mardi 1 avril 2025

Saint FRANCISCO COLL Y GUITART, prêtre dominicain et fondateur de la Congrégation des Soeurs dominicaines de l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie

Retrat de Sant Francesc Coll, per Blanca Chavarri 

Saint François Coll

Fondateur de la Congrégation des dominicaines de l'Annonciation (+ 1875)

Francisco Coll y Guitart.

Prêtre de l'Ordre des Prêcheurs et fondateur des Sœurs dominicaines de l'Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie. Chassé du couvent par une loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la région le nom de Jésus Christ. Il meurt à Vic en Catalogne.

Béatifié par Jean Paul II, le 29 avril 1979.

Canonisé par Benoît XVI, le 11 octobre 2009.

..."le bienheureux Francisco Coll, né à Gombrèn (Gérone) en Espagne en 1812, était entré dans l'Ordre des Prêcheurs en 1830 et y avait fait sa profession solennelle. À peine ordonné diacre, il fut contraint par la persécution des lois civiles à abandonner son cher couvent de Gérone; en accord avec ses supérieurs religieux «exclaustrés», il offrit ses services pastoraux à l'évêque de Vic, une fois ordonné prêtre, en 1836. Devenu rapidement un grand évangélisateur du clergé et du peuple, grâce à des exercices spirituels et des missions populaires, il fonda en 1856 la congrégation des Dominicaines de l'Annonciation, pour l'éducation et l'évangélisation des plus nécessiteux, et poursuivit son œuvre de prêcheur infatigable jusqu'à sa mort le 2 avril 1875."

(source: Consistoire pour des canonisations, 21 février 2009)

"François Coll, a consacré sa vie à l'éducation des enfants et des jeunes pour qu'ils puissent découvrir la richesse insondable du Christ, l'ami fidèle qui ne nous abandonne jamais, qui ne se lasse pas de se tenir à nos cotés et de revigorer notre espérance par sa Parole de vie."

(source: Radio Vaticana - Cinq nouveaux saints pour l'Église universelle - 11 octobre 2009)

À Vic en Catalogne, l'an 1875, François Coll, prêtre de l'Ordre des Prêcheurs, fondateur des Sœurs dominicaines de l'Annonciation. Chassé du couvent par une loi injuste, il poursuivit néanmoins sa vocation et annonça dans toute la région le nom de Jésus Christ.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10790/Saint-Fran%C3%A7ois-Coll.html#:~:text=Pr%C3%AAtre%20de%20l'Ordre%20des,meurt%20%C3%A0%20Vic%20en%20Catalogne.

BÉATIFICATION DU P. JACQUES-DÉSIRÉ LAVAL, C.S.S.
ET DU P. FRANCISCO COLL, O.P.

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

IIIe dimanche de Pâques

Dimanche 29 avril 1979

Chers Frères et Sœurs,

1. Alleluia! Alleluia! En ce troisième dimanche de Pâques, notre joie pascale s’exprime en écho la joie débordante des Apôtres qui, dès le premier jour, ont reconnu le Christ ressuscité. Le soir de Pâques, « le Christ se tint au milieu d’eux ». « Il leur montra ses mains et ses pieds ». Il les invita à le toucher de leurs mains. Et il mangea sous leurs yeux. Saisis de stupeur et lents a croire, les Apôtres le reconnurent enfin : « Ils furent remplis de joie à la vue du Seigneur »; et désormais personne ne put leur ravir leur joie, ni faire taire leur témoignage. Quelques instante plus tôt, le cœur des disciples d’Emmaüs était aussi tout brûlant au-dedans d’eux pendant que Jésus leur parlait en chemin et leur expliquait les Ecritures; et ils l’avaient reconnu eux aussi à la fraction du pain.

L’allégresse de ces témoins, c’est la nôtre, chers Frères et Sœurs, nous qui partageons leur foi au Christ ressuscité. Glorifié auprès du Père, il ne cesse d’attirer les hommes à Lui, de leur communiquer sa vie, l’Esprit de sainteté, tout en leur préparant une place dans la maison du Père Précisément, ceste joie trouve aujourd’hui une éclatante confirmation, puisque nous célébrons deux admirables Serviteurs de Dieu qui, au siècle dernier, ont brillé sur notre terre de la sainteté du Christ et que l’Eglise est en mesure, désormais, de déclarer bienheureux, de les proposer au culte particulier et à l’imitation des fidèles: le Père Laval et le Père Coll, qu’il nous faut maintenant contempler.

2. Il est évidemment impossible de relever ici tous les faits saillants de la vie du Père Jacques-Désiré Laval, ni toutes les vertus chrétiennes qu’il a pratiquées à un degré héroïque. Retenons du moins ce qui caractérise ce missionnaire, au regard de la mission actuelle de l’Eglise.

C’est d’abord son souci d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et, en l’occurrence, ses « chers Noirs » de l’Ile Maurice, comme il les appelait. Français, il avait commencé par exercer la médecine dans une petite cité de son diocèse natal d’Evreux, mais peu à peu, l’appel à un amour sans partage du Seigneur, qu’il avait un certain temps refoulé, lui fit abandonner son métier et la vie mondaine : « Devenu prêtre, je pourrai faire plus de bien », expliquait-il à son frère. Vocation tardive au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il y fut aussitôt préposé au service des pauvres; puis, comme curé de la petite paroisse normande de Pinterville, il partageait tout son avoir avec les indigente. Mais en apprenant la misère des Noirs d’Afrique et l’urgence de les amener au Christ, il obtint de partir à l’Ile Maurice, avec le Vicaire Apostolique, Mgr Collier. Durant vingt-trois ans, jusqu’à sa morte, il consacra tout son temps, usa toutes ses forces, donna tout son cœur à l’évangélisation des autochtones: sans jamais se lasser il sut les écouter, les catéchiser, leur faire découvrir leur vocation chrétienne. Souvent aussi il intervint pour améliorer leur condition sanitaire et sociale.

L’acharnement qu’il y mit ne cesse de nous étonner, surtout dans les conditions décourageantes de sa mission Mais, dans son apostolat, il alla toujours à l’essentiel.

Le fait est que notre missionnaire a laissé derrière lui d’innombrables convertis, à la foi et à la piété solides. Il n’était point porté vers les cérémonies tapageuses, séduisantes pour ces âmes simples mais sans lendemain, ni vers les envolées oratoires. Son souci éducatif était très inséré dans la vie, il ne craignait pas de revenir sans cesse sur les points essentiels de la doctrine et de la pratique chrétiennes, et il n’admettait au baptême ou à la première communion que des gens préparés par petits groupes et éprouvés. Il prit grand soin de mettre à la disposition des fidèles des petites chapelles disséminées dans l’île. Une autre initiative remarquable qui rejoint le souci de nombreux pasteurs aujourd’hui: il s’adjoignit des collaborateurs, hommes et femmes, comme chefs de prière, catéchistes, visiteuses et conseillères des malades, responsables de petites communautés chrétiennes, autrement dit des pauvres, évangélisateurs de pauvres.

Quel est donc le secret de son zèle missionnaire ? Nous le trouvons dans sa sainteté: dans le don de toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa tendresse pour les hommes, surtout pour les plus humbles, qu’il veut faire accéder au salut du Christ. Tout le temps qu’il ne consacrait pas à l’apostolat direct, il le passait à prier, surtout devant le Saint-Sacrement, et il joignait continuellement à sa prière mortifications et pénitences qui ont très vivement frappé ses confrères, malgré sa discrétion et son humilité. Lui-même confie souvent le regret de sa tiédeur spirituelle – disons plutôt le sentiment de sa sécheresse : n’est-ce pas précisément qu’il accorde le plus grand prix au fervent amour de Dieu et de Marie, auquel il veut initier ses fidèles ? C’est là aussi le secret de sa patience apostolique : « C’est sur le bon Dieu tout seul et sur la protection de la Sainte Vierge que nous nous appuyons ». Quelle magnifique confession! Sa spiritualité missionnaire s’était d’ailleurs inscrite, dès le début, dans le cadre d’un jeune Institut religieux et marial, et il eut toujours à cœur d’en suivre les exigences spirituelles, malgré sa solitude et son éloignement géographique : la Société du Saint-Cœur de Marie, dont il fut l’un des tout premiers membres aux côtés du célèbre Père Libermann, et qui sera bientôt fondue avec la Congrégation du Saint-Esprit. L’Apôtre, aujourd’hui comme hier, doit d’abord entretenir en lui la vigueur spirituelle: il témoigne de ce qu’il puise continuellement à la Source.

Voilà un modèle pour les évangélisateurs d’aujourd’hui. Qu’il inspire les missionnaires, et, j’ose dire, tous les prêtres, qui ont d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et de former à la vie chrétienne !

Qu’il soit, à un litre particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux spiritains, qui n’ont cessé d’implanter l’Eglise, notamment en terre africaine, et y œuvrent avec tant de générosité !

Que l’exemple de Père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux ! Que le Bienheureux Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de la communauté chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de tous les Mauriciens !

A ces souhaits, je suis heureux d’ajouter un salut très cordial à la délégation du Gouvernement de l’Ile Maurice, comme aussi à celle du Gouvernement français qui sont venues participer à ceste cérémonie.

En espagnol :

3. Un second motif de joie pour l’Église est la béatification d’une autre figure que l’Église veut aujourd’hui exalter et proposer à l’imitation du Peuple de Dieu : le P. Francisco Coll. C’est une nouvelle gloire de la famille dominicaine et, non moins, du diocèse de Vich. Il fut un religieux et, en même temps, un apôtre modèle — pendant la plus grande partie de sa vie — dans le clergé de Vich.

C’est une de ces personnalités qui, dans la seconde moitié du XIXe siècle, ont enrichi l’Église de nouvelles fondations religieuses. C’est un fils de la terre espagnole, de Catalogne, d’où sont sorties tant d’âmes généreuses qui ont laissé à l’Église un héritage fécond.

Dans notre cas, cet héritage se concrétise en un travail magnifique et inlassable de prédication de l’Évangile dont le point culminant est la fondation de l’Institut aujourd’hui appelé des « Religieuses dominicaines de l’Anunciata », présentes ici en grand nombre pour célébrer leur Père fondateur, avec tant de membres des diverses œuvres auxquelles cette congrégation a donné vie.

Nous ne pouvons pas présenter ici un portrait complet du nouveau Bienheureux, admirable reflet — comme vous avez pu l’observer par la lecture de sa biographie — des héroïques vertus humaines, chrétiennes, religieuses, qui le rendent digne d’être loué et imité dans notre pèlerinage terrestre. Limitons-nous brièvement à un aspect particulièrement saillant de cette figure ecclésiale.

Ce qui impressionne le plus dans la vie du nouveau Bienheureux, c’est sa soif d’évangélisation. En un moment historique très difficile, où les convulsions sociales et les lois persécutant l’Église le firent abandonner son couvent et vivre en permanence au dehors, le P. Coll, en se mettant au-dessus des considérations humaines, sociologiques ou politiques, se consacre entièrement à une surprenante tâche de prédication. Aussi bien dans son ministère paroissial, spécialement à Artes et à Moya, que par la suite dans sa tâche de missionnaire apostolique, le P. Coll apparaît comme un vrai catéchiste, un évangélisateur, dans la meilleure tradition dominicaine.

Dans ses innombrables courses apostoliques à travers toute la Catalogne, dans ses mémorables missions populaires et autres formes de prédication, le P. Coll — beaucoup l’appelaient « Mosen Coll » — transmet la foi, sème l’espérance, prêche l’amour, la paix, la réconciliation entre ceux que divisent les passions, la guerre, la haine. Véritable homme de Dieu, il vit en plénitude son identité sacerdotale et religieuse, devenue source d’inspiration dans tout son travail. À ceux qui ne comprennent pas toujours les motifs de certaines de ses attitudes, il répond avec conviction : « Parce que je suis religieux. » C’est cette profonde conscience de lui-même qui oriente son travail incessant.

Son travail est absorbant, mais il a une base solide : la prière fréquente, qui est le moteur de son activité apostolique. Sur ce point, le nouveau Bienheureux parle avec éloquence : il est lui-même un homme de prière, il veut conduire les fidèles vers cette voie (il suffit de voir ce qu’il dit dans ses deux publications : la Hermosa rosa et la Escala del cielo) ; c’est le chemin que, dans la règle, il indique à ses filles en termes vibrants et que je fais également miens tant ils sont actuels : « La vie des Sœurs doit être une vie de prière… C’est pourquoi, chères Sœurs, je vous le demande encore et toujours : ne cessez pas de prier. »

Le nouveau Bienheureux recommande diverses formes de prière pour soutenir l’activité apostolique. Mais il en est une qu’il préfère et qu’il m’est spécialement agréable de rappeler et de souligner : la prière où l’on contemple les mystères du Rosaire, cette « échelle pour monter au ciel », prière mentale et prière vocale, qui « sont les deux ailes que le Rosaire de Marie offre aux âmes chrétiennes ». Cette forme de prière, le Pape la pratique lui aussi assidûment et il vous invite à vous y unir tous, surtout dans le prochain mois de mai, consacré à la Vierge.

Je termine ces réflexions en espagnol en saluant les autorités qui sont venues pour ces célébrations en l’honneur du P. Coll ; en invitant tout le monde à imiter ses exemples de vie, mais spécialement les fils de saint Dominique, le clergé, et particulièrement vous les Soeurs dominicaines de l’Anunciata qui êtes venues d’Espagne, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique où s’exerce généreusement votre activité religieuse.

En italien :

4. Le souhait que je formule ce matin est que la double béatification d’aujourd’hui affermisse et promeuve l’activité catéchétique de toute l’Église. On sait que la catéchèse était précisément le thème de la IVe Assemblée générale du Synode des évêques qui s’est tenue à Rome à l’automne 1977. Les Pères du Synode, dont je faisais aussi partie, ont affronté et étudié ce thème d’une importance primordiale pour la vie et l’activité de l’Église de tous les temps. Ils ont signalé l’urgence de donner résolument la priorité à la catéchèse sur les autres initiatives, moins essentielles même si elles sont plus apparentes, parce qu’en elle se réalise l’aspect absolument original de la mission de l’Église. Une mission, ont-ils rappelé, qui concerne tous les membres du Peuple de Dieu, dans leurs différentes fonctions, et les appelle à rechercher continuellement les méthodes et les moyens voulus pour transmettre plus efficacement le message.

Les Pères du Synode pensaient surtout aux jeunes, étant bien conscients de leur importance croissante dans le monde d’aujourd’hui. Malgré leurs incertitudes, leurs relâchements, leurs excès et leurs frustrations, les jeunes représentent la grande force dont dépend le sort de l’humanité future. La question qui assaillait les Pères du Synode était précisément celle-ci : comment amener cette multitude de jeunes à faire une expérience vivante de Jésus-Christ, et cela non seulement le temps d’un éblouissement fugitif, mais par une connaissance chaque jours plus complète et plus lumineuse de sa personne et de son message ? Comment faire naître en eux la passion du Royaume qu’il est venu inaugurer et dans lequel seulement l’être humain peut se réaliser lui-même d’une façon pleinement satisfaisante ?

La réponse à cette question est la tâche la plus pressante de l’Église d’aujourd’hui. Il dépendra de la volonté et de la générosité de tous qu’aux nouvelles générations puisse être offert un témoignage de la « parole de salut » (Ac 13, 26) capable de conquérir les intelligences et les cœurs des jeunes et de mobiliser leurs volontés vers les choix concrets souvent difficiles, que requiert la logique de l amour de Dieu et du prochain. Il dépendra surtout de la sincérité et de l’intensité avec lesquelles les familles et les communautés sauront vivre leur adhésion au Christ que les jeunes soient effectivement atteints par les enseignements qu’ils reçoivent chez eux, à l’école ou à l’église.

Prions donc les nouveaux bienheureux pour qu’ils soient proches de nous par leur intercession, pour qu’ils nous guident vers une expérience personnelle et profonde du Christ ressuscité, de telle sorte que nos cœurs « brûlent en nous », comme ceux des deux disciples sur le chemin d’Emmaüs, « tandis que le Seigneur leur parlait en chemin et leur ouvrait les Écritures » (cf. Lc 24, 32). Seul en effet celui qui peut dire : « Je le connais ! — et saint Jean nous en avertit : celui qui ne vit pas selon les commandements du Christ ne peut pas dire cela (cf. deuxième lecture) —, seul celui qui est arrivé à avoir une connaissance « existentielle » de lui et de son Évangile peut offrir aux autres une catéchèse crédible, incisive, entraînante.

La vie des nouveaux Bienheureux en est une preuve éloquente. Que leur exemple ne nous soit pas proposé en vain !

© Copyright 1979 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19790429_beat-laval-coll.html

RAFAEL ARNÁIZ BARÓN (1911 – 1938)

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Vaticane

Dimanche 11 octobre 2009 

Chers frères et sœurs!

"Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?". C'est par cette question que commence le bref dialogue que nous avons écouté dans la page de l'Evangile entre un personnage, ailleurs identifié comme le jeune homme riche, et Jésus (cf. Mc 10, 17-30). Nous n'avons pas beaucoup de détails concernant ce personnage anonyme; de ces quelques traits, nous arrivons cependant à percevoir son désir sincère de parvenir à la vie éternelle en conduisant une honnête et vertueuse existence terrestre. Il connaît en effet les commandements et les observe fidèlement depuis le début de sa jeunesse. Et pourtant, tout ceci, qui est certes important, ne suffit pas - dit Jésus - une seule chose manque, mais elle est essentielle. En le voyant alors bien disposé, le divin Maître le fixe avec amour et lui propose le saut de qualité, l'appelle à l'héroïsme de la sainteté et lui demande de tout abandonner pour le suivre:  "Vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres (...) puis viens et suis-moi" (v. 21).

"Viens et suis-moi!". Voilà la vocation chrétienne qui jaillit d'une proposition d'amour du Seigneur et qui ne peut se réaliser que grâce à notre réponse d'amour. Jésus invite ses disciples au don total de leur vie, sans calcul ni intérêt humain, avec une confiance sans réserve en Dieu. Les saints accueillent cette invitation exigeante et se mettent, avec une humble docilité, à la suite du Christ crucifié et ressuscité. Leur perfection, dans la logique de la foi parfois humainement incompréhensible, consiste à ne plus se mettre au centre, mais à choisir d'aller à contre-courant en vivant selon l'Evangile. C'est ce qu'ont fait les cinq saints qui sont proposés aujourd'hui, avec grande joie, à la vénération de l'Eglise universelle:  Zygmunt Szczesny Felinski, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damiaan de Veuster, Rafael Arnáiz Barón, et Marie de la Croix (Jeanne) Jugan. En eux, nous contemplons la réalisation des paroles de l'apôtre Pierre:  "Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre" (v. 28) et la consolante promesse de Jésus:  "personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Evangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple: ... avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle" (vv 29-30).

Zygmunt Szczesny Felinski, Archevêque de Varsovie, fondateur de la Congrégation des Sœurs Franciscaines de la Famille de Marie, a été un grand témoin de la foi et de la charité pastorale à une époque très difficile pour la nation et pour l'Eglise en Pologne. Il s'occupait avec ferveur de la croissance spirituelle de ses fidèles, aidait les pauvres et les orphelins. A l'Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg, il prit grand soin de la formation des prêtres. En tant qu'Archevêque de Varsovie, il invita avec ferveur tous les fidèles à un renouveau intérieur. Avant l'insurrection de 1863 contre l'annexion russe, il mit en garde le peuple contre une inutile effusion de sang. Quand pourtant l'émeute éclata et que les persécutions s'ensuivirent, il défendit courageusement les opprimés. Sur ordre du tsar russe, il passa vingt ans en exil à Jaroslaw sur la Volga, sans jamais pouvoir rentrer dans son diocèse. Il conserva en toute situation sa foi inébranlable dans la Providence divine et priait ainsi:  "Ô, Dieu, protège-nous des tribulations et des inquiétudes de ce monde... multiplie l'amour dans nos cœurs et fais que nous conservions avec la plus profonde humilité la confiance infinie dans Ton aide et dans Ta miséricorde...". Aujourd'hui, que son don de soi à Dieu et aux hommes, empli de confiance et d'amour, devienne un exemple éclatant pour toute l'Eglise.

Saint Paul nous rappelle dans la deuxième lecture que "la Parole de Dieu est vivante et énergique" (He 4, 12). En elle, le Père qui est aux cieux, converse amoureusement avec ses fils de tous les temps (cf. Dei Verbum, n. 21), leur communiquant son amour infini et, de cette manière, les encourageant, les consolant et leur offrant son dessein de salut pour l'humanité et pour chaque personne. Conscient de cela, saint Francisco Coll se consacra avec acharnement à la propager, accomplissant ainsi fidèlement sa vocation dans l'Ordre des Prêcheurs, dans lequel il fit profession. Sa passion était d'aller prêcher, en grande partie de manière itinérante et suivant la forme des "missions populaires" pour annoncer et raviver la Parole de Dieu dans les villages et les villes de la Catalogne, aidant ainsi les personnes à une rencontre profonde avec Lui. Une rencontre qui porte à la conversion du cœur, à recevoir avec joie la grâce divine et à maintenir un dialogue constant avec Notre Seigneur par la prière. Pour lui, son activité d'évangélisation comprenait un grand dévouement au Sacrement de la Réconciliation, une emphase remarquable sur l'Eucharistie et une insistance constante sur la prière. Francisco Coll atteignait le cœur des autres parce qu'il transmettait ce que lui-même vivait intérieurement avec passion, ce qui brûlait ardemment dans son cœur:  l'amour du Christ, son dévouement total à Lui. Pour que la semence de la Parole de Dieu rencontre un terrain fertile, Francisco fonda la Congrégation des Sœurs Dominicaines de l'Annonciation, dans le but de donner une éducation intégrale aux enfants et aux jeunes, de façon à ce qu'ils puissent découvrir la richesse insondable qu'est le Christ, l'ami fidèle qui ne nous abandonne jamais ni ne se lasse d'être à nos côtés, renforçant notre espérance avec sa Parole de vie.

Jozef De Veuster, qui reçut le nom de Damiaan dans la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, quitta la Flandre, son pays natal, en 1863, à l'âge de 23 ans, pour annoncer l'Evangile à l'autre bout du monde, sur les îles Hawaï. Son activité missionnaire, qui l'a tellement rempli de joie, atteint son sommet dans la charité. Non sans peur et sans répugnance, il fit le choix d'aller sur l'île de Molokai au service des lépreux qui s'y trouvaient, abandonnés de tous; c'est ainsi qu'il s'exposa à la maladie dont ils souffraient. Il se sentait chez lui avec eux. Le serviteur de la Parole devint ainsi un serviteur souffrant, lépreux parmi les lépreux, au cours des quatre dernières années de sa vie. Pour suivre le Christ, le Père Damien n'a pas seulement quitté sa patrie, mais a également mis en jeu sa santé:  c'est pour cela - comme le dit la parole de Jésus qui a été annoncée dans l'Evangile d'aujourd'hui - qu'il a reçu la vie éternelle (cf. Mc 10, 30). En ce 20 anniversaire de la canonisation d'un autre saint belge, le Frère Mutien-Marie, l'Église en Belgique est unie une nouvelle fois pour rendre grâce à Dieu pour l'un de ses fils reconnu comme un authentique serviteur de Dieu. Nous nous souvenons devant cette noble figure que c'est la charité qui fait l'unité:  elle l'enfante et la rend désirable. À la suite de saint Paul, saint Damien nous entraîne à choisir les bons combats (cf. 1 Tm 1, 18), non pas ceux qui portent la division, mais ceux qui rassemblent. Il nous invite à ouvrir les yeux sur les lèpres qui défigurent l'humanité de nos frères et appellent encore aujourd'hui, plus que notre générosité, la charité de notre présence servante.

En revenant à l'Evangile d'aujourd'hui, à la figure du jeune qui présente à Jésus son désir d'être bien plus qu'un bon exécuteur des devoirs que lui imposent la loi, répond la figure de Frère Rafael, canonisé aujourd'hui, mort à vingt-sept ans comme Oblat de la Trappe de San Isidro de Dueñas. Même s'il était de famille aisée et, comme il le disait lui-même, d'"âme un peu rêveuse", ses rêves ne se dissipèrent pas devant l'attachement aux biens matériels et à d'autres buts que la vie du monde propose parfois avec grande insistance. Il répondit oui à la proposition de suivre Jésus, de manière immédiate et décidée, sans limites ni conditions. De cette manière, il entreprit un chemin qui, du moment où il se rendit compte dans le Monastère, qu'il "ne savait pas prier", le porta en quelques années au sommet de sa vie spirituelle qu'il relate avec une grande simplicité et un grand naturel dans de nombreux écrits. Frère Rafael, encore proche de nous, continue à nous offrir par son exemple et son œuvre un parcours attractif, en particulier pour les jeunes qui ne se contentent pas facilement, mais aspirent à la plénitude de la vérité, à la plus indicible joie que l'on atteint pour l'amour de Dieu. "Vie d'amour... C'est là la seule raison de vivre" dit le nouveau Saint. Et il insiste:  "De l'amour de Dieu provient toute chose". Que le Seigneur écoute avec bienveillance l'une des dernières prières de Saint Rafael Arnáiz, lorsqu'il lui remit toute sa vie en suppliant:  "Prends moi et donne-Toi au monde". Qui se donne pour ranimer la vie intérieure des chrétiens d'aujourd'hui. Qui se donne pour que ses frères de la Trappe et les centres monastiques continuent à être le phare qui permet de découvrir le désir intime de Dieu qu'il a placé dans tout cœur humain.

Par son œuvre admirable au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la place et l'apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. "Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour". Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre!

Chers frères et sœurs, rendons grâce au Seigneur pour le don de la sainteté qui resplendit aujourd'hui dans l'Eglise avec une beauté singulière. Alors que je salue affectueusement chacun d'entre vous - Cardinaux, Evêques, autorités civiles et militaires, prêtres, religieux et religieuses, fidèles laïcs de différentes nationalités qui prenez part à cette solennelle célébration eucharistique -, je voudrais vous adresser à tous l'appel à vous laisser attirer par les lumineux exemples de ces saints, à vous laisser guider par leurs enseignements pour que toute notre existence devienne un cantique de louange à l'amour de Dieu. Que leur intercession céleste et surtout la protection maternelle de Marie, Reine des Saints et Mère de l'humanité, nous obtienne cette grâce. Amen.

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20091011_canonizzazioni.html

Saint Francisco Coll Guitart

Also known as

Francis Coll Guitart

Frans Coll Guitart

Memorial

2 April

19 May (liturgical celebration of his date of baptism)

Profile

One of ten children. His father, Peter, died when Francis was only four. Confirmed in 1818 at age six. Entered the seminary at Vichy, France in 1822 at age ten. Student with Saint Anthony Mary Claret. Even as a kid he taught grammar and catechism to local children. Francisco joined the Dominicans at Vichy in 1830 at age eighteen. When monastic orders were suppressed by the government, Francis continued to study covertly. Ordained on 28 March 1836 at Vichy.

Parish priest of ArlesFrance. Re-assigned to Moya in 1839, an area devastated by war, awash with starving refugees. He established charitable organizations to feed and house them, and he worked with the poor and displaced for ten years. Helped Saint Anthony Claret found the Apostolic Fraternity in 1846. Director of the tertiaries in Vichy. In 1850 he re-opened the suppressed Dominican monastery, and began a program of preaching throughout the Catalan region. Worked with cholera victims during the epidemic that struck in 1854.

Founded the Congregation of the Dominican Sisters of the Annunciation of the Blessed Virgin Mary (La Annunciata) in 1856, a teaching branch of tertiaries; by his death the order had grown to fifty houses, and today there are over 140 in Europe and America. Struck blind during a homily given at Sallent on 2 December 1869; his health was never the same, but he refused to retire. When the Dominicans were allowed to officially return to the region in 1872, they found that Francis has somehow maintained the primary structures, physical and administrative, and instead of starting all over, they reclaimed what was theirs, and took up their work where they had left off.

Born

18 May 1812 in Grombeny, Catalan Pyrenees, Spain

Died

2 April 1875 in Vic, Barcelona, Spain of natural causes

relics enshrined in the La Annunciata motherhouse

Venerated

4 May 1970 by Pope Paul VI (decree on heroic virtues)

Beatified

29 April 1979 by Pope John Paul II

Canonized

11 October 2009 by Pope Benedict XVI

Additional Information

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

other sites in english

Acta Sanctorum

HagiograFaith

Hagiography Circle

Vatican

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Prayers

God of all truth, you chose Blessed Francis to make known the name of your Son and to instruct Christian people in holiness. By the help of his prayers may the true faith be continually sustained and grow through the ministry of preaching. We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit, one God, for ever and ever. – General Calendar of the Order of Preachers

MLA Citation

“Saint Francisco Coll Guitart“. CatholicSaints.Info. 17 May 2024. Web. 1 April 2025. <https://catholicsaints.info/saint-francisco-coll-guitart/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-francisco-coll-guitart/

BEATIFICATION OF FR. JACQUES LAVAL, C.S.S.P.
AND  FR. FRANCIS COLL, O.P.

HOMILY OF HIS HOLINESS JOHN PAUL II

29 April 1979

 

Dear Brothers and Sisters,

1. Alleluia! Alleluia! On this third Sunday of Easter, our paschal joy is expressed as an echo of the overflowing joy of the Apostles who, from the first day, recognized the Risen Christ. On Easter evening, "Jesus himself stood among them". "See my hands and my feet". He invited them to touch him with their hands. And he ate before their eyes (cf. Lk 24:36, 39, 40). Amazed and slow to believe, the Apostles recognized him at last: "The disciples were glad when they saw the Lord" (Jn 20:20; Lk 24:41); and now no one could take their joy from them (cf. Jn 16:22), or silence their testimony (cf. Acts 4:20). A few moments earlier, the hearts of the disciples of Emmaus were also burning within them while Jesus spoke to them on the way and explained the Scriptures to them; and they too had recognized him at the breaking of bread (cf. Lk 24:32, 35).

The joy of these witnesses is ours, dear Brothers and Sisters, we who share their faith in the Risen Christ. Glorified at the Father's side, he never stops drawing men to him, communicating to them his life, the Spirit of holiness, while preparing a place for them in the Father's house. Today, as it happens, this joy finds a striking confirmation, since we are honouring two admirable Servants of God who, last century, shone forth on our earth with Christ's holiness and whom the Church is now able to declare blessed, to propose them to the special veneration and imitation of the faithful: Father Laval and Father Coll, whom we must now contemplate

2. It is plainly impossible to point out here all the outstanding events in the life of Father Jacques-Désiré Laval, or all the Christian virtues that he practised to a heroic degree. Let us remember at least what characterizes this missionary, with regard to the mission of the Church today.

It is in the first place his concern to evangelize the poor, the poorest, and, in this case, his "dear Blacks" of the island of Mauritius, as he used to call them. A Frenchman, he had begun by practising medicine in a little town in his native diocese, Evreux, but gradually the call to an undivided love of the Lord, which he had repressed for a certain time, made him abandon his profession and worldly life. "Once I am a priest, I will be able to do more good", he explained to his brother (cf. biography).

A late vocation at St Sulpice Seminary in Paris, he was at once put in charge of service of the poor; then, as parish priest of the little Norman parish of Pinterville, he shared all he had with those in want. But on learning of the misery of the Blacks of Africa and the urgency of bringing them to Christ, he obtained permission to leave for the island of Mauritius, with the Vicar Apostolic, Mons. Collier. For twenty-three years, until his death, he dedicated all his time, used all his strength, and gave his whole heart to the evangelization of the inhabitants: indefatigably, he listened to them, catechized them, and made them discover their Christian vocation. He often intervened also to improve their medical and social condition.

His tenaciousness is an unending source of astonishment for us, especially in the discouraging conditions of his mission. But, in his apostolate, he always went to what is essential.

The fact is that our missionary left behind him innumerable converts, with a firm faith and piety. He was not given to sensational ceremonies, fascinating for these simple souls but with no lasting effect, or to flights of oratory. His educational concern was closely integrated in life. He was not afraid to return continually to the essential points of Christian doctrine and practice, and he admitted to baptism or to first communion only people prepared in little groups and tested. He took great care to put at the disposal of the faithful little chapels scattered over the island. Another remarkable initiative which links up with the concern of many pastors today: he had recourse to collaborators, men and women, as leaders of prayer, catechists, people who visited and advised the sick, others in charge of little Christian communities, in other words poor people, evangelizers of the poor.

What is, then, the secret of his missionary zeal? We find it in his holiness: in the gift of his whole person to Jesus Christ, inseparable from his tender love of men, especially the most humble among them, to whom he wishes to give access to the salvation of Christ. Whatever time was not dedicated to the direct apostolate, he spent in prayer, especially before the Blessed Sacrament, and he continually combined acts of penance which deeply impressed his confreres, in spite of his discretion and his humility.

He himself often expresses regret for his spiritual lukewarmness—let us say rather the feeling of his aridity: is it not precisely that he sets the greatest store by fervent love of God and Mary, to which he wishes to initiate his faithful? That is also the secret of his apostolic patience: "It is on God alone and on the protection of the Blessed Virgin that we depend" (Letter of 6 July 1853, cf. biography). What a magnificent confession! His missionary spirituality had been, from the beginning, in keeping with the general pattern of a young Religious and Marian Institute, and he was always anxious to follow its spiritual requirements, in spite of his solitude and geographical distance: the Society of the Sacred Heart of Mary, of which he was one of the first members alongside the famous Father Libermann, and which was soon to merge with the Congregation of the Holy Spirit. The apostle, now as in the past, must in the first place maintain spiritual vigour within himself: he bears witness that he is continually drawing from the Source.

That is a model for evangelizers today. May he inspire missionaries and, I venture to say, all priests, who have in the first place the sublime mission of proclaiming Jesus Christ and training the Christian life!

May he be, in a special way, the joy and stimulus of all religious of the Holy Spirit, who have never stopped implanting the Church, particularly in the land of Africa, and are at work there so generously!

May the example of Father Laval encourage all of those who, in the African continent and elsewhere, are endeavouring to build a brotherly world, free of racial prejudices! May Blessed Laval be also the pride, the ideal and the protector of the Christian community of the island of Mauritius, so dynamic today, and of all Mauritians!

To these wishes, I am happy to add a very cordial greeting to the Delegation of the Government of Mauritius, as well as to that of the French Government, which have come to take part in this ceremony.

3. A second reason for ecclesial joy is the beatification of another figure that the Church wishes to exalt today and propose to the imitation of the People of God: Father Francis Coll. A new glory of the great Dominican family and equally so, of the diocesan family of Vich. A religious and at the same time a model apostle—for a large part of his life—in the ranks of the clergy of Vich.

He is one of those ecclesial personalities who, in the second half of the nineteenth century enrich the Church with new religious foundations: a son of Spain, of Catalonia, which has produced so many generous souls that have bequeathed a fruitful heritage to the Church.

In our case, this heritage takes on concrete form in a magnificent and tireless work of evangelical preaching, which culminates in the foundation of the Institute known today as that of the Dominican Sisters of "La Anunciata", present here in large numbers to celebrate their Father Founder, together with so many members of the various organizations which the Congregation has created.

We cannot now present a complete portrait of the new Blessed, an admirable mirror—as you have been able to observe from a reading of his biography—of heroic human, Christian and religious virtues, which make him worthy of praise and of imitation in our earthly pilgrimage. Let us merely speak briefly about one of the most striking aspects of this ecclesial figure.

What impresses us most on approaching the life of the new Blessed, is his evangelizing zeal. At a very difficult moment of history, in which social upheavals and laws persecuting the Church make him leave his convent and live permanently outside it, Father Coll, abstracting from human, sociological or political considerations, dedicates himself completely to an astonishing task of preaching. Both during his parish ministry, especially in Artés y Moya, and in his later phase as an apostolic missionary, Father Coll shows himself to be a true catechist, an evangelizer, in the best line of the Order of Preachers.

In his innumerable apostolic journeys over the whole of Catalonia, through memorable popular missions and other forms of preaching, Father Coll—Mosén Coll, for many—is a transmitter of faith, a sower of hope, a preacher of love, peace and reconciliation among those whom passions, war and hatred keep divided. A real man of God, he lives fully his priestly and religious identity, made a source of inspiration in the whole of his task. To those who do not always understand the reasons for certain attitudes of his, he answers with a convinced "because I am a religious". This deep consciousness of himself is what directs his incessant labour.

An absorbing task, but which does not lack a solid foundation: frequent prayer, which is the driving power of his apostolic activity. On this point, the new Blessed speaks very eloquently. He himself is a man of prayer; he wishes to introduce the faithful along this way (it is enough to see what he says in two publications of his "La hermosa rosa" and "La escala del cielo"). It is the path he points out in the Rule to his daughters, with stirring words, which because of their relevance today I also make my own: "The life of Sisters must be a life of prayer... For this reason I urge you over and over again, beloved Sisters: do not abandon prayer".

The new Blessed , recommends various forms of prayer to sustain apostolic activity. But there is one that he prefers and which I have particular pleasure in mentioning and emphasizing: prayer while contemplating the mysteries of the rosary; that ladder to go up to heaven", composed of mental and vocal prayer which "are the two wings that Mary's Rosary offers Christian souls". A form of prayer which the Pope too practises assiduously and in which he calls upon all of you to join, particularly in the coming month of May, dedicated to the Virgin.

I conclude these reflections in Spanish with a greeting to the Authorities who have come for these celebrations in honour of Father Coll. I invite everyone to imitate his example of life, but especially the sons of St Dominic, the clergy and particularly you, Dominican Sisters of the "Anunciata", who have come from Spain, Europe, America and Africa, where your religious activity is carried on generously

4. The hope that I express this morning, in conclusion, is that today's double Beatification will serve to strengthen and promote commitment in the catechetical action of the whole Church. It is well known that the subject of the Fourth General Assembly of the Synod of Bishops, held here in Rome in the autumn of 1977, was precisely that of catechesis. The Synod Fathers—of whom I too was one—tackled and studied this theme of prime importance for the life and action of the Church at all times. They stressed the urgency of giving catechesis definite priority over other initiatives, less essential even if, perhaps, more spectacular, because the absolutely original aspect of the Church's mission is carried out by means of it. A mission—they confirmed—which involves all members of the People of God, though in their different functions, and commits them to a continual search for adequate methods and means for a more and more effective transmission of the Message.

The thought of the Synod Fathers was addressed particularly to the young, of whose growing importance in the world of today they were well aware: for amid uncertainties and disorders, excesses and frustrations, the young represent the great force on which the fate of future humanity depends. The question that troubled the Synod Fathers is precisely this one: how to get this multitude of young people to have a living experience of Jesus Christ, and that not just in the dazzling encounter of a fleeting moment, but by means of a knowledge of his person and his message that becomes more complete and luminous every day? How to kindle in them the passion for the Kingdom, which he came to inaugurate, and in which alone the human being can find full and satisfying self-fulfilment?

To answer this question is the most urgent task of the Church, today. It will depend on the generous commitment of all, if a testimony of the "message of this salvation" (Acts 13:26) can be offered to the new generations, a testimony capable of winning over the minds and hearts of the young, and of involving their will in those concrete choices, often costly ones, which the logic of the love of God and of one's neighbour demands. It will depend above all on the sincerity and the intensity with which families and communities are able to live their adherence to Christ, if the young are effectively reached by the teachings imparted to them at home, in school, in church.

Let us pray, therefore, the new Blesseds to be close to us with their intercession and to guide us to personal and deep experience of the Risen Christ, who will make our hearts also "burn within us", as the hearts of the two disciples burned on the way to Emmaus, while Jesus "talked to them on the road and opened to them the Scriptures" (cf. Lk 24:32). In fact, only he who can say: "I know him"—and St John has warned us that anyone who does not live according to Christ's commandments cannot say this (cf. Second Reading)—only he who has reached an "existential" knowledge of him and of his Gospel, can offer others a credible, incisive and enthralling catechesis.

The lives of the two new Blesseds are an eloquent confirmation of this. May their example not be proposed to us in vain!

© Copyright 1979 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19790429_beat-laval-coll.html





HOMILY OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI

Vatican Basilica

Sunday, 11 October 2009

 

Dear Brothers and Sisters,

"What must I do to inherit eternal life?". The brief conversation we heard in the Gospel passage, between a man identified elsewhere as the rich young man and Jesus, begins with this question (cf. Mk 10: 17-30). We do not have many details about this anonymous figure; yet from a few characteristics we succeed in perceiving his sincere desire to attain eternal life by leading an honest and virtuous earthly existence. In fact he knows the commandments and has observed them faithfully from his youth. Yet, all this which is of course important is not enough. Jesus says he lacks one thing, but it is something essential. Then, seeing him well disposed, the divine Teacher looks at him lovingly and suggests to him a leap in quality; he calls the young man to heroism in holiness, he asks him to abandon everything to follow him: "go, sell what you have, and give to the poor... and come, follow me" (v. 21).

"Come, follow me". This is the Christian vocation which is born from the Lord's proposal of love and can only be fulfilled in our loving response. Jesus invites his disciples to give their lives completely, without calculation or personal interest, with unreserved trust in God. Saints accept this demanding invitation and set out with humble docility in the following of the Crucified and Risen Christ. Their perfection, in the logic of faith sometimes humanly incomprehensible consists in no longer putting themselves at the centre but in choosing to go against the tide, living in line with the Gospel. This is what the five Saints did who are held up today with great joy for the veneration of the universal Church: Zygmunt Szczęsny Feliński, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damien de Veuster, Rafael Arnáiz Barón and Mary of the Cross (Jeanne Jugan). In them we contemplate the Apostle Peter's words fulfilled: "Lo, we have left everything and followed you" (v. 28), and Jesus' comforting reassurance: "there is no one who has left house or brothers or sisters or mother or father or children or lands, for my sake and for the Gospel, who will not receive a hundredfold now in this time... with persecutions, and in the age to come eternal life" (vv. 29-30).

Zygmunt Szczęsny Feliński, Archbishop of Warsaw, the Founder of the Congregation of the Franciscan Sisters of the Family of Mary, was a great witness of faith and pastoral charity in very troubled times for the nation and for the Church in Poland. He zealously concerned himself with the spiritual development of the faithful, he helped the poor and orphans. At the Ecclesiastical Academy in St Petersburg he saw to the sound formation of priests and as Archbishop of Warsaw he instilled in everyone the desire for inner renewal. Before the January 1863 Uprising against Russian annexation he put the people on guard against useless bloodshed. However, when the rebellion broke out and there were repressions he courageously defended the oppressed. On the Tsar of Russia's orders he spent 20 years in exile at Jaroslaw on the Volga, without ever being able to return to his diocese. In every situation he retained his steadfast trust in Divine Providence and prayed: "O God, protect us not from the tribulations and worries of this world... only multiply love in our hearts and obtain that in deepest humility we may keep our infinite trust in your help and your mercy". Today his gift of himself to God and to humankind, full of trust and love, becomes a luminous example for the whole Church.

St Paul reminds us in the Second Reading that "the word of God is living and active" (Heb 4: 12). In it the Father who is in Heaven speaks lovingly to his children in all the epochs (cf. Dei Verbum, n. 21), making them know his infinite love and, in this way, encouraging them, consoling them and offering them his plan of salvation for humanity and for every person. Aware of this, St Francisco Coll dedicated himself eagerly to disseminating it, thus faithfully fulfilling his vocation in the Order of Preachers, in which he had made his profession. His passion was for preaching, mainly as an itinerant preacher, following the form of the "popular missions". Thus he aimed to proclaim and to revive the word of God in the villages and towns of Catalonia, thereby guiding people to profound encounter with God. This encounter leads to conversion of heart, to receiving divine grace joyfully and to keeping up a constant conversation with Our Lord through prayer. For this reason his evangelizing activity included great dedication to the sacrament of Reconciliation, a special emphasis on the Eucharist and constant insistence on prayer. Francisco Coll moved the hearts of others because he conveyed to them what he himself lived passionately within, what set his own heart on fire: love for Christ and surrender to him. To ensure that the seed of the word of God fell on good ground, Francisco founded the Congregation of the Dominican Sisters of the Anunciata to give an integral education to children and young women so that they might continue to discover the unfathomable treasure that is Christ, the faithful friend who never abandons us and never wearies of being beside us, enlivening our hope with his word of life.

Jozef De Veuster received the name of Damien in the Congregation of the Sacred Hearts of Jesus and Mary. When he was 23 years old, in 1863, he left Flanders, the land of his birth, to proclaim the Gospel on the other side of the world in the Hawaiian Islands. His missionary activity, which gave him such joy, reached its peak in charity. Not without fear and repugnance, he chose to go to the Island of Molokai to serve the lepers who lived there, abandoned by all. Thus he was exposed to the disease from which they suffered. He felt at home with them. The servant of the Word consequently became a suffering servant, a leper with the lepers, for the last four years of his life. In order to follow Christ, Fr Damien not only left his homeland but also risked his health: therefore as the word of Jesus proclaimed to us in today's Gospel says he received eternal life (cf. Mk 10: 30). On this 20th anniversary of the Canonization of another Belgian Saint, Bro. Mutien-Marie, the Church in Belgium has once again come together to give thanks to God for the recognition of one of its sons as an authentic servant of God. Let us remember before this noble figure that it is charity which makes unity, brings it forth and makes it desirable. Following in St Paul's footsteps, St Damien prompts us to choose the good warfare (cf. 1 Tim 1: 18), not the kind that brings division but the kind that gathers people together. He invites us to open our eyes to the forms of leprosy that disfigure the humanity of our brethren and still today call for the charity of our presence as servants, beyond that of our generosity.

Turning to today's Gospel, the figure of the young man who tells Jesus of his desire to be something more than one who fulfils to the letter the duties imposed by the law contrasts with Bro. Rafael, canonized today, who died at age 26 as an oblate at the Trappist Monastery of San Isidro de Dueñas. Bro. Rafael also came from a rich family and, as he himself said, was of a "somewhat dreamy disposition", but his dreams did not vanish before the attraction of material goods and the other aims that the worldly life sometimes proposes with great insistence. He said "yes" to the call to follow Jesus, instantly and with determination, without limits or conditions. So it was that he set out on a journey which, from the moment when he realized at the Monastery that "he did not know how to pray", brought him in just a few years to the peak of spiritual life, which he recounts in a very frank and natural style in many of his letters. Bro. Rafael, who is also near to us, continues with his example and his actions to offer us an attractive path, especially for young people who are not content with little but aspire to the full truth, the ineffable happiness which is attained through God's love. "A life of love.... This is the only reason for living", the new Saint said. And he insisted: "All things come from God's love". May the Lord listen kindly to one of the last prayers of St Rafael Arnáiz, when he offered God his whole life, imploring him: "Take me to yourself and give yourself to the world". May he give himself to revive the inner life of today's Christians. May he give himself so that his Brother Trappists and monastic centres continue to be beacons that reveal the intimate yearning for God which he himself instilled in every human heart.

By her admirable work at the service of the most deprived elderly, St Mary of the Cross is also like a beacon to guide our societies which must always rediscover the place and the unique contribution of this period of life. Born in 1792 at Cancale in Brittany, Jeanne Jugan was concerned with the dignity of her brothers and sisters in humanity whom age had made more vulnerable, recognizing in them the Person of Christ himself. "Look upon the poor with compassion", she would say, "and Jesus will look kindly upon you on your last day". Jeanne Jugan focused upon the elderly a compassionate gaze drawn from her profound communion with God in her joyful, disinterested service, which she carried out with gentleness and humility of heart, desiring herself to be poor among the poor. Jeanne lived the mystery of love, peacefully accepting obscurity and self-emptying until her death. Her charism is ever timely while so many elderly people are suffering from numerous forms of poverty and solitude and are sometimes also abandoned by their families. In the Beatitudes Jeanne Jugan found the source of the spirit of hospitality and fraternal love, founded on unlimited trust in Providence, which illuminated her whole life. This evangelical dynamism is continued today across the world in the Congregation of Little Sisters of the Poor, which she founded and which testifies, after her example, to the mercy of God and the compassionate love of the Heart of Jesus for the lowliest. May St Jeanne Jugan be for elderly people a living source of hope and for those who generously commit themselves to serving them, a powerful incentive to pursue and develop her work!

Dear brothers and sisters, let us thank the Lord for the gift of holiness which shines out in the Church today with unique beauty. While I greet with affection each one of you Cardinals, Bishops, civil and military authorities, priests, men and women religious and members of the lay faithful of various nationalities who are taking part in this solemn Eucharistic celebration I would like to address to all the invitation to let yourselves be attracted by the luminous examples of these Saints, to let yourselves be guided by their teaching so that our entire life may become a song of praise to God's love. May their heavenly intercession obtain for us this grace and, especially, the motherly protection of Mary, Queen and Mother of humanity. Amen.

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/en/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20091011_canonizzazioni.html

Saints of the Day – Blessed Francis Coll Guitart

Article

Born at Gombreny, Catalon, in 1812; died at Vich, April 2, 1875. After studying at the diocesan seminary at Vich, Francis entered the Dominican Order at the priory of Gerona in 1830. In 1835, the anticlerical government closed the house of studies at Gerona and dispersed the Dominican students. From that day until his death, Francis maintained a heroic fidelity to his Dominican vocation without the support offered by community life.

Eventually he was ordained at the diocesan seminary at Vich in 1836. After several years of parish ministry, he pursued itinerant preaching along with his friend Saint Anthony Claret. He founded the Dominican Sisters of the Annunciation to teach the children of the poor in the village where he preached. In December 1869, Blessed Francis suffered a stroke which left him completely blind (Dominicans).

MLA Citation

Katherine I Rabenstein. Saints of the Day1998. CatholicSaints.Info. 13 June 2020. Web. 1 April 2025. <https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-blessed-francis-coll-guitart/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-blessed-francis-coll-guitart/

St Francisco Coll y Guitart (1812-1875)

St Francisco Coll y Guitart was born on 18 May 1812 in the small village of Gombreny, in the Diocese of Vic, Catalonia. He was the 10th and last child of a wool carder.

At the age of 10 he was sent to the Seminary in Vic in 1823. He completed his studies in 1830 and that same year entered the Convent of the Order of Preachers in Gerona, founded only about 35 years after St Dominic de Guzman's death. He made his solemn profession and received the Diaconate in 1831.

Contemporaries of Fr Coll testify that he always behaved as a man of God and led an exemplary life. In 1835 religious orders in Spain were forcibly suppressed and Friar Francisco Coll, was obliged to abandon his convent and become a secularized Dominican. He was nevertheless ordained a priest on 28 May 1836 despite the risks involved.

Indeed, in spite of being unable because of the new anti-clerical laws to live in his convent or to wear his habit, he remained a Dominican all his life in all that he was and all that he did. Soon after his ordination Francisco offered his services to his Bishop and for 40 years exercised his ministry as an itinerant missionary in the parishes of northeast Spain. Impelled by an irresistible force, he started to preach as a new apostle, "the apostle of modern times". Like the Founder of his Order, he received no stipend nor would he accept donations; he was a preacher of popular missions. He prayed for long hours, studied and dedicated a great deal of time to preparing sermons for preaching the missions. He believed in the efficacy of collaboration and gave spiritual exercises to the priests in the region. Thus he collaborated with diocesan priests, Jesuits, Claretians, Augustinians and fellow Dominicans. With his friend, St Anthony Mary Claret, he founded the "Apostolic Fellowship" for evangelization in 1846.

He preached to cloistered nuns and prisoners, visited the sick and imparted catechesis to children, always encouraging the devotion to the Virgin Mary.

His complete trust in God and his apostolic zeal motivated him to gather a group of young women who had already chosen to follow Jesus' call. In 1850 he was appointed Director of the Secular Order of Dominican Tertiaries, which enabled him to found the Congregation of the Dominican Sisters of the Anunciata in 1856 to solve the problem of the Christian formation of girls, then considered inferior to boys.

When Fr Coll died, according to the Congregation he founded, there were already 300 sisters and 50 communities dedicated to the Christian education of children, mainly girls. Today the Congregation has about 1,039 members in Europe, America, Africa and Asia.

Fr Coll y Guitart lost his sight and then his mental faculties and was cared for by the nuns of his Congregation. He died in Vic on 2 April 1875 at the age of 62. His body was exposed in the chapel of his religious and they buried him in the local cemetery. His mortal remains were later translated to the chapel of the Mother House.

John Paul II beatified him on 29 April 1979. In his Homily for Fr Coll's Beatification, the Pope described him as "a transmitter of faith, a sower of hope, a preacher of love, peace and reconciliation among those whom passions, war and hatred keep divided", and "a real man of God", a "man of prayer", who made his priestly and religious identity a source of inspiration, with the words, "I am a religious" constantly on his lips.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/2009/ns_lit_doc_20091011_coll_en.html

Saint Francisco Coll y Guitart
12 OCTOBER 2009. Yesterday, Pope Benedict XVI canonized a new Dominican saint. Although today is not his feast day, let's take this opportunity to learn about, now, Saint Francisco Coll y Guitart.

Born in 1812 in Grombeny, Catalan Pyrenees, Spain, Saint Francisco was one of ten children, and only 4 when his father died. Saint Francisco was confirmed at the age of 6 in 1818, and entered the seminary in Vichy, France in 1822 at the age of only 10. Saint Anthony Mary Claret was a fellow seminary student.

As a child, Saint Francisco taught grammar and catechism to local children in France. He joined the Dominican Order in 1830 at the age of 18. When religious orders were suppressed in France, Saint Francisco continued his studies covertly.

Saint Francisco was ordained on 28 March 1836. Assigned to Moya in 1839, an area ravaged by war, Saint Francisco established charitable organizations to feed and house the many refugees. Saint Francisco worked with the poor and displaced for 10 years. In 1850 Saint Francisco re-opened a suppressed Dominican monastery, and began a program of preaching throughout the Catalan region.

When the cholera epidemic struck in 1854, Saint Francisco worked to minister to cholera victims. He founded the Congregation of the Dominican Sisters of the Annunciation of the Blessed Virgin Mary (La Annunciata) in 1856, a teaching branch of tertiaries

Saint Franciso was struck blind while delivering a homily given at Sallent on 2 December 1869. After that event, Saint Francisco's health never fully recovered, but he refused to retire. When the suppression of religious orders was lifted in 1872, and the Dominicans officially returned, they found that Saint Francisco has kept the necessary structures--physical and administrative--in place. Therefore, the Order could take up their ministry where it had been left off.

Saint Francisco was a popular preacher of missions in various dioceses of North Eastern Spain. Those who knew him characterized his life by his fervent zeal for preaching; he prayed long hours, studied, and dedicated a great deal of time to preparing the sermons for his missions.

Saint Francisco died on 2 April 1875 in Vic, Barcelona, Spain. By the time of his death, the order he had founded had grown to 50 houses; today there are over 140 in Europe and America.

Saint Francisco was beatified by the great Pope John Paul II on 29 April 1979. He was canonized yesterday by Pope Benedict XVI. Saint Francisco's feast day is 2 April.

Prayer

God of all truth, you chose Saint Francis to make known the name of your Son and to instruct Christian people in holiness. By the help of his prayers may the true faith be continually sustained and grow through the ministry of preaching. We ask this through our Lord Jesus Christ, your Son, who lives and reigns with you and the Holy Spirit, one God, for ever and ever. Amen.

SOURCE : https://acta-sanctorum.blogspot.com/2009/10/saint-francisco-coll-y-guitart.html

San Francesco Coll y Guitart Sacerdote domenicano

Festa: 2 aprile

Gombreny, Spagna, 18 giugno 1812 - Vich, Spagna, 2 aprile 1875

Nato a Gombreny (Spagna) da una famiglia di lanaioli, dopo alcuni anni trascorsi come seminarista nella diocesi di Vich, nel 1830 entrò nel convento domenicano di Gerona. Nel 1835 fu costretto a lasciare il convento in seguito alle leggi antiecclesiastiche, ma per tutta la sua vita fu sempre fedele agli impegni della vita domenicana. Nel 1836 fu ordinato sacerdote e 20 anni più tardi fondò le Suore domenicane dell'Annunciazione. Votatosi totalmente alla predicazione, annunciò instancabilmente il nome di Gesù in tutta la Catalogna. Papa Benedetto XVI lo ha canonizzato l'11 ottobre 2009.

Martirologio Romano: A Vic nella Catalogna in Spagna, beato Francesco Coll, sacerdote dell’Ordine dei Predicatori, che, ingiustamente espulso dal chiostro, perseverò tuttavia fermamente nella sua vocazione e predicò per tutta la regione il nome del Signore Gesù Cristo.

Francisco Coll y Guitart nacque a Gombreny, nella diocesi di Vic, in Spagna, il 18 Giugno 1812, decimo ed ultimo figlio di un cardatore di lana. Sin dai primi tempi della sua vita si dedicò all’educazione dei fanciulli, unendola alla propria formazione spirituale e sacerdotale nel seminario di Vic, dove era entrato nel 1823. Per chiara ispirazione di Dio, si fece religioso nell’Ordine dei Predicatori vestendone l’abito nel convento di Gerona nel 1830: lì emise poi la sua professione solenne e ricevette il diaconato, finché, nel 1835, la chiusura forzata dei conventi, da parte del Governo, l’obbligò a vivere fuori convento, senza per altro rinunciare alla sua Professione Domenicana, ma anzi portandola a viverla con maggior intensità. Previo consenso dei superiori, nel 1836, ricevette il presbiterato “col titolo di povertà”. Per quarant’anni predicò intensamente in tutta la Catalogna, sia nelle missioni popolari di gruppo, che in quelle individuali, divenendo un importante strumento di rinnovamento religioso della società. La sua predicazione si fondava su una gran fedeltà al Vangelo, sul facile superamento delle circostanze avverse e sulla fede nella vita eterna. Nominato, nel 1850, direttore del Terz’Ordine Secolare Domenicano ebbe nelle sue mani uno strumento giuridico per porre rimedio all’urgente necessità della sua epoca e della sua regione, ossia provvedere alla formazione cristiana delle giovani nei luoghi più poveri ed emarginati, fondando, nel 1856, la Congregazione delle Suore Domenicane dell’Annunziata. Dal 1869 patì varie malattie, tra cui la cecità e la perdita delle facoltà mentali. Morì il 2 aprile 1875 a Vic. Il suo corpo è venerato nella casa madre della Congregazione da lui fondata. Papa Giovanni Paolo II il 29 aprile 1979 lo ha proclamato Beato. L'11 ottobre 2009 è stato infine canonizzato da Benedetto XVI.

Autore: Franco Mariani

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90772

BEATIFICAZIONE DI P. JACQUES-DÉSIRÉ LAVAL, C.S.S.
E DI P. FRANCISCO COLL, O.P.

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Domenica, 29 aprile 1979

 

Chers Frères et Sœurs,

1. Alleluia! Alleluia! En ce troisième dimanche de Pâques, notre joie pascale s’exprime en écho la joie débordante des Apôtres qui, dès le premier jour, ont reconnu le Christ ressuscité. Le soir de Pâques, “le Christ se tint au milieu d’eux”. “Il leur montra ses mains et ses pieds”. Il les invita à le toucher de leurs mains. Et il mangea sous leurs yeux. Saisis de stupeur et lents a croire, les Apôtres le reconnurent enfin: “Ils furent remplis de joie à la vue du Seigneur”; et désormais personne ne put leur ravir leur joie, ni faire taire leur témoignage. Quelques instante plus tôt, le cœur des disciples d’Emmaüs était aussi tout brûlant au-dedans d’eux pendant que Jésus leur parlait en chemin et leur explicait les Ecritures; et ils l’avaient reconnu eux aussi à la fraction du pain.

L’allégresse de ces témoins, c’est la nôtre, chers Frères et Sœurs, nous qui partageons leur foi au Christ ressuscité. Glorifié auprès du Père, il ne cesse d’attirer les homnes à Lui, de leur communiquer sa vie, l’Esprit de sainteté, tout en leur préparant une place dans la maison du Père Précisément, ceste joie trouve aujourd’hui une éclatante confirmation, puisque nous célébrons deux admirables Serviteurs de Dieu qui, au siècle dernier, ont brillé sur notre terre de la sainteté du Christ et que l’Eglise est en mesure, désormais, de déclarer bienheureux, de les proposer au culte particulier et à l’imitation des fidèles: le Père Laval et le Père Coll, qu’il nous faut maintenant contempler.

2. Il est évidemment impossible de relever ici tous les faits saillants de la vie du Père Jacques-Désiré Laval, ni toutes les vertus chrétiennes qu’il a pratiquées à un degré héroïque. Retenons du moins ce qui caractérise ce missionnaire, au regard de la mission actuelle de l’Eglise.

C’est d’abord son souci d’évangéliser les pauvres, les plus pauvres, et, en l’occurrence, ses “chers Noirs” de l’Ile Maurice, comme il les appelait. Français, il avait commencé par exercer la médecine dans une petite cité de son diocèse natal d’Evreux, mais peu à peu, l’appel à un amour sans partage du Seigneur, qu’il avait un certain temps refoulé, lui fit abandonner son métier et la vie mondaine: “ Devenu prêtre, je pourrai faire plus de bien ”, expliquait-il à son frère. Vocation tardive au Séminaire Saint-Sulpice de Paris, il y fut aussitôt préposé au service des pauvres; puis, comme curé de la petite paroisse normande de Pinterville, il partageait tout son avoir avec les indigente. Mais en apprenant la misère des Noirs d’Afrique et l’urgence de les amener au Christ, il obtint de partir à l’Ile Maurice, avec le Vicaire Apostolique, Mgr Collier. Durant vingt-trois ans, jusqu’à sa morte, il consacra tout son temps, usa toutes ses forces, donna tout son cœur à l’évangélisation des autochtones: sans jamais se lasser il sut les écouter, les catéchiser, leur faire découvrir leur vocation chrétienne. Souvent aussi il intervint pour améliorer leur condition sanitaire et sociale.

L’acharnement qu’il y mit ne cesse de nous étonner, surtout dans les conditions décourageantes de sa mission Mais, dans son apostolat, il alla toujours à l’essentiel.

Le fait est que notre missionnaire a laissé derrière lui d’innombrables convertis, à la foi et à la piéte solides. Il n’était point porté vers les cérémonies tapageuses, séduisantes pour ces âmes simples mais sans lendemain, ni vers les envolées oratoires. Son souci éducatif était très inséré dans la vie, il ne craignait pas de revenir sans cesse sur les points essentiels de la doctrine et de la pratique chrétiennes, et il n’admettait au baptême ou à la première communion que des gens préparés par petits groupes et éprouvés. Il prit grand soin de mettre à la disposition des fidèles des petites chapelles disséminées dans l’île. Une autre initiative remarquable qui rejoint le souci de nombreux pasteurs aujourd’hui: il s’adjoignit des collaborateurs, hommes et femmes, comme chefs de prière, catéchistes, visiteuses et conseillères des malades, responsables de petites communautés chrétiennes, autrement dit des pauvres, évangélisateurs de pauvres.

Quel est donc le secret de son zèle missionnaire? Nous le trouvons dans sa sainteté: dans le don de toute sa personne à Jésus-Christ, inséparable de sa tendresse pour les hommes, surtout pour les plus humbles, qu’il veut faire accéder au salut du Christ. Tout le temps qu’il ne consacrait pas à l’apostolat direct, il le passait à prier, surtout devant le Saint-Sacrement, et il joignait continuellement à sa prière mortifications et pénitences qui ont très vivement frappé ses confrères, malgré sa discrétion et son humilité. Lui-même confie souvent le regret de sa tiédeur spirituelle – disons plutôt le sentiment de sa sécheresse: n’est-ce pas précisément qu’il accorde le plus grana prix au fervent amour de Dieu et de Marie, auquel il veut initier ses fidèles? C’est là aussi le secret de sa patience apostolique: “ C’est sur le bon Dieu tout seul et sur la protection de la Sainte Vierge que nous nous appujons ”. Quelle magnifique confession! Sa spiritualité missionnaire s’était d’ailleurs inscrite, dès le début, dans le cadre d’un jeune Institut religieux et marial, et il eut toujours à cœur d’en suivre les exigences spirituelles, malgré sa solitude et son éloignement géographique: la Société du Saint-Cœur de Marie, dont il fut l’un des tout premiers membres aux côtés du célèbre Père Libermann, et qui sera bientôt fondue avec la Congrégation du Saint-Esprit. L’Apôtre, aujourd’hui comme hier, doit d’abord entretenir en lui la vigueur spirituelle: il témoigne de ce qu’il puise continuellement à la Source.

Voilà un modèle pour les évangélisateurs d’aujourd’hui.Qu’il inspire les missionnaires, et, j’ose dire, tous les prêtres, qui ont d’abord la sublime mission d’annoncer Jésus-Christ et de former à la vie chrétienne!

Qu’il soit, à un litre particulier, la joie et le stimulant de tous les religieux spiritains, qui n’ont cessé d’implanter l’Eglise, notamment en terre africaine, et y œuvrent avec tant de générosité!

Que l’exemple de Père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux! Que le Bienheureux Laval soit aussi la fierté, l’idéal et le protecteur de la communauté chrétienne de l’Ile Maurice, si dynamique aujourd’hui, et de tous les Mauriciens!

A ces souhaits, je suis heureux d’ajouter un salut très cordial à la Délégation du Gouvernement de l’Ile Maurice, comme aussi à celle du Gouvernement français qui sont venues participer à ceste cérémonie.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in francese: 

Cari Fratelli e Sorelle. 

1. Alleluia! Alleluia! In questa terza domenica di Pasqua la nostra gioia pasquale si esprime come eco della traboccante letizia degli Apostoli, i quali, fin dal primo giorno, hanno riconosciuto il Cristo risuscitato. La sera di Pasqua “il Cristo apparve in mezzo a loro”. “Egli mostrò loro le mani e i piedi”. Li invitò a toccarlo con le loro mani. Mangiò dinanzi a loro (cf. Lc 24,36.39.40). Pur presi dallo stupore e lenti a credere, infine gli Apostoli lo riconobbero: “Furono pieni di gioia alla vista del Signore” (Gv 20,20; Lc 24,41); e poi nessuno poté sottrarre loro quella gioia (cf. Gv 16,22) né far tacere la loro testimonianza (cf. At 4,20). Qualche istante prima anche il cuore dei discepoli di Emmaus ardeva nel loro petto mentre Gesù, camminando con loro, parlava e spiegava le Sacre Scritture; ed anch’essi l’avevano riconosciuto allo spezzar del pane (cf. Lc 24,32.35). 

La letizia di questi testimoni, cari Fratelli e Sorelle, è anche nostra: noi condividiamo la loro fede nel Cristo risuscitato. Glorificato presso il Padre, egli non cessa di attirare a sé gli uomini, di comunicare loro la sua vita, lo Spirito di santità, preparando loro, insieme, un posto nella casa del Padre. 

Proprio questa gioia trova oggi una fulgida conferma, giacché noi festeggiamo due meravigliosi Servi di Dio che nel secolo scorso hanno brillato, qui sulla terra, della santità di Cristo; la Chiesa è ormai in grado di dichiararli beati e proporli al culto particolare e alla imitazione dei fedeli: essi sono il padre Laval e il padre Coll. Ora faremo la loro conoscenza. 

2. Evidentemente, è impossibile far risaltare qui tutti i fatti importanti della vita del padre Giacomo Desiderato Laval, né tutte le virtù cristiane che egli ha praticato in grado eroico. Sottolineiamo, almeno, quel che ha caratterizzato questo missionario e che sia in rapporto con l’attuale missione della Chiesa. 

Anzitutto la sua ansia di evangelizzare i poveri, i più poveri, e, nel suo caso, i suoi “cari Negri” dell’Isola Maurizio: così soleva chiamarli. Francese, aveva cominciato ad esercitare la medicina in una cittadina della sua diocesi natale di Evreux; ma a poco a poco la chiamata – rifiutata per un certo tempo – ad un indiviso amore del Signore gli fece abbandonare la sua professione e la vita mondana: “Da prete potrò fare di più per il bene del prossimo”, spiegava egli a suo fratello (cf. Biografia). Vocazione tardiva al seminario San Sulpizio di Parigi, subito vi fu preposto al servizio dei poveri; poi, come curato nella piccola parrocchia di Pinterville in Normandia, condivideva con gli indigenti tutto il suo avere. Ma, conosciuta la miseria dei Negri d’Africa e l’urgenza di accostarli a Cristo, ottenne di partire per l’Isola Maurizio con il Vicario Apostolico Monsignor Collier. Per ventitré anni, fino alla morte, consacrò tutto il suo tempo, spese tutte le sue forze, diede tutto il suo cuore alla evangelizzazione degli indigeni: senza mai stancarsi seppe ascoltarli, catechizzarli e far loro scoprire la vocazione cristiana. Spesso anche intervenne per migliorare la loro condizione sanitaria e sociale. 

Il suo impegno e dedizione non cessa di stupirci, tenuto conto soprattutto delle scoraggianti condizioni della sua missione. Ma, nel suo apostolato, andò sempre all’essenziale. 

È un fatto che il nostro missionario ha lasciato innumerevoli convertiti di solida fede e pietà. Non era portato né per svolazzi oratori né verso cerimonie vistose, seducenti per quelle anime semplici ma prive di un domani. Il suo intento educativo era ben inserito nella vita: non esitava a tornare continuamente sui punti essenziali della dottrina e della pratica cristiana, né ammetteva al Battesimo o alla Prima Comunione che persone preparate a piccoli gruppi e ben saggiate. Ebbe gran cura di mettere a disposizione dei fedeli delle piccole cappelle disseminate per l’isola. Ecco, ora, un’altra sua notevole iniziativa, che somiglia alla mira di tanti pastori di oggi: egli si scelse dei collaboratori, uomini e donne, come guide per la preghiera, catechisti, visitatrici e consigliere dei malati, responsabili di piccole comunità cristiane: cioè poveri che evangelizzassero altri poveri. 

Qual è dunque il segreto del suo zelo missionario? La sua santità: dono di tutta la sua persona a Gesù Cristo, inseparabile dalla sua tenerezza per gli uomini, soprattutto per i più umili, che egli vuole accostare alla salvezza del Cristo. Tutto il tempo non dedicato all’apostolato diretto lo trascorreva pregando, specialmente dinanzi al Santo Sacramento; e alla sua preghiera univa continuamente penitenze e mortificazioni che, nonostante la sua discrezione e umiltà, hanno vivamente colpito i suoi confratelli. Lui stesso manifesta spesso il rammarico per la sua tiepidezza spirituale o piuttosto per la sofferta consapevolezza della sua aridità: non dà egli, infatti, il primo posto al fervente amore di Dio e di Maria, a cui vuol pure iniziare i suoi fedeli? Questo è il segreto della sua pazienza nell’apostolato: “Contiamo solo sul buon Dio e sulla protezione della Santa Vergine” (Lettera del 6 luglio 1853, cf. Biografia). Che magnifica confessione! Del resto la sua spiritualità missionaria fin dall’inizio si era inscritta nel quadro di un giovane istituto religioso mariano ed ebbe sempre cura di viverne lo spirito, malgrado la solitudine e la lontananza geografica: la Società del Sacro Cuore di Maria, di cui egli fu uno dei primi membri accanto al celebre padre Libermann, Società che ben presto si fonderà con la Congregazione dello Spirito Santo. L’apostolo, oggi come ieri, deve anzitutto conservare in sé il vigore spirituale: è infatti testimone di quanto attinge continuamente alla Sorgente. 

Ecco un modello per gli evangelizzatori di oggi: che ispiri i missionari, anzi, oso dire, tutti i preti, che hanno in primo luogo la sublime missione di annunciare Gesù Cristo e di formare alla vita cristiana! 

Che sia, a titolo particolare, gioia e stimolo per tutti i religiosi della Congregazione dello Spirito Santo, i quali non hanno cessato di piantar la Chiesa, specialmente in Africa, dove lavorano con tanta generosità! 

Che l’esempio del padre Laval incoraggi quanti, sul continente africano e altrove, si sforzano di costruire un mondo fraterno, esente da pregiudizi razziali! Che il Beato Laval sia anche vanto, ideale e protettore della così dinamica comunità cristiana dell’Isola Maurizio e di tutti i Mauriziani! 

A questi auguri son lieto di unire un saluto cordialissimo alla Delegazione del Governo dell’Isola Maurizio e a quella del Governo francese, che son venute per partecipare a questa cerimonia. 

3. Un segundo motivo de alegría eclesial es la beatificación de otra figura que la Iglesia quiere hoy exaltar y proponer a la imitación del Pueblo de Dios: el Padre Francisco Coll. Una nueva gloria de la gran familia dominicana y no menos, de la familia diocesana de Vich. Un religioso y a la vez un modero de apóstol – durante gran parte de su vida – entre les filas del clero vicense. 

Una de esas personalidades eclesiales, que en la segunda mitad del siglo diecinueve, enriquecen a la Iglesia con nuevas fundaciones religiosas. Un hijo de la sierra española, de Cataluña, en la que han brotado tantas almas generosas que han legado a la Iglesia una herencia fecunda. 

En nuestro caso, esa herencia se concreta en una labor magnífica e incansable de predicación evangélica, que culmina en la fundación del Instituto hoy llamado de les Religiosas Dominicas de la Anunciada, en gran número aquí presentes para celebrar a su Padre Fundador, unidas a tantos miembros de les diversas obras a les que la Congregación ha dado vida. 

No podemos presentar ahora una semblanza completa del nuevo Beato, espejo admirable – como habéis podido observar a través de la lectura de su biografía – de heroicas virtudes humanas, cristianas, religiosas, que le hacen digno de elogio y de imitación en nuestra peregrinación terrena. Limitémonos a discurrir brevemente acerca de un aspecto más saliente en esta figura eclesial. 

Lo que más impresiona al acercarse a la vida del nuevo Beato es su afán evangelizador. En en momento histórico muy difícil, en el que les convulsiones sociales y les leyes persecutorias contra la Iglesia le hacen abandonar su convento y vivir permanentemente fuera de él, el Padre Coll, colocándose por encima de inspiraciones humanas, sociológicas o políticas, se consagra enteramente a una asombrosa tarea de predicación. Tanto durante su ministerio parroquial, especialmente en Artés y Moyá, como en su fase posterior de misionero apostólico, el Padre Coll se manifiesta un verdadero catequista, un evangelizador, en la mejor línea de la Orden de Predicadores. 

En sus incontables correrías apostólicas por toda Cataluña, a través de memorables misiones populares y otras formas de predicación, el Padre Coll – Mosén Coll, para muchos – es transmisor de fe, sembrador de esperanza, predicador de amor, de paz, de reconciliación entre quienes les pasiones, la guerra y el odio mantenían divididos. Verdadero hombre de Dios, vive en plenitud su identidad sacerdotal y religiosa, hecha fuente de inspiración en toda su tarea. A quien no siempre comprende los motivos de ciertas actitudes suyas, responde con un convencido “ porque soy religioso ”. Esa profunda conciencia de sí mismo, es la que orienta su labor incesante. 

Una tarea absorbente, pero a la que no falsa una base sólida: la oración frecuente, que es el motor de su actividad apostólica. En ese punto, el nuevo Beato habla de manera bien elocuente: es él mismo hombre de oración; por ese camino quiere introducir a los fieles (basta ver lo que dice en sus dos publicaciones “La hermosa rosa ” y “ La escara del cielo”); ese es el sendero que señala en la Regla a sus hijas, con palabras vibrantes, que por su actualidad hago también mías: “La vida de les Hermanas debe ser vida de oración... Por esto os recomiendo y os vuelvo a recomendar, amadas hermanas: no dejéis la oración”.

El neo-Beato recomienda diversas formas de plegaria que sostenga la actividad apostólica. Pero hay una que es su preferida y que tengo especial agrado en recoger y subrayar: la oración hecha contemplando los misterios del rosario; esa “ escara para subir al cielo ”, compuesta de oración mental y vocal que “ son les dos ales que el Rosario de María ofrece a les almas cristianas ”. Una forma de oración que también el Papa practica con asiduidad y a la que os invita a uniros todos vosostros, sobre todo en el próximo mes de mayo consagrado a la Virgen.

Concluyo estas reflexiones en lengua española saludando a les Autoridades que han venido para estas celebraciones en honor del Padre Coll. Invitando a todos a imitar sus ejemplos de vida, pero en especial a los hijos de Santo Domingo, al clero y particularmente a vosotras, Hermanas Dominicas de la Anunciada, venidas de España, de Europa, de América y Africa, donde vuestra actividad religiosa se despliega con generosidad.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in spagnolo:

3. Un secondo motivo di gioia ecclesiale è la beatificazione di un’altra figura che la Chiesa desidera oggi esaltare e proporre alla imitazione del Popolo di Dio: il padre Francesco Coll. Una nuova gloria della famiglia domenicana nonché della famiglia diocesana di Vich. Un religioso e insieme un modello di apostolo, durante gran parte della sua vita, tra le file del clero di quella diocesi. 

Una di quelle personalità ecclesiastiche che nella seconda metà del secolo XIX arricchiscono la Chiesa di nuove fondazioni religiose. Un figlio della terra spagnola, della Catalogna, nella quale son germogliate tante generose anime che han lasciato alla Chiesa una feconda eredità! 

Nel nostro caso tale eredità si concretizza in una magnifica e instancabile opera di predicazione evangelica che culmina nella fondazione dell’Istituto chiamato oggi delle Religiose Domenicane dell’Annunziata: esse, insieme a tanti membri delle varie opere cui la Congregazione ha dato vita, son presenti qui in gran numero per festeggiare il loro Padre Fondatore. 

Non possiamo tracciare ora un ritratto completo del nuovo Beato: come avete potuto ricavare dall’ascolto della sua biografia egli è specchio mirabile di eroiche virtù umane, cristiane, religiose, che lo fan degno di lode e di imitazione nel nostro pellegrinaggio terreno. Limitiamoci ad intrattenerci brevemente su un aspetto emergente in questa figura di ecclesiastico. 

Quel che più fa impressione accostandoci alla vita del nuovo Beato, è la sua attività di evangelizzatore. In un momento storico assai difficile, in cui convulsioni sociali e leggi persecutorie contro la Chiesa lo costringono ad abbandonare il convento e a viverne costantemente fuori, il padre Coll si consacra interamente ad una meravigliosa opera di predicazione ponendosi al di sopra di ogni visuale umana, sociologica o politica. Sia durante il ministero parrocchiale, particolarmente ad Artés e a Moyá, sia nel periodo successivo di missionario apostolico, il padre Coll si rivela un vero catechista ed evangelizzatore, nella migliore tradizione dell’Ordine dei Predicatori.

Durante i suoi innumerevoli viaggi apostolici per tutta la Catalogna, con memorabili missioni popolari e altre forme di predicazione, il padre Coll – Mosén Coll, per molti – è seminatore di fede e di speranza, predicatore di carità, di pace, di riconciliazione tra quanti le passioni, la guerra e l’odio tenevano divisi. Vero uomo di Dio, vive in pienezza la sua identità sacerdotale e religiosa, divenuta fonte di ispirazione durante tutto il suo ministero. A quanti non sempre comprendono i motivi di certi suoi atteggiamenti, risponde con un convinto “perché sono religioso”. Tale profonda consapevolezza di se stesso è il segreto che orienta la sua incessante attività. 

Un ministero assorbente; ma non privo di solida base: la ininterrotta orazione, che è la spinta della sua attività apostolica. Su questo tema il nuovo Beato parla assai eloquentemente: è egli stesso uomo di orazione e per questa via vuol avviare i fedeli (basta seguire quanto afferma nelle due pubblicazioni “La bella rosa” e “La scala del cielo”); questo è il sentiero che indica alle sue figlie nella Regola, con parole vibranti, che per la loro attualità faccio mie: “La vita delle sorelle deve esser vita di orazione... Perciò vi raccomando, e torno a raccomandarvi, care sorelle: non cessate di pregare”. 

Il neo-Beato raccomanda varie forme di preghiera a sostegno dell’attività apostolica: ma ve n’è una che è la sua preferita e che con particolare piacere raccolgo e sottolineo: l’orazione fatta contemplando i misteri del rosario; questa “scala per salir al cielo”, risultante di orazione mentale e vocale che “sono le due ali offerte dal Rosario alle anime cristiane”. Una forma di preghiera che anche il Papa pratica con assiduità e alla quale vi invita ad unirvi tutti, specialmente nel prossimo mese di maggio, consacrato alla Vergine. 

Concludo queste riflessioni in lingua spagnola salutando le Autorità che son venute alle presenti celebrazioni in onore di padre Coll. Tutti invito ad imitarlo: ma in particolare i figli di San Domenico, il clero e soprattutto voi, Sorelle Domenicane dell’Annunziata, giunte dalla Spagna, dall’Europa, dall’America, dall’Africa dove si spiega generosamente la vostra attività religiosa. 

4. L’auspicio che io esprimo stamani è in conclusione che l’odierna duplice Beatificazione valga a rafforzare ed a promuovere l’impegno nell’azione catechetica di tutta la Chiesa. È noto che il tema della Quarta Assemblea Generale del Sinodo dei Vescovi, tenutosi qui a Roma nell’autunno del 1977, fu appunto quello della catechesi. I Padri sinodali – dei quali io pure facevo parte – affrontarono e studiarono questo argomento di primaria importanza per la vita e per l’azione della Chiesa di ogni tempo. Essi sottolinearono l’urgenza di dare decisa priorità alla catechesi rispetto ad altre iniziative, meno essenziali anche se magari più appariscenti, perché in essa si attua l’aspetto assolutamente originale della missione della Chiesa. Una missione – essi ribadirono – che investe tutti i membri del Popolo di Dio, pur nelle loro funzioni differenziate, e li impegna ad una continua ricerca di metodi e di mezzi adeguati per una sempre più efficace trasmissione del Messaggio.

Il pensiero dei Padri del Sinodo era rivolto soprattutto ai giovani, della cui importanza crescente nel mondo d’oggi essi erano ben consapevoli: pur tra incertezze e sbandamenti, eccessi e frustrazioni, i giovani rappresentano la grande forza, da cui dipendono le sorti dell’umanità futura. La domanda che ha assillato i Padri sinodali è stata proprio questa: come portare questa moltitudine di giovani a fare un’esperienza viva di Gesù Cristo, e ciò non soltanto nell’incontro abbagliante di un momento fuggevole, ma mediante una conoscenza ogni giorno più completa e più luminosa della sua persona e del suo messaggio? Come far nascere in loro la passione per il Regno, che egli è venuto ad inaugurare, e nel quale soltanto l’essere umano può trovare la piena e appagante realizzazione di se stesso?

Rispondere a questa domanda è il compito più urgente della Chiesa, oggi. Dipenderà dall’impegno generoso di tutti, se alle nuove generazioni potrà essere offerta una testimonianza della “parola di salvezza” (At 13,26), capace di conquistare le menti ed i cuori dei giovani e di coinvolgere le loro volontà in quelle scelte concrete, spesso costose, che la logica dell’amore di Dio e del prossimo richiede. Dipenderà soprattutto dalla sincerità e dall’intensità, con cui le famiglie e le comunità sapranno vivere la loro adesione a Cristo, se i giovani saranno efficacemente raggiunti dagli insegnamenti loro impartiti in casa, a scuola, in chiesa.

Preghiamo, dunque, i nuovi Beati perché ci siano vicini con la loro intercessione e ci guidino ad un’esperienza personale e profonda del Cristo risorto, che porti anche i nostri cuori ad “ardere nel petto”, come ardevano i cuori dei due discepoli sulla strada di Emmaus, mentre Gesù “conversava con loro e spiegava loro le Scritture” (cf. Lc 24,32). Infatti, solo colui che può dire: “Lo conosco” – e San Giovanni ci ha avvertiti che questo non lo può dire chi non vive secondo i comandamenti di Cristo (cf. 2Gv 1) – solo chi ha raggiunto una conoscenza “esistenziale” di lui e del suo Vangelo, può offrire agli altri una catechesi credibile, incisiva, trascinatrice.

La vita dei due nuovi Beati è, di questo, una riprova eloquente. Che il loro esempio non ci sia proposto invano!

Copyright © Dicastero per la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19790429_beat-laval-coll.html

Francisco Coll y Guitart

(1812-1875)

Beatificazione:

- 29 aprile 1979

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Canonizzazione:

- 11 ottobre 2009

- Papa  Benedetto XVI

- Piazza San Pietro

 Celebrazione

Ricorrenza:

- 2 aprile

Immagini della celebrazione

Sacerdote professo dell’Ordine dei frati Predicatori (Domenicani), fondatore della Congregazione delle Suore Domenicane dell’Annunciazione della Beata Vergine Maria

Missionario apostolico, pacificatore in tempo di guerre civili

Francisco Coll y Guitart, fondatore delle Suore Domenicane dell'Annunziata, nacque in Gombrèn, diocesi di Vic nella provincia di Gerona in Spagna, il 18 maggio 1812. Il 19 dello stesso mese e anno ricevette il battesimo. Fin dall'infanzia si sentì portato al sacerdozio ed entrò nel seminario della sua diocesi nel 1823, dove fece gli studi umanistici e il triennio filosofico. Nel 1830 entrò nell'Ordine dei Predicatori nel convento dell'Annunciazione di Gerona. Dopo il noviziato e la professione religiosa fino alla morte, nell'ottobre del 1831, fece gli studi teologici e ricevette gli ordini sacri fino al diaconato.

Nell'agosto del 1835, con i suoi fratelli della comunità, si vide obbligato ad abbandonare il convento a causa delle leggi persecutorie contro i religiosi in Spagna. Visse eroicamente la sua consacrazione religiosa come frate exclaustrato, visto che per tutta la durata della sua vita non fu possibile riaprire nessun convento di frati dell'Ordine dei Predicatori nel territorio della Provincia di Aragona alla quale apparteneva. Ricevette l'ordinazione sacerdotale a Solsona il 28 maggio 1836 e, avendo la certezza che non si autorizzava la riapertura dei conventi, in accordo con i superiori, offrì il suo servizio sacerdotale al Vescovo di Vic. Questi lo inviò come coadiutore alla parrocchia di Artés, prima e, subito dopo, nel dicembre del 1839, a quella de Moià.

Sin dall'inizio del suo ministero assunse impegni che andavano oltre quelli strettamente parrocchiali. Lo zelo che lo divorava lo salvò dall'inerzia della exclaustrazione. All'inizio fece parte de la « Hermandad Apostólica » che promosse Sant'Antonio Maria Claret e si impegnò a predicare esercizi spirituali e missioni popolari. Nel 1848 ricevette il titolo di Missionario Apostolico. Vari prelati lo chiamarono nelle loro diocesi affinché svolgesse una predicazione missionaria che fu pacificatrice in tempo di frequenti guerre civili. Il suo nome divenne popolare e venerato nelle varie regioni della Catalogna.

Con insistenza reclamavano la sua predicazione evangelica orientata a ravvivare la fede in mezzo al popolo di Dio e a conseguire il ritorno dei lontani dalle pratiche religiose. Si servì in modo speciale del Rosario, che propagò tra le genti dei paesi e delle città attraverso il rinnovamento delle confraternite, fondando il Rosario Perpetuo al quale si iscrissero migliaia di persone e con istruzioni rivolte ai fedeli affinché meditassero con frutto i suoi misteri. Sempre per promuovere il Rosario, pubblicò piccoli libri intitolati La Hermosa Rosa e La scala del cielo, di cui si stamparono diverse edizioni in un gran numero di esemplari perché si distribuissero abbondantemente durante le missioni. Predicava tutti gli anni la quaresima e i mesi di maggio e di ottobre in onore di Maria in città importanti: Barcellona, Lérida, Vic, Gerona, Solsona, Manresa, Igualada, Tremp, Agramunt, Balaguer…

Constatando l'ignoranza religiosa e la non corrispondenza alle norme della vita cristiana da parte dei battezzati fondò il 15 agosto 1856 la Congregazione delle Suore Domenicane dell'Annunziata per la santificazione dei suoi membri e l’educazione cristiana dell'infanzia e della gioventù, che vivevano nell'abbandono e nell'ignoranza religiosa. La Congregazione si estese, non solo in Europa, ma anche in America, Africa e Asia.

L'impegno e la predicazione, particolarmente per mezzo degli esercizi spirituali diretti a sacerdoti e religiose, missioni popolari, quaresimali, novene e altri modi di evangelizzazione, si può ben dire che durarono fino al termine della sua vita, anche quando negli ultimi cinque anni si ammalò di apoplessia progressiva che lo rese cieco. Tale malattia si verificò lo stesso giorno in cui i vescovi del mondo cattolico si riunivano a Roma per iniziare i lavori del Concilio Vaticano I.

Morì santamente in Vic il 2 aprile 1875. Fu beatificato dal Servo di Dio Giovanni Paolo II il 29 aprile 1979.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francisco-coll-y-guitart.html

Den hellige Frans Coll Guitart (1812-1875)

Minnedag:

2. april

Kilder: Attwater/Cumming, Schauber/Schindler, Holböck (1), Resch (B1), Index99, KIR, Patron Saints SQPN, Heiligenlexikon, santiebeati.it, es.wikipedia.org - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Opprettet: 2004-02-03 23:56 - Sist oppdatert: 2009-10-11 15:07

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/fcoll

Franz Coll y Guitart

spanischer Name: Francisco

Gedenktag katholisch: 2. April

Fest bei den Dominikanerinnen von der Verkündigung: 19. Mai

gebotener Gedenktag im Bistum Vic: 19. Mai

nicht gebotener Gedenktag im Dominikanerorden: 19. Mai

Name bedeutet: der Franke (latein.)

Ordensmann, Priester, Ordensgründer

* 18. Mai 1812 in Gombrèn bei Ripoll in Spanien

† 2. April 1875 daselbst

Gemälde aus dem Jahr 196? 

Franz war das jüngste von zehn Kindern eines Arbeiters. Im Alter von elf Jahren kam er ans Seminar der Dominikaner in Vich - dem heutigen Vic - 1828 begann er sein Noviziat in Gerona, 1830 legte er die ewigen Gelübde ab. Als 1835 die Orden in Spanien verboten wurden, musste auch Franz sein Kloster verlassen, fand jedoch Zuflucht wieder im Seminar in Vich, dort empfing er 1836 die Priesterweihe. Seine Leidenschaft war die Verkündigung; als Wanderprediger war er unterwegs, das Wort Gottes in den Dörfern und Städten Kataloniens zu verkündigen und den Glauben wieder zu beleben; er hielt Exerzitien, Einkehrtage und Volksmissionen, wenn er predigte, waren die Kirchen oft überfüllt. Besonderes Anliegen war ihm die Verbreitung des Rosenkranzes. Er war befreundet mit Antonius Maria Claret y Clará, auf dessen Vermittlung er 1848 zum Apostolischen Vikar ernannt wurde. 1850 wurde er zum Direktor des Dritten Ordens der Dominikaner in Katalonien ernannt.

1856 gründete Franz Coll in Vich die Congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata, die Kongregation der dominikanischen Schwestern von der Verkündigung des Herrn, für Frauen als Zweig der Dominikaner-Tertiarinnen, kurz la Annunciata genannt, zur Erziehung und Unterrichtung der einfachen Kinder auf dem Land; bis 1874 wirkte er als deren Vorsteher. Für die Angehörigen seines Ordens verfasste er die Regel und einige spirituelle Bücher, so auf Katalanisch La hermosa Rosa, die schöne Rose. 1869 wurde er nach mehreren Schlaganfall blind.

Franz Coll wurde im Mutterhaus des von ihm gegründeten Ordens in Vich bestattet.

Kanonisation: Francisco Coll wurde am 29. April 1979 von Papst Johannes Paul II. seliggesprochen, am 11. Oktober 2009 wurde er in Rom von Papst Benedikt XVI. heiliggesprochen.

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Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 05.09.2015

Quellen:

• Newsletter von Radio Vatikan – 11. Oktober 2009

• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 4. Herder, Freiburg im Breisgau 1995

• Ferdinand Holböck: Die neuen Heiligen der katholischen Kirche, Band 1. Christiana, Stein am Rhein 1991

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Franz Coll y Guitart, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienF/Franz_Coll.html, abgerufen am 1. 4. 2025

Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienF/Franz_Coll.html

SAN FRANCISCO COLL, FUNDADOR

1812. GOMBRÈN (Gerona).– Francisco Coll i Guitart nace el 18 de mayo, en el seno de una sencilla familia de cardadores de lana. Es el menor de once hermanos, a quienes la madre, viuda al poco de nacer Francisco, educó en la sólida piedad cristiana.

SEMINARISTA

1823. VIC.– Desde sus primeros años se sentía apóstol. Sus amigos acudían a oír sus predicaciones infantiles desde la fuente en la plaza del pueblo, o subido a bancos y sillas. Todos veían en él un futuro sacerdote. A los diez años dejó Gombrèn y marchó a estudiar al seminario de Vic, alternando sus estudios con la enseñanza a los niños en la masía de Puigseslloses. Piedad, estudio, enseñanza, apostolado: buenos cimientos para un futuro predicador y fundador.

DOMINICO

1830. GERONA.– Cinco años clave en la vida de Francisco. Decide ser fraile predicador, dominico. Y lo será en el convento de la Anunciación de Girona. Sólida Formación teológica, intensa vida de oración: las dos alas que le servirán para volar por toda Cataluña como apóstol del Evangelio, enamorado de María. En 1835 todos los religiosos tuvieron que abandonar sus conventos, que pasaban a manos del Estado. Fray Francisco seguirá siendo dominico para siempre. No hubiera podido encontrar para su vida un modelo mejor que Domingo de Guzmán.

SACERDOTE

1836. SOLSONA (Lérida).– Fray Francisco es ordenado sacerdote. Desde entonces, su vida será un gastarse continuo en toda la gama de servicios ministeriales y apostólicos: catequesis, confesiones, dirección de almas, y sobre todo, predicación. Francisco Coll continuaría siendo dominico toda su vida. Firmaría anteponiendo a su nombre “Fray”, y posponiendo las siglas “OP”, que significan: de la Orden de Predicadores (dominicos). Y llevaba muy dentro de su alma de apóstol la consigna de Cristo: “Id y predicad”. Por eso, desligado de las cargas parroquiales, recorrerá toda Cataluña, dando ejercicios espirituales a sacerdotes y religiosas y predicando misiones populares, con tanto éxito, que su gran compañero, San Antonio María Claret decía: “Cuando ha predicado el P. Coll en una población, ya no nos queda nada que espigar a los demás”.

FUNDADOR

1856. VIC.– El mundo es pequeño para un corazón de apóstol. El P. Coll veía que la mies era mucha. Su afán, inmenso. Sus posibilidades, limitadas en el tiempo y en el espacio. ¿Por qué no ampliar su espíritu y su misión? La respuesta a este interrogante es la obra maestra del Padre Coll: la CONGREGACIÓN DE DOMINICAS DE LA ANUNCIATA. Sus hijas continuarían cultivando los campos donde el Padre Coll iba sembrando la Palabra, especialmente entre la juventud femenina.

Los Colegios de la Anunciata serán focos de irradiación evangélica, junto con la formación humana, con el espíritu de sencillez. De alegría, de servicio que caracterizó al fundador.

HACIA LA CASA DEL PADRE

1875. VIC, 2 DE ABRIL.– Hacía algo más de cinco años que había quedado ciego repentinamente. Recobró algo la vista pero desde diciembre de 1869 no pudo volver a leer. Eran frecuentes los ataques apopléticos. La vida austerísima, las correrías apostólicas, la lucha contra las mil dificultades que encontraba su Congregación, habían acabado con sus fuerzas. Santamente, como había vivido, pasó de este mundo a la Casa de Padre, de la mano de María.

Atrás dejaba una prolongación de su vida y de su misión: más de trescientas Hermanas, animadas de su mismo espíritu. Hoy más de mil Dominicas de la Anunciata, sirven a Cristo en los hermanos: colegios, misiones, hospitales, asilos, residencias, obras sociales, colaboración con parroquias y Obras de Iglesia… todo un amplio abanico del servicio cristiano en Europa, América, África y Asia.

Hace más de ciento treinta años que falleció el Padre Coll. Pero el Padre Coll, ¡no ha muerto!

SOURCE : https://dominicasanunciata.org/francisco-coll/

BEATIFICACIÓN DE LOS SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DE SU SANTIDAD JUAN PABLO II

Basílica de San Pedro

Domingo 29 de abril de 1979

1. Aleluya. Aleluya. En este III domingo de Pascua nuestro gozo pascual se manifiesta como un eco de la alegría desbordante de los Apóstoles, que reconocieron a Cristo resucitado ya desde el primer día. La tarde de Pascua "Cristo se presentó en medio de ellos". "Les mostró sus manos y sus pies". Les invitó a palparlo con sus manos. Comió con ellos (cf. Lc 24, 36. 39. 40). Sobrecogidos de estupor y tardos en creer, los Apóstoles lo reconocieron al fin. "Se alegraron viendo al Señor" (Jn 20, 20; Lc 24, 41); y en adelante nadie podrá quitarles este gozo (cf. Jn 16, 22), ni acallar su testimonio (cf. Act 4, 20). Poco antes, a los discípulos de Emaús les ardía el corazón mientras Jesús les hablaba en el camino y les explicaba las Escrituras; y lo habían reconocido ellos también en el partir el pan (cf. Lc 24, 32. 35).

La alegría de estos testigos es también la nuestra, queridos hermanos y hermanas, pues participamos de su fe en Cristo resucitado. Glorificado junto al Padre, sigue atrayendo a los hombres hacia El y sigue comunicándoles su vida, el Espíritu de santidad, a la vez que les prepara un lugar en la casa de su Padre. Precisamente hoy este gozo encuentra confirmación esplendente, pues celebramos a dos servidores admirables de Dios que brillaron en nuestra tierra el siglo pasado con la santidad de Cristo, y que la Iglesia está ya en condiciones de declarar Beatos y proponer al culto particular y a la admiración de los fieles: el p. Laval y el p. Coll. que ahora vamos a contemplar.

2. Es imposible evidentemente enumerar aquí todos los hechos salientes de la vida del padre Santiago Desiderio Laval, ni todas las virtudes cristianas que practicó en grado heroico. Recojamos al menos lo que caracteriza a este misionero en relación con la misión actual de la Iglesia.

Es ante todo su afán de evangelizar a los pobres, a los más pobres, y concretamente a sus "queridos Negros" de la Isla Mauricio, como él los llamaba. Era francés; en un primer momento ejerció la medicina en una ciudad pequeña de su diócesis natal, Evreux; pero poco a poco la llamada al amor exclusivo al Señor que en otro tiempo había rechazado, le hizo abandonar la profesión y la vida mundana: "Siendo sacerdote podré hacer más bien", explicó a su hermano (cf. Biografía). Vocación tardía en el seminario de San Sulpicio de París, se dedicó ya al servicio de los pobres; después, siendo cura de la pequeña parroquia normanda de Pinterville, compartió sus haberes con los indigentes. Pero cuando conoció la miseria que padecían los Negros de África y la urgencia de llevarlos a Cristo, consiguió marchar a la Isla Mauricio con el vicario apostólico, mons. Collier. Durante 23 años, o sea hasta su muerte, consagró todo su tiempo, dedicó todas sus fuerzas, entregó el corazón entero a la evangelización de los autóctonos; sin jamás cansarse supo escucharlos, enseñarles catecismo y llevarles a descubrir su vocación cristiana. Con frecuencia intervino asimismo para conseguir que mejorase su situación sanitaria y social.

El empeño que puso en ello no deja de sorprendernos, sobre todo en las condiciones desalentadoras en que se desenvolvía su misión. Pero siempre fue a lo esencial en su apostolado. El hecho es que nuestro misionero dejó tras sí innumerables convertidos a la fe y a la piedad sólidas. No era aficionado a las ceremonias exuberantes, atractivas para estas almas sencillas pero sin futuro; ni tampoco se inclinaba a arrebatos oratorios. Su labor educativa se insertaba plenamente en la vida; no vacilaba en volver una y otra vez sobre los puntos esenciales de la doctrina y la práctica cristianas, y sólo admitía al bautismo y a la primera comunión a personas preparadas en grupos pequeños y ya probadas. Tuvo gran cuidado en poner a disposición de los fieles capillas pequeñas diseminadas por la isla. Otra iniciativa notable, que entra asimismo en las preocupaciones de muchos Pastores hoy día: se rodeó de colaboradores, hombres y mujeres, haciéndolos jefes de oración, catequistas, visitadores y asesores de enfermos, responsables de pequeñas comunidades cristianas; dicho de otro modo pobres evangelizadores de pobres.

¿Cuál es. por tanto, el secreto de su celo misionero? Lo encontramos en su santidad, en la entrega de toda su persona a Jesucristo, que es inseparable del amor hacia los hombres, sobre todo hacia los más humildes, a quienes quiere encaminar a la salvación de Cristo. Todo el tiempo que no dedicaba al apostolado directo lo pasaba en oración, sobre todo ante el Santísimo Sacramento; y a la oración unía constantemente mortificaciones y penitencias que impresionaban mucho a sus hermanos, a pesar de su discreción y humildad. Muchas veces lamentaba él mismo su tibieza espiritual —digamos más bien su sentimiento de sequedad—; y, ¿acaso no es precisamente porque concede gran valor al amor ferviente a Dios y a María, en el que quiere iniciar a sus fieles? Aquí está también el secreto de su paciencia apostólica: "Sólo nos apoyamos en Dios y en la protección de la Santísima Virgen" (Carta del 6 de julio de 1853, cf. Biografía). ¡Qué magnífica confesión! Su espiritualidad misionera encajó desde el principio en un instituto joven misionero y mariano, y se comprometió a seguir las exigencias espirituales del mismo, a pesar de su soledad y de la distancia geográfica. Es la Sociedad del Santo Corazón de María, del que fue uno de los primeros miembros al lado del célebre padre Libermaun, y que se fusionará muy pronto con la congregación del Espíritu Santo. Hoy copio ayer el apóstol debe alimentar primero el propio vigor espiritual: da testimonio de lo que él bebe continuamente de la Fuente.

He aquí un modelo para los evangelizadores de hoy. ¡Ojalá que este ejemplo mueva a los misioneros y —me atrevo a decir— a todos los sacerdotes, que tienen la misión sublime de anunciar a Jesucristo y de formar en la vida cristiana!

Y a título particular sea gozo y estímulo de los religiosos del Espíritu Santo, que no han cesado de implantar la Iglesia sobre todo en tierra africana y actúan en ella con tanta generosidad.

Que el ejemplo del padre Laval anime a cuantos se esfuerzan por construir un mundo fraterno, libre de prejuicios raciales, ya sea en el continente africano o en otros lugares. Que el Beato Laval sea también orgullo, ideal y protector de la comunidad cristiana de la Isla Mauricio, tan dinámica en la actualidad; y de todos los mauricianos:

A estos deseos me complazco en añadir un saludo muy cordial a la Delegación del Gobierno de Isla Mauricio y a la del Gobierno francés que han venido a tomar parte en esta ceremonia.

3. Un segundo motivo de alegría eclesial es la beatificación de otra figura que la Iglesia quiere hoy exaltar y proponer a la imitación del Pueblo de Dios: el padre Francisco Coll. Una nueva gloria de la gran familia dominicana y, no menos, de la familia diocesana de Vich. Un religioso y a la vez un modelo de apóstol —durante gran parte de su vida— entre las filas del clero vicense.

Una de esas personalidades eclesiales que, en la segunda mitad del siglo XIX, enriquecen a la Iglesia con nuevas fundaciones religiosas. Un hijo de la tierra española, de Cataluña, en la que han brotado tantas almas generosas que han legado a la Iglesia una herencia fecunda.

En nuestro caso, esa herencia se concreta en una labor magnífica e incansable de predicación evangélica, que culmina en la fundación del instituto hoy llamado de las Religiosas Dominicas de la Anunciata, en gran número aquí presentes para celebrar a su padre Fundador, unidas a tantos miembros de las diversas obras a las que la congregación ha dado vida.

No podemos presentar ahora una semblanza completa del nuevo Beato, espejo admirable —como habéis podido observar a través de la lectura de su biografía— de heroicas virtudes humanas, cristianas, religiosas, que le hacen digno de elogio y de imitación en nuestra peregrinación terrena. Limitémonos a discurrir brevemente acerca de un aspecto más saliente en esta figura eclesial.

Lo que más impresiona al acercarse a la vida del nuevo Beato es su afán evangelizador. En un momento histórico muy difícil, en el que las convulsiones sociales y las leyes persecutorias contra la Iglesia le hacen abandonar su convento y vivir permanentemente fuera de él, el padre Coll, colocándose por encima de inspiraciones humanas, sociológicas o políticas, se consagra enteramente a una asombrosa tarea de predicación. Tanto durante su ministerio parroquial, especialmente en Artés y Moyá, como en su fase posterior de misionero apostólico, el padre Coll se manifiesta un verdadero catequista, un evangelizador, en la mejor línea de la Orden de Predicadores.

En sus incontables correrías apostólicas por toda Cataluña. a través de memorables misiones populares y otras formas de predicación, el padre Coll —mosén Coll para muchos— es transmisor de fe, sembrador de esperanza, predicador de amor, de paz, de reconciliación entre quienes las pasiones, la guerra y el odio mantenían divididos. Verdadero hombre de Dios, vive en plenitud su identidad sacerdotal y religiosa, hecha fuente de inspiración en toda su tarea. A quien no siempre comprende los motivos de ciertas actitudes suyas, responde con un convencido `"porque soy religioso". Esa profunda conciencia de sí mismo, es la que orienta su labor incesante.

Una tarea absorbente, pero a la que no falta una base sólida: la oración frecuente, que es el motor de su actividad apostólica. En ese punto, el nuevo Beato habla de manera bien elocuente: es él mismo hombre de oración; por ese camino quiere introducir a los fieles (basta ver lo que dice en sus dos publicaciones: La hermosa rosa y La escala del cielo); ése es el sendero que señala en la regla a sus hijas, con palabras vibrantes, que por su actualidad hago también mías: "La vida de las Hermanas debe ser vida de oración. (...). Por esto os recomiendo y os vuelvo a recomendar, amadas Hermanas: no dejéis la oración".

El neo-Beato recomienda diversas formas de plegaria que sostenga la actividad apostólica. Pero hay una que es su preferida y que tengo especial agrado en recoger y subrayar: la oración hecha contemplando los misterios del Rosario; esa "escala para subir al cielo", compuesta de oración mental y vocal que "son las dos alas que el Rosario de María ofrece a las almas cristianas". Una forma de oración que también el Papa practica con asiduidad y a la que os invita a uniros a todos vosotros, sobre todo en el próximo mes de mayo consagrado a la Virgen.

Concluyo estas reflexiones en lengua española saludando a las autoridades que han venido para estas celebraciones en honor del padre Coll. Invitando a todos a imitar sus ejemplos de vida, pero en especial a los hijos de Santo Domingo, al clero y particularmente a vosotras, Hermanas Dominicas de la Anunciata, venidas de España, de Europa, de América y África, donde vuestra actividad religiosa se despliega con generosidad.

4. El deseo que yo expreso esta mañana es, en fin, que la doble beatificación de hoy sirva para reforzar promover el interés por la acción catequética de toda la Iglesia. Es sabido que el tema de la IV Asamblea General del Sínodo de los Obispos, que se tuvo en Roma en otoño de 1977, fue precisamente el de la catequesis. Los padres sinodales —entre los que yo me encontraba— afrontaron y estudiaron este tema de primordial importancia para la vida y la acción de la Iglesia en todo tiempo. Ellos subrayaron la urgencia de dar prioridad decisiva a la catequesis respecto a otras iniciativas menos esenciales, aunque tal vez más llamativas, porque en ella se realiza el aspecto absolutamente original de la misión de la Iglesia. Una misión —insisten ellos— que atañe profundamente a todos los miembros del Pueblo de Dios dentro, naturalmente, de su diversas funciones, y los compromete a una continua búsqueda de métodos y medios adecuados para una transmisión cada vez más eficaz del mensaje.

El pensamiento de los padres del Sínodo se dirigía sobre todo a los jóvenes, bien conscientes de su importancia creciente en el mundo de hoy; aun entre incertidumbres y dispersiones, excesos y frustraciones, los jóvenes representan la gran fuerza de la que dependen los destinos de la humanidad futura. La pregunta que ha preocupado a los padres sinodales ha sido ésta precisamente: ¿Cómo llevar a esta multitud de jóvenes a tener una experiencia viva de Jesucristo, y esto no sólo en el encuentro deslumbrante de un momento fugaz, sino mediante un conocimiento cada día más completo y luminoso de su Persona y su mensaje? ¿Cómo hacer nacer en ellos la pasión por el Reino que El vino a inaugurar y el único en el que puede encontrar el ser humano la plena y satisfactoria realización de sí mismo?

Responder a esta pregunta es la tarea más urgente de la Iglesia de hoy. Dependerá del interés generoso de todos el que pueda ofrecerse a las nuevas generaciones un testimonio de la "palabra de salvación" (Act 13, 26), capaz de conquistar las mentes y los corazones de los jóvenes e implicar sus voluntades en las opciones concretas, frecuentemente costosas, que requiere la lógica del amor de Dios y del prójimo. Dependerá sobre todo de la sinceridad y de la intensidad con que las familias y las comunidades sepan vivir su adhesión a Cristo, el que sus enseñanzas impartidas en la casa, en la escuela, en la iglesia, lleguen eficazmente a los jóvenes.

Recemos, pues a los nuevos Beatos para que estén cercanos a nosotros con su intercesión y nos guíen a una experiencia personal y profunda de Cristo resucitado, que haga también a nuestros corazones "arder en el pecho", como ardían los corazones de los dos discípulos en el camino de Emaús, mientras Jesús "hablaba con ellos y les declaraba las Escrituras" (cf. Lc 24, 32). En efecto, sólo quien puede decir: "Lo conozco" —y San Juan nos ha advertido que esto no lo puede decir quien no vive según los mandamientos de Cristo (cf. II lectura)—, sólo quien ha alcanzado un conocimiento "existencial" de El y de su Evangelio, puede ofrecer a los otros una catequesis creíble, incisiva, fascinante.

La vida de los dos nuevos Beatos es una prueba elocuente de esto.

¡Que su ejemplo no resulte vano para nosotros!

Copyright © Dicastero per la Comunicazione - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19790429_beat-laval-coll.html





HOMILÍA DEL SANTO PADRE BENEDICTO XVI

Basílica de San Pedro

Domingo 11 de octubre de 2009

 

Queridos hermanos y hermanas:

"¿Qué debo hacer para heredar la vida eterna?". Con esta pregunta comienza el breve diálogo, que hemos oído en la página evangélica, entre una persona, identificada en otro pasaje como el joven rico, y Jesús (cf. Mc 10, 17-30). No conocemos muchos detalles sobre este anónimo personaje; sin embargo, con los pocos rasgos logramos percibir su deseo sincero de alcanzar la vida eterna llevando una existencia terrena honesta y virtuosa. De hecho conoce los mandamientos y los cumple fielmente desde su juventud. Pero todo esto, que ciertamente es importante, no basta —dice Jesús—; falta sólo una cosa, pero es algo esencial. Viendo entonces que tenía buena disposición, el divino Maestro lo mira con amor y le propone el salto de calidad, lo llama al heroísmo de la santidad, le pide que lo deje todo para seguirlo: "Vende todo lo que tienes y dalo a los pobres... ¡y ven y sígueme!" (v. 21).

"¡Ven y sígueme!". He aquí la vocación cristiana que surge de una propuesta de amor del Señor, y que sólo puede realizarse gracias a una respuesta nuestra de amor. Jesús invita a sus discípulos a la entrega total de su vida, sin cálculo ni interés humano, con una confianza sin reservas en Dios. Los santos aceptan esta exigente invitación y emprenden, con humilde docilidad, el seguimiento de Cristo crucificado y resucitado. Su perfección, en la lógica de la fe a veces humanamente incomprensible, consiste en no ponerse ya ellos mismos en el centro, sino en optar por ir a contracorriente viviendo según el Evangelio. Así hicieron los cinco santos que hoy, con gran alegría, se presentan a la veneración de la Iglesia universal: Segismundo Félix Felinski, Francisco Coll y Guitart, José Damián de Veuster, Rafael Arnáiz Barón y María de la Cruz (Juana) Jugan. En ellos contemplamos realizadas las palabras del apóstol san Pedro: "Nosotros lo hemos dejado todo y te hemos seguido" (v. 28) y la consoladora confirmación de Jesús: "Nadie que haya dejado casa, hermanos, hermanas, madre, padre, hijos o hacienda por mí y por el Evangelio, quedará sin recibir el ciento por uno: ahora al presente..., con persecuciones, y en el mundo venidero, vida eterna" (vv. 29-30).

Segismundo Félix Felinski, arzobispo de Varsovia, fundador de la congregación de las Franciscanas de la Familia de María, fue un gran testigo de la fe y de la caridad pastoral en tiempos muy difíciles para la nación y para la Iglesia en Polonia. Se preocupó con celo del crecimiento espiritual de los fieles; ayudaba a los pobres y a los huérfanos. En la Academia eclesiástica de San Petersburgo cuidó una sólida formación de los sacerdotes. Como arzobispo de Varsovia impulsó a todos hacia una renovación interior. Antes de la insurrección de enero de 1863 contra la anexión rusa, alertó al pueblo del inútil derramamiento de sangre. Pero cuando estalló la sublevación y se desencadenaron las represiones, defendió valientemente a los oprimidos. Por orden del zar ruso pasó veinte años de destierro en Jaroslavl, junto al Volga, sin poder regresar jamás a su diócesis. En toda situación conservó una confianza inquebrantable en la Divina Providencia, y oraba así: "Oh Dios, protégenos no de las tribulaciones y de las preocupaciones de este mundo... Sólo multiplica el amor en nuestro corazón y haz que, con la humildad más profunda, mantengamos la infinita confianza en tu ayuda y en tu misericordia". Hoy, su entrega a Dios y a los hombres, llena de confianza y de amor, se convierte en un luminoso ejemplo para toda la Iglesia.

San Pablo nos recuerda en la segunda lectura que "la Palabra de Dios es viva y eficaz" (Hb 4, 12). En ella, el Padre, que está en el cielo, conversa amorosamente con sus hijos de todos los tiempos (cf. Dei Verbum, 21), dándoles a conocer su infinito amor y, de este modo, alentarlos, consolarlos y ofrecerles su designio de salvación para la humanidad y para cada persona. Consciente de ello, san Francisco Coll se dedicó con ahínco a propagarla, cumpliendo así fielmente su vocación en la Orden de Predicadores, en la que profesó. Su pasión fue predicar, en gran parte de manera itinerante y siguiendo la forma de "misiones populares", con el fin de anunciar y reavivar por pueblos y ciudades de Cataluña la Palabra de Dios, ayudando así a las gentes al encuentro profundo con él. Un encuentro que lleva a la conversión del corazón, a recibir con gozo la gracia divina y a mantener un diálogo constante con nuestro Señor mediante la oración. Por eso, su actividad evangelizadora incluía una gran entrega al sacramento de la Reconciliación, un énfasis destacado en la Eucaristía y una insistencia constante en la oración. Francisco Coll llegaba al corazón de los demás porque trasmitía lo que él mismo vivía con pasión en su interior, lo que ardía en su corazón: el amor de Cristo, su entrega a él. Para que la semilla de la Palabra de Dios encontrara buena tierra, Francisco fundó la congregación de las Hermanas Dominicas de la Anunciata, con el fin de dar una educación integral a niños y jóvenes, de modo que pudieran ir descubriendo la riqueza insondable que es Cristo, ese amigo fiel que nunca nos abandona ni se cansa de estar a nuestro lado, animando nuestra esperanza con su Palabra de vida.

José De Veuster, que en la congregación de los Sagrados Corazones de Jesús y de María recibió el nombre de Damián, a la edad de 23 años, en 1863 dejó su tierra natal, Flandes, para anunciar el Evangelio en el otro lado del mundo, en las islas Hawai. Su actividad misionera, que le dio tanta alegría, llegó a su cima en la caridad. No sin miedo ni repugnancia, eligió ir a la isla de Molokai al servicio de los leprosos que allí se encontraban, abandonados de todos; así se expuso a la enfermedad que padecían. Con ellos se sintió en casa. El servidor de la Palabra se convirtió de esta forma en un servidor sufriente, leproso con los leprosos, durante los últimos cuatro años de su vida.
Por seguir a Cristo, el padre Damián no sólo dejó su patria, sino que también arriesgó la salud: por ello —como dice la palabra de Jesús que se nos ha proclamado en el Evangelio de hoy— recibió la vida eterna (cf. Mc 10, 30).

En este vigésimo aniversario de la canonización de otro santo belga, el hermano Muciano María, la Iglesia en Bélgica se ha reunido una vez más para dar gracias a Dios por uno de sus hijos, reconocido como un auténtico servidor de Dios. Ante esta noble figura recordamos que la caridad es la que realiza la unidad: la genera y la hace deseable. Siguiendo a san Pablo, san Damián nos lleva a elegir los buenos combates (cf. 1 Tm 1, 18), no los que conducen a la división, sino los que reúnen. Nos invita a abrir los ojos a las lepras que desfiguran la humanidad de nuestros hermanos y piden, todavía hoy, más que nuestra generosidad, la caridad de nuestra presencia de servidores.

A la figura del joven que presenta a Jesús sus deseos de ser algo más que un buen cumplidor de los deberes que impone la ley, volviendo al Evangelio de hoy, hace de contraluz el hermano Rafael, hoy canonizado, fallecido a los veintisiete años como Oblato en la trapa de San Isidro de Dueñas. También él era de familia acomodada y, como él mismo dice, de "alma un poco soñadora", pero cuyos sueños no se desvanecen ante el apego a los bienes materiales y a otras metas que la vida del mundo propone a veces con gran insistencia. Él dijo sí a la propuesta de seguir a Jesús, de manera inmediata y decidida, sin límites ni condiciones. De este modo inició un camino que, desde aquel momento en que se dio cuenta en el monasterio de que "no sabía rezar", le llevó en pocos años a las cumbres de la vida espiritual, que él relata con gran llaneza y naturalidad en numerosos escritos. El hermano Rafael, aún cercano a nosotros, nos sigue ofreciendo con su ejemplo y sus obras un recorrido atractivo, especialmente para los jóvenes que no se conforman con poco, sino que aspiran a la plena verdad, a la más indecible alegría, que se alcanzan por el amor de Dios. "Vida de amor... He aquí la única razón de vivir", dice el nuevo santo. E insiste: "Del amor de Dios sale todo". Que el Señor escuche benigno una de las últimas plegarias de san Rafael Arnáiz, cuando le entregaba toda su vida, suplicando: "Tómame a mí y date tú al mundo". Que se dé para reanimar la vida interior de los cristianos de hoy. Que se dé para que sus hermanos de la trapa y los centros monásticos sigan siendo ese faro que hace descubrir el íntimo anhelo de Dios que él ha puesto en cada corazón humano.

Con su admirable obra al servicio de las personas ancianas más necesitadas, santa María de la Cruz es a su vez un faro para guiar nuestras sociedades, que deben redescubrir siempre el lugar y la contribución única de este período de la vida. Nacida en 1792 en Cancale, en Bretaña, Juana Jugan se preocupó de la dignidad de sus hermanos y hermanas en la humanidad que la edad hacía vulnerables, reconociendo en ellos la persona misma de Cristo. "Mirad al pobre con compasión —decía— y Jesús os mirará con bondad en vuestro último día". Esta mirada compasiva a las personas ancianas, que procedía de su profunda comunión con Dios, Juana Jugan la mostró en su servicio alegre y desinteresado, ejercido con dulzura y humildad de corazón, deseando ser ella misma pobre entre los pobres. Juana vivió el misterio de amor aceptando, con paz, la oscuridad y el expolio hasta su muerte. Su carisma es siempre actual, pues muchas personas ancianas sufren múltiples pobrezas y soledad, a veces incluso abandonadas por sus familias. El espíritu de hospitalidad y de amor fraterno, fundado en una confianza ilimitada en la Providencia, cuya fuente Juana Jugan encontraba en las Bienaventuranzas, iluminó toda su existencia. Este impulso evangelizador prosigue hoy en todo el mundo en la congregación de las Hermanitas de los Pobres, que fundó y que, siguiendo su ejemplo, da testimonio de la misericordia de Dios y del amor compasivo del Corazón de Jesús por los más pequeños. Que santa Juana Jugan sea para las personas ancianas una fuente viva de esperanza y para cuantos se ponen generosamente a su servicio un fuerte estímulo para proseguir y desarrollar su obra.

Queridos hermanos y hermanas, demos gracias al Señor por el don de la santidad que hoy resplandece en la Iglesia con singular belleza. A la vez que os saludo con afecto a cada uno —cardenales, obispos, autoridades civiles y militares, sacerdotes, religiosos y religiosas, fieles laicos de diversas nacionalidades que participáis en esta solemne celebración eucarística—, deseo dirigir a todos la invitación a dejarse atraer por los ejemplos luminosos de estos santos, a dejarse guiar por sus enseñanzas a fin de que toda nuestra vida se convierta en un canto de alabanza al amor de Dios. Que nos obtenga esta gracia su celestial i : tercesión y sobre todo la protección maternal de María, Reina de los santos y Madre de la humanidad. Amén.

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SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/es/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20091011_canonizzazioni.html

Francisco Coll y Guitart, Santo

Presbítero Dominico, 2 de abril

Por: . | Fuente: Vatican.va

Dominico, misionero y fundador de las Dominicas de la Anunciata

Martirologio Romano: En Vic, de Cataluña, en España, San Francisco Coll, presbítero de la Orden de Predicadores, que, al ser injustamente exclaustrado, prosiguió su firme vocación y anunció por toda la región el nombre del Señor Jesucristo (1875).

Etimológicamente: Francisco = el abanderado, es de origen germano.

Fecha de canonización: 11 de Octubre de 2009 durante el pontificado de S.S. Benedicto XVI.

Breve Biografia

Nació en Gombrèn, diócesis de Vic y provincia de Gerona (España), el 18 de mayo de 1812 y al día siguiente recibió el bautismo. Era el menor de diez hermanos. Al poco tiempo murió su padre, y su madre se defendió entre mil dificultades económicas.

Desde la infancia se sintió inclinado al sacerdocio y en 1823 ingresó en el seminario de la capital de su diócesis, donde cursó estudios humanísticos y el trienio filosófico. En 1830 ingresó en la Orden de Predicadores en el convento de la Anunciación de Gerona. Tras el año de noviciado y la profesión religiosa, se entregó al estudio de la teología y recibió las órdenes sagradas hasta el diaconado inclusive.

En agosto de 1835, cuando el Gobierno central decretó la suspensión de las Órdenes religiosas, se vio obligado a abandonar el convento con sus hermanos de comunidad. Vivió con una fidelidad extraordinaria a sus reglas, obediencia fiel a los superiores y un gran amor a todo lo que constituía su vocación dominicana, a pesar de que a lo largo de la vida no fue posible restaurar convento alguno de frailes de la Orden de Predicadores en el territorio de la provincia de Aragón, a la que pertenecía.

Recibió el presbiterado en Solsona el 28 de mayo de 1836 y, al comprobar que no se autorizaba la reapertura de conventos, de acuerdo con los superiores ofreció su servicio ministerial al obispo de Vic. Este lo envió como coadjutor a la parroquia de Artés, primero, y poco después, en diciembre de 1839, a la de Moià.

Desde el comienzo de su entrega al ministerio asumió tareas que iban más allá de las estrictamente parroquiales. El celo que le devoraba lo salvó de la inercia de la exclaustración. En un principio formó parte de la "Hermandad apostólica" que promovió san Antonio María Claret, y se entregó a predicar ejercicios espirituales y misiones populares. Este último, arzobispo y fundador de los Hijos del Corazón Inmaculado de María, decía sobre su compañero de predicación: "Donde yo predico, todavía puede venir el padre Coll a añadir algo; pero donde predica él, a mí ya no me queda nada que hacer". En 1848 recibió el título de "misionero apostólico". Varios prelados lo llamaron a sus diócesis para que desarrollara una predicación misionera, que fue pacificadora en tiempo de frecuentes conflictos civiles. Su nombre se hizo popular en las diferentes comarcas de Cataluña.

Reclamaban a porfía su predicación evangélica orientada a reavivar la fe en medio del pueblo de Dios y a conseguir el retorno de los alejados a las prácticas religiosas. Se valió muy especialmente del rosario, que propagó entre la gente de pueblos y ciudades por medio de la renovación de cofradías, establecimiento del "Rosario perpetuo" al que se apuntaban miles de personas, e instrucciones dirigidas a los fieles para que meditaran con fruto sus misterios. Con este mismo objetivo publicó pequeños libros, titulados "La hermosa rosa" y "Escala del cielo", de los que se hicieron varias ediciones con gran número de ejemplares en cada una de ellas, porque los distribuía abundantemente en las misiones. Predicaba todos los años la cuaresma y los meses de mayo y octubre en honor de María en núcleos importantes por su población, como Barcelona, Lérida, Vic, Gerona, Solsona, Manresa, Igualada, Tremp, Agramunt y Balaguer...

Al comprobar la ignorancia religiosa y la falta de correspondencia a las normas de la vida cristiana por parte de los bautizados, fundó el 15 de agosto de 1856 la congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata, para la santificación de sus miembros y la educación cristiana de la infancia y de la juventud, muy afectadas por el abandono y la ignorancia religiosa. Actualmente está presente no sólo en Europa, sino también en América, África y Asia.

La entrega a la predicación, particularmente por medio de ejercicios espirituales dirigidos a sacerdotes y religiosas, misiones populares, cuaresmas, novenarios y otros modos de evangelización continuó hasta el fin de su vida, aun cuando en los cinco últimos años se vio afectado por una apoplejía progresiva y la consiguiente ceguera, que se le declaró el mismo día en que los obispos del mundo católico se reunían en Roma para iniciar los trabajos del concilio Vaticano I.

Falleció santamente en Vic el 2 de abril de 1875. Fue beatificado por el siervo de Dios Juan Pablo II el 29 de abril de 1979.

SOURCE : https://es.catholic.net/op/articulos/35933/francisco-coll-y-guitart-santo.html#modal

SAN FRANCISCO COLL Y GUITART. Nació en Gombrén (Gerona, España) el año 1812. De pequeño ingresó en el seminario de Vic, pero cinco años después, en 1827, vistió el hábito de la Orden de Predicadores. En 1835 lo sorprendió la exclaustración cuando aún era diácono, y tuvo que dejar el claustro y volver a su casa. Toda su vida permaneció fiel al espíritu y directrices de los dominicos. Completó los estudios en el seminario de Vic, donde se ordenó de sacerdote en 1836. Ejerció el ministerio en parroquias y atendió movimientos de los dominicos; además se dedicó a escribir. A partir de 1844 fue un gran misionero popular por toda Cataluña durante los cuarenta años siguientes, y la Santa Sede le otorgó el título de misionero apostólico. En 1856 fundó la Congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata, dedicadas a la enseñanza y a la promoción de la mujer. Los achaques no apagaron su celo apostólico. Murió en Vic (Barcelona) el 2 de abril de 1875. Fue canonizado el año 2009.

SOURCE : https://www.franciscanos.org/agnofranciscano/m04/dia0402.html

San FRANCISCO COLL. (1812-1875).

Martirologio Romano: En Vich, en la región de Cataluña, en España, san Francisco Coll, presbítero de la Orden de Predicadores, que, al ser injustamente exclaustrado, prosiguió su firme vocación y anunció por toda la región el nombre del Señor Jesucristo.

Nació en Gombrén, diócesis de Vich, Gerona, en el seno de una familia humilde. Desde niño fue muy piadoso y estudioso, temperamental y despierto. Su madre le descubrió la vocación sacerdotal e ingresó en el seminario de Vich en 1822. Tuvo como condiscípulos a Jaime Balmes, san Antonio María Claret, José Sadoc Alemany, dominico y primer arzobispo de California, Benito Vilamitjana, obispo de Tortosa y arzobispo de Tarragona, Mariano Puigllat, obispo de Lérida. Se alojó en casa de la familia Coma, en Puigseslloses y hasta llegar al seminario recorría a pie todos los días 5 kms. Era estudioso y dedicado a la oración. Un día, a raíz de la muerte de su madre, sintió la llamada de hacerse dominico.

En 1830, después de terminar sus estudios de Filosofía, ingresó en la Orden de Predicadores, en el convento de Santo Domingo de Vich, pero no pudo quedarse allí, porque no podía pagarse el primer año de noviciado, y tuvo que hacerlo en Gerona. Hizo la profesión religiosa en 1831. Fue un fraile obediente, simpático, amante de la limpieza y desapegado de las cosas materiales. Era devoto de María y tenía la costumbre de llevar siempre el rosario en la mano. Destacó pronto por sus cualidades de predicador. Estudió Teología. Durante el gobierno de Martínez de la Rosa, se dictaron normas contra las Ordenes religiosas, a causa de las guerras carlistas. En 1835 se cerró el convento de Gerona y  Francisco tuvo que regresar a Vich.

Terminó sus cursos de Teología, y tuvo las licencias para ordenarse sacerdote, pero el gobierno de Mendizabal, prohibió las ordenaciones. Francisco fue ordenado por el obispo de Solsona, el mercedario Juan José de Tejada en 1836. Mientras esperaba que se abrieran los conventos, ofreció sus servicios al obispo de Vich, que lo envió como coadjutor a la población de Artés y a los pocos meses a Moyá, pueblo que fue incendiado durante la guerra carlista; allí se dedicó por entero a su feligresía, dándoles animo, ayudándoles en lo más necesario. 

Destacó como predicador y predicó en las diócesis de Gerona, Vich, Solsona, Urgel, Lérida, Barcelona y Tarragona;  pronto se hizo famoso, y recorrió a pie toda Cataluña; en esta etapa vio la necesidad de la educación de los pueblos, especialmente de la mujer. La misión de Agramunt, Lérida, en 1851, provocó una discusión en las Cortes del Reino sobre la oportunidad de la predicación misionera. Con san Antonio María Claret, formó un equipo llamado Hermandad Apostólica, para desarrollar un amplio plan de evangelización de la sociedad, mediante ejercicios espirituales especialmente dirigidos al clero, misiones populares y publicaciones religiosas. Fundó la Congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata de Vich, en 1856, a pesar de que las Ordenes religiosas estaban prohibidas. Fue director del beaterio de Vich desde 1858 hasta su muerte. Fundó el “Rosario Perpetuo”, devoción que todavía hoy continúa. Publicó en catalán "La Hermosa Rosa", un devocionario centrado en el rosario. En 1869, cuando se hallaba predicando un novenario en Sallent, tuvo un ataque de apoplejía que le dejó totalmente ciego, consiguió con cuidados médicos recuperar algo de vista, pero se volvió a quedar ciego y totalmente inmóvil. Está enterrado en la iglesia de su pueblo natal. Fue beatificado por SS Juan Pablo II el 29 de abril de 1979 y canonizado or SS Benedicto XVI el 11 de octubre de 2009.

SOURCE : https://hagiopedia.blogspot.com/2013/04/san-francisco-coll-y-guitart-1812-1875.html

Beato Francisco Coll y Guitart

Coll y Guitart, Francisco. Gombrèn (Gerona), 18.V.1812 – Vic (Barcelona), 2.IV.1875. Religioso dominico (OP), fundador de las Dominicas de la Anunciata, beato.

Biografía

Hijo de un cardador de lana, fue bautizado al día siguiente de su nacimiento, cuando las tropas napoleónicas aún ocupaban Cataluña. Su padre murió cuando el niño contaba cuatro años de edad, pero pudo frecuentar la escuela del pueblo e ingresar en 1822 en el Seminario de Vic (Barcelona), donde cursó Humanidades y Filosofía. En 1830 se decidió por la Orden de Santo Domingo y pidió el hábito en el convento de Gerona, donde profesó en octubre del año siguiente. Comenzó entonces el estudio de la Teología y fue ordenado diácono, en Barcelona, en el mes de abril de 1835, pero en agosto se vio obligado a volver con su familia, al suprimirse todos los conventos y monasterios de España. En el Seminario de Vic terminó sus estudios teológicos y fue ordenado sacerdote el 28 de mayo de 1836.

A partir de 1838 estuvo al servicio de la diócesis de Vic, siendo coadjutor en los pueblos de Artés y Moià, ambos en la provincia de Barcelona, pero pronto dedicó todos sus esfuerzos a la predicación itinerante: recorrió a pie casi toda Cataluña a lo largo de varios años. En 1856 fundó la congregación de Hermanas Dominicas de la Anunciata con la misión de favorecer la educación de la mujer en las clases sociales más desfavorecidas. La nueva institución se desarrolló rápidamente por Cataluña, pero el fundador sufrió en 1869 un ataque de apoplejía, que le dejó completamente ciego. La enfermedad fue minando su salud; poco a poco se fue quedando paralítico y privado de sus facultades mentales. Su proceso de canonización comenzó en 1930; fue beatificado por el papa Juan Pablo II el 29 de abril de 1979.

Obras

Obras completas, Madrid, Dominicas de la Anunciata, 1994.

Bibliografía

J. M. de Garganta, Francisco Coll, Madrid, Dominicas de la Anunciata, 1976

M. J. Carro Ferrero, “Beato Francisco Coll y Guitart”, en J. A. Martínez Puche (dir.), Nuevo año cristiano, vol. V, Madrid, Edibesa, 2001, págs. 372-383.

Autor/es

Miguel C. Vivancos Gómez, OSB

SOURCE : https://historia-hispanica.rah.es/biografias/12511-beato-francisco-coll-y-guitart

CERIMÓNIA DE BEATIFICAÇÃO
DE PADRE JACQUES-DÉSIRÉ LAVAL
E PADRE FRANCISCO COLL

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 29 de Abril de 1979

 

Queridos Irmãos e Irmãs

1. Aleluia! Aleluia! Neste terceiro domingo de Páscoa, a nossa alegria pascal exprime-se como eco da alegria transbordante dos Apóstolos que, desde o primeiro dia, reconheceram Cristo ressuscitado. Na tarde da Páscoa, «Jesus apresentou-se no meio deles». Mostrou-lhes «as suas mãos e os seus pés». Convidou-os a apalparem-no com as próprias mãos. E comeu diante deles (Cfr. Lc. 24, 36-42). Assombrados, com dificuldade em acreditar, os Apóstolos acabaram afinal por O reconhecer: Alegraram-se ...vendo o Senhor (Jo. 20, 20; Lc. 24, 41) ; e desde então ninguém lhes pôde tirar a alegria (Cfr. Jo. 16, 22), nem levá-los a deixarem de prestar testemunho público (Cfr. Act. 4, 20). Alguns instantes mais cedo, os corações dos discípulos de Emaús estavam-lhes a arder dentro, quando Jesus lhes falava pelo caminho e lhes explicava as Escrituras; e tinham-n'O, eles também, reconhecido, no partir do pão (Cfr. Lc. 24, 32.35).

A alegria destas testemunhas é também a nossa, queridos Irmãos e Irmãs, nossa porque partilhamos da fé que eles tiveram em Jesus ressuscitado. Glorificado junto do Pai, não cessa de atrair os homens para Ele, de lhes comunicar a Sua vida, o Espírito de santidade, ao mesmo tempo que lhes prepara um lugar na casa do Pai. É precisamente esta alegria que hoje encontra brilhante confirmação, pois celebramos dois admiráveis Servos de Deus que, no século passado, brilharam na nossa terra com a santidade de Cristo; os quais pode a Igreja, a partir de agora, declarar bem-aventurados, propô-los ao culto particular e à imitação dos fiéis: o Padre Laval e o Padre Coll, que devemos agora contemplar.

2. É evidentemente impossível indicar aqui todos os factos notáveis da vida do Padre Tiago Laval e todas as virtudes cristãs que praticou em grau heróico. Fixemo-nos naquilo que e característico deste missionário, tendo em vista a missão actual da Igreja.

Primeiramente, o seu cuidado de evangelizar os pobres, os mais pobres; no caso, os seus «queridos Negros» da Ilha Maurício, como lhes chamava. Na sua França, começara por exercer a medicina numa vila da sua diocese natal de Évreux, mas pouco a pouco o chamamento a um amor sem partilhas ao Senhor, que ele algum tempo recalcara, levou-o a abandonar a sua profissão e a vida do mundo: «Fazendo-me padre, poderei fazer maior bem», explicava a seu irmão (Cfr. biografia). Entrando como vocação tardia no Seminário de São Sulpício de Paris, neste foi logo encarregado do serviço dos pobres; depois, como pároco da pequena freguesia normanda de Pinterville, repartia tudo o que tinha com os necessitados. Mas, vindo a conhecer a miséria dos Negros da África e a urgência de os trazer a Cristo, conseguiu partir para a Ilha Maurício com o Vigário Apostólico, Monsenhor Collier. Durante 23 anos, até à morte, consagrou todo o seu. tempo, consumiu todas as suas forças e deu todo o seu coração a evangelizar os autóctones: sem nunca se cansar, soube ouvi-los, catequizá-los e fazer-lhes descobrir a própria vocação cristã. Muitas vezes interveio também para lhes melhorar a condição sanitária e social.

A tenacidade que mostrou não deixa de nos espantar, sobretudo nas condições desanimadoras da sua missão. Mas, no seu apostolado, teve sempre em vista o essencial. O que é certo é que o nosso missionário deixou após si inúmeros convertidos ou à fé ou à piedade sólida. Não era inclinado a cerimónias espalhafatosas, sedutoras para essas almas simples, mas que não dariam fruto duradoiro; nem tendia para arrebatamentos oratórios. O seu empenho educativo inseria-se muito na vida concreta, não se cansava de voltar continuamente aos pontos essenciais da doutrina e da prática da vida cristã; ao baptismo ou à primeira comunhão só admitia pessoas preparadas aos grupos, que tivessem dado boas provas. Muito se empenhou em colocar à disposição dos fiéis capelinhas espalhadas pela ilha. Outra iniciativa notável, que é também objecto do zelo de numerosos pastores de hoje: juntou a si colaboradores; homens e mulheres, como chefes de oração, catequistas, visitadoras e conselheiras dos doentes, responsáveis por comunidadezinhas cristãs; por outras palavras, juntava a si quem se ocupasse dos pobres, quem os evangelizasse.

Qual é então o segredo do seu zelo missionário? Encontramo-lo na santidade: no dom de toda a sua pessoa a Jesus Cristo, dom inseparável da sua ternura pelos homens, sobretudo pelos mais humildes, que desejava tornar participantes da salvação trazida por Cristo. Todo o tempo que não consagrava ao apostolado directo, passava-o a orar, sobretudo diante do Santíssimo Sacramento, e juntava continuamente à sua oração mortificações e penitências que muito impressionaram os seus irmãos de hábito, apesar da discrição e da humildade. Muitas vezes fala da pena que tem da sua tibieza espiritual — digamos antes, do sentimento da própria secura: não atribui ele precisamente o maior preço ao amor fervoroso de Deus e de Maria, no qual deseja iniciar os seus fiéis? Nisso está ainda o segredo da sua paciência apostólica: «É unicamente em Deus e na protecção da Santíssima Virgem que nós nos apoiamos» (Carta de 9 de Julho de 1853, cfr. biografia). Que confissão magnífica! A sua espiritualidade missionária tinha-se aliás inscrito, desde o princípio, no enquadramento dum novo instituto religioso e mariano, e sempre teve a peito seguir as exigências espirituais do mesmo, apesar da solidão e afastamento geográfico em que viveu: trata-se da Sociedade do Sagrado Coração de Maria, de que foi um dos primeiríssimos membros ao lado do célebre Padre Libermann; Sociedade que será pouco depois fundida com a Congregação do Espírito Santo. O apóstolo, hoje como ontem, deve primeiramente cultivar em si o vigor espiritual; e deve depois testemunhar aquilo que recebe continuamente da Fonte.

Aqui está um modelo para os evangelizadores. de hoje. Oxalá ele inspire os missionários, e, atrevo-me a dizer, todos os sacerdotes, que têm primeiramente a missão sublime de anunciar Jesus Cristo e formar a vida cristã.

Seja ele, a título especial, a alegria e o estímulo de todos os religiosos espiritanos, que não cessaram de implantar a Igreja, em particular na terra africana, e lá trabalham com tanta generosidade.

O exemplo do Padre Laval anime todos os que, no continente africano e fora dele, se esforçam por construir um mundo. fraterno, isento de preconceitos raciais. Seja também o Beato Laval o orgulho, o ideal e o protector da comunidade cristã da Ilha Maurício, hoje tão dinâmica, e de todos os Mauricianos. A estes votos, tenho o prazer de acrescentar uma saudação muito cordial à Delegação do Governo da Ilha Maurício, como também à do Governo francês, que vieram participar nesta cerimónia.

3. Segundo motivo de alegria eclesial é a beatificação doutra figura que a Igreja quer hoje exaltar e propor à imitação do Povo de Deus: o Padre Francisco Coll. Nova glória da família dominicana e não menos da família diocesana de Vich. Religioso e, ao mesmo tempo, modelo de apóstolo — durante grande parte da sua vida — entre as fileiras do clero vicense.

Uma dessas personalidades eclesiais que, na segunda metade do século XIX, enriqueceram a Igreja com novas fundações religiosas. Filho da terra espanhola, da Catalunha, em que brotaram tantas almas generosas que legaram à Igreja uma herança fecunda.

No nosso caso, concretiza-se a herança num trabalho magnífico e incansável de pregação evangélica, a culminar na fundação do Instituto hoje chamado das Religiosas Dominicanas da Anunciada, em grande número aqui presentes para celebrarem o seu Padre Fundador, unidas a tantos membros das diversas obras a que deu vida a Congregação.

Não podemos apresentar agora um esboço completo do novo Beato, espelho admirável — como pudestes observar na leitura da sua biografia — de heróicas virtudes humanas, cristãs e religiosas, que o tornam digno de elogio e de imitação no nosso peregrinar terreno. Limitemo-nos a percorrer brevemente um aspecto mais saliente nesta figura eclesial.

O que mais impressiona, a quem se aproxima da vida do novo Beato, é o seu zelo evangelizador. Num momento histórico muito difícil, em que as convulsões sociais e as leis perseguidoras contra a Igreja lhe fazem abandonar o seu convento e viver permanentemente fora dele, o Padre Coll — sobrepondo-se a inspirações humanas, sociológicas ou políticas — consagra-se inteiramente a uma assombrosa tarefa de pregação. Tanto durante o seu ministério paroquial, especialmente em Artés e Moyá, como na sua fase posterior de missionário apostólico, o Padre Coll manifesta-se verdadeiro catequista e evangelizador, na melhor linha da Ordem dos Pregadores.

Nas suas inumeráveis correrias apostólicas por toda a Catalunha, por meio de memoráveis missões populares e outras formas de pregação, o Padre Coll — Mosén Coll, para muitos — é transmissor de fé; semeador de esperança; pregador de amor, de paz e de reconciliação, entre aqueles que as paixões, a guerra e o ódio mantinham divididos. Verdadeiro homem de Deus, vive em plenitude a sua identidade sacerdotal e religiosa, tornada fonte de inspiração em toda a sua tarefa. A quem não compreende sempre, os motivos de certas atitudes suas, responde com um convencido: «porque sou religioso». Essa profunda consciência de si mesmo é que orienta o seu trabalho incessante.

Tarefa absorvente, mas a que não falta base sólida: a oração frequente. É o motor da sua actividade apostólica. Quanto a isto, o novo Beato fala de maneira bem eloquente: é ele próprio, homem de oração; nesse caminho quer introduzir os fiéis (basta ver o que diz nas suas publicações «A rosa formosa» e «A escada do céu»); tal é a via que indica na Regra às suas filhas, com palavras vibrantes, que pela actualidade que têm faço também minhas: «A vida das Irmãs deve ser vida de oração. (...) Por isso recomendo-vos e torno-vos a recomendar, amadas irmãs: não deixeis a oração».

O novo Beato insiste em diversas formas de oração, como sustentáculo da actividade apostólica. Há uma porém que é a sua preferida e tenho especial gosto em recolher a lição e nela insistir: é a oração contemplando os mistérios do rosário; é essa «escada para subir ao céu», composta de oração mental e vocal, que «são as duas asas que o Rosário de Maria oferece às almas cristãs». Forma de oração que também o Papa usa com assiduidade e a que vos convida vos unais todos, sobretudo no próximo mês de Maio, consagrado à Virgem Maria.

Concluo estas reflexões em língua espanhola, saudando as Autoridades que vieram para as celebrações em honra do Padre Coll, e convidando todos a que imitem os seus exemplos de vida, mas em especial os filhos de São Domingos, o clero e em particular vós, Irmãs Dominicanas da Anunciada, vindas da Espanha, do resto da Europa, da América e da África, onde a vossa actividade religiosa se exerce com generosidade.

 4. O voto, que exprimo esta manhã, é, em conclusão, este: que a dupla beatificação de hoje venha reforçar e promover o zelo na acção catequética de toda a Igreja. É sabido que o tema da Quarta Assembleia Geral do Sínodo dos Bispos, realizada aqui em Roma no Outono de 1977, foi exactamente o da catequese. Os Padres sinodais — de quem eu também fazia parte — encararam e estudaram este assunto de primária importância para a vida e para a acção da Igreja de todos os tempos. Insistiram na urgência de atribuir decidida prioridade à catequese, ao lado doutras iniciativas, menos essenciais embora infelizmente mais vistosas, porque nela se põe em prática o aspecto absolutamente original da missão da Igreja. Missão — inculcaram eles — que diz respeito a todos os membros do Povo de Deus, embora em funções diferenciadas, e os obriga à contínua busca de métodos e de meios, adequados para uma cada vez mais eficaz transmissão da Mensagem.

O pensamento dos Padres do Sínodo dirigia-se principalmente aos jovens, de cuja importância no mundo de hoje estavam bem convencidos: apesar de incertezas e desvarios, excessos e frustrações, os jovens representam a grande força, de que depende a sorte da humanidade futura. A pergunta que preocupou os Padres sinodais foi esta precisamente: como levar a multidão de jovens a fazer uma experiência viva de Jesus Cristo, isto não só no encontro fascinador dum momento fugidio, mas por meio dum conhecimento aturado, cada dia mais completo e mais luminoso da Sua pessoa e da Sua mensagem? Como fazer que nasça neles a paixão pelo Reino, que Ele veio inaugurar e no qual, e só nele, pode o ser humano encontrar a plena e saciante realização de si mesmo?

Responder a esta pergunta é a missão mais urgente da Igreja nos dias de hoje. Dependerá do empenho generoso de todos, que às novas gerações seja oferecido um testemunho da palavra de salvação (Act. 12, 26), capaz de conquistar os espíritos e os corações dos jovens e de lhos arrastar para aquelas escolhas concretas, muitas vezes custosas, requeridas pela lógica do amor de Deus e do próximo. Serem os jovens eficazmente atingidos pelos ensinamentos, que lhes sejam dados em casa, na escola e na igreja, dependerá sobretudo da sinceridade e da intensidade, com que as famílias e as Comunidades souberem viver a sua adesão a Cristo.

Peçamos, pois, aos novos Beatos que nos acompanhem com a sua intercessão e nos guiem para uma experiência pessoal e profunda de Cristo ressuscitado, que leve a arder os nossos corações com o dos discípulos no caminho de Emaús enquanto o Senhor «falava com eles pelo caminho e lhes explicava as Escrituras» (Cfr. Lc. 24, 32). De facto, só quem pode dizer «conheço-O» — e São João avisou--nos que isto não o pode dizer quem não vive segundo os mandamentos de Cristo (Cfr. 2ª leitura) —, só quem atingiu um conhecimento «existencial» d'Ele e do Seu Evangelho, pode oferecer aos outros uma catequese aceitável, penetrante e arrebatadora.

A vida dos dois novos Beatos é disto prova eloquente. Não nos seja proposto em vão o exemplo deles.

© Copyright 1979 - Libreria Editrice Vaticana

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SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/1979/documents/hf_jp-ii_hom_19790429_beat-laval-coll.html

CAPELA PAPAL





HOMILIA DO PAPA BENTO XVI

Basílica Vaticana

Domingo, 11 de Outubro de 2009

 

Queridos irmãos e irmãs!

"Que devo fazer para alcançar a vida eterna?". Com esta pergunta tem início o breve diálogo, que ouvimos na página evangélica, entre um tal, alhures identificado como o jovem rico, e Jesus (cf. Mc 10, 17-37). Não possuímos muitos pormenores sobre esta personagem anónima; das poucas linhas conseguimos contudo compreender o seu desejo sincero de alcançar a vida eterna, levando uma existência terrena honesta e virtuosa. De facto, conhece os mandamentos e observa-os fielmente desde a juventude. Contudo isto, que certamente é importante, não é suficiente – diz Jesus – falta uma só coisa, mas que é essencial. Ao vê-lo bem disposto, o Mestre divino fixa-o com amor e propõe-lhe o salto de qualidade, chama-o ao heroísmo da santidade, pede-lhe para abandonar tudo a fim de o seguir: "Vende tudo o que tens, dá o dinheiro aos pobres... depois, vem e segue-Me!" (v. 21).

"Vem e segue-Me!". Eis a vocação crista que brota de uma proposta de amor do Senhor, e que só se pode realizar graças a uma nossa resposta de amor. Jesus convida os seus discípulos ao dom total da sua vida, sem cálculos nem vantagens humanas, com uma confiança em Deus sem hesitações. Os santos acolhem este convite exigente, e põem-se com docilidade humilde no seguimento de Cristo crucificado e ressuscitado. A sua perfeição, na lógica da fé por vezes humanamente incompreensível, consiste em não colocar a si mesmos no centro, mas em escolher ir contra a corrente vivendo segundo o Evangelho. Assim fizeram os cinco santos que hoje, com grande alegria, são elevados à veneração da Igreja universal: Zygmunt Szczesny Felinski, Francisco Coll y Guitart, Jozef Damiaan De Veuster, Rafael Arnáiz Barón e Marie de la Croix (Jeanne) Jugan. Neles contemplamos realizadas as palavras do Apóstolo Pedro: "Aqui estamos, nós que deixamos tudo e Te seguimos" (v. 28) e a confortadora certeza de Jesus: "Quem tiver deixado casa, irmãos, irmas, mae, pai, filhos ou campos por Minha causa e da Boa Nova, receberá cem vezes mais agora... juntamente com perseguições, e no tempo futuro, a vida eterna" (vv. 29-30).

Zygmunt Szczesny Felinski, Arcebispo de Varsóvia, fundador da Congregação das Franciscanas da Família de Maria, foi uma grande testemunha da fé e da caridade pastoral em tempos muito difíceis para a nação e para a Igreja na Polónia. Preocupou-se com zelo pelo crescimento espiritual dos fiéis, ajudava os pobres e os órfãos. Ocupou-se na Academia Eclesiástica de Sampetersburgo de uma sólida formação dos sacerdotes. Como Arcebispo de Varsóvia inflamou todos para uma renovação interior. Antes da insurreição de Janeiro de 1863 contra a anexação russa admoestou o povo acerca do inútil derramamento de sangue. Mas quando explodiu a revolta e se verificaram as repressões, defendeu corajosamente os oprimidos. Por ordem do czar russo transcorreu vinte anos no exílio em Jaroslaw no Volga, sem nunca mais poder regressar à sua diocese. Em todas as situações conservou inabalável a confiança na Divina Providencia, e assim rezava: "Oh, Deus, protegei-nos não das tribulações nem das perseguições deste mundo... mas multiplicai o amor nos nossos corações e fazei que com a mais profunda humildade mantenhamos a infinita confiança na Vossa ajuda e misericórdia...". Hoje o seu doar-se a Deus e aos homens, cheio de confiança e de amor, torna-se um exemplo resplandecente para toda a Igreja.

São Paulo recorda-nos na segunda leitura que "a Palavra de Deus é viva e eficaz" (Hb 4, 12). Nela, o Pai, que está no céu, conversa amorosamente com os seus filhos de todos os tempos (cf. Dei Verbum, 21), dando-lhes a conhecer o seu amor infinito e, deste modo, estimula-os, conforta-os e oferece-lhes o seu desígnio de salvação para a humanidade e para cada pessoa. Consciente disto, São Francisco Coll dedicou-se abnegadamente na sua propagação, cumprindo assim fielmente a sua vocação na Ordem dos Pregadores, na qual emitiu a profissão. A sua paixão foi pregar, em grande parte de modo itinerante e seguindo a forma de "missões regulares", com a finalidade de anunciar e reavivar nos povoados e cidades da Catalunha a Palavra de Deus, facilitando assim o encontro profundo dos povos com Ele. Um encontro que leva à conversão do coração, a receber com alegria a graça divina e a manter um diálogo constante com nosso Senhor mediante a oração. Por isso, a sua actividade evangelizadora incluía uma grande entrega ao sacramento da Reconciliação, uma especial ênfase na Eucaristia e uma insistência constante na oração. Francisco Coll atingia o coração do próximo porque transmitia o que ele mesmo vivia com paixão no seu interior, o que ardia no seu coração: o amor de Cristo, a sua entrega a Ele. Para que a semente da Palavra de Deus encontrasse terra boa, Francisco fundou a Congregação das Irmas Dominicanas da Anunciação, com a finalidade de dar uma educação integral a crianças e jovens, de modo que pudessem descobrir a riqueza insondável que é Cristo, esse amigo fiel que nunca nos abandona nem se cansa de estar ao nosso lado, animando a nossa esperança com a sua Palavra de vida.

Jozef De Veuster, que na Congregação dos Sagrados Corações de Jesus e Maria recebeu o nome de Damiaan, quando tinha 23 anos, em 1863, deixou a sua terra natal, a Flandres, para anunciar o Evangelho do outro lado do mundo, nas Ilhas Hawaii. A sua actividade missionária, que lhe deu tanta alegria, alcança o seu ápice na caridade. Não sem receio e repugnância, fez a escolha de ir para a Ilha de Molokai ao serviço dos leprosos que ali se encontravam, abandonados por todos; assim expôs-se à doença da qual eles sofriam. Com eles sentia-se em casa. O servidor da Palavra tornou-se assim um servidor sofredor, leproso com os leprosos, durante os últimos anos da sua vida.

Para seguir Cristo, o Padre Damiaan não só deixou a sua pátria, mas também pôs em perigo a sua saúde: por isso ele – como diz a palavra de Jesus que nos foi anunciada no Evangelho de hoje – recebeu a vida eterna (cf. Mc 10, 30). Neste vigésimo aniversário da canonização de outro santo belga, o Irmão Mutien-Marie, a Igreja na Bélgica está unida mais uma vez para dar graças a Deus por um dos seus filhos reconhecidos como autentico servo de Deus. Recordemo-nos diante desta nobre figura que é a caridade que faz a unidade: ela cria-a e torna-a desejável. No seguimento de São Paulo, São Damiaan convida-nos a escolher o bom combate (cf. 1 Tm 1, 18), não os que levam à divisão, mas os que unem. Ele convida-nos a abrir os olhos sobre as lepras que desfiguram a humanidade dos nossos irmãos e interpelam ainda hoje, mais do que a nossa generosidade, a caridade da nossa presença servidora.

Da figura do jovem que apresenta a Jesus o seu desejo de ser algo mais do que um bom cumpridor dos deveres que a lei impõe, voltando ao Evangelho de hoje, é reflexo o Irmão Rafael, hoje canonizado, falecido aos vinte e sete anos como Oblato na Cartuxa de San Isidro de Duenas. Também ele era de família abastada e, como ele mesmo diz, de "alma um pouco sonhadora", mas os seus sonhos não esvanecem diante do apego aos bens materiais e a outras metas que a vida do mundo propõe por vezes com grande insistência. Ele disse sim à proposta de seguir Jesus, de modo imediato e decidido, sem limites nem condições. Desta forma, começou um caminho que, desde o momento em que se apercebeu no mosteiro de que "não sabia rezar", o levou em poucos anos ao apogeu da vida espiritual, que ele narra com grande simplicidade e naturalidade em numerosos escritos. O Irmão Rafael, estando próximo de nós, continua a oferecer-nos com o seu exemplo e com as suas obras um caminho atraente, sobretudo para os jovens que não se conformam com pouco, mas que aspiram à plena verdade, à mais indizível alegria, que se alcança pelo amor a Deus. "Vida de amor... Eis a única razão de viver", diz o novo Santo. E insiste: "Do amor de Deus tudo provém". Que o Senhor ouça benévolo uma das últimas orações de São Rafael Arnáiz, quando lhe entregava toda a sua vida, suplicando: "Aceita-me a mim e oferece-te Tu ao mundo". Que se ofereça para que os seus Irmãos da Cartuxa e os centros monásticos continuem a ser o farol que faz descobrir o íntimo anseio de Deus que Ele colocou em cada coração humano.

Pela sua obra admirável ao serviço das pessoas idosas mais necessitadas, Santa Marie de la Croix é também um farol para guiar as nossas sociedades que devem redescobrir sempre o lugar e a contribuição única desta fase da vida. Nascida em 1792 em Cancale, na Bretanha, Jeanne Jugan preocupava-se com a dignidade dos seus irmãos e irmãs em humanidade, que a idade tornou vulneráveis, reconhecendo neles a pessoa de Cristo. "Olhai para o pobre com compaixão, dizia ela, e Jesus olhará para vós com bondade, no vosso último dia". Este olhar de compaixão sobre as pessoas idosas, baseado na sua profunda comunhão com Deus, Jeanne Jugan levou-a através do seu serviço jubiloso e abnegado, exercido com doçura e humildade de coração, querendo ser ela mesma pobre entre os pobres. Jeanne viveu o mistério de amor aceitando, em paz, a obscuridade e o despojamento até à morte. O seu carisma é sempre actual, quando tantas pessoas idosas sofrem múltiplas pobrezas e solidões, sendo por vezes até abandonadas pelas suas famílias. O espírito de hospitalidade e de amor fraterno, fundado numa confiança ilimitada na Providencia, no qual Jeanne Jugan encontrava a fonte nas Bem-Aventuranças, iluminou toda a sua existência. Este impulso evangélico prossegue hoje através do mundo na Congregação das Pequenas Irmãs dos Pobres, que ela fundou e que testemunha no seu seguimento da misericórdia de Deus e do amor compassivo do Coração de Jesus pelos mais pequeninos. Que Santa Jeanne Jugan seja para todas as pessoas idosas uma fonte viva de esperança, e para as pessoas que se põem generosamente ao seu serviço, um estímulo poderoso a fim de prosseguir e desenvolver a sua obra!

Queridos irmãos e irmãs, demos graças ao Senhor pelo dom da santidade, que hoje resplandece na Igreja com beleza singular. Ao saudar com afecto cada um de vós – Cardeais, Bispos, Autoridades civis e militares, sacerdotes, religiosos e religiosas, fiéis leigos de várias nacionalidades que participais nesta solene celebração eucarística – gostaria de dirigir a todos o convite a deixar-vos atrair pelos exemplos luminosos destes Santos, a deixar-vos guiar pelos seus ensinamentos para que toda a nossa existência se torne um cântico de louvor ao amor de Deus. Obtenha-nos esta graça a sua celeste intercessão e sobretudo a materna protecção de Maria, Rainha dos Santos e Mãe da humanidade. Amém.

© Copyright 2009 - Libreria Editrice Vaticana

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SOURCE : https://www.vatican.va/content/benedict-xvi/pt/homilies/2009/documents/hf_ben-xvi_hom_20091011_canonizzazioni.html