Figlie della Misericordia
Francescane
Maria
di Gesù Crocefisso Petković, fondatrice della congregazione Figlie della
Misericordia Francescane
Bienheureuse Marija de
Jésus Crucifié Petković
Fondatrice de la
Congrégation des Filles de la Miséricorde (+ 1966)
Marija de Jésus Crucifié
Petković (1892-1966) fondatrice de la Congrégation des Filles de la
Miséricorde.
Une illustre fille de la
Croatie: Marija de Jésus Crucifié Petkovic, originaire de Blato à
Korcula, proclamée bienheureuse par Jean-Paul II lors de son voyage en Croatie
le 6 juin 2003.
"Marija de Jésus
Crucifié Petkovic ressentait la joie la plus grande dans la rencontre avec les
pauvres, les personnes marginalisées et méprisées. Elle reconnaissait en eux le
visage de Jésus souffrant et se réjouissait de pouvoir les servir. C'est
pourquoi, jusqu'à sa mort, survenue à Rome le 9 juillet 1966, elle ne se lassa
jamais d'exhorter ses sœurs, afin que par leur comportement et leur sacrifice,
elles montrent que s'étaient incarnés en elle l'amour, la bonté et la
miséricorde de Dieu."
Homélie
du pape Jean-Paul II à Dubrovnik - Biographie
À Rome, en 1966, la
bienheureuse Marie de Jésus Crucifié (Marie Petkovic), vierge. Née à Blato, un
village d’une île de Croatie, appliquée avec le plus grand soin à l’oraison et
à la miséricorde, elle fonda, au service des malades et des abandonnés, la
Congrégation des Filles de la Miséricorde, qu’elle agrégea au Tiers-Ordre
franciscain.
Martyrologe romain
Marija de Jésus Crucifié
Petković (1892-1966)
Marija de Jésus Crucifié
Petkovic naquit le 10 décembre 1892 dans la paroisse de Tous les Saints à
Blato, sur l'île de Korcula, sixième des huit enfants d'Antonio et Maria
Petkovic. Ses parents éduquèrent leurs enfants dans la foi chrétienne. Très
jeune, Marija manifesta un penchant pour la piété et la miséricorde. Ayant
constaté les souffrances, la faim et la
pauvreté de la population, elle décida dès son enfance de
protéger les pauvres, ses "frères choisis et aimés du Seigneur",
comme elle les appelait.
Poussée par le profond
désir d'aider les pauvres et les personnes dans le besoin, et suivant les
indications de l'Evêque de Dubrovnik S.Exc. Mgr Josip Marcelic, le jour de
l'Annonciation de l'année 1919, elle fonda la communauté religieuse qu'elle
désirait promouvoir "pour l'éducation et l'instruction de la jeunesse
féminine du lieu". En 1928, Mgr Marcelic, s'inspirant de la Règle du
Tiers-Ordre de saint François, institua canoniquement la communauté religieuse
de droit diocésain. Trois décennies plus tard, le 6 décembre 1956, la
communauté reçut la reconnaissance pontificale et l'approbation de ses
Constitutions.
Marija de Jésus Crucifié
Petkovic ressentait la joie la plus grande dans la rencontre avec les
pauvres, les personnes marginalisées et méprisées. Elle reconnaissait en eux le
visage de Jésus souffrant et se réjouissait de pouvoir les servir.
C'est pourquoi, jusqu'à sa mort, survenue à Rome le 9 juillet 1966, elle ne se
lassa jamais d'exhorter ses soeurs, afin que par leur comportement et leur sacrifice, elles
montrent que s'étaient incarnés en elle l'amour, la bonté et la miséricorde de
Dieu.
Cette fille du
diocèse de Dubrovnik a réussi dans sa vie spirituelle à unir l'oeuvre
apostolique de la diffusion de la foi au soin et à l'amour pour les petits.
Elle était capable de supporter les offenses et "elle fit de la pauvreté
et de l'humilité les plus grandes valeurs de sa vie". Elle puisait sa
force spirituelle dans la prière et les conseils des pasteurs de l'Eglise,
envers lesquels elle se montrait docile et obéissante. Elle avait une estime
particulière pour les orientations et directives de l'Evêque et du Souverain
Pontife. Cela apparaît dans la lettre circulaire à ses consoeurs, dans
laquelle elle expliquait la signification de la règle et des constitutions:
"Elles sont la parole et la loi de notre Seigneur... la sainte Règle, le
livre de la vie, la voie de la croix, la clé et le lien de l'amitié
éternelle".
La renommée de sainteté,
dont jouissait la servante de Dieu au cours de sa vie, se confirma
également après sa mort. Après le procès
canonique conduit par le diocèse de Rome et la Congrégation
pour les Causes les Saints, le Pape Jean-Paul II
ordonna la publication du décret sur la vie et les vertus de la servante de
Dieu Marija de Jésus Crucifié Petkovic et, le 20 décembre de la même année, du
décret relatif au miracle survenu grâce à son intercession.
La Congrégation qu'elle
fonda, les Filles de la Miséricorde, compte aujourd'hui 429 soeurs, qui
oeuvrent dans 12 pays d'Europe et d'Amérique. Les soeurs s'occupent de
l'éducation des enfants et des jeunes, de l'assistance des personnes âgées et
malades, de l'apostolat paroissial, ainsi que de la promotion de la dignité de
la personne et du développement des missions.
SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030606_petkovic_fr.html
VOYAGE APOSTOLIQUE
DE SA SAINTETÉ JEAN-PAUL
II
EN CROATIE
BÉATIFICATION DE SOEUR
MARIJA PROPETOGA ISUSA PETKOVIC
HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL
II
Place du Port de
plaisance de Dubrovnik
Vendredi 6 juin 2003
1. "Bon maître,
que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?" (Mc 10, 17),
demanda le jeune homme qui se présenta ce jour-là devant Jésus, en
s'agenouillant.
Très chers frères et
soeurs, nous aussi, en cette assemblée liturgique qui nous voit réunis en tant
que disciples du "Bon maître", nous lui adressons aujourd'hui la même
question pour savoir quelle est la route qui nous conduit à la vie qui ne
connaît pas la mort.
La réponse est simple et
immédiate: "Observe les commandements!". Et elle vient de celui
qui est la véritable source de la vérité et de la vie. Rassemblée pour cette
joyeuse célébration, la population de Dubrovnik, au côté des pèlerins venus du
reste de la Croatie, de la Bosnie et Herzégovine, du Monténegro et des autres
pays, accueille avec impatience l'invitation du "Bon maître", et
implore son aide et sa grâce pour pouvoir y répondre avec générosité et
application.
2. Je vous salue
avec affection, très chers frères et soeurs, en même temps que vos évêques, les
prêtres, les religieux et les religieuses qui vous accompagnent sur votre
chemin de témoignage chrétien. Ma pensée cordiale s'adresse en particulier à
l'Evêque de ce diocèse, Mgr Zelimir Puljic, que je remercie des paroles
aimables qu'il m'a adressées, aux Cardinaux Joachim Meisner et Vinko Puljic et
de façon particulière au Soeurs Filles de la Miséricorde, fondées par la
nouvelle bienheureuse. Je salue également avec respect les Autorités civiles et
militaires et je les remercie, ainsi que tous ceux qui ont oeuvré pour rendre
ma visite possible.
Me rappelant mon
prédécesseur Pie IV, qui fut Archevêque ici, je suis venu avec joie dans
cette antique et glorieuse ville de Dubrovnik, fière de son histoire et de ses
traditions de liberté, de justice et de promotion du bien commun, témoignées
par les paroles de style lapidaire gravées dans la pierre de la forteresse
Saint-Laurent: Non bene pro toto libertas venditur auro ("La liberté
ne se vend pas pour tout l'or du monde") et sur la porte de la salle du
Conseil du Palais du Gouverneur: Obliti privatorum, publica curate
("Oubliant les intérêts privés, souciez-vous de l'intérêt public").
Je souhaite que le
patrimoine de valeurs humaines et chrétiennes, accumulé au cours des siècles,
continue à constituer, avec l'aide de Dieu et de votre protecteur saint Blaise,
le trésor le plus précieux du peuple de ce pays.
3. "Bon maître,
que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?" (Mc 10, 17).
Telle est la question que Soeur
Marija de Jésus Crucifié posa également au Seigneur dès le moment où, dans
sa jeunesse, à Blato, dans l'Ile de Korcula, elle travailla en paroisse et se
prodigua au service de son prochain, dans les Associations du Bon Pasteur et
des Mères catholiques, ainsi que dans les Soupes populaires.
La réponse retentit de
façon distincte dans son coeur: "Viens et suis-moi!" Conquise
par l'amour de Dieu, elle choisit ainsi de se consacrer pour toujours à Lui,
réalisant l'aspiration de se donner totalement au bien spirituel et matériel
des plus pauvres. Elle fonda ensuite la Congrégation des Filles de la
Miséricorde du Tiers Ordre régulier de Saint-François, ayant pour tâche précise
de "diffuser et communiquer, à travers les oeuvres de miséricorde
spirituelles et corporelles, la connaissance de l'amour divin". Les
difficultés ne manquèrent pas, mais soeur Marija alla de l'avant avec un
courage indomptable offrant ses souffrances comme autant d'actes de foi et soutenant
ses consoeurs par la parole et par l'exemple. Pendant quarante ans, elle
gouverna avec une sagesse maternelle son Institut, l'ouvrant à l'engagement
missionnaire dans divers pays de l'Amérique latine.
4. La figure de la
bienheureuse Marija
de Jésus Crucifié me conduit à penser à toutes les femmes de Croatie, à
celles qui sont des épouses et des mères comblées, tout comme à celles qui ont
été marquées pour toujours par la douleur de la perte d'un parent, au cours de
la guerre cruelle des années 90, ou par les autres malheurs qu'elles ont subis.
Je pense à toi,
femme, car avec ta sensibilité, ta générosité et ta force "tu enrichis la
compréhension du monde et contribues à la pleine vérité des rapports
humains" (Lettre
aux femmes, n. 2). C'est à toi que Dieu a confié les hommes de façon
spécifique; ainsi, tu es appelée à devenir un soutien important dans
l'existence de chaque personne, en particulier dans le domaine de la famille.
Le déroulement frénétique
de la vie moderne peut conduire à l'obscurcissement, voire à la perte de ce qui
est humain. Peut-être plus qu'à d'autres moments de l'histoire, notre époque a
besoin "du "génie" de la femme pour affermir l'attention à
l'homme en toute circonstance" (Mulieris
dignitatem, n. 30).
Femmes croates,
conscientes de votre très haute vocation d'"épouses" et de
"mères", continuez à considérer chaque personne avec les yeux du
coeur, à aller à la rencontre de tous et à rester à leurs côtés avec
la sensibilité propre à l'instinct maternel. Votre présence est indispensable
dans la famille, dans la société, dans la communauté ecclésiale.
5. Je pense en particulier
à vous, femmes consacrées comme Marija
Petkovic, qui avez accueilli l'invitation à suivre d'un coeur indivis le
Christ, chaste, pauvre et obéissant.
Ne vous lassez pas de
répondre fidèlement à l'unique Amour de votre existence. La vie consacrée, en
effet, n'est pas seulement l'engagement généreux d'un être humain; elle est
tout d'abord une réponse à un don qui vient d'En-haut et elle demande à être accueillie
avec une totale disponibilité. Que l'expérience quotidienne de l'amour gratuit
de Dieu à votre égard, vous pousse à donner sans réserve votre vie au service
de l'Eglise et de vos frères, en remettant toute chose, présent et avenir,
entre ses mains.
6. "Alors Jésus
fixa sur lui son regard et l'aima" (Mc 10, 21). Dieu adresse un regard
plein de tendresse à qui désire accomplir sa volonté et marcher dans ses traces
(cf. Ps 1, 1-3). Chacun, en effet, selon la vocation qui lui est propre, est
appelé à réaliser en lui et autour de lui le projet de Dieu. Dans ce but,
l'Esprit du Seigneur revêt l'homme fidèle à Dieu "de sentiments de tendre
compassion, de bienveillance, d'humilité, de douceur, de patience" (Col 3,
12). Ce n'est qu'ainsi, en effet, que l'on peut édifier la cité terrestre à
l'image de la cité céleste.
Que dans le pardon
réciproque, dans la charité et dans la paix s'accroisse et se fortifie votre
communauté chrétienne: telle est aujourd'hui la prière que le Pape élève
au Seigneur pour chacun de vous.
"Et quoi que vous
puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant
par lui grâces au Dieu père" (Col 3, 17).
A Lui, gloire pour les
siècles des siècles!
Au terme de la
célébration, le Pape a adressé aux fidèles présents les paroles
suivantes:
J'ai toujours souhaité
visiter Dubrovnik. Cela s'est réalisé aujourd'hui. Je rends grâce à Dieu! Et je
vous remercie pour ce merveilleux accueil, pour cette liturgie, pour cette
beauté naturelle. Je vous bénis tous, je bénis vos familles. Je bénis les
jeunes en leur disant: "Courage!". Je bénis les enfants et les
personnes malades. Que Dieu bénisse le pays natal de la nouvelle bienheureuse,
la ville de Dubrovnik et toute la Croatie!
© Copyright - Libreria
Editrice Vaticana
Bse Marija de Jésus
Crucifié Petkovic
Vierge et fondatrice de la Congrégation des : « Filles de la Miséricorde »,
(1892-1966)
Marija de Jésus Crucifié
Petkovic naît le 10 décembre 1892 dans la paroisse de Tous les Saints à Blato,
sur l'île de Korcula, sixième des huit enfants d'Antonio et Maria Petkovic. Ses
parents éduquèrent leurs enfants dans la foi chrétienne. Très jeune, Marija
manifesta un penchant pour la piété et la miséricorde. Ayant constaté les
souffrances, la faim et la pauvreté de la population, elle décida dès son
enfance de protéger les pauvres, ses « frères choisis et aimés du Seigneur »,
comme elle les appelait.
Poussée par le profond
désir d'aider les pauvres et les personnes dans le besoin, et suivant les
indications de l'Évêque de Dubrovnik, Mgr Josip Marcelic, le jour de
l'Annonciation de l'année 1919, elle fonda la Congrégation des « Filles de
la Miséricorde » communauté religieuse qu'elle désirait promouvoir « pour
l'éducation et l'instruction de la jeunesse féminine du lieu ».
En 1928, Mgr Marcelic,
s'inspirant de la Règle du Tiers-Ordre de saint François, institua
canoniquement la communauté religieuse de droit diocésain. Trois décennies plus
tard, le 6 décembre 1956, la communauté reçut la reconnaissance pontificale et
l'approbation de ses Constitutions.
Marija de Jésus Crucifié
Petkovic ressentait la joie la plus grande dans la rencontre avec les pauvres,
les personnes marginalisées et méprisées. Elle reconnaissait en eux le visage
de Jésus souffrant et se réjouissait de pouvoir les servir. C'est pourquoi,
jusqu'à sa mort, survenue à Rome le 9 juillet 1966, elle ne se lassa jamais
d'exhorter ses sœurs, afin que par leur comportement et leur sacrifice, elles
montrent que s'étaient incarnés en elle l'amour, la bonté et la miséricorde de
Dieu.
Cette fille du diocèse de
Dubrovnik a réussi dans sa vie spirituelle à unir l'œuvre apostolique de la
diffusion de la foi au soin et à l'amour pour les petits. Elle était capable de
supporter les offenses et « elle fit de la pauvreté et de l'humilité les
plus grandes valeurs de sa vie ». Elle puisait sa force spirituelle dans
la prière et les conseils des pasteurs de l'Église, envers lesquels elle se
montrait docile et obéissante. Elle avait une estime particulière pour les
orientations et directives de l'Évêque et du Souverain Pontife. Cela apparaît
dans la lettre circulaire à ses consœurs, dans laquelle elle expliquait la
signification de la règle et des constitutions: « Elles sont la parole et
la loi de notre Seigneur... la sainte Règle, le livre de la vie, la voie de la
croix, la clé et le lien de l'amitié éternelle ».
La renommée de sainteté,
dont jouissait Marija au cours de sa vie, se confirma également après sa mort.
Après le procès canonique conduit par le diocèse de Rome et la Congrégation
pour les Causes les Saints, saint Jean-Paul II ordonna la publication du décret
sur la vie et les vertus de la servante de Dieu Marija de Jésus Crucifié
Petkovic et, le 20 décembre de la même année, du décret relatif au miracle
survenu grâce à son intercession.
La Congrégation qu'elle
fonda, les « Filles de la Miséricorde », compte, aujourd'hui, un très
grand nombre de sœurs, qui œuvrent dans 12 pays d'Europe et d'Amérique. Les
sœurs s'occupent de l'éducation des enfants et des jeunes, de l'assistance des
personnes âgées et malades, de l'apostolat paroissial, ainsi que de la
promotion de la dignité de la personne et du développement des missions.
Marija Propetoga Isusa
Petkovic a été béatifiée le 06 juin 2003, sur la Place du Port de plaisance de
Dubrovnik, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), lors du voyage
apostolique en Croatie (>>>
Homélie du Pape Jean-Paul II).
Source principale :
vatican.va (« Rév. x gpm »).
©Evangelizo.org 2001-2017
Bienheureuse Marie
PETKOVIC KOVAC
Nom: PETKOVIC KOVAC
Prénom: Marie (Marija)
Nom de religion:: Marie
de Jésus Crucifié (Marija)
Pays: Croatie
Naissance: 10.12.1892
à Blato (île de Korcula)
Mort: 09.07.1966 à
Rome
Etat: Religieuse -
Fondatrice
Note: Fonde le 25 mars
1919 les « Filles de la Miséricorde » pour l’éducation de la jeunesse
féminine. La règle s’inspire de celle du Tiers-Ordre franciscain. Elles sont
reconnues de droit diocésain en 1928 et de droit pontifical le 6 décembre 1956.
Fondations en Amérique latine où Marie séjourne de 1940 à 1952 (Argentine et
Paraguay).
Béatification: 06.06.2003
à Dubrovnik (Croatie) par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 9 juillet
Réf. dans l’Osservatore
Romano: 2003 n.23 p.4
Réf. dans la Documentation
Catholique: 2003 n.13 p.641-643
Notice
En 2003, lors de son 100ème
voyage apostolique en dehors d’Italie, Jean-Paul II béatifie à Dubrovnik en
Croatie la Sœur Marie Petkovic. Ce pays est encore marqué par “la guerre
cruelle des années 90”. Il s’agit de se pardonner entre communautés catholiques,
orthodoxes et musulmanes, entre Croates et Serbes. De plus, le pays est encore
couvert de ruines et la situation économique est très mauvaise. Cette
béatification contribue à redonner l’espérance. La cérémonie est chaleureuse
(chaude aussi, sous un soleil de plomb !) et la foule chante avec rythme
et enthousiasme.
Marija (Marie) Petkovic
Kovac naît le 10 décembre 1892 à Blato sur l’île de Korcula. Ses parents sont
très chrétiens, spécialement son père pour qui Marija gardera toujours une
profonde vénération. Celui-ci emploie 750 journaliers dans son entreprise
agricole et la famille est très riche. Dès son enfance, Marija manifeste un
penchant pour la piété et la miséricorde. Ayant constaté les souffrances et la
faim de la population, elle décide de protéger les pauvres. Plus tard, on
cherche à la détourner de la vocation religieuse : la famille voudrait la
marier. Marija s’occupe des enfants des journaliers qui travaillent sur les
terres de son père. A 22 ans, elle hésite entre vie contemplative et vie apostolique.
C’est vers la contemplative qu’elle penche, mais l’évêque de Dubrovnik, Josif
Marcelic, lui fait remarquer la pauvreté qui règne en ce temps de crise :
Guerre de 1914-18, grippe espagnole, etc. Là-dessus, des Sœurs italiennes
quittent leur Maison de Blato et l’évêque Marcelic demande à Marija d’y venir.
Elle s’y établit avec cinq jeunes compagnes. Bientôt, elle s’occupe de trois
cents enfants. Toujours conseillée par l’évêque Marcelic, elle rédige les
premières Constitutions dans l’esprit franciscain. Beaucoup de jeunes filles,
attirées par cette vie de générosité et d’oubli de soi, rejoignent la
communauté. Le pape Pie XI fait un don en argent pour son oeuvre. Sœur Marija
n’a pas de préjugés : Elle va là où la nécessité l’appelle. L’Institut s’étend
en Vojvodine, en Macédoine et en Serbie. « Les difficultés ne manquent
pas, mais Sœur Marija va de l’avant avec un courage indomptable (…) soutenant
ses consœurs par la parole et par l’exemple » (Jean-Paul II). Un
Franciscain missionnaire lui demande d’envoyer vingt sœurs en Amérique du sud.
Elle fait confiance à la Providence et, le 31 mars 1936, un groupe de sœurs
arrive en Argentine à Buenos Aires. Elles choisissent, comme toujours, d’œuvrer
parmi les pauvres. En 1940, sœur Marija se rend en Amérique du sud pour une
visite officielle à ses communautés. Mais elle ne peut revenir comme prévu à
cause de la Guerre mondiale. Elle reste là-bas douze ans, jusqu’en 1952. Et
c’est à elle, en grande partie, qu’est dû le fort accroissement de l’œuvre en
Argentine, puis au Paraguay. A son départ d’Amérique, elle laisse cent quarante
sœurs, vingt novices et vingt maisons.
De retour en Europe, elle
se rend à Rome car elle pense qu’il est bon d’y établir une maison mère.
L’Institut est reconnu de droit pontifical en 1956. Après avoir gouverné son
œuvre pendant quarante ans avec une sagesse maternelle et l’avoir ouvert à
l’engagement missionnaire, en 1958, à l’âge de soixante deux ans, elle est
victime d’une hémorragie cérébrale qui la paralyse partiellement. Convaincue
que sa mission dans la Communauté n’est plus de la diriger, elle renonce à sa
charge, mais elle continue à soutenir les sœurs en offrant ses souffrances
comme autant d’actes de foi. Elle meurt en 1966.
C’est un miracle
impressionnant qui a été retenu pour sa béatification : Un sous-marin
péruvien (pays où est établie la Congrégation) était en train de couler
irrémédiablement après un choc qui avait ouvert une voie d’eau. Un jeune
officier tente désespérément dans l’obscurité d’obturer cette entrée d’eau en
invoquant Sœur Marija (sa mère la lui faisait invoquer dans son enfance). Il y
réussit, alors que le navire avait commencé à couler et que la pression de
l’eau était déjà de 1’000 kilos. Vingt deux marins sont ainsi sauvés. Bien sûr,
l’intéressé, en grande tenue, assiste à la béatification de Sœur Marija.
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0662.htm
Marija
Petkovic duborez u drvetu
Beata Maria di Gesù Crocifisso
Petkovic
Figlie della Misericordia
Francescane
Maria
di Gesù Crocefisso Petković, fondatrice della congregazione Figlie della
Misericordia Francescane
Also
known as
Maria Petkovic
Marija of Jesus Crucified
Petkovic
Marija of Jesus Crucified
Mary of Jesus Crucified
Profile
Sixth of eleven
children
born to Antun Petkovic-Kovac and Maria Marinovic. Raised in a wealthy family
known for their charity
to the poor.
Educated
in public elementary school
and then the School of Domestic Science run by the Servants of Charity. Made
her First Communion
in 1905
at age 13.
She joined the Daughters
of Mary in 1906,
felt a serious call to religious
life, and on 21
November she made a private vow of chastity. President of the 300 member Daughters
of Mercy from 1909
to 1919.
Member of the Good Shepherd Association, a group of twenty young women
who visited the sick
and helped children
prepare for their First Communion.
Her father
died
in 1911
when Mary was 19, and she had to help raise her younger siblings. Founded the Society
of Catholic Mothers in 1915.
Led a group of 200 Franciscan
tertiaries
in 1917,
and began working in a Servants of Charity soup kitchen. Her work led her to
become well-known and well-loved in her home town of Blato, Croatia,
and in 1918
she promised its citizens that she would stay to live and help them.
On 25 March
1919
she and her friend Marija Telenta joined the Sisters of Charity. However, in
May the superior died,
the Italian
sisters
were forced to leave the country, and Mary, Marija and two other Croatian
sisters
were left to handle the work in the area. Mary was put in charge, and requested
that the remaining Sisters follow the Rule of the Third Order Franciscans.
Few as they were, in 1919
the Sisters still opened a recovery center, a child-care facility, and an orphanage.
On 25 August
1920,
Mary wrote the first Constitutions of a new order. On 4 October
1920
it was founded as the Congregation of the Daughters of Mercy, Mary taking the
name Marija of the Crucified Jesus. She served as the Superior General of the Congregation
for over 30 years, helped found 46 communities of the Daughters serving in hospitals,
nursing homes, schools,
seminaries,
and parishes.
Her health failed
in her later years, and she was partially paralysed
the last three years of her life.
Born
10
December 1892
at Blato, Korcula, Dubrovnik-Neretva, Croatia
as Maria Petkovic
9 July 1966
in Rome,
Italy
of natural causes
5 July 2002
by Pope
John
Paul II (decree of heroic
virtues)
6 June 2003
by Pope
John
Paul II in Croatia
Additional
Information
other
sites in english
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001
edición
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
Readings
Love infinitely the most
sweet Lord Jesus Christ; do everything for Him alone and spend your life in
works of mercy and of love. – Blessed
Mary to her sisters, late in life
I choose You alone as my
spouse, I will love only You. – Blessed
Mary’s vow of chastity, which she renewed every day of her religious life
If I had money, I would
trust in money, but [without it] I trust only in God. – Blessed
Mary
“Good Teacher, what must
I do to inherit eternal life?” (Mark 10:17). This is the question that Sister
Marija of Jesus Crucified asked her Lord from the time of her youth in Blato on
the island of Korcula, when she took active part in the life of her parish and
devoted herself generously to others in the Association of the Good Shepherd,
in the Association of Catholic Mothers, and in the people’s Kitchen.
The response echoed
clearly in her heart: “Come and follow me!” Overwhelmed by the love of God, she
chose to consecrate herself to him for ever and to fulfil her aspiration to
total devotion to the spiritual and material well-being of those most in need.
Later she founded the Congregation of the Daughters of Mercy of the Third Order
Regular of Saint Francis, with the specific task of “spreading knowledge of
God’s love through the spiritual and corporal works of mercy.” Difficulties
were not lacking, but Sister Marija persevered with indomitable courage,
offering up her sufferings as so many acts of worship and supporting her
Sisters by her words and her example.
For forty years she
guided her Institute with maternal wisdom, opening it to missionary commitment
in various countries of Latin America. Pope
John
Paul II in the beatification
homily for Blessed
Mary
MLA
Citation
‘Blessed Marija
Petkovic‘. CatholicSaints.Info. 7 July 2023. Web. 17 September 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-marija-petkovic/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-marija-petkovic/
APOSTOLIC JOURNEY
OF HIS HOLINESS JOHN PAUL
II
TO CROATIA
BEATIFICATION OF SISTER
MARIJA PROPETOGA ISUSA PETKOVIć
HOMILY OF JOHN PAUL II
Harbour Square in
Dubrovnik
Friday, 6 June 2003
1. "Good Teacher,
what must I do to inherit eternal life?" (Mk 10:17). This was the question
asked by the young man who met Jesus that day and knelt down before him.
Today, dear brothers and
sisters, gathered in this liturgical assembly as disciples of the "Good
Teacher", we too put this question to Jesus, for we wish to know the path
which leads to undying life.
Jesus’ response is simple
and immediate: "Keep the commandments!". It comes from the One who is
the true source of truth and life. Gathered for this joyous celebration, the
people of Dubrovnik, together with the pilgrims who have come from the rest of
Croatia, from Bosnia-Hercegovina, from Montenegro and from other countries,
accept with trepidation the invitation of the Good Teacher, and they implore
his help and grace in order to be able to respond with generosity and
conviction.
2. With affection I greet
you, dear brothers and sisters, together with your Bishops and the priests and
religious who accompany you on the path of your witness to Christ. I cordially
greet the Bishop of Dubrovnik, the Most Reverend Zelimir Puljić, whom I thank
for his kind words of welcome, and in a special way the Daughters of Mercy founded
by the new Blessed. My respectful greetings also go to the civil and military
authorities; I thank them and all those who have helped to make my visit
possible.
In the footsteps of my
predecessor Pius IV who was Archbishop here, I have come with joy to this
ancient and glorious city of Dubrovnik, a city proud of its history and its
traditions of freedom, justice and the advancement of the common good. This is
seen in the lapidary phrase inscribed on the fortress of Saint Lawrence: Non
bene pro toto libertas venditur auro ("Freedom cannot be sold for all the
money in the world") and above the door of the Council Hall in the
Governor’s Palace: Obliti privatorum, publica curate ("Forget all private
interests, and tend to public concerns").
It is my hope that the
patrimony of human and Christian values, accumulated down the centuries, will
continue, with the help of God and of your Patron Saint Blase, to be the most
precious treasure of the people of this country.
3. "Good Teacher,
what must I do to inherit eternal life?" (Mk 10:17). This is the question
that Sister
Marija of Jesus Crucified asked her Lord from the time of her youth in
Blato on the island of Korcula, when she took active part in the life of her
parish and devoted herself generously to others in the Association of the Good
Shepherd, in the Association of Catholic Mothers, and in the people’s Kitchen.
The response echoed
clearly in her heart: "Come and follow me!" Overwhelmed by the love
of God, she chose to consecrate herself to him for ever and to fulfil her
aspiration to total devotion to the spiritual and material well-being of those
most in need. Later she founded the Congregation of the Daughters of Mercy of
the Third Order Regular of Saint Francis, with the specific task of
"spreading knowledge of God’s love through the spiritual and corporal
works of mercy." Difficulties were not lacking, but Sister Marija
persevered with indomitable courage, offering up her sufferings as so many acts
of worship and supporting her Sisters by her words and her example.
For forty years she
guided her Institute with maternal wisdom, opening it to missionary commitment
in various countries of Latin America.
4. The figure of Blessed
Marija Propetoga Isusa reminds me of all the women of Croatia, those who
are wives and mothers, those whose lives were for ever changed by the grief of
losing a family member in the cruel war of the 1990s or by other bitter
troubles which they have endured.
I think of you, dear
women, because by your sensitivity, generosity and strength, "you enrich
the world’s understanding and help to make human relations more honest and
authentic" (Letter
to Women, 2). In a special way God has entrusted children to your care, and
thus you are called to become an important support in the life of every person,
especially within the context of the family.
The frenetic pace of
modern life can lead to an obscuring or even a loss of what is truly human.
Perhaps more than in other periods of history, our time is in need of
"that ‘genius’ which belongs to women, and which can ensure sensitivity
for human beings in every circumstance" (Mulieris
Dignitatem, 30).
Women of Croatia,
conscious of your lofty vocation as "wives" and "mothers", continue
to see every person with the eyes of the heart. Continue to reach out to them
and to stand beside them with the sensitivity born of your maternal instinct.
Your presence is indispensable in the family, in society, and in the ecclesial
community.
5. In a particular way, I
think of you, consecrated women, who, like Marija
Petković, who have accepted the invitation to follow with undivided heart
Jesus Christ, chaste, poor and obedient.
Be tireless in responding
faithfully to the one Love of your life. For the consecrated life is not only a
generous commitment on the part of a human being; it is first and foremost a
response to a gift from on high which cries out to be accepted in complete
openness. May the daily experience of God’s freely-given love inspire you to
give your lives unreservedly to the service of the Church and of your brothers
and sisters commending all things, present and future, to his hands.
6. "Jesus looking
upon him loved him" (Mk 10:21). God turns a loving gaze upon all those who
desire to do his will and to walk in his ways (cf. Ps 1:1-3). All people, each
according to his or her specific vocation, are called to bring about within
themselves and all about them the plan of God. That is why the Spirit of the
Lord fills God’s faithful ones with "compassion, kindness, lowliness,
meekness and patience" (Col 3:12). Only thus can the earthly city be built
in the image of the heavenly city.
May your Christian
community grow and be strengthened in mutual forgiveness, charity and peace:
this is the prayer that the Pope today raises to the Lord for all of you.
"And whatever you
do, in word or deed, do everything in the name of the Lord Jesus, giving thanks
to God the Father through him" (Col 3:17).
To Christ be glory for
ever and ever!
At the end of the
Beatification Mass, the Holy Father added a few words to the faithful present.
I have always wanted to
visit Dubrovnik. Today, this has happened. Thanks be to God! And I thank you
for this wonderful welcome, for this Liturgy, for these natural beauties. I
bless you all. I bless your families. I bless the young people and say to
them: "Take courage!". I bless the children and the sick. May
God bless the birth place of the new Blessed, the city of Dubrovnik and all of
Croatia!
© Copyright - Libreria
Editrice Vaticana
Marija of Jesus Crucified
Petković (1892-1966)
Marija Petkovic was born
on 10 December 1892 on the island of Korcula in Blato, Croatia. She was the
sixth of 11 children born to Antun Petkovic-Kovac and Maria Marinovic. Her
father, a very wealthy man and most generous towards the poor, was an example to
Marija and all his children.
After elementary school,
Marija was enrolled in 1904 in Blato's newly-opened municipal school run by the
Servants of Charity, who had recently arrived from Italy. After successfully
completing the three-year programme, she continued her studies at the School of
Domestic Science, also directed by the Servants of Charity.
Marija's obedience and
humility become evident at a young age
In 1905, when she was 13,
Marija made her First Holy Communion. Before entering the church, she knelt
down before her parents and asked their pardon for all her wrongdoings. Her
father, moved to tears at this display of simplicity and faith, assured his
daughter that she had never done anything to sadden her parents, but had always
been obedient and loving. Her desire to be obedient, her love of prayer and
solitude, her attention to the poor and abandoned, were all virtues that
flowered in young Marija's soul and nourished her desire to give herself
completely to God.
In 1906 she became
involved with the "Daughters of Mary" Association, and it was at this
time that she revealed to Bishop Josip Marcelic that she wanted to enter the
convent. This marked the beginning of Marija's spiritual direction under the
Bishop's care. On 21 November 1906, she made a private vow of chastity to the Lord,
saying: "I choose You alone as my spouse, I will love only
You". Marija renewed this vow every day.
From 1909 to 1919 Marija
was president of the Daughters of Mary and its 300 members. She began as part
of the group the "Good Shepherd" Association, composed of 20 young
women who would visit the sick, prepare children for their First Communion and
make spiritual reparation for sins.
In 1911 Marija's father
died, leaving Marija with the responsibility of helping her mother to take care
of the family and provide for the education of the other children. The outbreak
of World War I a few years later also left its mark on the Croatian people,
claiming many young lives, destroying the surrounding farmland, spreading
disease and perpetuating social injustices. This period proved to be very
influential in Marija's vocational discernment.
In 1915, under the
guidance of Bishop Marcelic, she began the "Society of Catholic
Mothers", and in 1917 she assumed the responsibility of guiding the Third
Order Franciscans with its 200 members. That same year, she began helping the
Servants of Charity in the "soup kitchen" that they directed. In
1918, in front of the citizens of Blato, Marija made the solemn promise to the
Bishop to remain in Blato to help and live with the poor.
Marija enters the convent
of the Servants of Charity
On 25 March 1919, Marija
and her friend, Marija Telenta, entered the convent of the Servants of Charity.
Two months later, however, the superior died and the other Sisters, for
political reasons, returned to Italy. Marija and her companion were left to
take care of the convent and direct the apostolate. Marija asked the two other
Croatian Sisters that remained if they wished to stay with her in Blato or to
move to another convent. Both wished to remain with Marija in Blato.
Bishop Marcelic took
immediate watch over the Sisters, and wrote to them to be above all
"obedient", and to "serve the children and the poor with
care". He wrote to Marija that she was to be "the superior and the
last among the Sisters, and if necessary, [she was to] go barefoot while the
Sisters wore shoes, she hungry and the Sisters full, following the example of
the Crucified Jesus". Marija also requested from him the Rule of the Third
Order Franciscans.
In the winter of 1919, Marija
opened three institutions in Blato: a day-recovery centre, a child-care
facility and an orphanage. She understood with increasing clarity and humility
that God was preparing her for still greater works.
The Congregation of the
Daughters of Mercy is founded
On 25 August 1920, in
Prizba-Korcula, she wrote the first Constitutions of the new order. The Bishop
had decided that the community would officially be inaugurated on 4 October,
Feast of St Francis. On that day, Marija took the name "Marija of the Crucified
Jesus", and became foundress of the new Congregation of the Daughters of
Mercy.
Notwithstanding the
difficulties, including outside opposition against the Congregation, Mother
Marija continued to put all of her trust in God, truly convinced that the new
foundation was "His work". She was known to say: "If I had
money, I would trust in money, but [without it] I trust only in God".
From 1920 to 1952, Mother
Marija was elected five times as the Superior General of the Daughters of
Mercy. She travelled all over Croatia, Latin America and Italy, opening 46
communities while she was alive. The growing number of Sisters served in
various social ministries, such as in nursing homes, hospitals, nursery
schools, parish work, and work in the seminaries.
Mother Marija died on 9
July 1956, after three years of partial paralysis caused by illness. In her
spiritual testament, she left to her daughters a last recommendation:
"Love infinitely the most sweet Lord Jesus Christ; do everything for Him
alone and spend your life in works of mercy and of love".
SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030606_petkovic_en.html
Beata Maria di Gesù Crocifisso
Petkovic
Figlie della Misericordia
Francescane
Maria
di Gesù Crocefisso Petković, fondatrice della congregazione Figlie della
Misericordia Francescane
Beata Maria di Gesù
Crocifisso Petkovic Religiosa, fondatrice
Korcula, Dalmazia, 10
dicembre 1892 - Roma, 9 luglio 1966
Fondatrice della
Congregazione delle Figlie della Misericordia (+ 1966). Nel 1928 la sua
Congregazione fu aggregata all'Ordine dei Frati Minori. Nel 1936 insieme a 7
suore parte per l'Argentina avviandovi una proficua opera missionaria, estesa
poi al Cile, Perù, Paraguay e Uruguay.
Martirologio Romano: A
Roma, beata Maria di Gesù Crocifisso Petković, vergine: nata a Blato nell’isola
di Curzola in Croazia, si dedicò con ardore alle preghiere e alle opere di bene
e fondò la Congregazione delle Figlie della Misericordia del Terz’Ordine
francescano al servizio dei malati e degli emarginati.
Maria di Gesù Crocifisso
Petkovic´ nasce il 10 dicembre 1892 nella parrocchia di Tutti i Santi a Blato,
sull'isola di Korcula, sesta di otto figli di Antonio e Maria Petkovic´. I suoi
genitori vivono in maniera esemplare ed educano cristianamente i loro figli.
Maria mostra inclinazione verso la pietà e la misericordia. Avendo ravvisato le
sofferenze, la fame e la penuria della gente, fin dall'infanzia decide di
proteggere i poveri, i «fratelli scelti e amati dal Signore», come li soleva
chiamare.
Spinta dal vivo desiderio
di aiutare i poveri e i bisognosi e seguendo le indicazioni del Vescovo di
Dubrovnik, Mons. Josip Mar?eli?,nel giorno dell'Annunciazione dell'anno 1919 dà
vita alla comunità religiosa che ella desiderava promuovere «per l'educazione e
l'istruzione della gioventù femminile del luogo». Lo stesso Vescovo nel 1928,
ispirandosi alla Regola del Terzo Ordine di san Francesco, istituisce
canonicamente la comunità religiosa di diritto diocesano. Tre decenni dopo, il
6 dicembre 1956, la comunità riceve il riconoscimento pontificio e
l'approvazione delle costituzioni.
Maria di Gesù Crocifisso
Petkovi? sperimentava la gioia più grande nell'incontro con i poveri, gli emarginati
e i disprezzati. In essi riconosceva il volto di Gesù sofferente ed era piena
di gioia nel poterli servire. Perciò, fino alla sua serena morte, avvenuta a
Roma il 9 luglio 1966, non si stancava di esortare le sorelle, affinché con il
loro comportamento e sacrificio mostrassero come si erano incarnati in loro
l'amore, la bontà e la misericordia di Dio.
Questa figlia della
diocesi di Dubrovnik è riuscita nella propria vita spirituale a collegare
l'opera apostolica della diffusione della fede con la cura e l'amore per i
piccoli. Era capace di soffrire e sopportare le offese, e «della povertà e
umiltà fece i più grandi valori della sua vita». Attingeva la forza spirituale
dalla preghiera e dai consigli dei pastori della Chiesa, davanti a cui si mostrò
molto docile ed obbediente. Aveva particolare stima delle disposizioni del
Vescovo e del Romano Pontefice. Ciò appare bene dalla lettera circolare, con la
quale spiegava alle proprie consorelle il significato della regola e delle
costituzioni: «Esse sono la parola e la legge di nostro Signore... la Regola
santa, il libro della vita, la via della croce, la chiave e il legame
dell'amicizia eterna».
La fama di santità, di
cui godette la Serva di Dio durante la sua vita, si confermò anche dopo la
morte. Dopo il processo canonico condotto dalla Diocesi di Roma e dalla
Congregazione delle Cause dei Santi, Lei, Padre Santo, il 5 luglio 2002, ha
ordinato la pubblicazione del decreto sulla vita e le virtù della Serva di Dio
Maria di Gesù Crocifisso Petkovi? e quindi, il 20 dicembre dello stesso anno,
del decreto sul miracolo avvenuto per sua intercessione.
Le Figlie della
Misericordia, la Congregazione di cui è fondatrice, oggi conta 429 suore, che
operano in 12 paesi dell'Europa e dell'America. Le suore si occupano
dell'educazione dei bambini e della gioventù, dell'assistenza alle persone
anziane e malate, dell'apostolato parrocchiale, come pure della promozione
della dignità della persona e dello sviluppo delle missioni e del dialogo
ecumenico.
E' stata beatificata a
Dubrovnik da Papa Giovanni Paolo II il 6 giugno 2003.
Fonte : Santa Sede
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/91631 et
DI
SUA SANTITÀ GIOVANNI PAOLO II
BEATIFICAZIONE DI SUOR
MARIJA PROPETOGA ISUSA PETKOVIĆ
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Piazzale del Porto a
Dubrovnik
Venerdì, 6 giugno 2003
1. "Maestro buono,
che cosa devo fare per avere la vita eterna?" (Mc 10, 17), chiese il
giovane che si presentò quel giorno davanti a Gesù, buttandosi in ginocchio.
Carissimi Fratelli e
Sorelle, anche noi, nell’assemblea liturgica che ci vede riuniti come discepoli
del "Maestro buono", gli rivolgiamo oggi la medesima domanda per
sapere quale strada ci conduca alla vita che non muore.
La risposta è semplice e
immediata: "Osserva i comandamenti!". E viene da Colui che è la vera
sorgente della verità e della vita. Raccolto per questa festosa celebrazione,
il popolo di Dubrovnik, insieme con i pellegrini giunti dal resto della
Croazia, dalla Bosnia ed Erzegovina, dal Montenegro e dagli altri Paesi,
accoglie con trepidazione l’invito del "Maestro buono", ed implora il
suo aiuto e la sua grazia per potervi corrispondere con generosità ed impegno.
2. Con affetto vi saluto,
carissimi Fratelli e Sorelle, insieme con i vostri Vescovi, i sacerdoti, i
religiosi e le religiose che vi accompagnano nel vostro cammino di
testimonianza cristiana. Il mio pensiero cordiale va al Vescovo di questa
diocesi, Mons. Želimir Puljić, che ringrazio per le gentili parole rivoltemi, e
in modo speciale alle Suore Figlie della Misericordia, fondate dalla nuova
Beata. Saluto con deferenza anche le Autorità civili e militari, e le ringrazio
insieme con tutti coloro che hanno lavorato per rendere possibile la mia
visita.
Memore del mio
predecessore Pio IV, che fu qui Arcivescovo, sono venuto con gioia a questa
antica e gloriosa città di Dubrovnik, fiera della sua storia e delle sue
tradizioni di libertà, di giustizia e di promozione del bene comune,
testimoniate dalle parole lapidarie incise sulla pietra della fortezza di San
Lorenzo: Non bene pro toto libertas venditur auro ("La libertà non si
vende per tutto l'oro del mondo") e sulla porta della Sala del Consiglio
nel Palazzo del Governatore: Obliti privatorum, publica curate
("Dimentichi dell'interesse privato, preoccupatevi di quello pubblico).
Auguro che il patrimonio
di valori umani e cristiani, accumulato lungo i secoli, continui a costituire,
con l’aiuto di Dio e del vostro Protettore San Biagio, il tesoro più prezioso
della gente di questo Paese.
3. "Maestro buono,
che cosa devo fare per avere la vita eterna?" (Mc 10, 17). È la domanda
che anche Suor
Marija di Gesù Crocifisso pose al suo Signore fin da quando, giovinetta a
Blato nell’isola di Korčula, era attiva in parrocchia e si prodigava a servizio
del prossimo nelle Associazioni del Buon Pastore e delle Madri cattoliche, e
nella Cucina popolare.
La risposta risuonò nel
suo cuore in modo distinto: "Vieni e seguimi!". Conquistata
dall’amore di Dio, scelse così di consacrarsi per sempre a Lui, realizzando
l’aspirazione di donarsi totalmente al bene spirituale e materiale dei più
bisognosi. Fondò poi la Congregazione delle Figlie della Misericordia del
Terz’Ordine Regolare di San Francesco, con il preciso compito di "diffondere
e propagare, mediante le opere di misericordia spirituali e corporali, la
conoscenza dell’Amore divino". Le difficoltà non mancarono, ma Suor
Marija andò avanti con indomito coraggio offrendo le sue sofferenze come
altrettanti atti di culto e sostenendo le Consorelle con la parola e con
l’esempio. Per quarant'anni governò con saggezza materna il suo Istituto,
aprendolo all'impegno missionario in diversi Paesi dell’America Latina.
4. La figura della Beata
Marija Propetoga Isusa mi conduce a pensare a tutte le donne della Croazia,
a quante sono spose e madri felici, come anche a quante sono segnate per sempre
dal dolore per la perdita di un familiare nella guerra crudele degli anni ‘90,
o per altre cocenti delusioni subite.
Penso a te, donna, perché
con la tua sensibilità, generosità e fortezza "arricchisci la comprensione
del mondo e contribuisci alla piena verità dei rapporti umani" (Lettera
alle donne, 2). A te Dio ha affidato in modo speciale le creature, e così
tu sei chiamata a diventare un sostegno importante per l’esistenza di ogni
persona, in particolare nell'ambito della famiglia.
Lo svolgersi frenetico
della vita moderna può condurre all’offuscamento e addirittura alla perdita di
ciò che è umano. Forse più che in altre epoche della storia, il nostro tempo ha
bisogno "di quel ‘genio’ della donna che assicuri la sensibilità per
l’uomo in ogni circostanza" (Mulieris
dignitatem, 30).
Donne croate, consapevoli
della vostra altissima vocazione di "spose" e di "madri", continuate
a guardare ad ogni persona con l'occhio del cuore, ad andarle incontro e ad
esserle accanto con la sensibilità che è propria dell'istinto materno. Nella
famiglia, nella società, nella comunità ecclesiale la vostra presenza è
indispensabile.
5. In modo particolare
penso a voi, Donne consacrate come Marija
Petković, che avete accolto l’invito a seguire con cuore indiviso il
Cristo, casto, povero e obbediente.
Non vi stancate di
rispondere fedelmente all’unico Amore della vostra esistenza. La vita
consacrata, infatti, non è soltanto impegno generoso di un essere umano; è
innanzitutto risposta ad un dono che viene dall’Alto e chiede di essere accolto
con piena disponibilità. L’esperienza quotidiana dell’amore gratuito di Dio per
voi vi spinga a donare senza riserve la vostra vita nel servizio alla Chiesa e
ai fratelli, affidando tutto, presente e futuro, alle sue mani.
6. "Gesù, fissatolo,
lo amò" (Mc 10,21). Dio rivolge uno sguardo colmo di tenerezza a chi è
desideroso di compiere la sua volontà e di camminare nelle sue vie (cfr Sal
1,1-3). Ciascuno infatti, secondo la vocazione che gli è propria, è chiamato a realizzare
in sé e attorno a sé il progetto di Dio. A tal fine, lo Spirito del Signore
riveste l’uomo fedele a Dio "di sentimenti di misericordia, di bontà, di
umiltà, di mansuetudine, di pazienza" (Col 3,12). Solo così, infatti, si
può edificare la città terrena ad immagine della città celeste.
Nel perdono reciproco,
nella carità e nella pace cresca e si fortifichi la vostra comunità cristiana:
è questa la preghiera che oggi il Papa eleva al Signore per tutti voi.
"E tutto quello che
fate in parole ed opere, tutto si compia nel nome del Signore Gesù, rendendo
per mezzo di lui grazie a Dio Padre" (Col 3,17).
A Lui sia gloria nei
secoli dei secoli!
Al termine della Santa
Messa, il Papa ha aggiunto:
Sempre ho desiderato
visitare Dubrovnik. Questo si è avverato oggi. Ringrazio Dio! E ringrazio voi
per questa meravigliosa accoglienza, per questa Liturgia, per queste bellezze
naturali. Benedico voi tutti. Benedico le vostre famiglie. Benedico i giovani,
dicendo loro: "Coraggio!". Benedico i bambini e gli ammalati.
Che Dio benedica il paese natale della nuova beata, la città di Dubrovnik e
tutta la Croazia!
© Copyright - Libreria
Editrice Vaticana
Marija di Gesù Crocifisso
Petković
(1892-1966)
Beatificazione:
- 06 giugno 2003
- Papa Giovanni
Paolo II
Memoria Liturgica:
- 9 luglio
Vergine, nata a Blato
nell’isola di Curzola in Croazia, si dedicò con ardore alle preghiere e alle
opere di bene e fondò la Congregazione delle Figlie della Misericordia del
Terz’Ordine francescano al servizio dei malati e degli emarginati
"Diffondere e
propagare, mediante le opere di misericordia spirituali e corporali, la
conoscenza dell’Amore divino"
Marija Petković nasce
il 10 dicembre 1892 nella parrocchia di Tutti i Santi a Blato, sull'isola di
Korčula, sesta di otto figli di Antonio e Maria Petković. I suoi genitori
vivono in maniera esemplare ed educano cristianamente i loro figli. Maria
mostra inclinazione verso la pietà e la misericordia. Avendo ravvisato le
sofferenze, la fame e la penuria della gente, fin dall'infanzia decide di
proteggere i poveri, i «fratelli scelti e amati dal Signore», come li soleva
chiamare.
Spinta dal vivo desiderio
di aiutare i poveri e i bisognosi e seguendo le indicazioni del Vescovo di
Dubrovnik, Mons. Josip Marčelić,nel giorno dell'Annunciazione dell'anno 1919 dà
vita alla comunità religiosa che ella desiderava promuovere «per
l'educazione e l'istruzione della gioventù femminile del luogo». Lo stesso
Vescovo nel 1928, ispirandosi alla Regola del Terzo Ordine di san Francesco,
istituisce canonicamente la comunità religiosa di diritto diocesano. Tre
decenni dopo, il 6 dicembre 1956, la comunità riceve il riconoscimento
pontificio e l'approvazione delle costituzioni.
Maria di Gesù Crocifisso
Petković sperimentava la gioia più grande nell'incontro con i poveri, gli
emarginati e i disprezzati. In essi riconosceva il volto di Gesù sofferente ed
era piena di gioia nel poterli servire. Perciò, fino alla sua serena morte,
avvenuta a Roma il 9 luglio 1966, non si stancava di esortare le sorelle,
affinché con il loro comportamento e sacrificio mostrassero come si erano
incarnati in loro l'amore, la bontà e la misericordia di Dio.
Questa figlia della
diocesi di Dubrovnik è riuscita nella propria vita spirituale a collegare
l'opera apostolica della diffusione della fede con la cura e l'amore per i
piccoli. Era capace di soffrire e sopportare le offese, e «della povertà e
umiltà fece i più grandi valori della sua vita». Attingeva la forza spirituale
dalla preghiera e dai consigli dei pastori della Chiesa, davanti a cui si
mostrò molto docile ed obbediente. Aveva particolare stima delle disposizioni
del Vescovo e del Romano Pontefice. Ciò appare bene dalla lettera circolare,
con la quale spiegava alle proprie consorelle il significato della regola e
delle costituzioni: «Esse sono la parola e la legge di nostro Signore... la
Regola santa, il libro della vita, la via della croce, la chiave e il legame dell'amicizia
eterna».
La fama di santità, di
cui godette la Serva di Dio durante la sua vita, si confermò anche dopo la
morte. Dopo il processo canonico condotto dalla Diocesi di Roma e dalla
Congregazione delle Cause dei Santi, Lei, Padre Santo, il 5 luglio 2002, ha
ordinato la pubblicazione del decreto sulla vita e le virtù della Serva di Dio
Maria di Gesù Crocifisso Petković e quindi, il 20 dicembre dello stesso anno,
del decreto sul miracolo avvenuto per sua intercessione.
Le Figlie della
Misericordia, la Congregazione di cui è fondatrice, oggi conta 429 suore, che
operano in 12 paesi dell'Europa e dell'America. Le suore si occupano
dell'educazione dei bambini e della gioventù, dell'assistenza alle persone
anziane e malate, dell'apostolato parrocchiale, come pure della promozione
della dignità della persona e dello sviluppo delle missioni e del dialogo
ecumenico.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/marija-di-gesu-crocifisso-petkovic.html
SELIGSPRECHUNG VON
SCHWESTER MARIJA PROPETOGA ISUSA PETKOVIć
PREDIGT VON JOHANNES PAUL
II.
1. »Guter Meister, was
muß ich tun, um das ewige Leben zu gewinnen?« (Mk 10,17), fragte der junge
Mann, der damals auf Jesus zulief und vor ihm auf die Knie fiel.
Liebe Brüder und
Schwestern, auch wir, die wir hier als Jünger des »guten Meisters« zur Feier
der Liturgie versammelt sind, stellen ihm heute die gleiche Frage, um zu
wissen, welcher Weg uns zum Leben führt, das nicht erlöscht.
Die Antwort ist einfach
und spontan: »Halte die Gebote!« Und sie kommt von Ihm, der die echte Quelle
der Wahrheit und des Lebens ist. Das Volk von Dubrovnik, das mit den Pilgern
aus dem übrigen Kroatien, aus Bosnien und Herzegowina, aus Montenegro und aus
anderen Ländern zu dieser festlichen Feier versammelt ist, nimmt mit bangem
Herzen die Einladung des »guten Meisters« an und erbittet, um ihr voll Großmut
und Eifer nachkommen zu können, seine Hilfe und seine Gnade.
2. Ich grüße euch sehr
herzlich, liebe Brüder und Schwestern, zusammen mit euren Bischöfen, den
Priestern und den Ordensleuten, die euch auf eurem Weg des christlichen
Zeugnisses begleiten. Mein herzlicher Gruß gilt dem Diözesanbischof Želimir
Puljić, dem ich für die freundlichen an mich gerichteten Grußworte danke, den
Kardinälen Joachim Meisner und Vinko Puljić sowie in besonderer Weise der
Schwesternkongregation der Töchter von der Barmherzigkeit, die von der neuen
Seligen gegründet wurden. Ich grüße hochachtungsvoll auch die bürgerlichen und
militärischen Obrigkeiten, und ich danke ihnen und all denen, die mitgeholfen
haben, meinen Besuch zu ermöglichen.
Eingedenk meines
Vorgängers Pius IV., der hier Erzbischof war, bin ich voll Freude in diese alte
und ruhmvolle Stadt Dubrovnik gekommen, die stolz ist auf ihre Geschichte und
ihre Traditionen der Freiheit, der Gerechtigkeit und der Förderung des
Gemeinwohls, wie sie von der Steininschrift an der Festung Sankt Laurentius
bezeugt werden: »Non bene pro toto libertas venditur auro« (»Die Freiheit ist
mit allem Gold der Welt nicht aufzuwiegen«). Und über den Eingang zum Ratssaal
im Regierungsgebäude steht geschrieben: »Obliti privatorum, publica curate«
(»Vergiß das Privatinteresse, sorge dich um das Gemeinwohl «).
Ich hoffe, daß das in
Jahrhunderten gesammelte Erbe der menschlichen und christlichen Werte mit
Gottes Hilfe und der eures Schutzpatrons, des hl. Blasius, weiterhin den
wertvollsten Schatz des Volkes dieses Landes bildet.
3. »Guter Meister, was
muß ich tun, um das ewige Leben zu gewinnen?« (Mk 10,17). Diese Frage hat auch Schwester
Marija vom Gekreuzigten Jesus ihrem Herrn gestellt, seit sie in Blato auf
der Insel Korcula in der Pfarrei tätig war und dem Nächsten in den Vereinen des
Guten Hirten und der katholischen Mütter und in der Volksküche diente.
Die Antwort erklang in
ihrem Herzen unmißverständlich: »Komm und folge mir nach!« Von der Liebe Gottes
erobert, beschloß sie, sich ihm auf immer zu weihen, indem sie das Bestreben
verwirklichte, sich ganz für das geistliche und materielle Wohl der Ärmsten
hinzugeben. Sie gründete dann die Kongregation der Töchter von der
Barmherzigkeit der Regulierten Franziskaner- Terziarinnen mit dem Auftrag, »die
Erkenntnis der göttlichen Liebe durch die geistlichen und leiblichen Werke der
Barmherzigkeit zu verbreiten und zu verkünden«. Es gab viele Schwierigkeiten,
aber Schwester
Marija ging mit großem Mut voran, indem sie ihre Leiden und Gebete
aufopferte und die Mitschwestern durch Wort und Beispiel stärkte. 40 Jahre lang
leitete sie ihr Institut mit mütterlicher Klugheit und führte es zum
missionarischen Einsatz in vielen lateinamerikanischen Ländern.
4. Die Gestalt der sel.
Marija Propetoga Isusa bietet mir die Gelegenheit, an alle Frauen Kroatiens
zu denken, an die glücklichen Ehefrauen und Mütter, aber auch an solche, die
durch den Schmerz über den Verlust eines Familienangehörigen in dem
schrecklichen Krieg der 90er Jahre oder durch andere leidvolle Erfahrungen
gezeichnet sind.
Ich denke an dich, Frau,
denn du »bereicherst das Verständnis der Welt und trägst zur vollen Wahrheit
der menschlichen Beziehungen bei« (Brief
an die Frauen, 2). Gott hat dir in besonderer Weise die Menschen
anvertraut, und so bist du berufen, eine wichtige Stütze für das Dasein jeder
Person, besonders innerhalb der Familie, zu sein.
Die frenetische Hektik
des modernen Lebens kann zur Verdunklung und sogar zum Verlust dessen führen,
was menschlich ist. Unsere Zeit braucht vielleicht mehr als andere
Geschichtsepochen jenen »Genius der Frau, der die Sensibilität für den Menschen
unter allen Umständen sicherstellt« (Mulieris
dignitatem, 30).
Kroatische Frauen, ihr
seid euch eurer hohen Berufung als Ehefrauen und Mütter bewußt; schaut
weiterhin auf jede Person mit den Augen des Herzens, geht auf sie zu, und seid
ihr nahe mit der Einfühlsamkeit, die dem mütterlichen Instinkt eigen ist. Eure
Anwesenheit in der Familie, in der Gesellschaft und in der kirchlichen
Gemeinschaft ist unerläßlich.
5. Ich denke besonders an
euch, gottgeweihte Frauen, wie es Marija
Petković war. Ihr habt die Einladung angenommen, dem keuschen, armen und
gehorsamen Christus mit ungeteiltem Herzen zu folgen.
Werdet nicht müde, der
einzigen Liebe eures Lebens zu entsprechen. In der Tat, das geweihte Leben ist
nicht nur ein großmütiger Einsatz eines Menschen; es ist vor allem die Antwort
auf ein Geschenk, das aus der Höhe kommt und verlangt, mit voller Bereitschaft
angenommen zu werden. Die tägliche Erfahrung der frei geschenkten Liebe Gottes
für euch drängt euch, euer Leben vorbehaltlos im Dienst an der Kirche und den
Brüdern hinzugeben und alles, die Gegenwart und die Zukunft, in seine Hände zu
legen.
6. »Da sah ihn Jesus an
und gewann ihn lieb« (vgl. Mk 10,21). Gott schaut voll Zärtlichkeit auf den,
der seinen Willen erfüllen und auf seinen Wegen gehen will (vgl. Ps 1,1–3). In
der Tat, jeder ist der eigenen Berufung gemäß aufgefordert, in sich und um sich
herum den Plan Gottes zu verwirklichen. Zu diesem Zweck bekleidet der Geist des
Herrn den Menschen, der Gott treu ist, »mit aufrichtigem Erbarmen, mit Güte,
Demut, Milde, Geduld« (Kol 3,12). Denn nur so kann die irdische Stadt nach dem
Bild der himmlischen Stadt erbaut werden.
Eure christliche
Gemeinschaft möge in der gegenseitigen Vergebung, in der Liebe und im Frieden
wachsen: Das ist die Bitte für euch, die der Papst heute an den Herrn richtet.
»Alles, was ihr in Worten
und Werken tut, geschehe im Namen Jesu, des Herrn. Durch ihn dankt Gott, dem
Vater!« (Kol 3,17).
Ihm sei Lob und Ehre von
Ewigkeit zu Ewigkeit!
Zum Abschluß der
Eucharistiefeier sagte der Papst:
Seit langem hatte ich den
Wunsch, nach Dubrovnik zu kommen. Dies ist heute Wirklichkeit geworden. Dafür
danke ich Gott. Und ich danke euch für diesen wunderbaren Empfang, für diesen
Gottesdienst, für die Schönheiten der Natur. Ich segne euch alle. Ich segne
eure Familien. Ich segne die jungen Menschen und rufe ihnen zu: »Habt Mut!« Ich
segne die Kinder und die Kranken. Gott segne den Heimatort der neuen Seligen,
die Stadt Dubrovnik und ganz Kroatien.
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BEATIFICACIÓN DE SOR
MARÍA DE JESÚS CRUCIFICADO PETKOVIC
HOMILÍA DEL SANTO PADRE
1. "Maestro
bueno, ¿qué he de hacer para tener en herencia la vida eterna?" (Mc 10,
17), preguntó el joven que aquel día se presentó ante Jesús, poniéndose de
rodillas.
Amadísimos hermanos y
hermanas, también nosotros, en la asamblea litúrgica en que nos reunimos como
discípulos del "Maestro bueno", le dirigimos hoy la misma pregunta
para saber cuál es el camino que nos conduce a la vida eterna.
La respuesta es sencilla
e inmediata: "Cumple los mandamientos". Y viene de Aquel que es
el verdadero manantial de la verdad y de la vida. El pueblo de Dubrovnik,
reunido para esta celebración festiva, juntamente con los peregrinos que han
venido del resto de Croacia, de Bosnia y Herzegovina, de Montenegro y de
los demás países, acoge con emoción la invitación del "Maestro
bueno", e implora su ayuda y su gracia para poder corresponder con
generosidad y empeño.
2. Os saludo con
afecto, amadísimos hermanos y hermanas, juntamente con vuestros obispos, los
sacerdotes, los religiosos y las religiosas que os acompañan en vuestro camino
de testimonio cristiano. Dirijo mi saludo cordial al obispo de esta diócesis,
monseñor Zelimir Puljic, a quien agradezco las amables palabras que me ha
dirigido; a los cardenales Joachim Meisner y Vinko Puljic; y de modo especial a
las religiosas Hijas de la Misericordia, fundadas por la nueva beata. Saludo
con deferencia también a las autoridades civiles y militares, a las que doy las
gracias, así como a todos los que han trabajado para hacer posible mi visita.
Recordando a mi
predecesor Pío IV, que fue arzobispo aquí, he venido con alegría a esta antigua
y gloriosa ciudad de Dubrovnik, orgullosa de su historia y de sus tradiciones
de libertad, justicia y promoción del bien común, testimoniadas por las
lapidarias palabras grabadas en la fortaleza de San Lorenzo: Non bene pro
toto libertas venditur auro ("La libertad no se vende ni por todo el oro
del mundo") y sobre la puerta de la sala del Consejo, en el palacio del
gobernador: Obliti privatorum, publica curate ("Olvidando el interés
privado, preocupaos por el público").
Deseo que el patrimonio
de valores humanos y cristianos, acumulado a lo largo de los siglos, con la
ayuda de Dios y de vuestro protector san Blas, siga constituyendo el tesoro más
valioso de la gente de este país.
3. "Maestro
bueno, ¿qué he de hacer para tener en herencia la vida eterna?" (Mc 10,
17). Es la pregunta que también sor
María de Jesús Crucificado hizo a su Señor desde que, siendo joven,
colaboraba en la parroquia de Blato, en la isla de Korcula, y se prodigaba al
servicio del prójimo en las asociaciones del Buen Pastor y de las Madres
católicas, así como en la cocina popular.
La respuesta resonó nítidamente
en su corazón: "¡Ven y sígueme!". Así, conquistada por el amor
de Dios, eligió consagrarse para siempre a él, realizando la aspiración de
entregarse totalmente al bien espiritual y material de las personas más
necesitadas. Luego fundó la congregación de las Hijas de la Misericordia de la
Tercera Orden Regular de San Francisco, con la misión específica de
"difundir y propagar, mediante las obras de misericordia espirituales y
corporales, el conocimiento del Amor divino". No faltaron dificultades, pero
sor María siguió adelante con indómita valentía, ofreciendo sus sufrimientos
como actos de culto y sosteniendo a sus hermanas con la palabra y con el
ejemplo. Durante cuarenta años gobernó con sabiduría materna su instituto,
abriéndolo al compromiso misionero en diversos países de América Latina.
4. La figura de la
beata María de Jesús Crucificado me lleva a pensar en todas las mujeres de
Croacia, tanto en las que están casadas y son madres felices, como en las que
están marcadas para siempre por el dolor de la pérdida de un familiar en la
cruel guerra de la década de 1990, o por otras amargas desilusiones sufridas.
Pienso en ti, mujer,
porque con tu sensibilidad, generosidad y fortaleza "enriqueces la
comprensión del mundo y contribuyes a la plena verdad de las relaciones
humanas" (Carta
a las mujeres, 2). Dios te ha confiado de modo especial las criaturas, y
por ello estás llamada a convertirte en un apoyo importante para la existencia
de toda persona, en particular en el ámbito de la familia.
El ritmo frenético de la
vida moderna puede llevar al ofuscamiento e, incluso, a la pérdida de lo que es
humano. Nuestro tiempo, tal vez más que cualquier otra época de la historia,
necesita "el "genio" de la mujer, que asegure en toda
circunstancia la sensibilidad por el hombre" (Mulieris
dignitatem, 30).
Mujeres croatas,
conscientes de vuestra altísima vocación de "esposas" y "madres",
seguid mirando a toda persona con los ojos del corazón, salid a su encuentro y
acompañadla con la sensibilidad propia del instinto materno. Vuestra presencia
es indispensable en la familia, en la sociedad y en la comunidad eclesial.
5. De modo particular,
pienso en vosotras, mujeres consagradas como María Petkovic, que habéis acogido
la invitación a seguir con corazón indiviso a Cristo, casto, pobre y obediente.
No os canséis de
responder fielmente al único Amor de vuestra existencia. En efecto, la vida
consagrada no es sólo compromiso generoso de un ser humano; es, ante todo, respuesta
a un don que viene de lo alto y que se debe acoger con plena disponibilidad.
Que la experiencia diaria del amor gratuito de Dios a vosotras os impulse a
entregar sin reservas vuestra vida al servicio de la Iglesia y de los hermanos,
poniéndolo todo, presente y futuro, en sus manos.
6. "Jesús,
fijando en él su mirada, lo amó" (Mc 10, 21). Dios dirige una mirada llena
de ternura a quien desea cumplir su voluntad y caminar por sus sendas (cf. Sal
1, 1-3). En efecto, cada uno, según su vocación propia, está llamado a realizar,
en sí y en torno a sí, el proyecto de Dios. Con este fin, el Espíritu del Señor
reviste al hombre fiel a Dios "de entrañas de misericordia, bondad,
humildad, mansedumbre y paciencia" (Col 3, 12). Sólo así se puede edificar
la ciudad terrena a imagen de la ciudad celestial.
Que vuestra comunidad
cristiana crezca y se fortalezca en el perdón recíproco, en la caridad y en la
paz: esta es la oración que hoy el Papa eleva al Señor por todos
vosotros.
"Y todo cuanto hagáis, de palabra y de obra, hacedlo todo en el nombre del
Señor Jesús, dando gracias por medio de él a Dios Padre" (Col 3, 17).
A él la gloria por los
siglos de los siglos.
Al final de la misa el
Santo Padre dirigió las siguientes palabras:
Siempre deseé visitar
Dubrovnik. Esto se ha cumplido hoy. Doy gracias a Dios. Y os doy las gracias a
todos vosotros por la cordial acogida, por esta liturgia, por estas bellezas
naturales. Os bendigo a todos vosotros. Bendigo a vuestras familias. Bendigo a
los jóvenes, y les digo: ¡Ánimo! Bendigo a los niños y a los enfermos.
Que Dios bendiga el país natal de la nueva beata, la ciudad de Dubrovnik y toda
Croacia.
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María de Jesús
Crucificado Petković (1892-1966)
Nació el 10 de diciembre
de 1892 en Blato, en la isla de Korcula (Croacia). Era la sexta de ocho hijos
de Antonio y María Petkovic. Sus padres llevaban una vida ejemplar y educaron
cristianamente a todos sus hijos. Muy pronto María mostró su inclinación a la
piedad y a la misericordia. Al ver los sufrimientos, el hambre y las penurias
de la gente, decidió esforzarse por proteger a los pobres, "hermanos
elegidos y amados por el Señor", como solía llamarlos.
El 8 de septiembre de 1906, día de la Natividad de la Santísima Virgen, con
ocasión de la visita pastoral del obispo, María entró a formar parte de la
asociación de Hijas de María, de la que fue secretaria y luego presidenta.
Leyendo las palabras de Jesús al joven rico, el 21 de noviembre sucesivo,
sintió la vocación a entregarse totalmente a Cristo. Desde ese momento renovó
cada día su promesa de amor al Señor. Luego entró a formar parte de la Tercera
Orden Secular de San Francisco y cuando Dios le inspiró dar vida a un instituto
religioso femenino quiso darle la Regla y la espiritualidad franciscana.
Impulsada por su vivo deseo de ayudar a los necesitados, y siguiendo las
orientaciones del obispo de Dubrovnik, monseñor Josip Marcelic, en el día de la
Anunciación del año 1919 fundó la congregación de Hijas de la Misericordia,
para "la educación e instrucción de la juventud femenina". El mismo obispo,
en 1928, la erigió canónicamente como instituto de derecho diocesano. Al inicio
la madre Petkovic dudaba entre la clausura y la actividad apostólica, pero optó
por esta última, inspirada por las palabras de san Francisco: "No vivir
sólo para sí mismo, sino también para el bien del prójimo".
El 6 de diciembre de 1956 la congregación llegó a ser de derecho pontificio y
fueron aprobadas sus Constituciones.
La madre María de Jesús Crucificado Petkovic trató de transmitir a sus
religiosas la profunda devoción que sentía desde niña hacia Jesucristo
crucificado. En una carta, escrita el 31 de agosto de 1953, a todas las Hijas
de la Misericordia, las invitaba a "seguir a Cristo, escuchar a Cristo,
humillarse en Cristo, sufrir silenciosamente en Cristo, arder en Cristo,
perdonar en Cristo, amar en Cristo, sacrificarse en Cristo (...). Para quien
ama al dulcísimo Jesucristo, nuestro Señor, será dulce incluso la palabra
"sufrir" por amor a él. Sufrir, porque no hay verdadero amor sin
sacrificios y sufrimientos por la persona amada. Cristo con la cruz y el
sufrimiento ha salvado al mundo entero".
Era una mujer fuerte en las adversidades, tierna en sus afectos, pero sobre
todo profundamente enamorada de Jesús crucificado, al que dedicó toda su vida y
su obra. Sintió durante toda su existencia esta constante presencia del
Crucificado. Lo tenía siempre ante sus ojos, y en su corazón, por eso afloraba
continuamente a sus labios. Las principales virtudes que practicó y recomendó
eran las que brillaban en Cristo crucificado: la pobreza, la humildad, la
abnegación, hasta el sacrificio total de sí por el prójimo, sintetizado en una
palabra: amor.
La madre Petkovic experimentaba una grandísima alegría en su servicio a los
pobres, marginados y despreciados, porque reconocía en ellos el rostro de Jesús
doliente. Por eso, nunca se cansaba de exhortar a las hermanas a que mostraran
con su conducta y sus sacrificios que en ellas se había encarnado el amor, la
bondad y la misericordia de Dios.
Sacaba su fuerza espiritual de la oración. Su vida se puede resumir en dos
palabras: "Oración y apostolado". Desde el inicio, la oración
constituyó el alma y el gran dinamismo de su amplia actividad. El
"estar" con el Señor plasmaba el "ir" a los hermanos. La
unión íntima con Dios se prolongaba en la comunión con el prójimo.
Sentía un profundo aprecio por las directrices y los consejos de los pastores
de la Iglesia, ante los cuales siempre se manifestó muy dócil y obediente. En
especial seguía con fidelidad las indicaciones del obispo y del Romano
Pontífice. En una carta circular explica a sus religiosas el significado de la
Regla y de las Constituciones: "Son la palabra y la ley de nuestro
Señor... La Regla santa, el libro de la vida, el camino de la cruz, la llave y
el vínculo de la amistad eterna".
La fama de santidad, de la que gozó durante su vida, se confirmó también
después de su muerte, acontecida en Roma el 9 de julio de 1966.
Las Hijas de la Misericordia cuentan hoy con 429 religiosas, que trabajan en
doce países de Europa y América. Se dedican a la educación de los niños y la
juventud, a la asistencia a las personas ancianas y enfermas, y al apostolado
parroquial.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030606_petkovic_sp.html
RITO DE BEATIFICAÇÃO DA
IRMÃ MARIA PETKOVIC
HOMILIA DO SANTO PADRE
1. "Bom Mestre, que
devo fazer para herdar a vida eterna?" (Mc 10, 17), perguntou o jovem que,
naquele dia, se apresentou diante de Jesus, ajoelhando-se.
Caríssimos Irmãos e
Irmãs, também nós, na assembleia litúrgica que nos vê reunidos como discípulos
do "Bom Mestre", lhe dirigimos hoje a mesma interrogação, para saber que
caminho nos há-de levar à vida eterna.
A resposta é simples e
imediata: "Observa os mandamentos!". E ela vem daquele que é a
autêntica fonte da verdade e da vida. Congregado para esta celebração festiva,
o povo de Dubrovnik, juntamente com os peregrinos que vieram das outras partes
da Croácia, da Bósnia e Herzegovina, de Montenegro e dos outros países, aceita
com emoção o convite do "Bom Mestre" e implora a sua ajuda e a sua
graça para lhe poder corresponder com generosidade e compromisso.
2. Saúdo-vos com afecto,
caríssimos Irmãos e Irmãs, juntamente com os vossos Bispos, os sacerdotes, os
religiosos e as religiosas que vos acompanham no vosso caminho de testemunho
cristão. Dirijo o meu pensamento cordial ao Bispo D. Zelimir Puljic, a quem
agradeço as amáveis palavras que me dirigiu, aos Senhores Cardeais Joachim
Meisner e Vinko Puljic, e ainda, de modo especial, às Irmãs Filhas da
Misericórdia, fundadas pela nova Beata. Saúdo respeitosamente também as Autoridades
civis e militares, agradecendo ainda a todos aqueles que trabalharam para
tornar possível esta minha visita.
Recordando o meu
Predecessor Pio IV, que aqui foi Arcebispo, vim com alegria a esta antiga e
gloriosa cidade de Dubrovnik, orgulhosa da sua história e das suas tradições de
liberdade, justiça e promoção do bem comum, testemunhadas pelas palavras
lapidares, gravadas na pedra da fortaleza de São Lourenço: Non bene pro toto
libertas venditur auro ("A liberdade não se vende nem por todo o ouro do
mundo") e na porta da Sala do Conselho, no Palácio do Governador: Obliti
privatorum, publica curate ("Esquece o interesse privado e preocupa-te com
o interesse público").
Faço votos a fim de que o
património de valores humanos e cristãos, acumulado ao longo dos séculos,
continue a constituir, com a ajuda de Deus e do vosso Padroeiro São Brás, o
tesouro mais precioso do povo deste País.
3. "Bom Mestre, que
devo fazer para herdar a vida eterna?" (Mc 10, 17). É a pergunta que a Irmã
Maria de Jesus Crucificado dirigiu ao seu Senhor desde quando, ainda muito jovem
em Blato, na ilha de Korcula, trabalhava activamente na paróquia, dedicando-se
ao serviço do próximo nas Associações do Bom Pastor e das Mães Católicas, e na
Cozinha Popular.
A resposta ressoou no seu
coração de modo claro: "Vem e segue-me!". Conquistada pelo amor de
Deus, escolheu consagrar-se para sempre a Ele, realizando a aspiração de se
dedicar totalmente ao bem espiritual e material dos mais necessitados. Depois,
fundou a Congregação das Filhas da Misericórdia da Terceira Ordem Regular de São
Francisco, com a tarefa especifica de "difundir e propagar, mediante as
obras de misericórdia, espirituais e materiais, o conhecimento do Amor
divino". Não faltaram dificuldades, mas a Irmã Maria continuou com coragem
indómita, oferecendo os seus sofrimentos, como outros tantos actos de culto, e
ajudando as suas irmãs com a palavra e o exemplo. Durante quarenta anos
governou com sabedoria maternal o seu Instituto, abrindo-o ao compromisso
missionário em vários países da América Latina.
4. A figura da Beata
Maria de Jesus Crucificado leva-me a pensar em todas as mulheres da
Croácia, as que são casadas e mães felizes, assim como as que estão marcadas
para sempre pela dor, devido à perda de um familiar na guerra cruel dos anos
90, ou ainda por outras graves desilusões.
Penso em ti, mulher,
porque com a tua sensibilidade, generosidade e fortaleza, "enriqueces a
compreensão do mundo e contribuis para a plena verdade dos relacionamentos
humanos" (Carta
às Mulheres, 2). Deus confiou-te de modo especial as criaturas, e assim és
chamada a tornar-te um sustentáculo importante para a existência de cada
pessoa, de modo particular no âmbito da família.
O ritmo frenético da vida
moderna pode levar ao ofuscamento e mesmo à perda daquilo que é humano. Talvez
mais do que noutras épocas, a nossa era tem necessidade "daquele "génio"
da mulher, que assegura a sensibilidade para o homem, em todas as
circunstâncias" (Mulieris
dignitatem, 30).
Mulheres croatas,
conscientes da vossa altíssima vocação de "esposas" e de
"mães", continuai a olhar para cada pessoa com os olhos do coração, a
ir ao seu encontro e a estar ao seu lado com a sensibilidade que é própria do
vosso instinto maternal. A vossa presença é indispensável na família, na
sociedade e na comunidade eclesial.
5. Penso de maneira
especial em vós, mulheres consagradas, como Maria
Petkovic, que aceitastes o convite para seguir com um coração indivisível,
Cristo casto, pobre e obediente.
Não vos canseis de
responder fielmente ao único Amor da vossa existência. Com efeito, a vida
consagrada não é apenas o compromisso generoso de um ser humano; é, antes de
mais nada, resposta a um dom que vem do Alto e pede para ser recebido com plena
disponibilidade. A exigência quotidiana do amor gratuito de Deus por vós
leva-vos a dar a vossa vida incondicionalmente ao serviço da Igreja e dos
irmãos, depositando tudo, presente e futuro, nas suas mãos.
6. "Jesus olhou para
ele com amor" (Mc 10, 21). Deus dirige o seu olhar cheio de ternura para
quem deseja cumprir a sua vontade e andar pelos seus caminhos (cf. Sl 1, 1-3).
Com efeito, cada um, segundo a vocação que lhe é própria, é chamado a realizar
em si e à sua volta o projecto de Deus. Com esta finalidade, o Espírito do
Senhor reveste o homem que é fiel a Deus, "de sentimentos de misericórdia,
de bondade, de humildade, de mansidão e de paciência" (Cl 3, 12).
Efectivamente, só assim é possível edificar a cidade terrestre à imagem da
cidade celestial.
É no perdão recíproco, na
caridade e na paz que deve crescer e revigorar a vossa comunidade cristã: esta
é a oração que, hoje, o Papa eleva ao Senhor por todos vós.
"Tudo o que fizerdes
através de palavras ou de acções, fazei-o em nome do Senhor Jesus, dando graças
ao Deus Pai por meio dele" (Cl 3, 17).
A Ele seja dada glória
por todos os séculos!
Sempre desejei visitar
Dubrovnik. E hoje isto aconteceu. Dou graças a Deus! E agradeço-vos também a
vós, esta maravilhosa hospitalidade, esta Liturgia e estas belezas naturais.
Abençoo-vos a todos, bem como as vossas famílias e os jovens, a quem digo: "Ânimo!".
Abençoo as crianças e os doentes. Deus abençoe a terra natal da nova Beata, a
cidade de Dubrovnik e toda a Croácia!
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MARIA DE JESUS
CRUCIFICADO PETKOVIC (1892-1966)
Maria Petkovic nasceu no
dia 10 de Dezembro de 1892, na ilha de Korcula em Blato, na Diocese de
Dubrovnik (Croácia).
Desde a mais tenra
infância, apesar da precariedade da sua saúde, mostrou nobreza de espírito,
apego à família e à Igreja, e sensibilidade para com os necessitados. As mortes
e destruições causadas pela primeira guerra mundial influenciaram a sua opção
vocacional, já marcada por uma vida familiar cristã exemplar, caracterizada
pela obediência, o amor filial e a observância dos preceitos divinos.
Em 21 de Novembro de 1906
fez o voto de virgindade e, depois de alguns anos de contacto com os membros da
Associação das Filhas de Maria, foi inspirada a fundar a Associação do Bom
Pastor, cujo carisma viria a ser a visita aos doentes, a preparação dos
adolescentes para a primeira comunhão e a reparação das ofensas feitas a Jesus.
Em 1915 fundou também a
Sociedade das Mães Católicas, formada por uma centena de mulheres e, a partir
de 1917, passou a orientar as Terceiras Franciscanas, que então contavam cerca
de duzentos membros, ajudando a "Cozinha Popular" das Irmãs Servas da
Caridade, a distribuir aproximadamente três mil refeições às pessoas mais
necessitadas, e prometendo solenemente ao Bispo Ordinário local que, a partir
de então, viveria no meio dos pobres. E o Senhor infundiu muitos dons na sua
alma eleita, que difundia luminosidade à sua volta.
Em 1919, Maria entrou no
convento das Servas da Caridade. Todavia, por motivos políticos, as irmãs
fundadoras, que eram italianas, tiveram que regressar à pátria e assim, o Bispo
local nomeou Maria superiora provisória da nova ordem, cujos fundamentos
espirituais seriam a obediência, o amor e o altruísmo. No final desse mesmo
ano, Maria fundou três instituições de assistência à infância necessitada e,
embora se considerasse indigna, compreendeu com grande clarividência que Deus a
estava preparando para grandes obras.
A nova congregação, do
ramo franciscano, foi fundada oficialmente no dia 4 de Outubro de 1920, com o
título de Filhas da Misericórdia e a jovem recebeu o nome religioso de Maria de
Jesus Crucificado e foi eleita superiora-geral. A jovem fundadora encontrou-se
imediatamente diante de infinitas dificuldades, que procurava vencer com a
oração, a fé em Deus e o trabalho árduo: a educação dos jovens membros, o
plano de trabalho, a construção de novas casas, a falta de meios de sustento, a
redacção das primeiras Constituições (aprovadas em 1923), a consolidação e a
conservação da identidade da sua instituição religiosa.
Durante quarenta anos à
frente da Congregação (de 1920 a 1952, foi eleita superiora-geral cinco vezes
consecutivas), Madre Maria abriu vinte e duas casas, preparando trinta
religiosas para as missões na América Latina, onde viriam a ser fundadas novas
casas (Argentina, Paraguai, Chile, Peru e Uruguai), assim como na Itália e na
Espanha. A Sagrada Congregação para os Religiosos reconheceu esta ordem como
"instituição canónica" em 1927 atribuindo-lhe, no ano seguinte, a
condição de "direito diocesano" e, em 1944, por ocasião do 25º
aniversário de fundação, também o "decretum laudis".
A espiritualidade de
Maria apresenta três aspectos de base: provavelmente marcada pela
experiência de bondade vivida em família, manifestava uma relação filial
repleta de confiança no Pai misericordioso; além disso, a profunda confiança no
amor ao Filho, que inspirou toda a sua vida; por fim, a incessante invocação da
sabedoria do Espírito Santo, que é o actor de toda a santificação. As virtudes
teologais da fé, da esperança e da caridade, em relação a Deus e ao próximo, e
as virtudes cardeais que ela exerceu ao nível mais excelso, realçaram a sua
sensibilidade ao voto de castidade.
Maria de Jesus
Crucificado distinguiu-se ainda na fidelidade à Igreja e na obediência
perfeita, mesmo nos momentos mais difíceis da sua vida: quando recebeu
respostas negativas dos responsáveis a vários níveis, quando deixou o cargo do
governo da sua Congregação e quando ficou paralisada na parte esquerda do seu
corpo, nos últimos três anos de vida, aceitando como sinal da Vontade divina
tudo aquilo que a Igreja lhe ensinava. Foi uma mulher forte, de consciência
recta, grande trabalhadora e capaz de suportar todo o tipo de dor e sofrimento,
permanecendo sempre aberta às inspirações do Espírito Santo e aos preceitos da
Igreja, como no-lo mostram a sua vida e as suas numerosas obras. É por isso
que, com fama de santidade e um milagre já reconhecido, agora pode ser elevada
às honras dos altares pela Igreja que ela tanto amou.
A semente de santidade
que Deus lançou no coração da pequena Maria cresceu primeiro na sua consciência
e depois no seu compromisso, revigorando-se na família e na comunidade
paroquial, onde amadureceram os primeiros frutos de amor ao próximo, no carisma
que a levou a fundar novas casas em ordem a ajudar as pessoas marginalizadas da
sociedade, para maior glória de Deus e a honra da Igreja católica.
A Serva de Deus faleceu
no dia 9 de Julho de 1956, depois de um prolongado período de enfermidade e
indizíveis sofrimentos.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030606_petkovic_po.html
Beata Maria di Gesù Crocifisso
Petkovic
Figlie della Misericordia
Francescane
Maria
di Gesù Crocefisso Petković, fondatrice della congregazione Figlie della
Misericordia Francescane
BEATIFICAZIONE DI SUOR
MARIJA PROPETOGA ISUSA PETKOVIć
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
1. »Učitelju dobri, što
mi je činiti da baštinim život vječni?« (Mk 10, 17), upita onaj mladić, koji
jednom zgodom dođe pred Isusa te kleknu preda nj.
Draga braćo i sestre, i
mi, koji smo se na ovaj bogoslužni skup sabrali kao učenici »dobroga Učitelja«,
postavljamo mu danas isti upit kako bismo doznali koji je to put što vodi u
život vječni.
Odgovor je jednostavan i
izravan: »Izvršavaj zapovijedi!« I dođe k Onome koji je pravo vrelo istine i
života. Sabran na ovo radosno slavlje, puk dubrovački, zajedno s hodočasnicima
pristiglima iz drugih dijelova Hrvatske, iz Bosne i Hercegovine, iz Crne Gore i
drugih zemalja, sa strahopoštovanjem prihvaća poziv »dobroga Učitelja« te
smjerno ište njegovu pomoć i njegovu milost kako bi na taj poziv mogao
odgovoriti velikodušno i sa zalaganjem.
2. Predraga braćo i
sestre, srdačno pozdravljam sve vas zajedno s vašim biskupima, svećenicima,
redovnicima i redovnicama, koji vas prate na vašemu putu kršćanskoga
svjedočenja. Srdačan pozdrav biskupu ove biskupije Želimiru Puljiću, kojemu
zahvaljujem na ljubaznim riječima koje mi je upravio, te navlastito sestrama
kćerima Milosrđa, koje je utemeljila nova blaženica. S poštovanjem pozdravljam građanske
i vojne vlasti te zahvaljujem njima i svima koji su radili kako bi se mogao
ostvariti ovaj moj pohod.
Sjećajući se mojega
predhodnika Pija IV., koji je ovdje bio nadbiskup, s radošću dođoh u ovaj stari
i slavni grad Dubrovnik, što stoji ponosan na svoju povijest i na svoju baštinu
slobode, pravde i promaknuća općega dobra, o čemu svjedoče u kamen upisane riječi
nad vratima tvrđave svetoga Lovrijenca: Non bene pro toto libertas venditur
auro (»Sloboda se ne prodaje ni za sve blago svijeta«), i one na vratima
Vijećnice u Kneževu dvoru: Obliti privatorum, publica curate (»Zaboravite
vlastite probitke i skrbite se za zajedničko dobro«).
Želja mi je da baština
ljudskih i kršćanskim vrijednosti, što se je nagomilala tijekom minulih
stoljeća, i dalje, uz Božju pomoć i pomoć vašega Parca, svetoga Vlaha, bude
najdragocjenije blago puka ove zemlje.
3. »Učitelju dobri, što
mi je činiti da baštinim život vječni?« (Mk 10, 17). To je isto pitanje i sestra
Marija Propetoga Isusa postavljala svojemu Gospodinu sve od vremena kada
je, kao djevojka u Blatu, na otoku Korčuli, zauzeto radila u župi i nastojala
služiti bližnjemu u Društvu Dobroga Pastira, u Udrugi katoličkih majki, ili u
Pučkoj kuhinji.
U njezinu je srcu
odjeknuo jasan i razgovijetan odgovor: »Dođi i idi za mnom!« Osvojena Božjom
ljubavlju, odlučila je zauvijek se posvetiti Bogu te ostvariti težnju da se
posve preda duhovnome i materijalnome dobru najpotrebnijih. Osnovala je tako Družbu
kćeri Milosrđa Trećega samostanskog reda svetoga Franje, koja ima jasnu zadaću
»širiti i promicati, preko duhovnih i tjelesnih djela milosrđa, poznavanje
Božje ljubavi«. Nisu nedostajale teškoće. Međutim, sestra je Marija
neslomljivom odlučnošću išla naprijed, prikazujući svoje patnje kao djela
bogoštovlja i podupirući svoje sestre riječju i primjerom. Četiri je desetljeća
majčinski mudro upravljala svojom redovničkom zajednicom, otvorivši je
misijskome radu u raznim zemljama Latinske Amerike.
4. Lik me blažene Marije
Propetoga Isusa vodi k razmišljanju o svim hrvatskim ženama; o suprugama i
sretnim majkama te o onima, koje su zauvijek obilježene tugom zbog gubitka koga
iz svoje obitelji u strašnome ratu iz devedesetih godina prošloga stoljeća, ili
pak zbog kakva drugoga gorkog događaja, koji ih je pogodio.
Mislim na tebe, ženo, jer
svojom osjetljivošću, velikodušnošću i jakošću »obogaćuješ poimanje svijeta i
pridonosiš punini istine o međuljudskim odnosima« (Pismo ženama, 2). Tebi je
Bog povjerio na poseban način stvorenja, te si pozvana postati nezamjenjiva
podpora postojanju svake osobe, posebno pak u krugu obitelji.
Vrtoglavi tijek
suvremenoga ljudskog života može dovesti do zamagljenja i čak do gubitka onoga
što je ljudsko. Možda je našemu dobu kao ni jednomu drugom razdoblju povijesti
potrebna »ona ' umnost ' žene, koja će jamčiti osjetljivost za čovjeka u svakoj
prigodi« (Mulieris dignitatem, 30).
Hrvatske žene, svjesne
svojega vrlo uzvišenoga poziva »supruge« i »majke«, nastavite gledati na svaku
osobu očima srca te joj ići ususret i biti uza nju osjetljivošću, što je
vlastita majčinskome osjećaju. Vaša je nazočnost prijeko potrebna u obitelji, u
društvu, u crkvenoj zajednici.
5. Na poseban način
mislim na vas, žene koje živite posvećenim životom poput Marije
Petković i koje ste prihvatile poziv na nasljedovanje Krista nepodijeljena
srca, u čistoći, siromaštvu i poslušnosti.
Nemojte se umoriti vjerno
odgovarajući na jedinu Ljubav vašega života. Naime, posvećeni život nije samo
velikodušno zalaganje ljudskoga bića, nego je navlastito odgovor na dar, koji
dolazi s Neba i koji traži da ga se prihvati nepodijeljena srca. Neka vas
svakodnevno iskustvo nezaslužene Božje ljubavi prema vama potiče na posvemašnje
darivanje vlastitoga života kroz služenje Crkvi i braći, predajući Bogu u ruke
sav svoj život, svoju sadašnjost i svoju budućnost.
6. »Isus ga nato pogleda
i zavoli« (Mk 10, 21). Očima punim nježnosti Bog gleda na onoga tko žudi ispuniti
njegovu volju i ići njegovim putovima (usp. Ps 1, 1-3). Svatko je, naime, u
skladu s vlastitim pozivom, pozvan ostvarivati u sebi i oko sebe Božji naum. U
tu svrhu Duh Sveti čovjeka vjerna Bogu zaodijeva posvema »u milosrdno srce,
dobrostivost, poniznost, blagost, strpljivost« (Kol 3, 12). Jedino se, naime,
na taj način može graditi ovozemni grad po uzoru na sliku onoga nebeskog.
Vaša kršćanska zajednica
rasla i učvršćivala se u uzajamnome oprostu, ljubavi i miru: to je
prošnja, koju Papa danas upravlja Gospodinu za sve vas.
»I sve što god riječju
ili djelom činite, sve činite u imenu Gospodina Isusa, zahvaljujući Bogu Ocu po
njemu« (Kol 3, 17).
Njemu neka je slava u
vijeke vjekova!
Dugo sam vremena želio
posjetiti Dubrovnik. Ta se moja želja danas ispunila. Zahvaljujem Bogu na tome.
Zahvaljujem i vama na ovom izvanrednom dočeku, na ovom bogoslužju, na ovim
predivnim prirodnim ljepotama.
Sve vas blagoslivljam.
Blagoslivljam vaše obitelji. Blagoslivljam mlade kojima velim:
"Hrabro". Blagoslivljam djecu i bolesnike.
Neka Bog blagoslovi rodno
mjesto nove blaženice, grad Dubrovnik i cijelu Hrvatsku.
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Marija Propetoga Isusa
Petković (1892-1966)
Marija Propetoga Isusa
Petković rodila se 10. prosinca 1892. u župi Svih Svetih u Blatu, na otoku
Korčuli. Bila je šesto od osmero djece u obitelji Antuna i Marije Petković.
Uzorni roditelji djecu su kršćanski odgajali i poučavali ih u vjeri. Njihova kći
Marija pokazivala je sklonost pobožnosti i milosrđu. Uočavala je patnje ljudi,
glad i neimaštinu, pa je već u djetinjstvu odlučila štititi siromahe, tu
»probranu i ljubljenu braću raspetoga Gospodina«, kako ih je znala
oslovljavati.
Nošena čežnjom pomagati
siromasima i potrebnima, na poticaj je dubrovačkoga biskupa Josipa Marčelića na
svetkovinu Blagovijesti 1919. postavila temelje svoje buduće redovničke
zajednice zamišljene »za odgoj i izobrazbu domaće ženske mladeži«.
Isti je dubrovački biskup na temelju pravila Trećega reda sv. Franje posebnim
spisom 1928. kanonski ustanovio redovničku zajednicu biskupijskoga prava. Tri
desetljeća kasnije, 6. prosinca 1956., zajednica je dobila papinsko priznanje i
odobrenje konstitucija.
Marija Propetoga Isusa
Petković najveću radost vidjela u siromasima, odbačenima na rub društva i
prezrenima. U njima je prepoznavala lice Isusa patnika i radovala se je ako im
je mogla biti na usluzi. Stoga se sve do svoje blažene smrti u Rimu 9. srpnja
1966. nije u marala poticati svoje sestre neka ponašanjem i žrtvom pokazuju
kako se i u njima utjelovila Božja ljubav, dobrota i milosrđe.
Ova je kćerka Dubrovačke
biskupije uspjela u svojemu duhovnom životu spojiti apostolsko djelo širenja
vjere s djelotvornom skrbi i ljubavi prema malenima. Bila je kadra trpjeti i
podnositi uvrjede, a »siromaštvo i poniznost učinila je najvećom životnom
vrijednošću«. Duhovnu jakost i razboritost crpila je iz molitve i savjetâ
crkvenih pastira, pred kojima se pokazivala vrlo pouč-ljivom i poslušnom. Posebice je poštivala i cijenila biskupske i papinske
odredbe, što se najbolje vidi iz okružnice kojom je svojim sestrama objasnila što znače pravila i konstitucije: »One su riječ i zakon našega Gospodina...
sveto Pravilo, knjiga života, put križa, ključ raja i veza vječnog
prijateljstva...«.
Glas svetosti, što ga je
ova službenica Božja uživala za života, potvrđen je i poslije smrti. Nakon
provedenoga kanonskog postupka vođena u Rimskoj biskupiji i na Zboru za
proglašenje svetih, Vi ste, Sveti Oče, 5. srpnja 2002. naredili da se proglasi
uredba o životu i krepostima službenice Božje Marije od Propetoga Isusa
Petković«, a 20. prosinca iste godine i uredba o čudu, koje se dogodilo na
njezin zagovor.
Družba kćeri Milosrđa,
koju je ona osnovala, broji danas 429 sestara, koje djeluju u 12 država Europe
i Amerike. Sestre se bave odgojem djece i mladeži, njegom staraca i bolesnika, župnim apostolatom, promaknućem dostojanstva ljudske osobe te promaknućem
misija i ekumenskoga dijaloga.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030606_petkovic_cr.html
Život - Bl. Marija
Propetog Isusa Petković : https://marijapropetog.hr/bl-marija-propetog-isusa-petkovic/vjera/zivot