dimanche 31 mai 2020

Bienheureux NICOLAS BARRÉ, prêtre de l'Ordre des Minimes et fondateur des Petites Écoles de la charité, des Sœurs de l'Enfant-Jésus de Saint-Maur et des Sœurs de la Providence de Rouen, pour l'éducation gratuite des enfants du peuple

Bienheureux Nicolas Barré

Prêtre de l’Ordre des Minimes (+1686)

Béatifié le 7 mars 1999 à Rome.

Voir aussi sa vie sur le site de la Fédération Nicolas Barré.

...Dès ses jeunes années, il est frappé par la misère qui régnait dans les villes et les campagnes. Les enfants de familles modestes manquaient de pain et d'éducation. Aidé par quelques jeunes filles, il commença à les réunir, à Rouen d'abord, à Paris ensuite... (diocèse de Paris)

Un internaute nous signale: "Les deux Instituts issus des Maîtresses Charitables de Nicolas Barré s'appellent maintenant Enfant Jésus - Nicolas Barré et Enfant Jésus - Providence de Rouen."

Il est fêté le 21 octobre, date de sa naissance.

Au martyrologe romain au 31 mai: À Paris, en 1686, le bienheureux Nicolas Barré, prêtre de l'Ordre des Minimes. Né à Amiens, maître en théologie et célèbre directeur spirituel dans l'esprit de l'Évangile, il fonda les Petites Écoles de la charité, les Sœurs de l'Enfant-Jésus de Saint-Maur et les Sœurs de la Providence de Rouen, pour l'éducation gratuite des enfants du peuple.

Martyrologe romain

«Dieu t'aime trop pour te laisser tomber. Appuie-toi sur Lui, fais-Lui confiance» (Nicolas Barré)

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10923/Bienheureux-Nicolas-Barre.html

Bienheureux Nicolas Barré, prêtre

Nicolas est né le 21 octobre 1621 à Amiens, Il est l’aîné d’une famille de cinq enfants. Après des études chez les Jésuites il entra à 19 ans chez les Minimes. Il y sera ordonné prêtre en 1645. Pendant dix ans il sera professeur de théologie et bibliothécaire au couvent de la place Royale à Paris. Mais des problèmes de santé nécessitèrent son retour au couvent d’Amiens en 1655. Il y restera deux ans avant d’être envoyé à Rouen.

Là, de 1659 à 1675, il est à la fois conseiller spirituel et missionnaire dans les faubourgs industriels de Rouen sur la rive gauche de la Seine. Avec quelques jeunes, filles et garçons, il donne alors naissance à une communauté éducative en faveur des enfants pauvres. C’est ainsi qu’en 1662 s'ouvre la première école à Sotteville-lès-Rouen. Le Père Barré propose alors à celles qui l’ont aidé de créer la communauté des "Maitresses des écoles charitables du Saint Enfant Jésus"

En 1675, il revient à Paris où il continua ses fondations d'écoles populaires et de communautés. Il fut le conseiller de saint Jean-Baptiste de La Salle à qui il enjoignit de renoncer à ses biens et de vivre pauvre avec les maîtres d'école pour réussir comme « les premières maîtresses charitables ont réussi auprès des filles ». Il meurt le 31 mai 1686, à Paris.

SOURCE : http://paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/paroisse-saint-aygulf/saint-du-jour/icalrepeat.detail/2017/05/31/28035/-/bienheureux-nicolas-barre-pretre?filter_reset=1

Prière du Bienheureux Nicolas Barré

à Jésus-Christ

Voici la Prière « Mon Bien-Aimé est tout à moi et je suis à Lui à jamais » du Révérend Père Nicolas Barré (1621-1686), Prêtre de l’Ordre des Minimes de Saint François de Paule et Fondateur des Sœurs de l'Enfant-Jésus « Les Dames de Saint-Maur » pour l'éducation des enfants pauvres dans des écoles gratuites, béatifié par le Pape Saint Jean-Paul II

La Prière du Père Nicolas Barré « Mon Bien-Aimé est tout à moi et je suis à Lui à jamais » :

« Seigneur je ne veux plus rien, je ne désire plus rien, pour me mettre en état de désirer ce que Tu veux, comme Tu veux. Tu me vois, mon Dieu, Tu t'occupes de tout, Tu présides à tout ce qui me concerne, à tout ce qui m'arrive. Rien n'échappe à Ton adorable Conduite sur ma vie, et cela me suffit. Ô Jésus, ô Amour ! Tu es mon Dieu et mon Tout, Centre et Immensité de bonté et de grandeur ! Seigneur, à Toi de désirer en moi, agis, arrange tout comme il Te plaira et je tâcherai de désirer, d'agir et de Te suivre en Tout et partout, sans réserve et sans limite. Enfin Seigneur, je veux être à Toi, totalement, plus de partage, plus de division, ni dans la vie, ni dans la mort, ni dans la détresse, ni dans la tendresse, ni sur la terre, ni au ciel. Mon Bien-Aimé est tout à moi et je suis à Lui, à jamais ! Ô Jésus, ô Amour ! »

Ainsi soit-il.

Père Nicolas Barré (1621-1686)

SOURCE : http://site-catholique.fr/index.php?post/Priere-de-Nicolas-Barre

Prière du Bienheureux Nicolas Barré

à Jésus-Christ

Voici la Prière « Mon Bien-Aimé est tout à moi et je suis à Lui à jamais » du Révérend Père Nicolas Barré (1621-1686), Prêtre de l’Ordre des Minimes de Saint François de Paule et Fondateur des Sœurs de l'Enfant-Jésus « Les Dames de Saint-Maur » pour l'éducation des enfants pauvres dans des écoles gratuites, béatifié par le Pape Saint Jean-Paul II

La Prière du Père Nicolas Barré « Mon Bien-Aimé est tout à moi et je suis à Lui à jamais » :

« Seigneur je ne veux plus rien, je ne désire plus rien, pour me mettre en état de désirer ce que Tu veux, comme Tu veux. Tu me vois, mon Dieu, Tu t'occupes de tout, Tu présides à tout ce qui me concerne, à tout ce qui m'arrive. Rien n'échappe à Ton adorable Conduite sur ma vie, et cela me suffit. Ô Jésus, ô Amour ! Tu es mon Dieu et mon Tout, Centre et Immensité de bonté et de grandeur ! Seigneur, à Toi de désirer en moi, agis, arrange tout comme il Te plaira et je tâcherai de désirer, d'agir et de Te suivre en Tout et partout, sans réserve et sans limite. Enfin Seigneur, je veux être à Toi, totalement, plus de partage, plus de division, ni dans la vie, ni dans la mort, ni dans la détresse, ni dans la tendresse, ni sur la terre, ni au ciel. Mon Bien-Aimé est tout à moi et je suis à Lui, à jamais ! Ô Jésus, ô Amour ! »

Ainsi soit-il.

Père Nicolas Barré (1621-1686)

SOURCE : http://site-catholique.fr/index.php?post/Priere-de-Nicolas-Barre

Prière du Bhx Père Nicolas Barré

à Dieu le Père

Voici la Prière « Il faut Le chercher, on Le trouve mais de loin » du Révérend Père Nicolas Barré (1621-1686), Prêtre de l’Ordre des Minimes qui fonda à Paris la Congrégation des Sœurs de l'Instruction charitable du Saint-Enfant-Jésus (aujourd'hui appelées « Sœurs de l'Enfant-Jésus »), au service de l'enfance et de la jeunesse défavorisée, béatifié par le Pape St Jean-Paul II.

La Prière du P. Nicolas Barré « Il faut Le chercher, on Le trouve mais de loin » :

« Il faut Le chercher, on Le trouve mais de loin, et on ne fait que L'entrevoir, on approche de Lui. On Le regarde avec étonnement ; ensuite on Le contemple avec humilité, et enfin avec amour et confiance. On Lui parle. On L'écoute. On L'embrasse. On Le serre. On tombe amoureusement en Lui. On repose en Lui. On se perd en Lui. Et enfin on se transforme en Lui. Mais à qui est-ce que tout cela se donne ? À ceux et à celles qui ne veulent que cela ».

Ainsi soit-il.

Père Nicolas Barré (1621-1686)

Le Bienheureux Nicolas Barré fait de brillantes études chez les Jésuites d'Amiens avant de choisir les humbles Minimes. Ordonné prêtre en 1645, il est envoyé à Paris comme professeur de théologie et bibliothécaire. S'il est comblé sur le plan intellectuel, il souffre de ne pouvoir pratiquer la charité au cœur de sa vocation. S'ensuit une période d'angoisse et de doute qui mine sa santé. De retour à Amiens, il comprend qu'il lui faut s'abandonner à Dieu au plus profond de son âme. A Rouen à partir de 1659, comme à Paris après 1675, il prêche des missions populaires et crée des écoles gratuites pour les enfants pauvres. Ces écoles sont tenues par les « maîtresses charitables du Saint Enfant-Jésus », laïques vivant en communauté, sans vœux. Malgré une santé fragile, Nicolas continue jusqu'à sa mort en 1686 à fortifier et éclairer ceux qui viennent lui demander conseil. Il enseigne notamment que c'est en contemplant Jésus fait homme et même petit enfant qu'on puise l'amour, la patience, le désintéressement et l'humilité.

SOURCE : http://site-catholique.fr/index.php?post/Priere-de-Nicolas-Barre-au-Seigneur

Beato Nicolas Barrè


Blessed Nicolas Barré

Memorial

31 May

Profile

Educated by Jesuits. Joined the Minims of Saint Francis of Paola at age 19. Taught philosophy while still a deacon. Priest. Director of the library at the convent of Place Royale, Paris, France. Noted preacher. Falling ill, he was sent to the friary in Amiens, France, and then to Rouen, France. After much prayer and thought, Nicholas decided that a lack of education was behind most social evils as young people were unable to fit into society, and so he started an educational movement. Small general classes were begun in many parishes, and trade schools and apprentice programs soon developed. He helped found a community of men and women teachers dedicated to public education; these Charitable Teachers helped found several other groups with the same mission. Consulted several times by Saint John Baptist de la Salle who used Nicolas’s thought when founding the Brothers of the Christian Schools. Noted spiritual director who taught an abandonment to faith. Founded Sisters of the Infant Jesus, Sisters of the Infant Jesus – Providence Sisters of Rouen and Sisters of Providence of Lisieux.

Born

21 October 1621 in Amiens, Somme, France

Died

31 May 1686 in Paris, France of natural causes

Venerated

21 March 1983 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

7 March 1999 by Pope John Paul II

Patronage

Sisters of the Infant Jesus

Sisters of the Infant Jesus – Providence Sisters of Rouen

Sisters of Providence of Lisieux

Additional Information

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

Hagiography Circle

L’Osservatore Romano

sitios en español

Martirologio Romano, 2001 edición

fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

MLA Citation

“Blessed Nicolas Barré“. CatholicSaints.Info. 4 July 2023. Web. 14 October 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-nicolas-barre/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-nicolas-barre/

BEATIFICATION OF EIGHT SPANISH MARTYRS

HOMILY OF JOHN PAUL II

Third Sunday of Lent, 7 March 1999 


1. "Whoever drinks of this water that I shall give him will never thirst" (Jn 4:14).

Today, on the Third Sunday of Lent, Jesus' meeting with the Samaritan woman at Jacob's well is an extraordinary catechesis on faith. To catechumens preparing to receive Baptism and to all believers on their way to Easter, today the Gospel shows us the "living water" of the Holy Spirit, who regenerates man from within, causing him to be reborn to new life "from on high".

Human life is an "exodus" from slavery to the promised land, from death to life. In this journey we sometimes experience the aridity and fatigue of life: poverty, loneliness, the loss of meaning and hope, to the point that we can even wonder, as the Jews did on their journey: "Is the Lord among us or not?" (Ex 17:7).

That Samaritan woman, so tried by life, must have frequently thought: "Where is the Lord?". Until one day she meets a man who reveals the whole truth to her, a woman and even more a Samaritan, in other words, doubly despised. In a simple conversation he offers her the gift of God: the Holy Spirit, a spring of living water welling up to eternal life. He reveals himself to her as the awaited Messiah and tells her of the Father who wants to be worshiped in spirit and truth.

2. The saints are "true worshipers of the Father": men and women who, like the Samaritan woman, have met Christ and through him discovered the meaning of life. They have experienced firsthand what the Apostle Paul says in the second reading: "God's love has been poured into our hearts through the Holy Spirit who has been given to us" (Rom 5:5).

The grace of Baptism also came to fruition in the new blesseds. They drank from the fountain of Christ's love to the point that they were deeply transformed and in turn became overflowing springs to quench the thirst of the many brothers and sisters they met on life's path.

3. "Since we are justified by faith, we have peace with God ... and we rejoice in our hope of sharing the glory of God" (Rom 5:1-2). Today, in beatifying the martyrs of Motril, the Church puts these words of St Paul on her lips. In fact, Vicente Soler, his six Augustinian Recollect companions and the diocesan priest, Manuel Martín, obtained access to "the glory of the sons of God" by the heroic witness of their faith. They did not die for an ideology but freely gave their lives for the One who had first died for them. They offered Christ the gift they had received from him.

By faith these simple men of peace, who had nothing to do with the political debate, worked for years in mission territories, suffered a multitude of hardships in the Philippines, soaked the fields of Brazil, Argentina and Venezuela with their sweat, and started social and educational programmes in Motril and other parts of Spain. When the supreme moment of martyrdom came, by faith they could face death serenely, comforting the other condemned men and forgiving their executioners. "How can this be?", we ask ourselves, and St Augustine answers: "Because he who reigns in heaven governs the mind and tongue of his martyrs, and through them he has triumphed on earth" (Sermon 329, 1-2).

Blessed are you, martyrs of Christ! May everyone rejoice over the honour paid to these witnesses of the faith. God helped them in their tribulations and gave them the crown of victory. May they help those who are working today for reconciliation and peace in Spain and in the world!

4. The people who camped in the desert were thirsty, as we are reminded by the first reading from the Book of Exodus (cf. 17:3). The sight of people spiritually thirsting was also before the eyes of Nicolas Barré, of the Order of Minims. His ministry brought him constantly into contact with people who, living in the desert of religious ignorance, were in danger of quenching their thirst at the polluted spring of certain contemporary ideas. That is why he felt it his duty to become a spiritual director and teacher for those he met in his pastoral work. To broaden his range of action, he founded a new religious family, the Sisters of the Child Jesus, whose duty was to evangelize and educate abandoned youth, to show them God's love, to communicate the fullness of divine life to them and to contribute to their growth as persons.

The new blessed never ceased to root his mission in contemplation of the mystery of the Incarnation, for God quenches the thirst of those who live in intimacy with him. He showed that an action performed for God can only unite a person with God and that sanctification also comes through the apostolate. Nicolas Barré invites everyone to trust in the Holy Spirit, who guides his people on the way of abandonment to God, in selflessness, humility and perseverance even in the harshest trials. Such an attitude leads to the joy of steadily experiencing the powerful action of the living God.

5. Lastly, if we turn our gaze to Bl. Anna Schäffer, we can see her life as a living commentary on what St Paul wrote to the Romans: "Hope does not disappoint us, because God's love has been poured into our hearts through the Holy Spirit who has been given to us" (Rom 5:5).

The more her life's journey became a journey of suffering the more clearly she recognized that illness and frailty can be the lines on which God writes his Gospel. She called her sickroom a "workshop of suffering", to resemble the Cross of Christ ever more closely. She spoke of three keys to heaven: "The largest, which is made of crude iron and heavier than all the others, is my suffering. The second is the needle, and the third the pen. I want to work hard with all these keys every day, so that I can unlock the door of heaven".

Precisely in the most intense pain Anna Schäffer realized that every Christian is responsible for his neighbour's salvation. For this purpose she used the pen. Her sickbed was the cradle of an extensive letter-writing apostolate. She used what was left of her strength to do embroidery work and in this way give joy to others. In her letters and in her handiwork her favourite motif was the heart of Jesus as the symbol of God's love. She did not depict the flames of Jesus' heart as tongues of fire, but as ears of wheat. The reference to the Eucharist, which Anna Schäffer received from her parish priest every day, is unmistakable. The heart of Jesus, as she portrayed it, will thus be the symbol of this new blessed.

6. Dear brothers and sisters, let us thank God for the gift of these new blesseds! Despite the trials of life, they did not harden their hearts, but listened to the voice of the Lord, and the Holy Spirit filled them with the love of God. Thus they could experience that "hope does not disappoint" (Rom 5:5). They were like trees planted by streams of water, which yielded abundant fruit in due season (cf. Ps 1:3).

For this reason, the whole Church today marvels at their witness and acclaims: Lord, you are truly the Saviour of the world; you are the rock from which flows living water for humanity's thirst!

Lord, give us this water always, so that we may know the Father and adore him in Spirit and Truth. Amen!

© Copyright 1999 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_07031999.html

Bl. Nicolas Barre

Feastday: October 21

Birth: 1621

Death: 1686

Beatified: Pope John Paul II

Nicolas Barré (October 21, 1621 - May 31, 1686) was a priest and founder of the Community of the Sisters of the Child Jesus, was beatified in 1999.

Nicolas was born October 21, 1621 in Amiens, his parents were wealthy merchants, who had five children he was the eldest. Nicolas was baptized at Saint-Germain December 17, 1621.

He was educated by the Jesuits, but at 19, he joined the Minims, founded by St. Francis of Paola. He took his vows in 1641 and was ordained priest in 1645.

From 1645 to 1655, he assumed the office of professor of theology and librarian at the convent in the Place Royale in Paris (now Place des Vosges).

But in 1655, his health deteriorating, Nicolas Barré was sent to Amiens, where he recovered, before leaving for Rouen.

There, from 1659 to 1675, he worked for the education of poor children, with a few girls who are organizing to be fully available to their educational mission. In 1662 opened a school in Sotteville-lès-Rouen, and the Father Barre establishes a first community gathering women who had helped him in his efforts. These are the first Sisters of Providence of Rouen.

In 1675, he returned to Paris where he continued his foundation for popular schools and communities, such as Charitable Mistresses of the Holy Child Jesus, also known as the Ladies of Saint-Maur. He was the adviser of St. John Baptist de La Salle, to whom he enjoined to give up his property and live with poor school teachers to be successful as the first master charitable successful with girls. "

He died May 31, 1686 in Paris.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7552

Bl. Nicolas Barré

Bl. Nicolas Barré was born in Amiens, France, on 21 October 1621. Educated by the Jesuits, he joined the Minims of St Francis of Paola at the age of 19. While still a deacon he was asked to teach philosophy, and after ordination he became a theology teacher while continuing as preacher and as director of the famous library at the convent of Place Royale, Paris.

After falling ill, he was sent to the friary in Amiens and then to Rouen, where he carried out his apostolate mainly with the Third Order of Minims. Here he first met the young women who were to join him in the popular missions as teachers in the "Little Charitable Schools" for poor children. He had been praying and reflecting on this project for 15 years. In his view, the root cause of all social evils was the lack of education and training for young people.

He began a movement offering popular education. The little charitable schools multiplied in the parishes, where first women and then men were called upon by the parish priest or Bishop. The "trade schools" soon developed, enabling young people earn some income.

Gradually, he felt drawn by the Holy Spirit to suggest to both the men and women teachers that they form their own community, without vows or cloister, for the purpose of educating ordinary people. Called by Canon Roland to Rheims, then to Lisieux and later to other towns in France, "the Charitable Teachers" gave rise to several foundations inspired by the same apostolic spirit. Nicolas Barré was consulted several times by the young John Baptist de la Salle, thus playing a decisive role in the foundation of the Brothers of the Christian Schools.

As the number of teachers increased, Nicolas Barré was also spiritual director to many people, especially those suffering interior trials. With extraordinary discernment, he taught them the way of abandonment in faith that he had learned from his own experience. His wisdom and holiness became so famous that it was often said that "hopeless cases must be sent to Fr Barré".

Nicolas Barré tirelessly sought to lead both the people he directed and the charitable teachers to the prayer of the heart inspired by contemplation of the inexpressible mystery of God, who out of love became man and "even a little child". Nicolas Barré, the spiritual master, was both an apostle and a mystic and expressed this magnificently in his Spiritual Canticle, a mystical poem of abandonment to God. His life was marked by the message and charism of St Francis of Paola: humility, charity and evangelical penance, which bore fruit in the education and formation of youth, fostering each individual's growth in their journey of faith. He died in Paris on 31 May 1686.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20180726201756/http://www.ewtn.com/library/MARY/bios99.htm#Nicolas

Beato Nicolas Barrè


Beato Nicolas Barrè Religioso, fondatore

31 maggio

Amiens (Francia), 21 ottobre 1621 – Parigi, 31 maggio 1686

Il beato Nicolas Barrè nacque il 21 ottobre 1621 ad Amiens in Francia. Dopo gli studi nel Liceo della diocesi di Amiens retto dai Gesuiti, decise di entrare fra i religiosi Minimi, l'Ordine fondato in Italia da san Francesco da Paola (1416-1507). Nel 1640 fu accolto nel noviziato di Parigi, dove fu ordinato sacerdote nel 1645. Svolse il suo apostolato fra Parigi, Amiens e Rouen, apprezzato professore di teologia ed esperto bibliotecario della celebre biblioteca, che i Minimi avevano nel loro convento di Place Royale a Parigi. Dopo aver avuto modo di conoscere la situazione delle famiglie operaie con la collaborazione di due giovani donne Francesca Duval e Margherita Lestocq, organizzò una missione a Sotteville, alla periferia di Rouen, radunando molte ragazze per istruirle e fare della catechesi. Sorsero così le «Maestre di Carità» che insegnavano nelle «Scuole di Carità». Le Maestre, formanti due grosse comunità, facenti capo a Rouen e a Parigi, col tempo divennero sempre più autonome e dopo la morte del fondatore, il 31 maggio 1686, diedero vita a due Congregazioni. (Avvenire)

Martirologio Romano: A Parigi in Francia, beato Nicola Barré, sacerdote, che, docente di teologia e celebre educatore di anime nello spirito del Vangelo, istituì ovunque in Francia le Scuole Cristiane e della Carità e le Suore Maestre di Gesù Bambino per impartire istruzione gratuita ai figli del popolo.

“Egli ha testimoniato eroicamente la spiritualità penitenziale del suo Ordine, vivendone armonicamente tutte le componenti: preghiera, ascesi, opere di carità”; così si esprimeva in occasione della beatificazione di padre Nicolas Barré, il Generale dei Minimi, padre Giuseppe Fiorini Morosini.

Primo figlio di una coppia di commercianti, Nicolas Barré nacque il 21 ottobre 1621 ad Amiens in Francia; la famiglia s’ingrandì poi con la nascita di altre quattro sorelle.

Il suo tempo, il XVII secolo, fu pervaso in Francia da un fervore di straordinario rinnovamento spirituale; padre Pierre de Berulle introdusse il Carmelo nel 1611; nel 1622 morì s. Francesco di Sales ma l’Ordine della Visitazione da lui avviato, si estese rapidamente con molti monasteri; s. Vincenzo de’ Paoli fondò nel 1625 i Preti della Missione e nel 1633 le Figlie della Carità; s. Giovanni Eudes darà vita alla Congregazione di Gesù e Maria.

I Seminari per i sacerdoti si moltiplicavano e missionari cattolici andavano ad evangelizzare il Canada, l’America del Nord e l’Asia, grazie alla nuova Società delle Missioni Estere di Parigi.

Dopo gli studi nel Liceo della Diocesi di Amiens retto dai Gesuiti, decise di entrare fra i religiosi Minimi, l’Ordine fondato in Italia da s. Francesco da Paola (1416-1507), che nel 1635 era molto diffuso in Francia con ben 156 conventi.

Nicolas era attratto dalla penitenza evangelica, anzi di una “maggiore penitenza”, sull’esempio del grande eremita pentente calabrese e dalla spiritualità francescana dell’Ordine.

Nel 1640 fu accolto nel noviziato di Parigi, dove fu ordinato sacerdote nel 1645. Svolse il suo apostolato fra Parigi, Amiens e Rouen, apprezzato professore di teologia ed esperto bibliotecario della celebre biblioteca, che i Minimi avevano nel loro convento di Place Royale a Parigi; esperto direttore di anime, era ricercatissimo per consigli e guida spirituale.

A 38 anni nel 1659 era nel convento di Rouen, dove oltre ad essere impegnato nella predicazione e confessioni, partecipò anche alle Missioni parrocchiali, avendo così l’opportunità di conoscere le condizioni di vita delle famiglie povere e di quelle in cui qualcuno dei membri, lavorava nelle locali fabbriche di tessuti o maioliche.

Così poté constatare che i figli delle famiglie povere, in quell’epoca non frequentavano la scuola, in particolare le ragazze; allora padre Nicolas Barré decise di fare qualcosa e giacché per i ragazzi già esisteva a Rouen qualche iniziativa, cominciò con le fanciulle.

Con la collaborazione di due giovani donne Francesca Duval e Margherita Lestocq, organizzò una missione a Sotteville, alla periferia di Rouen, radunando in un anno molte ragazze per istruirle e catechizzarle, con il contatto con le famiglie che ne derivò, anche le madri furono invitate a partecipare ad un percorso di formazione cristiana.

Con l’aiuto di persone agiate furono aperte nella città diverse scuole e alcune nubili si proposero per fare insegnamento. Sorsero così le “Maestre di Carità” che insegnavano nelle “Scuole di Carità”, con delle “Massime di condotta per le maestre” dettate da padre Nicolas Barré, il quale volle che fossero libere da vincoli religiosi tipici delle suore e che vivessero in povertà, per stare più unite e comprensive alle fanciulle povere del popolo.

Nonostante le difficoltà, sorte proprio nel vivere in povertà, le ‘Scuole di Carità’ si moltiplicarono a Rouen e la loro fama si estese fuori dai confini della diocesi; così pure le “Maestre di Carità” vennero richieste in tante città della Francia compreso Parigi.

Da padre Barré vennero per consiglio anche il futuro beato Nicolas Roland (1642-1678) di Reims, il futuro santo Giovanni Battista de La Salle (1651-1719) e Carlo Demia di Lione, tutti poi fondatori di Ordini religiosi, di Scuole e soprattutto di sistemi scolastici, aperti in altre regioni della Francia, ispirati all’esperienza delle “Scuole di Carità” di padre Barré.

Padre Nicolas Barré si venne così a trovare, primo di una triade di grandi educatori, al centro di tutto il movimento suscitato nella Francia del XVII secolo, per l’educazione cristiana dei fanciulli.

Nel 1675 egli venne nominato dai superiori professore di teologia e confessore a Parigi, dove ben presto le sue Scuole ebbero uno sviluppo notevole, fungendo da trampolino di lancio per il diffondersi dell’esperienza scolastica e per l’affluire delle ‘Maestre di Carità’, che inizialmente erano Terziarie Minime; laiche impegnate nell’apostolato, anche se con una forma di vita comune, antesignane dei moderni Istituti Secolari.

Le Maestre, formanti due grosse comunità, facenti capo a Rouen e a Parigi, col tempo divennero sempre più autonome e dopo la morte del fondatore, avvenuta il 31 maggio 1686 nel convento dei Minimi di Place Royale di Parigi, pian piano finirono per accettare i voti religiosi.

Si formeranno così due Congregazioni: Le ‘Suore del Bambino Gesù o di S. Mauro” a Parigi e le “Suore del Bambino Gesù - Provvidenza” di Rouen, oggi federate, nella quale potranno essere raggiunte dalle “Suore della Provvidenza” di Lisieux.

Padre Nicolas Barré è stato proclamato Beato il 7 marzo 1999 da papa Giovanni Paolo II nella Basilica di S. Pietro in Vaticano; la sua celebrazione liturgica è il 31 maggio.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92304

CONCELEBRAZIONE EUCARISTICA
PER LA PROCLAMAZIONE DI DIECI NUOVI BEATI

OMELIA DI

GIOVANNI PAOLO II

Basilica di San Pietro - Domenica, 7 marzo 1999


1. "Chi beve dell'acqua che io gli darò, non avrà mai più sete" (Gv 4, 14).

Nell'odierna domenica, terza di Quaresima, l'incontro di Gesù con la Samaritana presso il pozzo di Giacobbe costituisce una straordinaria catechesi sulla fede. Ai catecumeni che si preparano a ricevere il Battesimo, ed a tutti i credenti incamminati verso la Pasqua, il Vangelo mostra quest'oggi l'"acqua viva" dello Spirito Santo, che rigenera l'uomo interiormente, facendolo rinascere "dall'alto" a vita nuova.

L'esistenza umana è un "esodo" dalla schiavitù alla terra promessa, dalla morte alla vita. In questo cammino sperimentiamo a volte l'aridità e la fatica dell'esistenza: la miseria, la solitudine, la perdita di significato e di speranza, al punto che può succedere anche a noi, come agli Ebrei in cammino, di chiederci: "Il Signore è in mezzo a noi sì o no?" (Es 17, 7).

Anche quella donna di Samaria, così provata dalla vita, avrà pensato tante volte: "Dov'è il Signore?". Finché un giorno incontra un Uomo che rivela a lei, donna e per di più samaritana, vale a dire doppiamente disprezzata, tutta la verità. In un semplice dialogo Egli le offre il dono di Dio: lo Spirito Santo, sorgente di acqua viva per la vita eterna. Le manifesta se stesso come il Messia atteso e le annuncia il Padre, che vuol essere adorato in spirito e verità.

2. I santi sono i "veri adoratori del Padre": uomini e donne che, come la samaritana, hanno incontrato Cristo ed hanno scoperto, grazie a Lui, il senso della vita. Essi hanno sperimentato in prima persona quello che dice l'apostolo Paolo nella seconda Lettura: "L'amore di Dio è stato riversato nei nostri cuori per mezzo dello Spirito Santo che ci è stato dato" (Rm 5, 5).

Anche nei nuovi Beati la grazia del Battesimo ha portato la pienezza del suo frutto. Essi si sono a tal punto abbeverati alla fonte dell'amore di Cristo, da esserne intimamente trasformati e da divenire a loro volta sorgenti traboccanti per la sete di tanti fratelli e sorelle incontrati lungo la strada della vita.

3. «Hemos recibido la justificación por la fe, estamos en paz con Dios [. . .] y nos gloriamos apoyados en la esperanza de los hijos de Dios» (Rm 5, 1-2). Hoy la Iglesia, al proclamar beatos a los mártires de Motril, pone en sus labios estas palabras de San Pablo. En efecto, Vicente Soler y sus seis compañeros agustinos recoletos y Manuel Martín, sacerdote diocesano, obtuvieron por el testimonio heroico de su fe el acceso a la "gloria de los hijos de Dios". Ellos no murieron por una ideología, sino que entregaron libremente su vida por Alguien que ya había muerto antes por ellos. Así devolvieron a Cristo el don que de él habían recibido.

Por la fe, estos sencillos hombres de paz, alejados del debate político, trabajaron durante años en territorios de misión, sufrieron multitud de penalidades en Filipinas, regaron con su sudor los campos de Brasil, Argentina y Venezuela, fundaron obras sociales y educativas en Motril y en otras partes de España. Por la fe, llegado el momento supremo del martirio, afrontaron la muerte con ánimo sereno, confor tando a los demás condenados y perdonando a sus verdugos. ¿Cómo es posible esto? -nos preguntamos-, y San Agustín nos responde: «Porque el que reina en el cielo regía la mente y la lengua de sus mártires, y por medio de ellos en la tierra vencía» (Sermón 329, 1-2).

¡Dichosos vosotros, mártires de Cristo! Que todos se alegren por el honor tributado a estos testigos de la fe. Dios los ayudó en sus tribulaciones y les dio la corona de la victoria. ¡Ojalá que ellos ayuden a quienes hoy trabajan en España y en el mundo en favor de la reconciliación y de la paz!

4. Le peuple qui campait dans le désert avait soif, comme nous le rappelle la première lecture, tirée du livre de l’Exode (cfr 17, 3). Le spectacle du peuple spirituellement assoiffé était aussi sous les yeux de Nicolas Barré, de l’Ordre des Minimes. Son ministère le mettait continuellement en contact avec des personnes qui, vivant dans le désert de l’ignorance religieuse, risquaient de s’abreuver à la source corrompue de certaines idées de leur temps. C’est pourquoi il ressentit le devoir de devenir un maître spirituel et un éducateur pour ceux qu’il rejoignait par son action pastorale. Pour élargir son rayon d’action, il fonda une nouvelle famille religieuse, les Sœurs de l’Enfant-Jésus, avec le devoir d’évangéliser et d’éduquer la jeunesse délaissée, afin de lui révéler l’amour de Dieu, de lui communiquer en plénitude la Vie divine et de contribuer à l’édification des personnes.

Le nouveau Bienheureux ne cessa d’enraciner sa mission dans la contemplation du mystère de l’Incarnation, car Dieu étanche la soif de ceux qui vivent en intimité avec Lui. Il a montré qu’une action faite pour Dieu ne peut qu’unir à Dieu et que la sanctification passe aussi par l’apostolat. Nicolas Barré invite chacun à faire confiance à l’Esprit Saint, qui guide son peuple sur le chemin de l’abandon à Dieu, du désintéressement, de l’humilité, de la persévérance jusque dans les épreuves les plus rudes. Une telle attitude ouvre à la joie du cheminement vers l'expérience de l'action puissante du Dieu vivant.

5. Wenn wir schließlich unseren Blick auf die selige Anna Schäffer richten, dann lesen wir ihr Leben gleichsam als lebendigen Kommentar dessen, was der heilige Paulus an die Römer geschrieben hat: "Die Hoffnung läßt nicht zugrunde gehen. Denn die Liebe Gottes ist ausgegossen in unsere Herzen durch den Heiligen Geist, der uns gegeben ist" (5, 5).

Je mehr ihr Lebensweg zum Leidensweg wurde, umso stärker wuchs in ihr die Erkenntnis, daß Krankheit und Schwäche die Zeilen sein können, auf denen Gott sein Evangelium schreibt. Ihr Krankenzimmer nennt sie eine "Leidenswerkstatt", um dem Kreuz Christi immer gleichförmiger zu werden. Sie spricht von drei Himmelsschlüsseln, die Gott ihr gegeben habe: "Der größte davon ist aus rohem Eisen und schwer von Gewicht, das ist mein Leiden. Der zweite ist die Nadel und der dritte der Federhalter. Mit all diesen Schlüsseln will ich täglich fest arbeiten, um das Himmelstor öffnen zu können".

Gerade im größten Schmerz wird Anna Schäffer die Verantwortung bewußt, die jeder Christ für das Heil seiner Mitmenschen hat. Dazu gebraucht sie den Federhalter. Ihr Krankenbett wird die Wiege eines weit gespannten Briefapostolats. Was ihr an Kraft bleibt, verwendet sie für die Anfertigung von Stickereien, um damit anderen eine Freude zu bereiten. Ob auf den Briefen oder bei der Handarbeit, ihr Lieblingsmotiv ist das Herz Jesu als Symbol der göttlichen Liebe. Dabei fällt auf, daß sie die Flammen aus dem Herzen Jesu nicht als Feuerflammen, sondern als Weizenähren darstellt. Der Bezug zur Eucharistie, die Anna Schäffer täglich von ihrem Pfarrer empfangen hat, ist unverkennbar. Das so gedeutete Herz Jesu ist deshalb das Attribut, das die neue Selige bei sich tragen wird.

6. Carissimi Fratelli e Sorelle, rendiamo grazie a Dio per il dono di questi nuovi Beati! Essi, malgrado le prove della vita, non hanno indurito il loro cuore, ma hanno ascoltato la voce del Signore, e lo Spirito Santo li ha ricolmati dell'amore di Dio. Hanno potuto così sperimentare che "la speranza non delude" (Rm 5, 5). Sono stati come alberi piantati lungo corsi d'acqua, che a tempo opportuno hanno portato frutti abbondanti (cfr Sal 1, 3).

Per questo, oggi, ammirando la loro testimonianza, tutta la Chiesa acclama: Signore, tu sei veramente il salvatore del mondo, tu sei la roccia da cui scaturisce l'acqua viva per la sete dell'umanità!

Dacci sempre, Signore, di quest'acqua, perché conosciamo il Padre e lo adoriamo in Spirito e Verità. Amen!

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_07031999.html

Nicolas Barré

(1621-1686)

Beatificazione:

- 07 marzo 1999

- Papa  Giovanni Paolo II

Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 31 maggio

Sacerdote, che, docente di teologia e celebre educatore di anime nello spirito del Vangelo, istituì ovunque in Francia le Scuole Cristiane e della Carità e le Suore Maestre di Gesù Bambino per impartire istruzione gratuita ai figli del popolo; fondatore delle Congregazioni delle Suore del Bambino Gesù (Saint Maur) e delle Suore del Bambino Gesù della Provvidenza di Rouen e Parigi 

"Ha testimoniato eroicamente la spiritualità penitenziale del suo Ordine, vivendone armonicamente tutte le componenti: preghiera, ascesi, opere di carità" (p. Fiorini Morosini, Generale dei Minimi)

Nicolas Barrè nacque il 21 ottobre 1621 ad Amiens in Francia.

Dopo gli studi nel Liceo della diocesi di Amiens retto dai Gesuiti, decise di entrare fra i religiosi Minimi, l'Ordine fondato in Italia da san Francesco da Paola (1416-1507).

Nel 1640 fu accolto nel noviziato di Parigi, dove fu ordinato sacerdote nel 1645. Svolse il suo apostolato fra Parigi, Amiens e Rouen, apprezzato professore di teologia ed esperto bibliotecario della celebre biblioteca, che i Minimi avevano nel loro convento di Place Royale a Parigi.

Dopo aver avuto modo di conoscere la situazione delle famiglie operaie con la collaborazione di due giovani donne Francesca Duval e Margherita Lestocq, organizzò una missione a Sotteville, alla periferia di Rouen, radunando molte ragazze per istruirle e fare della catechesi. Sorsero così le «Maestre di Carità» che insegnavano nelle «Scuole di Carità».

Le Maestre, formanti due grosse comunità, facenti capo a Rouen e a Parigi, col tempo divennero sempre più autonome e dopo la morte del fondatore, il 31 maggio 1686, diedero vita a due Congregazioni. 

(Fonte: Avvenire)

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/nicolas-barre.html

SELIGSPRECHUNG VON 10 NEUEN SELIGEN

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

Petersdom - Sonntag, 7. März 1999


1. »Wer von dem Wasser trinkt, das ich ihm geben werde, wird niemals mehr Durst haben« (Joh 4,14). 

Am heutigen dritten Sonntag der Fastenzeit bildet die Begegnung Jesu mit der Samariterin am Jakobsbrunnen eine einzigartige Katechese über den Glauben. Den Katechumenen, die sich darauf vorbereiten, die Taufe zu empfangen, und allen Gläubigen, die dem Osterfest entgegengehen, zeigt das heutige Evangelium das »lebendige Wasser« des Heilligen Geistes, das dem inneren Menschen neues Leben gibt und ihn »von oben« zu neuem Leben geboren werden läßt. 

Das menschliche Dasein ist ein »Exodus«, ein »Auszug« aus der Sklaverei ins verheißene Land, aus dem Tod ins Leben. Auf diesem Weg spüren wir manchmal die Dürre und Mühe des Daseins: Elend, Einsamkeit, Sinn- und Hoffnungslosigkeit. Das geht so weit, daß auch wir uns, wie die Israeliten auf der Wanderschaft, manchmal fragen: »Ist der Herr in unserer Mitte oder nicht?« (Ex 17,7). 

Auch die vom Leben so geprüfte Frau von Samaria wird oft gedacht haben: »Wo ist der Herr?« Bis sie eines Tages einen Mann trifft, der ihr, einer Frau, und noch dazu einer Samariterin, was so viel heißt wie: einer doppelt verachteten, die volle Wahrheit sagt. In einem schlichten Zwiegespräch bietet er ihr die Gabe Gottes an: den Heiligen Geist, die Quelle lebendigen Wassers für das ewige Leben. Er offenbart sich ihr als der erwartete Messias und verkündet ihr den Vater, der im Geist und in der Wahrheit angebetet sein will. 

2. Die Heiligen sind die »wahren Anbeter des Vaters«: Männer und Frauen, die, wie die Samariterin, Christus begegnet sind und durch Ihn den Sinn des Lebens entdeckt haben. Sie haben in erster Person erfahren, was der Apostel Paulus in der zweiten Lesung sagt: »Die Liebe Gottes ist ausgegossen in unsere Herzen durch den Heiligen Geist, der uns gegeben ist« (Röm 5,5). 

Auch in den neuen Seligen hat die Gnade der Taufe in Fülle Frucht getragen. Sie haben so ausgiebig am Brunnen der Liebe Christi getrunken, daß sie innerlich davon umgestaltet und auch ihrerseits zu überfließenden Quellen für den Durst so vieler Brüder und Schwestern wurden, die sie auf dem Weg des Lebens trafen.

... auf spanisch:

3. »Gerecht gemacht aus Glauben, haben wir Frieden mit Gott [. . .] und rühmen uns unserer Hoffnung auf die Herrlichkeit Gottes« (Röm 5,1-2). Heute nimmt die Kirche bei der Seligsprechung der Martyrer von Motril diese Worte des hl. Paulus auf ihre Lippen. In der Tat haben ja Vincente Soler und seine sechs Gefährten, die Augustiner-Rekollekten, sowie der Diözesanpriester Manuel Martin für ihr heroisches Glaubenszeugnis den Zugang zur »Herrlichkeit Gottes« erhalten. Sie sind nicht für eine Ideologie gestorben, sondern haben aus freien Stücken ihr Leben hingegeben für jemanden, der schon zuvor für sie gestorben war. So gaben sie Christus das Geschenk zurück, das sie von ihm empfangen hatten. 

Um des Glaubens willen waren diese einfachen Männer des Friedens tätig, fern von politischen Debatten, jahrelang in Missionsgebieten, ertrugen viele Leiden auf den Philippinen, benetzten mit ihren Schweißtropfen die weiten Felder Brasiliens, Argentiniens und Venezuelas und gründeten in Motril und anderen Teilen Spaniens soziale Werke und Erziehungseinrichtungen. Im Glauben sahen sie, als die große Stunde des Martyriums kam, ruhigen Herzens dem Tod entgegen, stärkten die anderen Verurteilten und verziehen ihren Henkern. Wir fragen uns: Wie war das möglich? Der hl. Augustinus antwortet: »Weil der, der im Himmel herrscht, den Geist und die Zunge seiner Martyrer lenkte und durch sie auf Erden siegte« (Predigt 329,1-2). 

Selig ihr, Martyrer Christi! Mögen alle sich über die Ehre freuen, die diesen Glaubenszeugen zuteil wurde. Gott stand ihnen in ihren Qualen bei und verlieh ihnen die Siegeskrone. Mögen sie allen helfen, die heute in Spanien und in der Welt für Versöhnung und Frieden arbeiten!

... auf französisch: 

4. Das Volk, das in der Wüste lagerte, litt Durst, wie wir in der ersten Lesung hörten, die dem Buch Exodus entnommen ist (vgl. 17,3). Den Anblick des geistig dürstenden Volkes hatte Nicolas Barré aus dem Minoritenorden vor Augen. Sein Dienst brachte ihn fortwährend mit Menschen in Kontakt, die in der Wüste religiöser Unwissenheit lebten und Gefahr liefen, ihren Durst an der verdorbenen Quelle gewisser Ideen ihrer Zeit zu stillen. Daher empfand er es als Pflicht, geistlicher Lehrer und Erzieher für solche zu werden, die er durch seine Pastoralarbeit erreichen könnte. Um seinen Aktionsradius zu vergrößern, gründete er eine neue Ordensfamilie, die Schwestern vom Kinde Jesus. Sie hatten die Aufgabe, die verlassene Jugend zu evangelisieren und zu erziehen, um ihnen die Liebe Gottes kundzutun, ihnen das göttliche Leben in Fülle zu vermitteln und zum Aufbau ihrer Persönlichkeit beizutragen. 

Der neue Selige verwurzelte seine Sendung ohne Unterlaß in der Betrachtung des Geheimnisses der Menschwerdung, denn Gott löscht den Durst derer, die in vertrauter Freundschaft mit ihm leben. Er hat gezeigt, daß etwas, was für Gott getan wird, notwendig zur Gottverbundenheit führt, und daß der Weg zur Heiligkeit auch über das Apostolat führt. Nicolas Barré lädt jeden ein, auf den Heiligen Geist zu vertrauen, auf ihn, der sein Volk auf dem Weg der Hingabe an Gott leitet, auf dem Weg der Selbstlosigkeit, der Demut und der Beharrlichkeit bis in die härtesten Prüfungen hinein. Eine solche Haltung öffnet für die Freude, auf diesem Weg das machtvolle Handeln des lebendigen Gottes zu erfahren.

... auf deutsch: 

5. Wenn wir schließlich unseren Blick auf die selige Anna Schäffer richten, dann lesen wir ihr Leben gleichsam als lebendigen Kommentar dessen, was der heilige Paulus an die Römer geschrieben hat: "Die Hoffnung läßt nicht zugrunde gehen. Denn die Liebe Gottes ist ausgegossen in unsere Herzen durch den Heiligen Geist, der uns gegeben ist" (5, 5).

Je mehr ihr Lebensweg zum Leidensweg wurde, umso stärker wuchs in ihr die Erkenntnis, daß Krankheit und Schwäche die Zeilen sein können, auf denen Gott sein Evangelium schreibt. Ihr Krankenzimmer nennt sie eine "Leidenswerkstatt", um dem Kreuz Christi immer gleichförmiger zu werden. Sie spricht von drei Himmelsschlüsseln, die Gott ihr gegeben habe: "Der größte davon ist aus rohem Eisen und schwer von Gewicht, das ist mein Leiden. Der zweite ist die Nadel und der dritte der Federhalter. Mit all diesen Schlüsseln will ich täglich fest arbeiten, um das Himmelstor öffnen zu können".

Gerade im größten Schmerz wird Anna Schäffer die Verantwortung bewußt, die jeder Christ für das Heil seiner Mitmenschen hat. Dazu gebraucht sie den Federhalter. Ihr Krankenbett wird die Wiege eines weit gespannten Briefapostolats. Was ihr an Kraft bleibt, verwendet sie für die Anfertigung von Stickereien, um damit anderen eine Freude zu bereiten. Ob auf den Briefen oder bei der Handarbeit, ihr Lieblingsmotiv ist das Herz Jesu als Symbol der göttlichen Liebe. Dabei fällt auf, daß sie die Flammen aus dem Herzen Jesu nicht als Feuerflammen, sondern als Weizenähren darstellt. Der Bezug zur Eucharistie, die Anna Schäffer täglich von ihrem Pfarrer empfangen hat, ist unverkennbar. Das so gedeutete Herz Jesu ist deshalb das Attribut, das die neue Selige bei sich tragen wird.

... auf italienisch:

6. Liebe Brüder und Schwestern, danken wir Gott für das Geschenk dieser neuen Seligen! Trotz der Prüfungen des Lebens haben sie ihr Herz nicht verhärtet, sondern auf die Stimme des Herrn gehört, und der Heilige Geist hat sie mit der Liebe Gottes erfüllt. So wurde es ihnen zur erlebten Erfahrung, daß »die Hoffnung nicht zugrunde gehen läßt« (Röm 5,5). Sie waren wie Bäume, die an Wasserläufen gepflanzt sind, und haben zur rechten Zeit reichlich Frucht getragen (vgl. Ps 1,3). 

Darum ruft heute die ganze Kirche, ihr Zeugnis bewundernd: Herr, du bist wahrhaft der Erlöser der Welt, du bist der Fels, aus dem lebendiges Wasser strömt für den Durst der Menschheit! 

Gib uns immer, Herr, von diesem Wasser, damit wir den Vater erkennen und ihn in Geist und Wahrheit anbeten. Amen!

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Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_07031999.html

SOLEMNE CEREMONIA DE BEATIFICACIÓN

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II

Basílica de San Pedro

Domingo 7 de marzo de 1999


1. «El que beba del agua que yo le daré, no tendrá más sed» (Jn 4, 14).

En este tercer domingo de Cuaresma, el encuentro de Jesús con la samaritana junto al pozo de Jacob constituye una extraordinaria catequesis sobre la fe. A los catecúmenos que se preparan para recibir el bautismo, y a todos los creyentes en camino hacia la Pascua, el evangelio les muestra hoy el «agua viva» del Espíritu Santo, que regenera interiormente al hombre, haciéndolo renacer «de lo alto» a una vida nueva.

La existencia humana es un «éxodo» de la esclavitud a la tierra prometida, de la muerte a la vida. A lo largo de este camino experimentamos a veces la aridez y la fatiga de la existencia: la miseria, la soledad, la pérdida de sentido y de esperanza, hasta el punto de que también nosotros podemos llegar a preguntarnos, como los judíos en camino: «¿Está o no el Señor en medio de nosotros?» (Ex 17, 7).

También aquella mujer de Samaría, tan probada por la vida, habrá pensado muchas veces: «¿Dónde está el Señor?». Hasta que un día encuentra a un hombre que le revela a ella, mujer y además samaritana, es decir, doblemente despreciada, toda la verdad. En un sencillo diálogo, le ofrece el don de Dios: el Espíritu Santo, fuente de agua viva para la vida eterna. Se manifiesta a sí mismo como el Mesías esperado, y le anuncia al Padre, que quiere ser adorado en espíritu y verdad.

2. Los santos son los «verdaderos adoradores del Padre»: hombres y mujeres que, como la samaritana, han encontrado a Cristo y han descubierto, gracias a él, el sentido de la vida. Han experimentado personalmente lo que dice el apóstol Pablo en la segunda lectura: «El amor de Dios ha sido derramado en nuestros corazones con el Espíritu Santo que se nos ha dado» (Rm 5, 5).

También en los nuevos beatos la gracia del bautismo dio plenamente su fruto. Hasta tal punto bebieron en la fuente del amor de Cristo, que fueron transformados íntimamente, y se convirtieron a su vez en manantiales desbordantes para la sed de muchos hermanos y hermanas suyos que encontraron a lo largo del camino de la vida.

3. «Hemos recibido la justificación por la fe, estamos en paz con Dios (...) y nos gloriamos apoyados en la esperanza de los hijos de Dios» (Rm 5, 1-2). Hoy la Iglesia, al proclamar beatos a los mártires de Motril, pone en sus labios estas palabras de san Pablo. En efecto, Vicente Soler y sus seis compañeros agustinos recoletos, y Manuel Martín, sacerdote diocesano, obtuvieron por el testimonio heroico de su fe el acceso a la «gloria de los hijos de Dios». Ellos no murieron por una ideología, sino que entregaron libremente su vida por Alguien que ya había muerto antes por ellos. Así devolvieron a Cristo el don que de él habían recibido.

Por la fe, estos sencillos hombres de paz, alejados del debate político, trabajaron durante años en territorios de misión, sufrieron multitud de penalidades en Filipinas, regaron con su sudor los campos de Brasil, Argentina y Venezuela, fundaron obras sociales y educativas en Motril y en otras partes de España. Por la fe, llegado el momento supremo del martirio, afrontaron la muerte con ánimo sereno, confortando a los demás condenados y perdonando a sus verdugos. ¿Cómo es posible esto? ―nos preguntamos―, y san Agustín nos responde: «Porque el que reina en el cielo regía la mente y la lengua de sus mártires, y por medio de ellos en la tierra vencía» (Sermón 329, 1-2).

¡Dichosos vosotros, mártires de Cristo! Que todos se alegren por el honor tributado a estos testigos de la fe. Dios los ayudó en sus tribulaciones y les dio la corona de la victoria. ¡Ojalá que ellos ayuden a quienes hoy trabajan en España y en el mundo en favor de la reconciliación y de la paz!

4. El pueblo que estaba acampado en el desierto tenía sed, como nos lo recuerda la primera lectura, tomada del libro del Éxodo (cf. 17, 3). El espectáculo del pueblo espiritualmente sediento también estaba ante la mirada de Nicolás Barré, de la orden de los Mínimos. Su ministerio le ponía continuamente en contacto con personas que, viviendo en el desierto de la ignorancia religiosa, corrían el riesgo de beber en la fuente corrompida de algunas ideas de su tiempo. Por eso sintió el deber de convertirse en maestro espiritual y educador de aquellos a quienes llegaba con su acción pastoral. Con el fin de ampliar su radio de acción, fundó una nueva familia religiosa, las Hermanas del Niño Jesús, con el deber de evangelizar y educar a la juventud abandonada, para revelarle el amor de Dios, comunicarle plenamente la vida divina y contribuir a la edificación de las personas.

El nuevo beato enraizaba su misión en la contemplación del misterio de la Encarnación, ya que Dios colma la sed de los que viven en intimidad con él. Mostró que una acción realizada por Dios no puede menos de unir a Dios, y que la santificación pasa también por el apostolado. Nicolás Barré invita a cada uno a confiar en el Espíritu Santo, que guía a su pueblo por el camino del abandono en Dios, del desapego, de la humildad y de la perseverancia incluso en las pruebas más duras. Esta actitud abre a la alegría del camino hacia la experiencia de la acción poderosa de Dios vivo.

5. Cuando finalmente dirigimos nuestra mirada a la beata Ana Schäffer, leemos su vida precisamente como un comentario viviente de lo que san Pablo escribió a los romanos: «La esperanza no defrauda, porque el amor de Dios ha sido derramado en nuestros corazones con el Espíritu Santo que se nos ha dado» (Rm 5, 5).

Cuanto más se transformaba su vida en un calvario, tanto más fuerte era en ella la convicción de que la enfermedad y la debilidad podían ser las líneas en las que Dios escribía su evangelio. Llamaba a su habitación de enferma «taller del dolor», para conformarse cada vez más con la cruz de Cristo. Hablaba de tres llaves, que Dios le había concedido: «La más grande es de hierro y muy pesada, son mis sufrimientos. La segunda es la aguja, y la tercera, la pluma. Con todas estas llaves quiero trabajar día tras día, para poder abrir la puerta del cielo».

Entre atroces dolores, Ana Schäffer tomaba conciencia de la responsabilidad que cada cristiano tiene de la santidad de su prójimo. Por eso utilizó su pluma. Su lecho de enferma se convierte en la cuna de un apostolado epistolar muy amplio. Las pocas fuerzas que le quedan las emplea en el bordado, para de esta forma dar a los demás un poco de alegría. Pero, tanto en sus cartas como en sus labores manuales, su razón de vida es el Corazón de Jesús, símbolo del amor divino. Así, representa las llamas del Corazón de Jesús no como lenguas de fuego, sino como espigas de trigo. La Eucaristía, que Ana Schäffer recibía diariamente de su párroco, es sin duda, su punto de referencia. Por ello, esa representación del Corazón de Jesús será característica de la nueva beata.

6. Amadísimos hermanos y hermanas, demos gracias a Dios por el don de estos nuevos beatos. Ellos, a pesar de las pruebas de la vida, no endurecieron su corazón, sino que escucharon la voz del Señor, y el Espíritu Santo los colmó del amor de Dios. Así, pudieron experimentar que «la esperanza no defrauda» (Rm 5, 5). Fueron como árboles plantados junto a corrientes de agua, que a su tiempo dieron abundantes frutos (cf. Sal 1, 3).

Por eso, hoy, al admirar su testimonio, toda la Iglesia aclama: ¡Señor, tú eres de verdad el salvador del mundo, tú eres la roca de la que brota el agua viva para la sed de la humanidad!

Danos siempre, Señor, esta agua, para que conozcamos al Padre y lo adoremos en espíritu y verdad. Amén.

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HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II
NO SOLENE RITO DE BEATIFICAÇÃO

7 de Março de 1999


1. «Quem beber da água que Eu lhe der jamais terá sede» (Jo 4, 14).

Neste domingo, terceiro da Quaresma, o encontro de Jesus com a Samaritana junto do poço de Jacob constitui uma extraordinária catequese sobre a fé. Aos catecúmenos que se preparam para receber o Baptismo e a todos os crentes que se encaminham para a Páscoa, o Evangelho mostra neste dia a «água viva» do Espírito Santo que regenera o homem interiormente, fazendo-o renascer «a partir do alto» para a vida nova.

A existência humana é um «êxodo» da escravidão rumo à terra prometida, da noite para a vida. Neste caminho experimentamos às vezes a aridez e a fadiga da existência: a miséria, a solidão, a perda de significado e de esperança, a tal ponto que também a nós, como aos Hebreus a caminho, pode suceder que nos perguntemos: «O Senhor está ou não no meio de nós?» (Êx 17, 7).

Também aquela mulher de Samaria, tão provada pela vida, terá pensado muitas vezes: «Onde está o Senhor?». Até que um dia encontra um Homem que lhe revela, a ela mulher e mais ainda samaritana, isto é, duplamente desprezada, toda a verdade. Num diálogo simples, Ele oferece-lhe o dom de Deus: o Espírito Santo, fonte de água viva para a vida eterna. Manifesta-Se-lhe a Si mesmo e anuncia-lhe o Pai, que quer ser adorado em espírito e verdade.

2. Os santos são os «verdadeiros adoradores de Deus»: homens e mulheres que, como a samaritana, encontraram Cristo e descobriram, graças a Ele, o sentido da vida. Eles experimentaram pessoalmente aquilo que diz o apóstolo Paulo na segunda Leitura: «O amor de Deus foi derramado em nossos corações, pelo Espírito Santo que nos foi concedido» (Rm 5, 5).

Também nos novos Beatos a graça do Baptismo trouxe a plenitude do seu fruto. Eles beberam a tal ponto da fonte do amor de Cristo, que por ela foram intimamente transformados e, por sua vez, se tornaram fontes transbordantes para a sede de muitos irmãos e irmãs, encontrados ao longo da estrada da vida.

3. «Justificados, pois, pela fé, tenhamos paz com Deus [...] e nos gloriemos, apoiados na esperança da glória de Deus» (Rm 5, 1-2). Hoje, ao proclamar Beatos os mártires de Motril, a Igreja põe nos seus lábios estas palavras de São Paulo. Com efeito, Vicente Soler e os seus seis companheiros agostinianos recolectos e Manuel Martín, sacerdote diocesano, obtiveram mediante o testemunho heróico da sua fé o acesso à «glória dos filhos de Deus». Eles não morreram por uma ideologia, mas entregaram livremente a sua vida por Alguém que já antes morrera por eles. Deste modo, devolveram a Cristo o dom que d'Ele haviam recebido.

Mediante a fé, estes simples homens de paz, alheios ao debate político, trabalharam durante anos em territórios de missão, passaram por muitos sofrimentos nas Filipinas, regaram com o seu suor os campos do Brasil, Argentina e Venezuela, fundaram obras sociais e educativas em Motril e noutras partes da Espanha. Tendo chegado o momento supremo do martírio, pela fé enfrentaram a morte com ânimo sereno, confortando os outros condenados e perdoando os seus algozes. Como isto é possível? - perguntamo-nos e Santo Agostinho responde-nos: «Porque Aquele que reina nos céus dirigia a mente e a língua dos seus mártires, e por meio deles vencia na terra» (Sermão 329, 1-2).

Bem-aventurados sois vós, mártires de Cristo! Que todos se alegrem pela honra tributada a estas testemunhas da fé. Deus ajudou-os nas suas tribulações e deu-lhes a coroa da vitória. Oxalá eles ajudem aqueles que hoje trabalham na Espanha e no mundo em favor da reconciliação e da paz!

4. O povo que estava acampado no deserto tinha sede, como nos narra a primeira leitura, tirada do livro do Êxodo (cf. 17, 3). O espectáculo do povo espiritualmente sedento estava também sob o olhar de Nicolau Barré, da Ordem dos Mínimos. O seu ministério colocava-o continuamente em contacto com pessoas que, vivendo no deserto da ignorância religiosa, corriam o perigo de ir beber na fonte corrompida de algumas ideias do seu tempo. Eis por que ele sentiu o dever de se tornar um mestre espiritual e um educador para todos aqueles que alcançava com a sua acção pastoral. Para ampliar o seu raio de acção, fundou uma nova família religiosa, as Irmãs do Menino Jesus, com a missão de evangelizar e educar a juventude abandonada, a fim de lhe revelar o amor de Deus e comunicar em plenitude a Vida divina, e de contribuir para a edificação das pessoas.

O novo Beato não cessou de enraizar a sua missão na contemplação do mistério da Encarnação, pois Deus sacia a sede daqueles que vivem em intimidade com Ele. Mostrou que uma acção feita em nome de Deus não podia deixar de unir a Deus, e que a santificação passa também através do apostolado. Nicolau Barré convida cada um de nós a ter confiança no Espírito Santo, que guia o Seu povo no caminho do abandono a Deus, da abnegação, da humildade, da perseverança mesmo nas provações mais difíceis. Essa atitude abre à alegria da caminhada rumo à experiência da acção poderosa de Deus vivo.

5. Se, enfim, dirigimos o olhar para a Beata Ana Schäffer, lemos imediatamente a sua vida como um comentário vivo daquilo que escreveu São Paulo: «A esperança não nos deixa confundidos porque o amor de Deus foi derramado em nossos corações, pelo Espírito Santo que nos foi concedido» (Rm 5, 5).

Quanto mais a sua vida se tornava um caminho de sofrimento, tanto mais forte ela se tornava, consciente de que a doença e a debilidade podiam ser as linhas com as quais Deus escrevia o Seu evangelho. Chamava o seu quarto de doente o «laboratório do sofrimento», a fim de se tornar sempre mais conforme à cruz de Cristo. Ela falava de três chaves celestes, que Deus lhe deu. «A maior, que é de ferro bruto e muito mais pesada que as outras, é o meu sofrimento. A segunda, é a agulha e a terceira, a caneta. Com estas três chaves quero trabalhar fielmente todos os dias, para conseguir abrir a porta do céu».

Entre dores atrozes Ana Schäffer tornou-se consciente de quanto cada um dos cristãos é responsável pela santidade do seu próximo, e por isso ela tem necessidade da caneta. O seu leito de doença torna-se lugar dum amplo apostolado através da correspondência. As poucas forças que lhe restam, dedica-as aos bordados a fim de proporcionar alegria aos outros. Seja quando escreve seja quando borda, o seu motivo preferido é o coração de Jesus, símbolo do amor de Deus. Representa as chamas, que saem do coração de Jesus, não como línguas de fogo, mas como espigas de trigo. A referência à Eucaristia, que Ana Schäffer recebe quotidianamente do seu pároco, é única e inconfundível. O coração de Jesus, assim representado, será por isso o atributo da nova Beata.

6. Caríssimos Irmãos e Irmãs, demos graças a Deus pelo dom destes novos Beatos. Eles, apesar das provações da vida, não endureceram o próprio coração, mas escutaram a voz do Senhor, e o Espírito Santo cumulou-os do amor de Deus. Puderam assim experimentar que «a esperança não engana» (Rm 5, 5). Foram como que árvores plantadas ao longo do curso de água, que no tempo oportuno produziram frutos abundantes (cf. Sl 1, 3).

Por esta razão hoje, ao admirar o testemunho deles, a Igreja inteira aclama: Senhor, Vós sois verdadeiramente o Salvador do mundo, sois a rocha de onde brota a água viva para a sede da humanidade!

Dai-nos sempre, Senhor, desta água, para conhecermos o Pai e O adorarmos em Espírito e Verdade. Amém!

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A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_07031999.html

BIENHEUREUX NICOLAS BARRÉ (Prêtre Religieux Minime) (1621-1686) : https://www.lasalle.org/wp-content/uploads/2019/09/21-Octobre-B.-NICOLAS-BARR%C3%A9-1.pdf