santa Elena, el emperador Constantino el
Grande, erigió una Iglesia para su entronización.
Uno de los documentos más antiguos de Jasna Góra
establece que la pintura viajó desde Jerusalén, via Constantinopla, hasta
llegar finalmente a Czestochowa en agosto de 1382. Después de que la imagen
vino a formar parte de las posesiones del príncipe polaco, san Ladislao, fue
instalada en un lugar especial de su palacio en Belz. Poco tiempo después,
cuando el castillo fue asediado por los tártaros, una flecha enemiga penetró en
la capilla por una ventana hasta el icono, causando un rasguño en la garganta
de la Virgen María. La lesión permanece hasta el día de hoy, a pesar de los
muchos intentos hechos a través de los años para repararla.
Las crónicas narran que san Ladislao se determinó a
salvaguardar la imagen de las subsecuentes invasiones de los tártaros
trasladándola a Opala, su ciudad natal, donde estaría más segura. Este viaje lo
llevó hasta Czestochowa, lugar donde decidió pasar la noche. Durante esta breve
pausa de su viaje, la imagen fue trasladada a Jasna Gora (que significa
"colina luminosa"). Ahí fue colocada en una pequeña Iglesia de madera
llamada La Asunción. A la mañana siguiente, después de haber colocado la imagen
con sumo cuidado en su vagón correspondiente, los caballos se rehusaban a
moverse. Aceptando esto como una señal del cielo de que la imagen había de
permanecer en Czestochowa, san Ladislao hizo regresar la imagen solemnemente, a
la Iglesia de la Asunción. Esto ocurrió el día 26 de agosto de 1382, día que
aún se observa como fiesta de la imagen de Nuestra Señora.
La imagen estuvo nuevamente en peligro en el año 1655.
En aquel entonces, 12,000 suecos se enfrentaron a los 300 hombres que protegían
el santuario. Aunque grandemente superados en número, los protectores de la
Virgen lograron un gran éxito derrotando a los enemigos. Este evento condujo al
rey de Polonia Juan II Casimiro Vasa a "coronar" a Nuestra Señora de
Czestochowa ("la Virgen Negra") como Reina y Protectora de Polonia en
la Catedral de Lwów el 1 de abril de 1656.
La fama siempre creciente de la imagen milagrosa de la
Madre de Dios hizo que en poco tiempo el monasterio se convirtiera en meta de
continuos peregrinajes y que comenzara a recoger numerosísimos y preciosos
exvotos. El valor de tales dones enciende por desgracia la codicia: el 14 de
abril de 1430 (día de Pascua), una banda de ladrones husitas, procedentes de
Bohemia, de Moravia, y de Silesia, asaltaron el monasterio. Entrando en la
capilla de la Madre de Dios los ladrones quitaron del altar la imagen de la
Virgen, empobreciéndola de todos los objetos valiosos y estropeando su rostro
con las espadas. Seguidamente echaron el cuadro al suelo, rompiéndose en tres
partes según la narración de Piotr Risius, contenido en la obra "Historia
Pulchra" (1523).
Cercano a nuestros tiempos, el día 14 de septiembre de
1920, cuando el ejército ruso se estableció en el Río Vístula y se preparaba
para invadir la ciudad de Varsovia, el pueblo recurrió a la Virgen María. Al
día siguiente, fiesta de Nuestra Señora de los Dolores, el ejército ruso se
retiró después que la imagen de la Virgen apareció en una nube sobre la ciudad.
En la historia de Polonia, ésta victoria es conocida como El Milagro de
Vístula.
Debido a la Virgen Negra, Czestochowa es considerado como el más popular Santuario de Polonia, por el peregrinaje que realizan cada año muchos católicos polacos.
ICONO:
Los orígenes del icono y la fecha de su composición es
aún una acalorada discusión entre los especialistas. Esta dificultad en fechar
al icono, radica en el hecho de que la imagen original fue pintada después de
un serio daño hecho por expedicionarios husitas en 1430. El cuadro se restauró
en Cracovia en la corte del rey Wladislao Jagiello. Los restauradores intentaron
respetuosamente extender los colores sobre la tabla, pero estos desaparecían.
Hoy se sabe que la dificultad de restaurar un icono antiguo estaba en la
aplicación de colores al temple sobre una imagen encáustica. Después de
fracasar en la operación de restauración, los restauradores rascaron totalmente
la imagen antigua y pintaron una nueva sobre la tabla milagrosa. En los signos
del rostro de la Virgen pasaron el punzón para recordar la barbarie.
La pintura desarrolla una tradicional composición bien conocida en los iconos de la Iglesia Ortodoxa. La Virgen María es mostrada como la "Hodegetria" ("La que muestra el Camino"). En el, la Virgen dirige su atención fuera de ella, señalando con su mano derecha hacia Jesús como la fuente de salvación. A su vez, el Niño extiende su mano derecha hacia el observador en señal de bendición, levantando un libro con los evangelios en su mano izquierda. El icono muestra a Nuestra Señora con un manto adornado con flor de lis.
RECONOCIMIENTOS:
La imagen milagrosa fue reconocida oficialmente por el
Papa Clemente XI en el año 1717. La corona dada por el Papa fue utilizada
durante la primera coronación oficial de la imagen, pero este símbolo del
reinado de Nuestra Señora fue robado en el año 1909. La corona fue reemplazada
por una de oro incrustada con joyas, regalada por el Papa San Pío X.
El 13 de abril de 1904, el Papa san Pío X, a petición
del obispo polaco Stanislawa Zdzitowiecki aprobó la fiesta de la Virgen de
Czestochowa, que desde 1906 se celebra el 26 de agosto
Jan Casmir, Rey de Polonia, quien peregrinó allá en el
año 1656. Después de haber colocado su corona a los pies del altar de la
Virgen, prometió, "Yo, Jan Casmir, Rey de Polonia, os tomo a Vos como
Reina y Patrona de mi reino; coloco a mi pueblo y a mi ejército bajo vuestra
protección..." Mayo 3, el día en que se hizo este voto, fue designado por
el Papa Pío XI con la fiesta de María bajo el titulo de "Reina de
Polonia".
Los milagros atribuidos a la intercesión de Nuestra
Señora de Czestochowa son numerosos y espectaculares. La documentación de estos
milagros y curaciones se encuentra preservada en los archivos de los Padres
Paulinos en Jasna Gora.
En tiempos modernos, el Papa Juan Pablo II, ha
visitado varias veces a la Virgen de Czestochowa, siendo la primera en el año
1979, pocos meses después de haber sido elegido Papa.
SOURCE : https://hagiopedia.blogspot.com/2014/08/nuestra-senora-de-czestochowa.html
Kiot z Częstochowską
Ikoną Matki Bożej w prawosławnym soborze
metropolitalnym Świętej Równej Apostołom Marii Magdaleny w Warszawie
Châsse de l'icône de la Mère de Dieu de Częstochowa, dans la cathédrale
métropolitaine orthodoxe Sainte-Marie-Madeleine-Égale-aux-Apôtres, à Varsovie.
HOMILIA E ACTO
DE CONSAGRAÇÃO A NOSSA SENHORA
Santuário Mariano de Jasna Gora
Czestochowa, 4 de Junho de 1979
1. «Virgem Santa que
defendes a clara Czestochowa...». Vêm-me ao espírito estas palavras do poeta
Michiewicz, que, no princípio da sua obra «Pan Tadeusz», numa invocação à
Virgem expressou o que palpitava e ainda palpita no coração de todos os
polacos, servindo-se da linguagem da fé e da tradição nacional. Tradição que
remonta a cerca de 600 anos, isto é, aos tempos da beata Rainha Edviges, aos
alvores da dinastia Jagelónica. A imagem de Jasna Gora exprime uma tradição,
uma linguagem de fé, mais antiga ainda que a nossa história, e reflecte ao
mesmo tempo todo o conteúdo da «Bogurodzica», que ontem meditámos em Gniezno,
recordando a missão de São Wojciech (Adalberto) e remontando aos primeiros
momentos do anúncio do Evangelho em terra polaca.
Aquela que uma vez falara
com aquele canto, falou depois com esta sua Imagem, manifestando por meio dela
a sua maternal presença na vida da Igreja e da Pátria. A Virgem de Jasna Gora
revelou sempre solicitude materna por cada alma; por cada família; por cada
homem que vive nesta terra, trabalha, luta e cai no campo de batalha, é
condenado ao extermínio, combate contra si mesmo, vence ou perde; por cada
homem que deve deixar o solo pátrio para emigrar, por cada homem...
Os Polacos habituaram-se a
ligar a este local e a este Santuário as numerosas vicissitudes da sua vida: os
vários momentos alegres ou tristes, especialmente os momentos solenes
decisivos, os momentos de responsabilidade como a escolha da própria orientação
na vida, a escolha da vocação, o nascimento dos seus filhos, os exames
finais... e tantos outros momentos. Habituaram-se a vir com os seus problemas a
Jasna Gora para falar deles à Mãe do céu. Aquela que tem aqui não só a sua
Imagem, a sua Efígie – uma das mais conhecidas e veneradas no mundo – mas que
está aqui especialmente presente. Está presente no mistério de Cristo e da
Igreja, como ensina o Concílio. Está presente para todos e para cada um
daqueles que peregrinam a caminho d'Ela, mesmo só com a alma e o coração,
quando não podem fazê-lo fisicamente. Os Polacos estão habituados a isto. Ao
mesmo estão habituados povos afins, nações vizinhas. Cada vez mais, chegam aqui
homens de toda a Europa e de mais além.
O Cardeal Primaz ,
durante a grande novena , exprimia-se sobre o significado do Santuário de Czestochowa
para a vida da Igreja com estas palavras: «Que sucedeu em Jasna Gora? Até a
este momento não estamos habilitados a dar uma resposta adequada . Sucedeu
alguma coisa mais do que se podia imaginar... Jasna Gora revelou-se como laço
interno da vida polaca força que toca profundamente o coração e mantém a Nação
inteira na humilde mas forte atitude de fidelidade a Deus, à Igreja e à sua
Jerarquia. Para nós todos foi grande surpresa ver o poder da Rainha da Polónia
manifestar-se tão magnificamente».
Levei, de facto, comigo
da Polónia para a Cátedra de São Pedro em Roma, este «santo hábito» do coração,
elaborado pela fé de tantas gerações, comprovado pela fé de tantas gerações,
comprovado pela experiência cristã de tantos séculos e profundamente radicado
na minha alma.
2. Várias vezes aqui veio
o Papa Pio XI, naturalmente não como Papa, mas como Aquiles Ratti, primeiro
Núncio na Polónia depois da reconquista da independência. Quando, depois da
morte de Pio XII, foi eleito para a Cátedra de Pedro o Papa João XXIII, as
primeiras palavras, que o novo Pontífice dirigiu ao Primaz da Polónia depois do
Conclave, referiram-se a Jasna Gora. Recordou as visitas que fizera aqui,
durante os anos da sua Delegação Apostólica na Bulgária, e pediu sobretudo uma
oração incessante à Mãe de Deus, pelas intenções da sua nova missão. O seu pedido
foi satisfeito todos os dias em Jasna Gora e não só durante o seu pontificado,
mas também durante os dos seus Sucessores.
Todos sabemos quanto
desejou vir aqui em peregrinação o Papa Paulo VI, tão ligado à Polónia desde o
tempo do seu primeiro encargo diplomático na Nunciatura de Varsóvia. O Papa que
tanto se esforçou por normalizar a vida da Igreja na Polónia, especialmente
quanto à presente ordenação das terras do Ocidente e do Norte. O Papa do nosso
Milénio! Precisamente por ocasião do Milénio, queria ele encontrar-se aqui como
peregrino, ao lado dos filhos e das filhas da Nação polaca.
Depois de o Senhor chamar
a si o Papa Paulo VI, na solenidade da Transfiguração do ano passado, os
Cardeais escolheram-lhe sucessor a 26 de Agosto, dia em que na Polónia, e
sobretudo em Jasna Gora, é celebrada a solenidade de Nossa Senhora de
Czestochowa. A notícia da eleição do novo Pontífice João Paulo I foi comunicada
aos fiéis pelo Bispo de Czestochowa, durante a própria celebração da tarde.
Que hei-de dizer de mim,
a quem, depois do Pontificado de apenas 33 dias de João Paulo I, tocou, por
imperscrutável decreto da Providência, aceitar a sua herança e a sucessão
apostólica na Cátedra de São Pedro, a 16 de Outubro de 1978? Que hei-de dizer
eu, primeiro Papa não italiano desde há 455 anos? Que hei-de dizer eu, João
Paulo II, primeiro Papa Polaco na história da Igreja? Dir-vos-ei: naquele 16 de
Outubro, em que o calendário litúrgico da Igreja na Polónia recorda Santa
Edviges, regressava com o pensamento a 26 de Agosto, ao precedente Conclave e
àquela eleição realizada na solenidade de Nossa Senhora de Jasna Gora. Nem
precisava dizer, como antes os meus Predecessores, que iria contar com as
vossas orações aos pés da Imagem de Jasna Gora. A chamada dum filho da nação
polaca à Cátedra de Pedro contém evidente e estreita relação com este lugar
santo, com este Santuário de grande esperança: Totus tuus, murmurara eu na
oração, tantas vezes, diante desta Imagem.
3. E eis que hoje estou
de novo com todos vós, Caríssimos Irmãos e Irmãs: convosco, amadíssimos
compatriotas, contigo Cardeal Primaz da Polónia, com todo o Episcopado a que
pertenci por mais de vinte anos como Bispo, Arcebispo Metropolita de Cracóvia e
como Cardeal. Tantas vezes viemos aqui, a este santo lugar, com vigilante
atenção pastoral, para ouvir bater o coração da Igreja e da Pátria no coração
da Mãe. Jasna Gora é, na verdade, não só meta de peregrinação para os Polacos
da mãe-pátria e do mundo inteiro, mas é o santuário da Nação. É necessário
aplicar o ouvido a este lugar santo para perceber como bate o coração da Nação
no coração da Mãe. Este coração, com efeito, pulsa como sabemos, com todas as
chamadas da história, com todas as alternativas da vida nacional: quantas
vezes, de facto, não vibrou ele com as lamentações dos sofrimentos históricos
da Polónia, mas também com os brados de alegria e de vitória! Pode-se escrever
a história da Polónia de diversos modos; especialmente a dos últimos séculos
pode ser interpretada de pontos de vista diversos. Todavia, se queremos saber
como interpreta esta história o coração dos Polacos, é necessário vir aqui, é necessário
aplicar o ouvido a este Santuário, é necessário captar o eco da vida da nação
inteira no coração da sua Mãe e Rainha. E se este coração bate com tom de
inquietação, se ressoam nele a solicitude e o grito para a conversão e o
reforço das consciências, é necessário corresponder a este convite. Nasce ele
do amor materno, que a seu modo forma os processos históricos na terra polaca.
Os últimos decénios
confirmaram e tornaram mais intensa tal união entre a Nação Polaca e a sua
Rainha. Diante da Virgem de Czestochowa foi pronunciada a consagração da
Polónia ao Coração Imaculado de Maria, a 8 de Setembro de 1946. Dez anos mais
tarde, foram renovados em Jasna Gora os votos do Rei Jan Kazimierz, no 300º
aniversário de quando ele, a seguir ao período do «dilúvio» (invasão dos Suecos
no século XVIII), proclamou a Mãe de Deus Rainha do reino polaco. Naquela data,
começou a grande novena de nove anos, em preparação para o Milénio do Baptismo
da Polónia. E finalmente, no ano mesmo do Milénio, a 3 de Maio de 1966, aqui,
neste local, foi promovido pelo Primaz da Polónia o acto de total servidão à
Mãe de Deus, pedindo a liberdade da Igreja na Polónia e no mundo inteiro. Este
acto histórico foi pronunciado aqui, diante de Paulo VI ausente de corpo mas
presente de espírito, como testemunho daquela fé viva e forte, que esperam e
exigem os nossos tempos. O acto fala da «servidão» e esconde em si um paradoxo
semelhante às palavras do Evangelho, segundo as quais é necessário perder a
própria vida para a encontrar (Cfr. Mt. 10, 39). O amor constitui, de facto, a
consumação da liberdade, mas, ao mesmo tempo, «o pertencer» - isto é, o não ser
livre - faz parte da sua essência. Mas este «não ser livre» no amor não é
entendido como escravidão, mas sim como afirmação de liberdade e como
consumação dela. O acto de consagração na escravidão indica portanto singular
dependência e confiança sem limites. Neste sentido, a escravidão (a não -
liberdade) exprime a plenitude da liberdade, do mesmo modo que o Evangelho fala
da necessidade de perder a vida para a encontrar na sua plenitude.
As palavras desse acto,
pronunciadas com a linguagem das experiências históricas da Polónia, dos seus
sofrimentos e das suas vitórias, têm ressonância exactamente neste momento da
vida da Igreja e do mundo, depois do encerramento do Concílio Vaticano II, que
- segundo julgamos com razão - abriu uma nova era. Iniciou uma época de
aprofundado conhecimento do homem, das suas «alegrias e esperanças e também das
suas tristezas e angústias», como afirmam as primeiras palavras da Constituição
pastoral Gaudium
et Spes. A Igreja, consciente da sua alta dignidade e da sua magnífica
vocação em Cristo, deseja ir ao encontro do homem. A Igreja deseja responder às
eternas e sempre actuais interrogações dos corações e da História humana, e por
isso realizou durante o Concílio uma obra de aprofundado conhecimento de si
mesma, da própria natureza, da própria missão, dos próprios encargos. A 3 de
Maio de 1966, o Episcopado polaco juntou a esta obra fundamental do Concílio o
seu próprio acto de Jasna Gora: a consagração à Mãe de Deus pedindo a liberdade
da Igreja no mundo e na Polónia. Foi um grito que partiu do coração e da
vontade: grito de todo o ser cristão, da pessoa e da comunidade, em favor do
pleno direito de anunciar a mensagem salvífica; grito que deseja tornar-se
universalmente eficaz radicando-se na época presente e na futura. Tudo através
de Maria! Esta é a autêntica interpretação da presença da Mãe de Deus no
mistério de Cristo e da Igreja, como proclama o capítulo VIII da
Constituição Lumen
Gentium. Esta interpretação corresponde à tradição dos santos como Bernardo
de Claraval, Grignion de Monfort e Maximiliano Kolbe.
4. O Papa Paulo VI
aceitou este acto de consagração como fruto da celebração do Milénio polaco de
Jasna Gora, como o certifica a sua bula, que se encontra junto da Nossa Senhora
Negra de Czestochowa. Hoje o seu indigno Sucessor, vindo a Jasna Gora, deseja
renovar esse acto no dia que se segue ao Pentecostes, exactamente quando em
toda a Polónia se celebra a festa da Mãe da Igreja. Pela primeira vez festeja o
Papa esta solenidade exprimindo juntamente convosco, Veneráveis e Caríssimos
Irmãos, o reconhecimento ao seu grande Predecessor que, desde os tempos do
Concílio, começou a invocar Maria com o título de Mãe da Igreja.
Este título permite-nos
penetrar em todo o mistério de Maria desde o momento da Imaculada Conceição,
passando pela Anunciação, a Visitação e o Nascimento de Jesus em Belém, até ao
Calvário. Permite-nos a todos nós - como no-lo recorda a leitura de hoje -
reencontrarmo-nos no Cenáculo, onde os Apóstolos juntamente com Maria, Mãe de
Jesus, perseveram em oração, esperando, a seguir à Ascensão do Senhor, o
cumprimento da promessa, isto é a vinda do Espírito Santo, para que possa
nascer a Igreja. No nascimento da Igreja participa de modo especial Aquela a
que devemos o nascimento de Cristo. A Igreja, nascida uma vez no cenáculo do
Pentecostes, continua a nascer em cada cenáculo de oração. Nasce para se tornar
nossa Mãe espiritual à semelhança da Mãe do Verbo Eterno. Nasce para revelar as
características e a força daquela maternidade - maternidade da Mãe de Deus -
graças à qual podemos «ser chamados filhos de Deus e sermo-lo realmente» (1 Jo.
3, 1). De facto, a paternidade santíssima de Deus, na sua economia salvífica,
serviu-se da virginal maternidade da sua humilde escrava, para completar nos
filhos do homem a obra do autor divino.
Queridos compatriotas,
Veneráveis e amadíssimos Irmãos no Episcopado, Pastores da Igreja na Polónia,
Ilustríssimos Hóspedes, e vós, fiéis todos, permiti que na qualidade de
Sucessor de São Pedro, hoje aqui presente convosco, confie toda a Igreja à Mãe
de Cristo, com a mesma fé viva, com a mesma heróica esperança, com que o
fizemos no dia memorável de 3 de Maio do Milénio polaco.
Permiti que eu traga para
aqui – como há tempos fiz na Basílica romana de Santa Maria Maior, e depois no
México no Santuário de Guadalupe - os mistérios dos corações, as dores e os
sofrimentos, e por último as esperanças e as expectativas destes últimos fins
do século XX da era cristã.
Permiti que tudo isto confie
a Maria.
Permiti que Lho confie de modo novo e solene.
Sou um homem cheio duma grande confiança.
Aqui aprendi a sê-lo.
Amen.
* * *
ACTO DE CONSAGRAÇÃO
A NOSSA SENHORA
«Grande Mãe do Deus feito Homem, Virgem
Santíssima Nossa Senhora de Jasna Gora...».
Com estas palavras os
Bispos polacos se dirigiram a Ti tantas vezes, em Jasna Gora, levando no
coração as experiências e as penas, as alegrias e as dores, e sobretudo a fé, a
esperança e a caridade dos seus compatriotas.
Seja-me lícito iniciar
hoje com estas mesmas palavras o novo acto de consagração a Nossa Senhora de
Jasna Gora, que nasce da mesma fé, esperança e caridade da tradição do nosso
povo, consagração em que participei tantos anos, e ao mesmo tempo nasce dos
novos deveres que devido a Ti ó Maria, me estão confiados a mim, homem indigno
e ao mesmo tempo filho Teu adoptivo.
Tanto me diziam sempre as
palavras que o Teu Filho Unigénito, Jesus Cristo, Redentor do homem, dirigiu do
alto da Cruz indicando João, Apóstolo e Evangelista: a Mulher, eis aí o teu
filho» (Jo. 19, 26). Nestas palavras encontrava sempre indicado o lugar para
cada homem e para mim mesmo.
Hoje, pelos desígnios
imperscrutáveis da Divina Providência, presente aqui em Jasna Gora, na minha
Pátria terrena, a Polónia, deseja confirmar primeiramente os actos de
consagração e de confiança, que nos vários momentos - numerosas vezes e em
várias formas - foram pronunciados pelo Cardeal Primaz e pelo Episcopado Polaco
. De modo particularíssimo desejo confirmar e renovar o acto de consagração pronunciado
em Jasna Gora a 3 de Maio de 1966, por ocasião do Milénio da Polónia; com este
acto os Bispos polacos, dando-se a Ti, Mãe de Deus, «na Tua maternal escravidão
de amor» queriam servir a grande causa da liberdade da Igreja não só na sua
própria Pátria, mas também no mundo inteiro. Alguns anos depois, a 7 de Junho
de 1976, eles consagraram a Ti a humanidade inteira, todas as nações e todos os
povos do mundo contemporâneo, os seus irmãos mais próximos pela fé, pela língua
e pela sorte comum na história, estendendo esta consagração até aos mais
longínquos limites do amor, como o exige o Teu Coração: Coração de Mãe que
abraça a cada um e a todos, em qualquer lugar e sempre.
Desejo hoje, vindo a
Jasna Gora como primeiro Papa-peregrino, renovar este património de confiança,
de consagração e de esperança, que tão entusiasticamente foi aqui acumulado
pelos meus Irmãos no Episcopado e pelos meus compatriotas. E portanto
confio-Te, ó Mãe da Igreja todos os problemas desta Igreja, toda a sua missão,
todo o seu serviço, quando se está para concluir o segundo milénio da história
do cristianismo sobre a terra.
Esposa do Espírito Santo
e Sede da Sabedoria! A Tua intercessão devemos a magnífica visão e programa de
renovação da Igreja na nossa época expresso no ensinamento do Concílio Vaticano
II. Faz que desta visão e deste programa façamos objecto do nosso proceder, do
nosso serviço, do nosso ensinamento, da nossa pastoral e do nosso apostolado,
na mesma verdade, simplicidade e fortaleza com que no-los fez conhecer o Espírito
Santo no nosso humilde serviço. Faz que a Igreja inteira se regenere, bebendo
nesta nova fonte de conhecimento da sua natureza e missão, e não noutras
«cisternas» alheias ou envenenadas (Cf. Jer. 8, 14).
Ajuda-nos, no grande
esforço que estamos a realizar para nos encontrarmos de modo cada vez mais
completo com os nossos irmãos na fé, com quem nos unem tantas coisas, embora
haja ainda algumas que nos separam. Faz que, por todos os meios de
conhecimento, de respeito recíproco, de amor e de colaboração comum nos vários
campos, possamos redescobrir pouco a pouco o desígnio divino daquela unidade em
que nós devemos entrar e introduzir a todos, para que o único redil de Cristo
reconheça e viva a sua unidade na terra. o Mãe da unidade, ensina-nos sempre os
caminhos que a ela conduzem.
Permite-nos que, no
futuro, vamos ao encontro de todos os homens e de todos os povos , que por
caminhos de religiões diversas procuram a Deus e O querem servir. Ajuda-nos a
todos a que anunciemos a Cristo e revelemos a força e a sabedoria divina (1 Cor.
1, 24) escondida na Sua cruz. Tu, que a primeira de todos, O revelaste em Belém
não só aos simples e fiéis pastores, mas também aos sábios de países distantes.
Mãe do Bom Conselho!
Indica-nos sempre como devemos servir o homem, a humanidade em cada nação, como
conduzi-la pelos caminhos da Salvação. Como proteger a justiça e a paz no
mundo, continuamente ameaçado de vários lados. Quão vivamente desejo, por
ocasião deste encontro de hoje, confiar-Te todos estes difíceis problemas das
sociedades, dos sistemas e dos Estados, problemas que não podem ser resolvidos
com o ódio, a guerra e a autodestruição, mas só com a paz, com a justiça e com
o respeito dos direitos dos homens e das nações.
Ó Mãe da Igreja! Faz que
a Igreja goze de liberdade e paz no cumprimento da sua missão salvífica, e que
para este fim atinja nova maturidade de fé e de unidade interior. Ajuda-nos a
vencer as oposições e as dificuldades. Ajuda-nos a descobrir de novo toda a
simplicidade e dignidade da vocação cristã. Faz que não faltem «os operários
para a vinha do Senhor ». Santifica as famílias. Vela pela alma dos jovens e
pelo coração das crianças. Ajuda a vencer as grandes ameaças morais que atingem
os ambientes fundamentais da vida e do amor. Obtém para nós a graça de nos
renovarmos continuamente por meio de toda a beleza do testemunho dado à Cruz e
à Ressurreição do Teu Filho.
Quantos problemas
deveria, ó Mãe, ter-Te apresentado neste encontro, catalogando-os um a um. Confio-os
todos a Ti, porque Tu os conheces melhor que nós e de todos tomas cuidado.
Faço-o no lugar da grande
consagração, do qual se abarca não só a Polónia, mas toda a Igreja nas
dimensões dos países e dos continentes: toda a Igreja no Teu Coração maternal.
A Igreja inteira, de que
sou o primeiro servidor, a Ti a ofereço e confio aqui, com imensa confiança, ó
Mãe. Amen.
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Notre-Dame de Czestochowa :
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NOTRE-DAME de CZESTOCHOWA :
MÈRE, REINE ET GUIDE SPIRITUELLE DES NATIONS : https://catholicus.eu/fr/notre-dame-de-czestochowa-mere-reine-et-guide-spirituelle-des-nations/
Jasna Gora Monastery :
https://www.sacred-destinations.com/poland/czestochowa-jasna-gora


