Retrat de Sant Francesc Coll, per Blanca Chavarri
Saint François Coll
Fondateur de la
Congrégation des dominicaines de l'Annonciation (+ 1875)
Francisco Coll y Guitart.
Prêtre de l'Ordre des Prêcheurs et fondateur des Sœurs dominicaines de l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie. Chassé du couvent par une loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la région le nom de Jésus Christ. Il meurt à Vic en Catalogne.
Béatifié par Jean Paul II, le 29 avril 1979.
Canonisé par Benoît XVI, le 11 octobre 2009.
..."le bienheureux Francisco Coll, né à Gombrèn (Gérone) en Espagne en 1812, était entré dans l'Ordre des Prêcheurs en 1830 et y avait fait sa profession solennelle. À peine ordonné diacre, il fut contraint par la persécution des lois civiles à abandonner son cher couvent de Gérone; en accord avec ses supérieurs religieux «exclaustrés», il offrit ses services pastoraux à l'évêque de Vic, une fois ordonné prêtre, en 1836. Devenu rapidement un grand évangélisateur du clergé et du peuple, grâce à des exercices spirituels et des missions populaires, il fonda en 1856 la congrégation des Dominicaines de l'Annonciation, pour l'éducation et l'évangélisation des plus nécessiteux, et poursuivit son œuvre de prêcheur infatigable jusqu'à sa mort le 2 avril 1875."
(source: Consistoire pour des canonisations, 21 février 2009)
"François Coll, a consacré sa vie à l'éducation des enfants et des jeunes pour qu'ils puissent découvrir la richesse insondable du Christ, l'ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, qui ne se lasse pas de se tenir à nos cotés et de revigorer notre espérance par sa Parole de vie."
(source: Radio Vaticana - Cinq nouveaux saints pour l'Église universelle - 11 octobre 2009)
À Vic en Catalogne, l'an 1875, François Coll, prêtre de l'Ordre des Prêcheurs,
fondateur des Sœurs dominicaines de l'Annonciation. Chassé du couvent par une
loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la
région le nom de Jésus Christ.
Martyrologe romain
HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL
II
Chers Frères et Sœurs,
1. Alleluia! Alleluia! En
ce troisième dimanche de Pâques, notre joie pascale s’exprime en écho la joie
débordante des Apôtres qui, dès le premier jour, ont reconnu le Christ
ressuscité. Le soir de Pâques, « le Christ se tint au milieu d’eux ». « Il leur
montra ses mains et ses pieds ». Il les invita à le toucher de leurs mains. Et
il mangea sous leurs yeux. Saisis de stupeur et lents a croire, les Apôtres le
reconnurent enfin : « Ils furent remplis de joie à la vue du Seigneur »; et
désormais personne ne put leur ravir leur joie, ni faire taire leur témoignage.
Quelques instante plus tôt, le cœur des disciples d’Emmaüs était aussi tout
brûlant au-dedans d’eux pendant que Jésus leur parlait en chemin et leur
expliquait les Ecritures; et ils l’avaient reconnu eux aussi à la fraction du
pain.
L’allégresse de ces
témoins, c’est la nôtre, chers Frères et Sœurs, nous qui partageons leur foi au
Christ ressuscité. Glorifié auprès du Père, il ne cesse d’attirer les hommes à
Lui, de leur communiquer sa vie, l’Esprit de sainteté, tout en leur préparant
une place dans la maison du Père Précisément, ceste joie trouve aujourd’hui une
éclatante confirmation, puisque nous célébrons deux admirables Serviteurs de
Dieu qui, au siècle dernier, ont brillé sur notre terre de la sainteté du
Christ et que l’Eglise est en mesure, désormais, de déclarer bienheureux, de
les proposer au culte particulier et à l’imitation des fidèles: le Père Laval
et le Père Coll, qu’il nous faut maintenant contempler.
2. Il est évidemment
impossible de relever ici tous les faits saillants de la vie du Père
Jacques-Désiré Laval, ni toutes les vertus chrétiennes qu’il a pratiquées à un
degré héroïque. Retenons du moins ce qui caractérise ce missionnaire, au regard
de la mission actuelle de l’Eglise.
C’est d’abord son souci
d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et, en l’occurrence, ses « chers
Noirs » de l’Ile Maurice, comme il les appelait. Français, il avait commencé
par exercer la médecine dans une petite cité de son diocèse natal d’Evreux,
mais peu à peu, l’appel à un amour sans partage du Seigneur, qu’il avait un
certain temps refoulé, lui fit abandonner son métier et la vie mondaine : «
Devenu prêtre, je pourrai faire plus de bien », expliquait-il à son frère.
Vocation tardive au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il y fut aussitôt préposé
au service des pauvres; puis, comme curé de la petite paroisse normande de
Pinterville, il partageait tout son avoir avec les indigente. Mais en apprenant
la misère des Noirs d’Afrique et l’urgence de les amener au Christ, il obtint
de partir à l’Ile Maurice, avec le Vicaire Apostolique, Mgr Collier. Durant
vingt-trois ans, jusqu’à sa morte, il consacra tout son temps, usa toutes ses
forces, donna tout son cœur à l’évangélisation des autochtones: sans jamais se lasser
il sut les écouter, les catéchiser, leur faire découvrir leur vocation
chrétienne. Souvent aussi il intervint pour améliorer leur condition sanitaire
et sociale.
L’acharnement qu’il y mit
ne cesse de nous étonner, surtout dans les conditions décourageantes de sa
mission Mais, dans son apostolat, il alla toujours à l’essentiel.
Le fait est que notre
missionnaire a laissé derrière lui d’innombrables convertis, à la foi et à la
piété solides. Il n’était point porté vers les cérémonies tapageuses, séduisantes
pour ces âmes simples mais sans lendemain, ni vers les envolées oratoires. Son
souci éducatif était très inséré dans la vie, il ne craignait pas de revenir
sans cesse sur les points essentiels de la doctrine et de la pratique
chrétiennes, et il n’admettait au baptême ou à la première communion que des
gens préparés par petits groupes et éprouvés. Il prit grand soin de mettre à la
disposition des fidèles des petites chapelles disséminées dans l’île. Une autre
initiative remarquable qui rejoint le souci de nombreux pasteurs aujourd’hui:
il s’adjoignit des collaborateurs, hommes et femmes, comme chefs de prière,
catéchistes, visiteuses et conseillères des malades, responsables de petites
communautés chrétiennes, autrement dit des pauvres, évangélisateurs de pauvres.
Quel est donc le secret
de son zèle missionnaire ? Nous le trouvons dans sa sainteté: dans le don de
toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa tendresse pour les hommes,
surtout pour les plus humbles, qu’il veut faire accéder au salut du Christ.
Tout le temps qu’il ne consacrait pas à l’apostolat direct, il le passait à
prier, surtout devant le Saint-Sacrement, et il joignait continuellement à sa
prière mortifications et pénitences qui ont très vivement frappé ses confrères,
malgré sa discrétion et son humilité. Lui-même confie souvent le regret de sa
tiédeur spirituelle – disons plutôt le sentiment de sa sécheresse : n’est-ce
pas précisément qu’il accorde le plus grand prix au fervent amour de Dieu et de
Marie, auquel il veut initier ses fidèles ? C’est là aussi le secret de sa
patience apostolique : « C’est sur le bon Dieu tout seul et sur la protection
de la Sainte Vierge que nous nous appuyons ». Quelle magnifique confession! Sa
spiritualité missionnaire s’était d’ailleurs inscrite, dès le début, dans le
cadre d’un jeune Institut religieux et marial, et il eut toujours à cœur d’en
suivre les exigences spirituelles, malgré sa solitude et son éloignement
géographique : la Société du Saint-Cœur de Marie, dont il fut l’un des tout
premiers membres aux côtés du célèbre Père Libermann, et qui sera bientôt
fondue avec la Congrégation du Saint-Esprit. L’Apôtre, aujourd’hui comme hier,
doit d’abord entretenir en lui la vigueur spirituelle: il témoigne de ce qu’il
puise continuellement à la Source.
Voilà un modèle pour les
évangélisateurs d’aujourd’hui. Qu’il inspire les missionnaires, et, j’ose dire,
tous les prêtres, qui ont d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et
de former à la vie chrétienne !
Qu’il soit, à un litre
particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux spiritains, qui
n’ont cessé d’implanter l’Eglise, notamment en terre africaine, et y œuvrent
avec tant de générosité !
Que l’exemple de Père
Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent
de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux ! Que le Bienheureux
Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de la communauté
chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de tous les
Mauriciens !
A ces souhaits, je suis
heureux d’ajouter un salut très cordial à la délégation du Gouvernement de
l’Ile Maurice, comme aussi à celle du Gouvernement français qui sont venues
participer à ceste cérémonie.
En espagnol :
3. Un second motif de
joie pour l’Église est la béatification d’une autre figure que l’Église veut
aujourd’hui exalter et proposer à l’imitation du Peuple de Dieu : le P.
Francisco Coll. C’est une nouvelle gloire de la famille dominicaine et, non
moins, du diocèse de Vich. Il fut un religieux et, en même temps, un apôtre
modèle — pendant la plus grande partie de sa vie — dans le clergé de Vich.
C’est une de ces
personnalités qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, ont enrichi
l’Église de nouvelles fondations religieuses. C’est un fils de la terre espagnole,
de Catalogne, d’où sont sorties tant d’âmes généreuses qui ont laissé à
l’Église un héritage fécond.
Dans notre cas, cet
héritage se concrétise en un travail magnifique et inlassable de prédication de
l’Évangile dont le point culminant est la fondation de l’Institut aujourd’hui
appelé des « Religieuses dominicaines de l’Anunciata », présentes ici en grand
nombre pour célébrer leur Père fondateur, avec tant de membres des diverses
œuvres auxquelles cette congrégation a donné vie.
Nous ne pouvons pas présenter
ici un portrait complet du nouveau Bienheureux, admirable reflet — comme vous
avez pu l’observer par la lecture de sa biographie — des héroïques vertus
humaines, chrétiennes, religieuses, qui le rendent digne d’être loué et imité
dans notre pèlerinage terrestre. Limitons-nous brièvement à un aspect
particulièrement saillant de cette figure ecclésiale.
Ce qui impressionne le
plus dans la vie du nouveau Bienheureux, c’est sa soif d’évangélisation. En un
moment historique très difficile, où les convulsions sociales et les lois
persécutant l’Église le firent abandonner son couvent et vivre en permanence au
dehors, le P. Coll, en se mettant au-dessus des considérations humaines,
sociologiques ou politiques, se consacre entièrement à une surprenante tâche de
prédication. Aussi bien dans son ministère paroissial, spécialement à Artes et
à Moya, que par la suite dans sa tâche de missionnaire apostolique, le P. Coll
apparaît comme un vrai catéchiste, un évangélisateur, dans la meilleure
tradition dominicaine.
Dans ses innombrables
courses apostoliques à travers toute la Catalogne, dans ses mémorables missions
populaires et autres formes de prédication, le P. Coll — beaucoup l’appelaient
« Mosen Coll » — transmet la foi, sème l’espérance, prêche l’amour, la paix, la
réconciliation entre ceux que divisent les passions, la guerre, la haine.
Véritable homme de Dieu, il vit en plénitude son identité sacerdotale et
religieuse, devenue source d’inspiration dans tout son travail. À ceux qui ne
comprennent pas toujours les motifs de certaines de ses attitudes, il répond
avec conviction : « Parce que je suis religieux. » C’est cette profonde
conscience de lui-même qui oriente son travail incessant.
Son travail est
absorbant, mais il a une base solide : la prière fréquente, qui est le moteur
de son activité apostolique. Sur ce point, le nouveau Bienheureux parle avec
éloquence : il est lui-même un homme de prière, il veut conduire les fidèles
vers cette voie (il suffit de voir ce qu’il dit dans ses deux publications : la Hermosa
rosa et la Escala del cielo) ; c’est le chemin que, dans la règle, il
indique à ses filles en termes vibrants et que je fais également miens tant ils
sont actuels : « La vie des Sœurs doit être une vie de prière… C’est pourquoi,
chères Sœurs, je vous le demande encore et toujours : ne cessez pas de prier. »
Le nouveau Bienheureux
recommande diverses formes de prière pour soutenir l’activité apostolique. Mais
il en est une qu’il préfère et qu’il m’est spécialement agréable de rappeler et
de souligner : la prière où l’on contemple les mystères du Rosaire, cette «
échelle pour monter au ciel », prière mentale et prière vocale, qui « sont les
deux ailes que le Rosaire de Marie offre aux âmes chrétiennes ». Cette forme de
prière, le Pape la pratique lui aussi assidûment et il vous invite à vous y
unir tous, surtout dans le prochain mois de mai, consacré à la Vierge.
Je termine ces réflexions
en espagnol en saluant les autorités qui sont venues pour ces célébrations en
l’honneur du P. Coll ; en invitant tout le monde à imiter ses exemples de vie,
mais spécialement les fils de saint Dominique, le clergé, et particulièrement
vous les Soeurs dominicaines de l’Anunciata qui êtes venues d’Espagne,
d’Europe, d’Amérique et d’Afrique où s’exerce généreusement votre activité
religieuse.
En italien :
4. Le souhait que je
formule ce matin est que la double béatification d’aujourd’hui affermisse et
promeuve l’activité catéchétique de toute l’Église. On sait que la catéchèse
était précisément le thème de la IVe Assemblée générale du Synode des
évêques qui s’est tenue à Rome à l’automne 1977. Les Pères du Synode, dont je
faisais aussi partie, ont affronté et étudié ce thème d’une importance
primordiale pour la vie et l’activité de l’Église de tous les temps. Ils ont
signalé l’urgence de donner résolument la priorité à la catéchèse sur les
autres initiatives, moins essentielles même si elles sont plus apparentes,
parce qu’en elle se réalise l’aspect absolument original de la mission de
l’Église. Une mission, ont-ils rappelé, qui concerne tous les membres du Peuple
de Dieu, dans leurs différentes fonctions, et les appelle à rechercher continuellement
les méthodes et les moyens voulus pour transmettre plus efficacement le
message.
Les Pères du Synode
pensaient surtout aux jeunes, étant bien conscients de leur importance
croissante dans le monde d’aujourd’hui. Malgré leurs incertitudes, leurs
relâchements, leurs excès et leurs frustrations, les jeunes représentent la
grande force dont dépend le sort de l’humanité future. La question qui
assaillait les Pères du Synode était précisément celle-ci : comment amener
cette multitude de jeunes à faire une expérience vivante de Jésus-Christ, et
cela non seulement le temps d’un éblouissement fugitif, mais par une
connaissance chaque jours plus complète et plus lumineuse de sa personne et de
son message ? Comment faire naître en eux la passion du Royaume qu’il est venu
inaugurer et dans lequel seulement l’être humain peut se réaliser lui-même
d’une façon pleinement satisfaisante ?
La réponse à cette
question est la tâche la plus pressante de l’Église d’aujourd’hui. Il dépendra
de la volonté et de la générosité de tous qu’aux nouvelles générations puisse
être offert un témoignage de la « parole de salut » (Ac 13, 26) capable de
conquérir les intelligences et les cœurs des jeunes et de mobiliser leurs
volontés vers les choix concrets souvent difficiles, que requiert la logique de
l amour de Dieu et du prochain. Il dépendra surtout de la sincérité et de
l’intensité avec lesquelles les familles et les communautés sauront vivre leur
adhésion au Christ que les jeunes soient effectivement atteints par les enseignements
qu’ils reçoivent chez eux, à l’école ou à l’église.
Prions donc les nouveaux
bienheureux pour qu’ils soient proches de nous par leur intercession, pour
qu’ils nous guident vers une expérience personnelle et profonde du Christ
ressuscité, de telle sorte que nos cœurs « brûlent en nous », comme ceux des
deux disciples sur le chemin d’Emmaüs, « tandis que le Seigneur leur parlait en
chemin et leur ouvrait les Écritures » (cf. Lc 24, 32). Seul en effet
celui qui peut dire : « Je le connais ! — et saint Jean nous en avertit : celui
qui ne vit pas selon les commandements du Christ ne peut pas dire cela (cf.
deuxième lecture) —, seul celui qui est arrivé à avoir une connaissance «
existentielle » de lui et de son Évangile peut offrir aux autres une catéchèse crédible,
incisive, entraînante.
La vie des nouveaux
Bienheureux en est une preuve éloquente. Que leur exemple ne nous soit pas
proposé en vain !
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Libreria Editrice Vaticana
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la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana
RAFAEL ARNÁIZ BARÓN (1911 – 1938)
HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT
XVI
Chers frères et sœurs!
"Que dois-je faire
pour avoir en héritage la vie éternelle?". C'est par cette question que
commence le bref dialogue que nous avons écouté dans la page de l'Evangile
entre un personnage, ailleurs identifié comme le jeune homme riche, et Jésus (cf. Mc 10,
17-30). Nous n'avons pas beaucoup de détails concernant ce personnage anonyme;
de ces quelques traits, nous arrivons cependant à percevoir son désir sincère
de parvenir à la vie éternelle en conduisant une honnête et vertueuse existence
terrestre. Il connaît en effet les commandements et les observe fidèlement
depuis le début de sa jeunesse. Et pourtant, tout ceci, qui est certes
important, ne suffit pas - dit Jésus - une seule chose manque, mais elle est
essentielle. En le voyant alors bien disposé, le divin Maître le fixe avec
amour et lui propose le saut de qualité, l'appelle à l'héroïsme de la sainteté
et lui demande de tout abandonner pour le suivre: "Vends tout ce que
tu as, donne-le aux pauvres (...) puis viens et suis-moi" (v. 21).
"Viens et suis-moi!".
Voilà la vocation chrétienne qui jaillit d'une proposition d'amour du Seigneur
et qui ne peut se réaliser que grâce à notre réponse d'amour. Jésus invite ses
disciples au don total de leur vie, sans calcul ni intérêt humain, avec une
confiance sans réserve en Dieu. Les saints accueillent cette invitation
exigeante et se mettent, avec une humble docilité, à la suite du Christ
crucifié et ressuscité. Leur perfection, dans la logique de la foi parfois
humainement incompréhensible, consiste à ne plus se mettre au centre, mais à
choisir d'aller à contre-courant en vivant selon l'Evangile. C'est ce qu'ont
fait les cinq saints qui sont proposés aujourd'hui, avec grande joie, à la
vénération de l'Eglise universelle: Zygmunt Szczesny Felinski, Francisco
Coll y Guitart, Jozef Damiaan de Veuster, Rafael Arnáiz Barón, et Marie de la
Croix (Jeanne) Jugan. En eux, nous contemplons la réalisation des paroles de
l'apôtre Pierre: "Voilà que nous avons tout quitté pour te
suivre" (v. 28) et la consolante promesse de Jésus: "personne
n'aura quitté, à cause de moi et de l'Evangile, une maison, des frères, des
sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce
temps déjà, le centuple: ... avec des persécutions, et, dans le monde à
venir, la vie éternelle" (vv 29-30).
Zygmunt Szczesny
Felinski, Archevêque de Varsovie, fondateur de la Congrégation des Sœurs
Franciscaines de la Famille de Marie, a été un grand témoin de la foi et de la
charité pastorale à une époque très difficile pour la nation et pour l'Eglise
en Pologne. Il s'occupait avec ferveur de la croissance spirituelle de ses
fidèles, aidait les pauvres et les orphelins. A l'Académie ecclésiastique de
Saint-Pétersbourg, il prit grand soin de la formation des prêtres. En tant
qu'Archevêque de Varsovie, il invita avec ferveur tous les fidèles à un
renouveau intérieur. Avant l'insurrection de 1863 contre l'annexion russe, il
mit en garde le peuple contre une inutile effusion de sang. Quand pourtant
l'émeute éclata et que les persécutions s'ensuivirent, il défendit
courageusement les opprimés. Sur ordre du tsar russe, il passa vingt ans en
exil à Jaroslaw sur la Volga, sans jamais pouvoir rentrer dans son diocèse. Il
conserva en toute situation sa foi inébranlable dans la Providence divine et
priait ainsi: "Ô, Dieu, protège-nous des tribulations et des
inquiétudes de ce monde... multiplie l'amour dans nos cœurs et fais que nous
conservions avec la plus profonde humilité la confiance infinie dans Ton aide
et dans Ta miséricorde...". Aujourd'hui, que son don de soi à Dieu et aux
hommes, empli de confiance et d'amour, devienne un exemple éclatant pour toute
l'Eglise.
Saint Paul nous rappelle
dans la deuxième lecture que "la Parole de Dieu est vivante et
énergique" (He 4, 12). En elle, le Père qui est aux cieux, converse
amoureusement avec ses fils de tous les temps (cf. Dei Verbum,
n. 21), leur communiquant son amour infini et, de cette manière, les
encourageant, les consolant et leur offrant son dessein de salut pour
l'humanité et pour chaque personne. Conscient de cela, saint Francisco Coll se
consacra avec acharnement à la propager, accomplissant ainsi fidèlement sa
vocation dans l'Ordre des Prêcheurs, dans lequel il fit profession. Sa passion
était d'aller prêcher, en grande partie de manière itinérante et suivant la
forme des "missions populaires" pour annoncer et raviver la Parole de
Dieu dans les villages et les villes de la Catalogne, aidant ainsi les
personnes à une rencontre profonde avec Lui. Une rencontre qui porte à la
conversion du cœur, à recevoir avec joie la grâce divine et à maintenir un
dialogue constant avec Notre Seigneur par la prière. Pour lui, son activité
d'évangélisation comprenait un grand dévouement au Sacrement de la
Réconciliation, une emphase remarquable sur l'Eucharistie et une insistance
constante sur la prière. Francisco Coll atteignait le cœur des autres parce
qu'il transmettait ce que lui-même vivait intérieurement avec passion, ce qui
brûlait ardemment dans son cœur: l'amour du Christ, son dévouement total
à Lui. Pour que la semence de la Parole de Dieu rencontre un terrain fertile,
Francisco fonda la Congrégation des Sœurs Dominicaines de l'Annonciation, dans
le but de donner une éducation intégrale aux enfants et aux jeunes, de façon à
ce qu'ils puissent découvrir la richesse insondable qu'est le Christ, l'ami
fidèle qui ne nous abandonne jamais ni ne se lasse d'être à nos côtés,
renforçant notre espérance avec sa Parole de vie.
Jozef De Veuster, qui
reçut le nom de Damiaan dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de
Marie, quitta la Flandre, son pays natal, en 1863, à l'âge de 23 ans, pour
annoncer l'Evangile à l'autre bout du monde, sur les îles Hawaï. Son activité
missionnaire, qui l'a tellement rempli de joie, atteint son sommet dans la
charité. Non sans peur et sans répugnance, il fit le choix d'aller sur l'île de
Molokai au service des lépreux qui s'y trouvaient, abandonnés de tous; c'est
ainsi qu'il s'exposa à la maladie dont ils souffraient. Il se sentait chez lui
avec eux. Le serviteur de la Parole devint ainsi un serviteur souffrant,
lépreux parmi les lépreux, au cours des quatre dernières années de sa vie. Pour
suivre le Christ, le Père Damien n'a pas seulement quitté sa patrie, mais a
également mis en jeu sa santé: c'est pour cela - comme le dit la parole
de Jésus qui a été annoncée dans l'Evangile d'aujourd'hui - qu'il a reçu la vie
éternelle (cf. Mc 10, 30). En ce 20 anniversaire de la canonisation
d'un autre saint belge, le Frère Mutien-Marie, l'Église en Belgique est unie
une nouvelle fois pour rendre grâce à Dieu pour l'un de ses fils reconnu comme
un authentique serviteur de Dieu. Nous nous souvenons devant cette noble figure
que c'est la charité qui fait l'unité: elle l'enfante et la rend
désirable. À la suite de saint Paul, saint Damien nous entraîne à choisir les
bons combats (cf. 1 Tm 1, 18), non pas ceux qui portent la division,
mais ceux qui rassemblent. Il nous invite à ouvrir les yeux sur les lèpres qui
défigurent l'humanité de nos frères et appellent encore aujourd'hui, plus que
notre générosité, la charité de notre présence servante.
En revenant à l'Evangile
d'aujourd'hui, à la figure du jeune qui présente à Jésus son désir d'être bien
plus qu'un bon exécuteur des devoirs que lui imposent la loi, répond la figure
de Frère Rafael, canonisé aujourd'hui, mort à vingt-sept ans comme Oblat de la
Trappe de San Isidro de Dueñas. Même s'il était de famille aisée et, comme il
le disait lui-même, d'"âme un peu rêveuse", ses rêves ne se
dissipèrent pas devant l'attachement aux biens matériels et à d'autres buts que
la vie du monde propose parfois avec grande insistance. Il répondit oui à la
proposition de suivre Jésus, de manière immédiate et décidée, sans limites ni
conditions. De cette manière, il entreprit un chemin qui, du moment où il se
rendit compte dans le Monastère, qu'il "ne savait pas prier", le
porta en quelques années au sommet de sa vie spirituelle qu'il relate avec une
grande simplicité et un grand naturel dans de nombreux écrits. Frère Rafael,
encore proche de nous, continue à nous offrir par son exemple et son œuvre un
parcours attractif, en particulier pour les jeunes qui ne se contentent pas
facilement, mais aspirent à la plénitude de la vérité, à la plus indicible joie
que l'on atteint pour l'amour de Dieu. "Vie d'amour... C'est là la seule
raison de vivre" dit le nouveau Saint. Et il insiste: "De
l'amour de Dieu provient toute chose". Que le Seigneur écoute avec
bienveillance l'une des dernières prières de Saint Rafael Arnáiz, lorsqu'il lui
remit toute sa vie en suppliant: "Prends moi et donne-Toi au
monde". Qui se donne pour ranimer la vie intérieure des chrétiens
d'aujourd'hui. Qui se donne pour que ses frères de la Trappe et les centres
monastiques continuent à être le phare qui permet de découvrir le désir intime
de Dieu qu'il a placé dans tout cœur humain.
Par son œuvre admirable
au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est
aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la
place et l'apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en
Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses
sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la
personne même du Christ. "Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle,
et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour". Ce regard de
compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu,
Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé
avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les
pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et
le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors
que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant
parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour
fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne
Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence.
Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la
Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à
sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus
pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une
source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à
leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son
œuvre!
Chers frères et sœurs,
rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté qui resplendit aujourd'hui
dans l'Eglise avec une beauté singulière. Alors que je salue affectueusement
chacun d'entre vous - Cardinaux, Evêques, autorités civiles et militaires,
prêtres, religieux et religieuses, fidèles laïcs de différentes nationalités
qui prenez part à cette solennelle célébration eucharistique -, je voudrais
vous adresser à tous l'appel à vous laisser attirer par les lumineux exemples
de ces saints, à vous laisser guider par leurs enseignements pour que toute
notre existence devienne un cantique de louange à l'amour de Dieu. Que leur
intercession céleste et surtout la protection maternelle de Marie, Reine des
Saints et Mère de l'humanité, nous obtienne cette grâce. Amen.
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Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
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Also
known as
Francis Coll Guitart
Frans Coll Guitart
19 May (liturgical
celebration of his date of baptism)
Profile
One of ten children.
His father,
Peter, died when
Francis was only four. Confirmed in 1818 at
age six. Entered the seminary at
Vichy, France in 1822 at
age ten. Student with Saint Anthony
Mary Claret. Even as a kid he taught grammar
and catechism to
local children.
Francisco joined the Dominicans at
Vichy in 1830 at
age eighteen. When monastic orders
were suppressed by the government, Francis continued to study covertly. Ordained on 28
March 1836 at
Vichy.
Parish priest of Arles, France.
Re-assigned to Moya in 1839,
an area devastated by war, awash with starving refugees. He established charitable organizations
to feed and house them, and he worked with the poor and
displaced for ten years. Helped Saint Anthony
Claret found the Apostolic Fraternity in 1846.
Director of the tertiaries in
Vichy. In 1850 he
re-opened the suppressed Dominican monastery,
and began a program of preaching throughout
the Catalan region. Worked with cholera victims
during the epidemic that struck in 1854.
Founded the Congregation
of the Dominican Sisters of the Annunciation of the Blessed Virgin Mary (La
Annunciata) in 1856,
a teaching branch
of tertiaries;
by his death the
order had grown to fifty houses, and today there are over 140 in Europe and
America. Struck blind during
a homily given at Sallent on 2
December 1869;
his health was never the same, but he refused to retire. When the Dominicans were
allowed to officially return to the region in 1872,
they found that Francis has somehow maintained the primary structures, physical
and administrative, and instead of starting all over, they reclaimed what was
theirs, and took up their work where they had left off.
Born
18 May 1812 in
Grombeny, Catalan Pyrenees, Spain
2 April 1875 in
Vic, Barcelona, Spain of
natural causes
relics enshrined
in the La Annunciata motherhouse
4 May 1970 by Pope Paul
VI (decree on heroic virtues)
29
April 1979 by Pope John
Paul II
11
October 2009 by Pope Benedict
XVI
Additional
Information
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
other
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en español
Martirologio Romano, 2001 edición
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en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
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i norsk
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em português
God of all truth, you
chose Blessed Francis
to make known the name of your Son and to instruct Christian people
in holiness. By the help of his prayers may
the true faith be continually sustained and grow through the ministry of preaching.
We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with
you and the Holy
Spirit, one God, for ever and ever. – General Calendar of the Order of
Preachers
MLA
Citation
“Saint Francisco Coll
Guitart“. CatholicSaints.Info. 17 May 2024. Web. 1 April 2025.
<https://catholicsaints.info/saint-francisco-coll-guitart/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-francisco-coll-guitart/
HOMILY OF HIS HOLINESS
JOHN PAUL II
29 April 1979
Dear Brothers and Sisters,
1. Alleluia! Alleluia! On
this third Sunday of Easter, our paschal joy is expressed as an echo of the
overflowing joy of the Apostles who, from the first day, recognized the Risen
Christ. On Easter evening, "Jesus himself stood among them". "See
my hands and my feet". He invited them to touch him with their hands. And
he ate before their eyes (cf. Lk 24:36, 39, 40). Amazed and slow to believe,
the Apostles recognized him at last: "The disciples were glad when they
saw the Lord" (Jn 20:20; Lk 24:41); and now no one could take their joy
from them (cf. Jn 16:22), or silence their testimony (cf. Acts 4:20). A few
moments earlier, the hearts of the disciples of Emmaus were also burning within
them while Jesus spoke to them on the way and explained the Scriptures to them;
and they too had recognized him at the breaking of bread (cf. Lk 24:32, 35).
The joy of these
witnesses is ours, dear Brothers and Sisters, we who share their faith in the
Risen Christ. Glorified at the Father's side, he never stops drawing men to
him, communicating to them his life, the Spirit of holiness, while preparing a
place for them in the Father's house. Today, as it happens, this joy finds a
striking confirmation, since we are honouring two admirable Servants of God
who, last century, shone forth on our earth with Christ's holiness and whom the
Church is now able to declare blessed, to propose them to the special
veneration and imitation of the faithful: Father Laval and Father Coll, whom we
must now contemplate
2. It is plainly
impossible to point out here all the outstanding events in the life of Father
Jacques-Désiré Laval, or all the Christian virtues that he practised to a
heroic degree. Let us remember at least what characterizes this missionary,
with regard to the mission of the Church today.
It is in the first place
his concern to evangelize the poor, the poorest, and, in this case, his
"dear Blacks" of the island of Mauritius, as he used to call them. A
Frenchman, he had begun by practising medicine in a little town in his native diocese,
Evreux, but gradually the call to an undivided love of the Lord, which he had
repressed for a certain time, made him abandon his profession and worldly life.
"Once I am a priest, I will be able to do more good", he explained to
his brother (cf. biography).
A late vocation at St
Sulpice Seminary in Paris, he was at once put in charge of service of the poor;
then, as parish priest of the little Norman parish of Pinterville, he shared
all he had with those in want. But on learning of the misery of the Blacks of
Africa and the urgency of bringing them to Christ, he obtained permission to
leave for the island of Mauritius, with the Vicar Apostolic, Mons. Collier. For
twenty-three years, until his death, he dedicated all his time, used all his
strength, and gave his whole heart to the evangelization of the inhabitants:
indefatigably, he listened to them, catechized them, and made them discover
their Christian vocation. He often intervened also to improve their medical and
social condition.
His tenaciousness is an
unending source of astonishment for us, especially in the discouraging
conditions of his mission. But, in his apostolate, he always went to what is
essential.
The fact is that our
missionary left behind him innumerable converts, with a firm faith and piety.
He was not given to sensational ceremonies, fascinating for these simple souls
but with no lasting effect, or to flights of oratory. His educational concern
was closely integrated in life. He was not afraid to return continually to the
essential points of Christian doctrine and practice, and he admitted to baptism
or to first communion only people prepared in little groups and tested. He took
great care to put at the disposal of the faithful little chapels scattered over
the island. Another remarkable initiative which links up with the concern of
many pastors today: he had recourse to collaborators, men and women, as leaders
of prayer, catechists, people who visited and advised the sick, others in
charge of little Christian communities, in other words poor people,
evangelizers of the poor.
What is, then, the secret
of his missionary zeal? We find it in his holiness: in the gift of his whole
person to Jesus Christ, inseparable from his tender love of men, especially the
most humble among them, to whom he wishes to give access to the salvation of
Christ. Whatever time was not dedicated to the direct apostolate, he spent in
prayer, especially before the Blessed Sacrament, and he continually combined
acts of penance which deeply impressed his confreres, in spite of his
discretion and his humility.
He himself often
expresses regret for his spiritual lukewarmness—let us say rather the feeling
of his aridity: is it not precisely that he sets the greatest store by fervent
love of God and Mary, to which he wishes to initiate his faithful? That is also
the secret of his apostolic patience: "It is on God alone and on the
protection of the Blessed Virgin that we depend" (Letter of 6 July 1853,
cf. biography). What a magnificent confession! His missionary spirituality had
been, from the beginning, in keeping with the general pattern of a young
Religious and Marian Institute, and he was always anxious to follow its
spiritual requirements, in spite of his solitude and geographical distance: the
Society of the Sacred Heart of Mary, of which he was one of the first members
alongside the famous Father Libermann, and which was soon to merge with the
Congregation of the Holy Spirit. The apostle, now as in the past, must in the
first place maintain spiritual vigour within himself: he bears witness that he
is continually drawing from the Source.
That is a model for
evangelizers today. May he inspire missionaries and, I venture to say, all
priests, who have in the first place the sublime mission of proclaiming Jesus
Christ and training the Christian life!
May he be, in a special
way, the joy and stimulus of all religious of the Holy Spirit, who have never
stopped implanting the Church, particularly in the land of Africa, and are at
work there so generously!
May the example of Father
Laval encourage all of those who, in the African continent and elsewhere, are
endeavouring to build a brotherly world, free of racial prejudices! May Blessed
Laval be also the pride, the ideal and the protector of the Christian community
of the island of Mauritius, so dynamic today, and of all Mauritians!
To these wishes, I am
happy to add a very cordial greeting to the Delegation of the Government of
Mauritius, as well as to that of the French Government, which have come to take
part in this ceremony.
3. A second reason
for ecclesial joy is the beatification of another figure that the Church wishes
to exalt today and propose to the imitation of the People of God: Father
Francis Coll. A new glory of the great Dominican family and equally so, of the
diocesan family of Vich. A religious and at the same time a model apostle—for a
large part of his life—in the ranks of the clergy of Vich.
He is one of those
ecclesial personalities who, in the second half of the nineteenth century
enrich the Church with new religious foundations: a son of Spain, of
Catalonia, which has produced so many generous souls that have bequeathed
a fruitful heritage to the Church.
In our case, this
heritage takes on concrete form in a magnificent and tireless work of
evangelical preaching, which culminates in the foundation of the Institute
known today as that of the Dominican Sisters of "La Anunciata",
present here in large numbers to celebrate their Father Founder, together with
so many members of the various organizations which the Congregation has
created.
We cannot now present a
complete portrait of the new Blessed, an admirable mirror—as you have been able
to observe from a reading of his biography—of heroic human, Christian and
religious virtues, which make him worthy of praise and of imitation in our
earthly pilgrimage. Let us merely speak briefly about one of the most striking
aspects of this ecclesial figure.
What impresses us most on
approaching the life of the new Blessed, is his evangelizing zeal. At a very
difficult moment of history, in which social upheavals and laws persecuting the
Church make him leave his convent and live permanently outside it, Father Coll,
abstracting from human, sociological or political considerations, dedicates
himself completely to an astonishing task of preaching. Both during his parish
ministry, especially in Artés y Moya, and in his later phase as an apostolic
missionary, Father Coll shows himself to be a true catechist, an evangelizer,
in the best line of the Order of Preachers.
In his innumerable
apostolic journeys over the whole of Catalonia, through memorable popular
missions and other forms of preaching, Father Coll—Mosén Coll, for many—is a
transmitter of faith, a sower of hope, a preacher of love, peace and
reconciliation among those whom passions, war and hatred keep divided. A real
man of God, he lives fully his priestly and religious identity, made a source
of inspiration in the whole of his task. To those who do not always understand
the reasons for certain attitudes of his, he answers with a convinced
"because I am a religious". This deep consciousness of himself is
what directs his incessant labour.
An absorbing task, but
which does not lack a solid foundation: frequent prayer, which is the driving
power of his apostolic activity. On this point, the new Blessed speaks very
eloquently. He himself is a man of prayer; he wishes to introduce the faithful
along this way (it is enough to see what he says in two publications of his
"La hermosa rosa" and "La escala del cielo"). It is the
path he points out in the Rule to his daughters, with stirring words, which
because of their relevance today I also make my own: "The life of Sisters
must be a life of prayer... For this reason I urge you over and over again,
beloved Sisters: do not abandon prayer".
The new Blessed ,
recommends various forms of prayer to sustain apostolic activity. But there is
one that he prefers and which I have particular pleasure in mentioning and
emphasizing: prayer while contemplating the mysteries of the rosary; that
ladder to go up to heaven", composed of mental and vocal prayer which
"are the two wings that Mary's Rosary offers Christian souls". A form
of prayer which the Pope too practises assiduously and in which he calls upon
all of you to join, particularly in the coming month of May, dedicated to the
Virgin.
I conclude these
reflections in Spanish with a greeting to the Authorities who have come for
these celebrations in honour of Father Coll. I invite everyone to imitate his
example of life, but especially the sons of St Dominic, the clergy and
particularly you, Dominican Sisters of the "Anunciata", who have come
from Spain, Europe, America and Africa, where your religious activity is
carried on generously
4. The hope that I
express this morning, in conclusion, is that today's double Beatification will
serve to strengthen and promote commitment in the catechetical action of the
whole Church. It is well known that the subject of the Fourth General Assembly
of the Synod of Bishops, held here in Rome in the autumn of 1977, was precisely
that of catechesis. The Synod Fathers—of whom I too was one—tackled and studied
this theme of prime importance for the life and action of the Church at all
times. They stressed the urgency of giving catechesis definite priority over
other initiatives, less essential even if, perhaps, more spectacular, because
the absolutely original aspect of the Church's mission is carried out by means
of it. A mission—they confirmed—which involves all members of the People of
God, though in their different functions, and commits them to a continual
search for adequate methods and means for a more and more effective
transmission of the Message.
The thought of the Synod
Fathers was addressed particularly to the young, of whose growing importance in
the world of today they were well aware: for amid uncertainties and disorders,
excesses and frustrations, the young represent the great force on which the
fate of future humanity depends. The question that troubled the Synod Fathers
is precisely this one: how to get this multitude of young people to have a
living experience of Jesus Christ, and that not just in the dazzling encounter
of a fleeting moment, but by means of a knowledge of his person and his message
that becomes more complete and luminous every day? How to kindle in them the
passion for the Kingdom, which he came to inaugurate, and in which alone the
human being can find full and satisfying self-fulfilment?
To answer this question
is the most urgent task of the Church, today. It will depend on the generous
commitment of all, if a testimony of the "message of this salvation"
(Acts 13:26) can be offered to the new generations, a testimony capable of
winning over the minds and hearts of the young, and of involving their will in
those concrete choices, often costly ones, which the logic of the love of God
and of one's neighbour demands. It will depend above all on the sincerity and
the intensity with which families and communities are able to live their
adherence to Christ, if the young are effectively reached by the teachings
imparted to them at home, in school, in church.
Let us pray, therefore,
the new Blesseds to be close to us with their intercession and to guide us to
personal and deep experience of the Risen Christ, who will make our hearts also
"burn within us", as the hearts of the two disciples burned on the
way to Emmaus, while Jesus "talked to them on the road and opened to them
the Scriptures" (cf. Lk 24:32). In fact, only he who can say: "I know
him"—and St John has warned us that anyone who does not live according to
Christ's commandments cannot say this (cf. Second Reading)—only he who has
reached an "existential" knowledge of him and of his Gospel, can
offer others a credible, incisive and enthralling catechesis.
The lives of the two new
Blesseds are an eloquent confirmation of this. May their example not be
proposed to us in vain!
© Copyright 1979 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana
HOMILY OF HIS HOLINESS
BENEDICT XVI
Dear Brothers and
Sisters,
"What must I do to
inherit eternal life?". The brief conversation we heard in the Gospel
passage, between a man identified elsewhere as the rich young man and Jesus,
begins with this question (cf. Mk 10: 17-30). We do not have many details about
this anonymous figure; yet from a few characteristics we succeed in perceiving
his sincere desire to attain eternal life by leading an honest and virtuous
earthly existence. In fact he knows the commandments and has observed them
faithfully from his youth. Yet, all this which is of course important is not
enough. Jesus says he lacks one thing, but it is something essential. Then,
seeing him well disposed, the divine Teacher looks at him lovingly and suggests
to him a leap in quality; he calls the young man to heroism in holiness, he
asks him to abandon everything to follow him: "go, sell what you have, and
give to the poor... and come, follow me" (v. 21).
"Come, follow
me". This is the Christian vocation which is born from the Lord's proposal
of love and can only be fulfilled in our loving response. Jesus invites his
disciples to give their lives completely, without calculation or personal
interest, with unreserved trust in God. Saints accept this demanding invitation
and set out with humble docility in the following of the Crucified and Risen
Christ. Their perfection, in the logic of faith sometimes humanly
incomprehensible consists in no longer putting themselves at the centre but in
choosing to go against the tide, living in line with the Gospel. This is what
the five Saints did who are held up today with great joy for the veneration of
the universal Church: Zygmunt
Szczęsny Feliński, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damien de Veuster, Rafael
Arnáiz Barón and Mary of the Cross (Jeanne Jugan). In them we contemplate
the Apostle Peter's words fulfilled: "Lo, we have left everything and
followed you" (v. 28), and Jesus' comforting reassurance: "there is
no one who has left house or brothers or sisters or mother or father or
children or lands, for my sake and for the Gospel, who will not receive a
hundredfold now in this time... with persecutions, and in the age to come
eternal life" (vv. 29-30).
Zygmunt
Szczęsny Feliński, Archbishop of Warsaw, the Founder of the Congregation of
the Franciscan Sisters of the Family of Mary, was a great witness of faith and
pastoral charity in very troubled times for the nation and for the Church in
Poland. He zealously concerned himself with the spiritual development of the
faithful, he helped the poor and orphans. At the Ecclesiastical Academy in St
Petersburg he saw to the sound formation of priests and as Archbishop of Warsaw
he instilled in everyone the desire for inner renewal. Before the January 1863
Uprising against Russian annexation he put the people on guard against useless
bloodshed. However, when the rebellion broke out and there were repressions he
courageously defended the oppressed. On the Tsar of Russia's orders he spent 20
years in exile at Jaroslaw on the Volga, without ever being able to return to
his diocese. In every situation he retained his steadfast trust in Divine
Providence and prayed: "O God, protect us not from the tribulations and
worries of this world... only multiply love in our hearts and obtain that in
deepest humility we may keep our infinite trust in your help and your
mercy". Today his gift of himself to God and to humankind, full of trust
and love, becomes a luminous example for the whole Church.
St Paul reminds us in the
Second Reading that "the word of God is living and active" (Heb 4:
12). In it the Father who is in Heaven speaks lovingly to his children in all the
epochs (cf. Dei
Verbum, n. 21), making them know his infinite love and, in this way,
encouraging them, consoling them and offering them his plan of salvation for
humanity and for every person. Aware of this, St
Francisco Coll dedicated himself eagerly to disseminating it, thus
faithfully fulfilling his vocation in the Order of Preachers, in which he had
made his profession. His passion was for preaching, mainly as an itinerant
preacher, following the form of the "popular missions". Thus he aimed
to proclaim and to revive the word of God in the villages and towns of
Catalonia, thereby guiding people to profound encounter with God. This
encounter leads to conversion of heart, to receiving divine grace joyfully and
to keeping up a constant conversation with Our Lord through prayer. For this
reason his evangelizing activity included great dedication to the sacrament of
Reconciliation, a special emphasis on the Eucharist and constant insistence on
prayer. Francisco Coll moved the hearts of others because he conveyed to them
what he himself lived passionately within, what set his own heart on fire: love
for Christ and surrender to him. To ensure that the seed of the word of God
fell on good ground, Francisco founded the Congregation of the Dominican
Sisters of the Anunciata to give an integral education to children and young
women so that they might continue to discover the unfathomable treasure that is
Christ, the faithful friend who never abandons us and never wearies of being
beside us, enlivening our hope with his word of life.
Jozef
De Veuster received the name of Damien in the Congregation of the
Sacred Hearts of Jesus and Mary. When he was 23 years old, in 1863, he left
Flanders, the land of his birth, to proclaim the Gospel on the other side of
the world in the Hawaiian Islands. His missionary activity, which gave him such
joy, reached its peak in charity. Not without fear and repugnance, he chose to
go to the Island of Molokai to serve the lepers who lived there, abandoned by
all. Thus he was exposed to the disease from which they suffered. He felt at
home with them. The servant of the Word consequently became a suffering
servant, a leper with the lepers, for the last four years of his life. In order
to follow Christ, Fr Damien not only left his homeland but also risked his
health: therefore as the word of Jesus proclaimed to us in today's Gospel says
he received eternal life (cf. Mk 10: 30). On this 20th anniversary of the
Canonization of another Belgian Saint, Bro. Mutien-Marie, the Church in Belgium
has once again come together to give thanks to God for the recognition of one
of its sons as an authentic servant of God. Let us remember before this noble
figure that it is charity which makes unity, brings it forth and makes it
desirable. Following in St Paul's footsteps, St Damien prompts us to choose the
good warfare (cf. 1 Tim 1: 18), not the kind that brings division but the kind
that gathers people together. He invites us to open our eyes to the forms of
leprosy that disfigure the humanity of our brethren and still today call for
the charity of our presence as servants, beyond that of our generosity.
Turning to today's
Gospel, the figure of the young man who tells Jesus of his desire to be
something more than one who fulfils to the letter the duties imposed by the law
contrasts with Bro.
Rafael, canonized today, who died at age 26 as an oblate at the Trappist
Monastery of San Isidro de Dueñas. Bro. Rafael also came from a rich family
and, as he himself said, was of a "somewhat dreamy disposition", but
his dreams did not vanish before the attraction of material goods and the other
aims that the worldly life sometimes proposes with great insistence. He said
"yes" to the call to follow Jesus, instantly and with determination,
without limits or conditions. So it was that he set out on a journey which,
from the moment when he realized at the Monastery that "he did not know
how to pray", brought him in just a few years to the peak of spiritual
life, which he recounts in a very frank and natural style in many of his
letters. Bro. Rafael, who is also near to us, continues with his example and
his actions to offer us an attractive path, especially for young people who are
not content with little but aspire to the full truth, the ineffable happiness
which is attained through God's love. "A life of love.... This is the only
reason for living", the new Saint said. And he insisted: "All things
come from God's love". May the Lord listen kindly to one of the last
prayers of St Rafael Arnáiz, when he offered God his whole life, imploring him:
"Take me to yourself and give yourself to the world". May he give
himself to revive the inner life of today's Christians. May he give himself so
that his Brother Trappists and monastic centres continue to be beacons that
reveal the intimate yearning for God which he himself instilled in every human
heart.
By her admirable work at
the service of the most deprived elderly, St
Mary of the Cross is also like a beacon to guide our societies which
must always rediscover the place and the unique contribution of this period of
life. Born in 1792 at Cancale in Brittany, Jeanne Jugan was concerned with the
dignity of her brothers and sisters in humanity whom age had made more
vulnerable, recognizing in them the Person of Christ himself. "Look upon
the poor with compassion", she would say, "and Jesus will look kindly
upon you on your last day". Jeanne Jugan focused upon the elderly a
compassionate gaze drawn from her profound communion with God in her joyful,
disinterested service, which she carried out with gentleness and humility of
heart, desiring herself to be poor among the poor. Jeanne lived the mystery of
love, peacefully accepting obscurity and self-emptying until her death. Her
charism is ever timely while so many elderly people are suffering from numerous
forms of poverty and solitude and are sometimes also abandoned by their
families. In the Beatitudes Jeanne Jugan found the source of the spirit of
hospitality and fraternal love, founded on unlimited trust in Providence, which
illuminated her whole life. This evangelical dynamism is continued today across
the world in the Congregation of Little Sisters of the Poor, which she founded
and which testifies, after her example, to the mercy of God and the
compassionate love of the Heart of Jesus for the lowliest. May St Jeanne Jugan
be for elderly people a living source of hope and for those who generously
commit themselves to serving them, a powerful incentive to pursue and develop
her work!
Dear brothers and
sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness which shines out in the
Church today with unique beauty. While I greet with affection each one of you
Cardinals, Bishops, civil and military authorities, priests, men and women
religious and members of the lay faithful of various nationalities who are
taking part in this solemn Eucharistic celebration I would like to address to
all the invitation to let yourselves be attracted by the luminous examples of
these Saints, to let yourselves be guided by their teaching so that our entire
life may become a song of praise to God's love. May their heavenly intercession
obtain for us this grace and, especially, the motherly protection of Mary,
Queen and Mother of humanity. Amen.
© Copyright 2009 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana
Saints
of the Day – Blessed Francis Coll Guitart
Article
Born at Gombreny,
Catalon, in 1812; died at Vich, April 2, 1875. After studying at the diocesan
seminary at Vich, Francis entered the Dominican Order at the priory of Gerona
in 1830. In 1835, the anticlerical government closed the house of studies at
Gerona and dispersed the Dominican students. From that day until his death,
Francis maintained a heroic fidelity to his Dominican vocation without the
support offered by community life.
Eventually he was
ordained at the diocesan seminary at Vich in 1836. After several years of
parish ministry, he pursued itinerant preaching along with his friend Saint
Anthony Claret. He founded the Dominican Sisters of the Annunciation to teach
the children of the poor in the village where he preached. In December 1869,
Blessed Francis suffered a stroke which left him completely blind (Dominicans).
MLA
Citation
Katherine I
Rabenstein. Saints of the Day, 1998. CatholicSaints.Info.
13 June 2020. Web. 1 April 2025.
<https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-blessed-francis-coll-guitart/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-blessed-francis-coll-guitart/
St Francisco Coll y
Guitart (1812-1875)
St Francisco Coll y
Guitart was born on 18 May 1812 in the small village of Gombreny, in the
Diocese of Vic, Catalonia. He was the 10th and last child of a wool carder.
At the age of 10 he was
sent to the Seminary in Vic in 1823. He completed his studies in 1830 and that
same year entered the Convent of the Order of Preachers in Gerona, founded only
about 35 years after St Dominic de Guzman's death. He made his solemn
profession and received the Diaconate in 1831.
Contemporaries of Fr Coll
testify that he always behaved as a man of God and led an exemplary life. In
1835 religious orders in Spain were forcibly suppressed and Friar Francisco
Coll, was obliged to abandon his convent and become a secularized Dominican. He
was nevertheless ordained a priest on 28 May 1836 despite the risks involved.
Indeed, in spite of being
unable because of the new anti-clerical laws to live in his convent or to wear
his habit, he remained a Dominican all his life in all that he was and all that
he did. Soon after his ordination Francisco offered his services to his Bishop
and for 40 years exercised his ministry as an itinerant missionary in the
parishes of northeast Spain. Impelled by an irresistible force, he started to
preach as a new apostle, "the apostle of modern times". Like the
Founder of his Order, he received no stipend nor would he accept donations; he
was a preacher of popular missions. He prayed for long hours, studied and
dedicated a great deal of time to preparing sermons for preaching the missions.
He believed in the efficacy of collaboration and gave spiritual exercises to
the priests in the region. Thus he collaborated with diocesan priests, Jesuits,
Claretians, Augustinians and fellow Dominicans. With his friend, St Anthony
Mary Claret, he founded the "Apostolic Fellowship" for evangelization
in 1846.
He preached to cloistered
nuns and prisoners, visited the sick and imparted catechesis to children,
always encouraging the devotion to the Virgin Mary.
His complete trust in God
and his apostolic zeal motivated him to gather a group of young women who had
already chosen to follow Jesus' call. In 1850 he was appointed Director of the
Secular Order of Dominican Tertiaries, which enabled him to found the
Congregation of the Dominican Sisters of the Anunciata in 1856 to solve the
problem of the Christian formation of girls, then considered inferior to boys.
When Fr Coll died,
according to the Congregation he founded, there were already 300 sisters and 50
communities dedicated to the Christian education of children, mainly girls.
Today the Congregation has about 1,039 members in Europe, America, Africa and
Asia.
Fr Coll y Guitart lost
his sight and then his mental faculties and was cared for by the nuns of his
Congregation. He died in Vic on 2 April 1875 at the age of 62. His body was
exposed in the chapel of his religious and they buried him in the local
cemetery. His mortal remains were later translated to the chapel of the Mother
House.
John Paul II beatified
him on 29 April 1979. In his Homily for Fr Coll's Beatification, the Pope
described him as "a transmitter of faith, a sower of hope, a preacher of
love, peace and reconciliation among those whom passions, war and hatred keep
divided", and "a real man of God", a "man of prayer",
who made his priestly and religious identity a source of inspiration, with the
words, "I am a religious" constantly on his lips.
SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/2009/ns_lit_doc_20091011_coll_en.html
Saint Francisco Coll y
Guitart
12 OCTOBER 2009. Yesterday, Pope Benedict XVI canonized a new Dominican saint.
Although today is not his feast day, let's take this opportunity to learn
about, now, Saint Francisco Coll y Guitart.
Born in 1812 in Grombeny, Catalan Pyrenees, Spain, Saint Francisco was one of
ten children, and only 4 when his father died. Saint Francisco was confirmed at
the age of 6 in 1818, and entered the seminary in Vichy, France in 1822 at the
age of only 10. Saint Anthony Mary Claret was a fellow seminary student.
As a child, Saint Francisco taught grammar and catechism to local children in
France. He joined the Dominican Order in 1830 at the age of 18. When religious
orders were suppressed in France, Saint Francisco continued his studies
covertly.
Saint Francisco was ordained on 28 March 1836. Assigned to Moya in 1839, an
area ravaged by war, Saint Francisco established charitable organizations to
feed and house the many refugees. Saint Francisco worked with the poor and
displaced for 10 years. In 1850 Saint Francisco re-opened a suppressed
Dominican monastery, and began a program of preaching throughout the Catalan
region.
When the cholera epidemic struck in 1854, Saint Francisco worked to minister to
cholera victims. He founded the Congregation of the Dominican Sisters of the
Annunciation of the Blessed Virgin Mary (La Annunciata) in 1856, a teaching
branch of tertiaries
Saint Franciso was struck blind while delivering a homily given at Sallent on 2
December 1869. After that event, Saint Francisco's health never fully
recovered, but he refused to retire. When the suppression of religious orders
was lifted in 1872, and the Dominicans officially returned, they found that
Saint Francisco has kept the necessary structures--physical and
administrative--in place. Therefore, the Order could take up their ministry
where it had been left off.
Saint Francisco was a popular preacher of missions in various dioceses of North
Eastern Spain. Those who knew him characterized his life by his fervent zeal
for preaching; he prayed long hours, studied, and dedicated a great deal of
time to preparing the sermons for his missions.
Saint Francisco died on 2 April 1875 in Vic, Barcelona, Spain. By the time of
his death, the order he had founded had grown to 50 houses; today there are
over 140 in Europe and America.
Saint Francisco was beatified by the great Pope John Paul II on 29 April 1979.
He was canonized yesterday by Pope Benedict XVI. Saint Francisco's feast day is
2 April.
Prayer
God of all truth, you chose Saint Francis to make known the name of your
Son and to instruct Christian people in holiness. By the help of his
prayers may the true faith be continually sustained and grow through the
ministry of preaching. We ask this through our Lord Jesus Christ, your
Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit, one God, for
ever and ever. Amen.
SOURCE : https://acta-sanctorum.blogspot.com/2009/10/saint-francisco-coll-y-guitart.html
San Francesco Coll y
Guitart Sacerdote domenicano
Festa: 2 aprile
Gombreny, Spagna, 18
giugno 1812 - Vich, Spagna, 2 aprile 1875
Nato a Gombreny (Spagna)
da una famiglia di lanaioli, dopo alcuni anni trascorsi come seminarista nella
diocesi di Vich, nel 1830 entrò nel convento domenicano di Gerona. Nel 1835 fu
costretto a lasciare il convento in seguito alle leggi antiecclesiastiche, ma
per tutta la sua vita fu sempre fedele agli impegni della vita domenicana. Nel
1836 fu ordinato sacerdote e 20 anni più tardi fondò le Suore domenicane
dell'Annunciazione. Votatosi totalmente alla predicazione, annunciò
instancabilmente il nome di Gesù in tutta la Catalogna. Papa Benedetto XVI lo
ha canonizzato l'11 ottobre 2009.
Martirologio
Romano: A Vic nella Catalogna in Spagna, beato Francesco Coll, sacerdote
dell’Ordine dei Predicatori, che, ingiustamente espulso dal chiostro, perseverò
tuttavia fermamente nella sua vocazione e predicò per tutta la regione il nome
del Signore Gesù Cristo.
Francisco Coll y Guitart nacque a Gombreny, nella diocesi di Vic, in Spagna, il 18 Giugno 1812, decimo ed ultimo figlio di un cardatore di lana. Sin dai primi tempi della sua vita si dedicò all’educazione dei fanciulli, unendola alla propria formazione spirituale e sacerdotale nel seminario di Vic, dove era entrato nel 1823. Per chiara ispirazione di Dio, si fece religioso nell’Ordine dei Predicatori vestendone l’abito nel convento di Gerona nel 1830: lì emise poi la sua professione solenne e ricevette il diaconato, finché, nel 1835, la chiusura forzata dei conventi, da parte del Governo, l’obbligò a vivere fuori convento, senza per altro rinunciare alla sua Professione Domenicana, ma anzi portandola a viverla con maggior intensità. Previo consenso dei superiori, nel 1836, ricevette il presbiterato “col titolo di povertà”. Per quarant’anni predicò intensamente in tutta la Catalogna, sia nelle missioni popolari di gruppo, che in quelle individuali, divenendo un importante strumento di rinnovamento religioso della società. La sua predicazione si fondava su una gran fedeltà al Vangelo, sul facile superamento delle circostanze avverse e sulla fede nella vita eterna. Nominato, nel 1850, direttore del Terz’Ordine Secolare Domenicano ebbe nelle sue mani uno strumento giuridico per porre rimedio all’urgente necessità della sua epoca e della sua regione, ossia provvedere alla formazione cristiana delle giovani nei luoghi più poveri ed emarginati, fondando, nel 1856, la Congregazione delle Suore Domenicane dell’Annunziata. Dal 1869 patì varie malattie, tra cui la cecità e la perdita delle facoltà mentali. Morì il 2 aprile 1875 a Vic. Il suo corpo è venerato nella casa madre della Congregazione da lui fondata. Papa Giovanni Paolo II il 29 aprile 1979 lo ha proclamato Beato. L'11 ottobre 2009 è stato infine canonizzato da Benedetto XVI.
Autore: Franco Mariani
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90772
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 29 aprile 1979
Chers Frères et Sœurs,
1. Alleluia! Alleluia! En
ce troisième dimanche de Pâques, notre joie pascale s’exprime en écho la joie
débordante des Apôtres qui, dès le premier jour, ont reconnu le Christ
ressuscité. Le soir de Pâques, “le Christ se tint au milieu d’eux”. “Il leur montra
ses mains et ses pieds”. Il les invita à le toucher de leurs mains. Et il
mangea sous leurs yeux. Saisis de stupeur et lents a croire, les Apôtres le
reconnurent enfin: “Ils furent remplis de joie à la vue du Seigneur”; et
désormais personne ne put leur ravir leur joie, ni faire taire leur témoignage.
Quelques instante plus tôt, le cœur des disciples d’Emmaüs était aussi tout
brûlant au-dedans d’eux pendant que Jésus leur parlait en chemin et leur
explicait les Ecritures; et ils l’avaient reconnu eux aussi à la fraction du
pain.
L’allégresse de ces
témoins, c’est la nôtre, chers Frères et Sœurs, nous qui partageons leur foi au
Christ ressuscité. Glorifié auprès du Père, il ne cesse d’attirer les homnes à
Lui, de leur communiquer sa vie, l’Esprit de sainteté, tout en leur préparant
une place dans la maison du Père Précisément, ceste joie trouve aujourd’hui une
éclatante confirmation, puisque nous célébrons deux admirables Serviteurs de
Dieu qui, au siècle dernier, ont brillé sur notre terre de la sainteté du
Christ et que l’Eglise est en mesure, désormais, de déclarer bienheureux, de
les proposer au culte particulier et à l’imitation des fidèles: le Père Laval
et le Père Coll, qu’il nous faut maintenant contempler.
2. Il est évidemment
impossible de relever ici tous les faits saillants de la vie du Père
Jacques-Désiré Laval, ni toutes les vertus chrétiennes qu’il a pratiquées à un
degré héroïque. Retenons du moins ce qui caractérise ce missionnaire, au regard
de la mission actuelle de l’Eglise.
C’est d’abord son souci
d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et, en l’occurrence, ses “chers
Noirs” de l’Ile Maurice, comme il les appelait. Français, il avait commencé par
exercer la médecine dans une petite cité de son diocèse natal d’Evreux, mais
peu à peu, l’appel à un amour sans partage du Seigneur, qu’il avait un certain
temps refoulé, lui fit abandonner son métier et la vie mondaine: “ Devenu
prêtre, je pourrai faire plus de bien ”, expliquait-il à son frère. Vocation
tardive au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il y fut aussitôt préposé au
service des pauvres; puis, comme curé de la petite paroisse normande de
Pinterville, il partageait tout son avoir avec les indigente. Mais en apprenant
la misère des Noirs d’Afrique et l’urgence de les amener au Christ, il obtint
de partir à l’Ile Maurice, avec le Vicaire Apostolique, Mgr Collier. Durant
vingt-trois ans, jusqu’à sa morte, il consacra tout son temps, usa toutes ses
forces, donna tout son cœur à l’évangélisation des autochtones: sans jamais se
lasser il sut les écouter, les catéchiser, leur faire découvrir leur vocation
chrétienne. Souvent aussi il intervint pour améliorer leur condition sanitaire
et sociale.
L’acharnement qu’il y mit
ne cesse de nous étonner, surtout dans les conditions décourageantes de sa
mission Mais, dans son apostolat, il alla toujours à l’essentiel.
Le fait est que notre
missionnaire a laissé derrière lui d’innombrables convertis, à la foi et à la
piéte solides. Il n’était point porté vers les cérémonies tapageuses,
séduisantes pour ces âmes simples mais sans lendemain, ni vers les envolées
oratoires. Son souci éducatif était très inséré dans la vie, il ne craignait
pas de revenir sans cesse sur les points essentiels de la doctrine et de la
pratique chrétiennes, et il n’admettait au baptême ou à la première communion
que des gens préparés par petits groupes et éprouvés. Il prit grand soin de
mettre à la disposition des fidèles des petites chapelles disséminées dans
l’île. Une autre initiative remarquable qui rejoint le souci de nombreux pasteurs
aujourd’hui: il s’adjoignit des collaborateurs, hommes et femmes, comme chefs
de prière, catéchistes, visiteuses et conseillères des malades, responsables de
petites communautés chrétiennes, autrement dit des pauvres, évangélisateurs de
pauvres.
Quel est donc le secret
de son zèle missionnaire? Nous le trouvons dans sa sainteté: dans le don de
toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa tendresse pour les hommes,
surtout pour les plus humbles, qu’il veut faire accéder au salut du Christ. Tout
le temps qu’il ne consacrait pas à l’apostolat direct, il le passait à prier,
surtout devant le Saint-Sacrement, et il joignait continuellement à sa prière
mortifications et pénitences qui ont très vivement frappé ses confrères, malgré
sa discrétion et son humilité. Lui-même confie souvent le regret de sa tiédeur
spirituelle – disons plutôt le sentiment de sa sécheresse: n’est-ce pas
précisément qu’il accorde le plus grana prix au fervent amour de Dieu et de
Marie, auquel il veut initier ses fidèles? C’est là aussi le secret de sa
patience apostolique: “ C’est sur le bon Dieu tout seul et sur la protection de
la Sainte Vierge que nous nous appujons ”. Quelle magnifique confession!
Sa spiritualité missionnaire s’était d’ailleurs inscrite, dès le début, dans le
cadre d’un jeune Institut religieux et marial, et il eut toujours à cœur d’en
suivre les exigences spirituelles, malgré sa solitude et son éloignement
géographique: la Société du Saint-Cœur de Marie, dont il fut l’un des tout
premiers membres aux côtés du célèbre Père Libermann, et qui sera bientôt
fondue avec la Congrégation du Saint-Esprit. L’Apôtre, aujourd’hui comme hier,
doit d’abord entretenir en lui la vigueur spirituelle: il témoigne de ce qu’il
puise continuellement à la Source.
Voilà un modèle pour les
évangélisateurs d’aujourd’hui.Qu’il inspire les missionnaires, et, j’ose dire,
tous les prêtres, qui ont d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et
de former à la vie chrétienne!
Qu’il soit, à un litre
particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux spiritains, qui
n’ont cessé d’implanter l’Eglise, notamment en terre africaine, et y œuvrent
avec tant de générosité!
Que l’exemple de Père
Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs,
s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux! Que le
Bienheureux Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de la
communauté chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de tous
les Mauriciens!
A ces souhaits, je suis
heureux d’ajouter un salut très cordial à la Délégation du Gouvernement de
l’Ile Maurice, comme aussi à celle du Gouvernement français qui sont venues
participer à ceste cérémonie.
Traduzione italiana
dell'omelia pronunciata in francese:
Cari Fratelli e
Sorelle.
1. Alleluia!
Alleluia! In questa terza domenica di Pasqua la nostra gioia pasquale si
esprime come eco della traboccante letizia degli Apostoli, i quali, fin dal
primo giorno, hanno riconosciuto il Cristo risuscitato. La sera di Pasqua “il
Cristo apparve in mezzo a loro”. “Egli mostrò loro le mani e i piedi”. Li
invitò a toccarlo con le loro mani. Mangiò dinanzi a loro (cf. Lc 24,36.39.40).
Pur presi dallo stupore e lenti a credere, infine gli Apostoli lo riconobbero:
“Furono pieni di gioia alla vista del Signore” (Gv 20,20; Lc 24,41);
e poi nessuno poté sottrarre loro quella gioia (cf. Gv 16,22) né far
tacere la loro testimonianza (cf. At 4,20). Qualche istante prima
anche il cuore dei discepoli di Emmaus ardeva nel loro petto mentre Gesù,
camminando con loro, parlava e spiegava le Sacre Scritture; ed anch’essi
l’avevano riconosciuto allo spezzar del pane (cf. Lc 24,32.35).
La letizia di questi
testimoni, cari Fratelli e Sorelle, è anche nostra: noi condividiamo la loro
fede nel Cristo risuscitato. Glorificato presso il Padre, egli non cessa di
attirare a sé gli uomini, di comunicare loro la sua vita, lo Spirito di
santità, preparando loro, insieme, un posto nella casa del Padre.
Proprio questa gioia
trova oggi una fulgida conferma, giacché noi festeggiamo due meravigliosi Servi
di Dio che nel secolo scorso hanno brillato, qui sulla terra, della santità di
Cristo; la Chiesa è ormai in grado di dichiararli beati e proporli al culto
particolare e alla imitazione dei fedeli: essi sono il padre Laval e il padre Coll.
Ora faremo la loro conoscenza.
2. Evidentemente, è
impossibile far risaltare qui tutti i fatti importanti della vita del padre
Giacomo Desiderato Laval, né tutte le virtù cristiane che egli ha praticato in
grado eroico. Sottolineiamo, almeno, quel che ha caratterizzato questo
missionario e che sia in rapporto con l’attuale missione della Chiesa.
Anzitutto la sua ansia di
evangelizzare i poveri, i più poveri, e, nel suo caso, i suoi “cari Negri”
dell’Isola Maurizio: così soleva chiamarli. Francese, aveva cominciato ad
esercitare la medicina in una cittadina della sua diocesi natale di Evreux; ma
a poco a poco la chiamata – rifiutata per un certo tempo – ad un indiviso amore
del Signore gli fece abbandonare la sua professione e la vita mondana: “Da prete
potrò fare di più per il bene del prossimo”, spiegava egli a suo fratello
(cf. Biografia). Vocazione tardiva al seminario San Sulpizio di Parigi,
subito vi fu preposto al servizio dei poveri; poi, come curato nella piccola
parrocchia di Pinterville in Normandia, condivideva con gli indigenti tutto il
suo avere. Ma, conosciuta la miseria dei Negri d’Africa e l’urgenza di
accostarli a Cristo, ottenne di partire per l’Isola Maurizio con il Vicario
Apostolico Monsignor Collier. Per ventitré anni, fino alla morte, consacrò
tutto il suo tempo, spese tutte le sue forze, diede tutto il suo cuore alla
evangelizzazione degli indigeni: senza mai stancarsi seppe ascoltarli,
catechizzarli e far loro scoprire la vocazione cristiana. Spesso anche
intervenne per migliorare la loro condizione sanitaria e sociale.
Il suo impegno e
dedizione non cessa di stupirci, tenuto conto soprattutto delle scoraggianti
condizioni della sua missione. Ma, nel suo apostolato, andò sempre
all’essenziale.
È un fatto che il nostro
missionario ha lasciato innumerevoli convertiti di solida fede e pietà. Non era
portato né per svolazzi oratori né verso cerimonie vistose, seducenti per
quelle anime semplici ma prive di un domani. Il suo intento educativo era ben
inserito nella vita: non esitava a tornare continuamente sui punti essenziali
della dottrina e della pratica cristiana, né ammetteva al Battesimo o alla
Prima Comunione che persone preparate a piccoli gruppi e ben saggiate. Ebbe
gran cura di mettere a disposizione dei fedeli delle piccole cappelle
disseminate per l’isola. Ecco, ora, un’altra sua notevole iniziativa, che
somiglia alla mira di tanti pastori di oggi: egli si scelse dei collaboratori,
uomini e donne, come guide per la preghiera, catechisti, visitatrici e
consigliere dei malati, responsabili di piccole comunità cristiane: cioè poveri
che evangelizzassero altri poveri.
Qual è dunque il segreto
del suo zelo missionario? La sua santità: dono di tutta la sua persona a Gesù
Cristo, inseparabile dalla sua tenerezza per gli uomini, soprattutto per i più
umili, che egli vuole accostare alla salvezza del Cristo. Tutto il tempo non
dedicato all’apostolato diretto lo trascorreva pregando, specialmente dinanzi
al Santo Sacramento; e alla sua preghiera univa continuamente penitenze e mortificazioni
che, nonostante la sua discrezione e umiltà, hanno vivamente colpito i suoi
confratelli. Lui stesso manifesta spesso il rammarico per la sua tiepidezza
spirituale o piuttosto per la sofferta consapevolezza della sua aridità: non dà
egli, infatti, il primo posto al fervente amore di Dio e di Maria, a cui vuol
pure iniziare i suoi fedeli? Questo è il segreto della sua pazienza
nell’apostolato: “Contiamo solo sul buon Dio e sulla protezione della Santa
Vergine” (Lettera del 6 luglio 1853, cf. Biografia). Che magnifica
confessione! Del resto la sua spiritualità missionaria fin dall’inizio si era
inscritta nel quadro di un giovane istituto religioso mariano ed ebbe sempre
cura di viverne lo spirito, malgrado la solitudine e la lontananza geografica:
la Società del Sacro Cuore di Maria, di cui egli fu uno dei primi membri
accanto al celebre padre Libermann, Società che ben presto si fonderà con la
Congregazione dello Spirito Santo. L’apostolo, oggi come ieri, deve anzitutto
conservare in sé il vigore spirituale: è infatti testimone di quanto attinge
continuamente alla Sorgente.
Ecco un modello per gli
evangelizzatori di oggi: che ispiri i missionari, anzi, oso dire, tutti i
preti, che hanno in primo luogo la sublime missione di annunciare Gesù Cristo e
di formare alla vita cristiana!
Che sia, a titolo
particolare, gioia e stimolo per tutti i religiosi della Congregazione dello
Spirito Santo, i quali non hanno cessato di piantar la Chiesa, specialmente in
Africa, dove lavorano con tanta generosità!
Che l’esempio del padre
Laval incoraggi quanti, sul continente africano e altrove, si sforzano di
costruire un mondo fraterno, esente da pregiudizi razziali! Che il Beato Laval
sia anche vanto, ideale e protettore della così dinamica comunità cristiana
dell’Isola Maurizio e di tutti i Mauriziani!
A questi auguri son lieto
di unire un saluto cordialissimo alla Delegazione del Governo dell’Isola
Maurizio e a quella del Governo francese, che son venute per partecipare a
questa cerimonia.
3. Un segundo motivo de
alegría eclesial es la beatificación de otra figura que la Iglesia quiere hoy
exaltar y proponer a la imitación del Pueblo de Dios: el Padre Francisco Coll.
Una nueva gloria de la gran familia dominicana y no menos, de la familia diocesana
de Vich. Un religioso y a la vez un modero de apóstol – durante gran parte de
su vida – entre les filas del clero vicense.
Una de esas
personalidades eclesiales, que en la segunda mitad del siglo diecinueve,
enriquecen a la Iglesia con nuevas fundaciones religiosas. Un hijo de la sierra
española, de Cataluña, en la que han brotado tantas almas generosas que han
legado a la Iglesia una herencia fecunda.
En nuestro caso, esa
herencia se concreta en una labor magnífica e incansable de predicación evangélica,
que culmina en la fundación del Instituto hoy llamado de les Religiosas
Dominicas de la Anunciada, en gran número aquí presentes para celebrar a su
Padre Fundador, unidas a tantos miembros de les diversas obras a les que la
Congregación ha dado vida.
No podemos presentar
ahora una semblanza completa del nuevo Beato, espejo admirable – como habéis
podido observar a través de la lectura de su biografía – de heroicas virtudes
humanas, cristianas, religiosas, que le hacen digno de elogio y de imitación en
nuestra peregrinación terrena. Limitémonos a discurrir brevemente acerca de un
aspecto más saliente en esta figura eclesial.
Lo que más impresiona al
acercarse a la vida del nuevo Beato es su afán evangelizador. En en momento
histórico muy difícil, en el que les convulsiones sociales y les leyes
persecutorias contra la Iglesia le hacen abandonar su convento y vivir
permanentemente fuera de él, el Padre Coll, colocándose por encima de
inspiraciones humanas, sociológicas o políticas, se consagra enteramente a una
asombrosa tarea de predicación. Tanto durante su ministerio parroquial,
especialmente en Artés y Moyá, como en su fase posterior de misionero
apostólico, el Padre Coll se manifiesta un verdadero catequista, un
evangelizador, en la mejor línea de la Orden de Predicadores.
En sus incontables
correrías apostólicas por toda Cataluña, a través de memorables misiones
populares y otras formas de predicación, el Padre Coll – Mosén Coll, para
muchos – es transmisor de fe, sembrador de esperanza, predicador de amor, de
paz, de reconciliación entre quienes les pasiones, la guerra y el odio
mantenían divididos. Verdadero hombre de Dios, vive en plenitud su identidad
sacerdotal y religiosa, hecha fuente de inspiración en toda su tarea. A quien
no siempre comprende los motivos de ciertas actitudes suyas, responde con un
convencido “ porque soy religioso ”. Esa profunda conciencia de sí mismo, es la
que orienta su labor incesante.
Una tarea absorbente,
pero a la que no falsa una base sólida: la oración frecuente, que es el motor
de su actividad apostólica. En ese punto, el nuevo Beato habla de manera bien
elocuente: es él mismo hombre de oración; por ese camino quiere introducir a
los fieles (basta ver lo que dice en sus dos publicaciones “La hermosa rosa ” y
“ La escara del cielo”); ese es el sendero que señala en la Regla a sus hijas,
con palabras vibrantes, que por su actualidad hago también mías: “La vida de
les Hermanas debe ser vida de oración... Por esto os recomiendo y os vuelvo a
recomendar, amadas hermanas: no dejéis la oración”.
El neo-Beato recomienda
diversas formas de plegaria que sostenga la actividad apostólica. Pero hay una
que es su preferida y que tengo especial agrado en recoger y subrayar: la
oración hecha contemplando los misterios del rosario; esa “ escara para subir
al cielo ”, compuesta de oración mental y vocal que “ son les dos ales que el
Rosario de María ofrece a les almas cristianas ”. Una forma de oración que
también el Papa practica con asiduidad y a la que os invita a uniros todos vosostros,
sobre todo en el próximo mes de mayo consagrado a la Virgen.
Concluyo estas
reflexiones en lengua española saludando a les Autoridades que han venido para
estas celebraciones en honor del Padre Coll. Invitando a todos a imitar sus
ejemplos de vida, pero en especial a los hijos de Santo Domingo, al clero y
particularmente a vosotras, Hermanas Dominicas de la Anunciada, venidas de
España, de Europa, de América y Africa, donde vuestra actividad religiosa se
despliega con generosidad.
Traduzione italiana
dell'omelia pronunciata in spagnolo:
3. Un secondo motivo
di gioia ecclesiale è la beatificazione di un’altra figura che la Chiesa
desidera oggi esaltare e proporre alla imitazione del Popolo di Dio: il padre
Francesco Coll. Una nuova gloria della famiglia domenicana nonché della
famiglia diocesana di Vich. Un religioso e insieme un modello di apostolo,
durante gran parte della sua vita, tra le file del clero di quella
diocesi.
Una di quelle personalità
ecclesiastiche che nella seconda metà del secolo XIX arricchiscono la Chiesa di
nuove fondazioni religiose. Un figlio della terra spagnola, della Catalogna,
nella quale son germogliate tante generose anime che han lasciato alla Chiesa
una feconda eredità!
Nel nostro caso tale
eredità si concretizza in una magnifica e instancabile opera di predicazione
evangelica che culmina nella fondazione dell’Istituto chiamato oggi delle
Religiose Domenicane dell’Annunziata: esse, insieme a tanti membri delle varie
opere cui la Congregazione ha dato vita, son presenti qui in gran numero per
festeggiare il loro Padre Fondatore.
Non possiamo tracciare
ora un ritratto completo del nuovo Beato: come avete potuto ricavare
dall’ascolto della sua biografia egli è specchio mirabile di eroiche virtù
umane, cristiane, religiose, che lo fan degno di lode e di imitazione nel
nostro pellegrinaggio terreno. Limitiamoci ad intrattenerci brevemente su un
aspetto emergente in questa figura di ecclesiastico.
Quel che più fa
impressione accostandoci alla vita del nuovo Beato, è la sua attività di
evangelizzatore. In un momento storico assai difficile, in cui convulsioni
sociali e leggi persecutorie contro la Chiesa lo costringono ad abbandonare il
convento e a viverne costantemente fuori, il padre Coll si consacra interamente
ad una meravigliosa opera di predicazione ponendosi al di sopra di ogni visuale
umana, sociologica o politica. Sia durante il ministero parrocchiale,
particolarmente ad Artés e a Moyá, sia nel periodo successivo di missionario
apostolico, il padre Coll si rivela un vero catechista ed evangelizzatore,
nella migliore tradizione dell’Ordine dei Predicatori.
Durante i suoi
innumerevoli viaggi apostolici per tutta la Catalogna, con memorabili missioni
popolari e altre forme di predicazione, il padre Coll – Mosén Coll, per molti –
è seminatore di fede e di speranza, predicatore di carità, di pace, di
riconciliazione tra quanti le passioni, la guerra e l’odio tenevano divisi.
Vero uomo di Dio, vive in pienezza la sua identità sacerdotale e religiosa,
divenuta fonte di ispirazione durante tutto il suo ministero. A quanti non
sempre comprendono i motivi di certi suoi atteggiamenti, risponde con un
convinto “perché sono religioso”. Tale profonda consapevolezza di se stesso è
il segreto che orienta la sua incessante attività.
Un ministero assorbente;
ma non privo di solida base: la ininterrotta orazione, che è la spinta della
sua attività apostolica. Su questo tema il nuovo Beato parla assai
eloquentemente: è egli stesso uomo di orazione e per questa via vuol avviare i
fedeli (basta seguire quanto afferma nelle due pubblicazioni “La bella rosa” e
“La scala del cielo”); questo è il sentiero che indica alle sue figlie nella
Regola, con parole vibranti, che per la loro attualità faccio mie: “La vita
delle sorelle deve esser vita di orazione... Perciò vi raccomando, e torno a
raccomandarvi, care sorelle: non cessate di pregare”.
Il neo-Beato raccomanda
varie forme di preghiera a sostegno dell’attività apostolica: ma ve n’è una che
è la sua preferita e che con particolare piacere raccolgo e sottolineo:
l’orazione fatta contemplando i misteri del rosario; questa “scala per salir al
cielo”, risultante di orazione mentale e vocale che “sono le due ali offerte
dal Rosario alle anime cristiane”. Una forma di preghiera che anche il Papa
pratica con assiduità e alla quale vi invita ad unirvi tutti, specialmente nel
prossimo mese di maggio, consacrato alla Vergine.
Concludo queste
riflessioni in lingua spagnola salutando le Autorità che son venute alle
presenti celebrazioni in onore di padre Coll. Tutti invito ad imitarlo: ma in
particolare i figli di San Domenico, il clero e soprattutto voi, Sorelle
Domenicane dell’Annunziata, giunte dalla Spagna, dall’Europa, dall’America,
dall’Africa dove si spiega generosamente la vostra attività religiosa.
4. L’auspicio che io
esprimo stamani è in conclusione che l’odierna duplice Beatificazione valga a
rafforzare ed a promuovere l’impegno nell’azione catechetica di tutta la
Chiesa. È noto che il tema della Quarta Assemblea Generale del Sinodo dei
Vescovi, tenutosi qui a Roma nell’autunno del 1977, fu appunto quello della
catechesi. I Padri sinodali – dei quali io pure facevo parte – affrontarono e
studiarono questo argomento di primaria importanza per la vita e per l’azione
della Chiesa di ogni tempo. Essi sottolinearono l’urgenza di dare decisa
priorità alla catechesi rispetto ad altre iniziative, meno essenziali anche se
magari più appariscenti, perché in essa si attua l’aspetto assolutamente
originale della missione della Chiesa. Una missione – essi ribadirono – che
investe tutti i membri del Popolo di Dio, pur nelle loro funzioni
differenziate, e li impegna ad una continua ricerca di metodi e di mezzi
adeguati per una sempre più efficace trasmissione del Messaggio.
Il pensiero dei Padri del
Sinodo era rivolto soprattutto ai giovani, della cui importanza crescente nel
mondo d’oggi essi erano ben consapevoli: pur tra incertezze e sbandamenti,
eccessi e frustrazioni, i giovani rappresentano la grande forza, da cui
dipendono le sorti dell’umanità futura. La domanda che ha assillato i Padri
sinodali è stata proprio questa: come portare questa moltitudine di giovani a
fare un’esperienza viva di Gesù Cristo, e ciò non soltanto nell’incontro
abbagliante di un momento fuggevole, ma mediante una conoscenza ogni giorno più
completa e più luminosa della sua persona e del suo messaggio? Come far nascere
in loro la passione per il Regno, che egli è venuto ad inaugurare, e nel quale
soltanto l’essere umano può trovare la piena e appagante realizzazione di se
stesso?
Rispondere a questa
domanda è il compito più urgente della Chiesa, oggi. Dipenderà dall’impegno
generoso di tutti, se alle nuove generazioni potrà essere offerta una
testimonianza della “parola di salvezza” (At 13,26), capace di conquistare
le menti ed i cuori dei giovani e di coinvolgere le loro volontà in quelle
scelte concrete, spesso costose, che la logica dell’amore di Dio e del prossimo
richiede. Dipenderà soprattutto dalla sincerità e dall’intensità, con cui le
famiglie e le comunità sapranno vivere la loro adesione a Cristo, se i giovani
saranno efficacemente raggiunti dagli insegnamenti loro impartiti in casa, a
scuola, in chiesa.
Preghiamo, dunque, i
nuovi Beati perché ci siano vicini con la loro intercessione e ci guidino ad
un’esperienza personale e profonda del Cristo risorto, che porti anche i nostri
cuori ad “ardere nel petto”, come ardevano i cuori dei due discepoli sulla
strada di Emmaus, mentre Gesù “conversava con loro e spiegava loro le
Scritture” (cf. Lc 24,32). Infatti, solo colui che può dire: “Lo
conosco” – e San Giovanni ci ha avvertiti che questo non lo può dire chi non
vive secondo i comandamenti di Cristo (cf. 2Gv 1) – solo chi ha raggiunto
una conoscenza “esistenziale” di lui e del suo Vangelo, può offrire agli altri
una catechesi credibile, incisiva, trascinatrice.
La vita dei due nuovi
Beati è, di questo, una riprova eloquente. Che il loro esempio non ci sia
proposto invano!
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la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana
Francisco Coll y Guitart
(1812-1875)
Beatificazione:
- 29 aprile 1979
- Papa Giovanni
Paolo II
Canonizzazione:
- 11 ottobre 2009
- Papa Benedetto
XVI
- Piazza San Pietro
Ricorrenza:
Sacerdote professo
dell’Ordine dei frati Predicatori (Domenicani), fondatore della Congregazione
delle Suore Domenicane dell’Annunciazione della Beata Vergine Maria
Missionario apostolico,
pacificatore in tempo di guerre civili
Francisco Coll y Guitart,
fondatore delle Suore Domenicane dell'Annunziata, nacque in Gombrèn, diocesi di
Vic nella provincia di Gerona in Spagna, il 18 maggio 1812. Il 19 dello stesso
mese e anno ricevette il battesimo. Fin dall'infanzia si sentì portato al
sacerdozio ed entrò nel seminario della sua diocesi nel 1823, dove fece gli
studi umanistici e il triennio filosofico. Nel 1830 entrò nell'Ordine dei
Predicatori nel convento dell'Annunciazione di Gerona. Dopo il noviziato e la
professione religiosa fino alla morte, nell'ottobre del 1831, fece gli studi
teologici e ricevette gli ordini sacri fino al diaconato.
Nell'agosto del 1835, con
i suoi fratelli della comunità, si vide obbligato ad abbandonare il convento a
causa delle leggi persecutorie contro i religiosi in Spagna. Visse eroicamente
la sua consacrazione religiosa come frate exclaustrato, visto che per tutta la
durata della sua vita non fu possibile riaprire nessun convento di frati
dell'Ordine dei Predicatori nel territorio della Provincia di Aragona alla
quale apparteneva. Ricevette l'ordinazione sacerdotale a Solsona il 28 maggio
1836 e, avendo la certezza che non si autorizzava la riapertura dei conventi,
in accordo con i superiori, offrì il suo servizio sacerdotale al Vescovo di
Vic. Questi lo inviò come coadiutore alla parrocchia di Artés, prima e,
subito dopo, nel dicembre del 1839, a quella de Moià.
Sin dall'inizio del suo
ministero assunse impegni che andavano oltre quelli strettamente parrocchiali.
Lo zelo che lo divorava lo salvò dall'inerzia della exclaustrazione. All'inizio
fece parte de la « Hermandad Apostólica » che promosse Sant'Antonio Maria
Claret e si impegnò a predicare esercizi spirituali e missioni popolari. Nel
1848 ricevette il titolo di Missionario Apostolico. Vari prelati lo
chiamarono nelle loro diocesi affinché svolgesse una predicazione
missionaria che fu pacificatrice in tempo di frequenti guerre civili. Il suo
nome divenne popolare e venerato nelle varie regioni della Catalogna.
Con insistenza
reclamavano la sua predicazione evangelica orientata a ravvivare la fede in
mezzo al popolo di Dio e a conseguire il ritorno dei lontani dalle pratiche
religiose. Si servì in modo speciale del Rosario, che propagò tra le genti dei
paesi e delle città attraverso il rinnovamento delle confraternite, fondando il
Rosario Perpetuo al quale si iscrissero migliaia di persone e con istruzioni
rivolte ai fedeli affinché meditassero con frutto i suoi misteri. Sempre
per promuovere il Rosario, pubblicò piccoli libri intitolati La Hermosa Rosa
e La scala del cielo, di cui si stamparono diverse edizioni in un gran
numero di esemplari perché si distribuissero abbondantemente durante le
missioni. Predicava tutti gli anni la quaresima e i mesi di maggio e di
ottobre in onore di Maria in città importanti: Barcellona, Lérida, Vic,
Gerona, Solsona, Manresa, Igualada, Tremp, Agramunt, Balaguer…
Constatando l'ignoranza
religiosa e la non corrispondenza alle norme della vita cristiana da parte
dei battezzati fondò il 15 agosto 1856 la Congregazione delle Suore
Domenicane dell'Annunziata per la santificazione dei suoi membri e
l’educazione cristiana dell'infanzia e della gioventù, che vivevano
nell'abbandono e nell'ignoranza religiosa. La Congregazione si estese, non
solo in Europa, ma anche in America, Africa e Asia.
L'impegno e la
predicazione, particolarmente per mezzo degli esercizi spirituali diretti
a sacerdoti e religiose, missioni popolari, quaresimali, novene e altri
modi di evangelizzazione, si può ben dire che durarono fino al termine
della sua vita, anche quando negli ultimi cinque anni si ammalò di
apoplessia progressiva che lo rese cieco. Tale malattia si verificò lo
stesso giorno in cui i vescovi del mondo cattolico si riunivano a Roma per
iniziare i lavori del Concilio Vaticano I.
Morì santamente in Vic il
2 aprile 1875. Fu beatificato dal Servo di Dio Giovanni Paolo II il 29
aprile 1979.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francisco-coll-y-guitart.html
Den hellige Frans Coll
Guitart (1812-1875)
Minnedag:
2. april
Kilder:
Attwater/Cumming, Schauber/Schindler, Holböck (1), Resch (B1), Index99, KIR,
Patron Saints SQPN, Heiligenlexikon, santiebeati.it, es.wikipedia.org -
Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Opprettet: 2004-02-03 23:56 - Sist oppdatert: 2009-10-11 15:07
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/fcoll
Franz Coll y Guitart
spanischer Name:
Francisco
Gedenktag katholisch: 2. April
Fest bei den Dominikanerinnen von der Verkündigung: 19. Mai
gebotener Gedenktag im Bistum Vic: 19. Mai
nicht gebotener Gedenktag im Dominikanerorden: 19. Mai
Name bedeutet: der
Franke (latein.)
Ordensmann, Priester, Ordensgründer
* 18. Mai 1812 in Gombrèn bei Ripoll in Spanien
† 2. April 1875 daselbst
Gemälde aus dem Jahr
196?
Franz war das jüngste von
zehn Kindern eines Arbeiters. Im Alter von elf Jahren kam er ans Seminar
der Dominikaner in
Vich - dem heutigen Vic -
1828 begann er sein Noviziat in Gerona,
1830 legte er die ewigen Gelübde ab. Als 1835 die Orden in Spanien verboten
wurden, musste auch Franz sein Kloster verlassen, fand jedoch Zuflucht wieder
im Seminar in Vich, dort empfing er 1836 die Priesterweihe. Seine Leidenschaft
war die Verkündigung; als Wanderprediger war er unterwegs, das Wort Gottes in
den Dörfern und Städten Kataloniens zu
verkündigen und den Glauben wieder zu beleben; er hielt Exerzitien, Einkehrtage
und Volksmissionen, wenn er predigte, waren die Kirchen oft überfüllt.
Besonderes Anliegen war ihm die Verbreitung des Rosenkranzes.
Er war befreundet mit Antonius
Maria Claret y Clará, auf dessen Vermittlung er 1848 zum Apostolischen
Vikar ernannt wurde. 1850 wurde er zum Direktor des Dritten
Ordens der Dominikaner in Katalonien ernannt.
1856 gründete Franz Coll
in Vich die Congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata,
die Kongregation der dominikanischen Schwestern von der Verkündigung des
Herrn, für Frauen als Zweig der Dominikaner-Tertiarinnen, kurz la
Annunciata genannt, zur Erziehung und Unterrichtung der einfachen Kinder
auf dem Land; bis 1874 wirkte er als deren Vorsteher. Für die Angehörigen
seines Ordens verfasste er die Regel und einige spirituelle Bücher, so auf
Katalanisch La hermosa Rosa, die schöne Rose. 1869 wurde er nach
mehreren Schlaganfall blind.
Franz Coll wurde im
Mutterhaus des von ihm gegründeten Ordens in Vich bestattet.
Kanonisation: Francisco
Coll wurde am 29. April 1979 von Papst Johannes
Paul II. seliggesprochen, am 11. Oktober 2009 wurde er
in Rom von
Papst Benedikt XVI. heiliggesprochen.
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Autor: Joachim
Schäfer - zuletzt aktualisiert am 05.09.2015
Quellen:
•
• Newsletter von Radio Vatikan – 11. Oktober 2009
• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 4. Herder, Freiburg im Breisgau 1995
• Ferdinand Holböck: Die neuen Heiligen der katholischen Kirche, Band 1.
Christiana, Stein am Rhein 1991
korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Franz Coll y Guitart, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienF/Franz_Coll.html, abgerufen am 1. 4. 2025
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische
Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte
bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienF/Franz_Coll.html
SAN FRANCISCO COLL,
FUNDADOR
1812. GOMBRÈN (Gerona).–
Francisco Coll i Guitart nace el 18 de mayo, en el seno de una sencilla familia
de cardadores de lana. Es el menor de once hermanos, a quienes la madre, viuda
al poco de nacer Francisco, educó en la sólida piedad cristiana.
SEMINARISTA
1823. VIC.– Desde sus
primeros años se sentía apóstol. Sus amigos acudían a oír sus predicaciones
infantiles desde la fuente en la plaza del pueblo, o subido a bancos y sillas.
Todos veían en él un futuro sacerdote. A los diez años dejó Gombrèn y marchó a
estudiar al seminario de Vic, alternando sus estudios con la enseñanza a los
niños en la masía de Puigseslloses. Piedad, estudio, enseñanza, apostolado:
buenos cimientos para un futuro predicador y fundador.
DOMINICO
1830. GERONA.– Cinco años
clave en la vida de Francisco. Decide ser fraile predicador, dominico. Y lo
será en el convento de la Anunciación de Girona. Sólida Formación teológica,
intensa vida de oración: las dos alas que le servirán para volar por toda
Cataluña como apóstol del Evangelio, enamorado de María. En 1835 todos los
religiosos tuvieron que abandonar sus conventos, que pasaban a manos del
Estado. Fray Francisco seguirá siendo dominico para siempre. No hubiera podido
encontrar para su vida un modelo mejor que Domingo de Guzmán.
SACERDOTE
1836. SOLSONA (Lérida).–
Fray Francisco es ordenado sacerdote. Desde entonces, su vida será un gastarse
continuo en toda la gama de servicios ministeriales y apostólicos: catequesis,
confesiones, dirección de almas, y sobre todo, predicación. Francisco Coll
continuaría siendo dominico toda su vida. Firmaría anteponiendo a su nombre
“Fray”, y posponiendo las siglas “OP”, que significan: de la Orden de
Predicadores (dominicos). Y llevaba muy dentro de su alma de apóstol la
consigna de Cristo: “Id y predicad”. Por eso, desligado de las cargas
parroquiales, recorrerá toda Cataluña, dando ejercicios espirituales a
sacerdotes y religiosas y predicando misiones populares, con tanto éxito, que
su gran compañero, San Antonio María Claret decía: “Cuando ha predicado el P.
Coll en una población, ya no nos queda nada que espigar a los demás”.
FUNDADOR
1856. VIC.– El mundo es
pequeño para un corazón de apóstol. El P. Coll veía que la mies era mucha. Su
afán, inmenso. Sus posibilidades, limitadas en el tiempo y en el espacio. ¿Por
qué no ampliar su espíritu y su misión? La respuesta a este interrogante es la
obra maestra del Padre Coll: la CONGREGACIÓN DE DOMINICAS DE LA ANUNCIATA. Sus
hijas continuarían cultivando los campos donde el Padre Coll iba sembrando la
Palabra, especialmente entre la juventud femenina.
Los Colegios de la
Anunciata serán focos de irradiación evangélica, junto con la formación humana,
con el espíritu de sencillez. De alegría, de servicio que caracterizó al
fundador.
HACIA LA CASA DEL PADRE
1875. VIC, 2 DE ABRIL.–
Hacía algo más de cinco años que había quedado ciego repentinamente. Recobró
algo la vista pero desde diciembre de 1869 no pudo volver a leer. Eran
frecuentes los ataques apopléticos. La vida austerísima, las correrías
apostólicas, la lucha contra las mil dificultades que encontraba su
Congregación, habían acabado con sus fuerzas. Santamente, como había vivido,
pasó de este mundo a la Casa de Padre, de la mano de María.
Atrás dejaba una
prolongación de su vida y de su misión: más de trescientas Hermanas, animadas
de su mismo espíritu. Hoy más de mil Dominicas de la Anunciata, sirven a Cristo
en los hermanos: colegios, misiones, hospitales, asilos, residencias, obras
sociales, colaboración con parroquias y Obras de Iglesia… todo un amplio abanico
del servicio cristiano en Europa, América, África y Asia.
Hace más de ciento
treinta años que falleció el Padre Coll. Pero el Padre Coll, ¡no ha muerto!
SOURCE : https://dominicasanunciata.org/francisco-coll/
1. Aleluya. Aleluya. En
este III domingo de Pascua nuestro gozo pascual se manifiesta como un eco de la
alegría desbordante de los Apóstoles, que reconocieron a Cristo resucitado ya
desde el primer día. La tarde de Pascua "Cristo se presentó en medio de
ellos". "Les mostró sus manos y sus pies". Les invitó a palparlo
con sus manos. Comió con ellos (cf. Lc 24, 36. 39. 40). Sobrecogidos
de estupor y tardos en creer, los Apóstoles lo reconocieron al fin. "Se
alegraron viendo al Señor" (Jn 20, 20; Lc 24, 41); y en adelante
nadie podrá quitarles este gozo (cf. Jn 16, 22), ni acallar su
testimonio (cf. Act 4, 20). Poco antes, a los discípulos de Emaús les
ardía el corazón mientras Jesús les hablaba en el camino y les explicaba las
Escrituras; y lo habían reconocido ellos también en el partir el pan (cf. Lc 24,
32. 35).
La alegría de estos
testigos es también la nuestra, queridos hermanos y hermanas, pues participamos
de su fe en Cristo resucitado. Glorificado junto al Padre, sigue atrayendo a
los hombres hacia El y sigue comunicándoles su vida, el Espíritu de santidad, a
la vez que les prepara un lugar en la casa de su Padre. Precisamente hoy este
gozo encuentra confirmación esplendente, pues celebramos a dos servidores
admirables de Dios que brillaron en nuestra tierra el siglo pasado con la
santidad de Cristo, y que la Iglesia está ya en condiciones de declarar Beatos
y proponer al culto particular y a la admiración de los fieles: el p. Laval y
el p. Coll. que ahora vamos a contemplar.
2. Es imposible
evidentemente enumerar aquí todos los hechos salientes de la vida del padre
Santiago Desiderio Laval, ni todas las virtudes cristianas que practicó en
grado heroico. Recojamos al menos lo que caracteriza a este misionero en
relación con la misión actual de la Iglesia.
Es ante todo su afán de
evangelizar a los pobres, a los más pobres, y concretamente a sus
"queridos Negros" de la Isla Mauricio, como él los llamaba. Era francés;
en un primer momento ejerció la medicina en una ciudad pequeña de su diócesis
natal, Evreux; pero poco a poco la llamada al amor exclusivo al Señor que en
otro tiempo había rechazado, le hizo abandonar la profesión y la vida mundana:
"Siendo sacerdote podré hacer más bien", explicó a su hermano
(cf. Biografía). Vocación tardía en el seminario de San Sulpicio de París,
se dedicó ya al servicio de los pobres; después, siendo cura de la pequeña
parroquia normanda de Pinterville, compartió sus haberes con los indigentes.
Pero cuando conoció la miseria que padecían los Negros de África y la urgencia
de llevarlos a Cristo, consiguió marchar a la Isla Mauricio con el vicario
apostólico, mons. Collier. Durante 23 años, o sea hasta su muerte, consagró
todo su tiempo, dedicó todas sus fuerzas, entregó el corazón entero a la
evangelización de los autóctonos; sin jamás cansarse supo escucharlos,
enseñarles catecismo y llevarles a descubrir su vocación cristiana. Con
frecuencia intervino asimismo para conseguir que mejorase su situación
sanitaria y social.
El empeño que puso en
ello no deja de sorprendernos, sobre todo en las condiciones desalentadoras en
que se desenvolvía su misión. Pero siempre fue a lo esencial en su apostolado.
El hecho es que nuestro misionero dejó tras sí innumerables convertidos a la fe
y a la piedad sólidas. No era aficionado a las ceremonias exuberantes,
atractivas para estas almas sencillas pero sin futuro; ni tampoco se inclinaba
a arrebatos oratorios. Su labor educativa se insertaba plenamente en la vida;
no vacilaba en volver una y otra vez sobre los puntos esenciales de la doctrina
y la práctica cristianas, y sólo admitía al bautismo y a la primera comunión a
personas preparadas en grupos pequeños y ya probadas. Tuvo gran cuidado en poner
a disposición de los fieles capillas pequeñas diseminadas por la isla. Otra
iniciativa notable, que entra asimismo en las preocupaciones de muchos Pastores
hoy día: se rodeó de colaboradores, hombres y mujeres, haciéndolos jefes de
oración, catequistas, visitadores y asesores de enfermos, responsables de
pequeñas comunidades cristianas; dicho de otro modo pobres evangelizadores de
pobres.
¿Cuál es. por tanto, el
secreto de su celo misionero? Lo encontramos en su santidad, en la entrega de
toda su persona a Jesucristo, que es inseparable del amor hacia los hombres,
sobre todo hacia los más humildes, a quienes quiere encaminar a la salvación de
Cristo. Todo el tiempo que no dedicaba al apostolado directo lo pasaba en
oración, sobre todo ante el Santísimo Sacramento; y a la oración unía
constantemente mortificaciones y penitencias que impresionaban mucho a sus
hermanos, a pesar de su discreción y humildad. Muchas veces lamentaba él mismo
su tibieza espiritual —digamos más bien su sentimiento de sequedad—; y, ¿acaso
no es precisamente porque concede gran valor al amor ferviente a Dios y a
María, en el que quiere iniciar a sus fieles? Aquí está también el secreto de
su paciencia apostólica: "Sólo nos apoyamos en Dios y en la protección de
la Santísima Virgen" (Carta del 6 de julio de 1853, cf. Biografía).
¡Qué magnífica confesión! Su espiritualidad misionera encajó desde el principio
en un instituto joven misionero y mariano, y se comprometió a seguir las
exigencias espirituales del mismo, a pesar de su soledad y de la distancia
geográfica. Es la Sociedad del Santo Corazón de María, del que fue uno de los
primeros miembros al lado del célebre padre Libermaun, y que se fusionará muy
pronto con la congregación del Espíritu Santo. Hoy copio ayer el apóstol debe
alimentar primero el propio vigor espiritual: da testimonio de lo que él bebe
continuamente de la Fuente.
He aquí un modelo para
los evangelizadores de hoy. ¡Ojalá que este ejemplo mueva a los misioneros y
—me atrevo a decir— a todos los sacerdotes, que tienen la misión sublime de
anunciar a Jesucristo y de formar en la vida cristiana!
Y a título particular sea
gozo y estímulo de los religiosos del Espíritu Santo, que no han cesado de
implantar la Iglesia sobre todo en tierra africana y actúan en ella con tanta
generosidad.
Que el ejemplo del padre
Laval anime a cuantos se esfuerzan por construir un mundo fraterno, libre de
prejuicios raciales, ya sea en el continente africano o en otros lugares. Que
el Beato Laval sea también orgullo, ideal y protector de la comunidad cristiana
de la Isla Mauricio, tan dinámica en la actualidad; y de todos los mauricianos:
A estos deseos me
complazco en añadir un saludo muy cordial a la Delegación del Gobierno de Isla
Mauricio y a la del Gobierno francés que han venido a tomar parte en esta
ceremonia.
3. Un segundo motivo de
alegría eclesial es la beatificación de otra figura que la Iglesia quiere hoy
exaltar y proponer a la imitación del Pueblo de Dios: el padre Francisco Coll.
Una nueva gloria de la gran familia dominicana y, no menos, de la familia
diocesana de Vich. Un religioso y a la vez un modelo de apóstol —durante gran
parte de su vida— entre las filas del clero vicense.
Una de esas
personalidades eclesiales que, en la segunda mitad del siglo XIX, enriquecen a
la Iglesia con nuevas fundaciones religiosas. Un hijo de la tierra española, de
Cataluña, en la que han brotado tantas almas generosas que han legado a la
Iglesia una herencia fecunda.
En nuestro caso, esa
herencia se concreta en una labor magnífica e incansable de predicación
evangélica, que culmina en la fundación del instituto hoy llamado de las
Religiosas Dominicas de la Anunciata, en gran número aquí presentes para
celebrar a su padre Fundador, unidas a tantos miembros de las diversas obras a
las que la congregación ha dado vida.
No podemos presentar
ahora una semblanza completa del nuevo Beato, espejo admirable —como habéis
podido observar a través de la lectura de su biografía— de heroicas virtudes
humanas, cristianas, religiosas, que le hacen digno de elogio y de imitación en
nuestra peregrinación terrena. Limitémonos a discurrir brevemente acerca de un
aspecto más saliente en esta figura eclesial.
Lo que más impresiona al
acercarse a la vida del nuevo Beato es su afán evangelizador. En un momento
histórico muy difícil, en el que las convulsiones sociales y las leyes
persecutorias contra la Iglesia le hacen abandonar su convento y vivir
permanentemente fuera de él, el padre Coll, colocándose por encima de
inspiraciones humanas, sociológicas o políticas, se consagra enteramente a una
asombrosa tarea de predicación. Tanto durante su ministerio parroquial,
especialmente en Artés y Moyá, como en su fase posterior de misionero
apostólico, el padre Coll se manifiesta un verdadero catequista, un
evangelizador, en la mejor línea de la Orden de Predicadores.
En sus incontables
correrías apostólicas por toda Cataluña. a través de memorables misiones
populares y otras formas de predicación, el padre Coll —mosén Coll para muchos—
es transmisor de fe, sembrador de esperanza, predicador de amor, de paz, de
reconciliación entre quienes las pasiones, la guerra y el odio mantenían
divididos. Verdadero hombre de Dios, vive en plenitud su identidad sacerdotal y
religiosa, hecha fuente de inspiración en toda su tarea. A quien no siempre comprende
los motivos de ciertas actitudes suyas, responde con un convencido
`"porque soy religioso". Esa profunda conciencia de sí mismo, es la
que orienta su labor incesante.
Una tarea absorbente,
pero a la que no falta una base sólida: la oración frecuente, que es el motor
de su actividad apostólica. En ese punto, el nuevo Beato habla de manera bien
elocuente: es él mismo hombre de oración; por ese camino quiere introducir a
los fieles (basta ver lo que dice en sus dos publicaciones: La hermosa
rosa y La escala del cielo); ése es el sendero que señala en la regla
a sus hijas, con palabras vibrantes, que por su actualidad hago también mías:
"La vida de las Hermanas debe ser vida de oración. (...). Por esto os
recomiendo y os vuelvo a recomendar, amadas Hermanas: no dejéis la
oración".
El neo-Beato recomienda
diversas formas de plegaria que sostenga la actividad apostólica. Pero hay una
que es su preferida y que tengo especial agrado en recoger y subrayar: la
oración hecha contemplando los misterios del Rosario; esa "escala para
subir al cielo", compuesta de oración mental y vocal que "son las dos
alas que el Rosario de María ofrece a las almas cristianas". Una forma de
oración que también el Papa practica con asiduidad y a la que os invita a
uniros a todos vosotros, sobre todo en el próximo mes de mayo consagrado a la
Virgen.
Concluyo estas
reflexiones en lengua española saludando a las autoridades que han venido para
estas celebraciones en honor del padre Coll. Invitando a todos a imitar sus
ejemplos de vida, pero en especial a los hijos de Santo Domingo, al clero y
particularmente a vosotras, Hermanas Dominicas de la Anunciata, venidas de
España, de Europa, de América y África, donde vuestra actividad religiosa se
despliega con generosidad.
4. El deseo que yo expreso
esta mañana es, en fin, que la doble beatificación de hoy sirva para reforzar
promover el interés por la acción catequética de toda la Iglesia. Es sabido que
el tema de la IV Asamblea General del Sínodo de los Obispos, que se tuvo en
Roma en otoño de 1977, fue precisamente el de la catequesis. Los padres
sinodales —entre los que yo me encontraba— afrontaron y estudiaron este tema de
primordial importancia para la vida y la acción de la Iglesia en todo tiempo.
Ellos subrayaron la urgencia de dar prioridad decisiva a la catequesis respecto
a otras iniciativas menos esenciales, aunque tal vez más llamativas, porque en
ella se realiza el aspecto absolutamente original de la misión de la Iglesia.
Una misión —insisten ellos— que atañe profundamente a todos los miembros del
Pueblo de Dios dentro, naturalmente, de su diversas funciones, y los compromete
a una continua búsqueda de métodos y medios adecuados para una transmisión cada
vez más eficaz del mensaje.
El pensamiento de los
padres del Sínodo se dirigía sobre todo a los jóvenes, bien conscientes de su
importancia creciente en el mundo de hoy; aun entre incertidumbres y
dispersiones, excesos y frustraciones, los jóvenes representan la gran fuerza
de la que dependen los destinos de la humanidad futura. La pregunta que ha
preocupado a los padres sinodales ha sido ésta precisamente: ¿Cómo llevar a
esta multitud de jóvenes a tener una experiencia viva de Jesucristo, y esto no
sólo en el encuentro deslumbrante de un momento fugaz, sino mediante un
conocimiento cada día más completo y luminoso de su Persona y su mensaje? ¿Cómo
hacer nacer en ellos la pasión por el Reino que El vino a inaugurar y el único
en el que puede encontrar el ser humano la plena y satisfactoria realización de
sí mismo?
Responder a esta pregunta
es la tarea más urgente de la Iglesia de hoy. Dependerá del interés generoso de
todos el que pueda ofrecerse a las nuevas generaciones un testimonio de la
"palabra de salvación" (Act 13, 26), capaz de conquistar las
mentes y los corazones de los jóvenes e implicar sus voluntades en las opciones
concretas, frecuentemente costosas, que requiere la lógica del amor de Dios y
del prójimo. Dependerá sobre todo de la sinceridad y de la intensidad con que
las familias y las comunidades sepan vivir su adhesión a Cristo, el que sus
enseñanzas impartidas en la casa, en la escuela, en la iglesia, lleguen
eficazmente a los jóvenes.
Recemos, pues a los
nuevos Beatos para que estén cercanos a nosotros con su intercesión y nos guíen
a una experiencia personal y profunda de Cristo resucitado, que haga también a
nuestros corazones "arder en el pecho", como ardían los corazones de
los dos discípulos en el camino de Emaús, mientras Jesús "hablaba con
ellos y les declaraba las Escrituras" (cf. Lc 24, 32). En
efecto, sólo quien puede decir: "Lo conozco" —y San Juan nos ha
advertido que esto no lo puede decir quien no vive según los mandamientos de
Cristo (cf. II lectura)—, sólo quien ha alcanzado un conocimiento
"existencial" de El y de su Evangelio, puede ofrecer a los otros una
catequesis creíble, incisiva, fascinante.
La vida de los dos nuevos
Beatos es una prueba elocuente de esto.
¡Que su ejemplo no
resulte vano para nosotros!
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HOMILÍA DEL SANTO PADRE
BENEDICTO XVI
Queridos hermanos y
hermanas:
"¿Qué debo hacer
para heredar la vida eterna?". Con esta pregunta comienza el breve
diálogo, que hemos oído en la página evangélica, entre una persona,
identificada en otro pasaje como el joven rico, y Jesús (cf. Mc 10,
17-30). No conocemos muchos detalles sobre este anónimo personaje; sin embargo,
con los pocos rasgos logramos percibir su deseo sincero de alcanzar la vida
eterna llevando una existencia terrena honesta y virtuosa. De hecho conoce los
mandamientos y los cumple fielmente desde su juventud. Pero todo esto, que
ciertamente es importante, no basta —dice Jesús—; falta sólo una cosa, pero es
algo esencial. Viendo entonces que tenía buena disposición, el divino Maestro
lo mira con amor y le propone el salto de calidad, lo llama al heroísmo de la
santidad, le pide que lo deje todo para seguirlo: "Vende todo lo que
tienes y dalo a los pobres... ¡y ven y sígueme!" (v. 21).
"¡Ven y
sígueme!". He aquí la vocación cristiana que surge de una propuesta de
amor del Señor, y que sólo puede realizarse gracias a una respuesta nuestra de
amor. Jesús invita a sus discípulos a la entrega total de su vida, sin cálculo
ni interés humano, con una confianza sin reservas en Dios. Los santos aceptan
esta exigente invitación y emprenden, con humilde docilidad, el seguimiento de
Cristo crucificado y resucitado. Su perfección, en la lógica de la fe a veces
humanamente incomprensible, consiste en no ponerse ya ellos mismos en el
centro, sino en optar por ir a contracorriente viviendo según el Evangelio. Así
hicieron los cinco santos que hoy, con gran alegría, se presentan a la
veneración de la Iglesia universal: Segismundo Félix Felinski, Francisco
Coll y Guitart, José Damián de Veuster, Rafael Arnáiz Barón y María de la Cruz
(Juana) Jugan. En ellos contemplamos realizadas las palabras del apóstol san
Pedro: "Nosotros lo hemos dejado todo y te hemos seguido" (v. 28) y
la consoladora confirmación de Jesús: "Nadie que haya dejado casa,
hermanos, hermanas, madre, padre, hijos o hacienda por mí y por el Evangelio,
quedará sin recibir el ciento por uno: ahora al presente..., con persecuciones,
y en el mundo venidero, vida eterna" (vv. 29-30).
Segismundo Félix
Felinski, arzobispo de Varsovia, fundador de la congregación de las
Franciscanas de la Familia de María, fue un gran testigo de la fe y de la
caridad pastoral en tiempos muy difíciles para la nación y para la Iglesia en
Polonia. Se preocupó con celo del crecimiento espiritual de los fieles; ayudaba
a los pobres y a los huérfanos. En la Academia eclesiástica de San Petersburgo
cuidó una sólida formación de los sacerdotes. Como arzobispo de Varsovia
impulsó a todos hacia una renovación interior. Antes de la insurrección de
enero de 1863 contra la anexión rusa, alertó al pueblo del inútil derramamiento
de sangre. Pero cuando estalló la sublevación y se desencadenaron las
represiones, defendió valientemente a los oprimidos. Por orden del zar ruso
pasó veinte años de destierro en Jaroslavl, junto al Volga, sin poder regresar
jamás a su diócesis. En toda situación conservó una confianza inquebrantable en
la Divina Providencia, y oraba así: "Oh Dios, protégenos no de las
tribulaciones y de las preocupaciones de este mundo... Sólo multiplica el amor
en nuestro corazón y haz que, con la humildad más profunda, mantengamos la
infinita confianza en tu ayuda y en tu misericordia". Hoy, su entrega a
Dios y a los hombres, llena de confianza y de amor, se convierte en un luminoso
ejemplo para toda la Iglesia.
San Pablo nos recuerda en
la segunda lectura que "la Palabra de Dios es viva y eficaz" (Hb 4,
12). En ella, el Padre, que está en el cielo, conversa amorosamente con sus
hijos de todos los tiempos (cf. Dei
Verbum, 21), dándoles a conocer su infinito amor y, de este modo,
alentarlos, consolarlos y ofrecerles su designio de salvación para la humanidad
y para cada persona. Consciente de ello, san Francisco Coll se dedicó con
ahínco a propagarla, cumpliendo así fielmente su vocación en la Orden de
Predicadores, en la que profesó. Su pasión fue predicar, en gran parte de
manera itinerante y siguiendo la forma de "misiones populares", con
el fin de anunciar y reavivar por pueblos y ciudades de Cataluña la Palabra de
Dios, ayudando así a las gentes al encuentro profundo con él. Un encuentro que
lleva a la conversión del corazón, a recibir con gozo la gracia divina y a
mantener un diálogo constante con nuestro Señor mediante la oración. Por eso,
su actividad evangelizadora incluía una gran entrega al sacramento de la
Reconciliación, un énfasis destacado en la Eucaristía y una insistencia
constante en la oración. Francisco Coll llegaba al corazón de los demás porque
trasmitía lo que él mismo vivía con pasión en su interior, lo que ardía en su
corazón: el amor de Cristo, su entrega a él. Para que la semilla de la Palabra
de Dios encontrara buena tierra, Francisco fundó la congregación de las
Hermanas Dominicas de la Anunciata, con el fin de dar una educación integral a
niños y jóvenes, de modo que pudieran ir descubriendo la riqueza insondable que
es Cristo, ese amigo fiel que nunca nos abandona ni se cansa de estar a nuestro
lado, animando nuestra esperanza con su Palabra de vida.
José De Veuster, que en
la congregación de los Sagrados Corazones de Jesús y de María recibió el nombre
de Damián, a la edad de 23 años, en 1863 dejó su tierra natal, Flandes, para
anunciar el Evangelio en el otro lado del mundo, en las islas Hawai. Su
actividad misionera, que le dio tanta alegría, llegó a su cima en la caridad.
No sin miedo ni repugnancia, eligió ir a la isla de Molokai al servicio de los
leprosos que allí se encontraban, abandonados de todos; así se expuso a la
enfermedad que padecían. Con ellos se sintió en casa. El servidor de la Palabra
se convirtió de esta forma en un servidor sufriente, leproso con los leprosos,
durante los últimos cuatro años de su vida.
Por seguir a Cristo, el padre Damián no sólo dejó su patria, sino que también
arriesgó la salud: por ello —como dice la palabra de Jesús que se nos ha
proclamado en el Evangelio de hoy— recibió la vida eterna (cf. Mc 10,
30).
En este vigésimo
aniversario de la canonización de otro santo belga, el hermano Muciano María,
la Iglesia en Bélgica se ha reunido una vez más para dar gracias a Dios por uno
de sus hijos, reconocido como un auténtico servidor de Dios. Ante esta noble
figura recordamos que la caridad es la que realiza la unidad: la genera y la
hace deseable. Siguiendo a san Pablo, san Damián nos lleva a elegir los buenos
combates (cf. 1 Tm 1, 18), no los que conducen a la división, sino
los que reúnen. Nos invita a abrir los ojos a las lepras que desfiguran la
humanidad de nuestros hermanos y piden, todavía hoy, más que nuestra
generosidad, la caridad de nuestra presencia de servidores.
A la figura del joven que
presenta a Jesús sus deseos de ser algo más que un buen cumplidor de los
deberes que impone la ley, volviendo al Evangelio de hoy, hace de contraluz el
hermano Rafael, hoy canonizado, fallecido a los veintisiete años como Oblato en
la trapa de San Isidro de Dueñas. También él era de familia acomodada y, como
él mismo dice, de "alma un poco soñadora", pero cuyos sueños no se
desvanecen ante el apego a los bienes materiales y a otras metas que la vida
del mundo propone a veces con gran insistencia. Él dijo sí a la propuesta de
seguir a Jesús, de manera inmediata y decidida, sin límites ni condiciones. De
este modo inició un camino que, desde aquel momento en que se dio cuenta en el
monasterio de que "no sabía rezar", le llevó en pocos años a las
cumbres de la vida espiritual, que él relata con gran llaneza y naturalidad en
numerosos escritos. El hermano Rafael, aún cercano a nosotros, nos sigue
ofreciendo con su ejemplo y sus obras un recorrido atractivo, especialmente
para los jóvenes que no se conforman con poco, sino que aspiran a la plena
verdad, a la más indecible alegría, que se alcanzan por el amor de Dios.
"Vida de amor... He aquí la única razón de vivir", dice el nuevo
santo. E insiste: "Del amor de Dios sale todo". Que el Señor escuche
benigno una de las últimas plegarias de san Rafael Arnáiz, cuando le entregaba
toda su vida, suplicando: "Tómame a mí y date tú al mundo". Que se dé
para reanimar la vida interior de los cristianos de hoy. Que se dé para que sus
hermanos de la trapa y los centros monásticos sigan siendo ese faro que hace
descubrir el íntimo anhelo de Dios que él ha puesto en cada corazón humano.
Con su admirable obra al
servicio de las personas ancianas más necesitadas, santa María de la Cruz es a
su vez un faro para guiar nuestras sociedades, que deben redescubrir siempre el
lugar y la contribución única de este período de la vida. Nacida en 1792 en
Cancale, en Bretaña, Juana Jugan se preocupó de la dignidad de sus hermanos y
hermanas en la humanidad que la edad hacía vulnerables, reconociendo en ellos
la persona misma de Cristo. "Mirad al pobre con compasión —decía— y Jesús
os mirará con bondad en vuestro último día". Esta mirada compasiva a las
personas ancianas, que procedía de su profunda comunión con Dios, Juana Jugan
la mostró en su servicio alegre y desinteresado, ejercido con dulzura y
humildad de corazón, deseando ser ella misma pobre entre los pobres. Juana
vivió el misterio de amor aceptando, con paz, la oscuridad y el expolio hasta
su muerte. Su carisma es siempre actual, pues muchas personas ancianas sufren
múltiples pobrezas y soledad, a veces incluso abandonadas por sus familias. El
espíritu de hospitalidad y de amor fraterno, fundado en una confianza ilimitada
en la Providencia, cuya fuente Juana Jugan encontraba en las Bienaventuranzas,
iluminó toda su existencia. Este impulso evangelizador prosigue hoy en todo el
mundo en la congregación de las Hermanitas de los Pobres, que fundó y que,
siguiendo su ejemplo, da testimonio de la misericordia de Dios y del amor
compasivo del Corazón de Jesús por los más pequeños. Que santa Juana Jugan sea
para las personas ancianas una fuente viva de esperanza y para cuantos se ponen
generosamente a su servicio un fuerte estímulo para proseguir y desarrollar su
obra.
Queridos hermanos y
hermanas, demos gracias al Señor por el don de la santidad que hoy resplandece
en la Iglesia con singular belleza. A la vez que os saludo con afecto a cada
uno —cardenales, obispos, autoridades civiles y militares, sacerdotes, religiosos
y religiosas, fieles laicos de diversas nacionalidades que participáis en esta
solemne celebración eucarística—, deseo dirigir a todos la invitación a dejarse
atraer por los ejemplos luminosos de estos santos, a dejarse guiar por sus
enseñanzas a fin de que toda nuestra vida se convierta en un canto de alabanza
al amor de Dios. Que nos obtenga esta gracia su celestial i : tercesión y
sobre todo la protección maternal de María, Reina de los santos y Madre de la
humanidad. Amén.
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana
Francisco Coll y Guitart, Santo
Breve Biografia
SOURCE : https://es.catholic.net/op/articulos/35933/francisco-coll-y-guitart-santo.html#modal
SAN FRANCISCO COLL Y GUITART. Nació en Gombrén
(Gerona, España) el año 1812. De pequeño ingresó en el seminario de Vic, pero
cinco años después, en 1827, vistió el hábito de la Orden de Predicadores. En
1835 lo sorprendió la exclaustración cuando aún era diácono, y tuvo que dejar el
claustro y volver a su casa. Toda su vida permaneció fiel al espíritu y
directrices de los dominicos. Completó los estudios en el seminario de Vic,
donde se ordenó de sacerdote en 1836. Ejerció el ministerio en parroquias y
atendió movimientos de los dominicos; además se dedicó a escribir. A partir de
1844 fue un gran misionero popular por toda Cataluña durante los cuarenta años
siguientes, y la Santa Sede le otorgó el título de misionero apostólico. En
1856 fundó la Congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata, dedicadas a
la enseñanza y a la promoción de la mujer. Los achaques no apagaron su celo
apostólico. Murió en Vic (Barcelona) el 2 de abril de 1875. Fue canonizado el
año 2009.
SOURCE : https://www.franciscanos.org/agnofranciscano/m04/dia0402.html
San FRANCISCO COLL. (1812-1875).
Martirologio Romano: En Vich, en la región de
Cataluña, en España, san Francisco Coll, presbítero de la Orden de
Predicadores, que, al ser injustamente exclaustrado, prosiguió su firme
vocación y anunció por toda la región el nombre del Señor Jesucristo.
Nació en Gombrén, diócesis de Vich, Gerona, en el seno
de una familia humilde. Desde niño fue muy piadoso y estudioso, temperamental y
despierto. Su madre le descubrió la vocación sacerdotal e ingresó en el
seminario de Vich en 1822. Tuvo como condiscípulos a Jaime Balmes, san Antonio
María Claret, José Sadoc Alemany, dominico y primer arzobispo de California,
Benito Vilamitjana, obispo de Tortosa y arzobispo de Tarragona, Mariano Puigllat,
obispo de Lérida. Se alojó en casa de la familia Coma, en Puigseslloses y hasta
llegar al seminario recorría a pie todos los días 5 kms. Era estudioso y
dedicado a la oración. Un día, a raíz de la muerte de su madre, sintió la
llamada de hacerse dominico.
En 1830, después de terminar sus estudios de
Filosofía, ingresó en la Orden de Predicadores, en el convento de Santo Domingo
de Vich, pero no pudo quedarse allí, porque no podía pagarse el primer año de
noviciado, y tuvo que hacerlo en Gerona. Hizo la profesión religiosa en 1831.
Fue un fraile obediente, simpático, amante de la limpieza y desapegado de las
cosas materiales. Era devoto de María y tenía la costumbre de llevar siempre el
rosario en la mano. Destacó pronto por sus cualidades de predicador. Estudió
Teología. Durante el gobierno de Martínez de la Rosa, se dictaron normas contra
las Ordenes religiosas, a causa de las guerras carlistas. En 1835 se cerró el
convento de Gerona y Francisco tuvo que regresar a Vich.
Terminó sus cursos de Teología, y tuvo las licencias
para ordenarse sacerdote, pero el gobierno de Mendizabal, prohibió las
ordenaciones. Francisco fue ordenado por el obispo de Solsona, el mercedario
Juan José de Tejada en 1836. Mientras esperaba que se abrieran los conventos,
ofreció sus servicios al obispo de Vich, que lo envió como coadjutor a la
población de Artés y a los pocos meses a Moyá, pueblo que fue incendiado
durante la guerra carlista; allí se dedicó por entero a su feligresía, dándoles
animo, ayudándoles en lo más necesario.
Destacó como predicador y predicó en las diócesis de
Gerona, Vich, Solsona, Urgel, Lérida, Barcelona y Tarragona; pronto se
hizo famoso, y recorrió a pie toda Cataluña; en esta etapa vio la necesidad de
la educación de los pueblos, especialmente de la mujer. La misión de Agramunt,
Lérida, en 1851, provocó una discusión en las Cortes del Reino sobre la
oportunidad de la predicación misionera. Con san Antonio María Claret, formó un
equipo llamado Hermandad Apostólica, para desarrollar un amplio plan de evangelización
de la sociedad, mediante ejercicios espirituales especialmente dirigidos al
clero, misiones populares y publicaciones religiosas. Fundó la Congregación de
Hermanas Dominicas de la Anunciata de Vich, en 1856, a pesar de que las Ordenes
religiosas estaban prohibidas. Fue director del beaterio de Vich desde 1858
hasta su muerte. Fundó el “Rosario Perpetuo”, devoción que todavía hoy
continúa. Publicó en catalán "La Hermosa Rosa", un devocionario
centrado en el rosario. En 1869, cuando se hallaba predicando un novenario en
Sallent, tuvo un ataque de apoplejía que le dejó totalmente ciego, consiguió
con cuidados médicos recuperar algo de vista, pero se volvió a quedar ciego y
totalmente inmóvil. Está enterrado en la iglesia de su pueblo natal. Fue
beatificado por SS Juan Pablo II el 29 de abril de 1979 y canonizado or SS
Benedicto XVI el 11 de octubre de 2009.
SOURCE : https://hagiopedia.blogspot.com/2013/04/san-francisco-coll-y-guitart-1812-1875.html
Beato Francisco Coll y
Guitart
Coll y Guitart,
Francisco. Gombrèn (Gerona), 18.V.1812 – Vic (Barcelona), 2.IV.1875.
Religioso dominico (OP), fundador de las Dominicas de la Anunciata, beato.
Biografía
Hijo de un cardador de
lana, fue bautizado al día siguiente de su nacimiento, cuando las tropas
napoleónicas aún ocupaban Cataluña. Su padre murió cuando el niño contaba
cuatro años de edad, pero pudo frecuentar la escuela del pueblo e ingresar en
1822 en el Seminario de Vic (Barcelona), donde cursó Humanidades y Filosofía.
En 1830 se decidió por la Orden de Santo Domingo y pidió el hábito en el
convento de Gerona, donde profesó en octubre del año siguiente. Comenzó
entonces el estudio de la Teología y fue ordenado diácono, en Barcelona, en el
mes de abril de 1835, pero en agosto se vio obligado a volver con su familia,
al suprimirse todos los conventos y monasterios de España. En el Seminario de
Vic terminó sus estudios teológicos y fue ordenado sacerdote el 28 de mayo de
1836.
A partir de 1838 estuvo
al servicio de la diócesis de Vic, siendo coadjutor en los pueblos de Artés y
Moià, ambos en la provincia de Barcelona, pero pronto dedicó todos sus
esfuerzos a la predicación itinerante: recorrió a pie casi toda Cataluña a lo
largo de varios años. En 1856 fundó la congregación de Hermanas Dominicas de la
Anunciata con la misión de favorecer la educación de la mujer en las clases
sociales más desfavorecidas. La nueva institución se desarrolló rápidamente por
Cataluña, pero el fundador sufrió en 1869 un ataque de apoplejía, que le dejó
completamente ciego. La enfermedad fue minando su salud; poco a poco se fue
quedando paralítico y privado de sus facultades mentales. Su proceso de
canonización comenzó en 1930; fue beatificado por el papa Juan Pablo II el 29
de abril de 1979.
Obras
Obras completas, Madrid,
Dominicas de la Anunciata, 1994.
Bibliografía
J. M. de Garganta, Francisco
Coll, Madrid, Dominicas de la Anunciata, 1976
M. J. Carro Ferrero,
“Beato Francisco Coll y Guitart”, en J. A. Martínez Puche (dir.), Nuevo
año cristiano, vol. V, Madrid, Edibesa, 2001, págs. 372-383.
Autor/es
Miguel C. Vivancos Gómez,
OSB
SOURCE : https://historia-hispanica.rah.es/biografias/12511-beato-francisco-coll-y-guitart
HOMILIA DO PAPA JOÃO
PAULO II
Domingo, 29 de Abril de
1979
Queridos Irmãos e Irmãs
1. Aleluia! Aleluia!
Neste terceiro domingo de Páscoa, a nossa alegria pascal exprime-se como eco da
alegria transbordante dos Apóstolos que, desde o primeiro dia, reconheceram
Cristo ressuscitado. Na tarde da Páscoa, «Jesus apresentou-se no meio deles». Mostrou-lhes
«as suas mãos e os seus pés». Convidou-os a apalparem-no com as próprias mãos.
E comeu diante deles (Cfr. Lc. 24, 36-42). Assombrados, com dificuldade em
acreditar, os Apóstolos acabaram afinal por O reconhecer: Alegraram-se
...vendo o Senhor (Jo. 20, 20; Lc. 24, 41) ; e desde então ninguém
lhes pôde tirar a alegria (Cfr. Jo. 16, 22), nem levá-los a deixarem de
prestar testemunho público (Cfr. Act. 4, 20). Alguns instantes mais cedo,
os corações dos discípulos de Emaús estavam-lhes a arder dentro, quando Jesus
lhes falava pelo caminho e lhes explicava as Escrituras; e tinham-n'O, eles
também, reconhecido, no partir do pão (Cfr. Lc. 24, 32.35).
A alegria destas
testemunhas é também a nossa, queridos Irmãos e Irmãs, nossa porque partilhamos
da fé que eles tiveram em Jesus ressuscitado. Glorificado junto do Pai, não
cessa de atrair os homens para Ele, de lhes comunicar a Sua vida, o Espírito de
santidade, ao mesmo tempo que lhes prepara um lugar na casa do Pai. É
precisamente esta alegria que hoje encontra brilhante confirmação, pois
celebramos dois admiráveis Servos de Deus que, no século passado, brilharam na
nossa terra com a santidade de Cristo; os quais pode a Igreja, a partir de
agora, declarar bem-aventurados, propô-los ao culto particular e à imitação dos
fiéis: o Padre Laval e o Padre Coll, que devemos agora contemplar.
2. É evidentemente
impossível indicar aqui todos os factos notáveis da vida do Padre Tiago Laval e
todas as virtudes cristãs que praticou em grau heróico. Fixemo-nos naquilo que
e característico deste missionário, tendo em vista a missão actual da Igreja.
Primeiramente, o seu
cuidado de evangelizar os pobres, os mais pobres; no caso, os seus «queridos
Negros» da Ilha Maurício, como lhes chamava. Na sua França, começara por exercer
a medicina numa vila da sua diocese natal de Évreux, mas pouco a pouco o
chamamento a um amor sem partilhas ao Senhor, que ele algum tempo recalcara,
levou-o a abandonar a sua profissão e a vida do mundo: «Fazendo-me padre,
poderei fazer maior bem», explicava a seu irmão (Cfr. biografia). Entrando como
vocação tardia no Seminário de São Sulpício de Paris, neste foi logo
encarregado do serviço dos pobres; depois, como pároco da pequena freguesia
normanda de Pinterville, repartia tudo o que tinha com os necessitados. Mas,
vindo a conhecer a miséria dos Negros da África e a urgência de os trazer a
Cristo, conseguiu partir para a Ilha Maurício com o Vigário Apostólico,
Monsenhor Collier. Durante 23 anos, até à morte, consagrou todo o seu. tempo,
consumiu todas as suas forças e deu todo o seu coração a evangelizar os
autóctones: sem nunca se cansar, soube ouvi-los, catequizá-los e fazer-lhes
descobrir a própria vocação cristã. Muitas vezes interveio também para lhes
melhorar a condição sanitária e social.
A tenacidade que mostrou
não deixa de nos espantar, sobretudo nas condições desanimadoras da sua missão.
Mas, no seu apostolado, teve sempre em vista o essencial. O que é certo é que o
nosso missionário deixou após si inúmeros convertidos ou à fé ou à piedade sólida.
Não era inclinado a cerimónias espalhafatosas, sedutoras para essas almas
simples, mas que não dariam fruto duradoiro; nem tendia para arrebatamentos
oratórios. O seu empenho educativo inseria-se muito na vida concreta, não se
cansava de voltar continuamente aos pontos essenciais da doutrina e da prática
da vida cristã; ao baptismo ou à primeira comunhão só admitia pessoas
preparadas aos grupos, que tivessem dado boas provas. Muito se empenhou em
colocar à disposição dos fiéis capelinhas espalhadas pela ilha. Outra
iniciativa notável, que é também objecto do zelo de numerosos pastores de hoje:
juntou a si colaboradores; homens e mulheres, como chefes de oração,
catequistas, visitadoras e conselheiras dos doentes, responsáveis por
comunidadezinhas cristãs; por outras palavras, juntava a si quem se ocupasse
dos pobres, quem os evangelizasse.
Qual é então o segredo do
seu zelo missionário? Encontramo-lo na santidade: no dom de toda a sua pessoa a
Jesus Cristo, dom inseparável da sua ternura pelos homens, sobretudo pelos mais
humildes, que desejava tornar participantes da salvação trazida por Cristo.
Todo o tempo que não consagrava ao apostolado directo, passava-o a orar,
sobretudo diante do Santíssimo Sacramento, e juntava continuamente à sua oração
mortificações e penitências que muito impressionaram os seus irmãos de hábito,
apesar da discrição e da humildade. Muitas vezes fala da pena que tem da sua
tibieza espiritual — digamos antes, do sentimento da própria secura: não
atribui ele precisamente o maior preço ao amor fervoroso de Deus e de Maria, no
qual deseja iniciar os seus fiéis? Nisso está ainda o segredo da sua paciência
apostólica: «É unicamente em Deus e na protecção da Santíssima Virgem que nós
nos apoiamos» (Carta de 9 de Julho de 1853, cfr. biografia). Que confissão
magnífica! A sua espiritualidade missionária tinha-se aliás inscrito, desde o
princípio, no enquadramento dum novo instituto religioso e mariano, e sempre
teve a peito seguir as exigências espirituais do mesmo, apesar da solidão e afastamento
geográfico em que viveu: trata-se da Sociedade do Sagrado Coração de Maria, de
que foi um dos primeiríssimos membros ao lado do célebre Padre Libermann;
Sociedade que será pouco depois fundida com a Congregação do Espírito Santo. O
apóstolo, hoje como ontem, deve primeiramente cultivar em si o vigor
espiritual; e deve depois testemunhar aquilo que recebe continuamente da Fonte.
Aqui está um modelo para
os evangelizadores. de hoje. Oxalá ele inspire os missionários, e, atrevo-me a
dizer, todos os sacerdotes, que têm primeiramente a missão sublime de anunciar
Jesus Cristo e formar a vida cristã.
Seja ele, a título
especial, a alegria e o estímulo de todos os religiosos espiritanos, que não
cessaram de implantar a Igreja, em particular na terra africana, e lá trabalham
com tanta generosidade.
O exemplo do Padre Laval
anime todos os que, no continente africano e fora dele, se esforçam por
construir um mundo. fraterno, isento de preconceitos raciais. Seja também o
Beato Laval o orgulho, o ideal e o protector da comunidade cristã da Ilha
Maurício, hoje tão dinâmica, e de todos os Mauricianos. A estes votos, tenho o
prazer de acrescentar uma saudação muito cordial à Delegação do Governo da Ilha
Maurício, como também à do Governo francês, que vieram participar nesta
cerimónia.
3. Segundo motivo de
alegria eclesial é a beatificação doutra figura que a Igreja quer hoje exaltar
e propor à imitação do Povo de Deus: o Padre Francisco Coll. Nova glória da
família dominicana e não menos da família diocesana de Vich. Religioso e, ao
mesmo tempo, modelo de apóstolo — durante grande parte da sua vida — entre as
fileiras do clero vicense.
Uma dessas personalidades
eclesiais que, na segunda metade do século XIX, enriqueceram a Igreja com novas
fundações religiosas. Filho da terra espanhola, da Catalunha, em que brotaram
tantas almas generosas que legaram à Igreja uma herança fecunda.
No nosso caso,
concretiza-se a herança num trabalho magnífico e incansável de pregação
evangélica, a culminar na fundação do Instituto hoje chamado das Religiosas
Dominicanas da Anunciada, em grande número aqui presentes para celebrarem o seu
Padre Fundador, unidas a tantos membros das diversas obras a que deu vida a
Congregação.
Não podemos apresentar
agora um esboço completo do novo Beato, espelho admirável — como pudestes
observar na leitura da sua biografia — de heróicas virtudes humanas, cristãs e
religiosas, que o tornam digno de elogio e de imitação no nosso peregrinar
terreno. Limitemo-nos a percorrer brevemente um aspecto mais saliente nesta
figura eclesial.
O que mais impressiona, a
quem se aproxima da vida do novo Beato, é o seu zelo evangelizador. Num momento
histórico muito difícil, em que as convulsões sociais e as leis perseguidoras
contra a Igreja lhe fazem abandonar o seu convento e viver permanentemente fora
dele, o Padre Coll — sobrepondo-se a inspirações humanas, sociológicas ou
políticas — consagra-se inteiramente a uma assombrosa tarefa de pregação. Tanto
durante o seu ministério paroquial, especialmente em Artés e Moyá, como na sua
fase posterior de missionário apostólico, o Padre Coll manifesta-se verdadeiro
catequista e evangelizador, na melhor linha da Ordem dos Pregadores.
Nas suas inumeráveis
correrias apostólicas por toda a Catalunha, por meio de memoráveis missões populares
e outras formas de pregação, o Padre Coll — Mosén Coll, para muitos — é
transmissor de fé; semeador de esperança; pregador de amor, de paz e de
reconciliação, entre aqueles que as paixões, a guerra e o ódio mantinham
divididos. Verdadeiro homem de Deus, vive em plenitude a sua identidade
sacerdotal e religiosa, tornada fonte de inspiração em toda a sua tarefa. A
quem não compreende sempre, os motivos de certas atitudes suas, responde com um
convencido: «porque sou religioso». Essa profunda consciência de si mesmo é que
orienta o seu trabalho incessante.
Tarefa absorvente, mas a
que não falta base sólida: a oração frequente. É o motor da sua actividade
apostólica. Quanto a isto, o novo Beato fala de maneira bem eloquente: é ele
próprio, homem de oração; nesse caminho quer introduzir os fiéis (basta ver o
que diz nas suas publicações «A rosa formosa» e «A escada do céu»); tal é a via
que indica na Regra às suas filhas, com palavras vibrantes, que pela
actualidade que têm faço também minhas: «A vida das Irmãs deve ser vida de
oração. (...) Por isso recomendo-vos e torno-vos a recomendar, amadas irmãs:
não deixeis a oração».
O novo Beato insiste em
diversas formas de oração, como sustentáculo da actividade apostólica. Há uma
porém que é a sua preferida e tenho especial gosto em recolher a lição e nela
insistir: é a oração contemplando os mistérios do rosário; é essa «escada para
subir ao céu», composta de oração mental e vocal, que «são as duas asas que o
Rosário de Maria oferece às almas cristãs». Forma de oração que também o Papa
usa com assiduidade e a que vos convida vos unais todos, sobretudo no próximo
mês de Maio, consagrado à Virgem Maria.
Concluo estas reflexões
em língua espanhola, saudando as Autoridades que vieram para as celebrações em
honra do Padre Coll, e convidando todos a que imitem os seus exemplos de vida,
mas em especial os filhos de São Domingos, o clero e em particular vós, Irmãs
Dominicanas da Anunciada, vindas da Espanha, do resto da Europa, da América e
da África, onde a vossa actividade religiosa se exerce com generosidade.
4. O voto, que
exprimo esta manhã, é, em conclusão, este: que a dupla beatificação de hoje
venha reforçar e promover o zelo na acção catequética de toda a Igreja. É
sabido que o tema da Quarta Assembleia Geral do Sínodo dos Bispos, realizada
aqui em Roma no Outono de 1977, foi exactamente o da catequese. Os Padres
sinodais — de quem eu também fazia parte — encararam e estudaram este assunto
de primária importância para a vida e para a acção da Igreja de todos os tempos.
Insistiram na urgência de atribuir decidida prioridade à catequese, ao lado
doutras iniciativas, menos essenciais embora infelizmente mais vistosas, porque
nela se põe em prática o aspecto absolutamente original da missão da Igreja.
Missão — inculcaram eles — que diz respeito a todos os membros do Povo de Deus,
embora em funções diferenciadas, e os obriga à contínua busca de métodos e de
meios, adequados para uma cada vez mais eficaz transmissão da Mensagem.
O pensamento dos Padres
do Sínodo dirigia-se principalmente aos jovens, de cuja importância no mundo de
hoje estavam bem convencidos: apesar de incertezas e desvarios, excessos e
frustrações, os jovens representam a grande força, de que depende a sorte da
humanidade futura. A pergunta que preocupou os Padres sinodais foi esta
precisamente: como levar a multidão de jovens a fazer uma experiência viva de
Jesus Cristo, isto não só no encontro fascinador dum momento fugidio, mas por
meio dum conhecimento aturado, cada dia mais completo e mais luminoso da Sua
pessoa e da Sua mensagem? Como fazer que nasça neles a paixão pelo Reino, que
Ele veio inaugurar e no qual, e só nele, pode o ser humano encontrar a plena e
saciante realização de si mesmo?
Responder a esta pergunta
é a missão mais urgente da Igreja nos dias de hoje. Dependerá do empenho
generoso de todos, que às novas gerações seja oferecido um testemunho da
palavra de salvação (Act. 12, 26), capaz de conquistar os espíritos e os
corações dos jovens e de lhos arrastar para aquelas escolhas concretas, muitas
vezes custosas, requeridas pela lógica do amor de Deus e do próximo. Serem os
jovens eficazmente atingidos pelos ensinamentos, que lhes sejam dados em casa,
na escola e na igreja, dependerá sobretudo da sinceridade e da intensidade, com
que as famílias e as Comunidades souberem viver a sua adesão a Cristo.
Peçamos, pois, aos novos
Beatos que nos acompanhem com a sua intercessão e nos guiem para uma
experiência pessoal e profunda de Cristo ressuscitado, que leve a arder os
nossos corações com o dos discípulos no caminho de Emaús enquanto o Senhor
«falava com eles pelo caminho e lhes explicava as Escrituras» (Cfr. Lc.
24, 32). De facto, só quem pode dizer «conheço-O» — e São João avisou--nos que
isto não o pode dizer quem não vive segundo os mandamentos de Cristo (Cfr. 2ª
leitura) —, só quem atingiu um conhecimento «existencial» d'Ele e do Seu
Evangelho, pode oferecer aos outros uma catequese aceitável, penetrante e
arrebatadora.
A vida dos dois novos
Beatos é disto prova eloquente. Não nos seja proposto em vão o exemplo deles.
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HOMILIA DO PAPA BENTO XVI
Basílica Vaticana
Domingo, 11 de Outubro de 2009
Queridos irmãos e irmãs!
"Que devo fazer para
alcançar a vida eterna?". Com esta pergunta tem início o breve diálogo,
que ouvimos na página evangélica, entre um tal, alhures identificado como o
jovem rico, e Jesus (cf. Mc 10, 17-37). Não possuímos muitos
pormenores sobre esta personagem anónima; das poucas linhas conseguimos contudo
compreender o seu desejo sincero de alcançar a vida eterna, levando uma
existência terrena honesta e virtuosa. De facto, conhece os mandamentos e
observa-os fielmente desde a juventude. Contudo isto, que certamente é
importante, não é suficiente – diz Jesus – falta uma só
coisa, mas que é essencial. Ao vê-lo bem disposto, o Mestre divino fixa-o com
amor e propõe-lhe o salto de qualidade, chama-o ao heroísmo da santidade,
pede-lhe para abandonar tudo a fim de o seguir: "Vende tudo o que tens, dá
o dinheiro aos pobres... depois, vem e segue-Me!" (v. 21).
"Vem e
segue-Me!". Eis a vocação crista que brota de uma proposta de amor do
Senhor, e que só se pode realizar graças a uma nossa resposta de amor. Jesus convida
os seus discípulos ao dom total da sua vida, sem cálculos nem vantagens
humanas, com uma confiança em Deus sem hesitações. Os santos acolhem este
convite exigente, e põem-se com docilidade humilde no seguimento de Cristo
crucificado e ressuscitado. A sua perfeição, na lógica da fé por vezes
humanamente incompreensível, consiste em não colocar a si mesmos no centro, mas
em escolher ir contra a corrente vivendo segundo o Evangelho. Assim fizeram os
cinco santos que hoje, com grande alegria, são elevados à veneração da Igreja
universal: Zygmunt
Szczesny Felinski, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damiaan De Veuster, Rafael
Arnáiz Barón e Marie de la Croix (Jeanne) Jugan. Neles
contemplamos realizadas as palavras do Apóstolo Pedro: "Aqui estamos, nós
que deixamos tudo e Te seguimos" (v. 28) e a confortadora certeza de
Jesus: "Quem tiver deixado casa, irmãos, irmas, mae, pai, filhos ou campos
por Minha causa e da Boa Nova, receberá cem vezes mais agora... juntamente com
perseguições, e no tempo futuro, a vida eterna" (vv. 29-30).
Zygmunt
Szczesny Felinski, Arcebispo de Varsóvia, fundador da Congregação das
Franciscanas da Família de Maria, foi uma grande testemunha da fé e da caridade
pastoral em tempos muito difíceis para a nação e para a Igreja na Polónia.
Preocupou-se com zelo pelo crescimento espiritual dos fiéis, ajudava os pobres
e os órfãos. Ocupou-se na Academia Eclesiástica de Sampetersburgo de uma sólida
formação dos sacerdotes. Como Arcebispo de Varsóvia inflamou todos para uma
renovação interior. Antes da insurreição de Janeiro de 1863 contra a anexação russa
admoestou o povo acerca do inútil derramamento de sangue. Mas quando explodiu a
revolta e se verificaram as repressões, defendeu corajosamente os oprimidos.
Por ordem do czar russo transcorreu vinte anos no exílio em Jaroslaw no Volga,
sem nunca mais poder regressar à sua diocese. Em todas as situações conservou
inabalável a confiança na Divina Providencia, e assim rezava: "Oh, Deus,
protegei-nos não das tribulações nem das perseguições deste mundo... mas
multiplicai o amor nos nossos corações e fazei que com a mais profunda
humildade mantenhamos a infinita confiança na Vossa ajuda e
misericórdia...". Hoje o seu doar-se a Deus e aos homens, cheio de
confiança e de amor, torna-se um exemplo resplandecente para toda a Igreja.
São Paulo recorda-nos na
segunda leitura que "a Palavra de Deus é viva e eficaz" (Hb 4,
12). Nela, o Pai, que está no céu, conversa amorosamente com os seus filhos de
todos os tempos (cf. Dei Verbum, 21), dando-lhes a conhecer o seu
amor infinito e, deste modo, estimula-os, conforta-os e oferece-lhes o seu
desígnio de salvação para a humanidade e para cada pessoa. Consciente
disto, São
Francisco Coll dedicou-se abnegadamente na sua propagação, cumprindo
assim fielmente a sua vocação na Ordem dos Pregadores, na qual emitiu a
profissão. A sua paixão foi pregar, em grande parte de modo itinerante e
seguindo a forma de "missões regulares", com a finalidade de anunciar
e reavivar nos povoados e cidades da Catalunha a Palavra de Deus, facilitando
assim o encontro profundo dos povos com Ele. Um encontro que leva à conversão
do coração, a receber com alegria a graça divina e a manter um diálogo
constante com nosso Senhor mediante a oração. Por isso, a sua actividade
evangelizadora incluía uma grande entrega ao sacramento da Reconciliação, uma
especial ênfase na Eucaristia e uma insistência constante na oração. Francisco
Coll atingia o coração do próximo porque transmitia o que ele mesmo
vivia com paixão no seu interior, o que ardia no seu coração: o amor de Cristo,
a sua entrega a Ele. Para que a semente da Palavra de Deus encontrasse terra
boa, Francisco fundou a Congregação das Irmas Dominicanas da Anunciação, com a
finalidade de dar uma educação integral a crianças e jovens, de modo que
pudessem descobrir a riqueza insondável que é Cristo, esse amigo fiel que nunca
nos abandona nem se cansa de estar ao nosso lado, animando a nossa esperança
com a sua Palavra de vida.
Jozef
De Veuster, que na Congregação dos Sagrados Corações de Jesus e Maria
recebeu o nome de Damiaan, quando tinha 23 anos, em 1863, deixou a sua terra
natal, a Flandres, para anunciar o Evangelho do outro lado do mundo, nas Ilhas
Hawaii. A sua actividade missionária, que lhe deu tanta alegria, alcança o seu
ápice na caridade. Não sem receio e repugnância, fez a escolha de ir para a
Ilha de Molokai ao serviço dos leprosos que ali se encontravam, abandonados por
todos; assim expôs-se à doença da qual eles sofriam. Com eles sentia-se em
casa. O servidor da Palavra tornou-se assim um servidor sofredor, leproso com
os leprosos, durante os últimos anos da sua vida.
Para seguir Cristo, o
Padre Damiaan não só deixou a sua pátria, mas também pôs em perigo a sua saúde:
por isso ele – como diz a palavra de Jesus que nos foi anunciada no
Evangelho de hoje – recebeu a vida eterna (cf. Mc 10, 30).
Neste vigésimo aniversário da canonização de outro santo belga, o Irmão
Mutien-Marie, a Igreja na Bélgica está unida mais uma vez para dar graças a
Deus por um dos seus filhos reconhecidos como autentico servo de Deus.
Recordemo-nos diante desta nobre figura que é a caridade que faz a unidade: ela
cria-a e torna-a desejável. No seguimento de São Paulo, São Damiaan convida-nos
a escolher o bom combate (cf. 1 Tm 1, 18), não os que levam à
divisão, mas os que unem. Ele convida-nos a abrir os olhos sobre as lepras que
desfiguram a humanidade dos nossos irmãos e interpelam ainda hoje, mais do que
a nossa generosidade, a caridade da nossa presença servidora.
Da figura do jovem que
apresenta a Jesus o seu desejo de ser algo mais do que um bom cumpridor dos
deveres que a lei impõe, voltando ao Evangelho de hoje, é reflexo o Irmão
Rafael, hoje canonizado, falecido aos vinte e sete anos como Oblato na
Cartuxa de San Isidro de Duenas. Também ele era de família abastada e, como ele
mesmo diz, de "alma um pouco sonhadora", mas os seus sonhos não
esvanecem diante do apego aos bens materiais e a outras metas que a vida do
mundo propõe por vezes com grande insistência. Ele disse sim à proposta de
seguir Jesus, de modo imediato e decidido, sem limites nem condições. Desta
forma, começou um caminho que, desde o momento em que se apercebeu no mosteiro
de que "não sabia rezar", o levou em poucos anos ao apogeu da vida
espiritual, que ele narra com grande simplicidade e naturalidade em numerosos
escritos. O Irmão Rafael, estando próximo de nós, continua a oferecer-nos com o
seu exemplo e com as suas obras um caminho atraente, sobretudo para os jovens
que não se conformam com pouco, mas que aspiram à plena verdade, à mais
indizível alegria, que se alcança pelo amor a Deus. "Vida de amor... Eis a
única razão de viver", diz o novo Santo. E insiste: "Do amor de Deus
tudo provém". Que o Senhor ouça benévolo uma das últimas orações de São
Rafael Arnáiz, quando lhe entregava toda a sua vida, suplicando:
"Aceita-me a mim e oferece-te Tu ao mundo". Que se ofereça para que
os seus Irmãos da Cartuxa e os centros monásticos continuem a ser o farol que
faz descobrir o íntimo anseio de Deus que Ele colocou em cada coração humano.
Pela sua obra admirável
ao serviço das pessoas idosas mais necessitadas, Santa
Marie de la Croix é também um farol para guiar as nossas sociedades
que devem redescobrir sempre o lugar e a contribuição única desta fase da vida.
Nascida em 1792 em Cancale, na Bretanha, Jeanne Jugan preocupava-se com a
dignidade dos seus irmãos e irmãs em humanidade, que a idade tornou
vulneráveis, reconhecendo neles a pessoa de Cristo. "Olhai para o pobre
com compaixão, dizia ela, e Jesus olhará para vós com bondade, no vosso último
dia". Este olhar de compaixão sobre as pessoas idosas, baseado na sua
profunda comunhão com Deus, Jeanne Jugan levou-a através do seu serviço
jubiloso e abnegado, exercido com doçura e humildade de coração, querendo ser
ela mesma pobre entre os pobres. Jeanne viveu o mistério de amor aceitando, em
paz, a obscuridade e o despojamento até à morte. O seu carisma é sempre actual,
quando tantas pessoas idosas sofrem múltiplas pobrezas e solidões, sendo por
vezes até abandonadas pelas suas famílias. O espírito de hospitalidade e de
amor fraterno, fundado numa confiança ilimitada na Providencia, no qual Jeanne
Jugan encontrava a fonte nas Bem-Aventuranças, iluminou toda a sua existência.
Este impulso evangélico prossegue hoje através do mundo na Congregação das
Pequenas Irmãs dos Pobres, que ela fundou e que testemunha no seu seguimento da
misericórdia de Deus e do amor compassivo do Coração de Jesus pelos mais
pequeninos. Que Santa Jeanne Jugan seja para todas as pessoas idosas uma fonte
viva de esperança, e para as pessoas que se põem generosamente ao seu serviço,
um estímulo poderoso a fim de prosseguir e desenvolver a sua obra!
Queridos irmãos e irmãs,
demos graças ao Senhor pelo dom da santidade, que hoje resplandece na Igreja
com beleza singular. Ao saudar com afecto cada um de vós – Cardeais,
Bispos, Autoridades civis e militares, sacerdotes, religiosos e religiosas,
fiéis leigos de várias nacionalidades que participais nesta solene celebração
eucarística – gostaria de dirigir a todos o convite a deixar-vos
atrair pelos exemplos luminosos destes Santos, a deixar-vos guiar pelos seus
ensinamentos para que toda a nossa existência se torne um cântico de louvor ao
amor de Deus. Obtenha-nos esta graça a sua celeste intercessão e sobretudo a
materna protecção de Maria, Rainha dos Santos e Mãe da humanidade. Amém.
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