lundi 27 mars 2017

Bienheureux LOUIS-ÉDOUARD CESTAC, prêtre et fondateur


Harmand, Le Père Cestac,  photographie, vers 1867, Faubourg St Antoine, Paris

Bienheureux Louis-Edouard Cestac

Fondateur des Filles de Marie ( 1868)

Louis-Edouard Cestac (1801 - 1868), prêtre diocésain français, fondateur des Filles de Marie, déclaré vénérable le 7 avril 1908 par Pie X, le 13 juin 2014, promulgation par le Pape François du décret de reconnaissance de miracle lui étant attribué.


La cérémonie de la béatification du père Louis-Edouard Cestac a eu lieu le 31 mai 2015 à la Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne.


La Congrégation a été fondée à Anglet en 1842, par un prêtre du diocèse de Bayonne, le Père Louis Edouard Cestac... Vicaire à la cathédrale de Bayonne, le P. Cestac fut bouleversé par la situation des fillettes errantes et par celles des jeunes adolescentes prostituées. Il fonde successivement en 1836, le Grand Paradis à Bayonne pour les orphelines et en 1839, Notre Dame du Refuge pour donner un espace re-créateur aux adolescentes blessées par la vie. Accoutumé à l’accueil des pauvres et sûr de la tendresse de Dieu pour les plus démunis, le Père Cestac trouve en Marie, le guide et le soutien de toutes ses initiatives. Sa confiance en Marie, le poussera à se nommer lui-même Serviteur de Marie.

Rien ne prédisposait l’Abbé Cestac à devenir un expert en matière agricole: ni sa naissance en plein cœur de la ville de Bayonne dans une famille de petite bourgeoisie, ni ses études qui le préparaient à l’état écclésiastique, ni ses premières fonctions dans l’Eglise : professeur au Séminaire de Larressore, puis vicaire à la Cathédrale de Bayonne.

Quant à ses aptitudes naturelles, si son talent musical et son intelligence intuitive ne le rapprochent guère de l’agriculture, sons sens pratique reste un atout. 

Il mourut 27 mars 1868, à Anglet, à Notre-Dame du Refuge, où il repose.


Illustration: Vitrail du couvent Saint-Bernard représentant le Père Cestac.

- Les Saints du diocèse de Bayonne, l'essentiel de l'Année Cestac et de la béatification 

- présentation des Servantes de Marie, site de la conférence des religieux et religieuses de France





Jeune prêtre, l'abbé Louis-Édouard Cestac est scandalisé par la misère des enfants, jeunes filles mendiantes ou prostituées. Il initie alors une œuvre d'accueil en s'ingéniant à développer une pédagogie et des formations adaptées. Il permettra ainsi à des centaines de jeunes filles de se reconstruire et préparer leur avenir, les arrachant définitivement à leur condition de malheur.

L'abbé Cestac laisse à sa mort, en 1868, une congrégation de plus de 900 Servantes de Marie, avec une branche contemplative, les Bernardines; et quelques 150 maisons (écoles, orphelinats, etc.) dans plusieurs départements et en Espagne.

L'accès à la riche documentation et aux archives des Servantes de Marie a permis à l'historien Yves Chiron de nous conter ici le récit d'un homme et d'une œuvre originale, entièrement guidée par une immense dévotion à Marie.


L’éducation ne pouvant se réaliser chez nous qu’avec l’instruction, répandez l’une et l’autre...
P. Cestac



Louis-Édouard Cestac, fondateur des Servantes de Marie

Le 31 mai 2015, le père Louis-Édouard Cestac (1801-1868) est béatifié à Bayonne. Jeune prêtre, il est ému par la misère des orphelines des faubourgs de Bayonne. Rapidement, il se trouve engagé au service des jeunes qui souhaitent quitter la prostitution. Publié le 5 octobre 2015.
Une piété mariale
Louis-Édouard Cestac naît à Bayonne le 6 janvier 1801.
La piété mariale de Louis-Édouard prend ses racines dans sa famille dès son enfance qui est marquée par une protection spéciale de la Vierge Marie. Très jeune, il exprime son désir d’être prêtre. Il est ordonné le 17 décembre 1825 et consacre à la Vierge Marie ses mains, son cœur, toute sa personne. S’adressant à elle, il déclare : «Vous vouliez m’accoutumer à entendre et à suivre cette voix intérieure que votre bonté maternelle a depuis si souvent fait retentir dans le fond de mon âme.»
En 1831, il est nommé vicaire de la cathédrale de Bayonne et chargé des pauvres. Les pauvres sont à l’aise avec lui et lui avec eux. Il leur distribue tout ce qu’il a. Il sent le besoin de venir en aide aux fillettes qui errent dans les rues. Pour «leur créer une famille», il ouvre un orphelinat dans des conditions très modestes. Des jeunes filles bénévoles encadrent et éduquent les enfants. En 1838, sa jeune sœur Élise se met entièrement au service de l’œuvre et devient une précieuse collaboratrice.
Fondation de la congrégation des Servantes de Marie
En 1837, deux jeunes prostituées viennent lui demander protection. Dans sa quête d’une maison à la campagne, il sent l’inspiration d’aller en pèlerinage au sanctuaire de Buglose pour demander 50 000 francs. La Vierge Marie lui fait entendre cette parole : «Ne me demande que mon esprit», message qui le marque profondément ainsi que son œuvre. Lors d’une visite d’une maison en vente à Anglet, il découvre un tableau de sainte Marie Madeleine, la pénitente. Il décide d’acheter à crédit le domaine qu’il nomme Notre-Dame-du-Refuge.
C’est au prix du travail des éducatrices et des repenties, au prix de grands sacrifices et de dures épreuves, qu’il remboursera la dette.
Le 6 janvier 1842, ces jeunes éducatrices deviennent les premières Servantes de Marie dont sa sœur Élise. Puis le 12 décembre 1851 quelques repenties se consacrent à leur tour à une vie de prière, de solitude, de pénitence et de travail. Cette communauté contemplative des Bernardines fait partie de la Congrégation des Servantes de Marie.
À partir de 1851, l’expansion de la congrégation des Servantes de Marie se fait essentiellement par l’œuvre des écoles. Soucieux de l’éducation des filles de la campagne, le père Cestac ouvre de petites communautés dans les villages pour y tenir une école, soigner les malades et assister le prêtre dans la paroisse. À Notre-Dame-du-Refuge, la vie se développe. Louis- Édouard Cestac, déchargé de ses fonctions à la cathédrale en 1858, se fait agriculteur. La ferme de Notre-Dame-du-Refuge devient un exemple pour les agriculteurs de la région. Le Serviteur de Dieu meurt le 27 mars 1868 ; sa réputation est celle d’un saint.
«Marie, je la vois associée aux trois personnes divines dans l’œuvre de la rédemption des hommes, toute embrasée d’amour et chargée d’en faire d’autres Jésus, toujours occupée de nous comme la meilleure des mères.»
Père Louis-Édouard Cestac, 16 février 1859
Extrait du "livret "de la messe de béatification du Père Louis-Edouard Cestac"



Vitrail du Couvent Saint-Bernard réalisé par le maître verrier Charles Carrère en 2001


Bx Louis-Édouard Cestac

Prêtre et fondateur des
Servantes de Marie’ et des ‘Bernardines

Louis-Édouard naît à Bayonne le 6 janvier 1801. Son père, Dominique Cestac, après avoir été ‘chirurgien de la marine’, devient chirurgien de la ville et des prisons. Sa mère, Jeanne Amitessarobe, est d'ascendance basque espagnole. Louis-Édouard a deux sœurs dont la cadette Élise (1811-1849) deviendra sa collaboratrice.

Après des études au Petit Séminaire d'Aire-sur-Adour puis au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, Louis-Édouard est nommé professeur au Petit Séminaire de Larressore. Il est ordonné diacre le 26 juin 1825 et prêtre le 17 décembre 1825, à l'âge de 24 ans. En 1831, âgé de 30 ans, l'abbé Cestac est nommé vicaire à la cathédrale de Bayonne.

Dans ce port, la prostitution sévit parmi les jeunes filles, parfois très jeunes, qui errent dans les rues et près des chantiers navals. C’est pour elles que le jeune vicaire fonde en 1836 un foyer d'accueil, dans une maison prêtée par la ville de Bayonne et dénommée ‘Le Grand Paradis’. Deux ans plus tard, il achète à crédit un domaine agricole situé à Anglet : le domaine Châteauneuf, qu'il appellera ‘Notre-Dame du Refuge’. Avec quelques éducatrices bénévoles, il élabore pour les jeunes “pénitentes”, comme on les appelle à l’époque, un projet d'éducation fondé sur l'amour de Marie, la liberté et le travail.

En 1842, les 14 premières collaboratrices de l’abbé Cestac se consacrent à Dieu par des vœux religieux. Le père leur donne une règle de vie qu'il a écrit à la Trappe de La Meilleray en 1839 et à Bétharram en 1841, chez son ami prêtre Michel Garicoïts, un saint célèbre dans la région et bien au-delà depuis sa béatification par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) et sa canonisation par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), en 1947. 

L’un et l’autre sont des fondateurs d’ordres : l’abbé Michel Garicoïts avait fondé en 1838 la congrégation des Prêtres auxiliaires du Sacré-Cœur de Jésus, qui deviendra, cette même année 1841, la société des ‘
Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus
.

L’année suivante, le 6 janvier 1842, c’est au tour de l’abbé Louis-Édouard Cestac de fonder la congrégation des ‘Servantes de Marie’. Parmi ses premières recrues, sa propre sœur Élise Cestac, en religion sœur Marie-Madeleine, cofondatrice ; Gracieuse Bodin, sœur Marie-François de Paule, chargée d'accompagner les premières prostituées accueillies, et qui deviendra la première supérieure générale de la congrégation ; Marie Supervielle, sœur Marie-François de Sales, qui organisa le travail dans la communauté naissante de Notre-Dame du Refuge. Une dizaine d’années plus tard, en 1851, naît la branche contemplative des ‘Solitaires de Saint-Bernard’ ou ‘Bernardines’ afin d’accueillir certaines des "pénitentes" désirant mener une vie religieuse vouée à la prière et au travail dans la solitude.

À partir de 1852, année de la reconnaissance officielle de la congrégation, l’abbé Cestac envoie ses religieuses dans de nombreux villages ruraux pour ouvrir des écoles (120 écoles dans 10 départements). Passionné de pédagogie, il invente une méthode de lecture pour ses jeunes institutrices. Mais il est aussi expert en agriculture, et veut répondre au besoin de bien nourrir et au meilleur prix les jeunes accueillies à Notre-Dame du Refuge et au Grand Paradis tout en travaillant à l'essor de l'agriculture dans la région. Il fait de Notre-Dame du Refuge un lieu d’expérimentation et d’innovation pour une agriculture plus prometteuse.

C’est ainsi que Notre-Dame du Refuge devient un lieu d’expérimentation et d’innovation reconnu par les plus hautes autorités : élu président du comice agricole de Bayonne en 1857, le fondateur de Notre-Dame du Refuge est décoré en 1865 de la Légion d'honneur par Napoléon III, pour son action sociale et agricole.

L’empereur et son épouse, familiers de la région puisqu’ils avaient "lancé" Biarritz, appréciaient particulièrement l’abbé Cestac : l'impératrice Eugénie était venue prier à la chapelle de paille de Saint-Bernard (à Anglet) pour demander un fils. Le père Cestac assura publiquement que sa prière serait exaucée, et elle le fut : Louis-Napoléon Bonaparte, fils unique de Napoléon III et d’Eugénie, naquit le 16 mars 1856 à Paris : ce fut "le Prince impérial", mort héroïquement au combat contre les Zoulous en Afrique du Sud, le 1er juin 1879.

Quant à l’abbé Louis-Edouard Cestac, il était "né au ciel" le 27 mars 1868 à Notre-Dame-du-Refuge, à Anglet, où son corps repose toujours. « Ma vie s'est passée au milieu des pauvres et des petits. Je les aime et je sens tout ce qu'on leur doit d'intérêt et d'amour… », avait-il dit au Prince Président (le futur Empereur) en 1852. 

Les ‘Servantes de Marie’(280 sœurs) poursuivent son œuvre au service des pauvres en France, en Espagne, en Amérique latine, en Afrique, et en Inde.

Louis-Edouard Cestac a été proclamé Bienheureux le 31 mai 2015.

La cérémonie, retransmise en direct sur KTO, s’est déroulée en milieu d’après-midi en la magnifique cathédrale gothique Sainte-Marie qui surplombe la ville, au cours de la messe de la Sainte Trinité, présidée par le card. Angelo Amato s.d.b., qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio, 2013-) avec Mgr Aillet, évêque de Bayonne, les évêques d’Aquitaine et du Pays basque espagnol.

Pour un approfondissement :
>>> Saints du diocèse de Bayonne

Sources principales : aleteia.org/fr/ ; eglise.catholique.fr/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).
©Evangelizo.org 2001-2017

SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170327&id=17212&fd=0



Hélène Feillet (1812–1889), Le Père Cestac,  octobre 1868 

L’abbé Cestac, père des pauvres et des prostituées

Philippe Oswald | 30 mai 2015

L’abbé Louis-Edouard Cestac (1801-1868), du diocèse de Bayonne, est béatifié ce dimanche. Un miracle attribué à son intercession a été reconnu par le pape François.

Tous ont pu suivre sa messe de béatification sur KTO TV en direct de Bayonne… C’est saint Pie X qui avait signé le décret d’introduction de la cause de béatification et de canonisation de l’abbé Louis-Édouard Cestac, en 1908, 40 ans après sa mort…

Plus de 100 ans se sont écoulés avant que la reconnaissance d’un miracle attribué à son intercession fasse l’objet d’un décret, signé le 13 juin dernier par le pape François. Le diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, dont l’évêque est Mgr Marc Aillet, bien connu des lecteurs d’Aleteia, va bientôt pouvoir s’enorgueillir d’un nouveau bienheureux. Et la joie ne sera pas moins vive dans la congrégation des Servantes de Marie, dont l’abbé Cestac est le fondateur.

Du "Grand Paradis" à "Notre-Dame du refuge"

Louis-Édouard naît à Bayonne le 6 janvier 1801. Son père, Dominique Cestac, après avoir été "chirurgien de la marine", devient chirurgien de la ville et des prisons. Sa mère, Jeanne Amitessarobe, est d’ascendance basque espagnole. Louis-Édouard a deux sœurs dont la cadette Élise (1811-1849) deviendra sa collaboratrice. Après des études au Petit Séminaire d’Aire-sur-Adour puis au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, Louis-Édouard est nommé professeur au Petit Séminaire de Larressore. Il est ordonné diacre le 26 juin 1825 et prêtre le 17 décembre 1825, à l’âge de 24 ans. En 1831, âgé de 30 ans, l’abbé Cestac est nommé vicaire à la cathédrale de Bayonne.

Dans ce port, la prostitution sévit parmi les jeunes filles, parfois très jeunes, qui errent dans les rues et près des chantiers navals. C’est pour elles que le jeune vicaire fonde en 1836 un foyer d’accueil, dans une maison prêtée par la ville de Bayonne et dénommée "Le Grand Paradis". Deux ans plus tard, il achète à crédit un domaine agricole situé à Anglet : le domaine Châteauneuf, qu’il appellera "Notre-Dame du Refuge". Avec quelques éducatrices bénévoles, il élabore pour les jeunes  "pénitentes", comme on les appelle à l’époque, un projet d’éducation fondé sur l’amour de Marie, la liberté et le travail.

La fondation des Servantes de Marie

En 1842, les 14 premières collaboratrices de l’abbé Cestac se consacrent à Dieu par des vœux religieux. Le père leur donne une règle de vie qu’il a écrit à la Trappe de La Meilleray en 1839 et à Bétharram en 1841, chez son ami prêtre Michel Garicoïts, un saint célèbre dans la région et bien au-delà depuis sa béatification par Pie XI et sa canonisation par Pie XII en 1947. L’un et l’autre sont des fondateurs d’ordres : l’abbé Michel Garicoïts avait fondé en 1838 la congrégation des Prêtres auxiliaires du Sacré-Cœur de Jésus, qui deviendra cette même année 1841 la société des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus.

L’année suivante, c’est au tour de l’abbé Louis-Édouard Cestac de fonder la congrégation des Servantes de Marie (6 janvier 1842). Parmi ses premières recrues, sa propre sœur Élise Cestac, en religion sœur Marie-Madeleine, cofondatrice ; Gracieuse Bodin, sœur Marie-François de Paule, chargée d’accompagner les premières prostituées accueillies, et qui deviendra la première supérieure générale de la congrégation ; Marie Supervielle, sœur Marie-François de Sales, qui organisa le travail dans la communauté naissante de Notre-Dame du Refuge. Une dizaine d’années plus tard, en 1851, naît la branche contemplative des Solitaires de Saint-Bernard ou Bernardines afin d’accueillir certaines des "pénitentes" désirant mener une vie religieuse vouée à la prière et au travail dans la solitude.

Féru de pédagogie et d’agriculture

À partir de 1852, année de la reconnaissance officielle de la congrégation, l’abbé Cestac envoie ses religieuses dans de nombreux villages ruraux pour ouvrir des écoles (120 écoles – 10 départements). Passionné de pédagogie, il invente une méthode de lecture pour ses jeunes institutrices. Mais il est aussi expert en agriculture, et veut répondre au besoin de bien nourrir et au meilleur prix les jeunes accueillies à Notre-Dame du Refuge et au Grand Paradis tout en travaillant à l’essor de l’agriculture dans la région. Il fait de Notre-Dame du Refuge un lieu d’expérimentation et d’innovation pour une agriculture plus prometteuse.

C’est ainsi que Notre-Dame du Refuge devient un lieu d’expérimentation et d’innovation reconnu par les plus hautes autorités : élu président du comice agricole de Bayonne en 1857, le fondateur de Notre-Dame du Refuge est décoré en 1865 de la Légion d’honneur par Napoléon III, pour son action sociale et agricole.

L’empereur et son épouse, familiers de la région puisqu’ils avaient "lancé" Biarritz, appréciaient particulièrement l’abbé Cestac : l’impératrice Eugénie était venue prier à la chapelle de paille de Saint-Bernard (à Anglet) pour demander un fils. Le père Cestac assura publiquement que sa prière serait exaucée, et elle le fut : Louis-Napoléon Bonaparte, fils unique de Napoléon III et d’Eugénie, naquit le 16 mars 1856 à Paris : ce fut "le Prince impérial", mort héroïquement au combat contre les Zoulous en Afrique du Sud, le 1er juin 1879.

"Ma vie s’est passée au milieu des pauvres et des petits"

Quant au bienheureux abbé Louis-Edouard Cestac, il était "né au ciel" le 27 mars 1868 à Notre-Dame-du-Refuge, à Anglet, où son corps repose toujours. "Ma vie s’est passée au milieu des pauvres et des petits. Je les aime et je sens tout ce qu’on leur doit d’intérêt et d’amour…", avait-il dit au Prince Président (le futur Empereur) en 1852. Les Servantes de Marie (280 sœurs) poursuivent son œuvre au service des pauvres en France, en Espagne, en Amérique latine, en Afrique, et en Inde.




Sources : Église catholique en France, WikipédiaZenit, CORREF (Servantes de Marie)


Pour en savoir plus : Yves Chiron, Louis-Édouard Cestac, biographie, éditions Artège, 2012.




T. Senatori , La visite du couple Impérial à la Solitude de Saint Bernard le 17 août 1854, 1908 

Bienheureux Louis-Édouard Cestac

Louis-Édouard Cestac (1801-1868), prêtre bayonnais du XIXe siècle au service des plus pauvres et des prostituées, a été béatifié le 31 mai 2015 par le cardinal italien Angelo Amato, préfet de la Congrégation des causes des saints. Publié le 2 juin 2015.
Louis-Édouard Cestac est le second d’une fratrie de trois enfants. Il a une sœur aînée, Marianne, et une cadette, Élise qui deviendra sa collaboratrice. Son père, ancien "chirurgien de la marine", est devenu chirurgien de la ville et des prisons. Sa mère, Jeanne Amitessarobe, est d'ascendance basque espagnole.
Éducateur et agronome
Né à Bayonne en 1801 et ordonné prêtre en 1825, l'abbé Cestac est sensible à la misère et la prostitution importantes liées aux chantiers navals de la côte basque.
Il fonde un premier foyer d'accueil en 1836 pour des orphelines des faubourgs de Bayonne dans une maison prêtée par la ville et dénomméeLe Grand Paradis.
Bouleversé par la mort d’une prostituée de 20 ans, il achète en 1838 à Anglet, près de Bayonne, un domaine qu’il appelle "Notre-Dame du refuge". Avec des bénévoles, il construit un projet d'éducation fondé sur l'amour de Marie, la liberté et le travail. En 1842, les 14 premières collaboratrices, dont sa sœur Élise, se consacrent à Dieu : la congrégation des Servantes de Marie est fondée (officiellement reconnue par Rome en 1852). 
"Notre-Dame du refuge" est confiée à l’action éducatrice des Servantes de Marie, elles-mêmes soutenues par la prière de leurs sœurs contemplatives, les Bernardines. Les Servantes de Marie essaiment dans les campagnes, formant de petites communautés caritatives dans les villages, ce qui conduit le Père Cestac à développer ses compétences d’agronome. Cet engagement lui vaut la Légion d'honneur : Napoléon III le décore en 1865, pour son action sociale, mais aussi ses recherches dans le domaine agricole.
Une béatification qui a pris du temps
"Nous accordons au vénérable Louis-Edouard Cestac qu'il soit désormais appelé Bienheureux, et que sa fête soit célébrée le 27 mars", a déclaré, au nom du Pape François, Mgr Angelo Amato.  Le même jour, lors de l’angélus place Saint-Pierre, le pape a salué la figure du P. Cestac en ces mots : "Son témoignage d’amour de Dieu et du prochain est pour l’Église un nouvel encouragement à vivre avec joie l’Évangile de la charité».
Le pape Pie X a signé en 1908, un décret d'introduction de la cause de père Cestac, étape indispensable pour une béatification. En 1939, un artisan landais, atteint par la gangrène, est guéri. Une procédure de reconnaissance de miracle "par intercession" est alors lancée. Le miracle est reconnu par Rome seulement 75 ans plus tard, car le dossier de la guérison a été perdu. Il n’a été retrouvé qu’en 2007 dans les archives du diocèse d’Aire et Dax. Le pape François promulgue en juin 2014 le décret ouvrant la voie à la béatification.
Geneviève Pasquier


Bienheureux Louis-Edouard Cestac
Le diocèse de Bayonne célèbre ce 31 mai la béatification du Père Cestac. Qui était cet homme hors du commun, dont l’oeuvre, à sa mort, compte une congrégation de plus de 900 religieuses et plus de 150 écoles ?

Cestac, du professeur au fondateur

Né en 1801, Louis-Edouard se sent rapidement appelé à la prêtrise. Sa vocation s’enracine dans sa dévotion à Marie, à qui il devait d’être guéri, à 3 ans, d’un mal face auquel les médecins se déclaraient incompétents. Le P. Cestac est doué intellectuellement et il passe ses premières années de prêtre à enseigner au séminaire les mathématiques puis la philosophie.

Il n’hésite pas à dialoguer avec les courants de pensée de son temps : il dira plus tard que « Les discussions (… sont) d’une grande utilité, car c’est du choc des opinions que souvent jaillit la lumière ». Le nouvel évêque de Bayonne, craignant une contagion (non avérée) par les ‘idées nouvelles'1notamment celles de Lammenais change l’équipe de direction du séminaire et le nomme troisième vicaire de la cathédrale de Bayonne.

Dans les rues de Bayonne, le P. Cestac est sensible à la misère des jeunes orphelines, qui sont menacées par la prostitution, qui sévit alors à Bayonne près des chantiers navals. En 1836, il fonde un foyer pour les accueillir, dans une maison dénommée Le Grand Paradis qu’il reçoit de la ville de Bayonne, où il entreprend de leur donner une instruction, pour les protéger de la prostitution. Il dit ainsi « (L’enfant) est comme une plante précieuse qui doit un jour porter de grands fruits, mais qu’il faut développer par une culture sage, intelligente et suivie.»

De jeunes filles de la région viennent le seconder dans son œuvre éducative, parmi lesquelles sa propre sœur, Élise. Celles-ci se dévouent à l’éducation des orphelines et à la prière. Lorsque ces “auxiliaires” seront appelées au service d’un lycée de Toulouse, le P. Cestac, encouragé par son évêque, formalisera cette vie religieuse naissante en fondant en 1842 la congrégation des Servantes de Marie. Elle sont alors 14 à recevoir la consécration.

Cestac, attentif aux signes des temps

Œuvrer à protéger les jeunes filles de la misère n’est pas assez : il lui faut secourir celles tombés dans la prostitution. « Devant ce cadavre d’une prostituée de 20 ans, au milieu des cris et des sanglots de ses compagnes épouvantées, écrit-il, je promis au Seigneur de travailler tous les jours de ma vie à préserver les jeunes innocentes et à retirer celles qui s’étaient perdues ».

Le Père Cestac envoie les premières filles qu’il secourt dans les refuges des environs, mais ceux-ci sont vite pleins. Faute d’alternative, il prend alors une décision qui va provoquer un tollé dans la ville : il héberge des prostituées repenties dans le grenier de l’orphelinat.

Sommé de trouver rapidement une autre solution, et pressentant que la campagne serait plus appropriée que la ville pour cette nouvelle œuvre, il reçoit en priant la Vierge l’idée d’un domaine agricole, qu’il évoque avec un malade qu’il visite. « Mais ce domaine, s’écrie son hôte, existe, vous l’avez à trois minutes d’ici, à la maison Châteauneuf et à sa propriété qui sont à vendre ! ». Le P. Cestac rachète la maison et crée en 1838 Notre-Dame du Refuge.

Contrairement aux “refuges” de l’époque, Notre-Dame du Refuge n’est pas une maison fermée. Le P. Cestac pense en effet que c’est librement que les “repenties” doivent rester.

Pressé par le besoin de nourrir les jeunes accueillies (il y eut vite plus de 100 personnes à Notre-Dame du Refuge), le P. Cestac, un mois à peine après l’arrivée à Notre-Dame du Refuge, prend le chemin de la Meilleraye, en Bretagne, pour s’initier aux méthodes modernes d’agriculture importées d’Angleterre par les moines cisterciens. Le P. Cestac devient un véritable agronome et fait de nombreux essais : engrais, semences, … En 1857, face au succès de l’exploitation, il sera d’ailleurs élu président du comice agricole de Bayonne et décoré en 1865 de la légion d’honneur pour son action agricole et sociale !

Quelques-unes des prostituées accueillies à Notre-Dame du Refuge désirent vivre une vie religieuse. Ces “repenties” souhaitent vivre une vie austère, retirée du monde. Le P. Cestac leur donne une cabane sur les dunes, qu’il a reçue en héritage : il adjoint en 1851 une branche contemplatives aux Servantes de Marie : les Bernardines.

En 1850, la loi Falloux est votée. Le P. Cestac, attaché à l’éducation et notamment l’éducation des jeunes filles peu répandue à l’époque, y voit une opportunité. La Congrégation des Servantes de Marie obtient en 1852 une reconnaissance légale et le P. Cestac envoie ses jeunes religieuses enseigner. Là encore, il va se montrer inventif : il crée pour ces écoles une méthode de lecture… Quelques années plus tard, 150 écoles desservent plus de 10 départements.

Cestac, homme de prière

Toutes ces œuvres ne sont pas que le fait d’un homme débrouillard. Le P. Cestac est surtout un homme de prière, extrêmement dévoué à la Vierge Marie, à qui il confie tous les aspects de son œuvre.

On lit dans son journal : « Je vous renouvelai tous mes sentiments d’offrande, de dévouement, de sacrifice, et enfin j’allais vous demander les 50000 francs, lorsque vous me fermâtes la bouche, et vous me fîtes entendre cette parole si digne de Vous et de vôtre grandeur, ô ma divine Mère : « Ne me demande que mon esprit » Je m’arrêtai de suite, humilié, confus de tant de bonté ; je compris que le reste, c’est-à-dire l’œuvre, devrait être et serait votre ouvrage ; que seule vous vouliez la fonder et pourvoir à tout ce qui lui serait nécessaire.

Oh oui, la plus tendre des mères, donnez moi votre esprit ; je vous le demande uniquement, car je sais et vous me l’avez bien prouvé, que tout le reste nous sera donné par surcroît. Donnez votre esprit à votre œuvre en général et à toutes les âmes que vous daignez y appeler…»

Pour en savoir plus sur le P. Cestac, je vous recommande l’excellente biographie d’Yves Chiron.

Incarnare

Auteur du site theologieducorps.fr



SOURCE : http://cahierslibres.fr/2015/05/bienheureux-louis-edouard-cestac/

Blessed Louis-Édouard Cestac

Profile

Priest in the diocese of Bayonne, France. Founded the Daughters of Mary.

Born


Beato Ludovico Edoardo Cestac Sacerdote


Bayonne, Francia, 6 gennaio 1801 - Anglet, Francia, 27 marzo 1868

Fu considerato da chi lo conobbe un “nuovo curato d’Ars” e un fondatore di Opere straordinario. Nacque a Bayonne città dei Bassi Pirenei in Francia, il 6 gennaio 1801 da Domenico e Giovanna Amitessarobe, verso i tre anni fu colpito da una incurabile nevralgia e da un completo mutismo, la madre lo consacrò alla Madonna di s. Bernardo. Guarito, portò per tutta la vita una grande devozione alla Madonna; la sua famiglia nel 1813 si trasferì a Puntous negli Alti Pirenei, al tempo dell’invasione della Francia da parte di Spagna e Inghilterra. 


A 17 anni entrò nel piccolo seminario di Aire dove si ritrovò con Michele Garicoïts, che aveva conosciuto a Bayonne, già filosofo e che diventerà poi santo nel 1947, essendo stato anch’egli un grande fondatore. 

Trasferito a S. Sulpizio nel 1820, qui nel giorno di Natale del 1821, ricevé gli Ordini minori, l’anno successivo a seguito di una malattia rientrò a Bayonne, prese a frequentare il piccolo seminario di Larressorre dove ebbe il compito di economo e professore di matematica e musica, qui s’imbatté nel suo confessore, di idee gianseniste che a lungo gli negò l’assoluzione, creandogli disagi e sofferenza spirituale. 

Il giansenismo, già condannato da papa Innocenzo X, seguiva il concetto che a motivo della profonda corruzione dell’uomo dopo il peccato originale, vi era assoluta necessità della Grazia per la salvezza, la quale sarebbe stata concessa solo ad alcuni per imperscrutabile disegno di Dio 

Diventò sacerdote il 17 dicembre 1825, divenendo anche professore di filosofia; fu sospettato di essere seguace del noto sacerdote filosofo, politico, scrittore Félicité-Robert de Lamennais, coautore del tradizionalismo, che era fautore dell’idea di un cattolicesimo democratico per ravvicinare la Chiesa alla società moderna; filosofo condannato dalla Chiesa di allora nel 1832 e Ludovico Cestac dovette difendersi e affermare la sua fedeltà a Roma; nel 1831 il vescovo locale mons. d’Arbou, congedò i professori del seminario e lui divenne vicario della cattedrale fino al 1838. 

In quegli anni e nei seguenti cominciò la fondazione di opere di notevole importanza: L’Associazione delle Figlie di Maria per le domestiche; l’Opera della Perseveranza per le signorine della buona società; i Circoli di studio per i giovani; l’Opera degli Orfanelli di Maria nel 1836 completamente gratuita che fu affidata l’anno successivo a sua sorella Elisa; nel 1838 fondò l’Opera dei Penitenti di Maria che sistemò in un possedimento acquistato a Chateauneuf nella città di Auglet per poter dare loro la possibilità di lavorare all’aperto, istituzione che prese nel 1839 il nome di “Notre-Dame du Refuge” certamente l’Opera più importante. 

Nel 1842 fondò la Congregazione delle Religiose Serve di Maria con superiora la sorella Elisa che prese il nome di suor Maria Maddalena, compito che tenne per sette anni fino alla morte avvenuta il 17 marzo 1849. 

Infine il 15 agosto 1846 fondò la Congregazione delle “Solitarie di s. Bernardo” o “Silenziose di Maria” chiamate anche suore Bernardine, votate al silenzio perpetuo. 

Inoltre fu nominato canonico della cattedrale di Bayonne, dalla quale dopo cinque anni nel 1855 si dimise per non trascurare le sue Opere. La sua attività si estese anche all’organizzazione di scuole parrocchiali, con metodi pedagogici, compose un Sillabario e un Metodo per imparare l’ortografia, inviò nel 1854-56 a Madrid alcune suore per dirigere un ospedale e un pensionato per signorine. 

Già nel 1860 si contavano 900 Serve di Maria, 160 Penitenti, circa 40 Solitarie, circa 60 Orfanelle. L’Imperatore di Francia Napoleone III, il 4 ottobre 1865 gli concesse la Légion d’honneur (Legion d’onore) massima onorificenza francese. Propagò la medaglia miracolosa della Vergine, celebrò con solennità il dogma dell’Immacolata Concezione, seguì con trepidazione le vicende che coinvolgevano il papa Pio IX. 

Scrisse le Note intime con i particolari delle sue fondazioni e note biografiche. La sua santità fu l’adempimento dei suoi doveri e l’amore per il prossimo con immensa generosità. 

Morì il 27 marzo 1868; la causa per la sua beatificazione fu introdotta il 7 aprile 1908 e i relativi processi apostolici furono portati a Roma il 15 marzo 1916. E' stato infine solennemente beatificato il 31 maggio 2015 nella Cattedrale di Bayonne.



Autore: Antonio Borrelli




Saint GÉLASE d'ARMAGH, abbé et évêque

Saint Gélase

Abbé de Derry, évêque d'Armagh ( 1174)

Abbé de Derry en Irlande, il devint archevêque d'Armagh à la suite de saint Malachie et aurait été le premier évêque à recevoir le pallium. Primat d'Irlande jusqu'en 1174, il consacra saint Laurent O'Toole archevêque de Dublin. 

Prélat infatigable, il parcourut l'Irlande, réorganisa les monastères et organisa des synodes.




Gelasius of Armagh B (AC)
(also known as Giolla Iosa, Gioua-Mac-Liag)

Died March 27, 1174. Son of the Irish poet Diarmaid, Saint Gelasius (meaning `servant of Jesus') was the learned abbot of Derry for 16 years. He was consecrated bishop of Armagh c. 1138, when Saint Malachy resigned and served as primate of Ireland until 1174.


During his long episcopacy Gelasius had to deal with the events before and after the Norman invasion, including the alleged Donation of Ireland by Pope Adrian IV to Henry II of England, Henry's arrival in Ireland in 1171, and Pope Alexander III's confirmation of everything granted by Adrian IV.

He reconstructed the Cathedral of Armagh, and, in 1162, consecrated Saint Laurence O'Toole archbishop of Dublin, although the invasion and settlement of Dublin by Norsemen meant that the Christians of that see were looking more to Canterbury than Armagh. That same year, during the Synod of Clane in County Kildare, a uniform liturgy was ensured throughout Ireland by requiring that only Armagh-trained or Armagh-accredited teachers of divinity may teach in any school attached to the Irish Church.

Gelasius was an indefatigable prelate. He made constant visitations throughout Ireland, reorganized old monasteries, and convened synods. He is said to have been the first Irish bishop to whom the pallium was sent; Eugenius III's papal legate, Cardinal Paparo, brought four pallia with him to the Synod of Kells in 1152 for the archbishops of Armagh, Cashel, Dublin, and Tuam. The records of this synod include the firsts mention of tithes in Irish annals, which Cardinal Paparo proposed but none of the participants supported. The matter of tithes and the Peter's Pence was an important consideration in subsequent negotiations between Pope Adrian IV and Henry II of England.

Gelasius convened another synod at Armagh in 1170 in the hope of finding some means to expel the Anglo-Norman, who had invaded the country the previous year, before they became too entrenched. In 1171, Henry II arrived, lavishly entertained the civic and ecclesiastic Irish leaders, and requested the convening of the Synod of Cashel, during which he presented a plan for improving the Church of Ireland. At this time there was no mention of any claim of Canterbury or the Donation; however, the eighth canon of the synod decreed that the Irish Church would celebrate the Divine Office according to the usage of the Church of England (which was still Catholic).

The bishop of Armagh did not attend the Synod of Cashel. At that time he was occupied in a visitation of Connacht and Ulster in an attempt (in concert with the high king) to organize a defense of Ireland. He realized that Henry had duped many of Irish princes by masking his true intentions.

The following year Henry fell under interdict for his murder of Saint Thomas Becket. When news of Henry's penitential, bare-foot walk to the shrine of Saint Thomas and his plans for the `uplift' of the Irish Church reached Rome, Alexander III confirmed the Donation of Ireland made by Adrian IV. Shortly thereafter the Church of Ireland became English: the School of Armagh was closed (c. 1188) and the last native bishop of Armagh until the Reformation died in 1313 (Benedictines, D'Arcy, Encyclopedia, Healy, Husenbeth, Kenney, MacNeill, O'Hanlon, Stokes). 


Saint Gelasius of Armagh

Also known as
  • Giolla Iosa
  • Gioua-Mac-Liag
  • Gilla Meic Liac mac Diarmata
Profile

Son of the Irish poet Diarmaid. Abbot in Derry, Ireland for 16 years. Archbishop of Armagh, Ireland in 1138; he served for 36 years. First Irish bishop to receive the pallium. Rebuilt the cathedral of Armagh. As the primate bishop of Ireland, Gelasius travelled widely, preaching to the faithful, re-building old monasteries, convening synods, encouraging teachers. Ordained Saint Lawrence O’Toole as archbishop of Dublin in 1162. Convened a synod in Armagh in 1170 to look for a way to defend against invading Anglo-Normans.


jeudi 23 mars 2017

Saint OTTONE (OTHON) FRANGIPANE, ermite bénédictin

Saint Ottone Frangipani

Saint Othon

Ermite à Ariano ( v. 1120)

Il est le saint patron de la ville d'Ariano (près de Bénévent en Italie). Selon la tradition de cette ville, il serait né à Rome vers 1040 et descendrait d'une famille noble. Soldat du Pape et des états pontificaux, il aurait été fait prisonnier et aurait été libéré par une intervention miraculeuse attribuée à Saint Léonard de Noblat. Pendant une cinquantaine d'années, il parcourt divers sanctuaires dans le monde et c'est sans doute pendant cette période qu'il prend l'habit bénédictin. Arrivé à Ariano vers 1117, il se retire comme ermite.

À Ariano, près de Bénévent en Campanie, vers 1120, saint Othon, ermite.


Martyrologe romain

Saint Ottone Frangipane

Also known as
  • Oddone
  • Oto
  • Otto
Profile

Born to the Italian nobility, he became a knight and fought in defense in the pope in the area of Frascati, Italy. Captured on the field, he was imprisoned in a tower until he prayed for the intercession Saint Leonard of Noblac and received miraculous assistance in escape. Pilgrim to the Benedictine abbey to Saints Trinity of Cava dei Tirreni; he did not become a monk, but lived there, spending his days in prayer and work. From there he moved to the monastery of Montevergine and became a spiritual student of Saint William of Vercelli. Moved to Ariano Irpino, Italy in 1117, and devoted himself to care for the pilgrims that came through the city en route to the Holy Lands. He began living nearby as a hermit in 1120; Ottone even dug a grave next to his cell as a reminder that death was always near. His reputation for holiness, wisdom and miracles soon spread and drew many would-be students.

Born

Sant' Ottone Frangipane Eremita


Roma, 1040 circa - Ariano, 1127 circa

Patronato: Ariano Irpino (AV)

Martirologio Romano: Ad Ariano Irpino in Campania, sant’Ottone, eremita.

Secondo la tradizione arianese, S. Ottone nacque a Roma verso il 1040 e discendeva dalla nobile famiglia dei Frangipane. 

Verso il 1058-1060, S. Ottone dovette partire, come i coetanei del suo rango, in qualche spedizione militare, forse a favore del papa. 

In una di queste, Ottone fu catturato dagli avversari e imprigionato. Liberato dalla prigione per intervento divino, per intercessione di S. Leonardo di limoges, tornò a Roma. Da lì si mise in pellegrinaggio a visitare devotamente vari santuari cristiani per varie regioni del mondo. 

I pellegrinaggi durarono quasi 50 anni. Si è pensato che durante questi anni Ottone abbia vestito i panni dell’Ordine benedettino e che abbia vissuto per un certo tempo nell’Abazzia della SS. Trinità di Cava dei Tirreni e che abbia visitato S. Guglielmo da Vercelli a Montevergine. 

Dopo lungo pellegrinare, il santo giunse ad Ariano Irpino verso il 1117. Qui Ottone per tre anni gestì un ospizio per pellegrini, che egli stesso aveva fondato, dando esempi di carità, finchè non decise di ritirarsi a vita eremitica, a quasi un miglio dalla città, nella chiesa di S Pietro apostolo, oggi ancora esistente e chiamata S. Pietro de’ reclusiis. 

Accanto alla chiesa si costruì una piccola cella e vi si rinchiuse. Qui, S. Ottone compì molti miracoli. Nel suo romitaggio, il santo aumentò l’austerità, prolungò le sue vigilie di preghiere, diminuì il cibo e aumentò le penitenze. Nella piccola cella scavò una fossa a mò di sepolcro per ricordare a sé stesso la morte, come monito a vivere santamente. 

Nel 1127, dopo sette anni di eremitaggio e 10 anni trascorsi ad Ariano, S. Ottone morì. 

Appena gli arianesi appresero della morte del santo, essi si recarono commossi alla sua cella. Desposto il corpo del santo su un carro, gli arianesi lo portarono in processione in cattedrale, ove il vescovo di Ariano lo fece deporre in un posto d’onore. 

Il culto degli arianesi verso S. Ottone dovette iniziare assai presto. Certo comunque doveva già esistere quando gli arianesi, per mettere al sicuro il corpo del santo dalle incursioni saracene, lo traslarono a Benevento. Questo dovette accadere nel 1220 sotto Federico II quando i saraceni costituivano una minaccia in Puglia e nelle nostre zone. 

Tra i prodigi operati dal santo dopo la morte, la tradizione tramanda quello avvenuto tra gli anni 1175-1190 quando con una gragnuola di pietre caduta dal cielo per intercessione di S. Ottone, apparso tra le nuvole, i saraceni furono respinti dall’assedio della città. In ricordo di questo avvenimento ad Ariano fu costruita una chiesa S. Maria della Ferma. 

Fra i miracolati del santo vi fu anche S. Eleazario de’ Sabran, che divenne conte e anch’esso patrono di Ariano. 

Molto noto è il voto che gli arianesi fecero nel 1528 a S. Ottone in tempo di peste per esserne liberati. In altre circostanze, dice la tradizione, Ariano fu salvata o preservata dalla peste dal santo.

S. Ottone è molto venerato anche nella città di Castelbottaccio, nel Molise, dove è il patrono. 

Ad Ariano i maggiori centri di culto del santo sono la cappella di S. Ottone, la principale della cattedrale, e la antica chiesa di S. Pietro de’ reclusiis. Il più bel monumento dedicato a S. Ottone ad Ariano è sicuramente la statua del santo posta nel 1502 dall’allora vescovo di Ariano, Nicola degli Ippoliti, nella nicchia sovrastante il portone destro della facciata della cattedrale. Sotto la nicchia è scolpito questo bel distico: “ASSURGAS QUICUMQE POTES SPECTARE FIGURAM NAM PATER EST URBIS NOMINE DIVUS OTHO” (Salga ai suoi piedi chiunque vuol vedere la sua immagine, perché il patrono della città si chiama Ottone). 

Ad Ariano Irpino il santo è solennemente festeggiato il 23 marzo e nell’ottava dell’Assunta.


Autore: Francesco Roccia