mercredi 20 janvier 2016

Sainte EUSTOCHIA SMERALDA CALAFATO (de MESSINA), vierge de l'Ordre de sainte Claire, abbesse et fondatrice du monastero di Montevergine

Sant'Eustochia Calafato

Sainte Eustochia Smeraldo Calafato

Eustochia Smeraldo Calafato (1434-1485) vergine, monaca dell'Ordine di S. Francesco


Sainte Eustochia Calafato

Clarisse (+ 1485)

Elle était née à Messine et sa mère était la comtesse Mathilde de Calafato. Elle préféra la pauvreté des clarisses et elle fonda en 1446 un couvent d'une observance encore plus rigide invitant ses sœurs à vivre, comme saint François, le Christ crucifié. Elle a été canonisée en juin 1988.

À Montevergine en Sicile, l’an 1494, sainte Eustochie Calafato, vierge, abbesse de l’Ordre de sainte Claire, qui mit tout son zèle à restaurer la discipline ancienne de la vie régulière et à favoriser la vie à la suite du Christ à la manière de saint François.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5284/Sainte-Eustochia-Calafato.html

Sainte Eustochie

Abbesse de l’Ordre de sainte Claire

Née prés de Messine (Sicile) le 25 mars 1434, d'une famille noble et riche, Smeralda Calafato est attirée très tôt par la vie franciscaine.

En dépit des résistances de sa famille, elle parvient à entrer à 15 ans chez les Clarisses Urbanistes, où elle reçoit le nom d'Eustochie. Désirant se conformer au « privilège de pauvreté », elle obtient en 1457, du Pape Calixte III, de pouvoir fonder un monastère où l'on pratique la règle primitive de sainte Claire.

Établie d'abord avec quelques sœurs dans un ancien hôpital, Eustochie fonde le monastère du « Mont de la Vierge ». Abbesse à plusieurs reprises, elle s'impose à la vénération des sœurs et de tout Messine par sa charité, son esprit de pénitence et surtout par son amour pour le Christ eucharistique, adoré jour et nuit dans le monastère.

De ses œuvres, il ne reste que des prières et un écrit sur la Passion, la dévotion au Christ souffrant étant le thème préféré de ses méditations et des exhortations adressées à ses sœurs. Elle meurt le 20 janvier 1485 à Montevergine où son corps est resté intact. Son culte a été approuvé en 1782 par Pie VI.

Eustochie (Smeralda) Calafato a été canonisée à Messine, le 1er juin 1988, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : capucinsorient.org (« Rév. x gpm »).

SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20160120&id=1352&fd=0

Smeralda (Eustochia) Calafato

1434-1485

Smeralda (Emeraude) naquit à Messine (Sicile) en la fête de l’Annonciation du Seigneur, le 25 mars 1434, quatrième des six enfants de Cofino Calafato et Mascalda Romano.

Cofino gagnait sa vie modestement avec son petit bateau en transportant des marchandises. Mascalda étaitt une maman très chrétienne, pleine d’enthousiasme pour la réforme franciscaine appuyée par saint Bernardin de Sienne (cf. 20 mai), par saint Giovanni de Capestrano (cf. 23 octobre), par saint Giacomo de la Marche (cf. 28 novembre).

Un événement particulièrement marquant frappa la jeune Smeralda : elle n’avait que onze ans, lorsqu’elle fut promise à un riche parti. Le mariage était prévu, mais le fiancé mourut subitement en 1446. La petite fille ne fut pas insensible à l’épreuve, mais ce fut pour elle une occasion de monter encore plus haut dans son désir de vivre avec l’Époux des vierges. A quatorze ans, elle était fermement décidée à se consacrer à Dieu.

Le papa s’y opposait farouchement et proposa plusieurs autres candidats à sa fille, qui les refusa tous. Le conflit n’était pas apaisé, que le papa mourut brusquement durant un de ses voyages en Sardaigne.

A cette même époque, le mouvement franciscain de l’Observance fut très appuyé et encouragé par l’évêque d’Agrigente, Matteo Guimerà (cf. 7 janvier). Un premier monastère fut fondé justement à Messine. La jeune épouse Mascalda, qui avait dix-huit ans, s’engagea bientôt dans le Tiers-Ordre franciscain, entraînant par son exemple la jeune Smeralda. 

Cette dernière entra parmi les Clarisses à la fin de l’année 1449, alors qu’elle n’avait pas encore seize ans, et prit le nom de Eustochia. 

On put dire d’elle qu’elle fut parfaitement exemplaire, par sa vie intérieure, son esprit de mortification, l’assistance aux malades, la méditation de la Passion du Christ. 

Toutefois, l’abbesse se laissait aller à un certain relâchement et Eustochia, avec d’autres Consœurs, en vint à vouloir fonder un nouveau monastère, fidèle à la stricte Observance franciscaine.

Elle en obtint l’autorisation pontificale. Non sans de nombreuses difficultés (et cette brève expression couvre tout ce qu’on peut imaginer d’obstacles divers : contradictions, oppositions internes et externes, travaux, dépenses…), Eustochia obtint un ancien hôpital transformé en couvent, où elle s’installa avec une ancienne Consœur (Iacopa Pollicino), sa propre sœur Mita (Marguerite) et une nièce, auxquelles se joignirent bientôt d’autres femmes.

Mais on dut bientôt évacuer le couvent, et se réfugier dans un autre bâtiment du quartier Montevergine, en 1464. De nouveau les travaux, dépenses, privations, soucis… Mais Eustochia donnait surtout l’exemple de la méditation de la Passion du Christ, de l’amour des vertus jusqu’à l’héroïsme. Elle entraînait ses cinquante Religieuses dans un élan d’amour inconditionné pour Jésus-Christ et l’Eglise.

Eustochia mourut le 20 janvier 1485. Des phénomènes extraordinaires qui se manifestèrent dès sa mort, produisirent tout de suite un grand mouvement de piété envers elle. Une biographie fut bientôt rédigée. 

La cause de béatification fut cependant interrompue. Trois siècles après la mort d’Eustochia, le culte fut approuvé ; cinq siècles après sa mort, en 1985, ont été proclamées «héroïques» ses vertus, et Eustochia a été canonisée en 1988.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-smeralda-eustochia-calafato-114210712.html

Sainte Eustochia CALAFATO

Nom: CALAFATO

Prénom: Smeralda

Nom de religion: Eustochia

Pays: Italie

Naissance: 25.03.1434 (ou 1437, selon d’autres)  à Messine

Mort: 20.01.1485 (ou 1468 ou 1491, selon d’autres)  à Montevergine

Etat: Clarisse

Note: Fonde en 1463 le Monastère de Montevergine pour y pratiquer dans toute sa rigueur la première Règle de Sainte Claire. – Mystique.

Béatification: 1782  à Rome  Reconnaissance de son culte par Pie VI

Canonisation: 11.06.1988  à Messine (Sicile)  par Jean Paul II

Fête: 20 janvier (Autrefois 1er février ou 16 février ou 27 février)

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1988 n.26

Réf. dans la Documentation Catholique: 1988 p.715

Notice brève

Après avoir triomphé de l'opposition de ses parents, Eustochia Calafato entre en religion chez les Clarisses. Au bout de onze ans, elle fonde en 1463 le couvent de Montevergine pour y pratiquer la première Règle de sainte Claire dans toute sa rigueur. Elle eut le don des miracles et mourut le 20 janvier 1485.

Notice développée

Smeralda Calafato naît en 1434 à Messine en Sicile (Italie). C’est l’époque du mouvement de réforme de l’Ordre franciscain. Très marquée par cette spiritualité (car de célèbres franciscains viennent prêcher à Messine), sa mère l’éduque pieusement. Très jeune, on veut lui arranger un mariage, mais elle se réfugie chez les clarisses (ordre fondé par sainte Claire sur le modèle de la règle franciscaine). Ses frères, furieux, menacent de brûler le couvent et ramènent Smeralda à la maison, mais ensuite, constatant le sérieux de sa vocation, ils la laissent revenir chez les moniales. Elle entre en religion, en 1446, sous le nom de sœur Eustochia. Mais en fait, la supérieure, entraînant sa communauté, est contre le mouvement de réforme. Déçue, sœur Eustochia obtient la permission de vivre avec quelques autres selon la pauvreté primitive. Elles font un premier essai dans un hôpital délabré. À cause de l'effondrement du toit de l'église, les pauvres recluses sont contraintes de changer de domicile, puis elles s’établissent non loin de là au Mont de la Vierge, Montevirgine. Ainsi naît un nouveau couvent de clarisses dont elle est élue abbesse. Sa vie est marquée par une austère pénitence et dans son amour de Jésus-Christ, elle veut partager les souffrances de Celui qui est son Époux, allant jusqu’à lui demander : « O mon amour, ou bien retire-moi de cette vie, ou envoie-moi des souffrances, car je ne pourrais vivre autrement, étant donné que tu es mort pour moi au milieu de tant de peines. Je ne puis vivre sans toi ». Elle se distingue aussi par un grand amour de l’eucharistie, passant des heures entières à terre devant le Saint-Sacrement, mais se tenant à une certaine distance par respect et par conscience de son indignité. Quand elle communie, elle est secouée par les larmes. Son grand amour pour le Christ la pousse à contempler la vie de Jésus dans les Écritures, ainsi que dans les écrits de sainte Brigitte. Elle dit à ses sœurs : « Rappelez constamment à votre esprit les paroles douces comme le miel que le doux Seigneur nous adresse dans les Saintes Écritures ». Et elle est capable, des heures durant, de leur expliquer ‘toutes les déclarations du Seigneur’. Même amour enflammé pour sa ‘très douce Mère’. Sœur Eustochia est très attentive à la célébration des heures canoniales. Quand elle exerce les fonctions d'abbesse, elle ne donne pas des ordres péremptoires. Elle préfère faire appel à la bonne volonté de chaque religieuse en disant simplement: "Qui parmi vous voudra faire ceci?" Mais quand elle les voit tomber en quelque faute, elle en souffre et n'omet pas de les corriger avec affection.

Sa charité dépasse les frontières du monastère, comme l’explique bien le Pape dans son homélie : « De sa cellule du monastère de Montevergine, elle étendait sa prière et la valeur de ses pénitences au monde entier. Elle voulait ainsi être proche de tout frère, calmer toute douleur, demander pardon pour les péchés de tous. (…) Quand on adhère au Christ, on l’aime avec son Cœur même, lequel a une capacité de charité infinie. »

Sentant approcher l’heure de sa mort, Sœur Eustochia exhorte ses consœurs à l'exercice de la charité réciproque et à l'observance de la règle. Elle meurt en 1491 après avoir récité toute la nuit les versets de psaume qu’elle aimait. Sa charité envers tous les hommes et les miracles opérés sur sa tombe, ainsi que la conservation de son corps, font que la population l’a tout de suite adoptée et considérée comme sainte. En 1782, le pape Pie VI confirme son culte. En 1988, Jean-Paul II fait reprendre l’examen de sa cause et la canonise à Messine, dont elle est la patronne, devant une grande foule.

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0014.htm

Sant'Eustochia Calafato

Chiesa di Montevergine (Messina)

Church Messina Chiesa di San Eustochia

Sant'Eustochia Calafato

Interno della chiesa di Montevergine (Messina)


Saint Eustochia Calafato

Also known as

Eustochia Calafato de Messina

Eustochia Montevergine

Eustochia of Messina

Eustochium Calafato

Smerelda Colonna

Memorial

20 January

formerly 1 February

formerly 16 February

Profile

Daughter of Count Bernardo and Countess Macaldo Romano Colonna, Sicilian nobles and wealthy merchants. Legend says she was born in a stable because her mother had received a vision directing her there. Raised and educated by her pious mother, the girl felt drawn to the religious life from an early age.

Eustochia received a her own vision, the image of Christ Crucified. The experience led her to join the Poor Clare Convent of Santa Maria di Basico against the wishes of the rest of her family. Her brothers threatened to burn down the convent, and Smerelda returned home. However, seeing the girl‘s true devotion and desire they relented, and she returned to the convent, taking her vows and the name Eustochia.

Noted for her self-imposed penances and austerities. Believing her convent locked sufficient discipline, she joined the reform-minded Poor Clare community at Santa Maria Acommodata in 1457, a community whose discipline was so severe that local Franciscan priests refused to say Mass there, fearing they were encouraging impious excesses. She was soon joined there by a blood sister and a niece. In 1463 the group relocated to Monte delle Vergini (Maiden’s Hill).

Elected abbess in 1464. Noted for her devotion to the Blessed Sacrament and to the poor of the area. The local lay people considered her their patron and protector, the cloister a place of refuge, especially during the earthquakes that rocked the area.

Born

25 March (Good Friday1434 at Annunziata, MessinaItaly as Smerelda Colonna

Died

20 January 1491 at MessinaSicilyItaly

entombed in the apse of the Sanctuary of Montevergine, MessinaSicilyItaly

body incorrupt

Venerated

21 March 1985 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

22 August 1782 by Pope Pius VI at Rome (cultus confirmation)

Canonized

11 June 1988 by Pope John Paul II at MessinaSicilyItaly

Patron Saints

MessinaSicilyItaly

Representation

Poor Clare nun holding a cross

Poor Clare nun kneeling before the Blessed Sacrament

Additional Information

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

John Paul II’s Book of Saints, by Matthew Bunson and Margaret Bunson

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

Catholic Online

Hagiography Circle

Wikipedia

images

Santi e Beati

Wikimedia Commons

sitios en español

Franciscanos

Martirologio Romano2001 edición

fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

Santi e Beati

Readings

Learning assiduously in the school of Christ Crucified, she grew in knowledge of him and, meditating on the splendid mysteries of grace, she conceived a faithful love for him. For our saint, the cloistered life was not a mere flight from the world in order to take refuge in God. Through the severe criticism which she imposed upon herself, she certainly wanted to be united to Christ, gradually eliminating whatever in her, as in every human person, was fallen; at the same time, she felt united to all. From her cell in the monastery of Montevergine she extended her prayer and the value of her penances to the whole world. In such a way she wanted to be near to each brother and sister, alleviate every suffering, ask pardon for the sins of all. – Pope John Paul II in his homily at the canonization of Saint Eustochia

MLA Citation

“Saint Eustochia Calafato“. CatholicSaints.Info. 30 June 2023. Web. 21 May 2026. <https://catholicsaints.info/saint-eustochia-calafato/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-eustochia-calafato/

St. Eustochia Calafato

Feastday: January 20
Patron: of Messina
Birth: 1434
Death: 1485
Beatified: 14 September 1782 by Pope Pius VI
Canonized: 11 June 1998, Messina by Pope John Paul II

Eustochia Smeralda Calafato (Messina, March 25, 1434 – Messina, January 20, 1485) is a Franciscan Italian Saint belonging to the Order of the Poor Clares. She is co-patroness of Messina, which is also the centre of her cultus.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7165

St. Eustochium Calafato

Feastday: January 20
Death: 1468

Foundress and Poor Clare. She was born circa 1435, the daughter of Countess Matilda Carafata, at Messina, Sicily. Betrothed, Eustochium lost her fiance before they could wed. When her father died in 1446, she became a Poor Clare at Bascio convent and devoted herself to penance and charitable activities. Her mother and sister were at Monte Vergine Convent, and Eustochium went there for the stricter observances. She became abbess in 1462. She was canonized in 1988. In some lists her name is Eustachia or Smaragda.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3272

Eustochium Calafato, OFM (AC)

(also known as Eustochia of Messina)

Born in Annunziata (near Messina), Sicily, on Good Friday, 1434; died 1468; cultus confirmed in 1782; canonized by John Paul II in 1988; feast day formerly February 1 and/or February 16. There are two contemporary lives written about Esutochium Calafato.

Though Smeralda (Emerald) was the daughter of Countess Matilda (Macalda) Romano Colonna of Calafato and her husband Bernard, a wealthy merchant, she was raised in a pious household. Her mother was known for her great holiness of life and provided an excellent model for her young daughter.

In 1446, Smeralda gave up the privileged life to become Eustochium, a Poor Clare at Santa Maria di Basicò after she experienced a vision of Christ crucified. At first the sisters refused to accept her, because they were afraid of angering her brothers who had threatened to burn down the convent if their sister were admitted. Eventually, Smerald convinced both the nuns and her brothers. Disillusioned by the convent's laxity, in 1457, she was given permission to found a Franciscan community of stricter observance nearby. In 1463, the community was transferred to Monte delle Vergini (Maidens' Hill) and included some of her close relatives. The following year she was elected abbess.

Eustochium's love of Jesus in poverty and penance was outstanding. She wrote a treatise on the Passion, which, unfortunately, is now lost. Though she never visited the Holy Land, Eustochium had a devotion to the holy places that is reminiscent of Saint Bridget of Sweden. Eustochium suffered many internal and external trials that hastened her death at age 35. The saint was buried in Montevergine. When her incorrupt body was exhumed, it was described in great detail by the archbishop of Messina in 1690 (Attwater2, Benedictines, Farmer).

In art, Saint Eustochium is portrayed with a cross in her hand or kneeling before the Blessed Sacrament (Farmer). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0120.shtml

Sant' Eustochia (Smeralda) Calafato Vergine clarissa

Festa: 20 gennaio

Annunziata, 25 marzo 1434 - Montevergine, 20 gennaio 1485

Di famiglia agiata, figlia di un ricco mercante nacque il giovedì santo del 1434 nel villaggio di Annunziata. Venne battezzata Smeralda. Entrò tra le clarisse a 15 anni prendendo il nome di suor Eustochia. La sua scelta religiosa fu contrastata dalla famiglia tanto che i fratelli minacciarono di dar fuoco al convento che doveva ospitarla. Tuttavia le insistenze della giovane convinsero le consorelle ad accoglierla. Fu sempre animata da un profondo amore alla povertà. Nel convento di San Maria di Basicò, sceltasi per cella un sottoscala, visse penitente, dormendo sulla nuda terra e portando il cilicio. In seguito maturò il desiderio di fondare un nuovo monastero. Così nel 1464 nacque il monastero di Montevergine che alla morte di Eustochia, il 20 gennaio 1491 contava 50 suore. È stata canonizzata da Giovanni Paolo II l'11 giugno 1988. (Avvenire)

Martirologio Romano: A Messina, santa Eustochio Calafato, vergine, badessa dell’Ordine di Santa Chiara, che si dedicò con grande ardore a ripristinare l’antica disciplina della vita religiosa e a promuovere la sequela di Cristo sul modello di san Francesco.

Smeralda di nome e di fatto: doveva essere bellissima la figlia di Bernardo Cofino, se molti sostengono che servì da modella al suo coetaneo Antonello da Messina per dipingere la celebre “Annunziata”. Ma forse è solo una leggenda, che tuttavia nulla toglie alla sua celebrata bellezza di cui anche oggi ci si può rendere conto: perché, dopo più di 500 anni, il suo corpo è ancora miracolosamente incorrotto, ha passato indenne anche il terremoto del 1908 ed è conservato in una teca di vetro in posizione eretta.

La “santa in piedi” (come la chiamava san Giovanni Paolo II) nasce a Messina il 25 marzo 1434. Suo papà, soprannominato Calafato (destinato a diventare il cognome di tutta la famiglia) è un commerciante che esercita anche via mare il trasporto conto terzi. La mamma è un’autentica cristiana che si è lasciata conquistare dallo spirito francescano, si è iscritta al Terz’Ordine e riesce a trasmettere un grande amore per Chiara e Francesco soprattutto alla figlia Smeralda.

A undici anni, a propria insaputa, lei si ritrova fidanzata con un maturo vedovo trentacinquenne e subisce questo legame per due anni, fino a quando cioè il “fidanzato” muore improvvisamente, facendola meditare sulla brevità della vita e sulla necessità di usare bene il tempo.

Non ha neppure quattordici anni, ma decide di entrare in convento per dedicarsi completamente a Dio. Netto il rifiuto di papà, al quale non mancano certo altre richieste di matrimonio, anche ghiotte, per quella figlia tanto bella: lei rifiuta ogni proposta, scalpita, litiga con papà e cerca addirittura di scappare da casa.

La strada per il convento sembra spianarsi il giorno in cui papà muore in Sardegna, durante uno dei suoi frequenti viaggi commerciali, ma adesso sono le monache a non volerla: hanno paura di vedersi incendiare il convento, come i fratelli di Smeralda hanno minacciato di fare.

Riesce comunque a realizzare il suo sogno e ad entrare dalle Clarisse ancor prima di compiere 16 anni, ma quello che a lei sembrava essere il paradiso in terra si rivela completamente diverso da come lo aveva immaginato. La vita spirituale si è rilassata; dispense e favoritismi hanno ammorbidito la penitenza per venire incontro alle esigenze delle ragazze di buona famiglia che non hanno voluto rinunciare completamente ai loro agi e alle loro comodità; la badessa, troppo invischiata nelle cose temporali, ha perso di vista lo spirito di povertà che dovrebbe essere proprio delle figlie di Santa Chiara.
Smeralda, che insieme al velo ha preso il nome di suor Eustochia, si oppone a questo stile di vita e invoca un ritorno alla Regola originaria, dando lei per prima l’esempio di una vita austera, penitente, intessuta di preghiera e di servizio alle sorelle anziane o ammalate.

Inevitabile lo scontro con la badessa e lo strappo doloroso, ma necessario: esce dal convento per fondarne un altro, che più fedelmente segua la Prima Regola di Santa Chiara. Ci riesce a fatica nel 1464, seguita da sua mamma, da una sua sorella e da poche fedelissime, incontrando incomprensioni anche dai Frati Minori Osservanti, che per otto mesi lasciano il nuovo convento senza assistenza religiosa. Quando si stabilisce nella zona di Montevergine, sempre a Messina, il suo monastero si consolida, si ingrandisce e lei lo guida con la saggezza e la spiritualità proprie dei santi.

Si spegne a 51 anni, il 20 gennaio 1491. La firma di Dio sulla sua vita santa è costituita dai miracoli che accompagnano questa suora in vita e in morte, rendendola veneratissima. Nel 1782 Pio VI ne approva il culto “ab immemorabili” e finalmente san Giovanni Paolo II, nel 1988, proclama Eustochia Calafato santa, proprio come già da cinque secoli era ritenuta dai messinesi e dalle Clarisse.

Autore: Gianpiero Pettiti

Sulla vita della Calafato, clarissa, abbiamo due antichi mss.: il primo è nella Biblioteca comunale di Perugia e una sua copia, debitamente collazionata, il 28 febbraio 1781 fu inviata dall'arcivescovo di Messina alla S. Congregazione dei Riti per il processo di beatificazione della serva di Dio (copia pubblicata dal Macrì nel 1903). L'origine di questo ms. si fa risalire a un tempo di poco successivo alla morte della beata, quando suor Jacopa Pollicino, figlia del barone di Tortorici, su richiesta di suor Cecilia, badessa del monastero di S. Lucia di Foligno (con cui le Clarisse messinesi erano in corrispondenza), scrisse la Vita della Calafato, facendosi aiutare da altre suore che erano vissute con la beata. Suor Cecilia, trasferendosi in seguito a Perugia, portò seco il ms., lo ritoccò e gli diede un miglior ordine, togliendo espressioni prettamente siciliane e arricchendolo di colorito toscano.

Il secondo ms. fu ritrovato da Michele Catalano nella Biblioteca Civica Ariostea di Ferrara e da lui pubblicato nel 1942. Composto nel 1493, due anni dopo la morte della Calafato, riproduce con la più grande fedeltà l'originale, seguendolo anche nelle espressioni siciliane: questo testo "oltre alla notevolissima importanza mistica e al valore agiografico e storico, ha valore non piccolo nella storia della nostra lingua" (Catalano).

Figlia di Bernardo, ricco mercante messinese, e di Macalda Romano Colonna, la Calafato nacque il giovedì santo 1434 nel villaggio detto Annunziata, presso Messina. Chiamata al battesimo Smeralda, crebbe in un'atmosfera di pietà: infatti, la madre, indotta dal b. Matteo di Agrigento, si era affiliata al Terz'Ordine di S. Francesco e viveva una per fetta vita cristiana. La figlia cominciò presto a seguire le sue orme. Una visione del crocifisso, avuta in una chiesa, la decise a darsi completamente al Signore e, respingendo i numerosi pretendenti, domandò di entrare fra le Clarisse di S. Maria di Basicò. Le suore, però, intimorite dai fratelli della Calafato, che avevano minacciato di dar fuoco al convento se vi fosse entrata Smeralda, si rifiutarono di accoglierla, ma le insistenze della beata ebbero infine ragione dell'opposizione dei fratelli ed ella, vestendo l'abito religioso, ricevette il nome di Eustochia. Una sua preghiera al Crocifisso mostra da quale desiderio di soffrire fosse animata: "O dolcissimo mio Signore, vorría morire per lo tuo santo amore, cosí come Tu moristi per me! Forami il cuore con la lancia e con i chiodi de la tua amarissima Passione; le piaghe che tu avesti nel tuo santo corpo, che io le abbia nel cuore. Ti domando piaghe, perché mi è grande vergogna e mancamento vedere Te, Signore mio, piagato, che io non sia piagata con Te". La Calafato, sceltasi per cella un sottoscala, visse penitente, dormendo poco e sulla nuda terra e affliggendo le sue carni col cilicio e la flagellazione.

Nel convento di S. Maria di Basicò, uno dei più importanti della Sicilia di allora, asilo delle nobili fanciulle messinesi e perciò oggetto dei privilegi dei re, la beata non trovò però il suo ideale di rinunzia, poiché la vita regolare era mitigata da dispense che dispiacevano al suo spirito, nutrito dalle laudi di Jacopone da Todi: progettò quindi una riforma. Callisto III, col decreto del 18 ottobre 1457, accolse le richieste della Calafato che, aiutata anche finanziariamente dalla madre e dalla sorella, si trasferì nel nuovo convento di S. Maria Accomandata. Nonostante l'opposizione di superiori e consorelle, che non vedevano di buon occhio la riforma, Eustochia vi entrò con la madre, la sorella e Jacopa Pollicino. Nemmeno i Frati Minori Osservanti vollero andare a celebrare la Messa nella nuova fondazione e, abbandonata da tutti, la Calafato si rivolse a Roma, ottenendo un nuovo Breve pontificio, in seguito al quale l'arcivescovo di Messina impose ai Frati Osservanti, sotto pena di scomunica, di assumere la cura spirituale delle suore riformate. Il nuovo convento vide rifiorire i primi tempi del movimento francescano, sotto la ferma guida della fondatrice, che insegnava con la parola e con l'esempio l'ideale del Poverello e l'amore del Crocifisso, insieme con l'adorazione eucaristica, nella quale passava notti intere. Le vocazioni affluirono numerose, tanto che l'edificio divenne troppo angusto per la fiorente comunità; per munificenza di Bartolomeo Ansalone, nel 1463, le Clarisse Riformate poterono trasferirsi a Montevergine, in un nuovo monastero che esiste tuttora. Ivi, per esortare le consorelle alla virtù e all'amore del Crocifisso, la Calafato scrisse un libro sulla Passione. Il 20 gennaio 1485 suor Eustochia morì lasciando la sua ultima raccomandazione: "Prendete, figlie mie, il Crocifisso per Padre, ed Egli vi ammaestrerà in ogni cosa".

Durante la vita, ed ancor più dopo la morte, si attribuirono alla Calafato vari miracoli. I messinesi la venerarono come protettrice della loro città, specialmente contro i terremoti; il 2 luglio 1777 il senato della città promise di recarsi ogni anno a Montevergine il 20 gennaio e il 22 agosto; nel 1782, infine, la Calafato fu beatificata da Pio VI.

L'arcivescovo di Messina, nel 1690, scriveva alla S. Congregazione dei Riti: "Il suo corpo, da me diligentemente veduto e osservato, è integro, intatto e incorrotto ed è tale che si può mettere in piedi, poggiando sulle piante di essi. Il naso è bellissimo, la bocca socchiusa, i denti bianchi e forti, gli occhi non sembra affatto che siano corrotti, perché sono alquanto prominenti e duri, anzi nell'occhio sinistro si vede quasi la pupilla trasparente. Inalterate le unghie delle mani e dei piedi. Il capo conserva dei capelli e, quello che reca maggiore meraviglia, si è che due dita della mano destra sono distese in atto di benedire, mentre le altre sono contratte verso la palma della mano [accenno ad una benedizione che la beata avrebbe dato con quella mano, dopo la sua morte, ad una suora. Le braccia sic piegano sia sollevandole che abbassandole. Tutto il corpo è ricoperto dalla pelle, ma la carne sotto di essa, si rileva al tatto disseccata". Ancora oggi si può vedere intatto il corpo della beata ed in piedi nell'abside della Chiesa di Montevergine, esposto alla venerazione del popolo, che in folla vi accorre soprattutto il 20 gennaio. L'iconografia rappresenta la beata in ginocchio dinanzi al Sacramento e, più frequentemente, con la Croce nelle mani.

Le braccia si piegano sia sollevandole che abbassandole. Tutto il corpo è ricoperto dalla pelle, ma la carne sotto di essa, si rileva al tatto disseccata". Ancora oggi si può vedere il corpo della beata intatto ed in piedi nell'abside della chiesa di Montevergine, esposto alla venerazione del popolo, che in folla vi accorre soprattutto il 20 gennaio e il 22 agosto. I martirologi francescani ricordano suor Eustochia al 20 gennaio. L'iconografia rappresenta la beata in ginocchio dinanzi al Sacramento e, più frequentemente, con la Croce nelle mani.

Autore: Giuseppe Morabito

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/38340

VISITA PASTORALE A MESSINA E A REGGIO CALABRIA

CANONIZZAZIONE DELLA BEATA EUSTOCHIA CALAFATO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Messina - Sabato, 11 giugno 1988


1. “Io sono la vera vite” (Gv 15, 1).

Cristo pronuncia queste parole - l’allegoria della vite e dei tralci - il giorno prima della sua passione. Perciò esse acquistano un significato particolare. Si può dire che, tra le parabole del Vangelo, questa contiene in sé una singolare sintesi dell’opera salvifica di Cristo, il cui culmine è il mistero pasquale.

 “Io sono la vera vite e il Padre mio è il vignaiolo”. Qui troviamo come un commento a quelle altre parole: “Il Padre mio opera sempre e anch’io opero” (Gv 5, 17). Il Padre opera mediante il Figlio. E l’operare del Padre rassomiglia al lavoro del vignaiolo. Quando il Figlio chiama se stesso “la vera vite”, lo dice perché il Padre ha deciso di innestare in lui e per lui la vita nuova nell’uomo: nelle anime umane, nella storia umana.

La vigilia della sua morte Gesù ne parlò agli apostoli, e questo ha una sua grande eloquenza. Poiché proprio tale morte, la sua morte, il sacrificio della croce, diventerà fonte di vita per l’uomo. Essa è la “vite” mediante la quale la nuova vita, la vita divina deve essere partecipata ai “tralci”.

2. Ascoltando l’odierno brano del Vangelo, la nostra attenzione si è concentrata in particolare su di un “tralcio”, in cui la vite divina che è Cristo ha portato frutto di vita nuova: un frutto particolarmente abbondante. La Chiesa gioisce di poter oggi qui, a Messina, proclamare solennemente la santità di una delle figlie della vostra terra siciliana: la beata Eustochia Smeralda Calafato. Questa ragazza, stimando Cristo sopra ogni cosa, gli si donò totalmente ed iniziò un cammino di crescita nella carità mediante severi sacrifici e lunghe veglie di adorazione dinanzi a quel trono di misericordia, che è la croce, dinanzi a quel trono di maestà, che è il tabernacolo.

3. Le letture della presente liturgia di canonizzazione ci permettono di penetrare nel modo migliore nella storia dell’anima di questa nuova santa della Chiesa.

Ascoltiamo quindi, dalle parole del salmo, questo fervente grido del cuore, che cerca Dio con tutte le sue forze.

Con slancio e in spirito di pietà eleviamo la voce per dire: “O Dio, tu sei il mio Dio, dall’aurora ti cerco, di te ha sete l’anima mia” (Sal 63 [62], 1).

Matura e serena è quell’anima che avverte l’esigenza di Dio con la stessa intensità, con la quale la “terra deserta, arida, senz’acqua” (Sal 63 [62], 2) attende la pioggia che dà refrigerio e vita.

Adulta nella fede e lieta nella grazia è quella persona che, sia nel silenzio della notte e della contemplazione, sia nella preghiera semplice, elevata anche nel lavoro quotidiano, si affida alla paternità divina per avere conforto e pace: Dio concede sempre questi doni a chi si rifugia sotto le sue ali (cf. Sal 63 [62], 9). La contemplazione della misericordiosa bontà divina è cibo e bevanda che “sazia l’anima” (cf. Sal 63 [62], 6), la quale viene ricolmata dalla linfa vitale di Cristo. L’assimilazione a Gesù, che ne deriva, fa vivere la persona in modo sovrumano, perché non si vive più per se stessi, ma per Dio, adempiendo i suoi voleri e partecipando alla sua vita, cercata con anelito incessante (cf. Sal 63 [62], 2).

4. Il grande Pascal mise sulla bocca di Cristo queste parole “Non mi cercheresti, se non mi avessi già trovato” (B. Pascal, “Pensèes”, 553). Non mi cercheresti, se io stesso per primo non ti avessi chiamato.

Le parole del profeta Osea alludono proprio a questa chiamata, all’invito di Dio. E questo è l’invito alle nozze spirituali.

Dio chiamò santa Eustochia, la prese per sé (cf. Os 2, 16) ed ella, nel deserto della sua angusta cella e nelle prolungate veglie, visse l’attesa del suo Signore e sposo, il quale la rese capace di intendere le divine parole che rivolgeva al suo cuore (cf. Os 2, 16).

L’Onnipotente la fece sua sposa per sempre nella carità e nella compassione, e con questa vera, divina giustizia la condusse alla santità ricolmandola di beni (cf. Os 2, 21). Da parte sua, la nuova santa, con umile costanza, perseverò in questo amore e non esitò mai nel sacrificio, per crescere in tale amore e permanervi.

5. Quando, dunque, l’anima umana sente la chiamata del suo Dio, di quel Dio che essa cerca, senza del quale è “come terra deserta, arida, senz’acqua” (cf. Sal 63 [62], 2), allora si compie nell’uomo una conversione sempre più profonda.

E questa conversione è, nel contempo, una grande “rivalorizzazione”, come lascia intendere san Paolo nella lettera ai Filippesi. La chiamata - conversione, che derivò dall’incontro con Cristo sulla via di Damasco, produsse nell’Apostolo delle genti un completo capovolgimento dei “valori”. Da quel momento il persecutore dei cristiani iniziò a ritenere una perdita quanto in precedenza aveva considerato come un guadagno. E, sebbene il seguire Gesù avesse portato con sé persecuzioni, sofferenze e fatiche non comuni, egli non mutò giudizio, anzi si rafforzò in esso (cf. Fil 3, 8).

Nella luce del Redentore risorto, l’unico suo desiderio fu di conseguire la comunione totale con lui (cf. Fil 3, 9). Paolo, quale ineccepibile fariseo, aveva tentato di darsi una propria giustizia mediante una puntigliosa osservanza della legge, in tutte le sue prescrizioni. Ma con la conversione comprese che la vera giustizia viene unicamente dal Signore Dio. La condizione prima per poter ricevere tale dono di benevolenza è la povertà di spirito, che apre l’anima a Cristo e la porta ad amarlo più di se stessa.

Elargita per fede, la giustizia divina strappa gli uomini dalla bassezza del male e li eleva al vertice della figliolanza soprannaturale. Da tale altezza luminosa è possibile avere uno sguardo vasto, penetrante, che consente di conoscere in profondità il mistero di Cristo (cf. Fil 3, 10). E tale conoscenza di Cristo, nel quale “sono nascosti tutti i tesori della sapienza e della scienza” (Col 2, 3), è valore supremo per l’uomo “convertito”, trasformato dalla grazia, ed è conoscenza non riducibile ad un mero apprendimento intellettuale. Essa è comunione di mente e di cuore con Cristo-verità, grazie alla quale si diventa pienamente partecipi della sua passione, morte e risurrezione, condividendone pure la forza redentiva.

La conoscenza di Cristo, la consapevolezza di essere afferrati da lui, di “trovarsi in lui mediante tale conoscenza”, ci fa accogliere la “giustizia che deriva da Dio” come grazia sorgiva di impegno e come caparra, che ci rende certi dell’utilità delle energie spese con dedizione per l’edificazione del Regno.

6. Ne è splendido esempio sant’Eustochia. Ella, ponendosi con assiduità alla scuola di Cristo crocifisso, crebbe nella sua conoscenza e, meditandone i misteri splendenti di grazia, concepì un fedele amore per lui.

Per la nostra santa la vita claustrale non fu una mera fuga dal mondo per rifugiarsi in Dio. Ella con la severa ascesi, che si era imposta, voleva certamente unirsi a Cristo, eliminando sempre più ciò che in lei, come in ogni essere umano v’era di caduco, ma sentiva di essere al tempo stesso unita a tutti. Dalla cella del monastero di Montevergine ella estendeva la sua preghiera e il valore delle sue penitenze al mondo intero. In tal modo intendeva essere vicina ad ogni fratello, lenire ogni dolore, chiedere perdono per i peccati di tutti. Oggi sant’Eustochia ci insegna la preziosità della consacrazione totale a Cristo, da amare con affetto sponsale, devoto, completo. Quando si aderisce a lui, si ama col suo stesso cuore, che ha una capacità infinita di carità.

7. In questo giorno di festa, cari fratelli sorelle della comunità ecclesiale di Messina-Lipari-santa Lucia del Mela, mi unisco alla vostra letizia e vi rivolgo con gioia queste parole piene di affetto pastorale. È cosa per me grata porgere, in primo luogo, il mio saluto ai signori Cardinali presenti, all’Arcivescovo della diocesi, monsignor Ignazio Cannavò, che ringrazio per le cordiali parole, con le quali mi ha espresso, a nome proprio e di tutti, sentimenti di devozione, manifestando pure le attese ed i propositi di bene, presenti in ciascuno dei fedeli.

Desidero salutare i confratelli nell’episcopato, i sacerdoti, i religiosi e le religiose. In particolare, saluto cordialmente le suore Clarisse del Secondo Ordine Francescano, di cui faceva parte colei, che ora è stata iscritta nell’albo dei santi.

Porgo un deferente saluto a tutte le autorità civili e militari, che con preziosa collaborazione hanno facilitato questa mia venuta a Messina. Giunga, infine, il mio saluto a voi tutti, cari fratelli e sorelle, che siete intervenuti in così gran numero e con la vostra presenza festosa manifestate in modo semplice, ma autentico, la comunione con la Chiesa, col successore di Pietro, confermando così significativamente quanto ha detto il vostro Arcivescovo.

Carissimi, mentre vi dico il mio compiacimento per il devoto affetto che avete per la vostra santa, vi esorto ad essere come lei testimoni della luce, che illumina ogni uomo. Da secoli la invocate e onorate come protettrice; continuate ad imitarne la pietà eucaristica; come lei amate Maria santissima, la cui devozione è ben radicata nella vostra terra, come egregiamente è attestato dalle numerose Chiese a lei dedicate in città e in diocesi - prima fra tutte la cattedrale, ove è venerata sotto il titolo di "Madonna della Lettera" - e come dimostra anche l’alta colonna, che all’ingresso del porto reca la statua della Madre del Redentore.

Miei cari, ricorrete sempre alla Vergine santa ed ella, oltre a favorire la vostra assimilazione a Gesù, vi insegnerà a compiere quanto è gradito a Dio, il quale consacra ciò che gli viene offerto, come questa celebrazione eucaristica ricorda e compie.

8. “Come il tralcio non può far frutto da se stesso se non rimane nella vite, così anche voi se non rimanete in me” (Gv 15, 4).

Ecco, oggi la Chiesa torna alla storia di uno di questi tralci, la cui vita si sintetizza pienamente in questo “rimanere” in Cristo. “Chi rimane in me e io in lui, fa molto frutto, perché senza di me non potete fare nulla” (Gv 15, 5).

Ecco, la vostra nuova santa “messinese”, figlia della Sicilia, sembra ripetere attraverso i secoli e le generazioni questo invito di Cristo: “Rimanete in me e io in voi” (Gv 15, 4).

Questo invito di Cristo è stato riconfermato dalla testimonianza di santa Eustochia, come, in antecedenza, lo fu dalla testimonianza della vita di tanti santi di quest’isola, fin dai primi secoli del cristianesimo.

Oggi, questo invito è rivolto dalla nuova santa in particolare a voi sacerdoti, a voi religiosi e religiose, che avete scelto la vita della piena consacrazione per servire con ogni energia all’edificazione del Corpo mistico della Chiesa. Lo rivolge a voi sposi, perché la vostra famiglia sia nel mondo testimonianza della fedeltà amorosa del Creatore; a voi lavoratori, che contribuite a portare elementi nuovi per una comune costruzione, ove il Signore possa a tutti dare pace e serenità. Invita anche voi, cari giovani, perché vi dedichiate alla conoscenza di Cristo, risposta vera ad ogni domanda e ad ogni attesa.

9. “Rimanete in me e io in voi”.
“In questo è glorificato il Padre mio: che portiate molto frutto e diventiate miei discepoli” (Gv 15, 8).
La Chiesa, elevando alla gloria degli altari a nuova santa, glorifica Dio.
“La gloria di Dio è che l’uomo viva” (cf. S. Irenaei “Adv. Haer”, IV, 20, 7: PG 7, 1037) che viva di quella pienezza di vita che è in Cristo: la vite.
Sì. L’uomo è chiamato alla gloria in Cristo crocifisso e risorto.
E, in questa esaltazione dell’uomo, riceve gloria il Padre.
Poiché il Padre è “il vignaiolo” . . .
La santità dell’uomo - il frutto della coltura di Dio, la messe del mistero pasquale grazie al quale ogni cosa è instaurata in Cristo è la gloria di Dio stesso.
Umile serva del tuo Maestro e sposo, santa Eustochia!

I tuoi concittadini e tutta la Chiesa gioiscono oggi della gloria, che riceve Dio, Padre del Signore nostro Gesù Cristo, dal frutto maturo della tua santità.

Al termine della liturgia per la Canonizzazione della Santa Eustochia Smeralda, nei padiglioni della Fiera di Messina il Santo Padre rivolge ai presenti queste parole.  

Carissimi fratelli e sorelle voglio, insieme a voi, ringraziare il Signore di questa celebrazione eucaristica e per questa canonizzazione della vostra concittadina, della vostra patrona, santa Eustochia Smeralda. Ringrazio il Signore, ringraziando nello stesso tempo tutti i miei fratelli e sorelle, a cominciare dai fratelli nell’episcopato, i sacerdoti, i religiosi e le religiose, e tutti coloro che hanno contribuito alla preparazione di questa splendida celebrazione. Specialmente ringrazio il coro.

Ma vorrei dire di più: ringrazio tutta la Sicilia che ci ha dato questa nuova santa, ringrazio tutte le Chiese che sono in Sicilia, da questo punto che si situa nella parte orientale dell’isola, vicino a Reggio Calabria, dove, domani, dobbiamo concludere il XXI Congresso eucaristico nazionale italiano. Non si sarebbe potuta immaginare una introduzione, una vigilia migliore per la conclusione del Congresso eucaristico, di ciò che abbiamo vissuto insieme qui in Messina, con questa celebrazione e questa canonizzazione.

Oserei inserire in questa stupenda liturgia eucaristica anche l’insieme della bellezza naturale che ci circonda, qui vicino e lontano. Possiamo dire che la natura stessa entra nella nostra preghiera e si fa anch’essa liturgia, una liturgia cosmica, penetrata dalla presenza di Dio, penetrata dall’opera continua dello Spirito Santo che prepara i nostri spiriti umani ad entrare nella realtà di Dio uno e trino, Padre, Figlio e Spirito Santo.

Così carissimi fratelli e sorelle vorrei che questa celebrazione sia per tutti noi un grande incoraggiamento spirituale, per tutta la popolazione messinese e siciliana. Il vostro Arcivescovo ha citato all’inizio il mondo universitario. Non potendo incontrare questa comunità accademica, vorrei, a conclusione della nostra celebrazione dire a tutti i suoi componenti, professori e studenti, che erano presenti nel nostro cuore e nella nostra memoria, presenti con il loro lavoro, con il loro compito culturale che riveste tanta importanza per la formazione del futuro di ogni uomo e di ogni nazione.

Così anche la cultura entra nella preghiera, entra nella liturgia insieme con la natura, in quanto la cultura vuol dire: uomo canta la gloria di Dio, poiché la vocazione dell’uomo è di essere gloria di Dio. Sia lodato Gesù Cristo.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1988/documents/hf_jp-ii_hom_19880611_messina.html

Eustochia Smeraldo Calafato (1434-1485) 

Vergine, monaca dell'Ordine di S. Francesco 

Eustochia Calafato (al secolo Smeralda) nacque a Messina il 25 Marzo 1434, quarta dei sei figli di Bernardo Cofino detto Calafato e Mascalda Romano, modesti lavoratori: il padre possedeva una piccola imbarcazione con la quale esercitava il commercio anche per conto di altre persone, secondo gli usi del tempo e di Messina in particolare.

La piccola Smeralda trascorse i primi anni della fanciullezza senza notevoli avvenimenti, nella casa paterna, affidata alle cure della madre, fervente cristiana ed entusiasta ammiratrice del Francescanesimo nella sua peculiare riforma dell'Osservanza che si andava proprio allora affermando nell'Ordine.

Quel movimento ebbe in Italia il suo principale animatore ed esponente in S. Bernardino da Siena (+ 1444), accanto al quale e sul cui esempio fiorì tutta una schiera di spiriti eletti, insigni per santità, dottrina e attività sociali, tra i quali spiccano il Beato Alberto da Sarteano (+1450), S. Giovanri da Capestrano (+ 1456) e S. Giacomo della Marca (+ 1476). Il nuovo spirito di riforma, che si proponeva la stretta osservanza della regola di S. Francesco specialmente nella particolare prerogativa della povertà, pervase anche il secondo Ordine Francescano, cioè quello delle Clarisse, in seno al quale vecchi monasteri erano ricondotti a più stretta osservanza e regolare vita religiosa, o se ne fondavano dei nuovi secondo la cosiddetta " Prima regola " di S. Chiara e sotto l'egida e la cura dei Frati minori dell'Osservanza."

In Sicilia il movimento osservante apparve nel 1421, ma ufficialmente lo si può datare dal 1425, quando il beato Matteo d'Agrigento che ne fu il valido organizzatore, ottenne da Martino V la facoltà di fondare tre nuovi conventi per i frati desiderosi di vivere secondo lo spirito della riforma. Il primo di questi conventi fu aperto proprio a Messina, dove il beato Matteo, famoso ed ammirato predicatore, aveva suscitato con la sua ardente parola un grande entusiasmo tra il popolo e viva partecipazione alla riforma spirituale da lui propugnata.

A quelle prediche assistette anche Mascalda Romano, allora giovane sposa diciottenne, e conquistata dalle parole del predicatore si ascrisse nelle file del terz'Ordine Francescano, consacrandosi ad una vita di intensa preghiera e di aspre penitenze, dedicando parte del suo tempo e delle sue sostanze al prossimo bisognoso. Mascalda trasfuse i suoi sentimenti e le sue aspirazioni anche nella piccola Smeralda, iniziandola sin da bambina alla pietà e all'esercizio delle cristiane virtù, ottenendone dei frutti che superarono ogni più rosea e nobile aspettativa della pur virtuosa madre.

La fanciulla, infatti, non solo fece tesoro degli insegnamenti materni sforzandosi, secondo le sue capacità, di imitarne gli esempi e orientare la sua vita religiosa secondo lo spirito francescano, ma aspirando a vette più alte si consacrò a Dio tra le Clarisse e più tardi fondò anche un nuovo monastero per poter più intensamente e profondamente seguire il suo ideale di perfezione cristiana.

Prima però di iniziare e dare compimento alle sue aspirazioni, la piccola Smeralda dovette subire la prova di un triste ma provvidenziale evento, l'unico di un certo di rilievo accaduto nella sua fanciullezza. Nel dicembre 1444, infatti, quando Smeralda aveva appena undici anni circa, senza neppure essere interpellata e secondo i costumi del tempo, il padre la promise in matrimonio ad un maturo vedovo di pari condizione sociale ed economica; ma il concertato matrimonio sfumò per l'improvvisa e repentina morte del promesso sposo nel luglio 1446.

Anche se non pienamente cosciente di quanto era accaduto, l'evento dovette provocare nella piccola Smeralda un tremendo e comprensibile trauma, ma la Provvidenza divina che aveva ben altri disegni su di lei, se ne servì per attirare alle cose celesti il suo cuore, del resto già ben disposto alle più ardite e sublimi decisioni. Così la morte del promesso sposo spinse soavemente ma fortemente Smeralda a considerare nella sua vera realtà e alla luce del soprannaturale la vanità delle cose terrene e dei piaceri mondani, per cui nonostante reiterate pressioni dei parenti e le ottime occasioni che si presentavano per un nuovo fidanzamento, rimase sempre tetragona nel rinunciarvi, decidendo di consacrarsi a Dio nella vita religiosa, decisione maturata verso l'età di 14 anni.

I parenti però, e specialmente il padre, non erano assolutamente disposti ad assecondare le sue aspirazioni: da qui un inevitabile conflitto familiare, che la spinse anche a tentare una inutile fuga dalla casa paterna, ma che si risolse dopo qualche tempo a suo favore, quando verso la fine del 1448, durante uno dei suoi soliti viaggi commerciali, il padre morì improvvisamente in Sardegna.

L'attesa si protrasse ancora per un anno, poichè soltanto alla fine del 1449 Smeralda potè appagare il suo ardente desiderio entrando nel monastero Belle Clarisse di S. Maria di Basico in Messina dove le fu imposto il nome di Suor Eustochia: aveva circa 15 anni e mezzo!

Fin dal noviziato la giovane suora si distinse per la pietà e le spiccate virtù. Incredibile infatti fu l'impegno, lo slancio, l'entusiasmo con cui Suor Eustochia si accinse a vivere la sua vocazione dedicandosi alla preghiera, alla meditazione assidua della Passione di Cristo, alla mortificazione, al servizio delle inferme; i suoi progressi nella via della perfezione furono talmente cospicui ed evidenti da attirare su di se l'ammirazione, la stima e la venerazione delle consorelle.

Non paga però di attendere alla sua personale perfezione, suor Eustochia desiderava ardentemente che tutto il monastero risplendesse per l'esemplare osservanza della regola. Purtroppo proprio in quegli anni la badessa del tempo, suor Flos Milloso, con progressiva e tenace azione e con scopi non del tutto lodevoli, aveva sottratto il monastero dalla direzione spirituale degli Osservanti, e pur non trascurando le necessità spirituali delle suore, era troppo invischiata ed immersa negli affari terreni e temporali. Tutto ciò aveva creato un certo disagio e profondo disappunto nelle suore più sensibili e fervorose tra cui primeggiava suor Eustochia, e poichè a nulla approdarono gli sforzi ed i tentativi per ricondurre a più severa disciplina la vita regolare del monastero, la nostra Santa e qualche altra decisero di cercare altrove quanto mancava a Basicò; maturò in lei il proposito di fondare un nuovo monastero secondo il genuino spirito della povertà francescana e sotto la direzione dei Frati Minori dell'Osservanza.

Ottenuta la necessaria autorizzazione pontificia, con i mezzi fornitile dalla madre e dalla sorella e la fattiva collaborazione del nobile messinese Bartolomeo Ansalone, sostenuta moralmente da una consorella di Basicò, suor Iacopa Pollicino, che unica la seguì nella difficile impresa e le rimase fedelmente accanto fino alla morte, superando immensi ostacoli, sopportando violente avversità e contraddizioni interne ed esterne, nel 1460 suor Eustochia si trasferì nei locali di un vecchio ospedale adattato a monastero, dove la seguirono la sorella Mita (Margherita) ed una giovane nipote.

Ben presto altre donne si unirono al piccolo drappello, ma per sopravvenute difficoltà materiali e morali, le suore dovettero lasciare il vecchio ospedale, trovando generosa ospitalità nella casa di una congregazione del terz'ordine Francescano, sita nel quartiere Montevergine nove si trasferirono agli inizi del 1464.

Con l'aiuto di benefattori la nuova dimora potè essere convenientemente allargata e sistemata per un monastero: ebbe così inizio il monastero di Montevergine nel quale ben presto uno stuolo di anime nobili e generose, tra cui la stessa madre di Eustochia, chiese di entrare per condividerne la vita povera ed evangelica.

Fattasi cosi madre spirituale delle sue figliole, ella le istruì, le educò, le formò alla vita francescana, spronandole alla meditazione della passione di Cristo, comunicando loro i frutti delle proprie esperienze ascetiche, infondendo nei loro cuori l'amore alle virtù che ella stessa praticava con ammirabile costanza ed eroismo, permeando tutta la loro vita della spiritualità semplice e generosa del francescanesimo, imperniata sul Cristocentrismo, sul Cristo cioè amante e sofferente, sulla devozione all'Eucaristia, attingendo un sodo e vitale nutrimento per le quotidiane meditazioni da un'intensa e sentita vita liturgica.

Nel monastero di Montevergine la Beata Eustochia morì il 29 gennaio 1485, lasciando una fervente e stimata comunità religiosa di circa 50 suore, il profumo delle sue virtù e la fama della sua santità.

Qualche giorno dopo la sua sepoltura, al suo sepolcro e nel suo corpo si manifestarono straordinari fenomeni che diedero inizio ad una popolare e vasta devozione verso di Lei. Spinte da quegli avvenimenti e sollecitate da personalità ecclesiastiche e laiche, le suore di Montevergine scrissero una biografia della loro venerata fondatrice e madre, mentre la fedele compagna Suor Iacopa Pollicino ne trasmetteva toccanti ed ammirabili cenni in due lettere a suor Cecilia Coppoli, badessa del monastero di S. Lucia di Foligno, nelle quali confermava o completava quanto di più interessante, prestigioso e virtuoso aveva notato nella Beata Eustochia. il popolo di Dio sperimentava in molti modi e in varie circostanze che essa aveva un efficace potere di intercessione presso l'Altissimo, datore di ogni bene.

Il 14 settembre 1782 il Papa Pio VI approvò il culto " ab immemorabili ".

Ripresa la causa di canonizzazione nel 1966, il 21 marzo 1985 sono state dichiarate " eroiche " le virtù della beata Eustochia e il 22 giugno 1987 il Papa Giovanni Paolo II comunicava la sua decisione di canonizzare la Beata Eustochia.

Finalmente giovedì 3 dicembre l'Arcivescovo S. E. Mons. Ignazio Cannavò ha dato l'annuncio gioioso e sorprendente the il Papa l'11 giugno 1988 canonizzerà la Beata Eustochia a Messina.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19880611_calafato_it.html

Eustochia Smeralda Calafato

(1434-1485)

Beatificazione:

- 22 agosto 1782

- Papa  Pio VI

 Celebrazione

Canonizzazione:
- 11 giugno 1988

- Papa  Giovanni Paolo II

- Messina

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 20 gennaio

Vergine, badessa, clarissa dell’Ordine di Santa Chiara, si dedicò con grande ardore a ripristinare l’antica disciplina della vita religiosa e a promuovere la sequela di Cristo sul modello di san Francesco

"Prendete, figlie mie, il Crocifisso per Padre, ed Egli vi ammaestrerà in ogni cosa"

Smeralda Calafato nacque a Messina il 25 Marzo 1434, quarta dei sei figli di Bernardo Cofino detto Calafato e Mascalda Romano, modesti lavoratori: il padre possedeva una piccola imbarcazione con la quale esercitava il commercio anche per conto di altre persone, secondo gli usi del tempo e di Messina in particolare.

La piccola Smeralda trascorse i primi anni della fanciullezza senza notevoli avvenimenti, nella casa paterna, affidata alle cure della madre, fervente cristiana ed entusiasta ammiratrice del Francescanesimo nella sua peculiare riforma dell'Osservanza che si andava proprio allora affermando nell'Ordine.

Quel movimento ebbe in Italia il suo principale animatore ed esponente in S. Bernardino da Siena (+ 1444), accanto al quale e sul cui esempio fiorì tutta una schiera di spiriti eletti, insigni per santità, dottrina e attività sociali, tra i quali spiccano il Beato Alberto da Sarteano (+1450), S. Giovanri da Capestrano (+ 1456) e S. Giacomo della Marca (+ 1476). Il nuovo spirito di riforma, che si proponeva la stretta osservanza della regola di S. Francesco specialmente nella particolare prerogativa della povertà, pervase anche il secondo Ordine Francescano, cioè quello delle Clarisse, in seno al quale vecchi monasteri erano ricondotti a più stretta osservanza e regolare vita religiosa, o se ne fondavano dei nuovi secondo la cosiddetta " Prima regola " di S. Chiara e sotto l'egida e la cura dei Frati minori dell'Osservanza."

In Sicilia il movimento osservante apparve nel 1421, ma ufficialmente lo si può datare dal 1425, quando il beato Matteo d'Agrigento che ne fu il valido organizzatore, ottenne da Martino V la facoltà di fondare tre nuovi conventi per i frati desiderosi di vivere secondo lo spirito della riforma. Il primo di questi conventi fu aperto proprio a Messina, dove il beato Matteo, famoso ed ammirato predicatore, aveva suscitato con la sua ardente parola un grande entusiasmo tra il popolo e viva partecipazione alla riforma spirituale da lui propugnata.

A quelle prediche assistette anche Mascalda Romano, allora giovane sposa diciottenne, e conquistata dalle parole del predicatore si ascrisse nelle file del terz'Ordine Francescano, consacrandosi ad una vita di intensa preghiera e di aspre penitenze, dedicando parte del suo tempo e delle sue sostanze al prossimo bisognoso. Mascalda trasfuse i suoi sentimenti e le sue aspirazioni anche nella piccola Smeralda, iniziandola sin da bambina alla pietà e all'esercizio delle cristiane virtù, ottenendone dei frutti che superarono ogni più rosea e nobile aspettativa della pur virtuosa madre.

La fanciulla, infatti, non solo fece tesoro degli insegnamenti materni sforzandosi, secondo le sue capacità, di imitarne gli esempi e orientare la sua vita religiosa secondo lo spirito francescano, ma aspirando a vette più alte si consacrò a Dio tra le Clarisse e più tardi fondò anche un nuovo monastero per poter più intensamente e profondamente seguire il suo ideale di perfezione cristiana.

Prima però di iniziare e dare compimento alle sue aspirazioni, la piccola Smeralda dovette subire la prova di un triste ma provvidenziale evento, l'unico di un certo di rilievo accaduto nella sua fanciullezza. Nel dicembre 1444, infatti, quando Smeralda aveva appena undici anni circa, senza neppure essere interpellata e secondo i costumi del tempo, il padre la promise in matrimonio ad un maturo vedovo di pari condizione sociale ed economica; ma il concertato matrimonio sfumò per l'improvvisa e repentina morte del promesso sposo nel luglio 1446.

Anche se non pienamente cosciente di quanto era accaduto, l'evento dovette provocare nella piccola Smeralda un tremendo e comprensibile trauma, ma la Provvidenza divina che aveva ben altri disegni su di lei, se ne servì per attirare alle cose celesti il suo cuore, del resto già ben disposto alle più ardite e sublimi decisioni. Così la morte del promesso sposo spinse soavemente ma fortemente Smeralda a considerare nella sua vera realtà e alla luce del soprannaturale la vanità delle cose terrene e dei piaceri mondani, per cui nonostante reiterate pressioni dei parenti e le ottime occasioni che si presentavano per un nuovo fidanzamento, rimase sempre tetragona nel rinunciarvi, decidendo di consacrarsi a Dio nella vita religiosa, decisione maturata verso l'età di 14 anni.

I parenti però, e specialmente il padre, non erano assolutamente disposti ad assecondare le sue aspirazioni: da qui un inevitabile conflitto familiare, che la spinse anche a tentare una inutile fuga dalla casa paterna, ma che si risolse dopo qualche tempo a suo favore, quando verso la fine del 1448, durante uno dei suoi soliti viaggi commerciali, il padre morì improvvisamente in Sardegna.

L'attesa si protrasse ancora per un anno, poichè soltanto alla fine del 1449 Smeralda potè appagare il suo ardente desiderio entrando nel monastero Belle Clarisse di S. Maria di Basico in Messina dove le fu imposto il nome di Suor Eustochia: aveva circa 15 anni e mezzo!

Fin dal noviziato la giovane suora si distinse per la pietà e le spiccate virtù. Incredibile infatti fu l'impegno, lo slancio, l'entusiasmo con cui Suor Eustochia si accinse a vivere la sua vocazione dedicandosi alla preghiera, alla meditazione assidua della Passione di Cristo, alla mortificazione, al servizio delle inferme; i suoi progressi nella via della perfezione furono talmente cospicui ed evidenti da attirare su di se l'ammirazione, la stima e la venerazione delle consorelle.

Non paga però di attendere alla sua personale perfezione, suor Eustochia desiderava ardentemente che tutto il monastero risplendesse per l'esemplare osservanza della regola. Purtroppo proprio in quegli anni la badessa del tempo, suor Flos Milloso, con progressiva e tenace azione e con scopi non del tutto lodevoli, aveva sottratto il monastero dalla direzione spirituale degli Osservanti, e pur non trascurando le necessità spirituali delle suore, era troppo invischiata ed immersa negli affari terreni e temporali. Tutto ciò aveva creato un certo disagio e profondo disappunto nelle suore più sensibili e fervorose tra cui primeggiava suor Eustochia, e poichè a nulla approdarono gli sforzi ed i tentativi per ricondurre a più severa disciplina la vita regolare del monastero, la nostra Santa e qualche altra decisero di cercare altrove quanto mancava a Basicò; maturò in lei il proposito di fondare un nuovo monastero secondo il genuino spirito della povertà francescana e sotto la direzione dei Frati Minori dell'Osservanza.

Ottenuta la necessaria autorizzazione pontificia, con i mezzi fornitile dalla madre e dalla sorella e la fattiva collaborazione del nobile messinese Bartolomeo Ansalone, sostenuta moralmente da una consorella di Basicò, suor Iacopa Pollicino, che unica la seguì nella difficile impresa e le rimase fedelmente accanto fino alla morte, superando immensi ostacoli, sopportando violente avversità e contraddizioni interne ed esterne, nel 1460 suor Eustochia si trasferì nei locali di un vecchio ospedale adattato a monastero, dove la seguirono la sorella Mita (Margherita) ed una giovane nipote.

Ben presto altre donne si unirono al piccolo drappello, ma per sopravvenute difficoltà materiali e morali, le suore dovettero lasciare il vecchio ospedale, trovando generosa ospitalità nella casa di una congregazione del terz'ordine Francescano, sita nel quartiere Montevergine nove si trasferirono agli inizi del 1464.

Con l'aiuto di benefattori la nuova dimora potè essere convenientemente allargata e sistemata per un monastero: ebbe così inizio il monastero di Montevergine nel quale ben presto uno stuolo di anime nobili e generose, tra cui la stessa madre di Eustochia, chiese di entrare per condividerne la vita povera ed evangelica.

Fattasi cosi madre spirituale delle sue figliole, ella le istruì, le educò, le formò alla vita francescana, spronandole alla meditazione della passione di Cristo, comunicando loro i frutti delle proprie esperienze ascetiche, infondendo nei loro cuori l'amore alle virtù che ella stessa praticava con ammirabile costanza ed eroismo, permeando tutta la loro vita della spiritualità semplice e generosa del francescanesimo, imperniata sul Cristocentrismo, sul Cristo cioè amante e sofferente, sulla devozione all'Eucaristia, attingendo un sodo e vitale nutrimento per le quotidiane meditazioni da un'intensa e sentita vita liturgica.

Nel monastero di Montevergine la Beata Eustochia morì il 29 gennaio 1485, lasciando una fervente e stimata comunità religiosa di circa 50 suore, il profumo delle sue virtù e la fama della sua santità.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/eustochia-smeralda-calafato.html

LE VIRTÙ "EROICHE"

Qualche giorno dopo la sua sepoltura, al suo sepolcro e nel suo corpo si manifestarono straordinari fenomeni che diedero inizio ad una popolare e vasta devozione verso di Lei. Spinte da quegli avvenimenti e sollecitate da personalità ecclesiastiche e laiche, le suore di Montevergine scrissero una biografia della loro venerata fondatrice e madre, mentre la fedele compagna Suor Iacopa Pollicino ne trasmetteva toccanti ed ammirabili cenni in due lettere a suor Cecilia Coppoli, badessa del monastero di S. Lucia di Foligno, nelle quali confermava o completava quanto di più interessante, prestigioso e virtuoso aveva notato nella Beata Eustochia.

il popolo di Dio sperimentava in molti modi e in varie circostanze che essa aveva un efficace potere di intercessione presso l'Altissimo, datore di ogni bene.

Il 14 settembre 1782 il Papa Pio VI approvò il culto " ab immemorabili ".

Ripresa la causa di canonizzazione nel 1966, il 21 marzo 1985 sono state dichiarate " eroiche " le virtù della beata Eustochia e il 22 giugno 1987 il Papa Giovanni Paolo II comunicava la sua decisione di canonizzare la Beata Eustochia.

Finalmente giovedì 3 dicembre l'Arcivescovo S. E. Mons. Ignazio Cannavò ha dato l'annuncio gioioso e sorprendente the il Papa l'11 giugno 1988 canonizzerà la Beata Eustochia a Messina.

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Enero 19: Santa Eustoquia Calafato de Mesina. 

Virgen de la Segunda Orden (1434‑1486) 

Fundadora del monasterio de Montevergine. Canonizada por Juan Pablo II el 11 de junio de 1988

Nació en Mesina el 25 de marzo de 1434, hija de los condes Berardo Colafati y Matilde Colonna. Aprendió de su madre, fervorosa cristiana y entusiasta del franciscanismo, las primeras oraciones, el amor al sacrificio, a las buenas obras y al Crucificado; discípula del Beato Mateo de Agrigento, de San Bernardino de Siena, de San Juan de Capistrano y de San Jaime de la Marca, que volvieron a los hijos de San Francisco a la observancia de la regla y fueron los artífices del “siglo de oro del franciscanismo”.

En 1444 su padre la prometió en matrimonio a un joven noble, pero éste murió muy precozmente; luego, a un viudo de edad avanzada, quien también murió repentinamente antes de que se realizara el proyecto. Entretanto el Esposo celestial la atraía suave y fuertemente a sí, y ella, fortalecida con la oración y la penitencia, decidió dejar el mundo para consagrarse por entero al Señor en la vida religiosa. En 1449, superadas fuertes resistencias de sus familiares, fue admitida entre las Clarisas de S. María de Basicò cerca de Mesina. Desde novicia se distinguió por eminentes cualidades de mente y de corazón. Recorrió con entusiasmo el arduo itinerario de la perfección seráfica. Para guiar la comunidad a la genuina observancia de la regla, decidió fundar un nuevo monasterio. Con la ayuda de sus familiares y de los bienhechores en Montevergine, llevó a cabo la fundación cerca de Mesina, acompañada de un buen grupo de jóvenes que con ella habían decidido consagrar su vida al esposo celestial. Eustoquia había pasado once años en el antiguo monasterio.

La austera Regla de Santa Clara no era seguida por todas las cohermanas. Al comenzar la nueva fundación se puso en sintonía con la reforma para un retorno a las fuentes del franciscanismo, iniciada por San Bernardino de Siena y seguida luego por Santa Coleta, San Pedro de Alcántara y Santa Teresa de Avila. Permaneció como Abadesa y madre de sus cohermanas hasta su muerte y así pudo dar una fisonomía auténticamente franciscana a la nueva fundación.

Guió a la comunidad hacia la perfección de la caridad, con prudencia, solicitud y bondad. Con el ejemplo y las exhortaciones, incitaba a todas al amor de la Cruz, de la pobreza y de la perfección seráfica. Mesina estaba totalmente entusiasmada con su Santa y con el Monasterio de Montevergine, jardín de santidad y perfección, y con los singulares carismas, visiones y curaciones, con que Jesús había exaltado a su esposa fiel. Cuando el celestial esposo la llamó a las bodas eternas, el 20 de enero de 1485, ella salió a su encuentro con la lámpara encendida, rodeada de sus cincuenta cohermanas que recibieron su preciosa herencia.

SOURCE : https://web.archive.org/web/20190921223946/http://www.franciscanos.net/santoral/diario/01enero19.htm

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