dimanche 27 septembre 2026

Bienheureuse MARIA AGOSTINA 'AGUCHITA' RIVAS LÓPEZ, vierge religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur, missionnaire et martyre




Bienheureuse Maria Agostina 'Aguchita' Rivas López

Religieuse péruvienne (+ 1990)

- Une nouvelle bienheureuse de l’Amazonie péruvienne, béatification le 7 mai 2022

- Figures contemporaines en chemin vers la béatification, Vatican News

Le 22 mai 2021, promulgation de plusieurs décrets (en italien).

Le premier décret concerne la reconnaissance du martyre d’une religieuse péruvienne, sœur Maria Agostina Rivas López (Antonia Luzmila de son nom civil), religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur, née en 1920 et assassinée à La Florida, au Pérou, en septembre 1990, par la guérilla du Sentier Lumineux. Elle exerçait son service auprès du peuple Ashaninka, une tribu de l’Amazonie péruvienne qui avait perdu 80% de ses membres au début du XXe siècle, en raison de l’exploitation de l’hévéa. L'exploitation de cette ressource par des firmes engagées dans la production de caoutchouc avait mené à la destruction d’une grande partie de leur forêt. Cette religieuse péruvienne était particulièrement engagée dans l’éducation des jeunes filles de cette tribu.

Aguchita est née le 13 juin 1920 à Coracora, Ayacucho. À l'âge de 14 ans, elle a déménagé à Lima pour étudier à l'École de Séville, dirigée par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur. Attirée par la vie consacrée, elle entra dans la Congrégation en 1941, où elle fit sa profession religieuse perpétuelle le 8 février 1949. En 1988, elle fut envoyée à la mission de la Congrégation dans la ville de La Florida, Junín, où elle resta malgré les dangers et les risques qu'elle courait. Elle était attachée à la défense des peuples Ashaninka, décimés au début du XXe siècle par l'exploitation du caoutchouc et la destruction de leur forêt, ainsi que par la maladie et l'esclavage. La religieuse péruvienne a consacré ses efforts en particulier à l'éducation des jeunes de ces villes. Le 27 septembre 1990, elle était en poste dans la communauté de La Florida lorsque des terroristes du Sentier lumineux l'ont assassinée avec d'autres résidents sur la place du centre-ville.

- Antonia Luzmila Rivas López, 'Aguchita', fille des Andes péruviennes (illustration)

- La béatification de notre chère sœur Aguchita

En espagnol:

- Congregación de Nuestra Señora de la Caridad del Buen Pastor (site en réfection)

- Sor Aguchita: nueva Beata del Perú declarada por el Papa Francisco (Prelatura Yauyos)

- chaîne YouTube 'Aguchita Rivas López'
- La beatificación de nuestra querida hermana Aguchita

Cette missionnaire héroïque, même si elle savait qu'elle risquait sa vie, est toujours restée proche des pauvres, en particulier des femmes indigènes et paysannes, témoignant de l'Évangile de justice et de paix

Pape François

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/13534/Bienheureuse-Maria-Agostina--Aguchita--Rivas-L%C3%B3pez.html

Regina caeli : sœur Aguchita, martyre au Pérou, béatifiée « Servir le Christ avec fidélité et courage »

MAI 09, 2022 17:41MARINA DROUJININAANGÉLUS, PAPE FRANÇOIS

Le pape François a salué – après la prière Regina caeli du dimanche 8 mai 2022 – la béatification de la religieuse péruvienne Maria Agostina Rivas López, surnommée Aguchita, religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de la Charité du Bon-Pasteur (1920-1990), « tuée en haine de la foi en 1990 ». Elle a été béatifiée le 7 mai à San Ramón (Pérou), a-t-il dit.

« Puisse son exemple susciter chez tous le désir de servir le Christ avec fidélité et courage », a souhaité le pape avant d’inviter les pèlerins présents sur la Place Saint-Pierre à des applaudissements en l’honneur de la nouvelle bienheureuse.

« Cette missionnaire héroïque, a expliqué le pape, tout en sachant qu’elle risquait sa vie, est toujours restée proche des pauvres, en particulier des femmes indigènes et paysannes, témoignant de l’Évangile de justice et de paix. »

SOURCE : https://fr.zenit.org/2022/05/09/regina-caeli-soeur-aguchita-martyre-au-perou-beatifiee/

Une nouvelle bienheureuse de l’Amazonie péruvienne

Le Pape a salué ce dimanche la mémoire de sœur María Agostina Rivas López. Cette «héroïque missionnaire», tuée en haine de la foi en 1990, a été béatifiée ce samedi au Pérou.

Johan Pacheco et Marie Duhamel – Cité du Vatican

Connue sous le nom d'Aguchita, cette religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur tuée le 27 novembre 1990 par les guérilleros du Sentier lumineux, a été béatifiée ce samedi dans le vicariat apostolique de San Ramón au Pérou. «Cette missionnaire héroïque, même si elle savait qu'elle risquait sa vie, est toujours restée proche des pauvres, en particulier des femmes indigènes et paysannes, témoignant de l'Évangile de justice et de paix» a rappelé le Pape François ce dimanche après la prière du Regina Caeli. Il a souhaité que son exemple «inspire à chacun le désir de servir le Christ avec fidélité et courage», avant d’inviter les fidèles réunis place Saint-Pierre à applaudir la nouvelle bienheureuse.

Le Pape avait mandaté le cardinal Baltazar Enrique Porras Cardozo à Florida samedi pour présider la messe de béatification de María Agostina Rivas López . Dans son homélie, l’archevêque de Mérida et administrateur apostolique de Caracas au Venezuela, a évoqué le destin de la religieuse: «En elle, le martyre n'était pas une improvisation mais le sacrifice extrême de l'amour pour sa vocation».

Une vie dédiée aux femmes et aux enfants

La tâche principale d'Aguchita était de s'occuper des femmes autochtones, en promouvant une meilleure éducation pour les enfants et un meilleur accès à la nourriture et à la santé. L'acte criminel du Sentier lumineux était initialement dirigé contre la supérieure de sa Congrégation ; ne la trouvant pas, ils ont tué Sœur María Agustina. Elle a été assassinée en haine de la foi, alors qu'elle accomplissait sa mission pastorale dans la région amazonienne.

«La Parole de Dieu, proclamée ici aujourd'hui, doit aussi se réaliser en chacun de nous, qui sommes appelés à être des fidèles marqués du sceau de l'amour dans toute notre personne, sur le plan physique et spirituel, afin de continuer à être des graines de paix et d'amour qui rayonnent dans le monde», a déclaré le prélat vénézuélien. Sœur Aguchita «a accepté avec joie l'obéissance d'être missionnaire dans le Vicariat de San Ramón, malgré ses infirmités. Elle n'a pas reculé mais a affronté la tâche avec joie et enthousiasme» a expliqué le cardinal.

Proximité avec les familles brisées

Son engagement était particulièrement fort dans le domaine de la pastorale familiale, s’occupant de familles brisées, devant lesquelles elle a toujours fait preuve d'une attitude inclusive, sans condamnation ni réductionnisme. Un trait souligné par le cardinal Porras, qui a également fait remarquer que la contemplation dans ses actions était la boussole de son travail quotidien. L'envoyé du Pape a dénoncé la «violence insensée» qui a causé la mort de la religieuse, comme c'est malheureusement le cas pour tant de victimes aujourd'hui. D'où l'appel à la fin de la guérilla avec l'espoir que la douleur infligée puisse être soignée et que nous puissions construire progressivement une «mondialisation de la solidarité, sans laisser personne en marge».

Bâtir la fraternité

Le cardinal Porras a également lancé un appel pressant à l'incarnation d'une vie authentiquement humaine sur terre, enrichie par la nécessité chrétienne d'assumer la fragilité et la faiblesse de sa condition comme une force et une confiance dans l'action de la grâce qui nous appelle à être des «bâtisseurs de fraternité et de paix». Méditant sur le passage évangélique du Bon Pasteur, il a invoqué «la tendresse et l'amour miséricordieux, la tolérance et le respect, l'acceptation et la non-discrimination, l'option pour la vie et l'amour de la nature», afin que tous ces choix deviennent une offrande agréable à Dieu pour le bien de tous.

SOURCE : https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2022-05/une-nouvelle-bienheureuse-de-l-amazonie-peruvienne.html

AMÉRIQUE/PÉROU - "Aguchita", la missionnaire martyre qui a donné sa vie pour l'Amazonie et les droits de l'homme de ses peuples

Lima (Agence Fides) - Sœur María Agustina de Jesús Rivas López, connue par tous comme " Aguchita ", la religieuse péruvienne assassinée le 27 septembre 1990 par le groupe terroriste Sendero Luminoso et dont le martyre in odium fidei a été reconnu par le Pape François le 22 mai 2021, sera béatifiée le 7 mai prochain. En cette période, les initiatives s'intensifient donc pour faire connaître le témoignage de foi de la femme religieuse (voir Fides 24/05/2021).

Le Réseau ecclésial panaméricain (REPAM), en coordination avec l'Association catholique de communication d'Amérique latine et des Caraïbes (SIGNIS), a produit un court documentaire intitulé "Aguchita", qui fait partie de la série "La Vida por la Amazonía", dont la première a eu lieu le 14 février dernier.

Le documentaire de 20 minutes présente l'histoire de la missionnaire péruvienne qui a passé la majeure partie de sa vie dans la forêt centrale du Pérou. La religieuse, qui appartenait à la communauté du Bon Pasteur, a été assassinée alors qu'elle accomplissait sa mission pastorale dans le village d'Ashaninka, dans la forêt centrale du Pérou. Aguchita a consacré son travail aux soins de santé, à l'éducation, à l'offre de nourriture et à l'alphabétisation, principalement pour les femmes, qu'elle a promues par le biais de projets de formation, de l'organisation de groupes de jeunes et de la catéchèse familiale dans les communautés rurales de Valle del Yurinaqui, dans le département de Junín.

Un livre a également été consacré à la missionnaire péruvienne qui a donné sa vie pour l'Amazonie et pour les droits de l'homme des peuples amazoniens. Il vient d'être publié sous le titre "Aguchita : la mort ne s'improvise pas, l'amour est notre vocation" par Alfonso Tapia, vicaire général de San Ramón. En commentant le texte, l'historien José Antonio Benito souligne, entre autres, que si à La Parada et dans ses apostolats Aguchita nous rappelle Mère Teresa de Calcutta, dans la jungle péruvienne "nous voyons beaucoup de Sainte Teresa, à cause de son expérience d'enfance spirituelle, dans la confiance et l'abandon en Dieu. Sans cette dimension, Aguchita serait une activiste sociale - excellente - mais réduite à un bénévole social. C'est ici que se révèle la clé de sa charité et de sa sainteté".

Dans son récit du meurtre d'Aguchita et des villageois, José Antonio Benito souligne que "la religieuse - à tout moment - priait pour tout le monde. C'est ainsi que s'est terminée sa vie et celle de tous les villageois qui sont morts en ce jour tragique". Mais pour le croyant, le martyre n'est pas quelque chose qui se termine par un acte sanglant. Ainsi, "la mort d'Aguchita et des milliers de Péruviens innocents qui sont morts injustement, devient un témoignage de paix et de liberté. Ce ne sont plus des morts absurdes, mais elles ont pris un sens de revendication pour la justice et la paix, pour un Pérou plus juste et plus fraternel".

(SL) (Agence Fides 2 https://fides.org/fr/news/71692-AMERIQUE_PEROU_Aguchita_la_missionnaire_martyre_qui_a_donne_sa_vie_pour_l_Amazonie_et_les_droits_de_l_homme_de_ses_peuples

2/02/2022)

SOURCE : https://missionetmigrations.catholique.fr/sinformer/amerique-latine/305486-au-perou-soeur-agustina-rivas-reconnue-martyre/

Au Pérou, Soeur Agustina Rivas reconnue martyre

Publié le 29 juillet 2021

Religieuse de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, Sœur María Agustina de Jesús Rivas López (1920-1990), affectueusement appelée Aguchita, a été assassinée, avec des villageois, par le Sentier lumineux, le 27 septembre 1990, au Pérou. Le 22 mai dernier, le pape François a autorisé la Congrégation pour la cause des saints à promulguer le décret qui reconnaît son martyre.

Il me semble qu’aucune de nous, sœurs de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur, ne peut prononcer le nom d’Aguchita sans une grande tendresse ! Sans faire de bruit, jour après jour, elle est allée jusqu’au bout de son engagement auprès des plus pauvres, jusqu’au don de sa vie au milieu d’eux.

Aguchita est née le 13 juin 1920, l’aînée de 11 enfants, et reçoit le nom d’Antonia Luzmila Rivas López. Ses parents, Dámaso Rivas de la Rosa et Modesta López Rojas s’étaient mariés le 22 septembre 1919 à Coracora et installés calle El Comercio, à trois rues de l’église principale. « Aînée d’une famille nombreuse, Antonia Luzmila devait aider aux tâches domestiques. Sa routine n’était pas seulement dans la maison, mais aussi à la ferme ou à s’occuper des animaux, ce qu’elle aimait beaucoup. […] elle  aimait beaucoup la nature. Elle disait que chaque plante était une manifestation de Dieu ».

Dans un contexte politique compliqué, Aguchita suit sa formation scolaire, professionnelle et religieuse. Entrée au Noviciat du Bon-Pasteur en mars 1942, elle prononce ses vœux perpétuels le 8 février 1949, et sera, pendant 4 ans, responsable de la blanchisserie. Tour à tour avec les sœurs contemplatives, puis éducatrice, elle assiste ensuite la maîtresse des novices pendant 2 ans, avant d’être envoyée à La Florida, une mission dans la jungle de Junín, avec le « Projet pour la promotion et le développement des femmes et pour la recherche pour les femmes ». Alors qu’elle doit se faire opérer de la cataracte à Lima, elle retourne à La Florida où elle demande à rester.

Le 27 septembre 1990, Aguchita et cinq autres habitants sont assassinés à La Florida (Chanchamayo, Junín) par le PCP-SL [1]

Des habitants de La Florida témoignent : « Ils ont fait former une file aux victimes, l’une derrière l’autre, et je me souviens qu’ils ont pointé le FAL [fusil] sur la poitrine de celui qui était le premier. La balle a touché trois personnes, la balle en a tué trois ; la quatrième a été blessée, une autre personne est venue l’achever ». (Rubén)

« Puis une femme d’une trentaine d’années tira une rafale dans le corps d’Aguchita qui recula et heurta un banc adossé au mur de la maison qui faisait l’angle. La rafale pénétra son crâne et les balles se logèrent dans son corps. Aguchita fut touchée par une rafale de cinq coups de feu et se figea « en semblant vouloir s’agenouiller les mains jointes ».

Des sœurs du Bon Pasteur s’expriment : « Qui était María Agustina Rivas ? Religieuse née à Ayacucho, appelée un jour à suivre les pas du Bon Pasteur, nous l’avons vue avancer en cohérence absolue, donnant la vie pas à pas, silencieuse, sereine, semeuse de paix.

Avec la maturité de ses 70 ans, de santé fragile, elle avait choisi de travailler dans une zone d’urgence, où la présence du Pasteur miséricordieux était impérieuse et nécessaire. Elle y a travaillé pendant 3 ans, elle était une colonne forte, et a été le soutien de ses sœurs et l’ange des habitants jusqu’à il y a 8 jours, où son Pasteur lui a lancé le dernier appel en lui donnant le privilège de verser son sang pour les brebis.

Mais notre sœur Agustina ne meurt pas seule, et à la liste des six personnes qui sont tombées avec elle, nous pouvons ajouter les nombreuses victimes dont nous ne connaissons pas le nom et dont le nombre augmente chaque jour. » [2]

« Le 27 septembre, comme son Bon Pasteur qu’elle aimait et suivait de très près, elle a offert sa vie sans quitter le troupeau, subissant le même sort que Jésus, la mort des abandonnés de la terre. Notre sœur nous montre une voie à suivre et nous parle de ce que peut signifier la fidélité à un charisme d’amour, d’accueil et de réconciliation. À l’aune de la vie de foi, nous savons que María Agustina n’est pas morte, mais qu’aujourd’hui cette vie éclate avec vigueur, comme le grain de blé qui est jeté en terre et donne mille fruits. « Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 55). María Agustina vit en Jésus ressuscité et vit parmi nous pour toujours.» [3] 

Semeuse de vie et de paix, martyre de la miséricorde

Aujourd’hui, de nombreux services et activités de la congrégation prennent le nom d’Agustina Rivas, comme pour signifier cette vie qui continue, son esprit d’humilité et de simplicité, de proximité avec les personnes en devenir.

Un ouvrage retraçant la vie que cet article ne fait qu’esquisser doit paraître, et donnera une plus juste mesure du parcours d’Aguchita. Nous pouvons déjà la prier. Qu’elle obtienne à son pays le Pérou, la paix et la justice, et aux femmes de progresser dans l’autonomie et la dignité qu’elle a toujours voulu avec elles !

Soeur Marie Hélène Halligon, rncbp

Prière par l’intercession d’Aguchita

Jésus, Bon Pasteur,

Tu nous as dit d’être miséricordieux comme le Père,

Et tu as donné à la servante de Dieu

Maria Agustina Rivas López – Aguchita

La grâce d’être comme le Bon Pasteur

Au service de l’Eglise,

Proche de celles qui en ont le plus besoin,

Avec le souci de la création,

Et cela jusqu’à livrer sa vie.

Je te demande humblement, pour ta plus grande gloire,

De me donner, par l’intercession d’Aguchita

La grâce de… (exprimer son intention)

Amen.

Approbation ecclésiastique : Gerardo Anton Zerdin, OFM, évêque du Vicariat Apostolique de San Ramon.

Si des grâces sont obtenues par l’intercession d’Aguchita, les communiquer au Bureau de la Cause :

Av. Los Quechuas 1220 – Salamanca Ate - LIMA (PEROU) causaguchita[at]gmail.com

[1] Parti communiste du Pérou – Sentier Lumineux (Sendero Luminoso)

[2] Sr Delia Rodriguez, responsable de la Province, après l’Eucharistie du 28 septembre 1990

[3] Communiqué de la Congrégation des sœurs du Bon-Pasteur

SOURCE : https://missionetmigrations.catholique.fr/sinformer/amerique-latine/305486-au-perou-soeur-agustina-rivas-reconnue-martyre/

Capilla de Agustina Mateo Jiménez

Chapelle élevée en son honneur, sur le lieu de son martyre


Peruvian Martyr for Peace Is Beatified

Good Shepherd Sister María Agustina Rivas Lopez, martyred in 1990 by the Shining Path, is beatified in the town where she gave her life.

By Barbara J. Fraser, Catholic News Service

LIMA, Peru (CNS) — Good Shepherd Sister María Agustina Rivas Lopez, who was murdered by terrorists during Peru’s political violence, was beatified May 7 during a liturgy in the same plaza where she was shot to death in 1990.

The altar, adorned with local tropical plants and flowers, was set up outside the simple, red-roofed Catholic church in La Florida, a small town in the central Amazonian Vicariate of San Ramon.

A reliquary, adorned with leaves fashioned from silver and containing relics of Sister Rivas, who was known affectionately as “Sor Aguchita,” was placed on a table before the altar. The offertory gifts included a basket of bread, a coffee plant, cassava tubers, cacao pods and fruit, all crops typical of the area.

With her life and her death, Sister Rivas put her faith in peace, not in violence, Bishop Gerardo Zerdin of San Ramon told Catholic News Service. She also leaves an example of an “option for the Amazon, nature, the environment,” he said, and “a great urge to serve others. with a complete absence of economic interest.”

In his homily at the beatification Mass, Venezuelan Cardinal Baltazar Porras Cardozo, who represented Pope Francis at the ceremony, highlighted Sister Rivas’ humility and willingness to serve others, her preferential option for the poor and her devotion to the Blessed Mother and St. Joseph from an early age.

Her martyrdom, he said, highlighted “the senselessness of violence, crime, injustice, and the evil of ideologies in which human life means nothing. The indiscriminate use of weapons leaves only death and desolation; it does not solve real problems of human coexistence.”

Cardinal Porras added: “May guerrillas and war disappear forever from the entire world and from this blessed land of the Amazonian jungle. May we be capable of healing pain and contempt, ensuring, slowly building the globalization of solidarity without excluding anyone.”

After his “Regina Coeli” message May 8, Pope Francis called for a round of applause for the newly beatified sister, saying, “While aware she was risking her life, this heroic missionary always remained near the poor, especially Indigenous women and peasants, witnessing to the Gospel of justice and peace. May her example spark the desire in everyone to serve Christ faithfully and courageously.”

Sister Rivas was born in 1920 in Coracora, in the southern Andean region of Ayacucho, in 1920. With assistance from Redemptorist priests in her area, she traveled to Lima at age 14 to study at a school run by the Sisters of Charity of the Good Shepherd. She entered the congregation in 1940 and made her final vows in 1945.

For most of her life, she worked as an educator, catechist and nurse in Lima, but in 1988, she moved to the community’s mission in La Florida to work with Indigenous women and children, especially in health and education.

By that time, the violence by the Maoist Shining Path and the Marxist Tupac Amaru Revolutionary Movement, which was met in turn by violent repression from security forces, had spread throughout most of the country. The Shining Path was known for entering villages, forcing residents to gather in plazas and executing local government officials and others they considered obstacles to their efforts to overthrow the government.

When Shining Path guerrillas arrived in La Florida Sept. 9, 1990, they looked for the sister in charge of the mission, whom they accused of deterring local people from following the group’s ideology. When they did not find her, a 17-year-old member of the group shot and killed Sister Rivas and six local men.

During a prayer vigil the evening before the beatification, Sister Rivas’ tomb in La Florida’s church was surrounded by candles and photos of the other victims of the massacre. At the beatification Mass, prayers were offered for those men and their families.

During more than a decade of internal conflict, which began in 1980, a number of bishops, religious and lay human rights workers spoke out against the terrorism. The Truth and Reconciliation Commission, which documented the violence, noted that in much of the country, “the Catholic Church was a voice in denouncing crimes and violations of human rights, in proclaiming and defending the right to life and the dignity of all people.”

Subversives, especially the Shining Path, saw that as a challenge to their plans. Between 1990 and 1991, Shining Path guerrillas executed Sister Rivas and Sister Irene McCormack, an Australian member of the Sisters of St. Joseph of the Sacred Heart, in the central Junin region, and three priests, Polish Fathers Michal Tomaszek and Zbigniew Strzalkowski and Italian Father Alessandro Dordi, in the central highland region of Ancash. The priests were beatified in 2015.

SOURCE : https://www.maryknollmagazine.org/2022/05/sister-rivas-peruvian-martyr-for-peace-is-beatified/

She was executed for loving too much: Meet Sr. Aguchita

published on 05/27/21|

Larry Peterson

She was killed in 1987 in the Amazon regions of Peru, determined to continue helping people of the Ashaninka tribe.

Maria Agustina Rivas Lopez was born on June 13, 1920, in Coracora, Peru. She was the oldest of 11 children born to Modesta Lopez de Rivera and Damaso Rivas. They gave their daughter the name of Antonia. Antonia and her siblings had loving and caring parents who taught their children the Catholic faith and its virtues. 

Antonia developed a deep love for the poor and, as she grew older, always did her best to help and protect them. She loved harvest time because she could give the poor much more than usual. The country atmosphere was well suited to Antonia, as she loved nature with its abundance of plants and farm animals. She also liked helping her mom taking care of the house -- no simple task with 13 people living under one roof.

Antonia's mom did her best to take her children to Mass every day. It was not always possible, but she tried. Her children attended Catechism class in the parish. Her brother, Cesar, answered the call to become a priest, eventually being ordained a Redemptorist.

In 1938 Antonia was in Lima, visiting her brother, and was already feeling the call to service in the Church. It was during this time she had her first encounter with the Sisters of the Good Shepherd. Antonia began a vocational discernment with them, which ultimately led her to enter the Congregation  Antonia received her habit and, with it, a new name. From then on, she was known as Maria Agustina, but the sisters gave her the nickname Aguchita. 

While she was still in her novitiate, her father passed away. Deeply saddened, she continued to move forward with her calling and, on February 8, 1945, professed her first vows. She prayed that she could always work with the poor. She was steadfast in her commitment to serve Jesus by serving the poor, and in 1949, she made her Perpetual Profession of Vows. Aguchita had a dream, and in it she was in the jungle working with the peasants in the "emergency zone." She was not sure what that meant, but it was real for her.  

Aguchita lived for many years in Barrios Altos in Lima. During this time, her mom died. Aguchita worked in many different places, which included learning various jobs. This diversity put her organizational skills on display, leading to varied leadership levels within the community. Among these was working with the poor as well as with young women who needed help.

Aguchita happily lived the charism of mercy in her community life, always displaying her love and consideration for her superiors. She always seemed to step in when a sister was ill or on vacation, tend to the sick whenever extra help was needed, assist in setting up meetings, and volunteer wherever else help might be required. She truly loved being Sister Aguchita.

To love the poor is to love life

In 1987, Sister Aguchita remembered her dream of being sent to the "emergency zone" in La Florida. The Sisters had been working in the area for 11 years. La Florida had been among the most violent districts in Peru, and it was home to the poorest of the poor. This area saw constant skirmishes and bloodshed between the Peruvian Armed forces and the guerrilla organization known as Shining Light, a Maoist group. 

The Sisters knew the risks. They had a saying: "Leave the town or give your life for it." After prayer and reflection, they chose to "give life" and stay there. Sister Aguchita had, from the moment she arrived in La Florida, devoted herself to the people, extending to them the same love she would give to anyone. She had written, "I was never a respecter of persons, I loved everyone. To love the poor is to love life. Is to love the God of Life."

Sister Aguchita worked with the Ashaninka tribe, a people who had been almost wiped out in the early 20th century. Rubber exporters destroyed the forests and brought disease to the local people. Sister Aguchita spent most of her time working with the young women of the tribe. 

On September 27, 1990, members of the guerrilla band Shining Path entered the village. Sister Aguchita was taken outside and placed in front of the villagers. Six of the local people were also taken out to be made examples of. A 17-year-old girl executed Sister by firing seven shots into her with a rifle. Sister Aguchita died "in odium fidei" (in hatred of the faith).

On May 21, 2021, Pope Francis confirmed the martyrdom of Sister Maria Agustina Rivas Lopez, fondly known as "Aguchita" and a member of the Congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd. The date for her beatification has not been determined.

SOURCE : https://aleteia.org/2021/05/27/she-was-executed-for-loving-too-much-meet-sr-aguchita/

The nun who was killed by terrorists in Peru and declared a martyr

In 1990, Sister Aguchita was shot dead by the Sendero Luminoso a terrorist group in Peru.

She belonged to the Congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd, where her memory remains engraved in the hearts of many religious sisters.

SR. MARLENE ACOSTA

Provincial Leader, Congregation of the Good Shepherd (Peru)

“She built God's Kingdom starting with the simplest things. From cooking and her attention to the other sisters, to her prayer and that touch of humanity that she would give you.”

Sister Marlene is currently the provincial in Peru, but when she met Sister Aguchita, she had just entered the novitiate.

Though they overlapped for a very short time, she hasn't forgotten a small but life-changing gesture.

It was an excursion day, but Sister Aguchita stayed behind with Sister Marlene, who had administrative tasks to attend to.

SR. MARLENE ACOSTA

Provincial Leader, Congregation of the Good Shepherd (Peru)

“Aguchita was sitting there, knitting, waiting for me. She said, 'I didn't go on the trip because I knew you were coming back. Here, have some lunch.' Then she sat there with me, knitting, asking me questions, making conversation, until I finished eating. That made an impact on me. They're very simple things, but they fill your soul.”

With Sendero Luminoso's arrival, violence in the area increased, and Sister Aguchita's congregation reflected on whether it would be prudent to continue to serve communities in the most dangerous areas.

They decided to continue and accept the risk. In the end, the worst happened. On Sept. 27, 1990, the terrorists entered the town where Sister Aguchita was. They chose a small group of people to execute, and Sister Aguchita was among them.

FR. ALFONSO TAPIA

Cause for Beatification of Sister Aguchita

“And they killed everyone there. She interceded for them and then when they were about to kill her, she had her hands together, she wanted to kneel. Her hands and legs were shaking.... She fell to the ground and they shot her five times. When we performed the autopsy to exhume the body, I was truly shocked. Nearly 30 years later, the forensic expert removed the five bullets from her body.”

The news of her death came as a shock to the rest of the sisters. They were conscious of the risk they faced, but they were surprised that the most peaceful of the sisters had been killed.

SR. MARLENE ACOSTA

Provincial, Congregation of the Good Shepherd (Peru)

“And it was truly... But what is this? There were many emotions. She's the calmest woman, the sister who never raises her voice. Not h

SOURCE : https://www.romereports.com/en/2021/09/18/the-nun-who-was-killed-by-terrorists-in-peru-and-declared-a-martyr/

Beata Maria Agostina (Antonia Luzmila) Rivas López Vergine e martire

Festa: 27 settembre

Coracora, Perù, 13 giugno 1920 - La Florida, Perù, 27 settembre 1990

Antonia Luzmila Rivas López nacque il 13 giugno 1920 a Coracora, nell’altopiano meridionale del Perù, primogenita di undici figli. A circa tredici anni partì per Lima, dove conobbe la Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore. Iniziò il noviziato il 18 marzo 1942, cambiando nome in suor Maria Agostina, ma tutti la chiamavano affettuosamente Aguchita. Passò per vari servizi all’interno delle comunità peruviane della sua Congregazione, lavorando a fianco delle popolazioni indigene, senza mai trascurare il tempo per la preghiera e amando profondamente ogni aspetto del creato. Nel 1988 fu inviata a La Florida, nel Vicariato Apostolico di San Ramón, per collaborare a un progetto di promozione della donna. Pochi anni dopo, il movimento maoista Sendero Luminoso cominciò a diffondere terrore e confusione anche nella zona di La Florida. Suor Aguchita e le consorelle decisero di restare, per continuare a dare speranza al popolo degli Ashaninka. Il 27 settembre 1990 suor Aguchita venne prelevata da alcuni membri di Sendero Luminoso e assassinata nella piazza di La Florida, insieme ad altre sei persone, perché accusata di manipolare gli abitanti del villaggio. Aveva da poco compiuto settant’anni. Fu beatificata il 7 maggio 2022 nel parco centrale di La Florida, sotto il pontificato di papa Francesco. I suoi resti mortali sono venerati nella chiesa di Santa Rosa da Lima a La Florida, mentre la sua memoria liturgica cade il 27 settembre, giorno della sua nascita al Cielo.

Infanzia e famiglia

Antonia Luzmila Rivas López nacque il 13 giugno 1920 a Coracora, capoluogo della provincia di Parinacochas, nell’altopiano meridionale del Perù. Era la prima degli undici figli di Damaso Rivas e Modesta López, di buone condizioni sociali.

Fu battezzata circa un mese dopo la nascita, l’11 luglio 1920, nella parrocchia della Madonna della Neve a Coracora. La sua Cresima risale invece al 1925, probabilmente in occasione di qualche visita pastorale.

In quanto figlia maggiore, imparò subito a prendersi le sue responsabilità, sia nell’andamento della casa, sia nel lavoro nei campi e col bestiame posseduto da suo padre. Non ricevette un’istruzione formale, ma imparò almeno a leggere e scrivere.

Segni di vocazione

I suoi genitori accoglievano volentieri i sacerdoti in visita al loro paese, particolarmente i padri Redentoristi. Non escludevano, quindi, che qualcuno dei loro figli si decidesse per la vita consacrata.
Forse fu per questa continua e amichevole frequentazione che Antonia Luzmila, quando aveva circa tredici anni, partì per Lima, accompagnata da un sacerdote redentorista. Il padre ebbe qualche difficoltà a staccarsi da lei, mentre la madre fece di tutto per assicurarsi che il viaggio fosse tranquillo. Anche César, che era il secondogenito e il primo nato dei figli maschi, si consacrò poi a Dio, proprio tra i Redentoristi.

Nella Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore

Nella capitale peruviana, Antonia Luzmila completò gli studi di base. Soprattutto, conobbe la Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore, fondata nel 1835 ad Angers da suor Maria di Sant’Eufrasia Pelletier (canonizzata nel 1942). La fondazione in Perù risaliva al 1871, quando sette religiose della comunità di Montréal in Canada avviarono i loro servizi per l’accoglienza di donne e bambine in difficoltà.

Antonia Luzmila fu ammessa al prenoviziato nel 1940 e iniziò il noviziato il 18 marzo 1942. Con la vestizione religiosa, cambiò il nome in suor Maria Agostina di Gesù, ma tutti la chiamavano affettuosamente Aguchita. L’8 febbraio 1945 emise i voti temporanei e, dopo quattro anni esatti, quelli perpetui.

Nel frattempo, ottenne due diplomi: quello di taglio e cucito presso l’Accademia Moderna di Lima, a novembre 1941, e quello in cucito, ricamo e confezione di corredi presso la Scuola Laboratorio Santa Rosa di Santa Magdalena del Mar, a gennaio 1942.

Dai suoi «Appunti personali»

Nel 1960, mentre viveva quello che nella sua Congregazione è detto “anno di probazione”, suor Aguchita seguì una serie di conferenze spirituali. In un quaderno intitolato «Appunti personali», iniziato il 2 febbraio 1960, appuntò le riflessioni che le venivano dagli argomenti che ascoltava: la responsabilità, la formazione, la sofferenza, la perseveranza, i consigli evangelici di povertà, castità e obbedienza, ma anche l’umorismo e il sorriso.

Nelle sue meditazioni comprendeva anche la preghiera per i sacerdoti: offriva i propri dolori per i sacerdoti della Cina, di Cuba, per quelli della sua patria e per quelli che considerava particolarmente “suoi”.

Il 29 febbraio 1960, chiuse le sue riflessioni sul tema della santità con un’invocazione: «Oh, Signore! Fa’ che io ti conosca per amarti. Perché stiamo svolgendo il ruolo di Cristo. Lui vuole che noi sappiamo sopportare la croce, ma non diventare croci e cercarle. È così diverso il lavoro delle anime generose. Siamo noi anime così?».

Mille compiti svolti con amore

Fin dal suo ingresso in Congregazione, suor Aguchita si era dimostrata disponibile ad aiutare in ogni servizio, anche quelli più faticosi. Si recava al mercato e riusciva a ottenere molto spesso frutta o verdura in regalo.

Intorno al 1966 seguì anche un corso d’infermieristica, dove imparò di cosa possono aver più bisogno i malati. Applicò immediatamente quanto aveva appreso: dal 1970 al 1975 visse nella comunità delle consorelle Contemplative del Buon Pastore (la Congregazione, dalle origini, aveva comunità apostoliche e contemplative), dove portò la sua esperienza di vita attiva raccontando le sofferenze delle donne abusate e delle bambine orfane; le Contemplative si offrirono subito di aiutarle.

A un’altra suora che le aveva domandato perché la vita religiosa fosse difficile, suor Aguchita replicò: «La vita religiosa non è difficile se c’è amore per Dio, perché l’amore per Dio ci ha portato nella vita religiosa. A volte si dice “ho scelto la vita religiosa perché volevo”, è vero, ma la forza e il coraggio che ci sono stati dati per lasciare tutto sono venuti da Dio nostro Padre, nostro amico».

La sua devozione e la sua preghiera

La testimonianza di suor Aguchita era attraente di per sé, ma aveva forti radici nell’amore a Gesù, in particolare sotto le specie dell’Eucaristia, e nella devozione a Maria; dovunque andasse, recitava il Rosario. Più di una volta si mise sotto la protezione di san Giuseppe, in particolare quando le opere dove viveva avevano problemi economici.

Prima di andare a dormire, andava a pregare in cappella e si alzava solo quando sentiva di avere sonno. Altre volte fu trovata dalle consorelle in preghiera appena spuntata l’alba: si scusava affermando che temeva di non aver tempo durante la giornata e che, se non avesse pregato, si sarebbe sentita vuota. Concludeva invitando le altre suore a pregare per il gruppo di mamme che seguiva e per i loro bambini.

Educatrice tramite il lavoro

Tra il 1963 e il 1967, suor Aguchita fu responsabile della lavanderia intitolata a San Giuseppe e situata a Barrios Altos. Era un servizio che consentiva alla Congregazione di avere delle entrate per sostenere le suore e le attività apostoliche; vi lavoravano sia le suore della comunità, sia persone esterne con un regolare stipendio.

Suor Aguchita era attenta in particolare alle ragazze più difficili, insegnando loro anche a rammendare gli abiti. Alle consorelle indicava come farsi rispettare, ma anche come farsi vicine a loro e pregare per i loro bisogni più veri.

Anche in quell’incarico, ricavava tempo per pregare, al mattino presto e alla domenica. Non venne meno neanche la sua attenzione ai sacerdoti, sia quando ne lavava abiti e vesti, sia quando, al sabato mattina, andava a fare le pulizie alla Casa del clero.

Lasciato il lavoro in lavanderia, passò alla scuola gratuita intitolata al Bambino Gesù di Praga, a partire dal 10 marzo 1969. Tra il 1977 e il 1979, invece, lavorò presso la casa Regina della Pace a Salamanca (sempre in Perù): insegnava attività manuali alle bambine e alle ragazze, come taglio e cucito, ma anche cucina; le toffees al latte e alle arachidi erano la sua specialità.

A La Florida

A febbraio 1988 la superiora provinciale chiese a suor Aguchita di entrare a far parte dell’équipe che si occupava di un progetto di promozione della donna nell’insediamento di La Florida, nel distretto di Perené, abitato dal popolo degli Ashaninka. Rispose immediatamente, perché da sempre sognava di andare missionaria nella giungla peruviana.

Fu subito un valido aiuto per le consorelle dell’équipe, ma anche per tutti coloro che, attratti dalla serenità e dall’entusiasmo che trasmetteva, andavano da lei per un conforto. Qualcuno imparò da lei anche a meravigliarsi per gli animali, gli uccelli e per la vita della natura, che aveva invece a lungo dato per scontato. In effetti, avendo imparato sin da bambina ad aver a che fare con il bestiame e le piante, suor Aguchita si sentiva in profonda unione con tutto il creato.

La scelta di restare

Tuttavia, nel marzo 1989, la guerra interna cominciata nel 1980 dal Partito Comunista Sendero Luminoso s’intensificò anche nella valle di Yurinaqui, dove sorgeva La Florida. Nella preghiera comunitaria, suor Aguchita chiedeva sempre più spesso d’intercedere per i “compagni”, ossia per i sovversivi armati che terrorizzavano e confondevano la popolazione.

Lei per prima cercava di mantenere una vita quotidiana il più tranquilla possibile, infondendo speranza. Le suore valutarono di sospendere il loro progetto di promozione femminile, ma compresero di dover continuare a testimoniare la pace; scelsero allora di restare.

A gennaio 1990, suor Aguchita trascorse un tempo di ritiro nella comunità di noviziato a Lima. Aveva in programma di rimanere per qualche altro mese, perché doveva essere operata di cataratta, ma rinviò l’intervento. A giugno tornò a La Florida e non ripartì per Lima ad agosto, come le era concesso.

Nella lettera scritta l’8 settembre 1990, rispondendo a quella che la superiora provinciale le aveva inviato per il suo settantesimo compleanno, suor Aguchita scrisse: «Per quanto riguarda l’aspetto spirituale, me ne sto andando velocemente, sembra che siano gli ultimi giorni della mia vita, quindi devo approfittare del tempo che vola, altrimenti mi presenterei a mani vuote nell’eternità».

Il martirio

Per i membri di Sendero Luminoso, valeva la tesi marxista per cui la religione era un fenomeno sociale prodotto dallo sfruttamento. Chi faceva parte della Chiesa, con il pretesto di aiutare la popolazione, contribuiva invece ad affamarla e a tenerla sottomessa. Valeva particolarmente per le suore, accusate di azzittire e manipolare gli abitanti dei villaggi.

Il 27 settembre 1990, suor Aguchita e la consorella suor Vilma Licuona erano le uniche suore presenti a La Florida. La superiora locale, suor Celina Jugo, era andata nella vicina città di La Merced ad aspettare alcune giovani volontarie.

Quando i guerriglieri senderisti arrivarono a La Florida, tra le tre e le quattro del pomeriggio, ordinarono agli abitanti di riunirsi nella piazza del paese. Chiesero quindi dove fosse la superiora: in mancanza di lei, prelevarono suor Aguchita dal laboratorio di pasticceria, dove si trovava con alcune bambine.

Uno degli aggressori lesse una lista di nomi: Juan Pérez Escalante, Luis Pérez Marín, Pedro Pizarro, Efigenia Marín de Pérez, Jesús Marín de Pérez e suor Maria Agostina Rivas. Quest’ultima difese gli altri: «Sono persone che non hanno fatto male a nessuno», ma le fu risposto: «Che il tuo Dio ti salvi ora. Noi sgozzeremo il tuo Dio». A quel punto iniziò a pregare, volgendo lo sguardo al cielo.

I condannati vennero allineati uno dopo l’altro, quindi fucilati. Mentre la gente del villaggio scappava, suor Aguchita fu colpita per ultima, da una raffica di cinque colpi. Il suo corpo e quello degli altri abitanti rimasero insepolti fino al giorno dopo, quando alcuni abitanti, pur avendo paura di rappresaglie, li coprirono con delle lenzuola.

Vennero sepolti frettolosamente il 28 settembre nel cimitero di La Florida, ma il cadavere di suor Aguchita venne riesumato dalla polizia giudiziaria del Perù per sottoporlo ad autopsia. Alcune suore, a quel punto, accompagnate da un consulente legale, raggiunsero il reparto di Medicina Legale di La Merced per riottenere i resti della consorella: il 6 ottobre vennero quindi sepolti nel cimitero Presbitero Maestro di Lima.

Fama di martirio e avvio della causa di beatificazione

L’assassinio di suor Aguchita non passò sotto silenzio. Attraverso appositi comunicati, si pronunciarono il Consiglio Permanente della Conferenza Episcopale Peruviana, la Conferenza dei Superiori Maggiori dei Religiosi del Perù, il Centro Amazzonico di Antropologia e Applicazione Pratica e la Congregazione di Nostra Signora della Carità del Buon Pastore.

Tutti sono stati concordi nel definire irragionevole la violenza che ha portato alla morte della religiosa, la prima consacrata uccisa in Perù dai senderisti, e nel sottolineare la sua opera a favore della pace tra il popolo peruviano.

A La Florida e nella Congregazione la sua fama di martirio si è diffusa e ha portato all’apertura della causa di beatificazione e canonizzazione. L’Inchiesta diocesana si è svolta dal 4 al 16 ottobre 2017 presso il Vicariato Apostolico di San Ramón, nel cui territorio ricade La Florida; gli atti dell’Inchiesta sono stati convalidati il 16 novembre 2018. Nello stesso anno, i resti mortali di suor Aguchita sono stati traslati nella chiesa di Santa Rosa da Lima a La Florida.

Il riconoscimento del martirio e la beatificazioneDopo la consegna della “Positio super martyrio”, si è svolta la discussione tra i Consultori Teologi della Congregazione delle Cause dei Santi, che il 19 novembre 2020 si sono pronunciati a favore del martirio di suor Aguchita. Il 4 maggio 2021, nella loro Sessione Plenaria, i cardinali e i vescovi membri della Congregazione hanno emesso a loro volta parere positivo.

Il 22 maggio 2021, ricevendo in udienza il cardinal Marcello Semeraro, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, papa Francesco ha autorizzato la promulgazione del decreto sul martirio di suor Aguchita.

La sua beatificazione è stata celebrata sabato 7 maggio 2022 nel parco centrale di La Florida, presieduta dal cardinal Baltazar Enrique Porras Cardozo, arcivescovo di Mérida e amministratore apostolico della diocesi di Caracas in Venezuela, come delegato del Santo Padre.

La memoria liturgica della Beata Maria Agostina cade il 27 settembre, giorno della sua nascita al Cielo.

Autore: Emilia Flocchini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/99188

Sep 28, 2025 - Bienheureuse Aguchita : une vie qui nous inspire toujours : https://www.olcgs.org/fr/blessed-aguchita-a-life-that-continues-to-inspire/

Nuestra Martir: Maria Agustina Rivas López : https://cnscbuenpastor.pe/nuestra-martir-maria-agustina-rivas-lopez/

Our Lady of Charity of the Good Shepherd : https://www.olcgs.org/

dimanche 13 septembre 2026

Bienheureuse MARIA DE JESUS LOPEZ RIVAS, vierge carmélite déchaussée

 


Bienheureuse Marie de Jésus Lopez de Rivas

Carmélite (+ 1640)

Née en 1560 à Tartanedo (Molina de Aragon), elle entra au Carmel de Tolède en 1577, recommandée par Sainte Thérèse d'Avila. Maîtresse des novices à 24 ans, prieure à 31 ans, écartée par de fausses accusations d'une religieuse, rétablie 20 ans après, réélue prieure du monastère de Tolède.
Béatifiée le 14 novembre 1976 à Rome par Paul VI.

À Tolède en Espagne, l'an 1640, la bienheureuse Marie de Jésus Lopez de Rivas, vierge carmélite déchaussée, qui communia aux souffrances de la passion du Seigneur dans son âme et dans son corps, toujours humble et supportant tout.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10403/Bienheureuse-Marie-de-J%C3%A9sus-Lopez-de-Rivas.html

Beata Maria di Gesù Lopez de Rivas Vergine carmelitana

Festa: 13 settembre

Tartanedo, Guadalajara, Spagna, 18 agosto 1560 - Toledo, Spagna, 13 settembre 1640

Nacque a Tartanedo, nella provincia spagnola di Guadalajara, il 18 agosto 1560. Rimasta orfana di padre a quattro anni, fu educata nell'ambiente familiare di Molina de Aragón e, ancora adolescente, maturò il desiderio di consacrarsi nel Carmelo riformato da Teresa di Gesù. Entrò nel monastero delle Carmelitane Scalze di Toledo nel 1577 e professò l'8 settembre 1578. La stessa Teresa, che ebbe per lei una particolare stima, la chiamò familiarmente il Letradillo, riconoscendone la capacità di giudizio e la preparazione spirituale. Per oltre sessant'anni Maria di Gesù rimase legata al monastero di Toledo, esercitando diversi incarichi, tra cui sacrestana, infermiera, maestra delle novizie, sottopriora e priora. Nel 1600 fu deposta dall'ufficio di priora in seguito ad accuse che in seguito si rivelarono infondate. Sopportò per circa vent'anni le conseguenze di quella vicenda, fino alla pubblica riabilitazione e alla sua unanime rielezione come priora nel 1624. La sua spiritualità fu profondamente cristocentrica, con una particolare attenzione alla Passione, all'Eucaristia, all'umanità di Cristo e alla vita liturgica. Morì a Toledo il 13 settembre 1640, a ottant'anni. Fu beatificata da Paolo VI il 14 novembre 1976.

Etimologia: Maria, forma latina di Miriam, deriva dall'ebraico Miryam; l'etimologia rimane discussa e ha ricevuto nel corso dei secoli diverse interpretazioni.

Emblema: Abito delle Carmelitane Scalze, libro e riferimenti alla Passione di Cristo.

Martirologio Romano: A Toledo in Spagna, beata Maria di Gesù López de Rivas, vergine dell’Ordine delle Carmelitane Scalze, che aderì appieno nel corpo come nello spirito alla Passione del Signore, sempre umile e paziente in tutto.

Maria López de Rivas nacque in una famiglia di condizione agiata appartenente alla società del territorio di Molina. Le fonti più antiche e gli studi moderni concordano sostanzialmente nel collocare la sua nascita a Tartanedo, anche se il primo biografo, Francisco de Acosta, la collega talvolta a Molina de Aragón. Era figlia unica di Antonio López de Rivas ed Elvira Martínez. La morte del padre, quando Maria aveva soltanto quattro anni, modificò profondamente la situazione familiare. La bambina fu affidata all'ambiente dei parenti paterni e ricevette la propria formazione cristiana a Molina de Aragón.

La sua adolescenza coincise con una fase decisiva della riforma cattolica spagnola. Teresa di Gesù stava allora dando forma alla riforma del Carmelo attraverso una rete di monasteri caratterizzati dalla clausura, dalla vita comunitaria, dalla povertà e soprattutto dalla preghiera contemplativa. La giovane Maria fu attratta da questo ideale e maturò progressivamente la decisione di rinunciare alle prospettive offerte dalla sua condizione familiare per entrare nel nuovo Carmelo teresiano.

Le fonti agiografiche raccontano anche una chiamata mistica ricevuta nell'adolescenza, attraverso la quale Cristo l'avrebbe invitata a diventare sua sposa nel Carmelo. Si tratta di un episodio appartenente alla tradizione biografica antica e va quindi distinto dai dati documentari più sicuri della sua vita.

L'ingresso nel Carmelo di Toledo

Il 12 agosto 1577 Maria entrò nel monastero di San José di Toledo, una delle fondazioni della riforma teresiana. Aveva diciassette anni. Il monastero era stato fondato da Teresa di Gesù nel 1569 e rappresentava uno dei centri della nuova esperienza carmelitana.

La tradizione carmelitana conserva una celebre raccomandazione con la quale Teresa avrebbe presentato Maria alle religiose, invitandole a considerarla in modo particolare e prevedendo per lei un futuro singolare. Il rapporto tra le due donne divenne effettivamente uno degli elementi più significativi della vicenda di Maria di Gesù.

La giovane religiosa prese l'abito nel 1577 e professò l'8 settembre 1578. La sua salute era fragile e proprio le frequenti infermità costituirono una delle difficoltà che dovette affrontare nel corso della vita. La risposta di Maria fu quella di vivere la malattia non come motivo di esclusione dalla comunità, ma come parte della propria vocazione.

Il rapporto con santa Teresa di Gesù

Il legame con Teresa costituisce il tratto più noto della biografia di Maria di Gesù. Teresa ne apprezzò particolarmente la capacità di giudizio e la maturità spirituale. Da questa stima nacque il soprannome Letradillo, termine affettuoso che può essere inteso come piccolo dottore o piccola persona istruita.

Secondo la biografia di Francisco de Acosta, Teresa affidò a Maria anche la lettura di alcuni suoi scritti. In particolare, la tradizione biografica riferisce che Maria ebbe un ruolo di revisione o di confronto riguardo al Camino de perfección e al Castillo interior o Las Moradas. La notizia è importante perché mostra la fiducia intellettuale e spirituale che Teresa riponeva nella giovane carmelitana.

Il rapporto non fu tuttavia soltanto letterario. Maria assimilò profondamente l'insegnamento teresiano sulla preghiera come relazione personale di amicizia con Cristo e sulla necessità di tradurre l'orazione in una disponibilità concreta al servizio di Dio e della comunità. Paolo VI, nell'omelia della beatificazione, avrebbe individuato proprio nella continuità tra la spiritualità di Teresa e quella di Maria uno degli aspetti caratteristici della nuova Beata.

Una vita di servizio nel monastero

Dopo la professione Maria svolse diversi compiti nella comunità. Fu sacrestana, infermiera, maestra delle novizie, sottopriora e priora. La funzione di maestra delle novizie ebbe particolare rilievo: la ricoprì in più occasioni e contribuì così alla formazione delle religiose della generazione successiva alla fondatrice Teresa. Nel 1585 si recò inoltre a Cuerva, dove collaborò per alcuni mesi alla nascita di una nuova comunità carmelitana, prima di tornare a Toledo.

Nel 1591 fu eletta per la prima volta priora del monastero di Toledo. La sua capacità di governo si affiancava alla reputazione di donna di preghiera e di consiglio. La clausura non impediva infatti che molte persone cercassero il suo aiuto attraverso il parlatorio e la corrispondenza. Paolo VI ricordò questa dimensione della sua vita, sottolineando come le sofferenze del mondo esterno giungessero fino a lei attraverso le richieste di preghiera e le relazioni epistolari.

Le accuse e i vent'anni di prova

Uno degli episodi più drammatici della sua esistenza ebbe inizio nel 1600. Durante una visita canonica Maria di Gesù fu accusata da una religiosa della comunità e, sulla base di quelle accuse, venne rimossa dall'ufficio di priora. Le fonti della causa presentano le accuse come infondate.

La vicenda non si concluse rapidamente. Maria dovette sopportare per circa vent'anni le conseguenze della deposizione, vivendo una situazione di umiliazione e di isolamento all'interno dello stesso ambiente nel quale aveva esercitato responsabilità. La particolarità della sua vicenda sta nel fatto che, secondo la documentazione e la tradizione raccolta nel processo, non reagì con vendetta nei confronti della sua accusatrice. Continuò invece a pregare per lei.

Dopo la morte dell'accusatrice, Maria fu pubblicamente riabilitata. Lo stesso superiore che aveva sostenuto la sua deposizione riconobbe l'ingiustizia subita e le chiese perdono davanti alla comunità. Il 25 giugno 1624 le religiose la elessero nuovamente priora all'unanimità. Per la salute ormai malferma, Maria non mantenne tuttavia a lungo responsabilità di governo e tornò soprattutto all'attività di formazione delle novizie e di consiglio.

Questa lunga prova rappresenta uno degli aspetti più significativi della sua figura. Non si tratta soltanto di un episodio edificante della tradizione carmelitana, ma di una vicenda documentata nella storia della comunità e successivamente esaminata nel processo canonico.

La spiritualità della Passione

La spiritualità di Maria di Gesù fu profondamente segnata dalla contemplazione di Cristo. Paolo VI individuò nella partecipazione ai misteri della vita di Gesù, così come vengono ripresentati dalla liturgia, il tratto caratteristico della sua esperienza interiore. Durante l'Avvento meditava il mistero dell'Incarnazione; nel tempo di Natale nutriva una particolare devozione verso Gesù Bambino; durante la Quaresima e soprattutto nella Settimana Santa si concentrava sulla Passione.

Le fonti carmelitane riferiscono anche esperienze mistiche e fenomeni collegati alla Passione, compresi i racconti delle stigmate e di una corona di spine. Tali episodi appartengono alla tradizione mistica della sua biografia e furono raccolti nelle testimonianze dei contemporanei. Tra queste ha particolare importanza quella di Gerolamo Gracián, uno dei primi protagonisti della riforma teresiana, che dichiarò di conoscere personalmente Maria e riferì esperienze mistiche legate alla Passione.

È importante, tuttavia, distinguere questi fenomeni dalla sostanza della sua spiritualità. Il nucleo più stabile della sua esperienza non fu costituito dai fenomeni straordinari, ma dalla preghiera, dalla vita comunitaria, dall'obbedienza, dal servizio e dalla contemplazione di Cristo.

Eucaristia e vita liturgica

Un posto centrale ebbe l'Eucaristia. Maria viveva la presenza del Sacramento come il centro concreto della vita claustrale. Alle consorelle ricordava il privilegio di vivere sotto lo stesso tetto del Sacramento e considerava la partecipazione alla liturgia non come un semplice atto rituale, ma come incontro reale con Cristo.

Questa dimensione liturgica distingue in parte il suo profilo da una rappresentazione puramente ascetica della mistica carmelitana. La contemplazione di Maria era legata al ritmo dell'anno liturgico e ai misteri celebrati dalla Chiesa. Paolo VI mise proprio in evidenza questo rapporto tra contemplazione personale e liturgia.

La sua spiritualità fu inoltre caratterizzata dalla devozione al Sacro Cuore di Gesù, al Preziosissimo Sangue e alla Vergine Maria. L'elemento dominante rimase comunque una intensa centralità cristologica: conoscere Cristo, conformarsi a lui e vivere interiormente i misteri della sua vita.

Una mistica attenta alle sofferenze degli altri

La clausura non trasformò Maria in una persona estranea alle vicende del mondo. Attraverso il parlatorio e la corrispondenza, le giungevano richieste di aiuto, consigli e preghiere. La sua spiritualità contemplativa aveva quindi una dimensione intercessoria molto concreta.

Paolo VI ricordò nella beatificazione alcune sue preoccupazioni per le calamità del tempo, tra cui la siccità, le guerre e le difficoltà attraversate dalla Chiesa. Le sue parole testimoniano una religiosa che, pur vivendo all'interno di un monastero, si sentiva coinvolta nelle sofferenze della società e della Chiesa del suo tempo.

Questo aspetto aiuta a comprendere meglio il significato della sua vita. La contemplazione non comportò per lei il distacco dalle persone, ma divenne un modo di portare davanti a Dio le necessità che raggiungevano la comunità.

Le relazioni e gli scritti

Maria di Gesù non lasciò una grande opera teologica sistematica. La sua produzione scritta è costituita soprattutto da lettere e testimonianze. Sono state conservate 48 epistole, oltre alle dichiarazioni rese nei processi di beatificazione di santa Teresa di Gesù e di san Giovanni della Croce.

Le lettere costituiscono una testimonianza preziosa della sua personalità e dei rapporti che intratteneva con persone appartenenti a diversi ambienti. Attraverso di esse emerge una religiosa capace di unire profondità spirituale, attenzione alle persone e concretezza.

La sua posizione nella prima generazione del Carmelo teresiano la rese inoltre testimone privilegiata della memoria di Teresa e di Giovanni della Croce. Le dichiarazioni rese nei rispettivi processi di beatificazione contribuirono alla conservazione della memoria della riforma carmelitana e dei suoi protagonisti.

Gli ultimi anni

Dopo la rielezione del 1624, Maria continuò a essere una presenza autorevole nella comunità, anche se le condizioni di salute limitarono progressivamente le sue possibilità di esercitare incarichi di governo. Rimase impegnata nella formazione delle novizie e nel consiglio alle religiose.

Gli ultimi anni furono caratterizzati da numerose infermità. Nonostante la debolezza fisica, continuò a partecipare, per quanto possibile, alla vita liturgica della comunità. La testimonianza raccolta nella documentazione della beatificazione ricorda la sua presenza presso la grata del coro durante le celebrazioni, anche in età avanzata.

Dopo sessantatré anni di vita religiosa, Maria morì nel monastero di Toledo il 13 settembre 1640, all'età di ottant'anni. La sua morte fu seguita da una rapida raccolta di testimonianze sulla sua vita e sulle sue virtù, segno della fama di santità che già allora la circondava.

La memoria dopo la morte

La fama di santità non si interruppe con la morte. Nei mesi successivi furono raccolte testimonianze giurate delle religiose del monastero. Il primo importante biografo fu l'agostiniano Francisco de Acosta, autore della Vida prodigiosa y heroicas virtudes de la Venerable madre María de Jesús, pubblicata nel XVII secolo. L'opera costituisce una fonte fondamentale, pur dovendo essere letta secondo i criteri della letteratura agiografica dell'epoca.

Il processo canonico vero e proprio fu avviato soltanto molti secoli dopo. L'istruzione della causa ebbe un primo sviluppo nel XX secolo e la causa di beatificazione fu introdotta formalmente il 10 dicembre 1926. Il 22 giugno 1972 Paolo VI riconobbe l'eroicità delle virtù di Maria di Gesù, attribuendole il titolo di venerabile.

Il lungo procedimento si concluse con la beatificazione celebrata da Paolo VI il 14 novembre 1976 nella Basilica di San Pietro. Il Papa presentò Maria di Gesù come una figura fino ad allora relativamente poco conosciuta anche all'interno del Carmelo, ma capace di testimoniare in modo originale e autentico l'eredità spirituale di Teresa di Gesù.

Il significato della sua figura

Maria di Gesù López de Rivas occupa un posto particolare nella storia del Carmelo teresiano. Non fu fondatrice di un grande istituto né autrice di opere sistematiche, ma rappresentò una delle figure attraverso cui la spiritualità di Teresa passò dalla generazione della fondatrice a quella successiva.

La sua importanza deriva dalla combinazione di diversi elementi: la formazione ricevuta nell'ambiente immediatamente legato a Teresa di Gesù, la responsabilità esercitata nel monastero di Toledo, l'attività di maestra delle novizie, la produzione epistolare, l'esperienza contemplativa e soprattutto la capacità di vivere una lunga e dolorosa ingiustizia senza trasformarla in risentimento.

La sua vicenda mostra inoltre un aspetto meno conosciuto della storia della clausura femminile dell'età moderna. I monasteri non erano soltanto luoghi di preghiera separati dal mondo, ma potevano diventare centri di formazione spirituale, corrispondenza, consiglio e conservazione della memoria religiosa. La vita di Maria di Gesù ne costituisce un esempio particolarmente significativo.

Culto

La memoria liturgica della Beata Maria di Gesù López de Rivas è fissata al 13 settembre nel calendario universale che ne riporta la celebrazione. Il Martirologio Romano la ricorda a Toledo come vergine dell'Ordine delle Carmelitane Scalze, sottolineandone l'unione con la Passione di Cristo e la sua umiltà e pazienza.

In ambito locale la sua memoria è particolarmente legata a Toledo e alla zona di Guadalajara, dove nacque. Nel calendario dell'arcidiocesi di Toledo la sua celebrazione è tradizionalmente collegata anche a Cuerva, luogo della fondazione carmelitana alla quale collaborò.

Il corpo della Beata è conservato nel monastero delle Carmelitane Scalze di Toledo. Nel corso dei secoli furono effettuate diverse ricognizioni dei resti, che contribuirono alla documentazione della sua memoria cultuale.

Curiosità

- Una delle particolarità più note della sua biografia è il soprannome Letradillo, attribuitole da Teresa di Gesù. Il termine, usato in tono affettuoso, alludeva alla sua preparazione e alla sua capacità di comprendere questioni spirituali. La tradizione carmelitana lo ha conservato come uno dei segni più caratteristici del rapporto tra le due religiose.

- Maria di Gesù fu anche una delle testimoni della memoria di Teresa e di Giovanni della Croce. Le sue dichiarazioni furono utilizzate nei rispettivi processi di beatificazione e costituiscono una parte documentaria della sua stessa eredità.

- La sua figura è inoltre legata alla fondazione del monastero carmelitano di Cuerva, dove rimase per circa cinque mesi nel 1585 prima di tornare a Toledo.

- Un ulteriore elemento singolare è la durata della sua vita religiosa: dal suo ingresso nel Carmelo nel 1577 alla morte nel 1640 trascorsero sessantatré anni. Per quasi tutta la sua esistenza rimase quindi legata allo stesso ambiente monastico di Toledo.

Autore: Giampietro Cattini

La Riforma Teresiana del Carmelo, dalla Spagna, si diffuse in Europa e poi in tutto il mondo grazie anche a numerose personalità, alcune ingiustamente poco conosciute. Tra queste vi è la Beata Maria di Gesù che Teresa definì il suo “Letradillo”, cioè il piccolo dottore teologo. Durante gli ottanta anni della sua lunga vita, la Spagna conobbe potenza e splendore, ma anche la successiva decadenza. Maria, dal monastero di Toledo da cui quasi mai si allontanò, visse i vari avvenimenti alla luce della fede, che guarda ben al di là della realtà terrena. Ci parlano di lei alcune relazioni autobiografiche, qualche suo scritto e la testimonianza dei contemporanei e dei santi con cui strinse rapporti, prima fra tutti Santa Teresa.

Maria Lopez de Rivas nacque da nobile famiglia a Tartanedo (Guadalajara) il 18 agosto 1560. Il padre morì quando aveva solo quattro anni ed essendo l’unica figlia ereditò un patrimonio considerevole. La madre, vedova a soli diciannove anni, si risposò e la piccola rimase presso i nonni e gli zii paterni a Molina de Argon, dove fu educata cristianamente. Di “rara bellezza”, tra i quattordici e i diciassette anni sostenne la lotta con se stessa e con i familiari per il desiderio che sentiva di consacrarsi al Signore nell’ordine carmelitano da poco riformato. Lasciando agi e ricchezze, vi fu introdotta dal gesuita Padre Castro il 12 agosto del 1577. Entrò nel monastero di Toledo, accolta dalla stessa Teresa che nove anni prima lo aveva fondato. La Madre preannunciò alla comunità la futura santità della postulante e alle prime remore per la sua accettazione dovute alla salute precaria rispose: “La facciano professare, anche se dovesse restare a letto tutti i giorni della sua vita. Questa è la volontà di Dio”. Teresa proponeva una totale donazione di sé al Signore e ciò corrispondeva al desiderio di Maria, nonostante la sua timidezza si manifestasse, a volte, in modo “sanguigno e collerico”.

Professò l’8 settembre 1578. I primi anni furono dedicati prevalentemente all’orazione, iniziandosi a manifestare in lei doni mistici come le stigmate alle mani, ai piedi, al costato e al capo.

A ventiquattro anni fu nominata maestra delle novizie, ricoprì poi questo incarico ben otto volte, alternato al compito di sacrestana, infermiera e sottopriora. Si assentò da Toledo per cinque mesi nel 1585, per la fondazione e l’avvio di un nuovo monastero a Cuerva. Per la prima volta a trentuno anni fu nominata priora. Nel 1600, quando mancava un anno alla scadenza del secondo triennio di priorato, durante una visita canonica, il superiore diede superficialmente credito alle accuse infondate di una monaca deponendo la Beata dalla carica. Suor Maria accettò la prova senza risentimento, conservando inalterato il buonumore. Per un ventennio sopportò umilmente le calunnie, alcune malattie e afflizioni spirituali con cui il Signore provò la sua santità: era la notte interiore dello spirito. Un anno dopo la morte dell’accusatrice, per la quale Maria pregò intensamente per ottenerle un sereno trapasso, veniva pubblicamente riabilitata dallo stesso superiore che davanti alla comunità le chiese perdono. All’unanimità fu rieletta priora il 25 giugno 1624. Successivamente, a causa della malferma salute, ottenne di essere solo consigliera e maestra delle novizie, carica che ricoprì fino alla morte.

Il giorno dell’Epifania del 1629 il Signore le disse: “Maria, tu mi chiedi di essere liberata dalla prigionia del corpo, sappi che non è ancora tempo, perché se finora hai vissuto per te, adesso devi vivere per altri; per il tuo riposo un’eternità ti attende”. E lei davvero donò tutta se stessa per il bene della comunità e del prossimo. In quegli anni si costruiva la nuova chiesa del convento e lei si adoperò per la buona riuscita dell’opera, avvalendosi anche di buone amicizie per raccogliere i fondi necessari. Nonostante fosse molto anziana e con diversi malanni, causati in parte dalle penitenze, condivise sempre la vita comunitaria di preghiera, nell’ammirazione dei fedeli che affollando la chiesa riuscivano a scorgerla dalla grata.

Il 13 settembre 1640, ormai allo stremo delle forze, chiese alla superiora il permesso di morire. Dopo aver ricevuto Gesù Eucaristia spirò. Erano le dieci del mattino. Aveva ottant’anni, di cui sessantatre consacrati al Signore. Una vasta fama di santità la circondava, suor Maria aveva risposto pienamente a quanto, un giorno, si sentì dire dal Signore: “Figlia il tuo amore è così veemente, che nessuno lo merita al di fuori di me”.

Il miglior elogio ce lo dà la Santa Madre Teresa che la ebbe collaboratrice anche nella stesura dei suoi scritti. Maria, invece, fu sentita come importante testimone ai processi di canonizzazione di Teresa, che avvenne nel 1622 con sua somma gioia.

La nostra Beata conobbe S. Giovanni della Croce (il primo incontro fu il 17 agosto 1578) e quando il santo scappò dalla prigionia e si rifugiò nel monastero di Toledo, Maria fu tra le sue più attente ascoltatrici. In merito scrisse due relazioni fortunatamente ancora oggi conservate. La confidenza tra i due durò molti anni e il mistico dottore la tenne sempre in grande considerazione.

Il primo Provinciale del Carmelo riformato, Padre Gerolamo Gracian della Madre di Dio, riferì d’aver constatato in Maria le stigmate della Passione del Signore, misticamente impresse sul suo corpo: «avendo (ella) chiesto a nostro Signore di concederle qualcosa che le facesse sentire fisicamente la sua Passione, ebbe dal Redentore, che le apparve, una corona di spine sul capo, da cui le risultò un dolore così forte che mai le si levava». Strinse relazioni con la Beata Anna di S. Bartolomeo e col Venerabile Domenico di Gesù e incontrò pure il Re di Spagna Filippo III che le chiese preghiere. Come tutte le grandi mistiche i suoi piedi erano però saldi a terra. Ben comprendeva le necessità del prossimo sofferente e tante furono le persone che cercandola per conforto, ne trassero grandi benefici, con colloqui alla grata o attraverso relazioni epistolari.

Le sue grandi devozioni furono per il Bambin Gesù che definiva «dottore dell’infermità d’amore», per il Sacro Cuore, per Maria, per l’Eucaristia. Alle consorelle ripeteva: «Figlie, sanno che siamo di casa con il SS. Sacramento, che viviamo insieme a Sua Maestà, sotto il medesimo tetto? Se i religiosi fossero consapevoli di tale privilegio, nessuno riterrebbe acquistarlo a troppo caro prezzo, fosse pure di lacrime e di sangue». Amava ripetere: «Solo colui che è tanto fortunato da rendere Cristo padrone del proprio essere sa conoscere Dio Divino ed Umano; costui cammina per sicuro sentiero».

Beatificata il 14 novembre 1976 da Papa Paolo VI, la sua festa ricorre il 13 settembre.

PREGHIERA

O Dio, che alla Beata Maria di Gesù, carmelitana,
hai concesso il dono di una profonda contemplazione
dei misteri del Cristo, tuo Figlio,
sino a riflettere in sé l’immagine del suo amore,
per sua intercessione concedici una fede che in tutto cerchi di vedere Gesù
e un amore che ne renda viva nel mondo la presenza di gioia
ed in particolare la grazia che ora di cuore ti chiediamo.
Per Cristo Nostro Signore. Amen.

Autore: Daniele Bolognini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92634

BEATA MARIA DE JESUS LOPEZ RIVAS

Su vida

Nació en Tartanedo (Guadalajara) el 18.8.1560. Huérfana de padre, fue educada cristianamente por sus abuelos paternos en Molina de Aragón.

El jesuita A. de Castro la encaminó hacia el Carmelo. Ingresó en el convento de Toledo a los 17 años.

Vistió el hábito en 1577 y profesó el 8.15.1578.

María de Jesús fue una de las hijas predilectas de Santa Teresa de Jesús.

La Santa Madre, iluminada por una gracia especial, descubrió en ella los dones de santidad con que el Señor la había enriquecido y le comunicó su propio espíritu, creándose entre las dos una maravillosa sintonía espiritual que se prolongó incluso después de la muerte de la Santa.

Al presentarla a las carmelitas de Toledo, les decía la santa Madre Teresa: "Cincuenta mil ducados diera YO de muy buena gana por el/a. Mírenme/ano como a las demás, porque espero en Dios, que ha de ser un prodigio".

Apesar de su delicada salud, fue enfermera y sacristana, mestra de novicias y priora.

Santa Teresa la llamaba con cariño "Su letradillo".

Practicó las virtudes evangélicas con auténtico heroísmo, reconocido así por la autoridad de la Iglesia. El amor fue su destino y la beata, contra todos los pesares y egoísmos sembrados en el alma por el enemigo malo, alcanzó en la vicia las altas metas de la caridad.

A la vez, supo de las inefables ternuras de Dios con las almas que le presentan los "vasos vacíos" en ese ejercicio maravilloso del "tratar de amistad estando muchas veces tratando a solas con quien sabemos nos ama", que es la oración según Santa Teresa.

María de Jesús nos grita precisamente esta vivencia de Jesús en su humanidad y acentúa su mensaje en la realidad y símbolo del Sagrado Corazón, anticipándose en esto a Santa Margarita de Alacoque.

Fue acusada y calumniada y depuesta de su cargo de priora, penas que llevó con gran caridad y amor.

Rica en méritos y rodeada de gran fama de santidad, murió en Toledo el 13.9.1640.

Fue beatificada por el papa Pablo VI el 14.11.1976.

Su fiesta se celebra el 12 de septiembre.

Su espiritualidad

María de Jesús se dejó empapar totalmente de las enseñanzas de la madre Santa Teresa, y como ella, orientó su experiencia espiritual hacia una maduración progresiva en la fe vivida como adhesión total a Cristo y a su Iglesia: en la esperanza alimentada por una tensión inalterable hacia Dios y hacia el cielo.

En la caridad acogida y donada con un impulso libre de cansancios.

Sin embargo, no dejó de modelar las grandes líneas de la espiritualidad teresiana conforme a un plan personal del cual brotará su peculiar fisonomía espiritual.

Sus rasgos característicos pueden resumirse en la marcada y explícita participación afectiva en los misterios de Cristo propuestos por la sagrada liturgia en los distintos ciclos del año.

Este aliento eclesial se extendía además con marcada solicitud por la oración y la penitencia al desarrollo y aumento espiritual del pueblo de Dios.

Afirmaba que en virtud de su desposorio y su unión transformante con Cristo. todas sus cosas eran de Cristo y todas las cosas y los intereses de Cristo eran suyos, de los cuales se sentía responsable.

Pero además su ejemplo nos convence de una verdad fundamental: que los valores cristianos más significativos se juegan en la interioridad del ser humano y que la actividad externa cuenta sólo en la medida en que se encuentra llena de amor teologal.

Su mensaje

que seamos siempre generosos con el Señor.

que nos entreguemos con amor a nuestros hermanos.

que aspiremos a un conocimiento profundo de Cristo.

que la sencillez y humildad nos ayuden en nuestro camino.

Su oración

Oh Dios, que concediste a la Beata María de Jesús el don de la contemplación de los misterios de tu Hijo, hasta reflejar en sí misma la imagen de su amor; concédenos, por su intercesión, una fe que busque en todo a Jesús, y un amor que lo haga presepte entre nosotros. Amén. 

From Los Santos Carmelitas by P. Rafael María López-Melús

SOURCE : https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fcarmelnet.org%2Fchas%2Fsantos%2Fmaria4.htm