Bartolomeo Montagna (1450–1523). Santa Giustina di Padova, 1490, huile sur panneau, 48.6 x 37.5, Metropolitan Museum of Art
Sainte Justine
Martyre à
Padoue (1er s.)
Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre. Si vive était sa foi, qu'elle demeura fermement attachée à Jésus-Christ et pour cela fut percée d'un coup d'épée.
À Padoue en Vénétie, sainte Justine, vierge et martyre.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8470/Sainte-Justine.html
Bernardo Strozzi (1581–1644), The
Martyrdom of Saint Justina, circa 1635, 235 x 130.8, Chrysler Museum of Art, Norfolk,
Virginia.
SAINTE JUSTINE DE PADOUE,
vierge et martyre
SAINTE JUSTINE était née
à Padoue au 1er siècle de l'Église ; ses parents, fort honorés dans la ville,
s'étaient convertis à la prédication d'un envoyé de saint Pierre et avaient
obtenu du ciel, après un mariage longtemps stérile, cette fille qui devait être
si célèbre par son martyre.
Justine, dès son enfance,
fit le charme de ses parents; obéissante, réfléchie, sérieuse, elle unissait la
maturité à l'ingénuité; la prière avait beaucoup plus d'attraits pour elle que
les jeux de son âge; elle grandissait chaque jour dans le mépris du monde et
dans l'amour de Dieu, et fit le vœu de virginité perpétuelle.
Justine avait seize ans
environ, quand éclata la persécution de Néron. De nombreux chrétiens furent
arrêtés, déchirés avec des ongles de fer, jetés dans des chaudières d'huile
bouillante, écrasés sous de lourds pressoirs ou soumis à d'autres supplices non
moins horribles.
La jeune vierge fut loin
d'être intimidée; elle n'avait qu'un désir et ne demandait qu'une seule grâce,
mourir pour Jésus-Christ. Elle pénétrait dans les prisons pour encourager les
martyrs, les soigner, leur distribuer des secours. Un jour, elle revenait de la
campagne où elle était allée visiter quelques fidèles qui s'y étaient retirés,
quand elle tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient.
Elle comprit que l'heure
du grand combat était arrivée pour elle. Sans perdre son calme, elle demanda un
instant pour prier; ils lui accordèrent quelques instants. Justine en profita
pour s'agenouiller sur une pierre, et demanda à l'Époux de son âme de soutenir
son courage et de la rendre fidèle jusqu'à la mort. A ce moment, la pierre où
elle priait s'amollit comme de la cire, et conserva très visible l'empreinte de
ses genoux.
Comprenant à ce signe
qu'elle est exaucée, Justine se lève et marche avec courage. Le préfet, à la
vue de cette jeune vierge dont la candeur rehaussait la beauté, se sentit épris
d'amour pour elle et lui fit les plus flatteuses promesses : «Je me suis consacrée
à Jésus-Christ, répondit-elle; jamais un mortel ne partagera mon cœur avec
lui.»
Le juge lui fit alors
percer le cœur d'un coup d'épée. C'était le 7 octobre 63.
Pratique: Dans les
circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.
SOURCE : http://je-n-oeucume-guere.blogspot.ca/2008/10/07-octobre-saint-marc-pape-sainte.html
Giacomo Ceruti (1698–1767), Santa Giustina
di Padova, circa 1738, 100 x 100, Santa Lucia, Padova
SAINTE JUSTINE DE PADOUE,
VIERGE ET MARTYRE
Santus mardi, 09:07
7 octobre
Sainte Justine naquit en Italie, dans la ville de Padoue, vers le milieu du Ier siècle. Ses parents vécurent dans les superstitions du paganisme, jusqu'à ce qu'éclairés des lumières de l'Evangile, par la prédication et les miracles de saint Prosdocime, que le Prince des Apôtres envoya à Padoue, ils renoncèrent à l'idolâtrie et reçurent le sacrement de la foi, qui les soumit entièrement à Jésus-Christ. Ils obtinrent ensuite dans leur stérilité la sainte Justine qui a été la première martyre de l'Eglise naissante dans l'Italie. Elle s'éloignait de tous les petits divertissements qui font l'occupation de cet âge.
Elle priait Dieu avec une
attention et une modestie qui surpassaient tout ce que l'on voit dans les
autres enfants. Ses parents appliquèrent tous leurs soins à l'élever dans la
crainte du Seigneur et à la faire instruire des plus pures maximes de notre
religion. Saint Prosdocime fut son maître, et il lui inspira un si parfait
mépris du monde, que des qu'elle fut maîtresse d'elle-même, elle se donna tout
entière à Jésus-Christ par le voeu d'une perpétuelle virginité. Néron excita
pour lors la première persécution contre l'Eglise naissante.
Ce cruel, attribuant aux
chrétiens l'incendie de Rome dont lui-même était l'auteur, les fit tourmenter
par des supplices honteux et inhumains, sans aucune distinction d'âge ni de
qualité. Après avoir rempli Rome de meurtres, il voulut porter sa cruauté plus
loin. Pour cet effet, il envoya ordre aux gouverneurs des provinces de se
saisir de tous ceux qui croyaient au Crucifié, d'employer toutes sortes de
moyens pour les attirer au culte des dieux, et, en cas de refus, de procéder
contre eux avec une rigueur impitoyable. Maximien, qui avait succédé à Vitalien
dans le gouvernement de Padoue, n'eut pas plus tôt reçu ce mandat de
l'empereur, qu'il exerça sur les chrétiens des cruautés que les Buzire et les
Mézence avaient ignorées.
Les uns furent déchirés
avec des peignes de fer, les autres jetés dans des chaudières d'huile
bouillante ; ceux-ci furent écrasés sous des pressoirs comme la vendange,
et ceux-là s'enfermèrent volontairement dans des cavernes et des fosses pour
n'être point exposés à des tourments si insupportables. Justine se trouva
enveloppée dans cette sanglante persécution; comme elle s'appliquait
continuellement aux exercices de la charité chrétienne, entrant dans les
prisons pour y adoucir par ses aumônes les nécessités de ceux qui y gémissaient
et pour les encourager à souffrir les supplices qu'on leur préparait, Maximien
donna ordre de l'arrêter, résolu de lui enlever ses biens et de corrompre, s'il
pouvait, sa pureté et sa foi. Cet ordre ne fut pas longtemps sans être exécuté,
car, peu de jours après, elle revenait d'une maison de campagne où elle avait
séjourné pour la consolation des fidèles qui s'y étaient retirés ; Elle
tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient. Ils lui accordèrent
quelques moments pour implorer le secours du ciel dans les combats qu'on lui
préparait, et elle le fit avec tant de ferveur et de succès, que le marbre où
elle s'était agenouillée dépouilla la dureté qui lui est naturelle et s'amollit
comme la cire sous ses genoux, de sorte qu'il s'y fit deux creux que l'on voit
à Venise dans l'église appelée Sainte-Justine.
Ce miracle n'empêcha pas
qu'elle ne fût menée à Maximien pour être punie comme chrétienne ; mais ce
tyran ne l'eut pas plus tôt aperçue qu'il fut charmé de sa beauté. D'abord, il
la flatta, lui promit des honneurs, lui offrit des présents et, espérant en
faire sa conquête, il employa contre elle tous les artifices propres à ébranler
sa constance. Mais Justine, animée de cet esprit qui fait les forts, ne
succomba point ; elle rejeta les présents de ce séducteur, et ne fut
touchée ni de ses flatteries ni de ses promesses. Elle lui dit généreusement
qu'ayant voué sa virginité au Fils de Dieu, le plus accompli de tous les époux,
lui seul pouvait posséder ses inclinations, et que nul homme mortel ne
partagerait jamais son cœur avec lui.
Une réponse si peu
attendue changea l'amour de Maximien en fureur. Il s'emporta contre Justine, la
traita d'impie, de rebelle et d'opiniâtre, et la menaça des plus cruels
supplices ; mais ni ses injures ni ses menaces ne firent aucune impression
sur son esprit. C'était une jeune fille de seize ans, dont le courage était
au-dessus de son âge et de son sexe. Elle confessa Jésus-Christ sans crainte,
et témoigna avec une force incroyable qu'elle était prête à être la victime de
Celui dont elle avait l'honneur d'être l'épouse.
Le tyran, irrité de ses
discours, la condamna sur-le champ à la mort, et elle la reçut avec joie par un
coup d'épée qui, lui perçant le cœur, la tira de son exil et la fit monter au
ciel pour y régner éternellement avec son Bien-Aimé. La Sainte fit connaître
son mérite par les miracles qu'elle opéra ; car elle rendit la vue aux
aveugles, l'ouïe aux sourds, le. mouvement aux paralytiques, la santé à toutes
sortes de malades, et elle continua de faire les mêmes grâces et de plus
grandes à ceux qui imploraient son secours avec foi.
Source : Les
petits bollandistes
SOURCE : http://gloria.tv/media/Gz5kSP5hJLw
Santa
Giustina di Padova. Engraving by A. Carracci after G. Contarino.
Sainte Justine (Giustina)
Vierge et martyre
Justine est un nom d'origine latine qui signifie "juste".
Les Justine peuvent se tourner vers trois saintes :
- Justine Bezzoli naquit à Arezzo, en Toscane. Elle se fit religieuse chez les soeurs bénédictines de sa ville natale, d'abord au couvent Saint-Marc puis en celui de Tous-les-saints. Elle termina sa vie en recluse (ermite) à Civitella en 1319.
- Une autre Justine est fêtée le 26 septembre. Elle fut courtisée par un magicien d'Antioche, Cyprien, qu'elle amena à se convertir au christianisme. Tous deux subirent le martyre à Nicomédie, Asie Mineure, pendant la persécution de Dioclétien, au début du IVe siècle.
- Le 7 octobre, on fête aussi Justine de Padoue.
Justine de Padoue est née à une date inconnue au IIIe siècle.
Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre. Si vive
était sa foi qu’elle demeura attachée à Jésus-Christ et pour cela fut percée
d’un coup d’épée, à Padoue, le 7 octobre 304 à l’époque des persécutions de
Maximien, avant l'Édit de Constantin.
Sur la tombe de sainte Justine de Padoue fut fondée, au VIe siècle, par le préfet du prétoire Venanzio Opolione, la basilique Sainte-Justine (en italien Abbazia di Santa Giustina) .
Elle fut, au XVe siècle un important centre monastique qui fut supprimé en
1810 par Napoléon Bonaparte. En 1919, le monastère a rouvert et abrite en son
sein la ‘Biblioteca di Santa Giustina’.
SOURCE : https://vangelodelgiorno.org/FR/display-saint/af66e9d5-c69a-4c14-868d-51320597f740
Legendari
di sancti istoriado uulgar - Legenda aurea, 1497 - Giustina di Padova Biblioteca Europea di
Informazione e Cultura
SAINTE JUSTINE, VIERGE
Justine est ainsi nommée
de justice; car par sa justice, elle a rendu à chacun ce qui lui appartient à
Dieu l’obéissance, à son supérieur le respect, à son égal la concorde, à son
inférieur la discipline, à ses ennemis la patience, aux misérables et aux
affligés la compassion, à elle-même de saintes oeuvres et au prochain la
charité.
Justine, vierge de la
ville d'Antioche, était la fille (95) d'un prêtre des idoles *. Tous les jours
étant assise à sa fenêtre, elle entendait lire l’évangile par le diacre Proctus,
qui enfin la convertit. La mère en informa son père au lit, puis s'étant
endormis tous deux, J.-C. leur apparut avec des anges et leur dit : « Venez à
moi, et je vous donnerai le royaume des cieux. » Aussitôt éveillés, ils se
firent baptiser avec leur fille. C'est cette vierge Justine tant
tourmentée par Cyprien qu'elle finit par convertir à la foi. Cyprien s'était
adonné à la marie dès son enfance ; car il n'avait que sept ans quand il fut
consacré au diable par ses parents. Comme donc il exerçait l’art magique, il
paraissait changer les matrones en bête de somme, et faisait une infinité
d'autres prestiges. Il s'éprit d'un amour brûlant pour la vierge Justine, et il
eut recours à la magie afin de la posséder soit pour lui, soit pour un homme
nommé Acladius, qui s'était également épris d'amour pour elle. Il évoque
donc le démon afin qu'il vienne à lui et qu'il puisse par son entremise jouir
de Justine. Le diable vient et lui dit : « Pourquoi m’as-tu appelé? »
Cyprien lui répondit : « J'aime une vierge du nombre des Galiléens ; peux-tu
faire que je l’aie et accomplisse avec elle ma volonté? » Le démon lui dit : «
Moi: qui ai pu chasser l’homme du paradis, qui ai amené 'Caïn à tuer son frère,
qui ai fait crucifier J.-C. parles Juifs, et qui ai jeté le trouble parmi les
hommes; je ne pourrais donc pas faire que tu aies une jeune fille, et que tu
obtiennes d'elle ce qu'il te plait ? Prends cet onguent et épars-le autour de
sa maison en dehors; puis je surviendrai, j'embraserai son coeur de ton amour,
et je la pousserai à se rendre à toi. » La nuit suivante le démon vient auprès
de Justine et s'efforce de porter son coeur à un amour illicite. Quand elle
s'en aperçut, elle se recommanda dévotement au Seigneur et elle protégea tout
son corps. du signe de la croix. Mais au signe de la sainte Croix, le diable
effrayé s'enfuit, vint trouver Cyprien et resta debout devant luis Cyprien lui
dit : « Pourquoi ne m’as-tu pas amené cette vierge ? » Le démon lui
répondit : « J'ai vu sur elle un certain signe ; j'ai été pétrifié, et toutes
les forces, m’ont manqué. » Alors Cyprien le congédia et en appela un plus
fort. Celui-ci lui dit : « J'ai entendu ton ordre, et j'en ai saisi
l’impossibilité : mais je le rectifierai, et je remplirai ta volonté : je
l’attaquerai, et je blesserai son coeur d'un amour de débauche et tu feras
d'elle ce que tu désires. » Le diable vint et s'efforça de persuader Justine en
enflammant son esprit d'un amour coupable. Mais elle se recommanda dévotement à
Dieu et par un signe de croix, elle éloigna entièrement la tentation ; ensuite
elle souffla sur 1e démon qui fut chassé aussitôt. Alors le démon confus s'en
alla, s'enfuit se tenir debout devant Cyprien. Cyprien lui dit : « Et où est la
vierge à laquelle je t'ai envoyé?
« Je m’avoue vaincu,
répondit le démon, et je tremble de dire de quelle manière : car j'ai vu un
certain signe terrible sur elle, et, aussitôt j'ai perdu toute force. » Alors
Cyprien se moqua de lui et le renvoya. Il évoqua ensuite le prince des démons.
Quand (97) celui-ci fut arrivé, Cyprien lui dit : « Quelle est donc votre
puissance? elle est bien chétive pour qu'elle soit annihilée par une jeune
fille ? » Le démon lui dit : «J'y vais aller et je la tourmenterai par
différentes fièvres, ensuite j'enflammerai son esprit avec plus de force; je
répandrai dans tout son corps nue ardeur violente, je la rendrai frénétique, je
lui présenterai divers fantômes, et à minuit je te l’amènerai. » Alors le
diable prit la figure d'une vierge et il vint dire à Justine
« Je viens vous prouver,
parce que je désire vivre avec vous dans la chasteté : néanmoins, dites-moi, je
vous prie, quelle sera la récompense de notre combat ? » Cette sainte
vierge lui répondit: « La récompense sera grande et le labeur bien petit. » Le
démon lui dit : « Qu'est-ce donc que ce commandement de Dieu « Croissez et
multipliez et remplissez la terre »? Je crains donc, bonne compagne, que si
nous restons dans la virginité, nous ne rendions vaine la parole de Dieu et que
nous ne soyons exposées à la rigueur d'un jugement sévère comme désobéissantes
et comme contemptrices : et ensuite que nous ne soyons pressées gravement, par
le moyen sur lequel nous comptons pour obtenir une récompense. » Alors le coeur
de Justine commença à être agité de pensées étranges, par les suggestions du
démon, et à être enflammé plus fortement de l’ardeur de la concupiscence; en
sorte qu'elle voulait se lever et s'en aller. Mais cette sainte vierge revenue
à elle, et connaissant celui qui lui parlait, se munit aussitôt du signe de la
croix, puis soufflant sur le diable, elle le fit fondre comme cire : or, elle
se sentit délivrée à l’instant de toute tentation.
Peu après, le diable prit
la figure d'un très beau jeune homme; il entra dans la chambre où Justine
reposait sur un lit; il sauta avec impudence sur son lit et voulut se
jeter sur elle pour l’embrasser. Justine voyant cela et reconnaissant que
c'était l’esprit malin fit de suite 1e signe de la croix et fit fondre le
diable comme de la cire. Alors le diable, par la permission de Dieu, l’abattit
par la fièvre, causa la mort de plusieurs personnes, et, en même temps, des troupeaux
et des bêtes de trait, et fit annoncer par les démoniaques qu'il régnerait une
grande mortalité dans tout Antioche, si Justine ne consentait pas à se marier.
C'est pourquoi tous les citoyens malades se rassemblèrent à la porte des
parents de Justine, en leur criant qu'il fallait la marier et qu'ils
délivreraient par là toute la Ville d'un si grand péril. Mais comme Justine
refusait absolument de consentir et que pour ce prétexte tout le monde la
menaçait de mort, la septième almée de l’épidémie, Justine pria pour ses
concitoyens et elle éloigna toute pestilence. Le diable voyant qu'il ne gagnait
rien, prit la figure de Justine elle-même afin de salir sa réputation; puis se
moquant de Cyprien il se vantait de lui avoir amené Justine. Le diable courut
donc trouver Cyprien sous l’apparence de Justine et il voulut l’embrasser comme
si elle eût langui d'amour pour lui. Cyprien en le voyant crut que c'était
Justine, et s'écria, rempli de joie : « Soyez la bienvenue, Justine, vous qui
êtes belle entre toutes les femmes. » A l’instant que Cyprien eut prononcé le
nom de Justine, le diable ne le put endurer, mais dès que ce mot fut
proféré, il s'évanouit aussitôt comme (99) de la fumée. C'est pourquoi Cyprien,
qui se Voyait joué, resta tout triste. Il en résulta que Cyprien fut encore
plus enflammé d'amour pour Justine ; il veilla longtemps à sa porte, et comme à
l’aide de la magie il se changeait tantôt en femme, tantôt en oiseau, selon
qu'il le voulait, dès qu'il était arrivé à la porte de Justine, ce n'était pas
une femme, ni un oiseau, mais bien Cyprien qui paraissait aussitôt. Acladius se
changea aussi par art diabolique en passereau et vint voltiger à la fenêtre de
Justine. Aussitôt que la vierge l’aperçut, ce ne fut plus un passereau qui
parut, mais Acladius lui-même qui fut rempli alors d'angoisses
extrêmes et de terreur, parce qu'il ne pouvait ni fuir, ni sauter. Mais
Justine, dans la crainte qu'il ne tombât et qu'il ne crevât, le fit descendre
avec une échelle en lui conseillant de cesser ses folies, pour qu'il ne fût pas
puni par les lois comme magicien. Tout cela se faisait avec une certaine
apparence au moyen dès illusions du diable.
Le diable, vaincu en
toutes circonstances, revint trouver Cyprien et resta plein de confusion devant
lui. Cyprien lui dit : « N'es-tu pas vaincu aussi, toi? Quelle est donc votre
force, misérable, que vous ne puissiez vaincre une jeune fille, ni l’avoir sous
votre puissance; tandis qu'au contraire elle vous vaine elle-même et vous
écrase si pitoyablement? Dis-moi cependant, je te prie, en quoi consiste la
grande force qu'elle possède? » Le démon lui répondit : « Si tu me jures que tu
ne m’abandonneras jamais, je te découvrirai la vertu qui la fait vaincre.
» « Par quoi jurerai-je, dit Cyprien? » « Jure-moi par mes grandes (100) puissances,
dit le démon, que tu ne m’abandonneras en aucune façon. » Cyprien lui dit
: « Par tes grandes puissances, je te jure de ne jamais t'abandonner. » Alors
comme s'il eût été rassuré, le diable lui dit : « Cette fille a fait le
signe du crucifié, et à l’instant j'ai été pétrifié; j'ai perdu toute force, et
j'ai fondu comme la cire devant le feu. » Cyprien lui dit : « Donc le crucifié
est plus grand que toi?» « Oui, reprit le démon, il est plus grand que tous, et
il nous livrera au tourment d'un feu qui ne s'éteindra pas, nous et tous ceux
que nous trompons ici. » Et Cyprien reprit : « Donc et moi aussi, je dois
me faire l’ami du crucifié afin que je ne m’expose pas à un pareil
châtiment. » Le diable répartit : « Tu m’as juré, par les puissances . de
mon armée, que nul ne peut parjurer, de ne jamais me quitter. » Cyprien lui dit
: « Je te méprise toi et toutes tes puissances qui se tournent en fumée : je
renonce à toi et à tous tes diables, et je me munis du signe salutaire du
crucifié. » Et à l’instant le diable se retira tout confus. Cyprien alla alors
trouver l’évêque. En le voyant, celui-ci crut qu'il venait pour induire les
chrétiens en erreur et lui dit : « Contente-toi de ceux qui sont au dehors, car
tu ne pourras rien contre l’église de Dieu; la vertu de J.-C,, est en
effet invincible. » Cyprien reprit : « Je suis certain -que la vertu de J.-C.
est invincible. » Et il raconta ce qui lui était arrivé et se fit baptiser par,
l’évêque. Dans la suite il fit de grands progrès tant dans la science que dans
sa conduite, et quand l’évêque fut mort, il fut Ordonné lui-même pour le
remplacer. Quant à sainte Justine il la mit dans un monastère et l’y fit
abbesse (101) d'un grand nombre de vierges sacrées. Or, saint Cyprien envoyait
fréquemment des lettres aux martyrs qu'il fortifiait dans leurs combats. Le
comte de ce pays aux oreilles duquel la réputation de Cyprien et de Justine
arriva, les fit amener par devant lui, et leur demanda s'ils voulaient
sacrifier. Comme ils restaient fermes dans la foi, il les fit jeter dans une
chaudière pleine de cire, de poix et de graisse; elle ne fut pour eux qu'un
admirable rafraîchissement et ne leur fit éprouver aucune douleur. Alors le
prêtre des idoles dit au préfet : « Commandez que je me tienne vis-à-vis de la
chaudière et aussitôt je vaincrai toute leur puissance. » Et quand il fut venu
auprès de la chaudière, il dit : « Vous êtes un grand Dieu, Hercule, et
vous, Jupiter, le père des dieux ! » Et voilà que tout à coup du feu sorti de
la chaudière le consuma entièrement: Alors Cyprien et Justine sont retirés de
la chaudière, et une sentence ayant été portée contre eux, ils furent
décapités. Leurs corps, étant restés l’espace de sept jours exposés aux chiens,
furent dans la suite transférés à Rome; on dit qu'ils sont maintenant à
Plaisance. Ils souffrirent le 6 des calendes d'octobre, vers l’an du Seigneur
280, sous Dioclétien.
* Saint Grégoire de Nazianze et
l’impératrice Eudoxie ont écrit les actes de saint Cyprien et de sainte
Justine, sur lesquels a été compilée cette légende.
La Légende dorée de
Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction,
notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, Chanoine
Honoraire de la cathédrale d'Amiens Édouard Rouveyre, Éditeur, 76,
Rue de Seine, 76 Paris MDCCCCII. Numérisé en la fête de la chaire de Saint
Pierre
22 février 2004
SOURCE : https://www.bibliotheque-monastique.ch/bibliotheque/bibliotheque/voragine/tome03/143.htm
Andrea Mantegna (1431–1506), Santa Giustina di Padova, tempera sur bois, 97 x 37, panneau du retable polyptyque de Saint-Luc, Pinacothèque de Brera, Milan
Profile
Young woman who
took private vows of chastity and devotion to God. Martyr in
the persecutions of Diocletian.
Some mideaval documents describe her as a disciple of Saint Peter
the Apostle, but that’s impossible. She is sometimes depicted in art as
a nun,
but never was, and some artists may
have confused her with Saint Scholastica.
Died
relics enshrined the cathedral of Piacenza, Italy
in Italy
young woman placing
a cross on
the head of the devil while holding a lily in
her hand
young woman with Saint Prosdocimus
young woman with Saint Scholastica
young woman with
a crown and palm of martyrdom,
and sword
young woman with
a palm, book, and
a sword in
her breast
young woman with
a unicorn, symbolizing virginity, and a palm
young woman with
both breasts pierced
by one sword
Additional
Information
A
Garner of Saints, by Allen Banks Hinds, M.A.
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
Sacred
and Legendary Art, by Anna Jameson
Saints
and Their Attributes, by Helen Roeder
other
sites in english
images
video
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
Martirologio Romano, 2005 edition
Wikipedia:
Giustina di Padova
Wikipedia: Santi patroni della città di Venezia
MLA
Citation
“Saint Justina of
Padua“. CatholicSaints.Info. 26 January 2024. Web. 28 April 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-justina-of-padua/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-justina-of-padua/
Bartolomeo Montagna (1450–1523),
Santa Giustina di Padova, circa 1475, tempera on wood, 46 x 38, Museo
Correr, Venice
Book of Saints –
Justina of Padua
Article
(Saint) Virgin Martyr (October
7) (1st
century) According to the traditional account, this Christian maiden
suffered either under Nero or under Domitian, certainly in the Apostolic Age.
She was converted to the Faith by Saint Prosdocimus, sent by Saint Peter the
Apostle to Padua, and first Bishop of that city. She was beheaded by order of
Maximus the Prefect, a fierce opponent of Christianity. Her relics are
enshrined in the magnificent church erected in her honour by the Cassines
Benedictines, in whose adjoining monastery their congregation originated.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Justina of Padua”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
27 May 2016. Web. 28 April 2026.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-justina-of-padua/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-justina-of-padua/
Santa
Giustina (Veneto), chiesa di Santa Giustina - Statua di santa Giustina
Santa
Giustina (Veneto, Italy), Saint Justina church - Statue of saint Justina
St. Justina of Padua
Feastday: October 7
Patron: of Padua; Palmanova
Death: 304
All that is known of Justina of Padua is
from an apparent twelfth-century forgery that says she was baptized by St.
Prosdocimus, a disciple of St. Peter and
reputed first bishop of
Padua, and was then martyred for her faith. Her feast day is October 7.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=700
Moretto da Brescia (1498–1554). Sainte Justine et la licorne, circa 1530, huile sur panneau, 200 x 139, Kunsthistorisches Museum
Saint Justina of Padua,
VM (RM)
October 7
This virgin martyr was
greatly revered at Padua, Italy, where a church was built in her honor in the
6th century. But the document which states that she was baptized by a disciple
of Saint Peter and was martyred under Nero is a forgery of the middle ages (Attwater).
Another source states that she was martyred under Diocletian about 300, but the
date of her life is unknown. In art, she is depicted as a maiden with a palm,
book, and a sword in her breast. In particular instances she is shown (1) with
a unicorn (symbolizes virginity) and palm; (2) setting a cross on the head of
the devil while holding a lily in her hand; (3) with Saint Prosdocimus, bishop;
or (4) with Saint Scholastica (Roeder).
She is the patroness of
Padua and venerated also in Venice, Italy.
Roeder remarks in the
introduction to her book (p. xii) that a curious confusion exists between Saint
Scholastica (sister of Saint Benedict) and Saint Justina, who never was a nun,
and who appears with a sword, a unicorn, or her confessor Saint Prosdocimus. It
may be because Saint Benedict founded his order at Monte Cassino, and
Scholastica became patroness of all Cassinese congregations.
One of the most powerful
Cassinese congregations of the Renaissance was at the convent of Saint Justina
at Padua. The result is that paintings and woodcuts as far north as Germany
show the two together, sometimes in the company of their spiritual directors.
This is just another way that the stories of the saints become confused. Saint
Prosdocimus was a bishop, though sometimes shown in a monks habit, and Saint
Justina was never a nun. In the pictures showing Justina and Scholastica, both
may be wearing habits but the veiled figure is always Scholastica (Attwater,
Encyclopedia, Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1007.shtml
Paolo Veronese (1528–1588). Martirio
di Santa Giustina, circa 1575, 103 x 113, Musée des Offices, Florence
St. Justina of Padua,
Virgin and Martyr
SHE suffered at Padua in
the persecution of Dioclesian, about the year 304, or, according to some, in
that of Nero. Fortunatus ranks her among the most illustrious holy virgins,
whose sanctity and triumph have adorned and edified the church, saying that her
name makes Padua illustrious, as Euphemia Chalcedon, and Eulalia the city
Emerita. And in his poem on the life of St. Martin, he bids those who visit
Padua, there to kiss the sacred sepulchre of the blessed Justina, on the walls
of which they will see the actions of St. Martin represented in figures or
paintings. 1 A
church was built at Padua, in her honour, about the middle of the fifth age, by
Opilio, prefect of the prætorium, who was consul in 453. 2 Her
precious remains, concealed in the irruption of Attila, who destroyed Aquileia
and Padua in the middle of the fifth century, were found in 1177, and are kept
with great veneration in the famous church which bears her name. It was most
elegantly and sumptuously rebuilt in 1501, and, with the adjoining Benedictin
monastery, (to which it belongs,) is one of the most finished models of
building of that nature in the world. A reformation of the Benedictin Order was
settled in this house in 1417, which was propagated in many parts of Italy
under the name of the Congregation of St. Justina of Padua. The great monastery
of Mount Cassino, head of the whole Order of St. Bennet, having acceded to this
reformed Congregation, it was made the chief house thereof by Pope Julius II.,
and the jurisdiction of president or general, was transferred by him from St.
Justina’s to the abbot of Mount Cassino; from which time this is called the
Congregation of Mount Cassino, and is divided into seven provinces. The great
monastery of St. Justina may be said to be the second in rank. St. Justina is,
after St. Mark, the second patroness of the commonwealth of Venice, and her
image is stamped on the coin. Near the tomb of St. Justina, in the cemetery,
were found the relics of several other martyrs, who are said in her acts and
those of St. Prosdecimus, first bishop of Padua, and other such monuments, to
have suffered with her. The relics of St. Justina were placed in a shrine or
chest under the high altar of the new church, in 1502. When the new choir was
built these were translated with the utmost solemnity into a sumptuous vault
under the new high altar, in 1627. Another famous church of St. Justina stands
in the city of Venice, formerly collegiate, now in the hands of nuns. The
senate makes to it the most solemn procession on the 7th of October, in
thanksgiving for the victory of Lepante, gained over the Turks on that day,
which is her festival. See Tillemont, Hist. de la Persec. de Diocles. art.
55. t. 5. p. 140. Helyot, &c.
Note 1. Fortunatus
Carm. 4, l. 8, et l. 4, de vita S. Martini, sub finem. [back]
Note 2. Ughelli, t.
5, p. 398. Cavacius, l. 1, de Cœnobio Patavino S. Justinæ. Sertorius Ursatus de
Rebus Patavinis. Muratori, &c. [back]
Rev. Alban
Butler (1711–73). Volume X: October. The Lives of the
Saints. 1866.
SOURCE : http://www.bartleby.com/210/10/074.html
Basilica di Santa Giustina Padova ;
Basilique de Sainte Justine à
Padoue ;
Abbey of Santa Giustina in Padua
Basilica di Santa Giustina Padova ;
Basilica di Santa Giustina, Padoue ;
Churche Saint Justina of Padua
A Garner
of Saints – Saint Justina of Padua
Article
(Italian: Giustina): Born
at Padua about the middle of the first century, her father Vitalian being a
rich nobleman and prefect of Padua. Her parents were converted to Christianity
by the preaching of Saint Prosdocimo, and not having been blessed with children
up to that time, they received Justina in answer to their prayer. She was
devoted to religion from her earliest years and obeyed Prosdocimo in all
things, and ultimately she took the vow of perpetual virginity. At this time
arose the persecutions of the Christians by Nero, and Maximian the prefect who
had succeeded Vitalian, proved himself particularly brutal. As Justina had
distinguished herself by acts of piety, entering the prisons to comfort and
encourage the Christians there, Maximian ordered her arrest. While she was
passing by the Pont Marin near Padua she was seized by the soldiers and dragged
out of her chariot. They gave her some moments for prayer, and she prayed with
such fervour that the marble on which she knelt grew soft as wax and retained
the impression of her knees. When she was brought before Maximian he was struck
by her beauty and endeavoured by every means to shake her constancy. However
she remained firm against all attacks and the prefect caused her to be slain
with the sword. Her body was carried to the grave by Prosdocimo. 7th
October.
Attributes
With a dagger in the
throat and sometimes accompanied by a unicorn, though this arises from
confusing her with Justina of Antioch.
MLA
Citation
Allen Banks Hinds, M.A.
“Saint Justina of Padua”. A Garner of Saints, 1900. CatholicSaints.Info.
20 April 2017. Web. 28 April 2026.
<https://catholicsaints.info/a-garner-of-saints-saint-justina-of-padua/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/a-garner-of-saints-saint-justina-of-padua/
Paolo Veronese (1528–1588). Martirio
di Santa Giustina, 1575, Basilica di Santa Giustina
Santa Giustina di Padova Martire
Appartenente a una
distinta famiglia padovana, durante la persecuzione di Diocleziano, arrestata
per la fede, fu condotta in tribunale. Non riuscendo a farla apostatare, il
giudice la condannò alla pena capitale, eseguita il 7 ottobre del 304. Il corpo
della martire fu sepolto fuori del pomerio, ad oriente della città, nei pressi
del teatro romano, dove poi verrà costruita una basilica. La diffusione della
Congregazione benedettina di Santa Giustina, che elesse la martire come sua
patrona, insieme con san Benedetto, contribuí a propagare il suo culto in
Italia e in Europa. Anche Venezia la elesse a patrona di tutti i suoi domini,
dopo la vittoria di Lepanto, riportata nel giorno festivo della santa, nel
1571. I benedettini di Padova fondarono in suo onore la Congregazione di
Santa Giustina. Dal 1919 a Padova è stato riaperto al culto un monastero
dedicato alla santa. (Avvenire)
Etimologia: Giusta =
onesta, proba (sign. Intuitivo)
Emblema: Palma
Martirologio
Romano: A Padova, santa Giustina, vergine e martire.
Pubblicando la passio della nostra santa, i Bollandisti scrivevano: "Quanto illustrior est S. Justinae virginis et martyris Paduanae, maxime per Italiam, qua Venetis paret, cultus, tanto fere incertiora sunt, quae de eius vita vulgo circumferuntur". In realtà, mentre le piú antiche testimonianze del suo cuito risalgono al sec. V, le notizie biografiche non Sono piú antiche del sec. XI.
Venanzio Fortunato la ricorda piú volte nelle sue opere: "Si Patavina tibi pateat via, pergis ad urbom; huc sacra Iustinae, rogo, lambe sepulcra beatae"; "Justina Patavi, Euphemiam huc Calchedon offert".Il suo culto è attestato a Rimini in un'iscrizione del sec. VI-VII, e, a Como, il vescovo Agrippino le dedicò un oratorio nel 617 come ricorda l'iscrizione dedicatoria: "Agripinus famulus Christi, Com[ensis] Civitatis episcopus hoc Oratorium s[an]ctae Justinae martyris anno X ordinationis suae a fondamentis fabricavit et sepulturas ibi ordenabit et in omni explebit, ad glo[riam] dicabit".
In contrasto con queste sicure notizie cultuali, le fonti letterarie, conservate in numerosi codd., a partire dal sec. XII, sparsi in molte biblioteche italiane ed estere, sono "sublestae fidei et subditicia", e raccolgono le tradizioni esistenti in quell'epoca sulla santa. Secondo questi scritti Giustina, appartenente ad una distinta famiglia padovana, durante la persecuzione di Diocleziano, arrestata per la fede, fu condotta al tribunale di Massimiano; non riuscendo né con blandizie, né con minacce a farla apostatare, il giudice la condannò alla pena capitale, eseguita il 7 ottobre del 304. Il corpo della martire fu sepolto fuori del pomerio, ad oriente della città, nei pressi del teatro romano.
La basilica costruita da Opilione sul sepolcro di Giustina si conservò fino al 1117, quando un terremoto la distrusse completamente. I monaci benedettini che: già officiavano la chiesa, forse fin dal sec. VIII, la ricostruirono meno splendida della prima; ma, sorta e rapidamente propagatasi la Congregazione Benedettina di S. Giustina, fondata appunto nella chiesa della santa da Ludovico Barbo nel 1418, i monaci costruirono in onore della martire un tempio piú degno che, iniziato nel 1521, fu completato nel 1587. Sotto l'altare maggiore della chiesa, nel 1627 fu collocato il corpo di Giustina in una doppia cassa di piombo e di cipresso coperta da un velo d'oro.
La diffusione della Congregazione Benedettina di S. Giustina, che elesse la martire come sua speciale patrona, insieme con s. Benedetto, contribuí grandemente a propagare il suo culto in Italia e in Europa. In modo particolare Venezia la elesse a speciale patrona di tutti i suoi domini, dopo la vittoria di Lepanto, riportata appunto nel giorno festivo della santa, nel 1571; da allora, a perenne riconoscenza si cominciarono a coniare le Giustine fino alla caduta della repubblica, con il motto: "Memor ero tui Justina Virgo".
Oggi, dopo un periodo di illanguidimento, caudato specialmente dalla soppressione del monastero, nel 1810, e dalla susseguente chiusura della chiesa per le leggi napoleoniche, il culto della santa riprende lentamente nuovo vigore, favorito anche dalla riapertura del monastero avvenuta nel 1919.
Autore: Agostino Amore
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