lundi 9 juillet 2012

Sainte MARIA GORETTI, vierge et martyre



Sainte Maria Goretti, vierge et martyre

Née à Corinaldo (Italie du sud) en 1890 dans une famille très pauvre, elle perdit son père très jeune. Elle fut une enfant très pieuse. A douze ans à peine, elle fut lardée de quatorze coups de poinçon par un jeune voisin, Alessandro, qui tentait de la violer. Elle avait résisté pour ne pas manquer à la pureté et commettre ainsi un grave péché. Elle eut le temps de pardonner à son assassin avant de mourir. Celui-ci se convertit d'ailleurs en 1910 à la suite d'un songe où il vit Marietta dans un jardin semé de lys et lui tendant une fleur. Ayant purgé sa peine, il se jeta au pied de la mère de sa victime qui lui affirma : « Comment ne pourrais-je vous pardonner puisque Marietta l'a fait. ». Ils communièrent côte à côte le jour de Noël. Il termina pieusement sa vie comme jardinier dans un couvent de capucins.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/07/06/855/-/sainte-maria-goretti-vierge-et-martyre


Photographie de Maria Goretti, prise autour de 1900.


SAINTE MARIA GORETTI

Vierge et martyre

(1890-1902)

Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. «Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion», dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace: «Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer!» La jeune chrétienne s'écria: «Non! c'est un péché, Dieu le défend! Vous iriez en enfer!» Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu'Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron: «Et toi, Maria, pardonnes-tu? lui demanda-t-il. -- Oh, oui! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.» Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci: «Que fais-tu Alessandro? Tu vas en enfer!» et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu'à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait: «Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité.»

Résumé O.D.M., tiré de A. Gualandi -- L. Tonini, édition 1947. W. Schamoni, édition 1955, p. 302.

SOURCE :  http://magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_maria_goretti.html


Sainte Maria Goretti

Martyre à 12 ans ( 1902)

Appelée aussi Marietta par certains...

Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l'aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d'assurer la subsistance de la famille. Malgré l'exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Toute à l'ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d'elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s'est armé d'un couteau. Maria ne cède pas "C'est un péché, Alessandro!". Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. "Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu'à la fin de notre vie. C'est pourquoi on peut parler aussi d'un martyr lent et prolongé." Pie XII à la canonisation de sainte Maria.

"Marietta - c'est ainsi qu'on l'appelait familièrement - rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d'être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements." (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)

Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de Nettuno dans le Latium, aidant sa mère dans les tâches domestiques et priant avec ferveur. En 1902, à l'âge de douze ans, pour défendre sa chasteté contre un voisin qui voulait l'agresser, elle succomba, percée de coups de poignard.
Martyrologe romain





Sainte Maria Goretti

Allocution pour le centième anniversaire de la naissance de sainte Maria Goretti

Le sang de Maria Goretti, versé en sacrifice de fidélité totale à Dieu, nous rappelle que nous sommes nous aussi appelés à faire don de nous-mêmes au Père. Nous sommes appelés à accomplir la volonté divine pour nous retrouver saints et dignes à ses côtés. Notre vocation à la sainteté qui est la vocation de tout baptisé, est encouragé par l'exemple de cette jeune martyre.

Regardez-la, surtout vous les adolescents, vous les jeunes. Soyez, comme elle, capables de défendre la pureté du coeur et du corps ; efforcez-vous de lutter contre le mal et le péché, en alimentant votre communion avec le Seigneur par la prière, l'exercice quotidien de la mortification et la scrupuleuse observance des commandements.

N'ayez pas peur d'aller à contre-courant, de rejeter les idoles du monde, lorsqu'il s'agit de témoigner par une conduite courageuse, de l'adhésion au Christ chaste et pauvre. Sachez toujours valoriser et aimer la pureté et la virginité.

Maria Goretti, avec son héroïsme silencieux, est maîtresse de foi, de cohérence, de véritable amour. Elle nous enseigne à redécouvrir dans le Christ la valeur de la vérité qui libère l'homme de l'esclavage des réalités matérielles, à savourer le goût de la beauté authentique et du bien qui vainc le mal.

Maria Goretti nous encourage à expérimenter la joie des pauvres qui savent renoncer à tout pourvu qu'ils ne perdent pas l'unique chose nécessaire : l'amitié avec Dieu, qui seul est capable d'affirmer pleinement notre dignité de personnes.

Jean-Paul II, (29 septembre 1991)

SOURCE : http://missel.free.fr/Sanctoral/07/06.php


Le sanctuaire de Nettuno renfermant la châsse. 
Santuario di Nostra signora delle Grazie e di Santa Maria Goretti a Nettuno (RM)
Photographie : Stefano.nicolucci at Italian Wikipedia, 2008

Sainte Maria Goretti, l’adolescente qui a converti son assassin


Isabelle Cousturié | 05 juillet 2018

Maria Goretti n’avait pas encore 12 ans quand elle a été tuée par un jeune homme qui voulait abuser d’elle, qu’elle a pardonné et qui s’est converti, touchant du doigt la douceur de la miséricorde.

La basilique Saint-Pierre de Rome est noire de monde, ce 26 juin 1950. La foule est venue de toute l’Italie pour entendre le pape Pie XII proclamer une nouvelle sainte, la plus jeune de toute l’histoire de l’Église. Maria Goretti, décédée 48 ans plus tôt, à l’âge de 11 ans à peine, après avoir été transpercée de quatorze coups de couteau par son jeune voisin, Alessandro, qui voulait abuser d’elle. Le jour de sa canonisation, assis dans les premiers rangs, un vieil homme pleure en silence. C’est lui, Alessandro, bouleversé. Lui, le pécheur pardonné par sa victime au lieu d’être maudit, le criminel repenti… 

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Nous sommes le 5 juillet 1902. Maria Goretti, une jolie petite fille venue des Marches avec sa famille pour se construire un avenir dans les environs de Rome, est toute seule chez elle. Alessandro, qui l’épie derrière les volets de chez lui, a essayé plusieurs fois de l’aborder, mais en vain. Il est sans cesse repoussé. Il se glisse alors à l’intérieur de la maison et c’est le drame. Il cherche à la saisir. Maria se débat de toutes ses forces et le supplie « ne fais pas cela, c’est un péché » alors qu’il s’apprête au pire. Furieux, il la frappe puis quitte la maison de Maria en hurlant. Les gens accourent et découvrent Maria qui se meurt.

Après le pardon, la conversion


À l’hôpital Orsenigo de Nettuno, Maria sent que la mort est proche. Mais du haut de ses 11 ans (presque 12), elle est en paix. Elle sait qu’elle va rejoindre le Christ. Avant de mourir, après avoir reçu la communion pour la dernière fois, elle confie au prêtre « pour l’amour de Jésus, je pardonne à Alessandro. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ». 

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Un pardon extraordinaire qui arrivera jusqu’aux oreilles de l’évêque. Et jusqu’à Alessandro condamné à 30 ans de prison pour son crime. Lui qui continuait à jouer les gros durs, nullement repenti, au fond de sa cellule, est bouleversé par ce pardon : si sa victime ne le maudit pas, serait-ce qu’il n’est pas un monstre, qu’il est digne d’amour et de pardon ? Ce pardon — et celui ensuite, en 1910, de la mère de Maria auprès de laquelle il a reçu aussi la sainte communion — l’ouvre à Dieu, à la douceur de la miséricorde. Il se convertit et demande publiquement pardon pour son crime.

Libéré après vingt ans de détention, Alessandro Serenelli a travaillé comme laïc au Couvent des Pères Capucins d’Ascoli Piceno. Convaincu que la petite Maria — qui lui était apparue une nuit pour lui offrir des lys, symboles de perfection, de lumière et de vie  — veillait et intercédait pour lui, il est mort en paix au couvent de Macerata, le 6 mai 1970. Les larmes qui coulaient sur ses joues le jour de sa canonisation étaient des larmes de joie et de reconnaissance… À ce moment-là, les fidèles entonnaient un vibrant Te deum de louange et d’actions de grâces… 

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Statue de Sainte Maria Goretti, Église Saint-Martin, Visé (Belgique). 
Statue der Heiligen Maria Goretti in der römisch-katholischen St.-Martins-Kirche von Visé (Belgien)
Photographie de Norbert Schnitzler



St. Maria Goretti


Saint Maria Goretti (October 16, 1890 – July 6, 1902) is an Italian Roman Catholic Virgin Martyr saint. She is one of the youngest saints of the Roman Catholic Church. She was martyred after dying from multiple stab wounds, inflicted by her attempted rapist after she refused him because of love of Jesus and her loyalty to God's commandments.

Biography

Early life

St. Maria Goretti was born "Maria Teresa Goretti" in the year 1890 in Corinaldo, in the Province of Ancona, then the Kingdom of Italy. She was the third out of six children. By the time she was six, her family had become so poor that they were forced to give up their farm, move, and work for other farmers. Soon, Maria's father became very sick. Luigi Goretti died when Maria was nine. While her brother, mother and sisters worked in the fields, Maria would cook, sew, and keep the house clean. It was a hard life, but the family was very close. They shared a deep love for God and the Faith. She and her family moved to Le Ferriere di Conca, near modern Latina and Nettuno in Lazio, where they lived in a building they shared with another family, the Serenellis.

Maria's martyrdom

On July 5, 1902, finding eleven-year old Maria alone sewing, Alessandro Serenelli came in and threatened her with death if she did not do as he said. She would not submit, however, protesting that what he wanted to do was a mortal sin and warning Alessandro that he would go to Hell . Alessandro at first choked Maria, but when she insisted she would rather die than submit to him, he stabbed her eleven times. The injured yet still-living Maria tried to reach for the door, but Alessandro stopped her by stabbing her three more times before running away.

Maria's little sister Teresa awoke with the noise and started crying, and when Serenelli's father and Maria's mother came to check on the little girl, they found the bleeding Maria and took her to the nearest hospital in Nettuno. She underwent surgery without anesthesia, but her injuries were already beyond anything the doctors could do. Halfway throughout the surgery, Maria woke up. She insisted that it stay that way. The pharmacist of the hospital in which she died asked her, "Maria, think of me in Paradise." She looked to the old man: "Well, who knows, which of us is going to be there first." "You Maria," he replied. "Then I will gladly think of you," Maria said with a smile. The following day, twenty hours after the attack, having expressed forgiveness for her murderer and stating that she wanted to have him in Heaven with her, Maria died of her injuries.

Serenelli's imprisonment and repentance

Alessandro Serenelli was captured shortly after Maria's death. Originally, he was going to be sentenced to death, but since he was a minor at that time the sentence was commuted for 30 years in prison. He remained unrepentant and uncommunicative from the world, for three years, until a local bishop, Monsignor Giovanni Blandini visited him in jail. Serenelli wrote a thank you note to the Bishop asking for his prayers and telling him about a dream, "in which Maria Goretti gave him lilies, which burned immediately in his hands."

After his release, Alessandro Serenelli visited Maria's still-living mother, Assunta, and begged her forgiveness. She forgave him, saying that if Maria had forgiven him on her deathbed then she couldn't do less, and they attended Mass together the next day, receiving Holy Communion side by side. Alessandro reportedly prayed every day to Maria Goretti and referred to her as "my little saint."

Serenelli later became a Capuchin laybrother, living in a convent and working as its receptionist and gardener, until dying peacefully in the year 1970.

Beatification and canonization

On the evening of the beatification ceremonies in Saint Peter's, April 27, 1947, Pope Pius XII walked over to the mother of Maria Goretti, nicknamed "Mamma Assunta" by her neighbors. She almost fainted. "When I saw the Pope coming, I prayed, Madonna, please help me. He put his hand on my head and said, blessed mother, happy mother, mother of a Blessed!" They both had eyes wet with tears.

Three years later on June 24, 1950, Pope Pius XII canonized Blessed Maria Goretti as a Virgin and Martyr saint, the "Saint Agnes of the 20th century." Mamma Assunta was again present at the ceremony, along with her four remaining sons and daughters. She was the first mother ever to attend the canonization ceremony of her child. Alessandro Serenelli, her repentant murderer, was also present at the canonization.

Owing to the huge crowd present, the ceremonies associated with the canonization of Blessed Maria Goretti were held outside of the Basilica of Saint Peter in the Piazza San Pietro on June 24, 1950. Pope Pius XII spoke, not as before in Latin, but in Italian. "We order and declare, that the blessed Maria Goretti can be venerated as a Saint and We introduce her into the Canon of Saints." Some 500,000 people, among them a majority of youth, had come from around the World. Pope Pius XII asked them:

"Young people, pleasure of the eyes of Jesus, are you determined to resist any attack on your chastity with the help of grace of God?"

A resounding "yes" was the answer.

Feast day

Saint Maria Goretti's feast day, celebrated on 6 July, was inserted in the Roman Catholic calendar of saints for the first time when it was revised in 1969. It was not in the General Roman Calendar of 1962.

In art

St Maria Goretti is represented in art as a wavy-haired young girl in farmer clothes or a white dress, with a bouquet of lilies in her hands, and she is sometimes counted among the ranks of the Passionist order since her spiritual formation was guided by the Passionists.

Papal honors for Maria Goretti

Pope Pius XII was not the only Pope who had high praise for the Saint. While most saints are often left to local care after their canonization, St Maria Goretti received two Papal visits to her shrine. On September 14, 1969, Pope Paul VI visited her shrine in Nettuno and honored her with these words:

"The value of Christian virtue is so great, so overwhelming, so imperative, that it is worth more than life. Purity is not just a separate part of our being. It belongs to our existence as a whole, it is essential for our life. Purity brings us in harmony of body and soul."

Ten years later, on September 1, 1979, Pope John Paul II honored St Maria Goretti with a visit and spoke before thousands of faithful:

"Maria Goretti, so illuminating with her spiritual beauty, challenges us to a firm and secure faith in the Word of God, as the only source of truth, to remain firm against the temptations of this world."

"Young people, look at Maria Goretti, don’t be tempted by the tempting atmosphere of our permissive society, which declares, everything is possible. Look to Maria Goretti, love, live, defend your chastity."

"Young people, don’t be afraid to carry the torch of your life, light and ideals into modern society."

SOURCE : http://devotionsandprayers.blogspot.ca/2009/03/st-maria-goretti.html


Imagem de Santa Maria Goretti 
que está no altar- mor da Capela de Santa Maria Goretti,

Saint Maria Goretti


Profile

Beautiful, pious farm girl, one of six children of Luigi Goretti and Assunta Carlini. In 1896 the family moved to Ferriere di Conca. Soon after, Maria’s father died of malaria, and the family was forced to move onto the Serenelli farm to survive.

In 1902 at age twelve, Maria was attacked by 19-year-old farm-hand Alessandro Serenelli. He tried to rape the girl who fought, yelled that it was a sin, and that he would go to hell. He tried to choke her into submission, then stabbed her fourteen times. She survived in hospital for two days, forgave her attacker, asked God‘s forgiveness of him, and died holding a crucifix and medal of Our Lady. Counted as a martyr.

While in prison for his crime, Allessandro had a vision of Maria. He saw a garden where a young girl, dressed in white, gathered lilies. She smiled, came near him, and encouraged him to accept an armful of the lilies. As he took them, each lily transformed into a still white flame. Maria then disappeared. This vision of Maria led to Alessandro’s conversion, and he later testified at her cause for beatification.

Born
Storefront
Additional Information



La Casa di Santa Maria Goretti, detta la "Cascina Antica" (a destra). Le Ferriere. 
Picture by Torvindus, 2006. 
À droite, la maison où habitait Maria Goretti.


Maria Goretti, VM (AC)

Born at Corinaldo, near Ancona, Italy, October 16, 1890; died near Nettuno, Italy, July 6, 1902; beatified 1947 by Pope Pius XII; canonized in 1950; feast day formerly July 5.

Maria was the daughter of a farm laborer, Luigi Goretti, and his wife, Assunta Carlini. She showed marked signs of youthful holiness. There were five other children. The family moved in 1896 to Ferriere di Conca, near Nettuno and Anzio in the Roman Campagna. Soon after, Luigi died of malaria. His wife struggled to support the family, receiving much help and encouragement from Maria. She was well known to her neighbors for her cheerful unselfishness and religious disposition.
In 1902, as Maria sat on the front step mending a shirt, an 18-year-old neighbor, Alexander Serenelli, the son of her father's partner, who lived in the same house with the Gorettis, beckoned Maria into a bedroom, but she refused to go. He grabbed her and pulled her in. She struggled and tried to scream, but he choked her. She cried that she would rather be killed than submit. Alexander began to pull her clothes off and struck her with a dagger. She cried out that she was being killed, and he repeatedly stabbed her in the back and ran away.

She was taken to the hospital, but it was clear she would not live. In her last hours she forgave her murderer, whom it was revealed she had feared for a long time but did not want to cause trouble by naming. She died within a day of the attack.

(Another version of the story says that Alexander attacked her when they were working together in the fields.)

Alexander was sentenced to 30 years of penal servitude and for eight years was unrepentant. One night he had a dream in which Maria gathered flowers and offered them to him, and he experienced a change of heart. He served 27 years, and his first act as a free man was to beg forgiveness from Maria's mother. On Christmas Day 1937, Alexander and Maria's widowed mother received Communion side-by-side. He has been cited as an example by those who advocate for the abolition of the death penalty.

In 1947, Maria was declared blessed by Pope Pius XII, who appeared on the balcony of Saint Peter's with Maria's mother and three of her sisters and brothers. In 1950, she was canonized for her purity in front of the largest crowd ever gathered for a canonization. Alexander was still alive. At the time of her canonization, some 30-40 miracles were recorded as a result of her intercession (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, White).

Maria Goretti is the patron saint of teenagers, particularly girls, and of the Children of Mary (White).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0706.shtml


Châsse de sainte Maria Goretti. 
Major Relics of St. Maria Goretti in St. Joseph Cathedral (Columbus, Ohio)
Photographie de Nheyob



Santa Maria Goretti Vergine e martire


 - Memoria Facoltativa

Corinaldo, Ancona, 16 ottobre 1890 – Nettuno, Roma, 6 luglio 1902

Nacque a Corinaldo (Ancona) il 16 ottobre 1890, figlia dei contadini Luigi Goretti e Assunta Carlini, Maria era la seconda di sei figli. I Goretti si trasferirono presto nell'Agro Pontino. Nel 1900 suo padre morì, la madre dovette iniziare a lavorare e lasciò a Maria l'incarico di badare alla casa e ai suoi fratelli. A undici anni Maria fece la Prima Comunione e maturò il proposito di morire prima di commettere dei peccati. Alessandro Serenelli, un giovane di 18 anni, s' innamorò di Maria. Il 5 luglio del 1902 la aggredì e tentò di violentarla. Alle sue resistenze la uccise accoltellandola.Maria morì dopo un'operazione, il giorno successivo, e prima di spirare perdonò Serenelli. L'assassino fu condannato a 30 anni di prigione. Si pentì e si convertì solo dopo aver sognato Maria che gli diceva avrebbe raggiunto il Paradiso. Quando fu scarcerato dopo 27 anni chiese perdono alla madre di Maria. Maria Goretti fu proclamata santa nel 1950 da Pio XII.

Etimologia: Maria = amata da Dio, dall'egiziano; signora, dall'ebraico

Emblema: Palma

Martirologio Romano: Santa Maria Goretti, vergine e martire, che trascorse una difficile fanciullezza, aiutando la madre nelle faccende domestiche; assidua nella preghiera, a dodici anni, per difendere la sua castità da un aggressore, fu uccisa a colpi di pugnale vicino a Nettuno nel Lazio. 

I primi anni e la famiglia

Nacque a Corinaldo in provincia di Ancona il 16 ottobre 1890 e fu battezzata lo stesso giorno coi nomi di Maria Teresa. Fu poi cresimata, secondo l’uso dei tempi, in tenera età, il 4 ottobre 1896, quando il vescovo Giulio Boschi giunse in visita pastorale nel paesino.

I genitori, Luigi Goretti e Assunta Carlini, ebbero oltre a lei, la primogenita, altri quattro figli e lavoravano come braccianti agricoli. Stentando nel vivere quotidiano con la numerosa famiglia, decisero di trovare lavoro altrove. Mentre tanti compaesani tentavano l’avventura dell’emigrazione nelle Americhe, essi scelsero, nel 1897, di spostarsi nell’Agro Pontino.

Nell’Agro Pontino

Quella zona, prima della bonifica, iniziata nel 1925 e completata soltanto nel 1939, fungeva da diga naturale fra la parte settentrionale del Lazio e l’immenso acquitrino a sud. Non era certamente un luogo salutare, perché d’estate era invaso dalle zanzare portatrici della malaria. Il chinino, unico farmaco efficace, era soprattutto usato per scopo terapeutico, ma non serviva per lo scopo preventivo.
I Goretti giunsero dapprima nella tenuta del senatore Scelsi a Paliano come mezzadri. Lì conobbero un’altra famiglia, già residente: Giovanni e Alessandro Serenelli, padre e figlio, pure di origine marchigiana; la madre era morta da tempo. 

Quando i rapporti con il proprietario si guastarono, le due famiglie dovettero lasciare Paliano. Fortunatamente trovarono, sempre come mezzadri, un’altra sistemazione nella tenuta del conte Attilio Gori Mazzoleni, a Ferriere di Conca (oggi Borgo Montello).

La morte del padre

Mentre i suoi genitori si adoperavano nel lavoro massacrante dei campi, Maria accudiva alle faccende domestiche, tenendo in ordine la casa colonica e badando ai fratellini più piccoli. Dopo alcuni anni, il 6 maggio 1900, il padre non ritornò a casa, stroncato dalla malaria ai margini della palude. Maria aveva allora 10 anni: prese a confortare la mamma rimasta sola, dicendole che Dio non l’avrebbe abbandonata.

Nonostante il raccolto fosse stato buono quell’anno, la famiglia rimase in debito con il conte Mazzoleni dei diritti di mezzadria, di ben 15 lire dell’epoca. Il proprietario invitò mamma Assunta a lasciare quel lavoro e la casa, perché era impossibile mantenere il rapporto lavorativo legato a un mercato esigente e a un raccolto abbondante e sicuro. 

Tuttavia, dietro la disperata richiesta da parte della donna di restare, perché con cinque figli non aveva dove andare, il conte acconsentì, purché nel rimanere si associasse ai Serenelli, che abitavano nella stessa cascina e coltivavano altri terreni. La soluzione sembrò ideale: i Serenelli padre e figlio coltivavano i campi e Assunta accudiva i figli e le due case, oltre a occuparsi dei lavori sull’aia.

Vita quotidiana alla presenza di Dio

Marietta, com’era soprannominata, si dedicava alla vendita delle uova e dei colombi nella lontana Nettuno, al trasporto dell’acqua che non era in casa come oggi, alla preparazione delle colazioni per i lavoratori nei campi, al rammendo del vestiario. Non aveva più potuto andare a scuola, che già frequentava saltuariamente.

Recitava il Rosario ed era molto religiosa, come d’altronde tutta la famiglia: era definita dalla gente dei dintorni «un angelo di figliola». Con grandi sacrifici e dopo aver molto insistito riuscì a frequentare il catechismo. Con tutta probabilità, fu il 16 giugno 1901, quindi a meno di undici anni (invece dei dodici secondo l’uso del tempo) il giorno in cui ricevette la Prima Comunione.

Da allora partecipò alla Messa nella chiesa della vicina Conca, oggi Borgo Montello, che però da giugno a settembre chiudeva, quando i conti Mazzoleni partivano per sfuggire alla malaria e alle zanzare che proliferavano con il caldo. Allora, sacrificando ore al sonno, si recava a Messa a Campomorto, distante parecchi chilometri. In tutta la sua vita ricevette l’Eucaristia solo cinque volte, perché all’epoca la Comunione frequente non era incoraggiata.

Problemi in famiglia

Intanto i rapporti fra Giovanni Serenelli e Assunta Goretti si incrinarono, in quanto egli, essendo vedovo, le fece ben presto capire che, se lei e la sua famiglia volevano mangiare, doveva sottomettersi alle sue richieste. Siccome Assunta non era disposta a cedere, lui cominciò a controllare tutto, persino raccogliendo di persona le uova nel pollaio.

Alessandro e Maria

Alessandro Serenelli, dotato di un fisico robusto, rappresentava l’orgoglio del padre, non solo perché sapeva lavorare sodo nei campi, ma anche perché, cosa rara in quei tempi fra i contadini, sapeva leggere e scrivere. 

Quando si recava in paese, ritornava sempre con qualche rivista, le cui illustrazioni ritraevano artiste in pose e atteggiamenti ritenuti audaci per l’epoca. Questo suscitava le proteste di Assunta, ma il padre lo giustificava, dicendo che doveva esercitarsi nella lettura.

Alessandro ormai guardava Maria con occhi diversi da qualche anno prima. Cominciò a insidiarla, ma fu sempre respinto da lei. Un giorno le fece apertamente delle proposte peccaminose: al rifiuto di Maria, la minacciò di morte se ne avesse parlato in famiglia. Per non aggravare i già tesi rapporti fra le due famiglie, ubbidì, pur non capendo la situazione.

Il martirio

Il 5 luglio 1902 i Serenelli e i Goretti erano intenti alla sbaccellatura delle fave secche. Maria, seduta sul pianerottolo, guardava l’aia e rammendava una camicia di Alessandro. A un certo punto, lui lasciò il lavoro e con un pretesto si avviò alla casa. Giunto sul pianerottolo, invitò Maria a entrare, ma lei non si mosse: la prese per un braccio e con una certa forza la trascinò dentro la cucina, che era la prima stanza dopo l’ingresso.

La ragazzina capì le sue intenzioni e prese a dirgli: «No, no, Dio non vuole, se fai questo vai all’inferno». Ancora una volta respinto, il giovane andò su tutte le furie: preso un punteruolo che aveva con sé, cominciò a colpirla. Maria lo rimproverava, si divincolava.

Mentre lui, ormai cieco nel suo furore, prese a colpirla con violenza sulla pancia, lei ancora invocava la mamma e supplicava: «Che fai Alessandro? Tu così vai all’inferno…». Quando vide le chiazze di sangue sulle sue vesti, la lasciò, ma capì di averla ferita mortalmente. Il racconto è ricavato dalla deposizione prestata dallo stesso Alessandro Serenelli al Tribunale Ecclesiastico.

La morte

Le grida di Marietta, a malapena sentite dagli altri, fecero accorrere la madre, che la trovò in una pozza di sangue. Fu trasportata nell’ospedale Orsenico di Nettuno: in seguito alla copiosa perdita di sangue e della sopravvenuta peritonite, provocata dalle 14 ferite del punteruolo, i medici fecero di tutto per salvarla.

Nella notte fu vegliata dal suo parroco, don Temistocle Signori, e da un’amica di famiglia, Teresa Cimarelli; mamma Assunta era stata fatta allontanare dai medici. Il giorno seguente ricevette la medaglia delle Figlie di Maria, poi fu predisposto tutto perché avesse gli ultimi Sacramenti.

Prima di darglieli, don Signori chiese a Maria se perdonasse il suo assassino, come Gesù aveva perdonato sulla croce. La sua risposta fu: «Sì, per amore di Gesù gli perdono e voglio che venga vicino a me in Paradiso». Spirò alle 15.45 di domenica 6 luglio 1902: aveva 11 anni, 8 mesi e 21 giorni.

Il frutto del perdono

Alessandro fu processato e condannato a trent’anni di carcere, di cui tre in isolamento speciale; non gli fu dato l’ergastolo perché minorenne. Il terzo anno di segregazione, nel dicembre 1906, fece un sogno: gli parve di vedere Maria, in un campo di gigli, che gli veniva incontro e gli porgeva quei fiori. Ogni volta che ne prendeva uno – in totale quattordici, come i colpi che le inferse – si tramutavano in lingue di fuoco. Il mattino dopo si rivolse al cappellano del carcere: fu quello l’inizio della sua conversione.

Dopo che la pena gli fu abbreviata a ventisette anni per buona condotta, decise di andare da mamma Assunta a chiederle perdono: gli studiosi attestano come data il Natale del 1934. Lei accettò: non poteva fare altrimenti, visto che la figlia l’aveva perdonato per prima. Si accostarono quindi insieme alla Comunione nella Messa di Mezzanotte.

Alessandro lavorò poi come ortolano, anche in vari conventi cappuccini. Morì il 6 maggio 1970, a 88 anni, ormai riconciliato col suo passato.

Maria nella gloria dei Santi

Il 31 maggio 1935, nella diocesi di Albano, si apriva il processo informativo per la sua beatificazione, mentre nel 1938 iniziò il processo apostolico. Il 25 marzo 1945 papa Pio XII riconosceva che la sua morte era stata un martirio in senso pieno, vista la sua personale spiritualità, il concetto di difesa della purezza come dono di Dio e il ribellarsi coscientemente fino alla morte a un atto che non corrispondeva al volere divino. La beatificazione si svolse nella basilica di San Pietro il 27 aprile 1947, presieduta dal Pontefice.

Essendo stata dichiarata martire, non fu necessario indagare un miracolo per beatificarla, mentre per canonizzarla, secondo le norme dell’epoca, ne occorrevano due. L’11 dicembre 1949 furono quindi riconosciute come miracolose due guarigioni attribuite alla sua intercessione: quella di Anna Grossi Musumarra da pleurite e quella di Giuseppe Cupo da un grave ematoma.

Fu quindi stabilito che la cerimonia in cui Maria sarebbe stata iscritta tra i Santi si sarebbe svolta il 24 giugno 1950. La richiesta di biglietti per l’ingresso fu tale che la celebrazione, per la prima volta nella storia della Chiesa, si svolse in piazza San Pietro.

Al rito assistette, come già a quello della beatificazione, anche mamma Assunta, ammalata e seduta su una sedia a rotelle, ma non in piazza, bensì da una finestra del Palazzo Vaticano. Erano presenti anche due fratelli e due sorelle della nuova Santa.

Il culto

La fama di santità di Marietta si diffuse subito dopo il suo assassinio: già il giorno dei suoi funerali, l’8 luglio 1902, una folla imponente venne a prestarle omaggio. Il suo corpo venne poi sepolto, a spese del Comune, nel cimitero di Nettuno.

Ventisei anni dopo, il 26 gennaio 1929, i resti vennero riesumati e messi in una cassetta di zinco, conservata presso il santuario della Madonna delle Grazie a Nettuno, custodito dai padri Passionisti. Nel 1947, in occasione della beatificazione, furono ricomposti in una statua con mani e volto di cera. Dopo i lavori di restauro, nel 1969, hanno trovato sistemazione definitiva nella cripta del santuario, che già da tempo era diventato meta di innumerevoli pellegrinaggi da tutto il mondo. 

Un’altra reliquia è custodita nel santuario a lei dedicato a Corinaldo, sua città d’origine. La sua memoria liturgica cade il 6 luglio, giorno della sua nascita al cielo.

Autore: 
Antonio Borrelli ed Emilia Flochini



Kapelle Mariä Geburt in Tiefenellern, Gemeinde Litzendorf, Landkreis Bamberg in Oberfranken


DISCORSO DI SUA SANTITÀ PIO XII
AI FEDELI CONVENUTI A ROMA PER LA
CANONIZZAZIONE DI SANTA MARIA GORETTI
 *

Piazza San Pietro - Sabato, 24 giugno 1950


Venerabili Fratelli e diletti figli,

Per un amoroso disegno della Provvidenza divina l'esaltazione suprema di una umile figlia del popolo è stata celebrata in questo vespro luminoso con una solennità senza pari e in forma sin qui unica negli annali della Chiesa: nella vastità e nella maestà di questo luogo di mistero, fatto tempio sacro, cui è volta il firmamento che canta le glorie dell'Altissimo; da voi così bramata, prima che da Noi disposta; con un concorso di fedeli numerosissimo, quale non videro mai eguale le altre canonizzazioni; e soprattutto quasi così imposta dall'abbagliante fulgore e dalla inebriante fragranza di questo giglio, ammantato di porpora, che or ora con intimo gaudio abbiamo ascritto all'albo dei Santi : la piccola e dolce Martire della purezza : Maria Goretti.

Perchè, diletti figli, siete accorsi in così sterminato numero alla sua glorificazione? Perchè, ascoltando o leggendo il racconto della sua breve vita, così somigliante a una limpida narrazione evangelica per semplicità di linee, per colore di ambiente, per la stessa fulminea violenza della morte, vi siete inteneriti fino alle lacrime? Perchè Maria Goretti ha conquistato così rapidamente i vostri cuori, fino a divenirne la prediletta, la beniamina? Vi è dunque in questo mondo, apparentemente travolto e immerso nell'edonismo, non soltanto una sparuta schiera di eletti assetati di cielo e di aria pura, ma folla, ma immense moltitudini, sulle quali il soprannaturale profumo della purezza cristiana esercita un fascino irresistibile e promettente : promettente e rassicurante.

Se è vero che nel martirio di Maria Goretti sfolgorò soprattutto la purezza, in essa e con essa trionfarono anche le altre virtù cristiane. Nella purezza era l'affermazione più elementare e significante del dominio perfetto dell'anima sulla materia; nell'eroismo supremo, che non s'improvvisa, era l'amore tenero e docile, obbediente ed attivo verso i genitori; il sacrificio nel duro lavoro quotidiano; la povertà evangelicamente contenta e sostenuta dalla fiducia nella Provvidenza celeste; la religione tenacemente abbracciata e voluta conoscere ogni dì più, fatta tesoro di vita e alimentata dalla fiamma della preghiera; il desiderio ardente di Gesù Eucaristico, ed infine, corona della carità, l'eroico perdono concesso all'uccisore: rustica ghirlanda, ma così cara a Dio, di fiori campestri, che adornò il bianco velo della sua prima Comunione, e poco dopo il suo martirio.

Così questo sacro rito si svolge spontaneamente in un'accolta popolare per la purezza. Se alla luce di ogni martirio fa sempre amaro contrasto la macchia di una iniquità, dietro a quello di Maria Goretti sta uno scandalo, che all'inizio di questo secolo parve inaudito. A distanza di quasi cinquant'anni, tra la spesso insufficiente reazione dei buoni, la congiura del malcostume, valendosi di libri, di illustrazioni, di spettacoli, di audizioni, di mode, di spiagge, di associazioni, tenta di scalzare in seno alla società e alle famiglie, a danno principalmente della fanciullezza anche tenerissima, quelli che erano i presidi naturali della virtù.

O giovani, fanciulli e fanciulle dilettissimi, pupille degli occhi di Gesù e dei Nostri, — dite — siete voi ben risoluti a resistere fermamente, con l'aiuto della grazia divina, a qualsiasi attentato che altri ardisse di fare alla vostra purezza?

E voi, padri e madri, al cospetto di questa moltitudine, dinanzi alla immagine di questa vergine adolescente, che col suo intemerato candore ha rapito i vostri cuori, alla presenza della madre di lei, che, educatala al martirio, non ne rimpianse la morte, pur vivendo nello strazio, ed ora s'inchina commossa ad invocarla, — dite — siete voi pronti ad assumere il solenne impegno di vigilare, per quanto è da voi, sui vostri figli, sulle vostre figlie, affine di preservarli e difenderli contro tanti pericoli che li circondano, e di tenerli sempre lontani dai luoghi di addestramento alla empietà e alla perversione morale?

Ed ora, o voi tutti che Ci ascoltate, in alto i cuori! Sopra le malsane paludi e il fango del mondo si stende un cielo immenso di bellezza. È il cielo che affascinò la piccola Maria; il cielo a cui ella volle ascendere per l'unica via che ad esso conduce: la religione, l'amore di Cristo, la eroica osservanza dei suoi comandamenti.

Salve, o soave e amabile Santa! Martire sulla terra e angelo in cielo, dalla tua gloria volgi lo sguardo su questo popolo, che ti ama, che ti venera, che ti glorifica, che ti esalta. Sulla tua fronte tu porti chiaro e fulgente il nome vittorioso di Cristo (cfr. Apoc. 3, 12); sul tuo volto virgineo è la forza dell'amore, la costanza della fedeltà allo Sposo divino; tu sei Sposa di sangue, per ritrarre in te l'immagine di Lui. A te, potente presso l'Agnello di Dio, affidiamo questi Nostri figli e figlie qui presenti e quanti altri sono a Noi spiritualmente uniti. Essi ammirano il tuo eroismo, ma anche più vogliono essere tuoi imitatori nel fervore della fede e nella incorruttibile illibatezza dei costumi. A te i padri e le madri ricorrono, affinchè tu li assista nella loro missione educativa. In te per le Nostre mani trova rifugio la fanciullezza e la gioventù tutta, affinchè sia protetta da ogni contaminazione e possa incedere per il cammino della vita nella serenità e nella letizia dei puri di cuore. Così sia.

*Discorsi e Radiomessaggi di Sua Santità Pio XII, XII, 

 Dodicesimo anno di Pontificato, 2 marzo 1950 - 1° marzo 1951, pp. 121 - 123

 Tipografia Poliglotta Vaticana

  A.A.S., vol. XXXXII (1950), n. 11, pp. 597 - 599.

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