samedi 16 janvier 2016

Saint FURSY de PÉRONNE, moine, abbé bénédictin et fondateur de l'abbaye de LAGNY

Saint Fursy et le moine (Saint Fursey, Forseus). Cote : Français 185 , Fol. 218. Vies de saints, France, Paris, XIVe siècle, Richard de Montbaston et collaborateurs.

Saint Fursey and the monk ; from a 14th-century manuscript


Saint Fursy

Abbé (+ v. 650)

Frère de saint Feullien et de saint Ultan.

Moine irlandais, disciple de saint Colomban, fondateur de l’abbaye de Lagny (qui devint bénédictine).

Moine à Mézerolles en Ile de France. D’origine irlandaise si l’on en croit la tradition qu’il n’y a pas de raison de mettre en doute, il prêcha l’Evangile durant douze années dans son pays où il fonda l’abbaye de Burghcastle dans le comté de Suffolk puis vint en Gaule vers 646. Il fut sans doute "chorévêque" de saint Landry de Paris

Au martyrologe, il est indiqué qu'il est fêté, à Mézerolles dans le Ponthieu, saint Fursy, abbé, qui fonda et dirigea des monastères d’abord en Irlande, puis en Angleterre, enfin en Gaule, à Lagny-en-Brie. il mourut en allant visiter ses frères restés en Angleterre.

A lire aussi, sur le site de l'Eglise de Polynésie: "De tous les anciens saints Irlandais, Fursy est celui dont la vie nous est le mieux connue..." moine irlandais, mort en 649 à Péronne (dont il est le protecteur). Sa 'vision' du monde spirituel et de la vie d’outre-tombe enthousiasma St Bède le Vénérable qui le cite abondamment et inspira aussi plus d’une page de 'La Divine Comédie'.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/443/Saint-Fursy.html

Ancienne église Saint-Fursy - Lagny sur Marne


Saint Fursy

Saint Fursy est un saint catholique né vers 567 sur l'île d'Inisquin, Lough Corrib, en Irlande et est mort à Mézerolles, France vers 648. Son nom Fursey, Fursy ou Furcy,, signifie vertu.

Fête le 16 janvier.

Frère missionnaire bénédictin, il descend de familles princières : son père Fintan est fils du roi de Munster, et sa mère, Gelgehes, est la fille d’un chef de clan irlandais. Il est le frère de deux autres saints missionnaires Feuillen et Ultan.

Saint Fursy est le patron de Péronne, de Lagny-sur-Marne, et de sept paroisses dans

 Sa naissance en Irlande

Issu d’une famille noble, Fursey (Fursy, Furcy), dont le nom signifie vertu, suivit son éducation au sein du monastère de Cuain Fearta.

Après un parcours obscur à travers l’Irlande durant dix ans au cours duquel il se fit beaucoup d’ennemis, il fonda l'abbaye de Rathmat (aujourd'hui Killursa).

Puis, il prit la mer pour rejoindre la Grande Bretagne.

Pour le cas de Fursy, la mésentente avec son milieu social ne peut seule suffire à expliquer sa rupture avec la terre qui l’a vu naître.

La vita prima le dit baptisé par le célèbre Brendan, ce saint que la légende transformera en voyageur légendaire, le lien est habile pour le montrer désireux de s’exiler sans espoir de retour pour l’amour du Christ et la guérison de son âme.

Saint Fursy en Angleterre

Dans le début des années 630, Fursy débarqua en Angleterre, dans l’East Anglia où régnait le roi Sigebert et au moment où ce dernier encourageait le travail d'évangélisation de Félix de Dunwich. Le roi leur céda une vieille forteresse à Cnobheresburg (Burgh Castle, Suffolk) et des domaines alentour pour y bâtir un monastère. Le roi céda à Fursy une terre sur laquelle il bâtit un monastère, près d'Ugremouth. Il aurait, selon la coutume irlandaise, amené avec lui les reliques de Brendan, de Beonan et de Meldan.

Chargé également de livres et d’objets de culte, il évangélisa le paysan dont le roi Sigebert, déjà chrétien, finirait moine à la fin de sa vie.

Fursy serait le fils de Fintan, fils du roi de Munster, et de Gelgehes, fille d’un chef de clan au sujet de Cluain Fearta : Vita Secunda ; éd. Colgan, Acta Sanctorum Hiberniae, Louvain, 1645, VII. R.P. Bénédictins de Paris : Vies de Saints, op. cit. Fursy, 16 jan : p.329/331.

Durant ce temps il fit le tour des peuples de l’Irlande en vagabondant, prêchant et exorcisant. Vita Fursei (ou Vita Prima): MGH. SRM., éd. B. Krusch, t IV, p. 436

Les reliques sont également conçues comme des réservoirs de courage et d’esprit saint dans lesquels leurs porteurs puisaient des forces dans leur pérégrinations. Il ne faut pas oublier que la plupart d’entre eux se déplaçaient toujours à pieds.

Durant les dernières années de son séjour en Angleterre, Fursy s’était retiré dans une grotte pendant un an avec son frère Ultan qui préférait l’anachorèse.

Il se rendit ensuite en France.

Saint Fursy en France

Fursy, remplacé par ses deux jeunes frères Ultan et Foillan (Ultain et Foislain ), débarqua à Quentovic (Etaples) vers 639.

Le voyage à Rome que l’on trouve fréquemment dans les vies de saints de l’époque carolingienne n’a surement jamais eu lieu car ni la Vita prima, ni Bède n’en parlent.

Il devint l'ami d'Archambaud, maire du palais et seigneur de Péronne, par don de Clovis II, dont il baptisa son fils. Il eut des rapports avec Erchinoald qui lui demanda de baptiser son fils et Clovis II (636-657), qui l’autorisa à fonder un monastère sur une terre de Neustrie. Fursy choisit la localité de Latiniacum, Lagny en Brie dans la Marne. Il y bâtit trois chapelles dans un monastère qui avait tout lieu d’être un Monasterium Scottorum. Fursy quitta donc Péronne pour créer l'abbaye de Lagny, vers 648. C'est là qu'il aurait ressuscité un jeune noble, fils du comte Aimont (Aymon, Aymont) : c'est son miracle le plus connu. 

Bède le Vénérable a écrit sur lui plus que sur n'importe quel saint homme, à l'exception d'Aidan. Bède narre les nombreuses transes extatiques de Fursy, durant lesquelles il avait la vision d'une effroyable lutte du bien et du mal, entre ciel et enfer. Ces "visions de Fursy" ont beaucoup influencé Dante, lors de ses travaux qur la Divine Comédie.

Archambaud n'ayant pas supporté l'éloignement de son ami et lui demanda de fonder un monastère à proximité de Péronne. C'est ainsi que Fursy fonda l'abbaye du Mont-Saint-Quentin, avec ses frères Foislain et Ultain. C'est Saint Eloi qui consacra ce monastère qui plus tard reçu Pierre l'Ermite avant la première croisade. Après la mort de Saint Fursy, le monastère créé au Mont Saint Quentin prit le nom de "Monastère écossais". Nom découlant de la grande quantité d'Ecossais et d'Irlandais qui venaient se recueillir sur le tombeau du Saint.

Saint Fursy : combat entre l'Ange et le démon

Saint Fursy était évêque et Bède * passe pour avoir écrit sa vie. Il était parvenu à un haut degré de vertus et de bonté lorsque sa fin approcha et qu'il rendit l’esprit. Il vit alors deux anges venir à lui pour emporter son âme; il en distingua un troisième qui marchait en avant, armé d'un bouclier éclatant de blancheur et d'un glaive flamboyant; ensuite il entendit les démons crier : « Allons en avant et suscitons des combats en sa présence. »

Ils s'avancèrent donc, et en se retournant, ils lancèrent contre Fursy des traits enflammés ; mais l’ange, qui allait en avant, les recevait sur son bouclier et en éteignait la flamme aussitôt.

Alors les démons qui s'opposaient aux anges parlèrent ainsi : « Souvent il disait des paroles oiseuses, en conséquence, il ne doit pas, sans avoir été puni, jouir de la vie éternelle. »

L'ange leur dit : « Si vous ne faites valoir contre lui des vices de premier ordre, il ne périra pas pour ceux qui sont de minime importance. »

Alors le démon reprit: « Si Dieu est juste, cet homme ne sera pas sauvé : car il est écrit (Math., XVIII) « Si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme de petits enfants; vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. »

L'ange dit pour l’excuser « Il savait cela au fond du coeur; mais les pratiques des hommes lui firent garder le silence.. »

Le démon lui répondit: « Puisqu'il fit le mal en cédant à l’usage, qu'il subisse donc les effets de la vengeance du souverain juge. »

Le saint ange dit : « Eh bien ! portons l’affaire au jugement de Dieu. »

Quand la lutte fut engagée, les adversaires des anges furent écrasés. Alors le démon dit : « Le serviteur qui aura connu la volonté de son maître et qui n'aura point exécuté ses ordres, sera battu de plusieurs coups » (Luc, XII). (108) L'ange lui répliqua: « En quoi donc cet homme a-t-il manqué à accomplir la volonté de son maître ? » « Il a reçu des dons de la main des méchants », dit le démon. L'ange lui répondit : « Il a cru que chacun d'eux avait fait pénitence. » Le démon reprit : « Il devait auparavant s'assurer qu'ils avaient persévéré dans leur pénitence, et alors recevoir les fruits qu'elle produisait. » L'ange répondit : « Portons l’affaire au tribunal de Dieu. »

Mais le démon succomba. Celui-ci suscita une nouvelle lutte et dit : « Jusqu'alors je redoutais la véracité de Dieu qui a promis de punir pour l’éternité tout péché qui n'est point expié sur la terre. Or, cet homme a reçu un vêtement d'un usurier, et il n'en a point été puni ; où donc est la justice de Dieu? »

L'ange répliqua : « Taisez-vous, car vous ne connaissez point les secrets jugements de Dieu. Tant que la miséricorde divine espère des actes de pénitence de la part d'un homme, elle ne l’abandonne pas. »

Le démon répondit : « Mais ici il n'y a aucun vestige de pénitence. »

« Vous ignorez, reprit l’ange, la profondeur des jugements de Dieu. » Alors le diable frappa Fursy avec une telle force que par la suite, quand il fut revenu à la vie, il porta toujours la marque du coup : car les démons avaient saisi un de ceux qu'ils tourmentaient dans les flammes et le jetèrent sur Fursy, dont l’épaule et la joue furent brulées.

Or, le saint reconnut que c'était l’homme dont il avait reçu le vêtement.

Alors l’ange dit : « Ce que tu as embrasé te brule : car si tu n'avais pas accepté un présent de cet homme qu'il n'a pas fait pénitence, tu n'aurais pas eu à endurer cette brulure. » Et il reçut ce (109) coup, par la permission de Dieu, pour avoir accepté ce vêtement. Mais alors un autre démon dit : « Il lui reste encore une porte étroite où nous pourrons le. vaincre: « Vous aimerez le prochain comme vous-même. »

L'ange répondit : « Cet homme a fait du bien à son prochain. »

L'adversaire reprit : « Cela ne suffit pas, s'il ne l’a encore aimé comme soi-même. »

L'ange lui dit : « Le fruit de la charité, c'est de bien faire ; car Dieu rendra à chacun selon ses oeuvres. »

Et le démon reprit: « Mais pour n'avoir pas accompli le commandement de l’amour, il sera damné. » Dans ce combat avec l’infernale troupe, les saints anges furent vainqueurs.

Le démon dit encore : « Si Dieu n'est pas injuste, et si la violation de sa loi lui déplaît, cet homme ne manquera pas d'être puni : car il a promis de renoncer au monde, et, au contraire, il a aimé le monde, malgré ce qui a été dit (Jean, I, 2) «N'aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde.»

Le saint ange répondit : « Il n'aima pas les biens du monde, mais il aima à les distribuer aux indigents. » 

Le diable répliqua: « De quelque manière qu'on l’aime, c'est contraire au précepte divin. »

Les adversaires ayant été confondus, le diable revint à là charge avec des accusations astucieuses : « Il est écrit, dit-il : « Si vous ne faites pas connaître au méchant son iniquité, je vous redemanderai son sang.» (Ezéch., II). Or, cet homme n'a pas annoncé, comme il le devait, aux pécheurs, de faire pénitence. »

Le saint ange répondit: « Quand les auditeurs méprisent la parole de Dieu, la langue du prédicateur est liée, puisqu'il voit que les paroles qu'il a fait entendre sont méprisées. (110) C'est donc l’oeuvre de l’homme prudent de savoir se taire, quand il n'est pas temps de parler. »

Dans toutes les circonstances de ce débat, la lutte fut excessivement vive, jusqu'à ce qu'enfin, d'après le jugement du Seigneur, les anges ayant triomphé et les ennemis ayant été vaincus, le saint homme fut environné d'une immense clarté.

Bède ajoute encore qu'un des anges dit à saint Fursy: « Regardez le monde. » Et il regarda, et il vit une vallée ténébreuse et en l’air quatre feux placés à une certaine distance l’un de l’autre.

Alors l’ange lui dit : « Ce sont les quatre feux qui embrasent le monde. Le premier, c'est le feu du mensonge. Par là les hommes n'accomplissent en aucune manière la promesse qu'ils ont faite de renoncer au diable et à . toutes ses pompes. Le second, c'est le feu de la cupidité, qui fait préférer les richesses du monde à l’amour des choses du ciel. Le troisième, c'est le feu de la dissension, qui engage à ne craindre pas de blesser l’esprit du prochain par des vanités. Le quatrième, c'est le feu de la cruauté, on compte alors pour rien de dépouiller les faibles et de leur faire tort»

Bientôt ces feux qui se rapprochaient n'en firent plus qu'un et s'avancèrent sur lui.

Il en fut effrayé et dit à l’ange : « Seigneur, ce feu s'approche de moi. »

L'ange lui répondit « Ce que tu n'as pas allumé ne brulera pas en toi; car ce feu traite chaque homme selon ses mérites. En effet,, si le corps brule de voluptés illicites, il brulera aussi dans les châtiments.»

Enfin, saint Fursy fut ramené dans son propre corps en présence de ses proches qui le pleuraient, en le croyant mort. Or, il survécut encore quelque temps et finit sa vie dans la pratique des bonnes oeuvres.

Référence : Histoire d'Angleterre, l. III, c. XIX. — La vision est rapportée dans la Chronique d'Hélinand, an 645.

La légende des boeufs

La mort du saint fut riche en péripéties relatées par les vitae et les virtutes. Ces virtutes, œuvre d’un moine de Péronne qui vécut un siècle et demi après les faits, ne sont pas sans une certaine partialité en faveur de ce monastère.

Outre le lieu ou la date de la mort de Fursy, la translation des reliques du saint fut objet de controverses. Ce dernier serait mort vers 650 à Macerias, près de Frohen, sur la route des îles britanniques .

C’est en voulant revoir ses frères que celui ci serait mort en route.

Le lieu de son décès pouvant avoir des conséquences sur l’attribution de ses reliques ou l’emplacement de sa tombe, les propositions ont fusé et des disputes ont éclaté entre des puissants qui voulaient bénéficier de la proximité du saint.

Dans l'église St-Jean-Baptiste de Péronne, dans la chapelle de droite, vous verrez St-Fursy entouré de deux bœufs : En voici l'explication : à sa mort survenue le 16 janvier 650, les seigneurs de Péronne et Mézerolles se disputaient sa dépouille.

Pour trancher, on la mit sur un chariot tiré par deux bœufs, puis par des enfants.

Et là où le convoi s'arrêterait, on y enterrerait St-Fursy. Le convoi s'arrêta au Mont des cygnes (Tribunal actuel). En fait, d'après la légende, l'essieu de la charrette était faussé.

L'abbé André Dauthuille un grand admirateur de Saint Fursy

L'abbé André Dauthuile était un prêtre de la Somme. D'abord aumônier militaire en Indochine, il rejoignit sa région d'origine pour y continuer son ministère de prêtre.

Rapidement, il rencontra St Fursy très présent dans les paroisses de la Somme.

Il fut notamment vicaire à Péronne, une ville importante dans le vie de St Fursy, puis curé à Gueschart dans la belle église St Fursy.

Il a durant une bonne partie de sa vie, accumulé des éléments sur le passage de Saint Fursy dans le département de la Somme.

Il me racontait qu'une source miraculeuse avait été mis au jour à Gueschart durant un de ses voyages.

C'était aussi un  radio amateur passionné, il communiquait avec des personnes du monde entier à des grandes antennes qu'il avait fait poser sur le toit du presbytère. Il aurait certainement été passionné par internet.

Ce site est dédié à l'abbé André Dauthuile, le curé de mon enfance, mort le 16 Janvier 1977, en la fête de Saint Fursy.

Les reliques de Saint Fursy

Les reliques furent donc un sujet de conflit important entre  le duc Haimon, Erchinoald et Berchaire, le comte de Laon.

Ce dernier prétendit que Fursy avait reçu de nombreuses terres dans le laonnois mais n’avait jamais pu s’y rendre puisque le maire du palais de Neustrie l’en avait empêché.

Il est évident que la possession des reliques ou d’un lieu de pèlerinage ayant des retombées économiques importantes a pu favoriser un tel attachement à un simple moine.

Pour preuve, Erchinoald se dépêcha de terminer la construction de l’église de Péronne pour y accueillir les restes de saint Fursy. On retrouve dans les virtutes le thème connu du corps déposé dans un char tiré par des bœufs et lancé au hasard.

Néanmoins, l'épisode du char tiré par les boeufs fut interpreté comme le jugement de Dieu. Il avait déjà utilisé pour saint Ronan en Armorique au VI°s,.

Bref, tout cela joua en faveur de Péronne.

SOURCE : https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fsaintfursy.canalblog.com%2F

Fursy de Lagny
Abbé, Saint, Patron de Péronne
† 650

La France n'a pas seulement donné des Saints à l'Église, mais elle en a encore reçu des pays éloignés, et comme une terre promise aux âmes d'élite, elle a toujours été la retraite des plus grands personnages de toutes les nations. Nous le voyons en saint Fursy. Finloga, qui gouvernait la Momonie méridionale, un des six royaumes de l'Irlande au commencement du VIIe siècle, eut un fils nommé Fintan qui épousa Gelgès, fille unique du roi Aedfind. Cette princesse, élevée dans la foi chrétienne à l'insu de son père, convertit celui qui aspirait à sa main, et reçut en secret avec lui la bénédiction nuptiale. C'est de cette union que devait naître saint Fursy. Sa naissance fut précédée par des signes merveilleux, qui donnèrent assez à connaître que Dieu l'avait élu pour combattre contre le péché, et pour ruiner le paganisme qui régnait encore en ce temps-là dans ces îles du Septentrion. Aedfind, s'apercevant de la grossesse de sa fille et apprenant le mariage secret qu'elle avait contracté avec un chrétien, entra dans une si violente fureur, qu'il ordonna que cette désobéissance fût punie par le supplice du feu. Il voulut même assister à l'exécution de sa sentence, et la fit conduire en sa présence au bûcher qui lui était préparé. On dit qu'en ce moment l'enfant qu'elle portait dans son sein parla d'une voix intelligible, et reprit fortement son grand-père de sa cruauté envers lui et envers sa mère Au moins, entendit-on des paroles extraordinaires qui venaient du côté de la princesse, et l'on ne sait pas si ce fut un ange ou l'enfant même qui les prononça. Ce qui est plus certain, c'est que Gelgès fut délivrée des flammes par une pluie soudaine et des sources miraculeuses qui les éteignirent. En présence de ce miracle et de la joyeuse exaltation du peuple, Aedfind n'osa consommer sa vengeance; il se contenta de bannir sa fille et son gendre. Les jeunes époux se réfugièrent dans une île du lac d'Orbsen, d'où saint Brendan dirigeait le monastère voisin de Clunaferte. Ils trouvèrent là le sympathique accueil que méritaient leurs malheurs, et une résidence leur fut assignée dans l'hôtellerie de cette célèbre abbaye, où vivaient près de trois mille religieux. La nuit même de leur arrivée, la chambre où ils étaient logés fut éclairée d'une lumière extraordinaire, qui fit connaître aux insulaires le mérite de ces illustres fugitifs.

Le terme de l'innocente princesse étant arrivé, elle mit au monde notre Saint, qui fut régénéré dans les eaux saintes du baptême par le même saint Brendan, et nommé Fursy. Cet enfant donna bientôt des signes de sa sainteté future, par la douceur de son naturel et une très-forte inclination qu'il faisait paraître pour les exercices de piété, ce qui obligea saint Brendan d'avoir un soin particulier de son éducation. Il le mit, selon l'usage de ce temps-la, dans le monastère de Clunaferte, sous la conduite des moines, où il fit, en peu d'années, un très-grand progrès dans la pratique de la vertu et dans la connaissance des lettres divines et humaines. Ayant fait profession de la vie monastique, il s'appliqua, avec beaucoup de fruit, à la prédication de l'Évangile et la ferveur de son zèle suppléant à la faiblesse de son âge, il gagna aussitôt grand nombre d'infidèles et de pécheurs au service de Notre-Seigneur car les païens étaient encore très-nombreux malgré les missions qui s'étaient succédé en Irlande depuis le IVe siècle.

« Or, il advint que le roi Brendin, qui gouvernait l'Ultonie méridionale, eut deux enfants jumeaux, un fils et une fille qui moururent en même temps de quoi furent attristés tous ceux du pays on ne put les mettre en terre les païens irlandais eussent voulu démembrer les cadavres pour les manger. Le roi Aelfind, par le conseil des sages, les confia à des écumeurs de mer pour les emmener de nuit et les faire enterrer en cachette. Mais ils ne parvinrent pas au lieu où ils s'étaient proposé d'aller il plut à Dieu qu'ils abordassent devant l'ermitage que saint Fursy s'était construit près du monastère.

Le matin, quand le jour fut venu, voici le saint jeune homme Fursy qui s'en va à l'église comme il avait coutume quand il ouvrit la porte, il vit les corps de son cousin et de sa cousine tout nus, de quoi il fut très-surpris et commença à pleurer de pitié et pria Notre-Seigneur, en disant Beau sire Dieu, faites que les âmes reviennent dans ces corps. A peine eut-il achevé sa prière que les enfants se levèrent tout joyeux; puis ils furent émerveillés et eurent grande honte. Le saint jeune homme Fursy eut pitié d'eux. Après leur avoir trouvé des vêtements convenables, il prit un bâton, le jeta en la mer, lui commanda de s'en aller droit au port d'où les enfants étaient venus et fit signe aux enfants de le suivre sans crainte. Or, écoutez une chose qui doit émerveiller et qui doit être racontée pour la gloire de Nôtre-Seigneur le bâton s'en alla devant comme s'il eût eu de l'entendement; les enfants marchèrent hardiment à sa suite dans le sillage qu'il traçait, jusqu'à ce qu'ils arrivèrent en leur pays et reconnurent leurs gens ».

En apprenant ce double miracle de saint Fursy, les parents des deux jumeaux résolurent d'aller lui témoigner leur reconnaissance. Pendant ce temps-là, le démon prévoyant combien la vie de saint Fursy serait glorieuse et utile à l'Église, entreprit de le persécuter par les religieux de son monastère. Ils commencèrent donc à médire de lui, à l'injurier et à le maltraiter; de sorte que pour céder à leur envie, il fut obligé de quitter ce lieu et de se retirer, avec la permission de saint Brendan, dans une autre île du lac d'Orbsen nommée Ratimath. Ce fut sans doute un coup de la divine Providence; car, la bonne odeur de sa sainteté se répandant de tous côtés, plusieurs enfants des premières familles quittèrent le monde et se vinrent ranger sous sa conduite. Leur nombre croissant de jour en jour, il bâtit un nouveau monastère, où il vécut avec eux comme un archange avec une compagnie d'anges. Ce fut en ce lieu que vinrent le trouver les rois Brendin, Féradrach et Aedfind, accompagnés de l'élite de leur noblesse. Aedfind s'agenouilla humblement devant son petit-fils, se repentit publiquement du traitement odieux qu'il avait voulu infliger à sa fille Gelgès, et manifesta le désir d'embrasser la foi chrétienne.

Aedfind aurait voulu ramener avec lui Fintan et Gelgès mais Finloga venait de mourir, et son fils devait se rendre aux désirs des Momoniens méridionaux, en allant régner avec sa femme sur cette partie de l'Irlande. Fursy, après le départ de ses parents, redoubla de ferveur dans le service de Dieu. Il priait continuellement pour la conversion des pécheurs et pour le salut de tous les membres de sa famille. Ses vœux les plus chers furent exaucés, quand il vit ses jeunes frères, Foillan et Ultan renoncer aux honneurs du monde et venir embrasser, sous sa direction, la règle monastique.

Notre Saint s'arrachait parfois à la solitude, pour aller évangéliser les contrées voisines. Un jour qu'il partait pour aller prêcher dans le royaume de son père, il tomba subitement malade et fut ramené dans son monastère. C'est alors qu'il eut une série d'extases et de ravissements dont le vénérable Bède, dans son Histoire nous a laissé le récit qu'a reproduit Ribadeneira nous n'en donnerons que l'abrégé. Dans ces suspensions de ses sens, il vit des choses merveilleuses pour son instruction et pour celle de ses religieux et de ceux à qui il devait prêcher l'Évangile. Des anges lui apparurent et le défendirent contre diverses accusations des démons qui poursuivaient sa condamnation. Ils lui firent connaître qu'il y avait principalement quatre feux qui enflammaient le monde et perdaient les chrétiens, savoir l'infidélité aux promesses de leur baptême, la convoitise des richesses de la terre, l'esprit de dissension et la dureté envers le prochain. Il les entendit chanter alternativement ces deux premiers versets du psaume LXXXIII « Les Saints iront de vertu en vertu; le Dieu des dieux sera vu dans Sion » et le trisagion « Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des armées ». Il aperçut aussi en trois de ces anges une figure admirable de la très-sainte Trinité; parce que, quoiqu'ils fussent trois, il n'y avait point en eux de dissemblance, ni quant au visage, ni quant à la voix, ni quant à la clarté qui les environnait. Deux saints évêques, savoir: saint Béodan et saint Meldan, l'instruisirent à leur tour, dans cette vision, de diverses calamités qui devaient arriver au monde et des moyens de les éviter; et l'exhortèrent à prêcher la pénitence, non-seulement aux peuples, mais aussi aux prélats et aux princes. L'âme d'un usurier damné se fit voir encore à lui, et Dieu permit que cette image s'étant jetée sur lui, lui laissât, à l'épaule et à la mâchoire, des marques du feu qui la brûlaient, en punition de ce qu'il avait accepté un habit que cet usurier lui avait légué.

Saint Fursy pria Dieu de ne lui jamais ôter ses cicatrices afin de se souvenir, tout le temps de sa vie, combien il est redoutable de tomber entre les mains de la divine justice. Depuis ce temps-là, lorsque le saint abbé parlait en conférence avec ses moines de ce qu'il avait vu et ouï des peines de l'enfer, il tremblait et suait d'appréhension.

Saint Fursy étant entièrement revenu à lui-même, s'appliqua à la prédication de l'Évangile, suivant l'ordre qu'il en avait reçu du ciel, et prêcha encore douze ans dans les royaumes d'Irlande, d'Écosse et d'Angleterre. Il y convertit grand nombre d'idolâtres et de pécheurs par la force de ses paroles et par l'exemple admirable de sa vie, et gagna entièrement à Dieu Sigisbert, roi de l'Est-Anglie, un des sept royaumes fondés successivement du V au VIe siècle par les Angles et les Saxons dans la Grande-Bretagne. Grâce aux libéralités de ce monarque, le missionnaire irlandais put construire à Cnobbersburg, aujourd'hui Burghcastle, dans le comté actuel de Suffolk, un grand monastère où affluèrent bientôt de nombreux disciples ; il y vécut quelque temps avec eux pour les mieux former dans la pratique des observances régulières.

Quelle que fût la générosité du roi Anne, successeur de Sigisbert, il ne put procurer une cloche à l'église de la nouvelle abbaye « Alors l'ange de Notre-Seigneur en apporta une à travers les airs, laquelle existait encore en i 468 B. Il est un autre miracle de cloche dans la vie de saint Fursy les moines de Lismore, en Irlande, en aperçurent un jour une qui voltigeait dans l'espace. Ayant interrogé saint Cuanne, leur abbé, sur ce prodige, celui-ci leur répondit que c'était la cloche de saint Fursy qui, ne pouvant venir resserrer avec eux les liens de la fraternité monastique, avait envoyé la cloche de son monastère pour le représenter. A défaut d'autre chose, ces anecdotes ont leur importance au point de vue de l'histoire des cloches.

Un des points principaux de sa piété était la sanctification des fêtes. Il commençait la célébration du dimanche aux Vêpres du samedi, et employait le reste du jour et le suivant en oraison ou en des pratiques de vertu, afin de remplir le sabbat d'œuvres dignes de Dieu. Il avait une charité extraordinaire pour les pauvres, et ne faisait point difficulté de leur distribuer, dans les temps de cherté, toutes les provisions de son monastère. Un murmure s'étant élevé à ce sujet parmi les frères, qui craignaient de tomber dans le besoin, il leur apprit à mettre leur confiance en Dieu par une moisson miraculeuse qu'il fit naître dans une de leurs terres, peu de jours après y avoir semé du grain.

Après avoir ainsi gouverné quelque temps ce monastère, saint Fursy, désirant vivre dans une plus grande retraite, se démit de sa charge d'abbé entre les mains de son frère, saint Foillan, lui donna pour associés deux prêtres d'une éminente vertu, et se retira dans la solitude avec saint Ultan, son second frère, qui menait déjà une vie érémitique. Ils passèrent une année ensemble, avec une douceur incomparable, traitant souvent avec Dieu par l'oraison, et travaillant quelquefois des mains pour se délasser l'esprit. Mais au bout de ce temps, il fut contraint de quitter la vie contemplative par l'irruption du roi de Mercie (un des sept royaumes anglo-saxons), le violent et turbulent Penda, qui faisait la guerre au roi d'Est-Anglie. Il quitta même la Grande-Bretagne, et vint en France vers 646 où il fit, de tous côtes, d'insignes miracles~. Dans le Ponthieu, il ressuscita le fils du duc Haymon ce dernier, admirant une si grande merveille, n'épargna rien pour l'arrêter auprès de lui mais il n'en put venir à bout, parce que le dessein de Fursy était d'aller à Rome il promit au duc que si Dieu lui conservait la vie, il le viendrait revoir et que, si cela ne se pouvait pas faire, il lui en donnerait avis. Au village d'Authuille, sur la petite rivière d'Ancre, il chassa le démon du corps d'un misérable qui l'avait volé sur le chemin, et qui, en punition de ce crime, était cruellement tourmenté avec toute sa famille, par ce malin esprit. Il le convertit, avec tous les siens, à notre sainte religion, et par cette charité qui n'a point de fiel, de son persécuteur il fit son frère en Jésus-Christ. A Grandcourt, près d'Arras, il délivra d'une semblable possession une dame de qualité, nommée Ermannède, qui était tombée dans ce malheur, pour l'avoir éconduit sans lui vouloir donner l'hospitalité. Il ne revint pas néanmoins chez elle mais, touché des larmes des domestiques qui coururent après lui et lui représentèrent l'état déplorable de leur maîtresse, il lui envoya un de ses disciples, avec son bâton, ce qui fut suffisant pour la guérir. Elle vint ensuite elle-même le remercier, et fut depuis fort pieuse et fort hospitalière.

Notre Saint, continuant ainsi son voyage par la France et l'Italie, arriva enfin à Rome, où saint Martin tenait le siège apostolique. Du plus loin qu'il aperçut cette ville consacrée par le sang des deux plus grands Apôtres et d'une infinité d'autres Martyrs, et ornée des mérites de tant d'illustres Confesseurs et de saintes Vierges, il se mit à genoux et la salua avec beaucoup de respect et de dévotion. Y étant entré, il en visita avec une ferveur extraordinaire tous les lieux de piété, et versa beaucoup de larmes pour apaiser la colère de Dieu irrité contre les pécheurs, et pour attirer sa bénédiction sur toute l'Église. Comme il pensait à son départ, Dieu lui fit commandement de parler au Pape, et de prendre mission de lui pour l'exercice de la prédication et des fonctions apostoliques parmi les peuples. Le Pape eût été ravi de le retenir auprès de lui il lui offrit pour cela des dignités ecclésiastiques mais voyant qu'il était appelé ailleurs, il lui accorda bien volontiers la mission qu'il lui demandait. On dit même qu'il le sacra évêque régionnaire pour toute la France, afin d'assister les prélats de ce royaume dans la grande mission qu'ils avaient à accomplir, et qu'il lui donna pour bâton pastoral une crosse de bois dont plusieurs saints Papes ses prédécesseurs s'étaient servi.

Enfin, après plusieurs voyages, ce fervent prédicateur vint à Paris, où le roi Clovis II, frère de Sigebert, et sainte Bathilde, son épouse, lui firent de grands honneurs. Ils le recommandèrent particulièrement à Erchinoald ou Archambaud, leur maire du palais.

Ce personnage écoutait avec déférence les avis apostoliques que notre Saint prodiguait aux moines, aux évêques, aux courtisans et au roi lui-même. Plein de vénération pour le saint missionnaire, il le pria d'aller baptiser son fils au château de Péronne. Après le baptême de l'enfant que l'on croit être Leudèse, maire du palais sous Thierry I", Fursy fit sortir miraculeusement de prison six criminels dont ce seigneur lui avait refusé la délivrance ce qui lui acquit tant d'estime auprès de lui qu'il voulait absolument le retenir dans ses terres. Il lui fit bâtir pour cela un oratoire auprès du palais qu'il avait en cette ville, sur le mont qu'on appelait le Mont-des-Cygnes Fursy y allait souvent prier. Il fit présent à ce sanctuaire des corps de saint Béodan, de saint Meldanet de saint Patrice, qu'il avait rapportés d'Irlande.

Erchinoald, sachant que saint Fursy désirait fonder un monastère en Neustrie, chargea trois de ses officiers de parcourir avec lui les terres qui appartenaient à son domaine, pour que le moine celte y fît son choix. La préférence du Saint tomba sur Lagny-en-Brie, dans le voisinage de Chelles, terre fertile baignée par la Marne et dépendant alors du diocèse de Paris Grâce aux libéralités réunies d'Erchinoald, de Clovis II et de son épouse sainte Bathilde, saint Fursy put bâtir, vers 648, un monastère et trois chapelles, dont l'une devait plus tard prendre son nom. II y assembla en peu de temps, sous la règle de Saint-Benoît, un grand nombre de religieux qui édifièrent toute la France par la pureté de leur vie. Ce fut là que le Saint obtint une fontaine miraculeuse qu'il fit naître en fichant son bâton dans la terre. Ses eaux servirent depuis à la guérison des malades.

Cette fontaine existe encore, et est plus que suffisante pour alimenter toute la ville. Mais l'on n'y vient plus chercher de l'eau pour la guérison des maladies. Dans des temps très-reculés, il paraît que cela avait lieu.

La sainteté de ce bienheureux abbé éclatait encore par la puissance qu'il avait sur les démons, car il n'y avait point de possédé qui ne trouvât dans sa prière un remède assuré contre ce malheur.

C'est pendant son séjour à Lagny que saint Fursy prêta son concours à Audobert, évêque de Paris, et peut-être à son successeur saint Landry, en remplissant les fonctions de chorévêque, qui équivalaient à celles de nos vicaires généraux actuels. C'est sans doute en cette qualité que, de concert avec saint Bobolin, il construisit une église à Compans qu'il fit consacrer par l'évêque Audobert.

Erchinoald, redoublant de générosité, se rendit à Lagny et annonça à notre Saint qu'il allait lui faire bâtir un second monastère sur une montagne voisine de Péronne, (c'est l'origine de l'abbaye du Mont-Saint-Quentin), et de plus une église sur le Mont-des-Cygnes, à l'emplacement de cette chapelle castrale, où l'Apôtre irlandais avait été souvent prier.

Saint Fursy conduisit à Péronne quelques moines de Lagny. « Un livre fort ancien, écrit à la main et gardé au monastère du Mont-Saint-Quentin a, porte que saint Eloy, qui était alors évêque de Noyon, fut prié de faire la cérémonie de la consécration de l'église ce qui fut accompli solennellement en présence des plus grands de la noblesse des environs et d'une multitude innombrable de personnes qui venaient de tous côtés. Divers religieux, que saint Fursy avait jadis formés, en Irlande, à la vie monastique, entre autres saint Émilien, voulurent se remettre sous sa direction. Ils quittèrent leur patrie et vinrent à Lagny, où leur présence donna bientôt un nouvel essor à la piété qui régnait dans cet asile. Saint Fursy qui voulait aller visiter le monastère anglais de Cnobbersburg, dont il avait confié la direction à saint Foillan, remit le gouvernement de Lagny entre les mains de saint Émilien et partit pour un voyage qui devait dès son début être interrompu par la mort. Il tomba malade en arrivant à Mézerolles, domaine que lui avait jadis offert le comte Haymon. Clovis II et Erchinoald accoururent le visiter, et peut-être furent-ils témoins de sa mort".

A l'heure même, saint Fursy accomplit la promesse qu'il avait faite au duc Haymon, de l'avertir de son décès car il lui apparut revêtu d'habits sacerdotaux et accompagné de deux lévites ayant comme lui des cierges ardents à la main. Le saint Missionnaire lui avait en effet annoncé autrefois que lorsqu'il lui apparaîtrait avec trois lumières, le moment de sa mort serait arrivé. Le duc était alors à table et avait du monde avec lui' mais lui seul eut part à cette vision. Il l'expliqua à ses convives et partit aussitôt avec toute sa maison. En arrivant à Mézerolles, il trouva près du corps tous les clercs, les vierges et les gens du pays réunis pour rendre les derniers honneurs au Saint.

Tandis qu'il songeait à s'approprier les reliques de saint Fursy, le même désir animait Erchinoald, ainsi que Berchaire, comte de Laon', qui avait jadis invité le missionnaire à venir évangéliser la ville de Laon. Erchinoald envoya un courrier au duc Haymon pour lui réclamer le corps du Saint, au nom du roi, et le prévint qu'en cas de refus il emploierait la force. Le comte de Ponthieu répondit au messager que la Providence semblait l'avoir désigné pour être le possesseur de ce trésor, que le Saint était mort dans ses domaines, qu'il y avait ressuscité son fils et fait beaucoup d'autres prodiges, enfin qu'il lui avait apparu immédiatement après sa mort. Il ajouta qu'il serait injuste et cruel d'ensanglanter les funérailles de celui qui avait prêché sur la terre la paix et la concorde. Erchinoald, qui avait déjà amené une cavalerie menaçante sur les bords de l'Authie, se laissa toucher par ces considérations, et consentit à s'en remettre à ce qu'on appelait alors le jugement de Dieu. Le corps du Saint fut mis sur un chariot attelé de deux taureaux indomptés, livrés à leur seul instinct, et l'on convint qu'il deviendrait la propriété de celui dont les domaines serviraient de point d'arrêt au voyage aventureux du char. Cette convention fut exécutée le lendemain avec un grand concours de prodiges. Au moment où on mettait le corps sur le chariot, il survint une femme du pays, aveugle de naissance. Elle se mêla aux assistants à peine eut-elle appliqué ses yeux sur le drap mortuaire que Notre-Seigneur lui rendit la vue à ce spectacle tous jetèrent leurs armes et se mirent en oraison devant le cercueil, rendant grâces à Dieu et à « Monseigneur M saint Fursy. Les deux taureaux furent attelés au chariot comme il avait été convenu, et sans être conduits, ils se dirigèrent vers Péronne sur la route il arriva encore qu'un paralytique fut guéri.

Sur ces entrefaites apparut un troisième compétiteur c'était Berchaire, comte de Laon, accompagné d'un corps de cavalerie. Il exposa d'abord les droits qu'il pensait avoir. N'avait-il-pas donné une partie de ses biens aux monastères fondés par le missionnaire irlandais ? Si Fursy n'était pas allé à Laon, c'est qu'Erchinoald l'en avait empêché. N'avait-il pas, d'ailleurs, un droit de suzeraineté sur le pays où était mort l'abbé de Lagny ? Ne l'ayant pu voir alors qu'il était vivant, ne devait-il pas réclamer ses droits de possession sur ses dépouilles mortelles? On réussit à calmer le courroux de Berchaire et on lui fit accepter l'arrêt que rendrait le jugement de Dieu. Sur sa demande, on détela les taureaux qu'on remplaça par deux enfants de sept ans. Une force surnaturelle, que ne connaît point cet âge, s'empara de ces nouveaux conducteurs, et le chariot arriva sans encombre au Mont-des-Cygnes, à Péronne. Il y fut reçu par Erchinoald, devant le portail inachevé de l'église qu'il faisait construire. On dressa une tente pour abriter la précieuse dépouille, en attendant l'achèvement des travaux, ce qui devait durer un mois. Pendant cet espace, le corps, gardé nuit et jour, se conserva sans altération.

Erchinoald se hâtait de faire achever l'église, qui devait plus tard prendre le nom de Saint-Fursy et devenir une des plus célèbres collégiales de la Picardie. Il n'épargnait pour cette œuvre aucune dépense, au grand déplaisir de sa femme Leutsinde', qui était fort avare. Elle lui reprochait de dissiper son patrimoine, de compromettre l'avenir de ses enfants, pour ériger une église à un étranger, dont elle blasphémait le nom. Erchinoald avait beau rappeler les faveurs qu'il devait à l'intercession de ce saint abbé, et l'exhorter à ne point éveiller son courroux Qu'ai-je à craindre, s'écriait-t-elle, d'un cadavre tombé en dissolution ? J'ai tellement confiance en Dieu, répondit le châtelain de Péronne, que je suis certain que ce corps est resté à l'abri des souillures de la mort. S'il n'en était pas ainsi, et nous le saurons au moment de l'Élévation, je m'engage à vous rendre au centuple ce qu'a coûté l'érection de cette église Vingt-cinq jours après la mort de saint Fursy le 9 février, au moment où saint Eloi, évêque de Noyon, et saint Aubert, évêque de Cambrai, allaient faire la consécration de la nouvelle église, on ouvrit le cercueil où gisaient les restes de l'abbé de Lagny. Leutsinde s'avançait curieusement pour les contempler, quand elle fut frappée d'aveuglement. Repentante de sa faute, elle se recommanda alors aux prières des deux évêques et de l'assistance, et invoqua le Saint qu'elle avait méprisé. Ses supplications étant exaucées, elle put alors contempler le corps du Bienheureux, qui n'avait subi aucune corruption.

Leutsinde devait plus tard, en employant une partie de ses biens à l'entretien de l'église du Mont-des-Cygnes, expier son avarice et sa conduite inconsidérée.

Les deux évêques consécrateurs portèrent le corps du Bienheureux derrière le grand autel dédié à saint Pierre. De nombreux miracles s'accomplirent dans cette église qui devait avoir pour garde d'honneur le chapitre que fonda bientôt Erchinoald.

Saint Fursy était mort le 16 janvier de l'an 650

SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/fursy_de_lagny.htm

Prière ou lorica de saint Fursy

La Prière de saint Fursy (moine irlandais) remonte au début du VIIe siècle et est encore aujourd'hui une prière populaire en Irlande. On l'appelle aussi Lorica de saint Fursy - lorica étant un mot latin qui signifie "cuirasse" - car c'est une prière de protection contre toute forme de mal (Cf. Lettre de saint Paul aux Ephésiens 6, 10-17 ; v. 14 : Revêtez la cuirasse de la justice). 

Texte de la prière de saint Fursy :

Que les bras de Dieu entourent mes épaules,

Que le toucher du Saint-Esprit soit sur ma tête,

 Le signe de la croix du Christ sur mon front,

La musique du Saint-Esprit dans mes oreilles,

Le parfum du Saint-Esprit dans mes narines,

La vision de la compagnie céleste dans mes yeux,

La conversation de la compagnie céleste sur mes lèvres,

Le travail de l'Eglise de Dieu dans mes mains,

Le service de Dieu et du prochain dans mes pieds,

Une demeure pour Dieu dans mon coeur,

Et à Dieu, le Père de tous, mon être tout entier.

NB: Le texte en anglais moderne se trouve ici :

The fursey lorica

SOURCE : https://www.guerisonetdelivrance.com/pages/prieres/prieres-de-protection/page-5.html

SAINT FURSY

29 janvier /16 janvier

De tous les anciens saints Irlandais, Fursy est celui dont la vie nous est le mieux connue. Ses parents, Fintan et Gelgès, étaient de familles princières. Heureusement doué au point de vue de l'esprit et du coeur, Fursy fut confié, pour son éducation, à la direction des prêtres et des moines; il se rendit très habile et très expert dans les sciences, notamment dans la connaissance des saintes Écritures. Personne ne fut surpris de le voir embrasser la vie monastique, et bientôt on le vit à la tête d'un monastère à Hathmat (Killursa?), où affluèrent des recrues venues de toutes les parties de l'Irlande. Il sortait souvent pour évangéliser les contrées voisines; un jour qu'il allait en mission dans le royaume de son père, il tomba malade et fut bientôt réduit à la dernière extrémité. Au cours de sa maladie, il eut des visions et des extases qui lui firent entrevoir les difficultés et les tribulations auxquelles il serait en butte.

Quand il fut rétabli, il songea à bâtir un nouveau monastère; il passa en Angleterre et, grâce aux libéralités du roi Sigebert, souverain de l'Est Anglie, il fonda Cnobbetsburg (plus tard appelé Burg-Castle, dans le comté de Suffolk). Laissant le gouvernement de cette maison à Foillan, son frère, il se retira au désert avec son autre frère Ultan pour s'y adonner à la contemplation et à la pénitence. Troublés dans cette retraite par le turbulent Penda, roi de Mercie, ils passèrent en France dans le dessein d'aller jusqu'à Rome. Des miracles accomplis par Fursy attirèrent sur lui l'attention d'Erchinoald, maire du palais sous Clovis II; Erchinoald conduisit d'abord Fursy à son château de Péronne et lui demanda de baptiser son fils; ensuite il le pria de choisir un de ses domaines pour y bâtir un monastère; le choix de Fursy se fixa sur Lagny-en-Brie, dans le voisinage de Chelles, au diocèse de Paris (vers 644).

Grâce aux saints exemples de Fursy et aux sages règlements qu'il lui donna, l'abbaye de Lagny, enrichie des libéralités d'Erchinoald, de Clovis II et de la reine Bathilde, devint en peu de temps un modèle de perfection religieuse pour tous les autres monastères de France. Les soins de Fursy pour y former de saints moines ne l'empêchèrent pas de songer aux Églises qu'il avait autrefois évangélisées. Il se préparait à les visiter pour affermir le bien accompli, puis à revoir ses frères restés en Angleterre, quand, arrivé à Mézerolles, bourgade du Ponthieu, il tomba malade. Le gouverneur de Picardie, Haymon, avait voulu le retenir en cet endroit lorsqu'il était venu d'Angleterre, et Fursy lui avait promis qu'il l'avertirait du moment de son décès. Haymon fut en effet prévenu par une apparition, et il vint en toute hâte à Mézerolles, où le saint abbé expira effectivement le 16 janvier, vers 648, après une maladie de quelques jours.

Une contestation s'éleva entre Haynuon et Erchinoald au sujet des restes du saint abbé. Erchinoald consentit à ce qu'on appelait alors le jugement de Dieu. Le corps fut mis sur un chariot attelé de 2 taureaux indomptés; on convint qu'il appartiendrait à celui sur les domaines duquel le chariot s'arrêterait. Sur le parcours, il y eut de nombreux miracles de guérison : aveugles, paralytiques, etc. Le chariot arriva sans encombre à Péronne; dans l'église de Saint-Pierre, en construction, le corps fut déposé pour être placé derrière le grand autel,

Saint Fursy est le patron de Péronne, de Lagny-sur-Marne, de 7 églises dans le diocèse d'Amiens. On a compté plusieurs translations de ses reliques; outre celle de 654 pour la reposition du corps dans l'église achevée, il y eut celle du 17 septembre en 1256, en présence de saint Louis; celle du 13 septembre 1641, où un fragment du chef fut donné à l'abbaye bénédictine de Lagny. En 1793, des ossements échappèrent à la profanation, et l'on en fit une reconnaissance solennelle en 1853.

SOURCE : https://www.histoire-russie.fr/icone/saints_fetes/textes/fursy.html

15 St Fursey detail, Harry Clarke, St. Mary's Ballinrobe


Saint Fursey of Péronne

Also known as

Fursey of Lagny

Fursa

Furseo

Furse

Fursae

Fursu

Fulsey

Furseus

Memorial

16 January

Profile

Son of an Irish prince. Related to Saint Foillan and Saint Ultan of PéronneEducated by Saint Brendan the VoyagerPriestAbbot of a house at Rathmat, IrelandPreachedevangelized, and established monasteries in Ireland for twelve years. Evangelized in England, building monasteriesEvangelized in France, working with Saint Blitharius; they had great success. Clovisking of the Franks, received him, and asked that he build a house at Lagny, France. Raised the young son of a court nobleman from the dead. Given to ecstacies and trances during which he received visions of a immense struggle between good and evil, with glimpses of heaven and hell. The visions were described in the aptly named Visions of Fursey, and had a great effect on such works as Dante’s Divine Comedy. Bede wrote extensively and glowingly of Fursey. His image is on the banner of the city of PeronneFrance.

Born

c.567 at MunsterIreland

Died

648 at Mezerolles, France

buried at Peronne, Picardy, France

when his relics were translated in 654, his body was found incorrupt

relics re-translated in 1056

relics re-translated in 1256

miracles reported at his tomb

most relics destroyed in the French Revolution

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

in England

Burgh Castle Abbey

in France

Lagny-sur-Marne

Peronne

Representation

abbot raising a young nobleman from the dead

abbot in an ecstastic trance

priest in a trance with spectral images hovering nearby

man with two oxen at his feet

striking water from the soil at Lagny with the point of his staff

watching a vision of angels

watching the flames of purgatory and hell

Additional Information

An Old English Martyrology, by George Herzfeld

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Lives of Irish Saints, by Father Albert Barry

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

New Catholic Dictionary

Roman Martyrology1914 edition

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

Saints of the Order of Saint Benedict, by Father Aegedius Ranbeck, O.S.B.

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

Oxford Dictionary of Saints, by David Hugh Farmer

Saints and Their Attributes, by Helen Roeder

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John Dillon

Little Book of Celtic Saints

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Den katolske kirke

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“Saint Fursey of Péronne“. CatholicSaints.Info. 15 May 2024. Web. 21 May 2026. <https://catholicsaints.info/saint-fursey-of-peronne/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-fursey-of-peronne/

Monument dédié à Saint Fursy, Bellefontaine (Bièvre)


Book of Saints – Fursey

Article

(FURSEUS) (Saint) Abbot (January 16) (7th century) An Abbot of a monastery in the Diocese of Tuam, now Kill-Fursa (says Colgan), who afterwards travelled through England, and by the help of King Sigebert founded an Abbey, now called Burghcastle in Suffolk. Driven out of England by King Penda of Mercia, he repaired to France, and through the generosity of Clovis II built the great monastery of Lagny, six leagues from Paris. At one period Saint Fursey was deputed by the Bishop of Paris to govern his Diocese in quality of Vicar. He died A.D. 650, at Froheins in the Diocese of Amiens, and was buried at Peronne.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Fursey”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 12 August 2018. Web. 21 May 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-fursey/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-fursey/

St. Fursey

Feastday: January 16

Death: 650

Irish monastic founder, the brother of Sts. Foillan and Ulan, praised by St. Bede. Fursey was born on the island of Inisguia en Lough Carri, Ireland, as a noble. He founded Rathmat Abbey, now probably Killursa. In 630 Fursey and his friends went to East Anglia, England, where he founded a monastery near Ugremouth on land donated by King Sigebert. In his later years, Fursey went to France to build a monastery at Lagny, near Paris, France. He was buried in Picardy. St. Bede and others wrote about Fursey’s intense ecstasies.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3491

New Catholic Dictionary – Saint Fursey

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ConfessorAbbot of Lagny; born Clonfert, Irelanddied Forsheim, France650. He was baptized by his great-uncle, Saint Brendan the voyager, and entered his monastery of Inisquin. Some years later he founded the monastery of Rathmat, where he was joined by his brothers Saint Foillan and Saint Ultan. He then passed 12 years in missionary work in Ireland, and c.633 proceeded to East Anglia, where he erected the monastery of Cnobheresburg and evangelized the Saxons. Forced to disband his monks owing to a war, he migrated to France, where he preached in Normandy and Neustria and established a monastery at Lagny near Chelles. Represented in art with two oxen at his feet; striking water from the soil at Lagny; beholding a vision of angels; or gazing at the flames of purgatory and hell. Relics at Peronne. Feast16 January.

MLA Citation

“Saint Fursey”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 2 February 2013. Web. 21 May 2026. <https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-saint-fursey/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-saint-fursey/

Fursey of Lagny OSB, Abbot (RM)

(also known as Fursa of Pérrone)

Born Island of Inisquin(?), Lough Corri, Ireland; died in France c. 648. After Saint Columbanus, Fursey is perhaps the best known of the Irish monastic missioners abroad in the earlier middle ages. Born of noble parents, Saint Fursey left home to build a monastery at Rathmat (probably Killursa), attracted throngs of disciples, and then after a time at home began preaching.

Twelve years later, sometime after 630, with his brothers SS. Foillan and Ultan, he travelled to East Anglia (England) as a "pilgrim for Christ," and was welcomed by King Saint Sigebert of the East Angles, who was encouraging the work of Saint Felix of Dunwich at just this time. Sigebert gave them the old fortress of Cnobheresburg (Burgh Castle, Suffolk) and its adjacent lands for a monastery.

Fursey, therefore, established a monastery on this land, and ministered from there for about ten years. About 642, on the death of Sigebert in battle against King Penda of Mercia, Fursey left on a pilgrimage to Rome. He never returned. Instead he moved on to Gaul, where he was given land by Mayor Erchinoald of Neustria (into whose household Saint Bathildis had recently been sold). There Fursey founded a monastery at Lagny- sur-Marne, near Paris, c. 644.

Fursey died at Mezerolles (Somme) while on a journey, and was buried at Péronne (Picardy), where his tomb became a place of pilgrimage and the monastery there an Irish center.

Saint Bede wrote more about Fursey than any other Irish missionary, except Saint Aidan. Fursey, says Bede, was 'renowned for his words and works, outstanding in goodness,' and it is Bede who relates the visions of the unseen world of spirits, good and evil, which account for much of Fursey's fame. From time to time he would fall into a trance-like state for a considerable period, during which he would see such things as the fires of falsehood, covetousness, discord, and injustice lying in wait to consume the world. He also had a vision of the afterlife, which Bede recounts--one of the earliest such. Together with those of the English Drithelm (also recorded by Bede), Saint Fursey's visions had considerable influence in the religious thought of western Europe in the later middle ages, notably as expressed in Dante's Divine Comedy.

Fursey made a big impression on everyone that met him. So many miracles were attributed to him in his own lifetime that he should be counted among the greatest of saints. He initiated his mission in France by restoring to life the son of a local nobleman, Count Haymon, who begged him to build his monastery on the nobleman's land. The saint declined, but this is the very site on which he died. Fursey's sanctity was a topic of conversation and came to the attention of French kings and nobles, who vied with each other to attract him to their territory, even after his death.

Count Haymon intended to inter Fursey in Mezerolles, but the Chancellor of Péronne, Erchinoald, sent a royal guard to seize the remains. His holy body lay in a portico for four years, awaiting the completion of a magnificent new church to receive him. Bede records "concerning the incorruption of his body, we have briefly taken notice so that the sublime character of this man may be better known to the readers."

In 654, Fursey's relics were translated to a shrine "in the shape of a little house," supposedly made by Saint Eligius. They were translated again in 1056. King Saint Louis, in 1256, declared his desire to be present for the retranslation of his remains to a new shrine at Péronne. On his return from a crusade, Louis went straight to Péronne, where he placed his own seal on the sepulchre. Most of the relics remained until the French Revolution; a head reliquary survived even the Prussian bombing of 1870. French, Irish, and English calendars (especially at Canterbury, which claimed his head relics) attest to his cultus. (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Montague).

In art Saint Fursey is portrayed as an abbot raising from the dead a youth, son of a nobleman. He may also by shown in ecstasy (Roeder). The figure of Fursey is now carried on the banner of the city of Péronne (Montague).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0116.shtml

St. Fursey

An Abbot of Lagny, near Paris, d. 16 Jan., about 650. He was the son of Fintan, son of Finloga, prince of South Muster, and Gelgesia, daughter of Aedhfinn, prince of Hy-Briuin in Connaught. He was born probably amongst the Hy-Bruin, and was baptized by St. Brendan the Traveller, his father's uncle, who then ruled a monastery in the Island of Oirbsen, now called Inisquin in Lough Corrib. He was educated by St. Brendan's monks, and when of proper age he embraced the religious life in the same monastery under the Abbot St. Meldan, his "soul-friend" (anam-chura). His great sanctity was early discerned, and there is a legend that here, through his prayers, twin children of a chieftain related to King Brendinus were raised from the dead. After some years he founded a monastery at Rathmat on the shore of Lough Corrib which Colgan identifies as Killursa, in the deanery of Annadown. Aspirants came in numbers to place themselves under his rule, but he wished to secure also some of his relatives for the new monastery. For this purpose he set out with some monks for Munster, but on coming near his father's home he was seized with an apparently mortal illness. He fell into a trance from the ninth hour of the day to cock-crow, and while in this state was favoured with the first of the ecstatic visions which have rendered him famous in medieval literature.

In this vision were revealed to him the state of man in sin, the beauty of virtue. He heard the angelic choirs singing "the saints shall go from virtue to virtue, the God of Gods will appear in Sion". An injunction was laid on him by the two angels who restored him to the body to become a more zealous labour in the harvest of the Lord. Again on the third night following, the ecstasy was renewed. He was rapt aloft by three angels who contended six times with demons for his soul. He saw the fires of hell, the strife of demons, and then heard the angel hosts sing in four choirs "Holy, holy, holy Lord God of hosts". Among the spirits of the just made perfect he recognized Sts. Meldan and Beoan. They entertained him with much spiritual instruction concerning the duties of ecclesiastics and monks, the dreadful effects of pride and disobedience, the heinousness of spiritual and internal sins. They also predicted famine and pestilence. As he returned through the fire the demon hurled a tortured sinner at him, burning him, and the angel of the Lord said to him: "because thou didst receive the mantle of this man when dying in his sin the fire consuming him hath scarred thy body also." The body of Fursey bore the mark ever after. His brothers Foillan and Ultan then joined the community at Rathmat, but Fursey seems to have renounced the administration of that monastery and to have devoted himself to preaching throughout the land, frequently exorcising evil spirits. Exactly twelve months afterwards he was favoured with a third vision. The angel remained with him a whole day, instructed him for his preaching, and prescribed for him twelve years of apostolic labour. This he faithfully fulfilled in Ireland, and then stripping himself of all earthly goods he retired for a time to a small island in the ocean. Then he went with his brothers and other monks, bringing with him the relics of Sts. Meldan and Beoan, through Britain (Wales) to East Anglia where he was honourably received by King Sigebert in 633. The latter gave him a tract of land at Cnobheresburg on which he built a monastery within the enclosure of a Roman fort--Burghcastle in Suffolk--surrounded by woods and overlooking the sea. Here he laboured for some years converting the Picts and Saxons. He also received King Sigebert into the religious state. Three miracles are recorded of his life in this monastery. Again he retired for one year to live with Ultan the life of an anchorite.

When war threatened East Anglia, Fursey, disbanding his monks until quieter times should come, sailed with his brothers and six other monks to Gaul. He arrived in Normandy in 648. Passing through Ponthieu, in a village near Mézerolles he found grief and lamentation on all sides, for the only son of Duke Hayson, the Lord of that country, lay dead. At the prayer of Fursey the boy was restored. Pursuing his journey to Neustria he cured many infirmities on the way, by miracles he converted a robber and his family, who attacked the monks in the wood near Corbie, and also the inhospitable worldling Ermelinda, who had refused to harbour the weary travellers. His fame preceded him to Péronne, where he was joyfully received by Erkinoald, and through his prayers obtained the reprive of six criminals. He was offered any site in the king's dominions for a monastery. He selected Latiniacum (Lagny), close to Chelles and about six miles from Paris, a spot beside the Marne, covered with shady woods and abounding in fruitful vineyards. Here he built his monastery and three chapels, one dedicated to the Saviour, one to St. Peter, and the third, an unpretending structure, afterwards dedicated to St. Fursey himself. Many of his countrymen were attracted to his rule at Lagny, among them Emilian, Eloquius, Mombulus, Adalgisius, Etto, Bertuin, Fredegand, Lactan, Malguil. Having certain premonitions of his end, he set out to visit his brothers Foillan and Ultan who had by this time recruited the scattered monks of Cnobheresburg and re-established that monastery but his last illness struck him down in the very village in which his prayer had restored Duke Haymon's son to life. The village was thence-forward called Forsheim, that is, the house of Fursey. In accordance with his own wish his remains were brought to Péronne, many prodigies attending their transmission, and deposited in the portico of the church of St. Peter to which he had consigned the relics of Sts. Meldan and Beoan. His body lay unburied there for thirty days pending the dedication of the church, visited by pilgrims from all parts, incorrupt and exhaling a sweet odour. It was then deposited near the altar. Four years later, on 9 February, the remains were translated with great solemnity by St. EligiusBishop of Noyon, and Cuthbert, Bishop of Cambrai, to a chapel specially built for them to the east of the altar. In the "Annals of the Four Masters", Péronne is called Cathair Fursa.

In art St. Fursey is represented with two oxen at his feet in commemoration of the prodigy by which, according to legend, Erkinoald's claim to his body was made good; or he is represented striking water from the soil at Lagny with the point of his staff; or beholding a vision of angels, or gazing at the flames of purgatory and hell. It is disputed whether he was a bishop; he may have been a chorepiscopus. A litany attributed to him is among the manuscripts in Trinity College Dublin. An Irish prophecy is attributed to him by Harris.

Mulcahy, Cornelius. "St. Fursey." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. <https://www.newadvent.org/cathen/06324d.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/06324d.htm

January 16

St. Fursey, Abbot in Ireland

SON of Fintan, king of part of Ireland, he was abbot first of a monastery in his own country, in the diocess of Tuam, near the lake of Orbsen, where now stands the church of Kill-fursa, says Colgan. Afterwards travelling with two of his brothers, St. Foilan and St. Ultan, through England, he founded, by the liberality of king Sigibert, the abbey of Cnobbersburg, now Burg-castle in Suffolk. Saint Ultan retired into a desert, and St. Fursey, after some time, followed him thither, leaving the government of his monastery to St. Foilan. Being driven thence by the irruptions of king Penda, he went into France, and, by the munificence of king Clovis II. and Erconwald, the pious mayor of his palace, built the great monastery of Latiniac, or Lagny, six leagues from Paris, on the Marne. He was deputed by the bishop of Paris to govern that diocess in quality of his vicar: on which account some have styled him bishop. He died in 650 at Froheins, that is, Fursei-domus, in the diocess of Amiens, whilst he was building another monastery at Peronne, to which church Erconwald removed his body. His relics have been famous for miracles, and are still preserved in the great church at Peronne, which was founded by Erconwald to be served by a certain number of priests, and made a royal collegiate church of canons by Lewis XI. Saint Fursey is honoured as patron of that town. See his ancient life in Bollandus, from which Bede extracted an account of his visions in a sickness in Ireland, l. 3. hist. c. 19. See also his life by Bede in MS. in the king’s library at the British Musæum, and Colgan, Jan. 16. p. 75. and Feb. 9. p. 282.

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-i-january/st-fursey-abbot-in-ireland

Saints of the Order of Saint Benedict – Saint Fursey, Abbot

Saint Fursey was the son of Fintan, King of Ireland. He was remarkable even in his infancy, for with his childish lips he reproached the infidelity of his mother and wept over her sin. The first desires he expressed were for the religious life, to which, for the love of Heaven, he longed with all his heart to devote himself. As soon as he was old enough he embraced the Monastic life, and, as it is the property of virtue to spread, many others were led by his example to forsake the world. But, as a Monk without a Monastery is like a fish out of water, he built a monastery for himself and his companions, where they led a very austere and holy life.

Not long after its establishment he journeyed to his father’s home to beg for pecuniary aid for the needs of his community, and he had not reached his destination when he was taken seriously ill, and was carried by his companions in a dying state into a poor man’s hut; but while his brethren were weeping and crying aloud in their sorrow, the Saint saw himself surrounded by clouds, in the midst of which were two heavenly visitants, who lifted him up, while a third, armed with a lance, seemed to be engaged in a conflict with some adversary. While in the arms of the Angels, Saint Fursey heard such sublime music as he had never listened to in his life before; so sweet was the heavenly strain that his soul was filled with joy while the angelic choir chanted the words of the Psalm, “They shall go from strength to strength to see the God of Gods in Sion.” When the sweet harmony ceased, one of the celestial choir approached the Saint and restored his soul to his body. Saint Fursey, newly consecrated to God by this marvellous experience, went on his way rejoicing, though he did not care to remain on earth after the glimpse of Heaven which he had been privileged to enjoy. During the absence of his soul from his body, Saint Fursey was also granted a vision of hell and of purgatory, and Bede relates that the memory of the appalling scenes he had witnessed there enabled him to warn sinners with great power. He afterwards went to England, where, by the assistance of King Sigibert, he founded the Abbey of Cnobbersburg – now Burgh-Castle – in Suffolk. But as he grew old he longed more and more to give himself entirely to a life of contemplation and prayer. He therefore fled to Gaul, but the fame of his sanctity having preceded him, the Bishop of Paris, Erconwald, who was also Major-Domo to King Clovis II, enabled him to found a monastery at Lagny, on the Marne. Saint Fursey died in the year 655 at Froheins, that is Fursei-domus, in the diocese of Amiens, while he was building another monastery at Peronne, to which his body was afterwards translated.

– text and illustration taken from Saints of the Order of Saint Benedict by Father Aegedius Ranbeck, O.S.B

SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-order-of-saint-benedict-saint-fursey-abbot/

An Old English Martyrology – January 16 – Saint Fursey

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On the same day is the departure of the mass – priest who was called Saint Fursey; he was born in the country of Ireland, that is, in the land of the Scots. His spirit was taken for a night from his body, and he saw more horrible and also wonderful things than be could tell the people: the vision was so strong in his memory, that he began to sweat all over in the great cold of winter when he thought of it or spoke about it, and again in the great heat of summer he grew pale and trembled when he remembered his journey. When God’s angels brought his spirit again to the body, he looked upon his own body, as if it were an unknown corpse, and he would not enter into the body again, if he had not been compelled. This Fursey then passed from Ireland into England, and in the country of the East Angles he built a beautiful monastery called Cnobheresburh¹. He did this in the time of King Sigeberht, and from there he went over the sea into Gaul to Clovis, King of the Franks, and ended his days there; his body rests in the town of Péronne, and there his merits were often gloriously proclaimed.

MLA Citation

George Herzfeld. “January 16 – Saint Fursey”. An Old English Martyrology1900. CatholicSaints.Info. 15 May 2024. Web. 21 May 2026. <https://catholicsaints.info/an-old-english-martyrology-january-16-saint-fursey/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/an-old-english-martyrology-january-16-saint-fursey/

Lives of Irish Saints – Saint Fursa

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Saint Fursa was born in the year 575. His father was Fintan: his mother was Geilges, daughter of Aedh Finn.

He left his home when still young, and went to the monastery built by Saint Meldan, on Cuinn Island, in Lough Orbsen (Corrib), in the year 580.

“He was of very noble Irish blood,” writes Venerable Bede; “but was much more noble in mind than by birth, he gave himself very much to reading holy Writ and following the monastic life even from his boyhood; and he did everything that he learned ought to be done as is befitting holy men.”

Saint Meldan sent him to Ara, the home of the Irish Saints, and afterwards bade him build a monastery at Eathmat, on the shore of Lough Orbsen. The chaunting of his monks was borne day and night over the waters, and mingled with the sacred song of the monastery of Saint Meldan.

He preached throughout Ireland, and his missions were most fruitful. He, however, at length made up his mind to leave his native land. “Fursa,” writes Venerable Bede, “after having preached the Word of God for many years in Ireland, being unable to bear the crowds that flocked about him, leaving everything, went away from his country, and came with a few brethren through the country of the British into the country of the East-Angles. This holy man, famous for his words and works and for his wonderful goodness, wishing to live as an exile for our Lord, came out of Ireland at the time that Saeberht was King (A.D. 633). When he had come to the country of the East-Angles he was welcomed and treated with great honour by the King. He at once gave himself to the holy work of preaching the Word of God, and by his great holiness of life and by his sermons, he brought many unbelievers into the sheepfold of Jesus Christ, and strengthened the faithful in the Faith and in the love of God.”

He fell sick and was thought worthy to behold a vision from God. He was warned to go on preaching and to continue his watching and praying, for his death was certain, but the time of it was uncertain according to the words of our Lord. “Watch you therefore, for you know not the day nor the hour.” Fursa, strengthened by this vision, set to work with all speed to build a monastery on land given to him by the King. This monastery was in a wood near the sea, within the enclosure of the Castle of Cnobbers Burgh (Suffolk). King Anna and his nobles afterwards built more stately buildings there, and enriched it with many gifts.

“Fursa built the monastery in order to give himself more freely to the study of heavenly things. He fell sick whilst living there, and being in a swoon, and out of his body, was found worthy to behold the choirs of the Angels and to hear the hymns that are sung in heaven. He beheld three days afterwards the happiness of the Blessed: the Devils who strove to hinder him reaching heaven, and the Angels who shielded him from their attacks. He heard the Devils accusing him of his deeds, words, and thoughts, as if they were written in a book: and he also heard wonderful things, both woeful and gladsome, from the Angels and from the Blessed.”

“When he was borne up aloft he was told by the Angels who were by his side to look downwards towards the earth, He looked, and beheld beneath him a darksome valley and four fires blazing near each other. He asked the Angels to tell him what these fires meant, and they said: “These fires shall burn the earth to ashes: one is Falsehood and the breaking of the promise made at Baptism to renounce the Devil and his works; the other is Covetousness and the preferring worldly wealth to heavenly things: the other is Discord and offending fellow-men: the fourth is Wickedness and robbery of the weak.” He then beheld the four fires mingle and become a great blaze. An Angel made a pathway through it, and an Angel flying with outstretched wings on each side of him warded off the flames. He saw devils flying through the fire. He then got a glimpse of heaven. As Fursa, led by Angels, was going through the path- way in the fire on his way back to earth a Devil laying hold of a person whom he was torturing in the fire, threw him at him and burned him on his shoulder and cheek; but the Angel threw him back into the fire. The Devil said to Fursa: “Do not reject him whom you before received, for as you accepted the goods of this sinner, so you should have a share in his punishment.” The Angel answered: *He did not receive it through avarice, but to save his soul. and turning to Fursa, the Angel said: “That which you enkindled burned in you: for had you not received the money of this man who died in his sins, his punishment would not burn in you.” Fursa bore the wound of the fire on his shoulder and cheek for the remainder of his life: the flesh showing outwardly what the soul had hiddenly endured. He ever strove both by word and example to persuade every one to lead a holy life, but he would tell his visions only to those who wished to hear them through holy zeal and a desire of conversion.

“An elderly Monk of our monastery is still alive who is wont to say that a very truthful and holy man had told him that he had seen Fursa in the province of the East Angles, and had heard those visions from his mouth, and added that Fursa when telling them, perspired, as if it were a very hot summer day, although it was very cold and frosty winter weather, and he was clothed with a thin garment.” – Venerable Bede.

Fursa lived for may years at Cnobbers Burgh, and often preached the Word of God. He went forth from time to time with his Brethren, and preached Missions to the people. He loved prayer, and spent his whole time from mid-day on Saturday until Monday morning, praying, meditating, celebrating Mass, and preaching. But he at length grew weary Df his work and wished to become a Hermit. “He became eager,” writes Venerable Bede, “to get free from worldly business, and from the monas- tery. He forthwith left it and the care of souls to his brother Foillan, and to the Priests Gobban and Dicuill,and made up his mind to spend his days as an Anchorite. He therefore went to his brother Ultan, who had become a Hermit after a long monastic training. He went all alone to him and lived with him for a whole year in purity and prayer, and daily working with his hands.”

“When he beheld the province in disorder on account of an invasion of the Heathens, and foresaw that even the monasteries would be in danger he left all things in a good state and sailed to France, where he was received with bonour by Clovis, the King of the Franks, and by Erconwald the Patrician, and he built a monastery at Lagny” (near Paris).

The Mercians under Penda, invaded East Anglia, and slew the King. Felix, Bishop of East Anglia, had come from Burgundy in France. Fursa bent his steps thither in the company of Count Vincent of Hanonia, who was going back to the French Court from Ireland. They went through Picardy and came to Mazerolles. Duke Haymon, who dwelt there, was bewailing his son who had died a few days before. Fursa begged leave to see the dead body; he prayed, and by the prayer of faith gave him back alive to his lather, and mourning was changed into great joy. Fursa would not take the silver and gold given to him by the nobleman. He preached the word of God, blessed the people, their lord, and the land, and then went on his way.

He next came to the Kingdom of Austrasia. Dagobert was dead and his son Sigebert was now King. Sigebert welcomed him, knelt for his blessing, and gave him land whereon to build a monastery. The people gave him gladly everything he needed, silver and gold for the church, rich garments, and food; and many youths gave themselves to God and to him. Fursa, at this time, met St Gertrude of Nivelles. He soon after left Austrasia and went to Neustria, where Clovis H., another son of Dagobert, was King. Clovis welcomed him and treated him well. Erchinoald, mayor of the palace, asked Fursa to come to his Castle at Peronne to baptize his son. Fursa did so, preached to the people of Peronne, worked many wonders, and spent whole days and nights praying in the Church of Saint Peter and Saint Paul. He left some relics of Saint Meldan, Saint Boan, and Saint Patrick there. He then went to Lagny, and built a monastery on a height, amid a wood-land, through which the river Marne flowed, and King Clovis and his wife enriched it with many gifts.

He went forth from the monastery at stated times to preach to the inhabitants of the place, and crowds flocked to the monastery to behold the “wonderful stranger who had tasted death,” and to hear the word of God. Many also came to be healed of sickness by drinking the water of a well tbat had burst forth in a plentiful stream as soon as the holy man had struck the ground with his staff. Fursa also built a monastery at Conflans. Many youths came, at this time, from Ireland to live under him at Lagny.

When Erchinoald heard of all that was being done at Lagny, he begged Fursa to build a monastery also at Peronne. Fursa willingly began to build on a hill near his castle. When the monastery was built, monks came from Lagny to take up their abode in it, and it was solemnly blessed by Saint Eloy, the Bishop of Noyau, and Saint Ultan became its first Abbot.

Fursa now thought of going back to his monastery in East Anglia. On his way to the sea-shore, he came once more to Mazerolles. An Angel there told him that his last hour had come, and that after his weary wandering on earth he was now to go to his heavenly home to get a bright and beautiful crown from the hands of God. He got the last Sacraments, and gently gave up his soul to his Maker. Duke Haymon was not at Mazerolles when Fursa died, but whilst sitting at table the same day he saw him come into the room, clad as a Priest, with two Deacons on either side holding lighted tapers in their hands. He knew by that vision that Fursa was dead, and getting on horseback he hastened back to Mazerolles where he found the Saint laid out, whilst the Priests and people were singing the Office for his soul.

When Erchinoald heard of the death of his holy friend he came to Mazerolles with a body-guard to bring his body if needs be, by force, to his town of Peronne. Haymon was at first unwilling to yield up the body of the Saint, but at length consented that it should be put in a cart drawn by two young bulls, and that it should be allowed to stay wherever they took it. These untamed beasts dragged the cart over hill and dale towards Peronne, followed by many noblemen and troops of armed men. Erchinoald, as Venerable Bede writes, took his body and put it in the porch of a church he was building in his town of Peronne, until the church should be consecrated.

Twenty-seven days after Saint Eloy and Saint Aubert, the Bishop of Arras and Cambray, consecrated the new church, and the body of Saint Fursa was taken from the porch and re-buried again in the church near the altar, and it was found whole as if he had only just then died.

Saint Eloy made a shrine for his relics with silver and gold given by Erchinoald, and four years after his death his body, still free from corruption, was put into it, and, amid the holy songs of the Priests and Monks, this shrine was placed in a chapel built to the eastward of the altar. Three candles were kept alight on the altar of this church in memory of the miraculous announcement of his death to Haymon, and that custom continued for many hundred years.

“The merits of Saint Fursa,” writes Venerable Bede, “have been made known by many miracles.” Saint Louis, King of France, gave a new shrine of gilt metal studded with precious stones, for his relics (A.D. 1256.) The Bishops of the province of Rheims enshrined his relics once more in the year 1853. Cuinnen of Conneire writes:

“Fursa, the truly holy loved –
Nothing more wonderful we read –
To sing his psalms devoutly
In a well as cold as snow.”

His feast day is kept January l6th.

*****

Send back the hymn from Erin’s Isle
That echoes from Peronne’s blest pile,
While joyful choirs in solemn rite
With Fursa’s praise dispel sad night.

Tis here he builds his far-famed cell,
‘Tis here his brethren calmly dwell:
The ivater glances from his rod,
Though planted in the thirsty sod.

And yet that graceless woman rails,
And deems that silver nought avails,
If spent with large and generous hand
To raise high temples through the land

Lamp! Star that gleamest bright,
Saint Fursa shine upon our fight!
Keep up our strength, and take our part,
When death shall strike us with his dart.

May Jesus born of spotless Maid,
Sole fount of hope to all displayed,
With Father and with Holy Ghost,
Make Fursa’s sons a heavenly host.

MLA Citation

Father Albert Berry. “Saint Fursa”. Lives of Irish Saints. Saints.SQPN.com. 24 April 2020. Web. 21 May 2026. <https://catholicsaints.info/lives-of-irish-saints-saint-fursa/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/lives-of-irish-saints-saint-fursa/

Stained-glass window in St Andrew's parish church, Holt, Norfolk, representing St Fursey, St Felix and St Julian


San Fursa (Furseo) Abate

Festa: 16 gennaio

m. Mezerolles, Francia, 648/650 circa

Nacque forse sulla costa occidentale irlandese, nei pressi di Lough Corrib, nella contea di Galway, o forse sull'isoletta di Inchiquin. Rispetto ai numerosi altri primi santi irlandesi dei quali ben poco è stato tramandato, possediamo invece parecchi elementi della vita di Fursa, soprattutto grazie alla «Storia Ecclesiastica» scritta da San Beda il Venerabile entro un secolo dalla sua morte, basandosi su racconti di testimoni oculari. Secondo Beda, Fursa fondò un monastero a Rathmat, nome fittizio forse inventato da una leggenda successiva. Trascorso un periodo come predicatore itinerante, con i confratelli san Foillan e sant'Ultan si trasferì in Inghilterra. Qui il re dell'Est Anglia Sigeberto II, venerato come martire, lo ricevette cortesemente e gli affidò l'antica fortezza di Cnobheresburg perché la trasformasse in un monastero. Il santo sovrano morì poi in battaglia il 27 settembre 637 e negli anni successivi Fursa si recò in Gallia, ove fu ricevuto con tutti gli onori dal re Clodoveo II. Fondò poi un monastero a Lagny-sur-Marne, su un terreno donatogli dal governatore della Nesturia Ercinoaldo. Il santo abate morì tra il 648 ed il 650 presso Mezerolles, nella regione della Somme, durante un viaggio. (Avv.)

Martirologio Romano: A Mézières presso il fiume Authie in Francia, san Fúrseo, abate dapprima in Irlanda, poi in Inghilterra, quindi in Francia, dove fondò il monastero di Lagny.

San Fursa nacque con ogni probabilità sulla costa occidentale irlandese, nei pressi di Lough Corrib, nella contea di Galway, o forse sull’isoletta di Inchiquin. Rispetto ai numerosi altri primi santi irlandesi dei quali ben poco è stato tramandato, possediamo invece parecchi elementi della vita di Fursa, il cui nome si presenta talvolta nelle varianti di Fursay, Fursae o Fursu, al quale viene dato un grande risalto nella celebre Storia Ecclesiastica scritta da San Beda il Venerabile entro un secolo dalla sua morte, basandosi perciò in gran parte su racconti di testimoni oculari. Non riuscendo però forse a trovare grandi informazioni sulla prima parte della sua vita, lo storico seguì il classico schema del pellegrinaggio, a cui si avviò abbandonando la sua vita agiata. Il viaggio intrapreso, che lo portò in un primo momento a lasciare la patria per ricevere una migliore formazione, lo ricondusse poi in patria, ove fondò un monastero a Rathmat, nome fittizio forse inventato da una leggenda successiva.

Trascorso un periodo come predicatore itinerante, con i confratelli San Foillan (31 ottobre) e Sant’Ultan (2 maggio) si trasferì in Inghilterra e più precisamente nell’Anglia orientale. San Beda narrò nelle sue cronache: “Vive ancora un fratello molto anziano nel nostro monastero, il quale è solito raccontare che un uomo pio e veritiero gli aveva detto di aver visto Fursa in persona nella terra degli angli orientali e di aver udito quelle visioni proprio dalla sua bocca. Le visioni riguardavano la lotta tra bene e male ed includevano una delle prime testimonianze raccolte su visioni della vita dell’aldilà, in cui Fursa vide il paradiso e l’inferno, angeli e demoni, e quattro grandi fuochi pronti a bruciare chi si era macchiato di diversi tipi di peccato, tutti riuniti insieme per mettere alla prova ogni uomo secondo i meriti delle sue opere”.

Il re dell’Est Anglia San Sigeberto II (27 settembre), venerato come martire, lo ricevette cortesemente ed affidò a lui ed ai suoi compagni l’antica fortezza di Cnobheresburg perché la trasformassero in un monastero. Il santo sovrano morì poi in battaglia il 27 settembre 637 e negli anni successivi Fursa si recò in Gallia, ove fu ricevuto con tutti gli onori dal re Clodoveo II. Fondò poi un monastero a Lagny-sur-Marne, su un terreno donatogli dal governatore della Nesturia Ercinoaldo. Il santo abate morì tra il 648 ed il 650 presso Mezerolles, nella regione della Somme, durante un viaggio.

In seguito le sue reliquie vennero traslate in Piccardia nel monastero irlandese di Péronne, per poi essere riposte nel 654 in un “sacrario a forma di cassetta”, ritenuto opera del fabbro Sant’Eligio. Nel 1056 i suoi poveri resti furono nuovamente spostati e gran parte di essi furono preservati sino alla Rivoluzione francese. Il reliquiario contenebte la sua testa sopravvisse addirittura ai bombardamenti della guerra franco-prussiana del 1870.

Il Martyrologium Romanum ricorda San Fursa al 16 gennaio, quale abate prima in Irlanda, poi in Inghilterra ed infine in Francia.

Autore: Fabio Arduino

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92666

Ehemalige Abteikirche Notre-Dame-des-Ardents in Lagny-sur-Marne im Département Seine-et-Marne in der Region Île-de-France/Frankreich, Bleiglasfenster von Charles Lévêque; Darstellung: heiliger Fursa

Au son de la cloche apportée par des anges un mort ressuscita

Ehemalige Abteikirche Notre-Dame-des-Ardents in Lagny-sur-Marne im Département Seine-et-Marne in der Region Île-de-France/Frankreich, Bleiglasfenster von Charles Lévêque, Signatur:C. LÉVÈQUE À BEAUVAIS 1868; Darstellung: heiliger Fursa

Saint Furcy opère le miracle des deux enfants


Den hellige Fursey av Lagny (~597-~649)

Minnedag:

16. januar

Skytshelgen for Killursa og Péronne

Den hellige Fursey (Fursa, Fursae, Fursu, Furza, Fulsey; fr: Fursy; lat: Furseus, Fursaeus) ble født rundt 597 i Irland (rundt 584 nevnes også). Det er ingen grunn til å betvile tradisjonen om at han var av irsk avstamning. I hans eldste biografi (Vita Fursei) sies det at han kom fra en adelig familie, men dette er den konvensjonelle bakgrunnen for en helgen fra denne perioden. Det blir sagt at han trolig ble født ved innsjøen Lough Corrib i grevskapet Galway i provinsen Connacht på vestkysten av Irland, muligens på den lille øya Oirbsen i Lough Corrib, nå kalt Inisquin (Inchiquin). Sognet Headfort i grevskapet Galway og erkebispedømmet Tuam har en seksjon som kalles Killursa (Cill Fhursa = Furseys celle eller kirke).

1100-tallsversjonen av Furseys biografi, Beatha Fursa, sier at han ble født rundt 584 i Rathmat på øya Inchiquin i Lough Corrib. Han sies å ha vært sønn av Fintan, konge av Munster. Has mor Geligies var kristen og datter av kong Aed-Fin av Cannacht. Tradisjonen sier at han ble døpt av den hellige Brendan, som var Fintans onkel, men det er en viss tvil om denne versjonen av hans biografi. En annen versjon, skrevet kort etter hans død, sier at Fursey kom fra Ulster og også kaster tvil om hans avstamming. Det sies at Fursey allerede som barn bestemte seg for å tilbringe livet som en pilegrim for kjærlighet til Vår Herre. Han ble senere sendt for å studere under abbed Meldan.

Fursey er historisk veldokumentert, og nesten all informasjon om ham kommer fra den tidlige biografien som ble skrevet på latin en gang rundt 656/57. Den hellige Beda den ærverdige (ca 673–735) bygger på denne biografien i sin Kirkehistorie, Historia Ecclesiastica gentis Anglorum, som ble skrevet mindre enn hundre år etter Furseys død og siterer «øyenvitner», enten i den formen som er bevart eller en tekst nær opp til den versjonen. Beda vier ham stor plass i sitt verk og legger naturlig nok stor vekt på hans aktiviteter i England. Han forteller at Fursey var «navngjeten for sine ord og sitt arbeid, fremragende i godhet».

I tillegg til denne biografien finnes det en beretning om Furseys mirakler, Virtutes Fursei, som synes å legge til ytterligere detaljer om hans karriere i Neustria i dagens Frankrike og om hendelser etter hans død der. Dette verket er imidlertid fra 800-tallet, og selv om det inneholder en god del av interesse i sin beskrivelse av hvordan disputter om Furseys begravelse ble løst, avslører disse detaljene mer om 800-tallets fantasi om eksotiske løsninger på disputter enn om selve hendelsene på 600-tallet.

I biografien kalles to av Furseys forbundsfeller for Beanus og Meldanus, og med dette sørget forfatteren av biografien for en ledetråd til Furseys irske bakgrunn, ettersom disse, under navnene Beoán og Meallán er knyttet til en kirke ved navn Meenan (Tamhlachta Meanainn) i sognet Aghaderg i grevskapet Down i den delen av den nordlige provinsen Ulster som i dag er en del av Storbritannia. Dette er nær Donaghmore, hvor skytshelgenen er Mac Earca, som er plassert sammen med Fursey blant barna til Brónach, skytshelgen for kirken i Kilbroney (Ceall Bhrónaighe) i det samme området, nær Rostrevor. Noen få kilometer unna, i den nordlige delen av det nåværende grevskapet Louth i den østlige provinsen Leinster, lå Haggardstown hvor skytshelgenen var Fursey, lokalt kalt Purce.

Brónach var datter av småkongen Míleac (Míliuc) av Dál nAraidi (nAraidhe) / Dál mBúain, som blir sagt å ha holdt den hellige Patrick av Irland (Pádraig) (ca 389–461) i slaveri. Blant hennes barn (med ulike menn) nevnes i tillegg til Fursey også de hellige Colman av ConryColman Muillin av Derrykeighan og Mochai av Nendrum (Mochóe, Caolán) (d. ca 496), samt Mac Erca (Earca), som Patrick skal ha vigslet til biskop av Ard Sratha, og deres søster var den hellige Damnat av Tedavnet (500-t)

Brónach tilhørte grovt sett same generasjon som Patrick, det vil si på 400/500-tallet, derfor er det umulig at hun var mor til Fursey, som levde på 500/600-tallet. Datoene for hennes andre «sønner» er ikke fullstendig klare, men trolig er de eldre enn Furseys og antakelig tilhørte de ikke én generasjon. Tradisjonen oppgir ulike navn for fedrene til Furseys «søsken». Colman Muillin skal ha vært sønn av Conall, Mac Erca sønn av Fróechán, Damnat datter av Rónán og Fursey sønn av Fintan, mens ingenting er kjent om fedrene til Mochai og Colman av Conry. Dette ville bety at Brónachs hellige barn hadde minst fire ulike fedre, og deres fødselsdager dekker en periode på mer enn en generasjon. Dette er neppe sannsynlig. Hvis vi leter etter noe som var felles for alle disse helgenene, finner vi at alle, selv Brónach, synes å ha en forbindelse til Patricks aktiviteter. Vi kan anta at rollen som en «mor» ble tilskrevet Brónach for å plassere Fursey og hans «søsken» i en spesiell kirkelig kontekst.

Furseys tidlige tradisjon fokuserte altså på det østre Ulster og var preget av sterke forbindelser til Patrick, og disse ble kopiert i Péronne i Neustria. Men denne tradisjonen er helt fraværende i den senere versjonen av hans legende i den biografien som ble skrevet rundt år 1100 i Lagny og kalles Alia Vita («Andre biografi»). Denne teksten inneholder en omfattende dekning av Furseys fødsel, ungdom og tidlige manndom, fylt av onomastiske og genealogiske detaljer, og i den er fokuset hovedsakelig på det vestre Connacht.

Alle kildene er enige om at hans fars navn var Fintan (Fintain, Fiontan, Fyltan), sønn av Finloga (Findloga), som i biografien kalles en fyrste av det sørlige Munster. Men det finnes to alternative genealogier. Det første alternativet sier at Fursey hadde sine røtter i Ulster og kunne føre sin stamtavle tilbake til Rudhraighe (Ruadhraighe), den legendariske stamfaren til alle helter fra Ulster. Genealogien angis som Fursu mac Fintain mac Findloga mac Degrota mac Luachain mac Laga Lethanglais mac Conaill Anglonnaig mac Feic mac Rosa mac Factna mac Senchada mac Ailella mac Cestaig mac Rudraige. Det andre alternativet, som ikke finnes i martyrologiene, sier at Fursey stammer fra Munster som ætling av Lugaid Lága, sønn av den legendariske stamfaren til slekten Eóganacht (Eoghanachta), Mug Nuadat. Denne genealogien angis som Fursu mac Fintain mac Findloga mac Conaill mac Luachain mac Lugdach Laga mac Eogain Moir qui et Mog Nuadat. Lugaid Lága var bror av Ailill Ólom, som de ulike linjene av dynastiet Eóganacht nedstammet fra.

Denne versjonen av biografien forteller at Fintan ble forelsket i Gelges (Gelgéis, Geilghéis; lat: Gelgesia), datter av Aedhfinn (Áed Find, Aodh Fionn), som beskrives som konge av Connacht eller som fyrste av Hy-Briuin i Connacht. Men i Alia Vita presenteres hun som en niese av Brendan (Bréanainn), konge av Magh Mhuirtheimhne, sletten i Louth, kanskje som en anerkjennelse av tradisjonen fra det sørøstre Ulster. Paret giftet seg uten tillatelse, og derfor ble de sendt i eksil av Gelges’ rasende far, som angivelig først prøvde å brenne dem på bålet. Fintan tok deretter Gelges med til sin «onkel» (patruus), den hellige Brendan Sjøfareren (Bréanainn av Clonfert) (ca 486–577), som blant andre kirker også var beskytter av Annaghdown nær Lough Corrib. Etter ni måneder ble sønnen Fursey født, og han ble døpt av Brendan. Deretter fulgte den unge helgenens første mirakel, som involverte gjenoppvekkingen av tvillingsønnene til hans grandonkel på morssiden, kong Brendan. Fintan ble senere forsonet med sin svigerfar Aedhfinn, som gjorde bot. Fursey skal ha fått sin utdannelse av Brendans munker, og senere ble han munk i det samme klosteret under den hellige abbed Meldan, hans «sjelefrende» (anam-chura).

Ved å sørge for at Furseys biografi ble oppdatert, skapte abbed Arnulf av Lagny (d. 1106), utvilsomt utilsiktet, en «kontinental utgave» som ble omfattende utbredt og som innebar en fullstendig parodi på helgenens tidligere irske historie. Ikke bare ble Furseys opprinnelse i det sørøstre Ulster nesten fullstendig fordunklet, men hans genealogi ble også grovt manipulert for å skape et dyktig stykke propaganda på vegne av den prominente kirkelige familien Uí Dhubhthaig (O’Duffys) fra Connacht. Denne familien sporet sin avstamming fra en sønnesønn av helgenens grandonkel på morssiden, kong Brendan.

I tillegg til å forfalske en genealogisk forbindelse mellom Fursey og Uí Dhubhthaig, etablerte teksten også en nær forbindelse mellom Fursey og Brendan, skytshelgen for Annaghdown, med lite hensyn til motstridende bevis andre steder. På denne måten skaffet biografien en genealogisk basis for Uí Dhubhthaigs eierskap til kirker i Connacht viet til enten Brendan eller Fursey, og spesielt til det senere bispedømmesenteret Annaghdown og nabokirken i Killursa. De nøyaktige omstendighetene som omgir overføringen av Furseys barndom fra sin opprinnelige kontekst i Connacht til skriptoriet (skrivestuen) i klosteret i Lagny i Frankrike, kan bare være gjenstand for spekulasjon. Tekstens overlevelse viser imidlertid at det må ha vært en hyppig kulturell utveksling mellom det vestlige Irland og kontinentet rundt begynnelsen av 1100-tallet.

Fursey skal først ha reist fra Irland i jakten på kunnskap, men han reiste tilbake til hjemlandet for å bli munk i et kloster han etablerte i «Rathmat» ved bredden av Lough Corrib, et navn som åpenbart ble funnet opp i senere legender. Den irske hagiografen og historikeren John Colgan (d. 1657) identifiserer det som Killursa (Ceall Fhursa) i prostiet Annaghdown i baroniet Clare i grevskapet Galway. Klosteret ble snart populært, og det strømmet til aspiranter fra alle deler av Irland. Men Fursey ville også sikre seg noen slektninger til det nye klosteret, og derfor satte han av sted sammen med noen munker til Munster. Men da han nærmet seg farens hus, ble han slått av en tilsynelatende dødelig sykdom. Han falt i transe fra den niende time til hanegal, og da fikk han de første av sine ekstatiske visjoner. Den tredje natten som fulgte, fikk han sin andre visjon.

Mye av Furseys berømmelse skyldes disse visjonene, som han begynte å oppleve allerede i Irland og senere også på kontinentet. Visjonene skaffet ham en fremtredende plass i middelalderens litteratur. Det er Beda den ærverdige som forteller om visjonene og vier stor plass til dem i sin Kirkehistorie. Det er spesielt den andre visjonen som opptar en stor del av biografien. I denne visjonen ble Fursey tatt ut av sin egen kropp og ført av engler til rommet over jorden, hvor han kunne se sjeler i kvaler. Fra stor høyde så han ned til jorden og så fire branner brenne i en lysende dal. Da han spurte sine verneengler hva disse flammene betydde, ble han fortalt at de med tiden ville fortære hele verden. De kalte brannene ‘Falskhet’, ‘Begjær’, ‘Splid’ og ‘Grusomhet’.

Fra tid til annen falt Fursey i en transelignende tilstand av betydelig varighet, og da fikk han visjoner av den usynlige verden av ånder, både gode og onde, og menneskehetens dom, himmel og helvete, engler og djevler. Da så han slike ting som flammene av løgner, begjær, strid og urettferdighet som lå og ventet for å fortære verden, og han så også detaljerte straffer for synder. Dette er de tidligste i en serie av tidlige middelalderske visjoner som bidra til hvordan folk forestilte seg Skjærsilden, og det faktum at Beda valgte å skildre den i en viss detalj, sikret at den ville få en innflytelse på utviklingen av visjonstekster. Sammen med den engelske Drithelms visjoner, som Beda også forteller om, har Furseys visjoner hatt betydelig innflytelse på den religiøse fantasien i Vest-Europa i den senere middelalderen. Mange mener at de har inspirert Dantes «Den guddommelige komedie».

Furseys brødre, de hellige Foillan (Faolán) og Ultán, sluttet seg til kommuniteten i Rathmat, men det virker som om Fursey selv trakk seg tilbake fra administrasjonen av klosteret og viet seg til å dra rundt i landet og forkynne, og ofte drev han ut onde ånder. Nøyaktig tolv måneder etter de første visjonene fikk han en tredje. En engel var hos ham en hel dag og instruerte ham i hans forkynnelse, og han foreskrev ham tolv år med apostolisk arbeid. Disse fullførte han trofast i Irland, og deretter ga han bort alt jordisk gods og trakk seg en tid tilbake til en liten øy i havet.

Ulster-annalene sier at Furseys første visjon fant sted i år 627, og hans biografi forteller at han forlot sitt kloster ti år senere (altså rundt 637). Dette gjorde han ikke bare fordi han trengte å slippe unna den mengden av mennesker som strømmet til stedet, men også fordi han forsto at visse mennesker var mot ham, «hisset opp av misunnelse [invidia]». I hagiografien fra denne perioden betegner ordet invidia vanligvis en slags rivalisering innenfor institusjoner. Senere tradisjon vil ha det til at Fursey ble tvunget ut av klosteret for å rydde vei for abbed Ultán. Dette kan ikke underbygges, selv om det finnes indikasjoner på at Furseys klostre i både Irland og Péronne i Neustria var underlagt klosteret Slane på en eller annen måte.

Deretter ble Fursey «pilegrim for Kristus» (peregrinus pro Christo) og reiste fra Irland sammen med Foillan og Ultán og minst to andre munker. De hadde med seg relikviene av de to helgenene Meldan og Bean – andre sier at disse to var blant hans ledsagere. De dro først til «Britannia», som trolig betyr Wales. Derfra dro de til East Anglia i det østlige England, hvor de ble godt mottatt av den hellige kong Sigebert (631–34), som på den tiden oppmuntret arbeidet til den hellige Felix av Dunwich (d. 647). Kongen ga dem den gamle romerske festningen Gariannonum, som da ble kalt Cnobheresburg (Burghcastle), ved Yarmouth i dagens grevskap Suffolk og landet rundt til kloster. Fursey og Felix hjalp Sigebert med omvendelsen av hans undersåtter.

Beda den ærverdige, munk og historiker for den tidlige engelske kirken, forteller dette om Fursey:

Mens Sigeberht fremdeles regjerte, kom det fra Irland en hellig mann ved navn Fursa, som var viden kjent for sine ord og gjerninger og for sitt fromme liv. Hvor Herren enn måtte kalle ham, ville han leve som pilegrim for Hans sak. Da han kom til østanglerne, ble han ærefullt mottatt av kongen og forkynte som vanlig evangeliet i hans rike. Ved sin veltalenhet og sitt fromme eksempel omvendte han de vantro til Kristus og styrket de troende i deres kjærlighet og tillit til Ham.

Engang han var syk, ble han kjent verdig til å oppleve et syn av engler som formante ham til å fortsette å forkynne Ordet med kraft og mot. Han skulle våke og be utrettelig, for døden var viss, men ingen kjente dens time. Så sier Herren: «Våk derfor, for dere kjenner ikke hverken dagen eller timen». Styrket av dette syn gikk han straks i gang med å bygge et kloster på et område kong Sigeberht hadde skjenket ham, og innføre klosterreglene der. Klosteret lå vakkert til i skogen nær havet i en tidligere romersk leir, som på angelsk kalles Cnobheresburg, det vil si Cnobhere by [Burgh Castle]. Anna og hans adelsmenn skjenket senere dette kloster store gaver og fornemme bygninger.

Fursa var av høyadelig scotisk ætt, men han eide en åndens adel som var langt mer verdt. Fra guttedagene hadde han brukt all sin kraft til å studere Skrifter og følge klosterreglene, og som det sømmer seg en hellig mann, strebet alltid etter å leve som han lærte. Senere i livet bygget han et kloster for seg selv, hvor han fritt kunne ofre seg for studiet av de himmelske ting

Beda, «Anglernes kirkes historie», bok III, kap XIX, norsk utgave fra 1979 på Aschehoug forlag i serien Thorleif Dahls kulturbibliotek, oversatt av Else Schjøth.

I Burghcastle arbeidet Fursey i noen år med å omvende pikterne og sakserne. Han mottok muligens også kong Sigebert som munk da kongen i 634 abdiserte og gikk i kloster. Det fortelles om tre mirakler fra Furseys tid i klosteret, og han mottok gaver fra Sigeberts etterfølger Anna (635–ca 653). Han trakk seg tilbake i ett år for å leve sammen med Ultán som eremitt og overlot ledelsen av klosteret til Foillan. Etter at kong Sigebert ble drept i slag mot den hedenske kong Penda av Mercia i 635 (642?), dro Fursey mellom 640 og 644 til frankernes rike sammen med seks ledsagere, blant dem hans hellige disippel Goban av Picardie fra Saint-Gobain (d. ca 670), og Foillan etterfulgte sin bror som abbed i Cnobheresburg.

To andre disipler av Fursey ble sagt å ha fulgt ham til England, de hellige Deicola (Dicul, Dicuil, Dicuill) og Maildulf (Mailduib, Maedulph, Maeldubh, Meldun) (d. ca 675). Deicola fortsatte for å evangelisere sørsakserne, og han grunnla et kloster i Bosham nær Chichester med fem eller seks munker. Den hellige Wilfrid av Ripon (av York) (634–709) oppdaget senere under sine reiser denne lille gruppen av keltiske munker som fortsatt holdt seg til sine gamle skikker i det som da var et grundig romanisert territorium. Maildulf dro til Wessex, og han grunnla et kloster i Malmesbury, hvor den hellige Aldhelm av Sherborne (639–709) sies å ha studert en periode.

Nest etter den hellige Kolumban av Bobbio (ca 542–615) er Fursey kanskje den best kjente av de irske monastiske misjonærene utenlands i tidlig middelalder. Det hevdes at vi kjenner flere fakta om hans liv enn om de fleste tidlige irske helgener. Men opplysningene om ham er motstridende, og i det minste for hans tidlige liv ser de ut til å følge det vanlige «pilegrimsmønsteret»: Han forlot en adelig eller velstående familie for å grunnlegge en større åndelig familie, og så videre. Ifølge en middelaldersk biografi var han «ikke bare flittig i å lære av hellige bøker, men han praktiserte også det han leste».

Fursey kom først til Normandie. Mens han dro gjennom Ponthieu, forteller legenden at han i en landsby i nærheten av Mézerolles i regionen Somme fant sorg og jammer overalt. For den eneste sønnen til hertug Hayson, som hersket i det området, var død. Men på Furseys forbønn ble gutten på mirakuløs måte vekket opp fra de døde. På reisen videre til Neustria kurerte han mange skavanker på veien, og ved et mirakel omvendte han en røver og hans familie, som angrep munkene i skogen nær Corbie, og også den ugjestmilde og verdslige Ermelinda, som hadde nektet å gi husly til de slitne reisende.

Furseys ry løp foran ham, og i Péronne i det nåværende departementet Somme i regionen Picardie i Nord-Frankrike ble han mottatt med respekt av kong Klodvig II av Neustria (639–57) (fr: Clovis), som omtrent tilsvarer det moderne Normandie, og hans «hushovmester» Erkinoald (fr: Erchenout). Det var til Erkinoalds husholdning den hellige Bathild nylig hadde blitt solgt. Gjennom sine bønner oppnådde Fursey benådning av seks dødsdømte kriminelle. Kongen (egentlig Erkinoald) tilbød ham land til et kloster hvor som helst i kongeriket, og han valgte Lagny sur Marne (Latiniacum), like ved Chelles og en mil øst for Paris. Her grunnla han rundt 644 et kloster for herreløse munker og bygde tre kapeller – et viet til Frelseren, et til den hellige Peter og det tredje, en enkel bygning, ble senere viet til Fursey selv. Lagny ligger nær dagens Disneyland Paris (tidligere kjent som Eurodisney).

Mange av Furseys landsmenn ble trukket til Lagny, blant dem de hellige EmilianEloquiusMummolus (Mombulus), AdalgisEttoBertuinFredegandLactan og Malguil. Biskopen av Paris skal ha utnevnt Fursey til sin generalvikar, men det er omstridt om han ble bispeviet. Han kan ha vært chorepiscopus, det vil si korbiskop eller vandrebiskop, som uten bispedømmer dro fra sted til sted for å hjelpe misjonærene i deres arbeid. Kilden nominis.cef.fr skriver at han utvilsomt var korbiskop for den hellige Landericus av Paris (fr: Landry) (d. ca 661). Arkeologiske utgravninger i 1958, 1960 og 1961 avslørte fundamenter for en gruppe hytter innenfor murene, som kan ha vært stedet for Furseys kloster.

Fursey hadde visse forutanelser om sin død, og han dro avgårde i retning England for å besøke sine brødre Foillan og Ultán, som på denne tiden samlet de spredte munkene i Cnobheresburg og reetablerte dette klosteret. Men da han kom til den samme landsbyen ved Mézerolles i regionen Somme og bispedømmet Amiens hvor han med sine bønner hadde vekket hertug Haymons sønn tilbake til livet, ble han rammet av en siste sykdom, og der døde han en 16. januar rundt 649 (648 eller 650). Vita et virtutes Fursei har datoen 16. januar 649 for hans død. Landsbyen fikk deretter navnet Forsheim, «Furseys hus» (Fursei-domus). I Lagny-sur-Marne ble han etterfulgt av sin hellige elev Emilian (d. ca 660).

 

Hertug Hayson ville gravlegge Fursey i Mézerolles, men i henhold til Furseys eget ønske fikk Erkinoald brakt hans legeme til Péronne i Picardie. Ved et mirakel ble Erkinoalds krav på Furseys legeme godtgjort, og det skjedde også mange undre på veien. Hans legeme ble lagt i forhallen til kirken St. Peter, hvor han selv hadde gravlagt relikviene av Meldan og Bean. Der ble det liggende i tretti dager i påvente av vigslingen av kirken. Pilegrimer fra alle kanter strømmet til den helliges legeme, som var like friskt og avga en søt lukt. Deretter ble det gravlagt ved alteret. Denne kirken ble gjort til en kongelig kollegiatskirke av kong Ludvig XI (1423–1483).

Fire år senere, den 9. april 654, ble Furseys legeme med stor høytid skrinlagt av to biskoper som var motstandere av Erkinoald, de hellige biskopene Eligius av Noyon (Eloi) (ca 588–660) og Autbert av Cambrai (ca 600–669). Da oppdaget man at legemet var fullstendig fritt for forråtnelse. Relikviene ble lagt i et skrin «som var formet som et lite hus», som angivelig skal være laget av Eligius selv, for han var en fremragende metallarbeider. Skrinet ble overført til et kapell som var bygd spesielt for formålet øst for alteret. En translasjon i forbindelse med en disputt om helgeners legemer betydde ofte også en overføring av kontrollen over kulten, og i dette tilfellet kan tapet av kontrollen over Furseys kult ha tilskyndet Erkinoald til å drive irene ut av Péronne, inkludert Foillan. Uansett var de tilbake innen en generasjon. Furseys grav ble et valfartsmål og klosteret der et irsk senter, senere kalt Peronna Scottorum («Irenes Péronne»; Irland ble på den tiden kalt Scotia). I «De fire mestrenes annaler» kalles Péronne for Cathair Fursa. Fursey ble valgt til skytshelgen for byen Péronne, og senere tilskrev de hans forbønner for at byen ble befridd etter at keiser Karl V i 1537 hadde beleiret byen.

I 880 ble Péronne ødelagt av nordmennene, og selv om stedet fortsatte å tiltrekke seg irske pilegrimer, gjenvant Lagny deretter sin stilling som hovedsenteret for Furseys kult. En ny translasjon fant sted i 1056. Den hellige kong Ludvig IX den hellige av Frankrike (1214–70) erklærte i 1256 sitt ønske om å være til stede når relikviene skulle overføres til en ny grav i Péronne. Da kongen kom tilbake etter et korstog, dro han rett til Péronne, hvor han plasserte sitt eget segl på graven. De fleste relikviene var bevart inntil den franske revolusjon, og et hoderelikvar overlevde til og med det prøyssiske bombardementet i den fransk-tyske krigen i 1870. Frem til Den franske revolusjon prydet Fursey byen Péronnes byvåpen.

Til tross for den sterke kulten for Fursey på kontinentet forble han populær i Irland, noe som blant annet vises av at hans tidlige biografi ble oversatt til irsk. Innfødte hagiografer fant også rom for ham i beretningene om flere andre helgener. Vi kan nevne fem av dem, først den hellige Finnbarr av Cork (Fionnbharr) (ca 560–ca 610), for ved hans grav i Cork skal Fursey ha sett en stige av gull som gikk opp til himmelen. Den hellige Cronan av Roscrea (Crónán) (d. ca 626) skal ha fått «biskop» Furseys godkjennelse til sin avgjørelse om å grunnlegge Roscrea. Den hellige Mochoemoc av Leigh (Mochaomhóg) (ca 554–ca 656) skal sammen med Fursey (igjen «biskop») ha sikret løslatelsen av en kongssønn ved navn Scannlán fra fangenskap. Den hellige Colman av Lynn (Colmán mac Luachán) (600-t) blir sagt å ha dannet et fraternitas med Fursey og gitt til ham en del av kirkegården i Lynn, og tre år etter sin egen død tillot han Fursey, som da var på en reise rundt i Irland «fra kirke til kirke», å skrinlegge hans levninger. Ved graven til den hellige Molaise eller Laserian av Leighlins (d. 639) alvorlig forurettede søster, som lå i uvigslet sumpete grunn utenfor Leighlin, skal Fursey ha bevitnet en gruppe engler stige opp til himmelen.

Et dikt som lovte elendighet for dem som krenket eiendomsgrensene for den hellige Senan av Scatterys (Seanán) (ca 488–ca 544) kirke på Scattery, påkalte Fursey og anerkjente at han måtte komme «fra det fjerne», og en profeti om mer generell elendighet ble ellers lagt i Furseys munn. Fursey tilskrives også å ha drevet en illsint drage ut i en innsjø i Galtee-fjellene, som ifølge profetien skulle stige opp igjen ved verdens ende og hjemsøke landet som en hevn for Johannes Døperen. Et dikt som tilskrives Cuimín av Connor, hevder at Fursey elsket ingenting bedre enn en kald kilde hvor han kunne resitere sine salmer. I et dikt på klassisk irsk blir Fursey sammen med den hellige Enda av Aran (Éanna) (ca 440–ca 530) og utallige andre helgener påkalt for å hjelpe til med å frigi Irlands sørlige halvdel (Leath Mogha) fra en trelldom pålagt dem av den nordlige halvdelen (Leath Chuinn), representert av den hellige Finnian av Clonard (ca 470–ca 549). I Killursa kom han til å bli betraktet som en bror av både Enda og den hellige Cuana av Lismore (d. ca 650), skytshelgener for nabosognene Killeany og Kilcoona. Fursey var også skytshelgen for sognet Clonmeen i grevskapet Cork, hvor hans kilde fortsatt besøkes. En kilde var også viet til ham i Killurly i sognet Killinane i grevskapet Kerry. En senere irsk legende om Fursey, som sier at det i hans hals levde et udyr som bare kunne holdes i sjakk dersom helgenen spiste tre stykker bacon hver morgen, tilhører det bisarre heller enn det eksotiske.

Vår kunnskap om Fursey bygger på en rekke ulike kilder, som biografier (Vita Fursei, Virtutes Fursei, Alia Vita), genealogier (Corpus Genealogiarum Sanctorum Hiberniae og Corpus Genealogiarum Hiberniae), martyrologier (Félire Óengusso og martyrologiene fra Donegal og Cashel) samt flere irske helgenbiografier. Hans biografi begeistret Beda den ærverdige, og den inspirerte også mer enn en side av Dantes Den guddommelige komedie. En irsk biografi fra 1200- eller 1300-tallet, som praktisk talt er en oversettelse av Bedas tekst, bidrar ikke med noe nytt. Furseys minnedag i den nyeste utgaven av Martyrologium Romanum (2004) er dødsdagen 16. januar:

Macerácii ad Althéiam flúvium in Gállia, sancti Fúrsei, abbátis primum in Hibérnia, exínde in Anglia, dein in Gállia, ubi monastérium Latiniacénse cóndidit.

I Mézières nær elven Authie i Gallia (nå Frankrike), den hellige Fursey, abbed først i Irland, deretter i England, deretter i Frankrike, hvor han grunnla klosteret Lagny.

Hans minnedag står i kalendere og martyrologier både i Irland og på kontinentet. Franske, irske og engelske kalendere vitner om hans kult, særlig Canterbury, som hevdet å ha hoderelikvier. Han feires over hele Irland. Et litani som tilskrives ham, er blant manuskriptene i Trinity College i Dublin. Han fremstilles som munk på en oksekjerre eller med to okser ved føttene. Dette minner om det miraklet som godtgjorde Erkinoalds krav på hans døde legeme. På andre bilder strømmer vann ut av grunnen i Lagny ved at han peker med staven sin, eller han vekker opp en ung gutt fra de døde. Han avbildes også idet han ser engler i en visjon, og hans visjoner fra skjærsilden og helvete er også populære motiver. Fursey er avbildet på byflagget til Péronne. James Joyce nevner Fursey i sin bok Ulysses, i en liste over hovedsakelig irske helter og heltinner.

I tillegg til Fursey av Lagny kalles han også Fursey av Péronne, Fursey av Killursa og Fursey av Haggardstown (i Louth). Hans navn gjengis noen ganger som Fursa Cráibhtheach («den fromme») og blir anglifisert til Fursy eller til og med Purce. Man mener at navnet er utledet enten fra det latinske virtus («mirakel») eller indoeuropeisk vort («snu på, vri»), men ut fra dets palataliserte form Fuirse kan det faktisk være en kjæleform av navnet Furodhrán.

Den ortodokse kirken i Stalham i grevskapet Norfolk er vigslet til Fursey.

Kilder: Attwater/John, Attwater/Cumming, Farmer, Butler (I), Benedictines, Benedictines (2), Benedictines (3), Delaney, Delaney (1), Bunson, Gorys, Ó Riain, MR2004, ODNB, KIR, CE, CSO, CatholicSaints.Info, Infocatho, Bautz, santiebeati.it, en.wikipedia.org, nominis.cef.fr, Butler 1866, heiligen.net, zeno.org, celt-saints, lalley.com, irlandseye.com, catholicireland.net, The Page of Irish Saints, broadnorfolk.wordpress.com, saintfursey.uk – Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden

Opprettet: 28. januar 2000 – Oppdatert: 6. august 2021

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/flagny

Fursy de Péronne : https://lagny-sur-marne.wiki/lsm/Fursy_de_P%C3%A9ronne

 Pâdraig O Riain, « Les Vies de saint Fursy : les sources irlandaises », Revue du Nord  Année 1986  269  pp. 405-413. Fait partie d’un numéro thématique : Saint Géry et la christianisation dans le nord de la Gaule Ve-IXe siècles. Actes du colloque de Cambrai 5-7 octobre 1984 : https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1986_num_68_269_4222

Saint-Fursy et ses miracles : https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/08150000205

Margaret Anne Cusack, Saint Fursey, An Illustrated History of Ireland : https://www.libraryireland.com/HistoryIreland/St-Fursey.php

Michael H. Carroll, Saint Fursa, Patron Saint of Killursa Parish, Co. Galway, Ireland & Peronne, France, 2006: http://www.lalley.com/fursa.htm