lundi 8 avril 2013

Bienheureux AUGUSTE CZARTORYSKI, prêtre salésien




AUGUSTE CZARTORYSKI, prêtre salésien (1858-1893) 
                   
Auguste Czartoryski naquit à Paris le 2 août 1858, en exil. Trente ans auparavant environ, sa noble lignée, liée à l’histoire et aux intérêts dynastiques de la Pologne, avait émigré en France, et depuis l’hôtel Lambert, sur les rives de la Seine, dirigeait une vaste action parmi les compatriotes et auprès des chancelleries européennes, dans le but de restaurer l’unité de la patrie, partagée depuis 1795 entre les grandes puissances.

Le prince Adam Czartoryski, guerrier et homme politique, avait cédé les rênes de la famille, ainsi que de l’activité patriotique, au prince Ladislas, qui s’était uni en mariage à la princesse Maria Amparo, fille de la reine d’Espagne Marie-Christine et du duc Rianzarez. Ils sont les parents de notre Auguste. Premier né de la famille, il était un point de référence pour tous ceux qui, après le troisième partage de la Pologne, rêvaient de sa renaissance. Mais autres étaient les desseins de Dieu.

Il a six ans quand meurt sa maman, malade de tuberculose : héritage qu’elle transmettra à son fils. Les premiers symptômes du mal marquèrent pour Auguste le début d’un long et inévitable pèlerinage en quête de la santé, qu’il ne retrouvera d’ailleurs jamais : Italie, Suisse, Égypte, Espagne, telles furent les principales étapes de ses pérégrinations. Mais ce n’était pas d’abord la santé qu’il poursuivait : sa jeune âme recherchait aussi un bien beaucoup plus précieux : sa vocation.

Il n’avait pas tardé à comprendre qu’il n’était pas fait pour la vie de cour. À vingt ans, il écrivait à son père, à propos des fêtes mondaines auxquelles il était contraint de participer : « J’avoue que je suis fatigué de tout cela. Ce sont des divertissements inutiles qui me tourmentent. Il m’est pénible d’être obligé de faire des connaissances à tant de banquets. »

Une grande influence fut exercée sur le jeune prince par son précepteur Joseph Kalinowski. Celui-ci – canonisé par Jean Paul II en 1991 – avait subi dix ans de travaux forcés en Sibérie, et se fera ensuite carmélite. Il ne fut précepteur d’Auguste que pendant trois ans (1874-1877), mais il lui laissa son empreinte. C’est lui qui nous a fait savoir que ce qui orienta le prince dans la recherche de sa vocation, ce furent surtout les figures de saint Louis de Gonzague et de son compatriote saint Stanislas Kostka. Il était enthousiaste de la devise de ce dernier : « Ad maiora natus sum » (Je suis né pour mieux que ça). « La vie de saint Louis du Père Cepari, qui m’avait été envoyée d’Italie, écrit plus tard le P. Kalinowski, eut un effet décisif sur le progrès spirituel d’Auguste et lui facilita l’union avec Dieu ».

Lorsque le P. Kalinowski entra chez les carmélites, le père d’Auguste accepta sa proposition de mettre aux côtés de son fils comme nouveau précepteur un prêtre, le P. Stanislas Kubowicz. Ce fut pour le jeune homme une nouvelle aide spirituelle.

Mais l’événement décisif fut la rencontre de don Bosco.

Auguste avait 25 ans quand il fit pour la première fois sa connaissance. Cela eut lieu à Paris, justement à l’hôtel Lambert, où le fondateur des salésiens célébra la messe dans la chapelle privée. À l’autel servaient le prince Ladislas et Auguste. « Il y a longtemps que je désirais faire votre connaissance ! », dit don Bosco à Auguste. Depuis ce jour, Auguste vit dans le saint éducateur le père de son âme et l’arbitre de son avenir.

Chez le jeune homme, la vocation à la vie religieuse devenait de plus en plus claire. Il était de plus en plus évident qu’il n’avait pas de propension à fonder une famille, malgré sa condition de premier héritier. Devant de précises propositions de mariage, si, par respect pour son père et selon l’étiquette de la noblesse, il n’avait pas opposé de net refus, Auguste n’avait cependant jamais montré d’intérêt pour les personnes indiquées.

Ainsi, après la rencontre de don Bosco, Auguste non seulement sentit se renforcer sa vocation à l’état religieux, mais il eut la nette conviction d’être appelé à devenir salésien. Depuis lors, en effet, « dès que son père le lui permettait, écrit le P. Ceria, Auguste venait à Turin pour rencontrer don Bosco et recevoir ses conseils. Il fit même plusieurs retraites spirituelles sous la direction du saint, en logeant à l’Oratoire, malgré tout l’inconfort qu’il y trouvait ».

Pour le jeune homme, don Bosco était donc devenu le point de référence pour le discernement de sa vocation. Mais le saint se montra toujours très réticent à propos de l’acceptation du prince dans la Congrégation. Ce sera le Pape Léon XIII en personne qui dissipera tous les doutes. Après avoir sondé la volonté d’Auguste, le Pape conclut : « Dites à don Bosco que le Pape désire qu’il vous accepte parmi les salésiens ». « Eh bien, mon cher, répondit immédiatement don Bosco, je vous accepte. Dès maintenant vous faites partie de notre Société et je désire que vous y apparteniez jusqu’à la mort ».

À la fin de juin 1887, après avoir renoncé à tout en faveur de ses frères, le jeune homme fut envoyé à S. Benigno Canavese pour un bref aspirandat, avant de commencer le noviciat qui débuta la même année sous la conduite du maître, le P. Jules Barberis. Auguste dut bouleverses bien des habitudes : l’horaire, la nourriture, la vie commune… Il dut aussi résister aux tentatives de la famille qui ne se résignait pas à cette option. Le père lui rend visite et essaie de le dissuader. Mais Auguste ne se laisse pas vaincre. Le 24 novembre 1887, il reçoit la soutane des mains de Don Bosco dans la basilique de Marie Auxiliatrice. « Courage, mon cher prince, lui murmure le saint à l’oreille. Aujourd’hui, nous avons remporté une belle victoire. Mais je puis dire aussi, avec une grande joie, que viendra le jour où vous serez prêtre et, par la volonté de Dieu, vous ferez beaucoup de bien à votre patrie ».

Don Bosco meurt deux mois après et, sur sa tombe à Valsalice, le prince Czartoryski devient salésien en émettant les vœux religieux.

À cause de sa maladie, il est envoyé sur la côte ligurienne, et c’est là qu’il entame ses études de théologie. L’évolution de sa maladie fait reprendre avec plus d’insistance les tentatives de sa famille, qui recourt aussi aux pressions des médecins. Au cardinal Parocchi, prié d’user de son influence pour l’arracher à la vie salésienne, il écrit : « C’est en pleine liberté que j’ai voulu émettre les vœux, et je l’ai fait avec grande joie. Vivant dans la Congrégation, j’éprouve depuis ce jour une grande paix d’esprit et je remercie Dieu de m’avoir fait connaître la Société salésienne et de m’avoir appelé à y vivre ».

Préparé à souffrir, le 2 avril 1892 il est ordonné prêtre à San Remo par Mgr Tommaso Reggio, évêque de Vintimille. Le prince Ladislas et la tante Isa ne participèrent pas à l’ordination. Toute la famille se réunit plus tard à Menton, le 3 mai. Ce fut une réconciliation tacite, qui imposait au prince Ladislas de renoncer pour toujours à des rêves qu’il a avait caressés avec obstination.

La vie sacerdotale du P. Auguste ne dura qu’un an à peine ; il la passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants.

Le cardinal Cagliero résume comme suit la dernière étape de sa vie : « Il n’était plus de ce monde ! Son union à Dieu, sa conformité parfaite au divin vouloir dans son infirmité aggravée, son désir de ressembler à Jésus dans les souffrances et les afflictions le rendaient héroïque dans la patience, calme dans son esprit et fort, plus que dans la douleur, dans l’amour de Dieu ».

Il s’éteignit à Alassio le soir du 8 avril 1893, dans l’octave de Pâques, assis sur le fauteuil où don Bosco s’était plusieurs fois reposé. « Quelle belle Pâques ! », avait-il dit lundi au confrère qui l’assistait, sans imaginer que le dernier jour de l’octave, il l’aurait célébré au paradis, à l’âge de trente-cinq ans et après cinq ans de vie salésienne. Sur son image de première messe, il avait écrit : « Un jour dans tes parvis en vaut plus que mille autres. Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter sans fin » (Ps 88, 11 et 5).

Son corps fut transporté en Pologne et enseveli auprès des tombes de la famille, dans la crypte paroissiale de Sieniawa, là où un jour Auguste avait fait sa première communion. Plus tard, ses dépouilles mortelles furent transférées dans l’église salésienne de Przemysl, où elles se trouvent encore aujourd’hui.


CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 6 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

Troisième dimanche de Pâques

 25 avril 2004

1. "Ils savaient que c'était le Seigneur" (cf. Jn 21, 12):  c'est ainsi que l'évangéliste Jean exprime la réaction de joie des disciples lorsqu'ils reconnurent le Seigneur ressuscité. Jésus se manifeste à eux après une nuit de travail dur et infructueux sur le lac de Tibériade. Confiants dans sa parole, ces derniers jettent leurs filets dans l'eau et ramènent sur la rive une "grande quantité de poissons" (cf. Jn 21, 6).

Comme les apôtres, nous restons nous aussi stupéfaits face à la richesse des merveilles que Dieu accomplit dans le coeur de ceux qui croient en lui. Au cours de la célébration eucharistique d'aujourd'hui, nous contemplons ce qu'Il a réalisé chez six nouveaux bienheureux:  le prêtre August Czartoryski; quatre religieuses:  Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle,Eusebia Palomino Yenes; une laïque, Alexandrina Maria da Costa. Ce sont des exemples éloquents de la façon dont le Seigneur transforme l'existence des croyants, lorsqu'ils ont confiance en Lui.

2. "Que tes demeures sont désirables, Yahvé Sabaot! Mon âme soupire et languit, après les parvis de Yahvé... Mieux vaut un jour en tes parvis que mille à ma guise" (Ps 84/83, 2.11). Telles sont les paroles du Psaume que le bienheureux August Czartoryski a retranscrites comme devise de vie sur l'image pieuse de sa première Messe. Dans celles-ci est contenue la réponse d'un homme qui, suivant la voix de l'appel, découvre la beauté du ministère sacerdotal. Dans celles-ci retentit l'écho des divers choix que doit effectuer quiconque découvre la volonté de Dieu et désire l'accomplir. August Czartoryski, jeune prince, a élaboré une méthode efficace de discernement des desseins divins. Il présentait à Dieu dans la prière toutes les questions et les perplexités de fond, puis, dans un esprit d'obéissance, il suivait les conseils de ses guides spirituels. C'est ainsi qu'il a compris sa vocation à entreprendre une vie pauvre pour servir les plus petits. La même méthode lui a permis, au cours de toute sa vie, d'accomplir des choix tels, que nous pouvons aujourd'hui dire qu'il a réalisé de manière héroïque les desseins de la Providence Divine.

Je désire en particulier proposer l'exemple de sa sainteté aux jeunes, qui cherchent aujourd'hui la façon de déchiffrer la volonté de Dieu concernant leur vie et qui désirent chaque jour marcher fidèlement en suivant la Parole divine. Mes chers jeunes amis, apprenez du bienheureux August à demander ardemment dans la prière la lumière de l'Esprit Saint et des guides sages, afin de pouvoir connaître le dessein divin de votre vie et d'être capables de toujours marcher sur la voie de la sainteté.
3. "Or, le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage; pourtant les disciples ne savaient pas que c'était Jésus" (Jn 21, 4). Il existe la possibilité que l'homme ne connaisse pas le Seigneur, malgré ses multiples manifestations au cours de  l'histoire.  Mère  Laura  Montoya, constatant que de nombreuses populations autochtones, loin des centres urbains, vivaient sans connaître Dieu, décida de fonder la Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte-Catherine de Sienne, afin d'apporter la lumière de l'Evangile aux habitants des forêts.

Cette bienheureuse colombienne se sentit la mère spirituelle des autochtones, auxquels elle désira révéler l'amour de Dieu. Son époque ne fut pas une période facile, car les tensions sociales ensanglantaient également sa noble patrie. En nous inspirant de son message pacificateur, nous lui demandons aujourd'hui que la bien-aimée Colombie puisse jouir au plus tôt de la paix, de la justice et du progrès intégral.

4. Dans l'Evangile, nous avons écouté la triple question de Jésus à Pierre:  "M'aimes-tu?". Le Christ adresse cette même question aux hommes et aux femmes de chaque époque. Les chrétiens doivent répondre avec fermeté et promptitude aux projets qu'Il possède pour chacun de nous. C'est ce qui se produisit dans la vie de la bienheureuse Guadalupe García Zavala, mexicaine, qui renonça au mariage et se consacra au service des plus pauvres, des indigents et des malades, et qui fonda dans ce but laCongrégation des Servantes de Sainte-Marguerite Marie et des Pauvres.

Avec une foi profonde, une espérance sans fin et un grand amour pour le Christ, Mère Lupita rechercha sa propre sanctification à travers l'amour pour le Coeur de Jésus et la fidélité à l'Eglise. C'est de cette façon qu'elle vécut la devise qu'elle laissa à ses filles: "La charité jusqu'au sacrifice et la constance jusqu'à la mort".

5. "Manifester l'amour de Dieu aux petits, aux pauvres, à chaque homme, en chaque lieu de la terre":  tel a été l'engagement de la bienheureuse Nemesia Valle au cours de toute son existence. C'est cet enseignement qu'elle laisse en particulier à ses consoeurs, les Soeurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret, ainsi qu'aux fidèles de l'archidiocèse de Turin. Elle est l'exemple d'une sainteté lumineuse, tendue vers les hauts sommets de la perfection évangélique, et qui se traduit à travers les gestes simples de la vie quotidienne entièrement consacrée à Dieu.

La nouvelle bienheureuse continue à nous  répéter  à tous:  "La sainteté ne consiste pas à accomplir beaucoup de choses ou à accomplir de grandes choses... le saint est celui qui se prodigue à sa propre place chaque jour, pour le Seigneur".

6. Le Seigneur dit à Pierre de manière ferme et catégorique:  "Suis-moi". Soeur Eusebia Palomino, des Filles de Marie Auxiliatrice, entendit elle aussi un jour l'appel de Dieu et elle y répondit à travers une intense spiritualité et une profonde humilité dans sa vie quotidienne. En bonne salésienne, elle était animée par l'amour pour l'Eucharistie et la Vierge. Pour elle, l'important était d'aimer et de servir; le reste ne comp-tait pas, fidèle à la maxime salésienne du "da mihi animas, caetera tolle".

Par la radicalité et la cohérence de ses choix, Soeur Eusebia Palomino Yenes trace un chemin de sainteté fascinant et exigeant pour nous tous et en particulier pour les jeunes de notre époque.

7. "M'aimes-tu?" - demande Jésus à Simon-Pierre. Celui-ci répond:  "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime". La vie de la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa peut se résumer dans ce dialogue d'amour. Touchée et enflammée par ce désir d'amour, elle ne voulut jamais rien refuser à son Sauveur:  possédant une grande volonté, elle accepta tout pour montrer qu'elle l'aimait. Epouse de sang, elle revécut de façon mystique la passion du Christ et s'offrit elle-même comme victime pour les pécheurs, recevant la force de l'Eucharistie qui devint l'unique nourriture des treize dernières années de sa vie.

Dans le sillage de la bienheureuse Alexandrina, exprimé dans les trois mots "souffrir, aimer, racheter", les chrétiens peuvent trouver un encouragement et une motivation pour ennoblir tout ce que la vie possède de douloureux et de triste comme plus grande preuve d'amour:  sacrifier sa vie pour ceux qu'on aime.

8. "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime" (Jn 21, 15). Comme Pierre, comme les Apôtres sur les rives du lac de Tibériade, ces nouveaux bienheureux ont eux aussi repris, en allant jusqu'à ses conséquences les plus extrêmes, cette profession de foi et d'amour simple mais incisive. L'amour pour le Christ est le secret de la sainteté!

Très chers frères et soeurs, suivons l'exemple de ces bienheureux! Comme eux, offrons un témoignage cohérent de foi et d'amour dans la présence vivante et agissante du Christ Ressuscité!

Come gli apostoli, anche noi restiamo stupiti dinanzi alla ricchezza delle meraviglie che Iddio compie nel cuore di quanti in lui confidano. Nel corso dell’odierna Celebrazione eucaristica contempliamo quanto Egli ha realizzato in sei nuovi Beati: nel presbiteroAugusto Czartoryski; in quattro religiose: Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; in una laica, Alexandrina Maria da Costa. Sono esempi eloquenti di come il Signore trasformi l’esistenza dei credenti, quando ci si fida di Lui.

Przykład jego świętości pragnę pozostawić szczególnie ludziom młodym, którzy dziś szukają sposobu na odkrywanie woli Bożej odnośnie do ich życia i pragną wiernie podążać każdego dnia za głosem Bożym. Moi drodzy młodzi przyjaciele, uczcie się od błogosławionego Augusta gorąco prosić na modlitwie o światło Ducha Świętego i o mądrych przewodników, abyście mogli poznawać Boży plan waszego życia i byście zdołali zawsze kroczyć drogą świętości.

Voglio lasciare l’esempio della sua santità soprattutto ai giovani, che oggi cercano il modo di decifrare la volontà di Dio nei riguardi della loro vita e desiderano ogni giorno procedere fedelmente secondo la parola divina. Miei cari giovani amici, imparate dal beato Augusto a chiedere ardentemente nella preghiera la luce dello Spirito Santo e guide sagge, affinché possiate conoscere il piano divino nella vostra vita e siate capaci di camminare sempre sulla via della santità.]

3. "Estaba ya amaneciendo cuando Jesús se presentó en la orilla; pero los discípulos no sabían que era Jesús" (Jn, 21,4). Es una posibilidad para el hombre no conocer al Señor, a pesar de múltiples manifestaciones a lo largo de la historia. La Madre Laura Montoya, viendo cómo tantos indígenas, lejos de los centros urbanos, vivían desconociendo a Dios, se decidió a fundar laCongregación de las Misioneras de María Inmaculada y Santa Catalina de Siena, para llevar la luz del Evangelio a los habitantes de las selvas.

Esta Beata colombiana se sintió madre espiritual de los indígenas, a los que quiso mostrar el amor de Dios. Sus tiempos no fueron fáciles, pues las tensiones sociales ensangrentaban también entonces su noble patria. Inspirándonos en su mensaje pacificador, le pedimos hoy que la amada Colombia goce pronto de paz, de justicia y de progreso integral.

["Quando già era l'alba Gesù si presentò sulla riva, ma i discepoli non si erano accorti che era Gesù" (Gv 21, 4). 
È possibile per l'uomo non conoscere il Signore, nonostante le sue molteplici manifestazioni nel corso della storia. Madre Laura Montoya vedendo come tanti indigeni, lontani dai centri urbani, vivevano senza conoscere Dio, decise di fondare la Congregazione delle Suore Missionarie di Maria Immacolata e di Santa Caterina da Siena, al fine di portare la luce del Vangelo agli abitanti delle selve. 
Questa Beata colombiana si sentì madre spirituale degli indigeni, ai quali ha voluto mostrare l'amore di Dio. I suoi tempi non furono facili, poiché le tensioni sociali insanguinavano anche allora la sua nobile patria. Ispirandoci al suo messaggio pacificatore, le chiediamo oggi che l'amata Colombia possa presto godere della pace, della giustizia e del progresso integrale.]

4. En el Evangelio hemos escuchado la triple pregunta de Jesús a Pedro: "¿Me amas?". Esta misma pregunta Cristo dirige a los hombres y mujeres de todas las épocas. Los cristianos deben responder con firmeza y prontitud a los proyectos que Él tiene sobre cada uno. Así sucedió en la vida de la Beata Guadalupe García Zavala, mexicana, que renunciando al matrimonio, se dedicó al servicio de los más pobres, necesitados y enfermos, y fundó por eso la Congregación de las Siervas de Santa Margarita María y de los Pobres.

Con una fe profunda, una esperanza sin límites y un gran amor a Cristo, Madre Lupita buscó la propia santificación desde el amor al Corazón de Jesús y la fidelidad a la Iglesia. De este modo vivió el lema que dejó a sus hijas: "Caridad hasta el sacrificio y constancia hasta la muerte".

[Nel Vangelo abbiamo ascoltato la triplice domanda di Gesù a Pietro: "Mi ami?". Questa stessa domanda Cristo la rivolge agli uomini e alle donne di tutte le epoche. I cristiani devono rispondere con fermezza e prontezza ai progetti che Egli ha su ciascuno di noi. Così accadde nella vita della Beata Guadalupe García Zavala, messicana, che rinunciando al matrimonio, si dedicò al servizio dei più poveri, dei bisognosi e degli infermi, fondando a tal fine la Congregazione delle Ancelle di Santa Margherita Maria e dei più Poveri. 

Con fede profonda, speranza sconfinata e grande amore per Cristo, Madre Lupita cercò la propria santificazione a partire dall'amore per il Cuore di Gesù e dalla fedeltà alla Chiesa. In questo modo visse il motto che lasciò alle sue Figlie:  "Carità fino al sacrificio e costanza fino alla morte".]

5. "Manifestare l’amore di Dio ai piccoli, ai poveri, ad ogni uomo, in ogni parte della terra": questo è stato l’impegno della beataNemesia Valle nel corso di tutta la sua esistenza. Questo insegnamento essa lascia particolarmente alle sue consorelle, le Suore della Carità di Santa Giovanna Antida Thouret, come pure ai fedeli dell’Arcidiocesi di Torino. E’ l’esempio di una santità luminosa, protesa alle alte vette della perfezione evangelica, e che si traduce nei semplici gesti della vita quotidiana interamente spesa per Dio.

La nuova Beata continua a ripetere a noi tutti: "La santità non consiste nel fare molte cose o nel farne di grandi … Santo è chi si consuma al proprio posto ogni giorno, per il Signore".

6. El Señor dice a Pedro de manera decidida y tajante: "Sígueme". También Sor Eusebia Palomino, de las Hijas de María Auxiliadora, oyó un día la llamada de Dios y respondió a través de una intensa espiritualidad y una profunda humildad en su vida diaria. Como buena salesiana, estuvo animada por el amor a la Eucaristía y a la Virgen. Lo importante para ella era amar y servir; el resto no contaba, fiel a la máxima salesiana del "da mihi animas, caetera tolle".

Con la radicalidad y la coherencia de sus opciones, Sor Eusebia Palomino Yenes traza un camino fascinador y exigente de santidad para todos nosotros y muy especialmente para los jóvenes de nuestro tiempo.

[Il Signore dice a Pietro in modo deciso e incisivo: "Seguimi". Anche Suor Eusebia Palomino, delle Figlie di Maria Ausiliatrice, sentì un giorno la chiamata di Dio e rispose attraverso un'intensa spiritualità e una profonda umiltà nella vita quotidiana. Da buona salesiana, fu animata dall'amore per l'Eucaristia e per la Vergine. L'importante per lei era amare e servire; il resto non contava, fedele alla massima salesiana del "da mihi animas, caetera tolle". 

Con la radicalità e la coerenza delle sue scelte, Suor Eusebia Palomino Yenes tracciò un cammino attraente ed esigente di santità per tutti noi e soprattutto per i giovani del nostro tempo.]

7. "Tu amas-Me?" - pergunta Jesus a Simão Pedro. Este responde: «Tu sabes tudo, Senhor, bem sabes que Te amo». A vida daBeata Alexandrina Maria da Costa pode resumir-se neste diálogo de amor. Investida e abrasada por estas ânsias de amor, não quer negar nada ao seu Salvador: de vontade forte, tudo aceita para mostrar que O ama. Esposa de sangue, revive misticamente a paixão de Cristo e oferece-se como vítima pelos pecadores, recebendo a força da Eucaristia que se torna o único alimento dos seus últimos treze anos de vida.

Pela esteira da Beata Alexandrina, expressa na trilogia "sofrer, amar, reparar", os cristãos podem encontrar estímulo e motivação para nobilitar tudo o que a vida tenha de doloroso e triste com a prova maior de amor: sacrificar a vida por quem se ama.

["Mi ami tu? " domanda Gesù a Simon Pietro. Egli risponde:  "Certo, Signore, tu lo sai che ti amo". La vita della Beata Alexandrina Maria da Costa può riassumersi in questo dialogo d'amore. Permeata e ardente di queste ansie d'amore, non vuole negare nulla al suo Salvatore:  dalla forte volontà, accetta tutto per dimostrargli che lo ama. Sposa di sangue, rivive misticamente la passione di Cristo e si offre come vittima per i peccatori, ricevendo la forza dall'Eucaristia che diventa l'unico alimento dei suoi ultimi tredici anni di vita. 

Nell'esempio della Beata Alexandrina, espresso nella trilogia "soffrire, amare, riparare", i cristiani possono trovare lo stimolo e la motivazione per nobilitare tutto ciò che la vita ha di doloroso e triste attraverso la prova d'amore più grande:  sacrificare la vita per chi si ama.]

8. "Certo Signore, tu lo sai che ti amo" (Gv 21,15). Come Pietro, come gli Apostoli sulle rive del lago di Tiberiade, anche questi nuovi Beati hanno fatto propria, portandola alle estreme conseguenze, questa semplice ma incisiva professione di fede e di amore. L’amore verso Cristo è il segreto della santità!

Carissimi Fratelli e Sorelle, seguiamo l’esempio di questi Beati! Offriamo, come loro, una testimonianza coerente di fede e di amore nella presenza viva e operante del Risorto!


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Augusto Czartoryski (1858-1893) 

Priest of the Salesians of Don Bosco
 

Augusto Czartoryski was born on 2 August 1858 in Paris, France, the firstborn son to Prince Ladislaus of Poland and Princess Maria Amparo, daughter of the Duke and Queen of Spain. The noble Czartoryski Family had been living in exile in France for almost 30 years, in the Lambert Palace. Here, with the hope of restoring unity in Poland, they continued to direct activities between their fellow Polish countrymen and the European chancellery.

Plans for a future Prince

It was already planned that Augusto would be a future "reference point" for this restoration and would carry on the "Czartoryski" name. God's designs, however, were to unfold differently. 

When Augusto was 6, his mother died of tuberculosis; the disease was also transmitted to him, and for the rest of his life he would be plagued by ill health. Although he had to make "forced pilgrimages" with his father to Italy, Switzerland, Egypt and Spain in search of a cure, he never regained his health.


As he grew up, Augusto felt that he was not meant for the life of nobility, and one day, when he was 20 years old, he wrote to his father:  "I confess to you that I am tired [of all the parties]; they are superficial entertainments that cause me anguish and I feel myself "forced' to make acquaintances with others at these banquets".

Augusto already received spiritual direction from his tutor, Joseph Kalinsowski, who would later become a Carmelite, and who, before leaving for Carmel in 1877, wrote to Prince Ladislaus to suggest that it would be wise, considering the boy's love for God, to entrust him to the direction of a priest.

Encounter with Don Bosco

Prince Ladislaus accepted the counsel given by Augusto's tutor, and Fr Stanislaus Kubowicz began to guide him. Augusto was already feeling more and more called to religious life and was hoping for a clearer indication of what God wanted from him:  this "decisive event" took place when he was 25 and met Don Bosco, founder of the Salesians.

When Don Bosco came to Paris and celebrated Mass in the family chapel of the Lambert Palace, Augusto saw in this holy founder and teacher the "father of his soul" and guide for his future. While Augusto remained quiet and withdrawn in the face of matrimony plans made for him by his father, he had no intention of continuing the "noble line". Indeed, after his first encounter with the Salesian saint, he was more resolute than ever to answer God's call by becoming a Salesian.

When his father gave him permission, Augusto would travel to Turin to meet with Don Bosco and participate in spiritual retreats. He became comfortable with the "poverty" of the Salesian Oratory and was not disturbed by his frequent ill health or his father's opposition; he instead saw God's hand in all these circumstances.

He would say: "If God wants this, all will go well since he can take away every obstacle. If he does not want this, then neither do I".

A "Prince' for God's Kingdom

Don Bosco was somewhat reluctant to accept Augusto into the Salesian community:  it took Pope Leo XIII to remove his doubts when he gave Augusto this message:  "Tell Don Bosco that it is the Pope's will that he receives you among the Salesians".

Don Bosco replied: "Well then, my dear son, I accept you. From this moment, you are a part of the Salesian Family and I desire that you belong here until you die".

In 1887 he began his novitiate under the guidance of Don Giulio Barberis. The young man had to overcome many "habits" and adjust to community life, schedule, frugal meals and other sacrifices. All this he did with great serenity and abandonment to God.

When his father came to try to convince him to return home and accept his nobility as "Prince", he refused. On 24 November 1887, the day of his vesting in the hands of Don Bosco, the holy founder whispered into Augusto's ear:  "Courage, my prince! Today we have conquered, and I can also say with great joy that one day when you become a priest you will do much for your Country".

One year as Christ's priest

Don Bosco died two months later. Augusto's health was also worsening and his father continued to try to dissuade him from becoming a priest, using his ill health as an "excuse".

When Prince Ladislaus asked the "help" of Cardinal Parocchi to dismiss him from the Salesians, Augusto wrote:  "In full liberty I made my vows and I did this with great joy of heart. From that day I continue to live in the Congregation with an immense peace of spirit, and I thank the Lord for allowing me to know the Salesian Family and for having called me to become a Salesian".

On 2 April 1892 he was ordained a priest by the Bishop of Ventimiglia. Although Prince Ladislaus was not present at the Ordination, a month later, joined by the entire family in Mentone, he reconciled himself with his son's decision and renounced his own dreams of prestige and nobility for Augusto.

Fr Augusto died on 8 April 1893 in Alassio, where he lived his year as a priest, occupying a room which looked out onto the courtyard where the children of the Oratory played. He was 35 years old.


BEATIFICATION OF SIX SERVANTS OF GOD

HOMILY OF JOHN PAUL II

St Peter's Square

Third Sunday of Easter, 25 April 2004

1. "They knew it was the Lord" (Jn 21: 12): this is how the evangelist John expresses the reaction of the disciples' joy in recognizing the Risen Lord. Jesus manifests himself to them after a night of hard and unprofitable work on the Sea of Tiberias. Trusting in his word, they cast their nets into the water and haul to the shore a "[large] quantity of fish" (Jn 21: 6).

Like the Apostles, we too remain in amazement before the wealth of wonder that God accomplishes in the heart of those who confide in him. In today's Eucharistic Celebration, we contemplate what he has achieved in six new Blesseds: in the priest Augusto Czartoryski; in four women religious: Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; and in a laywoman, Alexandrina Maria da Costa. These are eloquent examples of how the Lord transforms the existence of believers when they trust in him.

2. "How lovely is your dwelling place, Lord, God of hosts. My soul is longing and yearning, is yearning for the courts of the Lord.... One day within your courts is better than a thousand elsewhere" (Ps 84[83]: 2, 11).

Blessed Augusto Czartoryski wrote these words of the Psalm, his motto of life, on the holy card of his first Mass. In them is contained the rapture of a man who, following the voice of the call, discovers the beauty of the ministerial priesthood. In them resounds the echo of the different choices that the person who is discerning God's will and wishes to fulfil it must make. Augusto Czartoryski, a young prince, carefully prepared an effective method to discern the divine plan. In prayer, he presented to God all questions and deep perplexities, and then in the spirit of obedience he followed the counsel given by his spiritual guides. In this way he came to understand his vocation and to take up the life of poverty to serve the "least". The same method enabled him throughout the course of his life to make decisions, so that today we can say that he accomplished the designs of Divine Providence in a heroic way.

I would like to leave this example of holiness especially to young people, who today search out the way to decipher God's will relating to their own lives and desire to faithfully forge ahead each day according to the divine word. My dear young friends, learn from Blessed Augusto to ask ardently in prayer for the light of the Holy Spirit and wise guides, so that you may understand the divine plan in your lives and are able to walk constantly on the path of holiness.

3. "Just after daybreak Jesus was standing on the shore, though none of the disciples knew it was Jesus" (Jn 21: 4).
It is possible for a person not to know the Lord, notwithstanding his numerous manifestations in the course of history. MotherLaura Montoya, seeing how many indigenous persons far away from urban centres lived without knowing God, decided to found the Congregation of the Missionaries of Mary Immaculate and St Catherine of Siena, with the aim of bringing the light of the Gospel to the inhabitants of the forests.

This Blessed Colombian considered herself as mother to the Indians, to whom she wanted to show God's love. Her times were not easy ones, since the social tensions bloodied even then her noble Country. Taking inspiration from her message of peace, let us ask today that the beloved Nation of Colombia may soon enjoy peace, justice and holistic progress.

4. In the Gospel reading we heard the threefold question of Jesus to Peter: "Do you love me?". Christ addresses this same question to men and women of all times. Christians must decisively and readily respond to the projects that he has for each one of us. Such was the life of the Mexican Blessed Guadalupe García Zavala, who, by giving up matrimony, dedicated herself to serving the poorest, the sick and the needy; she founded for this the Congregation of the Handmaids of St Margaret Mary and the Poor.

With deep faith, unlimited hope and great love for Christ, Mother "Lupita" sought her own sanctification beginning with love for the Heart of Christ and fidelity to the Church. In this way she lived the motto which she left to her daughters: "Charity to the point of sacrifice and perseverance until death".

5. "Manifest God's love to the little, to the poor, to every person in every corner of the earth": this was the undertaking of BlessedNemesia Valle throughout her entire life. She left this teaching especially to her Sisters, the Sisters of Charity of St Joan Antida Thouret, and to the faithful of the Archdiocese of Turin. It is the example of a shining holiness directed towards the high summits of evangelical perfection, which can be translated in the simple gestures of daily living, completely spent in God's service.

The new Blessed continues to repeat to all of us: "Holiness does not consist in doing many things or great things.... Those who entirely spend themselves each day, wherever they are, for the Lord, are holy".

6. The Lord says to Peter in a decisive and penetrating way: "Follow me". Sr Eusebia Palomino, of the Daughters of Mary Help of Christians, also heard God's call one day and answered by way of an intense spirituality and a profound humility in daily life. As a good Salesian, she was enlivened by love for the Eucharist and for the Blessed Virgin. Loving and serving were important for her; the rest did not matter, faithful to the Salesian maxim: "da mihi animas, caetera tolle".

With the radicalness and constancy of her choices, Sr Eusebia Palomino Yenes traced out an attractive and demanding path of holiness for us all, especially for the young people of our time.

7. "Do you love me?", Jesus asks Simon Peter, who replies: "Yes Lord, you know that I love you". The life of Blessed Alexandrina Maria da Costa can be summarized in this dialogue of love. Permeated and burning with this anxiety of love, she wished to deny nothing to her Saviour. With a strong will, she accepted everything to demonstrate her love for him. A "spouse of blood", she relived mystically Christ's passion and offered herself as a victim for sinners, receiving strength from the Eucharist: this became her only source of nourishment for the final 13 years of her life.

With the example of Blessed Alexandrina, expressed in the trilogy "suffer, love, make reparation", Christians are able to discover the stimulus and motivation to make "noble" all that is painful and sad in life through the greatest evidence of love: sacrificing one's life for the beloved. 

Secret of holiness: love for Christ

8. "Yes Lord, you know that I love you" (Jn 21: 15). Like Peter, like the Apostles on the shore of the Sea of Tiberias, these new Blesseds also made their own this simple profession of faith and love, living it to the extreme. Love for Christ is the secret of holiness!

Dear brothers and sisters, let us follow the example of these Blesseds, offering as they did a coherent witness of faith and love in the living and working presence of the Risen One!

© Copyright 2004 - Libreria Editrice Vaticana



Reliques du bienheureux dans l'église salésienne de Przemyśl 

Beato Augusto Czartoryski Sacerdote


Parigi, 2 agosto 1858 - Alassio, Savona, 9 aprile 1893

Il principe polacco Augusto Czartoryski nacque a Parigi da genitori polacchi il 2 agosto 1858. La famiglia, da tre decenni, si era stabilita in Francia quando, dopo lo rivoluzione del 1830 e lo confisca dei beni, era stata posta al bando dalla Russia. Augusto perse la mamma a sei anni: la donna morì di tubercolosi, malattia che trasmise al figlio. Augusto cercò inutilmente di curarsi, viaggiando in Svizzera, Italia, Spagna ed Egitto. A Parigi soffriva lo stile di vita della nobiltà e la sua esistenza cambiò grazie all'incontro con don Bosco. Nel 1886 entrò nella Congregazione salesiana. A causa della malattia fu mandato a completare gli studi in Liguria dove venne ordinato sacerdote a San Remo il 2 aprile 1892. La sua vita sacerdotale si svolse un solo anno, ad Alassio nel Savonese. Morì infatti a 34 anni l'8 aprile 1893. È stato beatificato a Roma da Giovanni Paolo II il 25 aprile 2004.

Martirologio Romano: Ad Alassio presso Albenga in Liguria, beato Augusto Czartoryski, sacerdote della Società Salesiana, al quale la malferma salute non impedì di raggiungere grandi doni di santità e di seguire con fermezza la divina vocazione. 

Il principe polacco Augusto Czartoryski nacque a Parigi il 2 agosto 1858. Ormai da tre decenni la sua nobile famiglia, fortemente legata agli interessi dinastici della Polonia, era stata esiliata in Francia. Qui, dal Palazzo Lambert, sulle rive della Senna, si adoperava tra i connazionali e presso le cancellerie di tutta Europa al fine di restaurare l’unità della loro patria, che dal 1795 era stata smembrata tra le grandi potenze vicine.

Il principe Adamo Czartoryski, cedette le redini del casato e dell’attività patriottica al principe Ladislao, che si unì in matrimonio alla principessa Maria Amparo, figlia della regina di Spagna Maria Cristina e del duca Rianzarez. Da loro nacque dunque il beato Augusto. Primogenito della famiglia, divenne punto di riferimento per tutti coloro che sognavano la rinascita dell’unità territoriale polacca.
A sei anni gli morì la mamma, a causa della tubercolosi, che trasmesse al figlio. Manifestatisi i primi sintomi del male, Augusto cominciò un lungo girovagare in cerca della salute, che purtroppo non riuscirà mai a riacquistare. Le sue tappe principali furono l’Italia, la Svizzera, l’Egitto e la Spagna. Ma non era la propria salute l’obiettivo primario della sua ricerca: nel suo animo giovanile covava un’altra ricerca assai più speciale e preziosa: la sua vocazione.

Nell’assai travagliata storia della sua vocazione fu sempre costante l’impegno nel discernimento, alla luce della preghiera e nel confronto con la sua guida spirituale, consigliarsi con essa prima di prendere qualsiasi decisione. La sua vita costituì una vera e propria “lotta per la vocazione”. Sempre fisso e fermo nell’offerta fatta a Dio, era solito ripetere ripetere: “Qui è dove mi ha chiamato il Signore, e qui è dove il Signore mi vuole”.

Augostò non tardò molto a capire di non essere fatto per la vita di corte. All’età di soli vent’anni scrisse al padre dicendogli, alludendo tra l’altro alle feste mondane cui era costretto a partecipare: “Le confesso che sono stanco di tutto ciò. Sono divertimenti inutili che mi angustiano. Mi è molesto esser obbligato a far conoscenze in tanti banchetti”.

Un grande influsso positivo fu esercitato sul giovane principe dal suo precettore San Giuseppe Kalinowski, che aveva alle spalle dieci anni di lavori forzati in Siberia. Ad orientare Augusto nella ricerca vocazionale furono soprattutto le figure di San Luigi Gonzaga e del suo compatriota San Stanislao Kostka.
Di quest’ultimo era solito citare il celebre motto: “Ad maiora natus sum”. Scrisse poi inoltre il Kalinowski: “La Vita di san Luigi […] ebbe efficacia risolutiva sul progresso spirituale di Augusto e gli aprì la via a più facile unione con Dio”.

In seguito Giuseppe Kalinowski entrò tra i Carmelitani e don Stanislao Kubowicz fu scelto quale nuovo precettore di Augosto. Ciò costituì per il giovane un ulteriore splendido nella sua vita spirituale.

Ma la svolta decisiva nella sua vita si ebbe con l’incontro con San Giovanni Bosco. Ciò avvenne a Parigi, proprio nel palazzo Lambert, dove il santo fondatore dei Salesiani celebrò la Messa nella cappella di famiglia. Per il servizio all’altare era stati designati i principi Ladislao e Augusto. Quest’ultimo aveva l’età di 25 anni. Don Bosco disse ad Augusto: “E’ da molto tempo che desideravo fare la sua conoscenza!”. Da quel giorno il giovane principe non poté che affidare la sua anima ed il suo avvenire al santo educatore.

La sua vocazione alla vita religiosa si era manifestata sempre con più evidente chiarezza ed in modo altrettanto esplicito non mostrava la benché minima propensione a metter su famiglia, nonostante la sua importante posizione di erede primogenito. Pur non avendo mai opposto un netto rifiuto alle proposte di matrimonio offertegli dal padre, per rispetto all’etichetta nobiliare, Augusto non aveva mai alcun interesse nei confronti delle ragazze presentategli.

Dopo l’incontro con San Giovanni Bosco, il principe polacco sentì non solo rafforzarsi la vocazione religiosa, ma si convinse inoltre della chiamata a diventare sacerdote salesiano. Scisse don Ceria: “Appena il padre glielo permetteva, Augusto veniva a Torino per incontrarsi con don Bosco e riceverne i consigli. Fece anzi vari corsi di Esercizi Spirituali sotto la direzione del Santo, prendendo abitazione all’Oratorio, con suo gran disagio per la mancanza di comodità”.

Don Bosco era così divenuto il punto di riferimento privilegiato per un definitivo discernimento vocazionale da parte di Augusto. Don Bosco manifestò sempre tuttavia un atteggiamento di grande cautela circa l’eventualità di accettare il principe nella congregazione. Ma il pontefice allora regnante, Leone XIII, sciolse definitivamente ogni dubbio congedandosi così dall’incontro avuto con Augusto: “Dite a don Bosco essere volontà del Papa che vi riceva tra i Salesiani”. Il santo fondatore non poté che gioire di tale responso, traendo le sue conclusioni: “Ebbene, mio caro”, rispose immediatamente don Bosco, “io l'accetto. Da questo istante, ella fa parte della nostra Società e desidero che vi appartenga fino alla morte”.

Dopo aver fatto tutte le dovute rinunce in favore dei suoi fratelli, alla fine del giugno 1887 il giovane fu mandato presso l’Istituto Salesiano di San Benigno Canavese per un breve periodo di aspirantato, prima di cominciare il noviziato, che iniziò in quello stesso anno a Torino sotto la guida di Don Giulio Barberis. Augusto, allora ventinovenne, si trovò così a dover capovolgere tante sue abitudini e a dover lottare anche contro la famiglia che non si rassegnava a questa insolita scelta. Il 24 novembre 1887 ricevette l’abito talare da Don Bosco nella Basilica di Maria Ausiliatrice. “Coraggio, mio principe. Oggi abbiamo riportato una magnifica vittoria. Ma posso anche dirle, con grande gioia, che verrà un giorno in cui lei sarà sacerdote e per volontà di Dio farà molto bene alla sua patria”.

Don Bosco morì appena due mesi dopo e proprio sulla sua tomba a Valsalice il principe Czartoryski emise i voti religiosi entrando così a pieno titolo tra i salesiani.

A causa della sua malattia fu inviato a proseguire gli studi teologici in Liguria. Ebbe modo di scrivere al cardinale Parocchi: “In piena libertà ho voluto emettere i voti, e lo feci con grande gioia del mio cuore. Da quel giorno godo, vivendo in Congregazione, una grande pace di spirito, e ringrazio il Signore di avermi fatto conoscere la Società Salesiana e di avermi chiamato a vivere in essa”.

Sempre più in preda alla sofferenza, il 2 aprile 1892 fu ordinato sacerdote a San Remo dal vescovo di Ventimiglia, il Beato Tommaso Reggio. Dopo la mancata partecipazione all’ordinazione presbiterale, l’intera famiglia Czartoryski si riunì invece a Mentone il 3 maggio seguente, come una sorta di tacita riconciliazione.

La nuova vita sacerdotale durò per Don Augusto solamente un anno, che trascorse ad Alassio, nella vicina diocesi di Alberga.

Giovanni Cagliero, primo vescovo e cardinale salesiano, riassunse così questo ultimo periodo della sua vita: “Egli non era più di questo mondo! La sua unione con Dio, la conformità perfetta al divino volere nell’aggravata infermità, il desiderio di uniformarsi a Gesù Cristo nei patimenti e nelle afflizioni, lo rendevano eroico nella pazienza, calmo nello spirito, e invitto, più che nel dolore, nell’amore di Dio”.

Augusto Czartoryski morì ad Alassio la sera dell’8 aprile 1893, sabato dell’Ottava di Pasqua, sul seggiolone che fu di Don Bosco. Appena pochi giorni prima, il lunedì dell’Angelo, aveva esclamato con un suo confratello: “Che bella Pasqua!”. Appena trentacinquenne e con cinque anni di vita salesiana alle spalle, aveva portato a pieno compimento il proposito che aveva scritto sul retro dell’immaginetta della sua Prima Messa: “Per me un giorno nei tuoi atri è più che mille altrove. Beato chi abita la tua casa: sempre canta le tue lodi” (Salmo 83).

La sua salma fu trasportata in Polonia, per essere tumulata nella tomba di famiglia dei Czartoryski, presso la cripta parrocchiale di Sieniawa. Tra l’altro questa era anche la chiesa dove da piccolo Augusto aveva ricevuto la prima Comunione. In seguito i suoi resti furono traslati nella chiesa dei salesiani di Przemysl, dove ancora oggi è oggetto di venerazione da parte dei fedeli.

Il processo di canonizzazione di Augusto Czartoryski, grande principe polacco e sacerdote salesiano, fu aperto il 14 febbraio 1921. Riconosciuto l’esercizio eroico delle virtù cristiane, fu dichiarato “venerabile” il 1° dicembre 1978. Riconosciuto un miracolo avvenuto per sua intercessione, il papa suo connazionale Giovanni Paolo II Magno lo beatificò in San Pietro il 25 aprile 2004.

DALL’OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II PER LA BEATIFICAZIONE – 25 aprile 2004

“Quanto sono amabili le tue dimore, Signore degli eserciti! L’anima mia languisce e brama gli atri del Signore… Per me un giorno nei tuoi atri è più che mille altrove” (Sal 84/83/, 2.11). Queste parole del Salmo ha scritto come motto di vita sull’immaginetta della prima Messa il beato Augusto Czartoryski. In esse è contenuto il rapimento di un uomo che, seguendo la voce della chiamata, scopre la bellezza del ministero sacerdotale. Risuona in esse l’eco delle diverse scelte che deve fare chiunque scorge la volontà di Dio e desidera compierla. Augusto Czartoryski, giovane principe, ha elaborato un efficace metodo di discernimento dei disegni divini. Presentava a Dio nella preghiera tutte le domande e le perplessità di fondo e poi nello spirito di obbedienza seguiva i consigli delle sue guide spirituali. Così ha compreso la sua vocazione di intraprendere la vita povera per servire i più piccoli. Lo stesso metodo gli ha permesso, nel corso di tutta la vita, di compiere scelte tali, che oggi possiamo dire che egli ha realizzato i disegni della Provvidenza Divina in modo eroico.

Voglio lasciare l’esempio della sua santità soprattutto ai giovani, che oggi cercano il modo di decifrare la volontà di Dio nei riguardi della loro vita e desiderano ogni giorno procedere fedelmente secondo la parola divina. Miei cari giovani amici, imparate dal beato Augusto a chiedere ardentemente nella preghiera la luce dello Spirito Santo e guide sagge, affinché possiate conoscere il piano divino nella vostra vita e siate capaci di camminare sempre sulla via della santità.

PREGHIERE

Signore Gesù, che da ricco ti sei fatto povero,
aiutaci ad imitare l’esempio del beato Augusto:
fa’ che sappiamo discernere la tua volontà,
docili alle ispirazioni interiori e alle guide spirituali che tu stesso ci doni;
rendici umile e poveri, capaci di lasciare tutto quello che impedisce di seguirti;
confermaci nel proposito di amare e di servire te e i giovani con il tuo stesso amore.
Amen.

O Gesù, nostro Dio e nostro Re,
che visibilmente prediligete coloro
che tutto abbandonano per Vostro amore,
degnateVi glorificare il fedelissimo Vostro Servo Don Augusto,
che rinunciò agli agi d’una vita principesca
ed esemplarmente seguì i consigli evangelici;
e a sua intercessione fate che riusciamo noi pure
ad adempiere con fede i doveri del nostro stato,
per meritare le grazie che ci sono necessarie
in questa valle di lacrime..., ed essere ammessi un giorno al Paradiso.
Amen.

Autore: Fabio Arduino