lundi 27 février 2017

Bienheureuse CARITÀ (MARIA GIUSEPPA CAROLINA BRADER), religieuse et fondatrice



Bienheureuse Marie de la Charité du Saint-Esprit

Fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée ( 1943)

Marie de la Charité du Saint-Esprit, née en 1860 en Suisse Marie-Josèphe-Caroline Brader.

"Au cours de l'histoire, de nombreux hommes  et  femmes ont annoncé le Royaume de Dieu. Parmi ceux-ci, il faut mentionner Mère Caridad Brader, Fondatrice des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée.

Un jour, la nouvelle bienheureuse quitta son intense vie religieuse dans le couvent de Maria Hilf, dans sa patrie suisse, afin de se consacrer entièrement, tout d'abord en Équateur puis en Colombie, à la mission ad gentes. Avec une confiance illimitée dans la Divine Providence, elle fonda des écoles et des instituts, en particulier dans les quartiers pauvres, et elle diffusa ainsi une profonde dévotion eucharistique.

Sur le point de mourir, elle dit à ses sœurs: 'N'abandonnez pas les bonnes œuvres de la Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité entre les sœurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres'. Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!"

Béatifiée le 23 mars 2003 par Jean-Paul II - homélie

María Caridad Brader (1860-1943) biographie en anglais


À Pasto en Colombie, l’an 1943, la bienheureuse Marie de la Charité du Saint-Esprit (Marie-Josèphe-Caroline Brader), vierge, qui mit le plus grand soin à joindre à une vie contemplative une activité missionnaire, et pour cela fonda la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée pour la promotion du peuple grâce à une formation chrétienne.


Martyrologe romain


Elle naquit le 14 août 1860 à Kalt-brunn, Saint-Gall (Suisse). Dotée d'une intelligence hors du commun, elle entra à 20 ans à Alstätten au couvent franciscain de clôture "Maria Hilf" et, en 1882, émit ses voeux, recevant le nom de Marie Charité de l'Amour du Saint-Esprit, et fut destinée à l'enseignement. Répondant à la demande de l'Evêque de Portoviejo (Equateur), qui cherchait des volontaires pour travailler comme missionnaires en Equateur, elle partit en 1888 avec ses compagnes vers Chone. 

En 1893, après avoir catéchisé d'innombrables groupes d'enfants, elle fut destinée à la fondation à Túquerres, en Colombie, où elle manifesta son ardeur missionnaire auprès des autochtones, en particulier des pauvres et des marginaux. 

En 1894, elle fonda la Congrégation des Franciscaines de Marie Immaculée, composée de religieuses suisses et colombiennes. Dans son activité apostolique, qui se déroula principalement dans le domaine de l'éducation, elle sut mêler la contemplation et l'action et exhorta ses filles à une préparation académique efficace, unie à un esprit de sainte oraison et dévotion. Ame eucharistique, elle trouva en Jésus Sacrement les valeurs spirituelles qui l'encouragèrent toute sa vie, et s'engagea à obtenir le privilège de l'Adoration perpétuelle diurne et nocturne, qu'elle laissa en héritage à sa communauté. Elle vécut constamment en présence de Dieu et sa devise était:  "Il le veut". 

En tant que Supérieure générale, elle fut guide spirituelle de sa Congrégation de 1893 à 1919 et de 1928 à 1940. 

En 1933, elle reçut l'approbation pontificale de sa Congrégation. 

Elle mourut le 27 février 1943.


Bse María Caridad Brader

Religieuse et fondatrice des :
Sœurs franciscaines de Marie Immaculée

María Caridad, dans le siècle Marie-Josèphe-Caroline, fille de Joseph Sebastien Brader et de Marie-Caroline Zahaner, naît le 14 août 1860 à Kalt-brunn, Saint-Gall (Suisse).

Dotée d'une intelligence hors du commun, elle entra à 20 ans à Alstätten au couvent franciscain de clôture "Maria Hilf" et, en 1882, émit ses vœux, recevant le nom de Marie Charité de l'Amour du Saint-Esprit, et fut destinée à l'enseignement.

Répondant à la demande de l'Évêque de Portoviejo (Equateur), qui cherchait des volontaires pour travailler comme missionnaires en Equateur, elle partit en 1888 avec ses compagnes vers Chone.  

En 1893, après avoir catéchisé d'innombrables groupes d'enfants, elle fut destinée à la fondation à Túquerres, en Colombie, où elle manifesta son ardeur missionnaire auprès des autochtones, en particulier, des pauvres et des marginaux. 

En 1894, elle fonda la Congrégation des Franciscaines de Marie Immaculée, composée de religieuses suisses et colombiennes. Dans son activité apostolique, qui se déroula principalement dans le domaine de l'éducation, elle sut mêler la contemplation et l'action et exhorta ses filles à une préparation académique efficace, unie à un esprit de sainte oraison et dévotion.

Âme eucharistique, elle trouva en Jésus Sacrement les valeurs spirituelles qui l'encouragèrent toute sa vie, et s'engagea à obtenir le privilège de l'Adoration perpétuelle diurne et nocturne, qu'elle laissa en héritage à sa communauté. Elle vécut constamment en présence de Dieu et sa devise était : « Il le veut ». 

En tant que Supérieure générale, elle fut guide spirituelle de sa Congrégation de 1893 à 1919 et de 1928 à 1940.  

En 1933, elle reçut l'approbation pontificale de sa Congrégation. 

Sur le point de mourir, elle dit à ses sœurs: « N'abandonnez pas les bonnes œuvres de la Congrégation, les aumônes et une grande charité à l'égard des pauvres, une grande charité entre les sœurs, une profonde adhésion aux évêques et aux prêtres ». 

Quelle belle leçon d'une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes!

Le 27 février 1943 elle quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, en disant : « Jésus…je meurs ».
María Caridad Brader a été béatifiée le 23 mars 2003, avec Pierre Bonhomme, prêtre, fondateur de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire; María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique « Dolores Sopeña »; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, sur la Place Saint Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).   
 
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Beata Carità (Maria Giuseppa Carolina Brader) Religiosa, fondatrice


Kaltbrunn, St. Gallen, Svizzera, 14 agosto 1860 - 27 febbraio 1943

Nata a Kaltbrunn, nel cantone svizzero di San Gallo il 14 agosto 1860, a vent'anni Maria Giuseppa Carolina Brader entrò nel convento francescano di clausura «Maria Hilf» di Alstãtten. Ma alla vita contemplativa affiancò, ben presto, l'azione: nel 1888, accogliendo l'invito del vescovo missionario, Pietro Schumacher, insieme a cinque consorelle partì per l'Ecuador per dedicarsi all'evangelizzazione. L'anno dopo venne destinata ad una nuova comunità in Colombia. Per meglio rispondere a questa sfida nel 1894 fondò la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Il suo carisma specifico fu l'incontro tra l'azione e la contemplazione: come eredità alla comunità lasciò la cura dell'Adorazione perpetua diurna e notturna. Morì il 27 febbraio 1943. Giovanni Paolo II l'ha proclamata beata il 23 marzo 2003.

Martirologio Romano: A Pasto in Colombia, beata Maria Carità dello Spirito Santo (Carolina) Brader, vergine, che con ogni sforzo cercò di unire la vita contemplativa con l’impegno missionario e istituì le Suore Francescane di Maria Immacolata per il progresso del popolo attraverso l’educazione cristiana.

Carità Brader, figlia di Giuseppe Sebastiano Brader e di Maria Carolina Zahaner, nacque il 14 agosto 1860 a Kaltbrunn, St. Gallen (Svizzera). Fu battezzata il giorno dopo con il nome di Maria Giuseppa Carolina.


Dotata di un'intelligenza fuori dal comune e guidata per le vie del sapere e della virtù da una madre affettuosa e premurosa, la piccola Carolina crebbe con una solida formazione cristiana, un intenso amore a Gesù Cristo ed un'affettuosa devozione alla Vergine Maria.

Conoscendo il talento e le capacità di sua figlia, la madre si preoccupò di darle una accurata educazione. Nella scuola di Kaltbrunn fece gli studi primari, gli studi medi poi all'istituto di Maria Hilf di Altstätten, diretto da una comunità di religiose del Terzo Ordine Regolare di San Francesco.

Intanto la voce di Cristo cominciò a farsi sentire nel suo cuore e Maria Caridad decise di abbracciare la vita consacrata. Questa scelta di vita provocò in un primo momento l'opposizione di sua madre, che era rimasta vedova e con questa unica figlia.

Il primo ottobre 1880 entrò ad Altstätten nel convento francescano di clausura “Maria Hilf”. Il primo marzo 1881 vestì l'abito francescano ricevendo il nome di Maria Carità dell'Amore dello Spirito Santo. Il 22 agosto dell'anno dopo emise i voti religiosi. Grazie alla sua preparazione pedagogica fu destinata all'insegnamento nel collegio unito al monastero.

Aperta alle religiose di clausura la possibilità di lasciare il monastero e di collaborare all'estensione del Regno di Dio, i Vescovi missionari, alla fine del XIX secolo, si recarono nei conventi in cerca di suore disposte a lavorare nei territori di missione.

Monsignor Pietro Schumacher, missionario di San Vincenzo de' Paoli e Vescovo di Portoviejo (Ecuador), scrisse una lettera alle religiose di Maria Hilf, chiedendo volontarie per lavorare come missionarie nella sua diocesi.

Le religiose risposero con entusiasmo a questo invito. Una delle più entusiaste ad andare in missione fu Madre Carità Brader. La beata Maria Bernarda Bütler, superiora del convento che guiderà il gruppo delle sei missionarie, la scelse tra le volontarie dicendo: «Alla fondazione missionaria va madre Carità, generosa in sommo grado, che non retrocede dinanzi a nessun sacrificio e con il suo straordinario saper fare e la sua pedagogia potrà dare alla missione grandi servizi».

Il 19 giugno 1888 Madre Carità e le sue compagne intrapresero il viaggio verso Chone, in Ecuador. Nel 1893, dopo un duro lavoro a Chone e dopo aver catechizzato tanti gruppi di bambini, Madre Carità fu destinata alla fondazione in Túquerres, Colombia. Lì manifestò il suo ardore missionario: amava gli indigeni e non risparmiava alcuno sforzo per andare da loro, sfidando la furia delle onde dell'oceano, le intricate selve e il freddo intenso degli altipiani. Il suo zelo non conosceva riposo. La preoccupavano soprattutto i più poveri, gli emarginati, coloro che ancora non conoscevano il Vangelo.

Di fronte all'urgente necessità di trovare più missionarie per un così vasto campo di apostolato, appoggiata dal Padre tedesco Reinaldo Herbrand, fondò nel 1894 la Congregazione delle Francescane di Maria Immacolata. Presto alla Congregazione, composta all'inizio da giovani, si unirono le vocazioni autoctone, soprattutto della Colombia.

Madre Carità, nella sua attività apostolica, seppe unire molto bene la contemplazione e l'azione. Esortava le sue figlie ad una preparazione accademica efficiente, ma «senza che si spegnesse lo spirito della santa orazione e devozione». «Non dimenticate - diceva loro - che quanta più istruzione e capacità possiede l'educatrice, tanto più potrà fare in favore della santa religione a gloria di Dio, soprattutto quando la virtù è l'avanguardia del sapere. Quanto più intensa e visibile è l'attività esterna, più profonda e fervorosa deve essere la vita interiore».

Indirizzò il suo apostolato principalmente verso l'educazione, soprattutto negli ambienti poveri ed emarginati. 
Anima eucaristica, per eccellenza, trovò in Gesù Sacramentato i valori spirituali che dettero calore e senso alla sua vita. Mise tutto il suo impegno nell'ottenere il privilegio dell'Adorazione Perpetua diurna e notturna che lasciò come il patrimonio più stimato alla sua comunità, insieme con l'amore e la venerazione ai sacerdoti come ministri di Dio.

Amante della vita interiore, visse in continua presenza di Dio. Per questo vedeva in tutti gli avvenimenti la sua mano provvidente e misericordiosa. «Egli lo vuole», fu il programma della sua vita.

Come superiora generale fu la guida spirituale della sua Congregazione dal 1893 al 1919 e dal 1928 al 1940. Nel 1933 ebbe la gioia di ricevere l'approvazione pontificia della sua Congregazione.

A 82 anni, presentendo la propria morte, esortava le sue figlie: «Me ne vado. Non lasciate le buone opere che ha nelle mani la Congregazione, l'elemosina e la molta carità verso i poveri, la grandissima carità tra le Suore, l'adesione ai Vescovi e ai sacerdoti».

Il 27 febbraio 1943, senza sospettare che quello fosse l'ultimo giorno della sua vita, disse all'infermiera: «Gesù, ... muoio». Furono le ultime parole con le quali consegnò la sua anima al Signore.

Appena si diffuse la notizia della sua morte, cominciò a passare davanti ai suoi resti mortali un'interminabile processione di devoti che chiedevano reliquie e si raccomandavano alla sua intercessione. I funerali ebbero luogo il 2 marzo 1943 alla presenza delle autorità ecclesiastiche e civili e di una moltitudine di fedeli, che dicevano: «È morta una santa».

Dopo la sua morte, la sua tomba è stata costante meta di devoti che l'invocano per le loro necessità.

Le virtù che praticò si coniugano ammirevolmente con le caratteristiche che sua Santità Giovanni Paolo II fa risaltare nella sua Enciclica «Redemptoris Missio» e che devono identificare l'autentico missionario. Tra queste parole, come diceva Gesù ai suoi apostoli: «la povertà, la mansuetudine e l'accettazione delle sofferenze».

Madre Carità praticò la povertà secondo lo spirito di San Francesco e mantenne durante tutta la vita un distacco totale. Come missionaria a Chone, sperimentò la gioia di sentirsi autenticamente povera, allo stesso livello della gente che era andata a istruire e a evangelizzare. Tra i valori evangelici che come fondatrice si sforzò di mantenere nella Congregazione, la povertà occupava un posto di rilievo.
L'accettazione delle sofferenze, secondo il Papa, è segno distintivo del vero missionario. Quanto ben realizzato troviamo questo aspetto nella vita spirituale di Madre Carità! La sua vita scorse giorno dopo giorno sotto l'austera ombra della croce. La sofferenza fu un'inseparabile compagna ed ella sopportò con ammirevole pazienza fino alla morte.

Un altro aspetto della vita missionaria che il Papa evidenzia è la gioia interiore che nasce dalla fede. Anche Madre Carità visse intensamente questa gioia all'interno della sua vita austera. Era allegra d'animo e voleva che tutte le sue figlie fossero contente e confidassero nel Signore.

Queste e molte altre virtù furono riconosciute dalla Congregazione delle Cause dei Santi e approvate come primo passo per giungere alla Beatificazione. Si dirà che Dio ha voluto ratificare la santità di Madre Carità con un mirabile miracolo concesso per sua intercessione in favore della bambina Giovanna Mercedes Melo Díaz. Una encefalite acuta aveva prodotto un danno cerebrale che le impediva il linguaggio e la deambulazione. Al termine di una novena che sua madre fece con una fede viva e con profonda devozione, la bambina pronunciò le prime parole chiamando sua madre e cominciò a camminare spontaneamente, acquistando in poco tempo la normalità. Oggi è qui per ringraziare la Madre Carità in occasione della sua solenne Beatificazione.

Papa Giovanni Paolo II l'ha proclamata beata il 23 marzo 2003.


Fonte:
Santa Sede 

Bienheureuse FRANCESCA ANNA della VERGINE ADDOLORATA (FRANCISCA MARIA CIRER y CARBONELL), fondatrice


Francinaina Cirer y Carbonell

1781-1855
 
Francinaina naquit à Sencelles, un petit village de l’île de Majorque, le 1er juin 1781 et, selon la coutume de cette époque, fut baptisée le jour-même. Ses parents étaient d’humbles et honnêtes paysans qui s’appelaient Juan Cirer et Juana Carbonell. 

Dès la tendre enfance, elle voulut donner son cœur à Jésus et commença une vie toute dévouée à la connaissance et la pratique des enseignements du Maître.

Petite, elle aidait ses parents dans les travaux des champs et sa mère avait l’habitude de lui donner pour son goûter un morceau de pain avec du fromage ou de la sobrasada, ce jambon pimenté typique de Majorque. Mais si elle rencontrait d’autres petits bergers qui n’avaient pas de nourriture suffisante ou pas assez substantielle, elle partageait avec eux son goûter.

Sa mère aimait l’habiller correctement, sans excès, avec le costume de paysanne des Baléares que la famille pouvait s’offrir ; mais Francinaina préférait porter des habits plus modestes. On raconte qu’elle sortait de chez elle habillée selon les goûts de sa mère, mais qu’arrivée chez une amie, elle se mettait un habit noir et allait à l’église pour prier. En sortant, elle se rhabillait pour être comme elle était partie de chez sa mère. Mais voilà qu’un jour, sa mère demanda à une amie si elle trouvait joli l’habit de Francinaina, et l’amie de dire qu’elle l’avait vue à l’église, habillée humblement en noir, comme toujours. La petite fille était découverte, elle fut grondée et supporta les reproches patiemment.

A huit ans, elle eut une vision. Elle se trouvait dans la maison d’une certaine Madame de Son Mansena, avec un enfant dans les bras, tout en regardant distraitement deux hommes en train de travailler. Brusquement, elle s’évanouit. Les deux ouvriers la relevèrent avec le petit enfant et la maîtresse de maison l’installa sur un lit. Revenue à elle, elle dit à la dame qu’elle avait vu l’enfer. La terreur de cette vision lui resta gravée dans l’esprit et l’aida toute sa vie à éviter d’offenser le Seigneur, ainsi qu’à chercher à convertir toutes les personnes qui n’étaient pas sur le droit chemin.

A l’église, devant le chœur, c’est là qu’elle était heureuse. Au point que, lors de sa première communion, elle eut comme l’impression que Jésus était descendu du ciel pour rester avec elle. Chaque fois qu’elle communiait, elle restait devant le chœur à prier avec tant de ferveur, que les gens qui la voyaient restaient en admiration.

Quand les travaux des champs obligeaient la famille à se transporter dans une petite maison de campagne qu’ils avaient (L’Erissal), Francinaina s’arrangeait pour demander à sa mère la permission de parcourir les trois kilomètres à pied, de façon à entendre la messe et à recevoir la Communion, en partant très tôt le matin.

Dès l’enfance, elle se sentit appelée à la vie religieuse. Malgré sa bonne volonté, d’innombrables difficultés de tous ordres l’en empêchèrent.

Après la mort de sa mère, de ses frères et, plus tard, de son père, elle resta toute seule et commença à mener la vie qu’elle avait toujours désirée, en se consacrant totalement à procurer le bien spirituel et, si possible aussi, matériel à toutes les personnes, sans distinction de rang social ou d’âge, au point que, dans les dernières années de sa vie, elle put fonder dans sa propre maison, le couvent des Sœurs de la Charité, véritable refuge de tous les nécessiteux de Sencelles, avec le concours d’une amie, sœur Magdalena Cirer Bennassar.

Sa charité désintéressée et ses autres qualités l’ennoblissaient et son action s’étendait chaque jour davantage vers les villages voisins. 

Dans sa maison devenue couvent, elle instruisait et donnait une éducation chrétienne aux enfants et aux jeunes ; les pauvres et les infirmes, elle les réconfortait et, si possible, elle les soignait ; quant aux nécessiteux de toutes les classes sociales, elle les exhortait à faire le bien, avec toutes sortes de conseils judicieux et à propos.

La paix imperturbable de son esprit bien trempé transparaissait à l’extérieur de sa personne. Elle était sévère avec elle-même, dormait peu et s’imposait de grandes pénitences qui lui causèrent quelques problèmes de santé. Elle faisait tout cela pour obtenir du Seigneur son aide dans la conversion de certaines personnes qui se comportaient mal. En retour, elle était condescendante et joviale avec tout le monde. Franche et douce, elle était bonne avec tous ceux qu’elle rencontrait. Elle était la maîtresse, la conseillère, la maman de tous. Elle ne savait ni lire ni écrire, mais elle savait inculquer à qui l’écoutait, les valeurs fondamentales pour bien vivre.

Les jeunes, garçons et filles, étaient l’objet de son apostolat efficace. Elle savait comment se gagner leur cœur ; elle les entretenait avec des jeux innocents, dans sa petite maison de campagne ou ailleurs ; elle leur donnait des conseils salutaires. Par son exemple, et en leur donnant de bonnes leçons au bon moment, elle leur enseignait les pratiques religieuses les plus essentielles, comme le chapelet, le chemin de croix… etc. Tous appréciaient, selon leurs propres témoignages. Avec son comportement particulier, doux et toujours paisible, elle attirait et captivait les personnes de tous âges.
Ces passe-temps joyeux servaient à leur éviter les situations dangereuses. On lui demandait parfois pourquoi elle s’entourait de préférence de cette jeunesse toujours joyeuse : c’est que, disait-elle, je suis sûre qu’ils ne commettent pas de péché pendant tout le temps qu’ils sont avec moi.

Son cœur allait aussi pour les gens malades. A ceux gravement atteints, elle apportait les secours spirituels nécessaires. Tout le village à l’unisson, sans distinction de classes sociales, la respectait, la vénérait et recourait à elle, avec entière confiance. Elle avait pour chacun un mot de réconfort qui, souvent, tenait lieu de remède efficace.

C’est ce qui arriva à une petite fille dont la maman était malade et n’avait personne à qui demander d’aller chercher à la pharmacie du village de Binisalem ce que le médecin lui avait ordonné. Sœur Francinaina resta auprès de la maman et dit à la petite fille d’aller au village voisin. Comme il pleuvait beaucoup, elle lui laissa son chapeau en guise de parapluie. Malgré la distance et la pluie ininterrompue, la petite fille revint sans même mouiller un fil de ses habits.

Un autre jour, elle reçut la visite d’une femme inconnue qui lui montra une petite fille de quelques jours, née aveugle. Elle se mit à prier et la petite fille recouvra la vue à l’instant même.

Le bruit de ses miracles se répandait de tous côtés et l’on venait la trouver de villages éloignés, pour admirer ses vertus, pour demander conseil, pour se recommander à ses prières, pour recouvrer la santé. 

Du lointain village de Artà, on lui amena une petite fille qui s’appelait Margarita Femenias Tous : elle avait le cou complètement tordu, et les médecins ne trouvaient pas quel remède y apporter, mais les prières de Sœur Francinaina la guérirent instantanément.

Le Seigneur lui donnait des connaissances surnaturelles, qui lui permettaient de consoler les affligés. C’est ce qui arriva à des parents de Llucmajor, qui avaient perdu plusieurs petits enfants et dont l’unique qui restait n’était pas en bonne santé : elle leur prédit qu’il ne mourrait pas, mais qu’il deviendrait prêtre ; c’est l’abbé Guillermo Puigserver.

Elle faisait aussi échouer des actes prémédités, comme par exemple quand elle se présenta de nuit à une certaine maison, dont le propriétaire était en train d’ouvrir la porte pour aller voler quelque part. Le pauvre type tout surpris s’entendit reprocher par elle sa mauvaise intention et même se vit remettre une aumône pour lui éviter, dit-elle, d’avoir à aller voler.

Obéissant à la voix de Jésus qui l’appela par trois fois pendant qu’elle dormait, elle se mit en chemin très tôt le matin sur la route de Sencelles à Inca et, exactement à l’endroit que lui indiqua la voix, elle surprit un père et son fils qui étaient en train de se quereller. Elle leur reprocha ce qu’ils étaient en train de faire et eux, entièrement repentis, la réaccompagnèrent au couvent et, une fois arrivés là, s’embrassèrent et jamais plus ne se querellèrent.

Les innombrables œuvres de charité étaient récompensées par d’innombrables faveurs célestes, par lesquelles le Seigneur la comblait de douceurs, avec des apparitions de la Sainte Vierge et des Anges.

Un jour elle et sa compagne Magdalena étaient en train de blanchir à la chaux un mur de la maison, et, selon l’habitude dans ces villages, elles avaient laissé ouverte la porte sur la rue. Voilà qu’entre un beau petit garçon, qui s’amusait à écrire des signes sur le mur blanc avec un crayon qu’il avait dans sa main. Elles le mirent dehors par deux fois. Là-dessus, arrive le curé du village qui leur demande ce qui se passait, car apparemment ces pauvres femmes étaient en train de parler avec quelqu’un, et elles d’accuser ce gamin qui leur salissait le mur blanc, mais le prêtre n’avait vu sortir aucun enfant. Tout ce qu’il put faire, fut de déchiffrer ce qu’elles appelaient des gribouillages sur le mur. C’étaient bel et bien des lettres, qu’elles ne savaient pas lire et qu’elles croyaient être des taches. En fait il était écrit : Cette maison sera une maison de refuge. Déjà à ce moment-là cette maison était un véritable “refuge” pour les nécessiteux, mais elle devait l’être aussi dans le futur.

Le Seigneur lui avait déjà révélé qu’elle serait religieuse dans sa propre maison. C’est là que naquit la maison des Sœurs de la Charité, une communauté religieuse fondée par Sœur Francinaina, modèle pour toutes les communautés qui continueraient l’œuvre dans le futur, selon l’exemple de la Mère Fondatrice qui rendait service à tous et en tout, sans distinction.

Mais la maison de la famille Cirer ne réunissait pas toutes les conditions pour abriter une Congrégation. C’est qu’elle ne devait pas se limiter à l’assistance domestique des malades, mais se donner aussi à l’enseignement, et pour ce faire on avait besoin d’espace pour une école. Sœur Francinaina n’avait pas d’argent (on disait qu’elle avait seulement une once d’or, soit quatre-vingt pesetas de cette époque) pour affronter ce grand projet. Mais la voilà qui donna quand même des ordres pour la rénovation et l’extension des bâtiments, comptant sur le Seigneur pour les achever. Elle avait confiance que Jésus l’aiderait, comme d’ailleurs en d’autres circonstances il s’était passé des choses vraiment inexplicables. C’est ainsi que des fleurs s’ouvrirent sur des bois secs qu’elle tenait en mains.

Ainsi donc, voilà que les propriétaires d’une des maisons les plus riches du village, la Casa Rayó, voyant qu’elle se lançait dans des œuvres qu’elle ne pouvait achever, lui dirent, par manière de conseil : Tu ne vois pas que tu ne pourras pas achever les travaux de la maison ? Sur quel argent comptes-tu pour terminer tout ce que tu as ordonné ? Et elle, avec son sourire habituel et son indéfectible espérance : Oh, tout l’or de la maison Rayó ne peut pas faire ce que je peux faire, moi, avec le Seigneur. Et elle réussit à porter à leur terme ces travaux sans jamais rien devoir à personne.

Mais durant les travaux, ce fut une suite de miracles. L’eau de la citerne suffisait à peine pour commencer le travail, mais jamais on ne manqua d’eau. Quand le soleil se couchait et que les ouvriers quittaient le chantier, bien souvent il ne restait rien pour continuer le travail le lendemain, mais quand ils arrivaient le matin, il y avait des quantités de matériaux pour reprendre le chantier. Le plâtre se multipliait dans les mains des ouvriers au moment où il allait manquer. Et c’est Jésus lui-même qui apparaissait à Sœur Francinaina en train de collaborer au chantier de cette sainte maison.

Une fois terminés les travaux indispensables, arriva le jour tant attendu. Avec l’autorisation du vicaire général, le 7 décembre 1851, Sœur Francinaina à soixante-dix ans, recevait pieusement le saint habit religieux, en même temps que d’autres compagnes. C’est avec le nom de Sœur Francinaina des Douleurs de Marie qu’elle voulut commencer son chemin de religieuse, mettant le nouveau couvent sous la protection des Douleurs de Marie. Ses deux autres compagnes furent : sœur Magdalena de Saint-Vincent de Paul, et Sœur Conception du Cœur de Jésus.

Par leurs vœux religieux, les Sœurs s’engageaient à servir les malades à domicile, où qu’elles fussent appelées, à enseigner la doctrine chrétienne aux petite filles, aussi bien dans leur couvent que dans les autres fermes de la paroisse.

Sœur Francinaina fut nommée supérieure de la congrégation naissance, et exerça cette charge jusqu’à la mort.  Depuis lors à Sencelles, on a coutume de l’appeler la Mère Supérieure

Ses extases, ignorées de beaucoup jusqu’alors, se firent alors plus fréquentes et eurent beaucoup de témoins, en particulier quand elle faisait le Chemin de Croix dont les images ornaient le cloître, ou quand elle priait dans l’église du village.

Après avoir clairement fait comprendre qu’elle connaissait le jour et les circonstances de sa mort, elle s’envola pour le Ciel, vers ses bien-aimés Jésus et Marie, le 27 février 1855.

Le 1er octobre 1989, le pape Jean-Paul II la béatifiait.


Bienheureuse Françoise Anne des Douleurs de Marie CIRER CARBONELL

Nom: CIRER CARBONELL
Prénom: Françoise Anne (Francisca-Ana)
Nom de religion: Françoise Anne des Douleurs de Marie (Francisca Ana de los Dolores de Maria
Pays: Espagne

Naissance: 1781
Mort: 27.02.1855  à  Sencelles (île de Majorque)

Etat: Religieuse - Fondatrice
Note: Fondatrice des Sœurs de la Charité.

Béatification: 01.10.1989  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:

Fête: 27 février

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1989 n.42
Réf. dans la Documentation Catholique: 1989 p.1030
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0159.htm

Bienheureuse Françoise-Anne de la Vierge des Douleurs

Fondatrice de l'institut des Sœurs de la Charité ( 1855)

Née en 1781, Francesca Anna Cirer Carbonell, en religion Francesca Anna de los Dolores de Maria, en Espagne. 

Béatifiée le 1er octobre 1989 - homélie de Jean-Paul II en italien 

À Sencelles dans l’île Majorque, en 1855, la bienheureuse Françoise-Anne de la Vierge des Douleurs (Françoise-Anne Cirer Carbonell), vierge, qui, ne sachant ni lire ni écrire mais portée par un grand zèle, se dévoua aux œuvres d’apostolat et de charité et fonda l’Institut des Sœurs de la Charité.

Martyrologe romain
SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-francinaina-103604246.html


Beata Francesca Anna della Vergine Addolorata (Francisca Maria Cirer y Carbonell)

Fondatrice


Sencelles, Isole Baleari, Spagna, 1 giugno 1781 - Sencelles, 27 febbraio 1855

Nella diocesi di Maiorca, la beata spagnola Francesca Anna della Vergine Addolorata (al secolo Francisca Maria Buenaventura Cirer y Carbonell), completamente analfabeta, non sapendo né leggere né scrivere, fondò la Comunità delle Suore della Carità. Giovanni Paolo II la beatificò il 1° ottobre 1989.

Martirologio Romano: Nella cittadina di Sencelles sull’isola di Maiorca, beata Francesca Anna dell’Addolorata Cirer Carbonell, vergine, che, analfabeta, ma animata da divino zelo, si dedicò a opere di apostolato e di carità e istituì la comunità delle Suore della Carità.

La beata Francesca Anna è uno degli esempi più eclatanti, di quanto la volontà di Dio, opera fra le anime a Lui care; perché fu fondatrice di un Istituto religioso nell’avanzata età di 72 anni, pur non sapendo né leggere né scrivere.

Francisca Maria Cirer Carbonell, nacque nel Comune di Sencelles, nell’isola di Mallorca (Maiorca), arcipelago spagnolo delle Baleari, il 1° giugno 1781; ultima dei sei figli di Paulo Cirer e Giovanna Carbonell, agiati contadini, onesti e molto religiosi. 


Della sua fanciullezza, si sa solo che ebbe un’ottima educazione morale e religiosa in famiglia, ma non frequentò nessuna scuola, rimanendo praticamente un’analfabeta; ciò non le impedì in seguito d’insegnare il catechismo ai bambini ed agli adulti del paese. 

A 7 anni, il 9 maggio 1788, ricevé la Cresima e secondo l’uso del tempo, a 10 anni nel 1791, si accostò alla Prima Comunione. 

La preghiera, le opere di carità, specialmente la cura degli infermi, furono le occupazioni preferite della sua giovinezza; a 17 anni, nel 1798 si fece Terziaria francescana e nel 1813 si iscrisse alla Confraternita del SS. Sacramento della sua parrocchia. 

In gioventù si dedicava ai lavori domestici e dei campi, coltivando nel contempo una profonda devozione alla SS. Trinità, alla Passione del Signore, all’Addolorata e alle anime del Purgatorio; recitava il rosario con gioia e digiunava durante il sabato. 

Maturò ben presto in lei la vocazione allo stato religioso, quindi espresse il desiderio di farsi suora in un convento di Palma, il capoluogo dell’isola di Maiorca, ma il padre si oppose decisamente, allora Francesca Maria, ligia all’obbedienza, vide in ciò la volontà di Dio e decise di essere monaca nella propria casa; era una scelta non rara in quei tempi, che interessò molte ragazze e donne in Spagna, Francia e Italia, istituendo un nuovo filone della religiosità consacrata femminile, il cui maggiore esempio fu santa Maria Francesca delle Cinque Piaghe (Anna Maria Gallo, Napoli, 25-3-1715 – 6-10-1791), la “Santa dei Quartieri Spagnoli di Napoli”. 

La vita in famiglia non fu serena, con contrarietà, solitudine, dolore; a partire dalla perdita dei suoi familiari in pochi anni, con i cinque fratelli morti dal 1788 al 1804, poi la madre deceduta nel 1807 e infine il padre nel 1821; Francesca a 40 anni si ritrovò completamente sola, confidando essenzialmente nella Vergine Addolorata alla quale era particolarmente devota. 

Continuò, più libera da obblighi familiari, a condurre vita monastica in casa, insieme ad una compagna Magdalena Cirer Bennassar († 1870) e a lavorare nei campi, il cui ricavato tolto il necessario per sostenere lei e la compagna, veniva offerto ai poveri, che insieme agli ammalati, costituivano il campo privilegiato del suo apostolato. 

Obbediente ai consigli e alle disposizioni dei parroci, che nel tempo si succedettero anche come suoi direttori spirituali, Francesca Maria Cirer Carbonell, era al centro dell’attenzione ed ammirazione dei suoi compaesani di Sencelles, ai cui occhi ella appariva come una persona desiderosa di nascondersi e condurre una vita ritirata, povera e laboriosa, fatta di preghiera e dedita alle opere di misericordia spirituali e corporali. 

Sempre disponibile a consigliare ed ascoltare tutti, prediligeva interessarsi dei ragazzi insegnando loro il catechismo, ma particolarmente delle ragazze, che conosceva tutte e delle quali si sentiva responsabile del loro comportamento, diveniva loro confidente e guida. 

Per i giovani organizzava nella sua piccola casa di campagna, allegre riunioni e feste da ballo, durante le quali i giovani si frequentavano in maniera lecita, sotto la sua discreta sorveglianza, comunque accettata da tutti. 

Nel suo intimo, rimase in contatto con il Signore, in modo tanto profondo che specie durante i suoi ultimi anni, il suo spirito rimaneva estasiato in preghiera e spesso perdeva l’uso dei sensi, entrando in uno stato di autentica estasi. 

Ben presto, prima a Sencelles poi in tutta l’isola di Maiorca, dalla quale non si era mai allontanata, si cominciò ad attribuirle visioni, profezie e soprattutto guarigioni miracolose. 

Aveva ormai 72 anni, quando con il consiglio del parroco di Sencelles suo direttore spirituale, si convinse che il Signore le manifestava il suo volere, chiedendole di fondare nel suo amato paese un convento di Suore della Carità; in pratica un ramo della Congregazione fondata da S. Vincenzo de’ Paoli (1581-1660); per tale scopo impegnò i suoi beni e trasformò la sua casa, denominandola “Casa de las Hermanas de la Caridad”. 

Affidò la fondazione alla protezione della Vergine Addolorata; lei stessa prese il nome di Francesca Anna della Vergine Addolorata; e il 7 dicembre del 1851, insieme a due compagne, prese l’abito religioso e pronunziò i voti, nello stesso, giorno giunse anche l’approvazione della fondazione da parte del vescovo locale; gli scopi fondamentali della nuova Famiglia religiosa erano tre: servire i malati nelle loro case, istruire la gioventù femminile, insegnare il catechismo sia alla gioventù sia agli adulti; nel convento e nei diversi borghi. 

Fu superiora della piccola comunità, prudente e amorosa verso le sue suore, dando loro l’esempio di una intensa preghiera, di una pratica fedele dei voti religiosi, di uno zelo esemplare nell’espletare i compiti caritativi dell’Istituzione. 

Il 27 febbraio 1855, mentre assisteva alla celebrazione della S. Messa nella chiesa parrocchiale di Sencelles, fu colpita da apoplessia, decedendo qualche ora dopo. 

Fu un giorno di “costernazione e pianto” per tutta l’isola di Maiorca; la sua salma fu esposta all’omaggio di amici e compaesani per tre giorni e il suo funerale si trasformò in una manifestazione commossa e trionfale, per la partecipazione di una moltitudine di persone di ogni condizione sociale. 
La sua tomba si trova nel suo convento “Hermanas de la Caridad” a Sencelles, divenuta da subito meta di affettuosa devozione. 

Il 4 dicembre 1940 fu introdotta la Causa per la sua beatificazione e il 28 novembre 1988, fu approvato un miracolo attribuito alla sua intercessione; madre Francesca Anna della Vergine Addolorata è stata proclamata Beata in Roma, il 1° ottobre 1989, da papa Giovanni Paolo II; la ricorrenza liturgica è il 27 febbraio.


Autore: Antonio Borrelli

Sainte HONORINE, vierge et martyre

Statue de Sainte Honorine, église de Corbeil-Cerf

Sainte Honorine

Vénérée dans les évêchés de Bayeux et de Rouen (4ème s.)

On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.

Des internautes nous signalent


- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.

- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche. 

Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré. 

Pour échapper aux invasions normandes, son corps est amené à Conflans (confluent de la Seine et de l'Oise). 

Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depuis l'an 1080.

Site de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine où Vêpres et vénération des reliques sont organisés tous les ans pour sa fête.

Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre.


Martyrologe romain

"Sainte Honorine, l’espérance des captifs et des matelots, obtenez-nous la délivrance de nos périls et de nos maux" (cantique composé vers 1875)


Sant' Onorina Martire


Una tradizione conservata nella diocesi di Rouen, narra che Onorina detta di Normandia, subì il martirio per mano dei pagani, sotto Diocleziano (243-313) a Mélamare tra Lillebonne e Harfleur; il suo corpo fu gettato nella Senna e si sarebbe arenato a Graville.

Etimologia: Onorina = stimata, gloriosa, dal latino

Emblema: Palma

Martirologio Romano: Nel territorio di Rouen in Francia, santa Onorina, vergine e martire.

Non si hanno molte notizie, anzi quelle che esistono sono pure incerte. Una prima tradizione conservata nella diocesi di Rouen, narra che Onorina detta di Normandia, subì il martirio per mano dei pagani, sotto Diocleziano (243-313) a Mélamare tra Lillebonne e Harfleur; il suo corpo fu gettato nella Senna e si sarebbe arenato a Graville, dove venne raccolto dai cristiani e sepolto nella tomba, che divenne il punto di inizio del suo culto. 

Un’altra tradizione la dice martirizzata a Coulonces, vicino alle due odierne parrocchie a lei dedicate. Nell’876, sotto la minaccia delle invasioni normanne, i monaci che custodivano le reliquie della martire, le trasferirono più all’interno, alla confluenza della Senna con l’Oise, deponendole nella cappella della fortezza. 

Il 21 giugno 1082, dietro l’assedio di Conflans e distrutto il castello, i monaci decisero di costruire una chiesa fuori della cinta muraria, dedicata a santa Onorina, le cui reliquie vi furono trasportate solennemente alla presenza del vescovo di Parigi. 

Negli anni 1250, 1619 e 1752 vi furono effettuate altre ricognizioni delle stesse; una Confraternita, costituitasi in suo onore, ottenne nel 1690 speciali indulgenze. 

S. Onorina è patrona dei marinai battellieri, da quando Conflans è diventato il porto di arrivo dei rimorchiatori che lavorano sui fiumi e canali francesi e in cui è ancorato il rimorchiatore-cappella che è la base dei cappellani dei battellieri francesi. 

La festa di s. Onorina si celebra il 27 febbraio, in almeno sette diocesi francesi fra cui Versailles. 


Onorina è il diminutivo di Onorata ed ha lo stesso significato, deriva dal latino e significa “apprezzata, stimata”.



Autore: Antonio Borrelli